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Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

vendredi 12 mars 2010

La Haute Autorité des Médias (HAM) est-elle maffieuse ?

Kinshasa, le vendredi 28 juillet 2006, la Haute Autorité des Médias (HAM), institution la plus controversée, scélérate a été saccagée, pillée et incendiée par les Congolais furieux.

Image de désolation certes, mais il est étonnant voire scandaleux de vouloir à tout prix gommer cette vérité historique si tragique et douloureuse soit-elle.

Edition 4927 du Mercredi 10 Mars 2010, du quotidien "Le Potentiel", dans un article dithyrambique de Raymonde Senga Kosi sur Mme Kyet Mayele Mutinga, concernant la journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars de chaque année, elle chute par une présentation qui laisse à désirer: "Juriste de formation, Kyet Marie Mutinga Mayele est coordonnatrice de la Fondation médicale pour le développement (FMD), une Asbl qui s’occupe de la sensibilisation et de la prévention des maladies.

Cette ONG appuie aussi la communauté rurale dans le Kasaï Occidental, notamment en micro-crédits, lutte anti-érosive ainsi qu’en agriculture et élevage.

Elle a travaillé à l’Union nationale des femmes (UNAF) comme secrétaire exécutif adjoint.

Mariée et mère de famille, elle prône l’amour du prochain et le respect dû aux autres en s’opposant farouchement au désordre et à tout ce qui rétrograde la femme".

Pourquoi Raymonde Senga Kosi a-t-elle omis volontairement de dire que Mme Kyet Mayele Ghyor qui porte aujourd'hui le nom de Mutinga s'occupait des finances à la Haute Autorité des Médias (HAM) de 2003-2007 ?

Pourquoi cette manie de cacher la vraie identité des personnes qu'on met en exergue ? De la à travestir la vérité, il n'y a qu'un pas ? A-t-elle était censurée ? Ou plutôt s'est-elle sciemment autocensurée ?

Pourquoi gommer le passage de Mme Kyet Mutinga à la Haute Autorité des Médias (HAM) ? Y-a-t-il des choses à cacher ou à se reprocher ?

De deux choses l'une:

Ou Mme Kyet Mayele Ghyor avait cachée le nom de son mari Mutinga en travaillant aux finances dans une institution de la République d' d'appui à la démocratie, mise en place par le dialogue inter-congolais de Sun -City pour réguler les médias durant la transition, la Haute Autorité des Médias (HAM) dont Modeste Mutinga était le Président ?

Ou alors Mme Kyet Mayele Ghyor porte le nom de Mutinga après leur passage à la Haute Autorité des Médias. Ce qui en claire veut dire qu'il y a eu favoritisme, clientélisme, confusionnisme, conflit d'intérêts d'un couple dans une institution étatique.

La Haute Autorité des médias (HAM) ayant été financée par le Pnud, l'Union européenne, la Francophonie, la coopération française et autres organismes internationaux, il suffirait d'un audit pour que les cadavres sortent des armoires. On peut dès lors considérer que tous les rapports moraux et financiers présentés auprès de tous les organismes financiers de la HAM étaient du bidonnage !

Ne nous leurrons jamais, ni l'Etat AMP, ni aucun organisme ne tentera cette aventure d'audit car la Haute Autorité des Médias a été instrumentalisée pour des fins politiques. Les bénéficiaires vivent aux frais de l'Etat avec ses oripeaux.

Modeste Mutinga n'est pas le seul a avoir bénéficié les largesses de la HAM à sa famille.

Sous la transition Roger Lumbala, l’un des ministres suspendus et chef de la RCD-N, s’est fait remplacer par sa femme.

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jeudi 11 mars 2010

Tambwe Mwamba clame: " les élections de 2011 auront bien lieu", devant les ambassadeurs des Etats-Unis, du Canada, de la Suisse et d'Espagne

Tambwe Mwamba , Ministre des Affaires étrangères.

Kinshasa, mercredi 9 mars 2010, Alexis Thambwe Mwamba, Ministre des Affaires étrangères, a clamé :"l'organisation en 2011 en République démocratique du Congo, des élections urbaines, municipales et locales ainsi que les législatives et la présidentielle" !

Selon une information de l'AFP qui cite RFI, dans une lettre adressée à Joseph Kabila, l'ONU, les Etats-Unis et l'Union européenne tirent la sonnette d'alarme sur les délais à respecter pour ne pas compromettre la tenue des élections générales en RDC en 2011.

La communauté internationale souhaite que les étapes essentielles du processus électoral soient réalisées rapidement.

Les responsables occidentaux ont signifiés dans la lettre à Joseph Kabila qu'ils accordent beaucoup d'importance à la réussite des élections générales de 2011.

Preuve de cet engagement, plusieurs pays occidentaux ont d'ores et déjà apporté 82 millions de dollars en soutien au processus électoral, raison pour laquelle ils demandent à être fixés sur les étapes qui doivent conduire aux élections l'année prochaine.

Sous la signature du représentant spécial du secrétaire général Ban Ki-moon en RDC, Alan Doss, des ambassadeurs espagnol et américain, l'ONU, l'Europe et les Etats-Unis souhaitent qu'un calendrier des opérations soit fixé pour ne pas être pris de court par le temps et permettre la tenue des échéances de 2011.

Ils demandent également que le montage financier soit élaboré en tenant compte de la méthode choisie pour réviser le fichier électoral et des ressources financières qui doivent être mobilisées à temps.

Les signataires de la lettre réclament aussi des clarifications sur l'assistance souhaitée par la République démocratique du Congo en vue d'organiser ces élections. Pour examiner tous ces points, les responsables internationaux suggèrent à Joseph Kabila de réunir prochainement le comité de pilotage d'appui aux élections.

Thambwe Mwamba l'a annoncé lorsqu'il exprimait, devant les ambassadeurs des Etats-Unis, du Canada, de la Suisse et d'Espagne ainsi le délégué du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et chef de la Mission de l'ONU en RDC (MONUC), les protestations du gouvernement congolais contre la publication, dans la presse internationale et nationale, d'une lettre des représentants des ces pays et organisations au président congolais Joseph Kabila, l'enjoignant à produire un calendrier intégral des élections de 2011, en violation de la convention de Vienne.

Pour le ministre congolais, "ces élections auront bel et bien lieu, car le président Kabila n'a pas l'intention de créer un vide institutionnel". "Cette demande exprimée dans la lettre adressée au Président de la République par les signataires qualifiés, au nom de leurs pays et organisations, ainsi que par les ambassadeurs des Etats-Unis d' Amérique et d'Espagne, au nom de l'Union Européenne, ne sera pas suivie d'effet", a souligné Thambwe Mwamba.

La demande de la requalification du mandat de la MONUC par le gouvernement ne peut pas être une occasion d'exercer une pression sur le gouvernement de la République Démocratique du Congo.

Pour le ministre des Affaires étrangères, l'attitude des partenaires de la République Démocratique du Congo apparaît comme un véritable chantage à l' endroit du gouvernement congolais.

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Olivier Kamitatu, le “ Mamadou Tandja Congolais”, ne touche pas à ma constitution !

Ce texte est de notre compatriote Konde Nzuka, qui lorsqu'il n'est pas pas d'accord, il écrit à Réveil-FM. Olivier Kamikatu qui le 3 mars 2010 était à Paris et avait accordé une interview à Jeune Afrique.

Olivier Kamitatu, dans les locaux de Jeune Afrique, février 2010

La déclaration de Olivier Kamitatu selon laquelle « on ne change pas les règles en cours de match », prononcée dans une interview accordée à Jeune Afrique en se référant à la révision de la constitution, montre combien les électrons libres du microcosme politique de la Rd.congo sont toujours libres de se choisir des thèmes pour séduire, plaire et préparer, une fois de plus, le tsunami dévastateur au sein de la société congolaise.

Je crois que M. Olivier Kamitatu a pris les armes pour restaurer, au cœur de l’Afrique, une Nation basée sur la démocratie et l’alternance du pouvoir dans le respect des prescrits de la constitution dont lui-même a été le partisan.

Il doit nécessairement savoir qu’en prenant les armes pour l’actuelle constitution, des milliers de congolais sont morts, enterrés vifs, des femmes et enfants violentés pour que l’on ne parle plus de crise de légitimité du pouvoir.

Cette crise de légitimité pourra être relancée en voulant changer les règles du jeu après le match de 2011. Je voudrai rappeler au Ministre du Plan congolais que le Président américain Obama avait prononcé un discours instructif pour les dirigeants africains, en particulier congolais, qui mérite d’être enseigné au sein des partis politiques.

Un des passages dit, je cite « le peuple ghanéen a travaillé dur pour consolider la démocratie, au moyen des passages pacifiques répétés du pouvoir, même à la suite d’élections serrées » et il poursuit : « les ghanéens ont maintes fois préféré le droit constitutionnel à l’autocratie, et ont fait preuve d’un esprit démocratique qui permet à leur énergie de se manifester.

Nous les voyons dans les dirigeants qui acceptent gracieusement leur défaite et dans les vainqueurs qui résistent aux appels à l’exercice de leur pouvoir contre l’opposition de manière injuste ». et il finit « l’histoire est du côté de ces courageux africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d’Etat ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions ».

Les leçons du Niger et de la Guinée doivent interpeler Olivier Kamitatu. Les congolais n’accepteront plus la révision de la constitution en son article 220 qui stipule : « la forme républicaine de l’Etat, le principe de suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ».

Voilà la génialité des députés de la transition qui ont voulu sauvegarder les acquis de la guerre en introduisant un article contre les électrons libres dont Kamitatu est le guide pour amener le Congo vers un futur incertain.

Ces électrons libres le font pour plaire au Président Kabila dans l’espoir que ce dernier leur emboîte le pas. Ils le font pour rester au pouvoir même s’ils n’ont plus rien à proposer. Ne touche pas à ma constitution est le credo de tout Congolais qui veut défendre, jusqu’au dernier souffle, ce qui lui reste d’important.

Je suis convaincu qu’avec la sagesse de Joseph Kabila, ces électrons libres n’auront pas de place dans l’échiquier politique congolais.

Hier ils étaient avec Bemba, aujourd’hui ils sont avec Kabila et demain ils vont s’offrir au premier venu. Ces genres de comportement, le transformisme politique, montrent le manque de cohésion des politiques congolais qui n’ont que l’opportunisme comme moyen pour survivre. C’est vrai que Kabila n’a pas 15 meilleurs collaborateurs au moment où des ministres se préoccupent beaucoup de leurs fauteuils que de travailler pour le peuple congolais.

J’ose croire que le discours d’investiture du Président Kabila en 2001, qui parla de la crise de légitimité au Congo, doit embrasser celui de Obama pour construire un Congo nouveau.

En paraphrasant Obama, je dis l’histoire congolaise appartient aux courageux dirigeants congolais qui acceptent gracieusement le jugement du peuple sans avoir la peur d’être chassé par le souverain primaire.

Pire encore. Ceux qui tenteront de modifier la constitution, comme Olivier Kamitatu, seront chassés par la rage du peuple congolais.

Les acquis de la transition doivent être sauvegardés à travers protestations, manifestations, pétitions pour barrer la route à Olivier Kamitatu. Ne détruit pas la maison Congo. Ne touche pas à ma constitution.

L'interview de Jeune Afrique:

Olivier Kamitatu : « Il faut plus de pouvoir pour le chef de l'Etat »

Maintenu à son poste après le remaniement du 19 février, l’ex-bras droit de Jean-Pierre Bemba devenu proche de Joseph Kabila préconise une réforme de la Constitution, pour instaurer un régime présidentiel fort.

Jeune Afrique : Comment expliquez-vous l’immobilisme du gouvernement sortant ?

Olivier Kamitatu : Une coalition entraîne toujours des blocages. Mais ceux-ci tiennent aussi à notre Constitution. C’est un copier-coller de la Ve République française. Notre démocratie n’est pas aussi achevée que celle de la France. Le chef de l’État doit avoir plus de pouvoir. Au lieu d’un binôme président-Premier ministre, nous avons besoin d’un leadership fort, avec une autorité bien établie.

Jeune Afrique : Appelez-vous à la suppression du poste de Premier ministre ?

Olivier Kamitatu : Un régime présidentiel peut effectivement se passer d’un Premier ministre.

Jeune Afrique : La présidentielle et les législatives auront-elles bien lieu en 2011 ?

Olivier Kamitatu : C’est une exigence. Nous avons un mandat de cinq ans.

Jeune Afrique : Pourtant, une commission d’évaluation de la Constitution examine entre autres questions l’allongement du mandat présidentiel, de cinq à sept ans…

Olivier Kamitatu :On ne change pas les règles en cours de match. Il reviendra à la chambre issue des prochaines élections de se prononcer s’il y a lieu. Nous constatons en effet que cinq années ne suffisent pas pour reconstruire le pays. À partir de la troisième, la question politique prend le dessus.

Jeune Afrique : Vous êtes chef de parti. Serez-vous candidat en 2011 ?

Olivier Kamitatu : Ma candidature serait une perte de temps. Il faut remporter l’élection dès le premier tour, avec une très large majorité. Le deuxième tour est une coquetterie démocratique.

Jeune Afrique : Pensez-vous que la Monuc doit quitter le pays ?

Olivier Kamitatu : Oui. On ne peut sous-traiter indéfiniment la sécurité du Congo. C’est une question de souveraineté. L’État va fêter ses 50 ans dans quelques mois ! Mais il faut absolument une transition. Nous ne sommes pas totalement prêts. Il faut aussi tenir compte des événements qui vont se dérouler chez nos voisins, comme le référendum au Sud-Soudan [en 2011, NDLR]. La RD Congo est très sensible à ce qui se passe à ses frontières.

Jeune Afrique : L’armée n’est pas toujours à même d’assurer la sécurité. On lui reproche même des viols et des pillages…

Olivier Kamitatu : Une des missions de la Monuc est de nous aider à former une véritable armée. La coopération militaire avec nos autres partenaires produit également ses effets. Il n’y a pas de fatalité.

Jeune Afrique :Vous étiez membre du Mouvement de libération du Congo (MLC), le parti de Jean-Pierre Bemba. Il est accusé par la Cour pénale internationale de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Avez-vous été contacté par l’équipe du procureur ?

Olivier Kamitatu : C’est une affaire judiciaire. Je ne répondrai pas à ce genre de question.

Jeune Afrique : Passons au volet économique, l’accord du FMI en décembre dernier doit conduire le pays à une annulation de sa dette extérieure. Sous quel délai ?

Olivier Kamitatu : Notre objectif est de parvenir au désendettement en juin 2010 à hauteur de 90 % de la dette, qui s’élève à 12 milliards de dollars. Nous serons donc sur une annulation d’une dizaine de milliards.

Jeune Afrique : Pour obtenir cette annulation de dette, le FMI vous a contraint à réduire votre nouvel endettement vis-à-vis de la Chine, qui est passé l’an dernier de 9 à 6 milliards de dollars…

Olivier Kamitatu : Avec les institutions de Bretton Woods, nous sommes à présent sur la même longueur d’onde. Il s’agit de poursuivre parallèlement l’effort de reconstruction et celui sur le désendettement. Ces deux priorités sont compatibles et au même niveau d’importance. Le modèle chinois nous permet d’atteindre une croissance soutenue par les investissements dans les infrastructures. La croissance est également une préoccupation du FMI.

Jeune Afrique : Neuf milliards, c’était donc trop ?

Olivier Kamitatu : Ce n’est jamais trop. C’est même insuffisant par rapport aux besoins gigantesques du pays. Mais il est préférable de procéder par tranches selon un calendrier bien établi. C'est ce qui est prévu.

Jeune Afrique : N’est-ce pas paradoxal de négocier une annulation de dette de 10 milliards auprès des partenaires traditionnels pour réemprunter dans la foulée 6 milliards auprès des Chinois ?

Olivier Kamitatu : Le Congo ne peut pas s’arrêter. Les attentes de la population sont extrêmement fortes. En 2006, les besoins du pays ont été chiffrés à 14 milliards de dollars, dont la moitié en ­ressources ­propres. Le reste doit provenir de l’aide extérieure. Or, les engagements des partenaires traditionnels s’élèvent à 4 milliards. Il nous faut donc trouver des ressources ailleurs.

Jeune Afrique : Quel bilan faites-vous des cinq chantiers du président Kabila ?

Olivier Kamitatu : Les choses n’avancent peut-être pas au rythme souhaité par le président, et les Congolais n’en ressentent pas encore les effets, mais bon nombre de chantiers ont été ouverts, notamment dans les infrastructures routières. On relie à présent en quelques heures Kinshasa et la ville portuaire de Matadi. La route qui dessert la frontière ougandaise depuis Kisangani est ouverte. Idem entre Lubumbashi et la frontière zambienne. Ces corridors sont stratégiques. La deuxième priorité concerne l’énergie. Ce sont les deux préalables à une croissance forte et à l’industrialisation du pays.

Jeune Afrique : À propos d’industrialisation, quel avenir pour la Gécamines ? Elle semble en très mauvaise posture et incapable de relancer sa production de minerais.

Olivier Kamitatu : Nous sommes engagés dans une réforme des entreprises publiques devenues des sociétés commerciales. À propos de la Gécamines, il convient de s’interroger sur la façon de valoriser au mieux les permis miniers et les participations de l’État.

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Les Américains s'émeuvent de voir la Barbie noire vendue au rabais !

La chaîne de grande distribution Wall-Mart a créé l'indignation en vendant une Barbie noire deux fois moins cher que la même Barbie blanche, dans un magasin en Lousiane.

5,93 dollars contre trois dollars : la photo prise par un lecteur d'ABCnews.com est formelle!

Martin Luther King n'a pas été assassiné pour qu'on en arrive là ! Les défenseurs des droits civiques américains sont outragés. Le géant des chaînes de supermarchés Wal-Mart a cassé le prix de sa Barbie noire à 3 dollars vendue à côté d'une Barbie blanche à 6 dollars dans un magasin de Louisiane.

Les deux poupées, Theresa et Barbie, sont des ballerines en tous points identiques à part leur couleur de peau. Est-ce là une manifestation de racisme de la part du géant de la distribution ?

Un porte-parole a expliqué que les Barbie noires se vendaient moins bien que les blanches. Il s'agissait donc d'une décision purement commerciale.

Cela ne se fait pas en Amérique, rétorquent les défenseurs de la cause noire, qui estiment que le prix soldé «dévalue» la poupée noire.

Wal-Mart aurait dû accepter de perdre de l'argent plutôt que de perpétuer la profonde inégalité entre races aux États-Unis, clament-ils.

Une étude montre d'ailleurs que les enfants des minorités raciales continuent de trouver les Barbie blanches plus jolies.

Mais les fans de Barbie noires peuvent remercier Barack Obama : depuis son élection, Mattel a sorti une nouvelle collection aux traits plus réalistes. La nouvelle Barbie au nez un peu plus large et aux lèvres plus charnues pourrait bien remplacer l'insipide ballerine Theresa dans les rayons de supermarché.

Dans l'un de ses magasins de Louisiane, le géant de la grande distribution américaine vend la poupée noire moins chère que son homologue blanche.

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Israël et États-Unis dos à dos

La future construction de 1 600 logements à Jérusalem-Est a provoqué la colère de Washington. Les relations israélo-américaines en pâtiront-elles?

Jérusalem, Joe Biden, le vice-président américain et le Premier ministre Israélien Benyamin Netanyahou.

A peine apparue, la lueur d’espoir suscitée par l’amorce d’un dialogue indirect entre Israéliens et Palestiniens menace déjà de s’éteindre. Avant-hier, au moment même où le vice-président américain Joe Biden rencontrait le Premier ministre israélien Benyamin Neta nyahou pour relancer le processus de paix au Pro - che-Orient, le ministère de l’Inté - rieur israélien, Eli Yishai, annonçait la construction de 1 600 logements à Jérusalem-Est, un secteur annexé à majorité arabe. Joe Biden a manifesté son mécontentement en arrivant avec plus d’une heure de retard au dîner offert le soir même par Benyamin Netanyahou.

Une annonce calculée?

Joe Biden «était venu pour tenter de faire passer le courant entre Jérusalem et la Maison Blanche, lever les doutes et créer des relations de confiance. Et nous l'avons perdu aussi, lui qui était à Washington l'ami le plus proche de Netanyahu», écrit le quotidien Maariv en parlant en Une du «malaise» israélo-américain.

Interrogé à la radio, l'un des éditorialistes vedettes du journal Yediot Aharonot, premier quotidien en Israël, Shimon Schiffer, a parlé de «crachat au visage de Biden», en visite en Israël et dans les territoires palestiniens pour tenter de relancer le processus de paix avec les Palestiniens.

Le Premier ministre Benjamin «Netanyahu est incapable de mener un véritable dialogue avec les Américains. Biden est venu pour exprimer son soutien à Israël face à l'Iran et sa visite a été torpillée», a fustigé l'éditorialiste.

Selon le Yediot Aharonot, Joe Biden a envisagé d'annuler sa participation avec son épouse à un dîner offert par le couple Netanyahu à la résidence officielle à Jérusalem mardi. Le couple Biden est arrivé avec plus d'une heure de retard au dîner, un geste qui «en termes diplomatiques s'appelle de la grossièreté», relève le Maariv.

Gifle

«Amateurisme, négligence et probablement aussi cynisme expliquent comment une grave crise a pu surgir, provoquant l'embarras du Premier ministre et ruinant la visite de Joe Biden», accuse le Yediot. Benjamin Netanyahu a eu beau expliquer à son hôte qu'il ignorait que le projet de colonisation serait annoncé, «les Américains pensent que cette annonce n'est pas fortuite».

Cette annonce a été critiquée au sein même du gouvernement israélien.

Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a évoqué «une annonce superflue qui perturbe les négociations de paix avec les Pales - tiniens».

Pour de nombreux observateurs, le timing ne doit rien au hasard. Frédéric Encel, spécialiste du Proche-Orient, enseignant à Sciences-Po, à Paris, émet deux hypothè ses. «Cette annonce pourrait résulter de rapports de forces internes: le gouvernent israélien est une coalition hétéroclite, dont le centre de gravité est nationaliste et religieux.

Il pourrait s’agir pour cette frange de montrer à Benyamin Netanyahou qu’elle n’est pas soumise », en lui imposant cette annonce.

La seconde hypothèse pourrait consister à «montrer que les Etats-Unis restent plus proches d’Israël que jamais, et qu’ils lui laissent ainsi une marge de manoeuvre importante», en faisant preuve de tolérance au bout du compte.

Des rapports fluctuants Cet épisode met en lumière les rapports fluctuants qu’entretiennent Israël et les Etats-Unis.

La relation fusionnelle qui prévalait lorsque Bill Clinton puis George W. Bush occupaient le bureau ovale a pris fin avec Barack Obama, plus pragmatique.

En mai dernier, lors de sa première rencontre avec le Premier ministre israélien, Barack Obama, le président américain avait fait preuve d’une fermeté inhabituelle vis-à-vis d’Israël, exprimant notamment son opposition à la construction de nouvelles colonies.

«Les Israéliens ne sont plus habitués à subir des pressions [depuis quelques années, ndlr], rappelle Frédéric Encel. Mais ces pressions se sont calmées ces derniers mois.» Peu à peu, la méfiance initiale d’Israël a cédé la place à une relation apaisée.

En janvier 2010, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton rassurait les Israéliens en renonçant à exiger un gel des colonisations.

De son côté, Benyamin Netanyahou donnait des gages en annonçant un gel des colonisations en Cisjordanie pour dix mois et en évoquant pour la première fois un «Etat» palestinien.

Ainsi, l’incident diplomatique survenu avant-hier ne devrait être qu’une crise passagère.

Le divorce n’est, pour l’heure, pas d’actualité.

La décision controversée de construire de nouveaux logements dans un quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem a été rendue publique pendant la visite de Joe Biden en Israël.

Après l'affront, les excuses, mais pas de marche arrière. Les autorités israéliennes se sont déclarées désolées mercredi d'avoir annoncé pendant la visite du vice-président américain, Joe Biden, l'autorisation de la construction de 1 600 nouveaux logements à Jérusalem-Est.

Mais elles ne sont pas revenues pour autant sur cette décision qui soulève un tollé international et menace de faire capoter le fragile accord sur la reprise des négociations israélo-palestiniennes.

«Nous n'avions pas l'intention ni le désir d'offenser ou de nous moquer d'un personnage aussi important que le vice-président pendant sa visite», a déclaré mercredi à la radio le ministre israélien de l'Intérieur, Eli Yishai, dont le bureau avait annoncé mardi le nouveau plan de construction.

«Je suis désolé de l'embarras créé. Nous devons nous souvenir que ces décisions sont prises conformément à la loi, même si le moment était mal choisi… La prochaine fois, nous prendrons en compte le moment», a ajouté Eli Yishai, membre du parti ultraorthodoxe séfarade Shass.

Le projet vise à la construction de nouveaux logements dans le quartier de Ramat Shlomo, un quartier juif ultraorthodoxe de Jérusalem.

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mardi 9 mars 2010

Louis Michel son mauvais oeil et les machines de la ZETES pour maintenir "les fils de" au pouvoir en Afrique

A chaque fois que «Big Loulou» comme le surnomment ses compatriotes Belges, pointe son nez dans les élections d'un pays africain, les populations sont flouées et les dynasties se mettent en place: les fils remplacent les pères par les élections interposées. Louis Michel, ancien Commissaire européen, aujourd’hui simple député européen au Parlement de Strasbourg, est un homme avec ses réseaux douteux des coups électoraux en Afrique. En République Démocratique du Congo, les élections présidentielles de 2006 ont un nom: Louis Michel. Les Togolais viennent d'expérimenter la même chose que les Congolais, avec les élections qui consacrent Faure Eyadema, le Togo est sous la botte des Eyadéma. Pour paraphraser les saintes écritures, on peut dire que Faure Gnassingbé a fait ce qu’il voyait faire son père, Gnassingbé Eyadéma. Aidé par Louis Michel et ses machines ZETES, Faure est entrain de suivre le chemin tracé par son général de père.

ZETES

Louis Michel, le faiseur de présidents africains "Fils de".

Togo: le combat continue, malgré la répression des forces de l'ordre, l'opposition n'abdique pas.

Au Togo, l’idée de procéder à l’enregistrement des électeurs à la manière de la République Démocratique du Congo a été préconisée par Louis Michel. La parade est simple pour ce fabriquant de présidents africains, son boulot maintenir en place "les Fils de"

La méthode d’enregistrement des électeurs Togolais qui semblait fiable à première vue comportait plusieurs risques dès lors que les différents acteurs n’avaient aucune maîtrise sur la collecte des données enregistrées et que la société ZETES qui fournit le logiciel en a la seule maîtrise, comme ce fut le cas en République Démocratique du Congo.

Aujourd'hui les empreintes digitales de tous les Congolais des élections Louis Michel 2006 y compris des Togolais sont détenues par ZETES, qui peut les utiliser comme bon lui semble, en les vendant ou en les utilisant pour d'autres causes et raisons électorales, sans que personne ne s'y oppose.

En outre, ZETES qui a remporté le marché d’enregistrement des électeurs en République Démocratique du Congo et au Togo, est une société belge, pays dont est originaire Louis Michel qui est un grand soutien de Kabila et de Faure Gnassingbé.

Après le scrutin du 4 mars 2010 au Togo qui a débouché sur la réélection de Faure Gnassingbé, président sortant, des partisans de l'opposition se sont rassemblés pour protester contre une procédure électorale jugée illégale. Le leader de l'opposition enchaîne les appels à la contestation tandis que l'Union Européenne pointe le manque de transparence de l'élection.

Le bras de fer se poursuit entre les forces de l'ordre et les manifestants togolais. Suite aux élections contestées du 4 mars 2010, l'Union des forces du changement (UFC) de Jean-Pierre Fabre ainsi que quelques formations de l'opposition avaient appelé la population à protester contre la réélection du président sortant, Faure Gnassingbé.

Alors qu'une centaine de personnes se sont rassemblées à travers les rues de Lomé, la capitale du Togo, les forces de l'ordre, mobilisées pour l'occasion, ont aussitôt réprimé la contestation.

Depuis les résultats de l'élection présidentielle et des mouvements de protestation qu'ils suscitent, le pouvoir en place a interdit toute manifestation dans les rues de la capitale.

Par ailleurs, onze personnes ont été interpellées et une partie du matériel informatique a été saisie dans un des bureaux de l'UFC. «Les forces de l’ordre ont attaqué notre centre de traitement informatique pour prendre nos données, puisque nous avions dit que nous allions communiquer, dans les 24 ou 48 heures, les preuves de fraudes dont nous disposions», a déclaré le secrétaire national à la communication de l’UFC, Eric Dupuy.

«Ils ont saisi les ordinateurs, les fichiers, les procès verbaux. Ils veulent ainsi nous empêcher de prouver que la victoire de Faure Gnassingbé est bâtie sur des fraudes», a-t-il ajouté.

«Je ne baisserai pas les bras»

Lors des élections présidentielles, le président sortant Faure Gnassingbé aurait reçu 60,9% des voix. Un résultat aussitôt réfuté par l'opposition qui dénonçait, dimanche «une procédure illégale». Il a fallu deux jours d'évaluation à la commission électorale pour annoncer le résultat des votes.

Deux jours durant lesquels le comptage des voix aurait été biaisé au moyen de «bourrage d'urnes» et de «faux bulletins» selon Jean-Pierre Fabre.

«Je conteste absolument les chiffres publiés car la procédure utilisée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) est illégale», avait déclaré le candidat à la presse.

Révolté et pugnace, il est descendu quelques jours plus tard dans la rue, en compagnie de 200 à 300 partisans, dans une ambiance surchauffée. Résolu à ne pas se laisser faire, le leader de l'opposition avait alors averti le gouvernement de sa détermination: «Nous allons multiplier les manifestations.

Je n'ai jamais eu l'idée de faire de la violence mais si on me vole je ne baisserai pas les bras».

Toutefois la fermeté du candidat déchu s'est immédiatement heurtée à la répression des forces de l'ordre. A mesure des coups de matraque et de grenades lacrymogènes et, le cortège des sympathisants de Jean-Pierre Fabre s'est très vite dispersé.

L'Europe appelle au calme

De son côté, la diplomatie française a appelé au calme, invitant toutes les parties à régler leurs différends «dans le cadre des procédures légales». Insistant sur le caractère «provisoire» du vote, le Quai d'Orsay, par l'intermédiaire de son porte-parole, s'est refusé à légitimer la victoire de Faure Gnassingbé.

L'Union Européenne (UE), qui a financé le scrutin, regrette quant à elle «des mesures insuffisantes de transparence». Dans un rapport préliminaire publié le 6 mars au nom des 130 observateurs européens, l'UE note «la mobilisation des fonctionnaires» en faveur de Faure Gnassingbé et témoigne notamment d'une «distribution de riz à des prix trois à quatre fois inférieurs au prix du marché» par des militants du parti du président sortant.

Le Togo semble donc être une nouvelle fois en proie à une sérieuse vague de violence. Cinq ans après des élections truquées, marquées par 500 morts, à l'issue desquelles le fils du général Gnassingbé Eyadéma, Faure Gnassingbé, avait été intronisé. Déjà.

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Dimanche 7 mars 2010: Jaynet Kabila à Goma

Accueilli par Julien Paluku Kahongya, gouverneur de la province du Nord-Kivu, Janet Kabila est arrivée à Goma, le dimanche 7 mars 2010.

L'objet de sa mission: procéder à la distribution des biens et argents récoltés pour les populations congolaises exilées de retour dans le Nord-Kivu, après avoir vécu dans les camps des déplacés.

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Pour mieux comprendre le Néocolonialisme en République Démocratique du Congo

Bomboko, épouse de l’ambassadeur des Etats-Unis, Mobutu, ambassadeur des Etats-Unis, Devlin chef de la CIA au Congo (1960-1972), son adjoint et Nendaka : décembre 1965 à Léopoldville

Août 1961, à Léopoldville, Dag Harmaskjoel Secrétaire Général de l’ONU, Cyrille Adoula Premier ministre du Congo et Antoine Gizenga Vice-premier ministre

Fin juillet 1961, à Léopoldville, Antoine Gizenga Vice-premier ministre, Cyrille Adoula Premier ministre et Justin Bomboko ministre des Affaires étrangères

Août 1964, à Léopoldville, Moïse Tshombe Premier ministre, Joseph Kasa-vubu Chef d’Etat et Joseph Mobutu Commandant chef de l’armée

Mon article a été publié dans KIMPWANZA à Rome (Italie) en septembre 1996. Je crois qu'il n'a pas perdu toute sa pertinence 5 ans après.

Chaque chose a son temps

Le temps des néocolonialistes de l’ex-Congo-Belge est vers la fin, celui des Mobutu, Bomboko, Tshisekedi, Ngalula, Boboliko, etc…aura une triste fin si notre peuple comprend que ce sont eux qui ont détruit notre nation devenue indépendante le 30 juin 1960 après 350 années d’esclavagisme et 80 années de colonialisme.

Le bilan de leurs 36 années de gestion est pire que les 350 années d’esclavagisme et 80 années de colonialisme. Et ils continuent toujours à tuer la prospérité des enfants de leurs petits-fils.

Nous n’avons rien à recevoir d’eux et ils ne représentent aucun espoir pour notre nation ni pour notre peuple. Leur souci aujourd’hui est celui de mourir malade pour bénéficier d’un enterrement avec l’honneur que ne mérite d’ailleurs aucun d’eux.

Notre lutte ne doit donc pas être celle de couper les branches d’un gros arbre fruitier de mauvais, mais celle de détruire les racines de cet arbre pour qu’il tombe avec toutes ses branches et le carboniser entièrement pour qu’il ne puisse plus repousser.

Ensuite planter un arbre fruitier qui nous produira les meilleurs fruits, au bon goût de tout le monde, et ainsi réaliser la prospérité des enfants de nos petits-fils et leur enseigner comment entretenir ce bel arbre et ses branches pour les générations à venir.

Mobutu est ce gros arbre qui produit les mauvais fruits dans notre pays. Les Kengo, Boboliko, Kibassa, Kititwa, Tshisekedi, Nendaka, Bomboko, Kamanda, Pay-Pay, Mungul Diaka, Sambwa, Mokolo, Mandungu, Kamitatu, Seti, Eluki, Nzimbi, Ngbanda, Baramoto, Bolozi, Sakombi, Mananga, etc…pour ne citer que cet échantillon réduit, sont les branches de l’arbre mobutu.

Le risque pour l’avenir est grand si nous ne faisons rien pour déraciner cet arbre et ses branches, car notre mode de vie au pays et à l’étranger est le fruit de l’arbre mobutu et ses branches. Nous devons réfléchir sur les acrobaties que nous réalisons chaque jour pour pouvoir survivre, les humiliations que nous supportons deviennent de plus en plus pires que la mort elle-même.

Par-dessus le marché, ce gros arbre du Zaïre et ses branches ont des racines à des milliers de kilomètres de chez nous. C’est la raison d’être de ce numéro spécial de KIMPWANZA, qui vous livre la réalité à ne pas négliger dans vos consciences, si vous tenez à l’avenir de notre pays et de son peuple. Une réalité qui doit vous tenir à cœur, beaucoup la connaisse, mais ont peur d’élever la voix.

Il n’en est pas question, je suis en conscience hautement tranquille et toujours prêt à un débat public avec les représentants des néocolonialistes et de toutes les puissances étrangères qui les soutiennent.

TRENTE-SIX ANS APRES :

La CIA toujours aux commandes au Congo-Zaïre

L’ignorance de l’histoire d’un pays est une calamité qui induit le peuple dans l’obscurité vis-à-vis de ses responsabilités. C’est vrai, au 30 juin 1960, il n’y avait presque pas d’intellectuels congolais à même de prendre les destinés de notre pays nouvellement souverain. Toutefois, il y avait un homme d’une instruction self-made-man remarquable et dont le monde impérialiste avait énormément peur, il s’appelait Patrice Emery Lumumba.

Les impérialistes n’avaient qu’un seul projet : empêcher les Congolais de se rassembler autour de ce dernier afin d’éviter que ne soient touchés leurs intérêts au Congo. Et par les jeux des services secrets occidentaux, Mobutu entra dans la famille nationaliste et se fit un ‘‘fidèle’’ lieutenant de Lumumba et ce, bien avant l’indépendance.

Devenu secrétaire particulier de Lumumba depuis la table- ronde de Bruxelles, Mobutu se trouva à son aise au cœur des nationalistes, dont la victoire de la coalition porta Lumumba au poste de premier Premier ministre de notre pays indépendant.

Ainsi Mobutu, aux yeux de Lumumba, fut un garçon modèle avec toutes les libertés d’accès aux secrets du programme nationaliste qui allait gérer le pays. Devenu Secrétaire d’Etat à la primature, donc toujours très proche de Lumumba, désormais aucun secret ne pouvait lui échapper.

Suite à la déclaration du Général Janssens, commandant en chef de la Force Publique coloniale, selon laquelle l’armée restait celle d’avant indépendance, les soldats congolais crurent que l’indépendance ne leur servirait pas, d’où la mutinerie. Pour éviter la dégradation totale de la situation créée par le Général Janssens, Patrice Lumumba désigna l’Adjudant-infirmier Victor Lundula en qualité de commandant en chef de l’Armée Nationale Congolaise (ANC) qui venait de naître, en l’élevant au grade de Général-Major.

Ensuite, il nomma Mobutu, ex-sergent de la Force Publique, au poste de chef d’Etat-Major de la naissante armée congolaise avec le grade de Colonel. Bienvenues les griffes de Mobutu !

Sa désignation comme numéro deux de l’armée était très mal accueillie par les vieux gradés d’élites (Premier Sergents-Majors) devenus les premiers Adjudants Congolais en 1959, comme Bobozo, Bosango, Nyamaseko, etc…ces derniers diront ouvertement à Lumumba de ne pas récupérer Mobutu dans l’armée, alléguant que c’était un voyou qu’ils connaissaient très bien à Luluabourg. Mais il était impossible de convaincre Lumumba contre la réalité civique de Mobutu.

Il y eut beaucoup d’opposition sur cette nouvelle désignation de Mobutu. Pierre Mulele demanda à Lumumba le poste de Ministre de la défense pour organiser la nouvelle armée, car il connaissait très bien Mobutu comme agent de renseignement dans la Force Publique. A savoir que Mulele et Mobutu étaient ensemble dans la formation militaire – mais en vain !

L’exécution bestiale de Pierre Mulele en 1968, sur ordre de Mobutu, n’était pas la conséquence de la guerre de libération amorcée au Kwilu le 1er janvier 1964, mais plutôt la matérialisation de la colère de Mobutu contre Pierre Mulele vu que ce dernier voulait empêcher son hasard de devenir l’homme du 24 novembre 1965 – qu’il était effectivement devenu.

Pierre Mulele fut officiellement assassiné à cause de cette guerre contre le néocolonialisme. Mais comment expliquer que les Christophe Gbenye, Bula Mandungu (Thomas Nyati) et Thomas Kanza ont-ils échappés à cette punition suprême néocoloniale ?

Gbenye était le Président de cette guerre, Kanza Ministre des affaires étrangères et Mandungu Ministre de la propagande. L’histoire depuis le 30 juin 1960 doit être écrite par les victimes du néocolonialisme, car sans connaissance profonde de notre histoire, aucune autre lutte ne sera possible pour nous délivrer de cette domination qui a remplacé le colonialisme belge, comme l’a si très bien dit Pierre Mulele le 9 juin 1963 avant de déclencher la grande lutte armée de libération : Le pays est entrain de mourir à cause des manœuvres colonialistes. Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie.

Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires. Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur. Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur.

Ceux qui se définissent vraiment nationalistes-lumumbistes, malgré les déloyautés ne se comptent plus, doivent chercher à connaître l’étonnante faiblesse de notre héros envers Mobutu. Patrice Lumumba, dans sa lettre adressée à son ami Emile Luhayi le 28 avril 1954, mentionne : ‘‘ J’ai trop de projets qui sont certainement concentrés et dirigés vers un seul idéal : avoir une formation poussée, toujours poussée, car pour moi, la richesse n’a aucune valeur.

Je préfère avoir une instruction suffisante que d’être riche, ignorant. Que je parte à l’université ou non, je dois me découper en quatre pour devenir un homme relativement instruit afin de servir ainsi mieux ma patrie’’.

Les contestations contre la désignation de Mobutu au poste de chef d’Etat-Major de la naissante armée congolaise, étaient un grand cri d’alarme pour que Lumumba se débarrasse de Mobutu à moins de 10 jours de l’indépendance, car il avait jusque-là tous les moyens de le faire – mais en vain.

Quand il comprit que Mobutu est un traitre, tous les plans de la CIA et du pouvoir belge contre lui, fonctionnaient déjà à 100%, et Mobutu ayant accès à tous les secrets de Lumumba, fut le cerveau moteur de la confiscation de notre indépendance par la Maison Blanche et le pouvoir belge. Lumumba démit Mobutu et le remplaça par son Ministre de la jeunesse et des sports, Maurice Mpolo qui avait fait aussi son service militaire dans la Force Publique.

La CIA et les services secrets belges incitèrent alors Kasa-vubu à sa qualité du Président de maintenir Mobutu au poste de Chef d’Etat-Major, bien qu’il n’ait pas été nommé par lui. C’était l’origine de la grande confusion dans la nouvelle armée et la création de l’armée néocoloniale au Congo par la CIA et les services secrets belges.

Ainsi, les parrains du néocolonialisme obligèrent Kasa-vubu de destituer illégalement Lumumba le 5 septembre 1960 alors détenteur du pouvoir du peuple congolais. Dans la campagne de ces manœuvres au lendemain du 30 juin 1960, Mgr Joseph Malula fut un artisan potentiel en prêchant des mensonges contre les nationalistes.

Il annonçait dans des églises catholiques que Lumumba était communiste et qu’il veut transformer le pays en communisme. Dans le communisme, clamait Malula, ton vélo appartient à tout le monde ; personne ne peut fermer la porte de sa maison, quiconque a le droit d’entrer à ton absence pour prendre la radio de ta sueur.

Pire, ce qui dérouta complètement la population noire de Léopoldville, c’était quand l’homme de Dieu dit que : ‘‘ dans le communisme la femme d’autrui n’existe pas, lorsque vous êtes absent de la maison, votre voisin est libre d’y entrer et de coucher avec votre femme’’. Voilà ce mode de vie que Patrice Lumumba veut introduire chez nous, le communisme.

Ce rappel est très important pour notre histoire, même si le communisme est tombé à sa source. Le néocolonialisme au Congo n’est pas seulement une fabrication des intérêts occidentaux, mais aussi de l’église catholique romaine que l’histoire nous apprend avoir été à l’avant-garde du colonialisme dans notre pays.

La grande majorité de notre peuple est constituée des jeunes nés à partir de 1960, ils doivent effacer dans leur mémoire la considération de la propagande occidentale qui vénère Malula comme le bienfaiteur nationaliste dont Mobutu avait peur.

Beaucoup des jeunes congolais-zaïrois regrettent la mort du Cardinal Malula, car s’il était encore en vie durant la période de la conférence nationale, il aurait destitué Mobutu Sese Seko.

C’est encore ici la construction d’une histoire qui risque de perpétuer le néocolonialisme dans notre pays, car Malula est l’un des grands artisans qui ont destitué illégalement Patrice Lumumba le 5 septembre 1960 et aussi qui ont porté Mobutu au pouvoir. Par ce fait, il porte devant l’histoire une partie des responsabilités sur la disgrâce de notre nation.

Certes, à une période à partir de 1969, il s’est opposé contre Mobutu face à l’alourdissement de la misère de notre peuple et les assassinats des étudiants de l’Université Lovanium. Comme aussi avant l’indépendance, il défendait la valeur nationale de Simon Kimbangu. Mais pourquoi avait-il accepté en juillet 1960 de servir la propagande de la haute finance étrangère contre le nationalisme pour implanter le pouvoir néocolonial dans notre pays ?

Toutefois, dans cette lutte de reconquête de notre souveraineté, l’église catholique romaine a dans son sein de nombreux jeunes prêtres et sœurs congolais-zaïrois, ainsi que des prêtres et sœurs blancs qui sont déterminés contre ce néocolonialisme (le mobutisme).

Nous les connaissons déjà à travers le grand travail qu’ils fournissent dans la clandestinité pour notre libération. Les mécanismes du néocolonialisme dans notre pays sont tellement présents que les intellectuels et non intellectuels, les travailleurs, les étudiants, les paysans, etc…se laissent manipuler comme des petits enfants et se retrouvent en grande partie hors de la réalité politique de notre pays.

Revenons à l’après-destitution de Lumumba. La journée du 14 septembre 1960 est la plus cruelle des vrais nationalistes où Mobutu sortit toutes ses griffés sous la protection de la Maison Blanche de Washington et du Palais Royal de Bruxelles contre l’avenir de notre nation et son peuple. Mobutu réalisa son premier coup d’Etat contre Lumumba et Kasa-vubu, mais c’était exclusivement pour se débarrasser des vrais lumumbistes et préparer leur cortège des assassinats, dont la CIA et les services secrets belges confectionnaient les listes.

Mobutu mit en place le collège des commissaires généraux néocolonialistes formés par le pouvoir colonial belge comme Marcel Lihau, Justin Bomboko, Mario Cardoso (Losembe), Jean-Jacques Kande, Albert Ndele, André Boboliko, Fernand Kazadi, Jonas Mukamba, Etienne Tshisekedi, etc…et l’autre grand traitre Damien Kandolo, jusqu’au 14 septembre 1960 directeur de cabinet de Lumumba. Victor Nendaka est nommé administrateur général de la sûreté avec une farouche haine comme Mobutu, Bomboko, Ndele et Tshisekedi contre les vrais nationalistes. Quelques jours après, Mobutu rétablit Kasa-vubu, Chef d’Etat et ce dernier nomme Joseph Iléo Premier ministre de ce collège, qui avait le devoir de rassurer la récupération de notre souveraineté par l’ex-pouvoir colonial.

Après le 14 septembre 1960, Antoine Gizenga, Vice-premier ministre de Lumumba se retrancha au bunker des nationalistes à Stanleyville avec des Ministres fidèles à Lumumba et destitués ensemble le 5 septembre 1960. Le commandant en chef, Général-Major Victor Lundula, destitué lui aussi, retrouva ses fonctions à Stanleyville et dirigea les opérations militaires contre la sécession katangaise de Moïse Tshombe et celle du Sud-Kasaï d’Albert Kalonji à Bakwanga.

Le Secrétaire Général des Nations-Unies, Mr Dag Harmaskjoel favorisa les sécessions contre le pouvoir nationaliste de Patrice Lumumba. Le 17 janvier 1961 Lumumba, Okito et Mpolo sont assassinés par des officiers belges de l’armée sécessionniste devant Tshombe, Munongo et Kibwe après leur livraison à l’aéroport d’Elisabethville en présence des soldats suédois de l’ONU.

L’ordre de leur transfert de la prison militaire de Thysville pour Elisabethville via Moanda avait été donné par Kasa-vubu, Mobutu et Bomboko sous la supervision de la CIA et des services secrets belges. C’est Victor Nendaka qui fut leur convoyeur à bord d’un petit porteur de l’Air-Brousse piloté par un Belge de Thysville à Moanda.

Et de Moanda, Fernand Kazadi et Jonas Mukamba prirent la relève de convoyage à bord du DC-4 d’Air-Congo piloté par des Belges pour la destination finale de la mort à Elisabethville, au Katanga. Le 9 février 1961, la 2ème livraison de la mort des lumumbistes arriva à Bakwanga au Sud-Kasaï chez Albert Kalonji, sur ordre de Kasa-vubu, Mobutu et Bomboko. C’est Nendaka qui supervisa leur embarquement à bord de l’avion de la mort à l’aéroport militaire de Ndjili. Il s’agit de Jean-Pierre Finant, Pierre Elengesa, Emmanuel Nzuzi, Jacques Lumbala, Christophe Muzungu, Joseph Mbuyi, etc…

Les réflexions de Professeur Kalele font partie des versets de notre histoire

Professeur Kalele : février 2010

«La RDC va commémorer le 50ème anniversaire de la perte de son indépendance »

Le professeur Kalele, ancien ministre, s’insurge contre le néo-colonialisme qui se révèle plus dangereux que le colonialisme. Pour lui, le Congo est devenu une colonie internationale. Il souligne que les Congolais doivent se réarmer très sérieusement pour reconquérir l’indépendance de leur pays.

1. Beaucoup de gens disent que c’est une indépendance sur papier que le Congo a eu en 1960. Il n’a jamais été véritablement indépendant. Qu’en pensez-vous ?

Professeur Kalele: Ils n’ont pas tort. Il y a eu un mouvement général «la décennie des indépendances africaines» qui était venu après la Deuxième Guerre mondiale. Les Africains sont appelés à se battre aux côtés des Européens pour les libérer de l’emprise allemande. Ils découvrent donc qu’ils peuvent aussi demander leur indépendance.

Ce qui va suivre, c’est un problème réel compte tenu de la manière dont cette indépendance a été octroyée. Après avoir résisté très longtemps, les Belges ont été bousculés, puis ont lâché. Mais vous retrouverez également dans la lettre de Lumumba à sa femme Pauline, la toute dernière lettre, dans laquelle il dit qu’à peine accordée, cette indépendance a été arrachée.

Lumumba a été non seulement tué mais il a été empêché de gouverner le pays. Ensuite, sont venues les sécessions katangaise et du Sud-Kasaï, les guerres interethniques. Partout, le pays était ingouvernable. Lumumba parti, il y aura une accalmie. Mais le néo-colonialisme va s’installer et se révélera plus dangereux que le colonialisme. Parce que du temps de la colonie, on construisait des écoles, des hôpitaux, des routes, etc. Mais durant le néo-colonialisme, on ne fait que piller.

Avant que Laurent-Désiré Kabila qui appartenait à la jeunesse lumumbiste ne cherche à relancer le mouvement dans les années 90, il a eu d’abord Pierre Mulele qui a parlé de la deuxième indépendance.

Les puissances coloniales sont revenues pour combattre les Mulelistes. Une étude a même été financée abondamment par le Pentagone pour connaître la sorcellerie, les fétiches, les aliments des Mulelistes et les détruire. C’est comme cela que les Mulelistes ont été liquidés et les autres Lumumbistes poursuivis. Et quand Laurent-Désiré Kabila arrive, il tente de recouvrer cette indépendance.

On va se débarrasser de lui très vite. Aujourd’hui, effectivement, le Congo est simplement une colonie de la Belgique, une colonie internationale. Parce que les pays occidentaux ont changé de tactiques. Mais il se fait que, quand les gens revendiquaient l’indépendance, ces pays se confrontaient à plusieurs colonies à la fois. Personne ne pouvait aider personne. Maintenant, la stratégie est de se mettre en place pour coloniser. Aujourd’hui, quand vous touchez à la France, vous touchez aux Etats-Unis, à l’Allemagne, à l’Angleterre, etc.

2. Vous dites que le néo-colonialisme s’avère plus dangereux que le colonialisme, faut-il que le peuple se dresse contre le néo-colonialisme comme il l’a fait du temps du colonialisme ?

Professeur Kalele: Vous ne pouvez pas aller dans le schéma classique avec la lutte armée ou la non-violence. On ne peut réussir une révolution, sans les masses populaires. Donc, quelle que soit la voie que vous impose la conjoncture politique du moment, vous devez compter avec les masses populaires.

Et lorsqu’elles sont mobilisées et politisées, elles dégagent les énergies telles qu’aucun pouvoir oppresseur ne saura résister. Je prends un exemple : qui croyait que les Belges pourraient être chassés de ce pays ? Lorsque le vrombissement d’un véhicule retentissait dans un village, tout le monde fuyait.

Lorsqu’un seul Belge en culotte, escorté par deux policiers, faisait oublier aux parents les noms de leurs enfants au recensement, ils étaient fouettés. Après la fessée, ils devaient dire merci ! Mais avec la dynamique populaire dégagée par Lumumba, le peuple s’est mis debout et les Belges ont dû fuir. Il en est de même de Mobutu.

Qui pouvait croire qu’il pouvait partir en dépit de tous les fétiches africains et indiens ainsi que de toute la magie mis à sa solde et à celle de ses collaborateurs dans un pacte de sang (Prima Curia). Sans oublier l’argent donné dans les cartons.

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lundi 8 mars 2010

Gabriel Kyungu wa Kumwanza reprend son maillet au parlement provincial du Katanga

Le lundi 1 mars 2010, Gabriel Kyungu wa kumwanza comme si de rien n'était a présidé les tra­vaux de la ses­sion or­di­naire de l’As­sem­blée pro­vin­ciale du Ka­tan­ga, au bâ­ti­ment du 30 Juin, siège de cet or­gane dé­li­bé­rant dans la ville de Lubumbashi.

Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l'Assemblée provinciale du Katanga

Les travaux du parlement provincial du Katanga étaient sus­pen­dus par le gou­ver­ne­ment cen­tral le 29 jan­vier der­nier à cause des vio­lents in­ci­dents qui s’y étaient pro­duits la veille.

En effet, le 28 jan­vier 2010, quatre dé­pu­tés pro­vin­ciaux:Banza Monga Tutu, Michel Kakudji Momat, Aimé Kasongo Mande et Kayumba wa Kayuma, qui avaient cla­qué la porte de l’hé­mi­cycle pour pro­tes­ter contre le "blo­cage" de deux mo­tions si­gnées contre deux membres du gou­ver­ne­ment, ont été agres­sés par des in­di­vi­dus pré­sen­tés comme une mi­lice ac­quise à la cause du pré­sident de l’as­sem­blée pro­vin­ciale.

En toute impunité, les "Kapononayi", "les massacreurs" avaient copieusement tabassés les élus du Katanga.

Le pasteur Théodore Ngoy, député provincial du Katanga, qui vit en exil à Oxford, est la première personne à avoir dénoncer sans ambages cette milice qui a des accointances avec Kyungu wa Kumwanza.

Théodore Ngoy ne s'était pas laissé intimidé et avait fait face.

Le lundi 1 mars 2010, de­vant une as­sis­tance de plus de 80 dé­pu­tés pro­vin­ciaux sur une cen­taine que compte le par­le­ment pro­vin­cial, Ga­briel Kyun­gu Wa Kum­wan­za, pré­sident de l’As­sem­blée pro­vin­ciale du Ka­tan­ga, a qua­li­fié les in­ci­dents du 28 jan­vier 2010 de "linge sale qui vient d’être lavé en fa­mille" .

Il a pris l’en­ga­ge­ment d’as­su­rer la po­lice des dé­bats du par­le­ment a l’en­tière sa­tis­fac­tion de dé­pu­tés en veillant à l’équi­libre entre dif­fé­rentes ten­dances po­li­tiques qui com­posent le par­le­ment.

Il a pro­mis de se confor­mer à la Consti­tu­tion de la Ré­pu­blique et aux lois du pays avant d’in­vi­ter les dé­pu­tés pro­vin­ciaux à user de leurs droits à la li­ber­té d’ex­pres­sion en toute élé­gance po­li­tique et dans le res­pect des autres.

Les tra­vaux de la ses­sion or­di­naire de l’As­sem­blée pro­vin­ciale du Ka­tan­ga se sont pour­sui­vi à huis-clos

Laver le linge sale en famille voudrait-on dire qu'on clos le débat ? Y compris la justice ?

Pourquoi les 4 députés provinciaux agressés sont-ils entrer dans un mutisme, une sorte d'Omerta ? Pourquoi ne s'expriment-ils plus ?

Pourquoi la commission parlementaire com­po­sée de deux sé­na­teurs et de deux dé­pu­tés na­tio­naux élus de la pro­vince du Ka­tan­ga dont le sé­na­teur Ka­bin­da Ngoy, chef de cette dé­lé­ga­tion, a -t-elle si facilement conclue que les députés: Banza Monga Tutu, Michel Kakudji Momat, Aimé Kasongo Mande et Kayumba wa Kayuma, ont été agres­sés par un groupe d’in­di­vi­dus non iden­ti­fiés ?

Les "Kampononayi" sont-ils un groupe d'individus non identifiés, inconnus de la ville de Lubumbashi ?

Après son au­dience avec le gou­ver­neur du Ka­tan­ga, le sénateur Kabinga Ngoy avait déclaré à la presse que sa mis­sion consister à re­cueillir toutes les in­for­ma­tions re­la­tives aux in­ci­dents en vue de dé­ga­ger les res­pon­sa­bi­li­tés des uns et des autres et d’iden­ti­fier les cou­pables qui de­vront ré­pondre de leurs actes de­vant la jus­tice.

On sait aujourd'hui que les " kampononayi" ne répondront jamais de leurs méfaits devant la justice congolaise.

La commission devrait éga­le­ment étu­dier avec les au­to­ri­tés ci­viles et mi­li­taires de la pro­vince du Katanga les me­sures de sé­cu­ri­té à prendre pour la pro­tec­tion des dé­pu­tés pen­dant le dé­rou­le­ment des tra­vaux au siège du par­le­ment. Kabinda Ngoy avait déclaré que "La pri­meur du rap­port de cette mis­sion d’en­quête est ré­ser­vée aux pré­si­dents de deux chambres du par­le­ment congo­lais".

Ce qui s’est passé à l’assemblée provinciale du Katanga, le 28 janvier 2010, est un vrai scandale. L’ironie de l’histoire réside au fait que les 4 députés battus appartiennent eux aussi à l’AMP, Parti-Etat.

La preuve est ainsi faite que l’AMP, Parti-Etat n’est qu’un panier à crabes dans lequel cohabite, dans un mariage contre-nature, des unitaristes, des fédéralistes et des populistes. Bref, des formations politiques qui partagent tout sauf "les mêmes convictions idéologiques." On comprend alors l'expression de Kyungu wa kumwanza le linge sale se lave en famille. On note également que l'opération "Tolérance zéro" n'est qu'un slogan parmi d'autres: 5 chantiers, élections libres, démocratique et Transparentes... des écrans de fumée pour enfumer le peuple congolais.

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samedi 6 mars 2010

Passeports-Biométriques: Qui sème le vent recolte la tempête !

Chapeau bas à "Objectif Congo", "Congo debout", "Apareco", " Citoyennes congolaises, droits et devoirs", "Proten"...qui ont bravés la saison hivernale parisienne pour manifester pacifiquement contre le passeport-biométrique qui tue ! L'âme de Branly Nsingi (21 ans) peut se réposer en paix. La première victime du passeport-biométrique mort d'une crise cardiaque pour avoir connu un refus d'embarquement pour Paris à l'aéroport Houphuët-Boigny d'Abidjan alors que son passeport ordinaire était valable jusqu'en 2011, a été enterré le samedi 13 février 2010, au cimetière de Pantin près de sa famille.

Le drapeau de la République Démocratique du Congo à l'honneur

marche pacifique

Ce vendredi 5 mars 2010, les Congolais se sont retrouvés en face des cordons de policiers, une trentaine de fourgons, une centaine des CRS, la Cour Albert Ier fermée et interdit aux publics.

L'ambassade de la République Démocratique du Congo étant voisine à celle du Brésil, à proximité de celle de la Chine et non loin de celle du Canada.

Les policiers auront du mal à convaincre les manifestants congolais de quitter la place Reine Astrid, Métro : Alma-Marceau.

Les esprits s'échauffent

Il fallait négocier avec les policiers pour éviter le dérapages

Pierrot-Ikela (avec ses lunettes), président d'Objectif Congo.L'homme de toutes les négociations: préfecture et police

Rolain Mena (Apareco) répondant aux questions d'une consoeur de RFI sous le regard bienveillant de Serge Gabriel Wembo

Charly Esalo qui négociait avec les manifestants mais aussi les policiers pour éviter les débordements

Les négociations seront âpres. Pas question question de permettre aux congolais d'arriver à leur ambassade des cordons des policiers impressionnants et infranchissables seront mise en place.

Pierrot-Ikela, président d' "Objectif Congo" sera de toutes les négociations avec la préfecture et la police sous l'encadrement de Rolain Mena et Charly Esalo qui veilleront à ce que la manifestation ne dérape pas.

Pour éviter les débordements, la police a dû céder , les Congolais ont marchés empruntant l'avenue Montaigne jusqu'à son croisement avec les Champs-Elysées, bloquant la circulation et créant un emouteillage monstre.

La manifestation étant prévu à partir de 14h, Myra Ndjoku aurait quitté l'ambassade dès 11h par la petite porte.

Les policiers qui encadraient les Congolais étaient étonnés de constater que l'ambassadeur de la RDC avait peur de dialoguer avec ses compatriotes.

On apprendra par la suite que Myra Ndjoku aurait écrit aux autorités françaises notamment au Quai d'Orsay pour demander qu'on assure sa sécurité et celle de sa famille car il se sent menacer. Il serait menacé par les Congolais de la diaspora sans armes !

On croirait marcher sur la tête. Alors que les Congolais sont lesés, bafoués dans leur droit le plus élementaire celui d'être informé par rapport au passeport-biométrique qui tue, dont la précipitation de la vente n'égaye que les politiciens du ventre, affairistes, roublardes et fourbes qui empochent les frais exorbitants au détriments de citoyens qu'ils sont sensés servir. Les bourreaux se font passer pour les victimes, Myra Ndjoku en est un exemple patent.

La France qui a plus de 63 millions d'habitants autant que la République démocratique du Congo, trois passeports sont en circulation: ordinaires, semi-biométriques et biométriques. La France n'empêche pas ses ressortissants de voyager.

Au Congo, les politicailleurs, les combinards et maffieux qui écument la classe politique congolaise ont décidés de prendre en otage les populations: chosifiés les Congolais de l'intérieur sans pouvoir d'achat ne peuvent pas se permettre de s'acheter facilement des passeport biométriques imposés, ils sont soumis au choix cornélien entre faire bouillir la marmite ou se procurer le passeport de Tambwe Mwamba ; les Congolais de l'extérieur, eux ont un pouvoir d'achat mais sont réfractaires au "Césaro-joséphisme", à l'AMP-Parti-Etat, au manque des libertés et aux violations massives des droits de l'homme, ils ne peuvent plus voyager, plus travailler...Ils deviennent des irréguliers malgré eux.

Le passeport-biométrique de Tambwe Mwamba fait remonter à la surface le problème de la double nationalité.De sources sûres que Kengo wa Dongo, le président du Sénat a la nationalité Belge; Evariste Boshab, le président de l'Assemblée nationale est également Belge. Ce dernier avec Bob Kazadi Kabamba ont participés à la Constitution de Liège qui régit la République Démocratique du Congo dont l'article 10 stipule:" la nationalité congolaise est une et exclusive ". Depuis 3 ans le moratoire sur la double nationalité sur la motion Makila n'est jamais appliquée.

Ils sont plusieurs dans les institutions congolaises à avoir deux ou trois nationalités: au Sénat, à la députation, au gouvernement et même dans les entreprises publiques.

On est face d'un conglomérat d'individus à double nationalité qui nargue la majorité des congolais. Ils votent des lois qui imposent aux autres et ne l'appliquent pas à eux-mêmes.

A Paris, tôt ce matin, vers 2h ce samedi 6 février 2010, Henry Mundanda, un neveu de Myra Ndjoku a téléphoné à Pierrot Ikela, le Président d' Objectif Congo, au nom de l'ambassadeur, pour réclamer un rendez-vous. Bonne initiative mais la réponse du président d'objectif Congo parait plus que sage:" Oui pour une rencontre avec Myra Ndjoku hors de son bunker d'ambassade et présence notamment des journalistes et des témoins".

Le vent semé par Ndjoku appelle la tempête !

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jeudi 4 mars 2010

Elysées: Mylène Farmer se prend les pieds dans le tapis de Sarkozy...

La chanteuse française a trébuché sur le tapis rouge en se rendant à un dîner donné en l'honneur du président russe Medvedev et s'est cassée un doigt de pied. Invitée au palais de l'Élysée mardi 2 mars 2010 à l'occasion d'un dîner d'Etat donné en l'honneur du président russe Medvedev, la chanteuse Mylène Farmer a trébuché trois fois sur le tapis rouge et s'est cassée un orteil dès la première chute. La nouvelle a été confirmée jeudi 4 mars par son service de presse.

Après être tombée, la chanteuse a maintenu sa participation au dîner malgré la douleur et aurait reçu des soins en fin de soirée, après être retournée chez elle. Cet "accident" n'aura aucune conséquence professionnelle, la chanteuse n'ayant aucun engagement prévu dans les prochaines semaines.


Mylène Farmer chute
envoyé par Tele-Loisirs. - L'info internationale vidéo.

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Extradition d'Agathe Habyarimana: "le dossier est vide", selon Me Philippe Meilhac son avocat !

Nicolas Sarkozy reçu par Paul Kagame le 25 février 2010 à Kigali. Cinq jours après la visite de Sarkozy au Rwanda, Agathe Habyarimana a été appréhendée...

Juvenal Habyarimana et sa femme Agathe le 14 avril 1977 à l'Elysée lors d'un voyage officiel à Paris. Les policiers connaissaient son adresse. Agathe Habyarimana n'a opposé aucune résistance. Arrêtée puis relâchée, Agathe Habyarimana est exilée depuis douze ans dans l'Essonne, la veuve de l'ancien président du Rwanda a été interpellée, mardi 2 mars 1010, à 8h du matin. Elle est accusée par Kigali d'avoir participé à la préparation du génocide qui fit, selon l'ONU, 800 000 morts, essentiellement tutsis, en 1994.

L'arrestation mardi 2 mars 2010 d'Agathe Habyarimana, la veuve du président rwandais assassiné en 1994, sur la demande de Kigali en vue de son extradition, s'appuie sur un dossier "vide", les accusations de génocide à son encontre n'étant pas étayées, a affirmé mercredi 03 mars 2010, Me Philippe Meilhac son avocat .

"Le dossier est vide, il n'y a rien dedans. Il n'y a pas un rapport, pas un compte-rendu, pas un témoignage, rien", a déclaré à Me Philippe Meilhac son avocat.

Brièvement interpellée mardi 2 mars 2010, Mme Habyarimana a été présentée au parquet général de la cour d'appel de Paris en vertu d'une demande d'arrestation provisoire du Rwanda en vue de son extradition.

Réclamée par Kigali pour génocide, Agathe... Le mandat d'arrêt international à son encontre vise les chefs de génocide, de complicité de génocide, d'association de malfaiteurs en vue de la commission d'un génocide et de crime contre l'humanité. Kigali doit maintenant présenter une demande formelle d'extradition.

"Quand on présente une demande de ce type-là, ou on l'étaie dès le début ou alors c'est un coup politique", juge l'avocat.

Les faits qui lui sont reprochés par Kigali s'étendent du 1er octobre 1990, date du début de l'offensive de la rébellion du FPR contre le régime Habyarimana, au 9 avril 1994, date de l'évacuation d'Agathe Habyarimana vers la France. Pour l'avocat, "on ratisse le plus large possible mais il n'y a aucun détail: où, quand, comment".

Mme Habyarimana est fréquemment présentée comme une membre éminente de l'"akazu", le premier cercle du pouvoir hutu qui a planifié et mis en oeuvre le génocide.

"On dans la même situation depuis des années, on l'affuble d'une étiquette de génocidaire et personne n'étaie rien du tout", explique Me Meilhac, déplorant la situation "ambiguë" face à l'enquête pour génocide la visant en France depuis deux ans mais dans le cadre de laquelle elle n'a jamais été entendue.

"Le rôle d'Agathe a toujours été associé à celui de son frère Protais. Or celui-ci a été acquitté par le TPIR", plaide-t-il.

Surnommé "Monsieur Z", Protais Zigiranyirazo était présenté par l'accusation du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) comme la principale figure du cercle présidentiel ayant planifié le génocide. Condamné en première instance, il a été acquitté en novembre en appel.

Procès équitable ?

La justice française a autorisé l'extradition de plusieurs Rwandais soupçonnés d'être impliqués dans le génocide vers le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à Arusha, en Tanzanie, mais s'est en revanche opposé à trois reprises à des extraditions vers Kigali, jugeant que la justice rwandaise n'était pas à même de garantir un «procès équitable» et l'accès à une justice indépendante.

Agathe Habyarimana, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée par le Conseil d'Etat en octobre, fait également l'objet d'une enquête à Paris à la suite d'une plainte la visant notamment pour complicité de génocide. Elle n'a pas été encore entendue par les juges d'instruction chargées du dossier.

Possibilité d’extradition au Rwanda

Le plus troublant dans cette arrestation est la couverture médiatique qui en est faite. En effet, beaucoup semblent suggérer que Mme Habyarimana devrait être extradée vers le Rwanda. Or, les crimes de génocide au Rwanda relèvent exclusivement du tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) qui, rappelons le, n’a jamais incriminé la veuve de l’ancien président dans quoique ce soit.

De plus, jusqu’ici aucune démocratie digne de ce nom n’a consenti à expulser des individus dans un pays (le Rwanda) ou la justice n’a d’indépendante que le nom et ou les droits de l’homme n’existent pas. De même le TPIR a toujours refusé de transférer le moindre dossier ou prisonnier du fait des ces iniquités constatés malgré les demandes insistantes de Kigali.

Kigali veut s’acheter une virginité

Le général Kagamé, actuel chef de l’état rwandais, se sachant mis en cause dans l’attentat terroriste ayant couté la vie à son prédécesseur et ayant servit de déclencheur au génocide, multiplie les initiatives pour essayer de se racheter une virginité politique et masquer le rôle qu’il a joué au cours du génocide qui a emporté près d’un million de rwandais. Malgré qu’il ai déclaré il ya quelques années sur BBC Hard Talk qu’il s’en foutait de la mort de Habyarimana parce qu’il n’était pas son garde du corps, le stratège politique en lui a jugé utile de faire mener une enquête 16 ans plus tard sur cet attentat.

La commission chargé de mener cette enquête fut confiée à Jean Mutsinzi proche de Kagame et membre fondateur du FPR, le mouvement politico-militaire mis en cause dans l’attentat contre le président Habyarimana. Contrairement à "TOUTES" les enquêtes sérieuses (justice française, justice espagnole, enquêtes et rapports du TPIR) ayant été menées jusqu’ à maintenant, le rapport Mutsinzi innocente « inopinément » le régime du général Kagame et pousse le cynisme jusqu’à accuser la veuve du président de complicité dans l’assassinat de son mari.

Planification du génocide ?

Depuis sa création le tribunal pénal international n’a cessé de chercher à prouver la planification du génocide par le régime de Habyarimana mais force est de constater que, 15 ans et plus d’un milliards de dollars plus tard, toutes les pistes continuent de mener à Kagamé (tout comme l’enquête du juge espagnol Merelles ainsi que celle du juge français Bruguière).

C’est la raison pour laquelle notamment le procureur général du TPIR Carla Del Ponte avait été viré du TPIR par les américains qui lui reprochaient de s’intéresser de trop près au rôle de Kagame dans le génocide.

Depuis, le TPIR n’a pas réussi de quelque manière que ce soit à prouver la planification du génocide par le régime du président Habyarimana et l’acquittement du frère de madame HABYARIMANA par le TPIR ainsi que l’acquittement du colonel Bagasora, présenté par Kigali comme le cerveau du génocide, des crimes de génocide et d’entente en vue de commettre le génocide sont venu porter un sérieux coup à la thèse de Kigali et ont provoqué l’ire de Kagame.

En exigeant des français l’arrestation et l’extradition au Rwanda de Mme Habyarimana, Kagame veut être sur qu’elle n’ai pas droit à procès équitable (qui risquerai de la blanchir elle aussi, surtout que le TPIR ne l’a jamais mise en cause) et qu’elle soit condamné par la justice rwandaise à ses ordre pour planification du génocide.

La Répubique Démocratique du Congo ne doit pas servir de dot aux Nonces Franco-Rwandaises !

Dès son arrivée au pouvoir le général Kagame n’a cessé de servir du génocide comme fonds de commerce, malgré le rôle trouble qu’il a joué, pour couvrir et justifier tous les crimes qu’il a pu commettre contre d’autres rwandais (notamment dans le massacre de plus 500.000 refugiés hutus au Congo) ainsi que contre les congolais plus de 6 millions et ça continue.

Kagamé s’est servi de ce même génocide pour accabler la France, seule puissance à s’être interposée au moment des massacres et qui a permis de sauver des millions de rwandais que Kagamé aurait préféré éliminer.

Ce dernier l’a confirmé lors de son discours à Murambi le 6 Avril 2007 en disant : « Ce qui me fait le plus mal quand j’y pense, ce sont ces millions de gens qui ont pu fuir le pays sans que nous ayons pu les châtier ».

Parallèlement, depuis que Kagame a pris le pouvoir à Kigali et à Kinshasa par marionnette interposée, la France avait petit à petit perdu son poids et son influence dans une région qui s’avère de plus en plus stratégique pour la croissance économique des grands de ce monde.

Les autorités congolaises font beaucoup d'allégeance au "Zigouilleur de Kigali" qui en potentat dicte ses volontés aux "zombies de la République" au Congo. Ces derniers par leurs complicités avérées ont permis au Rwanda de devenir producteurs de diamants, coltans, nobiums matières premières qui ne figurent pas dans son sous-sol.

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mercredi 3 mars 2010

Kä Mana: La République Démocratique du Congo face au problème de ses réfugiés et de ses exilés dans le monde !

La question des réfugiés et des exilés congolais en Afrique et dans le monde fait régulièrement surface dans les débats sur la situation de notre pays et sur l'état de son image parmi les nations. Souvent de manière tragique comme à l'occasion de l'expulsion des Congolais d'Angola ou de façon humiliante comme dans le traitement souvent infligé à nos compatriotes dans l'espace européen, cette question nous confronte aux responsabilités qui doivent être les nôtres en tant que peuple conscient de la dignité de chacun de ses ressortissants et de la sécurité de chacun de ses membres partout sur la face de la terre.

30 avril 2007, à Lungern en Suisse, Kä Mana était l'orateur, lors du séminaire international de la Fiacat sur le thème: l'interdit de la torture, un principe en péril

Compte tenu du fait que notre pays a une diaspora de plus en plus ample et que celle-ci donne l'impression d'être un repaire de tragédies individuelles et de drames collectifs sans fond dans les nations qui nous entourent comme dans les contrées lointaines, il est du devoir de nos dirigeants et de toutes nos institutions de régulation éthique et sociopolitique de notre propre nation de considérer la situation des réfugiés et des exilés congolais comme une question prioritaire pour la construction de l avenir et pour la solution à donner au problème de la paix et de la sécurité en RDC. Nous ne nous le disons pas en toute vérité : c'est parce que nous considérons toujours ces concitoyens comme le Cheval de Troie du Rwanda chez nous que nous avons du mal à croire à leur sincérité dans leur volonté de vivre sur leur terre congolaise sans servir les intérêts rwandais que beaucoup de Congolais perçoivent comme un projet de balkanisation, de démantèlement, de pillage et de destruction de notre nation.Lire la suite

mardi 2 mars 2010

Iran: Evariste Boshab, président du Parlement congolais à Téhéran pour quoi faire ?

"L'iran et le Congo ont la potentialité de devenir deux pays puissants dans le monde" a déclaré Mahmoud Ahmadinejad, le président de la République Islamique d'Iran lors de la réception d'Evariste Boshab, président du parlement congolais à Téheran

Téheran, le 23 février 2010, Evariste Boshab, président de la chambre basse du parlement congolais et Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique d'Iran

Téhéran, Evariste Boshab et Manouchehr Mottaki, le ministre des Affaires étrangères iranien

Ont-ils parlé de l'uranium congolais ?

Rien n'est moins sûr. Ce n'est un secret pour personne l'Iran voudrait enrichir son uranium pour mieux se défendre dans la région.

Rappelons que c'est l'uranium congolais qui avait permit aux Américains de fabriquer les deux bombes atomiques à Hirochima et Nagasaki au Japon.

Les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki ont eu lieu les 6 et 9 août 1945 à l'initiative des États-Unis après que les dirigeants japonais eurent décidé d'ignorer l'ultimatum de Potsdam.

La cessation des hostilités fut effective 6 jours après. La Seconde Guerre mondiale se conclut officiellement moins d'un mois plus tard par la signature de l'acte de capitulation du Japon le 2 septembre 1945.

Ce sont les seuls bombardements nucléaires ayant eu lieu en temps de guerre.

Le nombre de décès est difficile à définir et seules des estimations sont disponibles. Le Département de l'Énergie des États-Unis (DOE) avance les chiffres de 70 000 personnes pour Hiroshima et de 40 000 personnes pour Nagasaki, tuées par l'explosion, la chaleur, et l'incendie consécutif.

À ceci, s'ajoutent les décès apparus par la suite en raison de divers types de cancers (334 cancers et 231 leucémies observés) et de pathologies.

Pour sa part, le musée du mémorial pour la paix d'Hiroshima avance le chiffre de 140 000 morts, pour la seule ville d'Hiroshima.

Si les autorités congolaises veulent vendre de l'uranium à la République Islamique de l'Iran, elles doivent en assumer les conséquences et ne pas faire porter le chapeau aux Congolais. Elles sont déjà entré dans l'histoire par la petite porte avec les élections Louis Michel de 2006, qu'elles ne poussent pas le bouchon trop loin !!!

La République Démocratique du Congo qui n'a pas d'armée et n'arrive pas à vaincre les groupes armées qui naissent en son sein, et les pays voisins qui lorgnent son grand territoire pour un dépeçage éventuel, n'a pas à jouer avec le feu !

Le mercredi 10 février 2010, Evariste Boshab et plusieurs personnalités avaient pris d’assaut l’espace Belle Vie, situé en face du quartier GB, dans la Commune de Kintambo, à Kishasa pour commémorer le 31ème anniversaire de la victoire de la révolution islamique d’Iran.

La cérémonie était présidée par l’Ambassadeur de la République islamique d’Iran en République Démocrtique du Congo. Fallait-il quelques jours après qu Boshab se rende à Téhéran en tout urgence ?

L'histoire étant têtue, elle finira un jour pas nous révèler les vérites sur cette visite impromptue en Iran.

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lundi 1 mars 2010

Les turpitudes de Myra Ndjoku

Accompagnée de rafales de vent frisant les 200km/h, la tempête Xynthia a semé la panique ce week-end (du samedi au dimanche, 28 février 2010) en France. Des bourrasques qui n'ont pas épargné l'Hexagone: le nombre de victime 54 morts, sans compter les disparus, maisons inondées, véhicules écrasés par les chutes d'arbres, coupures d'électricité...

Myra Ndjoku, ambassadeur de la RDC à Paris.

Ces coups de vent impétueux n'augurent pas les bonnes nouvelles pour l'ambassade de la République Démocratique du Congo. Effet, comme un seul homme, la diaspora congolaise se mobilise pour sit-in mémorable le vendredi 5 mars 2010 devant l'ambassade de la République Démocratique du Congo, 32 cours Albert Ier dans le VIII ème arrondissement de Paris. Le motif de cette manifestation de protestation pacifique et non violente: le passeport biométrique et ses victimes avec un premier décès, Branly Nsingi déjà enregistré à Abidjan en Côte d'Ivoire !

Voulant désarmorcer la bombe que lui a filé, Tambwe Mwamba, son ministre de tutelle, Myra Ndjoku a vite fait d'organiser une conférence de presse avec ses thuriféraires, courtisans, partisans et quelques chroniqueurs musicaux dans son bunker d'ambassade.

Le barbouze n'a rien compris ni de la communication et encore moins de la diplomatie.

Habitué à arracher des aveux sous les tortures, traitements inhumains et dégradants, Myra Ndjoku, ancien Directeur Général de l'Agence National des Renseignements (ANR) ignore qu'en diplomatie qu'il faut surtout dialoguer avec ceux qui ne sont pas d'accord avec vous et les convaincre.

Et que dialoguer veut dire aussi être à l'écoute et non pas imposé ses points de vue. En tant qu'ambassadeur, il a pleinement le droit de défendre la République Démocratique du Congo, mais surtout d' écouter ses compatriotes.

Les deux ne sont pas incompatibles mais plutôt complémentaires et ataviques.

Or le locataire du 32 Cour Albert Ier n'a d'ouï que pour sa hiérarchie, pour ceux qui l'ont pistonné et non pas pour les Congolais, ses compatriotes, qui vivent en France.

Les trois erreurs de Myra Ndjoku dans l'affaire passeport biométrique:

1. Se murer dans son bunker et ne pas communiquer là-dessus. La conférence de presse du vendredi 26 février 2010 organisée à la va-vite à l'ambassade à Paris, avec ses chroniqueurs musicaux, ses courtisans et partisans, aurait dû se faire hors de l'ambassade pour deux raisons:

- L'affaire passeport biométrique touche tous les Congolais à travers le monde. Il n'est plus un problème congolo-congolais car il touche à la liberté de voyager, à l'immigration, au déplacement des citoyens...

-L'ambassade de la République Démocratique du Congo est située à quelques pas du Centre d'accueil de la presse étrangère (Cape) et du Press club, des endroits appropriés où les journalistes étrangers qui s'intéressent à l'Afrique et au Congo sont prêts et disponibles à couvrir un tel événement avec un impact beaucoup grand.

2. Sous son costume trois pièces, Myra Ndjoku garde l'âme d'un tortionnaire qui croit qu'on doit l'obéir au doigt et à l'œil. Grave erreur, car devenu "Ambassadeur de la République Démocratique du Congo", il est entré en diplomatie donc en négociations permanentes dont certaines peuvent être pénibles. Il devrait passer son temps à dialoguer, toujours expliquer pour arriver à convaincre les sceptiques sur les décisions alambiquées de son ministre de tutelle. Car nombreux sont les Congolais qui croient que le passeport biométrique est d'abord une affaire juteuse entre Tambwe Mwamba et les Libanais qui l'ont financé. A lui de convaincre les Congolais de l'Etranger.

3. A partir du moment où il y a eu mort d'homme à cause du passeport biométrique de Tambwe Mwamba. Myra Ndjoku devrait présenter ses condoléances à la famille Nsingi éprouvée, compatir avec celle-ci et trouver de voies et moyens pour que le cas Nsingi ne se reproduise plus. Cela aurait été idéale et respectueux. A la place, Myra Ndjoku n'a fait que narguer la famille en niant la responsabilité de l'Etat congolais alors que lui-même n'était pas présent à l'aéroport Houphët-Boigny à Abidjan en Côte d'ivoire lorsque Braly Nsingi a été empêché de prendre son avion pour Paris et a succombé d'une crise cardiaque. Notre confrère d'Abidjan Net du 16 février 2010 précise: "Après des vacances d’un mois en Côte d’Ivoire, Braly Nsingi n’a pu rejoindre sa famille à Paris. Titulaire d’un passeport « ordinaire » pourtant valide jusqu’en 2011, il a été retenu à l’aéroport de Côte d’Ivoire alors qu’il s’apprêtait à rentrer en France, son pays de résidence, parce qu’il n’avait pas en sa possession un passeport biométrique. Atteint d’une douleur aux poumons, il est mort cinq jours après d’une crise cardiaque." Etre cynique et demeurer autiste face aux faits, est une irresponsabilité provocante qu'affiche Myra Ndjoku.

Nous sommes le lundi 1 mars 2010, il a encore 4 jours et 4 nuits pour trouver une brèche et dialoguer avec la diaspora avant qu'il ne soit trop tard. Lui-même et les agents de l'Ambassade doivent faire un pas vers la diaspora: échanger avec les responsables d'associations organisatrices de la manifestation, rencontrer la famille éprouvée et parler avec elle. Ne plus engueuler la famille Nsingi comme il s'est permis de le faire

Le Congo est tellement meurtri qu'une plainte contre lui par la famille Nsingi est une mauvaise chose.

L'humilité de Ramazani Baya devrait inspirer Myra Ndjoku pour se départir de son arrogance affichée dans cette histoire de passeport biométrique.

En novembre 1996, Ramazani Baya, ambassadeur du Zaïre en France, avait renversé deux garçonnets:Ronald Le Hartel de douze et Raphaël Lenoir, treize ans à Menton, dans les Alpes maritimes. Les deux enfants étaient morts sur le coup. Ramazani Baya roulait à 120 km/h, quatre fois la vitesse autorisée.

Jouissant de « l’immunité diplomatique », principe édicté par la Convention de Vienne en 1961, pour protéger les diplomates en poste à l’étranger... Mr Ramazani Baya, qui avait été condamné à 2 ans avec sursis ainsi qu'une amende de quelques dizaines de milliers de francs (sanction jugée normale pour l'époque), avait accepté, à l'époque des faits, de passer devant les tribunaux en remettant en cause son immunité diplomatique. Le cas n'est pas semblable mais c'est un sujet congolais vivant en France qui est mort à Abidjan en Côte d'Ivoire à cause d'une décision cautionnée par l'ambassade de la République Démocratique du Congo à Paris dont Myra Ndjoku est le locataire attitré. Ce dernier doit prendre ses responsabilités.

La Conférence de presse de Myra Ndjoku

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