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vendredi 25 mai 2012

François Hollande en Afghanistan pour préparer le retrait français

La visite n'était pas inscrite à l'agenda officiel. Elle a été tenue secrète jusqu'à la dernière minute. Il était 8 h 40 heure locale, 6 h 10 heure de Paris, quand François Hollande a atterri à l'aéroport militaire de Kaboul, vendredi 25 mai, pour un déplacement de six heures en Afghanistan. Accompagné des ministres des affaires étrangères et de la défense, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian, du chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, de son conseiller diplomatique, Paul Jean-Ortiz, et de son conseiller politique, Aquilino Morelle, le président de la République a immédiatement embarqué à bord d'un hélicoptère Caracal de l'armée de l'air en direction de la base de Nijrab, en Kapisa, à une quarantaine de kilomètres de Kaboul.

François Hollande et le président Hamid Karzaï de l'Afghanistan

Quatre jours après le sommet de l'OTAN à Chicago, au cours duquel il a confirmé le caractère "non négociable" de son engagement pris pendant la campagne présidentielle de procéder au retrait des forces françaises en Afghanistan d'ici à la fin 2012, M. Hollande s'est d'abord rendu dans cette région, au nord de Kaboul, où sont basés les deux tiers des 3 600 soldats français engagés dans le cadre de la Force internationale de l'OTAN en Afghanistan, pour leur expliquer les raisons de sa décision.

"Le temps de la souveraineté afghane est venu", a commencé par expliquer le chef de l'Etat devant une centaine d'hommes de la task force Lafayette. Rappelant que la France était intervenue en Afghanistan au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 "pour lutter contre ceux qui avaient encouragé le terrorisme", M. Hollande a justifié sa décision par le fait que "la menace terroriste qui visait notre territoire national comme celui de nos alliés depuis l'Afghanistan, sans avoir totalement disparu, a été en partie jugulée". Avant de conclure, "vous avez exécuté votre mission, et vous allez l'accomplir jusqu'au bout".

Le président français a précisé que "plus de 2000 [soldats] seront rentrés en France d'ici la fin de l'année". Selon un diplomate présent sur place, ce retour devrait se faire en deux vagues : une petite partie d'ici fin juin, puis l'essentiel à la fin de l'automne. "Vous serez à Noël à la maison", a répété le chef de l'Etat à quelques jeunes soldats avec lesquels il s'est entretenu brièvement à la fin de son discours.

La question du retrait logistique reste, quant à elle, toujours en suspens. Néanmoins, selon une source militaire, en Afghanistan, parmi les pistes privilégiées, le rapatriement des matériels, notamment les véhicules, par voie aérienne via Abou Dhabi serait privilégié. Ce retour devrait durer neuf mois.

Des discussions avec les pays voisins de l'Afghanistan sont toujours en cours pour utiliser les voies terrestres mais ceux-ci feraient monter les prix d'une manière jugée exorbitante par les autorités françaises.

Par ailleurs, le Pakistan n'a toujours pas rouvert l'accès de son territoire aux convois de l'OTAN, dont ceux approvisionnant les troupes françaises. La négociation achoppe sur des questions d'indemnités versées à Islamabad pour chaque camion transitant sur son sol, alors que le Pakistan attend toujours des excuses officielles des Etats-Unis après une bavure de l'OTAN ayant causé la mort de 24 soldats pakistanais en novembre 2011.

L'autre question sensible non encore résolue liée au retrait des troupes combattantes françaises du sol afghan porte sur la sécurisation des activités de formation délivrées par les Français aux forces de sécurité afghanes qui doivent perdurer au moins jusqu'à la fin 2014.

Si les autorités afghanes ont proposé d'assurer la sécurité des formateurs français, la France semble plus que réservée sur cette option. Les cas d'infiltrations d'insurgés parmi les recrues afghanes ont largement entamé la confiance entre Français et Afghans. Les soldats français ont été les plus durement touchés depuis six mois par ces attaques. La protection des instructeurs français nécessitera la présence de troupes de combat, mais leur nombre n'a pas été arrêté.

De même, les convois français sur les routes afghanes exigent la présence de forces armées. Selon la même logique, l'armée française souhaite protéger elle-même ses camions et ses personnels.

En Kapisa, M. Hollande est resté une heure. Après avoir écouté une Marseillaise a capella dans un hangar, et s'être fait offrir une coiffe afghane en laine claire, le chef de l'Etat a ensuite regagné Kaboul, en milieu de matinée, pour y rencontrer le président Hamid Karzaï, avec lequel il s'est déjà entretenu dimanche à Chicago.

"Ce sera l'occasion de parler de l'après, de rappeler que le retrait des forces combattantes ne signifie pas la fin de notre présence dans le pays mais que la France entend rester présente en Afghanistan à travers des programmes d'éducation et de santé, et aussi en aidant à la construction d'un Etat moderne", indiquait l'entourage du président de la République avant la rencontre entre les deux hommes.

A la mi-journée, M. Hollande devait enfin se rendre à l'ambassade de France, non loin du palais présidentiel. Il devait notamment y rencontrer une douzaine de personnalités, parmi lesquelles des élus, des défenseurs des droits de l'homme, ainsi que "des représentants des forces vives éduquées qui essaient de travailler pour la construction d'un Etat de droit", selon l'expression d'un diplomate de l'Elysée.

M. Hollande devait être de retour à Paris à 21 heures. Dix jours après son investiture, il effectuait son quatrième déplacement à l'étranger après Berlin, le 15 mai, les Etats-Unis, du 18 au 21, et Bruxelles, le 23. La dernière visite d'un président français en Afghanistan remontait au 12 juillet 2011.

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Kuluna a encore frappé !

Face à la caporalisation des médias au Congo-Kinshasa caractérisée par une volonté manifeste de museler des journalistes indépendants, médias alternatifs et informations citoyennes par un retour à la pensée unique comme sous le MPR-Parti-Etat du Maréchal Mobutu, les Congolais de l'Etranger rivalisent par une créativité débordante: Des télés naissent, blogs, webradios naissent... Sur facebook, twitter les Congolais sont d'une ingéniosité sans faille: ils écrivent, informent, analysent, donnent leurs opinions de diverses manières et façons ! La liberté d'expression , c'est sur le net et plein tube ! Kuluna est une autre manière d'informer. Une affiche à elle seule fait parler l'actualité de la République démocratique du Congo. Nous n'avons pas commenter ces webaffiches, que chacun (e) le fasse selon son gré et sa liberté d'expression ! En ce lon week end de la pentecôte, laissons travailler nos zygomatiques ! Les bien-pensants-Joséphistes, tricheurs, fraudeurs, tricheurs, prédateurs et usurpateurs, qui par tyranie ont pris en otage les institutions de la République, n'ont qu'à aller se rhabiller !

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Rwanda: Délégation de Kinshasa reçue par Paul Kagamé !

Le pouvoir imposé aux Congolais est un pouvoir fantoche ! Pour preuve, des réunions secrètes et curieuses se tiennent jours et nuits entre le Rwanda et la République démocratique, sans que l'opinion nationale ne soit informée, des nouveaux accords alambiqués sont signés à gauche et à droite, par Joseph Kabila et des mammouths Joséphistes. Certains Congolais égarés et insconscients de la République ont du mal à saisir la réalité du pouvoir en place à Kinshasa, pouvoir sans assise populaire, usurpateur, fraudeur et tricheur ! Les Vuvuzélateurs, djaleloïstes continuent à narguer le peuple Congolais par la désinformation. On se demande à quoi servent la présidence de la République de Jo Ka, le gouvernement mené par Matata Pongnon et les fameux députés élus dans le parlement national, puisque le Rwanda semble de loin et de près prendre les choses en charge. En effet, une délégation du gouvernement de Kinshasa conduite par le ministre de la Coopération internationale et régionale et de la Francophonie, Raymond Tshibanda N’Tunga a été reçue par Paul Kagame dans son bureau « Urugwiro Village » à Kigali, le samedi 19 mai 2012 sous la couverture de la 5e réunion de la « Commission Mixte Congo-Rwanda » pour discuter des « intérêts bilatéraux ».

Raymond Tshibanda N'Tunga (au centre) écoutant les recommandations de Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères et proche collaboratrice de Paul kagamé. Photo Réveil FM

La délégation congolaise était composée du Procureur Général de la République, Kabange Numbi, de Richard Muyej Mangenz, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières ; de Mme Wivine Mumba Matipa, Ministre de la Justice et Droits Humains ; de Justin Kalumba Mwana Ngongo, Ministre des Transports et Voies de communication ; de Bruno Kapanji Kalala, Ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité, ainsi que de Kalev Mutond, Administrateur Général de l’ ANR et François Beya, Directeur Général de la DGM sans oublier la présence de deux Gouverneurs de Province du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, respectivement, Julien Paluku et Marcelin Chisambo.

A la sortie de cette réunion, le président Rwandais Paul Kagame a déclaré, « Cet engagement est essentiel pour nos deux pays et la région. Il y a beaucoup des moyens mutuels que nous pouvons partager et utiliser. Considérant notre situation dans le contexte plus large de notre continent, où l’Afrique a besoin d’être, il est clair que nous avons tous besoin de paix et de stabilité afin de tourner notre attention entièrement sur l’économie, le commerce et le genre de coopération qui apporteront de la richesse et la prospérité pour les Africains qui ont été pauvres pendant trop longtemps. Il est important de continuer à travailler ensemble pour y parvenir. Il n’est jamais trop tard. ”

Paul Kagame a souligné l’importance d’un « travail commun pour surmonter les problèmes communs » aux habitants de la région en soulignant que les personnes concernées ont sûrement des indications plus claires sur leurs défis, ils étaient mieux équipés pour trouver des solutions durables et ont le plus d’intérêt dans la réalisation de résultats tangibles.

Cette réunion mystérieuse se tient pendant que le Congo est replongé dans l’enfer de la guerre dans sa partie Est, une région pendant plus d’une décennie sous le « contrôle » du Rwanda à travers des forces néfastes aux Congolais qu’ils ont de loin et de près soutenu pour servir leurs intérêts.

L’Est du Congo est une fois de plus ravagé par une nouvelle rébellion par le CNDP, les forces longtemps « soutenues » par le gouvernement de Kigali. Plus de 2 millions des Congolais se sont encore retrouvés sur la route, en fuite pour sauver leurs vies.

11 ans après sa prise de pouvoir et 6 mois après sa réélection combien frauduleuse, Joseph Kabila ne semble toujours pas être capable de prendre contrôle du territoire Congolais ou créer un semblant de paix sans faire appel au gouvernement de Kigali.

Cette réunion surprise se tient quelques jours après que le Rwanda, à travers son ministre de la défense James Kabarebe, a déclaré leur volonté de devenir le médiateur « officiel » dans la crise dans l’Est du Congo.

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Jean-Marc Ayrault, Premier ministre répond au PCF !

Le Parti communiste français a appelé le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, à imposer un moratoire sur les plans sociaux jusqu'à l'entrée en fonction de la nouvelle Assemblée nationale en juin, face à la menace présumée de licencicements massifs.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

Voici la réponse de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre au Secrétaire National du PCF qui vient de nous parvenir:

Le PCF estime que les projets de plans sociaux, passés sous silence pendant la campagne électorale, se précisent avec 3.000 emplois en ligne de mire à Air France, 3.000 également à PSA-Aulnay, 3.000 encore à Carrefour, 10.000 dans toute la filière de la grande distribution. «Il nous paraît inacceptable que le gouvernement reste impuissant» Dans un communiqué, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, ainsi que Nicole Borvo Cohen-Seat et Roland Muzeau, présidents des groupes CRC au Sénat et à l'Assemblée citent encore Fralib, Nouvelles Frontières, ArcelorMittal, Petroplus et SeaFrance. «Il nous paraît inacceptable que le gouvernement assiste impuissant à ces destructions massives de l'emploi industriel français alors que les Français ont exprimé avec force leur volonté de mettre un coup d'arrêt à ce gâchis», écrivent-ils.

Outre un moratoire, le PCF demande l'inscription en priorité à l'ordre du jour de la rentrée parlementaire d'un débat sur les mesures anti-licenciements dès le début de la session.

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Afrique du Sud: Au nom du changement !

Kgosiensto Ramokgopa, maire de la ville vient de l’annoncer : à partir de la fin 2012, Pretoria capitale de l’Afrique du Sud, sera officiellement rebaptisée Tshwane. Pretoria capitale de l’Afrique du Sud devient Tshwane. Cette nouvelle fait la Une du jour du quotidien Pretoria News. Et quelle nouvelle ! C’est la fin d’un combat qui dure depuis plusieurs années : d’ici la fin 2012 le nom Pretoria disparaitra pour laisser place à celui de Tswane. C’est toute la ville qui subira ce changement, puisque les principales artères de Tswane porteront désormais des noms de héros de la lutte antiapartheid.

Pretoria capitale de l’Afrique du Sud devient Tshwane.

Oliver Tambo Parade remplace Marine Parade

Pretoria le nom actuel de la ville, avait été adopté en 1855 par les Boers, pionniers blancs d’Afrique du Sud originaires des régions néerlandophones d’Europe. Après quelques hésitations, les Boers choisissent d’honorer leur héros Afrikaner Andries Pretorius, un boer responsable de la mort de milliers de Zoulous, lors de la bataille de Blood River en 1838.

Le long combat Toponymique

Dés son arrivée au pouvoir en 1994, le Congrès national africain (ANC) entame les démarches pour changer de nom et adopter celui de Tshwane.

En 2003, une première décision est prise, mais elle s’oppose à la protestation massive des habitants afrikaners de Pretoria. La ville étant à majorité blanche, la tache s’annonce plus ardue qu’elle n’y semblait.

Le problème est que ce changement n’est pas anodin, il engendre des coûts colossaux.

En 2005, la somme de 256 millions de dollars est avancée et les contribuables blancs se saisissent de l’argument financier pour s’opposer au projet. Le 21 mai 2005, suite à une pétition ayant recueillie plus de 30 000 signatures des habitants de la ville, une manifestation est organisée par les Afrikaners.

S’ensuit alors une bataille administrative et législative de plusieurs entre les partisans de Pretoria et ceux de Tshwane.

Le terme Tshwane, désignant une municipalité de la province du Gauteng (englobant Pretoria, sa banlieue et d’autres localités des environs), fondée en 2 000 et comptant 2,5 millions d’habitants, est depuis lors employé par le gouvernement pour désigner la capitale de manière plus ou moins officielle…

Dernier acte de ce combat : en janvier 2010, le ministre de la Culture, Lulama Xingwana, fait mentionner dans le Journal officiel sud-africain le changement de nom de Pretoria avant de se raviser par un correctif publié la semaine suivante.

Ce mardi 22 novembre, le changement est devenu officiel et désormais connu du monde entier : Pretoria devient Tshwane.

Une nouvelle victoire pour les autorités locales de l’ANC, dans leur volonté d’eradiquer définitivement toutes traces d'apartheid, en renommant notamment certains lieux portant des noms Afrikaners.

L’ont-ils seulement remarqué ? La plupart des étudiants de Rhodes University, à Grahamstown, continuent d’aller retirer de l’argent ou de surfer sur le web à « The Union ». Leur building vient pourtant d’être renommé « Bantu Steve Biko », en hommage au célèbre chantre de la « conscience noire », mort sous la torture dans les années 1970…

Mais les étudiants prêtent-ils encore attention à ces changements sémantiques, auxquels ils sont désormais habitués ? Leur propre ville, très liée au passé britannique de l’Afrique du Sud, pourrait d’ailleurs s’appeler iRhini dans quelques années, et la communauté de communes qui la chapeaute se nomme déjà Makana, du nom d’un guerrier xhosa du XIXe siècle...

Grahamstown change. Le pays change. Ses noms de rues, d’avenues, de théâtres ou de stades aussi. Ses cartes routières enfin, vite devenues obsolètes. Polokwane (Limpopo), où l’équipe de France affronte ce soir le Mexique en Coupe du monde de foot, s’appelait encore Pietersburg il y a dix ans. « Nous sommes les mêmes », rappelle-t-on aujourd’hui à Pretoria en ne communiquant plus désormais que sur Tshwane, le nom southou de la communauté de communes.

« A la demande de ses habitants, Verwoerdburg, dans la banlieue de Pretoria, est devenue Centurion, ajoute Georges Lory, délégué général des Alliances françaises, dans L’Afrique du Sud, l’un des derniers ouvrages de référence consacrés, en français, au pays de Mandela (Editions Karthala).

L’infamant John Vorster Square, où certains détenus préférèrent le suicide à la torture, est devenu de façon neutre le Johannesburg Central Police Station.

Les aéroports ont perdu toute référence à des Premiers ministres afrikaners, les hôpitaux ont gagné quelques martyrs, comme à Soweto le Chris Hani Baragwanath Hospital.

Les navires de guerre ont été débaptisés, tel le PW Botha, devenu de façon tout aussi guerrière le Shaka. »

D’une offense à l’autre

A dire vrai, la plupart des procédures de changements de noms sont comprises et acceptées par la majorité des Sud-Africains.

D’autant mieux qu’elles sont surtout symboliques, forcément nécessaires dans certains cas et rarement excessives. La municipalité de Durban communique ainsi sur la double dénomination Durban-eThekwini…

Le système y est dual, comme en Australie, au Canada ou en Slovénie.

« Mais dans certaines provinces, l’équipe au pouvoir a changé les noms de villes ou villages sans véritable consultation, ni considération de l’histoire locale, déplorait le 8 avril 2007, devant la 52e conférence de l’ANC à Polokwane, Jan Bosman, l’un des leaders de la Ligue des frères afrikaners, une société anciennement secrète dont le but était la promotion de la nation blanche afrikaner.

Renommer une rue ou un aéroport parce qu’il était offensant pour un groupe peut le devenir pour un autre groupe… »

Et s’il avait un peu raison ? Une ado « previously disavantaged » (1) interrogée au Cap par l’équipe d’Ubumi le suggérait il y a quelques mois en s’étonnant du choix des nouveaux noms effectué : « C’est utiliser les mêmes méthodes que les régimes précédents… Des noms neutres pourraient être choisis, pas systématiquement liés aux ethnies noires. C’est trop frontal. Bien sûr que c’est offensant. Et fragile : qui sait combien de temps l’aéroport de Johannesburg portera le nom d’OR Thambo ? »

Dans le Limpopo, Makhado (en hommage à un roi venda) a été un temps préféré à Louis-Trichardt, du nom d’un ancien leader du Grand Trek, au XIXe siècle (lire l’excellent papier de Sabine Cessou, in Libération, 4 juin 2010).

« C’est là que le bât blesse, déplore Jaco Kleynhans, au syndicat afrikaner Solidarity.

Si on comprend certains changements, d'autres remplacent des noms de personnalités historiques ne représentant en rien l’Apartheid. On veut nous aliéner ! »

Son sentiment d’injustice est largement partagé. La politique de changements de noms, coûteuse, fait débat en Afrique du Sud, chez les Blancs comme chez les Noirs.

Ubumi n’y prend pas part. Ubumi souhaite juste soulever les questions relatives à la construction d’une nouvelle nation, d'une identité : nécessite-t-elle de déboulonner une statue, de la remplacer par une autre et d’entourer cette dernière de grilles infâmes pour la protéger d’une vengeance promise… et inévitable ?

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jeudi 24 mai 2012

Hollande à Bruxelles en train et il est rentré à Paris en voiture !

François Hollande a fait mercredi le trajet Paris-Bruxelles en train. Continuant de se démarquer de son prédécesseur, François Hollande a ensuite regagné Paris en voiture dans la nuit de mercredi à jeudi à l'issue du sommet européen informel tenu à Bruxelles. Il a serré des mains et s'est laissé prendre en photo aux côtés des sympathisants venus nombreux. Juste avant son départ pour Bruxelles, François Hollande s'est offert un nouveau bain de foule Gare du Nord à Paris. Accompagné du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, le président français a pris place à bord d'un train Thalys pour se rendre dans la capitale belge, où était organisé un sommet informel des dirigeants de l'Union européenne.

François Hollande à son arrivée en gare de Bruxelles le 23 mai 2012.

Un mode de transport inédit qui vient conforter son image de "président normal". car s'il a voyagé en première classe, il était "dans un compartiment qui ne lui était pas réservé", a précisé l'Elysée. Son prédecesseur, Nicolas Sarkozy, utilisait deux avions, un Airbus A330-223 dévolu à l'usage du président et surnommé "Air Sarko One", et un Falcon 7X, l'avion d'affaires haut de gamme du groupe Dassault.

A l'issue de la réunion, qui s'annonce houleuse compte tenu des menaces de naufrage de la Grèce et de la fragilité des banques espagnoles, François Hollande sera de retour à Paris dans la soirée. Mais en voiture cette fois-ci.

François Hollande en voiture !

François Hollande a regagné Paris en voiture dans la nuit de mercredi à jeudi à l'issue d'un sommet européen informel à Bruxelles. Le nouveau président français semble vouloir se démarquer des usages de son prédécesseur qui préférait l'avion. Le chef de l'Etat français a quitté Bruxelles vers 2h30 du matin après avoir donné une longue conférence de presse. A vitesse normale, en respectant les limitations de vitesses, il était censé arriver à Paris 3 heures et demie plus tard, soit vers 6 heures.

François Hollande avait déjà surpris en décidant mercredi de venir en train à Bruxelles. Il avait alors embarqué dans l'aventure le premier ministre espagnol Mariano Rajoy, qui avait fait escale à Paris pour le rencontrer afin d'accorder leurs positions pour le sommet informel de Bruxelles. Mariano Rajoy, qui a visiblement apprécié le voyage, a publié des photographies sur son compte twitter.

Le déplacement en train tranche avec les pratiques de Nicolas Sarkozy, qui utilisait deux avions pour venir participer aux sommets européens à Bruxelles, ville distante de 300 km de Paris.

Cette initiative «hollandaise» a été l'occasion d'une opération de communication, avec des équipes de télévisions embarquées pour le voyage.

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Ioulia Timochenko : François Hollande prêt à un boycott de l'Euro 2012

Ça sent le roussi pour l'Euro 2012. Le président français François Hollande a laissé entendre, jeudi 24 mai, qu'il n'ira pas en Ukraine pour l'Euro-2012 de football. "J'aime beaucoup le football, mais ce qui se passe en Ukraine est un problème", a annoncé François Hollande à l'issue d'un sommet informel de l'UE, à Bruxelles.

Le problème ? Le sort de Ioulia Timochenko, l'ancienne Premier ministre, inquiète de plus en plus les pays occidentaux. L'égérie de la "révolution orange" a été condamnée en octobre 2011 à sept ans de prison pour abus de pouvoir lors de son action à la tête du gouvernement. Elle est détenue à Kharkiv, l'une des quatre villes-hôtes de l'Euro de football en Ukraine. Depuis, les relations entre l'Union européenne et l'Ukraine sont empoisonnées. Ces tensions sont montés d'un cran avec les allégations de mauvais traitements infligés à l'opposante.

La Pologne essaie de sauver l'Euro

La décision de François Hollande embarrasse Donald Tusk, Premier ministre polonais. Co- organisateur du tournoi, il s'était pourtant réjoui la veille d'avoir convaincu "presque tous" ses homologues intéressés par le football de se rendre en Pologne et en Ukraine pour assister aux rencontres de l'Euro 2012. La compétition est effectivement prévue du 8 juin au 1er juillet.

Donald Dusk s'était indigné des appels au boycott de l'Euro. "Que personne ne cherche à casser ce tournoi. Nous y avons placé trop d'efforts et trop d'argent", avait-il déclaré. "Nous nous sommes trop engagés dans ce projet politique pour le gâcher aujourd'hui. Je ne veux pas soutenir ceux qui cherchent à isoler l'Ukraine de l'Europe par un mur, que ce soient des Ukrainiens, certains Polonais ou des personnes en dehors de nos deux pays", avait-il expliqué.

L'Ukraine fait un geste

Critiquée de toutes parts, l'Ukraine ronge son frein. Les autorités ukrainiennes ont d'ailleurs accepté mercredi 23 mai l'envoi d'une personnalité "internationalement reconnue" pour observer le procès en appel de Ioulia Timochenko, selon Martin Schulz, le président du Parlement européen.

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mercredi 23 mai 2012

Taty Tshisuaka Kabeya-Justin Manyanga Tshiswa Bantou, deux vaillants résistants-patriotes-combattants en Suisse !

Jean-Claude Kalala, président du Collectif des Congolais de Suisse et président de l'Association des Congolais de Zurich (Acoz) ne décolère pas ! Après avoir entrepris des démarches pour la libération de Taty Tshisuaka Kabeya et Justin Justin Manyanga Tshiswa Bantou injustement appréhendé par la police suisse et qui ont été déjà libérés. Jean-Claude Kalala compte prester en justice contre la provocation de Moïse Katumbi et ses sbires à l'encontre des résistants-patriotes-combattants de Suisse. C'est depuis le lundi 21 mai que ont été relâchés par la police suisse. En effet le jeudi dernier à l'issue d'un match de football qui opposait les moineaux du TP Mazembe à ceux Grasshopper Club et Panathikos, Moïse katumbi Chapwe, gouverneur de la Katanga et président du TP Mazembe avait déjà perdu sa sérénité en apprenant que des Congolais avaient encerclé le stade par des résistants-patriotes-combattants, qui au départ étaient à la recherche de Francis kalombo, ne trouvant le Mukala de Joseph kabila, s'étaient rabattus sur Moïse Katumbi. Interpellé Moïse Katumbi aurait prononcé le mot "Voyou" à l'égard des combattants congolais ! Malgré ses 5 sbires, Moïse a dû fuir, et c'est dans cette course poursuite qu'une voiture de police qui était de passage est arrivée. Les policiers ont eu du maille avec des congolais dont certains poursuivaient Moïse Katumbi avec des chaussures, gobelets, fourchettes mais aussi un "ngondo". Caché dans une ambulance Moïse Katumbi avait pu regagner son hôtel ! Et la police avait mis la main sur deux vaillants combattants de la Suisse : Taty Tshisuaka Kabeya-Justin ManyangaTshiswa Bantou. Après vérification la police est arrivée à la conclusion qu'aucune manifestation des Congolais n'a jaamis sombré dans la violence que ce soit à Genève, Berne, Zurich. Ni Taty tshisuaka, ni Justin ManyangaTshiswa Bantou n'ont jamais commis de crimes en Suisse. Ce sont des pères de famille et citoyens respectables qui paient leurs impôts en Suisse. Le qualicatif "voyou" est utilisé à tord à travers par les usurpateurs d'un pouvoir d'occupation pour insulter les vrais fils du Congo, Congolais vivant à l'étranger sans droits mais avec multiples devoirs: nourrir, véhiculer, soigner ceux qui sont restés au pays. Pendant ce temps une oligarchie mafieuse, se pavanne et nargue le peuple congolais paupérisé et chosifié. Le peuple congolais n'a pas besoin d'obole, mais d'un système politique et social qui fonctionnent !

Montreux (Suisse), Samedi le 23 octobre 2010, le XIIIème Sommet de la Francophonie s'ouvre à Montreux en Suisse. Des congolais discutent avec la police suisse. Photo Réveil FM, archives

Parmi des Congolais qui ont bravé le froid hivernal pour quitter Genève jusqu'à Montreux , Félix Mbayi Junior (au centre) et Taty Tshisuaka Kabeya, avec son thermos de café. Photo Réveil FM, archives

Berne, Justin ManyangaTshiswa Bantou drapé dans son drapeau congolais devant le Palais Fédéral, siège du gouvernement fédéral suisse. Photo Réveil FM, archive

Jean-Claude Kalala, l'indomptable président de l'ACOZ (Association des Congolais de Zurich) lors de la première marche "Kabila dégage" à Zurich. Photo Réveil FM, archives

Après une session extraordinaire prévue ce samedi 26 mai au parlement congolais à Zurich, Jean Claude Kalala avec des résistants-patriotes-combattants vont porter plainte contre Moïse Katumbi et ses sbires.

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Matignon: Jean-Marc Ayrault, l'anti-héros

Agé de 62 ans, le député-maire de Nantes, président du groupe PS à l'Assemblée, ancien professeur d'allemand était conseiller spécial de François Hollande pendant la campagne présidentielle.Le nouveau locataire de Matignon entre en fonction après la passation de pouvoirs avec son prédécesseur François Fillon, mercredi 16 mai à 10 heures. Ca me fait plaisir que ça soit vous. C'est en substance ce qu'a dit François Fillon à Jean-Marc Ayrault dans le secret de la passation de pouvoirs. L'hommage d'un sage de droite à un anti-héros de gauche. C'était un peu le Janus du Parti socialiste: à Nantes, le gestionnaire calme et pragmatique d'une ville attractive, à Paris l'opposant en chef contraint de hausser le ton presque contre nature. Et ça finissait par devenir gênant. Il y avait le Ayrault de la capitale et le Ayrault de la province, l'idéologue et le praticien. Inévitable quand on est la majorité locale et l'opposition nationale.

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre français. Photo Réveil FM

François et Penelope Fillon, Jean-Marc et Brigitte Ayrault, dans la cour de Matignon. Photo Réveil FM

Les premiers ministres de la Vè République !

Ce statut avait deux inconvénients: primo, celui de laisser apparaître que l'un n'était pas vraiment l'autre, que l'autre n'était pas exactement l'un. Secundo, d'être contraint, pour cause d'éloignement de sa ville et après tant d'années, à une délégation de pouvoirs hyper-organisée, forcément rigide, un peu autoritaire. Ce que l'opposition locale appelle le système Ayrault.

En devenant Premier ministre et simple conseiller municipal, il se produit un double phénomène: d'une part, il est obligé de lâcher les rènes locales et, mine de rien, d'entrouvir les portes de sa succession. Franck Louvrier, l'ex-communicant en chef de Nicolas Sarkozy et conseiller régional UMP des Pays-de-la-Loire, regarde la chose avec intérêt. D'autre part, en passant de chef de l'opposition au Parlement à chef de la majorité, Jean-Marc Ayrault n'est plus qu'un décideur. Il unifie son visage politique.

Echange musclé entre Jean-Marc Ayrault et François Fillon à l'Assemblée nationale


Echange musclé entre Jean-Marc Ayrault et... par LCP


Vif échange entre François Fillon et Jean-Marc... par LCP

Pour autant, il ne sera pas du genre à fanfaronner, même s'il va lui être désormais difficile de vivre ses vacances dans son vieux camping-car, avec son épouse Brigitte.

Mais pour avoir passé plusieurs moments à Matignon ces derniers jours, je peux vous dire qu'il la joue très modeste.

Parce que la situation est grave, imprévisible, compliquée. Parce que piloter un gouvernement incite à prendre d'extrêmes précautions. Et parce que c'est dans son tempérament.

Au-delà des désaccords politiques et de la couleur de leurs cheveux, Jean-Marc Ayrault et François Fillon se ressemblent: discrets, secrets - "je suis timide" répète, en privé, le nouveau Premier ministre - travailleurs, organisés, républicains, convaincus de la noblesse de la politique, à l'écart des affaires et des chicayas. Cette sobriété convient bien à l'époque.

François Fillon est toujours resté haut dans les sondages, ce qui lui donne quelque chance de se retrouver chef de l'opposition à l'Assemblée nationale. François contre Jean-Marc après avoir eu Jean-Marc contre François? Ce serait amusant de revivre la confrontation inversée de l'anti-héros et de l'anti-Ayrault.

Jean-Marc Ayrault, de Nantes à Matignon, photos !

Matata Pognon, rescapé d'un vrai-faux crash d'avion à l'aéroport de Bukavu qui n'a coûté la vie qu'à Augustin Katumba Mwanké, le seul apparatchik-joséphiste qui a soit-disant péri, le Premier ministre de la République démocratique du Congo devrait voir ce qui se passe ailleurs pour comprendre la vie politique. Un Premier ministre d'un pays ne tombe directement d'un arbre dans une mercedes blindé avec des gardes du corps. Il a un parcours et une traçabilité claires. Lorsqu'on est nommé Premier ministre par un président de la République tricheur, fraudeur et usurpateur. son gouvernement doit en pâtir. Joseph Kabila a commis son deuxième hold-up électoral en République démocratique du Congo. Parachuté par Louis Michel, il n'a jamais gagné une élection au Congo. Joseph Kabila est illégitime et illégal, ne peut donc diriger le Congo. Et lorsqu'on est Premier ministre d'un fraudeur, et que soi-même on n'a pas une traçabilité transprente, cela devient une mafia. La République démocratique du Congo mérite mieux que d'être dirigé et gouverné par des mafieux-politicailleurs dont les intérêts personnels priment sur le destin collectif. Voici le parcours de Jean-Marc Ayrault en photos !

Député depuis 1986, Jean-Marc Ayrault ouvre rapidement les portes de son domicile aux médias. En 1988, ce prof d'allemand est photographié avec sa fille aînée Ysabelle à leur domicile de Saint-Herblain, pendant les devoirs...

Jean-Marc Ayrault se lance en 1989 dans la conquête de la mairie de Nantes, avec le soutien du président François Mitterrand et du Premier ministre Michel Rocard, qui font le déplacement. (PLASSART/SIPA)

Le 12 mars 1989, sa campagne aboutit à un triomphe : le candidat socialiste obtient la majorité absolue dès le premier tour avec 50,19% des voix. (MICHEL PLASSART/AFP)

Un succès fêté le soir-même en famille et au champagne. À droite, sa femme Brigitte, qui siège alors au Conseil général de Loire-Atlantique. Le nouveau maire de Nantes connaîtra un nouveau succès aux élections législatives de juin. (MICHEL PLASSART/AFP)

À Nantes, Jean-Marc Ayrault (ici vu en 1992) insuffle de nouvelles dynamiques économiques et culturelles. Outre la rénovation du centre-ville et le développement des transports, la "Folle journée" et les défilés de la compagnie "Royal de luxe" portent notamment sa marque. (PITCHAL/SIPA)

En janvier 1994, le député-maire de Nantes accompagne François Mitterrand lors d'un trajet du chef de l'État dans l'emblématique tramway. (FRANK PERRY/AFP)

Vainqueur aux législatives anticipées de 1997, Jean-Marc Ayrault devient président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, avec l'appui de Lionel Jospin, qui accède à Matignon

Jean-Marc Ayrault avec le premier secrétaire du PS François Hollande, lors des Journées parlementaires du Parti socialiste, en septembre 1999. (GERARD CERLES/AFP)

Réélus dans leurs circonscriptions en 2002 mais désormais dans l'opposition à la droite, les deux députés socialistes sont régulièrement vus côte à côte sur les bancs de l'Assemblée nationale. Ci-dessus, en 2003. (WITT/SIPA)

Une autre photographie du duo Hollande-Ayrault, le 5 avril 2006, pendant les débats sur le Contrat première embauche. (FRANCOIS MORI/AP/SIPA)

>Comme à Nantes, où il sera encore réélu en 2001, Jean-Marc Ayrault devient littéralement inamovible et soutient à l'Assemblée les grands projets du gouvernement Jospin, à l'image de la Couverture maladie universelle (1999). (WITT/SIPA)

Au niveau national, le député-maire de Nantes prend position pour Ségolène Royal en vue de l'élection présidentielle de 2007. En février, il remet un rapport sur la démocratie sociale à la gagnante de la primaire socialiste (photo). Malgré la défaite du PS à la présidentielle, Jean-Marc Ayrault conservera en juin son poste de député. (LUYSSEN-POOL/SIPA)

Dans une image forte, le maire de Nantes reçoit le dalaï-lama en 2008. Réélu en mars avec 55% des suffrages dès le premier tour, Jean-Marc Ayrault entame alors son quatrième mandat à la tête de la ville. (AFP PHOTO FRANK PERRY)

À l'heure de la présidentielle 2012, Jean-Marc Ayrault se range derrière François Hollande, auprès de qui il exerce la fonction de conseiller spécial. Le député-maire de Nantes accompagne, ci-dessus, le candidat socialiste lors d'une visite électorale dans une usine Airbus à Saint-Nazaire, le 19 décembre 2011. (KOVARIK-POOL/SIPA)

Jean-Marc Ayrault sur la place de la Bastille, au soir du second tour remporté par François Hollande, le 6 mai 2012. Son expérience du terrain et du Parlement, sa proximité avec le président élu mais aussi sa maîtrise de la langue allemande font de Jean-Marc Ayrault le grand favori pour le rôle de Premier ministre. (AFP PHOTO / THOMAS COEX)

Globalement saluée, l'action de Jean-Marc Ayrault en Loire-Atlantique heurte toutefois un écueil : le projet d'aéroport du grand-ouest à Notre-Dame-des-Landes, soutenu par le maire de Nantes mais farouchement contesté par des associations de riverains et d'écologistes. (FRANK PERRY/AFP)

Cependant, cette voie royale est légèrement assombrie par les difficultés liées à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et, surtout, une condamnation pour "favoritisme" datant de 1997. Considérant l'ancienneté des faits, le député-maire de Nantes (ici vu à l'Assemblée nationale, le 9 mai 2012) se défend en évoquant sa "réhabilitation" en 2007. (AP Photo/Thibault Camus)

Le 15 mai 2012, Jean-Marc Ayrault (au centre) assiste à la cérémonie d'investiture de François Hollande à l'Élysée. En attendant son propre déménagement à Matignon. (CHESNOT/SIPA)

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mardi 22 mai 2012

Françafrique-Françafric: Jean-Baptiste Placca viré de RFI !

Omar Bongo avait fait virer Jean-Marie Bocquel du gouvernement de François Fillon, Denis Sassou Nguesso fait virer Jean-Baptiste Placca de RFI ! L’analyse, la réflexion, la distance, et un zeste d’humour sur l’actualité africaine, la meilleure comme la pire. C’était la chronique de Jean-Baptiste Placca, tous les samedis, sur RFI. En effet, le samedi 12 Mai 2012, les fidèles auditeurs et lecteurs de la ''Chronique de Jean-Baptiste Placca'' sur RFI ont appris avec surprise et tristesse l'arrêt brusque de la chronique hebdomadaire que J.-B. Placca animait depuis novembre 2007 sur les antennes de la Radio Mondiale.

Jean-Baptiste viré de RFI par Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazzaville !

Tous les Samedis sur RFI, J-B. Placca analysait, réfléchissait, prenait de la distance avec un zeste d'humour sur l'actualité africaine, la meilleure comme la pire dans l'optique de forger la conscience citoyenne.

Cet éditorial très écouté et très apprécié des auditeurs agaçait fortement les palais présidentiels Africains et les réseaux françafricains. Le courroux et les menaces du président Denis Sassou Nguesso du Congo ont finalement emportés Placca et sa chronique ô combien percutante.

En effet, suite à la chronique de Jean-Baptiste Placca du 10 mars dernier, à propos de l’explosion du dépôt de munitions à Brazzaville, L'homme fort de Brazzaville aurait piqué une colère et annoncé la fermeture de l’émetteur de RFI au Congo.

J.-B. Placca écrivait :

« Le général Denis Sassou Nguesso est chef de l’Etat congolais depuis 1979 (trente-trois ans !). Congédié par les urnes en 1992, il a repris le pouvoir par les armes, en 1997. Quinze ans plus tard, il a encore manifestement toujours besoin d’un arsenal conséquent au cœur de la capitale, pour protéger son pouvoir. Le scandale, ici, ne réside pas uniquement dans le fait que l’on investisse des centaines de milliards dans l’armement, dans un pays qui n’a jamais été en guerre avec personne. Le scandale, c’est qu’un Etat pétrolier de ce rang, peuplé d’à peine 4 millions d’habitants, ne puisse pas investir quelques dizaines de millions dans les pansements, compresses et autre Bétadine dont ont cruellement besoin les hôpitaux du Congo »

Finalement J.-B.Placca a été sacrifié par RFI sur l'autel de Sassou Nguesso pour avoir osé égratigner un chef d’Etat françafricain.

L'autre raison probable de l'éviction de Jean-Baptiste Placca est sans doute l'échange épistolaire musclé qu'il a tenu avec Jean Christophe Mitterrand (Surnommé « papa m'a dit ») ex M. Afrique de son père François Mitterrand.

En effet, dans sa chronique du 28 Avril 2012, J.-B. Placca appelait les africains à ne pas croire que l'élection de François Hollande sonnera le Glas de la Françafrique. Pour étayer son argumentaire, il raconta son séjour en cellule le 10 mai 1981(lors de la victoire de François Mitterrand) pour avoir été suspecté d’avoir lu un journal d’opposition togolais.

A l’annonce de la victoire de François Mitterrand, Placca et ses codétenus avaient tous bondi de joie. Tout excité et sautillant comme un petit garçon, un ancien ministre du Commerce détenu ne cessait de répéter : « C’est la chance de notre vie ! Nous allons sortir d’ici ! Avec Mitterrand à l’Elysée, c’en est fini des violations des droits de l’homme dans le pré-carré français ! ».

Ayant réussi par l’intermédiaire d'une amie à contacter, Jean-Christophe Mitterrand afin qu'il sensibilise son père sur sa situation en prison, en cas de victoire Mitterrand, J.-B. Placca avait de l'espoir pour le changement qu’incarnait Mitterrand.

Libéré après six mois de détention, et l’élection de François Mitterrand n’y aura été pour rien.

Placca apprendra, en sortant de prison, que Jean-Christophe Mitterrand était, entretemps, devenu le nouveau meilleur ami du général dictateur du Togo qui les avait enfermé en cellule.

Et vive la Françafrique !

Gêné par cette anecdote racontée par Placca, Jean-Christophe Mitterrand a contacté RFI pour exprimer son Courroux de fils à Papa et a ipso facto rédigé un droit de réponse musclé adressé à Placca. Deux semaines après ce droit de réponse, La chronique de Placca sera brusquement supprimée sans aucune explication.

La Françafrique semble encore avoir de beaux jours devant elle !

Les Africains exigent la mort de la Françafrique et le retour de la «chronique Jean-Baptiste Placca » sur RFI.

Merci de signer et de faire signer cette pétition.

La pétition : http://www.gopetition.com/petitions/pétititon-en-faveur-de-la-chronique-de-jean-baptiste-p.html

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Union Africaine: Jean Ping flingue Luis Ocampo, le procureur de la CPI !

Il y avait une guerre larvée entre Jean Ping, le Président de la Commission de l’union africaine et l’Argentin Ocampo, le tout puissant Procureur à problèmes de la Cpi. On se rappelle que ce juge onusien l’avait à l’époque, traité de grand «plaisantin». Mais c’était la belle époque sarkosienne qui régentait sur le continent, la politique africaine au nom du poulain Ouattara. Jean Ping avait alors, avalé la couleuvre presque sans rien dire. Car qui oserait défier l’un des hommes clés du système de Sarkozy. L’union africaine (ua) n’était donc pas d’accord que l’Afrique soit harcelée par la justice internationale. Mais elle n’a rien dit.

Jean Ping, Président de l'Union Africaine

L’Union Africaine n’était pas aussi d’accord que le Président Gbagbo soit déporté à la Cpi. Là aussi, elle n’a pas eu le courage de dire publiquement non à Sarkozy. Elle a laissé faire. A cause de la peur de tout perdre. Dans les bureaux douillets de cette organisation aux murmures. Jean Ping et ses lieutenants se sont faits diplomatiquement corrects. Au nom de la Françafrique qui fait et défait les empêcheurs de piller en rond. Au nom aussi de la Communauté internationale qui s’est donné droit de vie et de mort sur les pouvoirs africains. Plus d’un africain continue de croire que la Cour pénale internationale (CPI), dans sa pratique, est une justice des Blancs contre les Noirs. Jean Ping, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), n’en pense pas moins.

Luis Moreno Ocampo, le procureur de la Cour pénale internationale va céder sa place à la Gambienne Fatou Bensouda. Elle sera la première personnalité africaine à occuper ce poste. Mais avant que l’Argentin ne quitte son poste, Jean Ping a tenu à lui remonter les bretelles, une dernière fois, pour n’avoir ciblé que les Africains de façon exclusive dans son exercice.

«Nous avons dit que Monsieur Ocampo ne dit pas le droit. Il fait de la politique et de la gesticulation », a indiqué le président de la commission de l’Union africaine. M. Ping s’offusque du fait qu’à chaque fois que les Africains tentent de résoudre leurs problèmes eux-mêmes, M. Ocampo, s’immisce dans leurs affaires, sème la zizanie, voire chamboule tout ce qui est en cours. En posant un certain nombre de questions, le Gabonais remarque que d’autres personnalités dans d’autres pays du monde sont coupables des mêmes crimes que les Africains, sans être inquiétés par le CPI. «Pourquoi il (Ocampo) s’attaque aux Africains ? Ça veut dire qu’il ne se passe rien en Colombie ? Qu’il ne se passe même rien au Pakistan », s’est interrogé Jean Ping offusqué par les agissements du patron de la CPI. Tout en se félicitant qu’une africaine accède enfin à la tête de cette institution, M. Ping dit l’avoir mise en garde. «Nous lui avons dit : Fatou, attention, ne vient pas avec une peau noire et un masque blanc», a dit Jean Ping sur la chaine Africa 24.

Il est notoirement su que l’union africaine dépend encore 50 ans après, de l’aide de l’union européenne. une vraie aberration. Mais c’est ça le paradoxe africain. Aujourd’hui que Sarkozy est parti, à l’ua, on se donne des ailes. Surtout que les nouveaux dirigeants français prônent la rupture dans les rapports a Jean Ping, le Président de la Commission de cette union pour attaquer l’un des hommes forts du système Sarkozy, dans la gestion du dossier ivoirien.

A l’occasion de l’une de ces nombreuses tournées africaines, l’homme a fait une sortie qui a été reprise le vendredi 18 mai par Vox Arica, une chaîne de télévision qui se veut panafricaine. «Ocampo fait de la politique. Il est devenu une vedette de la télévision», lâche le diplomate africain, Ocampo, qui pour régler des comptes personnels, bafoue le droit.

Souvent contre l’avis de plusieurs juges de cette même juridiction. En tout cas, si les choses ne tenaient qu’à lui seul, la Cpi serait remplie de pro-Gbagbo.

un «remake», sous une forme policée des goulags du Nord.

Jean Ping ne s’est pas arrêté en si bon chemin, dans ses envolées contre la Cpi. Pour lui, cette institution judiciaire ne trouve que ses criminels sur le continent noir.

Pourtant, il y a aussi de grands criminels de guerre en Occident. Il suffit seulement d’ouvrir les yeux pour savoir qui est ainsi, mis en cause. N’empêche, l’homme évoque l’une de ses visites aux usa. «Une fois, je suis allé aux Usa. Les Américains m’ont demandé pourquoi les Africains ne respectaient pas la Cpi. Je leur ai répondu : ‘’vous-mêmes, vous avez refusé de ratifier le traité de création de la Cpi’’».

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Un journaliste ougandais agressé en prison, attendra son procès en liberté

Le 17 mai 2012, Perez Rumanzi, correspondant pour le Daily Monitor, a été libéré sous caution, après avoir été brutalisé toute la nuit par ses codétenus, dans une prison surchargée. N’ayant pu fournir à temps les dépôts de garantie auprès du juge, il avait été placé en détention provisoire le 16 mai pour deux semaines. Il est poursuivi pour "incitation à la violence" par le procureur de la région de Ntgungamo (Sud-Ouest), en raison de propos échangés avec les forces de sécurité présidentielle (SFG).

29 avril, Perez Rumanzi emmené de force par les sbires de Museveni

Perez Rumanzi, journaliste Ougandais, son procès est prévu pour le 19 juin 2012.

“Nous prenons acte de la remise en liberté sous caution de Perez Rumanzi, mais nous déplorons l’agression lâche qu’il a subi en prison. Elle doit faire l’objet d’une enquête. Sans cautionner les paroles du journaliste à l’égard des forces de sécurité, nous estimons que la procédure pénale en cours est totalement disproportionnée et inappropriée au regard de son comportement. Nous demandons l’arrêt des poursuites,” a déclaré Reporters sans frontières, qui estime que le journaliste a suffisamment souffert.

Les faits reprochés à Perez Rumanzi remontent à une cérémonie religieuse du diocèse d’Ankole du sud, tenu le 29 avril à la cathédrale Kyamate de Ntungamo, à laquelle était conviée la Première dame et députée de la région, Janet Museveni. Perez Rumanzi, accrédité pour l’occasion, a réalisé plusieurs photos de la cérémonie, avant d’être expulsé par la garde présidentielle pour entrave à leur travail, et menace à la sécurité de la Première dame.

Emmené de force par la police, le journaliste aurait tenu des propos agressifs à l’égard de la garde présidentielle. Il a alors été placé en garde à vue pendant deux jours dans les locaux de la police sans qu’aucune poursuite ne soit initiée à son encontre. A son apparition devant le tribunal, le 16 mai 2012 pour entendre les charges pesant contre lui, il a été placé en détention provisoire à la prison de Ntungamo, où il a été agressé. “Ils m’ont battu trois fois. Il m’a semblé que mes agresseurs étaient aux ordres de quelqu’un, car les autres détenus n’ont pas été frappés aussi longtemps”, a confié le journaliste à Reporters sans frontières. Perez Rumanzi risque jusqu’à trois ans de prison. Son procès est prévu pour le 19 juin 2012.

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lundi 21 mai 2012

XVIème Sommet de la Francophonie à Kinshasa ? Candide Okeke de l'Apareco écrit une lettre ouverte à Madame Yamina Benguigui

La cinéaste Yamina Benguigui, est la ministre déléguée des Français de l'étranger et de la Francophonie dans le gouvernement Ayrault, qui a pris som maroquin le 15 mai dernier. Yamina Benguigui, 55 ans, est une cinéaste engagée qui s'est distinguée par des films consacrés à la question de l'immigration, à la violence contre les femmes et aux inégalités. A peine nommée, elle doit répondre à l'épineuse question qui taraude toute la communauté congolaise de l'Etranger à travers le monde: Yamina Benguigui va-t-elle aller à Kinshasa pour cautionner et légitimer le hold-up électoral de Joseph Kabila ? Candide Okeke de l'Apareco vient lui adressée une lettre ouverte:

Madame Yamina Benguigui, la ministre déléguée des Français de l'étranger et de la Francophonie dans le gouvernement Ayrault. Photo Réveil FM

XIVème SOMMET DE LA FRANCOPHONIE

Lettre ouverte à Madame Yamina Benguigui,

Ministre déléguée aux Français de l’étranger et à la Francophonie "Le peuple congolais, victimes de « Joseph Kabila » et ses complices, refuse la tenue du Sommet de la Francophonie en RDC dans le contexte politique actuel et appelle une fois de plus la France à se mettre du bon côté de l’histoire en ne cautionnant ni de près ni de loin les horreurs qui sont actuellement perpétrés en RDC par « Joseph Kabila » et ses complices."

Madame la Ministre,

Au nom de l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo et son Président, j’ai le plaisir de vous présenter mes sincères félicitations pour votre nomination au poste de Ministre déléguée aux français de l’étranger et à la Francophonie.

L’APARECO a suivi de près les différentes déclarations de Monsieur Hollande concernant à la fois sa vision de la politique africaine de la France sous sa présidence ainsi que l’importance qu’il accorde à la Francophonie, et nous nous réjouissons du choix qu’il a porté sur votre personne en tant que ministre à la Francophonie. En effet, au vu du désastre humanitaire dont le peuple congolais et particulièrement les femmes congolaises sont victimes depuis plus d’une décennie, votre nomination, au regard de votre attachement au respect des droits de l’Homme, comme en témoigne votre précédente fonction à la Mairie de Paris, est un signe encourageant pour le peuple congolais en général, et pour les femmes congolaises meurtries en particulier.

Madame la Ministre,

L’annonce de la tenue du XIVème Sommet de la Francophonie en République démocratique du Congo, le 2ème pays francophone au monde en termes de population, devait en soi constituer une bonne nouvelle et un sujet de joie pour tous les congolais ainsi que tous les francophones du monde.

Mais la tragédie que vit notre population et la responsabilité du gouvernement actuel dans ce désastre oblige l’APARECO à s’adresser une fois de plus à la France et à l’OIF pour demander au nom du peuple congolais que ce Sommet soit annulé ou délocalisé.

En effet, les chiffres officiels qui décrivent le bilan honteux et scandaleux de la gouvernance de Monsieur « Kabila » et ses complices en RDC sont sans appel et font de ce régime la première source d’insécurité pour le peuple congolais. Pour votre gouverne, je vous joins en annexe quelques images des horreurs que subissent les femmes congolaises à l’Est et je vous présente mes excuses pour la brutalité de certaines de ces images.

Depuis 1996, date du début de la guerre d’agression orchestrée par des pays voisins de la RDC et maquillée en prétendues rébellions successives, on compte aujourd’hui : plus de 6 millions de congolais morts , des centaines de milliers de femmes violées, 2 millions de déplacés congolais qui errent aujourd’hui loin de leurs habitations dans des conditions épouvantables, pendant que des populations rwandaises sont installées dans leurs villages ainsi vidés. On compte en moyenne 1152 femmes violées par jour et 1500 congolais meurent par mois.

Madame la Ministre,

Tous ces drames et toutes ces horreurs dont les femmes et les enfants congolais sont les premières victimes sont les conséquences d’un plan secret d’occupation de la RDC dont le processus est mené par « Joseph Kabila » qui est à la tête des institutions congolaises, et qui se trouve être l’acteur principal de ce projet funeste contre la RDC.

Pour remplir sa mission à la tête des institutions de la RDC, cet homme a menti sur sa véritable identité. Car il s’appelle en réalité Hyppolite Kanambe, originaire du Rwanda où il a servi au sein de l’Armée Rwandaise sous les ordres du général James Kabarebe lors de l’agression du Zaïre en 1996. Conformément à la constitution de la RDC qui exige qu’un candidat à la magistrature suprême soit né de père et de mère congolais, «Joseph Kabila » ne peut prétendre à la magistrature suprême, et son acte de parjure constitue une grave imposture qu’il est obligé d’imposer au peuple congolais à travers une répression sanglante et sauvage comme le monde entier l’a vécu à la marge des élections présidentielles truquées du 28 novembre 2011 en RDC.

C’est dans le même ordre d’idée qu’il faut comprendre la protection commune que « Joseph Kabila » et Paul Kagamé accorde aux officiers rwandais recherchés par la justice internationale en RDC. Laurent Nkundabatware et Bosco Ntaganda pour ne pas les citer, sont des pions importants dont ces deux chefs d’État se servent pour semer la mort et la désolation à l’Est de la RDC et accomplir leur sinistre projet de balkanisation de la RDC et de pillage de ses richesses. Ils ne prendront aucun risque de les livrer à la CPI par peur de voir leur secret dévoilé au grand jour.

Madame la Ministre,

C’est donc dans ce contexte tragique d’un pays véritablement occupé que notre population qui ne sait plus à quel saint se vouer, a dû aller à nouveau aux urnes le 28 Novembre 2012 pour participer à un processus électoral déjà vicié en amont, mais dans l’espoir cependant de se débarrasser de cette imposture. Malheureusement pour elle, le dictateur au pouvoir n’avait qu’un objectif, celui de préserver son pouvoir et de s’imposer par la force et la fraude.

Le Centre Carter, l’Église Catholique en RDC ainsi que la Mission d’observateurs européens dépêchés sur place pour surveiller les élections ont été unanimes sur les fraudes massives constatées et sur le manque de crédibilité d’un tel scrutin. L’ONU a également publié un rapport accablant faisant état de nombreux cas de violations des Droits de l’Homme et de plusieurs assassinats de civils innocents par le gouvernement d’occupation en RDC durant ces élections.

Ces fraudes ont été d’une ampleur telle que tous les chefs d’Etats du monde et d’Afrique, voir même ceux des régions centrale et australe de l’Afrique auxquelles appartient la RDC, tous ont boudé la cérémonie d’investiture de « Joseph Kabila ».

Sauf le président Mugabe du Zimbabwe, pour des raisons évidentes, a pris part à cette cérémonie qui a également eu lieu loin du regard du peuple congolais en colère.

Madame la Ministre, C’est donc à la lumière de toute cette situation exposée ci-dessous que l’APARECO se permet de vous demander avec insistance de tenir compte de l’état d’esprit de la majorité du peuple congolais qui espèrent de tout cœur que votre gouvernement délocalise la tenue du prochain Sommet de la Francophonie à Kinshasa en RDC.

Le peuple congolais ne comprendra pas qu’après les déclarations politiques du président François Hollande qui ont suscité un grand espoir en Afrique en général et en RDC en particulier face aux régimes dictatoriaux, que la France cautionne par sa présence la tenue du sommet de la Francophonie sous l’imposture et la dictature de « Joseph Kabila ».

Nous osons croire qu’à l’exemple du président François Mitterrand qui avait pris, dans les mêmes circonstances, la courageuse décision de délocaliser le sommet de la Francophonie prévue à Kinshasa en 1994, votre gouvernement donnera un signal fort aux dictateurs d’Afrique et du monde en délocalisant exceptionnellement le sommet prévu à Kinshasa.

En vous remerciant d’avance pour votre attention, nous vous prions de recevoir, Madame, nos salutations les plus sincères.

Candide Okeke Directrice de cabinet du Président National de l’APARECO. Photo Réveil FM, archives

Paris, le 21 Mai 2012

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Pete Souza, le photographe de Barack Obama

Réunis à Camp David pour de très sérieuses discussions sur la crise économique mondiale, les dirigeants des pays les plus industrialisés se sont accordés une pause, samedi, pour suivre en direct la finale qui oppose l'équipe de Chelsea au Bayern de Munich en Ligue des Champions. Bras levés, le premier ministre britannique David Cameron laisse éclater sa joie à l'annonce de la victoire des Blues. La chancelière allemande, elle, accuse le coup. Impassible, François Hollande reste neutre.

Signée Pete Souza, l'image tranche avec le formalisme des "photos de famille" montrant les grands de ce monde. Son auteur, ancien photo-reporter devenu le photographe officiel de la Maison-Blanche, a noué avec le président américain en exercice une complicité qui lui permet de se glisser partout. Chaque jour, il prend entre 500 et 1100 clichés de tous les faits et gestes du chef de l'Etat, dont seule une petite partie est admise pour publication, après avoir passé le filtre du service de presse de la Maison-Blanche.

C'est le même Pete Souza qui avait immortalisé la "Situation Room" où s'étaient réunis le président américain et ses plus proches collaborateurs pour suivre l'assaut contre le complexe d'Oussama Ben Laden au Pakistan. Un contrechamp qui est entré dans l'histoire.

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Nicolas Sarkozy, les 100 photos de son quinquennat ! Deuxième Partie

La France est un pays où les institutions fonctionnent, Nicolas Sarkozy président de la République sortant a été battu et depuis le 15 mai dernier, il a laissé sa place à François Hollande, le nouveau président. En République démocratique du Congo, Joseph Kabila s'inscruste tel un sangsue au trône de la République comme si le Congo était son ligablo ! Joseph Kabila qui n'a jamais gagné aucune élection en République démocratique du Congo, vient de commettre son second hold-up électoral, en novembre 2011. Il est tricheur, fraudeur et usurpateur. Joseph Kabila n'a aucune légitimité et légalité au Congo. Il est une parenthèse de l'histoire de la République démocratique du Congo, qui est arrivé comme les cheveux dans la soupe et sortira par la petite porte de l'histoire. Avec lui, des dinosaures Mobutistes sont devenus des Mammouths Joséphistes rampants pour des miettes, des journalistes coupagistes et caporalisés encenseurs de la dictature totalitaire. L'aphone de la République et l'incapacitaire de 5 chantiers bidon joue un à un Mobutu bis prenant des Congolais pour des nigeaux. Le Congo est 178è pays au monde, la paupérisation des congolais est équivalent lorsqu'on sait les potentialités que régorgent la République démocratique du Congo. A Kinshasa, les écoles et terrains de football sont vendus aux agents immobiliers, sacrifiant l'avenir de toute une nation. Avec 450 rivières, Joseph Kabila croit que la construction d'un nouveau barrage à Zongo va résoudre le problème récurrent du délestage alors qu'avec une bonne décentralisation, la construction de plusieurs petites barrages est une solution viable. Mauvaise élève, la RDC ne pourrait se connecter à la fibre optique...Le lancement du projet WACS (West africain submarin cable system) a eu lieu le mardi 15 mai 2012 en Afrique du Sud. Tous les pays qui avaient pris à bras-le-corps la mise en œuvre et s’étaient préparés sur le terrain en mettant en place les infrastructures y afférentes y ont accès. La RDC reste encore hors course ! La RDC n’a pas répondu présente à ce rendez-vous de connexion à cette technologie de pointe. Ici, on en est encore à la construction de la station d’atterrage au niveau de Muanda. Les Congolais de l'est de la République sont devenus des réfugiés sans abris dans leur propre pays. Et paix que ne cesse de promettre le fermier de Kingakati, une chimère ! En France, Nicolas Sarkozy n'a pas démeriter. Il a fait une politique d'ouverture, des réformes emblématiques, il a connu des succès diplomatiques...Qu'a fait Joseph Kabila sur son compteur depuis qu'il trône en République démocratique du Congo ? Rien, un grand zéro. Le bohomme préfère faire des rallyes sur des pistes congolaises et jouer au Nintendo. Le Congo mérite mieux qu'un imposteur à la tête de notre pays. Les 100 photos du quinquennat de Nicolas Sarkozy, suite:

Nicolas Sarkozy, président de la République française de 2007-2012

Retrouvez les temps forts du quinquennat 2007-2012 en images

Juin 2009: Europe-Ecologie enflamme les européennes

Répit pour le gouvernement dont la liste se classe en tête des élections européennes, conséquence de la présidence de l'UE couronnée de succès de Nicolas Sarkozy. Le PS s'effondre et c'est un nouveau mouvement, Europe-Ecologie, piloté par Daniel Cohn-Bendit et associé aux Verts, qui crée la surprise.

Juin 2009: un Congrès et un grand emprunt

Devant le Congrès réuni comme la révision constitutionnelle le lui permet, Nicolas Sarkozy annonce sa stratégie de relance et préconise un grand emprunt national pour investir dans la croissance de demain. La commission Juppé-Rocard sera chargée d'en fixer les modalités. Recherche, PME innovantes... Cinq secteurs stratégiques seront retenus pour se partager le pactole de 35 milliards d'euros.

Juillet 2009: la baisse de la TVA dans la restauration

Promesse de Jacques Chirac, la baisse de la TVA dans la restauration est actée par Nicolas Sarkozy. Son secrétaire d'Etat en charge de la consommation, Hervé Novelli, négocie des contreparties en matière de salaires et d'emploi et promet une baisse des prix. Son bilan est mitigé et son coût important pour le budget de l'Etat, même si la baisse de la TVA permet à la profession de faire face à la crise.

Septembre 2009: début du procès Clearstream

"Je suis ici par la volonté d'un homme: Nicolas Sarkozy". Alors que s'ouvre le procès des listings falsifiés de Clearstream, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy s'affrontent à distance. Blanchi en première instance puis en appel, l'ancien premier ministre n'a jamais renoué avec son rival.

Octobre 2009: le scandale de l'Epad

Elu conseiller général des Hauts-de-Seine, Jean Sarkozy, fils du chef de l'Etat, provoque une vaste polémique en briguant la présidence de l'Epad, établissement en charge de la gestion de La Défense. Les accusations en népotisme volent contre le président et son fils, qui n'a pas encore son diplôme de droit et choque jusqu'à Neuilly, fief du clan Sarkozy. Jean Sarkozy finira par renoncer sur le plateau de TF1, mais l'affaire marquera durablement les esprits.

Décembre 2009: débuts du débat sur l'identité nationale

Thème de campagne de 2007, l'identité nationale fait l'objet d'un débat fin 2008 et début 2009 piloté par le ministre de l'Immigration Eric Besson. Destiné à raviver la "fierté d'être Français", le débat se prête néanmoins rapidement aux dérapages xénophobes et islamophobes alors qu'un autre débat sur les minarets secoue la Suisse. Les soupçons d'instrumentalisation politique, alors que le FN reprend du poil de la bête, achèveront de décrédibiliser l'entreprise.

Janvier 2010: affaire Proglio

La double rémunération du nouveau patron d'EDF, l'ancien PDG de Veolia et proche de Nicolas Sarkozy, enflamme une nouvelle fois les débats. L'affaire tombe mal alors que l'action du gouvernement est empêtrée dans les polémiques et que la crise sévit de plus en plus durement.

Février 2010: le Quick halal ne passe pas

L'expérimentation menée par l'enseigne de fast-food visant à ne proposer que des sandwichs halal et sans porc tourne à la polémique. Lancé par le FN et relayé par l'UMP, la bataille du Quick halal révèle les fractures communautaires du pays. Au bénéfice d'un Front national dont les critiques se focalisent de plus en plus sur la religion musulmane.

Février 2010: la tempête Xynthia

Dans la nuit du 27 février, une tempête violente frappe les côtes atlantiques de la France. Les digues cèdent, des villages sont inondés, faisant une cinquantaine de morts et entraînant un désastre économique. Décision est prise de raser les maisons construites en dessous du niveau de la mer, ce qui provoque un tollé dans les départements les plus touchés, la Charente-Maritime et la Vendée.

Février 2010: le chantier explosif des retraites

Alors que les déficits se creusent, Nicolas Sarkozy décide d'ouvrir des négociations en vue de réformer le régime général des retraites. Une consultation s'ouvre avec les syndicats. Mais la piste de revenir sur le départ à 60 ans va mettre le feu aux poudres sociales, précipitant ce qui deviendra le conflit le plus dur du quinquennat.

Mars 2010: la fin de la taxe carbone

Impopulaire et contestée, la taxe carbone est reportée sine die, malgré les efforts de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno. Promesse du Grenelle de l'Environnement, l'abandon de la contribution climat marque le début de la fin du positionnement écolo du gouvernement.

Mars 2010: la débâcle des régionales

Malgré les espoirs de la majorité, les listes UMP-NC ne parviennent pas à reprendre la moindre région aux socialistes qui réalisent un carton plein. Seule l'Alsace reste aux mains de la droite. Symbole de la déroute, Valérie Pécresse est défaite en Ile-de-France face au socialiste Jean-Paul Huchon.

Mai 2010: Eyjafjoll affole l'Europe

Un gigantesque nuage de cendre craché par un volcan islandais paralyse le trafic aérien européen. Situation inédite à laquelle le gouvernement ne peut pas grand chose. Mais les milliers de passagers bloqués loin de chez eux pendant plusieurs jours sont fous de rage.

Juin 2010: le rebond de l'Affaire Karachi

Le site Mediapart, dirigé par Edwy Plenel, relance l'affaire Karachi et fait état de soupçons de financement illégal de la campagne de 1995 de Edouard Balladur. Nicolas Sarkozy, qui était alors ministre du Budget, est visé par l'enquête.

Juin 2010: l'humiliation de la Coupe du Monde

La déroute des Bleus en Afrique du Sud, symbolisée par la grève inédite des joueurs enfermé dans leur bus, tourne à l'affaire d'Etat. Nicolas Sarkozy convoquera des "Etats généraux" du football. La France quitte la Coupe du Monde par la petite porte.

Eté 2010: l'affaire Woerth-Bettencourt

Alors que la famille Bettencourt, actionnaire principal de L'Oréal, se déchire, des enregistrements révèlent l'existence de possibles remises d'argent liquide au trésorier de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy. Les révélations s'enchaînent contre Eric Woerth, ex-ministre du Budget et actuel ministre du Travail chargé de piloter la réforme des retraites. L'affaire, qui fait toujours l'objet d'enquêtes, restera comme le principal scandale politico-financier du quinquennat.

Juin 2010: Pflimlin aux commandes de l'audiovisuel public

En vertu des nouvelles règles en vigueur dans l'audiovisuel public, le président de la République nomme désormais directement le patron de France Télévisions. Exit le chiraquien Patrick de Carolis, jugé peu favorable à la réforme de la publicité et remplacé par Rémi Pflimlin.

Juin 2010: Carla Bruni, égérie de Woody

Evénement, la première dame fait du cinéma. Le cinéaste Woody Allen, en tournage dans la capitale, a choisi Carla Bruni pour apparaître dans son film "Midnight in Paris". Discret, le couple présidentiel est toutefois victime de plusieurs rumeurs malveillantes, dont certaines sont alimentées par la droite.

30 juin 2010: le tournant de Grenoble

Après des incidents violents dans le Loir-et-Cher impliquant des gens du voyage ainsi que des nuits d'émeutes dans l'Isère, Nicolas Sarkozy livre un discours qui fera date dans le quinquennat. Ultrasécuritaire, faisant pour la première fois le lien entre immigration et délinquance, le chef de l'Etat entreprend une reconquête de l'opinion en flirtant ouvertement avec les thèses de l'extrême-droite. L'aile modérée de l'UMP est outrée. Deux annonces retiennent l'attention: la déchéance de la nationalité pour les agresseurs de personnes dépositaires de l'autorité de l'Etat, et le démantèlement de camps de Roms.

Août 2010: Fillon se démarque et s'impose

Toujours aussi populaire, particulièrement dans l'électorat de droite, le Premier ministre affiche son malaise après la droitisation entamée par le chef de l'Etat. Une popularité dont Nicolas Sarkozy prend ombrage mais dont il doit tenir compte alors que des divisions apparaissent dans la majorité. Alors que les rumeurs de son débarquement s'accélèrent, François Fillon recadre les ministres sarkozystes, dont Brice Hortefeux et finit par s'imposer à Nicolas Sarkozy, au détriment de Jean-Louis Borloo qui quittera le gouvernement à l'automne.

Rentrée 2010: mobilisation contre la réforme des retraites

Les syndicats mobilisent massivement et à plusieurs reprises contre la réforme du régime général des retraites, qui prévoit le recul de l'âge de départ. Sur fond d'affaire Woerth, le bras de fer avec le gouvernement touche les ports et les raffineries de pétrole. Nicolas Sarkozy ne cèdera sur presque rien. La réforme sera adoptée.

Septembre 2010: les remontrances de l'UE

La question Rom brouille les relations entre l'Etat français et la Commission européenne. La commissaire luxembourgeoise Viviane Reding compare les démantèlements de camps à la Seconde Guerre Mondiale. Tollé général.

Octobre 2010: la burqa est interdite

Par une loi votée au Parlement et qui divise l'opposition, le port du voile intégral est interdit dans l'espace public. Si la burqa fait l'objet d'un rejet unanime dans la classe politique, les mesures visant les musulmans sont désormais accueillies avec défiance.

Décembre 2010: la neige prend de court le pays

Alors que l'hiver s'annonce rigoureux, des tempêtes de neige paralysent le pays et les aéroports. Des Français sont coincés sur les autoroutes, entre deux avions, déclenchant un mouvement de colère. En réalité, toute l'Europe est saisie par le froid.

Janvier 2011: Marine Le Pen présidente... du FN

La transition est organisée à Tours, berceau du syndicalisme. A la suite d'une primaire sans suspense, Marine Le Pen est élue présidente du Front national, parti fondé par son père qui devient président d'honneur. Candidate affichée pour la présidentielle de 2012, la benjamine du clan Le Pen, qui veut dédiaboliser le parti d'extrême-droite, flirte avec les 20% d'intentions de vote.

Janvier 2011: la faute de MAM

Ministre sans interruption depuis presque dix ans, Michèle Alliot-Marie commet une "faute" à l'Assemblée nationale en semblant prendre le parti de Ben Ali dans le printemps tunisien qui se dessine. Alors qu'éclatent au grand jour ses liens avec le dictateur de Tunis, la ministre des Affaires étrangères doit quitter le gouvernement. Brice Hortefeux prend la porte par la même occasion.

Février 2011: la grève des magistrats

Grande première sous la Ve République, les magistrats annoncent une grève des audiences d'une semaine. Ulcérés par les critiques émises par Nicolas Sarkozy contre la justice après le meurtre de Laetitia Perrais, juges, avocats et greffiers n'ont guère été ménagés pendant le quinquennat.

Février 2011: nouveau débat, mais sur la laïcité

Prévu à l'origine comme un débat sur l'islam, le débat sur la laïcité conduit par le nouveau patron de l'UMP, Jean-François Copé, entraîne une nouvelle levée de boucliers ainsi que de nombreux dérapages islamophobes. Plus que le sujet du débat, c'est l'instrumentalisation politique du débat qui est visée par l'opposition.

Mars 2011: Fukushima, l'argument anti-nucléaire

La catastrophe de Fukushima au Japon donne des arguments aux partisans d'une sortie du nucléaire. Alors qu'une partie du territoire nippon est contaminé, le gouvernement lance un audit de sécurité sur toutes les centrales nucléaires du pays. Si l'Allemagne décidera d'abandonner l'atome, Nicolas Sarkozy s'affirme en défenseur farouche des capacités de production nucléaires.

Avril 2011: l'ISF démantelé, le bouclier fiscal condamné

Le nouveau ministre des Finances, François Baroin, annonce la fin du bouclier fiscal, devenu insupportable en période de crise, pour l'année suivante. En contrepartie, l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sera allégé, ce que ne manque pas de dénoncer l'opposition. L'heure de l'allègement de la fiscalité est pourtant bien finie. Creusés par la crise, les déficits sont lourds et la crise de la dette menace.

Mai 2011: la Côte-d'Ivoire tourne la page Gbagbo

Alors que l'élection présidentielle a tournée à la guerre civile en Côte d'Ivoire, l'armée française intervient sous mandat de l'ONU pour déloger Laurent Gbagbo à Abidjan. Nicolas Sarkozy évite le procès en néo-colonialisme et sera l'un des seuls chefs d'Etat présents pour l'intronisation de Alassane Ouattara.

Avril 2011: un bébé à l'Elysée

Ce qui n'est encore qu'une rumeur s'étale déjà à la Une de la presse people: Carla Bruni est enceinte. Si le couple présidentiel choisit de ne jamais confirmer l'information, malgré le ventre arrondi de la première dame, la première naissance à l'Elysée sous la République est un événement.

Mai 2011: la vraie-fausse fin des panneaux avertisseurs de radars

Après des années de baisse, la mortalité routière reprend de plus belle. Le gouvernement décide de supprimer les panneaux avertisseurs de radars et de rendre illégaux les détecteurs de radars. La bronca qui s'ensuite à l'Assemblée nationale, qui y voit un suicide électoral, aura raison de ces mesures soutenues par les associations de victimes de la route.

Mai 2011: le tournant du Sofitel

Alors que l'opposition socialiste se cherche un champion, le directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn est arrêté puis incarcéré à New York sur la base des accusations de viol d'une femme de chambre de l'hôtel du Sofitel. Si les poursuites pénales ont depuis été abandonnées, le favori des sondages est éliminé d'office au profit de François Hollande, promis à un bel avenir.

Juin 2011: Chrisine Lagarde au FMI

Poste laissé vacant après l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn, la direction générale du Fonds monétaire international (FMI) est confiée à la ministre de l'Economie Christine Lagarde. Elle sera remplacée par François Baroin à Bercy.

Juillet 2011: l'échec d'Annecy 2018

La mobilisation du gouvernement tout entier derrière la candidature d'Annecy pour les Jeux Olympiques d'hiver de 2018 n'y fera rien. La candidature sud-coréenne de Pyeongchang obtient dès le premier tour la majorité absolue avec 63 voix contre 25 pour Munich et seulement 7 pour la ville savoyarde.

Août 2011: les algues vertes envahissent la Bretagne

La mort brutale d'un cheval sur une plage bretonne relance les inquiétudes concernant les algues vertes qui prolifèrent. Leur toxicité au moment de leur décomposition est mise en avant. Reste à savoir d'où elles proviennent. L'élevage intensif de porcs, qui dégage des nitrates, est pointé du doigt.

Août 2011: le premier plan de rigueur

Face à la crise de la dette qui menace, François Fillon présente un plan d'économies de 12 milliards d'euros. De nouvelles taxes voient le jour, comme celle sur les sodas et le relèvement de la TVA sur les parcs d'attraction. Face à la révolte de Philippe de Villiers et Jean-Pierre Raffarin, ce sont les hôtels de luxe qui seront taxés in fine.

Juin 2011: Tron contraint à la démission

Accusé de harcèlement sexuel par deux anciennes employées de sa mairie, le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, ex-villepiniste, doit démissionner.

Septembre 2011: Sarkozy en Libye

Très impliqué dans la crise libyenne, Nicolas Sarkozy a très vite pris fait et cause pour le CNT anti-Kadhafi. L'aviation française pilonnera les forces du dictateur tandis que la rébellion progresse sur le terrain. Après la mort du guide suprême, la visite du président français sous les hourras en septembre 2011 à Benghazi, siège de l'insurrection, est un succès diplomatique retentissant.

Septembre 2011: le Sénat passe à gauche

Après le mécontentement provoqué par la réforme des collectivités locales et les victoires du PS aux élections intermédiaires, le PS réalise l'impensable: la conquête du Sénat. Patron des sénateurs socialistes et proche de François Hollande, Jean-Pierre Bel prend la présidence.

Octobre 2011: les primaires citoyennes

Six candidats, un vainqueur: dominé par les primaires citoyennes, le mois d'octobre est socialiste. Manuel Valls, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, Jean-Michel Baylet, Martine Aubry et François Hollande se dispute l'investiture socialiste. C'est le député de Corrèze qui l'emportera au terme d'une campagne entamée début 2009.

Octobre 2011: la riposte aux primaires socialistes

Après le grand succès populaire des primaires citoyennes organisées par le PS, l'UMP organise une convention destinée à dénoncer "les mensonges" et le coût du projet PS. L'exercice n'empêche pas le candidat socialiste, François Hollande, de caracoler en tête des sondages, loin devant Nicolas Sarkozy.

Octobre 2011: Giulia Sarkozy est née

Le premier enfant conçu à l'Elysée naît à Paris dans le XVIe arrondissement. Le couple Sarkozy-Bruni aura fait preuve d'une immense discrétion. L'officialisation de la naissance de la petite Giulia intervient sur le site de la Fondation Carla Bruni.

Octobre 2011: l'affaire des fadettes du Monde

C'est un très proche de Nicolas Sarkozy qui est mis en examen. Bernard Squarcini, patron de la DCRI, est soupçonné d'avoir commandité une enquête téléphonique illégale visant un journaliste du Monde pour débusquer les fuites dans l'affiare Woerth-Bettencourt. D'autres mises en examen suivront, dont celle du procureur Philippe Courroye, également proche du chef de l'Etat.

Décembre 2011: nouveau discours de Toulon

Cherchant à reprendre la main, Nicolas Sarkozy livre un nouveau discours à Toulon dans ce qui s'apparente à un meeting électoral. Valorisation de son bilan, défense de la réforme des retraites, future réforme de la protection sociale, maintien du nucléaire... Tous les thèmes de sa future campagne sont d'ores et déjà posés.

Décembre 2011: le traité budgétaire européen

Pour mettre fin à la tourmente grecque, et alors que la France redoute de voir sa note abaissée par Standard & Poor's, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, qui ne se quittent plus, s'accordent sur le principe d'un traité budgétaire européen visant à imposer une discipline anti-déficit. Le couple franco-allemand, rebaptisé "Merkozy", n'a jamais été aussi proche.

Janvier 2012: retrait anticipé d'Afghanistan

Suite à la mort de soldats français en Afghanistan, Nicolas Sarkozy pose la question d'un retrait anticipé des troupes. Mais alors que François Hollande se prononce pour un retrait avant la fin 2012, Nicolas Sarkozy n'évoque que 2013.

Janvier 2011: la perte du AAA

L'agence de notation Standard & Poor's met sa menace à exécution. La note de la France, le fameux AAA, est dégradée à AA+. Nicolas Sarkozy avait conditionné la réussite de sa fin de quinquennat à la préservation de cette note, garante de taux d'emprunts attractifs sur les marchés financiers.

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