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Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

jeudi 2 juillet 2009

Press Club à Paris, l'humour politique a un prix !

En me rendant à l'invitation de la remise de la 7 ème édition du prix de l'humour politique au Press Club des Champs-Elysées (Premier Press Club européen, 2e mondial après le National Press Club de Washington.), je n'ai cessé à penser à Bernardin Mungul Diaka. L'homme politique congolais qui a effectué le plus bref séjour de tous les premiers ministres à la Primature (Premier ministre du Zaïre du 1er novembre 1991 au 25 novembre 1991), juste un mois. Son humour sarcastique est demeuré légendaire en République Démocratique du Congo. Rejeté par l’Opposition radicale, il n’a pas moins fini avec son humour en étant gouverneur de la Ville de Kinshasa de 1992 à 1996.

Bernadin Mungul Diaka déclara un jour " Le pays était sur un Cric ". On sait qu'il faut éviter de travailler sous un véhicule supporté pour un cric seulement, il faut toujours utiliser des chandelles de sécurité appropriées. Lorsqu'un pays est sur le Cric, on fait comment ? Existent-ils des chandelles de sécurité pour un pays sur un Cric ?

Plus tard pour justifier l'insalubrité dans Kinshasa, la capitale il dira " On ne balaye pas une maison qui est en deuil ".

Je ne sais pas quel prix il mérite même à titre posthume. On devra y penser, lorsque la RDC recouvrera sa souveraineté nationale mais surtout la paix.

Ce lundi 29 juin 2009, le Press Club a décerné le Prix Press Club, humour et politique 2009, qui récompense la phrase politique la plus drôle, la plus hilarante de l’année, qu’il s’agisse indistinctement d’humour volontaire ou involontaire, prononcée par les hommes politiques français.

les gagnants sont:

Bertrand DELANOE, Maire de Paris, Lauréat du prix Press Club; Guillaume BACHELAY, prix de l'encouragement et Luc CHATEL , prix spécial du Jury. Photo Levesque Bruno-Globepix

1.Bertrand DELANOÉ, Maire de Paris

Il a été élu Lauréat du prix Press Club, humour et politique 2009 pour sa phrase assassine sur le Parti Socialiste (PS) « Le vrai changement au PS, ce serait de gagner ».

2. Luc CHATEL , L'ancien porte parole du gouvernement et actuel ministre de l'Education Nationale a reçu le prix spécial du Jury « Le Chef de l’Etat appelle parfois Brice Hortefeux pour ne rien lui dire. C’est la preuve de la qualité de leurs relations ».

Lundi 29 juin 2009, Press Club à Paris, Jean François Copé, Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale et Freddy Mulongo. Photo Levesque Bruno-Globepix

3. Jean-François COPÉ, Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a reçu le Prix des internautes « Tu as prévu de filer les clés de l’UMP à Xavier Bertrand ; tu devrais en garder un double ». Prix de l’encouragement Guillaume BACHELAY, Secrétaire National à l’Industrie du PS « La présidentielle, Hollande y pense en nous rasant ».

Les 15 nominés étaient:

1. Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication : « Mes cheveux raccourcissent au fur et à mesure que mon expérience croît ».

2. Martine AUBRY, 1ère Secrétaire du PS : « Ségolène Royal aura la place qu’elle souhaite dans le PS, même si la plupart sont déjà occupées ».

3. Roselyne BACHELOT, après la victoire des handballeurs Français aux Championnats du Monde : « Dans les vestiaires, nous n’avions qu’un mot : énorme ! »

4. Najat BELKACEM, conseillère régionale PS et adjointe au Maire de Lyon : « Il ne faut pas que le PS se laisse électrocuter par ses courants ».

5. Jean-Christophe CAMBADELIS, Député PS de Paris : « Si Ségolène Royal s’excuse chaque fois que Sarkozy fait une boulette, elle va passer sa vie à genoux ».

6. Luc CHATEL, porte-parole du Gouvernement : « Le Chef de l’Etat appelle parfois Brice Hortefeux pour ne rien lui dire. C’est la preuve de la qualité de leurs relations ».

7. Jean-François COPE, Président du Groupe UMP à l’Assemblée Nationale, s’adressant au Président Nicolas Sarkozy : « Tu as prévu de filer les clés de l’UMP à Xavier Bertrand ; tu devrais en garder un double ». Et pour : « Moi vivant, il n’y aura pas d’augmentation de la redevance ».

8. Bertrand DELANOE, Maire de Paris : « Le vrai changement au PS, ce serait de gagner ».

9. Valery Giscard-d’Estaing, à propos d’un éventuel rattachement de sa région Auvergne : « Je doute que le comité Balladur réussisse là où Jules César a échoué ».

10. Christine LAGARDE, Ministre de l’Economie, à qui l’on suggère de devenir Commissaire Européen : « Pourquoi pas entraîneur du PSG ? ».

11. Nadine MORANO, Secrétaire d’Etat chargée de la famille : « Je suis Sarkozyste jusqu’au bout des globules ».

12. Jean-Pierre RAFFARIN, Ancien Premier Ministre : « Le tour de taille n’est pas un handicap au Sénat ».

13. Michel ROCARD, Ancien Premier Ministre : « Le PS est mal portant ; et comme je respecte les hôpitaux, je baisse la voix comme on doit le faire quand il y a un malade dans la place ».

14. Ségolène ROYAL, de retour des Etats-Unis : « J’ai inspiré Obama et ses équipes m’ont copiée ».

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Papa Jeannot Bemba n’est plus !

La Haye, 12 janvier 2009, le sénateur Jeannot Bemba et James Ngumbu, lors d'un entretien à la CPI

La nouvelle est tombée hier tard dans la nuit et a fait le tour du monde. Le Sénateur et homme d’affaires congolais, Jeannot Bemba Saolona est mort ce jeudi 2 juillet 2009, à 22h30 à Bruxelles. Le père de l’ancien vice-président de la République démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba Gombo était venu assister au procès de ce dernier. Il tenait vraiment à être présent à cette audience à La Haye, pour réconforter son fils. Hélas! Le destin en a décidé autrement. Le Vieux Jeannot a piqué une crise cardiaque à son domicile de Waterloo. Emmené d’urgence par ambulance à l’hôpital Saint Jean, il n’a pu être sauvé. Selon les dernières informations qui nous sont parvenues, le corps de l’illustre disparu se trouve à la morgue de l’hôpital Saint Jean de Bruxelles. L’homme qui se bat pour la libération de son fils, laisse un vide irréparable au sein de la classe politique congolaise et même au sein de l’opposition. Que retiendra-t-on du Vieux Jeannot ? Beaucoup de qualités humaines en tout cas. Ceux qui l’ont connu garderont des très bons souvenirs, notamment sa capacité d’écoute, sa serviabilité et son humour. Homme d'affaires et proche du Maréchal Mobutu, il est resté seul dignitaire de la deuxième République à garder ses entreprises intactes malgré le changement du régime. Il les laissent d'ailleurs à ce moment, en bon état.

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mercredi 1 juillet 2009

Le Grand Paris de Nicolas Sarkozy:" La Défense doit être la City de la France "

Dans le cadre du Grand Paris, Nicolas Sarkozy était en visite, mardi matin 30 juin 2009, dans le quartier d'affaires de la Défense.

Nicolas Sarkozy était attendu sur l'avenir du quartier d'affaires. Mais c'est sur le volet du grand Paris qu'il s'est davantage concentré. Dès l'automne, un projet de loi "spécifique" doit être présenté afin d'assouplir les règles d'urbanisme autour des gares. Les procédures habituelles-enquête et débat publics-seront accélérées pour une ouverture " des premiers tronçons" du grand métro automatique en banlieue " en 2017". Le président français est-il déjà en campagne pour un second quinquennat ?

Dans son discours remis aux journalistes à la Défense, on peut y lire: " On sait voyager vite et loin mais on a le plus grandes difficultés à aller tous les jours de son domicile à son lieu de travail. On sait communiquer instantanément avec n'importe qui est à l'autre bout du monde mais on ne sait pas vivre ensemble d'un quartier à un autre. On fait des agglomérations gigantesques qui ne sont pas des villes non par ce qu'elles sont trop grandes mais parce qu'elles n'ont pas d'âme, parce qu'un nombre de plus en plus grand de leurs habitants ne s'y sent ni en sécurité, ni en mesure d'y accomplir ses rêves.

Comment refaire de la ville, de la citoyenneté, du lien civique, du lien social, de la convivialité, de la solidarité ? Comment faire pour que nos grandes métropoles redeviennent des lieux de progrès, de prospérité, de partage ? Comment inventer la ville durable, la ville de l'après Kyoto, la ville écologique, la ville qui s'allie avec la nature au lieu de la combattre ? Voilà le plus grand défi peut-être de la politique du XXI siècle. Ce défi, je veux que la France le relève. Je veux que la France donne l'exemple. C'est cela l'ambition du Grand Paris. (...)

Une ville n'a de rayonnement que si elle est grande aux yeux de tous les hommes et pas seulement de ses habitants. Paris est une ville-monde dont le nom a une signification pour tous les peuples de la terre. Paris est une ville-monde et une économie-monde. Elle n'est pas que la capitale de la France. Elle est aussi la rivale de Londres, de New York, de Tokyo ou de Shanghaï. Elle appartient au grand réseau d'échanges et de communications planétaires. Elle a vocation à être au premier plan dans la civilisation et dans l'économie mondiale. Mais elle peut perdre son rang si nous n'y prenons pas garde. Dans la partie qui se joue à l'échelle de la planète, rien n'est acquis. Pour rester au premier rang, il faut voir loin et il faut voir grand. Le grand Paris, ce n'est pas seulement l'élargissement des frontières de Paris. (...)

La ville ne doit pas exclure mais unir. la ville brasse les âges et les conditions comme elle métisse les pensées et les cultures. La ville doit être une protection pour les plus faibles, les plus démunis. Elle doit être attentive aux malades et aux handicapés. Elle doit être accueillante aux enfants. Elle doit permettre à ceux que la vie a usés, que l'âge a rendu plus fragiles, de ne pas se sentir rejetés. Elle doit leur permettre de vivre dignement comme des citoyens à part entière.(...)

Le Grand Paris cessera d'être une agglomération pour devenir une ville quand on ne parlera plus de banlieues, quand il n'y aura plus de zones urbaines sensibles, quand le destin de chacun ne sera plus déterminé par le quartier où il habite, quand l'adresse cessera d'être un facteur de discrimination sociale. (...)

Le grand Paris c'est un processus de transformation, c'est l'exploitation de tous les possibles, de toutes les potentialités, c'est continuer une histoire qui a commencé bien longtemps avant nous et à laquelle nous voulons donner un cours nouveau, imprimer une nouvelle direction. Cette nouvelle page de l'histoire de Paris, nul ne peut l'écrire seul. Nous devons l'écrire tous ensemble, avec le Gouvernement, avec tous les élus de l'ILe-de-France et avec tous les Franciliens.

Que pense Jean-Paul Huchon (PS), le Président du Conseil Régional de l'Ile-de-France ? Voir Vidéos

Extrait de la table ronde sur l'avenir du site de La Défense à l'heure du Grand Paris, y avaient participé:Nicolas Sarkozy, président de la République Française;M. Patrick Devedjian, Modérateur; M. Philippe Chaix, Directeur général de l'EPAD et de l'EPASA; M. Christian Blanc; M. jean-Louis Borloo, Minsitre d'Etat à l'écologie; Mme Valérie Pecresse, ministre à l'enseignement supérieur; M. Jean-Paul Huchon, président du Conseil Régional d'Ile-de-France; M. Rumani, président de l'association des résidents de la défense, M. Guillaume Poitrinal, Président d'UNIBAL-RODAMCO, M.Arnaud Navier, Directeur de Castorama La Défense; M. Guillaume Pepy, Président de la SNCF; M. Pierre Mongin, Président de la RATP; M. Laurent Batsch, Président de l'Université Paris Dauphine; M. jean-Yves Durance, Président de l'association des utilisateurs de la Défense (AUDE)

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lundi 29 juin 2009

SPECIAL 30 JUIN - DEBOUT CONGOLAIS HYMNE NATIONAL

Et si l'on parlait "Débout Congolais", l'hymne national de la République Démocratique du Congo ? En ce 30 juin 2009, jour anniversaire de l'indépendance de notre pays, rien n'est plus fédérateur, rassembleur que le texte et la musique de l'hymne national. Le Congo est déchiré pour ses richesses en complicité avec certains fils et filles de ce grand pays, un vrai colosse aux pieds d'argile.

Les habitants de Goma seront-ils aussi nombreux pour fêter le 30 juin 2009 ?. Photo Archive

1. Réveil FM: Du 20 novembre 1999 jour de son inauguration à Kinshasa jusqu'au 22 octobre 2007 à sa fermeture définitive par le Pprdien Toussaint Tshilombo, ministre de l'information et presse, toutes les éditions d'informations de proximité de Réveil FM (7h30, 13h30 et 18h30) débutaient par l'hymne national "Débout congolais" tiré de votre album "Jambo Bukavu" paru en 1998, que Joujou Lumumba et vous-même aviez interprété en collaboration avec Julien Muissa Lindimbe. Pourquoi avez-vous produit l’hymne national alors qu’un album "Ndombolo" aurait beaucoup plus rapporté ?

Adjina Djuma-pili: Debout Congolais est l'hymne national de la République démocratique du Congo. Il a été écrit par le Révérend Père Simon-Pierre Boka, composé par Joseph et adopté dès l'indépendance du pays en 1960. Cet hymne a été remplacé par la Zaïroise, également écrite par Boka, en 1971 sous le règne du Maréchal Mobutu Sese Seko. Depuis la prise de pouvoir de Laurent-Désiré Kabila en 1997, Debout congolais est redevenu l'hymne national.

Nous avions à l’époque Julien Muissa et moi-même fait un constat tout simple. La situation de la République Démocratique du Congo était très mauvaise sur tous les plans (militaire, économique, social) Il nous fallait trouver un slogan pour nous encourager les uns et les autres et relever ce grand défi qu’est la reconstruction de notre pays. Les paroles de l’hymne national étaient et sont toujours le slogan militant nécessaire à la mobilisation des filles et fils du Congo.

Mais les congolais dans leur grande majorité ne savaient pas chanter l’hymne national. Alors avec Joujou Lumumba et Julien Muissa Lindimbe, nous avons enregistré 18 versions de notre hymne national afin d’aider nos frères à apprendre celui-ci, à méditer sur ses paroles et à se mettre au travail pour la reconstruction de notre pays dans l’amour de Dieu, la paix et l’union.

2. Réveil-FM: Pourquoi avez-vous décidé d’investir votre argent à fonds perdus dans cette réalisation au lieu et à la place du gouvernement congolais à qui incombe logiquement cette tâche ?

Adjina Djuma-pili: Quand nous avons quitté Kinshasa en 1980, notre pays s’appelait la République du Zaïre, vous comprendrez que plus de quinze ans après notre départ, la nouvelle du début de la guerre nous pousse Julien Muissa, Joujou Lumumba et moi-même à réfléchir à une action immédiate qui nous permette de contribuer à encourager les filles et fils de la nation congolaise à s'unir pour relever le pays.

Dans notre coin, en tant qu’artistes, nous avons pris nos armes (la guitare, la plume et le chant) pour apporter notre contribution. Nous ne pouvions pas nous permettre d’attendre que le gouvernement dont les soucis étaient visiblement ailleurs, procède à la réalisation de cette œuvre.

3. Réveil-FM: Aujourd’hui, pensez-vous que les congolais savent chanter notre hymne national ?

Adjina Djuma-pili: Non, je n’ai pas croisé un seul congolais qui sache le chanter correctement, pour cette raison compréhensible, j'ai décidé de reproduire cette œuvre en treize versions dont une version classique pour les besoins consulaires et j'espère une très large diffusion de celle-ci afin que cette fois, nous puissions tous apprendre à chanter ce chef d’œuvre.

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Le Coq de Réveil-FM chante sur le Net !

La mort de Michael Jackson, dans la nuit de jeudi à vendredi dernier aux Etats-unis, a mis en exergue les faiblesses de la radio et télévision traditionnelles face à la rapidité et la réactivité d'Internet. C'est le site américain people TMZ qui a annoncé la nouvelle avec plus de 90 minutes d'avance sur tous les médias Etats-Uniens. Toute la planète Internet savait déjà que le roi de la pop nous avait quittés.

CNN, Fox news, MSNBC affirmaient en boucle que Michael Jackson était "dans le coma". Au même moment, sur le Net, c'est la mort de la star qui était commentée.

Réveil FM tout en respectant tous les canaux d'informations, fait le choix du net. Il se sent en complémentarité avec tous, en concurrence avec aucun.

Inaugurée le 20 novembre 1999, Réveil-FM a fonctionné à kinshasa, en République Démocratique du Congo, jusqu'à la fermeture farfelue en août 2007, par Toussaint Tshilombo pour des raisons politiques et non administratives comme l'éphémère Ministre AMP l'avait annoncé.

Les politiques AMP-PALU-UDEMO aspirent à un monde sans médias, comme la grippe rêve de supprimer les thermomètres. Pour les prédateurs au pouvoir et au pays de Lumumba, la modernité a ajouté, au pal du suffrage universel le supplice de la roue médiatique.

Les politiques congolais aiment les encenseurs et s'ils se mettent à critiquer les journalistes, souvent, c'est parce qu'ils préfèrent hurler à l'injustice qu'entendre crier à l'incurie. Ce courroux est, de temps à autre, un exécutoire salutaire: la caravane de l'information passe avec plus d'entrain quand l'exhortent des aboiements. " Pauvres journalistes, damnés plumitifs, coupagistes, trafiquants de petites phrases qui se paient de grands mots, maudits commentateurs, manchots aux mains propres qui expliquent ce qui se fait sans eux, voire malgré eux, et critiquent ce dont ils sont incapables...

Etre un média partisan, thuriféraire en République Démocratique du Congo est tout à fait honorable, si cela est assumé, si le fard d'une objectivité feinte ne fausse pas la teinte du titre d'un journal écrit ou parlé. Pour Ceux comme Réveil-FM ont choisi l'indépendance, l'alternative et la citoyenneté une seule attitude: entrer en opposition, ce qui ne veut pas dire dans l'opposition.

S'opposer, c'est toujours offrir aux énoncés du pouvoir cette résistance du doute et de la critique, qui ne gêne que les faux libérateurs, faux réformateurs et les opportunistes.

S'opposer en tant que média, c'est rendre service à la sincérité du politique; c'est aussi faire aux compliments les honneurs de la rareté, et aux reproches la grâce de la visibilité.

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dimanche 28 juin 2009

Club de Paris et crise mondiale à Bercy: " Les éléphants maigrissent et les gazelles meurent " !

Christine Lagarde, Ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi a inauguré la rencontre du Club de Paris et Institute of International Finance (IIF)

Bercy, le Centre de conférences Pierre Mendès France d'où est sortie cette expression de la part de Christine Lagarde pour caractériser la crise: "les éléphants maigrissent et les gazelles meurent "

A Paris-Bercy, le jeudi 25 juin 2009, une grande rencontre du Club de Paris s'est tenu au Ministère de l'économie, de l'industrie et l'emploi, au Centre de conférences Pierre Mendès France, sur le thème: " La crise mondiale et ses implications pour les pays émergents et en voie de développement ".

Plusieurs éminents financiers- économistes se sont exprimés. La première table ronde: " Les facteurs macroéconomiques et financiers sous-jacents à la crise" a eu pour intervenants: Christian Noyer, Gouverneur, Banque de France; John Lipsky, Premier Directeur Général adjoint FMI et Jean Lemièrre, Conseiller du Président, BNP Paribas.

La deuxième table ronde:" L'impact de la crise sur les marchés émergents: crise de liquidité et vulnérabilité des balances de paiements ", avec Sri Mulyani Indrawati, Ministre des Finances et de la Coordination des Affaires économiques, Indosie; Rintaro Tamaki, Directeur général du Bureau International, Ministère des Finances, japon, Bill Brummitt, Directeur général, Division d'Economie Internationale, Trésor , Australie

La troisième table ronde: " Les nouveaux défis du financement des pays à bas revenus "

M. Lazare Essimi Menye, Ministre des Finances du Cameroun.

Il est passé par Washington où il représentait l'Afrique francophone au conseil d'administration du FMI; mais dès son retour dans son pays, comme ministre délégué au Budget, il s'est replongé dans le bain camerounais, avec une intelligence des situations et des dynamiques de pouvoir. Ses compatriotes disent de lui qu'il est rusé voire très rusé, humble, rigoureux et silencieux, Essimi Menye maitrise parfaitement les arcanes de la finance, de la dépense publique et de la politique. Il sait rester avant tout concentré et discret.

"La crise, cela fait plus de 20 ans que mon pays vit dans la crise. L'actuelle on ne l'a pas arrivée car lorsqu'on est déjà fatigué lorsqu'on vous pousse, cela ne change pas grand chose." telle a été sa première phrase à la tribune. Le Cameroun dont la dette extérieure équivaut à 15 % de son PIB, avait bénéficié de l'annulation de sa dette en 2006. Certains observateurs parlent d'un Plan Marshall pour l'Afrique pour faire face à la crise. Les questions demeurent: Est-ce que les ressources sont- là ? Les pays africains doivent-ils se réendetter ? La réponse à cette dernière est oui. "Car les engagements pris par les bailleurs de fonds ne sont pas tenus; les financements additionnels et financements concessionnels plombent les pays africains "

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vendredi 26 juin 2009

Morgan Tsvangirai, Premier ministre du Zimbabwe, face à la presse étrangère à Paris

En visite officielle en France pour deux jours, du 24 au 26 juin 2009, Morgan Tsvangirai n'a pas hésité à répondre à l'invitation des journalistes étrangers au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (Cape) à Paris.

Paris, jeudi 25 juin 2009 à 18h55, salle de cinéma du Cape, Morgan Tsvangirai, le Premier ministre Zimbabwéen était face à la presse étrangère. Photo L.Zylberman Graphix-Images

Serein, décontracté Morgan Tsvangirai a répondu à une dizaine des questions durant une heure et demi, avant de remettre son stylo dans la poche de sa veste et dire au revoir aux journalistes et sortir par la sortie de secours, accompagné par les gardes de corps.

Ce n'est ni un ancien syndicaliste, encore moins un opposant à Robert Mugabe, le Président Zimbambwéen , qui s'est exprimé devant les journalistes mais plutôt un Premier ministre respectueux de son Président, désireux de défendre son pays le Zimbambwe et d'étoffer son aura d'homme d'Etat.

Les journalistes lors de la conférence de presse de Morgan Tsvangirai. Photo L.Zylberman Graphix-Images

A la question de notre confrère Seidik ABBA de l'Agence Pana de savoir le rôle qu'a joué l'Union africaine sur la situation au Zimbambwe. " L'union africaine est garante de l'accord global qui a permis que je sois premier ministre et cela est soutenu par la SADC" a-t-il dit. La réforme agraire est, depuis son indépendance en 1980, une question fondamentale et délicate au Zimbabwe. Ce processus, supposé redonner un certain pouvoir économique à la majorité noire par le biais de la terre, reste une arme politique pour le Président Robert Mugabe. Aussi cette nécessaire réforme ne semble pouvoir remplir aucun de ses objectifs premiers. Qu'en pense Morgan Tsvangirai ? "La réforme agraire lancée depuis est essentielle pour le Zimbambwe. Un audit foncier est lancé. Il faut une distribution équitable, le Zimbambwé doit redevenir le grenier de l'Afrique".

Susan Tsvangirai est décédée brutalement le 6 mars dernier sur une route du pays. Le cortège du Premier ministre empruntait l'une de ces routes larges et rectilignes du pays. Le chauffeur d'un camion déboulant en sens inverse, se serait endormi, évitant soigneusement les deux premiers véhicules de l'escorte de Tsvangirai, mais frappant de plein fouet la voiture dans laquelle avait pris place le Premier ministre et son épouse.

A notre question si avec le décès de son épouse, il pensait abandonner la politique ? C'est un homme très ému qui prend son micro et répond: " Merci d'abord pour la question. Je voudrai vous rassurer et vos collègues que c'était vraiment un accident. J'étais là dans la voiture accidentée. Je crois aussi que personne ne peut me dissuadé de faire de la politique. Ma femme m'avait toujours soutenu et j'ai le soutiens de mon parti politique le Mouvement pour le changement démocratique (MDC)".

Il faut aussi dire que souvent les opposants au régime zimbambuéen n'ont pas eu de chance sur la route.

"Nous avons de bons canaux de communications avec les sud-africains notamment avec le Président Jacob Zuma. Nous sommes entrain de réformer le système financier pour réhabiliter la crédibilité de notre Banque centrale et mettre fin à la dollarisation à outrance de notre monnaie" a dit-il répondu à une question qui lui a été posée.

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Henri Giscard D'Estaing: " Nous sommes habitués aux mers agités" !

La crise financière-économique touche tous les secteurs. Les Français iront moins en Vacances cette année. Que dire des immigrés en France qui n'arrivent plus à soutenir leurs familles en Afrique. Moins de cinq ans après son arrivée à la tête du Club Med, Henri Giscard d’Estaing « s’est forgé une vraie légitimité auprès des 15 000 employés, à qui il a redonné la fierté d’y travailler », le fils ainé de Valery Giscard d'Estaing, l'ancien président de la République Française s'est prêté au jeu de questions réponses. Ce vendredi 26 juin 2006, au cours d'un petit-déjeuner de presse au restaurant Galvacher rue de Ternes dans le 17e Arrondissement, organisé par l'Association de la Presse Etrangère (APE), la délégation a été conduite par Christine Ranunkel, la vice-présidente.

Folies des hommes (attentats du 11 septembre 2001, les guerres... ) et de la nature (tsunami, ouragan, développement climatique, guerre aviaire AH1) ne sont pas propice aux voyages et ne favorisent pas le tourisme. "Nous sommes habitués aux mers agités, ce n'est pas qui choisissons le temps nous subissons" s'est-il écrié devant les journalistes.

Avec ses 80 villages dans le monde, le Club Med est connu de l'Argentine à la Russie, de la chine à l'Italie, de l'Australie au Canada et possède les plus beaux sites touristiques au monde. Le Club Med est-il présent en Afrique ? Dans quels pays ? Pourquoi ces pays là pas d'autres ? Henri Giscard D'Estaing a répondu à cette question cfr vidéo

Christine Ranunkel, la Vice-présidente de l'APE a été la modératrice du débat donnant à la parole à la vingtaine des journalistes présents

Henri Giscard D'Estaing, président du Club Med et Freddy Mulongo

Henri Giscard D'Estaing et Nicolas Abena, Imagazine

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Michael Jackson tire sa révérence à 50 ans

Michael Jackson tire sa révérence à 50 ans

Le roi de la musique pop s’est éteint hier à l’âge de 50 ans, dans son domicile de Neverland, suite à un arrêt cardiaque. La nouvelle s’est rependue comme une traînée de poudre dans la ville de Los Angelos. Aussitôt, l’artiste a été conduit rapidement aux cliniques universitaires de la Cité des Anges (UCLA), aux environs de 14h 23, (heure des USA) soit, 23 heures à Paris. Les médecins n’ont pas pu faire grand-chose puisqu’ils ont constaté le décès après une heure.

La dépouille mortelle de l’icône de la musique se trouve dans un institut médical où une autopsie devrait confirmer les causes de sa disparition.

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jeudi 25 juin 2009

Les rêves de notre « Père »

« Les rêves de notre Père », un titre qui peut illico presto faire penser au célèbre best-seller de Barak Hussein Obama titré « Les rêves de mon père », ouvrage qui a donné les grandes lignes de la pensée du premier président afro-américain de l’histoire Etats-unienne, le célèbre créateur du slogan « Yes We Can ».

Mais dans la présente analyse, il va plutôt être question de la nouvelle vision du célèbre chanteur congolais Papa Wemba, né Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba.

Papa Wemba 60 ans bien sonné

Cet artiste qui est en train de battre le record de longévité des chanteurs congolais de haut niveau après 40 ans de carrière vocale ininterrompue a pris le nouveau sobriquet de « Notre Père » pour montrer ses intentions d’être désormais une église au milieu du village après son soixantième anniversaire.

Cet évènement qui avait été fêté le dimanche 14 Juin dernier en la cathédrale Notre Dame de Lingwala par une célébration eucharistique officiée par l’archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengo Passinya, avait coïncidé avec le vingtième anniversaire de la disparition du Très regretté Cardinal Malula, le premier archevêque de Kinshasa post indépendance.

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Christophe Boisbouvier, icône interviewer de RFI

Christophe Boisbouvier de RFI et Freddy Mulongo au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (Cape) à Paris

Dessin Kash, Baleki kin

A l'heure où Lambert Mende, le porte parole du gouvernement AMP-PALU-UDEMO promène son sécateur pour couper les relais de RFI en République Démocratique du Congo, il nous a semblé opportun de témoigner pour RFI. Avant les élections de 2006, durant deux ans, par l'entremise de l'ambassade de France à Kinshasa, les journalistes congolais de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RNTC), de médias privés-commerciaux et associatifs et communautaires de la République Démocratique du Congo ont bénéficié des formations de plusieurs jours de la part de nos confrères de RFI: Jean Karim Fall et Christophe Boisbouvier. Les formations ont eu lieu dans plusieurs villes du pays: à Kinshasa (3 fois), Kisangani, Butembo, Matadi, Mbuji-Mayi et Lubumbashi.

Je me souviens encore comme si cela était hier, en pleine formation sur le traitement impartial d'informations en période électorale à Butembo, dans le Nord-Kivu, le soir du mardi 21 octobre 2003, Jean Hélène, correspondant de RFI à Abidjan, est assassiné par un policier ivoirien, alors qu’il faisait tout simplement son métier. Jean Karim Fall, le formateur de la session s'effondre, les larmes coulent de ses yeux, ses lunettes ne tiennent plus sur sa figure. Et le lendemain, il n'a plus de voix mais tient quand même à enseigner son cours, pour la mémoire de Jean Hélène. Lorsqu'un homme de radio perd son instrument de travail, sa voix mais tient à tout prix à parler, n'est-ce pas pathétique ?

De son vivant le Maréchal Mobutu redoutait beaucoup les questions déroutantes, voire virevoltantes de Christophe Boisbouvier. Mais qu’a cela ne tienne, dans l’imaginaire populaire congolais, Christophe Boisbouvier restera toujours le journaliste de RFI qui a réussi à faire admettre à temps à l’abbé Apollinaire Malu Malu, le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), l’éventualité d’une rallonge de la transition, un certain 08 janvier 2005. Quoique, suite à son interview, les émeutes ont eu lieu deux jours après à Kinshasa, dans la capitale congolaise l’ont beaucoup ému. Pour cet homme pacifique, comme il l’a dit lui-même à l'époque lors d’une interview accordée à Réveil-FM à Kinshasa, cela relevait de la responsabilité politique de "ceux qui ont tiré les ficelles à l’ombre". Avec le recul, si l'on imagine un moment la catastrophe qu’aurait pu provoquer une prolongation annoncée à la veille du 30 Juin 2005, on peut aisément comprendre la perspicacité du journaliste de RFI.

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mardi 23 juin 2009

La fanfare Kimbanguiste Viroflay-Paris triomphe au jardin des Tuileries place Concorde lors de la fête de la musique !

Dimanche 21 juin 2009, la 28e Fête de la musique a rassemblé à nouveau stars de la chanson et talents anonymes dans les rues de Paris. Initiative "bleu, blanc, rouge", la Fête de la musique s'est exportée dans le monde entier et permet à toutes les musiques de s'exprimer, et les musiciens du dimanche n'hésitent pas à se lâcher.

la Fanfare Kimbanguiste (FAKI) composée des professionnels a triomphé au jardin des Tuileries (au niveau du grand carré) à la place Concorde. Dirigée par Eric Oualembo, de 18h à 20 h, elle a interprétée un répertoire riche et varie. D'abord de la musique classique, puis les trois hymnes: hymne à la joie (de l’Union européenne, mais aussi celui de l’Europe au sens large. La mélodie est tirée de la Neuvième symphonie composée en 1823 par Ludwig van Beethoven), la marseillaise (l'hymne national de la France) et le Debout Congolais (hymne de la République Démocratique du Congo. Il a été écrit par le Révérend Père Simon-Pierre Boka, composé par Joseph Lutumba et adopté l'année de l'indépendance du pays en 1960. Cet hymne a été remplacé par La Zaïroise, également écrite par Boka, en 1971 sous Mobutu. Depuis la prise de pouvoir de Laurent-Désiré Kabila en 1997, Debout congolais est redevenu l'hymne national. composée par le père Boka).

Lors du retentissement du "Debout Congolais", les mamans Kimbaguistes s' étaient spontanément lévées (à gauche)

La famille Kimbangu pendant la pause

La fanfare kimbanguiste et les chorégraphies ont emballé plusieurs visiteurs

Du " vrai ngwasuma" à la congolaise

La fanfare Kimbanguiste a été plusieurs fois applaudi par la foule venue au jardin des Tuileries

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lundi 22 juin 2009

Vasiliy V. Belinskiy, Directeur Général d'Antonov:" Les autorités congolaises ne communiquent pas sur les crash au Congo " !

Avril 2008, crash d'un avion Antonov sur une zone peuplée des faubourgs de Kinshasa.

Accrédité à la 48e édition du salon aéronautique au parc des Expositions de Paris-Le Bourget (Seine-Saint-Denis), lorsque l'hôtesse du centre de presse me rassure et m'indique le stand F12 du Hall 4 pour "Antonov", j'étais plus que rassuré. Pas très facile de trouver le stand le mardi 16 juin 2009 heureusement que quatre journées sont réservées aux professionnels, mais déjà des centaines de milliers de visiteurs sont présents. Le mercredi 17 juin 2009, je découvre le stand Antonov, bien décoré en bleu ciel, 4 maquettes d'Antonov, les chinois qui passent prennent des photos, les catalogues sont mis à la disposition de tout le monde. Je demande à voir le responsable et je me retrouve en face de Mr. Vasily V. Belinskiv, le Directeur Général de "Antonov state Aircraft Building concern ".

Il m'invite au salon du stand.

1. Réveil-FM: Crash à Kinshasa, à Isiro...La réputation de vos avions Antonov en République Démocratique du Congo n'est pas très bonne à cause de nombreux crash dans le ciel congolais. Etes-vous au courant de ces accidents ?

Vasiliy V Belinskiy: Nos avions sont le plus solide au monde. Tenez par exemple, l'Antonov 225 Cossack est le premier avion de transport dont la masse maximale dépasse les 500 tonnes. Voyez comment les gens visitent notre stand. Il nous arrive au hasard d'apprendre d'un antonov a craché dans le ciel congolais mais pas par les canaux officiels, les autorités congolaises ne communiquent pas, elles ne nous écrivent pas, elles n'ont pas contact avec nous. Alors que si je vous crois, avec les crash dont vous me parlez, nous devrions été saisi officiellement par votre gouvernement, mais rien. Aucune plainte n'est venu de la RDC.

2. Pourtant ces avions sont piloté par les Ukrainiens vos compatriotes...

Vasiliy V. Belinskiy: Dans un monde globalisé et mondialisé à outrance, chaque être humain recherche son bien être, c'est légitime. Les avions qui volent dans le ciel congolais ne peuvent plus voler en Europe. Ils ont peut-être été achetés aux entreprises qui ont repris des vieux avions qui normalement devraient être détruit. Vous avez, dans les grandes compagnies aériennes, un service "flotte d'avions" travaille à plein temps sur ces dossiers aux aspects techniques, commerciaux et financiers. Seuls le vendeur et le constructeur connaissent exactement le prix de la transaction lors de l'achat d'un avion ou d'une flotte, ces données étant trop sensibles pour être rendues publiques. Tout juste nous communiquons un tarif catalogue "passe partout". Tout se négocie sauf une chose : l'avion ne quitte le parking de l'usine qu'après virement du solde. La réglementation internationale interdit à l'avionneur de faire crédit. Le prix brut des appareils n'est pas le seul enjeu lors de la négociation. La mise en ligne d'un nouvel avion nécessite de former une génération de pilotes (au moins six équipages par appareil) et de nombreux techniciens ; l'avionneur peut assurer ce service en attendant que la compagnie s'équipe d'un simulateur de vol (très coûteux et rentable seulement avec une flotte importante). Les options sont moins nombreuses que par le passé mais peuvent quand même atteindre 10 % du prix. Les pièces détachées pèsent lourd dans le bilan comptable d'exploitation (6 millions de dollars, par exemple, pour un train d'atterrissage, un million de dollars pour réviser un moteur). Plus de 60% du prix de l'avion sont ensuite dépensés en maintenance pendant sa durée de vie - de l'ordre de 25 ans. Il faut toujours et d'abord penser à la sécurité des passagers.

3. Réveil-FM: Les Congolais meurent en prenant vos avions, y a-t-il une solution pour mettre fin à l'hécatombe dans le ciel de la RDC ?

Vasiliy V. Belinskiy:l'armée russe est équipée des Antonov. Plusieurs pays en Europe de l'Est utilisent nos avions. Si le gouvernement congolais ou les compagnies aériennes congolaises veulent continuer à utiliser les Antonov, ils doivent entrer en contact avec nous et pas les intermédiaires. Nous sommes prêt à former les pilotes, les techniciens congolais surtout ceux de la maintenance sur la maitrise de nos avions. Il ne faudrait pas oublier la météo et les autoroutes du ciel. Que les Congolais soient endeuillé, c'est regrettable et je suis désolé. Vos autorités doivent nous tenir informer lorsqu'il y a un problème avec un Antonov. Nous ne sommes pas au courant de ce qui se passe dans votre pays, comment voulez-vous qu'on vous aide ? Voici ma carte après le salon du Bourget qui se termine le dimanche 21, il faut compter une semaine je serais déjà en Ukraine.

Il fait 85 mètres de long, 90 mètres de large et 20 mètres de haut. Avec six réacteurs dans le ventre… C'est un avion hors normes, ce paquebot volant, plus impressionnant encore que l'A.380, est l'avion le plus gros du monde à l'heure actuelle. On l'appelle l'Antonov 225. Cet appareil, construit en un seul exemplaire, est exploité par la compagnie aérienne ukrainienne Antonov Airlines pour des vols cargos à la demande.

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Antonio Tajani, commissaire européen aux transports:" L'Europe doit aider l'Afrique ! "

Antonio Tajani a été nommé au poste de commissaire par le premier ministre italien, le président de la Commission, M. Barroso, lui a attribué le portefeuille des Transports, géré précédemment par le commissaire français Jacques Barrot. Remplacer Franco Frattini peut être considéré comme une promotion, le poste occupé jusqu’à présent par l’Italien étant considéré comme l’un des plus importants du collège des commissaires.

Venu de Bruxelles, Antonio Tajani est arrivé accompagné d'une dizaine de personne à la conférence de presse au Chalet GIFAS- avec vue sur la piste-au salon Aéronautique du Bourget. Très à l'aise, Antonio Tajaji a pris le temps saluer chaque journaliste individuellement. Le commissaire européen a axé son intervention sur trois points: l'aide à l'Afrique, l'accident du vol AF 447 Rio-Paris et le futur du transport en Europe.

Mercredi 17 juin 2009, Chalet GIDAS au Salon du Bourget, Le commissaire européen Antonio Tajani entrain de consulter son livre blanc sur les transports. Photo Richard Varrault 2009

" Personne n'abandonne son pays, sa famille pour aller vivre ailleurs. Tous ceux qui quittent l'Afrique pour l'Europe ne sont pas des fous. Il faut aider l'Afrique à se développer " a-t-il dit tout au début de sa conférence. D'où l'invitation du président Sénégalais, Me Abdoulaye Wade à Bruxelles. Il y sera le mercredi 24 juin prochain pour une rencontre à la commission européenne sur l'aide de l'Europe à l'Afrique en passant par le Nepad dont Me Abdoulaye Wade est resté seul maître à bord, le président Housni Moubarak ne s'y intéresse plus, Thabo Mbeki le sud africain a été débarqué.

Le commissaire européen aux Transports Antonio Tajani s'est dit, devant les journalistes présents à sa conférence de presse, convaincu que l'accident de l'A330 d'Air France était le résultat de "plusieurs" causes, d'ordre météorologique ou technique. "Je suis absolument convaincu qu'il n'y a pas eu seulement une cause, je pense que l'accident s'est passé à cause de plusieurs choses, soit météo soit technique", a-t-il dit à des journalistes au salon aéronautique du Bourget.

Il est "vraiment difficile de dire quelle a été la première des causes", a ajouté M. Tajani, mettant en garde contre les spéculations.

"On peut avoir une idée, peut-être une intuition, mais quand on dit quelque chose qui concerne malheureusement la mort de dizaines et dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants, il faut être sûr avant de dire des bêtises", a dit le commissaire italien.

Les enquêteurs français du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) chargés de l'enquête technique ont dit mercredi qu'ils se rapprochaient du but, mais se sont refusés à esquisser pour l'instant le moindre scénario, mettant également en garde contre les spéculations autour de l'accident.

Selon M. Tajani, le système européen de nouvelle génération pour la gestion du trafic aérien (SESAR) actuellement en développement pourra permettre d'améliorer la surveillance des avions.

"Malheureusement, nous avons dans le monde quelques grands morceaux de cieux sans contrôle", a-t-il regretté. Dans le cas du vol d'Air France, "il y avait un trou noir parce que ni les radars du Sénégal ni du Brésil ne couvraient cette partie" du monde, a-t-il rappelé.

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samedi 20 juin 2009

La crise économique mondiale et la coopération japonaise en Afrique, expliquées aux journalistes africains exerçant en France.

Kôji Yonetani, conseiller économique de l'ambassade du Japon à Paris

L'ambassade du Japon à Paris est situé au 8 avenue Hoche dans le VIIIe arrondissement. A 16h30, le drapeau qui ne dort jamais dehors est baissé. Le blanc du drapeau représente la pureté et l'intégrité, le rouge la sincérité, l'intelligence et la chaleur. Le Disque rouge traduit le soleil sur un fond blanc. Son nom japonais Hinomarou signifie littéralement « disque solaire ». Et à 18h00, une grille métallique noire transforme l'ambassade du japon en vrai bunker.

Le conseiller économique de l’ambassade de Japon à Paris, Kôji Yonetani s’est entretenu longuement hier, jeudi 18 juin 2009, avec les journalistes africains exerçant en Hexagone. Cette rencontre a permit aux professionnels des médias de saisir l’impact des accords économiques que le pays du soleil levant, venait de signer avec les pays africains. Il sied de rappeler que c’est pour la première fois que l’ambassade du Japon à Paris a entreprit, une telle démarche et on doit saluer le courage de l’initiateur, notre confrère Nicolas Abena, Imagazine.

Dans cette période des crises financières où l’Afrique est presque fragilisée par des conséquences néfastes dues à la récession mondiale, il existe bien d’autres actions qui peuvent secourir l’économie du continent. C’est en tout, le cas de le dire avec le Japon qui vient de doubler son aide destinée aux pays en voie de développement.

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