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vendredi 24 mai 2013

Violences faites aux femmes : Ayrault veut «aller plus loin» !

Le gouvernement entend relancer le débat sur les violences dont sont victimes les femmes. C'était le but de la visite conjointe du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et de la ministre des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, jeudi 23 mai au commissariat d'Evreux, puis au conseil général de l'Eure.

Jeudi 23 mai, Jean-Marc Ayraut à Evreux dans l'Eure. Photo Réveil FM

Un déplacement à la portée surtout symbolique, aucune inflexion politique majeure n'ayant été annoncée. Jean-Marc Ayrault a signé sur place un protocole départemental sur la prévention et la lutte contre les violences, qui concernent une femme sur dix chaque année et a assuré vouloir aller "plus loin dans la lutte contre les violences intrafamiliales". Les derniers chiffres font état de 550 000 femmes victimes de violences physiques ou sexuelles au sein même de leur ménage.

Le but a surtout été de donner une visibilité à ce combat qui reste "une priorité du gouvernement" avant la présentation, en juillet au conseil des ministres par Mme Vallaud-Belkacem, d'un projet de loi sur l'égalité hommes-femmes, qui comportera un volet concernant les violences faites aux femmes.

Jean-Louis Destans, président du Conseil Général de l'Eure lors de son discours. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault à la tribune du Conseil Général de l'Eure. Photo Réveil FM

Les personnalités du département de l'Eure. Photo Réveil FM

Une femme sur cinquante porte plainte

Une seule réelle annonce a été faite lors de ce déplacement. Toutes les mains courantes – simples déclarations – déposées par des femmes qui se disent victimes de violences physiques ou morales seront dorénavant transmises à la justice. Un procureur pourra donc se saisir d'un dossier sans qu'une plainte ne soit déposée, une action que seule une femme sur dix qui a subi des violences engage. Un taux qui atteint même une femme sur cinquante pour les violences sexuelles au sein du ménage.

Le premier ministre souhaite ainsi "libérer la parole" de ces femmes. "L'absence de plainte n'empêchera plus les procédures pénales contre l'agresseur, résume-t-on au cabinet de Jean-Marc Ayrault. Cela permettra également de savoir si la personne est connue des services de police et d'intervenir plus efficacement."

Quelques autres mesures ont également été données. L'extension à l'Eure du dispositif de téléphones portables "grands dangers", déjà expérimenté dans quatre départements (Bas-Rhin, Paris, Seine-Saint-Denis et Val-d'Oise). Il permet, d'une seule touche, de composer un numéro d'urgence et de géolocaliser l'utilisatrice qui se sentirait en danger. Le numéro renvoie sur une plateforme dédiée et vers un policier sensibilisé à la question.

Les femmes en situation irrégulière victimes de violences verront quant à elles leurs démarches facilitées. La loi du 9 juillet 2010 leur a permis, sous ordonnance de protection et suite à des violences conjugales, de pouvoir obtenir un titre de séjour "vie privée et familiale" sans conditions, moyennant une somme d'environ 700 euros. Désormais, cette obtention sera gratuite.

"Le suivi des auteurs" de violences sera aussi abordé dans le projet de loi qui sera présenté en juillet, a précisé Najat Vallaud-Belkacem, qui veut combattre la récidive dans ce domaine et imposer "l'éloignement" systématique du domicile conjugal du conjoint violent.

Jean-Marc Ayrault à Evreux. Photo Réveil FM

Discours de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, à Evreux sur le thème des violences faites aux femmes Jeudi 23 mai 2013

Madame la Ministre,

Monsieur le Préfet,

Monsieur le Président du Conseil général,

Madame la Procureure de la République,

Monsieur le Maire,

Mesdames Messieurs les Parlementaires, députés et sénateurs,

Mesdames et Messieurs les élus de la région, du département, des communes,

Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureux d’être là une nouvelle fois ici, dans ce département de l’Eure, et Monsieur le Président du Conseil général, cher Jean-Louis, vous l’avez rappelé tout à l’heure, j’étais venu pour la rentrée scolaire, mais je suis prêt à revenir ! Il y a beaucoup de choses ici à voir ; d’abord des gens à rencontrer. Et puis surtout, y voir beaucoup d’initiatives, beaucoup de capacités à relever les défis, ne jamais être résignés. Tous les problèmes sont importants, on pourrait se résigner ! On pourrait se dire « on ne peut rien faire » ! C’est la deuxième fois que je viens ici – et j’espère revenir encore une autre fois – eh bien à chaque fois nous trouvons les solutions. Nous trouvons des hommes et des femmes qui les cherchent et qui, ensemble, les mettent en oeuvre. Et là, nous avons choisi, avec Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, d’aller sur le terrain pour rencontrer ce qui se fait déjà dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

La rencontre que nous avons eue il y a quelques instants au Commissariat d’Evreux est vraiment extrêmement riche, d’abord sur le plan humain ; je voudrais remercier les deux dames qui se sont exprimées – je crois qu’elles sont dans la salle, je les vois d’ailleurs – je les remercie parce qu’elles ont, avec beaucoup de simplicité – et ce n’est pas évident – parler de ce qu’elles ont subi, de ce qu’elles ont vécu comme violences. Mais elles ont aussi montré la voie de l’espoir en expliquant comment s’était déroulé ce qu’elles avaient vécu et comment elles s’en étaient sorties, et comment elles retrouvent aujourd’hui à la fois l’estime d’elles-mêmes, confiance en elles-mêmes, mais aussi capacité à se reconstruire avec leurs enfants. Et si cela a été rendu possible, c’est parce qu’il y a aussi des professionnels, des policiers, des gendarmes, des assistantes sociales, des travailleurs sociaux, des responsables et des salariés de centres d’hébergement et de réinsertion sociale, une administration départementale, municipale, qui ont créé une chaîne et qui se sont mis au service pour aider ces personnes qui au fond, au départ, culpabilisent, se sentent victimes mais se sentent aussi coupables ; c’est ce que vous nous avez raconté.

Pour en sortir, vous avez trouvé une porte ouverte, vous avez trouvé des oreilles attentives, mais vous avez trouvé des gens motivés que je voudrais saluer. Quand on doute de l’avenir de notre pays, des capacités que nous avons à surmonter nos difficultés, quand on doute de l’avenir de nos services publics, venez donc ici à Evreux dans l’Eure – mais vous pourriez aller ailleurs en France ! – partout, il existe des hommes et des femmes qui ont des valeurs, qui y croient et qui veulent surtout les mettre en pratique.

Nous ne devons jamais renoncer et nous ne devons jamais renoncer à mettre en oeuvre tout ce qui va contribuer à faire reculer les inégalités. L’égalité est au coeur du modèle français, de l’identité de la République. Mais il faut agir pour que ce mot ait un sens concret pour les gens qui y aspirent légitimement. Et c’est vrai qu’au mois de novembre dernier, j’ai présidé le Conseil interministériel pour le droit des femmes, qui ne s’était pas réuni depuis douze ans ! Douze ans. Ce n’était pas pour faire une réunion de plus ! C’était pour lancer le chantier de l’égalité entre les femmes et les hommes qui est au coeur même de notre modèle français, mais qu’il faut faire vivre encore, parce qu’il y a énormément de progrès à faire ! Et parmi les progrès à faire, il y a bien sûr tout ce qui permet de lutter contre les violences faites aux femmes.

Mais il y a aussi – et je ne vais pas le redire, ça a été dit par vous-même, Monsieur le Président, Madame la Ministre, Madame la Procureure, et nous l’avons entendu tout à l’heure – le chantier de l’égalité, c’est aussi le chantier de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. C’est le chantier de la parité qui doit être effective partout, dans les services publics, dans l’entreprise, dans la société. C’est aussi la lutte contre la précarité, et quand nous aborderons dans peu de temps, le chantier des retraites, nous verrons bien que si nous voulons faire reculer les inégalités, les inégalités des femmes par rapport à la retraite sont effectivement très profondes et il faudra commencer à les réduire ! Donc ce chantier-là est immense ; il fera l’objet d’un projet de loi-cadre qui sera présenté au Conseil des ministres par Najat Vallaud-Belkacem début juillet et qui portera sur toutes ces questions, et qu’il faudra ensuite décliner peu à peu et faire rentrer dans la réalité.

Vous allez signer dans quelques instants une convention avec le Département et ici, Monsieur le Président du Conseil général, je voudrais – puisque je reparlerai tout à l’heure, donc je vais être bref, vous m’avez invité à parler deux fois, donc je ne voudrais pas vous lasser – mais j’aurai l’occasion d’évoquer la politique globale du gouvernement. Mais ce que je voudrais vous dire ici, c’est que tout ce qui est nécessaire au pays, comme politiques publiques, ne peut réussir que s’il y a l’appui, l’engagement des collectivités territoriales.

Et c’est particulièrement vrai sur ce qui nous réunit aujourd’hui, puisque vous avez même été des précurseurs, et nous avons pu le constater avec efficacité et vous voulez passer à la vitesse supérieure. Mais c’est vrai, d’autres thématiques que vous avez évoquées – et je voudrais les citer puisque vous avez été précurseurs pour expérimenter le Revenu de solidarité active, vous vous étiez porté volontaire. De là, sont nées aussi des pratiques, des pratiques nouvelles où, en partenariat sur un projet, vous mettez en mouvement les représentants de l’Etat, des collectivités territoriales, du monde associatif, du monde de l’entreprise, et vous obtenez des résultats.

Et c’est vrai d’autres secteurs, d’autres domaines ! Vous avez évoqué le Plan pauvreté du gouvernement, j’ai annoncé toute une série de mesures il y a quelques temps ; et en particulier l’une qui concerne les jeunes les plus éloignés de l’emploi. Déjà, le programme pour les emplois d’avenir concerne les jeunes sans qualification, principalement et qui sont en difficulté pour trouver un emploi. Mais la Garantie Jeunes, c’est un contrat que nous proposons à titre expérimental dans plusieurs régions de France de signer avec des jeunes en leur offrant un accompagnement, en les aidant à sortir de la situation de découragement dans laquelle ils sont, de désespérance au fond, sans avenir – échec scolaire, manque d’estime de soi, sans perspectives et donc pour leur donner une chance de réussir à s’insérer dans la vie.

La jeunesse, c’est l’avenir de notre société. On le dit mais – et on le répète, et on a raison ! – mais faut-il encore apporter des réponses concrètes. Il ne s’agit pas de faire de l’assistanat ! Il s’agit de donner une nouvelle chance, une chance, peut-être une deuxième, pour ceux qui ne l’ont pas eue à cause des échecs à l’école.

Eh bien vous vous portez volontaires, et je pense que vous avez raison parce que l’expérience parle pour vous. Et c’est vrai de toutes les politiques publiques que nous devons mener pour le pays. Sans les collectivités territoriales, nous ne pourrons pas réussir.

C’est vrai de l’emploi, c’est vrai du logement, mais c’est vrai aussi d’autres sujets, je les évoquerai tout à l’heure, je ne voudrais pas être beaucoup plus long. Mais je voudrais surtout saluer la détermination, la disponibilité, l’engagement des élus, j’allais dire au-delà de leur sensibilité politique !

Et je les appelle – et ils ont le droit d’en avoir, des sensibilités politiques ! – parfois les mettre de côté quand il s’agit de l’intérêt général, et vous le faites, vous le démontrez tous les jours, mais faisons-le encore davantage ! Et s’agissant des violences faites aux femmes, je suis sûr que vous y contribuerez. S’agissant de la jeunesse, je suis sûr que vous prendrez aussi votre part. C’est l’intérêt du pays. Et c’est notre devoir que d’y contribuer.

Et moi, je voudrais terminer en vous disant qu’en effet, Monsieur le Président du Conseil général, vous avez évoqué les réformes qui sont aujourd’hui à l’ordre du jour du Sénat puis ensuite de l’Assemblée nationale et qui concernent la décentralisation.

Dans notre pays, la décentralisation a beaucoup changé les choses. Si on visite la France, ou quelqu’un qui serait parti de la France depuis trente ans et qui reviendrait et qui visiterait la France, des grandes villes aux plus petites villes, des régions de montagnes, aux régions de plaines, ou aux régions des côtes maritimes, il verrait que le pays a profondément changé.

Et il a profondément changé pour une grande part grâce à la décentralisation. Puisque les responsabilités nouvelles qui ont été données, à partir des années 1980, avec les grandes lois de François Mitterrand, de Gaston Deferre et de Pierre Mauroy, sont des responsabilités, des moyens nouveaux qui ont été donnés aux collectivités territoriales et qui s’en sont saisi et qui ont permis à la France de se moderniser et de s’adapter. Donc le choix de renforcer la décentralisation, ce n’est pas le choix de faire une France éclatée !

C’est faire une France plus forte, mais qui en même temps soit plus juste et qui respecte l’initiative et qui a la capacité à entraîner, à mettre en mouvement les acteurs de la société. C’est ce que nous voulons ! Ce n’est pas un « grand soir de la décentralisation » que nous proposons !

Vous avez évoqué les métropoles. Il y a des régions où, effectivement, il y a des métropoles – il y a Paris, Lyon, Marseille – qu’il faut organiser parce que c’est l’intérêt de la France ! Ce n’est pas seulement leur intérêt à elles, d’avoir des grandes métropoles, mondiales – c’est vrai de Paris – européennes ou méditerranéennes ! Mais il y a aussi, dans d’autres territoires, d’autres grandes métropoles. Elles sont peu nombreuses, peut-être une dizaine, qui vont dynamiser tout un territoire ! Et les régions qui en ont, ont la chance de les avoir. A condition évidemment qu’elles s’intéressent aussi à leur environnement ! L’environnement des villes moyennes, des petites villes, des secteurs ruraux les plus éloignés ! Et là où il n’y a pas de métropoles – et c’est l’originalité de la France ; la France est une république, une et indivisible, mais elle est diverse – eh bien là où il n’y en a pas, c’est vous, Monsieur le Président du Conseil général, qui jouez ce rôle. Et c’est vrai qu’ici, vous êtes en première ligne et grâce à vous, et je voulais le saluer ! Donc n’ayons pas peur, ou ne craignons pas que le gouvernement veuille inventer un modèle unique !

Ca ne serait pas possible puisque la réalité n’est pas unique, elle est diverse. Par contre – et je terminerai par là – c’est le devoir de l’Etat de veiller tout le temps à l’égalité entre les citoyens, à l’égalité entre les territoires et donc c’est à l’Etat de veiller aux péréquations et aux solidarités nécessaires ; c’est à l’Etat de veiller à la Justice ; c’est à l’Etat d’être garant et protecteur, mais aussi en faisant confiance. En faisant confiance aux citoyens, en faisant confiance aux élus que je voudrais particulièrement saluer parce que parfois, ils sont critiqués, mais quand vous venez sur le terrain, partout en France, ils sont souvent en première ligne et ils sont dévoués, disponibles et c’est eux qui sont souvent les derniers recours pour ceux qui ont des difficultés.

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Évreux : Jean-Marc Ayrault et Najat Vallaud Belkacem déclarent la guerre aux violences faites aux femmes

Évreux, les policiers motards escortent le Premier ministre jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

L'accueil du Premier ministre Jean-marc Ayrault. Photo Réveil FM

Jeudi, 23 mai 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la ministre des Droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem, se sont rendus à Évreux pour évoquer le dossier des violences faites aux femmes. Un projet de loi doit être présenté début juillet en Conseil des ministres.

Accueil du Premier ministre Jean-Marc Ayrault dans le commissariat d'Évreux. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault, Najat Vallaud-Belkacem et Jean-Louis Destans, président du Conseil Général de l'Eure. Photo Réveil FM

Deux femmes victimes des violences témoignent ! Photo Réveil FM

Une assistante sociale, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la ministre des Droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem, au Commissariat d'Évreux. Photo Réveil FM

"On m'a fait comprendre que ce n'était pas ma faute. J'ai pris conscience que j'étais une victime." Face à Jean-Marc Ayrault et Najat Vallaud-Belkacem, deux femmes victimes de violences conjugales ont pris la parole et sont revenues sur leur parcours respectif jeudi dans l'enceinte du commissariat d'Evreux. Le Premier ministre et la ministre des Droits des Femmes étaient en déplacement dans l'Eure pour découvrir le dispositif précurseur mis en place dans le département pour lutter contre les violences faites aux femmes. "Il faut retrouver la confiance. Je ne veux pas marcher à reculons, mais marcher la tête haute et être respectée", explique Sofia, qui est parvenue à s'en sortir et poursuit son combat pour aider les autres victimes.

Dominique Sorain, préfet de l'Eure. Photo Réveil FM

Vue partielle de la salle du commissariat. Photo Réveil FM

L'occasion pour Najat Vallaud-Belkacem d'évoquer son projet de loi sur le droit des femmes - dont un volet sera consacré aux violences faites aux femmes - qui sera présenté début juillet en Conseil des ministres et débattu en septembre au Parlement. Campagne d'information annuelle, numéro unique gratuit d'écoute (le 3919, Ndlr), formation des professionnels (policiers et gendarmes notamment) aux spécificités de ces violences, prise en compte des mains courantes avec "l'instauration d'un suivi pour que les victimes puissent être recontactées par un travailleur social"... "Pour que quand une femme a tiré la sonnette d'alarme, on ne la laisse pas retomber dans le vide", a expliqué la ministre, face à une quinzaine d'interlocuteurs - victimes, forces de l'ordre, assistantes sociales - directement concernés.

Sortie de Jean-Marc Ayrault du Commissariat d'Evreux. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault face à la presse. Photo Réveil FM

Seule une femme sur 10 dépose plainte

Le projet de loi actera également une extension du dispositif appelé "Téléphone grand danger", avec un système de géolocalisation. Il permet aux victimes d'alerter rapidement la police en cas de danger. Actuellement, quatre départements en bénéficient (Seine-Saint-Denis, Bas-Rhin, Paris et Val d'Oise). La Guadeloupe doit instaurer le dispositif dès cet année. Au total, une centaine de téléphones portables d'alerte sera en place d'ici la fin 2013. "Il est financé pour moitié par les départements et pour moitié par l'Etat. Nous nous sommes donnés comme objectif de généraliser le téléphone sur l'ensemble du territoire français au 1er janvier 2014", a indiqué à la presse Najat Vallaud-Belkacem au Conseil général de l'Eure, deuxième étape de la journée ministérielle.

En deux ans, 400.000 femmes ont été victimes de violences conjugales et 112 femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon en 2011. Des violences qui restent souvent secrètes, puisque seulement une femme sur 10 dépose plainte. Un taux qui passe à une sur 50 dans le cadre des violences sexuelles au sein du ménage. "Ce n'est pas parce qu'elles sont commises dans l'intimité qu'elles méritent l'impunité", a déclaré la ministre.

"Un travail se fait déjà, mais nous voulons aller plus loin"

"Il faut absolument faire reculer ces violences dans notre pays", a renchéri Jean-Marc Ayrault jeudi. "Un travail se fait déjà, mais nous voulons aller plus loin", a ajouté le Premier ministre, qui souhaite que le projet de loi à venir permette "d'abord de libérer la parole des victimes" et insiste sur la nécessité d'un travail d'écoute, et "non pas de jugement ou de culpabilisation". "Le gouvernement est très engagé (...) C'est un vrai défi qui s'inscrit dans une volonté plus globale de lutte pour l'égalité des droits, pas seulement formelle mais réelle", a-t-il assuré devant la presse.

Mais Jean-Marc Ayrault a également évoqué à plusieurs reprises l'importance du suivi des auteurs de ces violences. "Il faut à la fois aider les victimes (...) mais il faut aussi, après la sanction, accompagner les personnes qui se comportent de manière violente pour qu’elles sortent de cette spirale et se réhabilitent", a indiqué le Premier ministre, y voyant "l'intérêt de la société". Avant de conclure : "Il faut ne jamais se résigner."

Secourir les femmes en danger

Après avoir rencontré policiers, assistantes sociales et présidentes d’association dans un commissariat d’Evreux, Jean-Marc Ayrault a signé une convention qui va permettre de venir en aides aux femmes victimes de violences. Des femmes qui pourront téléphoner, être reçues dans des commissariats ou gendarmeries et être écoutées par des assistantes sociales. Un dispositif qui sera progressivement généralisé dans les autres départements à partir du début 2014.

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jeudi 23 mai 2013

Matignon: Les journalistes sont au service de l'information !

En France, c'est insulter un confrère que de lui dire qu'il est un journaliste officiel. Même si au pays de Voltaire, il existe des médias publics, les journalistes tiennent trop à leur indépendance d'esprit. Le pluralisme des médias est respecté et la pluralité d'opinion sacrée. A Matignon, il n'y a des journalistes officiels, contrairement en République démocratique du Congo où des journalistes "coupagistes" thuriféraires du régime totalitaire s'affublent de ce titre rétrograde et pompeux pour jouer de l'influence ou de se croire plus important que les autres. A Matignon, tous les journalistes sont à la même enseigne. L'information est délivrée respectueusement à tous sans favoritisme. La source ne délivre pas ses informations sous le manteau. Chaque journaliste traite l'information selon la ligne éditoriale de son journal, de sa station de radio ou sa chaine de télévision. Haut lieu de la République et du pouvoir, l'hôtel Matignon, situé 57 rue de Varenne, dans le 7e arrondissement de Paris est depuis 1935, la résidence officielle et le lieu de travail du chef du gouvernement français, transpire le respect. Difficile d'entendre des bruits, les journalistes travaillent dans une entente cordiale, sans bousculade, précipitation ni croque en jambes. D'ailleurs l'omniprésence des gendarmes de la garde républicaine dissuade. L'équipe de presse du Premier ministre (PM), toujours disponible et à l'écoute des journalistes, répond, oriente, trouve des solutions pour permettre aux journalistes de travailler dans de bonnes conditions. L'indépendance des journalistes dans le traitement d'information n'est jamais remise en question. Chaque journaliste travaille librement avec son badge d'accréditation bien visible.

La déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 inscrite et gravée dans le mur de Matignon. Photo Réveil FM

Des journalistes dans la cour d'honneur de Matignon. Photo Réveil FM

A l'affût de l'information, les journalistes n'hésitent pas à se filer les infos. Photo Réveil FM

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Georges Moustaki est mort

Le chanteur du "Métèque" est mort cette nuit à 79 ans.

Né à Alexandrie, Georges Moustaki s’est éteint cette nuit à Nice où il vivait au calme depuis plusieurs mois. Le 3 mai dernier, il avait fêté ses 79 ans, mais le cœur n’y était plus. Sa vie avait basculé il y a quatre ans, le 8 janvier 2009 à Barcelone, quand sur la scène du Palais de la musique, il fut contraint de renoncer à aller au bout de son concert.

Sur scène, il ne remontera plus. Jamais. Atteint d’une maladie des bronches qui s’est révélée incurable, il aura passé le reste de sa vie à chercher désespérément un peu d’air. Celui qui se présentait comme "l’amant de la mer et du soleil" n’était pas du genre à rester ligoté à une bouteille à oxygène. Pas lui.

Depuis son enfance sous le soleil égyptien, celui qui réclamait "le droit à la paresse" tout en prônant "la révolution permanente" était fait pour la vie dans ce qu’elle peut offrir de meilleur : une enfance de petit prince, au soleil, face à la Méditerranée, regardant passer les jolies filles. Pas très surprenant qu’il soit devenu poète. Personne ne s’étonnait que les salles où il se produisait partout dans le monde soient pleines.

Réveil FM International à Georges Moustaki rend un hommage à travers son duo avec Orlika " IL EST TROP TARD " אורליקה & ז'ורז' מוסטקי, première chanson dans la vidéo.

De son vrai nom Joseph Mustacchi, il avait emprunté son prénom de scène à Georges Brassens, son maître chanteur. Il est né aux yeux du public dans les jupes d’Edith Piaf, son amante, en écrivant pour elle "Milord". La chanson allait devenir un standard et son auteur une référence.

Barbara et Serge Reggiani allaient parfaire son image juste avant qu’il n’ose présenter au public sa belle "gueule de métèque, de juif errant, de pâtre grec". Les années 70 ont débuté avec l’album de 1969, celui qui contenait rien moins que "Le métèque", "Le facteur", "La mer m’a donné", "Ma solitude", "Le temps de vivre". Excusez du peu.

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mercredi 22 mai 2013

Medef: Grand oral décisif pour les candidats à la succession de Parisot

L'actuelle présidente du Medef Laurence Parisot quitte Matignon, le 22 mai 2013 à Paris. Photo Réveil FM

Les cinq candidats à la succession de Laurence Parisot à la tête du Medef, avec pour favori Pierre Gattaz, passent jeudi un grand oral décisif devant le conseil exécutif du Medef pour obtenir le plus grand nombre possible d’avis favorables de ses 45 membres.

Les cinq hommes auront chacun séparément une demi-heure pour convaincre, vingt minutes d’exposé de leur profil et projets et dix minutes de questions entre 09H00 et midi au siège du Medef à Paris, précise-t-on au Medef.

Matignon, Laurence Parisot face à la presse. photo Réveil FM

Le conseil ne sera pas au complet mais tous ses membres voteront le 3 juin pour leur candidat préféré à la présidence de la plus grande organisation patronale de France.

L’avis soumis à l’Assemblée générale, dont les 560 membres votants doivent se prononcer le 3 juillet, devrait prendre la forme du nombre de voix remportées par chacun.

Matignon, Laurence Parisot répondant aux questions des journalistes. Photo Réveil FM

Pierre Gattaz, 53 ans, président du groupe des fédérations industrielles (GFI), semble pour l’instant faire figure de favori potentiel. Le 18 avril, il a obtenu le soutien de la puissante fédération de la métallurgie (UIMM) qui organise à chaque élection une sorte de primaire.

La Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), qui pèse elle aussi un poids important, a également apporté son soutien au PDG de Radiall, fabricant de connecteurs électriques et grand exportateur.

Ce fils de l’ex-patron des patrons Yvon Gattaz (1981-1986) se présente en «candidat du terrain» et «de conquête». Il se montre notamment offensif contre les 35 heures qui, disait-il récemment, «nous polluent la vie», sur l’âge de la retraite ou la fiscalité des entreprises.

Se voulant «missionnaire de l’économie» il ambitionne de «rapprocher les mondes». Il suggère un stage obligatoire d’un an en PME pour les énarques ou la généralisation du programme de «classe en entreprise» qu’il pratique dans sa société afin de provoquer des rencontres entre élèves et salariés, professeurs et salariés.

Une société du risque

Appelant à une baisse des dépenses publiques, il insiste pour que le Medef prépare étroitement avec le gouvernement les projets de budget. L’ordre de passage tiré au sort le place en quatrième.

Patrick Bernasconi, 57 ans, président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) sera auditionné en premier. Cet ancien proche de Mme Parisot, a négocié avec les syndicats nombre d’accords épineux, dont celui du 11 janvier sur le marché du travail.

Lui aussi fustige la loi sur les 35 heures qu’il qualifie d'«erreur historique» et plaide pour que le temps de travail hebdomadaire soit décidé de manière conventionnelle dans les entreprises. Il se dit partisan de «l’écoute, qui passe par le dialogue» et y voit «une vraie différence» avec Pierre Gattaz.

L’autre candidat du trio de tête, Geoffroy Roux de Bézieux, 50 ans, vient lui des services, comme Mme Parisot. Vice-président de la Fédération française des télécommunications (FFT), patron d’Omea (Virgin Mobile), il se dit également très attaché au dialogue social, rappelant qu’il a présidé l’Unedic.

M. Roux de Bézieux, qui sera auditionné en deuxième, critique vivement les réformes successives des retraites en France. Il prône «l’initiative privée» et «une société du risque», s’insurge contre «l’utilisation abusive du +principe de précaution+».

Il sera suivi de Thibault Lanxade, 42 ans, patron de la PME Aqoba, spécialisée dans les cartes de paiement «sur mesure» a réclamé que les partenaires sociaux disposent d’un droit de veto sur les candidats aux ministères.

Dernier dans l’ordre de passage, le candidat le moins connu, Hervé Lambel, 48 ans, patron de HLDC, société spécialiste des services aux entreprises et la production audiovisuelle. M. Lambel se distingue notamment par sa demande de suppression de la TVA inter-entreprises pour lutter contre les problèmes de trésorerie.

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Matignon: Déclaration du Premier ministre jean-Marc Ayrault à l'issue de la conférence avec les partenaires sociaux

Matignon, 22 mai 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

Déclaration de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, à l’issue de la conférence de méthode à l' Hôtel de Matignon, mercredi 22 mai 2013

Bonjour à tous et à toutes,

Aujourd’hui, s’est tenu une conférence de méthode. Qu’est-ce qu’une conférence de méthode ? C’est une bonne façon de préparer minutieusement un grand rendez-vous du gouvernement avec les partenaires sociaux, la deuxième conférence sociale.

Nous commencerons d’abord par le bilan de la conférence sociale depuis un an. Quels ont été les grands chantiers qui ont été engagés pour réformer notre système social, pour le renforcer, pour rendre notre pays plus compétitif ? C’est tout cela que nous analyserons. Donc on commencera par faire l’évaluation d’un an de dialogue social. Le dialogue social – je l’ai dit l’autre jour –, c’est la marque de fabrique de notre gouvernement. C’est la bonne méthode et tous les partenaires sociaux qui sont autour de la table la partagent pour engager et réussir des réformes.

Matignon, 22 mai 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

Mais pour qu’une grande conférence sociale réussisse, ça s’organise. C’est donc le sens de cette conférence de méthode. Et ce qui ressort, c’est un thème unanime qui est celui de l’emploi. Cette conférence sociale sera consacrée, pour l’essentiel, au thème de l’emploi et de la lutte contre le chômage. Ce sera d’ailleurs le titre de cette conférence sociale : la grande conférence sociale pour l’emploi. D’ailleurs, pour l’emploi, je réunirai demain tous les ministres concernés pour une séance de travail sur tous les chantiers en matière d’emploi que nous avons lancés.

Pour la conférence sociale, nous allons travailler par grandes tables rondes. Il y en a une qui sera consacrée à la politique de l’emploi et de la formation professionnelle avec l’objectif d’aboutir à une réforme de la formation professionnelle pour la rendre plus efficace pour les jeunes, pour les demandeurs d’emploi, pour les travailleurs les moins qualifiés.

Nous aborderons aussi les conditions de vie au travail, le déroulement des carrières professionnelles.

Nous aborderons aussi la place des services publics en France avec la modernisation de l’action publique.

Il y aura aussi une dimension européenne – c’est la première fois – à cette conférence sociale parce qu’évidemment l’avenir de notre modèle économique et social passe aussi par l’Europe. Il y a une dimension de règle du jeu sociale à l’échelle de l’Europe. Donc l’Europe ne sera pas absente de cette deuxième conférence sociale. Et puis, bien sûr, il y aura une table ronde importante sur l’avenir de notre système de retraites. L’objectif est : comment sauver le système de retraite français par répartition, garantir le paiement des retraites aujourd’hui mais aussi garantir le paiement des retraites dans la durée ? Et, dans le même temps, comment corriger toutes les injustices qui existent dans notre système de retraite actuellement ?

Matignon, 22 mai 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

Donc voilà une conférence sociale qui se prépare bien, de façon méthodique, résolue, déterminée, avec des partenaires sociaux (patronaux et syndicaux) qui sont, évidemment, tous exigeants et c’est parfaitement légitime, mais qui partagent l’esprit de dialogue et qui sont attachés à la démocratie sociale et qui souhaitent que cette méthode, qui est utile pour le pays, pour le rendre plus fort, plus juste, plus efficace sur le plan économique, sur le plan social.

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Matignon: les partenaires sociaux ensemble pour préparer la conférence sociale

Dans un contexte durci par la crise et les divisions syndicales, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a réuni mercredi patronat et syndicats en amont de la deuxième conférence sociale du quinquennat qui fixera, en juin, la feuille de route du gouvernement pour les mois à venir.

Laurent Berger, le secrétaire général de la de la CFDT. Photo Réveil FM

Après avoir été reçus séparément à Matignon il y a une semaine, les organisations patronales (Medef, CGPME et UPA) et syndicales représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC) le seront ensemble à 16H30. Le Premier ministre s’exprimera à l’issue, après 18H00.

Matignon, 22 mai 2013, Jean-Claude Mailly (FO).

Cette réunion, consacrée à l’organisation et aux thèmes de la conférence sociale des 20 et 21 juin, permettra à chacun «de se positionner» et de «faire apparaître les points d’accord et de désaccord», explique-t-on à Matignon, où Jean-Marc Ayrault sera entouré de plusieurs ministres, dont Michel Sapin (Travail), Pierre Moscovici (Economie), Arnaud Montebourg (Redressement productif), Marisol Touraine (Affaires sociales et Santé) et Marylise Lebranchu (Fonction publique).

Carole Couvert de la CFE-CGC. Photo Réveil FM

Alors que les partenaires sociaux appellent le gouvernement à passer à la vitesse supérieure pour stopper le chômage, l’ordre du jour de la conférence des 20 et 21 juin est déjà connu.

Six tables rondes devraient ainsi nourrir les deux jours de débats qu’ouvrira le président François Hollande au Palais d’Iéna: emploi-formation, filières d’avenir, santé au travail, retraites, services publics et Europe sociale.

Thierry Lepaon, le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT). Photo Réveil FM

Ces grandes thématiques sont peu ou prou celles d’il y a un an mais déjà des insatisfactions s’expriment. «La question du pouvoir d’achat, retenue l’an dernier, est absente cette année, on le regrette profondément», a déclaré à Jean-Claude Mailly.

Du côté des petites et moyennes entreprises, on s’inquiétait «qu’on ne parle pas du financement de la protection sociale» plus largement. «La position du gouvernement est de dire: +On va déjà alléger de 20 milliards d’euros d’ici 2015 les charges des entreprises+. Nous, on pense qu’il faut aller plus loin, d’autant qu’il va falloir trouver des financements pour les retraites», a expliqué le président de la CGPME Jean-François Roubaud.

Philippe Louis de la CFTC. Photo Réveil FM

Contexte plus difficile qu’en 2012

Sur l’emploi, celui-ci dit toujours attendre du gouvernement «des vraies mesures d’urgence». Un point de vue partagé par la plupart des syndicats, qui à l’instar de la présidente de la CFE-CGC Carole Couvert réclament «de passer à la vitesse supérieure».

«Pour relancer la croissance, il y a deux priorités pour la CFE-CGC: l’emploi et le pouvoir d’achat», réaffirme-t-elle mercredi dans La Croix.

Même si la conférence sociale marquera un temps fort de concertation pour réformer le régime des retraites, sujet très conflictuel, «le cœur du sujet sera vraiment l’emploi», insiste-t-on au ministère du Travail comme à Matignon.

La conférence de juin lancera notamment une nouvelle négociation, sur la formation professionnelle. Le président mise sur le dialogue social, qu’il a érigé en méthode de réforme, pour améliorer un système qui ne permet de former qu’une minorité de chômeurs.

François Hollande souhaite que cette réforme «complète» celle du marché du travail, qui a abouti en mai au vote définitif de la loi sur la sécurisation de l’emploi, à l’issue d’une négociation patronat-syndicats qui a profondément divisé les organisations de salariés.

Un gendarme de la Garde républicaine à Matignon. Photo Réveil FM

L’accord sur l’emploi du 11 janvier, violemment combattu par FO et la CGT, avec des soutiens à gauche, a laissé des traces. Les dirigeants de la CGT et de la CFDT commencent tout juste à tenter de recoller les morceaux.

Le fait que cet accord n’ait «pas réuni toutes les organisations syndicales», la montée du chômage et l’entrée en récession créent un contexte «plus difficile» pour la conférence 2013, reconnaît Matignon, même si on pense qu’a contrario, la «forte adhésion au processus des conférences sociales» peut la «faciliter».

Ce deuxième grand rendez-vous risque «d’être plus tendu», a déjà prévenu Jean-Claude Mailly (FO). «La première conférence avait été celle de la confiance retrouvée (...). Aujourd’hui, les syndicats sont dans une situation de veille critique sur les réformes pour que la rigueur ne pèse pas sur les salariés», note Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail.

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mardi 21 mai 2013

Paris : un essayiste d'extrême droite se suicide dans Notre-Dame, la cathédrale évacuée

Paris, mardi 21 mai, la cathédrale Notre Dame de Paris évacuée.

Dominique Venner s'est suicidé en plein jour devant l'autel de Notre Dame de Paris

Un homme s'est donné la mort dans l'enceinte de Notre-Dame de Paris mardi 21 mai, selon une source policière. La cathédrale a été évacuée. Selon Reuters et une source policière, il s'agit de Dominique Venner, âgé de 78 ans, ancien membre de l'OAS, essayiste et engagé contre le mariage pour tous.

Selon les tout premiers éléments de l'enquête, cet homme s'est donné la mort devant l'autel peu après 16 heures à l'aide d'un pistolet à un coup de fabrication belge. La cathédrale était "en cours d'évacuation" mardi après-midi, sans incident, selon la source policière, mais on ignorait peu avant 17 heures. "Des geste nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences"

Sur son site personnel, Dominique Venner a publié une note mardi 21 mai, intitulée "La manif du 26 mai et Heidegger", dans laquelle il dénonce le mariage pour tous "une loi infâme", il redoute "une France tombée au pouvoir des islamistes" et de "l’immigration afro-maghrébine". L'essayiste appelle également à dépasser la manifestation du 26 mai prochain contre l'ouverture du mariage aux couples de même sexe : "Il ne suffira pas d’organiser de gentilles manifestations de rue pour l’empêcher."

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RSF soutient les journalistes du Nord-Kivu

A l’occasion du 3 mai 2013, Journée internationale de la liberté de la presse, Reporters sans frontières a apporté son soutien aux journalistes des villes de Butembo et de Goma (Nord-Kivu), à l’Est de la République démocratique du Congo. L’organisation a accordé une aide financière aux rencontres intitulées : "Parler sans crainte, assurer la liberté de la presse dans tous les médias", organisées dans les deux villes par les organisations locales de professionnels des médias. Réunissant les représentants de la profession, ces dernières étaient également placées sous le signe du dialogue avec les autorités.

Monument historique de Butembo

"Reporters sans frontières est fière de son soutien aux journalistes de Butembo et de Goma, a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de l’organisation. Notre organisation se réjouit de la vitalité et de l’engagement de la communauté des journalistes du Nord-Kivu et prend note de la participation active aux débats des responsables politiques de la région. Face à la complexité du climat pour la presse dans l’Est de la RDC, Reporters sans frontières souhaite vivement que cette journée symbolique puisse jeter les bases d’un dialogue constructif à même de permettre à l’ensemble des journalistes du Nord-Kivu d’exercer leur travail d’information sereinement et en toute sécurité".

L’actualité des derniers mois a été particulièrement éprouvante pour la presse dans l’Est de la RDC. Pris dans le feu croisé des troupes gouvernementales et des milices se disputant le contrôle des régions des Kivus, médias et journalistes locaux ont été victimes d’abus et d’exactions au cours du dernier semestre. Suspensions illégales de radios à Goma en novembre 2012, mises à sac de rédactions et menaces par des rebelles du M23 dans la province du Nord Kivu, arrestations arbitraires de journalistes tant par les troupes FARDC que par des miliciens… Les exemples de violations de la liberté de l’information sont nombreux.

La table ronde organisée à Butembo à l’initiative des associations locales de journalistes a réuni plus de cent journalistes. Des responsables politiques étaient également présents. La journée s’est d’ailleurs ouverte sur une allocution du maire de la ville. Symbole des débats et des engagements mutuels des pouvoirs public et de la presse, une toile spécialement réalisée pour l’occasion a été signée par le maire et les responsables de huit organisations de journalistes de Butembo. Le premier s’est ainsi engagé, au nom des autorités, à garantir le respect des droits et de la liberté de la presse. Les journalistes ont quant à eux réaffirmé leur attachement aux principes d’éthique et de déontologie. Une "rue de la liberté de la presse" devrait en outre être baptisée par le maire de Butembo d’ici à la fin du mois de mai.

Des débats sur la situation de la presse et des médias dans le Nord Kivu, sur les conséquences pour la presse du conflit minant la région pour la presse et sur la situation des femmes journalistes ont été menées. Largement couverte par les médias locaux, la journée s’est clos sur un consensus entre les différentes organisations locales de journalistes, jetant les bases de la création d’une plate-forme unique, à même de représenter et de porter les préoccupations et les revendications des professionnels des médias de Butembo.

Les journalistes de Goma solidaires de leur confrère Blaise Bahisha

L’événement organisé à Goma était placé sous le même thème que celle de Butembo : "Parler sans crainte, assurer la liberté de la presse dans tous les médias". Réunissant professionnels des médias, représentant de l’Union nationale de la presse congolaise du Nord-Kivu et dirigeants politiques, les débats ont notamment abordé les questions de la sécurité, du respect des droits des journalistes ainsi que celles de l’éthique journalistique. Ils se sont appuyés sur les bilans relatifs à la situation de la liberté de l’information en République démocratique du Congo publiés par Reporters sans frontières et Journaliste en danger.

Un cas a été largement débattu : la détention depuis le 17 avril 2013 à l’auditorat militaire supérieur du Nord-Kivu de Blaise Bahisha (http://fr.rsf.org/rd-congo-un-journaliste-aux-mains-de-l-25-04-2013,44427.html), illustration accablante des maux dont souffre la presse à l’Est du Congo. Solidaires de leur confrère désormais incarcéré à la prison centrale de Goma, l’ensemble de la communauté des journalistes présent lui a apporté son soutien et a exigé sa libération. L’auditeur supérieur charge du dossier participant à la rencontre a confié attendre un retour des responsables à Kinshasa quant aux suites à donner au dossier.

Ces rencontres ont permis aux journalistes, solidaires face à la dégradation du climat au sein duquel ils évoluent, de dresser les contours des menaces et entraves auxquelles ils font face auprès des pouvoirs politiques et d’obtenir des autorités locales qu’elles s’engagent à garantir la sécurité et la liberté de travail de la presse.

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François-Médard Mayengo: ‘’Adios Théthé’’ une élégie originale qui a donné un souffle nouveau à la musique congolaise moderne !

L’histoire de la musique congolaise moderne a fini par me convaincre que contrairement à ce que pensent certains critiques , l’œuvre la plus ‘’emblématique’’ de Tabu Ley n’est pas « Kelya », mais plutôt « Adios Théthé ». En fait, découlant, selon Lonoh Malangi, d’un texte de Mosengo Moreno, cette merveilleuse prestation de Tabu Ley du début des années 60 serait restée une complainte ordinaire si le « Seigneur Rochereau » n’y avait pas imprégné une texture poétique l’ayant hissé au rang d’une élégie.

Dr. François-Médard Mayengo kulonda

Il faudra alors savoir gré au Grand Kallé Jeef d’avoir découvert, et laissé chanter ce grand artiste à ses côtés. Dès le départ en effet, ce visionnaire avait compris qu’il avait affaire à un artiste talentueux, et que son génial poulain allait rendre des immenses services à la musique congolaise moderne.

Pour étayer cette affirmation, mon assertion se réfère à deux postulats essentiels : l’originalité de la structure de ce chant, dans son rythme et dans son type de mélodie, ainsi que l’air et le tempo ayant constitué son soubassement musical.

De l’originalité de ce chant

Baignant dès ses débuts musicaux dans le style latino-américain (ou afro-cubain) adopté et imposé comme modèle par Grand Kallé dans l’African Jazz, Tabu Ley a pris pour la première fois ses distances vis-à-vis de ce genre musical avec « Adios Théthé », amenant ainsi une grande révolution dans la musique congolaise.

En effet, contrairement à la structure afro-cubaine de « Kelya », où le chœur d’instruments à vent répond à la voix ample et musclée du chanteur dans la partie du refrain, c’est plutôt la guitare qui soutient la voix suave du chanteur ténor dans cette belle composition de Tabu Ley.

A la différence donc du rythme fougueux de « Kelya », fruit d’un appui massif des instruments polyphoniques de grand afflux, le rythme emballant et élégant de « Adios Théthé » est essentiellement tenu par les notes exquises de la guitare ainsi que les battements discrets du tam-tam.

Propre à la musique latino-américaine, le type de mélodie grave et symphonique au chœur chaud de « Kelya » est remplacé ici par la mélodie mélancolique des bardes traditionnels. Le ton lyrique et intimiste issu du romantisme africain de « Adios Théthé » tranche donc avec celui dramatique, massif, et grandiloquent de « Kelya », dont le chœur avait été inspiré par la musique des Caraïbes.

De son air et de son tempo

La seconde raison de ma conviction est à déceler dans l’air et dans le tempo que génère « Adios Théthé ». En fait, dans un effort de ressourcement dans des tribus du Congo non influencées par la musique occidentale, Tabu Ley a voulu maintenir le fond rythmique de son terroir de Bandundu .

Évidemment, on remarque également dans ladite chanson les types de mélodie, de rythme, et d’air tirés des musiques dérivant de la poésie populaire des folklores musicaux de certains peuples bantous.

Cette histoire d’amours manquées, inspirée, affirme Lonoh Malangi, par Mosengo Moreno, a été élevée en élégie non seulement par les prouesses vocales de Tabu Ley Rochereau, mais aussi par l’air et le tempo qu’il y charrie, notamment dans son arrangement musical, dans les tournures de ses mots ainsi que dans ses images pittoresques. Chant d’une très grande émotivité négro-africaine, « Adios Théthé » ne cessera pas d’envoûter les mélomanes épris de la rumba congolaise.

Point de départ du style dit fiesta

Le lyrisme langoureux de cette aubade a inauguré une poésie élégiaque que Tabu Ley développera désormais dans sa carrière musicale. Il perpétuera ensuite cet archétype dans les différents orchestres dans lesquels il évoluera après l’African Jazz, et dont il influencera profondément le style (African Fiesta, African Fiesta national, et Afrisa).

C’est pourquoi, les tenants de l’actuelle génération musicale qui s’inspirent de cet icône de la rumba congolaise s’identifient tout bonnement comme adeptes du « style fiesta », en référence à « l’African Fiesta », l’ensemble musical ayant accompagné l’idole d’ébène dans la chanson ici examinée.

A ce titre, Tabu Ley est, ex aequo avec Kwamy Munshi, l’introducteur de l’élégie dans notre musique moderne.

Mais à son instar, beaucoup de nos valeureux chanteurs tels qu’Emile Soki, Canta Nyboma, Dalienst Ntesa, Chantal, Carlito, Papy Tex, Papa Wemba, Kester Emeneya, Koffi Olomide, Werrason, JB Mpiana, Fere Gola, Fally Ipupa, Jus d’été Mulopwe et autres ont adopté, chacun avec sa sensibilité, la structure sémiologique de « Adios Théthé » dans leurs diverses propositions musicales.

Tout au long de sa fastueuse, longue et exemplaire carrière musicale, Tabu Ley a reproduit de diverses manières, par diverses versions, le fondement rythmique langoureux, l’air languissant, et le ton éploré de cette complainte. A différentes périodes de sa féconde et fécondante carrière, on retrouve en effet les ferments et les recettes de ce chant dans les prestations ayant suivi celle qui fait l’objet de notre analyse, telles que Lucie (Na tikela dit Chérie elaka ya mariage, na sima tango moke abosani mibeko ! ye ake kobala a a mobali na Kenge…Lucie eee obanza ka nga a ata na libala), Ndaya (Ndaya, ngai na lala lelo wapi eee ya solo yo onde paradis iii…), Sophie Elodie, Marie Jea, Gipsy, et tant d’autres !

A la sortie de cette chanson, la reconnaissance du public ne s’était pas fait attendre. En tout cas, tout Kinshasa d’alors (Léopoldville à l’époque) avait été inondé par les paroles, la mélodie et le rythme de « Adios théthé ».

Le succès ayant été très vite au rendez-vous, à partir de la réussite de cette œuvre originale, Tabu Ley développera dorénavant une poétique musicale tirant son substrat essentiel du registre traditionnel bantou, nonobstant les influences reçues de Grand Kallé, ou de ses compagnons de route, dans les différentes phases de sa carrière.

Ainsi, avec sa nouvelle expression musicale, ce grand artiste a eu une grande influence sur sa génération, et sur celles suivantes. On peut aisément la déceler dans nombre des compositions de ses multiples épigones dont Ndombe Opetum, dans Hortense, Sam Mangwana dans Bibi ou luzingu kele mpidina, Ntesa dans Delia, et Jaria, Jules Presley Shungu Wembadio dans amoureux déçu, Pépé Kallé et le Bakuba dans Nazoki, etc.

En 1979, lorsque Papa Wemba avait évolué à coté de Tabu Ley dans l’Afrisa International, la seule chanson de son mentor qu’il interprétait pour annoncer son entrée en scène dans les concerts et spectacles produits à cet effet était justement « Adios Théthé ».

Les littérateurs sous les charmes

Il en est de même de certains hommes des lettres du monde négro-africain, Senghor notamment, qui ont eu à exprimer leur fascination pour l’œuvre musicale de Tabu Ley après que celui-ci ait adopté dans la durée cette approche musicale. D’ailleurs, à l’époque, en plus de celui de Seigneur, le sobriquet de poète avait été aussi collé à ce chanteur-compositeur et interprète hors pair.

Qu’on en mesure donc la poéticité de la chanson analysée ! Dans « Adios Théthé », l’amoureux déçu dit : ‘’Que dirai-je au village, comme tu es partie, Théthé ? - Comme tu es partie, ma mort, imminente, est vraiment signée ! - Comme tu es partie, je mourrai de chagrin ! – Comme tu es parie, THETHE, auprès de qui, avec qui vais-je pleuré ? – Comme tu es partie, vois maintenant comment je suis objet de raillerie !...Comme tu es partie, mon chagrin est immense, et mes pleurs sont sans fin…’’

Moi-même, dans ma jeunesse romantique, j’ai assez longtemps porté la mélodie mélancolique, le rythme langoureux ainsi que le ton élégiaque de cette chanson ! « Adios Théthé » m’a même inspiré un des poèmes (‘’Tu reviendras’’) contenu dans ma toute première publication titrée « Mon Cœur de Saisons ».

En tout cas, Ce chant m’a accompagné toute ma vie : à l’école, aux heures des loisirs, dans mes rencontres amoureuses, dans mes passions artistiques, dans mes quêtes d’inspiration, même dans ma formation en peinture.

Dans mon imaginaire de mioche, la célèbre Théthé m’apparaissait souvent avec un corps gracieux et envoûtant. Svelte, d’un noir d’ébène au visage allongé, cette nymphe aux grands yeux et au regard mélancolique était semblable aux dryades qu’on croisait aux apparitions du crépuscule. Montée sur ses ergots, cette naïade à la face postérieure massive, et à la gorge opulente et ferme, avait un bassin large et auguste.

Ainsi, dans mes rêveries puériles obnubilées par la force de suggestion de la voix fine de Tabu Ley, Théthé était devenue le prototype d’une beauté féline, insouciante, imprévisible, insaisissable, et fugitive à dessein !

En conséquence, la parution de la chanson « Adios Théthé» sera, et restera toujours pour moi, un de plus forts moments de la musique congolaise moderne.

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Bunia-Ituri: un journaliste de la radio Canal Révélation a été retrouvé sans vie !

Le vendredi 17 mai 2013, le corps sans vie de Guillain Chanjabo, journaliste reporter est découvert dans dans la rivière ngezi à 5 km du centre-ville de Bunia, en début de l'après midi. Il était dans un tel état de décomposition que la Croix-Rouge a dû l'enterrer sur place. Il a été identifié dès le départ grâce à son uniforme de la Radio Canal Révélation qu'il avait mis sur lui le jour de sa disparition. Guillain Chanjabo a été assassiné par des inconnus. Les traces sur son corps étaient encore visibles: il a été poignardé sur la tête, au dos, dans le ventre et au niveau de deux genoux. Agé de 58 ans, il a été recruté comme animateur bénévole depuis 2004.

Guillain Chanjabo en plein reportage de proximité à Bunia en Ituri. Photo Canal Révélation

A 2006, il est engagé dans le projet BRV, Bringing rural voice to the décision making process in Ituri.

Gullain Chanjabo sillonne et anime plusieurs communautés ituriennes à travers le jeu public et le reportage.

En 2007, il contribue à la création des clubs d’écoute à travers le projet financé par la Fondation américaine pour la démocratie.

De 2008 à 2010, il est traducteur des émissions du Projet Radio Interactive pour la justice, en même temps présentateur en swahili pour le même programme.

De 2010 à nos jours, il devient animateurs des émissions hewa bora biso na biso, en avant les jeunes, succès du temps passé et présentateurs des journaux parlés en swahili.

Dans un communique publié peu après la découverte du corps, l'ONG de défense des droits des journalistes Freedom for journalist (FFJ) a exigé l'ouverture d'une enquête "pour établir la responsabilité et punir le ou les auteurs intellectuels et matériels du meurtre".

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Tatiana Ratsimba et Michaël Palop, deux jeunes radioteurs au synode de Lyon

Pas moins d'une dizaine des radios étaient branchés pour retransmettre en direct le culte du premier synode de l'Église Protestante unie: RCF, Phare FM, Alliance FM, FM Plus, Fréquence Protestante... Parmi les animateurs deux jeunes: Tatiana Ratsimba qui nous a interviewé et Michaël Palop qui a fait la prise de son. La radio, c'est tout un art ! Mais la radio , c'est la vie car on peut l'écouter partout. Lorsqu'on voit des jeunes animer la radio, on ne peut que s’émerveiller. Et à Kinshasa, Réveil FM avait misé sur la jeunesse. Certains d'entre eux qui s'étaient exprimés pour la première fois derrière un micro à Réveil FM font partie aujourd'hui du paysage audiovisuel congolais (PAC).

Tatiana Ratsimba et Michaël Palop à Lyon. Photo Réveil FM

Tatiana Ratsimba et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM

Selon une enquête réalisée d'avril à juin 2003 par le Collectif Interassociatif Enfance et Média (CIEM) auprès de 1025 jeunes de 12 à 18 ans et de 490 parents, 96% des jeunes interrogés, dont 56 % ont moins de 16 ans, déclarent écouter la radio.

Plus de 60% des jeunes déclarent l'écouter tous les jours et un jeune sur deux entre 1 et 3 heures par jour. Les parents interrogés quant à eux disent à 86% connaître la radio qu'écoutent leurs enfants.

"Ils ont cependant tendance à sous-estimer le temps que leurs enfants passent à cette écoute", estime le CIEM. Pour les filles comme pour les garçons le moment privilégié d'écoute se situe le matin et le soir.

Ils sont encore un sur trois à déclarer l'écouter après 22 heures (plus les garçons que les filles, et plus les plus de 16 ans que les moins de 16 ans qui sont quand même 31%). Les radios jeunes arrivent très nettement en tête de classement, de leurs deux radios préférées NRJ serait la radio préférée des filles, citée par 55% d'entre elles, Skyrock celle des garçons, citée par 47% d'entre eux. Europe 2, qui attire davantage les plus de 16 ans, arrive en 3ème position suivie de Fun Radio.

Selon le CIEM, "les parents ont tendance à sous estimer l'audience de Skyrock auprès de leurs enfants". Dans un entretien accordé à Sud Ouest, Michel Meyer, directeur de France Bleu et auteur de "Paroles d'auditeurs", estime que "Skyrock tient un rôle de conseil et d'accompagnement social pour les perdus et les nouveaux damnés de la terre des quartiers".

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Goma va-t-il tomber avant l'arrivée de Ban Ki Moon en République démocratique du Congo ?

Les habitants de la bourgade de Mutaho au Nord de Goma ont fui depuis 4 heures du matin, les attaques du M23 contre les positions des FARDC. Femmes, hommes et enfants se sont retrouvés à Muja vers Munigi avant de finir leur course à la paroisse Catholique Saint François-Xavier de Ndosho. Plus de 500 personnes ont pris place dans les hangars des écoles et sur les terrains de jeu sans à manger ni couvertures.

Ban ki Moon, seccrétaire Général de l'ONU.

Les témoignages recueillis par Radio Kivu1 renseignent que ces déplacés de guerre ont quitté leurs maisons en écoutant les détonations des armes lourdes et automatiques au Nord de Goma.

La ville elle-même était comme dans un état de stress et des « on-dit ». Bien que le travail a été moins perturbé, certaines banques et coopératives ont gardé la prudence de ne pas ouvrir tous les guichets.

Plus tard dans la journée, la porte-parole du gouvernement provincial, Marie Shematsi a rassuré la population en parlant la première à la presse.

Le porte-parole des FARDC, le colonel Olivier Hamuli qui était au front a également rassuré la population que la situation est sous contrôle des Fardc.

En fin de journée c’est le vice-gouverneur en personne, Feller Lutaichirwa qui s’est prononcé en invitant les parents à envoyer les élèves à l’école mardi car la ville de Goma ne court aucun risque.

Goma a ainsi passé un lundi stressant avec le mouvement des militaires dans la ville allant au front et des nouvelles alarmantes venant des portables. Selon des indiscrétions, ces messages sont de la tactique du M23 de paniquer la ville avant l’arrivée à Goma du secrétaire général des Nations Unies de Ban Ki-Moon.

Durant cette journée agitée à Goma, le témoignage d’un certain colonel Ngoy Ilunga, un S2 régiment service donc chargé de renseignement au M23 était diffusé. Cet ancien de la garde républicaine(GR) qui avait été capturé en Novembre 2012 lors de la chute de Goma, a fait défection du mouvement rebelle et évacué sur Goma par la Monusco et 17 autres militaires avec armes et une radio Motorola. Ce militaire confirme qu’il y a toujours une complicité continue entre les rebelles et quelques personnes dans la ville, servant de relai et de cinquième colonne.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, effectue les 22 et 23 mai une visite de travail en République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris mercredi de source onusienne à Kinshasa.

Au cours de cette visite, Ban Ki-moon rencontrera les responsables de la Monusco (Mission des Nations pour la stabilisation de la République démocratique du Congo), des Agences de l’ONU et des autorités congolaises, notamment Joseph Kabila, précise la même source.

M. Ban Ki Moon aura également des entretiens avec le Premier ministre congolais, les présidents des deux Chambres du Parlement et les représentants de la société civile.

Avant d’achever sa visite en RDC, le secrétaire général de l’ONU se rendra à Goma, au Nord-Kivu.

Lors de ce séjour, M. Ban sera accompagné du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et d’une délégation comprenant plusieurs responsables de l’Organisation onusienne, selon la même source.

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Paul Kagamé, le Führer de Kigali au petit pied à Oxford

Des policiers britanniques dépassés ! Des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais lançant des projectiles de toute nature: œufs et tomates pourris, bouteilles d'eau minérale sur le cortège de Paul Kagame. Le très controversé dictateur rwandais est sonné. Il n'en revient pas, ses lobbyistes non plus. Le samedi 18 mai 2013 à Oxford, il en a pris pour son grade. Après avoir longtemps tiré à hue et à dia sur le génocide de 1994, pour se donner un semblant de légitimité et en faire son fonds de commerce, Paul Kagamé sait désormais que l'impunité dont il jouissait jusque là est entrain de se lézarder. L'Adolphe Hitler du Rwanda est responsable de crimes de guerre, crimes contre l'humanité en République démocratique du Congo. Lui et sa soldatesque sont cités dans plusieurs rapports onusiens. Le Führer de Kigali, avec ses 8 millions de morts congolais dans sa conscience, pillages des ressources congolaises, a été hué, lapidé avec des œufs et tomates pourris, ainsi que des bouteilles d'eau en plastique à Oxford. Pourtant le nazi de mille collines avait mis le paquet pour transformer son image. 3000 rwandais applaudisseurs pris en charges par le dictateur, tous des tutsi, pas des hutu ni des twa, étaient arrivés à Londres par cars, avions et trains, nourris et logés aux frais de Paul Kagamé. L'ambassade du Rwanda en Grande-Bretagne s'étant de visas. Malgré cette corruption de type soviétique de l'époque de la guerre froide, Paul Kagamé a eu la plus grande peur de sa vie face aux Résistants-Patriotes-Combattants Congolais.

Au-delà de ses crimes et génocide, Paul Kagamé le nazi de mille collines est un pillard et receleur des ressources de la RDC

3 leçons à retenir de Paul Kagamé sur les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais à Oxford:

1. En s'autorisant de parler des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais devant ses 3000 applaudisseurs, cela prouve que Paul Kagamé a été atteint dans son amour propre de dictateur. Il s'est auto-humilié et a reconnu que les Congolais n'ont pas peur de lui, malgré le fait qu'il déstabilise la République démocratique du Congo pour piller ses richesses. Pour la majorité de Congolais, Paul Kagamé est coupable de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide en République démocratique du Congo: Plus de 8 millions de congolais ont été massacrés et sont privés délibérément de justice et sépulture ! De l'enfumage, donner un diplôme honoris causa à un criminel dans une université britannique.

2. Ses invectives à l'encontre des manifestants à Oxford étaient pathétiques, vides et minables. Paul Kagamé se trompe de grille d'analyse. Il n'a pas eu à faire à des opposants mais à des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais. Ironiser du fait que les Congolais meurent de faim dans leur pays mais préfèrent lui balancer des œufs, c'est oublier que ces congolais mangent à leur faim. Ils ne sont pas maigres ni faméliques. Le nazi de mille colline est cynique mais son cynisme le perdra. Joseph Kabila, le bunkerisé de Kingakati son cheval de Troie à la tête du Grand Congo, est son homme de main. Pour s'échapper dans sa responsabilité de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide au Congo, l'Adolphe Hitler du Rwanda en faux fuyant s'est caché sur les soubresauts de l'histoire de la politique congolaise. Aucun congolais ne lui a demandé d'envahir le Congo, il n'y est pas le bienvenu. Même si lors des festivités du cinquantenaire de l'indépendance du Congo en 2010, indépendance acquise chèrement par nos aïeux auprès des colons Belges, Joseph Kabila valet de Paul Kagamé avait fait retarder de deux heures le défilé pour attendre son mentor, si les mangeristes ventripotents avaient applaudis sans rien dire, les Congolais de l’Étranger avaient dénoncé cette humiliation. La RDC étant devenue un paillasson sur lequel le sanguinaire de Kigali s'essuie ses petits pieds.

3. Paul Kagamé sait qu'encore au pouvoir, pas encore capturer pour la CPI, ses alliés font semblant d'ignorer ses bévues. Le jour qu'il perdra le pouvoir, ils tourneront vite casaque et ne chercheront pas à le sauver quand les conséquences de ses méfaits seront au grand jour !

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dimanche 19 mai 2013

Oxford: Paul Kagamé le "Killer" malmené, traqué et pourchassé avec des oeufs pourris par des congolais et exilés rwandais !

Temps de Toussaint, période de la pentecôte par pour tout le monde. Pas de tapis rouge britannique pour le boucher de Kigali mais plutôt des œufs pourris pour son cortège. Le dictateur rwandais Paul Kagamé a eu hier samedi 18 mai 2013 la stupeur de sa vie à Oxford, il s'est vu se faire accueillir par des milliers des congolais « en rages » et des exilés rwandais. Des « milliers » des « Résistants-Patriotes-Combattants » venus de partout avaient assiégé Oxford. Banderoles, affiches, calicots, des congolais et rwandais n’ont pas eu froid aux yeux, ils ont scandé: « Kagamé tueur », « Kagamé génocidaire ». La police britannique, pourtant déployée en masse, a eu tous les maux du monde à contenir la vague« d’ indignés » de la République démocratique du Congo, victimes d’agressions répétées de leur petit voisin rwandais. A Oxford, Paul Kagamé était invité par les étudiants de l’école de commerce de cette université pour y donner une conférence et recevoir une distinction d’honneur pour la « croissance économique africaine » dû à son pillage et recel des ressources minières de la République démocratique du Congo. En effet, malgré de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide en République démocratique du Congo dénoncées par les experts et rapports de l'ONU, Kagamé continue de jouir de l'impunité.

Un Congolais avec son affiché des victimes

Des policiers de scotland débordés pour assurer la sécurité de Kagamé

Tony Blair, le conseiller spécial de Paul Kagamé avait bien boutiqué son affaire. Pour flatter l'égo surdimensionné de l'ogre de Kigali, il fallait lui concocter une grande conférence dans une université prestigieuse britannique, avec cerise sur gâteau la remise d'un diplôme. C'est Oxford qui a été choisi. Parler de performances économiques du Rwanda, pays receleur qui exploite et vend illicitement des minerais qui ne se trouve pas dans son sous-sol, Tony Blair et les anglo-saxons pillards des richesses y ont pensé.

Malaise au sein de l’Université d’Oxford

Paul Kagamé a usé et abusé du génocide des tutsi de 1984. Avec sa soldatesque, l'enfant martyr est devenu parent bourreau même plus pillard, receleur du Congo voisin

Plusieurs étudiants et professeurs de l’Université d’Oxford menaient déjà depuis plusieurs jours une campagne visant à faire annuler la venue de Paul Kagame dans cette université « au regard des nombreuses allégations l’accusant de violations des droits de l’Homme » peut-on lire sur le site internet des étudiants d’Oxford.

Salvatore Cusimano, le meneur de cette campagne explique « l’Université donnera l’impression de fermer les yeux sur les actions de Monsieur Kagame au moment où même les gouvernements des Etats-Unis et de la Grande Bretagne – les plus proches alliés du Rwanda – ont pris leurs distances avec Monsieur Kagame et son gouvernement » avant d’ajouter « en tant que membre de la communauté d’Oxford, il est de notre devoir d’utiliser notre influence afin de renverser la grave erreur de jugement commise par l’école de commerce » et de conclure « nous avons une opportunité unique de promouvoir les droits de l’Homme et de défendre la réputation de notre université et par conséquent, nous devons agir ». Mêlant le geste à la parole il avait envoyé un courrier aux responsables de l’établissement et avait lancé une pétition en ligne laquelle, qui avait recueilli plus de 5029 signatures.

L’université avait pris ses distances mais n’annule pas

Interpellé par les membres de la communauté universitaire ainsi que par différentes organisations des droits de l’Homme et des membres des diasporas rwandaise et congolaise, l’Université avait refusé d’annuler l’évènement en raison de « la politique de liberté d’expression » qu’elle prône « Nous encourageons la discussion et au regard de la politique de liberté d’expression prônée par l’université, nous n’avions pas cherché à empêcher les étudiants de continuer cette invitation ».

L’université avait toutefois pris ses distances avec l’événement en précisant dans différents courriers envoyés aux protestataires que la conférence et la remise du prix étaient une initiative étudiante, organisée par une association étudiante « c’est un prix des étudiants et non de l’école [de commerce] ou de l’université » avait-t-elle notamment précisé dans ses différents courriers. S’exprimant au sujet des accusations de violations des droits de l’Homme dont fait l’objet Paul Kagamé, l’Université avait également pris ses distances « nous sommes conscients que le Président Kagamé est une figure controversée et sa présence n’implique pas que l’école ou l’université partagent ses positions ou actions».

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