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jeudi 4 février 2010

Togo-Elections: Faure Eyadéma a-t-il peur de Koffi Yamgname ?

Le doyen de la françafrique, Omar Bongo Ondima avait coutume de dire: "En Afrique, on n'organise jamais les élections pour les perdre !". Une grande amie camerounaise m'a toujours dit que l'Afrique n'aime pas ses propres enfants.

Koffi Yamgname, candidat-président de la République du Togo, victime d'une manigance du régime Eyadéma Fils

Acte de notorieté de Koffi yamgname

La Cour constitutionnelle du Togo a rejeté la candidature de Kofi Yamgnane pour la présidentielle du 28 février 2010, a appris la rédaction de Réveil-FM de source fiable au sein de la diaspora togolaise et aussi sur son site facebook. Il est reproché à Koffi Yamgname, Franco-Togolais, qui s'est engagé à renoncer à sa nationalité française pour servir le Togo, une incertitude sur sa date de naissance.

Lors de sa tournée européenne, Koffi Yamgname est le premier candidat à la magistrature suprême d'un pays africain pré-démocratique à avoir signé avec la Plate forme Panafricaine en France, le dimanche 20 décembre 2009 à Montreuil dans la banlieue parisienne, un protocole d'accord en s'engageant ouvertement devant les diaspora africaines : d'encourager la pluralité d'opinions au Togo, de s'abstenir de museler l'opposition encore moins les journalistes, de permettre à ce que les richesses du Togo profitent d'abord aux Togolais etc...

Au pays où les urnes circulent emportées sur les dos par des militaires, la tricherie ne suffit plus. Il faut éliminer les candidats valables et se présenter avec "les poids mouches" de la politique togolaise, qui n'ont pas la carrure de Koffi Yamgname encore moins le charisme de Gilchrist Olympio.

La dictature dynastique du clan Eyadema est en marche au Togo. Dire que c'est la société belge ZETES qui va livrer les Kits électoraux au Togo. La même société avait livré en République Démocratique du Congo lors des élections Louis Michel de 2006, les Congolais connaissaient les résultats avant la proclamation, de nombreux fantômes et étrangers avaient voté. Espérons que

C'est une autoroute qui est ouverte au Togo pour le fils du dictateur Eyadéma qui est arrivé de la manière dont on sait.

La liste des candidats à la succession de Faure Gnassingbé, actuel président du Togo a été rendue publique mardi 2 février 2010 à Lomé, par la Cour constitutionnelle dans la capitale togolaise. Grande surprise : le nom de l’ancien secrétaire d’Etat de Mitterrand et ancien maire de Saint-Coulitz (Finistère), Koffi Yamgnane n’y figure pas.

Une incertitude sur la date de naissance de l’opposant-candidat au régime du Rassemblement du peuple togolais au pouvoir (RPT) sera à l’origine de ce rejet. En effet, selon la Cour, les documents français de l’intéressé indiquent le 11 octobre 1945 comme date de naissance, alors que ceux du Togo font mention du 31 décembre 1945.

« Cette situation est de nature à semer la confusion sur l’identité de la personne et par voie de conséquence à fragiliser la sécurité juridique et judiciaire inhérente à la magistrature suprême du pays », a justifié Abdou Assoumah, président de la plus haute juridiction du pays.

L’opposant a réagi à cette décision, la qualifiant de malheureux pour le Togo et de manœuvre pour l’écarter. « C’est une décision qui vise à m’écarter de la course. Je suis devenu un candidat sérieux capable de bousculer le pouvoir. Je suis par conséquent malheureux pour les Togolais. Le RPT pense qu’il va rester éternellement au pouvoir au Togo », a-t-il fait remarquer.

Les noms des sept autres candidats ont été validés par la Cour constitutionnelle. Il s’agit de Nicolas Lawson, Agbéyomé Kodjo, Jean-Pierre Fabre, Yawovi Agboyibo, Brigitte Adjamagbo-Johnson, Bassabi Kagbara et Faure Gnassingbé.

A travers son mouvement, "Sursaut-Togo", Koffi Yamgname voulait convaincre les Togolais ainsi que ses adversaires politiques et surtout mettre fin à la "peur, omniprésente dans les yeux des Togolais". Par un programme réaliste, il voulait persuader ses compatriotes que le Rassemblement du peuple togolais (RPT), le parti présidentiel, est frappé d’obsolescence. De nombreux africains sont convaincus aujourd'hui que le régime de Lomé suit le même sillon que celui d'Eyadema père. Rien de nouveau sous le soleil du Togo.

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mardi 2 février 2010

Makala, abattoir des prévenus congolais !

Piquée par la mouche Tsé Tsé, la justice congolaise à l'égard des prisonniers du Centre pénitentiaire et de rééducation de Makala, est tellement en sommeil et semble se complaire dans cette habitude somnolente. La conséquence de tout ceci, s’est que beaucoup de prisonniers restent souvent des mois sans aucun avancement dans l’évolution de leur dossiers judiciaires.

Illustration du rapport Human Right Watch 2008 sur la RDC

Les prisonniers à Makala. Photo Archive.

Baptisé par Mwenze Kongolo alors Ministre de la Justice et garde des sceaux sous l'AFDL de « centre pénitentiaire de rééducation », l'extérieur peint en chaux blanc, la prison de Makala n'avait changé que de nom.

Cette prison dont le nom donne dr frisson aux Kinois, accueille des hommes, des femmes et même des enfants. C'est un véritable village, avec ses marchés, ses discussions entre mamans, ses chèvres qui gambadent, ses visiteurs mêlés aux prévenus-prisonniers et ses nombreux pasteurs des églises du Réveil. Pas moins de vingt-sept cultes religieux différents sont célébrés le dimanche dans la prison de Makala, où par ailleurs les violences sont quotidiennes et les viols fréquents.

Les gardiens ne sont souvent payés, ils n'ont pas pour habitude d'intervenir à l'intérieur de l'enceinte de sécurité. Ce sont des voyous, des détenus de droit commun qui par leur bonne conduite, assurent la surveillance de leur compagnons d'infortunes.

Sans ignorer les prévenus sans dossiers qui écument les prisons de Kin-Mazière, Camp Tshatshi, Camp Kokolo, Kibomango, aéroport de N'djili etc plus de 5 mille détenus: hommes, femmes et enfants, s'entassent à Makala, seul centre pénitentiaire de Kinshasa.

Quatre des pavillons du complexe, complètement saturés, comptent chacun 700 à 800 prisonniers, soit une soixantaine par cellule. Beaucoup sont en détention préventive. Les prisonniers sont nourris par des familles, la Croix-Rouge et des congrégations. Ceux qui ne reçoivent aucun soutien se reconnaissent à leur aspect squelettique.

Des hommes squelettiques au visage d'ascète qui quémandent piteusement une miche de pain, des redoutables brigands d'alors, devenus inaptes, car diminués par le poids de la famine et de maladies infectieuses, des cadavres en sursis.

Le pavillon VIII, la "capitale" est le pavillon des détenus qui avaient occupé jadis de hautes fonctions dans les structures de l'Etat. Presque tous ont bonne mine, belle prestance, le moral haut.

le fameux pavillon X, réservé aux malades, où gisent des êtres humains transformés en loques vivantes. Allongés comme des bois morts sur des nattes usées par des urines mélangées aux excréments diarrhéiques sanguinolents, ils attendent une mort lente, mais sûre et atroce. Personne ne sait exactement de quoi ils souffrent. Visite des médecins interdite. Donc, personne n'a vraiment intérêt à les toucher, sauf naturellement les religieuses catholiques munies des longs gants oeuvrant charitablement au pénitencier.

Ces malades du pavillon X, ou plutôt des cadavres en sursis.

Chaque semaine, cinq à dix corps attendent d'être transférés aux ateliers logés dans les dépendances, et qui font souvent office de morgue.

Le pavillon V, un autre univers où croupit une promiscuité humaine. Des crachats traînent çà et là, cultivant microbes, bacilles et autres virus. Plus de cinquante personnes attendent de se soulager devant un trou sans évacuation qui servait d'installation hygiénique.

Au centre du petit cercle, le "gouverneur", c'est-à-dire le fût débordant d'excréments. Les matières fécales s'entassent jusqu'à ce que de nouveaux venus les eussent enlevées.

Dénommé "Purgatoire", le pavillon IX (pavillon des femmes), est communément appelé "salle d'urgence".

Dès la tombée de la nuit, dans la cour qui jouxte ce pavillon, lui-même quelque fois transformé en maison de tolérance, des accouplements en chaine s'y passent.

La famine qui sévit au pénitencier contribue à rendre certaines femmes proxénètes, la débauche est connue et encouragée par les soldats de garde.

les agents commis à la surveillance représentent un maillon très important dans la chaîne d'introduction de la nourriture apportée par les familles des détenus. Ils peuvent priver ces derniers de leur repas sans être réprimander.

Les frais de douane sont imposés aux prisonnières avant de traverser la grille principale de l'officine pénitentiaire. Ils s'élèvent à 600 FC.

Une prostitution sans nom des femmes à Makala font qu'elles y habitent avec leurs bambins. Sans ignoré celles victimes du viol.

Deux fléaux: la vente du chanvre et la sodomie ravagent la prison de Makala. Les sodomites sont pour la plupart des détenus condamnés à de lourdes peines d'emprisonnement ou souvent à perpétuité.

Ce sont des assassins, des voleurs à main armée et des caïds de la pègre Kinoise qui entretiennent cette pratique. Ils se livrent à toutes sortes de trafic dont le plus lucratif est celui du chanvre et leur victimes se font payer par une boule de "Fufu" et "du Thomson" (poisson chinchard).

Makala apparaît comme un monde à l'espoir constamment en évasion.

La prison de Makala est aussi le lieu des injustices de la justice. Les plus flagrantes sont les dossiers en suspens.

Les trois quarts des détenus sont des prévenus non condamnés et presque tous ont consommé le délai de validité de la détention du Ministère Public.

Celle-ci, dont la durée légale est fixée à cinq jours, est souvent allongée à six, douze ou même vingt-quatre mois sans que personne n'y trouve à redire.

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lundi 1 février 2010

La "Waderie" du président Sénégalais sur Haïti fait son chemin à l'Union africaine

Le 14e sommet de l'Union africaine (UA) s'est ouvert le dimanche 31 janvier 2010 sur un hommage aux quelque 170.000 victimes du tremblement de terre à Haïti.

Abdoulaye Wade, président du Sénegal

Sur l’échelle Richter des propositions farfelues, la palme devrait être décernée au président sénégalais, Abdoulaye Wade. Assurément, Gorgui, comme on sait, pétille d’idées et donne son avis sur tout. D’où cette idée aussi biscornue qu’éculée de vouloir créer en Afrique un espace pour le retour des Haïtiens sur la terre de leurs ancêtres, sous prétexte de « la récurrence des calamités » qui tombent sur leur île. Dans quelle forêt, dans quelle savane, dans quel Sahel ou quel désert ? On ne sait trop, si ce n’est qu’il s’agit-là d’une « waderie ». Mais l'idée fait son chemin

L'Union africaine est convenue dimanche d'examiner une proposition visant à accueillir les Haïtiens sinistrés et d'envisager la création d'un Etat pour eux sur le continent. L'Union africaine est convenue d'examiner une proposition visant à accueillir les Haïtiens sinistrés et d'envisager la création d'un Etat pour eux sur le continent.

L'idée a été lancée par le président sénégalais Abdoulaye Wade, selon qui l'histoire des Haïtiens, descendants d'anciens esclaves africains emmenés dans les Caraïbes ou en Amérique, leur donne le droit à un nouveau départ sur leurs terres d'origine.

La proposition va être discutée durant le sommet de l'Union africaine qui se tient pendant trois jours à Addis Abeba, en Ethiopie, a déclaré devant les chefs d'Etat et de gouvernement le président de la Commission de l'UA, Jean Ping.

L'Union africaine a d'ores et déjà ouvert un compte pour Haïti à la Banque africaine de développement, a-t-il ajouté.

"C'est le sens du devoir, de la mémoire et de la solidarité qui nous commande d'examiner la proposition du président sénégalais Abdoulaye Wade de créer en Afrique les conditions du retour des Haïtiens qui souhaitent revenir après le désastre qui a ravagé Haïti", a-t-il souligné.

Wade a suggéré que le Sénégal et plusieurs autres Etats devaient naturaliser les Haïtiens qui demandent à obtenir une nouvelle nationalité et a exhorté ses homologues à adopter un vaste programme d'adoption d'orphelins.

L'idée d'un Etat dessiné ex nihilo pour les Haïtiens fait écho à la création du Liberia au 19e siècle par les esclaves affranchis aux Etats-Unis.

"Nous avons des attaches et des liens avec ce pays", a encore dit Ping à propos d'Haïti. "La première république noire en 1804, qui a porté haut le flambeau de la libération et de la liberté du peuple noir."

Pour en revenir à l’Exodus prôné par le célèbre président Sénégalais pour son foisonnement d'idées, Wade ne le sait peut-être pas mais le temps est passé où l’on caressait l’idée romantique d’un retour à la mère-patrie pour les descendants d’esclaves noirs et il y a belle lurette qu’une tentative du genre au Ghana, désormais transformé en simple destination préférée de vacances pour les touristes afro-américains, a fait long feu.

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dimanche 31 janvier 2010

Enfants soldats : Et si les Seigneurs de la guerre congolais étaient pareils que les Libériens ?

Les témoins présentés comme étant des enfants soldats par l'accusation au procès de Thomas Lubanga, poursuivi devant la Cour pénale internationale (CPI), ont tous menti, a affirmé mercredi la défense de l'ancien chef de milice de République démocratique du Congo (RDC).

Thomas Lubanga Dyilo à la Cour Pénale Internationale (CPI) à La Haye.

"La défense entend démontrer que la totalité des individus qui ont été présentés comme des enfants soldats ainsi que leurs parents dans certains cas ont délibérément menti devant cette cour", a déclaré Catherine Mabille, l'avocate de Thomas Lubanga.

"La défense entend démontrer que six d'entre eux n'ont jamais été des enfants soldats, le septième a menti sur son âge et les conditions de son enrôlement, le huitième n'a jamais appartenu à l'UPC", l'Union des patriotes congolais, la milice de l'accusé, a-t-elle poursuivi. Selon l'avocate, "les témoins ont été appelés à mentir sur leur âge, leur nom, le nom de leurs parents, les écoles qu'ils auraient fréquentées afin de rendre plus difficiles les vérifications à leur égard".

"Des faux témoignages ont été fabriqués avec l'assistance d'intermédiaires et la collaboration du bureau du procureur", a-t-elle affirmé : "cette situation nous paraît extrêmement grave". Les enfants soldats sont impliqués malgré eux dans des conflits armés, contraints d'utiliser des armes. Le recrutement et l'instrumentalisation de ces enfants bafouent et entrainent plusieurs dommages: physique, émotionnel, psychique...

Le 12 avril 1980, un coup d’état est conduit par un autochtone issue de l’ethnie Krahn, le sergent Samuel Kanyon Doe qui assassinera le président William Richard Tolbert junior. Sur la lancée, il en profite pour faire assassiner publiquement le reste du gouvernement et en profite pour installer un régime tyrannique dont le but est de favoriser son ethnie. Durant 10 ans il va devoir faire face à plusieurs coups d’état jusqu’au dernier mené le 9 septembre 1990 par une coalition conduite par Prince Yormic Johnson et Charles Taylor. Après avoir été torturé par les hommes de Johnson, il est assassiné après avoir eu les 2 oreilles et le pénis tranché sous les yeux de Johnson buvant une bière.

ATTENTION ! Ce reportage en plusieurs parties dont les 3 premières sont mises en ligne contient des images particulièrement dures.

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vendredi 29 janvier 2010

Le Potentiel et la Balkanisation du Congo ?

Qualifiés à tort d'aigris, de Ngbandaïstes et autres noms d'oiseaux, pour être les premiers à dénoncer la cabale de certains Etats, des multinationaux prédateurs et leurs "capots" congolais qui profitent du désordre établi en République démocratique du Congo pour mieux piller ses minerais.

En alerte et sachant que la République Démocratique du Congo est le seul bien en commun pour tous les Congolais, la diaspora congolaise, dans sa diversité et ses différences, mobilisée comme un seul homme ne lésine sur aucun moyen pour que le projet de la balkanisation du Grand Congo ne soit pas effectif. Dans son édition N°4889, on apprend que le Journal "le Potentiel" a organisé une conférence-débat à la salle de la paroisse Notre-Dame de Fatima à Kinshasa, sur les enjeux du complot de la balkanisation de la République Démocratique du Congo. A Réveil-FM nous refusons de continuer à rêver debout ! Sans parti pris, ni rancune ni rancoeur, nous nous sommes interrogés sur l'urgence d'une telle initiative. Voici les 10 raisons qui nous font mettre un bémol à propos de cette initiative et ses dessous de cartes :

1. Tiré à moins de 2500 exemplaires dans la capitale congolaise qui compte plus de 10 Millions d'habitants, Le Potentiel est un journal jacobin Kinois dont 80 % des informations des provinces publiées ont pour source la radio onusienne Okapi. Les provinces congolaises et leurs réalités ne sont pas la préoccupation première du journal Kinois. Et dans une enquête effectuée du 18 au 22 septembre 2006 auprès de Kinois: «quel est le journal que vous lisez le plus ?», le Softinternational s'était arrogé 9,3% du public lectoriel, soit le triple de son plus direct poursuivant, le quotidien «le Palmarès» (3,9%), «le Phare», avec 3,7%, et venait en quatrième position, «le Potentiel» ne se contentant que d’un modeste 2,8% sérieusement concurrencé par «la Prospérité» (2,7%) et «la Référence Plus». Or avec l'érosion du pouvoir d'achat des Congolais et la multiplication de la vente des journaux en photocopie, la situation s'est beaucoup empirée.

2. La majorité de nos confrères du Potentiel ne font pas des reportages de terrain. Mais il est très facile et courant de les retrouver comme attachés de presse des ministres et des gouverneurs. L' exemple de notre ami Willy Kabwé est flagrant. Il est l'attaché de presse de Moïse Katumbi, gouverneur du Katanga. Ce n'est un secret pour personne. Il n'est pas le seul dans les journaux Kinois à avoir la double casquettes. Mais cela pose énormément la question de l'indépendance journalistique.

3. L'opposition à la balkanisation de la RDC est une cause nationale. Par conséquent, elle aurait eu plus d'impact si l'Union nationale de la Presse congolaise (UNPC), cadre fédérateur de tous les journalistes et médias congolais (même volontairement affaibli pour des raisons obscures) s'était approprié l'idée, en association avec les ONG de droits de l'homme et toutes les forces vives de la nation pour porter cette cause. Et non pas "Le Potentiel", un journal dont la ligne éditoriale en tôle ondulée varie selon les gouvernants.

4. "Le Potentiel" est la propriété de Modeste Mutinga. Ayatollah contre la liberté d'expression, l'ex-président de la Haute Autorité des Médias (HAM) s'était comporté comme inquisiteur des journalistes, des médias et partis politiques de l'opposition avec des décisions farfelues et alambiquées à la pelle, durant la transition 2002-2006. Or ceux-ci font partie intégrante des forces vives de la nation. Mais de quel éveil de forces vives parle "le Potentiel ?". Hier les journalistes étaient les mal aimés puisqu'on avait les élections et aujourd'hui on veut s'appuyer sur eux pour faire passer le message. La non constance et la versalité du quotidien de Modeste Mutinga laisse pantois !

5. Modeste Mutinga est rapporteur au Sénat pour le compte l'AMP, majorité présidentielle au pouvoir. Lors de la décision unilatérale (sans consultation de la chambre haute et basse du Parlement) de Joseph Kabila de faire entrer l'armée rwandaise au Congo pour soit disant rechercher les FDLR. Dans son journal, puisque au Congo, on peut être Sénateur et continuer à écrire dans son journal, Modeste Mutinga avait pris fait et cause pour Joseph kabila et exigé la démission de Vital Kamerhé, président de la chambre basse qui regrettait que celle-ci ne soit pas informée et dont les propos tenus à l'époque soutenaient la défense de la souveraineté et l'intégrité de la République Démocratique du Congo. Où a-t-on déjà vu, une armée étrangère entrer avec armes et munitions, femmes et enfants, vaches et casseroles, louches et babioles...Aujourd'hui le rapport de Human Right Watch est très claire: l'opération Kimia I et II défendue par Modeste Mutinga dans son journal est un échec car les victimes sont les populations civiles congolaises. Le viol des femmes congolaises a augmenté avec cette opération. Le Sénateur AMP ne s'est jamais fondu dans les excuses dans ses fameux "Nota Bene" pour reconnaitre son égarement et d'avoir désorienté les Congolais. N'en déplaise à Paul Kagamé et les Kagamistes, tous les Hutus au Congo ne sont pas des génocidaires. La responsabilité au cas par cas est importante. Et la République Démocratique du Congo a un devoir moral de protéger les Congolais et les étrangers qui sont sur son sol.

6. Il ne suffit plus de dénoncer la balkanisation de la RDC, l'avenir du Congo est menacé par le fait que le pouvoir AMP-UDEMO-PALU est incapable de refonder l'Etat et d'assurer les fonctions régaliennes de celui-ci sur toute l'étendue du territoire congolais. Aucune partie de la RDC ne doit être une zone interdite contre l'armée, la police, l'administration congolaise, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui dans sa partie orientale. Le 6 janvier 2010, la bagarre à Kibumba à trente kilomètres de Goma où les policiers devraient procéder à la réhabilitation dans ses fonctions du chef de groupement, Déogracias Makombe Naraima qui avait abandonné son poste à la suite de l’occupation par l’ex-mouvement armé CNDP est un exemple parmi tant d'autres.

7. La démocratie n'est jamais mieux défendue que là où elle est menacée. La partie Est de la République est le ventre mou. Une conférence-débat sur le Non à la balkanisation de la République Démocratique du Congo aurait plus de poids à Goma, Rutshuru, Beni-Butembo, Kanyabayongo, Luofu qu'à Kinshasa.

8. Pourquoi "Le Potentiel" a-t-il organisé sa conférence-débat seulement maintenant dans cette période pré-remaniement gouvernemental ? Y a-t-il anguille sous roche ?

9. Qui a financé cette conférence ? La vente seule des journaux ne peut pas permettre au "Potentiel"d'organiser cette conférence. Pourquoi parmi les intervenants il n'y a pas eu des gens venant des provinces menacées.

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mercredi 27 janvier 2010

L'Université Protestante du Congo (UPC) abrite le Centre d'excellence pour la microfinance allemande en République Démocratique du Congo

L'Université Proestante du Congo (UPC) abrite depuis le 15 janvier 2010, le centre d'excellence pour la microfinance de l'office allemand d'échanges universitaires (DAAD) à Kinshasa. Le DAAD propose des cursus ambitieux destinés aux jeunes diplômés africains mais aussi allemands. Le financement est assuré par le ministère fédéral des Affaires étrangères dans le cadre de la campagne « Aktion Afrika ».

Evariste Boshab, président du parlement, Matthias Mülmenstädt, directeur général allemand des affaires d'Afrique du ministère fédéral des Affaires étrangères et le recteur de l'UPC, Prof. Bolia

Les étudiantes congolaises à l'Université Protestante du Congo (UPC).

Au centre d'excellence pour la microfinance de Kinshasa, les étudiants africains pourront obtenir un diplôme de master spécialisé dans le domaine du microcrédit, le premier du genre en Afrique subsaharienne.

Cette formation est le fruit de la coopération entre l'Université Protestante au Congo et la Frankfurt School of Finance and Management dans le cadre du nouveau programme de soutien du DAAD intitulé « African Excellence ».

La microfinance joue un rôle crucial dans le développement économique et la lutte contre la pauvreté en Afrique. « Le microcrédit est un moyen de renforcer l'initiative individuelle et la prise de responsabilité. Il permet de constituer des revenus durables », a indiqué le député Hartwig Fischer, membre de la commission du développement du Bundestag allemand également présent à la cérémonie. Les banques et les ministères connaissent pourtant un manque flagrant d'experts qualifiés en microfinance. Le cursus de master désormais proposé, taillé sur mesure pour répondre aux besoins, vient combler une lacune importante de l'offre universitaire.Ce nouvel institut de formation fait partie d'un réseau de cinq centres situés au Ghana, en Tanzanie, en République démocratique du Congo, en Namibie et en Afrique du Sud. Les centres proposent d'excellentes filières de formation et de recherche au niveau international.

Les centres d'excellence de l'Office allemand d'échanges universitaires (DAAD) sont financés par le ministère fédéral des Affaires étrangères dans le cadre de la campagne « Aktion Afrika ». 2,5 millions d'euros y ont été consacrés en 2008 comme en 2009.

Outre la thématique de la microfinance étudiée à Kinshasa, les autres centres d'excellence sont axés sur le droit, le développement, la santé et la logistique. La mise en réseau de tous les centres offre des effets de synergie bénéfiques. Leurs représentants se rencontrent régulièrement afin d'échanger leurs expériences et de mener un débat scientifique sur des questions d'intérêt commun

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Haïti: Hommage à Mamadou Bah !

En mission à Kinshasa en République Démocratique du Congo pour le compte de la Monuc de 2002 à 2006, Mamadou Bah avait piloté et monté la Radio Okapi. C'est vraiment à kinshasa que nous l'avons connu. Ancien porte-parole de la Minustah, Mamadou Bah est mort le 12 janvier 2010 dans l’effondrement de l’immeuble de l’Onu à Port-au-Prince. Il était depuis quelques semaines le plus proche collaborateur du numéro de 2 de l’organisation, Luiz Costa da Silva, lui aussi décédé dans le séisme.

Mamadou Bah

Né le 4 mai 1965 à Brazzaville, Mamadou Bah a fait ses études à Lomé au Togo et en France. Juriste de formation, ce Franco-Guinéen dont les racines familiales plongent au cœur du Fouta-Djalon avait été auditeur au cabinet Arthur Andersen avant d’opter pour le journalisme.

À la BBC, puis à Jeune Afrique, qui fut son école. Après un court passage au Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) à New York, il intègre la Mission de l’ONU en RD Congo (Monuc), où il pilote la mise en place de radio Okapi.

C'est lui qui nous avait reçu à la Monuc après notre protestation suite au débauchage des journalistes et animateurs de Réveil-FM pour la Radio Okapi.

Il avait de grandes qualités humaines, l’amour du travail bienfait dans la rigueur, il était poli et respectueux.

En Haïti, Mamadou Bah avait eu l’idée d’une coopération entre Bibliothèques Sans Frontières et la Minustah , Il oeuvrait pour l’ouverture d’une bibliothèque pour les adolescents purgeant une peine dans des centres pénitentiaires.

A Port-au-Prince, il avait aussi un projet d’ouvrir une galerie, de soutenir des jeunes peintres haïtiens.

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lundi 25 janvier 2010

PPRD-PCC, alliance contre nature ! 1ère partie

Que la Chine soit gagnante dans le contrat léonin avec la République Démocratique du Congo: troc des minerais contre infrastructures pour une durée de trente ans. Cela ne laisse pas indifférents les observateurs de notre pays. Mais que le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) au pouvoir au Congo-Kinshasa face alliance avec le Parti Communiste Chinois (PCC), cela pose problème.

Lundi 18 janvier 2010, au Grand Hôtel Kinshasa, M. Wang (PCC) et E. Boshab (PPRD)

Car le PPRD n'est pas un parti de masse populaire. Il ne se préoccupe pas de bien être de tous les Congolais.

C'est un conglomérat de quelques individus qui se coopté pour avoir le pouvoir, l'usé et l'abuser pour leurs intérêts personnels.Combien des Congolais sont encarté au PPRD ? Quelle est l'idéologie de ce parti ? Au pouvoir, quelle politique applique le PPRD envers les Congolais pour se réclamer de gauche ? Lorsque les Sénateurs et députés s'augmentent leur salaire et que les policiers, enseignants, juges bref les fonctionnaires ne sont pas payés, s'agit-elle d'une politique de gauche ? Lorsque la Constitution congolaise déclare en son article 10 que la nationalité congolaise est "une" et que les gouvernants ont deux voire trois nationalités, là encore, c'est une politique de gauche ?

Le PPRD n'est pas un parti de gauche malgré le rafistolage d'un mensonge cousu au fil blanc des éditorialistes-coupagistes et thuriféraires de Kinshasa. Certains vont jusqu'à justifier son rapprochement avec le Parti Communiste Chinois par le fait que le monde est devenu "le monde est devenu interplanétaire, mieux un village planétaire. Les idéologies politiques se compénètrent et se mettent au service de la cause mondiale". Une politeïa est toute société civile qui a en vue l’intérêt général à l’opposition de la société despotique qui ne cherche que des intérêts particuliers. Aristote affirmait que « la politeïa est une politeïa », désignant par le même terme « gouvernement » et « constitution ». Il signifiait que le bien commun, que la chose publique, sont mieux assurés ou atteints plus simplement lorsque le titulaire du gouvernement est le grand nombre, du moins un nombre satisfaisant d’individus (le peuple). Or il apparaît que le peuple ne peut qu’à de brefs instants exercer directement sa souveraineté (référendums), dans la logique rousseauiste, pour des raisons pratiques et qu’il est amené à déléguer pour un temps donné sa souveraineté à des représentants. C’est dans cette dualité de ces principes que l’exercice de la démocratie se réalise.

COMMUNIQUE CONJOINT DU PPRD ET DU PCC Ce lundi 18 janvier 2010

Il s'est tenu au Grand Hôtel Kinshasa, en République Démocratique du Congo, une importante séance de travail entre le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, PPRD.

sous la Conduite de son Secrétaire Général Evariste Boshab et la Délégation du Parti Communiste Chinois, PCC, conduite par son chef du Département des relations extérieures, Monsieur WANG, invité en RDC par le PPRD.

La rencontre a eu lieu en présence de l'ambassadeur de la Chine en RDC et le Comité Exécutif National du PPRD

Après avoir salué l'excellence des relations diplomatiques et économiques entre la RDC et la Chine, le PPRD et la délégation du PCC ont pris l'engagement d'apporter leur soutien inconditionnel à cette coopération adulte et réciproquement avantageuse entre Pékin et Kinshasa.

Dans les échanges, quatre points ont été inscrits à l'ordre du Jour par le Secrétaire Général du PPRD, Evariste Boshab.

A savoir, l'Ecole du parti, la formation des cadres, la discipline dans les actions, les élections ainsi que la formation des brigades agricoles du PPRD.

Le Secrétaire Général du PPRD, Evariste Boshab a exprimé les attentes de son parti à ce sujet dans le cadre de la coopération entre les deux partis frères.

Le chef du Département des relations extérieures du PCC a rencontré, l'une après l'autre, les préoccupations du Secrétaire Général du PPRD.

S'agissant de l'Ecole du parti, Monsieur Wang a indiqué qu'elle est d'une importance capitale pour le renforcement des capacités civiques et idéologiques des cadres.

Quant à la formation desdits cadres, le chef de la délégation du PCC a dit toute la disponibilité de son parti d'accueillir cette année les cadres du PPRD devant être formé comme formateurs des formateurs de l'Ecole du Parti du PPRD.

A propos de la discipline dans les actions, Monsieur Wang a indiqué que c'est là tout le secret de la réussite du PCC de la Chine dans tous les secteurs de la vie comme arme efficace de lutte contre les antivaleurs.

Concernant les élections, bien que les contextes soient inhérents à chaque pays, le PCC qui souhaite voir le PPRD l'emporter en 2011 a mis l'accent sur l'amélioration des conditions de vie de la population.

Enfin s'agissant de la formation des brigades agricoles du PPRD, le Chef de la délégation Chinoise du PCC a annoncé la tenue au mois d'août prochain du Forum agricole Chine-Afrique où le PPRD sera invité pour échange d'expériences en la matière.

Débutée à 10h45, la séance de travail s'est terminée à 13h05' sur une note de satisfaction de deux parties.

Pour le PCC : M. Wang Chef du département des relations extérieures

Pour le PPRD Evariste Boshab Secrétaire Général du PPRD

En politique les clivages politiques et idéologiques sont des boussoles qui permettent aux citoyennes dans leur choix de savoir se situer. Certes, la Chine maoïste n'est pas la même à celle d'aujourd'hui qui applique l'économie du marché, dans son fonctionnement la Chine est demeuré communiste. Mais quelle est donc l'idéologie du PPRD au Congo ?

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Nigéria: Umaru Yar'Adua, président fantôme ?

L’hospitalisation du président Nigérian Umaru Yar’Adua en Arabie Saoudite a considérablement paralysé la vie sociopolitique du Nigeria. Depuis plusieurs semaines, pouvoir et opposition se tiraillent sur l’aptitude de ce dernier à rester en fonction. Des milliers de personnes dont Wole Soyinka, le prix nobel, ont manifesté à deux reprises pour exiger la démission du grabataire.

Le Président Nigérian Umaru Yar’Adua

Même l’ancien chef de l’Etat, Olusegun Obasanjo est monté au créneau pour fustiger cette situation préjudiciable à la stabilité de ce pays.

« Si vous prenez un travail, élu ou nommé, et qu’ensuite votre santé commence à vous faire défaut et que vous n’êtes plus capables d’assurer, que vous n’êtes plus capables de satisfaire ceux que vous êtes supposés servir, alors il y a un chemin de l’honneur et de la moralité. Si vous ne savez pas ça, alors vous ne savez rien », a-t-il récemment affirmé.

Selon l’article 144 des textes fondamentaux nigérians, le chef de l’Etat cesse d’exercer ses fonctions quand les deux tiers des membres du conseil exécutif de la fédération votent une résolution démontrant son incapacité, après vérification par une équipe de cinq médecins désignés par le président du Sénat.

La justice nigériane vient de donner un ultimatum de 14 jours au gouvernement pour se prononcer sur la capacité du président Umaru Yar’Adua hospitalisé depuis deux mois à Djedda (Arabie Saoudite) à diriger le pays.

« Le Conseil exécutif de la fédération dispose de 14 jours pour adopter une résolution (...) pour statuer si, au regard de l’absence du Nigeria du président pour raisons médicales depuis le 23 novembre 2009, le président est incapable d’exercer ses fonctions », a déclaré Dan Abutu, le président de la Haute cour nigériane de justice.

Umaru Yar’Adua, un musulman originaire du nord et au pouvoir depuis 2007 est admis d’urgence à Djedda (Arabie Saoudite), depuis deux mois. Officiellement, il souffre d’une péricardite aiguë, une inflammation exagéré de l’enveloppe du cœur. Mais, selon des sources concordantes, ses réels problèmes de santé seraient d’origine rénale.

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samedi 23 janvier 2010

Polémique: Un face-à-face Jean-François Copé-burqa a eu lieu à la télévision française !

Un débat rare et étonnant s’est tenu samedi 9 janvier 2010 sur le plateau de Salut les terriens à Canal+, Thierry Ardisson a reçu Dalila, une jeune femme française de 22 ans qui a expliqué son choix de porter la burqa. Et dans l'émission il revevait également Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée national et auteur d'une loi sur le port de burqa sur les lieux publics, et Roland Dumas, l'ancien ministre des Affraires étrangères de François Mittérand.

Dalila, couverte des pieds à la tête, a expliqué pourquoi elle a choisi le voile intégral voilà cinq ans. Sa mère a choisi des prénoms maghrébins pour Dalila et sa sœur jumelle en souvenir de ses années passées en Algérie et du père de ses filles qui ne les a pas reconnues.

De nationalité française, Dalila a été éduquée selon des valeurs athées, scolarisée dans le public puis dans un lycée catholique. Elle vit toujours dans un HLM de Dijon, sa ville natale, avec sa sœur et sa mère, qui leur a inculqué certaines valeurs musulmanes. Française elle aussi, cette dernière n’a jamais servi de viande de porc à ses filles, « pour que vous ne me le reprochiez pas plus tard », disait-elle.

« J’ai subi des agressions »

Devant ces contradictions, les deux sœurs ont commencé à se poser des questions et à se documenter, notamment en lisant le Coran. « Quand nous avons découvert l’islam, nous nous sommes dit que c’était nous », a-t-elle expliqué, avec maturité.

« Nous avons appris à être musulmanes et françaises, ce que les politiciens ne veulent pas comprendre », a-t-elle lancé devant Jean-François Copé qui est favorable à l’interdiction du voile intégral.

Aujourd’hui étudiante en droit, elle est autorisée à entrer dans l’université en burqa, sauf pendant les examens. Après avoir porté le foulard pendant six mois, Dalila a opté pour le voile long.

« Il y a des règles et on les suit sans se poser de questions », a-t-elle précisé, avant de raconter les difficultés entraînées par ce choix. « Je savais à quoi m’attendre. A Dijon, il n’y avait aucune femme voilée. Au début, nous étions mal vues. Dans la rue, j’ai subi des agressions et des insultes. Aujourd’hui les gens se sont habitués, mais beaucoup nous croient soumises et déjà mariées. »

« Le visage est le premier élément de l’identité »

Très calmement et avec assurance, Dalila s’est adressée à Jean-François Copé, qui prône une amende de 750 euros pour les femmes portant le voile intégral : « Ce sont les dictatures qui imposent aux citoyens comment s’habiller. Votre projet ne représente pas un pays démocratique. Vous n’avez aucune science en matière de religion. » Le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, député et maire de Meaux, lui a répondu : « Vous écouter a renforcé mes positions. »

« La particularité de la France est d’être une démocratie laïque, a-t-il poursuivi. La laïcité n’est pas une négation des religions. Chacun peut exercer son culte dans le respect de celui de l’autre. Parmi les règles de la République, il y a le “vivre ensemble”, et pour vivre ensemble il faut pouvoir connaître l’identité de l’autre. Le premier élément de l’identité d’une personne est son visage. »

« Vous pensez que nous sommes soumises »

Sans perdre son aplomb, Dalila se défend, le reprenant même lorsqu’il l’appelle « madame » : « C’est un cliché ! Vous pensez tous que nous sommes mariées et soumises. La majorité des femmes voilées le sont par choix. » « Si demain vous faites une loi, je ne pourrai plus jamais sortir de chez moi », a-t-elle lancé, comme une alerte.

Pour répondre à la question de la sécurité, posée par Jean-François Copé, la jeune femme a certifié pouvoir se dévoiler devant les forces de l’ordre en cas de contrôle ou pour être reconnue par les instituteurs de ses futurs enfants à la sortie de l’école.

Dans son argumentaire, Dalila a été soutenue par Roland Dumas, également invité de l’émission, qui a fait le parallèle entre le projet de Jean-François Copé et la législation de Vichy.

Salut les terriens ! a obtenu lors de cette émission sa plus forte audience depuis son lancement, voilà trois ans. Plus de 1,3 million de téléspectateurs, soit 6,5 % de part de marché, ont suivi ce face-à-face. Preuve que ce débat passionne les Français.

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vendredi 22 janvier 2010

Région Parisienne: Concert chrétien à Viry-Chatillon pour les enfants orphelins schégués congolais !

l’Association "Lumière du Monde de Kinshasa " a organisé pour ses orphelins: ex-schégués, enfants de la rue le samedi 16 janvier dernier à Viry chatillon dans la région parisienne. Madame Genevièe Monsheny, l'épouse du pasteur Monsheny de l'Eglise la Parole Vivante, est l'initiatrice de la prise en charge des enfants abandonnés à Kinshasa. Les artistes invités: Frère Goly, Soeur Dorkas, Réné Lokua, Mimi Mavatiku, Evelyne Goly, groupe Succoth, Groupe le chandélier... étaient tous là mais la récolte n'a pas été abondante pour les orphelins de Kinshasa. Si le froid de l'hiver n'a pas permis un déplacement de la foule, il est aussi une vérité spirituelle que beaucoup de chrétiens ignorent: il faut donner pour recevoir en retour.

Pasteur Shébuel Mowhou, Maman Geneviève Monsheny et son mari, le pasteur Monsheny

Modateur de la journée, le pasteur Shébuel Mowhou est le responsable de la maison d'éditions Ccinia communication, très connue sur la place Paris qui a déjà publié plusieurs ouvrages chrétiens et essais scientifiques dont "l'appel à la jeunesse africaine" de Théophile Obenga.

Réportage photos

Les artistes chrétiens congolais dans leur ensemble

Pasteur Schébuel et René Lokua, qui est toujours humble

Soeur Dorkas et frère Goly

Soeur Mimi Mavatiku

Frères Paty et Mbuta

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jeudi 21 janvier 2010

Combien d'armes sont en libre circulation au Congo ?

Personne en République Démocratique du Congo n'est en mesure de répondre avc exactitude à cette épineuse question. Néamoins selon le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, président du Programme oecuménique de paix, transformation des conflits et réconciliation (PAREC), quelque 22.000 armes ont été récupérées depuis 2005 dans plusieurs provinces de la République Démocratique du Congo - 9.565 armes ont été récupérées au Nord-Katanga entre 2005 et 2007, 361 à Bukavu durant une semaine en 2006 et 12.090 armes à feu et de guerre à Kinshasa de novembre 2008 à mai 2009.

Les armes récupérées par Parec

Kinshasa, la capitale congolaise

Lors de la précampagne lancée du 11 au 21 novembre 2008, le Parec dans son opération" Arme contre 100 $" a récupéré 258 armes à feu, 956 grenades et 2 caisses de munitions. Dans le district de la Lukunga, les opérations menées successivement à Barumbu, Kintambo, Ngaliema, Mont-Ngafula et Bandalungwa s’étendant sur la période allant du 22 novembre 2008 au 12 mai 2009 ont permis la récupération de 2.098 armes à feu, 48 bombes, 841 grenades, 1.735 chargeurs et une caisse de munitions.

Le troisième site de Mont Amba, a enregistré le résultat suivant 1039 armes à feu, 17 bombes, 688 grenades et 1.308 chargeurs garnis. Les communes touchées ont été Limete, Lemba et Matete sur la période allant du 3 mai au 11 décembre avec des jours d’intervalle. Le quatrième site concerné était celui de la Funa avec les communes de Ngiri-Ngiri et Kalamu. Du 15 au 16 décembre avec une pause le 17, 701 armes à feu, 26 bombes, 626 grenades et 761 chargeurs garnis.

A Tshangu, considéré comme un district chaud de la ville de Kinshasa et qui constituait le cinquième site de récupération, 1.821 armes à feu, 64 bombes, 1.347 grenades et 2.082 chargeurs garnis ne causeront plus la mort et la désolation dans les familles de paisibles congolais. Pendant la période du 27 novembre 2008 janvier-février 2009, au siège du Programme oecuménique de paix, transformation des conflits et réconciliation des armes ont été également récupérés. Il s’agit de 2.098 armes à feu, 48 bombes, 941 grenades et 1.735 chargeurs garnis.

Comme pour boucler la boucle, la Tshangu rafle la palme de la commune où circulait d’énorme quantités d’engins de la mort.

Le démarrage de l’opération de pacification dans les trois provinces de l’Est de la RDC, à savoir la province Orientale, le Nord et le Sud Kivu aura lieu à Bukavu le 28 janvier 2010. Dans toute la partie orientale l'opération a été revue à la baisse "arme contre 50 dollars"

Au delà de la récolte abondante réalisée par la Parec à Kinshasa de vraies questions inquiétantes subsistent:

D'où proviennent toutes ces armes ?

Pourquoi les Congolais ont-ils pris goût aux armes à feu ?<>L'opération "arme contre 50 ou 100 dollars", n'est-il pas un appel d'air pour les marchands d'armes ?

Ya-t-il pas une autre solution que de raceter les armes auprès des civiles ?

Au Congo, existe-il une loi qui autorise à une personne civile de posseder des armes chez lui ?

Que fait l'Etat Congolais dont l'une des fonctions régaliennes consiste à protéger les biens et les personnes ?

Les bénéficaires intentionnés ne riquent-ils pas de se procurer de nouvelles armes et perpétuer l'insécurité ?

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Barack Obama, les réalités du pouvoir !

Contrairement aux Chefs d'Etat africains qui accèdent au pouvoir à l'issue d'élections en trompe-l'oeil, tronquées, manipulées avec pour cérise sur le gâteau l'inévitable dérive monarchique, après les huit années de mandat de George W.Bush, les attentes placées en Barack Obama étaient si élevées qu’elles ne sont guère réalisables dans la vie politique journalière, mais Barack Obama s'en sort plutôt bien que ses prédecesseurs démocrates. Une année après son entrée en fonction comme 44è président des Etats-Unis, beaucoup reste encore à faire.

La cote de popularité de Barack Obama

En Europe, comme dans une partie de ses électeurs la frustration au sujet de son prédécesseur était si grande qu’Obama a presque été ressenti comme un Saint politique. Et naturellement l’enthousiasme se tasse et la réalité prend le dessus.

Pour Richard Wetzell, juriste germano-américain à l’Institut Historique allemand à Washington, démocrate de gauche se dit lui carrément déçu de ce que les scandales de l’ère Bush n’aient pas fait l’objet d’une commission d’enquête: "Je m’étais attendu à ce qu’ une "Truth Commission", une Commission Vérité soit mise en place presque comme en Afrique du Sud. Une commission qui aurait pu être composée de membres des deux partis, 5 démocrates, 5 républicains et que la lumière soit faite sur des questions telles que: qui a donné le feu vert pour la torture, pour Guantanamo, pour l’espionnage d’entretiens téléphoniques, de E.mails etc..."

Mais une telle commission n’existe pas, Guantanamo n’est toujours pas fermée et les tribunaux militaires mis en place pour ces détenus existent toujours. En outre, Barack Obama a aussi déclaré que certains de ces détenus resteraient encore en prison sans procès pour un temps indéterminé.

Barack Obama en noir-blanc !

54% : c'est la proportion d'électeurs américains blancs qui estiment que la première année de pouvoir de Barak Obama est un échec, contre 37% qui estiment que c'est un succès.

Chez les Noirs, 82% voient un succès, seulement 7% un échec.

Dans la population en général, la question se solde par un match nul : succès 45%, échec 45%. C'est dire que la population non-blanche appuie majoritairement Obama, pour annuler l'impact de son impopularité chez les Blancs.

Parmi les milliers de données de sondage publiés ces derniers jours pour déchiffrer l'opinion, à l'an 1 d'Obama, cet écart entre blancs et non-blancs est la donnée la plus déprimante de toutes. Si ce n'était d'elle, on pourrait - comme le font beaucoup d'analystes - comparer le désenchantement dont souffre Obama à celui qui déprimait Ronald Reagan au même moment de sa présidence, alors qu'il devait, comme son successeur noir, affronter une récession et se battre pour des réformes très critiquées.

Mais lorsqu'on compare le niveau d'approbation blanc à Barack Obama qui a une année à la maison blanche, à celui des cinq présidents précédents, y compris les démocrates Carter et Clinton, on ne peut que constater qu'aucun d'entre eux n'a eu un taux d'approbation de l'opinion blanche aussi faible (le plus proche, Carter, avait 10 points de plus) et qu'aucun n'a eu un taux de désapprobation de cette opinion aussi élevé (le plus proche, Clinton, avait 10 points de moins).

Barack Obama mieux que Geroge W. Bush !

Le sondage mettant en évidence le ressac dont Obama est victime dans l'électorat blanc, publié par l'Université Quinnipiac, pose une question dont la réponse tombe sous le sens :

Pensez-vous que Barack Obama a été un meilleur président que George W. Bush, équivalent, ou pire ?

Dans la population totale, 43% croient qu'Obama a été meilleur, 23% le trouvent égal à Bush et 30% pire.

Chez les blancs : 38% le trouvent pire que Bush, 36% meilleur et 23% équivalent.

Plusieurs autres réponses vont en ce sens. Mais pour amortir, à peine, le choc, chers internautes, je citerai les réponses où 59% des blancs trouvent à Obama des qualités de leader fort, le croient honnête (49%, mais 44% en doutent).

Et, c'est la moindre des choses, 49% des blancs croient que Bush est le grand responsable de l'état actuel de l'économie, contre 24% qui blâment Obama.

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mercredi 20 janvier 2010

Pourquoi Bernard Kouchner a-t-il "zappé" le dîner prévu le vendredi 8 janvier 2010 à l'ambassade de France à Kinshasa ?

Lorsqu'on parle avec les autorités françaises en "Off", de tous bords politiques, elles nous rassurent que la relation est bonne entre la France et la République Démocratique du Congo.

Bernard Kouchner, Ministre français des Affaires étrangères et européennes.

On vient de l'apprendre que lors de sa dernière tournée africaine, Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères et européennes a décidé in extremis de "zapper" le dîner prévu le vendredi 8 janvier 2010 à l'ambassade de France, à Kinshasa en République démocratique du Congo, et de rallier le soir même Brazzaville, l'escale suivante. Le départ inopiné du chef de la diplomatie a ravivé, côté Congolais, le souvenir amer du passage éclair du président français Nicolas Sarkozy qui, le 26 mars 2009, n'avait pas daigné passer la nuit à Kinshasa, la capitale congolaise.

Pourquoi Kinshasa est-il victime du zapping de la part des autorités françaises ? S'y sentent-elles en insécurité ?

En politique comme en diplomatie, les gestes sont des langages ! Y compris le silence ! Aux autorités de Kinshasa de savoir decrypter, de ne plus continuer à tout banaliser mais surtout d'améliorer leur diplomatie car le bricolage diplomatiqe a déjà montré ses limites.

Et pourtant Bernad Kouchner, ministre français des Affaires étrangères et européennes a annoncé vendredi 8 janvier 2010, lors de son passage éclair, moins de 24 heure, à Kinshasa avoir adressé une invitation du gouvernement français à Joseph Kabila pour qu’il se rende en France en visite officielle à une date qui sera communiqué prochainement.

Il a indiqué même indiqué avoir discuté avec Joseph Kabila de la tenue du sommet de la Francophonie à Kinshasa en 2012. Les deux personnalités ont également évalué les accords signés en mars 2009, lors de la visite officielle du président français Nicolas Sarkozy. Le Premier Ministre congolais, Adolphe Muzito, et Christine Lagarde, ministre congolais de l’économie, des finances et de l’emploi, avaient signé, à l’occasion de la visite du président Sarkozy à Kinshasa, un aide-mémoire sur le renforcement des relations économiques et bilatérales.

Il s’agit notamment de l’accord de siège de PROPARCO, une filiale de l’Agence française de Développement un "Accord de coopération entre le ministère des Mines et AREVA" prévoyant un partenariat entre la GECAMINES et AREVA pour l’exploration uranifère sur l’ensemble du territoire congolais en RDC avait été signé par Anne Lauvergeon, présidente d’Areva et le ministre congolais des Mines, Martin Kabwelulu Labilo.

Le gouvernement congolais s'était engagé à créer les conditions favorables pour l'implantation de France Telecom et il avait été annoncé que Vinci avait remporté l'appel d'offre pour la réhabilitation de la piste de l'aéroport international de Ndjili à Kinshasa (37 millions d'euros).

L'ouverture à plusieurs autres opérateurs français avait été mise en avant : Lafarge (ciment), Alstom pour la réhabilitation des turbines de la centrale hydro-électrique d'Inga II, Suez et Veolia pour l'eau et l'électricité.

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mardi 19 janvier 2010

Lubumbashi: Joseph Kabila a rencontré Wang Jiarui, le chef du département international du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) !

Lubumbashi (Katanga), le dimanche 17 janvier 2010, Joseph Kabila a rencontré Wang Jiarui, le chef du département international du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) .

Joseph Kabila a rappelé à cette occasion que la République Démocratique du Congo maintient de bonnes relations avec la Chine et que la coopération entre les deux pays est toujours amicale et très étroite.

Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie ( PPRD) va renforcer les relations avec le PCC afin d'approfondir les rapports entre les deux pays, a-t-il déclaré.

Il étonnant que le PPRD, parti des opportunistes et arrivistes, des mangeurs à tous les râteliers, des mobutistes révisités etc devienne par un coup de baguette magique un parti populaire qui se lie d'amitié avec le parti communiste chinois. Les millionnaires du dimanche de PPRD n'ont ni le coeur à gauche ni la portefeuille à droite. Les Pperdiens n'ont aucune idéologie populaire sauf une course éfrrenée à l'enrichissement personnel. Sinon Joseph Kabila ne serait toujours pas à la recherche de 15 personnes valables pour l'épauler. Et les Congolais comme Diogène ne seraient pas en pays tropical avec leur lampe à pétrole en plein jour entrain de rechercher les 5 chantiers inexistants !

Pour sa part, Wang Jiarui a souligné que le PCC attache une grande importance au renforcement des relations entre les deux partis et est prêt à échanger ses échanges avec le PPRD, surtout dans les domaines de la bonne gouvernance et de l'exploitation de ressources humaines.

La Chine considère la RDC comme un partenaire important en Afrique et est prête à continuer de soutenir le développement et la reconstruction de la RDC dans le cadre de la coopération bilatérale, a-t-il déclaré. M. Wang était arrivé samedi soir à Kinshasa pour une visite officielle en RDC. Il a quitté la RDC, hier lundi 18 janvier 2010 pour la République Centrafricaine.

La Chine multiplie les visites de ses ministres en Afrique pour approfondir la coopération sino-africaine

Une délégation du PCC, conduite par Wang Jiarui, chef du Département international du Comité central du PCC, va effectuer une tournée de douze jours dans six pays africains, à savoir la République démocratique du Congo, le Mali, le Sénégal, le Bénin, la République centrafricaine et la République de Djibouti.

Du 6 au 12 janvier, le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi s'était déjà déplacé dans cinq pays africains, le Kenya, le Nigéria, la Sierra Leone, l'Algérie et le Maroc.

Visiter les pays africains au début de l'année est une tradition pour un ministre chinois des Affaires étrangères. Cette pratique manifeste l'importance accordée par la Chine au renforcement de la coopération amicale avec les pays africains, a affirmé Yang Jiechi. "A travers ces visites, je sens profondément que les relations sino-africaines se trouvent à une nouvelle étape de développement et qu'elles font face à des opportunités sans précédent", a souligné le ministre.

Du 6 au 17 janvier, la Chine a également envoyé son ministre du Commerce, Chen Deming, visiter trois pays africains après un voyage dans deux pays d'Asie.

A cette occasion, Chen Deming avait conduit une délégation économique et commerciale en Ethiopie, au Mozambique et en Tanzanie.

Par ailleurs, selon les analystes, la tournée du ministre du Commerce en Afrique vise à mettre en application les huit nouvelles mesures prises par la Chine pour renforcer sa coopération pragmatique avec l'Afrique pour les trois prochaines années.

Ces mesures avaient été annoncée par le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, lors de la quatrième réunion ministérielle du Forum de la coopération sino-africain qui s'est tenue les 8 et 9 novembre 2008 à Sharm el-Sheikh, en Egypte. Elles concernent en particulier la lutte contre le changement climatique, l'intensification de la coopération technologique et de scientifique, le renforcement de la capacité financière de l'Afrique et l'augmentation de l'accès des produits africains au marché chinois.

Pour Xu Weizhong, expert des études africaines à l'Institut chinois des relations internationales contemporaines, "visiter 14 pays d'un seul continent en un seul mois reflète le dynamisme des échanges entre la Chine et l'Afrique".

En tant que plus grand pays en développement, la Chine considère ses relations avec les autres pays en voie de développement comme la base de sa politique extérieure. "Les relations avec l'Afrique constitue la base des bases", a analysé Xu Weizhong.

Face à la récession économique mondiale, les pays africains attachent une attention plus grande à leurs liens économiques et commerciaux avec la Chine.

"Le peuple africain souhaite s'inspirer des expériences de la Chine dans son développement pour faire face à la crise économique internationale", souligne le docteur Liu Naiya, chercheur sur les affaires africaines de l'Académie des Sciences sociales de Chine.

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