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Réveil FM International

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mercredi 14 novembre 2018

RDC: Felix Tshilombo et Vital Kamerheon, deux Mabumucrates et cadavres politiques !

Vital Kamerheon et Felix Tshilombo, deux Mbumbulu politiques

La trahison du peuple congolais dans sa laideur. Fourberies et roublardises de deux Mbumbulu qui renient et retirent leurs signatures de Genève moins de 12 heures après. Felix Tshilombo et Vital Kamerheon avaient-ils apposé leurs signatures sur 5 documents de la Fondation Koffi Annan à Genève sous la torture ? Étaient-ils sur une chaise électrique et sous la drogue lorsqu'ils ont apposé leurs signatures désignant Martin Fayulu, soldat du peuple, comme candidat commun de l'opposition ?

Deux traîtres patentés à la nation congolaise foutent la honte à tout un peuple et au continent entier, l'Afrique. La République démocratique du Congo n'est pas otage ni de l'Udps ni de l'UNC. Felix Tshilombo et Vital Kamerheon sont deux opposants essuie-glaces qui sont nourris par le régime d'imposture d'Alias Joseph Kabila et font de l'opposition business. Amoraux, ils n'ont ni convictions ni valeurs. Les aspirations profondes du peuple congolais, Felix Tshilombo et Vital Kamerheon s’assoient dessus.

Deux Mabumucrates corrompus- qui ont reçu chacun 3 millions de dollars américains du régime pour saborder la candidature commune de l'opposition. MataMata et PiliPili sont deux faux opposants versatiles et ils ont l'ADN de la trahison dans leur veine. Deux individus nocifs à l'opposition congolaise. Ils se sont auto-proclamés: Populaires et Charismatiques. Et bien, on va leur prouver que seul le peuple congolais est populaire et charismatique.

Sur les réseaux sociaux:on voit Abraham Lwakabuanga, l'un des conseillers en communication de Felix Tshilombo, se réjouir et même présenter une grosse bouteille de champagne prête à être déboucher, pour l'élection de Tshilombo comme candidat commun de l'opposition à Genève. Faut-il signaler qu'un grand gala payant était prévu pour festoyer de la désignation de Felix Tshilombo comme candidat commun de l'opposition par des ethno-tribalistes à Bruxelles ! Le problème est que l'Udps avait vite crié "Victoire" avant la proclamation du vrai résultat.

Quelques Tabilans de l'Udps qui font peur à Felix Tshilombo

Quelques Mamans terrorisent Vital Kamerheon

La farce de la base est une escroquerie. Avant de lire le papier que l'on lui a écrit pour renier et retirer sa signature de Genève. C'est Felix Tshilombo lui même qui a appelé Kabund et toute sa garde rapprochée pour monter cette affaire de la base afin de lui sortir de sa traîtrise. La pression n'était pas aussi forte. C'est le régime d'Alias Joseph Kabila Kanmabe Kazembere Mtwale qui lui a rappelé qu'il avait perçu les 3 millions de dollars, qu'il avait introduit un faux diplôme dans son CV à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI)...s'il rentrait à Kinshasa, il serait arrêté à l'aéroport de N'djili ! C'est l'ANR-la Gestapo d'Alias Joseph Kabila qui a organisé cette fausse base des Wewa et autres loubards au siège de l'Udps. Est-il normal qu'un parti politique qui se réclame avoir 40 ans d'existence n'ait en son sein que des fachos, Talibans, loubards, radicaux et autres extrémistes ? N'y a-t-il pas des cadres réfléchis à l'Udps ? Felix Tshilombo et Vital Kamerheon sont eux-mêmes à la base des protestations dans leurs pseudo-bases !

La base de l'Udps réclame le retrait de la signature de Felix Tshilombo

La base de l'UNC réclame le retrait de la signature de Fayulu

Des menteurs sans vergogne. Ils prennent le peuple congolais pour idiot ! Nous croyions tous que les leaders de l’opposition avaient enfin fait preuve d’une abnégation et d’un courage politique dignes d’hommes d’Etat. Ce consensus historique à Genève et leur prise de conscience de l’urgence absolue pour notre peuple: - dégager Alias Kabila-Shadary pour avoir de vraies élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées. Refuser de gagner ensemble est sans doute accepter de perdre ensemble. C'est ce que les deux taupes du régime: Felix Tshilombo et Vital Kamerheon ont fait. Ils veulent que l'opposition perde. Ils jouent le jeu du régime. Felix Tshilombo et Vital Kamerheon ont la tête, les mains, le tronc, et les genoux au FCC de Shadary...ils n'ont que les orteils dans l'opposition.

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lundi 12 novembre 2018

RDC: Dynamique Fayulu Président, espoir de tout un peuple !

Martin Fayulu, Président de l'espoir !

Emmanuel Ramazani Shadary qu'Alias Joseph Kabila a sorti en dernière minute de sa poche comme son "Dauphin" a plusieurs boulets à ses pieds: Ancien ministre de l'Intérieur, il est affublé de surnom de "Boucher du Kasaï" et traîne avec lui les odieux assassinats de deux experts des Nations-Unies, plusieurs milliers de Kasaïens enterrés dans de fosses communes, l’assassinat du chef "Kamwina Nsapu", les exilés du Kasaï en Angola...Il est sur la liste des autorités congolaises sanctionnés par l'Union européenne et ne peut même pas mettre ses pieds dans les 28 pays de l'espace Schengen et aux Etats-Unis. Plusieurs membres non consultés dans des commissions pour la campagne de Shadary ont quitté le navire. Ils ont été nommés à la mode du FCC-Parti-Etat, résidu du MPR-Parti-Etat ! Le grand boulet, c'est les 17 ans de gestion calamiteuse de la RDC, avec ses crimes et pillages. Malgré ses ressources, la RDC est le pays le plus pauvre au monde et le congolais vit avec moins d'un dollar par jour. Chosifié et clochardisé, le peuple congolais n'en peux plus !

Martin Fayulu, Président de l'espoir !

Chapeau bas à Martin Fayulu qui vient de remporter la primaire de l'opposition congolaise à Genève. Il n'est pas le candidat surprise mais le candidat de l'opposition qu'il faut maintenant pour sauver le Congo et l'arracher des griffes des imposteurs et sanguinaires. Devant ses pairs qui ne déméritent pas, c'est lui qui a été désigné. Bravo donc à Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Felix Tshilombo Tshisekedi, Vital Kamerhe, Freddy Matungulu, Adolphe Muzito...Martin Fayulu, le soldat du peuple n'est pas arrogant. Il est modéré, tempéré n'use ni n'abuse de l'ostentatoire des politicailleurs ventriotes et mangeristes qui écument la classe politique congolaise. Martin Fayulu est proche de notre peuple. Il n'a jamais prétexté aller rencontrer des décideurs pour s'échapper d'une marche de l'opposition contre le régime sanguinaire, d'imposture et de prédation. Le peuple n'est pas idiot, il voit tout et sait tout ! Plusieurs fois embastillé, Martin Fayulu est demeuré droit et loyal à l'égard des aspirations profondes de notre peuple. Il n'est pas comme Nicodème qui allait voir Jésus la nuit pour n'est pas être vu. Des ventriotes qui sont à la mangeoire d'Alias Joseph Kabila, des opposants business n'ont qu'à aller s'habiller ! Le Congo n'est pas un Ligablo des opposants. La République démocratique du Congo est un pays. On ne dirige pas un pays comme un boutiquier ! Dans un pays, on transcende ses aigreurs, élans tribalo-clano-ethniques pour privilégier l'intérêt général. Martin Fayulu est un homme politique congolais intègre. Il est le seul député national qui a accepté de devenir député de la Province de Kinshasa et ne siège plus au Palais du Peuple tout en posant l'acte de Zachée. Il a restitué ses émoluments.

En avril 2011, lorsque Martin Fayulu est venu nous voir Roger Bongos-Afrique Rédaction et Freddy Mulongo-Réveil FM International, au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE), il était Porte-parole de Dynamique Tshisekedi Président ! C'est aussi Roger Bongos-Afrique Rédaction et Freddy Mulongo-Réveil FM International qui avions organisé le premier grand oral de Martin Fayulu avec la diaspora congolaise à Paris-La Villette.

En 2015, Martin Fayulu a été membre de la dynamique de l'opposition. En 2016, il s'est à nouveau aligné derrière Tshisekedi à Genval. Il n'a jamais rien demandé en retour. Martin Fayulu est un opposant aguerri mais humble. Il est l'étoile qui brille parmi certains pseudo-opposants qui négocient en catimini avec le régime d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembe Mtwale.

Martin Fayulu est l'espoir du peuple congolais. Il aime son pays, le Congo et son peuple. Il n'est pas dans une démarche tribaliste et n'a pas une milice à sa solde pour un sou. Il a à plusieurs reprises braver les Tontons Macoutes du régime d'Alias Joseph Kabila. Ce qui s'est passé à Genève n'est que justice. Martin Fayulu est Fédérateur et Rassembleur. Il n'est pas clivant. C'est un homme des convictions et valeurs républicaines. Ceux qui ne veulent de Martin Fayulu qu'ils aillent créer leur République démocratique du Congo sur la planète Mars.

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dimanche 11 novembre 2018

Centenaire de l'Armistice: Discours du Président Macron !

11 novembre, Emmanuel Macron, Président de la République

Près de 70 chefs d'Etat et de gouvernement sont réunis dimanche à Paris pour célébrer le centenaire de l'armistice de la Grande guerre. Le chef de l'État a prononcé un discours à l'Arc de triomphe. Le président français s'avance devant le pupitre et commence son discours. "Le 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, il y a 100 ans, jour pour jour, heure pour heure, à Paris comme dans toute la France, les clairons ont retenti et les cloches ont sonné. C'était l'Armistice", commence Emmanuel Macron. "Le monde découvrit l’ampleur de blessures que l’ardeur combattante avait occultée. Aux larmes des mourants, succédèrent celles des survivants. Car sur ce sol de France, le monde entier était venu combattre. Des jeunes hommes de toutes les provinces et de l’Outre-mer, des jeunes hommes venus d’Afrique, du Pacifique, des Amériques et d’Asie sont venus mourir loin de leur famille dans des villages dont ils ne connaissaient pas même le nom".

DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

COMMÉMORATION DU CENTENAIRE DE L’ARMISTICE

Paris – Dimanche 11 novembre 2018

LE PRÉSIDENT : Le 7 novembre 1918, lorsque le caporal clairon Pierre SELLIER sonna le premier cessez-le-feu, vers 10 heures du matin, bien des hommes ne purent y croire, puis sortirent lentement de leurs positions, pendant que, de loin en loin, sur les lignes, les mêmes clairons répétaient le cessez-le-feu puis faisaient entendre les notes de la sonnerie aux morts, avant que les cloches ne répandent la nouvelle, à la volée, dans tout le pays.

Le 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, il y a cent ans, jour pour jour, heure pour heure, à Paris comme dans toute la France, les clairons ont retenti et les cloches de toutes les églises ont sonné. C’était l’armistice.

C’était la fin de quatre longues et terribles années de combats meurtriers. L’armistice pourtant n’était pas la paix. Et à l’Est, pendant plusieurs années, d’effroyables guerres se poursuivirent.

Ici, ce même jour, les Français et leurs Alliés ont célébré leur victoire. Ils s’étaient battus pour leur patrie et pour la liberté. Ils avaient consenti, pour cela, tous les sacrifices et toutes les souffrances. Ils avaient connu un enfer que nul ne peut se représenter.

Nous devrions prendre un instant pour faire revenir à nous cet immense cortège des combattants où défilent des soldats de la métropole et de l’empire, des légionnaires et des garibaldiens avec des étrangers venus du monde entier, parce que la France représentait, pour eux, tout ce qu’il y avait de beau dans le monde.

Avec les ombres de PEUGEOT, premier tombé, et de TREBUCHON, dernier mort pour la France dix minutes avant l’armistice, voici l’instituteur Kléber DUPUY, défenseur de Douaumont, APOLLINAIRE, Blaise CENDRARS au régiment de marche de la légion étrangère, les soldats des régiments basques, bretons ou marseillais, le capitaine de GAULLE que personne alors ne connaissait, Julien GREEN, l’Américain, à la porte de son ambulance, MONTHERLANT et GIONO, Charles PEGUY et Alain FOURNIER tombés dans les premières semaines, Joseph KESSEL venu d’Orenbourg en Russie.

Et tous les autres, tous les autres qui sont les nôtres, auxquels plutôt nous appartenons, et dont on peut lire les noms sur chaque monument, des hauteurs solaires de la Corse aux vallées des Alpes, de la Sologne aux Vosges, de la pointe du Raz à la frontière espagnole. Oui, une seule France, rurale et urbaine, bourgeoise, aristocratique et populaire, de toutes les couleurs où le curé et l’anticlérical ont souffert côte à côte et dont l’héroïsme et la douleur nous ont faits.

Durant ces quatre années, l’Europe manqua de se suicider. L’humanité s’était enfoncée dans le labyrinthe hideux d’affrontements sans merci, dans un enfer qui engloutit tous les combattants, de quelque côté qu’ils soient, de quelque nationalité qu’ils soient.

Dès le lendemain, dès le lendemain de l’armistice, commença le funèbre décompte des morts, des blessés, des mutilés, des disparus. Ici en France, mais aussi dans chaque pays, les familles pendant des mois attendirent en vain le retour d’un père, d’un frère, d’un mari, d’un fiancé, et parmi ces absents, il y eut aussi ces femmes admirables engagées auprès des combattants.

10 millions de morts.

6 millions de blessés et mutilés.

3 millions de veuves.

6 millions d’orphelins.

Des millions de victimes civiles.

1 milliard d’obus tirés sur le seul sol de France.

Le monde découvrit l’ampleur de blessures que l’ardeur combattante avait occultée. Aux larmes des mourants, succédèrent celles des survivants. Car sur ce sol de France, le monde entier était venu combattre. Des jeunes hommes de toutes les provinces et de l’Outre-mer, des jeunes hommes venus d’Afrique, du Pacifique, des Amériques et d’Asie sont venus mourir loin de leur famille dans des villages dont ils ne connaissaient pas même le nom.

Les millions de témoins de toutes les nations racontèrent l’horreur des combats, la puanteur des tranchées, la désolation des champs de bataille, les cris des blessés dans la nuit, la destruction de campagnes florissantes où ne subsistait plus que la silhouette calcinée des arbres. Beaucoup de ceux qui sont rentrés avaient perdu leur jeunesse, leurs idéaux, le goût de vivre. Beaucoup étaient défigurés, aveugles, amputés. Vainqueurs et vaincus furent alors plongés pour longtemps dans le même deuil.

1918, c’était il y cent ans. Cela semble loin. Et pourtant, c’était hier !

J’ai arpenté les terres de France où se sont déroulés les combats les plus rudes. J’ai vu dans ces campagnes de mon pays la terre encore grise et toujours stérile des champs de bataille ! J’ai vu les villages détruits qui n’avaient plus d’habitants pour les reconstruire et qui ne sont aujourd’hui encore que le témoignage, pierre sur pierre, de la folie des hommes !

J’ai vu sur nos monuments la litanie des noms de Français côtoyant les noms des étrangers morts sous le soleil de France ; j’ai vu les corps de nos soldats ensevelis sous une nature redevenue innocente, comme j’avais vu, dans les fosses communes, se mêler les ossements des soldats allemands et des soldats français côte à côte qui, par un hiver glacial, s’étaient entretués pour quelques mètres de terrain…

Les traces de cette guerre ne se sont jamais effacées ni sur les terres de France, ni sur celles de l’Europe et du Moyen-Orient, ni dans la mémoire des hommes partout dans le monde.

Souvenons-nous ! N’oublions pas ! Car le souvenir de ces sacrifices nous exhorte à être dignes de ceux qui sont morts pour nous, pour que nous puissions vivre libres !

Souvenons-nous : ne retranchons rien de ce qu’il y avait de pureté, d’idéal, de principes supérieurs dans le patriotisme de nos aînés. Cette vision de la France comme Nation généreuse, de la France comme projet, de la France porteuse de valeurs universelles, a été dans ces heures sombres exactement le contraire de l’égoïsme d’un peuple qui ne regarde que ses intérêts. Car le patriotisme est l’exact contraire du nationalisme : le nationalisme en est la trahison. En disant « nos intérêts d’abord et qu’importent les autres ! », on gomme ce qu’une Nation a de plus précieux, ce qui la fait vivre, ce qui la porte à être grande, ce qui est le plus important : ses valeurs morales.

Souvenons-nous, nous autres Français, de ce que CLEMENCEAU a proclamé le jour de la victoire, il y a cent ans jour pour jour, du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, avant qu’en un chœur sans pareil n’éclate la Marseillaise : combattante du droit, combattante de la Liberté, la France serait toujours et à jamais le soldat de l’idéal.

Ce sont ces valeurs et ces vertus qui ont soutenu ceux que nous honorons aujourd’hui, ceux qui se sont sacrifiés dans les combats où la Nation et la démocratie les avaient engagés. Ce sont ces valeurs, ce sont ces vertus qui firent leur force parce qu’elles guidaient leur cœur. La leçon de la Grande Guerre ne peut être celle de la rancœur d’un peuple contre d’autres, pas plus que celle de l’oubli du passé. Elle est un enracinement qui oblige à penser à l’avenir et à penser à l’essentiel.

Dès 1918, nos prédécesseurs ont tenté de bâtir la paix, ils ont imaginé les premières coopérations internationales, ils ont démantelé les empires, reconnu nombre de Nations et redessiné les frontières ; ils ont même rêvé alors d’une Europe politique.

Mais l’humiliation, l’esprit de revanche, la crise économique et morale ont nourri la montée des nationalismes et des totalitarismes. La guerre de nouveau, vingt ans plus tard, est venue ravager les chemins de la paix.

Ici, aujourd’hui, peuples du monde entier, sur cette dalle sacrée, sépulture de notre Soldat Inconnu, ce « Poilu » anonyme symbole de tous ceux qui meurent pour la patrie, voyez tant de vos dirigeants rassemblés !

Chacun d’eux mène à sa suite sa longue cohorte des combattants et des martyrs issus de son peuple. Chacun d’eux est le visage de cette espérance pour laquelle toute une jeunesse accepta de mourir, celle d’un monde enfin rendu à la paix, d’un monde où l’amitié entre les peuples l’emporte sur les passions guerrières, d’un monde où la parole des hommes doit parler plus fort que le fracas des armes, où l’esprit de conciliation l’emporte sur la tentation du cynisme, où des instances et des forums permettent aux ennemis d’hier d’engager le dialogue et d’en faire le ciment de l’entente, le gage d’une harmonie enfin possible.

Cela s’appelle, sur notre continent, l’amitié forgée entre l’Allemagne et la France et cette volonté de bâtir un socle d’ambitions communes. Cela s’appelle l’Union européenne, une union librement consentie, jamais vue dans l’Histoire, et nous délivrant de nos guerres civiles. Cela s’appelle l’Organisation des Nations unies, garante d’un esprit de coopération pour défendre les biens communs d’un monde dont le destin est indissolublement lié et qui a tiré les leçons des échecs douloureux de la Société des Nations comme du Traité de Versailles.

C’est cette certitude que le pire n’est jamais sûr tant qu’existent des hommes et de femmes de bonne volonté. Soyons sans relâche, sans honte, sans crainte ces femmes et ces hommes de bonne volonté !

Je le sais, les démons anciens resurgissent, prêts à accomplir leur œuvre de chaos et de mort. Des idéologies nouvelles manipulent des religions, prônent un obscurantisme contagieux. L’Histoire menace parfois de reprendre son cours tragique et de compromettre notre héritage de paix, que nous croyions avoir définitivement scellé du sang de nos ancêtres.

Que ce jour anniversaire soit donc celui où se renouvelle l’éternelle fidélité à nos morts ! Faisons, une fois de plus, ce serment des Nations de placer la paix plus haut que tout, car nous en connaissons le prix, nous en savons le poids, nous en savons les exigences !

Nous tous ici, dirigeants politiques, nous devons, en ce 11 novembre 2018, réaffirmer devant nos peuples notre véritable, notre immense responsabilité, celle de transmettre à nos enfants le monde dont les générations d’avant ont rêvé.

Additionnons nos espoirs au lieu d’opposer nos peurs ! Ensemble, nous pouvons conjurer ces menaces que sont le spectre du réchauffement climatique, la pauvreté, la faim, la maladie, les inégalités, l’ignorance. Nous avons engagé ce combat et nous pouvons le gagner : poursuivons-le, car la victoire est possible !

Ensemble, nous pouvons rompre avec la nouvelle « trahison des clercs » qui est à l’œuvre, celle qui alimente les contre-vérités, accepte les injustices qui minent nos peuples, nourrit les extrêmes et l’obscurantisme contemporain.

Ensemble, nous pouvons faire surgir l’extraordinaire floraison des sciences, des arts, des échanges, de l’éducation, de la médecine que, partout dans le monde, je vois poindre car notre monde est, si nous le voulons, à l’aube d’une époque nouvelle, d’une civilisation portant au plus haut les ambitions et les facultés de l’homme.

Ruiner cet espoir par fascination pour le repli, la violence et la domination serait une erreur dont les générations futures nous feraient, à juste titre, porter la responsabilité historique. Ici, aujourd’hui, affrontons dignement le jugement de l’avenir !

La France sait ce qu’elle doit à ses combattants et à tous les combattants venus du monde entier. Elle s’incline devant leur grandeur.

La France salue avec respect et gravité les morts des autres nations que, jadis, elle a combattues. Elle se tient à côté d’elles.

« Nos pieds ne se détachent qu’en vain du sol qui contient les morts » écrivait Guillaume APOLLINAIRE.

Que sur les tombes où ils reposent, fleurisse la certitude qu’un monde meilleur est possible si nous le voulons, si nous le décidons, si nous le construisons, si nous l’exigeons de toute notre âme.

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Genève: Fameux opposants se partagent le "gâteau Congo" comme à Sun-City !

Moïse Katumbi, Olivier Kamitatu et Jean-Claude Mvuemba à Genève

Ce tweet ravageur, de Christophe Rigaud-Africarabia, est passé comme une lettre à la poste, mais a plutôt attiré notre attention : #RDC Candidat unique. Sur la table des négociations en cours à #Genève (pas encore tranché) : #Tshisekedi candidat commun, #Kamerhe Premier ministre, #Matungulu Finances, #Muzito Budget, #Bemba Pdt Sénat, #Kamitatu Pdt AN, #UDPS #Fayulu Intérieur, #UNC MAE, #Ensemble Justice.

S'agit-il d'un Fake News que balance Africarabia ? Le compte de Christophe Rigaud a-t-il été piraté pour colporter des niaiseries et ignominies pareilles contre le peuple congolais ? Est-ce que c'est sérieux comme mécanisme politique ? Si le tweet d'Afrirabia est vrai, n'est-ce pas grave, l'attitude et le comportement des opposants congolais à Genève ? En 1885, à Berlin, l'Afrique fut partagé comme un gâteau d'anniversaire par des puissances coloniales...L'objectif en se réunissant à Genève était-il de se partager le Congo comme gâteau d'anniversaire comme à Sun-City lors du dialogue inter-congolais ? Comment les quelques opposants congolais qui se réunissent à Genève peuvent-ils déjà se partager des postes avant d'avoir gagner des élections ? La réunion de Genève se tient sous la présidence d'Alain Doss, président de la Fondation Koffi Annan et qui fut entre 2007 et 2010 le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo, où il est à la tête de la plus grande mission de maintien de la paix des Nations unies, la MONUC, avec le rang de sous-secrétaire général. La MONUC devenu MONUSCO peine toujours à ramener la paix au Congo.

Opposants toxiques et ventriotes, qui sont à Genève pour se partager des postes et maroquins ministériels ! Ils se partagent le "gâteau Congo", alors qu'il n'est pas encore sorti du four ? Et, si le "gâteau Congo" cramait, qu'est-ce qu'ils vont se partager ? Les fameux opposants ne devraient-ils pas réfléchir ensemble sur les axes communs sur comment sortir la République démocratique du Congo de l'impasse? Quel est ce opposant qui va gagner les élections au Congo face à Emmanuel Ramazani Shadary avec ses machines à voler et 10 millions d'électeurs fictifs ? On a vu Emmanuel Shadary, le boucher du Kasaï, qui bénéficie de tous les moyens de l'Etat à Mbuji-Mayi faire le tour du stade sous la pluie ... Pendant ce temps, des opposants sont à Genève entrain de se partager des postes !

Sur les 21 candidats à l'élection présidentielle, 20 se clament de l'opposition. Pourquoi ce ne sont pas les 20 qui doivent décider du candidat commun à Genève ? Qu'est-ce qui justifient la présence de Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi à Genève alors qu'ils ne sont pas candidats ? Le meilleur procédé ne serait-il pas que les 20 candidats se mettent d'accord sur un candidat commun et que celui-ci négocie avec le MLC de Jean-Pierre Bemba et Ensemble de Moïse Katumbi ? Pourquoi mettre la charrue avant les bœufs ? L'élection présidentielle en République démocratique du Congo est grugée, boutiquée d'avance. Personne ne battra Emmanuel Shadary ! Le 23 décembre, c'est demain. Le régime d'imposture, d'occupation et de prédation de Kinshasa peut organiser les élections uniquement dans des grandes villes du pays et proclamer son candidat vainqueur...la Communauté internationale n'interfère pas dans les affaires intérieures d'un pays ! Rebelote comme à l'élection Louis Michel 2006, le hold-up électoral de 2011. Cela fait deux ans, que le mandat d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est expiré, ce glissement est cautionné par des opposants accompagnateurs, mangéristes et ventriotes dont certains sont à Genève.

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samedi 10 novembre 2018

Institut Panos Paris-Françafrique médiatique: Pascal Berqué, disparu du Net !

Kinshasa, mars 2001, Pascal Berqué de l'Institut Panos Paris

Incroyable, l'Institut Panos Paris a fermé ses portes depuis 2015. Pascal Berqué a effacé toutes ses traces sur le net y compris sur les réseaux sociaux. Il est devenu un invisible. Après 28 ans de fonctionnement, l'Institut Panos Paris a fermé ses portes. Le vrai problème est qu'il a fonctionné comme une agence mafieuse avec des mercenaires et corsaires sur l'Afrique. Comment peut-on proclamer tout haut défendre le pluralisme médiatique et fonctionner comme une Institut néocolonaliste et esclavagiste qui en Afrique, plus précisément en République démocratique du Congo a fonctionné avec une devise machiavélique: diviser pour mieux régner, la diabolisation des acteurs médiatiques no formatés...Réveil FM a été sur la ligne mire de l'Institut Panos Paris, que n'avons-nous pas reçu comme assauts de la toute puissante Institut Panos Paris ? Et pourtant, c'est Réveil FM qui a invité et fait introduire l'Institut Panos Paris à Kinshasa en République démocratique du Congo. Institut Panos Paris a participé au Festival Fréquences Libres-Pluralisme radiophonique, organisé par Réveil FM en mars 2001.

Pascal Berqué de l'Institut Panos Paris et Freddy Mulongo de Réveil FM International

Et pourtant, une fois installée au pays, elle a sciemment soutenu plusieurs autres radios, sauf Réveil FM. Elle est allé trop loin dans une campagne de diabolisation digne de la CIA pour nous abattre. Le mensonge emprunte toujours l'ascenseur et la vérité arrive toujours par l'escalier. Comment l'Institut Panos Paris a disparu en effaçant toutes les traces sur le net et réseaux sociaux comme les font les mafieux: plus des photos, articles, conférences et ouvrages ? Que sont devenus des mensonges éhontés et rapports viciés sur les médias congolais ? Pour justifier des financements perçus, l'Institut Panos Paris était capable de tout: débauchage, diabolisation et surtout diviser pour mieux régner en Afrique ! C'est bien connu, l'Institut Panos Paris, c'est la "Françafrique médiatique". Ce que l'on reproche à la Françafrique politique, cette volonté d'emprise néocoloniale par des néo-coloniaux, on peut le reprocher aussi à l'Institut Panos Paris, qui pompe l'argent des bailleurs de fonds sur le dos des Africains et sans africains. Sous couvert d'un ONG International, qui n'a pas toujours bonne réputation, des néo-coloniaux recherchent constamment de fonds pour justifier leur existence, se transforment en donneurs de leçons de démocratie et ils agissent comme la CIA: coups bas, intrigues, manipulations, partialités, débauchages, manigances, fabrication de fausses preuves, colportage des ragots et rumeurs...

C'est du Machiavel à grande pompe: Il faut diviser pour mieux régner pour continuer d'exister. Ils ne promeuvent que les bons élèves d'après leur formatage. L'argent de l'institut Panos Paris a-t-il toujours une bonne odeur ? Personnellement, je ne suis pas de l'école Panos et je suis très fier de ne pas l'être ! Mercenaires, Corsaires, mafieux...Institut Panos Paris a disparu, elle a fermé ses portes à Paris depuis plusieurs années pour quelles raisons ? Aucune explication n'est donnée...Pascal Berqué est devenu invisible sur le net, photos, articles, ouvrages et conférences ont été effacés. Aucune trace ! L'Institut Panos Paris a toujours fonctionné comme une mafia. Avec ses acteurs mafieux, obscurantistes qui au lieu d'aider l'Afrique à se relever l'enfonce davantage avec des méthodes dignes de la mafia. En République démocratique du Congo, pour justifier des financements reçus des organismes obscurs et miroitant aux médias de les financer, l'Institut Panos Paris a pratiqué la politique de diviser pour mieux régner, la diabolisation de tous les acteurs médiatiques qui n'étaient pas formatés, elle a diffusé des mensonges éhontés et rapports viciés pour mieux justifier ses bévues. Le temps est toujours allié de la vérité. Des mafieux de l'Institut Panos Paris ont disparu de la circulation comme si de rien n'était...On croit rêver !

Institut Panos Paris: Marie-Soleil Frère, ses mensonges abracadabrantesques, éhontés et déjantés sur les médias congolais

Par Freddy Mulongo, jeudi 9 mai 2013 Radio Réveil FM International

Néo-colonialiste et autoproclamée experte, Marie-Soleil Frère n'a aucune crédibilité !

Espionne, experte autoproclamée, néocolonialiste avérée, spécialiste ès balivernes Marie-Soleil Frère poutine en Afrique avec sa vision étriquée pour soit disant ses recherches et écrire ses inepties. Dracula, elle ne vit que du sang des africains. Condescendante, il faut que l'Afrique aille mal pour qu'elle puisse vivre ! Marie-Soleil Frère aime-t-elle plus l'Afrique que les Africains eux mêmes.Prend-t-elle des risques comme les font tous les journalistes congolais au quotidien ? Très facile de jouer à la "Tintine au Congo"! Instrumentalisée par l'Institut Panos Paris, chasseur de financements qui l'emploie, son livre "Le paysage médiatique Congolais . Etat de lieux, enjeux et défis" publié en 2008 que nous venons de découvrir est un torchon impartial éloigné de toute objectivité et très orienté dont l'objectif final n'est rien d'autre que la justification et la recherche du financement. Elle encense les médias et projets soutenus à bout de bras par l'Institut Panos et elle tait volontairement certaines vérités récurrentes sur le paysage médiatique congolais. C'est bien connu, l'Institut Panos Paris, c'est la "Françafrique médiatique". Ce que l'on reproche à la Françafrique politique, cette volonté d'emprise néocoloniale par des néocoloniaux on peut le reprocher aussi à l'Institut Panos Paris, qui pompe l'argent des bailleurs de fonds sur le dos des Africains et sans africains. Sous couvert d'un ONG International, qui n'a pas toujours bonne réputation, des néocoloniaux recherchent constamment de fonds pour justifier leur existence, se transforment en donneurs de leçons de démocratie et ils agissent comme la CIA: coups bas, intrigues, manipulations, partialités , débauchages, manigances, fabrication de fausses preuves, colportage des ragots et rumeurs...Il faut diviser pour mieux régner pour continuer d'exister. Ils ne promeuvent que les bons élèves d'après leur formatage. L'argent de l'institut Panos Paris a-t-il toujours une bonne odeur ?Personnellement je ne suis pas de l'école Panos et je suis très fier de ne pas l'être !

Néocolonialiste et autoproclamée experte, Marie-Soleil Frère n'a aucune crédibilité !

C'est moi qui ai invité pour la première fois l'Institut Panos Paris en République démocratique du Congo. C'était pour les Festival Fréquences Libres ou le pluralisme radiophonique en mars 2001. C'est après ce festival radiophonique que Pascal Berqué a entrepris le recrutement d'un responsable pour le bureau Kinshasa. L'audition des candidats avait eu lieu dans les paillotes de l'hôtel Invest à Lingwala, Ricky Mapama comme Mwamba wa ba Mulamba, Secrétaire général de JED étaient parmi des candidats valables. Et c'est Baudoin Hamuli qui a été choisi, choix encouragé par Colette Braeckman, la madone du journal belge le soir.

Ce qui est bizarre dans cet ONG donneuse de leçons de démocratie, tous les responsables N°1 de l'Institut Panos Paris au Congo sont originaires de Bukavu au Kivu à l'Est de la République démocratique du Congo. Après Baudoin Hamuli, c'est fut Steve Matenga et enfin Aziza Bangwene, une ancienne de la radio Mandeleo. Les congolais d'autres provinces du Congo n'ont-ils pas aussi droit d'occuper le poste N°1 de cette organisation ?

Cela fait 28 ans que Pascal Berqué dirige l'Institut Panos Paris après avoir été au Gret. Si l'Institut Panos Paris est un ONG, pourquoi un individu peut le diriger aussi longtemps ? Donneur de leçons de la démocratie, pas pour soi ? Pourquoi Panos Afrique de l'Ouest, Panos Afrique de l'Est et Panos Afrique du sud sont des bureaux indépendants et que Panos RDC dépend encore et toujours de Panos Paris ?

Le livre de Marie-Soleil Frère: "Le paysage médiatique Congolais . Etat de lieux, enjeux et défis", c'est Silence, On désinforme et On discrimine !

Quelques vérités, beaucoup de contre vérités et des vérités tues vénéneuses volontairement !

L'Union européen ayant financée la transition et les élections Louis Michel de 2006, le Gret comme l'Institut Panos Paris étaient financés pour accompagner les médias congolais. Or il y a eu bâillonnement et musellement des journalistes, médias et acteurs politiques de l'opposition par la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) financée, et soutenue par l'Institut Panos Paris et le Gret. Il n' y a jamais eu condamnation de la déviation outrancière de la HAM. Bien au contraire, Marie-Soleil Frère encense cette institution corrompue, déviationniste et prédatrice de la liberté de presse au lieu de la garantir. Marie-Soleil Frère a-t-elle conscience que les congolais ont soif de démocratie et en cela ils méritent respect et considération. Ce qu'elle a encouragé au Congo, elle ne peut jamais le tolérer pour ses compatriotes. Ses balivernes et inepties pour un pays qui cherche à s'approprier son destin, ce n'est pas drôle. Lorsqu'on a eu l'occasion de lire Guy Durandin," l'information, la désinformation et la réalité", Ed. PUF 1993 ou encore Remi Kauffer," l'arme de la désinformation", Grasset 2000 on comprend vite que Marie-Soleil Frère n'a fait que sélectionner des nouvelles allant dans le sens de ses intentions, elle n'a fait que défigurer les informations vraies, elle n' a fait que laisser s'échapper des lambeaux de la vérité en désinformant ses lecteurs. Marie Soleil Frère n'a pas osé dire que c'est pendant qu'il était Président de la Haute Autorité des Médias (HAM), institution d'appui à la démocratie que Modeste Mutinga Mutuishayi a eu le culot de s'octroyé Radio 7 et Télé 7 sans que ni Panos ni le Gret ne lèvent un petit doigt pour dénoncer ce conflit d'intérêt. Pire, corrompu, fourbe et roublard Modeste Mutinga Mutuishayi annula le débat démocratique inscrit dans la Constitution de Transition entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba arrivés en lice au premier tour de l'élection présidentielle. Comme Joseph Kabila était le candidat de Louis Michel "Big Loulou", des occidentaux et de la mafia internationale.

Ni le Gret encore Panos ne dénoncèrent cette fourberie. En France peut-on accepter que le débat présidentiel soit annulé par le CSA alors celle-ci doit garantir ce débat ? Pourquoi accepter en République démocratique du Congo, ce que Marie-Soleil Frère ne peut pas accepter en France ni dans un autre pays occidental ? Des journalistes congolais sont-ils de sous-hommes ?

Et comme une grenouille qui saute d'un nénuphar Modeste Mutinga Mutuishayi fut nommé Rapporteur au Sénat, en récompense du bâillonnement des journalistes et médias pour faire gagner Joseph Kabila, là encore silence radio de Panos, complice ! Pourquoi la HAM sous Modeste Mutinga Mutuishayi a-t-elle était pillée par des Congolais ? Il faut des réponses claires sans faux fuyant.

Doit-on être sélective dans la dénonciation comme le fait Marie-Soleil Frère et continuer de donner des leçons aux gens ? Pour avoir eu le courage le courage de dénoncer les fourberies et la roublardise de la Haute Autorité des Médias (HAM) présidée par Modeste Mutinga Mutuishayi.

Je suis un homme à abattre. Les néocoloniaux savaient que je ne me tairais pas et je continuerai à agir selon ma liberté de conscience. Faut-il nécessairement travailler dans un ONG impérialiste qui est habitué à torpiller le travail de terrain que font les nationaux pour se sentir important ? Pas du tout ! Rien ne vaut la liberté de penser et d'agir. Croire que c'est Panos ou le Gret qui vont aider les journalistes et médias congolais à s'en sortir, c'est une chimère. Marie-Soleil Frère devrait s'occuper et écrire sur les médias en Belgique et en France, avant d'avoir le toupet de donner des leçons aux congolais.

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jeudi 8 novembre 2018

Cameroun: Paul Biya 85 ans, son discours d'investiture pour 7 ans de plus !

Paul Biya 85 ans prête serment pour son 7è mandat

Ils sont extrêmement rares les médias qui ont publié l'intégralité du discours d'investiture de Paul Biya au Cameroun. Réveil FM International met à la disposition du discours d'investiture tel que parvenu à notre rédaction. La prestation de serment officielle de Paul Biya, 85 ans, réélu pour un nouveau mandat de 7 ans après 36 ans au pouvoir, s'est effectivement déroulée le mardi 6 novembre à l'Assemblée nationale, une date symbolique pour le RDPC, le parti au pouvoir, puisqu'elle coïncidait avec celle du 6 novembre 1982, date de l'accession de Paul Biya à la magistrature suprême de son pays. Un septième mandat sous haute tension pour Paul Biya, dans un pays déchiré par une violente crise séparatiste dans les régions anglophones. Alors que la cérémonie de prestation de serment de Paul Biya se déroulait à l'assemblée nationale à Yaoundé, Maurice Kamto, candidat du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) à la présidentielle du 7 octobre dernier, tenait un rassemblement public en compagnie de ses partisans au Rond-Point Nlongkak, non loin de son QG de campagne à Yaoundé pour dénoncer ce qu'il appelle un «hold-up électoral». L'opposant a été interpellé et conduit à son domicile par la police.

DISCOURS DE S.E.M. PAUL BIYA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN

A l’occasion de la prestation de serment. Yaoundé, le 06 novembre 2018

-Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

-Monsieur le Premier Vice-Président du Sénat,

-Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel,

-Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême,

-Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

-Mesdames et Messieurs les Députés,

-Mesdames, Messieurs,

-Chers compatriotes,

Qu’il me soit tout d’abord permis de remercier Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale pour ses paroles de bienvenue et ses encouragements au début de ce nouveau mandat.

Je tiens à exprimer une fois encore devant vous ma reconnaissance au peuple camerounais de m’avoir renouvelé sa confiance. Celle-ci sera pour moi un soutien indispensable dans l’exercice des hautes responsabilités que j’aurai à assumer au cours des prochaines années.

Le serment que je viens de prêter « devant le peuple », selon les termes de l’article 7 de notre Constitution, en présence de ses représentants, revêt une haute valeur symbolique à un double titre :

- il implique une fidélité absolue aux institutions de la République, à laquelle je ne saurais déroger ;

- il a d’autre part valeur d’engagement personnel irrévocable à se conformer aux obligations qui sont celles du Chef de l’Etat, telles qu’elles sont définies par notre loi fondamentale. Comme par le passé, ce sont ces principes qui guideront mon action au service du peuple camerounais au cours du septennat des « Grandes Opportunités » qui s’ouvre aujourd’hui.

Mesdames, Messieurs,

Avant d’en évoquer les perspectives, je souhaiterais que nous jetions ensemble un rapide regard en arrière, ce qui nous permettra de faire le point sur la situation présente. Le septennat qui vient de s’achever ne s’est pas écoulé comme un « long fleuve tranquille ». Au plan de la sécurité, nous avons d’abord été confrontés aux attaques répétées du groupe terroriste Boko Haram, qui a semé la terreur et la désolation dans l’extrême-nord de notre pays. Nous avons fait face, de concert avec nos voisins et avec l’aide de nos partenaires traditionnels. Nos forces de défense et de sécurité, auxquelles je tiens ici à rendre, à nouveau, hommage, ont repoussé l’ennemi hors de nos frontières. Aujourd’hui, la situation est stabilisée mais nous restons vigilants et déterminés. Par la suite, dans nos régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, des forces négatives ont cru pouvoir profiter de revendications d’ordre corporatiste pour essayer de mettre en œuvre un projet de sécession. Il s’en est suivi une succession d’actes de violence terroriste auxquels le gouvernement a répondu en prenant des mesures nécessaires pour préserver l’ordre public, ainsi que la sécurité des citoyens et de leurs biens.

Il va sans dire que l’objectif des sécessionnistes porte atteinte à notre Constitution, qui consacre le caractère « indivisible » de notre République. En revanche, le désir maintes fois exprimé, de nos populations d’être mieux associées à la gestion de leurs affaires locales, nous a conduits à prendre des mesures nécessaires pour accélérer le processus de décentralisation. Ces tâches prioritaires ne nous ont pas détournés de la nécessité d’œuvrer à l’amélioration de notre économie, affectée par les effets de la crise économique et financière mondiale, ainsi que par la baisse des cours des matières premières.

Dans ce but, nous avons poursuivi la mise en œuvre de nos réformes structurelles et pris des mesures pour redresser notre situation budgétaire. Notre « résilience » a été saluée par le FMI avec lequel nous avons conclu, en 2017, un programme économique et financier appuyé sur une « facilité élargie de crédit ». Nos efforts expliquent sans aucun doute le retour progressif de notre croissance. Parallèlement, tout en veillant à la soutenabilité de notre dette extérieure, nous avons donné une nouvelle impulsion à nos grands projets d’infrastructures concernant la production d’énergie, la distribution d’eau potable et la construction des routes. De nombreuses réalisations en portent témoignage.

Malgré les difficultés de la conjoncture, de nombreux chantiers ont été ouverts dans les domaines de la santé, de l’éducation et des services sociaux. Il est indéniable que sur ce plan, des avancées notables ont été réalisées.

Nous avons, par ailleurs, continué le parachèvement de notre édifice institutionnel et démocratique, avec la mise en place effective du Sénat et du Conseil Constitutionnel.

Ainsi, contre vents et marées, nous avons maintenu notre cap vers l’émergence. Ce rapide bilan, qui est loin d’être exhaustif, montre bien que notre pays est en pleine transformation et qu’il avance résolument dans la voie du progrès.

Mesdames, Messieurs,

D’une façon générale, au cours du septennat qui s’annonce, nous veillerons à consolider nos acquis, tout en explorant les pistes nouvelles, nous permettant de saisir toutes les opportunités d’un monde en constante évolution.

Dans cet esprit, il va de soi que nous allons poursuivre nos réformes structurelles afin de renforcer notre équilibre budgétaire et de conforter la soutenabilité de notre dette. Des finances saines sont en effet la condition de l’attractivité d’une économie et, donc, de son aptitude à accueillir les investissements. A ce propos, je voudrais appeler votre attention sur les changements qui sont en cours au niveau international et qui ne manqueront pas d’avoir des répercussions sur notre pays.

Les règles qui régissaient la mondialisation des échanges depuis plusieurs décennies sont remises en cause. Les tendances au protectionnisme, voire à l’isolationnisme gagnent du terrain. Il y a là le risque clair d’un effet déstabilisateur pour de nombreux pays, en particulier pour ceux en développement comme le nôtre. Nous allons de plus en plus subir les effets des changements climatiques qui impacteront la vie de nos concitoyens, notamment ceux du monde rural.Dans ce contexte, il me semble opportun de nous attacher à développer les secteurs de notre économie qui pourront réduire sensiblement nos importations de biens et services. Cette politique présentera l’avantage de nous permettre de rééquilibrer notre balance commerciale chroniquement déficitaire.

Par ailleurs, nous allons réaliser une véritable « révolution agricole » en modernisant nos moyens de production et en transformant davantage nos produits agricoles. Cela devrait aller de pair avec la mise à disposition de nouveaux équipements, magasins de stockage et routes d’accès. Ainsi pourrait se conforter notre statut de grenier de l’Afrique Centrale.Une économie moderne ne saurait se concevoir sans l’existence d’un secteur industriel performant. Nous disposons d’un Plan Directeur d’Industrialisation qui définit les contours et le contenu d’un projet d’envergure dans ce domaine. Sa réalisation sera une des tâches prioritaires du septennat.

L’industrie, comme l’agriculture, exigent un apport d’énergie stable et suffisant. Nous avons entrepris des efforts importants dans ce secteur depuis un certain temps déjà. Les barrages et les centrales hydroélectriques que nous avons construits devraient nous permettre, à plus ou moins brève échéance, de répondre pleinement aux exigences de notre économie et aux préoccupations de nos populations en la matière.

Mais nous ne nous arrêterons pas là. Nous continuerons d’exploiter tous les sites et cours d’eau disponibles afin de faire du Cameroun un grand producteur d’électricité dans notre continent. Nous ne délaisserons pas pour autant les zones rurales en les dotant progressivement de centrales solaires.

De la même façon, nous continuerons à développer nos infrastructures de transport (routes, ports, aéroports) au bénéfice de notre économie, mais aussi pour faciliter les communications avec nos voisins.

D’autre part, conscients que la finalité de la démocratie est d’apporter au plus grand nombre des conditions de vie aussi bonnes que possible et une véritable égalité des chances, je persisterai à consacrer tous mes efforts :- à favoriser la relance de la croissance économique, créatrice d’emplois, notamment pour les jeunes, et susceptible d’améliorer le pouvoir d’achat ;

- à promouvoir le rôle des femmes dans notre société ;

- à faciliter l’intégration sociale des jeunes en développant encore davantage notre système éducatif, à tous les niveaux, et en mettant l’accent sur la professionnalisation ;

- à lutter contre l’exclusion, notamment par une meilleure protection des personnes vivant avec un handicap ;

- à améliorer l’accès aux services publics de l’eau potable et de l’électricité ;

- à renforcer notre système de santé, en ouvrant de nouveaux hôpitaux et en finalisant un dispositif de sécurité sociale efficace ;

- à mettre en valeur une politique d’habitat social digne de ce nom ;

- à valoriser notre patrimoine culturel ;

- et enfin à apporter au secteur sportif le soutien qu’il mérite, pour que les efforts que nous avons consentis pour accueillir la CAN 2019 reçoivent leur juste récompense.

Mesdames, Messieurs,

Les grands défis que nécessite l’accès à l’émergence de notre économie, que j’ai rappelés, et les engagements que j’ai pris pour améliorer la qualité de la vie des Camerounais, supposent en premier lieu que des conditions adéquates de stabilité et de sécurité soient réunies. Je puis vous donner l’assurance que je ferai en sorte que ce soit le cas. L’objectif de l’émergence doit être érigé en grande cause nationale qui mobilise l’ensemble de nos concitoyens afin de faire du Cameroun un pays moderne et socialement avancé.

Les agents du service public, comme du secteur privé, ont à cet égard un rôle important à jouer. Je connais leurs difficultés. Je prendrai les mesures nécessaires à l’amélioration de leurs conditions de travail afin de leur permettre de mieux participer au progrès de notre pays. Avant de conclure, je veux souligner que je me suis attentivement penché sur les frustrations et les aspirations de la grande majorité de nos compatriotes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Un bon nombre de réponses à ces préoccupations et à ces aspirations sera apporté dans le cadre de l’accélération du processus de décentralisation en cours. Dans les meilleurs délais possibles, des mesures seront prises pour élargir le champ de compétences des collectivités territoriales afin de leur donner les moyens d’une plus grande autonomie.

Quant à la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme, elle continuera à être mise en œuvre par la commission qui y est dédiée.Ces actions et d’autres seront prises pour régler nombre de problèmes qui sont à l’origine des frustrations et des insatisfactions qui se sont manifestées ces derniers temps. Nous espérons que cela permettra de rétablir le calme indispensable au retour à des activités économiques et sociales normales. J’ai l’intime conviction que l’écrasante majorité de nos compatriotes des deux régions concernées aspirent à retrouver rapidement la paix au sein de la communauté nationale.

Malheureusement, nombre d’entre eux, en raison de la menace que les sécessionnistes continuent de faire peser sur cette partie de notre pays, n’ont pu exercer leur droit de vote à la récente élection présidentielle et, donc, exprimer leur attachement à notre unité nationale. Je leur demande de ne pas perdre espoir et d’accorder tout le soutien possible à l’action des autorités en vue du rétablissement de la paix. Ils savent mieux que personne ce que serait leur existence sous le joug d’extrémistes qui font régner la terreur et la désolation dans leurs régions depuis quelques mois.

A ces entrepreneurs de guerre, qui mettent à mal notre unité nationale et prônent la sécession, il faut qu’ils sachent qu’ils se heurteront non seulement à la rigueur de la loi, mais aussi à la détermination de nos forces de défense et de sécurité. Je leur lance un appel à déposer les armes et à retrouver le droit chemin. J’en appelle tout particulièrement aux jeunes qui se sont laissé entraîner dans une aventure sans lendemain. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le destin de nos compatriotes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest s’inscrit dans le cadre de notre République. Fort du soutien du peuple camerounais tout entier et persuadé qu’il existe une issue honorable, dans l’intérêt de tous, je ferai en sorte que le calme et la sérénité reviennent dans les deux régions concernées, dans le respect des institutions dont je suis le garant.

M’adressant maintenant à mes jeunes compatriotes, je voudrais vous dire de ne pas perdre espoir, j’ai compris votre aspiration profonde à des changements qui vous ouvrent les portes de l’avenir et permettent votre plein épanouissement. J’ai tout aussi compris votre désir de mieux participer à la prise des décisions qui engagent l’avenir de notre pays. J’en tiendrai compte en ayant à l’esprit que le Cameroun de demain se fera avec vous.

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mardi 6 novembre 2018

Conseil des droits de l'homme : La mort de Khashoggi plane sur l’examen périodique de l’Arabie Saoudite

Le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève

ONU-INFO-Le Président de la Commission des droits de l’homme du Royaume d’Arabie saoudite a décliné lundi sa feuille de route et rappeler ses engagements internationaux en matière de droits de l’homme, devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève.

Bandar bin Mohammed Al-Aiban de l'Arabie Saoudite

Le Président de la Commission des droits de l’homme d’Arabie saoudite et chef de la délégation du pays, Bandar bin Mohammed Al-Aiban, à la 31 e session de l’examen périodique universel à Genève, en Suisse. 5 novembre 2018. « La vision 2030 saoudienne qui comprend des plans et des programmes qui ont pour but de transformer le royaume en un modèle à tous les niveaux, comprend le droit à la vie, à la sécurité, à la santé, à l’éducation, au travail, le droit à la protection de la famille, la responsabilisation des femmes », a précisé Bandar bin Mohammed Al-Aiban.

Le chef de la délégation saoudienne a insisté sur la « stratégie nationale de développement qui est en cours de déploiement et qui comprend tous les principes et éléments fondamentaux qui ont pour but de protéger et promouvoir les droits humains ».

Pendant environ trois heures de dialogue interactif avec l’Arabie saoudite, les membres du Conseil des droits de l’homme ont pu par la suite émettre des critiques et faire des recommandations.

La mort du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans le consulat de son pays à Istanbul le 2 octobre dernier a plané lors des débats de l’Examen périodique universel (EPU), procédure à laquelle doivent se soumettre les membres des Nations Unies environ tous les quatre ans.

Près d’une quarantaine de délégations sur les 97 Etats membres qui ont pris la parole lors de l’examen périodique universel se sont exprimées sur la disparition du journaliste saoudien et éditorialiste du Washington Post, au long de la matinée.

Les représentants d’Australie, de Belgique, du Canada et d’Italie se sont joints aux autres pour demander une enquête crédible et approfondie sur la mort de Khashoggi.

« Les informations selon lesquelles le meurtre avait été prémédité sont extrêmement alarmantes », a déclaré l’Ambassadrice australienne Sally Mansfield.

Certains Etats avaient même soumis par avance une liste non exhaustive des questions à poser à la délégation saoudienne. Le Royaume-Uni, l’Autriche et la Suisse ont ainsi envoyé à l’avance leurs questions sur l’affaire Khashoggi.

Dans le contexte de « la récente mort du journaliste Jamal Khashoggi », le Royaume-Uni a demandé des informations sur « les allégations d’arrestations de critiques du gouvernement, et de censure croissante de la presse ».

De son côté, la Suisse a interpellé Ryad sur les garantis d’une enquête crédible, impartiale et indépendante sur la disparition de Jamal Khashoggi.

Riyad exprime ses regrets et promet une enquête juste sur la mort de Khashoggi

En réponse à ces interpellations, l’Arabie saoudite a indiqué avoir « déjà exprimé ses regrets à l’occasion du décès de Jamal Khashoggi ».

Notre gouvernement est engagé à mener une enquête juste et toutes les personnes impliquées dans ce crime seront poursuivies en justice. -Bandar bin Mohammed Al-Aiban, Président de la Commission des droits de l’Homme du Royaume d’Arabie Saoudite.

« Une enquête a été ouverte sur cette affaire, en vertu des Lois en vigueur afin d’établir les faits et de veiller à ce que tous les auteurs soient traduits devant la justice », a déclaré le Président de la Commission des droits de l’homme du Royaume d’Arabie saoudite.

« Notre gouvernement est engagé à mener une enquête juste et toutes les personnes impliquées dans ce crime seront poursuivies en justice », a ajouté Bandar bin Mohammed Al-Aiban.

La Suède, qui avait soumis par écrit des questions à Riyad, a demandé à l’Arabie saoudite « les mesures qui seront prises pour améliorer le respect de la liberté d’expression et la sécurité des journalistes » en Arabie saoudite.

Et lors des débats le lundi matin, l’ambassadeur de France, François Rivasseau, a appelé l’Arabie saoudite à « mettre fin immédiatement à l’emprisonnement et aux arrestations arbitraires » de journalistes et de militants, et à garantir la liberté de religion ».

Dans son Rapport national saoudien transmis le 20 août 2018 portant notamment sur la problématique de la liberté d’opinion et d’expression, l’Arabie saoudite a rappelé que la publication de nombreux journaux, en version papier et électronique, la création de multiples chaînes télévisées et radiophoniques ainsi que les mesures visant à faciliter l’utilisation des divers médias sociaux indiquent « qu’un espace et une attention de plus en plus grands sont accordés à la liberté d’expression et d’opinion et qu’il existe des moyens d’exercer ce droit ».

S’agissant du conflit au Yémen, l’Arabie saoudite souligne que « les forces de la coalition ont non seulement cherché à épargner les civils, en particulier les enfants et les femmes, et les biens de caractère civil, mais se sont donné pour mission de protéger les civils contre les violations flagrantes commises par les milices houthistes armées soutenues par l’Iran, y compris les attaques aveugles, les meurtres, la torture, les disparitions forcées, les évacuations forcées, les sièges et l’enrôlement d’enfants ».

Pour Riyad, les forces de la coalition font également mener des enquêtes sur toutes les allégations concernant des actes dirigés contre des civils, des installations civiles ou des organismes humanitaires, et les conclusions des enquêtes sont annoncées lors de conférences de presse.

« Nous devons réitérer notre détermination à protéger les civils et les infrastructures de notre pays », a fait remarquer Bandar bin Mohammed Al-Aiban.

Lois discriminatoires à l’encontre des femmes et lutte contre le terrorisme

Par ailleurs, dans un rapport publié fin août en vue de cette réunion sur l’Arabie saoudite, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a énuméré une série de motifs d’inquiétude, comme les lois discriminatoires à l’encontre des femmes (Comité pour l’élimination de la discrimination), la violence sexiste ou encore les pratiques discriminatoires des enfants et des femmes appartenant à la communauté chiite ou les enfants de travailleurs migrants (Comité des droits de l’enfant).

L’ONU a aussi déploré le maintien de la peine de mort et le nombre croissant d’exécutions dans le pays. Le rapport (Comité contre la torture) se dit aussi préoccupé par la loi de 2014 sur la lutte contre le terrorisme qui donne une définition « extrêmement large » du terrorisme et permet de criminaliser l’expression pacifique de certains actes.

En outre, l’Autriche, la Belgique et le Danemark ont fait part de leurs préoccupations concernant les arrestations d’activistes, y compris de femmes pour leurs campagnes en faveur des droits.

Parmi les pays ayant envoyé en avance leurs questions à la délégation saoudienne, le Canada a ainsi souhaité avoir des précisions sur le statut des femmes activistes actuellement en détention, y compris une liste des accusations qui leur sont reprochées et la date de leur procès.

Enfin, les Etats-Unis ont pour leur part interpellé Riyad sur le système de la « kafala », qui oblige les travailleurs à obtenir l’autorisation écrite de leurs employeurs pour changer d’emploi ou quitter le pays. Ils ont aussi demandé si l’Arabie saoudite entend modifier sa loi sur le terrorisme pour qu’elle n’inclut pas des actes liés à la liberté d’expression, d’association ou de réunion pacifique.

A noter que dans le Rapport national soumis le 20 août 2018, l’Arabie saoudite a insisté sur sa Loi relative à la lutte contre les crimes terroristes et le financement du terrorisme.

« Promulguée par le décret royal du 1er novembre 2017, cette loi définit le crime terroriste et les procédures concernant l’arrestation, la détention, la mise en liberté dans l’attente du jugement, la désignation d’un conseil, la juridiction compétente appelée à connaître de l’affaire, la qualification des infractions et les peines encourues », a fait remarquer Riyad.

Graphique du Centre saoudien des communications et des médias expliquant que les femmes sont autorisées à conduire.Ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite

Au sujet des droits des femmes, le rapport a rappelé le décret souverain du 26 septembre 2017 comprenant l’adoption des dispositions du Code de la circulation routière qui prévoit notamment la délivrance de permis de conduire aux hommes comme aux femmes.

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lundi 5 novembre 2018

RSF: Déclaration sur l'information et la démocratie !

Le dangereux métier de journaliste

La Commission présidée par Christophe Deloire et Shirin Ebadi divulgue ce 5 novembre la “Déclaration internationale sur l’information et la démocratie”, qui pose les garanties démocratiques dans l’espace global de l’information et de la communication.

Soixante-dix ans après l’adoption à Paris de la Déclaration universelle des droits de l’Homme: “Déclaration internationale sur l’information et la démocratie” pose les principes fondamentaux de l’espace global de l’information et de la communication, un “bien commun de l’humanité”, est-il déclaré dans le préambule. L’organisation de cet espace “relève de la responsabilité de l’humanité toute entière, par l’intermédiaire d’institutions démocratiques”. Ce texte de six pages, publié lundi 5 novembre 2018, précise les garanties démocratiques pour la liberté, l’indépendance, le pluralisme et la fiabilité de l’information, dans un contexte de mondialisation, de digitalisation et de bouleversement de l’espace public.

La Commission sur l’information et la démocratie, présidée par Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), et Shirin Ebadi, lauréate du prix Nobel de la Paix, a adopté cette déclaration solennelle à l’unanimité des membres. La commission, qui s’était réunie pour la première fois les 11 et 12 septembre 2018 à Paris, a œuvré pendant près de deux mois, en procédant à des échanges notamment par les moyens technologiques. La lettre de mission, rédigée par les coprésidents, prévoyait que la déclaration constitue “une référence qui permette de mobiliser tous ceux qui sont attachés à préserver un espace public libre et pluraliste, condition de la démocratie”.

La Commission est composée de 25 personnalités de 18 nationalités, parmi lesquels les lauréats du Nobel Amartya Sen, Joseph Stiglitz et Mario Vargas Llosa, la lauréate du prix Sakharov Hauwa Ibrahim, et également, par ordre alphabétique, de spécialistes des nouvelles technologies, d’anciens dirigeants d’organisations internationales, de juristes et journalistes, à savoir Emily Bell, Yochai Benkler, Teng Biao, Nighat Dad, Can Dündar, Primavera de Filippi, Mireille Delmas-Marty, Abdou Diouf, Francis Fukuyama, Ulrik Haagerup, Ann Marie Lipinski, Adam Michnik, Eli Pariser, Antoine Petit, Navi Pillay, Maria Ressa, Marina Walker, Aidan White et Mikhail Zygar.

Qu’apporte cette Déclaration par rapport au corpus de droit et de déontologie en vigueur ? Reconnaître que l’espace global de la communication et de l’information est un bien commun de l’humanité, donne une base de légitimité à l’instauration de garanties démocratiques. La consécration d’un “droit à l’information”, entendu comme un droit à l’information fiable, est une innovation qui établit que les êtres humains sont titulaires d’un droit fondamental qui leur permet de revendiquer la réception d’informations collectées, traitées et diffusées de manière libre, conformément à un idéal d’engagement pour la vérité, de pluralité des points de vue et une méthode rationnelle d’établissement des faits. Cette extension prolonge une évolution historique du droit.

Alors que la notion de “liberté d’expression” est utilisée pour justifier l’irresponsabilité d’entités qui créent des moyens techniques, des architectures de choix et des normes pour l’espace de l’information et de la communication, la Déclaration rappelle que la liberté d’expression est un droit des individus, avec des exceptions limitées. Les entités structurantes doivent respecter des principes fondamentaux : leurs activités doivent par exemple respecter une neutralité politique, idéologique et religieuse et il leur revient d’assurer le pluralisme, notamment par la sérendipité, et de mettre en place des mécanismes de promotion de l’information fiable. Ces entités structurantes doivent être prévisibles pour ceux sur qui elles ont de l’influence, résistantes à la manipulation et transparentes à l’inspection.

La Déclaration s’attache aussi à consacrer la fonction sociale du journalisme, qui justifie un effort particulier pour assurer sa viabilité financière. Le journalisme a pour rôle d’être un « tiers de confiance » pour les sociétés. Les journalistes ont vocation à rendre compte de la réalité de la manière la plus large, la plus profonde et la plus pertinente possible, en s’attachant à décrire les événements mais aussi les situations complexes et les évolutions, en conservant un équilibre entre les aspects positifs et négatifs des activités humaines et en distinguant l’important du trivial. La liberté et la sécurité des journalistes, l’indépendance de l’information, le respect de la déontologie sont des conditions essentielles pour l’exercice du journalisme, quel que soit le statut de ceux qui l’exercent.

Comment mettre en œuvre les principes de la Déclaration ? La Commission réclame la mise en place d’un groupe international d’experts, dont le mandat et le financement permettraient de garantir l’indépendance à l’égard des sociétés privées comme des gouvernements. Ce groupe devrait avoir le pouvoir d’enquêter sur les pratiques et les incidences de celles-ci sur les moyens, architectures et normes de la communication. “Le contrôle démocratique nécessitera la participation permanente d’experts qui auront vocation à assurer à la fois la représentation de la diversité de l’humanité et l’évaluation rigoureuse des pratiques et conditions de la production de connaissance dans l’espace de l’information et de la communication”, précise la Déclaration.

Les membres de la Commission sur l’information et la démocratie lancent un appel, publié dans la presse internationale à partir du 5 novembre : “Nous appelons les dirigeants de bonne volonté de tous les continents à se mobiliser en faveur des modèles démocratiques et d’un débat public ouvert dans lequel les citoyens peuvent prendre leurs décisions sur la base de faits. L’espace global de la communication et de l’information, qui est un bien commun de l’humanité, doit être protégé en tant que tel, afin de favoriser l’exercice de la liberté d’expression et d’opinion en respectant les principes de pluralisme, de liberté, dignité et tolérance, ainsi que l’idéal de la raison et de la connaissance. Nous demandons l’expression d’un engagement fort dès le 11 novembre, à l’occasion du Forum sur la paix, lorsque des dizaines de dirigeants politiques seront réunis à Paris.”

La “Déclaration internationale sur l’information et la démocratie” a été écrite en anglais. Deux traductions officielles, français et espagnol, sont actuellement disponibles. D'autres traductions officielles seront fournies ultérieurement.

LA DÉCLARATION

Préambule

L’espace global de l’information et de la communication est un bien commun de l’humanité qui doit être protégé comme tel. Son organisation relève de la responsabilité de l’humanité tout entière, par l’intermédiaire d’institutions démocratiques, dans le but de faciliter la communication entre les individus, les cultures, les peuples et les nations, au service des droits humains, de la concorde civile, la paix, la vie et l’environnement.

L’espace global de l’information et de la communication doit servir l’exercice de la liberté d’expression et d’opinion, en respectant les principes du pluralisme, de la liberté, la dignité, la tolérance et l’idéal de la raison et de la compréhension. La connaissance est nécessaire aux êtres humains pour développer leurs capacités biologiques, psychologiques, sociales, politiques et économiques. L’accès à la connaissance, en particulier celle de la réalité, est un droit fondamental.

Le contrôle politique sur les médias, l'assujettissement de l’information à des intérêts particuliers, l’influence croissante d’acteurs privés qui échappent au contrôle démocratique, la désinformation massive en ligne, la violence contre les reporters et l’affaiblissement du journalisme de qualité, menacent l’exercice du droit à la connaissance. Toute tentative de limiter abusivement cet exercice, par la force, la technologie ou le droit, est une violation du droit à la liberté d’opinion.

L’espace de l’information et de la communication doit être organisé de manière à permettre l’exercice des droits et de la démocratie. Il doit préserver et renforcer nos capacités à affronter les défis de notre temps, à anticiper notre destin commun et à rendre possible un développement durable prenant en compte les droits et intérêts des générations futures.

L’espace de l’information et de la communication doit garantir la liberté, l’indépendance et le pluralisme de l’information. Ce bien commun a une valeur sociale, culturelle et démocratique. A ce titre, il ne saurait être réduit à sa seule dimension commerciale. Les positions dominantes dans la production, la diffusion, le traitement et l’agrégation de l’information doivent être évitées si possible et contrôlées dans le cas contraire, de façon à préserver la diversité des faits et des points de vue.

Principes:

DROIT À L’INFORMATION

La liberté d’opinion est garantie par l’échange libre des idées et des informations fondées sur des vérités factuelles. La vérité, susceptible de prendre des formes multiples, repose sur la correspondance entre la réalité et les perceptions ou sur les meilleures preuves disponibles, établies par des méthodes de recherche, scientifiques, journalistiques ou autres pratiques professionnelles, visant à produire de l’information fiable et de la connaissance.

L’information fiable est une condition de l’exercice de la liberté d’opinion, du respect des droits humains en général et des processus démocratiques, notamment la délibération, l’élection, la prise de décision et la redevabilité. L’intégrité du processus démocratique est atteinte quand des informations susceptibles de l’influencer sont manipulées.

Le droit à l’information consiste en la liberté de rechercher et de recevoir des informations fiables et d’y accéder. L’information ne saurait être considérée comme fiable que si sa collecte, son traitement et sa diffusion sont libres et effectués conformément aux principes d’attachement à la vérité, de pluralité des points de vue et de rationalité des méthodes d'établissement et de vérification des faits.

L’engagement à la libre poursuite de la vérité, à l’exactitude factuelle et à l’absence d’intention de nuire est nécessaire à l'intégrité de l’information. Diffuser des informations trompeuses ou incorrectes, ou dissimuler des informations devant être connues, peut altérer l’aptitude des individus à comprendre leur environnement et développer leurs capacités.

Les conflits d’intérêts non-dits dans le champ de l’information sont une menace à la liberté d’opinion. Les contenus publicitaires ou promotionnels doivent être clairement identifiés comme tels.

LIBERTÉ D’EXPRESSION

La liberté d’expression est le droit fondamental des individus de s’exprimer. Conformément aux standards internationaux de la liberté d’expression, et en considération des droits et de la réputation d’autrui, ce droit comprend celui de critiquer les systèmes de pensée. Il ne saurait être entravé ou limité par les croyances ou les sensibilités d’autrui. La propriété intellectuelle, qui n’est applicable qu’aux créations et inventions, ne saurait créer de système clos dans l’espace de l’information et de la communication, ni être utilisée pour restreindre la délibération publique. Le produit du travail de collecte, de traitement et de diffusion de l’information donne droit à une juste rémunération.

VIE PRIVÉE

Les participants au débat public doivent être en mesure de protéger la confidentialité de leurs informations ou de leurs échanges privés. Le droit à la vie privée ne peut être restreint que par des mesures proportionnées et nécessaires dans une société démocratique à la préservation de l’ordre public, à la sécurité des personnes, à la prévention des crimes, à la protection de la santé ou à la protection des droits et libertés d’autrui.

RESPONSABILITÉ

La responsabilité de tous les participants au débat public est un principe essentiel qui implique la transparence sur leur identité. Les exceptions au principe de transparence sont légitimes si elles facilitent la recherche de la vérité ou si elles contribuent à la sécurité des participants. Les participants au débat public sont responsables de leurs propos et écrits, y compris des contenus qu’ils diffusent ou contribuent à diffuser. Cette responsabilité ne peut être établie que sur le fondement des restrictions à la liberté d’expression prévues par le droit international.

TRANSPARENCE DES POUVOIRS

Toute entité publique ou privée dotée de pouvoir ou d’influence a des obligations de transparence en proportion du pouvoir ou de l’influence qu’elle est en mesure d’exercer sur les individus ou les idées, dans les limites de l’intérêt public. Cette transparence doit être assurée de façon rapide, sincère et systématique. Les entités qui créent les moyens techniques, les architectures de choix et les normes de l’information et de la communication.

REDEVABILITÉ

Quand elles créent les moyens techniques, les normes et les architectures de choix, les entités structurantes - entendues comme les entités contribuant à la structuration de l’espace de l’information et de la communication - doivent respecter les principes et garanties qui assurent la nature démocratique de cet espace. Elles sont responsables à proportion de l’impact de leur contribution.

NEUTRALITÉ POLITIQUE, IDÉOLOGIQUE ET RELIGIEUSE

Les entités structurantes, telles les plateformes, doivent se conformer pleinement aux standards de la liberté d’expression et d’opinion et leurs activités doivent respecter à cette fin le principe de neutralité politique, idéologique et religieuse, quand elles participent de la structuration de l’espace de l’information et de la communication. Les systèmes qui diffusent et traitent l’information et les idées doivent être neutres à l’égard des intérêts de ceux qui les contrôlent, à l’exception de la publicité, qui doit être identifiée de façon explicite. PLURALISME

Les entités structurantes doivent promouvoir la diversité des idées et informations, le pluralisme des médias et favoriser la sérendipité. Les outils utilisés pour l’indexation et la curation - c’est à dire l’agrégation, le tri et la hiérarchisation de l’information - doivent autoriser le recours à des solutions alternatives, permettant un pluralisme de l’indexation, favorisant ainsi la liberté de choix de l’utilisateur.

INFORMATIONS FIABLES

Les entités structurantes doivent mettre en œuvre des mécanismes pour favoriser la visibilité des informations fiables. Ces mécanismes doivent être basés sur des critères de transparence, d’indépendance éditoriale, de mise en œuvre de méthodes de vérification et de conformité à l’éthique journalistique. L’intégrité, l’authenticité, la traçabilité des idées et des informations doivent être favorisées, de sorte que leur origine et leur mode de production soient connus. Favoriser les informations fiables ne saurait porter atteinte à la neutralité politique, idéologique et religieuse.

TRANSPARENCE À L’INSPECTION

Les entités structurantes doivent être prévisibles pour ceux sur qui elles ont de l’influence, résistantes à toute manipulation et ouvertes à l’inspection. Les plateformes doivent être transparentes sur leurs algorithmes de curation, les opérations de modération et leurs modalités humaines et techniques, la promotion financière des contenus, la collecte de données personnelles et les accords qu’elles pourraient avoir passés avec des gouvernements.

INTÉGRATION DÈS LA CONCEPTION

Le respect des obligations des entités structurantes, telles les plateformes, doit être intégré autant que possible dès la conception des programmes informatiques, des algorithmes et des objets connectés. Ces entités et services privés doivent respecter le principe de diligence raisonnable.

FONCTION SOCIALE DU JOURNALISME

La fonction sociale du journalisme est d’assurer un rôle de “tiers de confiance” des sociétés et des individus. Elle crée les conditions de l’équilibre des pouvoirs et rend possible la pleine participation des individus à la société. Elle a pour but de rendre compte de la réalité, de la révéler de la façon la plus large, la plus profonde et la plus pertinente possible pour favoriser l’exercice du droit à la liberté d’opinion. Le journalisme n’a pas vocation à présenter uniquement les événements, mais il doit aussi s’attacher à exposer les situations et les évolutions, de façon complète et inclusive, permettant au public de distinguer l’important du futile. Il lui revient de refléter les aspects positifs et négatifs des activités humaines et de présenter de manière constructive les solutions envisageables pour répondre aux grands défis de l’humanité.

DÉONTOLOGIE DU JOURNALISME

Les journalistes peuvent remplir leur fonction sociale à la condition que leurs droits soient protégés, qu’ils puissent travailler librement et qu’ils respectent leurs obligations déontologiques telles que définies dans les grands textes éthiques de la profession. Le journalisme peut être pratiqué par une pluralité d’acteurs, sans considération de statut, qu’ils soient professionnels ou non. Les journalistes doivent s’attacher à traiter l’information de manière à servir l’intérêt général et les droits fondamentaux du public. Ils ne doivent pas considérer l’information comme un produit commercial. Animés par l’exigence de vérité, ils doivent présenter les faits de façon impartiale, en faisant autant que possible abstraction de leurs propres intérêts et préjugés et en rejetant toute forme de connivence ou de conflit d’intérêt.

LIBERTÉ ET SÉCURITÉ DES JOURNALISTES

Le journalisme ne peut remplir sa fonction sociale que si la liberté et la sécurité des journalistes sont garanties, en ligne comme hors ligne. Les journalistes doivent être protégés contre toute forme de violence, de pression et de discrimination, contre toute forme de poursuite judiciaire abusive, et contre toute tentative d’affaiblissement de leurs capacités à remplir leur fonction sociale. Les journalistes ont droit à la protection du secret de leurs sources. Une protection effective des lanceurs d’alerte est nécessaire pour garantir la transparence des pouvoirs.

INDÉPENDANCE ÉDITORIALE

Les journalistes agissent en complète indépendance à l’égard de tous les pouvoirs comme de toutes influences abusives, politiques, économiques, religieuses ou autres. Toute atteinte aux principes d’indépendance, de pluralisme et d’honnêteté de l’information, de la part d’autorités publiques, de propriétaires ou d’actionnaires, d’annonceurs ou de partenaires commerciaux de médias, est une atteinte à la liberté de l’information. Le financement public ou privé du journalisme ne doit pas être accompagné de conditions de nature à dicter la substance d’un contenu ou à interférer avec l’appréciation de la réalité par un journaliste.

PÉRENNITÉ DU JOURNALISME

La fonction sociale du journalisme justifie un effort de la collectivité pour assurer sa viabilité financière. Vers un cadre international pour l’information et la communication Le devoir de responsabilité, s’agissant d’activités qui dépassent les frontières nationales, en particulier dans un domaine qui évolue rapidement, soulève des questions complexes. Le contrôle démocratique nécessitera la participation permanente d’experts qui auront vocation à assurer à la fois la représentation de la diversité de l’humanité et l’évaluation rigoureuse des pratiques et conditions de la production de connaissance dans l’espace de l’information et de la communication. A cette fin, un groupe international d’experts devrait être créé. Son financement et son mandat devraient permettre un niveau suffisant d’indépendance à l’égard des sociétés privées comme des gouvernements. Ce groupe devrait avoir le pouvoir d’enquêter, de façon continue, sur les pratiques et les incidences des moyens, architectures et normes de la communication. Il devrait publier des rapports périodiques et des recommandations sur les bonnes pratiques.

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dimanche 4 novembre 2018

RDC: Quoi, Kasongo Tshilunde (UNPC) et Chantal Kanyimbo (CSAC) dans l'équipe de campagne de Shadary ?

Incroyable ! Le Front Commun pour le Congo (FCC) a dévoilé samedi 3 novembre 2018 son équipe de campagne pour l'élection de Ramazani Shadary. L'Union Nationale de la Presse du Congo, "UNPC", et le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication "CSAC", sont à la surprise générale représentés au sein de l'équipe de campagne du dauphin d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale.

Kasonga Tshilunde, président de l'UNPC

Chantal Kanyimbo, rapporteur du CSAC

En effet, Kasonga Tshilunde, président de l'UNPC et Chantal Kanyimbo, rapporteur du CSAC sont des membres de la cellule chargée de lobbying de l'équipe d'Emmanuel Ramazani Shadary. Cette cellule est coordonnée par le fameux professeur Elikya Mbokolo, historien perroquet des autres, mais qui ne sait pas lire l'histoire du Congo. Cette cellule "Mbololo Lobbying" a pour rapporteur, Simon Bulupi. Outre le coordonnateur et le rapporteur, 16 membres composent cette cellule.

Je suis outré. L'Union Nationale de la Presse Congolaise (UNPC) n'a pas du tout évolué, malgré le Congrès de refondation de la presse congolaise, tenu au Centre Nganda, en mars 2004, avec 271 délégués venus de tous les coins du pays. J'ai été membre du comité préparatoire en tant que président des radios communautaires, avec le président Kitutu Oleantwa, Donat Mbaya de Jed, Kasonga Tshilundé qui n'était à l'époque que Secrétaire Général de l'UPC et d'autres...C'est lors de ce congrès que nous avions voté, que l'Union de la Presse Congolaise (UPC), qui se confondait avec un mouvement rebelle, sanguinaire et anthropophage de Thomas Lubanga dans l'Ituri, devienne l'UNPC: Union Nationale de la Presse Congolaise.

Réveil FM International est le premier média qui a dénoncé le déviationnisme de la la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) présidait par "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard et grand requin. Qui a muselé des journalistes, médias et bâillonné des opposants, lors l'élection Louis Michel 2006. L'individu qui roulait Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale s'est retrouvé catapulté "Rapporteur au Sénat" nommé par l'imposteur-usurpateur qui trône par défi. La Haute Autorité des Médias (HAM) a muté en Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de Communication (CSAC), mais les méthodes sont demeurées les mêmes. En République démocratique du Congo, la régulation des médias signifie la répression de ces derniers. Ennemie de la presse, l'organe de régulation au lieu de jouer le rôle de médiateur par la concertation et le dialogue, elle est devenue liberticide. Au lieu de la neutralité, l’indépendance, la crédibilité et la légitimité, l'organe de régulation de Kinshasa s'est fourvoie en porte voix et caisse de résonance du régime des Mammouths Joséphistes.

Kasongo Tshilunde doit démissionner de la présidence de l'UNPC et Chantal Kanyimbo doit être virée du CSAC. Ils ne doivent pas profiter de leur position pour faire campagne de l'homme des coups sur coups, avec des machines à voler, 10 millions d'électeurs fictifs. Rouler pour Emmanuel Ramazani Shadary, c'est rouler pour Alias Joseph Kabila et son bilan catastrophique de 17 ans d'imposture, d'occupation et de prédation.

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samedi 3 novembre 2018

RDC: 400.000 dollars ont disparu chez Bruno Tshibala, ex-Udps !

Bruno Tshibala à Erevan. Photo Réveil FM International

Les Congolais vivent avec 1 dollar américain par jour. Ils n'ont pas d'eau potable, ni l'électricité et ne mangent pas à leur faim. Les enfants de Bruno Tshibala qui ont vécu dans la pauvreté extrême, jouent à la nouvelle bourgeoisie compadrore. Et Bertin Tshibala, l'un des fils de Bruno Tshibala est un Angwalima-Al Capone. Ayiba Atala Té. Un voleur patenté qui a vécu dans la misère et se venge de la situation de Crésus qu'occupe son père actuellement.

Ancien secrétaire général adjoint et porte-parole de l'UDPS, parti familio-tribalo-ethnique, qui a succédé Samy Bandibanga, un autre traître et collabo de l'UDPS, qui a rejoint la mangeoire des Mammouths Joséphistes et contribuer au glissement d'Alias Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo, Bruno Tshibala, qui revendique 36 ans de lutte aux côtés de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, et l'actuel locataire de la Primature a vu disparaître 400.000 dollars américains en sa résidence à Kinshasa. Un Premier ministre peut-il garder autant d'argent dans sa résidence ? Le compte Twitter AfricaTopTweets @AfricaTopTweet et Scooprdc.net livrent l'information, on retient son souffle.

La famille se réunit en conseil pour que le coupable avoue son forfait. Mais aucun enfant n’endosse cette perte d’argent. Du coup, il est conseillé à Bruno Tshibala de recourir à un féticheur en vue de dénicher le coupable. C’est ce qui est fait. Le féticheur s’amène à la résidence du premier ministre et soumet les enfants à l’épreuve de son bracelet mystique. Chez les enfants innocents, ce bracelet se libérait de leurs bras sans problème. Mais le tour de Bertin Tshibala arrivé, le fameux bracelet est non seulement resté coller à son bras, mais il a aussi commencé à le coincer. L’enfant voleur a finalement avoué son forfait et a fui la maison.

Bruno Tshibala n'a même pas eu recourt à la police pour capturer son fils voleur, Bertin Tshibala et le remettre à la disposition de la justice. Pourquoi ? Les détracteurs de Bruno Tshibala l’accusent de toucher à beaucoup de pots de vin. Le plus récent serait celui perçu auprès des opérateurs des télécommunications, soit 750 mille USD pour les uns, et 7,5 millions USD pour les autres en vue de geler un décret ce que ce dernier a été soudoyé par les sociétés de télécommunications pour geler un décret si important devant faciliter la société « African General Investistment Limited (AGI) de fonctionner. C’est ce qui se dit à l’Autorité de Régulation de la Poste et de Télécommunications du Congo (ARPTC).

En février dernier, le ministre de PT-NITC, Emery Okundji, avait pris un arrêté portant désignation d’un opérateur public chargé de l’installation et de l’exploitation d’un système de contrôle des flux téléphoniques des réseaux des opérateurs des télécommunications en République démocratique du Congo attribuant à une entreprise privée dénommée "African General Investistment Limited (AGI)". Celle-ci devrait en principe, grâce à ses équipements de pointe, contre-vérifier les volumes réels de communications internes effectuées par les sociétés de télécommunications (Vodacom, Airtel, Orange, Africell…) par rapport à leurs déclarations.

Le système d’imposition dans le secteur des télécoms est déclaratif. C’est-à-dire que les opérateurs des télécoms payent leurs redevances sur base de leurs simples déclarations. Ce qui fait que généralement les flux de communications ainsi déclarés sont souvent minorés. Ceci a comme conséquence fâcheuse : un manque à gagner considérable pour le Trésor public évalué mensuellement à plus de cinq millions USD.

Les mafieux opérateurs des télécommunications auraient, pour l’étouffer, approcher le Premier ministre Bruno Tshibala et lui auraient gracieusement graissé les pattes. Ce pot de vin qui, pour certains s’élèverait à 750 mille USD, et pour d’autres à 7,5 millions... une cotisation des géants des télécommunications ayant comme objectif principal d’obtenir du Premier ministre le gel du décret devant faciliter à AGI qui détient déjà l’arrêté ministériel d’exploitation depuis février dernier, de fonctionner !

Il y a fraude des Télécoms en République démocratique du Congo. Si Vodacom a installé des serveurs à Gisenyi au Rwanda pour détourner les appels internationaux entrants en RDC, Airtel et Orange ont installé les leurs en Ouganda.

Ce sont leurs getways, qui font que les appels téléphoniques aussi subissent cet aiguillage de simboxing partant de l’Est de la RDC. Tout ça parce qu’il n’y a pas de getway national efficace qui doit faire sortir et faire entrer les différentes communications dans le cyberespace congolais. S’agissant de Vodacom, Serge Ndjoli démontre que quand l’on fait le ping pour vérifier tous ceux qui sont connectés sur Vodacom par réseau mobile, on constate que tous les pings sont orientés vers MTN, une société basée au Rwanda.

Pour cela, Vodacom s’est bien équipée à Goma avec des BTS de liaison. Quant à Orange, elle opère à travers LIQUID TELECOMS, basée en Ouganda qui se connecte au Congo par Bukavu et Goma. Mêmement pour Airtel qui se livre au même exercice, toujours à partir de l’Ouganda. Ces sociétés qui font la téléphonie IP, ont chacune sa porte d’entrée et de sortie. « Le le gouvernement congolais ne contrôle rien ».

Le manque à gagner énorme occasionné par le phénomène Sim box, beaucoup d’hôtels de Goma tout comme de Bukavu utilisent la connexion VSAT provenant du Rwanda et de l’Ouganda. Cette connexion méconnue du Congo ne rapporte malheureusement rien au Trésor public. Et c’est une perte en beaucoup de millions de dollars américains.

Kin Kiey Mulumba MOYIBICRATE, candidat Président de la République ne s'est-il pas acheter un manoir à Waterloo en Belgique, lorsqu'il était Ministre de PT-NITC ?

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jeudi 1 novembre 2018

Jamal Khashoggi a été "étranglé" puis "démembré" à l'ambassade saoudienne !

Le journaliste Jamal Khashoggi a été étranglé puis démembré à l'ambassade saoudienne !

Près d’un mois après la disparition de Jamal Khashoggi, l’Arabie saoudite est toujours au centre des critiques. Sous la pression internationale, Riyad avait reconnu, après plusieurs jours de dénégations, le meurtre du journaliste dans son consulat lors d’une opération « non autorisée », mais a avancé plusieurs versions contradictoires qui ont suscité le scepticisme.

Le journaliste Jamal Khashoggi a été étranglé puis démembré à l'ambassade saoudienne !

Dix-huit personnes ont été arrêtées par l'Arabie saoudite dans le cadre de l'enquête. Selon le communiqué du procureur, les autorités turques ont à nouveau demandé au procureur saoudien et la délégation l'accompagnant l'extradition des suspects. Elles ont également exigé de savoir où se trouvait le corps de Khashoggi: celui-ci n'a toujours pas été retrouvé, quatre semaines après les faits.

Le journaliste Jamal Khashoggi a été étranglé puis démembré à l'ambassade saoudienne !

C’est la première fois qu’un officiel turc, en occurrence le procureur d’Istanbul, dévoile les circonstances du meurtre du journaliste dans le consulat saoudien. "Conformément à un plan prémédité, la victime Jamal Khashoggi a été étranglée à mort dès son entrée au consulat, est-il écrit. Le corps de la victime a été démembré et on s’en est débarrassé suite à sa mort par strangulation, là encore conformément à un plan préparé d’avance."

Le journaliste saoudien, très critique à l’égard du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman et qui vivait en exil aux Etats-Unis depuis 2017, s’était rendu au consulat pour des démarches administratives.

Le journaliste Jamal Khashoggi a été étranglé puis démembré à l'ambassade saoudienne !

Irfan Fidan, reprenant des informations qui avaient déjà fuité dans la presse turque, a ajouté dans un communiqué diffusé par ses services que les assassins s'étaient ensuite débarrassés de son corps. Il a confirmé que l'assassinat avait été planifié, ce qu'a également admis le parquet saoudien.

Cette version conteste la première version avancée par Riyad. Le 19 octobre, les autorités saoudiennes avaient reconnu, sous la pression internationale, la mort de Jamal Khashoggi, mais affirmaient que celui-ci était décédé au cours d'une rixe déclenchée par « les discussions entre [le journaliste] et ceux qu'il a rencontrés au consulat du royaume ». Ils avaient ensuite admis qu'il avait sans doute été assassiné. Près d'un mois après sa mort, le corps n'a toujours pas été retrouvé.

Le journaliste Jamal Khashoggi a été étranglé puis démembré à l'ambassade saoudienne !

Régulièrement pointé du doigt en raison de ses liens potentiels avec l'un des tueurs présumés, le prince héritier d'Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salmane, s'est exprimé pour la première fois sur l'affaire la semaine dernière. « Ceux qui sont derrière ce crime devront rendre des comptes », a affirmé l'homme fort du pays, parlant d'un « incident hideux ».

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Hommage à Papa Ricky Mapama, ancien Directeur de programme de Réveil FM !

Kinshasa, mars 2001,Papa Ricky Mapama, lors Festival Radiophonique au Palais du peuple. Photo Réveil FM International, archives

Que dire de Papa Ricky Mapama qui est décédé et sera enterré ce samedi 3 novembre 2018 à Lille en France ? Nous apprenons qu'il y a deux semaines, il était souffrant à Kinshasa en République démocratique du Congo et il a été rapatrié en France. A son arrivée, il a été embarqué dans une ambulance pour le CHU de Lille. Après l'hospitalisation et une batterie d'examens, il aurait piqué une crise durant l'opération, le mardi 30 octobre matin vers 6h.

Kinshasa, mars 2001, Freddy Mulongo raccompagnant Dominique Sakombi Inongo, Ministre de l'information et Communication. Photo Réveil FM International, archives

Nous n'oublions pas nos fous rires à l'émission "Matin Bonheur", saupoudré des impostures téléphoniques de Jean Yves Lafesse dans nos studios de l'immeuble Interfina sur le Boulevard du 30 juin à Kinshasa, Papa Ricky Mapama en bon animateur avait du répondant. Il était simple, serein, ouvert, aimant les autres mais surtout espiègle. De 1999 à 2003, Papa Ricky Mapama a été le directeur de programme de Réveil FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa. Après, il est allé travaillé au Centre Lokolé (Search for Common Ground) et avait poursuivi son chemin dans d'autres ONG-Congolaises. Pour nous la vraie information est celle de proximité. Il fallait donner la parole à ceux qui vivent et subissent l'événement, pas uniquement les fameux décideurs. Etre la voix des sans voix, c'est ça notre ligne éditoriale claire. La direction de Réveil FM avait deux directeurs : Papa Ricky Mapama, directeur de programme et Papa Kalonji Kamulele, directeur administratif et financier. Nous revenons ici, l'organisation du Festival Radiophonique-Fréquences Libres ou le pluralisme radiophonique du 19 au 21 mars 2001, des pays de l'Afrique centrale, après la fermeture abusive de Réveil FM-28 jours de radio silence à Kinshasa, par le ministre Dominique Sakombi Inongo en septembre 2000. Avec Papa Ricky Mapama et Papa Kalonji Kamulele, nous avions travaillé ensemble sur ce projet initié par Réveil FM, rien n'avait été fait auparavant. La réussite du Festival Radiophonique dépassa nos projections.

Kinshasa, mars 2001,Papa Ricky Mapama faisant signant signer la Charte des radios communautaires aux radioteurs. Photo Réveil FM International, archives

Après notre première rencontre à Paris, Papa Ricky Mapama avait décidé de rentrer au Congo et avait vécu la fuite du dictateur Mobutu, l'entrée de l'AFDL et l'agression Rwando-Ougando-Burundaise de 2 août 1998 avec ses conséquences: coupure d'électricité, décès des nourrissons dans des couveuses, denrées alimentaires rares...ça l'avait déconcerté, il avait décidé de s’éloigner de Kinshasa et se tourner vers la plantation des champs à Mbakana. A mon retour au pays, je suis allé le chercher dans la parcelle familiale à Inzia 46/A, quartier Matongé, commune de Kalamu. Je l'avais convaincu de partager avec nos jeunes compatriotes, son expérience expérience radiophonique à la radio Campus de Lille, Réveil FM a été inauguré le 20 novembre 1999 à Kinshasa. Bien avant, à deux, nous avions assumé la formation durant trois mois, avant l'ouverture de la radio, de la trentaine des étudiants de l'IFACIC, Université Protestante, l'Institut National des Arts et l'Institut Catholique qui devaient faire par la suite l'ossature des journalistes-animateurs (trices) de Réveil FM à Kinshasa. Notre station de radio n'a jamais piqué les journalistes et animateurs venant d'autres médias. Nous formions des jeunes dans la vision d'un média citoyen, alternatif de proximité. Aucune information diffusée sur Réveil FM n'a jamais été payante. Nous avons toujours combattu le "Coupage" ! Si un journaliste ou animateur quémandait de l'argent pour diffuser l'info, il était viré illico presto. L'information doit être libre et l'indépendance de Réveil FM en dépendait.

Kinshasa, mars 2001, Freddy Mulongo prononçant le discours d'ouverture du Festival Radiophonique. Photo Réveil FM International, archives

Mon discours fut ancré sur la liberté d'expression et de la presse, thermomètre de la démocratie dans un pays. Dominique Sakombi Inongo, alors Ministre de l'information et Communication, prit 45 minutes répondant point par point de mon discours avant de prononcer le mot d'ouverture du Festival Radiophonique avec des radoteurs de la République démocratique du Congo, du Congo-Brazzaville, du Gabon, du Cameroun, du Tchad, du Burundi et nos amis de la France. Les ambassadeurs présents dans la salle au Palais du peuple n'en revenaient pas. Bernard Sexe, qui assurait l'intérim de l'ambassadeur de France à Kinshasa, vient me voir et me dit: "Freddy Mulongo, si tu vas en prison, la France t'apportera des oranges. C'est très fort ce que tu as osé dire à ton ministre" ! A Kinshasa, de 1999-2007, Réveil FM fut ne radio de proximité, pluraliste, où jeunes, travailleurs, chômeurs, femmes, personnes âgées, handicapés, artistes, entrepreneurs étaient invités à prendre la parole, c’est-à-dire tous les citoyens sans exclusion ni titre ni mérite. Réveil FM était au service de la population locale tout en faisant la promotion de son identité et son expression culturelle. C'est la seule dans la capitale qui avait des émissions en langues vernaculaires: Kimbala, kiyombe, Kisakata, Tshiluba, Kingombe, Kilubakat... Réveil FM était une radio comme la ville, une radio pour tous où ceux qui croient tout savoir et ceux qui pensent ne rien comprendre avaient la parole. Mais aussi un lieu de rencontre de toutes les forces vives, toutes les ethnies et tribus de la République démocratique du Congo. Enfin, un instrument de participation de la population au développement de la vie locale. Réveil FM faisait la promotion de la paix, la compréhension entre communautés congolaises et combattait avec force le tribalisme, le racisme, l’apartheid, la guerre et autres maux.

Des journalistes et animateurs de toutes les origines et provinces de la République démocratique du Congo: Gérôme Bokolongo Nkolombe, Nelly Assina, Karine Ngalibaya, Edmond Ngoie Mukendi, Justin Yumba, Françoise Mukuku, Voka Mule, Karine Mafuta Mbo, Chantal Koshi Poloto, Nana Mbala, Mimi Engumba, Ebengo, Joe Barry Kassanda, Adam Shemisi, Docteur Ndoki, José Kalumire, Mathieu Tshilumba, Auguste César Kanku, César Ntangu Lihau, Amani Kingombe, César Tshiamala, Michel Ndiku, Pathron Mulongo, Michel Otto, Felly Mukendi, Tony Mwepu, Kiki NKulu, Héritier Sidiakala, Ben Kalunga

Des journalistes et animateurs de Réveil FM. Photo Réveil FM International, archives

Il y a plus aberrant qu'un ministre qui ment publiquement comme il respire. Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta", fieffé menteur restera dans l'histoire de la République démocratique du Congo comme l'un des prédateurs de la liberté de la presse. Nommé ministre de l'information par M'zée Laurent-Désiré Kabila, celui qui fut le Goebbels de Mobutu cru bon de réchauffer les méthodes mobutistes de propagande, formatage et envoûtements des esprits. Le 14 septembre 2000, il convoqua tous les responsables des médias audiovisuels de Kinshasa à l'Institut Congolais de l'audiovisuel (ICA) dans l'enceinte de la RTNC. Arrivée en retard, Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" se mit à menacer tout le monde, il qualifia le pluralisme médiatique du paysage audiovisuel congolais de la "Cour du roi Pétaud", "où chacun est maître et agit comme bon lui semble". Le 16 septembre 2000, Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" ferme six stations de radio et quatre chaînes de télévision interdites". Pour la radio catholique Elikya, il évoqua le manque d'attestation de bonne vie et mœurs du Cardinal Etsou, quant à Réveil FM, à cause de nos informations de proximité, non institutionnelles, il nous qualifia de radio subversive...Des raisons politiques maquillées en serpent de mer administratif. Nous publions le communiqué de Reporters sans frontières de l'époque.

Des journalistes et animateurs de Réveil FM. Photo Réveil FM International, archives

Dans une lettre adressée au ministre de la Communication, M. Dominique Sakombi, Reporters sans frontières (RSF) a protesté contre l'interdiction de diffusion de dix entreprises de presse audiovisuelles. L'organisation a demandé au ministre de "bien vouloir revenir sur [sa] décision afin de permettre à ces dix médias de recommencer à émettre normalement". "On peut s'étonner que, moins de deux semaines après sa prise de fonction à la tête du ministère de la Communication, M. Sakombi prenne une telle mesure qui réduit au silence la quasi-totalité des médias privés audiovisuels. Cela montre, une fois encore, le peu de volonté des autorités de ce pays, à laisser se développer une presse libre et indépendante", a ajouté Robert Ménard, le secrétaire général de l'organisation. RSF a également rappelé que la République démocratique du Congo a ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui garantit, dans son article 19, la liberté de "recevoir et de répandre des informations". Selon les informations recueillies par RSF, le ministre de la Communication a pris un arrêté, le 14 septembre 2000, interdisant la diffusion des médias suivants : Radio Elikya,Radio Réveil FM, Radio Malebo Broadcast Channel, Radio TKM et Television TKM, Radio Sentinelle, Radio Kintuadi, Antenne A Television, Canal Kin 1 et Canal Kin 2. Le ministre a affirmé que ces médias ne respectaient pas "les dispositions finales du cahier des charges pour les stations de radio et/ou de télévision privées". En dehors de la Radio-télévision nationale du Congo (RTNC - organe d'Etat), un seul groupe privé, Raga TV et Raga FM, peut continuer à émettre.

Réveil FM fut fermé par Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" arbitrairement et abusivement durant 28 jours. Au lieu de nous abattre les 28 jours de radio silence affermirent notre détermination pour la défense la liberté de la presse au Congo. C'est chaque jour, que nous montions les 17 étages sans ascenseur de la Tour de la RTNC jusqu'au bureau de Sakombi pour réclamer notre récépissé. C'est aussi grâce à cette fermeture que nous avons eu la lumineuse idée d'organiser à Kinshasa, le festival Fréquences libres ou le pluralisme radiophonique qui a eu lieu du 21 au 24 mars 2001 au Palais du peuple. Plus tard, j’apprendrais que Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" n'avait pas apprécié que je l'ai appelé"Frère Jacob, en conférence de presse", nom qu'il avait emprunté lors de sa fausse conversion à la foi chrétienne, après avoir été un fétichiste-sataniste !

Kinshasa, Papa Ricky Mapama modérateur avec un radioteur Tchadien. Photo Réveil FM International, archives

La défense de la liberté de la presse vaut son pesant d'or dans un pays comme la République démocratique du Congo où le pluralisme médiatique est frelaté. Chaque ministre, sénateur, député a son journal, sa radio et télévision. Une triste réalité, qui fait que les médias sont otages des politicailleurs-ventripotents, sans idéaux, ni convictions ni valeurs démocratiques. Le remplissage de leur tube digestive est le premier de tous leurs soucis. Le musellement de la presse est un sport favori. Le Congo a vraiment du chemin à faire dans ce domaine.

Kinshasa, Nzubi Lobito et Freddy Mulongo au palais du peuple. Photo Réveil FM International, archives

Chacun de nous a fait des choses plus importantes dans sa vie. Organiser un Festival Radiophonique à Kinshasa, avec autant des radioteurs venus d'Afrique centrale, dans un pays où un chef d'Etat a été assassiné au palais présidentiel deux mois auparavant, le secteur médiatique étant sensible, venant de France nous étions considérés comme des subversifs...il fallait y penser et le faire ! Merci Papa Ricky Mapama pour ton apport au pluralisme médiatique en République démocratique du Congo. La France fut ton inspiration, mais le Congo fut le lieu où tu as partagé ton savoir et expertise. Nos jeunes formés écument dans tous les médias du paysage médiatique congolais

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Jean Claude Kalala: "Maman ne sera pas enterrée au Congo sous occupation" !

La résistance est un état d'esprit, pousse à des réflexes de ne pas baisser la garde. Garder son âme de résistant en toute épreuve de la vie est aussi une épreuve de vie. Etre résistant, contre le régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila, sa bande et son système, est un engagement de 100% ! Jean-Claude Kalala Muayika, notre compatriote qui organise avec le Collectif des Congolais de Suisse, à Zurich bastion de la résistance patriotique, des méga-marches Anti-Kabila et son système de prédation, a perdu sa mère. Âgée de 82 ans, Maman Mbuyi Madeleine s'en est allée le jeudi 25 octobre 2018 à 23h50, à Grigny en France ! Faut-il rapatrier le corps de Maman Mbuyi Madeleine en République démocratique du Congo ? Jean-Claude Kalala Muayika qui porte le nom du père de sa mère, qui est l’aîné a convaincu la famille : "Maman ne sera pas enterrée au Congo sous occupation" ! Elle rejoindra le caveau familial auprès de son mari, au cimetière du Clotay à Grigny, jusqu'à la libération totale du pays. Jean-Claude Kalala Muayika dont la dernière grande marche Anti-Kabila a été organisée, par le Collectif des Congolais de Suisse, devant le siège de Glencore, pilleur des ressources de la République démocratique du Congo, à Baar dans le canton de Zoug, le 13 juillet dernier, ne demeure pas moins vigilant et sur ses gardes.

Maman Mbuyi Madeleine était aimée par ses enfants et petits enfants dont une partie porte son nom. Son désir de retourner au pays sera exaucé. L'important est qu'elle repose d'abord en paix, dans un pays la France qui n'a plus connu de guerre depuis plus de 50 ans.

Une veillée de prière est organisée donc aujourd'hui jeudi 1er novembre à 20h dans la salle Guadaloupe située derrière l’église Notre Dame De Toute Joie, avenue des Sablons 91350 Grigny.

La messe de requiem aura lieu, le samedi 3 novembre 2018 à 14h en l’église catholique Notre Dame De Toute Joie. Elle sera suivie des obsèques au cimetière du Clotay à Grigny.

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mercredi 31 octobre 2018

Assassinat du journaliste Khashoggi: La Haut-Commissaire, Michelle Bachelet hausse le ton à l'ONU !

Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme

Jamal Khashoggi, le journaliste saoudien assassiné le 2 octobre 2018, a-t-il été victime d’un crime d’Etat ? Installé aux Etats-Unis après être tombé en disgrâce à la cour royale d'Arabie, l'éditorialiste du Washington Post a-t-il payé pour ses critiques contre le prince Mohamed Ben Salmane ? Les dernières images de Jamal Khashoggi sont celles de son entrée au consulat saoudien à Istanbul.

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a affirmé que le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi devait faire l'objet d'une enquête indépendante et impartiale, afin de garantir un examen approfondi et d'établir les responsabilités pour les violations des droits humains commis au cours d'un « crime aussi effroyable que répréhensible ».

« Je me félicite des mesures prises par les autorités turques et saoudiennes pour enquêter sur les auteurs présumés du meurtre de M. Khashoggi et les poursuivre en justice. Toutefois, compte tenu des informations selon lesquelles des hauts responsables saoudiens auraient apparemment été impliqués, et que ces actes se sont déroulés au consulat d'Arabie saoudite, il faut placer la barre très haut pour garantir la véritable responsabilité et la justice d'un crime aussi effroyable que repréhensible contre un journaliste et critique du gouvernement », a déclaré Michelle Bachelet.

« Pour qu'une enquête soit menée sans aucune apparence de considérations politiques, la participation d'experts internationaux, disposant d'un accès complet aux preuves et aux témoins, serait hautement souhaitable », a précisé la Haut-commissaire, dans une déclaration. Michelle Bachelet a ajouté qu'il serait important de déterminer si de graves violations des droits de l'homme telles que la torture, l'exécution sommaire ou la disparition forcée ont été commises et d'identifier toutes les personnes impliquées dans ce crime, indépendamment de leur capacité officielle.

La cheffe des droits de l’homme de l’ONU a appelé les autorités turques et saoudiennes à coopérer afin que toute la vérité soit révélée sur l'assassinat de M. Khashoggi et que les droits à la vérité et à la justice, de sa famille et du public en général, soient pleinement réalisés.

« Un examen médico-légal, y compris une autopsie sur le corps de la victime, est un élément crucial de toute enquête sur un meurtre, et j'exhorte les autorités saoudiennes à révéler où se trouve son corps sans plus de délai ni de tergiversations », a conclu la Haut-commissaire aux droits de l’homme.

La Turquie a affirmé douter de la volonté de l'Arabie saoudite de "coopérer sincèrement" dans l'enquête sur le meurtre de Jamal Khashoggi. La Turquie a émis mercredi des doutes sur la volonté de l'Arabie saoudite de "coopérer sincèrement" dans l'enquête sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul.

Un haut responsable turc parlant sous couvert d'anonymat a affirmé que les officiels saoudiens se montraient "surtout soucieux d'obtenir les preuves que nous avons contre les auteurs du meurtre". "Nous n'avons pas eu l'impression qu'ils ont hâte de coopérer sincèrement dans l'enquête", a-t-il ajouté.

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dimanche 28 octobre 2018

Cameroun: Paul Biya, dictateur et la gérontocratie de son système à l'Afrique en miniature !

Paul Biya, le dictateur indéboulonnable !

Ceux qui ont félicité le gérontocrate Paul Biya pour sa énième réélection sur le trône du Cameroun ne rendent pas un bon service à ce pays et au Continent africain. Le Cameroun est un pays d’une incroyable diversité. Souvent qualifié d’«Afrique en miniature» pour sa diversité géographique et humaine. Parmi des facteurs en exergue figurent en bonne place : une situation idéale au centre du continent, entre l’Afrique des plaines et des plateaux, l’Afrique des forêts et des savanes, l’Afrique des chrétiens et des musulmans, l’Afrique anglophone et francophone...

Le roi fainéant Paul Biya défendu par des journalistes camerounais à Erevan. C'est à peine croyable mais c'est ça la réalité. "Paul Biya n'est pas dictateur, il est notre président élu", clame un thuriféraire sans complaisance dans le bus presse qui nous ramène à Tsakhkadzor ! Pardieu, un pays sans alternance est une démocratie ! Si mêmes les journalistes Camerounais réfléchissent, le Cameroun est mal parti. Comment peut-on éclairer ses lecteurs, auditeurs et téléspectateurs en affirmant des niaiseries pareilles. Le Cameroun est une démocratie à la camerounaise ! Les journalistes sont thuriféraires, la presse est muselée, la société civile bâillonnée, l'opposition divisée par le régime...Paul Biya est le seul Camerounais capable de diriger ce pays. On croirait entendre Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" avec son Kabila Désir TO Tondi Yo Nanu Té !

Le président Paul Biya, c'est connu participe rarement aux sommets africains et internationaux. Il occupe 8 mois par an, un étage de l'hôtel International de Genève. Il se pavane, fait du ski, dépense des folles sommes d'argent..et ne connais même pas certains de ses ministres camerounais. Paul Biya âgé de 85 ans connu, pulvérise le record du plus vieux président du monde avec 36 ans de règne. Seulement, la gérontocratie des principaux acteurs du système Biya, reste un sujet de questionnement pour un pays où l’extrême longévité politique du régime semble de plus en plus écoeurer les citoyens de bonne foi.

Le Cameroun a aussi le plus vieux sénateur du monde avec Chief Victor Muketé âgé de 100 ans

Le plus ancien député du monde est Camerounais, en la personne de Cavaye Yeguié Djibril élu pour la première fois en 1958

Le plus vieux patron de la police nationale du monde est Camerounais Martin Mbarga Nguele âgé de nos jours à 85 ans

Tout comme le doyen des chefs des missions diplomatiques du monde est Camerounais: il s'agit de Koué Ntonga, actuel ambassadeur du Cameroun au Sénégal dont l'âge est de 85 ans.

Le plus ancien membre du gouvernement de la planète est du Cameroun, et a pour nom Amadou Ali, actuel vice-Premier ministre, chargé des Relations avec l'Assemblée. Voilà 35 ans qu'il est ministre !

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vendredi 26 octobre 2018

Francophonie: Ces pays membres qui "Khashoggisent" des journalistes !

Louise Mushikiwabo, Secrétaire Générale de l'OIF

Silence radio à l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), pas de communiqué officiel pour dénoncer l'odieux assassinat du journaliste Jamal Khashoggi. Faut-il attendre en janvier 2019, lorsque Louise Mushikiwabo, Secrétaire Générale "désignée" de l'OIF va prendre ses fonctions, pour qu'il y ait un communiqué de condamnation de l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi ? Et sur le Continent Africain, le président Macky Sall du Sénégal et Mohamed VI roi du Maroc, deux pays piliers de la Francophonie et les plus ardents avocats de l’adhésion du Royaume d'Arabie Saoudite à la Francophonie, sont devenus silencieux et aphones depuis l'assassinat barbare en Turquie du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, très critique envers le pouvoir.

Accusée notamment de violations des droits humains, l’Arabie saoudite a décidé de retirer sa demande, très contestée, d’adhésion à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), le jeudi 11 octobre, c'est-à-dire le premier jour de l'ouverture du XIVè Sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie. La Gambie, l’Irlande, l’État américain de la Louisiane et Malte ont demandé à intégrer l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) lors du Sommet de la Francophonie à Erevan. En août dernier, Riyad a en effet expulsé l’ambassadeur canadien Dennis Horak, après que la diplomatie canadienne avait demandé la « libération immédiate » de militants des droits humains dans le pays. En Arabie Saoudite, les femmes ne jouissent pas du statut d’adulte majeur. Le royaume pétrolier applique la peine de mort par décapitation et ne respecte pas l’égalité homme-femme.

Des journalistes pris en otages, tués, disparus dans des conditions mystérieuses ou encore emprisonnés en raison de leurs idées, cela fait, désormais, partie du lot quotidien. Le risque du métier, dit-on…Les attaques dont sont victimes les journalistes constituent un abus de pouvoir et une négation totale de la liberté d'expression, c'est-à-dire une violation des droits de l'Homme. Les internautes se sont déchaînés sur les réseaux sociaux: "Jamal Kashoggi a été tué par l'état qui est le principal représentant de l'islam sunnite dans le monde !", "Un journaliste s’est fait dépecer au couteau pendant 7 min avant qu’il ne meurt au consulat d’Arabie Saoudite en Turquie. Pas un mot de la profession", "Si un journaliste avait reçu une baffe au consulat de Russie, qu’est-ce qu’on n’aurait pas entendu sur Poutine!", "L'Arabie reconnait que le journaliste Khashoggi est bien mort dans son consulat - "accidentellement" (pendant qu'ils découpaient son corps ?)" !, "Comment une "rixe" dans un Consulat peut entraîner la mort d'un homme? Qui étaient les adversaires de Khashoggi et que faisaient-ils là au Consulat? Pourquoi en sont-ils venus aux mains avec le journaliste? Qu'ont-ils fait de son corps?"... Réponse: Le corps de Jamal Khashoggi aurait été retrouvé dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul saoudien à Istanbul, selon le président du parti turc VATAN, Dogu Perinçek.

Le corps sans vie de Viktoria Marinova, 30 ans, journaliste dans une télévision bulgare a été retrouvé , dans un parc de la ville. Elle a été, selon le procureur régional, « frappée à la tête et étranglée ». Le jour même, les autorités turques ont annoncé que le célèbre journaliste saoudien, Jamel Khashoggi, porté disparu avait été supprimé à l’intérieur du consulat de son pays à Istanbul. Les deux journalistes ont en commun de ne pas être en odeur de sainteté dans les hautes sphères de leurs pays respectifs. Marinova qui animait une émission sur les questions de société, avait, la veille de son assassinat, diffusé un reportage sur « des soupçons de fraude aux subventions européennes qui impliqueraient des hommes d’affaires et des élus ». Alors que Khashoggi, est un pourfendeur du régime saoudien et de son actuel homme fort, l’Emir Mohamed Ben Salmane. Entré au consulat, le mardi 2 octobre 2018, pour obtenir une attestation de divorce de sa femme saoudienne afin d’épouser une jeune turque, il n’en est jamais ressorti. Khashoggi, 60 ans, le 13 octobre, était un célèbre éditorialiste saoudien. Il a été interdit d’exercer son métier de journaliste dans son pays en raison de ses critiques contre le président américain Donald Trump. Il avait décidé de s’exiler dans le pays de Trump pour pouvoir le critiquer à son aise, et critiquer son jeune allié le prince héritier Mohamed Ben Salmane, MBS, dans le « Washington Post » où il collaborait depuis 2017, ainsi que dans des journaux arabophones. Il était souvent sollicité par des chaines de télévision pour commenter l’actualité dans le monde et dans son pays.

Caricaturer Paul Kagame, le roitelet au Rwanda: 7 ans de prison !

Au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2018, le Rwanda est 154e. Parmi les 58 Etats membres de l’OIF, seuls cinq pays ont un bilan pire que le Rwanda en matière de liberté d’information. Censure, menaces, arrestations, violences, assassinats… Le régime dirigé d’une main de fer par Paul Kagamé depuis 2000, et dont Louise Mushikiwabo est ministre depuis près de 10 ans, dispose de l’un des pires systèmes de répression à l’égard des médias et des journalistes. Son président occupe une place de choix dans la galerie des prédateurs de la presse constituée par RSF.

Caricaturer le président rwandais Paul Kagamé peut toujours conduire les journalistes rwandais en prison. Le nouveau code pénal adopté le 27 septembre dernier reste extrêmement répressif. L’outrage d’un parlementaire ou d’un agent de la fonction publique par la parole, l’écrit ou la caricature est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison et 490 euros d’amende. La peine est même doublée lorsque les faits concernent les "Hautes Autorités du pays".

Le nouveau texte supprime la diffamation envers les particuliers mais crée des délits d’injure et de diffamation envers le président assortis de peines allant de cinq à sept ans de prison et d’un maximum de 6 860 euros d’amende. L’article 156 fait également peser une épée de Damoclès sur la production de reportages audiovisuels en considérant que tout montage de photos ou d’images qui ne sera pas précisé comme tel constituera une infraction passible d’une peine maximum d’un an de prison.

Louise Mushikiwabo, Secrétaire Générale de l'OIF aura-t-elle le courage de dénoncer les exactions qui se passent dans son propre pays le Rwanda ? Alors que c'est Paul Kagamé, le dictateur rwandais qui a usé de son poids de Président de l'Union africaine pour la hisser au prestigieux poste de SG la Francophonie ?

Trois journalistes Russes assassinés en Centrafrique !

La République Centrafricaine occupe la 112e place sur 180 dans le classement 2018 de la liberté de la presse établi par RSF. Les assassins, en août 2018, de trois journalistes russes toujours encore identifiés: « Orhan Djemal, célèbre reporter de guerre indépendant, Kirill Radtchenko, caméraman, et Alexandre Rasstorgouïev, documentariste, ont été assassinés par un groupe d’hommes armés non-identifiés » alors qu’ils enquêtaient sur l’implication de mercenaires russes en Centrafrique pour Tsour, « un média d’investigation en ligne appartenant à Mikhaïl Khodorkovski, l’un des principaux opposants de Vladimir Poutine » les trois journalistes se trouvaient sur le territoire centrafricain depuis quelques jours pour enquêter sur la présence et le rôle de mercenaires appartenant à Wagner, une société militaire privée russe également connue pour ses activités en Syrie » Plus de quatre ans après la mort de la photojournaliste Camille Lepage, ce triple assassinat vient rappeler à quel point il reste extrêmement dangereux pour les journalistes de témoigner du conflit en République centrafricaine !

RDC: 18 journalistes et activistes des droits humains "Khashoggisés" par le régime de Kinshasa

Floribert Chebeya sur la place de la Bastille à Paris. Photo Réveil FM International

Fondateur de l'ONG de défense des droits de l'homme la Voix des sans voix, Floribert Chebeya était retrouvé mort dans sa voiture et son chauffeur et beau-frère Fidèle Bazana porté disparu. Floribert Chebeya s'était rendu la veille à une convocation de l'inspecteur général de la police nationale, le général John Numbi. Floribert Chebeya, l'icône des droits humains en République démocratique du Congo, a été Khashoggisé dans un poste de police !

L'affaire Chebeya-Bazana a déjà fait l'objet de deux procès devant la justice congolaise. En 2011, la Cour militaire de Kinshasa poursuit huit policiers dont trois sont en fuite. Quatre sont condamnés à mort, un autre à la perpétuité. En 2015, l'affaire est jugée en appel par la Haute cour militaire de Kinshasa. Au procès, quatre des policiers sont acquittés à leur tour, faute de preuves. Le cinquième, le colonel Daniel Mukalay, voit sa peine réduite à 15 ans de prison. Quant aux poursuites contre les trois fugitifs, elles sont suspendues.

Depuis 2014, une procédure est en cours, du côté du Sénégal-pays qui soutient l'adhésion de l'Arabie Saoudite à l'OIF ! Paul Mwilambwe, le policier congolais s'est mis à la disposition de la justice sénégalaise, qui a compétence universelle, traîne l'affaire malgré une plainte des familles des deux victimes de ce double assassinat. Démuni, Paul Mwilambwe depuis qu'il s'est déclaré témoin est tourné en bourrique par les autorités sénégalaises qui ne souhaitent pas que la vérité éclate, de l’implication de certains hauts gradés de la police congolaise dans ce double assassinat, à commencer par le général John Numbi, chef de la police à l'époque des faits.

La situation des défenseurs des droits humains s’est encore dégradée. Les violences dans la région du Kasaï ont fait des milliers de morts, provoqué le déplacement à l’intérieur du pays d’au moins un million d’habitants et contraint plus de 35 000 personnes à fuir en Angola, pays frontalier. Dans l’est du pays, des groupes armés et les forces gouvernementales ont continué, en toute impunité, de s’en prendre aux civils et d’exploiter illégalement les ressources naturelles. La police, les services du renseignement et les tribunaux ont cette année encore réprimé les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique. Des défenseurs des droits humains et des journalistes ont été harcelés, intimidés, arrêtés arbitrairement, expulsés ou tués.

La République démocratique du Congo est le pays qui occupe le 152e place du classement mondial établi par l’ONG Reporters sans frontières (RSF). Plusieurs cas d’assassinat de journalistes sont enregistrés depuis qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale trône abusivement en toute illégalité et illégitimité à la tête de la RDC. Alias Joseph Kabila reste en poste malgré l’expiration, le 19 décembre 2016, de son deuxième mandat, le dernier autorisé par la Constitution. Les arrestations arbitraires de journalistes sont monnaie courante au Congo.

En novembre 2016, un journaliste de la radiotélévision publique nationale congolaise (RTNC) a été tué par balle à son domicile dans la nuit de lundi à mardi, à Mbuji-Mayi, dans le centre de la République démocratique du Congo. Dix huit journalistes tués en RDC et trop souvent les auteurs et commanditaires ne sont jamais sanctionnés.

Makoko Musheni de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), mort de chagrin en 1993 après l'assassinat de son fils Willy Makoko, alors conseiller au ministère de l'Information, abattu en plein centre de Kinshasa. Les deux autres journalistes, Pierre Kabeya de l'Hebdomadaire Kin-Matin, enlevé et torturé et Adolphe Kavula Massamba du journal Nsemo, activiste de l'UDPS (Union pour la démocratie et le Progrès social),enlevé et mort mystérieusement.

Deux nouveaux meurtres sont venus secouer le monde de la presse en RDC, celui de Belmonde Magloire, un béninois exerçant comme photographe au quotidien Salongo et fondateur du journal le Point, disparu en 1998 après un bref séjour en prison ainsi que celui de Fabien Fortune Bitumbo de Radio Liberté, pris en otage et abattu par une milice.

En 2000, Crispin Kandolo de la presse de l'UNESCO est tué dans une embuscade et son corps brûlé alors qu'en 2003, Akite Kisembo, correspondant de l'AFP est enlevé et exécuté par les rebelles. Le 3 novembre 2005, Franck Kangundu Ngyke, ancien reporter à l'Agence Congolaise de Presse (ACP) et journaliste au quotidien La Référence Plus est abattu avec son épouse, Hélène Mpaka devant leur résidence à Limete-Mombele, à Kinshasa ; suivi en 2006 de Bapuwa mwamba, blessé à mort par des tirs de trois agresseurs qui s'étaient introduits dans sa résidence.

Serge Maheshe de la Radio Okapi, est abattu le 13 juin 2007 en sa résidence à Bukavu dans le Sud-Kivu. Didace Namujimbo est assassiné le 21 novembre 2008, Koko Bruno Chirhambiza est tué le 27 août 2009, et un cameraman-Patient Chebeya Bankome-est assassiné le 5 avril 2010) dans le Nord-Kivu !

Dans l’affaire Maheshe, les condamnés affirment avoir été mandatés pour tuer le journaliste. On connaît d’où ils sont venus et combien de temps ils ont mis à attendre leur cible, sans s’attaquer à quiconque d’autre. Deux militaires initialement accusés et détenus au cachot ont été relâchés dans des conditions étonnantes au détriment de deux amis du journaliste, accusés d’être les commanditaires du crime.

Pour le procès Namujimbo, trois militaires et un civil accusés affirment que leur objectif était seulement d’arracher l’ordinateur du journaliste. Le groupe d’accusés a marché environ sur cinq kilomètres, sans inquiéter personne sur la route. Il ne s’est attaqué qu’au journaliste. La victime était ciblée.

Le cas de Chirhambiza est tout drôle. Il revenait d’une fête, la nuit, et c’est vrai qu’il est entré dans un quartier où des bandits s’attaquent souvent aux passants. Mais le seul accusé s’avère être l’ami du défunt avec qui il revenait le même soir de la fête.

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jeudi 25 octobre 2018

Cédric Herrou, le barbu décontracté et héros du documentaire "Libre" !

Couthures-sur-Garonne, Cédric Hérrou au Festival International du journalisme. Photo Réveil FM International

Cédric Herrou a 41 ans, il est le défenseur emblématique des migrants. De gardes à vue en procès médiatiques, l'homme qui a fait entrer dans le droit français le "principe de fraternité" continue son action, qui l'expose à des menaces régulières. Cédric Herrou est le symbole de l'aide aux migrants en France. Condamné en 2017 à quatre mois de prison avec sursis pour aide à l'immigration clandestine, il a obtenu cet été une victoire emblématique: le Conseil constitutionnel a consacré pour la première fois le "principe de fraternité" comme l'un des grands principes du droit français, estimant qu'une aide désintéressée au "séjour irrégulier" des étrangers ne saurait être passible de poursuites.

Cédric Herrou passe au contrôle de sécurité. Photo Réveil FM International

Couthures-sur-Garonne est un village qui reste calme même en été. Sa petite plage n'attire pas au delà de la commune. Et ses 390 habitants voient peu de touristes. Petit village du Lot-et-Garonne qui ne fait jamais parler de lui, sauf pendant le festival international de journalisme. Du 13 au 15 juillet, il attire tous les médias et des grands noms de la profession. Une notoriété éphémère mais appréciable pour Couthures-sur-Garonne. Situé au bord de la Garonne et en zone inondable, le village de Couthures, qui accueille le Festival international du journalisme, se bat pour exister. Les ressources économiques ont disparu, les habitants ont vieilli, mais la solidarité est toujours là. Le bus qui récupère les journalistes et conférenciers pour le Festival International du journalisme à Couthures-sur-Garonne vient d'arriver, à mon gîte de Marmande, à 10 kilomètres du site du Festival.

Je monte et mon voisin c'est Cédric Herrou, il est serein, zen, décontracté et d'un calme olympien. Reconnaissable par ses lunettes rondes du philosophe Jean-Paul Sartre et barbe, je m'empresse de sortir mon appareil photo. A ma question pourquoi aide-t-il des migrants ? Il me répond qu'à l'âge de 18 ans, il voulait aller en Afrique mais n'avait visité qu'un pays du Maghreb. Il est rentré en France, maintenant c'est l'Afrique qui vient à lui.

Depuis 2015, un modeste agriculteur français, de la vallée de la Roya, région frontalière de l’Italie, engagé auprès des migrants. Producteur d'olives bio et éleveur de 500 poules sur les pentes rocailleuses de la vallée de la Roya, il accueille des migrants, jusqu'à 80 à la fois, chez lui, sur son terrain en pente, dans un campement en fortune. Cédric Herrou, a décidé, avec le soutien d’habitants de la vallée, d’accueillir des réfugiés, qui, venus des camps de Vintimille, passent la frontière pour déposer une demande d’asile en France. Des migrants venus du Nigeria, d'Ethiopie,, d’Érythrée fuyant la guerre, la faim; des femmes enceintes, des jeunes gens, qui se retrouvent bloqués à Vintimille et échouent dans la vallée de la Roya en tentant de passer la frontière Franco-italienne.

Cédric Herrou, longtemps, se revendiquait "délinquant". Mais il n'est plus hors-la-loi, avec la reconnaissance du principe de fraternité au cœur de son combat humanitaire auprès des réfugiés. Il n'empêche : cet homme intègre divise et dérange. A la fois les autorités, le préfet des Alpes-Maritimes qui le poursuit devant la justice, et l'extrême droite. Cet homme, Cédric Herrou, n'est pas seul: il est entouré d'autres habitants de la Roya, tout aussi solidaires, notamment d'une infirmière, d'une avocate, d'un cinéaste, Michel Toesca, qui l'a filmé depuis le début de son engagement dans l'anonymat, en 2015. Deux années filmées en amateur durant cette lutte quotidienne, altruiste et triviale, paradoxale.

Distingué à Cannes par une mention spéciale à l'OEIL d'or, ce documentaire en immersion est exceptionnel. Il fait saisir sur le vif le sens d'un combat pour la dignité et fait peu à peu émerger la figure d'un vrai héros, d'un héros tout simple, qui ne se prend au sérieux mais sait aussi tenir tête aux forces de l'ordre et représentants de l'Etat...Juste parce qu'il veut continuer d'être "Libre", libre de manifester sa fraternité avec des clandestins, libre de leur permettre d'exercer leur droit d'asile en France...

Pour le cinéaste, Michel Toesca, ce documentaire "n'est pas un film militant". "Pour moi, c'est un film politique. Cédric n'a jamais été un militant, moi non plus, c'est simplement une réaction humaine".

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mercredi 24 octobre 2018

Affaire Ndaywel: Les activités du CLC suspendues dans toutes les paroisses catholiques de Kinshasa!

Kinshasa, le 9 février 2018, le cardinal Laurent Monsengwo devant la cathédrale Notre-Dame-du-Congo

Si le spirituel peut être un business rentable en République démocratique du Congo, il est aussi un enjeu de pouvoir ! Et en ces temps de crise politique, les leaders religieux, pressés par leurs fidèles et soucieux de préserver ou d’accroître leurs intérêts, font évoluer leurs positions face au régime d'imposture, d'occupation, d'usurpation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. A deux mois des élections hypothétiques en République démocratique du Congo, le Comité laïc de coordination (CLC), cheville ouvrière des marches pacifiques réprimées dans le sang fin 2017 et début 2018, qui est pris en otage par l'autocrate Isidore Ndaywel è Nziem, qui envoie les enfants des autres au casse-pipe, est dans la tourmente. A 74 ans, Isidore Ndaywel è Nziem joue au dictateur au sein du CLC, quelle honte ! Fallait-il sacrifier des centaines de morts et de blessés ainsi que des arrestations et détentions arbitraires massives pour rien ? Avec ses communiqués alambiqués, le CLC a perdu, depuis longtemps, la saveur de son sel.

Isidore Ndaywel è Nziem, l'autocrate du CLC

L'info est affichée sur le site Actu 30 de Rachel Kisita! Dans une correspondance adressée aux curés de l’archidiocèse de Kinshasa, l’abbé chancelier demande de suspendre toutes les conférences du Comité Laïc Catholique. La lettre du chancelier fait suite aux doutes qui persistent sur l’usage ou non de la machine à voter lors des élections prévues le 23 décembre prochain en RDC. L’abbé Georges Njila demande aux curés d’attendre les conclusions d’une réunion entre l’Eglise et le CLC. Pour rappel le CLC avait annoncé le 5 octobre dernier dans un communiqué qu’il entreprendra des actions pour exiger à la Ceni l’impression des bulletins à papier selon le calendrier électoral publié le 5 novembre 2017 et ainsi dire Non à la machine à voter.

Maman Getrude Ekombe, CLC et membre du MSR

Le CLC est une coquille vide, qui biberonne aux frais financiers de Pierre Numbi Okongo, l'ancien Conseiller spécial en matière de sécurité d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale de 2011 à 2015, qui a été Ministre d'État chargé des infrastructures, des travaux publics et de la reconstruction de 5 février 2007 à février 2010, en Juillet 1994, qui a été Ministre d'État chargé des infrastructures, des travaux publics et de la reconstruction; ministre des Affaires étrangères d'août 1992 à juillet 1994 et qui est le Président du Mouvement social pour le Renouveau (MSR) ! Comment le Comité laïc de coordination (CLC) s'est-il laissé inféodé par Pierre Lumbi, un apparatchik qui a contribué à asseoir le régime d'Alias Joseph Kabila? Comment peut-on combattre le régime tout en étant du régime ? Comment ne pas comprendre que le CLC avec Isidore Ndaywel è Nziem travaille pour le régime d'Alias Joseph Kabila ? Les membres du CLC avaient pour élément fédérateur leur appartenance à l'Église catholique, leur condition de chrétien. Ils sont tous des croyants catholiques et l'autre trait qui les rassemblaient était la laïcité. Ils se positionnent toujours comme des laïcs. Pourquoi ce suivisme vers Pierre Lumbi ?

La majorité des membres du CLC sont aussi membres du MSR de Pierre Numbi: Justin Okana (Ex-PDG de la Régie des Voies Aériennes (RVA) a des accointances avec Pierre Lumbi), Julien Lukengu (Est un proche collaborateur de Pierre Lumbi), Gertrude Ekombe (Ex ministre de Transition, ex-PCA à Okimo. Elle a fait la campagne de l'élection pour la députation en 2011 dans la Province de l'Equateur pour le compte du MSR) et Franklin Mbokolo (Membre du MSR. Il est fonctionnaire et président des charismatiques).

Jonas Jonas Tshiombela n'est pas membre du MSR. Ancien comptable au journal le Potentiel, il est le neveu de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi. Or, après avoir évolué pendant longtemps aux côtés de Pierre Lumbi au sein du Mouvement Social pour le Renouveau (MSR), c'est seulement en mars 2018, que le fourbe, roublard et grand requin, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a créé son propre parti: Parti démocrate pour la gouvernance. Après avoir avoir profité de sa position de Président de la Haute Autorité des Médias (HAM de 2002-2007), pour museler des journalistes, bâillonner des médias et clouer de bec aux opposants, il a été nommé par Alias Joseph Kabila, Rapporteur au Sénat ! C'est d'ailleurs ce félon-ventriote de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, qui a proposé une loi au Sénat pour protéger le Chef d'Etat Alias Joseph Kabila malgré ses crimes politiques, sociaux et économiques. Immunité après des crimes !

C'est le même "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi qui a placé son autre neveu Freddy Mulumba Kabuayi, un ombrageux personnage, qui a été nommé DGA à la RTNC, média public caporalisé par Alias Joseph Kabila ! Avec un discours anti-Occident depuis quelques années et un faux un chantre de la renaissance africaine, il a toujours roulé pour le régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Freddy Mulumba Kabuayi a usurpé le slogan de la diaspora congolaise, lors des manifestations "Kabila dégage" organisées par des Anti-Alias Joseph Kabila, à Paris, Londres, Bruxelles, Washington... Non à la Balkanisation de la RDC ! Freddy Mulumba Kabuayi a vite été encouragé par la Tutsi Power. Le Potentiel, journal coupagiste et thuriféraire du régime d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, a même récupéré le slogan de la diaspora en l'affichant à la Une. Freddy Mulumba Kabuayi en a fait des tonnes à tel point que lorsqu' on le voit, on l'appelle "Monsieur Non Balkanisation de la RDC". Il a fait cela non par conviction mais son boulot a été monnayé par la Tutsi-Power. C'est depuis avril 2018, que Freddy Mulumba Kabuayi est DGA de la RTNC, sur instigation et recommandation de la Tutsi-Power, à quelques mois des élections en République démocratique du Congo !

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lundi 22 octobre 2018

Affaire 3 millions: Boketshu wa Yambo fulmine contre Felix Tshisekedi de l'Udps !

Boketshu wa Yambo fulmine contre Felix Tshisekedi

Le poisson pourrit par la tête. Jamais Felix Tshisekedi n'a été allumé et interpellé comme le fait bravement Boketshu wa Yambo. Avec sa pratique politique de poisson suit le sillon de la rivière "Mbisi elanda se epayi mayi ekotshiolaka ..". Pour avoir reçu 3 millions de $ d'Alias Joseph Kabila pour accepter d'aller aux élections avec des machines à voter et de se désolidariser de l'opposition, Felix Tshisekedi, le ventriote de la République, cristallise la colère du peuple congolais contre lui. Sur les réseaux sociaux, le président de l'Udps qui n'arrive pas à enterrer son père, est la cible de toutes les critiques. Etienne Tshisekedi est décédé depuis plus de deux ans, sans tombe sans sépulcre, son corps est toujours en Belgique. Ya Tshitshi de son vivant travaillait chez lui, dans son petit bureau dans sa maison, il ne montrait jamais des signes ostentatoires de richesses matérielles. Depuis sa mort, après des rencontres secrètes de Felix Tshisekedi avec l'ANR-La Gestapo à Venise, Ibiza, Paris...Il roule carrosse, construit des immeubles et un businessman politique, il monnaye tout. Et profite surtout du non de son défunt père. Après avoir rencontré, le 8 octobre 2018, Yoweri Museveni Kanguta à Kampala en Ouganda, Felix Tshisekedi a viré à 800° ! Depuis Bruxelles en Belgique, Boketshu wa Yambo qui est monté au créneau ! Artiste engagé, le prophète de la Nation fulmine contre Felix Tshisekedi, de l'Udps, parti familio-tribalo ethnique. Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires. Boketshu wa Yambo, surnommé le prophète de la Nation, dénonce la corruption coupable de Félix Tshisekedi qui aurait perçu 3 millions d'Alias Joseph Kabila .

Cela fait des années que Boketshu wa Yambo se bat pour le Congo pas pour des individus. Que l'on aime ou non Boketshu wa Yambo, aime de dire la vérité, réveiller la conscience de ses compatriotes... Par son rituel habituel Boketshu wa Yambo" "Panthéonise" les morts Congolais pour la libération du Congo: "Tout d'abord na Kumisi Nzambe oyo asala likolo na se, na remercier makila ya Nfumu Simon kimbangu, notre prophète, na remercier makila ya Patrice Emery Lumumba, na remercier makila ya 12 millions de morts, na remercier makila ya Floribert Chebeya, na remercier makila ya Armand Tungulu, Pasteur Lukusa, Cédric Nyanza...". Ce rituel fait appel au sang de tous ceux qui ont été arbitrairement tués soit par les coloniaux belges : Prophète Simon Kimbangu, son crime avoir prêché l’Évangile de libération à ses contemporains, il a été enfermé durant 30 ans par les esclavagistes belges. Simon Kimbangu est le plus long prisonnier politique de la colonisation belge et de l'histoire de l'Afrique, il dépasse de trois ans Nelson Mandela. Patrice Emery Lumumba, le Ier Premier ministre congolais, son corps fut jeté dans un tonneau de l'acide sulfurique. Son crime avoir dénoncé la barbarie et le pillage des Belges. En Belgique, ses tortionnaires ont eu même l'outrecuidance d'exhiber à la télévision ses deux dents sans être inquiétés ! Patrice Emery Lumumba, héros national congolais n'a pas de tombe au Congo. Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme au Congo, a été assassiné, à cause de sa défense des sans voix, Armand Tungulu pour avoir lancé une pierre sur le cortège de l'imposteur qui trône par défi à la tête de la République démocratique du Congo, le Pasteur Lukusa a été assassiné pour avoir prêché la vérité, le jeune Cédric Nyanza s'est immolé à cause du second hold up électoral de Joseph Kabila face à Etienne Tshisekedi en novembre 2011...

Felix Tshisekedi, l'homme qu'Alias Joseph Kabila tient !

Facile de crier que l'Udps a 36 ans d'existence ! Avec un seul congrès qui n'a eu lieu qu'en 2017, avec une cohorte des félons, traîtres, collabos et traverseurs de rue qui ont souvent réjoints la mangeoire du régime dictatorial...l'Udps est-il fier de son patrimoine de rebuffade ? On sait aussi qu'Emmanuel Ramazani Shadari, le dauphin de l’imposteur de Kingakati a été nourri aux mamelles idéologiques de l’Udps qui fabrique des inconstants, versatiles, girouettes, politicailleurs, mangéristes et félons ! Des personnes sans scrupule, empreintes de déloyauté ! Avec ses 3 millions, Felix Tshisekedi peut toujours blanchir l'argent sale de sa corruption, l'argent immaculé du sang des millions de Congolais, avec l'opération Bindo-Nguma: "1 dollar pour la campagne de l'Udps" ! Etre incapable d'enterrer son père, marchander l'enterrement de son défunt père pour un poste ministériel est indécent. Boketshu wa Yambo déclare clairement que Patricia Tshisekedi, la petite sœur de Felix travaille à la Primature avec Bruno Tshibala, le traitre de l'Udps qui a permis à Alias Joseph Kabila de glisser. Felix Tshisekedi n'a jamais dénoncé Samy Badibanga, le chékuleur qui est passé de l'Udps dans les mains d'Alias Joseph Kabila !

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Ambition Africa 2018: Entreprises africaines et françaises partagent leurs expertises à Paris-Bercy!

Paris-Bercy, Ambition Africa, Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d'Etat au Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Photo Réveil FM International

La Tribune Afrique-Les 22 et 23 octobre, Business France organisera le très attendu forum Ambition Africa. Placé sous l'égide du ministère de l'Economie et des finances et du Quai d'Orsay, l'événement rassemblera 600 entreprises à Bercy, signe de l'importance stratégique de ce rendez-vous d'affaires, sur fond d'hyper-compétitivité des acteurs.

« Ambition Africa 2018 sera l'une des plus importantes, sinon la plus importante manifestation de nature économique franco-africaine depuis plusieurs années », annonce Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, l'opérateur du forum. Un lieu de référence pour un « événement de référence » a donc été choisi et c'est symboliquement au sein du Cercle de conférences Pierre Mendès France du ministère de l'Economie et des finances que se tiendront ces rencontres de haut niveau.

Ambition Africa 2018, signature du protocole. Photo Réveil FM International

Inscrit dans le prolongement du discours d'Emmanuel Macron à Ouagadougou (28 novembre 2017), Ambition Africa devrait permettre de resserrer les liens économiques et commerciaux entre l'Afrique et la France, en réunissant délégations d'entreprises françaises et africaines et décideurs publics et privés, venus des quatre coins du Continent. 3 000 rendez-vous BtoB sont programmés et 250 entreprises françaises et 350 entreprises africaines sont attendues. Ambition Africa proposera également une séance plénière, 12 ateliers thématiques et sectoriels, ainsi qu'un village d'experts.

« C'est le bon moment pour un tel événement », souligne Christophe Lecourtier, au regard des partenaires impliqués : l'Agence française de développement (AFD), BpiFrance, le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN), le Medef et le Medef International, les Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), le Conseil présidentiel pour l'Afrique (CPA) et les chambres de commerce françaises...

Ambition Africa 2018, une partie de l'assistance dans la salle Pierre Mendès France à Bercy. Photo Réveil FM International

Si la priorité est donnée aux acteurs privés, la dimension politique ne sera pas occultée, comme en témoignent la présence du Premier ministre de l'Ethiopie ou celle du ministre des Finances du Nigéria et autres ministres venus du Kenya, du Ghana ou d'Afrique du Sud en particulier, sans compter les membres du gouvernement français...

48 heures de « tropisme africain » à Bercy

Parallèlement aux délégations officielles, le fleuron des entreprises et des institutions financières françaises sera représenté par des groupes tels que Orange, CFAO, Air France, Engie, Veolia, JC. Decaux, Total ou encore Bolloré Logistics. La Société Générale sera « Master Partenaire » de l'événement. «Nous sommes la Banque européenne la plus impliquée en Afrique », rappelle Alexandre Maymat, en charge de la région Afrique pour la Société Générale qui compte 3,7 millions de clients sur le Continent, dont 150 000 entreprises, à travers 19 pays. La France représente encore près de 11 milliards d'euros d'exportations en Afrique où plus de 1 000 entreprises françaises sont implantées, dont les entreprises du CAC 40.

Marwane Ben Yamed- Modérateur, Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Economie et des Finances, Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Amadou Kone, Ministre des transports de la République de Côte d'Ivoire, Rémy Rioux, Directeur Général de l'Agence Française de développement (AFD), Sambou Wague, Ministre de l'Energie et de l'Eau au Mali. Photo Réveil FM International

Par ailleurs, un certain nombre d'enjeux liés à la pression démographique, aux dérèglements climatiques ou encore à l'accélération de l'urbanisation africaine, sont autant de défis que de perspectives communes pour l'Europe et le continent africain. « L'Europe et l'Afrique affrontent un certain nombre de défis de part et d'autre de la Méditerranée. Or, soit on réussit ensemble, soit on échoue ensemble », a prévenu Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, lors de la conférence de presse d'Ambition Africa, le 11 septembre dernier.

Pour « réussir » à redynamiser les échanges commerciaux entre la France et le Continent, les PME françaises sont mobilisées et le Forum représente une vitrine de choix pour celles qui cherchent à s'implanter ou à développer leur présence en Afrique, et qui pourront à cette occasion, s'appuyer sur le réseau de Business France.

Marwane Ben Yamed- Modérateur, Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Economie et des Finances, Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Amadou Kone, Ministre des transports de la République de Côte d'Ivoire, Rémy Rioux, Directeur Général de l'Agence Française de développement (AFD), Sambou Wague, Ministre de l'Energie et de l'Eau au Mali. Photo Réveil FM International

C'est notamment le cas de Toutenkamion, un carrossier, constructeur d'unités mobiles sur mesure, basé non loin de Montargis, qui réalise près de 50 % de son chiffre d'affaires à l'international. « Notre chiffre d'affaires en Afrique est passé de 9 % en 2016 à 14 % en 2017 et il devrait encore augmenter en 2018 », se réjouit Bertrand Plouviez, directeur commercial Afrique et Asie de la PME familiale, invité au forum d'affaires parisien. D'après Business France, 80 % des entreprises implantées dans l'Hexagone identifient la France comme un « hub commercial » vers l'Afrique.

Un forum et une ambition pour gagner en attractivité

En dépit des liens historiques entre la France et l'Afrique, « la mondialisation est passée par là et il n'y a plus d'interlocuteurs évidents face à la concurrence très active sur le continent, comme on a pu le constater récemment lors du sommet Chine-Afrique, impressionnant par les moyens mobilisés », déclare Jean-Baptiste Lemoyne. Difficile en effet de rivaliser avec le géant chinois. Pékin a annoncé l'annulation partielle de la dette des Etats africains « les plus pauvres, enclavés ou insulaires », tout en débloquant 15 milliards de dollars de prêts sans intérêt et de prêts concessionnels ; une ligne de crédit de 20 milliards de dollars ; un fonds spécial de 10 milliards et 5 autres milliards pour soutenir les importations africaines vers la Chine.

Quant aux 10 000 entreprises chinoises déjà présentes en Afrique, elles doivent investir au moins 10 milliards de dollars sur le Continent sur les trois prochaines années. Au total, ce sont 60 milliards de dollars d'investissements promis par Pékin, en septembre dernier.

Cela étant, la Chine n'est pas seule et les Etats-Unis, l'Inde, la Turquie, le Brésil ou la Russie sont autant d'acteurs-clés qui viennent désormais concurrencer les positions commerciales de la France en Afrique. L'excédent commercial s'est réduit, passant de 3,5 milliards d'euros en 2016 à 2,9 milliards en 2017. Les parts de marché françaises à l'exportation ont été divisées par deux depuis l'an 2000 et l'évolution des investissements africains en Europe reflète une évolution sensible. Les entreprises sud-africaines qui concentrent 55 % des investissements étrangers dans les pays européens, devant le Maroc (17 %), l'Algérie (7 %), la Tunisie (6 %) et le Nigéria (6 %), s'intéressent aujourd'hui davantage à l'Allemagne qu'à la France...

Toutefois, les stocks d'IDE français en Afrique ont été multipliés par 7 entre 2002 et 2017 et s'élèvent à 53,5 milliards d'euros à fin 2017, tandis que le stock d'IDE africains en France a été multiplié par trois entre 2002 et 2017 (2,3 milliards d'euros à fin 2017). Les projets d'investissements d'origines africaines en France ont enregistré une progression de 50 % en 2017, et malgré une présence limitée, la centaine d'entreprises africaines (hors Maghreb) basées en France, dont le sud-africain Steinhoff International Holding (maison-mère de Conforama), emploie près de 12 000 personnes. Enfin, l'Hexagone dispose de belles marges de progression en Afrique anglophone où ses exportations ont augmenté de 70 % depuis 2014.

Ambition Africa veut s'inscrire dans la durée

Le programme du forum sera intensif. Ambition Africa s'ouvrira sur une séance plénière réunissant Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des finances ; Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères ; Christophe Lecourtier, directeur général de Business France ; et Rémy Rioux, directeur général de l'Agence française de développement (AFD).

L'environnement des affaires en Afrique, le financement des entreprises françaises et africaines, le mix énergétique, l'agro-industrie, l'accès à l'eau, la gestion des déchets et l'entrepreneuriat en Afrique sont autant de thèmes qui ponctueront la première journée.

Le programme promet d'être tout aussi chargé le lendemain, avec des rencontres consacrées aux transports urbains, aux nouveaux usages du numérique, à la santé, aux infrastructures de transport et logistique multimodale, à la formation professionnelle, aux biens de consommation français sur le continent et enfin, au rôle de la diaspora dans le renforcement des échanges avec l'Afrique.

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samedi 20 octobre 2018

Affaire Ndaywel: Evariste Mpwo, un tribalo-ethnique incorrigible !

Evariste Mpwo, un ethno-tribaliste de Bandundu

1-"Je suis du Bandundu, et je souscris aux propos du compatriote Freddy Mulongo. Si les congolais n'arrivent pas a faire la différence entre le Congo en tant patrie et leurs origines tribales rien n'avancera. Mobutu avait fait un effort pour que les gens aient la conscience nationale, il est dommage de constater que nous devons encore reculer avec ce genre de culte de personnalité. Les Ndaywel ont trempé leurs mains dans ce système, et c'est pourquoi le soit disant CLC ne pouvait rien apporter comme solution. Ou sont ils aujourd'hui?-Terre des Hommes sur Facebook

2-Merci à Dieu le Créateur po alakisi biso Ba Collabos Ya Zaïre sort na Bango ekozala Kitano-Charles Esalo sur Facebook

Réveil FM International n'a pas d'amis. Notre rôle est de poser des questions, que cela plaise à Evariste Mpwo ou non. C'est le Grand Congo, la mère patrie, qui nous intéressent pas nos ethnies ou tribus. Nous défendons la République démocratique du Congo, pays de nos ancêtres. Les petits intérêts mesquins, tribalo-ethniques ne nous concernent pas. Notre ligne éditoriale est claire et connue.

Bizarre, qu'un vieux personnage réfléchisse avec ses pieds au lieu de son cerveau. La réaction tribalo-ethnique d'Evariste Mpwo, pour défendre son frère de tribu Isidore Ndaywel, est plus qu'incompréhensible, il est épidermique. Etre Bandundois ne signifie pas qu'il faut défendre tout Bandundois parce qu'il est Bandundois ! Le faire avec des arguments d'un bébé, c'est le comble. Etre du 4ème âge, signifie en Afrique devenir sage et être un exemple pour des jeunes générations. Mais le tribalo-ethnique Evariste Mpwo, malgré les quelques années passées aux Etats-Unis, est demeuré un petit villageois du Bandundu. Il pense villageois du Bandundu, mange villageois Bandundu et agit en vrai villageois Bandundois. Pauvre type, Evariste Mpwo déconne ! Il racontes des conneries qui ne l'honore pas, il doit avoir honte à son âge.

Isidore Ndaywel, est un joséphiste patenté, traître et Collabo ! En 2010, le frère de tribu d'Evariste Mpwo avait participé aux préparatifs des festivités des 50 ans de l’indépendance du pays, aux côtés du Général Kalumé. Et Isidore Ndaywel avait pris la tête du comité national d’organisation du XIVe sommet de la Francophonie, qui s’était tenu à Kinshasa en 2012, en violation de la Charte de l'OIF. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ayant commis son second hold-up électoral lors de l'élection présidentielle de novembre 2011. L'autocrate Ndaywel à la tête du CLC, il en écarte le prof Thierry Nlandu et Mama Léonie Kandolo. Il fait tuer nos jeunes compatriotes et ne prend même pas la peine d'aller visiter des familles endeuillées.

Evariste Mpwo, Mukolo Ya Zoba Zoba, tu dois avoir honte. Un intellectuel est celui réfléchit sans passion à un problème. Mais tu ne l'es pas, tu es sentimental. Si Isidore Ndaywel est de ta tribu dans le Bandundu, il pose des actes pour la République. J'ai droit d'être critique. Si le Collabo Isidore Ndaywel ne faisait pas partie de la République démocratique du Congo, je m'en foutrais, je n'aurais rien dis et j'aurai passé mon chemin. Te voilà sorti de ta brousse pour me chercher, sache que j'ai du répondant. On ne pas badine pas avec la République. Cette dernière a ses lois, idéaux et valeurs. La démocratie est une exigence de tous pour tous. Isidore Ndaywel est un traître et collabo. Il n'est pas en clandestinité, il ment.

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vendredi 19 octobre 2018

Jean Vanier, le sacrement de la tendresse projeté à l'ONU !

Jean Vanier à l'ONU à New-York

Le documentaire ''Le sacrement de la tendresse'' a été présenté le jeudi 18 octobre, au Siège de l'ONU à New York. Il a été suivi d'un débat. La réalisatrice de ce long métrage, Frédérique Bedos, part du constat qu’un habitant de la planète sur quatre sera affecté par des désordres mentaux ou neurologiques au cours de sa vie – Ainsi, à l'heure actuelle, 450 millions de personnes souffrent de tels désordres.

L’événement représente une occasion de mobiliser l’attention pour résoudre les problèmes de santé mentale par la recherche, la prévention, l’éducation et la sensibilisation.

Aux côtés de mère Teresa, de l'abbé Pierre, de sœur Emmanuelle, Jean Vanier fait aujourd'hui figure de prophète dans un monde dominé par la compétition, le pouvoir et l'argent. Il a fondé les communautés de l'Arche autour de la pire des exclusions, celle dont sont victimes les personnes qui souffrent d'un handicap mental.

Ce film rend hommage à Jean Vanier, fondateur de l'Arche et humaniste. Ce film rend hommage à un grand humaniste : Jean Vanier, le fondateur de l’Arche. Promis à une brillante carrière militaire, ce fils du Gouverneur Général du Canada fait le choix de mettre sa vie au service des plus faibles. L’Arche est née en 1964 d’une rencontre entre Jean Vanier et deux hommes avec un handicap mental.

Profondément touché par leur détresse, Jean Vanier décide de vivre avec eux dans une petite maison dans l’Oise. C’est le début de l’aventure ! Aujourd’hui, L’Arche est présente dans près de 35 pays avec 147 communautés sur les 5 continents. Le message de Jean Vanier bouscule les tabous et rend hommage à la vulnérabilité. Ce film au message puissant et universel est un véritable plaidoyer pour la Paix.

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RDC: Isidore Ndaywel è Nziem se fourvoie avec son CLC!

Isidore Ndaywel traître et collabo ?

Réveil FM International est le premier média a avoir dénoncé fourberies et roublardises d'Isidore N'Daywel è Nziem, 74 ans. Le Comité laïc de coordination (CLC), à l’origine des « marches des chrétiens », réclame une alternance pacifique à la tête de l’État et l’application intégrale de l’accord de la Saint-Sylvestre, conclu fin 2016, se borne à faire de la communication au lieu de faire des actions sur terrain. Et pourtant c'est le Comité laïque de coordination (CLC) qui avait appelé à la marche des chrétiens du 31 décembre 2017. Manifestations anti-Kabila violemment réprimées dans des paroisses de la capitale où elles devaient démarrer, faisant au moins cinq morts.

Nos jeunes compatriotes: Rossy Mukendi, Thérèse Kampinga et autres sont-ils morts en vain ? L'accord de la Saint-Sylvestre est caduque ! A partir du moment où le CLC a publiquement a réfuté la candidature du Cardinal Laurent Monsenggwo pour présider la transition Sans Alias Joseph Kabila, le CLC s'est dévoilé. Il roule pour Alias Joseph Kabila et son régime d'imposture, d'occupation, d'usurpation et de prédation. D'ailleurs Isidore Ndaywel è Nziem n'est-il pas l'homme de main de Pierre Numbi, comme l'est "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi qui a privé les Congolais d'un débat démocratique qui devait opposer Jean-Pierre à Alias Joseph Kabila, inscrite dans la Constitution de transition, lors de l'élection Louis Michel 2006 ? Dieu seul sait, le poids de Pierre Numbi au Congo-démocratique, n'est-ce pas lui le financier du CLC ?

Isidore Ndaywel è Nziem ment au peuple au Congolais qu'il vit en clandestinité. Dans un régime dictatorial, peut-on inviter des journalistes et faire tranquillement ses conférences de presse, comme le fait régulièrement à Kinshasa, Isidore Ndaywel è Nziem, sans que des agents de l'ANR-La Gestapo d'Alias Joseph Kabila fassent la descente ? Pourquoi Isidore Ndaywel è Nziem cache au peuple congolais, que son fils est au ministère de la défense comme attaché aux renseignements militaires et c'est lui qui autorise à chaque passager d'entrée ou d'être refoulé à l'aéroport international de Ndjili ? C'est même le fils de NDaywel qui empêche les Congolais de la diaspora-Anti Alias Joseph Kabila de fouler le sol de leurs ancêtres !

Le CLC doit laisser aux partis politiques de sensibiliser contre les machines à voter. Pourquoi le CLC ne fait plus des actions sur terrain et se transforme en organe de communication avec des communiqués alambiqués ? Isidore Ndaywel è Nziem se fourvoie.

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jeudi 18 octobre 2018

Erevan: Avec Alias Joseph Kabila sans Kanambe Kazembere Mtwale !

C'est un butin de guerre que nous ramenons d'Erevan en Arménie. Alors que comme à l'accoutumée, le barbu et incapacitaire de Kingakati a brillé par l’absentéisme au XVIIè Sommet de la Francophonie, l'Udpsien Bruno Tshibala Nzenze n'a même toussé et sa bande des vadrouilleurs grouillaient de partout pour des emplettes. Ce sont des journalistes venus de la République démocratique du Congo qui ont ramené les deux ouvrages sur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Ces thuriféraires ne se sont jamais gênés de se transformer en propagandistes, d'un imposteur-usurpateur qui trône par défi en République démocratique du Congo. Entre journalistes, on se partage des infos, on s'échange de cartes de visite...on distribue pas deux ouvrages qui avec des fautes historiques. Dans Alias "Kabila" s'exprime...nous apprenons que le Maréchal Mobutu Sese Seko a quitté le pouvoir en 1990. Qui a donc dirigé le Zaïre de cette année à 1997 ? Il y a-t-il une volonté de falsifier l'histoire de notre pays ? Une imposture de plus.

Arrivée avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, qui a contribué à l'assassinat de son père putatif M'zée Laurent-Désiré Kabila, a été catapulté sur le trône du Congo, par la mafia internationale, pour mieux piller ses ressources. 17 ans de crimes contre l’humanité, de pillages des ressources, des atteintes massives de droits humains, le sosie de Léopold II est aphone. Il s'enrichit comme Crésus, lui n'arrivait même pas à s'acheter une cigarette, il peut jouer au Nintendo avec acharnement.

La République démocratique du Congo est tombé très bas. Des journalistes thuriféraires-propagandistes ont distribué les ouvrages de l'imposteur, sans gène. Ils sont incapables de parler des tueries à Beni et en Ituri. Mais ils veulent nous faire croire que le barbu a travaillé et travaille avec ses 5 chantiers et la Révolution de la Modernité bidon !

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mercredi 17 octobre 2018

Erevan: Discours de Macron à la Maison Charles Aznavour !

Emmanuel Macron, Président de la République signant le livre d'or

Charles Aznavour, qui s’est éteint il y a quelques jours, devait fouler les terres de ses parents, à Erevan, pour l’inauguration de la Maison Charles Aznavour, chargée de la promotion de la langue française. Le Président de la République a rendu un nouvel hommage à Charles Aznavour à Erevan. Dans son discours, le Président Emmanuel Macron a insisté d’ailleurs sur ce «trait d’union» qu’était l’artiste «totalement arménien et totalement français». «Il incarnait une forme du “en même temps” qui m’est cher…» sourit-il, visiblement content de s’extraire, durant ces deux jours en Arménie, des contingences parisiennes.

Charles Aznavour avait trois pays: La France, l'Arménie et la langue française. Le chanteur le plus connu de la diaspora arménienne n'a jamais renié ses origines. Tout au long de sa carrière, ce fils d'immigrés a défendu la cause de ce petit pays du Caucase tant sur le plan humanitaire que diplomatique. "Je suis 100 % français, 100 % arménien", se plaisait-il à dire. " Les deux sont inséparables comme le lait et le café". Il était un géant de la chanson française.

Nicolas Aznavour et Emmanuel Macron, Président de la République

Tout au long de ses 70 ans de carrière, le chanteur aura marqué des générations. La carrière de l’artiste franco-arménien débute dans les années 1950.

Ses textes sont d’abord interprétés par les plus grands, comme Édith Piaf, Juliette Gréco ou Gilbert Bécaud. Il faut attendre les années 1960 pour que le chanteur se retrouve lui-même "en haut de l’affiche" grâce au titre J’me voyais déjà.

C'est en 1975 que l'auteur revendique son "arménité" dans ses chansons. Il écrit et interprète "Ils sont tombés" pour évoquer le génocide arménien ("Ils sont tombés/Sans trop savoir pourquoi/Hommes, femmes et enfants/Qui ne voulaient que vivre/Avec des gestes lourds comme des hommes ivres/Mutilés, massacrés, les yeux ouverts parfois"). La musique était signée par son beau-frère Georges Garvarentz (fils du poète Kevork Garvarentz, auteur de l'hymne national révolutionnaire arménien). Ce titre est enregistré à Londres dans la nuit du 23 au 24 avril 1975, soit exactement soixante ans après la rafle des intellectuels arméniens du 24 avril 1915 à Constantinople.

Depuis, les chiffres donnent le vertige : 180 millions de disques vendus, plus de 1 200 chansons et un nombre inchiffrable de concerts donnés dans le monde entier. Dans son discours, le chef de l’Etat insiste d’ailleurs sur ce «trait d’union» qu’était l’artiste «totalement arménien et totalement français». Vues du mont Ararat, connu pour être le refuge de l’arche de Noé, les turpitudes du remaniement ministériel paraissent lointaines.

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinien et le Président Emmanuel Macron devant le cercueil de Charles Aznavour

Paris, 5 octobre Cour des Invalides. Empreint d’émotion, le Premier ministre Arménien Nikol Pachinian a dit toute son admiration pour Charles Aznavour dans son éloge funèbre. « Je n’ai pas eu le temps personnellement de connaître le grand maître Charles Aznavour mais chacun le considère comme un proche parent, a-t-il souligné. Il a porté le nom des Arméniens sur le toit du monde et donné un nouvel élan à la fierté arménienne. Je m’incline devant vous, grand Français, grand Arménien, grand artiste, grand humaniste. Repose en paix cher maître. »

"Charles Aznavour est devenu naturellement, unanimement un des visages de la France", a déclaré le président Macron, dans son éloge funèbre. "On devient aussi Français par la langue. C'est par là qu'Aznavour devint si français et même disait-il Parisien, ancrant par les mots son imaginaire dans une identité qui n'était pas celle de ses parents, prenant pied dans la longue tradition des conteurs, des poètes", a-t-il souligné, saluant celui dont les "chansons furent pour des millions de personnes un baume, un remède, un réconfort".

Un hommage littéraire du Président Emmanuel Macron. « En France, les poètes ne meurent jamais. » Emmanuel Macron a, lui, souligné toute la force des mots dans les chansons de Charles Aznavour. « Les chansons d’Aznavour sont d’abord des paroles. Leurs titres ou leurs refrains sont rentrés dans le patrimoine commun. C’est là que se vérifie le génie d’un artiste. » Devant la famille, les amis du chanteur, le chef de l’État a souligné que « Charles Aznavour est devenu unanimement un des visages de la France. Au fil des années, cette présence, cette voix, cette intonation reconnaissable entre toutes s’est installée dans nos vies, quelle que soit notre condition, quel que soit notre âge ». Ses chansons « ne furent jamais ces rengaines d’un été qui nous amusent et qu’on oublie » et sont même devenues des « remèdes ».

Selon lui, « certains héros chez nous deviennent français par le sang versé. Mais on devient aussi français par la langue parlée, la langue aimée, travaillée, ouvragée, célébrée. Aussi français que Kessel et Gary, qu’Apollinaire et Ionesco, aussi Français qu’Aznavour ». Dans son discours, Emmanuel Macron n’a pas non plus oublié les Arméniens qui ont fui leur pays pour rejoindre la France : « Il ne s’agit pas de diversité. Il s’agit de destins croisés, entremêlés, et pour finir, il s’agit de grandeur. »

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Francophonie: Louise Mushikiwabo à l'OIF, Charles Onana répond !

Charles Onana, journaliste d'investigation et expert de la relation Franco-Rwandaise

Nous revenons d'Erevan en Arménie où s'est tenu le XVIIè Sommet de la Francophonie. L'Arménie a été victime d'un génocide par des turcs. Le peuple arménien est hospitalier, digne et fier de sa culture. Il n'est pas dans un chantage de son génocide ni son marchandage. Au Rwanda, des crânes humains sont entassés et exposés au Mémorial du génocide à Nyamata, où des milliers de personnes ont été massacrées en 1994, lors du génocide des tutsi et hutu modérés. Le régime de Kigali a fait du génocide rwandais un fonds de commerce, pour s'absoudre du respect des droits humains dans le pays. Le dictateur-autocrate rwandais, Paul Kagamé, a toujours accusé la France d'avoir participé à «la préparation politique du génocide» et «à son exécution». Paris a toujours catégoriquement démenti toute implication dans les massacres qui ont fait, selon l'Onu, environ 800.000 morts en trois mois principalement au sein de la minorité tutsi mais aussi des Hutu modérés. Les massacres de la région de Bisesero (ouest), haut lieu de résistance tutsi face aux milices génocidaires. Le régime dictatorial de Kigali reproche à des militaires français de s'être présentés le 27 juin 1994 dans cette zone, d'avoir promis aux réfugiés tutsi de revenir, de ne l'avoir fait que le 30 juin. Un délai de trois jours au cours duquel des centaines de personnes ont été massacrées. «Rien ne vient sérieusement à l’appui de ces accusations», avait estimé en 1998 la mission parlementaire d'information sur le Rwanda, qui avait considéré que ce délai n'était pas «intentionnel».

Charles Onana est l'un des meilleurs journalistes d'investigation qui fait la fierté de la corporation en France. Il a défendu pas très longtemps sa thèse de doctorat sur le Rwanda, à l'université de Lyon. Charles Onana journaliste, il est un expert du génocide rwandais et de la relation Franco-Rwandaise. Qui d'autre que Charles Onana peut nous éclairer sur le fait que Louise Mushikiwabo est catapultée au Secrétariat Général de l'OIF ? Il a déjà publié plusieurs ouvrages sur l'Afrique à sa maison d'édition les Editions Duboiris. Charles Onana est le journaliste qui a terrorisé Paul Kagamé, Hitler Africain, ce dernier avait porté plainte contre lui et par peur d'être ridiculisé à la Cour, le dictateur-terroriste rwandais avait vite, vite, vite retiré sa plainte à Paris. Journaliste d'enquête et essayiste franco-camerounais, Charles Onana s'est surtout fait connaître par ses écrits concernant le génocide au Rwanda. Il est également connu pour son travail pionnier sur l'histoire des tirailleurs africains de l'armée française pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a dirigé l'Organisation panafricaine des journalistes indépendants au sein de laquelle il a mené une enquête sur l'assassinat du journaliste burkinabé Norbert Zongo. C'est un journaliste engagé qui répond aux questions de Réveil FM International. Un grand merci à ce grand journaliste toujours disponible pour éclairer les lanternes de nos lecteurs.

Louise Mushikiwabo désignée et catapultée au Secrétariat Général de la Francophonie

1. Réveil FM International: Quelles sont les vraies raisons du choix du président Macron pour placer Louise Mushikiwabo à l'OIF ?

Charles Onana: Les vrais raisons sont à chercher dans un rapprochement qui a plus à voir avec des intérêts privés qu'avec une quelconque raison d’État. Paul Kagame veut des gages sur l'enterrement du dossier de l'attentat du 6 avril 1994 en souffrance depuis 1997 devant la justice française. C'est son obsession ! C'est incontestablement le dossier qui menace le plus sa situation personnelle et son régime pas l’État rwandais. Quant au chef de l’État français, sous l'influence de certains lobbies pro-Kigali, il reprend la ligne tracée par Nicolas Sarkozy pour des raisons qui semblent manifestement très éloignées des intérêts nationaux et de l'honneur de la France. De Gaulle et Mitterrand auraient eu quelques difficultés à serrer la main chaleureusement à un dirigeant étranger qui insulte la France et ses soldats à longueur de journée. Et, ni l'un ni l'autre n'étaient vraiment des nains en politique et en diplomatie. Le choix de la ministre rwandaise à la tête de la francophonie est une imprudence française, une hérésie.

Erevan, le 10 octobre 2018, Louise Mushikiwabo se déhanchait déjà au Village de la Francophonie

2. Réveil FM International: Les noces Franco-rwandaises se sont-elles faites au détriment de la charte de la Francophonie ?

Charles Onana: Ce n'est pas seulement au détriment de la charte, c'est aussi en dehors du bon sens. Quel message lance-t-on aux vrais militants de la francophonie, aux intellectuels, aux artistes, aux enseignants, aux dirigeants politiques, qui s'investissent quotidiennement pour construire, enrichir, développer les échanges dans le monde francophone ? Quelle considération a-t-on pour tous ces gens qui donnent beaucoup de leur temps, de leur énergie, de leur talent pour la francophonie ? Même le procédé utilisé pour désigner la ministre rwandaise est déshonorant pour la France et les quatre anciens ministres français de la francophonie, Charles Josselin, Pierre-André Wiltzer, Hélène Conway-Mouret et André Vallini, qui ont signé une tribune soutenant que « Louise Mushikiwabo n'a pas sa place à la tête de la francophonie » l'ont bien compris. Ils ont pris leur responsabilité et c'est courageux de leur part. Il fallait une réaction digne, au moins pour sauver les apparences. Ce n'est pas le cas des Africains. Ils ont failli, ils se sont couchés devant une initiative hasardeuse des chefs d’État français et rwandais. Les Africains sont pourtant majoritaires dans la francophonie. On leur a dit que cette candidature rwandaise était une « candidature africaine » et ils ont accepté cette escroquerie. Combien de fois ont-ils vu Louise Mushikiwabo dans les réunions de la francophonie, promouvoir la langue française, défendre les cultures francophones ? Comment laisser croire que dans tout le continent africain, parmi les diplomates, les politiques et les cerveaux que regorge la francophonie, l'Afrique et la France n'ont n'ont trouvé comme candidate valable que Mushikiwabo ? Ce choix est objectivement indéfendable.

Dictateur-autocrate, Paul Kagamé a fait du génocide rwandais un fonds de commerce...ça marche

3. Réveil FM International: Le Rwanda est le pays frondeur de la France et la langue française, c'est une rwandaise qui va présider à sa destinée durant 4 ans, n'est-ce pas incompréhensible ?

Charles Onana: Non, c'est très compréhensible car le travail a été bien fait par les chefs d’État du Rwanda et de la France. Le premier a joué de sa position de président de l'Union Africaine pour faire du lobbying auprès des chefs d’État africains et faire passer sa candidate pour une « candidature africaine » et le second a utilisé le poids de la France pour faire valider, a priori, cette curieuse candidate, peu connu du monde francophone. Tous ceux qui ont laissé faire ce tour de passe-passe vont avaler les couleuvres pendant quatre ans. Je ne serai d'ailleurs pas surpris qu'elle utilise désormais la tribune de la francophonie pour faire un peu de publicité sur le « génocide du Rwanda » ou que les fonds de la francophonie soient utilisés en partie pour alimenter la propagande autour du génocide et éventuellement le rôle de la France. « L'amitié » franco-rwandaise vient de franchir un grand pas.

Erevan, Michaëlle Jean arrivant pour le concert de la Francophonie sur la Place de la République

4. Réveil FM International: Les Etats n'ont que des intérêts. Michaelle Jean a -t-elle était sacrifiée par le Canada et Québec ? On dit que le Canada vise un siège au Conseil de sécurité il aura besoin de la France et des pays africains...

Charles Onana: Les échanges de bons procédés entre États sont habituels au Conseil de sécurité, les chantages et les représailles aussi. Personnellement, je n'ai pas été surpris par l'attitude du Canada envers Michaëlle Jean. J'avais même envisagée son lâchage connaissant bien le rôle du Canada dans la prise de pouvoir de Kagame en 1994 et son silence à l'égard des prêtres canadiens assassinés par les hommes de Kagame. C'est plutôt Michaëlle Jean qui, à mon humble avis, a péché par excès de confiance au début de la campagne. Elle a cru que ça se jouerait seulement dans les circuits officiels et elle n'a pas fait une campagne populaire. Elle n'a pas cru non plus en sa victoire en Afrique francophone alors qu'elle était plus crédible et plus légitime que Mushikiwabo. Il y a eu une coalition cynique contre elle, à partir de son pays et cela était prévisible. Il ne s'agissait pas d'une compétition à la loyale. Il ne s'agissait pas d'une compétition tout court.

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mardi 16 octobre 2018

Erevan: Roger Bongos et Freddy Mulongo au mémorial du génocide arménien !

Une pointe de granite de 44 mètres de haut représente la renaissance de la nation arménienne

Contrairement au Rwanda où les crânes sont entassés pour faire peur alors que la tradition africaine, quelque soit la mort on enterre la victime. Le régime dictatorial de Paul Kagamé fait du génocide rwandais un fonds de commerce pour se dédouaner du respect des droits humains. Paul Kagamé a génocidé plus de 10 millions de Congolais pour mieux piller les ressources de la République démocratique du Congo. Le mémorial du génocide arménien est situé en bordure d'une grande esplanade à 20 km à l’ouest d’Erevan. Du 24 avril 1915 à 1923, les Jeunes Turcs éliminent les Arméniens de l’Empire Ottoman. On compte environ 1.5 millions de victimes.

Roger Bongos se recueille au mémorial du génocide arménien

Rarement au cours de son Histoire un pays n’aura été autant éprouvé par les guerres, les invasions et les massacres. Maintes fois morcelée et partagée à la suite des conquêtes dont elle fut l’enjeu, l’Arménie a trop souvent été réduite au rang d’entité provinciale par les États qui ont exercé une domination sur elle.

Freddy Mulongo se recueille au mémorial du génocide arménien

Le premier génocide du XXe siècle, perpétré par la Turquie en 1915, demeure toujours aussi vivace dans l’esprit des Arméniens. Entre 1 200 000 et 1 500 000 personnes ont été tuées sur place ou sont mortes au cours de leur déportation, soit les deux tiers de la population.

Le Monument du Génocide, impressionnant de solennité, à Erevan, la capitale, témoigne de cette Histoire douloureuse. Malgré tous ces événements tragiques, malgré des conditions de vie difficile - étés très chauds, hivers polaires - le peuple arménien reste solidement attaché à sa terre. Mieux il a su conserver intacte sa culture, sa langue et sa foi. On ne peut que s’en féliciter.

Erevan, nichée dans l’ombre des pics majestueux du Mont Ararat (5 156 m, géographiquement en Turquie, mais symbole national en Arménie), compte aujourd’hui 1,2 million d’habitants et constitue la plus grande ville du pays. Cette cité, étagée entre 950 et 1 200 m d’altitude, de longues avenues débouchant sur de grandes places cernées de constructions monumentales, telle la place de la République, lieu de toutes les réjouissances - si ce n’est ses nombreuses fontaines situées au cœur d’espaces verts. L’originalité vaut également par le tuf, pierre d’origine volcanique rose et ocre qui recouvre les façades des maisons, leur donnant ce cachet si particulier.

Tsitsernakaberd est un mémorial dédié aux victimes du génocide arménien perpétré par le gouvernement Jeunes-Turcs entre 1915 et 1916, situé sur une des collines de la capitale arménienne, Erevan. Tsitsernakaberd signifie « fort aux hirondelles » en arménien (tsitsernak, « hirondelle », et berd, « fort »).

Une pointe de granite de 44 mètres de haut représente la renaissance de la nation arménienne. Cette pointe est divisée en deux parties, l'une couvrant l'autre, qui symbolisent les deux Arménies orientale et occidentale ;

Douze stèles de granite sont disposées en cercle ; elles sont souvent et à tort considérées comme symbolisant les 12 provinces perdues, aujourd'hui turques, d'Arménie occidentale. Au milieu, à 1,5 m de profondeur, la flamme éternelle est le lieu de recueillement. Tous les 24 avril, des milliers de personnes y déposent une fleur ;

Le long de l'allée menant à la stèle et à la pointe, un mur long de cent mètres porte les inscriptions des principaux villages arméniens de l'Empire ottoman dans lesquels ont eu lieu les massacres ;

Plus récemment, depuis 1995, les personnalités politiques (au sens large) du monde entier plantent un arbre et signent leurs quelques mots sur une plaque dorée de l'autre côté de l'allée ;

En 1995 s'est également ouvert un musée circulaire souterrain. On y trouve des clichés de photographes allemands (l'Allemagne était l'alliée de la Turquie pendant la Première Guerre mondiale) et plusieurs publications relatant les événements de l'époque. Un monument rappelle les paroles de grands hommes européens, comme Charles Péguy, Jean Jaurès, Georges Clemenceau, Anatole France, qui ont appuyé la cause arménienne.

Roger Bongos et Blaise Mengue Menna du journal La Nation (Gabon)

Freddy Mulongo et Blaise Mengue Menna du journal La Nation (Gabon)

L’Arménie, on le sait rarement, est le premier pays au monde à avoir officiellement adopté le christianisme, en l’an 301. Repoussant les envahisseurs jusqu’à se tailler de vastes domaines, ses rois ont très tôt favorisé la construction d’édifices religieux. Certaines minuscules églises, encore debout, affichent ainsi un âge canonique !

Vers l’an 1000, des monastères furent bâtis dans les coins les plus reculés de ce pays de montagnes. Trois siècles plus tard ils connurent un bref âge d’or qui vit foisonner l’activité culturelle et artistique. Les omniprésents khatchkars (croix) y ornent chaque mur, chaque paroi. Et les entrelacs courent sur la pierre sculptée, leurs motifs éternellement renouvelés.

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Erevan: Je suis Congolais, Arménien de cœur et Francophone!

Freddy Mulongo au XVIIè Sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie

Lorsqu'un journaliste débarque dans un pays qu'il ne connait pas, il prend souvent un taxi parle avec le taximan ou il va vers un agent de l'ordre pour demander des renseignements. A partir d'eux, on peut déjà apprendre beaucoup du pays. Chapeau bas aux Arméniens qui sont ouverts et accueillants. L'hospitalité et le partage sont des valeurs omniprésentes et toutes naturelles pour eux. Depuis des siècles, l’Arménie est connue pour son hospitalité. Peuple paisible, il est impossible d’éviter une vraie régalade lorsque vous êtes chez un Arménien. Outre l’étiquette d’hospitalité naturelle, c’est une question d’honneur pour lui ! L'Arménie, ce pays d'Asie centrale, ancienne république soviétique, a conquis notre cœur en moins d'une semaine de séjour. Erevan est une ville un peu tristounet mais très propre, la gentillesse des habitants donne la chaleur au cœur et vous attache au pays. Le cœur n'est pas un genou pour qu'on le plie, certes on ne commande pas à ses sentiments, le cœur ne parle qu'au cœur mais la bouche ne parle qu'à l'oreille dit-on. Un pays, c'est aussi des visages qui s’incrustent dans notre mémoire.

1. Aznive Aslikian, Komitas Action Suisse-Arménie

Aznive Aslikian et Freddy Mulongo au HCR-Arménie

Je suis personnellement retourné à l'aéroport international de zvartnots à Erevan et je suis reparti sans ma valisette. Aznive Aslikian parle arménien, anglais et Français. Elle est souriante, brave et dynamique. Alors que ma valisette était restée à Moscou. Elle a mis en marche ses réseaux, coups de fil au service des bagages à l'aéroport et coups de fil par par là...ma valisette a été retrouvée, une limousine est allé le chercher à l'hôtel Mariott d'Erevan où il était déposée par erreur. Ma valisette est parvenue scellée comme valise diplomatique au Multi Rest House à Tsaghkadzor. Grand Merci à Aznive Aslikian pour sa bravoure !

2. Satiné Mlirzoyan du Multi Rest House à Tsaghkadzor.

Jeune et belle, Satiné Mlirzoyan est réceptionniste au Multi Rest House à Tsaghkadzor. Disponible, avenante à l'égard des clients. L'hôtel "Multi Rest House", fondé en 2007, est situé dans la ville de Tsakhkadzor et est entouré d'une forêt dense. C'est un endroit idéal pour ceux qui apprécient la beauté et le tourisme de qualité. "Multi Rest House" est situé à 1 km du téléphérique. Hotel qui donne dans le luxueux : marbres et fer forgé. Il est confortable : grandes chambres et un bon buffet pour le petit déjeuner. Grande réception, grands salons, chambre convenable, de belle taille, Le service est attentionné. Cet hôtel offre des chambres très spacieuses à la déco très kitch mais il semblerait que c'est la norme dans ce pays. La propreté y est irréprochable, l'accueil y est correct et la literie convenable. L'hôtel est comme dans un château. Situé dans la station de ski de Tsaghkadzor, le Multi Rest House est équipé d'un court de tennis et d'un terrain de volley-ball. Il propose une salle de cinéma, un centre médical et des chambres dotées d'une connexion Wi-Fi gratuite.

L'hôtel "Multi Rest House" est également un lieu idéal pour des vacances en famille. Il propose non seulement des cottages ou des chambres d'hôtel confortables sur deux et trois étages, mais également des appartements familiaux. Toutes les conditions nécessaires aux loisirs pour les enfants sont réunies: aire de jeux pour enfants, mini-club, etc. Le personnel amical sert ses clients conformément aux normes internationales et a une approche individuelle pour chaque client.

Décorées dans un style classique, toutes les chambres du Multi Rest House disposent d'un réfrigérateur. Leur salle de bains est munie de peignoirs et de chaussons. Les remontées mécaniques vous attendent à 2 km du Multi Rest House, tandis que la ville d'Erevan est à 55 km. L'aéroport Zvartnots se situe quant à lui à 67 km. Cet établissement a également été bien noté pour son excellent emplacement à Tsaghkadzor ! Les clients en sont plus satisfaits en comparaison avec d'autres établissements dans cette ville.

3. Des jeunes bénévoles pour le Sommet de la Francophonie

Freddy Mulongo et des jeunes bénévoles Arméniens: Ghevondyan Arevik, Barseghyan Gor, Sargsyan Diana devant le centre de presse.

Ils étaient 1000 jeunes filles et garçons, reconnaissables à leur T-Shirt bleu, sur le dos le logo de la Francophonie à Erevan avec en grand "Vivre Ensemble" ! La majorité d'entre eux sont des jeunes étudiants. À l'occasion du XVIIè sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie, des bénévoles francophones ont aidé l'organisation.

Ghevondyan Arevik, Alexanyan Erik, Barseghyan Gor et Sargsyan Diana

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est une institution qui a été fondée principalement sur le partage d’une langue commune, le français. Il y a 274 millions de locuteurs francophones dans le monde et ce chiffre pourrait atteindre les 700 millions dans les prochaines décennies. Une augmentation portée par la croissance démographique du continent qui comptera 8 francophones sur 10 d’ici à 2060.

Le jeune bénévole Erik Alexanyan a 19 ans. Il est étudiant à l'université français, à la faculté de finance à Erevan en Arménie. Il a l'âge de mon fils, je lui ai prêté mon appareil photo Sony alpha 99 pour faire des photos à ma place. Il m'a accompagné sur le site du Sommet de la Francophonie en portant le pied de la caméra et m'a beaucoup aidé. Comme quoi on s'attacher à quelqu'un que l'on jamais vu de sa vie. Erik Alexanyan est devenu mon jeune frère que je n'oublierai jamais.

L’Organisation internationale de la Francophonie ne cesse de grandir et regroupe aujourd’hui 84 Etats et gouvernements dont 54 membres actifs, la plupart en Afrique. Créée pour promouvoir la langue française et diffuser les cultures de ses membres, la Francophonie a pris au fil des ans une dimension politique avec pour objectifs affichés «l’instauration et le développement de la démocratie» et «le soutien à l’Etat de droit et aux droits de l’Homme».

4. Des policiers au service des citoyens

Dans certaines capitales africaines qui dit policier dit tracasseries ! Pas à Erevan où les policiers sont polis et jouent la proximité avec la population. Pour le XVIIè Sommet de la Francophonie, la police a été mise à contribution : un manuel de conversation a été publié pour les forces de l’ordre qui seront en service dans les rues d’Erevan. « Ce sont des phrases simples qui seront utiles aux policiers si des touristes viennent leur parler en français. Nous pourrons montrer les rues, les hôtels que cherchent les invités ou leur souhaiter un bon séjour », détaille le capitaine Iouri Ohanian, 32 ans. « En entendant des mots en français, nos invités se sentiront à l’aise et en sécurité. En plus de ce petit manuel, des cours de français de trois mois ont été organisés pour des groupes de policiers », ajoute-t-il.

Dans certaines capitales africaines qui dit policier dit tracasseries ! Pas à Erevan où les policiers sont polis et jouent la proximité avec la population.

Après trente années comme taxi, Armen Darbinian a vécu nombre d'événements internationaux. Mais pour le sommet de la Francophonie qui débute jeudi à Erevan, il s’est préparé comme jamais : il s’est procuré un dictionnaire et, entre deux courses, apprend le français. « Ils disent qu’il y aura beaucoup de touristes et d’invités. Alors j’apprends les mots les plus utiles, des mots simples comme : comment ça va ? Ou : où allez-vous ? », raconte ce chauffeur de taxi de 62 ans. « J’aimerais en connaître plus pour leur dire que nous sommes contents de les accueillir, parler de notre histoire, d’Erevan... Mais c’est une langue très difficile », poursuit-il avec un ton désolé. À Erevan, qui résonne depuis la semaine dernière des chansons de Charles Aznavour, décédé à 94 ans et qui était souvent qualifié de « fils du peuple » arménien, tout le monde, des serveurs des cafés aux vendeurs des magasins, semble s’être mis au français.

Marquée par des hauts-plateaux et de paysages montagneux, l'Arménie culmine souvent à 1000 mètres voire plus. A proximité d'Erevan,la capitale, on peut partir explorer le mont Ararat où Noé, lors du Déluge, s'échouera : il s'élève à 5160 mètres et domine la vallée où Noé donnera naissance à l'Humanité. Quant au mont Aragats, il est moins élevé puisqu'il ne dépasse pas les 4090 mètres.

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lundi 15 octobre 2018

Erevan: Bruno Tshibala Nzenze, aphone et sa bande des vadrouilleurs !

A quoi sert d'être le plus grand pays francophone au monde et de n'avoir aucun congolais dans les institutions internationales ? Pire de soutenir la candidature du Rwanda, un pays agresseur, criminel, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo. Que faisait donc Bruno Tshibala Nzenze au XVIIè Sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie ? L'ancien opposant de l'Udps, qui n'a mieux trouvé que de traverser la rue et devenir Premier ministre d'un gouvernement d'imposture-occupation, a été aphone tout au long du Sommet de la Francophonie. Bruno Tshibala Nzenze n'a même pas toussé dans la salle du Sommet où étaient présents des chefs d'Etat et membres de gouvernements. Représenter un grand pays comme la République démocratique du Congo, être silencieux et suiviste est honteux. La voix de la République démocratique du Congo a été aphone au XVIIè Sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie. Bruno Tshibala Nzenze ne doit pas se targuer d'avoir été un opposant. Les anciens de l'Udps qui sont devenus des Traîtres et Collabos à la Nation se ramassent à la pelle. Bruno Tshibala Nzenze sait qu'il n'entrera jamais dans l'histoire du Congo. Il est bon pour la poubelle de la République.

Avec Alias sans Kabila à Erevan ? Bruno Tshibala, le ventriote, inconstant et girouette politique s'est affiché à Erevan sans charisme, comme chef de la délégation composée de bras cassés, vadrouilleurs et troubadours de la République démocratique du Congo, en remplaçant celui qui brille par son absence éternelle, Alias "Joseph Kabila", le barbu et incapacitaire de Kingakati. Devenu "Millionnaire" du dimanche, avec des millions cachés, Bruno Tshibala Nzenze, le repu de la République avait hâte que le Sommet se clôture pour passer à Dubaï et faire des emplettes.

Amener des vadrouilleurs-troubadours à un Sommet stratégique où l'avenir de la RDC en dépend, est un non-sens. Que pense Bruno Tshibala Nzenze de la désignation de la rwandaise Louis Mushikiwabo au Secrétariat Général de l'OIF ? Pourquoi la RDC n'a pas postulé ? Quelles sont les raisons ? Il n'y a donc aucun congolais capable d'occuper ce poste ? Pourquoi la RDC ne s'est pas abstenue de voter pour Louise Mushikiwabo ? Avec tous les crimes contre l'humanité que la soldatesque rwandaise a commise sur le sol congolais, le pillage des ressources congolais et le recel de mêmes ressources la RDC donne sa voix au Rwanda ? Mais quel genre de politicailleur est Bruno Tshibala Nzenze ? Porter des lunettes noires en plein jour ne suffit plus.

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Erevan: Emmanuel Macron au mémorial du génocide arménien de Tsitsernakaberd

Emmanuel Macron, Président de la République au mémorial du génocide arménien

Avant de participer jeudi 11 octobre 2018 au sommet de la Francophonie en Arménie, Emmanuel Macron a fait une étape mémorielle. Accompagné de son épouse Brigitte, le président de la République s’est rendu au mémorial du génocide arménien de Tsitsernakaberd. Il s’est recueilli devant la flamme éternelle et le couple présidentiel a planté un sapin, comme des dizaines d’autres personnalités internationales.

La France "s’incline" devant les victimes du génocide arménien et "n’oubliera jamais" ce qu’ils ont enduré. Geste fort de la part du Président Macron. au mémorial du génocide commémorant les massacres d’au moins un million d’Arméniens de l’Empire ottoman entre 1915 et 1917. Une immense flèche qui se dresse vers le ciel, sur une colline d’Erevan, avec dans une crypte une flamme éternelle.

« La France n’oubliera jamais et portera le combat pour la vérité et de la reconnaissance » de ce génocide que Paris a reconnu en 2001, a écrit Emmanuel Macron dans le livre d’or du musée.

Après sa visite au mémorial, Emmanuel Macron a participé au sommet de la Francophonie, Emmanuel Macron a appelé à « réinventer » la francophonie, qui n’est « pas un club convenu, un espace fatigué mais un lieu de reconquête » des valeurs comme les droits de l’homme. S’adressant à une quarantaine de dirigeants au premier jour du XVIIe Sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le président français a souligné les reproches parfois faits à une Francophonie « trop institutionnelle ».

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Erevan: Michaëlle Jean est partie la tête haute du Sommet de la Francophonie !

Avoir le dictateur-autocrate Paul Kagamé dans son soutient gorge ne suffira pas à Louise Mushikiwabo, elle doit prouver qu'elle tient aux idéaux et valeurs démocratiques de la Francophonie. Si elle croit qu'être catapultée sur le poste de Secrétaire Général, elle pourra prendre en otage l'OIF et tout se permettre, elle se trompe lourdement. Le Rwanda criminel, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo, n'est pas un pays démocratique. A Erevan, pour ses adieux à l'OIF, Michaëlle Jean s'est habillée en blanc, signe de pureté et zénitude. Et pourtant, lors de son dernier discours aux Chefs d'Etat et membres des gouvernements, le 11 octobre 2018, elle était habillée en noire, signe de deuil et colère. Elle est brave, courageuse, emphatique, dynamique...mais Michaëlle Jean aura appris à travers ce qui lui est arrivée pour le XVIIè Sommet de la Francophonie à Erevan, que "Les États n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts" ! Elle qui était soutenu mordicus par le Canada et le Québec a vu ses soutiens s'étioler. Il ne dépend que de vous que ce XVIIè Sommet de la Francophonie à Erevan en 2018, tenu sur cette terre de mémoire, d’espoir et de renaissance, devienne le symbole lumineux de l’avenir que nous voulons pour et avec les jeunes générations. (...) Et disons-nous bien que l’immobilisme, l’atermoiement et les compromis sont déjà une forme de régression, car une organisation qui ruse avec les valeurs et les principes est déjà une organisation moribonde !

Bizarre, c'est Paul Kagamé, le dictateur-autocrate rwandais qui répond en anglais sur France 24, une télévision française pour défendre son ministre Kagamiste Louise Mushikiwabo et dégommer Michaëlle Jean: «Il y a un consensus africain autour de Louise Mushikiwabo, et d’autres pays aussi… voir Michaëlle Jean leur dire que c’est la mauvaise personne qui vient du mauvais pays, c’est triste (…) Ce n’est pas seulement le fait qu’elle ait tenu ces propos, c’est surtout la façon dont elle l’a fait… on pouvait voir qu’elle est amère, qu’elle est frustrée (…) Ce n’est pas à moi de décrire le caractère d’une personne, de présumer de ce (…) qui l’influence, ce n’est pas de mes affaires (mais) dire aux gens qui ont fait un choix (…) qu’ils ont tort, que ce devrait être elle et personne d’autre… en ce sens, je pense que ça montre le problème» ! La reconduction de Michaëlle Jean semblait gravement compromise depuis qu’au printemps dernier sa rivale avait obtenu le soutien de la France et de l’Organisation des États africains. Mais elle est devenue impossible il y a quelques jours alors qu’après des échanges entre Ottawa et Paris, le Canada et le Québec lui ont retiré leur appui. Dans le grand complexe sportif Karen Demirdjian, son discours d’adieu a néanmoins été chaudement applaudi.

À l’issue du Sommet de l’Organisation internationale de la francophonie vendredi à Erevan, en Arménie, c’est la Rwandaise Louise Mushikiwabo que les membres de l’Organisation ont désigné pour succéder à Michaëlle Jean au grand dam de cette dernière. Visiblement déçue, l’ancienne gouverneure du Canada a dénoncé de « petits arrangements entre États. »

« Sommes-nous prêts à accepter que la « démocratie », les « droits » et les « libertés » soient réduits à de simples mots que l’on vide de leur sens au nom de la real politique, de petits arrangements entre États, ou d’intérêts particuliers alors que cette aspiration légitime à plus de liberté, plus de justice, plus de dignité, plus d’égalité est une aspiration universelle, portée toujours plus énergiquement par les jeunes et par les femmes ? », s’est interrogée Michaëlle Jean comme pour dénoncer les arrangements diplomatiques et géopolitiques entre la France, le Canada et le Rwanda contre elle.

« Sommes-nous prêts à accepter que les organisations internationales soient utilisées à des fins partisanes, alors que nous avons besoin, comme jamais, de nous unir dans un multilateralisme rénové et volontaire pour trouver des réponses et des solutions transnationales à des menaces et des défis désormais transnationaux ? », a-t-elle fulminé dans son discours.

« C’est sous votre impulsion que la francophonie a élargi ses missions, qu’elle s’est affirmée comme une francophonie politique et diplomatique », a-t-elle lancé à l’adresse des 84 chefs d’État et de gouvernements présents au 17e Sommet de l’OIF. « Les valeurs valent pour tous les temps, pour tous les peuples et toutes les nations », mais « nous voyons métastaser le désenchantement de la démocratie », a-t-elle affirmé.

Pour défendre son bilan de quatre ans à la tête de l’OIF, Michaëlle Jean estime que ses réalisations sont aussi celles de tous les membres de la francophonie. «…le bilan de mon mandat, que je vous présenterai, est aussi votre bilan, la somme de tout ce que nous avons porté et construit, ensemble, durant ces quatre années, dans le droit fil de ce que mes illustres prédécesseurs avaient engagé aussi, et ce grâce à la mobilisation constante et à l’expertise de tous les acteurs et de tous les réseaux de la francophonie. »

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dimanche 14 octobre 2018

OIF: Le Rwanda, fils prodigue de la Francophonie, est catapulté au Secrétariat Général !

Louise Mushikiwabo, désignée ou élue à l'OIF ? Photo Réveil FM International

Au détriment de la charte de la Francophonie, les Nonces Franco-Rwandaises sont consommées à Erevan avec Louise Mushikiwabo au poste de Secrétaire Général de l'OIF. La célébrité de la Kagamiste plus plus, la plus fidèle du dictateur rwandais, Louise Mushikiwabo, s’est construite sur la haine de la France, elle ne manque jamais une occasion de taper sur les militaires et les politiques français accusés de complicité de génocide de 1994. Louise Mushikiwabo a défendu fermement la décision du dictateur Paul Kagamé de faire de l’anglais la langue d’enseignement et langue d’administration. Et du Rwanda, le 54ème membre du Commonwealth. La diablesse de Kigali n’a aucun état d’âme pour justifier enlèvements et assassinats d’opposants à l’étranger. il y a quatre ans, Louise Mushikiwabo faisait détruire au bulldozer le centre culturel français ! Elle a craché à de nombreuses reprises sur la Justice française qui instruit sur l’attentat contre l’avion de Habyarimana. Le 11 novembre 2016, elle a ainsi menacé de publier « une nouvelle liste de hauts responsables politiques français accusés de complicité dans le génocide de 1994 contre les Tutsis ». Louise Mushikiwabo est le haut-parleur d’un des pires dictateurs de la planète. Paul Kagamé est élu avec des taux soviétiques, enferme et tue ses opposants, crache sur la liberté de la presse… Les valeurs promues par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) ne sont-elles pas « la démocratie, les droits de l’homme, l’État de droit et la justice » ?

Machiavel des Grands Lacs, Paul Kagamé n'a cessé de cracher sur la France. On ne peut comprendre que cet homme, devenu véritable bête du pouvoir et un petit fils de Mobutu et Sékou Touré et tout ce qui peut désigner la dictature bestiale africaine, s’organise chaque fois pour tirer sur la France. Pour le dictateur-autocrate sanguinaire Rwandais, la France, les médias et les ONG prennent un malin plaisir à souffler sur les braises en qui concerne son pays. Paul Kagamé, l'Ogre de Kigali, à l'Elysée s'exprime en anglais narguant le peuple français. La France n'a plus d'ambassadeur à Kigali depuis des années, ce qui n'empêche pas le Rwanda d'avoir son ambassadeur à Paris. La langue française est reléguée à la quatrième place après le Kinyarwanda, l'anglais, le swahili...elle a été bannie de l'école, université et justice. Louise Mushikiwabo est la seule ministre kagamiste qui parle français. A Erevan, Paul Kagamé à l'issue du XVIIè Sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie s'est exprimé sur France 24 en Anglais. Et c'est lui qui s'est chargé d'abattre Michaëlle Jean, la Secrétaire Générale sortante.

Le Rwanda est un petit pays francophobe. Dans ce pays on hait la France et les Français. Louise Mushikiwabo est la seule ministre du gouvernement dictatorial de Paul Kagamé qui parle français. Le Rwandais est membre du Commonwealth, la français ne mène nulle part avait déclaré Louise Mushikiwabo, la plus frondeuse et l'anti-francophonie il y a encore quelques années. C'est Louise Mushikiwabo qui n'a jamais dénoncé les exactions rwandaises. Elle qui est une femme n'a jamais dénoncé les arrestations arbitraires du régime de Paul Kagamé envers les femmes. Au Rwanda, l'opposition n'existe pas. Les journalistes sont muselés et bâillonnés. La presse n'est pas libre. Les journalistes sont transformés en thuriféraires du régime. Les droits de l'homme sont bafoués et foulés aux pieds par le régime dictatorial de Paul Kagamé. Et c'est la Rwandaise Louise Mushikiwabo qui a été catapulté au Secrétariat Général de l'OIF.

Cela fait 24 ans que le Rwanda diabolise arbitrairement la France, humilie outrageusement la France, insulte de manière abusive la France et accuse la France à cause du génocide de 1994, qui est devenu un fonds de commerce. On nous bassine matin, midi et soir sur le génocide rwandais des Hutus et Tutsis... et les 8 millions de congolais tués par la soldatesque rwandaise ? Les prétendus rwandais victimes sont devenus des bourreaux d'un peuple voisin pacifique: le peuple congolais. Qui a levé son petit doigt ou élever la voix pour dénoncer ? Tous ceux qui tentent de dire la vérité sont marginalisés. Paul Kagamé, le Nazi africain, le "Kapita" des pillards Anglo-Saxons, a tué plus qu'Adolphe Hitler en seconde guerre mondiale. Mais c'est lui que les médias occidentaux encensent pour l'unique raison grâce au Génocidaire de Kigali, les occidentaux peuvent piller en toute impunité les ressources de la République démocratique du Congo. Avec quels moyens, Paul Kagamé a-t-il reconstruit le Rwanda ? Si ce n'est par le pillage organisé des ressources de la République démocratique du Congo !

Pour nous rafraîchir la mémoire, nous revenons sur l'ouvrage de l'un des meilleurs journalistes d'investigation en France, Charles Onana, Europe, crimes et censures au Congo, Editions Duboiris, Collection : Secrets d'Etat, 2012.

"Pour les dirigeants de Bruxelles, les millions de morts du Congo ont nécessairement moins d’importance que les « 800.000 » victimes tutsi du Rwanda. Ces victimes congolaises ont d’autant moins d’importance que leurs bourreaux sont précisément des rebelles tutsi du Rwanda. C’est ce parti pris obscène qui choque aussi les Congolais. Une victime quelle que soit son origine ethnique, son appartenance religieuse ou sa couleur mérite d’être considérée et respectée. Ce n’est pas le cas actuellement dans les Grands Lacs. Les victimes congolaises et hutu ne sont pas traitées à égalité avec les victimes tutsi, et ce, depuis bientôt vingt ans. Cela est inacceptable, pervers et dangereux pour l’avenir et pour l’histoire. Le comportement des dirigeants européens et celui des organisations internationales est, dans cette tragédie, contraire aux principes d’équité, d’impartialité et d’égalité de traitement". - Charles Onana.

Charles Onana, journaliste d'investigation

Peu de journalistes, encore moins d’historiens ont analysé le génocide rwandais dans la perspective géopolitique globale de la déstabilisation de la région des Grands Lacs et de sa recolonisation rampante.

Mettre en rapport le génocide rwandais – élément déclencheur qui a permis l’arrivée au pouvoir de Paul Kagamé -, la crise du Congo, le régime d'Alias Joseph Kabila, la crise de la région des Grand Lacs, et le régime Paul Kagamé qui en est l’acteur majeur, avec ses complicités dans l’Union européenne et en Occident : c’est ce que fait le livre de Charles Onana, journaliste d’investigation franco-camerounais. Dont nous partageons les analyses.

"Je ne comprenais pas pourquoi l’Europe, qui prône la défense des droits humains et de la démocratie, s’accommode tant du trucage des élections au Rwanda et en RDC et de la violation des droits de la personne dans ces deux pays, dit-il. Je m’étonnais aussi du silence persistant en Europe sur le harcèlement des militants des droits humains et leur assassinat tant au Rwanda qu’en RDC. J’ai donc décidé d’enquêter dans « l’arrière-cuisine » de la diplomatie européenne".

A partir des notes internes du Conseil de l’Europe, des rapports restreints de la Commission Européenne et des confidences de diplomates et de hauts fonctionnaires européens, Charles Onana dans son livre EUROPE, CRIMES ET CENSURE AU CONGO (Editions Duboiris)

- apporte de nombreuses preuves sur la bienveillance des institutions européennes à l’égard du régime de Paul Kagamé dans ses actions criminelles en République démocratique du Congo.

Dans ce livre riche en révélations et documents inédits, on découvre notamment :

· Comment Joseph Kabila a été imposé à la tête de la République démocratique du Congo (RDC) en 2006 par George Bush et de Jacques Chirac au moyen d’élections truquées et financées par l’Union Européenne (UE) ;

· que la condition exigée à Alias Joseph Kabila pour rester au pouvoir était qu’il se taise sur les incursions rwandaises à l’Est de la République démocratique du Congo et sur les atrocités commises par les hommes de Paul Kagamé ;

· que malgré la multiplication des rapports internes attestant clairement de la présence des soldats rwandais à l’Est de la RDC, l’UE nie officiellement l’invasion du Congo par le Rwanda et censure tout discours mettant en cause Paul Kagame et ses hommes ; · que l’Union européenne a dépensé plusieurs millions d’euros pour bâtir une armée congolaise avec des truands, des violeurs et des criminels contre l’Humanité, malgré les inquiétudes de certains hauts fonctionnaires sur ce « brassage » périlleux.

Au terme de cette enquête délicate et dérangeante, qui nous mène des bureaux feutrés de Bruxelles, où l’on étouffe surtout les scrupules, aux dangereuses forêts de l’Est du Congo peuplées de réfugiés, de tortionnaires, d’enfants-soldats et de chercheurs de coltan, en passant par les salles de réunion de l’ONU, on mesure à quel point l’écart est grand entre les valeurs proclamées par l’Union européenne et la réalité de ses interventions sur le terrain. Un tableau terrifiant qui met à mal le prestige des institutions européennes, qui pose questions sur l’idéologie de l’Union européenne et qui peut légitimement inquiéter le contribuable européen quant au bien-fondé et aux véritables objectifs de la diplomatie de Bruxelles en Afrique et au Congo.

«L’UNION EUROPÉENNE CENSURE L’IMPLICATION DU RWANDA DANS LA CRISE CONGOLAISE»

Lors d’une interview exclusive accordée à JamboNews à Bruxelles (2), Charles Onana, avait répondu aux questions autour de son livre consacré à la RDC et au Rwanda. Il a notamment évoqué le rôle du Rwanda dans la crise congolaise ainsi que le silence de l’Union européenne au vu de tous les épisodes tragiques observés en République démocratique du Congo depuis le début des hostilités en 1996.

Charles Onana part d’une constatation simple selon laquelle l’Union européenne parle moins de l’implication du Rwanda dans les conflits armés qui secouent le Congo. Tout récemment, suite aux rapports des experts de l’ONU accusant le Rwanda de soutenir des rebellions en RDC, Charles Onana dit avoir constaté que le discours de l’Union européenne ménageait beaucoup Kigali et l’épargnait d’une interpellation directe sur son rôle dans la déstabilisation de la RDC. « C’est la raison pour laquelle j’ai enquêté sur les processus de décision au sein de l’Union européenne. Qui influence qui et dans quel but ? » a t-il notamment déclaré.

Dans le cadre de ses investigations, Charles Onana confie avoir obtenu plusieurs documents tenus secrets des institutions européennes, documents parfois issus des rapports des envoyés spéciaux de l’Union européenne dans la région des Grands Lacs. Sans doute des pièces à conviction. « En effet, ces documents n’étaient pas destinés à être rendu public. En ayant ces documents, j’ai pu reconstituer les pièces manquantes du puzzle. En outre, les témoignages des diplomates m’ont aidé », a indiqué Charles Onana. Ce dernier a également révélé l’échange qui a eu lieu en 2003 entre le président de la RDC Joseph Kabila et Javier Solana, Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne.

Selon Charles Onana, Joseph Kabila avait écrit à Javier Solana pour mettre en place une police intégrée en vue d’assurer la sécurité du processus électoral en RDC. Onana déplore que cette initiative ne fût guère pour l’intérêt de la population congolaise. Décriant par ailleurs la passivité et l’incompétence de Joseph Kabila, Charles Onana a affirmé que le président congolais est une émanation de l’AFDL et du Rwanda.

KAGAME, OMBRE ET LUMIÈRE

Côté lumière, le dictateur-autocrate sanguinaire Paul Kagame est largement crédité de la spectaculaire transformation du pays depuis 20 ans avec une incontestable réussite économique et la forte éradication de la corruption. Dévasté et traumatisé lorsque les rebelles du FPR prirent le pouvoir en 1994, mettant fin à un génocide qui venait de faire environ 800.000 morts essentiellement dans la minorité tutsi, le Rwanda a enregistré ces dernières années la croissance la plus forte d'Afrique de l'Est.

Mais détracteurs du régime et observateurs dénoncent un monopartisme de fait - bien que onze partis soient enregistrés officiellement - et l'absence de liberté d'expression.

Côté ombre, les critiques visent la démocratie de façade, mais aussi et surtout la politique extérieure du régime Paul Kagamé et ses interventions chez ses voisins. Et particulièrement le rôle du Rwanda dans la crise congolaise.

Ainsi Charles Onana met en cause à la fois l’interventionnisme déstabilisateur du Rwanda dans la région des Grands Lacs et singulièrement au Congo (RDC), mais aussi son rôle comme agent des multinationales …

«LE RWANDA DE KAGAME EST DEVENU L’AVOCAT DE LA RECOLONISATION DE L’AFRIQUE»

Charles Onana n’a pas non plus eu des mots tendres envers le régime de Paul Kagamé. «Kagamé mène une guerre économique au Congo. Aujourd’hui, on a la démonstration de cette assertion. Depuis longtemps, les gens avaient sous-estimé le rôle du Rwanda comme un sous-traitant des multinationales. Le Rwanda de Kagamé est devenu l’avocat de la recolonisation de l’Afrique», déclare Charles Onana.

Charles Onana soutient que le Rwanda a des agents et des lobbies très actifs au sein des institutions européennes parmi lesquels, le non moins influent Louis Michel – leader libéral belge, ancien ministre et commissaire européen -, initiateur du groupe « les amis du Rwanda » au sein du parlement européen, pour vous dire le travail abattu en coulisses.

Dans une autre interview au journaliste Robert Kongo, Onana revient sur «Le rôle de Louis Michel, ancien ministre et commissaire européen », « majeur dans cette action de lobbying. Ces dernières années, ses prises de position aussi bien au sénat belge qu’au sein de la commission européenne ont été déterminantes. Par exemple, il s’est opposé à la proposition d’un diplomate allemand qui demandait l’adoption de sanctions économiques contre le Rwanda après la publication des rapports de l’ONU prouvant l’implication des troupes rwandaises dans le pillage et la déstabilisation de la RDC. Louis Michel a considéré qu’envisager des sanctions contre le Rwanda serait contre productif. Pour lui, « Kagame est un visionnaire » et son pays serait un « pôle de stabilité » dans les Grands Lacs. Louis Michel a ouvertement pris fait et cause pour le régime dictatorial de Kagame et s’échine à le défendre coûte que coûte au sein des institutions de Bruxelles ». « Les compte-rendus du sénat belge sont à ce sujet édifiant, rappelle Onana. On y découvre un Louis Michel agissant et parlant non pas comme un ministre belge mais plutôt comme « un militant rwandais » plaidant la cause de son « visionnaire » de Kigali. Il a même osé créer une association des amis du Rwanda au lendemain de la publication du rapport Mapping de l’ONU en 2010. Il était partout, courant et transpirant pour un utopique « dialogue entre Kinshasa et Kigali ». L’impartialité de cet ancien commissaire européen n’a jamais été de mise dans la crise des Grands Lacs.»

POURQUOI CE RÔLE HONTEUX DE L’UE DANS LA REGION DES GRANDS LACS ?

Sans toutefois entrer en profondeur sur la notion de stabilité, Onana justifie le soutien indéfectible de l’Union Européenne au Rwanda par la garantie qu’il offre sur la stabilité de leurs intérêts dans cette région. Raison pour laquelle selon lui, l’UE continue de se voiler la face sur la situation dans la région des Grands-Lacs. Malgré les violations des droits de l’Homme au Rwanda, l’Union européenne continue toujours à apporter son soutien à ce régime dictatorial. Eu égard à ce qui précède, l’UE ne respecte donc pas ses propres principes, a conclu Charles Onana.

Charles Onana donne l’exemple de la participation de l’UE dans la répression et le truquage des élections au Congo : « le chef de la diplomatie européenne (Javier Solana) et Joseph Kabila ont eu plusieurs échanges téléphoniques et épistolaires. Le président congolais lui a adressé une requête le 20 octobre 2003, dans laquelle il demandait la création d’une unité de police intégrée chargée d’assurer la sécurité des institutions de la transition en RDC. Ce dispositif sera effectivement mis en place, appuyé et supervisé par EUPOL (la Mission Européenne de Police).

Il aura pour objectif d’assurer la sécurité des bureaux de vote, la protection des urnes et celle des membres de la commission électorale indépendante. En réalité, l’unité de police intégrée a servi à empêcher toute contestation des Congolais à la suite d’un scrutin qui devait donner Joseph Kabila gagnant.

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Francophonie: Le premier couac, Louise Mushikiwabo désignée ou élue à Erevan ?

Louise Mushikiwabo, "désignée" ou "élue" à l'OIF ?

On ne peut pas enfariner tous les journalistes. Jacques Kabalé, ambassadeur du Rwanda en France, a tenté vainement de me convaincre que Louise Mushikiwabo était la candidate de l'Union africaine (UA) et que 29 pays avaient voté pour elle. Ce que Jacques Kabalé a oublié de dire est que l'Union africaine, ce syndicat des dictateurs-autocrates et Dinosaures africains est présidé par le Rwandais Paul Kagamé, Hitler Africain. Le fameux ambassadeur rwandais a oublié aussi dire que lors du sommet de l'Union africaine à à Nouakchott, en République Islamique de Mauritanie, le lundi 2 juillet 2018, c'est Louise Mushikiwabo, ministre rwandaise des Affaires étrangères, qui a placé sa candidature à l'OIF à l'ordre du jour et a exigé que l'Afrique parle d'une seule et même voix sur sa candidature pour remplacer Michaëlle Jean. Mentez, mentez, mentez...il en reste toujours quelque chose !

Nous sommes plusieurs journalistes qui quittons le Centre de presse du XVIIè Sommet de la Francophone pour la salle de presse pour la conférence de presse commune. Et nous étions tous convaincus de la présence du Président Emmanuel Macron et son homologue Arménien à cette conférence de presse.

Et Louise Mushikiwabo, la nouvelle Secrétaire Générale " désignée" de l'OIF devait être aussi présente, à côté du Président Tunisien. La Tunisie étant le pays hôte du prochain Sommet de la Francophonie en 2020. Le président français Emmanuel Macron a appelé lors d'un discours prononcé jeudi 11 octobre 2018 à l'ouverture du 17ème sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie, les pays membres à soutenir le président Béji Caïd Essebsi. "Je veux ici souligner le courage du président Essebsi, qui, alors que nous vivons la montée des obscurantismes et de celles et ceux qui voudraient enfermer tout un continent dans une lecture déformée d’une religion, s’est dressé et a appuyé des textes fondamentaux pour le droit d’être libre, les droits des femmes, le droit dans le mariage, le droit dans l’héritage… Alors que tous les autres avaient peur, alors que les obscurantistes disaient de ne pas le faire, le président Essebsi l’a fait et nous devons le soutenir dans ce combat. Nous serons là, Président. Ne cédez rien, ne cédez rien dans ce combat… Vous venez d'un pays où l’indépendance a été faite par un grand Président, qui a éduqué les femmes et les hommes, les petites filles et les garçons.. Vous venez d’un pays qui a été un exemple dans la francophonie et dans la conquête de l’Afrique. Vous venez d’un pays qui nous rend fiers et nous a rendu fiers. Alors nous continuerons à être là ! Et pour ce combat pour le droit des femmes". Il a également rendu hommage à Bourguiba "le libérateur de la femme".

Le président français a salué l’apport important de la Tunisie en tant que pays fondateur de l’Organisation internationale de la Francophonie, qui « a fortement contribué aux succès enregistrés par cette institution, notamment dans la consécration des principes de la coexistence pacifique et de la coopération entre les pays ayant le français en partage ». Il s’est aussi félicité de l’organisation, par la Tunisie, du prochain Sommet de la Francophonie, en 2020, se déclarant confiant en la capacité de la Tunisie, cette démocratie naissante, à faire réussir cette importante manifestation francophone qui coïncide avec la célébration du 50e anniversaire de l’Organisation internationale de la Francophonie.

Le Président Tunisien Béji Caïd Essebsi qui ne restera pas longtemps sur la tribune, Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d'Etat Français auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères et Louise Mushikiwabo avec son chevalet: "Secrétaire Générale "Désignée" ! Photo Réveil FM International

Le Président Tunisien Béji Caïd Essebsi qui ne restera pas longtemps sur la tribune, Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d'Etat Français auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères et Louise Mushikiwabo..eh hop le chevalet est changé: "Secrétaire Générale "Élue" !. Photo Réveil FM International

Les journalistes ont attendu plusieurs heures d'une heure, avant que la valse de chevalets porte-noms. Le drapeau de la France a été enlevé à deux reprises puis remis en dernière minute. Le chevalet de la Secrétaire Générale "désignée" y est demeurée tout le temps sans que le service de protocole ne s'en rende compte. Il y a une différence lexicale entre être désigné et être élue. Et cela implique la légitimité. Louise Mushikiwabo a été désignée comme Secrétaire Générale de l'OIF, sa légitimité se limité aux Chefs d'Etat et membres des gouvernements qui l'ont choisi. Louise Mushikiwabo n'a aucune légitimité des peuples francophones. La Francophonie institutionnelle se fourvoie avec la désignation d'un francophobe à la tête de son organisation, elle devra assumer.

La légitimité est un concept qui trouve ses origines dans le terme latin lex-legis, racine des mots légal, légitime, mais aussi loyal. Étymologiquement, la légitimité est le caractère de ce qui est fondé en droit et/ou en justice (Laufer et Burlaud, 1980). Le concept de légitimité renvoie donc aussi bien à la loi, au droit, au juste et à la fidélité (Boddewyn, 1995) et évoque le fondement du pouvoir et la justification de l’obéissance qui lui est due. la légitimité est « une condition ou un statut qui existe quand le système de valeurs d’une entité est congruent avec le système de valeurs porté par le plus grand système social auquel l’entité appartient » (Dowling et Pfeffer, 1975, p.122).

Louise Mushikiwabo, la plus Kagamiste des ministres rwandais doit se légitimer à l'OIF, par des actions qui respectent la charte de ce dernier. Agir en dictatrice en pagne à l'OIF serait une aberration que personne ne saurait tolérer.

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Erevan: Un "Modérateur-Museleur" qui bâillonne pour Louise Mushikiwabo !

Arménien Modérateur-Museleur des journalistes à Erevan

Le rôle d'un journaliste est de poser des questions. Le maxime d’Albert Londres résume l’idéal de ce professionnel de l’information qui reste une référence pour de nombreux journalistes francophone dans le monde : "Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie" ! . Pour le XVIIè Sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie, pas moins de 500 à 600 journalistes étaient présents. Dans une conférence de presse, c'est le premier qui lève le doigt à qui on donne la parole: il se présente, indique son média et pose sa question. Ce n'est pas au modérateur de commencer à chercher à qui donner la parole. Et bien, à Erevan au XVIIè Sommet de la Francophonie, nous avons eu affaire à un "Modérateur-Museleur".

Arménien Modérateur-Museleur des journalistes à Erevan

Il n'a donné la parole qu'aux journalistes blancs ! Pas un journaliste noir de l'Afrique Francophone n'a été autorisé à poser de question. Fallait-il protéger Louise Mushikiwabo jusqu'à ce point ? Le Modérateur-Museleur a même donné la parole à un journaliste Rwandais qui a accompagné Louise Mushikiwabo pour une question qui n'en était pas une à part le côté dithyrambique, courbette, félicitations...Pourquoi avoir muselé des journalistes noirs ? N'ont-ils pas eux-aussi droit à poser des questions à Louise Mushikiwabo, Secrétaire Général de la Francophonie ?

Arménien Modérateur-Museleur des journalistes à Erevan

J'étais au second rang, derrière Monsieur Jacques Kabalé, ambassadeur du Rwanda en France, en face de la tribune. J'étais le premier à lever mon doigt pour poser ma question à Louise Mushikiwabo. Le Modérateur-Museleur m'a fait signe de la tête, mais il a fait passer le micro à un journaliste qui lisait sa question écrite sur un bout de papier. Je me suis levé donc, le Modérateur-Museleur" a fait passer le micro à l'extrême droite pour notre consœur de France 24. Toujours débout, il a donné la parole à une journaliste qui était derrière moi.

A la fin de la conférence de presse, je l'ai retrouvé au centre de presse dans un bureau. Face ma protestation, me prenant pour un nigaud, le fameux "Modérateur-Museleur", qui avait reçu pour instruction de ne pas donner la parole aux journalistes noirs, car parmi eux il y a ceux de la République démocratique du Congo vivant en France, m'explique qu'il n'avait que 40 minutes et il était prêt de me donner son mail pour que j'écrive ma question qu'il va transmettre. Quelle outrecuidance ? Quelle petitesse d'esprit ?

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vendredi 12 octobre 2018

OIF: Michaëlle Jean-femme 4 ans, Abdou Diouf-homme 12 ans !

Michaëlle Jean, la brave Secrétaire Générale de l'OIF

Le centre de presse est à moitié pleine, donc presque vide, alors que hier, il grouillait des journalistes, caméra-mens, photographes...Pourquoi ? Parce que le XVIIè Sommet de la Francophonie n'a plus d'enjeu important et majeur. L'élection de Louise Mushikiwabo, la Kagamiste ministre du dictateur-autocrate Paul Kagamé, au poste du Secrétaire Général de l'OIF est "Boutiquée" ! Sa pseudo-élection grugée sera actée dans quelques heures. La France qui a placé sur orbite la candidature Louise Mushikiwabo, dans 4 ans ne risque-t-elle pas de regretter son choix actuel ?

Pour Michaëlle Jean, l'OIF aura été une essoreuse 4 ans seulement, pour la première femme francophone qui aura occupé ce poste. Et pourtant, pendant 12 ans, Abdou Diouf a été la voix et le visage de la Francophonie institutionnelle. Personne n'avait rien à dire ! N'est-ce pas le même Abdou Diouf qui avait organisé le XIVè Sommet de la Francophonie à Kinshasa en 2012, alors même qu'Alias Joseph Kabila venait de commettre un second hold-up électoral, aux élections présidentielles de novembre 2011, en République démocratique du Congo ? A-t-on oublié, que les Congolais voulaient intenté un procès contre Abdou Diouf pour son Sommet à Kinshasa ? La parade était toute trouvée: La Francophonie a intérêt d'aller dans des pays à démocratiser...et la charte de la Francophonie donc ? Et cela fait 17 ans maintenant qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale règne par défi.

Louise Mushikiwabo, la kagamiste ministre du dictateur rwandais Paul Kagamé

Le Rwanda obtient tout ce qu'il veut au nom du génocide de 1994. Le denier butin en date, le Secrétariat Général de la Francophonie. Pendant ce temps, la diplomatie du plus grand pays francophone la République démocratique du Congo demeure aphone et inaudible. Que dire de plus des 10 millions des congolais morts à l'Est de la République ? Le Rwanda n'est pas un pays démocratique. Le Rwanda n'a pas du coltan dans son sous-sol mais par miracle, il est le premier producteur de ce minerai stratégique. Le Rwanda pille les ressources de la République démocratique du Congo. "Sommes-nous prêts à accepter que la démocratie, les droits et les libertés soient réduits à de simples mots que l’on vide de leur sens au nom de la réal politique, de petits arrangements entre États, ou d’intérêts particuliers?", s'interroge Michaëlle Jean dans son discours devant aux Chefs d'Etat.

La Francophonie des peuples va à l'encontre de la Francophonie institutionnelle. La politisation de la Francophonie n’a pas commencé avec Abdou Diouf. La Francophonie institutionnelle qui est née à Niamey le 20 mars 1970, à l’initiative des pères fondateurs qui s’appelaient Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Hamani Diori (Niger) et Habib Bourguiba (Tunisie), avait des visées d’abord culturelles et techniques, comme le nom de l’organisation que crée la charte signée par 21 États francophones le rappelle : Agence de coopération culturelle et technique (ACCT).

La dimension politique de la Francophonie s’affirme peu à peu avec l’apparition des Sommets des chefs d’États et de gouvernements dont la première édition a eu lieu en 1986. Mais c’est avec la désignation d’un secrétaire général à partir de 1997 que le versant politique a été formellement intégré dans la structure institutionnelle de la Francophonie. Haut fonctionnaire et diplomate sur le modèle du patron de l’ONU, le secrétaire général de la Francophonie est le porte-parole politique de cette communauté et assure sa visibilité au niveau international.

Ce n’est sans doute pas un hasard si le tout premier secrétaire général de la Francophonie ne fut autre que l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali (1997-2002), l’ancien secrétaire général de l’ONU. La désignation de ce dernier aux manettes de l’OIF révèle l’orientation résolument politique que les chefs d’État et de gouvernement de l’espace francophone voulaient donner à leur mouvement, afin sans doute de mieux peser sur les grands débats mondiaux. Cette politisation était d’autant plus indispensable que la Francophonie était devenue entre-temps un mouvement transcontinental, avec de plus en plus d’États, plus francophiles que francophones, rejoignant ses rangs. L’enjeu est devenu désormais planétaire.

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Erevan: Le dernier discours de Michaëlle Jean, "La Francophonie au milieu du village" !

Michaëlle Jean ne rempile pas au poste de Secrétaire Général de l'OIF

Durant son mandat de Secrétaire Général de l'OIF, Michaëlle Jean n'aura été reçu qu'une seule fois à l'Elysée pour 45 minutes. Il y a 4 ans, la Canadienne d'origine haïtienne avait été élue, le dimanche 30 novembre 2014, à Dakar, pour prendre la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie. Ce jour là, certains Chefs d'Etat avaient quitté la salle, pour signe de protestation, dont Alassane Ouattara de la Côte d'Ivoire, suivi de Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, qui avait son candidat Henry Lopez, écrivain et son ambassadeur à Paris depuis des années. Michaëlle Jean avait succédé à Abdou Diouf avec ses 12 ans de pantouflage. Elle était une femme de l'Amérique du Nord, pas une africaine. Or les dinosaures, Mammouths, dictateurs africains considèrent que le Secrétariat Général de l'OIF, revient à l'Afrique. C'est un deal qu'ils avaient conclu avec Jacques Chirac au Sommet de la Francophonie d'Hanoï en 1997! Donc depuis le départ d'Abdou Diouf, rare sont les Chefs d'Etat africains qui sont passés au 19-21 avenue Bosquet, dans le 7è arrondissement de Paris.

Avec sa voix qui porte, une larme au coin de l’œil, habillée en noire comme si elle faisait déjà son deuil, avec des signes de mérite sur sa poitrine gauche, Michaëlle Jean a tenu rappeler aux Chefs d'Etat et membres de gouvernements présents au XVIIè Sommet de la Francophonie à Erevan que son bilan était le leur. Qu'elle s'était battu pour remettre la Francophonie au milieu du village, que son bilan étant défendable, car elle n'a fait qu'appliquer et respecter la Charte de la Francophonie. Quant à Louise Mushikiwabo, la plus Kagamiste des ministres rwandais, la fidèle parmi les fidèles du dictateur-autocrate-sanguinaire Paul Kagame, elle serait l’une des rares à bénéficier de sa totale confiance, parait-il. D'après sa propre déclaration lors de la conférence de presse à Erevan à l'issue de sa désignation comme Secrétaire Général de l'OIF, Louise Mushikiwabo ne vient pas faire un miracle à la Francophonie ni inventer une roue ! Mais que vient donc faire cette anglophone dans la Francophonie ? Ses idées ne sont pas claires, elle ne sait pas ce qu'elle veut apporter à la Francophonie, elle a été catapulté pour des intérêts politiques. Etre ministre des Affaires étrangères d'un petit pays le Rwanda, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo, ne signifie en rien que la vision belliqueuse et belliciste, apporteront un plus à la Francophonie.

Rapport de la Secrétaire générale au XVIIe Sommet de la Francophonie

Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,

Mesdames et Messieurs,

J’ai à cœur de rappeler ici, devant vous, l’article premier de la Charte de la Francophonie adoptée en 2005 :

« La Francophonie, consciente des liens que crée entre ses membres le partage de la langue française et des valeurs universelles, et souhaitant les utiliser au service de la paix, de la coopération, de la solidarité et du développement durable, a pour objectifs d’aider à l’instauration et au développement de la démocratie, à la prévention, à la gestion et au règlement des conflits, et au soutien à l’État de droit et aux droits de l’Homme ; à l’intensification du dialogue des cultures et des civilisations ; au rapprochement des peuples par leur connaissance mutuelle ; au renforcement de leur solidarité par des actions de coopération multilatérale en vue de favoriser l’essor de leurs économies ; à la promotion de l’éducation et de la formation. »

Et s’il le faut encore, je vous rappelle les mots de Léopold Sédar Senghor, qui, dans le même esprit, dit la raison d’être de notre Organisation commune, c’était à quelques mois du premier Sommet des Chefs d’État et de gouvernement tenu à Versailles en 1986 : « Notre Francophonie n’est ni une tour ni une cathédrale. Elle s’enfonce dans la chair ardente de notre temps et ses exigences. »

Et c’est bien ainsi que nous engageons ensemble, d’un Sommet à l’autre, la Francophonie, au rythme du monde et partant « des exigences de notre temps ».

La Francophonie au rythme du monde, tel a été le fil conducteur du mandat que vous m’avez confié en 2014, au XVe Sommet, à Dakar, et j’en ai fait le titre du rapport d’activités que j’ai eu l’honneur de vous faire parvenir le mois dernier.

Mettre résolument la Francophonie institutionnelle au diapason des grands défis de notre temps, accompagner nos pays afin qu’ils puissent mieux répondre à ces enjeux inédits, proposer à nos populations des réponses concrètes, cohérentes et concertées, adaptées à la diversité des situations, telle a été la feuille de route que vous m’avez dictée à Dakar, et de nouveau, au XVIe Sommet, à Antananarivo, en 2016.

Fidèle à l’esprit et à la lettre de notre Charte, fidèle aussi, aux feuilles de route des Sommets, j’ai eu à cœur de décliner les quatre missions du Cadre stratégique 2015-2022, en adaptant les actions de notre Organisation aux exigences d’un monde de plus en plus complexe et en perpétuel mouvement.

Notre Organisation, je l’ai dit hier, est tout sauf fatiguée. Nous sommes debout et à pied d’œuvre, chaque jour et à votre demande.

C’est sous votre impulsion que la Francophonie , au fil de ces quelque cinquante ans, a renforcé ou élargi ses missions, pour répondre au plus près, oui des besoins et des aspirations nouvelles des populations, notamment des femmes et des jeunes, en matière d’éducation et de formation, en matière de développement durable, d’innovation technologique, d’entrepreneuriat.

C’est sous votre impulsion, que la Francophonie s’est affirmée comme une Francophonie politique et diplomatique, toujours plus sollicitée par ses pays membres, mais aussi toujours plus entendue et attendue par ses partenaires internationaux.

C’est sous votre impulsion, aussi, que nous nous sommes dotés de textes normatifs et de référence exigeants sur la pratique de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone ainsi que sur la prévention des conflits et la sécurité humaine, tout en les revisitant à la lumière des menaces nouvelles.

C’est en cela que le bilan de mon mandat, que je vous présente, est aussi votre bilan, la somme de tout ce que nous avons porté et construit, ensemble, durant ces quatre années, dans le droit fil de ce que mes illustres prédécesseurs avaient engagé aussi, et ce, grâce à la mobilisation constante et à l’expertise de tous les acteurs et de tous les réseaux de la Francophonie.

Et nous ne nous sommes pas contentés de nous adapter aux défis du monde, nous avons su aussi être à l’avant-garde quand il le fallait, démontrant que les principes et les valeurs au fondement de notre projet et de notre idéal valent pour tous les temps, tous les peuples et toutes les nations.

L’édition 2018 du rapport La langue française dans le monde, dont nous vous avons fourni les chiffres et les tendances, montre un irrésistible mouvement ascendant du nombre de francophones.

Nous sommes désormais 300 millions, en progression de 10% depuis 2014, grâce notamment à la vitalité démographique du continent africain qui regroupe désormais 59% des francophones.

La langue française, ce formidable levier de toute notre action, a certes un bel avenir devant elle, mais il faut pour cela qu’elle soit bien enseignée, il faut des dizaines de milliers de professeurs de plus et que tous les maîtres soient bien formés.

Il faut aussi que la langue française constitue pour tous ces jeunes, notamment africains, un facteur de réussite, qu’elle soit considérée par tous, comme un inestimable atout professionnel.

La Francophonie, qui a toujours été active pour l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche, connaît une montée en puissance dans ces domaines, et j’en suis fière, grâce à la création de l’Institut de la Francophonie pour l’Éducation et la Formation (l’IFEF), pleinement opérationnel depuis 2017 à Dakar, et qui est une réalisation forte du mandat.

Cet Institut rassemble les meilleurs contenus, tout ce qui se pense, se crée et s’accomplit de mieux dans l’espace francophone et dans le monde.

Devant l’importance du défi, l’urgence de la demande et l’ampleur de la tâche, il fallait fédérer toutes nos expertises : celles de nos Opérateurs directs, notamment l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l’Université Senghor d’Alexandrie, ainsi que les Conférences ministérielles permanentes de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports (la CONFEMEN et la CONFEJES) ; celles des partenaires internationaux, la Banque mondiale, le Partenariat mondial pour l’Éducation (PME) ou l’UNESCO, qui siègent d’ores et déjà au comité de pilotage de l’IFEF ; celles, surtout, des Ministères de l’Éducation de tous nos pays avec lesquels nous travaillons.

L’IFEF intervient aussi bien dans l’accompagnement de nos États et gouvernements membres pour la conception et la mise en œuvre de politiques éducatives cohérentes et novatrices, que dans la modernisation des approches, méthodes et outils pédagogiques, dans la formation des enseignantes et des enseignants. Rien qu’en Côte d’Ivoire, par exemple, nous en formons plus de 20 000 en ce moment.

L’objectif pour les prochaines années est de faire passer à une plus grande échelle les dispositifs IFADEM (Initiative pour la formation à distance des maîtres) et ELAN (École et langues nationales), pour lesquels nous sommes reconnus, parce que nous les avons déployés avec succès, respectivement dans 15 et 12 pays, afin d’augmenter par milliers les effectifs de professeurs, de formateurs et de cadres, sur des barèmes d’excellence.

L’enjeu est crucial pour l’avenir de la langue française, comme pour les perspectives de développement de nos pays.

En prenant appui sur la feuille de route d’Antananarivo qui plaidait « pour une croissance partagée et un développement responsable », l’OIF, a résolument mis l’accent sur la formation professionnelle, technique et technologique des jeunes. Et il y a une vraie urgence à lutter contre le chômage chronique des jeunes.

L’IFEF est désormais en mesure de concevoir des formations en adéquation avec les besoins en main d’œuvre qualifiée des secteurs prioritaires de l’économie. En à peine deux ans, 10 pays bénéficient déjà de cette expertise.

Je vous remercie, Monsieur le Président du Sénégal, d’avoir mis tout un immeuble à disposition des équipes de l’IFEF qui sont à pied d’œuvre.

Je salue votre engagement en faveur du financement de l’éducation, ainsi que le vôtre, Monsieur le Président de la République française. J’ai moi-même porté le plaidoyer fort de la Francophonie dès 2015, au Forum mondial sur l’Éducation organisé par l’UNESCO à Incheon, en République de Corée, et lors de l’édition suivante, à l’ONU en 2017, où vous avez accepté d’être les co-champions de cette cause.

La troisième « Conférence de reconstitution des fonds du Partenariat Mondial pour l’Éducation » (PME) que vous avez organisée à Dakar en février de cette année a su rassembler de nombreux autres chefs d’État africains ici présents, que je félicite.

Cette mobilisation a permis d’encourager les efforts de quelque 50 pays en développement qui consacrent parfois jusqu’à 20%, voire 30%, de leurs dépenses publiques à l’éducation, et de convaincre les décideurs mondiaux de refinancer substantiellement ce secteur.

Cela était d’autant plus essentiel que près de la moitié des 67 pays bénéficiaires des programmes du PME sont membres de notre Organisation qui a désormais le statut d’observateur au Conseil d’Administration de ce Partenariat.

Il s’agit là d’une vraie reconnaissance de l’OIF par les grands partenaires internationaux du domaine de l’éducation, et d’une nouvelle preuve, s’il en fallait, de notre rôle de plus en plus actif sur l’échiquier multilatéral où nous menons un vigoureux plaidoyer politique afin de faire émerger une mondialisation, plus équitable et plus responsable.

C’est vers cette mondialisation nouvelle, que la Stratégie économique pour la Francophonie que vous avez adoptée en 2014, nous demande de tendre. Nous l’avons couplée à la Stratégie numérique adoptée en 2012 au Sommet de Kinshasa. Cette Stratégie économique et numérique fait d’ailleurs de la formation et de l’emploi des jeunes, des femmes aussi, qui sont trop souvent les laissés-pour-compte de la croissance, l’une de ses principales priorités.

Et tous nous donnent raison, le FMI, la Banque mondiale, l’OCDE, et pas seulement. Investir dans les initiatives économiques portées par les jeunes et les femmes a un impact direct sur le PIB et la croissance.

La question de l’emploi constitue assurément un enjeu politique majeur. Sans perspective d’emploi, il ne peut y avoir de stabilité, ni même de sécurité pour quelque pays que ce soit.

C’est à partir de ce constat qu’a été déployée la programmation de l’OIF dans le domaine économique, et en particulier, ce programme phare de soutien à l’emploi par l’entrepreneuriat que j’ai tenu à mettre immédiatement en route dès 2015, en vous lançant à tous un appel à contribution, qui a bien été entendu, d’abord, généreusement, par le Canada, suivi du Sénégal et du Niger. Soyez-en tous remerciés.

Nous avons souhaité commencer dans 13 pays d’Afrique subsaharienne et de l’océan Indien.

Nous avons privilégié la démarche de co-construction avec les autorités nationales, les forces économiques locales, les collectivités, les partenaires institutionnels et académiques, - pensons à l’Observatoire de la Francophonie économique mis sur pied en 2017, à Montréal, l’OIF et l’AUF ensemble. Pensons aux chercheurs, à tous ces experts mobilisés !

Autant de synergies qui ont su produire des résultats encourageants dans les pays ciblés !

En trois ans d’efforts collectifs, nous voici aux côtés d’une centaine de structures nationales et de dispositifs d’accompagnement, d’espaces collaboratifs, d’incubateurs, d’accélérateurs de très petites, petites et moyennes entreprises et industries, ces TPME TPMI qui sont des moteurs de croissance qu’on ne peut négliger.

Plus de 20 500 femmes et jeunes entrepreneurs, dans des filières innovantes et porteuses, bénéficient déjà de notre appui, pour le renforcement de leurs capacités, leurs performances, leurs plans d’affaires.

Nous les voyons générer à leur tour quantité d’emplois et impulser des chaînes de valeurs plus solides et qualitatives. Quant à ces centaines de jeunes femmes et de jeunes gens dont nous accompagnons la maîtrise des nouvelles technologies et du numérique, nous soutenons leur exceptionnelle créativité en déployant partout « hackathons » et « innovathons », en appuyant aussi leurs capacités.

Quel bonheur de les voir produire des applications, des dispositifs d’utilité publique, des solutions adaptés à leurs communautés, leurs pays et au-delà ! Et ces jeunes que nous accompagnons ainsi, se sentent utiles, mis à contribution, reconnus, et ce sont des candidats en moins pour les passeurs, ceux qui poussent à la radicalisation, l’embrigadement, la pulsion de mort. C’est une course contre la montre, face à ceux qui cherchent à les convaincre de réussir leur mort, notre devoir c’est d’aider les jeunes à réussir leur vie.

Il nous faudra, sur cette lancée, capitaliser, consolider et pérenniser ! Je voudrais que vous soyez encore davantage de la partie.

Nous sommes un laboratoire de succès : c’est cela, la « Francophonie des solutions » !

À cette action de terrain, nous jumelons une action structurante et faisons aussi entendre avec force les voix, les perspectives et les attentes de nos pays, notamment à travers les Réseaux de ministres que nous accompagnons dans les enceintes économiques internationales : le Réseau des ministres du Commerce, très actif lors des réunions de l’OMC, celui des ministres des Finances des pays à faibles revenus que nous aidons à construire et à défendre leurs positions lors des assemblées du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, ce Réseau, enfin, des ministres chargés de l’Économie numérique que nous avons lancé, à votre initiative, Monsieur le Président de la République du Bénin, il y a deux jours, ici, au Forum économique d’Erevan.

Je veux vous remercier, Monsieur le Premier ministre d’Arménie, pour votre soutien à ce Réseau. Et je me réjouis que votre pays ait placé le Forum économique d’avant hier, sous le signe du numérique et de l’innovation, dont le Centre Tumo est un cœur battant, un modèle que vous voudrez, que nous voudrons voir disséminé dans tout l’espace francophone.

A travers ces Réseaux, nous aidons nos pays à anticiper les prochaines transformations radicales de l’économie mondiale, celle du financement du développement et de l’émergence, comme celle, vertigineuse, et à très court terme, de l’intelligence artificielle, de l’automatisation massive qui en découle, des transactions par chaîne de blocs, des cybermonnaies…

Ces mutations recèlent des risques majeurs d’exclusion qui demandent que nous nous saisissions résolument des enjeux, que nous ne soyons pas à la traîne face à ces multinationales, américaines ou chinoises qui sont les maîtresses du jeu.

Face à tous ces défis, nous voyons la nécessité, pour les États, de se concerter, pour les populations, de se rencontrer, pour les entreprises, de tisser des partenariats plus audacieux.

Nous avons donc créé pour les entrepreneurs de l’espace francophone des plateformes de réseautage qui facilitent ces partenariats, maillages, échanges de bonnes pratiques et d’expériences concluantes.

La plus récente étant celle des Femmes entrepreneures, élaborée dans le sillage de la Conférence des femmes de la Francophonie tenue à Bucarest, en novembre 2017. Je remercie la Roumanie qui s’est pleinement investie à nos côtés pour la réussite de ce grand rendez-vous où elles sont venues très nombreuses et de tous nos horizons. Parmi elles, 700 femmes entrepreneures ont répondu à l’appel, grâce aussi à la Suisse qui a contribué, à ma demande, pour en faire venir un bon nombre du Sud !

Excellences, « Femmes et jeunes en Francophonie, vecteurs de paix, acteurs de développement », tel était le thème du Sommet de Dakar. C’est fidèle à cette feuille de route, que je suis si fière de soumettre à votre approbation une solide « Stratégie pour la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, des droits et de l’autonomisation des femmes et des filles », qui se retrouvera de manière transversale, appliquée à l’ensemble de nos missions.

Car l’égalité entre les femmes et les hommes est un préalable essentiel pour l’atteinte des objectifs internationaux en matière de développement durable, comme de paix et de sécurité.

La contribution effective des femmes à la vie démocratique, leur prise en compte dans la prévention et la gestion des crises, sont essentielles.

Nous avons d’ailleurs déjà soutenu bon nombre d’initiatives visant à accompagner les femmes engagées dans la vie publique, notamment les candidates aux élections.

Cette mobilisation pour les droits des femmes participe d’un engagement plus large en faveur des droits et des libertés, du soutien indéfectible à l’État de droit et à la démocratie dans nos pays, d’une action déterminée pour la paix et la sécurité internationales.

J’en viens à la Francophonie politique édifiée en 30 ans d’efforts continus. Et si nous avons été toujours plus actifs dans ce domaine ces dernières années, c’est parce que tout nous donne raison.

La philosophie du projet porté par les pères fondateurs de la Francophonie, les valeurs et principes qui nous rassemblent et qui sont énoncés dans notre Charte, ainsi que l’esprit de solidarité qui nous caractérise : tout cela exige que nous allions toujours plus loin dans nos actions de coopération et d’assistance technique structurelle à nos pays les plus fragilisés et déstabilisés. Notre expertise est bien reconnue.

Nos textes normatifs et de référence que sont la Déclaration de Bamako pour le respect des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés, et la Déclaration de Saint-Boniface sur la prévention des conflits et la sécurité humaine, constituent des outils précieux que nous valorisons et continuerons d’utiliser encore mieux, après avoir engagé ces deux dernières années une réflexion approfondie sur leur mise en œuvre.

Et ce qui justifie, avant tout, la vigueur de cette action politique, ce sont les urgences du moment.

Depuis ma prise de fonctions en janvier 2015, notre espace a connu un nombre record d’élections, principalement en Afrique. En 3 ans, nous aurons déployé, dans une trentaine de pays, plus d’une centaine de missions d’appui technique aux scrutins et aux institutions, fichiers électoraux à constituer, audits à réaliser, contentieux à régler, formation d’observateurs nationaux, et des médias…, d’accompagnement politique également, pour un processus transparent, inclusif et, nous l’espérons toujours, apaisé.

L’OIF, pour tout cela, sait rassembler les expertises adaptées aux besoins de chaque pays. Nous connaissons le terrain. Là réside notre plus-value. Vous le savez, vous qui faites appel à nous à ces moments cruciaux des échéances électorales.

La toute dernière aura été chez vous, Monsieur le Président de la République du Mali, et nous avons aussi apporté notre appui en amont de la présidentielle qui s’est tenue dimanche au Cameroun où j’ai dépêché, pour conduire notre mission, mon envoyé spécial, l’ancien Premier Ministre du Burkina Faso, M. Kadré Désiré Ouédraogo, l’actuel président de la Commission de la Communauté Économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Tout ce travail est bien adossé aux expertises de nos équipes, de mes envoyés spéciaux qui sont des personnalités émérites, et de nos 16 réseaux institutionnels qui regroupent plus de 600 institutions issues de 60 pays de notre espace.

Nous le portons aussi de manière concertée et coordonnée avec notre assemblée consultative, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, et – j’y tiens beaucoup - avec les Organisations partenaires : au premier chef, l’ONU, l’Union africaine et l’Union européenne.

Mais la tâche est souvent rude, en raison des circonstances de violentes tensions, et nous aurons eu à déployer plus d’une cinquantaine d’autres missions de facilitation et de médiation.

Oui, nous affrontons des temps de fortes crispations : toutes ces menaces transnationales inédites que sont le terrorisme, l’extrémisme, la radicalisation violente, la criminalité organisée, tous ces trafics qui favorisent la corruption, fragilisent l’État de droit, exacerbent les fractures sociales, minent les structures économiques, et mettent à mal tant d’efforts consacrés au développement humain !

Dans ce contexte, l’OIF a pris une part de plus en plus active et très appréciée de l’ONU, à la mission universelle de construction de la paix et de la sécurité. Et dans le cadre de l’Initiative du Secrétaire général Guterres, « Action en faveur du maintien de la paix », je viens de signer un accord-cadre de coopération avec le Bureau d’appui à la consolidation de la paix.

C’est que nous jouons un rôle légitime depuis près de 15 ans dans les Opérations de maintien de la paix (OMP) dont près de la moitié sont déployées dans des théâtres francophones et mobilisent près des deux tiers de personnels de terrain.

Pouvoir interagir dans la langue de ces pays et disposer d’une connaissance de leur culture institutionnelle et politique est essentiel pour la mise en œuvre efficace des mandats confiés par le Conseil de sécurité. Et là, justement, réside notre plus-value.

Nous nous sommes investis durablement dans les domaines de la formation et du développement de l’expertise civile dans les missions de paix, avec notamment la mise en réseau et le développement des programmes des Centres de formation au maintien de la paix établis dans les pays francophones.

Nous nous sommes attachés à produire, en partenariat avec la France, et au bénéfice des pays contributeurs non francophones, une méthode d’apprentissage du français sur objectifs militaires, la Méthode « En Avant ! » dont plus de 23 500 exemplaires ont été diffusés dans le monde pour ces formations déployées.

Nous avons aussi largement publicisé et rendu compréhensibles les procédures de recrutement. Et je veux vous dire ma satisfaction de voir progresser de manière significative la contribution en personnels francophones aux missions de paix des Nations unies.

Mais beaucoup reste à faire…

C’est pourquoi, la Francophonie s’est dotée, en mars 2017, sur une initiative française soutenue par le Canada et la Belgique, d’un dispositif novateur, l’Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix, afin de mieux préparer les États francophones qui participent à ces missions. L’Égypte, le Cambodge et le Maroc ont récemment rejoint cette initiative.

La Conférence internationale sur la lutte contre le terrorisme et la prévention de la radicalisation violente que nous avons organisée à Paris, en juin 2016, et à votre demande pressante, notamment du Président Beji Caid Essebsi de Tunisie, tant nous étions de toutes parts, et nous le sommes encore, frappés par des attaques terroristes. Cette conférence a rassemblé un nombre saisissant des principaux acteurs nationaux et internationaux concernés, politiques comme de la société civile.

Il nous fallait engager une dynamique de mutualisation de nos forces, de nos moyens, de nos renseignements, de nos stratégies et l’OIF, par une action fédératrice de tous les acteurs, aide à produire des outils, à déployer des expertises et à mobiliser des ressources. Et dans une résolution du Sommet de Dakar, vous avez souhaité que l’OIF joue ce rôle de facilitation.

C’est dans cet esprit que nous avons lancé, en septembre dernier, le Réseau francophone de prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents pouvant conduire au terrorisme (FrancoPREV), ce dispositif unique de veille, d’intervention et de prospective. Je veux remercier la Fédération Wallonie-Bruxelles, ainsi que le gouvernement du Québec.

Déjà l’Alliance du G5 Sahel qui réunit le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, demande que FrancoPREV lui vienne en aide. Ce renfort viendra s’ajouter à l’importante expertise que nous apportons déjà aux pays du G5 Sahel pour la mise en place d’un dispositif de liaison et de coordination entre leurs Centres d’études stratégiques, de veille, de collecte de données, de renseignements, et d’alerte précoce.

Cet appui contribuera à rendre plus efficace la lutte contre les organisations criminelles, terroristes qui déstabilisent cette région et exposent les populations à tous les dangers.

Je n’ai eu de cesse d’interpeller, comme vous me l’avez demandé, Monsieur le Président de la République du Tchad, cher Idriss Déby Itno, la communauté internationale sur l’urgence de venir en renfort à la Force multinationale mixte des pays du bassin du Lac Tchad dans la lutte ardue contre Boko Aram, tout comme pour le financement de la Force de lutte contre le terrorisme du G5 Sahel : nous avons tenu à l’ONU une concertation ministérielle de haut niveau, l’an dernier sur le sujet, à laquelle les 84 États et gouvernements membres de l’OIF ont participé. J’ai porté le sujet de la mobilisation nécessaire jusqu’au Conseil de sécurité, à l’invitation du Sénégal.

La Francophonie, Excellences, Mesdames et Messieurs, est désormais au cœur de l’agenda international.

J’en veux pour preuve l’exceptionnelle mobilisation que nous avons orchestrée pour l’adoption à l’ONU, en 2015, des objectifs de développement durable, ou encore, le soutien que nous avons apporté à vos États lors de chacune des Conférences sur le climat.

C’est l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD), basé à Québec, qui porte cette action si appréciée depuis 30 ans de nos pays et de nos partenaires.

L’IFDD a pris toute sa part dans l’organisation de la Conférence internationale sur la désertification et l’économie verte qui, à notre initiative conjointe, Monsieur le Président de la République du Niger, a réuni, les 26 et 27 juillet dernier, à Niamey, 21 pays de la région et au-delà, dont 17 membres de l’OIF.

Comme vous, Monsieur le Président, Je formule le vœu que l’« Appel de Niamey » issu de cette Conférence soit validé par les Chefs d’État lors de la réunion qui se tiendra en novembre 2018 dans votre capitale, car cet Appel insufflera, j’en suis persuadée, une nouvelle dynamique à la lutte contre les effets dévastateurs du réchauffement climatique dans ces pays, tout particulièrement dans ceux qui sont le plus exposés aux problèmes d’insécurité et de remontée des groupes terroristes.

Je me félicite que la Francophonie soit toujours plus active sur le terrain, aux côtés des populations.

Car notre force est celle de tous les peuples que nous rassemblons sur les cinq continents d’Afrique et d’Europe, d’Asie et du Pacifique, des Amériques et de l’océan Indien, du Proche et du Moyen Orient. Notre Organisation tire, plus que jamais, son énergie des collectivités territoriales et locales, du génie et des forces vives du terrain, acteurs économiques, associations citoyennes, de femmes, de jeunes, d’hommes, d’action et de volonté, avec lesquels nous avons rénové notre partenariat lors de la 11è Conférence des OINGs qui a eu lieu ici-même à Erevan le mois dernier.

Les organisations de la société civile sont des vigies de la protection des droits et des libertés, ces principes inaliénables qui nous gouvernent et que nous ne devons d’aucune façon mettre en veilleuse.

Elles sont aussi des sources d’inspiration et des forces de proposition pour notre Organisation comme pour nos États et gouvernements.

Elles nous apportent cette vivifiante bouffée d’oxygène dont nous avons tant besoin pour répondre toujours plus efficacement aux attentes.

C’est pour mieux répondre aux aspirations des peuples que l’OIF a renforcé le mandat de ses six bureaux régionaux à Antananarivo, Bucarest, Hanoï, Libreville, Lomé et Port-au-Prince, et que vos Ministres ont décidé avant-hier de l’ouverture d’un nouveau Bureau en Tunisie, dès 2019, Monsieur le Président, suivi d’un autre au Liban en 2020 ou 2021, Monsieur le Président.

La force de notre Francophonie, c’est aussi celle d’une jeunesse qui représente dans beaucoup de pays plus de 70% de la population. Jamais les jeunes n’ont été aussi nombreux dans l’histoire de l’humanité. Jamais ils n’ont été à tel point désireux de prendre part à la construction d’une société plus juste, d’un développement plus humain, plus inclusif. Jamais ils n’ont autant aspiré à « Vivre ensemble », pour reprendre le thème que vous avez choisi pour ce Sommet, Monsieur le Premier ministre, cher Nikol Pachinian. Ils nous l’ont dit hier, au cours de la cérémonie inaugurale, et ils nous l’ont montré en contribuant massivement à la préparation de « l’Appel francophone d’Erevan pour le vivre ensemble » qui est soumis à votre approbation aujourd’hui.

Jamais l’OIF n’a su mobiliser, ni rejoindre les jeunes en aussi grand nombre. Nous avons lancé avec eux l’initiative Libres ensemble, et nous avons touché plus de 2 millions de jeunes de l’espace francophone grâce à une plateforme et à une campagne vigoureuse sur Internet. Libres ensemble est désormais un mouvement d’actions portées par les jeunes sur le terrain, dans tout l’espace francophone, des pays comme le Bénin, le Président Talon peut en témoigner, en ont fait un élément phare de leur politique jeunesse. La Bulgarie témoignait hier de la portée de libres ensemble dans la région. L’ONU, l’UE, le SEGIB, la CPLP… tous se sont associés à notre Stratégie jeunesse, la qualifiant d’innovante et d’avant-garde.

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mardi 9 octobre 2018

OIF: Des Noces Franco-Rwandaises au détriment de la charte de la Francophonie ?

La francophonie, ce sont des idéaux et valeurs démocratiques. L'élection par "Consensus" de la kagamiste Louise Mushikiwabo déjà acquise est une pilule difficile à avaler et ça gronde dans de couloirs à Erevan en Arménie. Il paraîtrait que Michaëlle Jean, Secrétaire Général de l'OIF ne va pas rempiler à son poste. Elle n'aura qu'un seul mandat de 4 ans. Sauf miracle, l'affaire est "boutiquée" et pliée. C'est Louise Mushikiwabo, la plus kagamiste des ministres rwandais, qui va diriger la plus prestigieuse institution de la Francophonie. Dire que Louise Mushikiwabo est la candidate de l'Union africaine est fausse et mensongère. L'enterloupe ne passe vraiment pas. Elle est la candidate du Rwanda, pays agresseur, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo. Une vingtaine des pays seulement ont le français comme langue officielle sur le continent.

L’Afrique compte 54 pays. Le plus grand pays africain en nombre d’habitants est le Nigéria, avec 193 millions d’habitants, il n'est pas francophone. Mais en terme de taille et superficie, le plus grand pays africain est l’Algérie (qui est aussi le plus grand pays du monde arabe et du bassin méditerranéen). Avec une superficie de plus de 30 millions de kilomètres carrés (en prenant en compte les îles), l’Afrique est le troisième plus grand continent de la planète terre. Sa taille représente 20% de la surface immergée de la terre, ce qui est énorme. Avec un peu plus de 1,2 milliards d’habitants, c’est aussi l’un des continents qui connait la plus grande croissance.

Les Nonces Franco-Rwandaises vont se faire au détriment de la charte de la Francophonie. La France tient à se réconcilier avec le Rwanda. Depuis le génocide rwandais de 1994, le régime dictatorial et autocratique de Paul Kagamé diabolise la France. 27 ans que cela dure. L'ambassade de France à Kigali n'a pas d'Ambassadeur, la langue française est marginalisée par la dictature, les droits de l'homme sont foulés aux pieds par l'ogre de Kigali, Paul Kagamé.... Si Louise Mushikiwabo arrive à être élue à la Francophonie, ce serait une décision de la France. Celle-ci La décision est prépondérante et l’emporte sur l’ensemble des 83 autres états membres de l'organisation. La France a essayé habilement de refiler et de reporter le choix de la rwandaise-Kagamiste Louise Mushikiwabo sur l’Union africaine. Personne n’y croit une seule seconde. L’Union Africaine (UA) et les pays francophones d’Afrique s’alignent sur les résolutions de la France et des autres grandes puissances mondiales. L’expiation de la France !

Comme l'a si bien écrit un confrère Français sur Médiapart, "L’affaire est pliéé, c’est plus qu’une formalité, à quelques jours de la tenue du XVIIe Sommet de la Francophonie à Erevan – Arménie les 11-12 octobre". Louise Mushikiwabo, ministre rwandaise des Affaires étrangères, adoubée par la France et son président, recevra le «cadeau du pardon», offert à son président et mentor, M. Paul Kagamé, le poste très prestigieux de nouvelle "Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie" (OIF). Cela ne fait plus aucun doute. Donnant-donnant, espérons que le « cadeau diplomatique » du président Emmanuel Macron, 24 ans après les massacres massacres entre entre Hutus et Tutsis , permettra aux deux pays de repartir sur des bases nouvelles et mettra fin à tout jamais aux incriminations du Rwanda envers la France.

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dimanche 7 octobre 2018

Grands Lacs: Patriarche Julien Ciakudia "Le dictateur Paul Kagamé ne tiendra pas" !

Les Congolais considèrent le Rwanda comme un pays agresseur, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo, n'en déplaisent aux oiseaux de mauvais augure qui chantent les louanges d'un pays dont la croissance économique provient de la rapine et du recel. Paul Kagamé , l'ogre de Kigali est un dictateur, autocrate et sanguinaire. Le sommet de la Francophonie aura lieu les 11 et 12 octobre à Erevan, en Arménie. Louise Mushikiwabo, la plus Kagamiste des ministres rwandais espère occuper le poste de secrétaire général de l’Organisation de la francophonie (OIF). Or de plus en plus de francophones s’insurgent contre l‘élection de la ministre rwandaise des Affaires étrangères, en raison de multiples accusations sur les atteintes massives aux droits humains et plusieurs entorses à la démocratie. La libération de Diane Rwigara intervient quelques semaines après celle de plus de 2000 prisonniers dont Victoire Ingabire, une autre figure de l’opposition emprisonnée depuis 2010 pour, entre autres, « conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre, minimisation du génocide de 1994 et propagation de rumeurs dans l’intention d’inciter le public à la violence ». Ces libérations sonnent comme une stratégie de campagne au profit de la candidature de Louise Mushikiwabo au sein de l’OIF.

Mais, Diane Rwigara a-t-elle demandé, elle aussi, la grâce présidentielle comme Victoire Ingabire ? Syndrome de Stockholm ? Dans cette lettre datée du 25 juin et destinée au chef de l’Etat rwandais, rapporte Jeune Afrique, la présidente du FDU-Inkingi écrit : “Par la présente, je vous écris pour demander pardon et solliciter ma sortie de prison”, entame-t-elle. “Lors de ma période passée en prison, qui équivaut au temps écoulé depuis que je suis revenue dans mon pays, j’ai eu le temps d’en voir les progrès […]. Chacun devrait vouloir unir ses forces avec le reste de la communauté pour construire la société rwandaise”, a-t-elle ajouté, s’engageant à « travailler avec tous les Rwandais pour développer [leur] pays de manière paisible ». Une requête a favorablement répondu, le 14 septembre le ministre rwandais de la Justice, Johnston Busingye. “…j’ai l’honneur de vous informer que le président de la République a accepté de vous accorder sa grâce portant sur la partie résiduelle de la peine d’emprisonnement”, a-t-il écrit dans une lettre.

Toutefois, ces libérations interviennent toutes à une semaine du sommet de la Francophonie qui aura lieu les 11 et 12 octobre proches à Erevan, en Arménie. la ministre rwandaise des affaires étrangères Louise Mushikiwabo entend occuper le poste de secrétaire général de l’Organisation de la francophonie (OIF). En outre, de plus en plus de francophones s’insurgent contre l‘élection de la diplomate rwandaise, en raison de multiples accusations d’entorse à la démocratie. Ces libérations pourraient ainsi sonner comme une stratégie de campagne au profit de sa compatriote au sein de l’OIF.

Le patriarche Julien Ciakudia qui milite depuis des années pour des solutions globales dans les pays de Grands Lacs afin de trouver une solution pérenne de la situation chaotique de la RDC, avec un imposteur-usurpateur catapulté sur le trône du Congo. Le monstre des pays de Grands Lacs a sa tête en Ouganda, avec Youweri Museveni Kanguta, le dictateur Ougandais; ses bras sont au Rwanda, avec Paul Kagamé, l'ogre de Kigali et ses jambes sont en République démocratique du Congo, avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, dictateur sanguinaire. Le patriarche Julien Ciakudia s'est prêté au jeu des questions et réponses pour Réveil FM International:

Patriarche Julien Ciakudia et le Dr. Kizza Besigye, l'opposant à Museveni

1. Réveil FM International: Diane Rwigara et sa mère ont été libérées par le dictateur Paul Kagamé qui a déclaré qu'il n'agit jamais sous pression. Diane et sa mère ont-elles été libérées sous pression oui ou non. Si oui de qui et par qui ?

Patriarche Julien Ciakudia: Je tiens d'abord, pour commencer, à adresser toutes mes sincères condoléances à la population de la République démocratique du Congo suite à l’accident d'un camion citerne qui a décimé le village de Mbuba survenu hier dans le Kongo-Central. J'adresse toutes nos condoléances aux familles et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. A votre question, surement, c’est donc sous l’intensification des fortes pressions internationales que le dictateur rwandais, Paul Kagame a craqué ! Le vendredi 5 octobre 2018, la grande patriote tutsie rwandaise Diane Rwigara et sa mère ont été libérées finalement par le tortionnaire génocidaire terroriste extrémiste tutsi Paul Kagamé. Il est évident de le signaler ici que pour obtenir toutes ces pressions internationales, qui ont fait péter le plomb du génocidaire tutsi de Kigali, nous avons été le premier au nom de la résistance patriotique Congolaise mondiale, à déclencher la sonnette d’alarme avec notre vision voulue globalisante d'une géopolitique de la libération totale de la sous-région des Grands Lacs des mains du grand monstre tutsi, avec la tête à Kampala "Yoweri Museveni", les mains à Kigali "Paul Kagamé" et les pieds à Kinshasa, avec l’incapacitaire de Kingagakati "Alias Joseph Kabila". Et pour ce faire, nous avons par dissuasion, convaincre et y avons mêler rapidement l'expertise journalistique et la forte plume engagée du média Réveil FM International, et du Journaliste patriotique engagé Freddy Mulongo. Si la solution pour notre pays la RDC passe le Rwanda et l'Ouganda, il nous faut s'intéresser à ces pays, qui jouent au goulot d'étranglement pour le nôtre.

C'est ainsi qu'en ensemble jour et nuit, nous avons taper sur la tête et les doigts du tortionnaire Paul Kagamé. Et le résultat ne se fait pas attendre, car nous avons su ainsi mobiliser toutes les forces démocratiques du monde et les organisations des droits humains ainsi que les associations de promotion de droits de la femme à travers le monde au chevet de ces trois dames incarcérées inutilement à Kigali. Apres la libération, il y a quelques jours de la dame de fer de Kigali, la patriote Hutu, Madame Ingabire et voila la jeune dynamique patriote Tutsi Diane Rwigara et sa maman, hors du geôle de la mort de ce monstre extrémiste tutsi qui n’est autre que Paul Kagamé.

2. Réveil FM International: Vous êtes le premier dans la diaspora Congolaise a avoir attiré l'attention sur le fait que les pays des Grands lacs avaient affaire à un monstre dont la tête était en Ouganda, les mains au Rwanda et les pieds en RDC...Le monstre est-il terrassé ? Qu'est-ce qui explique la libération des prisonniers politiques au Rwanda ?

Patriarche Julien Ciakudia: Comme feu le Général De Gaule en son temps, toujours depuis Londres ou je suis présentement et pour les mêmes raisons, lui, De Gaule, du temps de l’invasion de la France par Hitler et ses forces Nazies, et aujourd'hui sur son chemin, le grand travail du Patriarche de la résistance Patriotique Congolaise mondiale, que je suis est d’inspirer et de guider, en tant que stratège et visionnaire, le combat patriotique des milliers des patriotes, des vaillants combattants et résistants Congolais de la diaspora partout dans le monde et veiller la conscience patriotique des Congolais à l’intérieur du pays sur le grand danger de l’occupation et du pillage systématique de nos ressources naturelles, minérales et stratégiques par les "Tutsis Power" rwandais. Le monde doit le savoir une fois pour toute et les y empêcher, ces soi-disant petit groupe tutsis qui se réclament du Tutsis power ne sont en fait qu’une bande des terroristes extrémistes génocidaires sanguinaires qui, armes en mains ont décide d’ignorer volontairement et totalement toutes les législations internationales des Nations-Unies et celles de l’Union Africaine, ils ont pour ce faire opter pour le non respect des principes des droits humains ainsi que tous les principes de respect des frontières des pays voisins… C’est ainsi qu’ils courent depuis plus de deux décennies dans des montagnes et vallées de l’Est du Congo, du Rwanda et de l'Ouganda semant la totale désolation … chose grave, ces derniers, leurs seigneurs des rebellions, leurs commanditaires et leurs instigateurs restent encore impunis de tous les maux causes a nos peuples et à nos pays sur à RDC et son peuple.

Général Dr. Emmanuel Habyarimana au press club de Bruxelles

Après avoir fouiné plusieurs recherches sur la question de la véritable motivation de ce groupe des extrémités Tutsis Rwandais, nous avons compris que ce danger n’est pas simplement Congolais car ils mettent en danger tout un espace vital que renferment la vie des millions des citoyens des pays des Grands Lacs Africains. Considérant la gravité de leurs actes génocidaires, la solution au problème est simple : Il faut impliquer directement tous les patriotes de trois pays concernés par extrémisme terroriste tutsi, à savoir l’Ouganda, le Rwanda et la RDC pour leur barrer la route. L'on a affaire ici à un monstre géant et génocidaire , un monstre grand tutsi qui tire ses origines du Rwanda et dont la tête conceptrice se trouvant être Yoweri Kaguta Museveni en Ouganda, les mains qui tiennent des armes se trouvent être le sanguinaire Paul Kagame au Rwanda et les pieds qui alimentent le projet macabre de destruction massive de nos peuples respectives et la quasi totalité de notre sous-région se trouvant être le commandant Hyppo Alias Joseph Kabila, l’imposteur usurpateur infiltré en RDC. Bien entendu les signaux de la fin de cette aventure macabre qui a génocidé des dizaines des millions de nos peuples se font révélés à travers cette libération subite de ces trois braves patriotes rwandaises, Ingabire, Diane et sa maman. Les pressions internationales et nationales doivent continuer car la conscience internationale et même nationale se réveille enfin pour appuyer notre action en faveur de la libération totale de l’ensemble de la sous-région des Grands Lacs ; la RDC étant le moteur, devrait être précurseur de ce processus déjà engagé.

3. A Réveil FM International nous avons à plusieurs reprises publié des caricatures sur Paul Kagame, le dictateur Rwandais. Or le parlement du Rwanda vient de voter une loi anti-caricature contre Paul Kagame de 7 ans de prison et contre les autorités rwandaises 2 ans ....Sommes-nous déjà condamnés ?

Patriarche Julien Ciakudia: Notre cause est noble car la peur change de camp, le terroriste Paul Kagame perd la pédale en instituant une lois quelque peu biaisée en instrumentalisant son fameux parlement quasi monolithique pour décréter des lois hors siècle… on dirait que nous sommes rentrés dans l’age de la pierre taillée ou les dirigeants chosifiaient à volonté leurs sujets. Le terroriste Paul Kagamé a confirmé qu'il est tout simplement un dictateur réfractaire à la critique et anti-satire. Au vu de cette peur manifeste de fin de règne du terrorisme génocidaire de Paul Kagamé, nous ne devons plus reculer, notre combat au contraire doit se radicaliser pour en finir avec de telle bavure anti-démocratique qui ne cadrent nullement avec notre vision de liberté dans la société, la liberté d’opinion, association dans une société démocratique ou a démocratiser, et le Rwanda ne fait exception, nous devons bousculer encore plus fort ce grand monstre au pied d’argile Museveni, Kagame et Kabila afin de mettre fin a ce triste règne de sang dans le Grand Lacs Africains et dire ensemble "Plus jamais ça".

4. Réveil FM International: Le prix Nobel au Dr Mukwege braque des projecteurs sur la RDC?

Patriarche Julien Ciakudia: D'abord permettez-moi de féliciter encore une fois notre patriote le Gynécologue Dr. Denis Mukwege pour le Prix Nobel lui décerné hier par le comité Nobel, vendredi à Oslo, Norvège pour son engagement aux votes des faibles. Au récipiendaire du Prix Nobel de la Paix 2018, Dr Mukwege, je salue toutes les mamans violées à l’Est de notre pays et les nombreuses victimes de cette barbarie nous imposée pour de raison de pillage des ressources minérales et stratégiques par les terroristes extrémistes tutsis rwandais, leurs commanditaires à travers les politiques et les multinationales internationales, leurs infiltres Seigneurs des rebellions et leurs collabos cupides Congolais. Bien sur, pour avoir été le premier pasteur noir de Eglise Etat du royaume de Norvège en charge d’immigration et des réfugiés, avec mon combat d’activiste de droits de l’homme et mon expérience d’homme politique dans ce pays devenu ma deuxième nation, j’ai eu à mettre l’ex-Zaïre sur l’agenda de ce pays très stratégique des Nations-Unies qui fait partie des pays Nordiques. Juste pour dire encore une fois toute ma joie de constater avec ce Prix Nobel enfin octroyé à un citoyen Congolais pendant cette crise majeure que traverse le peuple et le pays, je tiens à exprimer ici toute ma joie de voir enfin le début de la lumière pour mon pays la RDC après 30 ans de mon travail politique pour le Congo, les pays des Grands Lacs Africains, les pays de SADEC et tout le Continent Africain à Oslo ... un grand travail de plaidoirie pour l’intérêt d’un Congo nouveau avec l’accompagnement de la communauté internationale. Voilà une occasion me donnée encore une fois de dire un grand merci au Nobel Dr Mukwege et lui assurer de mon soutien et de mon accompagnement dans cette mission noble que lui confère ce notoriété lui reconnue. Je crois faire le voyage d'Oslo en décembre prochain pour assister personnellement à la remise de ce Prix aux deux récipiendaires comme je l'avait fait en son temps pour Mandela/ Declerk, Arafat / RABIN et autres dans belle salle de la mairie d'Oslo. Quant a l’arrivée le même jour du 5 octobre, des membres du Conseil de Sécurité de l'ONU à Kinshasa, je ne considère pas que c’est une simple coïncidence, connaissant la méthodologie du Comité Nobel en cette matière. Mais je dois dire une chose aux Congolais, apprenons a décider pour nous mêmes et les amis suivront notre volonté et notre détermination. Nous Congolais , avons beaucoup à apprendre en politique nationale et internationale des amis du Nigeria par exemple. A vrai dire, la RDC, si nous voulons avoir un avenir meilleur au regards de notre ambition et de nombreuses ressources que renferment notre sol et sous sol, nous devons nous doter d’un nouveau leadership politique plus aguerri et responsable à défaut de rester éternellement les petits nourrissons à l'attente des solutions extraverties et inappropriées qui ne tiennent compte ni de notre être, ni de notre vouloir ni même de notre contexte.

5. Réveil FM International: Les élections présidentielles pour le 23 déc sont-elles hypothétiques ou encore possible ?

Patriarche Julien Ciakudia: Les élections ne sont pas en soi une solution à la crise majeure d'occupation et du pilage que nous traversons depuis plus de deux décennies comme peuple et nation. Les deux élections de 2006 et 2011 devraient nous interpeller car elles ont fait comprendre au peuple Congolais que les terroristes occupants et pilleurs tutsis venus hier armes en mains n’ont aucune ambition d’une démocratie populaire en RDC, leur agenda n'est pas nôtre non plus. Pour tout observateur aguerri, il n’ y a aucune indication jusque là qui témoigne d’une volonté réelle d’organiser des élections crédibles de la part de l’imposteur usurpateur Joseph Kabila et sa Commission électorale "dépendante" que dirige Corneille Naanga, le pire que l’Abbé Malu Malu de triste mémoire.

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vendredi 5 octobre 2018

Assemblée nationale: Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence intitulée : «Institutions : le changement inévitable»!

Jean-Luc Mélenchon, chef de l'opposition de la Gauche française

Le jeudi 4 octobre 2018, jour du 60e anniversaire de la Constitution de la 5e République, Jean-Luc Mélenchon tenait à l’Assemblée nationale une conférence intitulée : «Institutions : le changement inévitable».

Le président du groupe «La France insoumise» a expliqué comment la 5e République était devenue un outil de privation du peuple de sa souveraineté et comment l’exercice du pouvoir macroniste aggravait encore ce phénomène. Il a décrit comment le peuple était entré en «grève civique» et s’abstenait de plus en plus aux élections législatives.

Face à ce système vermoulu, il a appelé à la mise en place d’une assemblée constituante pour redéfinir la règle du jeu politique et pour que le peuple se saisisse de ses institutions. Il a également expliqué qu’il faudrait introduire de nouveaux droits politiques et individuels dans la Constitution de la 6e République comme le référendum révocatoire (pour révoquer un élu en cours de mandat), le référendum propositionnel (pour proposer une loi), le référendum abrogatif (pour abroger une loi), le droit au suicide assisté, le droit à l’IVG ou encore le droit de choisir son état civil.

Soixante ans après, la Ve République inspire des sentiments mitigés aux Français. La Vème République est-elle toujours valable ?

Elle a 60 ans aujourd'hui. La Ve République a-t-elle bien vieilli ? Qu' a-t-elle réussi ? Où a -t-elle échoué ? Est-elle encore valable alors qu'elle a été taillée sur mesure pour le Général de Gaulle ? Analyse de Guillaume Perrault (Figaro Vox)

SONDAGE - Selon une étude Odoxa pour Le Figaro, seuls 44 % des Français expriment un attachement au régime fondé par le général de Gaulle.

En soixante ans d'existence, la Ve République a pris du plomb dans l'aile. Adoptée par huit Français sur dix en 1958, elle ne provoque plus de transports d'enthousiasme dans le cœur des Français. Seuls 44 % d'entre eux se disent attachés au régime fondé par le général de Gaulle, selon le sondage Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info. Une désaffection déjà notée dans un sondage Odoxa de 2014: 62 % des Français se disaient favorables au passage à une VIe République.

Les sympathisants Les Républicains (LR), parti fils du gaullisme, sont les plus fidèles au régime actuel (68 %), devant les proches de La République en marche (LaREM, 66 %). Les socialistes, héritiers d'un président, François Mitterrand, longtemps hostile à la Ve, se sont convertis: ils sont une majorité (56 %) à exprimer leur affection vis-à-vis de la Constitution. Loin devant les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon (40 %), partisan d'une VIe République.

Les moins attachés (27 %) à la Ve République sont les sympathisants du Rassemblement national (RN, ex-FN). Une hostilité surprenante: même si Marine Le Pen propose une République référendaire avec des consultations plus fréquentes pour «redonner la parole au peuple», elle n'a jamais proposé de changement de régime.

Outre leur opinion mitigée sur la Ve, les Français ne sont que 53 % à se dire attachés à l'élection du président par tous les Français. Une disposition pourtant largement adoptée en 1962, par 62,25 % des électeurs. «Si cette procédure enchante ceux à qui ce mode de scrutin a permis de gouverner (PS, LR, LaREM), elle désole profondément les autres (LFI, RN)», note le président d'Odoxa, Gaël Sliman.

Organisée tous les cinq ans depuis 2002, cette élection reste tout de même «un moment démocratique particulièrement fort» pour 62 % des Français, mais «rend un peu fous les politiques briguant l'élection présidentielle», selon 71 % d'entre eux. Les partisans de Jean-Luc Mélenchon, convaincu que les Français ont été «intoxiqués, infestés de mentalité césarienne», sont 75 % à le penser.

Aux yeux des Français, François Mitterrand et Jacques Chirac représentent les meilleurs présidents de ces quarante dernières années

Les critiques contre un pouvoir trop vertical datent des débuts du régime, cette «synthèse entre la monarchie et la République» voulue par de Gaulle, mais elles sont toujours présentes dans l'esprit des Français. 62 % d'entre eux estiment que notre régime est plus susceptible de favoriser les dérives d'un pouvoir trop personnel, par rapport à un régime parlementaire, comme en Italie, Allemagne ou Espagne.

Sans pour autant y gagner en stabilité: 59 % des sondés considèrent que notre système est moins efficace qu'un régime parlementaire. «Il faut lire dans ces résultats une injonction forte à revoir notre système pour le “parlementariser” davantage», décrypte Gaël Sliman. De fait, 66 % des Français considèrent que l'Assemblée est un acteur «utile» de la Ve République. Ne partagent cette opinion que 42 % des sympathisants de Marine Le Pen, sous-représentés parmi les députés en raison du scrutin majoritaire.

Que reste-t-il de la Vème République ?

Pour «que toutes les sensibilités soient justement représentées» à l'Assemblée, Emmanuel Macron propose l'élection de 15 % des députés à la proportionnelle. Une mesure approuvée par une imposante majorité des sondés (65 %), tout comme la réduction d'un tiers du nombre de parlementaires (84 %) et la limitation à trois du nombre de mandats consécutifs pour un élu (84 %).

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RDC: Madame Justine M'Poyo Kasa-Vubu, Présidente de la diaspora congolaise répond !

Madame Justine M'Poyo Kasa-Vubu

Qui s'y frotte s'y pique. Madame Justine M'Poyo Kasa-Vubu est une femme de poigne et radicale sur la situation macabre en République démocratique du Congo. Courageuse et patriote, elle dénonce sans ambages, à tout va, tout ce qui se passe pour enfoncer le Congo, un pays failli. Sa tête souvent couverte par signe d'humilité, ne plait pas à tout le monde. Louis Michel et les libéraux belges, en Belgique, qui ont catapulté Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale sur le trône du Congo, ne lui font pas des cadeaux en Belgique. Dans une société congolaise, où les femmes politiques se comptent à bout de bras, Madame Justine M'Poyo Kasa-Vubu est porte étendard contre le Congo sous occupation. Contrairement aux enfants de Lumumba, chouchoutés par des néo-esclavagistes et Léopoldiens belges, qui sont silencieux sur les méandres de population congolaise et dont la majorité sont à la mangeoire du régime d'imposture et d'occupation, Madame Justine M’Poyo Kasa-Vubu, fille du premier Président de la République, n'a pas sa langue dans son pagne. Elle a été plébiscitée et élue Présidente de la diaspora congolaise. Hélas des peaux de bananes parsèment son chemin: Le régime d'imposture d'Alias Joseph Kabila a réussi à la diabolisé au sein de sa propre famille, les Kasa-Vubu sont divisés; les Talibans et ethno-tribalistes de l'Udps lui en veulent d'avoir quitté ce parti familial, elle était la représentante de l’Udps au Benelux, avant de quitter pour être nommé ministre de la Fonction publique au gouvernement de M'zée Laurent-Désiré Kabila, qui l'enverra après comme Ambassadeur de la RDC au Royaume de Belgique. Madame Justine M'Poyo Kasa-Vubu a répondu gentiment aux questions de Réveil FM International :

1. Réveil FM International: Madame Justine M'Poyo Kasa-Vubu vous avez été élue comme Présidente de la diaspora congolaise, que répondez-vous à ceux qui disent qu'ils n'ont jamais été consultés ?

Madame Justice M'Poyo Kasa-Vubu: Le fonctionnement de notre Gouvernement de la Diaspora est classique. Il y a un Conseil chaque semaine et nous délibérons sur les sujets importants du moment. Une de nos missions prioritaires c’est de contribuer à mettre fin à l’Occupation rwandaise dans notre pays la République Démocratique du Congo. Dans un exercice démocratique lorsqu’une personnalité est élue, qu’elle gagne une élection à un scrutin présidentiel  cette personnalité devient la Présidente de tout le monde. Il n’y a jamais d’unanimité dans une élection c’est une réalité aussi. Mais lorsqu’on remporte la palme l’intérêt général prime avant tout. Je défendrai les intérêts de tous les Congolais sans distinction d’appartenance sociologique , religieuse ou politique. Quant à ceux qui prétendent qu’ils n’ont pas été consultés cela traduit simplement le fait que nombreux ne croyaient pas que cette initiative aboutirait ; les Congolais ont souvent été catalogués comme des gens qui commencent toujours bien une action mais ne vont jamais jusqu’au bout. Ceux qui doutaient ont donc été surpris que cette fois-ci les Patriotes déterminés aient finalisé un si beau challenge. Je défendrai aussi leurs intérêts car je dois être au-dessus de la mêlée.

2. Réveil FM International: vous avez nommé votre gouvernement de la diaspora mais Paul Kapita votre ministre de l'Intérieur a déjà démissionné, comment expliquez-vous cette démission ?

Madame Justice M'Poyo Kasa-Vubu: Pour l’heure, les Ministères de la Défense, des Affaires Etrangères et de la Justice sont gérés par un Comité Stratégique restreint que je préside . Notre pays est occupé militairement par le Rwanda avec la bénédiction des Libéraux Belges. Monsieur Kapita était nommé au Ministère de l’Intérieur. Ce choix était dicté par la conjoncture actuelle au Kasaï où les massacres des populations innocentes continuent dans une indifférence générale et devant une Monusco totalement impuissante. Mr Kapita étant lui-même originaire de cette région, notre Gouvernement de la Diaspora a voulu par cette nomination apporter un début de réponse aux nombreuses préoccupations que subissent les populations kasaïennes surtout après le drame de Kamwina Sapu. Par ailleurs, je vous signale que le Gouvernement sera progressivement élargi dans les jours à venir.

3. Réveil FM International: Vous êtes dynamique dans la diaspora congolaise mais vous vivez en Belgique or celle-ci notamment Louis Michel, c'est lui qui a placé Alias Joseph Kabila sur le trône du Congo pour mieux piller ses ressources. Comment vivez-vous ce tiraillement vivre en Belgique et ne pas avoir sa parole sur les décisions belges du Congo ?

Madame Justice M'Poyo Kasa-Vubu: Vous n’avez pas tort de me rappeler que c’est Mr.Louis Michel, ancien Vice- Premier Ministre et Ministre belge des Affaires Etrangères et ancien Commissaire Européen qui est le parrain de Kabila Kanambe. Je vois où vous voulez en venir : la Loi Bakajika qui protégeait la souveraineté de notre sol et sous-sol et que Kabila Kanambe a carrément supprimée sans aucune consultation nationale et ce sur injonction de Louis Michel afin de permettre aux prédateurs de venir piller nos ressources. Cela démontre bien que celui que vous-même appelez l‘Incapacitaire de Kingakati n’a jamais été élu par le peuple Congolais. C’est la raison pour laquelle nous nous battons pour la restauration de notre souveraineté nationale. Le combat est âpre car comme vous le voyez depuis presque 20 ans en réalité il n’y a pas de politique étrangère belge en faveur de la démocratie au Congo, mais bien la vision unilatérale d’un seul parti politique Libéral francophone – le MR- qui occupe le Ministère des Affaires Etrangères depuis tout ce temps. C’est eux qui soutiennent encore Kanambe et Kagame et cherchent maintenant un énième dialogue avec les mêmes protagonistes qui ont pourtant lamentablement échoué. C’est une violation grave de notre souveraineté.

4. Réveil FM International: Les politiciens congolais ont tenu un meeting à Kinshasa. Qu'en pensez-vous ? Croyez-vous à la candidature unique de l'opposition ? Que pensez-vous des machines à voter et de 10 millions d'électeurs fictifs ?

Madame Justice M'Poyo Kasa-Vubu: Plus le temps passe, plus le constat est clair : il n’y a pas de classe politique au pays, car c’était un meeting sous hypnose avec un maître chanteur à distance Kabila Kanambe. L’opposition politique c’est en Diaspora qu’on la trouve, tandis que sur le terrain c’est le peuple congolais le véritable opposant au régime d’occupation. Par contre, il y a sur le terrain, une clientèle politique d’accompagnement du régime d’occupation rwandaise avec tout ce que cela implique comme corruptions et compromissions, notamment des candidatures pour des prétentions combinées par les Rwandais. La classe politique locale celle que les prélats du Congo dont leurs Éminences Cardinal Laurent Monsengwo et le Révérend David Ekofo ont qualifié de Médiocre, parle par exemple d’élections : or dans un pays occupé on ne va jamais aux élections avec les Occupants, on les chasse purement et simplement du pouvoir. En 1940-45 nous avons vu comment les Européens ont formé la résistance pour combattre le régime nazi d’Hitler qui occupait leurs pays et comment après la guerre les nazis ont été jugés et ceux qui avaient fui en Amérique latine sont traqués jusqu’à ce jour. Souvenez-vous également, le criminel Klaus Barbie responsable du massacre des juifs et des camps de la mort à Auschwitz, cela ne vous dit rien ? Voilà pourquoi nous disons qu’il n’y aura pas d’élections tant que nous serons sous occupation. Vous comprendrez alors que tous ces accessoires que constituent la machine à voter et les cartes d’électeurs fictifs, entre autres, ne sont que des subterfuges pour pérenniser l’esclavage des Congolais que le régime d’occupation rwandaise veut perpétuer. Tout comme vous avez des Rwandais qui se cachent derrière des passeports congolais aux USA et même dans les pays Schengen bénéficiant de bourses d’études destinées au départ pour des Congolais authentiques. Comme par hasard vous les trouverez tous avec des noms de Congolais et spécialement des noms de nos frères du Kasaï: Mutombo, Mwamba, Kazadi…. Mais je vous le dis, c’est un complot international.

5. Réveil FM International: Facile d'être une femme et de diriger la diaspora congolaise ?

Madame Justice M'Poyo Kasa-Vubu: Assumer un leadership, porter un projet tel que celui de diriger la Diaspora après une élection qui a permis à plus d’un million et quatre-vingt cinq mille Congolais de la Diaspora de s’exprimer c’est un honneur et une lourde responsabilité que je mesure. Cela étant, diriger n’est pas une question de genre , seuls entrent en ligne de compte in fine, le cursus , la compétence, le caractère, le patriotisme, la détermination et l’unité de tous. C’est ainsi que nous relèverons le défi pour réhabiliter notre pays. Quant au tiraillement qui consiste à vivre en Belgique , pays qui a colonisé le Congo et s’y battre dans un tel contexte n’est pas facile effectivement. Mais vous savez, Il y a eu la Table Ronde en 1960 contre vents et marées. Il y aura une autre Table Ronde car la Belgique sous l’instigation des Libéraux a totalement rompu le contrat signé le 30 juin 1960  qui était celui d’accompagner le peuple Congolais dans le développement, la prospérité en respectant sa souveraineté en pleine amitié. Aujourd’hui la Belgique se trouve du côté des Occupants, elle encourage Kagame le mentor de Kabila Kanambe, elle empêche la RTBF de s’étendre sur l’occupation rwandaise et les trafics de nos matières premières qui sont passés par la Belgique, elle est complice des Prédateurs qui agissent contre les congolais, elle s’est créé une clientèle politique congolaise d’accompagnement. Comment prendre la parole lorsque le MR omnipotent, évite de dialoguer avec la Patriotes résistants que nous sommes ? Depuis un certain temps nous avons le sentiment que le MR Made in Jodoigne , dont Mr Didier Reynders est le gérant, ne fait pas de la politique vis-à-vis du Congo, mais le MR fait plutôt de la gestion de « patrimoine » et que les Libéraux Belges nous considèrent nous les vrais Congolais comme LEURS opposants ! Cette Belgique - là feint d’ignorer que la Diaspora Congolaise, constitue l’ESPOIR du peuple congolais aujourd’hui. Qui vivra verra.

Justine M’Poyo Kasa-Vubu

Présidente de la Diaspora Congolaise

Fin juin 2018, lors d’une consultation, Madame Justine M'Poyo Kasa-Vubu a été élue « Présidente » de la diaspora. Forte de cette légitimité, elle a mis en place un exécutif depuis le mercredi 12 septembre 2018.

Voici le quatorze élus qui font partie de la première mouture de cette équipe.

Ministre de la diaspora chargé de,

-Finances : Bernard Lutungu Mbona

-Intérieur et intégrité territoriale : Paul Kapita Shabangi

-Communication et presse : Bruno Kasonga

-Promotion de la femme et du progrès social économique : Bintu Nabindu Mulongo

-Education nationale : Roger Pwati

-Energie : Fweley Diangitukwa

-Droits humains : Laurent Bangu

-Travaux publics et urbanisme : Jean-Pierre Ilelal Lomanga

-Plan et développement scientifique : José Nzuzi Diangenda

-Culture et sauvegarde du patrimoine : Nkungu Luziamu

-Affaires étrangères, sécurité et justice : par un comité stratégique

Délégués du gouvernement :

-Actions de terrain : Henry Muke

-Promotion de petites et moyennes entreprises : André Mabiala

-Jeunesse : Denis Bitumba Mpongo

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RDC: Congolais amnésiques...Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" Président ?

Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE"

Chez ce clown politique et fieffé menteur, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", le ridicule et le grotesque n'ont jamais tué. Son arrogance et orgueil, ses fourberies, roublardises et flagorneries nous font rire à gorge déployée à Réveil FM International. A Masimanimba, son fief électoral: les écoles n'ont pas des toilettes, les mamans vendent au marché à même le sol, pas d'électricité ni d'eau potable, les sans babouches se comptent à la pelle...Des vaches rwandaises ont envahi le Kwilu avec des soldats rwandais transformés en bouviers, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" n'a jamais levé son petit doigt pour dénoncer ?

Né le 4 septembre 1949 à Kindembi dans le Kwilu ex-Bandundu, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", alias Debré Mpoko, a 69 ans. A cet âge on est assagi. On est grand-père dans la majorité de cas, on évite les aventures magouilleuses. Kin kiey Mulumba "MOYIBICRATE" a déclaré publiquement sur RFI que "Le Congo n'avait pas des stocks de compétences comme sous d'autres cieux et que seul Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale était capable de diriger la République démocratique du Congo. Pourquoi se présente-t-il alors comme candidat à l'élection présidentielle ?

En son temps défenseur acharné du maintien d'Alias Joseph Kabila au pouvoir "Kabila-Désir", "KinKiey-Désir" est candidat à la présidentielle du 23 décembre en République démocratique du Congo. Dernier porte-parole du dictateur Mobutu Sese Seko, deux fois ministre d'Alias Joseph Kabila, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" avait lancé en 2014 l'association "Kabila Désir" pour "fédérer" les corrompus Congolais autour du bilan présidentiel hypothétique et promouvoir un troisième mandat anti-constitutionnel. Al Capone, Angwalima, grand fakwa, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" a trouvé un autre slogan: "Faire de nouveau rêver le Congo" ! N'est-ce pas un fantasme ? Priver tout un peuple de la fibre optique pour s'acheter un manoir et profiter seul, c'est ça rêver le Congo ? Les 18 ans de pillage des ressources, des crimes contre l'humanité, de la paupérisation à outrance de notre peuple ne suffisent pas !

Arrogant, prétentieux et très orgueilleux, Kin-Kiey Mulumba alias « Debré Mpoko » a fait des tintamarres à Kinshasa pour traîner Freddy Mulongo et Réveil FM International en justice pour avoir révélé trois choses: son détournement de 450 millions de $ américains de la fibre optique, le placement de sa femme Madame Mireille Ngingi Kin Kiey à la tête de son parti alimentaire, Parti pour l’Action (PA) et enfin, le remplacement de son fils Gasha Kin-Key Mulumba à son siège de l’Assemblée nationale alors même qu’ il a la nationalité belge et que la République démocratique du Congo n’autorise pas le double nationalité. Une gestion clanique du parti. Son fils, ancien fleuriste en Belgique, est le seul député de son parti !

Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" avait promis au régime de Kinshasa, qu'il avait les bras long et qu'il peut donner des ordres aux juges français pour faire condamner Freddy Mulongo, un journaliste libre et indépendant vivant en France. L'accusateur Debré Mpoko Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" a cru badiner avec la justice française. Le politicailleur enfarineur a voulu instrumentaliser et épater la justice française...Affaire Fibre Optique de la République démocratique du Congo, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", ex-ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la communication dans le gouvernement Matata I du 28 avril 2012 au 7 décembre 2014, a privé 75 millions de Congolais pour s'acheter un manoir au 7 Drève du Mérault, 1410 Warteloo en Belgique. Alors que tout le monde l'a dénoncé dans cette affaire. Se croyant, tout-puissant ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, après nous avoir vilipendé dans des "Médias coupagistes" de Kinshasa, nous avoir traîné en justice à Paris et réclamé 20 000 euros... il a été débouté, ridiculisé et humilié par la justice française.

C'est hallucinant ! Moto na Libandi ne cessera jamais de nous étonner ! Flagorneur, fayot et flatteur hors-pair, après nous avoir enfariné avec un slogan creux "Kabila-Désir"-"Kabila Tontondi Yo Nanu Té", Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", candidat Président de la République démocratique du Congo ! Girouette politique, versatile comme pas deux, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" est un Dinosaure Mobutiste qui s'est mué en Mammouth Joséphiste. "Masimanimba-Désir" adore les dictateurs et aura passé toute sa vie à soutenir des dictatures en République démocratique du Congo.

Après son bref exil en Belgique, Debré Mpoko Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" est allé au RCD-Goma, mouvement rebelle criminel allié du Rwanda dont les crimes contre l'humanité et pillages des ressources de la RDC sont connus de tous. Les massacres de femmes congolaises à Makobola, Kasika, Mwenga...dans le Kivu sont encore dans la mémoire collective des congolais. Jouisseur impénitent et profito-situationniste, Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" est un amoureux d'argent capable de vendre père, mère et enfants pour son aisance matérielle. Les massacres de Kivutiens ne l'émeuvent pas, et pourtant ce sont ses compatriotes. Si les massacrés Kivutiens étaient des Bandundois cela n' aurait pas non plus réveiller sa conscience bouchée par les billets verts. Fidèle adepte de Mammon, "Masimanimba désir" est prêt à tout pour la mangeoire.

Depuis qu'Hippolyte Kanambé Kazembere alias Joseph Kabila l'a récupéré, Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" a oublié que depuis Kigali au Rwanda, il s'en prenait à l'Incapacitaire de Kingakati. Candidat putatif, il roule pour Emmanuel Ramaani Shadary, le dauphin d'Alias Joseph Kabila. A se demander à part son propre doigt sur les machines à voter, qui d'autre va voter pour lui.

Pédants, la ligue des fétichistes, satanistes, occultistes, profito-situationnistes et opportunistes ont pris en otage la République démocratique du Congo. On se croirait dans un cinéma mais c'est bien la triste réalité: alias Joseph Kabila et ses 40 voleurs pillent la République démocratique du Congo. La mafia est comparable au terrorisme dans la mise à terre d'un Etat déjà failli. Picsous de la République, magouilleur et combinard Kin-Key Mulumba "MOYIBICRATE" est l'un des 40 pillards du Congo. Hautain, orgueilleux et parvenu, Kin-Key Mulumba "Debré Mpoko" est un Moyibicrate hors pair. Mis à part son vol de l'argent de la fibre optique, son nom se retrouve sur toutes les listes de ceux qui pillent la nation congolaise.

L'esprit des vampires Mobutistes plane toujours, il est ancré dans le régime d'imposture et d'usurpation qui règne par défi au Congo-Kinshasa. Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" avait réussi à faire croire aux Zaïrois que nous étions que Mobutu était un demi-dieu en le faisant apparaître sur les nuages. Cela durant 32 ans de dictature mobutienne. Le ventriote Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" fait encore très fort.

En l'écoutant sur RFI, nous pouvions fermer les yeux et remplacer le nom d'Alias Joseph Kabila par celui de Mobutu Sese Seko Kuku Ngbengu Waza Banga, c'était pareil. Ventripotent, mangeriste et opportuniste Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" fait partie des "Bakalaka Ba Sundola Mayele Pe Ba Zanga Soni". Tout flatteur vit au dépend de celui qui l'écoute. Avec le corrompu Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE", c'est toujours du réchauffé ! Ce type de langage le ressortissant de Masimanimba dans le Bandundu l'avait tenu vers la fin du règne du Maréchal Mobutu. Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", le dernier ministre de l'information de Mobutu lorsqu'il avait détalé en 1997 en traversant le fleuve Congo à pieds, avait même oublié de dire au revoir au Maréchal. Aujourd'hui, l'aplaventriste opportuniste après avoir récidivé avec Alias Joseph Kabila, se déclare candidat à la présidence de la République.

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mercredi 3 octobre 2018

OIF: Avec Louise Mushikiwabo,c'est saut vers l'inconnu, Michaëlle Jean perd le Québec, un allié de taille

Journalistes et caricaturistes francophones tremblez, tremblez, tremblez...Paul Kagamé, le roitelet de Kigali et son régime autocratique au Rwanda, pays de Mille collines, viennent de décréter que chaque caricature contre le président sanguinaire équivaut à 7 ans d'emprisonnement ! Des journalistes rwandais s'insurgent déjà contre une nouvelle loi qui criminalise la publication de caricatures des personnalités de l’Etat. La loi votée prévoit une peine de deux ans d'emprisonnement et une amende de plus de mille dollars contre les contrevenants qui osent caricaturer les autorités rwandaises et 7 ans, pour ceux qui s'hasarderaient à croquer la personne du dictateur Paul Kagamé. Les législateurs rwandais considèrent comme une "humiliation" la publication de caricatures représentant les personnalités gouvernementales. Et avec des lois scélérates et liberticides, le Rwanda fait caser au secrétariat de la Francophonie, la plus Kagamiste de ses ministres: Louise Mushikiwabo !

Rien qu'avec les deux caricatures Réveil FM International risque 14 ans d'emprisonnement à Kigali. Imaginez tous les journalistes et caricaturistes que le dictateur de Kigali aura à faire face, même s'il réussi à fourguer Louise Mushikiwabo à l'OIF ! Paul Kagame, l'ogre de Kigali a été réélu à la tête de son pays avec 98 % des voix en 2017, après une révision de la Constitution qui lui permet potentiellement de rester au pouvoir jusqu’en 2034.

Le XVIIe Sommet de la Francophonie tiendra ses assises du 11 au 12 octobre à Erevan. À cette occasion, les États et Gouvernements membres choisiront le Secrétaire général pour les quatre prochaines années. La Rwandaise Louise Mushikiwabo est la seule qui se porte candidate pour succéder à l’actuelle Secrétaire générale qui achève son mandat à la tête de cette Organisation.

Depuis l’annonce de sa candidature, le 23 mai dernier par le Président Emmanuel Macron pour sceller le pacte qu’il espère avec le Président Paul Kagame, Louise Mushikiwabo n’a pas été très explicite sur ses ambitions réelles pour la Francophonie. L’actuelle ministre rwandaise des Affaires étrangères n’en avait que pour le rapprochement entre son pays et la France qu’elle n’a pourtant cessé de vilipender avec virulence autrefois.

Louise Mushikiwabo, la plus Kagamiste des ministes rwandais

L’idée d’Emmanuel Macron de présenter la candidature de Louise Mushikiwabo: "S’il y a une candidature africaine au poste de secrétaire générale de la Francophonie, elle aurait beaucoup de sens. Si elle était africaine et féminine, elle aurait encore plus de sens. Et donc, je crois qu’à ce titre la Ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo, a toutes les compétences pour exercer cette fonction.", Paul Kagame affirmant n’avoir jamais démarché en ce sens, non seulement crée beaucoup de remous dans le gotha politique français et international, mais également au sein de nombreuses associations de défense des droits humains, parmi lesquelles Reporters sans Frontières (RSF) qui a d’ailleurs fait une sortie médiatique remarquée pour dénoncer les restrictions à la liberté de la presse et d’expression au Rwanda, Human Rights Watch, Amnistie internationale et combien d’enquêtes journalistiques qui dans leurs rapports dévoilent le côté sombre d’un régime brutal, répressif et dictatorial.

Michaëlle Jean perd le Québec, un allié de taille

Pour un coup dur s'en est un. Durant la campagne électorale, François Legault avait refusé de donner son appui à la réélection de Michaëlle Jean à la tête de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Première femme à diriger cette organisation, l’ancienne gouverneure générale du Canada a été au cœur d’une controverse en raison de ses dépenses.

Les Québécois ont porté pour la première fois au pouvoir lundi la Coalition Avenir Québec, un parti nationaliste non indépendantiste qui souhaite réduire la taille de l'État et l’immigration, tournant la page de près de 15 ans de gouvernement libéral quasi ininterrompu.

«Aujourd’hui il y a beaucoup de Québécois qui ont mis de côté un débat qui nous a divisés pendant 50 ans». Pour la première fois depuis des décennies, la question de l’indépendance du Canada ne constituait pas un enjeu des élections au Québec. Et le nouveau Premier ministre de la province, François Legault, est un nationaliste non indépendantiste, cofondateur du parti Coalition Avenir Québec (CAQ).

Cet homme d’affaires multimillionnaire a promis «un esprit de rassemblement, pour gouverner pour tous les Québécois», et a dit vouloir «travailler pour un Québec fort au sein du Canada».

La CAQ disposera de la majorité absolue à l’Assemblée nationale québécoise, avec 74 députés sur 125 selon des résultats préliminaires. Dans le précédent Parlement, dissous fin août, elle ne comptait que 21 sièges.

Le Premier ministre sortant, le libéral Philippe Couillard, a rapidement concédé sa défaite lundi soir et souhaité à Legault «tout le succès», depuis son fief du lac Saint-Jean.

Il s’agit d’un nouveau coup dur pour les Libéraux, la famille politique du Premier ministre fédéral Justin Trudeau. En juin ils avaient perdu l’Ontario, province la plus riche et la plus peuplée, au profit d’une autre formation conservatrice.

Le Canada organise des élections législatives dans un an, et le scrutin s’annonce incertain pour Trudeau, dans un contexte de montée du nationalisme.

Entre prospérité économique et quasi-plein emploi, la campagne électorale n’a guère passionné les 8,4 millions d’habitants de la Belle Province. La participation a été d’environ 67%, contre 71% en 2014 et 74% en 2012.

Pour la première fois en plus de 30 ans, la question de l’indépendance du Canada ne constituait pas un enjeu. Les partis favorables au fédéralisme canadien ont totalisé plus de 63% des suffrages.

Le prochain Premier ministre du Québec, François Legault, est un ancien ministre indépendantiste qui assure désormais ne plus vouloir se séparer d’Ottawa. Multimillionnaire, comptable de formation, il a fait fortune après avoir créé en 1986 la compagnie aérienne Air Transat.

La CAQ, qu’il a cofondée, promettait aux Québécois le «changement», la fermeté sur l’immigration, dont il veut réduire les seuils pour mieux intégrer les nouveaux arrivants, et une meilleure gestion des finances publiques.

François Legault avait annoncé en campagne électorale vouloir, dès 2019, réduire de plus de 20% le nombre d’immigrants admis au Québec chaque année.

La Chambre de commerce de Montréal, la métropole du Québec qui concentre la moitié de la population et la majorité des immigrés, l’a exhorté lundi soir à «tenir compte de la nécessité d’élargir le bassin de main-d’œuvre qualifiée», alors que 100 000 emplois ne sont pas pourvus dans la province francophone, faute de candidats adéquats.

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lundi 1 octobre 2018

France: Mathy Ngandu Kenya, la franco-congolaise qui parle à l'oreille de Valérie Pécresse!

Mathy Ngandu Kenya, Conseillère régionale de l’île-de-France

Originaire de la République démocratique du Congo, fille d'un grand homme politique qui a travaillé avec Kalonji Mulopwe dans le Kasaï, Mathy Ngandu Kenya est Conseillère régionale, de la région île-de-France présidée par Valérie Pécresse depuis le 13 décembre 2015. Cette victoire a été historique, car cela faisait dix sept ans que la Gauche dirigeait cette région la plus importante de la France. Elle a été élue depuis 2017, pour le Groupe les Républicains et Indépendants. Elle intègre à ce titre les commissions de la santé, du logement et de la rénovation urbaine ainsi que celle de la réforme territoriale...

Mathy Ngandu Kenya est de droite et réside à Grigny, commune française située à vingt-trois kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France. Grigny fait partie du canton de Viry-Châtillon. Courageuse, Mathy Ngandu Kenya est Grignoise, sa place est aux côtés des Grignois et Grinoises. Elle ne se défile pas. Elle ne cache pas non plus son attachement à cette ville de l'Essonne. Elle a refusé de déménager, Mathy Ngandu Kenya aime Grigny: "Il faut se battre pour que les conditions des Grignois et Grignoises s'améliorent. La solution n'est pas dans la fuite et l'abandon de Grigny" !

Mathy Ngandu Kenya aux côtés de Valérie Pécresse, présidente de la région île-de-France

Depuis 1981, Mathy Ngandu Kenya est avec Grignoise, dans cette commune du sud de Paris, emblématique du mal des cités, la moitié des jeunes sortent du système scolaire sans diplôme. Elle claque des bises aux jeunes qui le reconnaissent et l'appellent "Tata Mathy" ! Cela fait trente-sept ans, que Mathy Ngandu KenyaNous nous sommes baladés à la Grande Borne de Grigny dans Essonne, une des cités les plus sensibles de France. A Grigny, le soir c’est parfois infernal ! s’exclame une dame, qui vit ici depuis quarante-huit ans. Les jeunes font la loi. Ils traînent à rien faire, ils font du bruit, ils tournent avec des motos. La Grande Borne est devenue célèbre pour sa violence. N’est-ce pas là qu’a grandi Amedy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher en 2015 ? Et de là que sont venus les jeunes qui, en 2016, ont mis le feu à une voiture de policiers à Viry-Châtillon ? Valérie Pécresse a annoncé dans Grand Jury RTL hier dimanche 30 septembre qu'elle était favorable au "doublement des peines pour les crimes commis dans les quartiers les plus criminogènes". Valérie Pécresse veut doubler les peines pour les crimes commis dans certains quartiers. La présidente de l'Île-de-France ne voit aucun risque de stigmatisation. Même si la présidente de la région Île-de-France a admis que son idée n'était "pas constitutionnelle" en l'état, elle a assuré que "c'est ce qu'ils font au Danemark, (...) ça permet de contenir la montée de l'extrême droite".

Grigny est une ville dirigée, depuis des lustres, par des Communistes débordés par les problèmes sociaux de cette ville. Battante pour les Franciliens, Valérie Pécresse qui est présidente de la région île de France à temps plein, une élue sans cumul ni privilège, une républicaine rassembleuse, courageuse et son équipe tentent de rééquilibrer les choses. La réhabilitation des logements sociaux est en marche. Mais beaucoup reste à faire.

Grigny n'est pas victime de la crise économique actuelle mais subit, sur le long terme, la dégradation du niveau de vie des habitants et les insuffisances de la politique de la ville. Un "effet de ciseaux" terrible, propre aux villes pauvres de banlieue : comme la population est très jeune (40 % de moins de 20 ans) et ne cesse de se paupériser (49 % de logements sociaux, 21 % de bénéficiaires de minima sociaux, etc.), les dépenses de la commune augmentent en permanence. Mais les ressources financières ne suivent pas : à nouveau comme la population est pauvre (revenu par habitant inférieur de 40 % à la moyenne), la ville dispose de recettes fiscales très limitées. C'est tout le problème des banlieues françaises qui est résumé dans l'exemple de Grigny.

La ville subit aussi les conséquences de l'évolution de sa population. Les classes moyennes, qui payaient des impôts, sont progressivement parties, remplacées par des populations pauvres, non imposables, notamment des immigrés nouvellement arrivés, pour lesquels Grigny constitue une des portes d'entrée en France. Conséquence de l'immigration, la population de la commune a augmenté. Avec beaucoup de sans-papiers. Et un nombre important d'habitants qui vivent, illégalement, dans des appartements sur-occupés.

Mathy Ngandu Kenya aux Nations Unies à New-York

Une ville emblématique du mal des banlieues

Aujourd’hui Grigny, avec ses 30 000 habitants de 89 nationalités différentes, dont les deux tiers sont partagés entre les logements sociaux de la Grande Borne et la copropriété ultra-dégradée de Grigny II, est devenue une ville emblématique du mal des banlieues. En 2016, un rapport interministériel utilisait le terme terrible d’« apartheid social et territorial ».

Or, malgré les millions d’euros investis dans la rénovation urbaine, malgré les renforts en effectifs enseignants et policiers consentis en 2016, le territoire, qui ne compte pas de commissariat et deux fois moins de médecins que partout ailleurs, est toujours en décrochage. En octobre 2017, 150 élus de banlieue y ont lancé « l’appel de Grigny » pour demander à l’État de réagir. La ville fait donc logiquement partie des tout premiers territoires où sont expérimentés les emplois francs.

À Grigny, 44 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. La préfecture gère 80 % des attributions de logements sociaux et elle nous envoie tous les pauvres de l’Essonne.

Parmi les actifs, plus de 23 % sont au chômage. Chez les 15-24 ans, le taux grimpe à 40 % à la Grande Borne. Or plus de la moitié des Grignois ont moins de 30 ans. Pourtant, même si la ville a vu fermer en 2016 son seul hypermarché, le bassin d’emploi, qui comporte la zone logistique de Sénart ou le futur entrepôt ultramoderne d’Amazon à Brétigny-sur-Orge, est dynamique.

La Francophonie, une chance pour les jeunes banlieusards

Pour Mathy Ngandu Kenya, qui vient de Léopoldville, la RDC étant le plus grand pays francophone dans le monde, la Francophonie est une chance pour nos jeunes des cités. Il faut qu'ils saisissent cet atout de parler français comme une chance pour eux. Elle qui croit en la diversité et a milité pour sur la rue Boetie siège de l'UMP, Mathy Ngandu Kenya préconise d'organiser un grand forum sur la Francophonie avec des jeunes de banlieues de l'île-de-France.

Qui se ferait soit à l'Unesco ou le Sénat, où des jeunes, tout en respectant la parité filles et garçons, pourraient parler de la langue de Molière et en finir avec des stéréotypes: Lorsqu'on vit en banlieue, on est grillé d'avance ! Il faut redonner de l'espoir aux jeunes, les encourager à ne pas baisser les bras même si beaucoup vivent dans des familles où les parents sont eux-mêmes au chômage. C'est l'école qui intègre pas autre chose. Savoir lire et écrire sont des atouts. La Francophonie représente aujourd'hui près de 40% des membres de l'ONU. il convient de donner un nouveau souffle à ce moteur essentiel d'influence et de solidarité.

Depuis la révision constitutionnelle de 2008, la Francophonie est inscrite dans la Constitution française mais tous les effets de cette disposition n'ont pas encore été pris en compte. La demande de français dans le monde n'a jamais été aussi importante et l'offre ne suit pas. 900 000 enseignants de français et 819 Alliances françaises sur les 5 continents ne peuvent répondre à la demande.

La langue française est aujourd'hui la 2ème langue apprise dans le monde après l'anglais, la langue française est à la mode, la langue française est populaire. La réalité est la suivante : 135 millions de francophones en 1990, 274 millions en 2014... qui pourraient atteindre 767 millions en 2060.

Les langues comme les Hommes sont mortelles. Le monde fut latin, il fut français, il est anglo-américain, il pourrait être demain mandarin. Il nous appartient collectivement de le rendre riche de sa pluralité, c'est le combat de la diversité culturelle et linguistique que porte la Francophonie et son Organisation internationale.

Comment prétendre à l'universalité de notre langue si les enfants de France abandonnent la langue française ? Avec la circulation inégalée de l'information, tout se sait et chaque continent connait l'actualité des autres à la vitesse de l'éclair. Pourquoi apprendre le Français sur les cinq continents si même la France portant le flambeau des valeurs universelles, abdiquait ! Au lieu de cela, la France s'honorerait en proposant des signaux forts. Aujourd'hui, la langue française est la 3ème langue des affaires après l'anglais et le chinois. Elle représente 16% du PIB mondial même si dans le secteur du numérique, le retard est plus important. Si la jeunesse mondiale ne voit pas l'intérêt économique de la langue française, elle s'en détournera.

Les révolutions arabes n'ont-elles pas porté le mot français "dégage"? La planète entière, solidaire de la France attaquée en janvier, n'a-t-elle pas clamé partout en français : "je suis Charlie"? En matière culinaire, les mots de la langue française ne sont-ils pas exportés dans toutes les langues du monde ?Bref, demain, 350 millions de jeunes africains devraient parler français. L'Afrique sera essentielle à l'économie mondiale avec de forts taux de croissance. Le cœur de la Francophonie sera en Afrique. Les jeunes de cités doivent s’imprégner des idéaux de la Francophonie.

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Emmanuel Macron rend hommage à Charles Aznavour !

Le président Emmanuel Macron (g), sa femme Brigitte et le chanteur Charles Aznavour (d) lors du dîner officiel en l'honneur du prince héritier du Japon au château de Versailles, le 12 septembre 2018

Emmanuel Macron, Président de la République a rendu un vibrant hommage à Charles Aznavour, décédé lundi à 94 ans, affirmant que "ses chefs d'oeuvre, son timbre, son rayonnement unique lui survivront longtemps".

"Profondément français, attaché viscéralement à ses racines arméniennes, reconnu dans le monde entier, Charles Aznavour aura accompagné les joies et les peines de trois générations"LeCharles Aznavour, c'était avant tout un "timbre de voix". Le chanteur est décédé à l'âge de 94 ans, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2018. Sur scène, il impressionnait par sa vitalité intacte. Voici son texte tel que parvenu à la rédaction de Réveil FM International:

Charles Aznavour, l’une des plus belles plumes et l’une des voix les plus émouvantes de la chanson française, nous a quitté aujourd’hui. Il chantait si bien les élans du cœur, les joies et les peines du quotidien, il posait des mots si justes et si forts sur ce que nous sommes, et depuis tant de temps, que même les moins de vingt ans ne peuvent pas ne pas être endeuillés.

Auteur éloquent et élégant, ses mots nous racontaient avec poésie. Mélodiste hors pair, ses airs accompagnaient nos vies. Lui, le fils d’immigrés, était le chantre de l’esprit français et de la vie parisienne, capable de croquer comme nul autre la vie de bohème des artistes de Montmartre ou de décrire la vie de scène qu’il aimait tant. Il était l’exégète des grands sentiments, chantant aussi bien l’appel du large, le temps qui passe et la nostalgie d’une jeunesse envolée, la perte et le deuil, que l’incompréhension d’un jeune homosexuel face aux conservatismes.

Puisant son inspiration au plus profond de ses racines, il signa plus de 1000 titres qui traversèrent les époques, les langues et les frontières. Amoureux de tous les arts, Charles Aznavour était aussi un grand comédien, sur scène comme à l’écran, ciselant des gestes précis et inspirés pour faire vibrer ses chansons par-delà les mots, par-delà sa voix, par toutes les fibres de son corps, et incarnant avec justesse des personnages complexes pour le septième art. Il reçut en 1997 un César d’honneur pour l’ensemble de son œuvre et notamment pour son travail avec François Truffaut et Henri Verneuil. Mais c’est sans doute son rôle dans Ararat, ce film relatant le génocide arménien, qui fut le plus bouleversant. Car Charles Aznavour incarnait là son histoire, celle d’une Arménie qu’il ne cessa jamais de défendre, au travers de sa fondation, de chanter, et de faire rayonner en tant que représentant de cette jeune République auprès des Nations Unies. L’Arménie était sa cause, mais la France était sa vie : Charles Aznavour soulignait toujours ce qu’il devait à notre patrie où, de scènes de café en cabarets, de premières parties en enregistrements, et de grands succès en tournées triomphales, il façonna, lui à qui on avait dans sa jeunesse déconseillé de chanter, sa légende de poète de la langue française et de monument de la chanson. Combien eut-il raison, contre beaucoup d’abord, pour le bonheur de tous ensuite, de se voir tout en haut de l’affiche !

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dimanche 30 septembre 2018

Menaces de journalistes par les Talibans de l'Udps, "Fatshi" loupe l'occasion de dénoncer la Fatwa !

Felix Tshilombo Tshisekedi est silencieux sur des menaces de mort de l'Udps

Ils sont irascibles, réfractaires et intolérants à la critique des journalistes et de simples citoyens. Felix Tshilombo Tshisekedi leur Chef-Gourou n'est pas critiquable, sans doute il est sorti de la cuisse de Jupiter. Des Talibans, djihadistes, Kuluna et ethno-tribalistes de l'Udps ont menacé de mort deux journalistes de la diaspora: Freddy Mulongo et Roger Bongos. Ils se croient déjà au palais de la Nation à Kinshasa, alors que leur leader n'est ni Fédérateur ni Rassembleur, il ne s'appui que sur ses frères et sœurs de sa tribu ! Comment une seule tribu sur les 450 que regorgent la République démocratique du Congo ?

Il n'y a pas encore campagne électorale ni élection: les Talibans de l'Udps menacent et criminalisent des journalistes aujourd'hui et lorsqu'ils seront au pouvoir, ils vont sans doute les pendre ! Un parti familio-ethno-tribaliste-extrémiste-nazi ! Une meute des Tshibelabela enragés, sans foi ni loi, se sont crus tout permis: Insultes, injures, calomnies, diffamations et menaces de mort... ont envahi nos profils sur des réseaux sociaux. Les fanatiques inconditionnels se sont défoulés, ils ont vomi leur bile de haine contre les journalistes de la diaspora non encartés Udps. la dent dure, croyant se défouler sur des petits journalistes.

A la tribune de l'opposition à Kinshasa, hier samedi 29 septembre, Felix Tshilombo Tshisekedi "Fatshi" a invité les militants de l'opposition à cesser de s'attaquer aux autres leaders de l'opposition: "OFINGI NGA LOBA OFINGI BISO NYOSO, OLINGI NGA LOBA OLINGI BISO NYOSO". Quelle ambiguë, populiste et cynique phrase. C'est la version soft et édulcorée de "PASI NA YO PASI NA NGAI" ! "Si tu veux insulter, il faut nous insulter tous, si tu veux élever, il faut nous élever tous" a-t-il déclaré ! Fatshi a raté une belle occasion pour dénoncer les menaces de mort de ses Talibans contre des journalistes.

Ses Talibans de l'Udps s'attaquent aux journalistes, lui Fatshi se limite à l'opposition ? Sa déclaration alambiquée ne concerne donc pas des journalistes menacés ! La Fatwa de ses Talibans, djihadistes et ethno-tribalistes contre des journalistes est toujours en vigueur !

La France a déjà vécu les assassinats de journalistes de "Charlie Hebdo" à Paris. La France acceptera-t-elle que l'Udps le parti de Felix Tshilombo Tshisekedi commette des actes terroristes contre des journalistes sur son sol ? Menaces de mort publiques requièrent une dénonciation publique du leader de l'Udps !

Pourquoi "Fatshi" n'a-t-il pas osé parler du retour du corps d'Etienne Tshisekedi, pour des funérailles honorifiques au pays de ses ancêtres ? Etienne Tshisekedi n'était-il pas opposant ? Deux ans que le corps de Ya Tshitshi traîne dans une morgue à Bruxelles en Belgique, et "Fatshi" prenant la parole devant les congolais n'ose même pas demander une minute de silence pour son défunt père ni réclamer le corps de son géniteur illico presto pour un enterrement digne.

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RDC: Armand Mavinga Tsafunenga réaffirme sa vision d'une transition exceptionnelle sans Kabila!

Armand Mavinga Tshafunenga

La diaspora congolaise a son intelligentsia, il en fait partie. Le Rév.Armand Mavinga Tsafunenga est un grand homme de culture et érudit. Homme de foi, de conviction et d'action, il est le premier congolais dans une interview sur Réveil FM International en 2009, avoir clamé la transition sans Kabila en RDC. Mais il en parlait depuis les frauduleuses élections Louis Michel 2006. Comme quoi, il faut de la persévérance ! Précurseur et visionnaire, cela n'est pas étonnant. Armand Mavinga Tsafunenga n'est pas un homme de polémique ! Sans la participation de la diaspora "Bana Bilaka", la RDC continuera à tourner en rond. Des traîtres et collabos pour le maintien de ce régime d'imposture, il y en a dans la Majorité, l'opposition, la société civile y compris dans la diaspora. Mais c'est au sein de la diaspora que l'on retrouve encore des hommes et femmes dignes qui ne sont pas à se vendre pour des miettes. Enseignant, chercheur, écrivain engagé, expert et consultant, entrepreneur et Pasteur, il a une formation multidisciplinaire et est titulaire de plusieurs titres. En 1973, il a été le plus jeune diplômé d’Etat de la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) ; en 1977, le plus jeune licencié et agrégé du pays. Armand Mavinga Tsafunenga réaffirme avec force sa vision d’une Transition exceptionnelle sans Kabila engagée depuis 2006 !

Symphonie de la nouvelle grande société civile congolaise, ancien expert des organisations internationales dont l’UNESCO, Ambassadeur de paix engagé dans le dialogue des cultures et des religions, conscience engagée pour la justice et la paix au niveau mondial, écrivain poète, Pasteur, chercheur, lexicologue, initiateur et Président du Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC), Président du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC), auteur d’une vingtaine d’ouvrages et de plusieurs rapports techniques.

Armand MAVINGA Tsafunenga met en garde contre toutes les stratégies visant à écarter ou à contourner la diaspora congolaise dans la solution de la crise congolaise, et notamment à esquiver la vision pertinente d’une Transition exceptionnelle sans Alias Joseph Kabila qu’il a initiée dès 2006 dans le cadre du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) « Tout ce qui est fait pour nous, sans nous, est fait contre nous » (Nelson MANDELA). Tout ce qui est fait pour le Peuple Congolais et la République Démocratique sans la Diaspora Congolaise est fait contre la Diaspora Congolaise et contre le Peuple Congolais et la République démocratique du Congo.

Le Peuple Congolais et le République Démocratique du Congo vivent la plus grande crise après la seconde guerre mondiale. La Transition exceptionnelle et citoyenne sans Mr Joseph Kabila vise à trouver la solution la plus appropriée à la plus grande tragédie humaine de la deuxième moitié du XXème siècle et des premières décennies du XXIème siècle. La clé de la Transition exceptionnelle et citoyenne aboutie se trouve dans la diaspora congolaise et nulle part ailleurs. Tous les schémas qui sont montés visent à contourner, voire à écarter pur et simplement la diaspora congolaise de la gestion de la Transition citoyenne en République Démocratique du Congo par les ennemis du Peuple Congolais et de la République Démocratique du Congo. La vision de la Transition exceptionnelle sans Alias Joseph Kabila est initiée par le visionnaire Armand Mavinga Tsafunenga en 2006 dans le cadre du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et enrichie dès 2012 dans le cadre de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC). La 3C-RDC et le MPDC identifient alors 20 engagements pertinents pour le présent et l’avenir en 2012. Le MPDC et la 3C-RDC se réjouissent de constater que la plupart des forces vives congolaises dans la diaspora et au pays adhèrent fermement aujourd’hui à cette vision.

Le MPDC et la 3C-RDC saluent la contribution riche et pertinente de toutes les forces vives congolaises de la diaspora pour que cette vision de la Transition sans Alias Kabila devienne un engagement politique et citoyen fort de tout le monde. Il faudra maintenant en faire un engagement stratégique pour sa mise en place avant fin décembre 2018 en République Démocratique du Congo. Toutes nos félicitations pour ce travail abattu par la diaspora congolaise. Et maintenant l’on veut faire de la récupération politicienne par les fossoyeurs politiques congolais de la majorité comme d’une certaine fausse opposition, avec certains appuis extérieurs, pour monter une nouvelle transition mauvaise et clientéliste de partage des postes.

Les médiocres, décriés par Son Éminence le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, veulent monter de nouveaux scénarios pour rester au pouvoir. Et le pouvoir illégitime au Congo a le culot de dire aujourd’hui que ce sont des pays extérieurs (africains et occidentaux) qui préparent cette transition parce qu’ils ne veulent plus des élections. Une stratégie pour contourner la diaspora congolaise et esquiver sa vision pertinente d’une Transition exceptionnelle pour sortir de la crise. Seule la Transition exceptionnelle et citoyenne sans Alias Joseph Kabila, initiée par la Grande Diaspora Congolaise, est la vraie voie de sortie de crise aujourd’hui et demain en République Démocratique du Congo. La communauté internationale devrait éviter la tentation d’esquiver cette vision de la transition de la diaspora congolaise, car la paix et la sécurité mondiales en dépendent. Un nouveau terrorisme risque de voir le jour et d’endeuiller toute l’humanité. Il faut éviter le piège de développement du nouveau terrorisme des Etats travaillant en sous-mains avec des islamistes et des milices dans la région pour le pillage, l’extermination d’un peuple, l’occupation et la destruction de la République Démocratique du Congo.

1. Une transition exceptionnelle pour répondre à la dimension de la plus grave crise après la seconde guerre mondiale. La crise congolaise n’est pas une crise électorale, mais la plus grande tragédie humaine aujourd’hui à caractère économique, financier et stratégique. Tout processus politique, qui ne tient pas compte de la dimension grave et globale de la crise congolaise et ne constitue pas une solution à cette crise congolaise, est un processus injuste, mafieux, inhumain, déséquilibré et inadapté volontairement. La crise congolaise n’est pas une simple crise électorale, mais la plus grave crise après la seconde guerre mondiale. Plus de 8.000.000 de morts, plus de 5.500.000 de Congolaises et Congolais vivent comme des réfugiés abandonnés sur le sol de leurs ancêtres et donc exclus d’office des élections injustes et criminelles projetées en décembre 2018, plus de 1.000.000 de femmes, filles et enfants violées ; le peuple congolais est parmi les peuples les plus pauvres et les plus misérables de l’humanité ; l’insécurité voulue et généralisée, un génocide savamment organisé pour piller et détruire un peuple et un pays ; les frontières du pays sont facilement perméables et le terrorisme voulu pour affaiblir le pays s’est enraciné.

Les massacres continuent partout au Nord-Est et au centre du pays avec le symbole scandaleux de l’extermination du peuple congolais à Béni dans le silence absolu. Peut-on répondre à une pareille crise par de fausses élections criminelles et mafieuses projetées en décembre 2018 par ceux-là même qui sont auteurs et complices de cette tragédie ? La CENI est un bureau privé d'Alias Joseph Kabila qui ne peut jamais organiser des élections acceptables pour l’alternance face à la dictature éhontée qui s’est mise en place au Congo. La communauté internationale devrait éviter le piège de demander à Alias Joseph Kabila de nommer lui-même son successeur ou au grand scandale de créer lui-même les conditions de glisser de nouveau en 2019. Le processus électoral en cours au Congo avec la CENI de Corneille Nangaa fait partie de la médiocratie et non de la démocratie. Il faut donc exiger le départ sans condition du pouvoir d'Alias Joseph Kabila pour qu’une transition exceptionnelle permette de mettre le pays sur les rails des Etats de droit modèles en Afrique.

La République Démocratique du Congo est tristement et savamment bloquée par un tennis politique injuste, inadapté, ridicule, exogène et honteux initié depuis le 24 avril 1990. Tennis politique conçu pour maintenir notre pays dans un système infernal des cercles vicieux. Le génie congolais et la sacralité congolaise font cruellement défaut au processus politique congolais. Il faut éviter de répéter les erreurs de l’histoire depuis la Conférence Nationale Souveraine (CNS). Il faut faire attention, car toutes les transitions, qui ont échoué dans notre pays depuis 1992, ont toujours été des transitions exogènes à visée électorale. Il ne faut pas toujours répéter les mêmes erreurs de l’histoire. Il n’a jamais été question de vraies transitions pour résoudre les causes profondes de la longue et grave crise multiforme congolaise. La vision d’une transition électorale en République Démocratique du Congo a toujours été une vision exogène, inefficace et clientéliste qui s’inscrit dans la série des transitions des cercles vicieux. Les Congolais n’ont pas besoin d’une simple transition pour résoudre une crise électorale, sinon les protagonistes auraient respecté l’Accord de la Saint-Sylvestre qu’ils bafouent et contournent tristement. Les massacres répétés au Nord-Est et notamment à Béni et le récent Génocide du Kasaï ne viennent pas d’une crise électorale. Le Génocide Congolais n’est pas un génocide d’origine électorale, mais bien un génocide économique, stratégique et financier.

La CENCO et la communauté internationale sont bien prises au piège de l’Accord de la Saint-Sylvestre bloqué et contourné par le pouvoir illégitime et dictatorial en place. Il nous faut donc une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila. Il s’agit d’une transition bien pensée de longue date et préparée avec minutie par le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) (1). Une transition qui nous permettra de quitter et d’éviter le bateau Titanic d'Alias Joseph Kabila. Bateau Titanic de la mort brusque, massive et collective, de la haine, de la violence, du mensonge, du génocide, de la corruption, du pillage, des vengeances, des revanches, des règlements des comptes, de l’humiliation, de la déshumanisation, de la barbarie, de la trahison, du statu quo, de la misère la plus sombre du peuple congolais, des nouvelles guerres dans la région des Grands Lacs, de la balkanisation du Congo, des pires élections injustes, criminelles, mafieuses et inadaptées. Il nous faut une transition exceptionnelle pour mettre fin à l’ancien Congo incarné par Joseph Kabila et jeter les bases du nouveau Congo appelé à être le Grand Congo du XXIème siècle.

Une transition qui permettra la mise en place d’une vraie Démocratie du Muntu, entendue comme la démocratie du génie du Peuple Congolais, car le Grand Congo est appelé à être un pays modèle de la justice en Afrique et dans le monde. Une transition qui sera au cœur d’une vraie réconciliation nationale. Pour ce faire, le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) est très attaché à son engagement de bâtir une nouvelle et vraie République Démocratique du Congo qui sera le Grand Congo du XXIème siècle. Il entend réconcilier le peuple congolais avec Dieu, avec lui-même, avec son sol, sous-sol et espace, avec ses ancêtres, avec ses voisins et les autres peuples du monde.

2. La République Démocratique du Congo a pris un mauvais départ depuis les élections criminelles et injustes de 2006. Nous devons arrêter de mentir et de nous mentir. L’histoire finit toujours par nous rattraper.

Diriger, c’est savoir lire les signes des temps et anticiper. En 2006, le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC), sur initiative d’Armand Mavinga Tsafunenga, avait souligné que la transition qui était en cours en République Démocratique du Congo, et qui devait se terminer par des élections, était un processus injuste, déséquilibré et inadapté. Ce processus était miné par deux vides politiques criants que sont l’absence de la justice et d’une vraie réconciliation nationale. Le processus électoral en préparation en 2006 faisait partie de ce processus injuste, déséquilibré et inadapté. Face à cette situation grave, le MPDC, qui ne croyait pas du tout aux élections tripatouillées et criminelles de 2006, a proposé la vision d’une transition exceptionnelle pour que le pays puisse prendre définitivement un bon démarrage démocratique. La suite de la tragédie nationale des élections de 2006 est connue de tous. Des élections criminelles dont le deuil national n’a jamais été organisé. C’est ainsi que le MPDC avait déjà publié officiellement en mai 2006 son premier programme triennal d’urgence qui reste encore d’actualité jusqu’à ce jour. La durée de la transition devrait être de trois ans ou 36 mois. Les trois axes de ce programme triennal étaient en 2006:

- La Justice et la Réconciliation Nationale ;

- la Sécurité des personnes et des biens ;

- le plan d’urgence de développement économique, social et environnemental.

Dès 2006, la justice et la réconciliation nationale étaient des valeurs clés de la Transition politique préparée par le MPDC. La vision de la justice et de la réconciliation nationale du MPDC fait autorité. Une citation du visionnaire Armand Mavinga Tsafunenga est devenue célèbre, à savoir : « Nous ne cesserons de souligner que la réconciliation ne précède jamais la justice, mais elle est un acte et une recherche de la justice ; elle n’est pas une messe publique des faux pardons et des pardons hypocrites. Sans la justice, il n’y a pas de vraie réconciliation nationale. » Vous pouvez la lire dans : Mavinga Tsafunenga Armand, A la recherche d’un modèle de développement culturellement durable. Pour bâtir une Nouvelle et Vraie République Démocratique du Congo, Paris, Pyramide Papyrus Presse, 2007, p.47. Comme ne cesse de le souligner le Président National du MPDC, Armand Mavinga Tsafunenga, c’est la justice qui élève une nation et affermit le pouvoir. Dans notre initiative dès 2006, il s’agit d’une transition exceptionnelle dirigée par un leader de la diaspora congolaise.

A peine le pays sortait des élections pénibles et injustes en 2006, parler d’une transition était étrange et utopique. Une vision, qui paraissait utopique en 2006 et 2007, est devenue aujourd’hui une réalité. L’initiateur de la Transition sans Alias Joseph Kabila, Armand Mavinga Tsafunenga, ne cessait de souligner depuis 2006 que son utopie était une nouvelle façon tendant à dénoncer et à annoncer : une façon de dénoncer les pratiques, méthodes, structures et approches déshumanisantes, et une façon d’annoncer des pratiques, méthodes, structures et approches humanisantes.

Comme le souligne Dr. Patrick Mbadu Makani Kumbu, Secrétaire National du MPDC chargé de la Santé et de la Qualité de Vie : « Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. N’en déplaisent aux uns et aux autres, notre pays a pris un mauvais départ avec des élections injustes, faussées et criminelles de 2006. » Il faut le souligner que le pays est bloqué ridiculement et tristement dans le tennis politique injuste, inadapté et humiliant depuis le 24 avril 1990. Il ne faut jamais mentir ni se mentir, car l’histoire finit par nous rattraper. Voici quelques faits probants que nous avons pris un mauvais départ depuis 2006:

- Le Congo est dirigé aujourd’hui dans une anarchie hors du commun avec comme principes de base :

le pillage mafieux et organisé des richesses du pays, le massacre de la population au rythme alterné de génocides, la corruption la plus élevée, le retour en force du tribalisme et du régionalisme, l’infiltration avancée des institutions du pays même au niveau de toilettes, la privation des libertés publiques, le pays ressemble à un Non-Etat dans certaines provinces, l’enracinement de la dictature ;

- le peuple congolais est parmi les peuples les plus misérables de l’humanité, pour ne pas dire de la terre ;

- la Constitution est devenue un règlement d’ordre intérieur du pouvoir illégitime, amendable et contournable à souhait, une Constitution dénuée de la sacralité et du génie congolais ;

- plus de 8.000.000 de morts dont les dirigeants illégitimes ne s’en soucient pas et n’en réclament pas la moindre justice ;

- plus de 1.000.000 de femmes, filles et enfants violées, en tant processus d’extermination de la procréation ou d’extermination en différé d’un peuple ;

- plus de 5.500.000 de Congolaises et Congolais déplacés de force, vivant comme des réfugiés abandonnés sur le sol de leurs ancêtres et exclus d’office des pires élections prévues en décembre 2018 ;

- le peuple congolais est pris au piège par une classe politique sans vision et qui trahit son pays et son peuple, classe politique dite classe politique de « médiocres » par Son Éminence le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya ;

- l’installation officielle de la médiocratie à la place de la démocratie ;

- le tennis politique injuste, inadapté et ridicule, lancé depuis le 24 avril 1990 est toujours d’actualité en République Démocratique du Congo. Comme le souligne si bien le Président Armand Mavinga Tsafunenga, dans le cadre de ce tennis politique, toute union est faussée d’avance : il ne peut y avoir de candidat unique de l’opposition, ni de candidat unique de la diaspora, voire même ni de vrai candidat unique de la majorité au pouvoir ;

- le processus électoral en préparation pour le 23 décembre 2018 est le processus électoral le plus cynique, inique, injuste et mafieux de l’histoire des peuples et des nations au XXIème siècle ;

- la mise en place d’un vrai terrorisme des Etats en sous-traitance avec les forces et milices de pays voisins et de mercenaires d’autres pays.

En 2011, le MPDC n’a pas appuyé le processus électoral injuste, tripatouillé et criminel qui se préparait. Dès janvier 2012, le MPDC a annoncé qu’il n’y aura pas de vérité des urnes trouées, brûlées et altérées réclamée par l’UDPS. La seule voie de sortie de crise était la mise en place d’une Transition exceptionnelle. C’est ainsi que le MPDC et plusieurs forces vives congolaises dont le Parti Socialiste Congolais (PSC), le Cercle des Intellectuels Congolais (CIC), le Centre d’Intelligence Economique et Stratégique (C.I.E.S.), la Coalition des Forces Armées Congolaises (COFAC), l’Association pour le Rassemblement de la Diaspora Congolaise (ARDC), le Centre d’études et de promotion de la culture et de la communication en Afrique (CEPROCOM), le Bureau d’Etudes pour le Congo (BEC) et l’association 3RA (Retour Reconversion Retraite en Afrique) ont créé en 2012 la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC).

Dès le début de 2012, nous avions souligné qu’il n’y aura pas d’élections en 2016. C’est dans ce contexte qu’a été publiée en 2012 la composition du premier Gouvernement de Transition sans Joseph Kabila. Tout le monde se souviendra des remous qu’avait créés cette publication. C’était un élément déclencheur pertinent. Dès le début 2013, la 3C-RDC et le MPDC formulent définitivement 20 engagements pertinents pour cette transition.

En janvier 2015, nous avons souligné clairement qu’il n’y aura pas d’élections en 2016 et 2017.

En avril 2016 à Saint-Denis à Paris, dans une conférence organisée par l’association « Devoir de Mémoire », le visionnaire Armand Mavinga Tsafunenga a débattu avec un représentant de l’UDPS qui était convaincu qu’il y aura des élections en 2016 et que Papa Etienne Tshisekedi deviendra Président de la République. Le Président Armand Mavinga Tsafunenga a souligné que diriger c’est savoir lire les signes des temps et anticiper, et a dit avec force aux amis de l’UDPS qu’il n’y aura pas d’élections en 2016. Les faits lui ont donné raison. Les élections prévues en décembre 2018 sont organisées contre le peuple congolais dans sa forme actuelle. C’est de la médiocratie et non de la démocratie.

Le MPDC s’est réjoui de constater que la durée de la Transition de trois ans qu’il a proposée en 2006 est largement acceptée aujourd’hui, eu égard à la gravité de la crise congolaise.

3. Les 20 engagements de 3C-RDC et du MPDC pour une transition pacifique et démocratique exceptionnelle en République Démocratique du Congo.

La 3C-RDC et le MPDC ont publié les 20 engagements pour une Transition exceptionnelle sans Alias Joseph Kabila. Il s’agit d’engagements pertinents pour le présent et l’avenir qui tiennent compte de la dimension grave de la crise congolaise et des intérêts divers en présence dans notre pays et pour les ressources naturelles de notre pays. Ces engagements tiennent compte de la position géostratégique de notre pays et des enjeux cruciaux du nouveau monde qui se construit avec les ressources naturelles du Grand Congo. Voici les 20 engagements que la 3C-RDC et le MPDC prennent pour le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo :

1. Mettre en place un processus de transition politique et démocratique juste, équilibré, pacifique et efficace d’une durée de 18 à 36 mois en République Démocratique du Congo aux fins de mettre le pays sur les rails des Etats de droit modernes. Établir ainsi une solide charnière entre l’ancien Congo qui se termine et le nouveau Congo qui doit commencer.

2. Sortir définitivement le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo de l’instabilité politique et démocratique en cours depuis 1960. Un engagement fort pour l’avenir.

3. Instaurer la tradition de dialogue du « Muntu » en tant que processus original de dialogue du peuple avec lui-même pour une transition assumée, consensuelle et porteuse d’un avenir radieux et stable pour le Peuple Congolais.

4. Œuvrer pour la paix des cœurs et des esprits en République Démocratique du Congo par un processus sage, juste et équilibré de vérité, de justice et de réconciliation nationale. Un engagement exceptionnel pour la justice.

5. Assurer la continuité de l’Etat en rompant avec l’Etat du mal.

6. Mettre en place un vrai Gouvernement d’Union Nationale, de Transition Pacifique et de Renouvellement Politique pour maîtriser le présent et bien orienter l’avenir.

7. Jeter les bases d’un grand Etat moderne dans le cadre de la nouvelle reconfiguration du monde.

8. Mettre en place un Parlement de Transition sous forme de Conseil National de la Transition en République Démocratique du Congo (CNT-RDC).

9. Mettre en place un processus électoral global, consensuel, juste, équilibré, transparent, régulier et libre. Réinstaurer la tradition des élections irréprochables et incontestées du « Muntu ».

10. Effectuer une réforme appropriée des services de la défense nationale, de la sécurité et de l’immigration en vue de la protection efficace de l’intégrité territoriale et de la sécurité des biens et des personnes.

11. Organiser une rencontre nationale inédite pour l’adoption du Pacte National de la Transition (PNT) en République Démocratique du Congo.

12. Arrêter et mettre en oeuvre un programme de réorientation économique, d’urgence politique, sociale, sécuritaire, environnementale et de solidarité nationale.

13. Redéfinir et promulguer le statut d’ancien Président de la République Démocratique du Congo.

14. Promouvoir et encadrer le processus de décentralisation en République Démocratique du Congo dans le cadre de la mise en place de six grandes régions économiques.

15. Promouvoir et renforcer la coopération internationale et bilatérale par des relations particulières au niveau de la communauté internationale.

16. Garantir et renforcer une coopération régionale vraiment fraternelle, juste, équilibrée et pacifique.

17. Mettre la République Démocratique du Congo à l’avant-plan de la lutte contre le terrorisme dans la région.

18. Commencer à bâtir une tradition des droits de l’homme du Muntu. Protéger la liberté de la presse, les professionnels de l’information et de la communication, les défenseurs des droits de l’homme et les autres acteurs de la démocratie.

19. Jeter les bases de la Diaspora Congolaise en tant que province spéciale de la République Démocratique du Congo.

20. Hisser le Grand Congo au niveau des nations ayant une grande tradition démocratique. Introduire ainsi le génie congolais et la sacralité congolaise dans la Constitution de la République Démocratique du Congo.

Vous pouvez lire avec intérêt l’ouvrage ci-après : MAVINGA TSAFUNENGA Armand, Les 20 engagements pour une transition démocratique et pacifique exceptionnelle en République Démocratique du Congo, Paris, 3C-RDC, 2017, 222p.

4. La diaspora congolaise appelée à ne pas trahir sa mission prophétique révélée par son ancêtre KIMBANGU dans son message de 1921. La diaspora doit éviter le piège de la majorité illégitime et de l’opposition éparpillée et clientéliste de la trahir et de la contourner

La Diaspora Congolaise est appelée à ne pas trahir sa mission prophétique révélée par son ancêtre KIMBANGU dans son message historique de 1921 à Mbanza-Nsanda au Congo. Le vrai et grand changement historique pour notre pays viendra de la diaspora. C’est donc un leader de la Diaspora Congolaise qui devrait diriger la Transition exceptionnelle sans Alias Joseph Kabila. Comme le souligne Armand Mavinga Tsafunenga, « Trahir sa mission, c’est accepter d’échouer et de mourir sans dignité ». Tout ce qui est fait sans la diaspora congolaise est fait contre la diaspora congolaise et contre le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo. La diaspora congolaise, premier bailleur de fonds du Peuple Congolais, doit avoir la place qu’il lui faut dans le processus démocratique en République Démocratique du Congo. La clé de la vraie Transition se trouve dans la diaspora congolaise et nulle part ailleurs. Tous les schémas qui sont montés visent à contourner, voire à écarter pur et simplement la diaspora congolaise. Aucun candidat de la majorité illégitime ou de la supposée opposition ne parle de la diaspora de manière pertinente dans son programme, ni n’évoque avec foi et sincérité la participation de la diaspora congolaise aux élections. La CENI avait pourtant prévu la participation de la diaspora aux élections.

Il y a d’une part un acte d’escroquerie morale de la majorité illégitime et de la CENI qui avaient prévu la participation de la diaspora aux élections suivant une approche clientéliste et technique visant à justifier un nouveau glissement après 2018. Leur stratégie mafieuse dévoilée, ils ont ignoré la disposition électorale appelant le vote de la diaspora. D’autre part l’opposition éparpillée, clientéliste et opportuniste a trahi la diaspora, car elle n’a pas défendu le vote de la diaspora, s’accrochant à ses intérêts immédiats. Aucun programme de candidats de la majorité illégitime et de l’opposition ne fait allusion à la diaspora congolaise de manière pertinente en tant que province spéciale de la République Démocratique du Congo. Pourquoi ils ont tous trahi la participation de la diaspora congolaise aux élections ? Parce qu’ils ont compris que la participation de la diaspora congolaise aux élections posait des problèmes profonds de refondation de l’Etat congolais en commençant par l’obligation d’un travail profond d’identification de tous les Congolais, d’un vrai recensement à vocation multiple, pour empêcher que des étrangers de pays voisins viennent participer aux élections. Le vote de la diaspora, suivant l’approche du MPDC, exigeait les vraies bases d’enracinement local pour éviter définitivement des infiltrations étrangères, car un pays qui est toujours incapable d’organiser des élections locales, ne peut pas organiser de bonnes élections à d’autres niveaux supérieurs. Et la maîtrise du processus électoral veut que l’on commence par des élections locales. On ne commence jamais la construction d’une maison par la toiture. C’est ce qui se fait au Congo depuis 2006.

Globalement, presque tous les leaders et candidats de la majorité et de l’opposition plurielle n’appuient pas du tout la vision d’une transition citoyenne de la diaspora congolaise. Ce sont tous des fonctionnaires politiques qui ont peur de perdre leurs postes de travail ou métiers avec la mise en place d’une transition citoyenne. La politique est pour eux un simple métier pour nourrir leurs familles et soutenir leurs proches.

Tous les candidats à l’élection présidentielle prévue en décembre 2018, validés comme invalidés, savent tous que nous sommes en face d’un processus électoral cynique, inique et criminel, et n’appuient pas, à quelques exceptions près, la transition citoyenne.

Beaucoup font le jeu malsain du pouvoir en place et s’attendent à une nouvelle transition de partage des postes et de trahison des intérêts du peuple et du pays. Il y a des candidatures calculées et opportunistes. Il y a fort à croire qu'Emmanuel Ramazani SHADARI n’est pas le seul candidat de la majorité illégitime à l’élection présidentielle.

Toutes les réunions de leaders d’une certaine opposition éparpillée et opportuniste se font tacitement contre le leadership de la diaspora congolaise dans sa vision de la transition. Il est triste de constater comment parfois certaines forces vives de la diaspora se font embarquer à gauche et à droite. Soyons lucides, car tout est fait pour distraire et casser la grande dynamique de la diaspora congolaise autour de la Transition sans Kabila.

Tout est fait pour piéger la diaspora au rang de simples béquilles, car la diaspora leur facilite la tâche en empêchant la poudre sociale d’exploser au pays avec son assistance financière. Il est clair que la transition exceptionnelle devrait être dirigée par un leader de la diaspora congolaise..Toutes les conditions sont réunies pour l’échec flagrant des élections en décembre 2018, voire pour leur report. Le vrai enjeu pour les ennemis du peuple congolais est de contourner, à défaut de ne pouvoir le détruire, le travail énorme de la diaspora congolaise, des résistants (toutes catégories confondues, y compris les combattants), des mouvements de jeunesse et de certains leaders de la société civile autour de la Transition exceptionnelle et citoyenne sans Alias Joseph Kabila.

La démocratie n’a jamais été une transmission du pouvoir d’un Président illégitime, criminel, pilleur et dictateur à un autre Président illégitime de sa bande. La rupture avec un Etat du mal est une magnifique forme de démocratie et de continuité de l’Etat...

C’est maintenant un moment décisif, ou la diaspora congolaise gagne le pari de la libération et du vrai changement en République Démocratique du Congo, ou elle échoue à la porte. Nous sommes en face de 3 mois (octobre-décembre 2018) d’une importance cruciale pour notre peuple et notre pays. La diaspora congolaise n’a pas droit à l’erreur. Elle doit se concentrer sur la Transition exceptionnelle sans Alias Joseph Kabila, car les élections de décembre 2018 ne la concernent pas et elle en a été écartée. Armand Mavinga Tsafunenga demande à la Diaspora Congolaise de ne pas trahir sa mission prophétique du vrai changement historique en République Démocratique du Congo par la transition. Il demande aux membres de la diaspora, représentant la majorité illégitime et les différentes fractions de l’opposition, la résistance et la société civile, de méditer sur le vrai sens de notre présence dans la diaspora. Nous ne sommes pas là pour trahir notre mission et être instrumentalisés par des acteurs politiques opportunistes qui ne comprennent pas ou font semblant de ne pas comprendre les terribles enjeux pour notre peuple et notre pays au XXIème siècle. Nous faisons face à un projet savant et hautement stratégique d’extermination d’un peuple pour s’approprier ses ressources naturelles. Notre ancêtre, Papa Simon KIMBANGU, a bien défini la mission de la diaspora en 1921. Nous sommes les enfants de la promesse, « Bana ya bilaka », de la vraie libération de notre pays. Nous disons bien Papa Simon KIMBANGU et non Eglise Kimbanguiste pour qu’il n’y ait pas de confusion que peuvent créer des laïcistes. Quand nous disons INGETA (Qu’il en soit ainsi, c’est comme ça, oui, amen), nous avons donc compris notre mission.

En 2004 et 2005, dans le cadre du MPDC, Armand Mavinga Tsafunenga avait préconisé l’adoption du principe de l’irrévocabilité ou de l’inaliénabilité de la Nationalité Congolaise d’origine. Ainsi, la nationalité congolaise d’origine devrait avoir la primauté sur une autre nationalité acquise ailleurs. Proposition qui avait fait un large écho. Les Congolais d’origine ne peuvent pas rentrer comme des étrangers pour reconstruire leur pays et bâtir le Grand Congo du XXIème siècle. Cette clause ne concerne pas les étrangers qui ont acquis la nationalité congolaise.

Certaines personnes mal intentionnées pourraient croire qu’Armand Mavinga Tsafunenga défend ce principe parce qu’il a une double nationalité. Non ce n’est que justice, car les Congolais sont comme des Juifs d’Afrique. Armand Mavinga Tsafunenga, fils du Révérend Oscar Mavinga NGoma et d’Anastasie Voso Meno, n’a que la seule nationalité congolaise, pas une autre.

5. Ne répétons pas les mêmes erreurs de l’histoire. Il s’agit d’une Transition exceptionnelle et citoyenne de tous les dignes fils et filles de la République Démocratique du Congo, et non d’une transition des composantes

Tous les dignes fils et filles du pays participeront à la gestion de la Transition exceptionnelle et citoyenne, et pas quelques leaders triés dans la volée dans la diaspora congolaise et la société civile. Toutes les transitions des composantes ont lamentablement échoué en République Démocratique du Congo. Ne répétons pas les mêmes erreurs de l’histoire. Un peuple qui ignore son histoire ou qui oublie ses grandes erreurs est un peuple voué à la disparition.

Il s’agit d’une transition exceptionnelle de tout le Peuple Congolais et non d’une partie ou composante. Ladite transition est différente de toutes les transitions connues depuis la Conférence Nationale Souveraine (7 août 1991 – 6 décembre 1992). L’heure est hautement décisive et grave, car la trompette de l’histoire a sonné pour le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo. C’est maintenant que nous devons choisir d’écrire notre histoire ou d’être définitivement exclu comme un peuple digne et grand de l’histoire. Une simple transition électorale est inefficace et vouée à l’échec sans tenir compte de la dimension grave et globale de la crise congolaise.

L’ennemi de notre peuple et de notre pays a semé de l’ivraie partout pour que nous ne puissions pas nous en sortir. Il y a de l’ivraie partout dans la majorité, l’opposition, la diaspora, la résistance et la société civile. L’heure n’est plus à la foire politique qui a suivi la Conférence Nationale Souveraine en République Démocratique du Congo. La transition exceptionnelle n’est pas une course cycliste de la diaspora, de la société civile, de l’opposition et de la résistance. La plupart des participants de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) étaient de la société civile et ont été instrumentalisés pour son blocage. C’est une des justifications du caractère exceptionnel de la transition. Un peuple qui ignore son histoire est un peuple appelé à reproduire les mêmes erreurs du passé et à être piégé continuellement dans des cercles vicieux. Un tel peuple est exclu de l’histoire des peuples et nations libres, stables et prospères. Une erreur répétée peut être monstrueusement fatale. L’histoire de notre pays a prouvé qu’il y a une bonne opposition comme une fausse et mauvaise opposition ; il y a aussi une bonne société civile comme une fausse et mauvaise société civile. L’histoire récente nous enseigne aussi qu’il y a de même une bonne résistance comme une fausse et mauvaise résistance. Il y a aussi de bons et de mauvais intellectuels. Il faut donc de la lucidité pour faire de bons choix. Les médiocres se retrouvent donc partout.

Beaucoup de membres de la majorité, de l’opposition et de la société civile ont apporté leur triste contribution à l’échec de toutes les transitions menées après la Conférence Nationale Souveraine. Il faut donc un diagnostic profond de la grave crise congolaise. Proposer une transition électorale dirigée seulement par des membres de la société civile, c’est ignorer scandaleusement l’histoire de notre pays. Il faut éviter de la précipitation et des conflits d’intérêts montés de toutes pièces. Il faut donc une mobilisation inédite de toutes les forces vives congolaises. La transition exceptionnelle sera une transition de toutes les forces vives congolaises au pays et de la diaspora, notamment celles de la bonne société civile, de la bonne opposition et de la bonne résistance. Il nous faut une transition assumée par des personnes intègres, aux mains propres, qui ne sont pas impliquées dans des crimes humains, économiques, financiers et environnementaux. Des personnes craignant Dieu, car un vrai « Muntu » craint la justice de l’Etre suprême ou de son Dieu.

L’heure est à la mobilisation sacrée de la Diaspora Congolaise pour la mise en place d’une transition citoyenne et exceptionnelle sans Alias Joseph Kabila en République Démocratique du Congo. Le processus électoral cynique, inique et criminel en cours ne concerne pas la diaspora qui est mise à l’écart. Nous devons monter de la manière la plus appropriée des réseaux stratégiques au pays et dans la diaspora pour la mise en place effective de ladite Transition exceptionnelle avant la fin de l’année 2018. Nous devons avoir la force de convaincre la communauté internationale pour qu’elle évite le piège d’esquiver la vision pertinente d’une transition exceptionnelle sans Alias Joseph Kabila qui est conçue pour les intérêts de nous tous dans un monde interdépendant. La communauté internationale est suspendue à l’Accord de la Saint-Sylvestre contourné par la majorité illégitime au pouvoir. La communauté internationale, à travers les Nations Unies (ONU), l’Union Africaine (UA), l’Union Européenne (UE), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), la Communauté pour le Développement de l’Afrique Australe (SADC), la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) et les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU (Etats-Unis d’Amérique, France, Royaume-Uni, Russie et Chine), devrait reconnaître que le processus électoral en cours en République Démocratique du Congo est un processus cynique, inique, injuste et honteux de l’histoire des peuples et des nations au XXIème siècle.

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jeudi 27 septembre 2018

Palais des Nations: Des centaines de personnes rendent hommage à Annan à l'ONU à Genève!

L’héritage d’Annan est infini et son influence l’est aussi, selon Michael Moller, Directeur de l'ONU à Genève

Après les funérailles au Ghana et la cérémonie la semaine dernière au siège de l’ONU à New York, le personnel de l’ONU à Genève a rendu hommage jeudi à l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, aux côtés de sa famille, de diplomates, et de dignitaires genevois. ONU et Genève internationale se sont retrouvées pour un hommage à Kofi Annan décédé le 18 août à Berne. Environ 700 personnes ont assisté jeudi à une cérémonie au Palais des Nations. La Suisse a relevé la "résonance" de l'ex-secrétaire général dans le monde actuel.

A la salle des Assemblées du Palais des Nations à Genève, l’ambiance était solennelle. Si c’est avant tout pour rendre hommage à l’ancien Secrétaire général de l’ONU, le public venu nombreux au siège genevois de l’ONU a voulu avant tout célébrer la vie de Kofi Annan. Une façon de rappeler que cette perte immense, Kofi Annan, ne se conjugue pas au passé, mais laisse un héritage à consolider dans le futur.

« J’ai côtoyé Kofi Annan pendant près de 40 ans. Je l’ai vu gravir les échelons. J’ai été témoin, parfois de près ou de loin, de son travail. Je me suis souvent tourné vers lui pour des conseils et j’ai appris de lui, toujours », a rappelé le Directeur général du Bureau de l’ONU à Genève. Pour Michael Moller, l’ancien patron de l’ONU a été pour lui, mais aussi pour beaucoup de monde, « le dirigeant pour lequel nous étions dévoués corps et âme. Le mentor auprès duquel nous pouvions toujours trouver conseil et l’ami auprès de qui nous étions fier de nous tenir ».

L’héritage d’Annan est infini et son influence l’est aussi, selon Michael Moller. « Depuis sa soudaine disparition, deux sentiments se sont emparés de moi. Plus que tout autre, la tristesse et la douleur de sa perte. Tous ensemble ici, nous constituons la famille de Kofi Annan et nous sommes unis dans notre chagrin », a ajouté M. Moeller, non sans rappeler « l’immense reconnaissance d’avoir eu la chance de le connaître, reconnaissance de tout ce qu’il a pu entreprendre. Son héritage est infini et son influence l’est, je crois, tout autant ».

A cet égard, il a rappelé que dans « un monde où beaucoup de dirigeants réagissent impulsivement ou même aveuglement, l’absence de son leadership responsable et raisonné au service de la réussite collective et non de l’action individuelle, laisse un vide immense ». Un vide particulièrement notoire ici à Genève car bien qu’il fut le fils dévoué et fier de l’Afrique, il était aussi citoyen genevois. « Il y a étudié et travaillé. Il a choisi d’y passer ses dernières années. Il aimait Genève, la ville qui lui doit beaucoup et pour laquelle il a fait beaucoup », a indiqué Michael Moller.

"Il aimait Genève, la ville pour laquelle il a beaucoup fait et qui lui doit tant", a affirmé le directeur général de l'ONU à Genève. Parmi "ce qui me manquera le plus" figure "son optimisme contagieux", a ajouté Michael Møller, proche de M. Annan.

Micheline Calmy-Rey, ancienne présidente de la Confédération suisse

Evidemment le canton de Genève et la Suisse lui doivent beaucoup. Une reconnaissance pour son engagement en faveur de la Genève internationale et des valeurs fondamentales qui la mobilisent, à savoir la paix et le dialogue. Mais pas seulement. L’ancienne présidente de la Confédération suisse a décliné la carte de visite du patron de l’ONU. « Autorité morale, habile diplomate, homme d’état expérimenté, Kofi Annan a été l’artisan d’un changement capital aux Nations Unies, a fait remarquer Micheline Calmy-Rey. Non plus un fief exclusif des Etats, mais un lieu de concertation qui incluait la société civile ainsi que les milieux académiques et privés ».

Récemment encore, lors d’une fête marquant son 80e anniversaire, Kofi Annan avait d’ailleurs « partagé son inquiétude sur l’état du monde ». « Alors que nous cherchons à organiser notre réponse aux défis de notre temps, Kofi Annan nous laisse un riche héritage. Après un demi-siècle au service des Nations Unies, il est resté engagé pour la paix et pour la dignité humaine. Au sein du Groupe des « Anciens » et aussi avec sa Fondation, il a mis son habileté et son poids moral au service d’une diplomatie préventive et efficace », a-t-elle ajouté. « Kofi, aujourd’hui, nous sommes tous et toutes là, réunis pour te porter hommage et pour te dire merci. Merci pour ce que tu as été, et merci, parce que tu as tant fait », a conclu Micheline Calmy-Rey. "Merci pour ce que tu as été, merci parce que tu as tant fait", a affirmé l'ancienne présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey qui représentait le Conseil fédéral. L'héritage de celui qui a dirigé les Nations Unies de 1997 à 2006 "résonne particulièrement aujourd'hui" alors que "la gouvernance mondiale se voit bousculée par quelques hommes forts".

Ovationnée par une salle debout, la veuve de M. Annan, Nane, a elle partagé avec une certaine émotion "l'inspiration" que continuera, selon elle, à apporter l'ancien secrétaire général. Ces dernières semaines, des hommages avaient convergé du monde entier.

A Genève, outre la famille, la conseillère d'Etat Anne Emery-Torracinta, le maire Sami Kanaan et la communauté des ambassadeurs auprès de l'ONU étaient présents dans les travées. L'ancien émissaire de l'ONU sur la Syrie Lakhdar Brahimi, qui avait succédé dans ce mandat au Ghanéen, le président du Forum économique mondial (WEF) Klaus Schwab, le banquier Ivan Pictet ou encore les membres de la Fondation Kofi Annan participaient également.

L'ancien secrétaire général a établi les droits de l'homme au centre de la "légitimité internationale", soutenant notamment le lancement du Conseil des droits de l'homme porté par la Suisse, a rappelé Mme Calmy-Rey. Elle a affirmé que le Ghanéen avait sorti l'ONU d'un bastion entre Etats pour l'élargir à la société civile et aux entreprises.

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RDC: Gabriel Mokia et Jean-Paul Moka, deux Dupont-Dupond, profito-situationnistes?

Rév. Jean-Paul Moka

Incroyable, on croit rêver. Comment Jean-Paul Moka, autorité morale du mouvement bleu et président de la coalition arc-en-ciel, dont la candidature présidentielle a été invalidé par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et la Cour Constitutionnelle, peut-il s'allier à Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" ? Comment le beau-fils de Gaëtan Kakudji, donc de M'zée Laurent-Désiré Kabila peut-il s'allier à Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", membre influent du RCD-Goma, mouvement rebelle sanguinaire et criminel rwandais soutenu par Kigali ? Comment Jean-Paul Moka s'allie-t-il au dernier ministre de l'information de Mobutu ? N'est-ce pas Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" qui a privé les Congolais de la fibre optique pour s'acheter un manoir à Waterloo en Belgique ? Le MOYIBICRATE ne doit-il pas plusieurs millions de $ au FPI, sans être inquiéter ? Kabila-Désir Totondi Yo Nanu Té devient KinKiey-Désir-Masimanimba-Désir ! Et Jean-Paul Moka et Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE sont donc alliés et font UN ! Jean-Paul Moka veut faire élire Emmanuel Ramazani Shadary puisque Kin Kiey Mulumba MOYIBICRATE est l'homme d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. A-t-on entendu Masimanimba-Désir critiquer Kabila-Désir ? Non.

Devant la presse à Kinshasa, Jean-Paul Moka a indiqué qu’en réalité, il y a seulement cinq candidats présidents sérieux parmi ceux retenus définitivement par la Cour Constitutionnelle et proclamés par la CENI. « Il y a 21 candidats mais en réalité il y en a que 5. il s’agit de Ramazani Shadary, Martin Fayulu, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe et Kin-Kiey Mulumba », a-t-il déclaré. Jean-Paul Moka fustige également le fait que certains candidats parmi les 21, ne sont même pas connus en dehors de la République Démocratique du Congo.

Jean-Paul Moka s’était engagé depuis un moment dans la bataille politique en briguant à la Magistrature suprême du pays avec son mouvement Bleu, une plateforme qui n’est ni de l’opposition ni de la majorité encore moins du centre, avec un programme politique qui s’articule autour de trois axes prioritaires, dont l’agriculture, l’éducation et la santé. Ce n'était donc qu'une chimère? Le Révérend Jean-Paul Moka, n'avait-il pas posé sa candidature à la présidence de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour remplacer Apollinaire Malu Malu, abbé tricheur de triste mémoire ?

Il y a 7 ans, à Paris, Jean-Paul Moka rendait visite à M'zée Victor Mpoyo et avait bien voulu répondre aux questions de Réveil FM International:

Dans un pays normal, Gabriel Mokia ne serait jamais un acteur politique. Inconstant, versatile, provocateur et bagarreur, le politicailleur est plus qu'un bouffon. Profito-situationniste, Gabriel Mokia amuse la galerie par ses postures sur des chaînes de télévision "coupagistes" de Kinshasa. Il tire sur tout ce qui bouge. Au fait, Gabriel Mokia est venu à la politique pour récupérer ses biens confisqués par le régime d'imposture. Depuis que les imposteurs et usurpateurs du régime lui ont restitué ses biens, l'homme d'affaires roule pour Alias Joseph Kabila. Comment peut-il oser faire du chantage aux autres candidats, s'il n'est pas choisi comme "Candidat Commun" de l'opposition, il va voter Emmanuel Ramazani Shadary ? La langue est un petit membre qui peut embraser toute une forêt. Gabriel Mokia roule pour Emmanuel Ramazani Shadary. Sa menace n'est que le résultat d'un deal qu'il a mûri et consenti.

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RDC:Eugène Diomi Ndongala, prisonnier personnel de Kabila, mourra-t-il en prison ?

Kinshasa, Etienne Tshisekedi et Eugène Diomi Ndongala

Ils sont des prisonniers personnels d'Alias Joseph Kabila en République démocratique du Congo: Eugène Diomi Ndongala et Franck Diongo ! Les deux vrais "Tshisekedistes" croupissent en prison, dans un silence assourdissant de l'Udps, leur parti allié. Eugène Diomi Ndongala comme Franck Diongo ont eu le toupet par leur verbe haut de défendre la légitimité d'Etienne Tshisekedi élu à l'élection présidentielle de 2011, ils ont mouillé leurs costumes et cravates pour défendre la victoire incontestée de celui que l'on appelait Yaya Tshitshi, le Sphinx de Limeté. Comment sont-ils remerciés par l'Udps ? Le silence assourdissant de ce parti familio-tribalo-ethnique est sa marque de fabrique. D'ailleurs, c'est une manie de l'Udps de ne pas parler des autres mais de vouloir s'attirer les projecteurs sur lui tout seul. Le Petit Cédric Nianza, qui avait sacrifié sa vie par immolation, dans le Kongo Central, pour réclamer la victoire des urnes d'Etienne Tshisekedi, n'a jamais reçu ne fut qu'une seule visite des Udpsiens ! Le patriarche Julien Ciakudia, qui a crée l'Udps en Scandinavie, qui a abbatu un travail de lobbying international pour ce parti, qui voulait amener Etienne Tshisekedi jusqu'à obtenir un prix Nobel de la paix à Oslo, pour sa lutte contre Mobutu, aujourd'hui est menacé de mort par les Talibans, djihadistes, Kuluna et ethno-tribalistes de l'Udps. Avec ses miliciens Gestapistes et extrémistes qui envahissent les réseaux sociaux pour menacer de mort et tenter de museler, bâillonner des journalistes, l'Udps devient un danger pour la République. A se demander comment un parti qui officiellement prône la non-violence, comment peut-il avoir une armée rouge, une meute des talibans qui invectivent, lancent des Fatwa et menacent de mort des compatriotes dans des réseaux sociaux ? L'Udps est vendu au plus offrant, parti accompagnateur du régime dictatorial, des imposteurs et prédateurs. L'Udps mange a plusieurs râteliers, chez Alias Joseph Kabila et chez l'opposition.

Le témoignage recueilli, il y a quelques années, du Docteur Jean-Paul Mondele, ami de Diomi Ndongala en Italie, est toujours d'actualité.

Eugène Diomi Ndongala est victime d’un harcèlement politico-judiciaire violent de longue date. Élu massivement à Kinshasa député national en 2012, il décida de boycotter sa participation à l’Assemblée Nationale car les fraudes électorales massives avaient complètement chambardé les vrais équilibres entre majorité et opposition, "au point de faire de la chambre basse du parlement une caisse de résonance du régime Kabila. Diomi Ndongala a été condamné à 10 ans de prison pour une affaire de mœurs, "sans preuves, sans la tenue d’un véritable procès et sans droit de recours, sur la base d’un montage visant sa neutralisation politique". Même malade, le régime d'imposture lui refuse les soins.

Il est plus que déconcertant que ce soit son épouse Patrizia Diomi Ndongala, Démocratie Chrétienne son parti politique, d'autres congolais de l’étranger qui se dévouent corps et âme pour mobiliser sur le cas Eugène Diomi Ndongala. Mais que font les partis politiques d'opposition à Kinshasa ? Pourquoi ne se mobilisent-ils pas pour l'un des leurs ? Eugène Diomi Ndongala est homme politique proche du peuple congolais. Pourquoi le peuple congolais se tait face aux atrocités et à l'arbitraire dont subit Eugène Diomi Ndongala ? Fausses accusations, arrestation arbitraire même malade Eugène Diomi Ndongala n'a pas droit aux soins !

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mercredi 26 septembre 2018

Freddy Mulongo et Roger Bongos, deux journalistes menacés par des Talibans de l'Udps, parti de Fatshi !

Paris, Roger Bongos et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International, archives

La France est notre pays d'accueil et d'adoption. Nous aimons ce pays qui nous permet de nous exprimer librement, et qui protège nos droits. Depuis un certain, une meute des Talibans, Kuluna et ethno-tribalistes, membres de l'Udps et fanatiques de Felix Tshilombo Tshisekedi "Fatshi" ont pris d'assaut les réseaux sociaux pour invectiver, lancer des Fatwa et menacer deux journalistes: Freddy Mulongo et Roger Bongos. Parti familio-ethno-tribaliste, l'Udps prône la non-violence ? Parti extrémiste, nazi et hypocrite, l'Udps est à l'antipode de ses idéaux. Ce fameux parti familial a ses Gestapistes Talibans: hommes, femmes et jeunes tribalistes et tribalisés à outrance, qui tapissent les réseaux sociaux, ils insultent, injurient, menacent tous ceux qui ne sont pas d'accord avec Felix Tshilombo Tshisekedi, leur gourou. Les Talibans de l'Udps croient que les journalistes sont des griots et applaudisseurs, dont le métier est d'encenser Felix Tshilombo Tshisekedi. Pour les Tshibelabela enragés, les journalistes sont des écervelés et doivent se mettre au service de Fatshi, qui a ramassé l'Udps lors d'un congrès bidon ou le vote s'est déroulé à 2h du matin comme à la Douma soviétique. Il est incapable d'enterrer son défunt père:Etienne Tshisekedi mais veut imposer sa loi sur des journalistes indépendants.

Papa Iléo, Etienne Tshisekedi, Frederic Kibasa...et Emmanuel Ramazani Shadary (entouré en rouge)

Durant 36 ans, l'Udps n'aura été qu'un parti des accompagnateurs, traîtres et collabos qui se ramassent à la pelle contre la République et ses valeurs: Faustin Birindwa, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, Lambert Mende Omalanga, Samy Badibanga, Bruno Tshibala... Même Emmanuel Ramazani Shadary, le dauphin d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est un ancien de l'Udps. Il a été le responsable de l'Udps dans le Maniema. Nous ne sommes aucunement dans l'amusement lorsque nous prenons le temps d'écrire nos articles. Le plus condamnable est Felix Tshilombo Tshisekedi "Fatshi" qui se croient déjà Président de la République en RDC et ne lève pas son petit doigt pour calmer ses Tshibelabela enragés ! La France, patrie des droits humains, va-t-elle accepter que deux journalistes se fassent assassinés sur son sol ?

Lorsque nous dénonçons le régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila kanambe Kazembere Mtwale, nous sommes de bons journalistes. Lorsque nous dénonçons fourberies et roublardises de Felix Tshilombo Tshisekedi, candidat putatif à la Présidence de la République, mangeur à deux râteliers: dans la main du régime, avec ses négociations secrètes à Ibiza, Venise, Paris et Kinshasa...alors nous sommes des journalistes à abattre.

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mardi 25 septembre 2018

RDC: Élections "Boutiquées", Martin Fayulu, le seul homme d'Etat !

Martin Fayulu Madidi à Paris. Photo Réveil FM International, archives

Dans une république bananière avec son régime d'imposture et d'occupation comme la République démocratique du Congo, les élections sont toujours "Boutiquées", "Grugées" d'avance. Ni les Mages ni Madame Soleil sont capables de pronostiquer s'il y aura des élections libres, démocratiques et transparentes en RDC. Sur les 21 candidats présidentiels "Validés" par la CENI, dont la majorité sont des accompagnateurs du régime, des profito-situationnistes, des politicailleurs, mangeristes, ventriotes et mabumucrates... seul Martin Fayulu Madidi est un homme d'Etat, un grand patriote avec un leadership incontesté. En effet, "La différence entre l'homme politique et l'homme d'Etat est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération."James Freeman Clarke (1810-1888) ! Martin Fayulu est le seul vrai poids lourd de l'opposition congolaise qui ne s'est jamais compromise avec le régime d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. A part Eugène Diomi Ndongala et Franck Djongo, qui croupissent illégalement dans le geôle du régime de Kinshasa, Martin Fayulu est le seul vrai Tshisekediste en référence à Etienne Tshisekedi, sans être Udpsien ! A ses passages en Europe, nous l'avons à plusieurs reprises interviewé, sans tralala sans gardes de corps, pour Réveil FM International. Martin Fayulu Madidi est toujours disponible, jamais il n'use de la violence verbale contre les autres.

Paris, mardi 19 avril 2011, Roger Bongos, Martin Fayulu et Freddy Mulongo, au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (CAPE). Photo Réveil FM International, archives

Voici les 5 raisons que Réveil FM International a trouvé en Martin Fayulu qui est le seul candidat valable face à Emmanuel Ramazani Shadary, boucher du Kasaï, ancien Représentant de l'Udps-Maniema et dauphin d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale.

1. Martin Fayulu Madidi est un patriote . Il aime son pays la République démocratique du Congo. Il a un jour décidé de tout quitter pour retourner au pays de ses ancêtres et y apporter sa contribution. C'est d'ailleurs lui qui a lancé la campagne "Sauvons le Congo". Martin Fayulu Madidi vit simplement aux côtés de notre peuple, il n'est pas dans l'extravagance. Sa popularité se limite pas à grimper sur une 4X4 neuve de l'aéroport de Ndjili à sa résidence. Sa popularité est ancrée dans le cœur de notre peuple meurtri, humilié et abandonné. La traçabilité du parcours de Martin Fayulu Madidi est sans équivoque. Il a fréquenté l'université Paris XII où il a obtenu une maîtrise en économie générale, l'Institut supérieur de gestion de Paris ainsi que l'European University of America à San Francisco en Californie où il a obtenu son MBA. Il rejoint le groupe pétrolier Mobil à Kinshasa en septembre 1984 et termine sa carrière dans le groupe en 2003 au poste de Directeur général ExxonMobil Éthiopie, après avoir assumé diverses responsabilités au siège de Mobil à Fairfax (USA), au siège de Mobil Africa à Paris et dans d'autres affiliés ExxonMobil en Afrique (Côte d'Ivoire,Kenya, Nigeria et Mali). En 1990, il est Président du mouvement politique dénommé Forum pour la Démocratie et le Développement (FDD) qui fut membre de l'Union Sacrée de l'Opposition2. En 1991, il participe à la Conférence Nationale Souveraine (CNS) au sein de laquelle il était Vice-président de la Commission Économie, Industrie et PME3. En 1993 il est élu par ses pairs de la CNS comme membre du Haut Conseil de la République Parlement de Transition (HCR-PT). Élu en 2006, à la fois député provincial de la ville de Kinshasa et député national, il optera de siéger à l'Assemblée provinciale de Kinshasa laissant ainsi son mandat de député national à son suppléant. En mars 2009, il participe à la création du parti politique dénommé Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), parti duquel il est Président. À l'élection législative de 2011, il a été élu député national avec deux autres collègues du parti. Martin Fayulu est également Coordonnateur des Forces Acquises au Changement (FAC), plate-forme politique qui regroupe une vingtaine de partis politiques. Ainsi que Sauvons la RDC10, un regroupement socio-politique crée le 18 novembre 2013. Par ailleurs Martin Fayulu est chef d'entreprise, et investi dans des domaines divers et variés notamment l'hôtellerie, l'immobilier et l'agriculture. Il est marié à Esther Ndengue Fayulu et est père de trois enfants. James Freeman Clarke (1810-1888) !

2. Martin Fayulu Madidi est le soldat du peuple. Il est Fédérateur et Rassembleur. Il n'est pas dans la politique politicienne, ses fourberies et roublardises. Avec une tête déformée par la police du régime, il est l'homme du 19 septembre 2006. Qui parmi des pseudo-opposants ont déjà été inquiétés et sont porteurs sur eux des hématomes et stygmates, causés par le régime de Kinshasa comme Martin Fayulu ? Vital Kamerhe n'a jamais été inquiété par Alias Joseph Kabila. Quant Felix Tshilombo Tshisekedi il est superbement absent de toutes les grandes marches de l'opposition. Martin Fayulu est un homme politique de terrain, il joue sa proximité avec notre peuple martyrisé et chosifié. Alors que la classe politique congolaise est constitué des arrivistes, des tourneurs de casaques, des versatiles, des mangeristes, mangecrates, ventripotents et que l'intérêt général est loin de cette classe politique pourrie, corrompue, vampire qui ne se soucie jamais du bien être général de nos populations. Elle se bat pour des 4X4, des villas, des comptes en banques, pendant que le Congo se meurt. Martin Fayulu Madidi est du côté des patriotes qui savent résister, qui sont capables de se sacrifier pour que le Congo vive, qui défend la mère-patrie avec ses atouts et ses faiblesses.

3. Martin Fayulu Madidi est congolais pas tribaliste. Contrairement à Felix Tshilombo Tshisekedi qui a ramassé l'Udps, parti familio-ethno-tribaliste et a nommé que des gens de sa tribu comme conseillers de son bureau, Martin Fayulu Madidi a bâti l'Ecidé son parti politique pierre sur pierre sans renoncer à ses convictions profondes pour le Congo. Il n'a pas une armée rouge comme l'Udps: des Talibans, djihadistes, Kulunas et ethno-tribalistes qui invectivent, attaquent et menacent de mort, les compatriotes qui ne sont pas d'accord et s'expriment librement. Felix Tshilombo Tshisekedi sait très bien, si par mégarde ses partisans et fanatiques arrivent à exécuter leur menace de mort sur un compatriote sur le sol européen, l'Udps sera déclaré mouvement terroriste avec toutes les conséquences et risque d’être expulsé de l'International Socialiste, qui regroupe la majeure partie des partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes du monde. Comment l'Udps qui se dit parti de la non-violence peut envoyer et laisser ses Talibans, Djihadistes, Kulunas, Ethno-Tribalistes envahir les réseaux sociaux pour injurier, insulter, lancer des Fatwa et menacer de mort, les Congolais qui ne sont pas favorables à Felix Tshilombo Tshisekedi ? S'agit-il d'une hypocrisie politique ? Où d'un manque d'encadrement politique ?

4. Martin Fayulu Madidi n'a jamais négocié en catimini avec le régime. Vital Kamerhe voulait à tout prix devenir Premier ministre d'Alias Joseph Kabila kanambe kazembere Mtwale à l'issue du fameux dialogue du Togolais Edem Kodjo, sous des chars au Camps Tshatshi ! Il a été dribblé par Samy Badibanga, un traître de l'Udps qui a été nommé à sa place. Quant à Felix Tshilombo Tshisekedi, des négociations secrètes de l'Udps à Ibiza, Venise, Paris et Kinshasa ont grillé, ce parti qui crie très fort le jour et ami-ami avec le régime d'imposture, le soir. A-t-on oublié l’onde de choc du « Matebagate » ou de l’affaire du traité de Nice ? Nulle part dans les accords du traité de Nice qu’ils ont signé il n’est écrit que ce texte doit être soumis à la décision ni du peuple congolais ni des autres membres de l’Udps ! Le cerveau moteur du traité de Nice n’est autre que Monsieur Marcel Kanyanga Tshitebu, le petit frère de Chessie Kanyanga, tous deux frères de la femme de Moella Kalala Omer (signataire du Traité).

Félix Tshilombo Tshisekedi, à l'époque, chargé des relations extérieures de l’Udps n'avait fait lui-même le déplacement à Nice ? Le traité de Nice, traité de la honte n'était-il pas la vente des contrées des autres compatriotes tout en prônant avoir agi pour le bien ? L'Udps s'est-t-il déjà expliqué sur sa fameuse démarche ? A l'époque, le Dr Tshipamba Mpuila de l'Udps avait décidé de se taire, continuera-t-il à se taire sur cette scabreuse affaire ? Martin Fayulu Madidi n'a jamais participé aux négociations contre le peuple congolais. Le corps de Papa Etienne Tshisekedi traîne encore dans une morgue à Bruxelles en Belgique, alors qu'il mérite de reposer en paix au Congo. Comment peut-on avoir l'outrecuidance de négocier le poste de Premier ministre contre le retour au pays du corps de son défunt père ?

5. Martin Fayulu Madidi a restitué ses émoluments parlementaires. Il est le premier et le seul qui a posé cet acte dans toute la RDC. Et l’histoire a défrayé la chronique en République démocratique du Congo, car depuis le 15 février 2018, le député national Martin Fayulu a juré de ne plus toucher à l’argent de l’Assemblée nationale qu’il qualifie d’« illégitime ». Et pour concrétiser ses dires, il a retourné dans les caisses de l’État ses émoluments du mois de janvier 2018. «J’ai renvoyé les émoluments de janvier 2018 et la prime de la session extraordinaire de janvier 2018, soit au total 8 425 875 FC pour cause d’illégitimité des institutions à mandat électif depuis le 1er janvier 2018 », écrit Martin Fayulu sur son compte Twitter. Un bel exemple d’intégrité que feraient mieux de suivre d’autres élus de la République démocratique du Congo. En réalité, il n’y a pas que l’Assemblée nationale qui est hors mandat et potentiellement illégitime, il y a aussi le Sénat, les gouverneurs des provinces, les Assemblées provinciales et même le président de la République. Toutes ces institutions étaient censées être remplacées fin 2016, ou au plus tard en décembre 2017 si l’accord de la Cenco avait été respecté. Hélas, les membres et animateurs de ces institutions continuent à empocher l’argent de la République sans avoir été réélus. Une chose est sûre : le peuple les regarde, il les sanctionnera un jour.

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dimanche 23 septembre 2018

Funérailles de Kofi Annan: Roger Bongos témoigne !

Kofi Annan a été honoré par le Ghana !

Rédacteur en chef d'Afrique Rédaction, journaliste d'investigation, notre confrère Roger Bongos est le journaliste congolais qui a couvert les funérailles à Accra, dans la capitale ghanéenne, de Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'ONU et prix Nobel de la paix. Invité par la présidence du Ghana. Le pays de Kwame Nkrumah, nous y avons été lors de la visite officielle de l'ancien Premier ministre Manuel Valls en octobre 2016. Dans un voyage officiel, on n'a pas le temps de tout voir et tout saisir. A son retour, Roger Bongos a répondu à nos questions.

1. Réveil FM International: Vous avez couvert les funérailles de Kofi Annan, ancien SG de l'ONU et prix Nobel de la paix, avec le recul quelles sont vos impressions ?

Roger Bongos: Au point de vue sécuritaire, j’ai été surpris de voir que le protocole n’a pas été très regardant les codes sécuritaires inhérents au terrorisme et a permis à tout le monde de faire son travail, tout en étant très pro. Tous à l’unisson pour rendre un dernier hommage à celui qui fut, l’un des artisans de l’émergence du Ghana. Un symbole emblématique du rayonnement de la Nation ghanéenne, n’en déplaise à ceux qui déversent leur venin en disant qu’il n’a jamais rien fait pour l’avènement d’une hypothétique paix en Afrique. Avait-il, les moyens de sa politique ou la liberté d’action ?

Les présidents: Nana Akufo-Addo (Ghana), Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire) et son épouse, Antonio Guterres, SG de l'ONU

George Weah, Président du Liberia

Nous allons en parler ! Etant secrétaire général de Nations Unies, comme Paul Kagamé fait aujourd’hui à la tête de l’Union Africaine, avait introduit son pays au concert des Nations, comme il est dit, dans un vieux dicton : « la charité bien ordonnée commence par soi-même ». Ce cercle fermé des Nations sûres et prospères a favorisé le Ghana, devenant de fait ce qu’il est aujourd’hui, émergent ! Les drapeaux étaient en berne et toute la ville d’Accra a arboré le portrait de cet homme exceptionnel d’après le sentiment de ghanéens. J’ai baladé mon micro au marché « Makola Market », dans une unanimité sans contestation aucune, tout le monde saluait, le parcours élogieux de cet homme, et surtout son sens du patriotisme.

Le Président Nana Akufo-Addo du Ghana rend hommage à Kofi Annan

Des hauts dignitaires religieux entourent le cercueil de Kofi Annan

Pourquoi avoir salué son patriotisme ? Simplement, il fut l’un d’excellents ambassadeurs de son pays à l’international. Un véritable lobbyiste pour son pays. Ce que Abdou Diouf a fait, lorsqu’il était à la francophonie, Kaberuka à la BAD. Cet ancien patron de la Banque africaine a octroyé un nombre incalculable de crédits au Rwanda.

Quoique, beaucoup de présidents n’ont pas pu faire le déplacement pour son ultime hommage, mais les grands noms de ce monde et dignitaires du continent étaient tous là ou représentés. La cérémonie au Centre international de conférences d’Accra avait débuté dans une matinée très clairsemée et cette journée a marqué de son emprunte l’histoire africaine, la fin d’une époque, d’une période où un homme a été dans l’excellence et dans la grande probité professionnelle. La fin de trois jours de deuil national, avait fait baisser la tension, avec des embouteillages à n’est plus finir et une très forts hausse de prix de produits dans la capitale.

Les marchants de sommeil, profitant de cette semaine endeuillée pour assommer d’un coup de massue, ceux qui se sont accourus pour rendre le dernier hommage à celui qui a eu une bonne presse nationale, et une presse mitigée, moins dithyrambique par ses détracteurs.

Un rappel historique, d’un parcours élogieux avec un background incontesté en lisant sa biographie dans une brochure éditée avec du papier glacé, et distribuée à tous les invités VIP.

John Kufour, ancien Président Ghanéen et Roger Bongos

Samia, la fille de Kwame Nkrumah et Roger Bongos

Kofi Annan a dirigé l’ONU de 1997 à 2006 et a été le premier Subsaharien à parvenir dans une grande compétence à ce poste, comme l’a indiqué l’actuel secrétaire général visiblement très affecté par la disparition de son prédécesseur, et ami. Il est décédé le 18 août à l’âge de 80 ans à son domicile en Suisse, après une brève maladie. Il fut inhumé, comme, il a exigé, d’un enterrement privé dans le cimetière militaire de la capitale à Burma Camp « CEMETERY FOR HONOURS » où d’ailleurs, le Vice président Attah, de l’époque du président John Mahama a été également enterré avec des honneurs de la République.

Tous ces anciens présidents, étaient tous là et le président nouvellement l’a rendu un hommage digne de son rang. Il dira que, l’illustre disparu était :« l’un des hommes les plus illustres de sa génération ». Cela explique, la maturité politique et la vision non étriquée de ces politiciens aguerris, en ayant dans leur vue pour l’intérêt suprême de la nation, le patriotisme dans vrai le sens du terme.

Les Ghanéens étaient là, bien présents dans un recueillement propre dans leur us et traditions. Un hommage à Kofi Annan devant son cercueil, recouvert du drapeau national, mardi et mercredi, au son, rites et mélodie traditionnelle. Comme disait un journaliste local : « un pays qui ne sait pas rendre hommage à ses héros, à ses penseurs, à ses figures charismatiques, et surtout à ses martyrs est voué à la ruine et à la disparition idéologique ».

2. Que répondez-vous à ceux qui disent que Kofi Annan n'a rien fait pour le Ghana et l'Afrique ?

Roger Bongos: Dans tout ce qu’on réalise dans sa vie, on se bute souvent à ses détracteurs et surtout à ceux qui ne savent pas mesurer l’importance d’une mission ô combien planétaire. Il fut secrétaire général de 1997 à 2006 et a été le premier Subsaharien à occuper ce poste. Donc, il faillait prendre ses marques, des décisions impopulaires et imposer son emprunte. Ce qu’il fut fait avec quelques regrets ! En lisant sa biographie et en suivant des multiples vénérations faites à son endroit, le jugement sans fondement fait son encontre, serait tout simplement une assourdissante ignorance de ceux qui déversent leur insanité sans preuves. On ne peut pas plaire à tout le monde ! Mon père disait, je cite : « les choses d’une grande importance et d’une grande complexité ne peuvent pas être traitées à la légère, avec des réflexions de bazar » fin de citation ! Kofi Annan a sauvé le Ghana parce que, son pays dépendait presque de la Côte d’Ivoire (savon, huiles, l’électricité et des produits de la grande consommation, allant jusqu’ à la dentifrice), jusqu’à la crise ivoirienne de 2002. Avec l’incitation des délocalisations des grandes institutions économiques telles que : Nestle, Boeing au Ghana. Des grandes banques ont eu l’apport, garanties des Nations Unies et des grandes institutions des accords de Bretton Woods, pour déverser leur crédit au Ghana et c’est grâce à Kofi Annan. Dixit les ghanéens…

Ce que nous devions savoir, au regard des enjeux et tensions politico-militaires durant les deux mandats de l’ancien président américain, le terriblement va-t’en guerre GWB, Bush junior, les Nations Unions ont été sans euphémisme de ma part, sous les bottes des américains pour faire passer leurs résolutions au Conseil de Sécurité in fine d’attaquer l’Irak. Rappelez-vous, comment la France avait été isolée avec son non (veto) à l’intervention militaire contre l’Irak. C’était à l’automne 2002. A l’ONU, la bataille faisait rage autour de l’Irak. L’administration américaine, à l’époque celle de George W. Bush, était déterminée à faire plier Irak, pour des intérêts et velléités qu’on connaît aujourd’hui les visées. Les autres membres permanents du Conseil de sécurité, la grande Russie, la Chine avaient également dit Niet à toute idée d’intervention sans avoir la preuve formelle de l’existence des armes de destruction massive détenues par l’Irak. Ces shiisme politique n’a pas été bénéfique au secrétaire général de l’époque, à l’occurrence, Kofi Annan. Il en perdait le sommeil…

Le patriote Kofi Annan en avait terriblement souffert de cette injustice infligée à un état dit souverain. D’après des confidences que j’ai pu recevoir de la presse ghanéenne, il en a été très affecté et très amer, tout le long de sa carrière. George W Bush, l’avait fait porter le chapeau qui était plus grand que sa tête. N’a t’il pas dit en privé que : « la diplomatie internationale est une souricière pour des gens probes » ? Kofi Annan s’est trouvé dans une position, une posture extraordinairement inconfortable où il n’avait pas une marge de manœuvre sur ces enjeux aux contours et dimensions obscures. Opposé à une guerre fabriquée de toutes pièces et qu’il jugerait « illégale »plus tard…Il recevra la foudre des Etats-Unis ! Ce qui lui restait à faire, c’est de s’occuper de l’émergence de son pays, en évitant de s’attirer des ennuis avec le « rebelle » qui était à la tête des Etats-Unis, Walker Bush. Il quittera l’Organisation des Nations Unis très amer, mais silencieux comme un bon diplomate apprivoisé…

Se sentait-il complice indirect des massacres perpétrés en Irak ? Je tiens à rappeler, il y a eu, plus de 4 500 000 morts y compris 700 000 enfants morts sous les bombardements menés par la coalition, supervisés par les Etats-Unis ? Qui sait !

3. Réveil FM International: Vous l'avez fait, c'est donc facile d’interviewer les anciens présidents ghanéens ? Sont-ils si accessibles que ça ?

Roger Bongos Le symbole de la démocratie, c’est d’avoir l’accès aux institutions de la Nation sans restriction et surtout avoir la disponibilité, de ceux qui servent ces institutions et de ceux qu’ils ont servie. Dans l’ADN d’un homme politique ghanéen, il y a, la disponibilité, héritée de sa culture anglo-saxonne. Sa liberté, son indépendance de penser et d’agir favorisent ces entrées dans la haute sphère politique. La transition démocratique au Ghana est à l’image du dernier scrutin présidentiel, où le président actuel, Nana Akufo-Addo a remporté l’élection présidentielle ghanéenne avec 53,8 % des voix, pas avec un score à la soviétique. Le Ghana est le 2 ème producteur d’or du continent après l’Afrique du Sud et 2 ème producteur mondial de cacao après la Côte d’Ivoire. Avec un PIB de 35,9 milliards de dollars en 2015 (33,8 milliards d’euros), le Ghana est aussi la 2 ème économie de la CEDEAO, juste derrière le Nigeria et devant la Côte d’Ivoire. Au cours des dix dernières années, le taux de croissance annuel moyen a été de 6,7 %. Devenu producteur de pétrole en 2010, le pays est aussi riche en diamants, bauxite et manganèse. Par conséquent, ce pays a besoin d’une bonne presse avec une bonne visibilité. La presse, les médias ont une place de choix dans les arcanes politiques. Lorsqu’ils ont su que je venais, pour couvrir les obsèques de Kofi Annan et que je suis avant tout africain et de surcroît accrédité en France comme journaliste, j’ai eu porte ouverte sur l’ensemble des institutions y compris la présidence de la république. Chose qu’on ne verra jamais dans états caporaux de l’Afrique francophone, les Attias et Cie font leur loi.

Un indicateur qui m’a beaucoup étonné, c’est mon reportage dans leur marché central. Je n’ai jamais été vilipendé ou agressé comme dans d’autres pays de l’Afrique francophone. Encore moins la présence la police pour m’interdire de filmer, au pire pour me rançonner. Ils étaient tous disponibles et parlaient ouvertement de leur exigence en matière politique. J’ai manqué de peu, l’interview avec le président de la république qui avait un agenda chargé, bloqué pour des raisons des obsèques de Kofi Annan. Après, inhumation, de l’ancien général des Nations-Unis, il prenait son avion pour aller à l’intérieur du pays. J’ai eu par ailleurs, l’opportunité de faire l’interview de deux anciens présidents, Jerry Rawlings, le président qui a marqué de son emprunte, l’émergence démocratique de son pays, John Kufuor. La première interview s’est déroulée cordialement dans la résidence de l’ancien président, John Kufuor et la seconde, chez celui qui a été intransigeant avec la corruption, le clientélisme et la gabegie, dans un pays qui était dans une instabilité chronique et par une persistance d’oscillation entre l’ordre constitutionnel et l’ordre prétorien. Sacré expérience !

4. Réveil FM International: Que pense le peuple ghanéen de ses dirigeants ? La liberté d'expression est-elle de mise ? Les ghanéens vivent-ils en démocratie ?

Roger Bongos Lorsque je suis arrivé à Accra, en descendant dans un hôtel du groupe Accor, à ma grande surprise, je me suis retrouvé dans ma chambre avec une flopée de journaux locaux et internationaux. La qualité des journaux, avec des illustrations en couleur comportant plusieurs pages, une trentaine, m’a fait penser tout de suite à la presse anglaise, où les British sont très friands de la lecture et des tabloïdes. Une vraie culture anglo-saxonne qui pousse les journalistes à être très performants. D’ailleurs, en regardant leurs télévisions respectives, je me suis vite rendu compte de la qualité de leur production journalistique, leurs émissions proposées et JT. Les deux journaux phares, beaucoup lus, c’est : Dailly telegraph et BFT (Business Financial Times)…L’économie a une place prépondérante au Ghana. Lorsqu’on se promène dans des rues de la capitale, même dans des quartiers les plus reculés, on a des banques, oui des vraies banques de proximité. Et la presse n’hésite pas à titiller les hommes politiques et les milieux des affaires au Ghana. En interviewant, un journaliste ghanéen, il me fera simplement un commentaire laconique : « en Afrique francophone, la presse locale est gérée par les gens peu recommandables, un conglomérat de néocolonialistes qui ne veulent pas l’émergence de l’Afrique francophone ».

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vendredi 21 septembre 2018

Salzbourg: Emmanuel Macron a pointé du doigt "les pays qui ne veulent pas davantage d'Europe"!

Emmanuel Macron, Président de la République à Salzbourg en Autriche

Migrants-"L'Europe n'est pas un menu à la carte". Lors de son discours le jeudi 20 septembre à l'issue du sommet européen de Salzbourg (Autriche), consacré à la question des migrants mais aussi du Brexit, Emmanuel Macron a pointé la responsabilité des pays les plus inflexibles sur les réfugiés, et notamment ceux qui refusaient d'accueillir des bateaux malgré la proximité de leurs ports.

"Les pays qui ne veulent pas davantage de Frontex ou de solidarité ils sortiront de Schengen, les pays qui ne veulent pas davantage d'Europe, ils sortiront des fonds structurels", a prévenu le président français, opposé sur le dossier des migrants à l'Italie de Salvini ou à la Hongrie d'Orban. "L'Europe n'est pas un menu à la carte, c'est un projet politique", a-t-il lancé.

Déclaration d'Emmanuel Macron au sommet de Salzbourg, Autriche

Nous étions depuis hier en fin d’après-midi réunis à Salzbourg pour ce sommet européen de rentrée et de travail et je voulais en quelques instants rendre compte de nos échanges. Avant toute chose, je tiens ici à remercier le chancelier autrichien pour son accueil et l’organisation de ce sommet et le cadre dans lequel il a pu organiser ces travaux aussi bien hier soir que ce matin.

Notre discussion a porté ce matin tout particulièrement sur un thème que nous avions prévu de discuter de longue date dans le cadre de l’agenda arrêté l’an dernier après les propositions que j’avais pu faire à la Sorbonne : la question de la sécurité de l’Union européenne et de la lutte contre le terrorisme notamment. Nous avons fait ces derniers mois des progrès majeurs, par exemple dans la lutte contre le financement du terrorisme, la coordination des services de renseignement et c’est ce que ce matin, nous avons collectivement acté. Et je veux ici tout particulièrement saluer la proposition de la Commission que la France a promue tout au long de ces derniers mois et qui était à l’origine une initiative franco-britannique du 13 juin 2017, qui est le retrait obligatoire des contenus sur Internet qui incitent au terrorisme.

Pendant plusieurs années, on avait pensé que les incitations suffisaient, on avait pensé qu’on pouvait attendre, nous allons maintenant avancer vers le retrait obligatoire des contenus sur Internet qui incitent au terrorisme. La législation sera adoptée – je souhaite que ce soit le cas au plus vite – et ils seront retirés au maximum dans l’heure après leur mise en ligne. C’est une avancée majeure et la Commission l’a largement défendue et portée.

La Commission a aussi proposé de doter le futur parquet européen d’une compétence en matière de terrorisme, ce que la France soutient pleinement. Donc, toutes ces discussions en matière de sécurité ont permis à mes yeux des avancées, des concrétisations très concrètes comme celles que je viens d’évoquer et surtout des avancées sur un agenda multiple.

Cette réunion de travail a aussi été consacrée à deux autres grands thèmes d’actualité que sont la question migratoire d’une part et le « Brexit » d’autre part. Sur la question migratoire, j’ai eu l’occasion de le rappeler hier soir, c’est un sujet sur lequel nous avons au fond quatre défis à relever. Le premier, c’est la question des arrivées qui sont cette année en moins grand nombre que l’année précédente ou que ce que l’Europe a pu connaître en 2015, par exemple, mais qui continuent, en particulier par la voie occidentale, par le Maroc et l’Espagne, et la voie orientale. Et donc, régler le problème des arrivées qui se poursuivent, en particulier pour les migrants illégaux.

Deuxième point, c’est la question du retour. Aujourd’hui, ce qui pèse en réalité sur plusieurs pays européens – je prends, par exemple, le cas de l’Italie qui a manqué de solidarité européenne ces dernières années –, c’est la présence de 500 à 600.000 migrants qui ne sont pas en situation d’obtenir l’asile et qu’on doit raccompagner chez eux.

Le troisième sujet réel qui pèse sur l’Europe sur le plan migratoire, c’est ce qu’on appelle les mouvements secondaires. Si, par exemple, en 2017, l’Allemagne et la France ont été les principaux pays de demande d’asile, ce n’est pas parce que des non-Européens arrivaient dans ces pays, c’est parce que des gens qui avaient demandé l’asile dans d’autres pays y étaient rentrés, circulent au sein en particulier de l’espace Schengen et arrivent et le redemandent bien souvent en France et en Allemagne. Et donc c’est le troisième sujet, celui des voies secondaires.

Et puis, nous avons un quatrième sujet politique à régler, celui-ci qui est principalement le sujet de sensibilité italien : les arrivées venant de la Libye. Je dis qu’il est politique parce que les flux ont fortement diminué durant les mois passés et que c’est essentiellement un sujet lié à des choix unilatéraux de certains.

Je veux bien distinguer ces quatre points pour toujours vous rappeler de quoi on parle et les sujets que nous avons à traiter. Face à cela, il y a eu dans la discussion d’hier, qui a été à mes yeux beaucoup plus apaisée, ouverte, analytique que celle que nous avions pu avoir en juin dernier, des éléments de convergence que nous avons largement poussés.

D’abord, je crois qu’il y a une convergence forte pour renforcer nos discussions et notre dialogue avec les pays d’origine de transit, en particulier pour ce qui est de l’Afrique. Je rappelle que l’Union européenne a déjà un plan d’investissement de 44 milliards d’euros avec l’Afrique, un peu plus de 22 ont déjà été décaissés ou sont en cours de décaissement. Il faut donc poursuivre ce travail mais avoir un dialogue complet avec les pays d’origine et de transit pour pouvoir, d’une part, par notre politique de développement, éducative... prévenir les départs, pour d’autre part, dans le cadre de cette relation, lutter beaucoup plus efficacement contre les trafiquants parce que derrière ces mouvements, il y a des réseaux organisés de trafiquants et pour améliorer notre politique de retour vers les pays d’origine qui, comme je le disais, manque d’efficacité.

Donc, nous avons décidé de, d’abord, renforcer notre coordination sur ces trois volets de la discussion avec les pays africains et de donner mandat à la présidence pour, en particulier avec les pays de transit que sont les pays frontaliers avec la Méditerranée, organiser un dialogue au nom de l’Union européenne – ça a été commencé il y a quelques jours avec l’Egypte – mais poursuivre celui-ci. En aucun cas ce dialogue ne saurait promouvoir des solutions qui ne sont pas conformes à nos valeurs et nos droits, en particulier des plateformes de débarquement qui ne seraient pas conformes à ce que promeut le HCR, mais c’est un dialogue pertinent, utile pour justement réussir à être plus efficace.

Le deuxième sujet important en termes migratoires, au-delà de ce dialogue avec l’Afrique, c’est le renforcement de nos frontières communes. Il a pu y avoir des voix divergentes ou dissonantes qui se sont élevées sur ce sujet mais il y a quand même eu un large consensus pour avancer sur la base de la proposition faite par la Commission européenne de renforcer Frontex, c’est-à-dire l’agence européenne de protection de nos frontières.

Nous avons en effet un espace de libre circulation, nous en avons tous les avantages. Si nous voulons mieux protéger nos concitoyens, ce qui est ce que nous recherchons, il faut investir, nous organiser mieux pour protéger nos frontières communes. Et à ce titre, je soutiens pleinement la proposition de la Commission européenne et je crois que c’est d’ailleurs la seule réponse cohérente aux défis que nous avons.

Troisième sujet sur lequel il y a eu une forte convergence, c’est la proposition faite par la Commission européenne d’accélérer la directive sur les retours. Je l’évoquais tout à l’heure pour souligner le manque d’efficacité que nous avons sur ce point, cela passe par un dialogue réorganisé avec les pays d’origine en Afrique, mais ça passe aussi par un changement de nos règles. La Commission a fait des propositions efficaces en la matière, je souhaite qu’elles puissent être adoptées dans les meilleurs délais et il y a eu là aussi une forte convergence sur ce point.

Enfin nous souhaitons avancer – et la Commission s’est montrée positive, encourageante sur ce point – sur la réforme en profondeur de Dublin, c’est-à-dire nos règles internes pour organiser au sein de notre espace la responsabilité et la solidarité. Toutefois, avec l’Allemagne et quelques autres pays, nous avons indiqué qu’évidemment, notre priorité restait de mettre en place un mécanisme durable, organisé de prise en charge solidaire des migrants en besoin de protection qui sont sauvés en mer tout en respectant notre droit, c’est-à-dire le débarquement dans le port sûr le plus proche, et en reconduisant rapidement les personnes qui n’ont pas vocation à l’asile. Et nous avons indiqué notre disponibilité à travailler à ce mécanisme dès les prochains jours et semaines avec les Etats qui souhaiteraient avancer.

A ce titre, je considère donc qu’au-delà des propositions, de la mise en œuvre des accords de juin sur lesquels la Commission a commencé à faire des propositions, il y a plusieurs voies efficaces d’avancées qui ont été aujourd’hui discutées et qui doivent maintenant donner lieu à la finalisation qui revient aux ministres et à la Commission.

Nous avons enfin discuté ce midi de la question du « Brexit ». Après un échange, une présentation par Theresa MAY hier soir, nous avons, à 27, en présence de Monsieur BARNIER, discuté de ce sujet. Je veux ici redire la grande qualité des travaux conduits par Michel BARNIER et redire aussi que je suis particulièrement attaché à la méthode que, depuis le début, nous avons retenue en l’espèce, c’est-à-dire une organisation à 27 avec un négociateur unique. Et je souhaite que jusqu’au bout, cette méthode soit préservée.

Sur ce sujet, il s’agit d’être tout à la fois clair et simple et calme parce qu’il y a beaucoup de nervosité. Clair et simple pour dire que le Gouvernement britannique a proposé un certain nombre d’avancées cet été dans son plan de Chequers. J’ai eu l’occasion d’en discuter longuement avec la Première ministre britannique au début du mois d’août. C’est une bonne chose et c’est une démarche courageuse de la Première ministre que je veux ici saluer. Mais de manière très claire, je veux également dire – et ça a fait l’objet d’un consensus ce midi – que les propositions faites en l’état aujourd’hui ne sont pas acceptables, tout particulièrement dans le domaine économique et, en l’état, le plan Chequers ne saurait être un plan à prendre ou à laisser.

Nous nous devons de défendre le marché unique, sa cohérence et nous avons réaffirmé notre volonté de ne rien céder sur ce point. C’est à la fois notre intérêt de court terme mais aussi de moyen et long termes. C’est un intérêt vital, politique, économique pour l’Union européenne. Vital parce que c’est ce qui fait la cohérence de son fonctionnement chaque jour, politique parce que c’est ce qui fait notre crédibilité quand nous échangeons avec les autres puissances.

Alors il faut maintenant utiliser les prochaines semaines pour avancer dans le respect de nos intérêts fondamentaux que sont l’intégrité du marché unique, la force du projet européen et l’unité de l’Irlande. A cet égard, nous sommes aujourd’hui à l’heure de vérité et nous ne saurions davantage attendre compte tenu des délais qui sont familiers à chacun et je souhaite donc que nous puissions en octobre avoir une discussion sur de nouvelles propositions britanniques qui permettront de régler ces sujets et tout particulièrement l’accord de retrait et le sujet du backstop irlandais.

Il y a un an jour pour jour, je prononçais un discours sur l’Europe à la Sorbonne. Nul besoin de souligner que le contexte est difficile mais c’est précisément parce que l’Europe est en danger, bousculée par certains, qu’il faut oser, qu’il faut s’engager sans relâche et qu’il faut tout refonder. Depuis un an, les avancées ont été réelles et importantes en matière de défense, en matière de numérique européen, on l’a encore vu la semaine dernière avec une victoire que d’aucuns pensaient inenvisageable il y a quelques mois sur le droit d’auteur, en matière de protection sociale avec la réforme du détachement, d’économie et de croissance avec un accord franco-allemand historique sur le budget de la zone euro, de sécurité – j’évoquais à l’instant les contenus terroristes, mais également la force européenne de protection civile, contre les catastrophes naturelles –, d’éducation et de culture avec le lancement cet automne des premières universités européennes...

Nombre des propositions que la France a faites il y a un an sont en cours d’application ou sont d’ores et déjà devenues réalité, ce qui montre que proposer, oser, se battre est possible en Europe et l’Europe s’arrête lorsqu’on ne propose plus ou qu’on n’a plus d’ambition pour elle et l’Europe se perd dans les querelles et laisse les uns ou les autres être séduits par les pires messages de facilité ou de violence lorsqu’elle oublie ce qui l’a toujours portée, une ambition d’être.

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L'université de Liège de Louis Michel: Denis Mukwege plutôt que des jeunes de Lucha ?

Le Dr. Denis Mukwege fait Docteur honoris causa par l'université de Liège

"Congolais Fungola miso !" Nos jeunes de "Lucha" qui sont sur terrain, qui luttent pour la démocratie en République démocratique du Congo, qui se font emprisonnés arbitrairement et se font tuer par le régime d'imposture d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, sont autant méritants que le Dr. Denis Mukwege. Ils méritent le Doctorat honoris causa de la lutte pour la démocratie. Mais les néo-colonialistes belges ne voient pas. Nous peuple congolais avons compris. A la libération, les jeunes de Lucha auront des avenues, stèles et monuments dans toute la République, pour leur résistance pacifique contre le régime d'imposture et d'occupation du Congo.

L'université de Liège (ULG) vient de décerner les insignes de docteur honoris causa au Dr. Denis Mukwege, la plus haute distinction honorifique de l’Université de Liège, cette dernière est soutenue par le parti politique belge "MR' soit disant "Mouvement Réformateur" de Louis Michel. Tous les Congolais reconnaissent le travail abattu par le Dr. Denis Mukwege auprès des femmes violées à l'hôpital de Panzi à Bukavu à l'Est de la République démocratique du Congo. Il est d'ailleurs le seul Docteur de la République qui est gardé par des soldats de la Monusco. Que le Docteur Denis Mukwege soit honoré avec un Doctorat Honoris Causa de l'université de Liège, c'est bon pour lui. Quand le ressortissant d’un pays étranger est élevé à un grade aussi important, il est de bon ton de convier à la fête, tous ses concitoyens présents. Pourquoi des Congolais n'ont pas été conviés à l'élévation de Denis Mukwege ?

Malu Malu, abbé tricheur des élections Louis Michel 2006

Il ne faudrait pas que les Congolais aient une mémoire courte. Après le premier hold-up électoral lors l'élection Louis Michel 2006, Bob Kazadi Kabamba avec l'université de Liège ont fait de Malu Malu docteur honoris causa, le jeudi 20 mars 2008. L'université de Liège est soutenu par le MR, parti de Louis Michel dont Bob Kazadi Kabamba est le garçon de course attitré. Abbé tricheur, Apollinaire Malu Malu, premier président de la Commission électorale indépendante (CEI) du Congo-Kinshasa, est celui qui avait orchestré et planifié, l'élection frauduleuse d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, candidat de Louis Michel et de la communauté internationale. Après Apollinaire Malu Malu Muholongu, abbé tricheur et président de la fameuse Commission électorale indépendante (CEI), lors des élections Louis Michel 2006, la même université de Liège (ULG) vient d'honorer Denis Mukwege. Qu'est-ce que cela veut dire ?

Louis Michel lobbyiste et manœuvrier !

"Congolais zibula Meso" Louis Michel considère la République démocratique du Congo comme un damier où il place et déplace ses pions. Député au Parlement européen depuis le 14 juillet 2009 sans discontinuité, après avoir été Commissaire Européen et ministre Belge des Affaires étrangère, Louis Michel est un personnage belge qui a fait beaucoup du mal au peuple congolais. Et cela continue. Si le Congo est un enfer pour des congolais, Louis Michel a une lourde responsabilité. Louis Michel est le marionnettiste et parrain d'alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, catapulté sur le trône du Congo pour mieux piller ses ressources par la mafia internationale. Le politicien Belge a une conscience très chargée. L'extrême proximité et l'inséparabilité de Louis Michel et Alias Joseph Kabila, deux personnes aussi liées que peuvent l'être le corps et son vêtement ! C'est Louis Michel qui est à la base de la Constitution de Liège-même tripatouillée par le régime de Kinshasa-, qui régit la République démocratique du Congo. Ce sont des professeurs belges de l'université de Liège qui ont rédigé la fameuse Constitution. La Constitution de Liège écrite par des belges et imposée à la République démocratique du Congo, c'est Louis Michel. Les frauduleuses élections de 2006 sont appelées Elections Louis Michel.

La Constitution dite de Liège imposée par Louis Michel qui régit la République démocratique du Congo est une Constitution monarchique rédigée par des belges. Cette Constitution n' a rien de congolais, ses auteurs sont tous des Belges: Nicolas Banneux, Marc Bossuyt, Pierre Verjans, André Alen, Paul Lemmens et Jean Spreutels ! Louis Michel a pris le soin d'adjoindre à l'équipe belge deux congolo-belges: Bob Kabamba Kazadi, son garçon de course "Mwana Bitinda" et Evariste Boshab son homme de main qu'il avait placé comme directeur de cabinet d'Alias Joseph Kabila avant que l'homme de Mwenga ne détourne 32 millions de la Société National d'Electricité (SNEL) payés par le Congo-Brazzaville. D'ailleurs, il faut préciser que Bob Kabamba Kazadi et Evariste Boshab n'ont été là que comme observateurs, des moutons de Panurge, pour embellir la salle de rédaction ! La Constitution de Liège est une Constitution faite sur mesure pour alias Joseph Kabila. D'ailleurs, on a fixé l'âge à 30 ans des candidats à l'élection présidentielle Louis Michel 2006 pour permettre à l'imposteur et usurpateur d'y participer et gagner coûte que coûte. La Constitution de Liège de Louis Michel a été imposée aux congolais sans un vrai référendum. 98 % de Congolais n'ont jamais eu cette Constitution de Liège entre les mains, elle n'a jamais été traduite dans les 4 langues vernaculaires du Congo: lingala, kikongo, Swahili et Tshiluba et elle n'a jamais été distribuée dans les coins et recoins de la République.

La relation entre Louis Michel"Big Loulou" et l'intelligentsia congolaise, décomplexée, progressiste et anti-coloniale est le "Je t'aime moi non plus" de Serge Gainsbourg ! Son impulsivité caractérielle, ses prises de position néo-colonialiste et esclavagiste déjà tranchées sur l'histoire du Congo, ses impositions de vue aux Congolais, ses oukases néo-coloniales, ses intimidations paternalistes ont eu pour conséquence de dresser les Congolais contre ses appréhensions néo-colonialistes.

Denis Mukwege et Bob Kabamba Kazadi, garçon de course de Louis Michel

Bob Kabamba Kazadi, garçon de course "Mwana Bitinda" de Louis Michel

Léopoldien, néo-colonialiste, prestidigitateur...Il faut vraiment être congolais naïf pour croire aux élucubrations mensongères de Louis Michel sur le Congo. Personne n'avait pensé un jour que Bob Kabamba Kazadi né à Bukavu en 1967 d'un père congolais commerçant originaire du Kasaï-Oriental et d'une mère tutsi burundaise, une femme affable, allait disjoncté et devenir une calamité pour le Congo pays d'origine de son défunt père et par ricochet la risée de la communauté congolaise à l'Etranger. Parce qu'il fait partie de la bande des néo-esclavagistes et néo-coloniaux belges, cette bande mafieuse qui a ses grappins sur la République démocratique du Congo, Bob Kabamba Kazadi se dit riche et très puissant, il a même le toupet de menacer qui il veut ! Bob Kabamba Kazadi, le "Mwana Bitinda", garçon de course de Louis Michel, est celui qui envoyé pour des missions diurnes et nocturnes. Bob Kabamba Kazadi circule avec une escorte des militaires à Kinshasa alors qu'il n'occupe aucune fonction officielle en République démocratique du Congo ni en Belgique, son pays d'adoption. Ne bénéficie-t-il pas de cette faveur parce qu'il est garçon de course de Louis Michel, gourou d'Alias Joseph Kabila ?

A Réveil FM International, nous refusons de céder à l'amnésie. A quelques encablures des hypothétiques élections en République démocratique du Congo, des marionnettistes s’attellent. Fabriqué comme l'intello belge d'origine, Bob Kazadi Kabamba, est l'agent belge qui torpille la RDC dans toutes négociations belgo-congolaises. Qui ignore le rôle néfaste de Bob Kazadi Kabamba dans les deux hold-up électoraux d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, élection Louis Michel 2006 et novembre 2011, pour mieux contribuer au pillage des ressources ? Le mafieux se clame être du parti belge Ecolo, il n'a d'écologiste que l'enrichissement personnel et le pillage du Congo. Bob Kazadi Kabamba est sur tous les coups contre la République démocratique du Congo, par son parrain Louis Michel. Pour que la petite Belgique soit reconnue sur le plan international, il faut qu'elle ait le Congo dans sa gibecière. Et s'il n'y a des problèmes, il faut en créer, avec ses collabos, pour que la Belgique puisse se retrouver.

A l'heure où le Congo est à genoux et doit se mettre débout, il n'y a pas de place pour les pyromanes. Avec des "étiquettes trompeuses et fumeuses" de la démocratie, continuer à faire croire aux pays membres de l'Union Européenne que la République Démocratie du Congo est devenue une démocratie depuis les fameuses élections de 2006, est un non-sens et une responsabilité énorme. Refuser aux Congolais d'aspirer à la démocratie, à la bonne gouvernance et au respect des droits humains, se faire complice des situations infra-humaines que subissent les ressortissants de son pays d'origine, et s'y complaire est un manque d'humanité criant. Nous espérons que tous les matins, Bob Kazadi Kabamba, le garçon de course de Louis Michel, se regarde dans la glace et se rase tranquillement en ayant sa conscience avec soi.

Pyromane qui joue parfois au sapeur pompier Bob Kazadi Kabamba est connu dans la diaspora congolaise comme le garçon de course de Louis Michel. Cette mauvaise image lui colle à la peau et aux semelles. Lorsqu'on sait les dégâts et les magouilles de la bande à Big Loulou au Congo-Kinshasa, on peut comprendre la méfiance et l'animosité qui se dégagent à chaque fois que l'on prononce le nom de Bob Kazadi Kabamba dans la communauté congolaise acquise au changement. Certaines langues parlent de la jalousie. Comment peut-on être jaloux d'un personnage ombrageux, médiocre qui contribue à la prédation et au pillage du Congo ?

"Congolais Fungula Metso"

Le 14 février 2004, alias Joseph Kabila sous l'instigation de Louis Michel s'est mis à vanter la vision irénique de la fameuse période léopoldienne au Congo, un hommage aux pionniers de l'aventure coloniale de Léopold II. On croyait rêver ! L'ignorance de l'histoire du Congo par le dénommé alias Joseph Kabila éclate au grand jour. Et un an après, alias Joseph Kabila décida la réhabilitation de tous les monuments du patrimoine congolais dont les statues coloniales font partie. La réinstallation de la statue équestre du roi Léopold II sur le boulevard du 30 juin , non loin de la gare centrale n'a pas l'assentiment des kinois: un jour après son érection, la statue de Léopold II en bronze massif, a rejoint le cimetière des bustes et des colosses coloniaux.

"Que Dieu protège la Belgique et notre Congo". C'est ainsi que le Roi Léopold III conclut, le 17 juillet 1951, son discours d'abdication en faveur de son fils, le Roi Baudouin. Huit ans après, alors que les Congolais font vaciller l'ordre colonial, le roi Baudouin attire fermement l'attention du Premier ministre Gaston Eyskens sur "l'incalculable préjudice moral et matériel que subirait la Belgique, si les Belges (devaient) perdre l'incomparable patrimoine que (nous) a légué le génie de Léopold II". Le 10 février 2004, devant le sénat belge, le président Joseph Kabila rend un vibrant hommage aux pionniers de l'aventure coloniale léopoldienne. Léopold II, faux philanthrope et monarque belge retira du Congo une fortune évaluée à 220 millions de francs de l'époque, l'équivalent de plus de 6 milliards de francs français, en 1997. Cette fortune a notamment servi à l'embellissement de la Belgique. Cet enrichissement s'est réalisé au prix d'horribles atrocités où périrent des milliers de Congolais. Dès 1892, des missionnaires protestants anglo-saxons s'élevèrent contre les traitements terrifiants infligés à la population congolaise. Créée par le décret du 23 juillet 1904, une commission d'enquête présidée par Edmond Janssens, avocat général à la cour de cassation de Belgique, sillonna le Congo du 5 octobre 1904 au 21 février 1905. Le 1er février 1908, Léopold II renonce à ses prétentions sur la Fondation du Domaine de la Couronne Elle établit un rapport accablant pour dénoncer de multiples exactions dont étaient victimes les Congolais. Le 3 juillet 1906, Léopold II se déclare prêt à céder le Congo à la Belgique, si celle-ci reconnaît la Fondation du Domaine de la Couronne, afin qu'il garde l'administration et l'exploitation de régions étendues dont la superficie équivalait à 10% du territoire congolais, représentant un espace d'environ dix fois plus grand que la Belgique. Le 1er février 1908, il renonce à ses prétentions sur la Fondation du Domaine de la Couronne en exigeant en compensation d'un "témoignage de gratitude" qu'un fond spécial de 50 millions de francs belges, à charge de la colonie, lui soit attribué ainsi qu'à ses successeurs. Légué à la Belgique, ce fonds est un des éléments constitutifs de la "Donation Royale" dont le patrimoine équivaut aujourd'hui à 500 millions d'euros" (Le Soir, Bruxelles 23-24 février 2008).

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jeudi 20 septembre 2018

RDC: Felix Tshisekedi Tshilombo, sa photo officielle sur Twitter!

Felix Tshisekedi Tshilombo Président ?

Lorsqu'on est épris de la politique française, on ne peut se laisser berner par une imposture gravissime et se taire. Entre Nicolas Sarkozy et Felix Tshisekedi Tshilombo y-a-t-il photo ? On ne joue pas impunément avec des symboles dans la République. Felix Tshisekedi Tshilombo a-t-il singé la photo officielle de Nicolas Sarkozy de 2007 ? La différence entre Nicolas Sarkozy et Felix Tshisekedi Tshilombo, est que le premier a été élu en 2007 pour un quinquennat, Président de la République Française. Et en tant que Chef de l'Etat, il a eu droit au portrait officiel qui a été placée dans tous les bâtiments publics en France notamment des mairies ou hôtels de ville et à l'étranger dans des ambassades. Or Felix Tshisekedi Tshilombo a été élu comme à la Douma soviétique à main levée nuitamment, président de l'Udps pour remplacer son père. Felix Tshisekedi Tshilombo n'a jamais été élu Président de la République démocratique du Congo. Il n'est pas le Président de la RDC. Il le sera peut être un jour. Il a déposé sa candidature, à la présidence de la République pour les élections du 23 décembre prochain, qui a été retenue par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Mais la campagne électorale n'a pas encore eu lieu et l'élection présidentielle non plus. Sa photo officielle, que Felix Tshisekedi Tshilombo affiche fièrement sur son profil twitter, frise l'imposture.

Nicolas Sarkozy, portrait officiel de 2007

Felix Tshisekedi Tshilombo a-t-il des conseillers en communication qui maîtrisent les codes communicationnelles modernes ? Faire de l’auto-proclamation, en biaisant avec une photo officielle, cela est gravissime. Que Felix Tshisekedi Tshilombo ne soit pas pressé. S'il est élu au Congo, il aura droit à un portrait officiel. Il précipite trop des choses: tantôt on voit l'image d'un boeing faisant le taxi dans un aéroport avec un slogan "candidat unique de l'opposition Felix Fatshi" ce qui est faux. Felix Tshisekedi Tshilombo demande l'aumône aux congolais de lui verser un dollar pour soutenir sa campagne avec quoi peut-il s'acheter un avion ? Tantôt le tweet envoyé au Président Américain Donald Trump est un faux, il ne vient pas de lui. Maintenant il se fait un portrait officiel tout seul...C'est la République qui te fait une photo officielle-avec ton accord-lorsque tu es officiellement élu mais pas toi-même ! Il y a une différence fondamentale entre la photo officielle du candidat à la présidence de la République et son portrait officiel que l'Etat lui confectionne. Felix Tshisekedi Tshilombo ignore le deux. Il va vite en besogne. Son portrait officiel ne peux être l'affiche de sa campagne.

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mercredi 19 septembre 2018

OIF: Louise Mushikiwabo-Michaëlle Jean, vers un crash France-Canada ?

Le président Emmanuel Macron et Michaëlle Jean, SG de l'OIF

Candidate au poste du Secrétaire Général de l'Organisation International de la Francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo la plus Kagamiste des ministres rwandais, sillonne le monde à bord d'un jet privé, pour récolter les soutiens. Elle s’est déjà rendue dans dix-huit pays-dix en Afrique, quatre en Europe, trois en Asie et un au Proche-Orient...Paul Kagamé le dictateur rwandais vient de libérer ses prisonniers politiques personnels au Rwanda, dont l'opposante Victoire Ingabire. Ne faut-il pas que l'autocrate Paul Kagamé vide ses prisons ? Les droits de l'homme sont des épines pour ce pays qui veut diriger 84 Etats et gouvernements. Le Rwanda est un pays agresseur par sa soldatesque et pilleur des ressources de la République démocratique du Congo, premier pays francophone au monde. Bilan plusieurs millions de morts. Le Rwanda n'a pas du coltan dans son son sous-sol mais il en est le premier producteur. Le boum économique tant vanté du Rwanda n'est qu'une chimère. Il est le produit de la rapine, du recel et diverses guerres de pillages orchestrés dans l'objectif de faire miroiter un semblant de développement économique.

Michaëlle Jean, Secrétaire Général de l'OIF

Louise Mushikiwaba, la plus Kagamiste des ministres rwandais va-t-elle remplacer la canadienne, Michaëlle Jean, l'actuelle Secrétaire Général de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ? Pas si sûr. Fondeuse contre la Francophonie qui maintenant veut en occuper le poste tant convoité, Louise Mushikiwabo n’a pas une vision claire de ce qu’elle voudrait faire, tant pour le rayonnement de la langue française dans le monde, que pour la promotion des valeurs communes fondées sur le respect des droits de la personne, les principes démocratiques, les libertés fondamentaux et l’État de droit, tels que décrit dans la Déclaration de Bamako. Pas plus qu’elle n’a des projets spécifiques et novateurs pour la Francophonie. Désignée, Louise Mushikiwabo va-t-elle exiger de son pays le Rwanda de poser l'acte de Zachée en restituant les ressources pillées de la République démocratique du Congo, pays membre ?

Les loups ne se mangent pas entre eux !

La France et le Canada sont deux pays amis dont les relations diplomatiques sont privilégiées. Ils sont deux plus importants pays contributeurs de la Francophonie à hauteur de 50 millions chacun. Le président Emmanuel Macron et le Premier ministre Justin Trudeau, se sont déjà rencontrés, en tête-à-tête, d’abord à Paris, puis à Ottawa. Au menu de leurs discussions, il était question, entre autres, de la Francophonie. Emmanuel Macron et Justin Trudeau ont des positions divergentes sur la Francophonie,chacun est resté campé sur sa position et ils ne se sont pas entendus sur le choix du prochain secrétaire général. On ne sait pas encore de quel côté vont se pencher les autres contributeurs majeurs de l’Organisation, notamment la Suisse, la Belgique – Wallonie-Bruxelles, le Luxembourg et la Principauté de Monaco. Leurs voix pourront être déterminantes pour concilier les points de vue diamétralement opposés entre le président Macron et le premier ministre Trudeau. Avec sa diplomatie silencieuse, sans trompettes ni tintamarres et non pétaradantes, le Canada déploie ses réseaux et soutient le renouvellement de la candidature de Michaëlle Jean à l'OIF. Le Canada est puisant, puis qu'avec ses trois provinces, il contribue à plus de 50 millions de dollars annuellement, soit environ un tiers du budget total de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Le Canada ne se laissera donc pas humilier, par la non réélection de Michaëlle Jean et sans conséquences. A Erevan, la France et le Canada sont contraint de s'entendre pour éviter un crash ! La France n'a pas besoin ni intérêt à faire affront au Canada et vice-versa. La réélection ou non de Michaëlle Jean à son poste est une affaire hautement stratégique et politique entre la France et le Canada.

Louise Mushikiwabo, la ministre rwandaise des Affaires étrangères

Il y a cinq mois, le 23 mai dernier, c' était un coup de tonnerre à Paris. Au Palais de l'Elysée, le président de la République, Emmanuel Macron, annonce que la ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo, sera candidate pour diriger l’OIF. La France lui donne son appui ! Tollé dans des capitales africaines, la France peut-elle seule se choisir la Secrétaire Général de l'OIF ? La France soutient la candidature de Louise Mushikiwabo, mais c'est au Rwanda, pays membre du Commonwealth, de présenter officiellement sa candidature. Si la Kagamiste candidate à l'OIF n'arrive pas à se faire élire, ce ne sera aucunement considéré comme un échec de la France. Début juillet, au fameux sommet de l’UA à Nouakchott, c'est à la manière forte du style Paul Kagamé, que Louise Mushikiwabo, maîtresse de céans et candidate au poste de Secrétaire Général de l'OIF aurait exigé et fait inscrire à l'ordre du jour que l'Afrique vote d'une seule et même voix au Sommet de la Francophonie d'Erevan ! Le malaise était perceptible. Les membres africains de l'OIF sont : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap Vert, Centrafrique, Congo, RDC, Djibouti, Égypte, Gabon, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Guinée Équatoriale, Mali, Maroc, Mauritanie, île Maurice, Niger, Rwanda, Sao Tomé, Sénégal, Seychelles, Tchad, Togo et Tunisie. Le Mozambique est observateur. Madagascar, qui a accueilli le dernier sommet de la Francophonie en 2016, avait été suspendu de l'organisation le 2 avril 2009.

A eux seuls, les Chefs d'Etat africains, même comme des moutons de Panurge ne peuvent pas faire élire Louise Mushikiwabo, ils doivent composer avec d'autres chefs d'Etat. Les Africains choisiront en fonction de leurs intérêts nationaux. Qu'apporte le Rwanda aux autres pays africains ? La culture de la Kalachnikov, d'emprisonnement de ses opposants et journalistes, du pillage des ressources des autres ? En plus, tous les États membres doivent s’acquitter, en temps opportun, de l’obligation qui leur incombe d’apporter leur contribution financière au budget de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Sur ce point, le Rwanda n’est pas non plus un élève modèle. En effet, depuis quelques années, il ne s’est pas acquitté, dans les temps requis, de ses obligations financières envers l’OIF, lui qui a préféré le Commonwealth, et ce, pour une modique somme renégociée.

Michaëlle Jean a été journaliste, puis gouverneure générale du Canada et enfin secrétaire générale de la Francophonie, poste qu'elle souhaite conserver pour encore quatre ans. Pour ce faire, elle doit défendre son bilan, sa gouvernance et ses dépenses.

Michaëlle Jean est restée fidèle à ses engagements d’il y a quatre ans et n’a cessé de se référer, dans son action quotidienne, aux fondamentaux de la Francophonie et d’appliquer, au pied de la lettre, les recommandations de la feuille de route ambitieuse qui lui a été assignée à Dakar. Les Chefs d'Etat africains se plaignent que Michaëlle Jean n'est pas proche d'eux comme le fut Abdou Diouf. Premier ministre puis successeur de Léopold Sédar Senghor à la présidence de la République de 1981 à 2000, Abdou Diouf a été Secrétaire Général de la Francophonie de 2003 à 2015. C'est bien, les Chefs d'Etat africains allaient au 19-21 avenue Bosquet à Paris, rencontrer un aîné, une icône et un homme écouté de l'Elysée. Malgré tout le respect on lui doit, Abdou Diouf en tant que Secrétaire Général de l'OIF a organisé le sommet de Kinshasa en 2012, au grand mépris de la charte de la Francophonie, légitimant une dictature et un régime sanguinaire d'imposture. Cette arrête n'est jamais passée dans la gorge de nombreux congolais de la diaspora.

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mardi 18 septembre 2018

Réforme santé: Emmanuel Macron détaille ses remèdes!

Emmanuel Macron, Président de la République

Le président français Emmanuel Macron a présenté mardi sa réforme du système de santé. Elle est appelée à transformer un secteur dépassé et des hôpitaux au bord de "l'implosion" en "piliers de l'Etat providence du XXIe siècle" centrés sur le patient.

"Mon ambition est claire: je veux que ce qu'on appelle le système de santé soit l'un des piliers de l'Etat providence du XXIe siècle qui prévient et protège et puisse accompagner les parcours de vie", a déclaré le chef de l'Etat devant des responsables de la santé réunis à l'Elysée. "Nous devons restructurer notre organisation pour les 50 années à venir", a-t-il ajouté. Face à une souffrance "réelle et tangible" de certains services, il a invité le système à transformation collective en profondeur, et réfuté qu'"il suffirait de dépenser plus pour que tout aille mieux".

La stratégie de transformation du système de santé sera toutefois dotée d'un budget de 3,4 milliards d'euros (3,8 milliards de francs) d'ici 2022, dont quelque 920 millions pour l'investissement hospitalier. Dès 2019, l'objectif national de dépenses de la Sécurité sociale (ondam) sera porté à 2,5%, soit une rallonge de 400 millions par rapport aux prévisions budgétaires initiales.

"L'hôpital est au bout de ce qu'il peut faire pour pallier notre désorganisation collective et c'est particulièrement vrai pour nos services d'urgence", a souligné le chef de l'Etat. Face à ce constat, le plan "Ma Santé 2022" doit permettre de désengorger des hôpitaux à bout de souffle, d'améliorer l'accès aux soins sur l'ensemble du territoire et d'adapter le système au vieillissement et aux maladies chroniques, en 54 mesures.

Discours d'Emmanuel Macron

Mes chers amis,

Merci d’être là aujourd'hui dans cette salle de l’Elysée et je crois qu’il y a bien longtemps que vos professions n’avaient pas été réunies à l’Elysée. J’ai souhaité le faire, certains diront du fait de mon long compagnonnage avec cette profession, mais surtout et avant tout pour vous témoigner ma gratitude à vous tous, étudiants, soignants, médecins hospitaliers, libéraux, chercheurs, universitaires, directeurs d’établissement ou d’organisme.

Votre travail, je le sais est aujourd'hui parfois malmené par des injonctions contradictoires, des réformes vécues comme permanente et je le sais aussi ce sont des impatiences, parfois des doutes qui peuvent vous animer.

Pourtant, et c’est une première réalité que je veux ici rappeler, grâce à vous et à vos efforts, notre système de santé reste notre force et notre fierté. C’est grâce à votre dévouement extrême que le système tient encore. D’ailleurs les Français, vos patients, vous le reconnaissent. Ils portent une très haute considération à l’ensemble des professionnels de santé. Et permettez-moi, ici, aujourd’hui, en leur nom, de vous remercier et de vous témoigner solennellement de notre reconnaissance républicaine.

Personne ne souhaite se faire soigner ailleurs qu’en France, beaucoup de nos voisins nous envient l’excellence de notre système de soins. Nous sommes attachés à notre modèle qui associe une médecine hospitalière, publique et privée, et une médecine libérale.

Grâce à ce modèle original, la France est ce pays où arrivé à l’âge de 60 ans, l’espérance de vie des Françaises et des Français se situe au 2ème rang des pays du monde. C’est en France que le reste à charge des ménages pour leur santé est le plus faible des pays du monde. Il atteint moins de 8 % en 2017. Et cela tient d’abord à un haut niveau de couverture par la Sécurité sociale et l’ensemble de celles et ceux qui couvrent ces risques qui constitue un acquis que j’entends préserver.

Mais, et c’est une seconde réalité, même si la satisfaction de soigner et de sauver est toujours présente au quotidien chez les soignants, le mal-être s’est désormais installé profondément. Evolution des conditions d’exercice des métiers, relation au malade souvent présentée comme « empêchée », sentiment de n’avoir pas le temps de faire l’essentiel, manque de perspectives d’évolution lorsque l’on est soignant en particulier à l’hôpital public. Tout cela, sont aussi des réalités.

Mon ambition est claire, je veux que ce qu’on appelle le système de santé soit l’un des piliers de l’Etat-providence du XXIème siècle, un système de santé qui prévienne et protège contre les risques de santé d’aujourd’hui et de demain, mais aussi un système de santé qui puisse accompagner les parcours de vie de chacun de nos concitoyens.

1958 a été un tournant car l’organisation des centres hospitaliers universitaires a permis de faire revenir l’excellence médicale du soin et de la recherche à l’hôpital, jusque-là surtout considéré comme un dispensaire. C’était un vrai changement d’approche. Aujourd’hui, c’est à nouveau à un changement de paradigme que nous devons œuvrer. Il sera d’ampleur équivalente pour s’adapter aux évolutions de la science et de notre société, aux nouvelles pathologies et besoins de soins des patients, aux enjeux de la recherche et de l’innovation, pour s’adapter à vos aspirations de soignants et recentrer notre système autour du patient.

Je voudrais vous dire aujourd’hui ma confiance dans notre capacité à réussir collectivement. Cela ne se fera pas en un jour mais, nous devons commencer dès maintenant et travailler ardemment même si cela doit durer 2 à 3 ans. Nous devons restructurer notre organisation pour les cinquante années à venir.

Pour ce faire quels constats partageons-nous ? Je le disais notre système de santé a des forces, mais il s’est considérablement fragilisé ces dernières décennies. Pourquoi ? Parce qu’il a été conçu pour une société où on ne vivait pas aussi vieux qu’aujourd'hui, il a été conçu pour traiter des pathologies aiguës et il a été conçu à une époque avec une offre de soins qui correspondait aux besoins de la société.

Et progressivement ces dernières années, plusieurs évolutions, certaines de notre fait, d’autres liées à l’évolution plus large de notre société, l’ont mis en tension.

D’abord nous avons pensé, et ça a été un dogme pendant plusieurs années, relativement œcuménique sur le plan politique qu'on pouvait réduire la dépense de santé en la régulant par l'offre. Donc on a pensé que raréfier le nombre de médecins, le nombre d'équipements, allait réduire le nombre de malades, ça n'a pas marché et les effets de décalage étant ce qu'ils sont, les décisions prises il y a parfois 20 ou 30 ans nous en vivons les pleines conséquences aujourd'hui. Et les corrections que, j'y reviendrai, nous pourrions apporter nous n'en aurons les pleins effets que dans 10 à 15 ans.

Ensuite la société a changé, précisément parce que notre système de santé a été efficace et donc on vit plus longtemps, plus longtemps en bonne santé et les pathologies que notre système a à traiter ne sont plus les mêmes. Ce sont de plus en plus des pathologies chroniques, c'est de plus en plus des pathologies liées au vieillissement d'une population et donc ce système de soins ainsi organisés n'est plus adapté à ces quelques évolutions que j'évoquais. Ce qui crée une tension en termes d'accès aux soins et on la voit chaque jour quand on est confronté aux difficultés de trouver un médecin traitant ou d'obtenir un rendez-vous dans des délais raisonnables qui est lié au fait que le nombre de consultations disponibles de médecins généralistes a baissé de 15 % en 15 ans, alors même que la population vieillissait, que l'accès aux spécialistes est devenu de plus en plus difficile, les spécialités ayant une grande hétérogénéité des unes entre les autres. Les cabinets médicaux comme les services d'urgence ou les établissements médico-sociaux sont à cet égard saturés.

Tensions ensuite en termes de conditions d'exercice des professionnels de santé dont beaucoup ont le sentiment de perdre le sens même de leur métier, de leur vocation en raison des contraintes administratives et financières qu'ils subissent. Et aussi parce que les nouvelles générations de médecins aspirent à des pratiques différentes et c'est une réalité que nous constatons chaque jour pour mieux concilier vie personnelle et professionnelle, ce qui peut conduire à créer là aussi des tensions d'offres sur les territoires.

Tension financière enfin liée aux défis du vieillissement, du développement des pathologies chroniques, aux coûts des innovations thérapeutiques qui mettent à l'épreuve notre capacité à préserver dans la durée notre modèle de santé solidaire auquel nos concitoyens sont fondamentalement attachés.

Toutes ces tensions n'ont pour autant rien d'inéluctable, rien, chez nos voisins, chez nous dans certains territoires des initiatives, des expérimentations locales parviennent à enclencher de nouvelles organisations et peuvent nous inspirer dès aujourd'hui.

Dans de nombreux territoires de notre pays on a déjà commencé à bouger, fort de ces constats et je regarde autour de nous plusieurs pays ont conduit des évolutions profondes qui ont permis de répondre à ces défis, sans drame, sans crise et sans renoncement aux valeurs de solidarité et aux exigences de qualité.

Ils n'y ont pas non plus répondu en dépensant plus mais, en s'organisant mieux, parce que notre système de santé ne souffre pas d'abord d'un problème de sous-financement, il pêche par un vrai handicap d'organisation, le modèle d'organisation n'est plus adapté ni à la demande, ni à l'offre de soins.

La France, quand je regarde les chiffres, consacre aujourd'hui à ses dépenses de santé une part considérable de sa richesse nationale, à peu près 11,5 % de son produit intérieur brut, ce qui nous situe au 3ème rang des pays de l'OCDE après les Etats-Unis et la Suisse et devant l'Allemagne, la Suède ou le Japon. Il n'est pas question de faire moins et j'y reviendrai là aussi, mais il n'est pas question non plus par facilité de dire, il suffirait de dépenser plus pour que tout aille mieux, ce serait faux.

Le vieillissement, la demande légitime de notre population, les innovations aussi bien en termes de médicaments que de dispositifs médicaux, créent de fait une dynamique de dépenses et c'est donc bien par une réorganisation collective que nous pouvons répondre aux défis que j'évoquais.

Soyons clairs si le budget global que nous consacrons à la santé est élevé, mais que tout le monde considère qu'il est insuffisant dans son quotidien, c'est définitivement que nos organisations de soins, nos modes d'allocation des ressources ne sont pas les bons. Ils ne sont pas adaptés en effet à l'évolution des pathologies plus complexes, plus chroniques qui nécessitent plus de coordinations entre professionnels et plus de prévention.

En effet notre système prévient mal et le constat est aujourd'hui établi. En France on soigne bien, mais on n'est pas forcément en meilleure santé que chez nos voisins, parce qu'on prévient moins bien que chez nombre de nos voisins, en particulier européens. Et ce faisant des pathologies plus lourdes et donc plus coûteuse s'installent et en miroir notre système souffre d'un trop grand nombre d'actes inutiles, d'une sur-médication parce que l'on arrive trop tard ou dans un système trop aveugle qui fait trop d'actes.

Notre système ensuite reste atomisé, cloisonné, déséquilibré, avec de trop nombreux professionnels de ville qui exercent encore de manière trop isolée, des établissements de santé trop souvent en concurrence les uns avec les autres, des secteurs de la ville et de l'hôpital qui ne se parlent pas assez, un virage ambulatoire devant conduire à soigner plus sans recours à l'hospitalisation qui peine encore à se concrétiser et des modes de rémunération qui incitent à la course à l'activité et à l'acte.

L'hôpital concentre ses dysfonctionnements et risque l'implosion sans transformation d'ensemble, car l'hôpital redevient dans les zones les plus tendues ou les plus en difficultés, un dispensaire accueillant toutes les urgences sanitaire et sociale, développant toujours plus d'activités pour survivre financièrement, alors qu'on lui demande au même moment de réaliser plus d'interventions de pointe, d'accentuer l'excellence de sa recherche clinique, de poursuivre les efforts en matière de formation et de faciliter les parcours de soins de ville.

L'hôpital s'est modernisé avec de nouvelles organisations, de nouveaux modes de financement mais aujourd'hui l'hôpital est au bout de ce qu'il peut faire pour pallier notre désorganisation collective et c'est particulièrement vrai pour ses services d'urgences.

Cette course à l'activité est devenue folle - or tout dans notre système y incite - parce qu'elle fait perdre le cap de la qualité. Et la situation est à cet égard absurde, on fait toujours plus dans certaines activités, dont la pertinence n'est pas toujours avérée, 30 % selon les évaluations d'actes coûteux ne servent à rien et on ne parvient pas à satisfaire la demande de soins de base en proximité. Et à force de faire de l'acte, on s'expose à faire toujours plus mais parfois mal. Par exemple pour tous les patients souffrant d'insuffisance cardiaque, on ré-hospitalise deux fois plus en France qu'au Royaume-Uni, 30 % de plus qu'en Suisse. Les patients comme les soignants subissent ce système que je viens de décrire et ses aberrations.

Nous leur devons, nous vous devons donc de casser ce cercle vicieux dans lequel nous nous sommes enfermés pour retrouver l'esprit qui a présidé à la construction de notre système de santé, avec un engagement de tous, pas l'hôpital d'un côté, les libéraux de l'autre et des patients qu'on oublierait au passage, non, en essayant de replacer l'ensemble des acteurs de ce système dans une approche de coopération qui permettra de répondre à ces défis.

Alors face à ce constat, quel est, quel doit être à mes yeux, la vision d'arrivée de ce système de santé ? C'est un système qui doit mieux prévenir, être centré sur le patient et sur la qualité du soin.

Mieux prévenir d'abord, je l'évoquais en citant en quelque sorte ce paradoxe français où on soigne très bien mais, on n'est pas en meilleure santé que chez les voisins parce qu'on prévient résolument moins bien. Dès les engagements que j'avais pu prendre devant nos concitoyens, j'avais appelé à une révolution de la prévention, qui ferait résolument passer notre système et vos pratiques d'une approche curative à une approche préventive.

La ministre, dont je salue ici l’engagement et le travail, chère Agnès BUZYN, mène ce combat depuis les premiers jours et au quotidien, avec des vaccins rendus obligatoires, qui n’ont pas manqué de lever certains débats, la lutte contre le tabac, le dépistage des cancers, la prise en charge à 100 % pour ne plus renoncer aux soins optiques, dentaires, auditifs, essentiels pour que notre état de santé ne se dégrade pas encore plus. Et la mise en place dès cette rentrée du service sanitaire.

40.000 étudiants en premier cycle de santé vont effectuer cette année leur service sanitaire pour enseigner les bonnes pratiques en matière de prévention, en priorité, en milieu scolaire, auprès des enfants et des jeunes qui en ont le plus besoin, dans les zones rurales ou dans les quartiers défavorisés, mais parce qu’aussi mieux formés à la prévention dès le départ, ils seront des professionnels de santé différents, et auront contribué à déployer plus d'actions de prévention dans ces territoires prioritaires.

Toutes les politiques publiques d'ailleurs sont concernées et tout le gouvernement doit être engagé derrière ce Plan priorité prévention adopté en mars dernier. Lorsque, il y a quelques jours, le Premier ministre et le ministre d'Etat présentent un Plan vélo, c'est dans le cadre aussi d’une politique de prévention et d'une amélioration de la santé de nos concitoyens. Lorsque le Parlement vote en deuxième lecture un texte de loi en matière d'alimentation et d'agriculture, c’est une politique de prévention qui vise à développer le bio, la qualité de l'alimentation, en particulier dans les cantines et la restauration collective.

Lorsqu'on interdit les néonicotinoïdes, c'est une politique de prévention et de santé, la tarification sociale dans les cantines ou le petit-déjeuner dans les écoles défavorisées présentés la semaine dernière dans le cadre du Plan pauvreté, c'est une stratégie de prévention en matière de santé. Et donc c'est cet esprit qui doit irriguer l'action du gouvernement comme des parlementaires dans les mois à venir pour poursuivre ce travail indispensable.

Le deuxième axe, c'est la qualité du système de soins au service du patient. Il faut en effet passer d'une approche quantitative et budgétaire d'offres de soins à une approche tournée vers le patient, par pragmatisme, si je puis dire, parce que nous l’avons constaté durant toutes ces dernières années, celui qui décide dans nos systèmes de santé, c’est le patient. Ça n’est ni le gouvernement ni celui qui rembourse ni même le médecin, c’est le patient qui choisit, ce qui, parfois, nous a conduits d’ailleurs à essayer de décider d’en haut des mesures ou des réorganisations, si le patient ne le décide pas lui-même, ne le comprend pas, ne le porte pas, elles ne sont pas efficaces.

Ce n’est pas à lui d’ailleurs de s’adapter au système, mais bien au système de s’adapter à ses besoins. Et c’est autour du patient que doit se construire la réponse des soignants, en proximité, et coordonnée en réseau. Aussi, la structuration des soins de proximité est la priorité des priorités. Car c’est de ce levier essentiel que dépendent beaucoup des réponses aux tensions que nous connaissons. La réponse à la demande de soins de la population, l’accélération du virage ambulatoire, l’allègement de la pression sur l’hôpital, l’amélioration des conditions d’exercice des professionnels de santé de la ville, tout cela tient, repose sur une meilleure structuration des soins de proximité.

Le système de santé demain, c’est un réseau de soins de proximité, dont font partie tous les professionnels de santé d’un territoire, quel que soit leur statut, et qui garantit à la population l’accès permanent à des soins programmés ou non programmés. Les soignants de ce réseau pourront être des hospitaliers, des libéraux, des médecins, des infirmiers, des sages-femmes, des pharmaciens, ce qui importe, c’est que chacun, à sa place avec son expertise, sa compétence, puisse intervenir au bon moment, de manière coordonnée avec ses collègues et en équipe.

Le patient, lui, doit toujours pouvoir accéder à un médecin traitant, à une réponse en urgence, à une expertise médicale spécialisée quand elle est nécessaire. Cette approche exige précisément d’arrêter d’opposer les hospitaliers et les libéraux, les généralistes et les spécialistes, les médecins aux autres professionnels de santé, et de construire un fonctionnement enfin collectif.

Demain, les soignants travailleront de plus en plus en ville, et en même temps, à l’hôpital. Et cette priorité aux soins de proximité doit se coordonner avec l’excellence de la recherche clinique, de l'innovation, de la formation et des technologies de pointe, la cible à mes yeux, c'est cet exercice collectif, décloisonné, coordonné.

Alors la stratégie de transformation à laquelle vous avez travaillé depuis le lancement des travaux par le Premier ministre, en février dernier, doit nous emmener vers cette cible, la ministre Agnès BUZYN aura l'occasion de détailler l'ensemble des mesures envisagées pour accompagner cette transformation. Elles sont nombreuses, car l'ensemble des professionnels est impliqué, mais je voudrais, ici, insister tout particulièrement sur trois orientations et séries de mesures qui jalonneront ce chemin de transformation.

La première orientation, c'est de construire le système autour du patient, et d'abord, tout simplement, de lui permettre d'avoir accès aux soins dont il a besoin. C'est la priorité des priorités, comme je l'évoquais en parlant de la cible que nous devons poursuivre. Et à ce titre, la priorité absolue, c'est de regagner du temps médical et soignant, disponible pour nos concitoyens. Pour commencer, il faut pouvoir être sûr qu'on forme bien et suffisamment de médecins, pour cela, on ne peut pas se satisfaire du système actuel, il a une absurdité qui est un problème pour nous toutes et tous, parce qu'elle est lisible pour tous nos concitoyens.

Aujourd'hui, c'est un gâchis qui concerne chaque année 25.000 étudiants, 25.000 étudiants qui, du jour au lendemain, passent d'excellents lycéens à celui ou celle qui échoue pour la première, deuxième ou troisième fois à la première année, au même moment où nos concitoyens souffrent de difficultés d'accès aux soins, au même moment où quand ils vont dans leur hôpital de proximité, ils s'aperçoivent bien que celui-ci ne fonctionne que parce qu'on a recours à des médecins vacataires, dont les modes de rémunération grèvent le même budget de l'hôpital, dans ce cercle vicieux que nous connaissons, et où on a 10 % de médecins diplômés à l'étranger.

Le système est absurde, et il nous faut donc le regarder en face. Au même moment, nos entreprises cherchent des talents en biotechnologie, dans les laboratoires de recherche et cherchent ces mêmes compétences, j’ai exprimé sur ce point ma conviction de longue date, et les ministres m'ont proposé une rénovation complète des études de santé, et notamment médicales. Le numerus clausus sera donc supprimé pour cesser d'entretenir une rareté artificielle, et pour nous permettre de former plus de médecins avec un mode de sélection rénové, et de renforcer la dimension qualitative et le niveau de formation des études de santé.

C’est ce travail que les ministres conduiront dans les prochains mois pour repenser, après les concertations indispensables, les études de médecine. Mais ne nous leurrons pas sur l'efficacité immédiate d'un tel dispositif, nous subissons aujourd'hui les conséquences de décisions prises, il y a plusieurs décennies, comme je l'évoquais, et nos décisions sur le numerus clausus auront un impact symétriquement dans 10 à 15 ans ; nous devons donc actionner tous les leviers aujourd'hui pour aller plus vite.

Il y a dès aujourd'hui des étudiants qui souhaitent rejoindre des études de médecine ou des études médicales après quelques années passées dans d'autres filières universitaires, en sciences, en biologie, où ils ont acquis des compétences similaires et complémentaires, on exige aujourd'hui trop souvent qu'ils s'inscrivent en première année et repassent par les fourches caudines du bachotage et des concours, ce qui, là aussi, est absurde.

Dès la rentrée 2020, il n'y aura plus de concours à la fin de la première année, c'est-à-dire plus de PACES, cet acronyme, synonyme d'échec pour tant de jeunes. Demain, tous les étudiants inscrits en licence, quelle que soit leur spécialité, pourront rejoindre en deuxième, troisième ou quatrième année le cursus de médecine, et les ministres détailleront justement toutes les formations aux métiers de la santé qui seront ainsi rénovés, pour favoriser les passerelles entre les métiers, les enseignements communs, la possibilité de poursuivre ou de reprendre une formation et de participer à des activités de recherche.

En valorisant et en évaluant aussi pleinement les compétences dont on a besoin en médecine, des compétences qui ont une dimension relationnelle parfois rédactionnelle, là où, il faut bien le dire, le système actuel, essentiellement à base de QCM, ne permet pas totalement de bien identifier ces compétences, qu'on identifie que bien plus tard dans le cursus, avec, là aussi, un gâchis certain.

A tous ceux qui pourraient voir dans cette réforme un renoncement à l'excellence tirée aujourd'hui du concours de fin de première année, je leur dis que ce parcours de formation restera sélectif, sera plus ouvert, plus vivant, attirera des profils plus variés et tout aussi excellents, et sera aussi fondé sur les principes que j'évoquais qui correspondent mieux à la réalité de la pratique médicale quotidienne.

Mais pour libérer du temps médical, pour avoir plus de consultations, plus de patients accueillis, les plus forts gains à court terme viennent donc d'une autre répartition des tâches, nous avons déjà permis que les vaccinations puissent se faire par les pharmaciens, nous devons continuer à décharger les médecins d'actes qui peuvent être faits par d'autres, un peu comme les orthoptistes ont permis de décharger des ophtalmologistes de certaines tâches ou les infirmières qui épaulent les généralistes pour les aider dans le dépistage, le suivi, l'éducation thérapeutique de leur maladie chronique.

Sur ce sujet, il y a une meilleure répartition des tâches et du temps entre les différents professionnels de santé. Et ce qui sera plus valorisant pour l'ensemble de ces dernières. Pour libérer davantage encore de temps médical et faire que les médecins puissent soigner plus et mieux, nous devons leur permettre d'être accompagnés par des professionnels qui effectuent pour eux des gestes simples, comme une prise de tension ou de température, qui préparent à la consultation, qui conseillent et suivent le parcours de patients, qui assument une partie des tâches administratives de gestion et de coordination ; cela va de pair avec une revalorisation de toutes les professions de santé – (Bruit de verre cassé)

J’'espère qu'il n'y a pas de blessés – et du concours que chacun peut apporter dans le suivi médical du patient, sinon, c'est le bon moment et la bonne journée pour avoir un accident du travail. Tout va bien.

C'est dans cet esprit, et pour ce faire, que nous créerons des assistants médicaux, c'est-à-dire des professionnels qui assisteront les médecins, installés de longue date dans les pratiques médicales de nos voisins, ces personnels de santé accompagneront et déchargeront le médecin d'actes simples, concourant justement à la prise en charge du patient, ces postes seront financés auprès de tous les médecins, d'abord, les généralistes et les spécialistes, pour lesquels des difficultés d'accès aux soins sont identifiés, dès lors qu'ils exerceront de manière regroupée et s'engageront sur des objectifs et des résultats. Prise en charge de nouveaux patients, raccourcissement des délais d'attente, actions de prévention, consultations non programmées.

Alors combien financerons-nous d'assistants médicaux, de ces professionnels qui aideront nos médecins dans les prochaines années ? Autant qu'il en faudra pour accompagner ce mouvement dans tous les territoires, les premiers arriveront dans les quartiers prioritaires pour l'accès aux soins et dans les zones sous-denses, dès 2019. Les professionnels estiment qu'on pourrait gagner entre 15 et 20 % de temps médical avec une telle organisation, l'objectif du quinquennat doit être au moins d'en déployer 4.000. Ce qui représenterait un gain de temps médical équivalant à près de 2.000 médecins supplémentaires compte tenu de l'organisation actuelle, mais si le mouvement est là, si le besoin est là, nous en financerons autant que de besoin. Car c'est au cœur de la réorganisation de l'ensemble de ces professions, et c'est une évolution indispensable.

Nous devons enfin avoir une attention particulière pour les territoires les plus démunis, là où nous ne parvenons pas à remplacer nos médecins qui partent à la retraite, ces fameux déserts médicaux qui sont aujourd'hui une source d'anxiété pour nombre de nos concitoyens, pour leurs élus, de manière légitime, ces déserts médicaux ne sont pas que dans les campagnes, sur ce sujet, ne nous trompons pas, ils sont bien souvent dans les périphéries proches des grandes villes, dans les quartiers les plus difficiles, dans les zones en effet très rurales.

Et donc c'est une France multiple, mais c'est la France qui décroche démographiquement, c'est la France qui aujourd'hui ne parvient plus à attirer d'entreprises, qui ne parvient plus suffisamment à attirer de nouveaux médecins, cette partie de la France où la population vieillit, et où donc les besoins sont nouveaux, et avec le vieillissement de la population, le vieillissement de la démographie médicale, et où en même temps que les besoins continuent de croître, les médecins partent à la retraite et ne sont pas remplacés.

Le nombre de médecins retraités a doublé ces dix dernières années, les départs non remplacés se concentrent justement dans ces territoires les plus ruraux et dans les quartiers urbains difficiles.

Nous avons aujourd'hui près de 20 % de la population qui se situe dans ces territoires prioritaires pour l’accès aux soins que l’on appelle les zones sous-denses. Alors ce que je viens d’évoquer est une première réponse et c’est dans ces zones que nous allons favoriser la réorganisation des professionnels de santé et l’investissement dans ces assistants médicaux pour dégager du temps médical utile, les accompagner et aussi encourager ces pratiques, une forme d’organisation que les jeunes professionnels de santé plébiscitent. Mais nous devons aussi constater que l’impatience légitime est là.

Alors, nous connaissons tous par cœur ici le débat. Faut-il contraindre ? Ne faut-il pas contraindre ? Je l’ai déjà dit de longue date et ce long compagnonnage avec les professionnels de santé m’a instruit en la matière. La contrainte unilatérale venant d’en haut peut faire plaisir – je le conçois très bien – aux élus qui sont sur ces territoires et être une réponse immédiate qu’on propose à ses concitoyens : elle ne marchera pas. Elle ne marchera pas. L’un des problèmes aujourd'hui dans notre démographie médicale, c’est que de plus en plus de jeunes médecins ou moins jeunes qui ont été formés par le système arrêtent la pratique compte tenu de ces contraintes. C’est une réalité. Et donc, si on se met aujourd'hui à dire : « Nous allons totalement contraindre la cartographie en sortie des études de médecine », je pense que nous aurons énormément de mal à répondre à ce défi. En tout cas, ce serait une réponse fallacieuse, de tribune, donc je n'y crois pas.

Mais nous devons là aussi, et je demande à ce que les ministres s'en saisissent dans le cadre de la re-conception des études médicales et des études de santé, quand même réussir à traiter quelques aberrations où la territorialisation et les contraintes que nous posons au long du parcours des études ne correspond pas aux besoins que nous avons ensuite. Et je pense que sur ce sujet, nous avons collectivement beaucoup de progrès à faire et je pense qu'on peut améliorer le système sans parler de contraintes, en permettant plus de mobilité des étudiants, en évitant de concentrer les étudiants sur toutes les mêmes zones, en s'étonnant après que les étudiants qui ont été dans ces zones les plus métropolitaines n'aient pas forcément envie d'aller dans les zones les plus rurales ou les plus difficiles. Je ferme cette parenthèse.

Néanmoins, si nous ne parvenons pas à un moment à avoir un système qui collectivement organise mieux la répartition sur le territoire, il est évident que ces débats relatifs à la contrainte, à l’obligation d’installation, continueront de monter. Mais à court terme, je pense par cet esprit de confiance, d’action collective que nous pouvons avoir une réponse plus adaptée. D’abord en continuant à orienter et favoriser l’installation dans ces zones des professionnels de santé, en développant les structures – maison de santé, installation collective et l’accompagnement que j’évoquais à l’instant – mais également en finançant des postes sur un mode un peu innovant et correspondant, je pense, à ce que nous pouvons offrir.

Aussi, je souhaite que dès 2019, 400 postes supplémentaires de médecins généralistes à exercice partagés ville/hôpital puissent être financés et envoyés dans les territoires prioritaires, salariés par le centre hospitalier de proximité ou un centre de santé pour y proposer des consultations. Je fais le pari que cette mesure exceptionnelle sera attractive parce que nous constatons que les jeunes générations sont en demande d’un exercice collectif, parfois salarié plus important que précédemment. La Ministre conduira sous deux mois une négociation pour calibrer avec vous la dimension incitative de cette mesure qui doit être réelle pour être efficace et pour répondre à cette ambition et ce dispositif sera concentré sur les territoires les plus critiques.

C’est à la fois accompagner et accélérer le mouvement des maisons de santé mais c’est aussi commencer par la preuve à montrer cette porosité que nous devons organiser entre le système hospitalier et le système libéral en proposant des rémunérations attractives, un cadre d’organisation sur le terrain pour ces professionnels de santé plus adapté au choix contemporain. C’est donc le premier axe de cette transformation que je souhaitais ici rappeler et défendre : celui de permettre un meilleur accès aux soins dont le patient a besoin.

La deuxième orientation sur laquelle je veux aujourd'hui devant vous insister, c’est celle qui consiste à construire un système autour du patient en lui permettant d’être pris en charge dans un parcours de soins fluide et coordonné. Cette idée n’est pas nouvelle. Cela fait des années, pour ne pas dire des décennies, que nous en parlons. C’est celle qui a conduit à mettre en œuvre le médecin référent, le parcours de soins, à changer grâce à la coopération de l’ensemble des sociétés savante les modes d’organisation et de remboursement. Mais alors que les pathologies chroniques se développent, la coordination des différents spécialistes devient aujourd'hui incontournable de manière encore plus criante qu’hier et l’exercice coordonné doit devenir une référence.

On le sait très bien : un patient qui souffre de diabète doit avoir autour de lui une petite équipe avec son généraliste, son endocrinologue, son diététicien, son infirmière, son podologue, son ophtalmologue… C’est cette équipe qui doit partager l’information en temps réel, permettre l’optimisation du soin pour pouvoir l’accompagner et vivre dans les meilleures conditions. Ceci suppose d’abord et avant tout le déploiement de nouveaux outils numériques. Là aussi, j’ai le sentiment de parler devant vous d’une arlésienne. Ces outils, nous le savons, sont aujourd'hui insuffisants. Ils sont cloisonnés, ils laissent de côté les patients qui sont pourtant les premiers intéressés. J’irai même plus loin : rien ne sera possible sans une mise à jour radicale de l’architecture numérique. Elle est impérative pour coordonner les acteurs, pour personnaliser les soins, pour décharger les soignants de leurs tâches administratives, pour développer aussi l’intelligence artificielle et déployer de nouveaux traitements.

Nous devrons nous doter dans les trois prochaines années d’une véritable offre de services numériques qui permettent aux patients et aux professionnels de santé, justement qui les prennent en charge, de partager l’information médicale et de communiquer entre eux de manière totalement sécure, respectueuse évidemment à la fois du secret professionnel et de la confidentialité que chacun souhaite pour soi. Cela partira du dossier médical partagé que nous allons déployer au plan national en novembre prochain. Enfin. Mais cela doit aller beaucoup plus loin en dotant tous les assurés d’un espace numérique patient plus large, enrichi d’informations utiles et d’un bouquet de services et d’applications en santé. Il s’agira aussi de développer avec et pour les professionnels de santé des outils numériques territoriaux indispensables à la bonne coordination.

A l’heure de l’intelligence artificielle, ce que nous devons déployer-là c’est le système numérique qui permet à l’ensemble des professionnels de santé comme aux patients, les uns d’exercer leurs fonctions comme il se doit aujourd'hui et les autres de bénéficier de cette médecine personnalisée qui est en train d’advenir. Et ça n’est pas une mode, une lubie ou simplement un changement technique. Ce qui est en train d’advenir, c’est une révolution profonde de la pratique médicale. Nous devons donc la mettre au cœur du système et de sa re-conception en sachant, là aussi, que cette transformation permettra une meilleure répartition des tâches et permettra aux professionnels de santé de se concentrer sur les actes à valeur ajoutée bien davantage. Et je souhaite que dans le cadre de ces réorganisations et de cette stratégie, cet objectif d’une médecine personnalisée et de ces innovations soit placé au cœur pour l’intérêt précisément du patient.

La meilleure organisation passe aussi par une plus grande responsabilité des professionnels de santé dans l'organisation de la réponse aux besoins de santé de la population dans leurs territoires. Ces besoins, nous les connaissons. C'est la prise en charge de tout patient par un médecin traitant. C'est la réponse aux soins non programmés dans le cadre de la permanence des soins en journée. C'est le développement d'une offre structurée de télémédecine. C'est le suivi et la coordination des interventions autour des patients les plus complexes, notamment en sortie d'hospitalisation ou pour prévenir une hospitalisation, ou pour garantir le maintien à domicile de personnes fragiles et âgées. C'est le développement de programmes de prévention.

Nous connaissons tous ses besoins. Et pour répondre à ces vrais défis sur lesquels nous avons une obligation de résultat, il faut que tous les professionnels d'un territoire s'engagent, travaillent ensemble et portent une responsabilité collective vis-à-vis des patients et de la population. Le cadre de cet engagement sera la constitution de communautés professionnelles territoriales de santé qui doivent aussi faire le pont entre les établissements de santé, notamment les hôpitaux de proximité et avec le secteur médico-social. C’est permettre, inciter l'ensemble des professionnels d'un territoire à travailler ensemble et à s'organiser ensemble parce que c'est leur intérêt, là où nous voyons aujourd'hui sur le terrain dans trop de situations des stratégies en quelque sorte non coopératives, si je devais employer un terme pudique, qui sont corrigées comment ? Par des services qui sont mis en place et qui permettent de traiter, dans les zones les plus urbaines, les services d'urgences de nuit. Mais est-ce totalement satisfaisant ? Pas toujours. Ou qui conduisent à reporter la charge sur un acteur du système : l'hôpital et ses urgences avec les conditions et les risques que nous connaissons et la charge sur les établissements hospitaliers, et donc, un système où tout le monde, au fond, devient perdant.

Moi, je souhaite que nous puissions aujourd'hui, sur ces territoires pertinents, avoir une vraie coopération de l'ensemble des professionnels de santé au-delà des frontières de statut, de positionnement, et que l'ensemble de celles et ceux qui portent la bonne santé d'une population en soient coresponsables. Nous devrons faire que ces communautés professionnelles couvrent tous les territoires d'ici au 1er juillet 2021. Je fais confiance aux initiatives de terrain pour qu’elles se déploient en très grand nombre. Je ne veux pas faire de ces communautés professionnelles une espèce de système plaqué d'en haut qui devrait être du même modèle partout sur le territoire. Il y a plusieurs initiatives qui aujourd'hui ont déjà émergé. Il faut les encourager, il faut les développer. Elles n'auront sans doute pas la même forme selon les territoires. Ce qui est sûr, c'est que les gens doivent se parler, s'organiser ensemble autour du patient. Pour encourager chacune et chacun est pour faire que nous ayons ces communautés qui devront couvrir entre 20 000 et 100 000 patients d'ici à 2022, je veux précisément que l'exercice isolé devienne progressivement marginal, devienne l'aberration et puisse disparaître à l'horizon de janvier 2022.

Alors, je sais ce que ce type de propos peut nourrir comme réactions chez des professionnels de santé libéraux. Je sais aussi ce que sont les enjeux et les attentes et je vois aussi ce que sont les aspirations de la nouvelle génération. Je ne viens pas ici poser une obligation qu'il faudrait dire comme une contrainte assortie de je ne sais quelle sanction, mais je pose en revanche un principe que la loi devra affirmer, un objectif qui doit devenir une réalité et, pour cela, il faut s'en donner les moyens. Et à la contrainte, je veux privilégier l'incitation. Une incitation exigeante, orientée sur le résultat à atteindre. Nous nous engagerons ainsi à aider financièrement dans la durée sur 10 ans toutes les communautés professionnelles qui seront créées d'ici 18 mois.

Par ailleurs, pour les professionnels, certains éléments de rémunérations existantes et à venir devront être demain réservés à ceux qui s'inscrivent dans ce nouveau modèle de coopération. Je souhaite également proposer aux professionnels volontaires d'aller plus loin, plus vite, d'opter pour une rémunération qui passe complètement de l'acte à un forfait de prise en charge des populations sur leur territoire. C'est la logique dans laquelle nous devons nous engager et, plutôt que de contraindre, je veux que nous puissions fortement encourager ceux qui se mettront dans cette dynamique de manière proactive.

C’est donc sur cette base que je souhaite laisser se déployer les initiatives sur le territoire. Il appartiendra ensuite de définir, dans les futures négociations conventionnelles avec les professionnels de santé, les termes de ce nouveau pacte et je souhaite qu'ils y parviennent car une telle réforme est toujours plus forte quand elle procède d'un accord plutôt que d'une loi. Et je pense que c'est l'esprit de ce qui a été travaillé depuis le mois de février dernier et de la philosophie que je porte ici devant vous. Nous avons tous intérêt à œuvrer pour mettre en mouvement notre système de santé dans cette direction. A cet égard, il n'est plus possible non plus qu'en situation d'urgence le patient ne sache pas à qui s'adresser et que l'on finisse toujours, comme je le disais, à l'hôpital surchargeant des services qui devraient se concentrer sur les difficultés vitales.

Nous avons ici l'exemple le plus emblématique de nos dysfonctionnements et de la nécessité de repositionner l'hôpital à sa juste place. Nous devons inverser à cet égard cette spirale d'engorgement des services d'urgence hospitaliers qui accueillent nuit et jour des urgences vitales, mais aussi beaucoup de patients qui pourraient être pris en charge en consultation. On estime qu'au moins un passage aux urgences sur cinq relèverait d'une consultation de médecine générale ou parfois, d'ailleurs, ces mêmes actes pourraient être faits dans une structure plus légère : un plateau technique de radiologie, de suture ou d'analyses médicales, on le sait bien aussi. Mais pourquoi aujourd'hui se rend-on aux urgences quand on pourrait se rendre aux consultations ? Ça n’est pas par plaisir évidemment, mais presque par réflexe, comme une évidence que nous avons laissée s'installer ces dernières années et le plus souvent aussi pour une raison de disponibilité. C’est qu’on ne trouve plus de médecins hors de l'hôpital en fin de journée ou tôt le matin et parfois pour une raison financière : c'est qu'on n'a pas besoin de faire l'avance de frais.

Les urgences non vitales doivent donc pouvoir être prises en charge en ville par les professionnels organisés dans leur communauté professionnelle, en lien avec leur hôpital de proximité, ils devront s’organiser collectivement pour assurer une permanence de soins non programmés de jour, tous les jours jusqu’à 20h00.

Initialement, moi j’étais pour dire jusqu’à 22h00, mais on m’a dit que j’ouvrais une guerre absolument impossible si on disait jusqu’à 22h00, donc je suis raisonnable et j’ai dit 20h00, mais ce serait formidable si on pouvait trouver un accord jusqu’à 22h00 sincèrement. Parce que quand on regarde les chiffres des urgences, il y en a énormément entre 20h00 et 22h00, donc j’ai fait confiance à la ministre, au directeur de la CNAM, à l'ensemble des professionnels qui auront cette négociation à conduire, je suis persuadé qu'on peut trouver une solution intelligente jusqu'à 22h00. Mais j'ai dit jusqu'à 20h00 aujourd'hui.

Alors il est évident que les médecins seront rémunérés pour cela et qu'il faudra également organiser, comme à l'hôpital, l'avance de frais pour les patients donc il faut changer le système, je ne suis pas en train de dire qu’il faut pousser les gens à avoir avec la même organisation, les mêmes contraintes, cette permanence de soins. Je suis en train de vous dire que justement on va pousser les gens à mieux s'organiser, on va les accompagner financièrement, les aider à ce qu’ils soient mieux rémunérés quand ils s'organisent, qu’ils aient les assistants médicaux et pour ceux qui font la permanence de soins, qu’il y ait une vraie incitation et donc qu'on les aide là aussi dans leurs équipements et la rémunération.

Dans les territoires où la situation des urgences hospitalières est la plus critique, je souhaite vraiment que cette organisation des soins non programmés, comme on dit, et donc des urgences de villes, soit mise en œuvre au plus tard en 2020. En parallèle nous devons rendre les services d'urgence beaucoup plus réactifs aux urgences vitales. Notre système, on l'a vu, n'est pas toujours aussi efficient qu'il devrait l'être et ne garantit ni la qualité, ni la rapidité de prise en charge en tous points du territoire. Et là-dessus je veux avoir un mot pour toutes celles et ceux qui font tourner nos systèmes d'urgences, si nous avons eu des cas qui ont parfois défrayé la chronique, ça n'est pas leur faute, c'est la faute de notre organisation. S'ils n'étaient pas là jour et nuit pour déjà faire tourner le système, pour déjà assurer chaque jour l'excellence d'un système tel qu'il existe et le fait de pouvoir subir à la fois le stress extrême de celles et ceux qui se présentent aux urgences comme la qualité de ces soins, nous n'aurions même pas le luxe d'en parler.

Et donc ils sont les premières victimes de cette organisation aujourd'hui insatisfaisante, dont je veux avoir un mot pour toutes celles et ceux qui sont ou régulateurs, ou personnels soignant dans nos urgences, on les a parfois stigmatisé dans les débats récents, il appartiendra de définir des responsabilités, mais s'il y a une première responsabilité, c'est la nôtre, il ne faut pas se défausser sur tel ou tel.

Alors ce sujet est éminemment complexe, je sais que plusieurs travaux sont en cours sur en particulier le numéro unique d'appel d'urgences notamment, des propositions ont été faites par les représentants des urgentistes, des pompiers, des parlementaires et d'ici à la fin de l'année la décision sera prise sur la base des propositions qui seront faites dans les prochaines semaines par les ministres de la Santé et de l'Intérieur. Mais je suis bien conscient de l'importance de ce sujet et de la réorganisation à laquelle nous devons procéder sur ce point.

Enfin la troisième orientation que je voulais partager avec vous pour construire ce système autour du patient, c'est de lui garantir la qualité des soins, quel que soit l'endroit où il vit sur le territoire. Nous devons là-dessus sans tabou nous attaquer à la question de cette qualité des soins parce que c'est une hypocrisie de dire quelle est la même sur tout le territoire français. Une hypocrisie, on le sait bien, elle est liée à l'endroit où l'on vit, aux accidents qu'il y a pu avoir dans l'organisation de l'offre de soins, au réseau dont on dispose, aux passe-droits qu'on peut activer pour avoir accès le plus vite possible ou aux meilleurs professionnels et donc nous avons une manière bien française de traiter la problématique des files d'attente, c'est que nous avons organisé des passe-droits et des systèmes parallèles qui fonctionnent bien et pour celles et ceux qui sont les mieux placés dans le système, le rend viable mais qui pour le moins ne règle pas la situation d'une très large majorité de nos concitoyens.

Et là-dessus nous devons remettre les choses à l'endroit. Les hôpitaux et les cliniques de proximité doivent faire bien davantage de soins de proximité. Les établissements de pointe doivent se concentrer sur les soins de pointe et je sais d'ailleurs qu'une réflexion est engagée au sein de vos conférences sur l'avenir du modèle hospitalo-universitaire, la performance de la recherche et l'innovation en santé pour aboutir à des propositions d'ici vos assises de décembre qui coïncideront avec l'anniversaire des 60 ans de l'acte constitutif des CHU par les ordonnances dites Debré de décembre 1958. Mais pour le dire de manière concrète, je préfère qu'un patient subissent une opération lourde à 50 kms de chez lui, avec le plus haut niveau de qualité, s'il peut ensuite faire sa rééducation, son suivi postopératoire au plus près de chez, entouré de ses proches dans un établissement de proximité. Lui faire croire qu'il pourra avoir cette chirurgie de pointe dans son établissement de proximité est faux, faire croire que cet établissement de proximité parce qu'il est de proximité doit être fermé est aussi faux, parce qu'on en a besoin pour organiser justement cette offre au plus près du terrain.

Et donc à ce titre chaque hôpital devra se concentrer sur les soins pour lequel il est le plus pertinent. L'organisation des activités des établissements s'adaptera donc selon trois niveaux redéfinis, le soin de proximité avec la médecine, la gériatrie, la réadaptation, les soins non programmés ; les soins spécialisés avec la chirurgie, la maternité, la médecine spécialisée et les soins ultra spécialisés ou les plateaux techniques de pointe.

Pour les établissements publics cette gradation des activités continuera de s'organiser autour des groupements hospitaliers de territoires qu'il faut continuer à développer mais, je souhaite que cette répartition des activités de la proximité à l'ultra spécialité concerne aussi le secteur privé et que les établissements publics comme privés puissent ainsi développer des plateaux techniques partagés, s'associer dans le cadre d'un projet de santé de territoires pour répondre aux besoins des patients sans concurrence inutile et néfaste.

On a encore aujourd'hui trop de territoires où on bloque des projets d'installation d'équipements de pointe parce qu'il y a des jeux de concurrence entre le secteur public et le secteur privé, où on ne répond pas aux besoins, où on n'a pas la bonne organisation on pense qu'on va tout faire à tous les niveaux jusqu'au moment où ça casse et où on ferme totalement la structure de proximité.

Je crois que si on arrive à réorganiser les choses autour de cette gradation, de ces trois niveaux, et qu’on acte ce principe, nous pouvons utilement avancer dans une meilleure qualité de l’offre de soins. Ainsi, certaines activités médicales devront être renforcées en proximité quand d’autres devront se concentrer dans les établissements experts. Certaines activités devront fermer à certains endroits quand des plateaux techniques sous-utilisés deviennent dangereux ou que l’absence de médecin qualifié ne permet pas de les sécuriser. Mais ces structures-là pourront être réutilisées soit pour des services de proximité ou de premier niveau, soit pour du suivi postopératoire au plus près de la famille et pour décharger aussi des structures de pointe de la période postopératoire. Je ne souhaite pas qu’on ferme un service, un établissement pour des raisons financières mais je ne laisserai pas non plus ouvert un service dans lequel aucun d’entre vous n’enverrai ses enfants.

Je demande ainsi à la Ministre de la Santé, mais je sais que les concertations ont déjà commencé sur ce sujet, de définir un statut moderne et attractif pour les hôpitaux de proximité, ce qui doit être une priorité des prochains mois. Tous les établissements auront à se repositionner et seront concernés par cette transformation de l’offre, du plus petit hôpital local à la grande AP-HP, et ces travaux devront évidemment associer l’ensemble des acteurs, l’ensemble de l’offre de soins – médecine libérale, privée, secteurs associés au service public – et évidemment les élus locaux.

L’accès à la qualité des soins, c’est aussi s’attaquer plus fortement aux actes non pertinents et faire évoluer le mode de financement pour valoriser la qualité des parcours des patients. Je l'ai déjà dit, je veux que nous sortions d’une espèce de système qui a montré toutes ses limites, qui favorise la course à l'acte et l'activité, qu'incarne aujourd'hui la fameuse T2A, au profit d'un financement qui favorise la prévention, qui soutient la coopération entre les professionnels et qui remette la qualité comme premier objectif des prises en charge. Comme je m'y étais engagé, dès 2019 l'incitation financière à la qualité sera nettement augmentée dans les établissements hospitaliers. Elle passera d'une enveloppe de 60 millions d'euros aujourd'hui à 300 millions d'euros. De plus, dès 2019, nous amorcerons la bascule vers une proportion plus importante de financement à la qualité en créant un financement au forfait pour deux pathologies chroniques : le diabète et l'insuffisance rénale chronique en lieu et place de la tarification à l'activité.

D’ici à 2022, ce système de tarification plus incitative au parcours et à la qualité des soins sera devenu la composante principale du financement de la ville et de l'hôpital et nous en aurons fini avec la tarification uniquement centrée sur l'activité qu'il s'agisse de la T2A d'une part ou l'exclusivité du paiement à l'acte. Cet accès à la qualité des soins, c'est aussi enfin et surtout permettre au personnel soignant de retrouver un environnement de travail apaisé et une juste revalorisation de leur travail singulièrement à l'hôpital.

Le chemin sera long pour inverser le cercle vicieux que j'évoquais tout à l'heure. Cette transformation doit être accompagnée au plus près des équipes soignantes. L'hôpital, je l'ai dit à plusieurs reprises, est en première ligne des transformations du système de santé et a connu une pression budgétaire très forte ces dernières années.

Dans ce contexte il faut s'interroger de façon plus spécifique sur les conditions d'exercice des professionnels hospitaliers pour redonner du sens à leur mission, des perspectives à leur carrière. L'accompagnement des parcours des soignants, de leur projet professionnel doit devenir une réalité dans tous les hôpitaux. La gestion en particulier des deuxièmes parties de carrière doit devenir un moment privilégié. C'est vrai dans tous les univers professionnels, cela l'est encore plus pour les soignants.

Cela suppose de réinvestir le dialogue social sur les organisations du travail et le développement des compétences. Il s'agira aussi de mieux former les personnes qui acceptent des responsabilités, de reconnaître par des mesures d'intéressement les fonctions d'encadrement, de management qu'il soit médical ou soignant, qu'il concerne le président de la commission médicale d'établissement ou les cadres de santé de proximité.

Les professionnels de santé sur le terrain attendent un encadrement plus souple, plus aidant et attendent que nous donnions les moyens à cet encadrement de faire ce travail. A l'hôpital on peut former de bons médecins, de bons gestionnaires, on peut aussi former des managers et je sais que les représentants des directeurs et des médecins et de l'ensemble des cadres en sont convaincus. Des décisions seront ainsi prises pour valoriser et rémunérer de nouvelles pratiques dites avancées pour les infirmières, maillon essentiel de nos équipes soignantes. Cette forme moderne d'exercice permettant à des professionnels paramédicaux de se voir reconnaître des compétences relevant réglementairement des médecins, souhaitée depuis plus de 10 ans est enfin possible.

Une attention particulière sera réservée aux aides soignantes, dont le cadre de compétences et de formation sera actualisé, afin de mieux répondre aux réalités de leur exercice. Les conditions d'emploi en seconde partie de carrière feront l'objet d'une réflexion spécifique et je confirme qu'un effort indemnitaire sera mis en œuvre en particulier pour les aides soignantes qui exercent dans les EHPAD.

En termes d'organisation de l'hôpital les choses doivent aussi être plus claires, je veux redonner toute sa place au service, car c'est l'espace de référence des soignants et le lieu de la prise en charge des patients. Non pas pour restaurer des bastions cloisonnés, je ne veux surtout pas rentrer dans le débat beaucoup trop complexe pour moi entre les services et les pôles, dont j'ai compris que je ne parviendrais pas à en saisir la substantifique moelle, mais il s'agit au contraire de promouvoir un cadre favorisant le sentiment d'appartenance à un collectif organisé dont les missions, les objectifs, les procédures sont connues et partagée.

Au fond en écoutant beaucoup de personnels soignants à l'hôpital j'ai été frappé d'une chose, c'est qu’ils ont eu le sentiment d'être un peu dessaisis de l'évolution de l'hôpital durant ces dernières années et les dernières réformes. Dessaisis parce qu'on a peut-être regroupées en voulant créer des complémentarités entre services et éloigner les décisions au niveau le plus proche des patients, éloigner parce qu’on a créé une administration de gestion qui a parfois aussi éloigné ou déresponsabilisé des personnels de santé. Et puis parfois les personnels de santé se sont peut-être installés aussi dans cet esprit-là en considérant que si c'était comme ça, ils n’avaient plus à être les co-acteurs de l'évolution de l'hôpital. Et on a peut-être affaibli collectivement la force qui est que c'est un collectif soignant à qui on doit donner toute la reconnaissance et les responsabilités qui vont avec.

Et donc pour cela je veux remettre le médecin au cœur de la gouvernance. Il faut renforcer la participation des médecins au pilotage stratégique en associant mieux la CME aux décisions médicales, la CME doit peser dans les décisions à l'hôpital et pouvoir d'ailleurs prendre une part de décision propre. Responsabiliser les praticiens dans la mise en œuvre des décisions implique qu'ils s'en sentent partie prenante et à ce titre des représentants des communautés professionnelles de territoire intégreront le conseil de surveillance de leur centre hospitalier de proximité partenaires. Les groupements hospitaliers territoires seront dotés d'une véritable commission médicale d'établissement dont les compétences seront élargies, mais je souhaite aussi que les médecins et leurs représentants puissent prendre une part plus active dans les décisions directes des hôpitaux. Et je souhaite que la possibilité déjà ouverte aux praticiens hospitaliers et au PU-PH de diriger des hôpitaux se réalise pleinement à l'occasion des prochaines nominations et puisse être plus massive.

Il faudra aussi moderniser le statut de praticien hospitalier pour donner plus de souplesse dans l'évolution de carrière et dans la diversité des modes d'exercice. Là aussi il faut faire tomber les cloisons, un médecin doit pouvoir facilement passer d'un exercice en ville à un exercice à l'hôpital et réciproquement et surtout combiner les deux par un exercice mixte qui devrait devenir de plus en plus fréquent.

Au fond beaucoup de barrières qu'on a installées ces dernières décennies doivent tomber, on a progressivement installé la barrière consistant à limiter la pratique non directement hospitalière des praticiens hospitaliers ou des PU-PH. Le résultat des courses est là, que les directeurs d'hôpitaux ou chefs de service présent cette salle disent combien de postes sont à pourvoir. Il y a 30 ans, c'était inenvisageable, inenvisageable, des postes les plus prestigieux ne sont plus pourvus à l'hôpital parce que la capacité de s'organiser librement, de peser dans la décision, d'être justement rémunéré quand on regarde les compétiteurs du secteur privé, n'est plus là et donc nous devons y répondre par ces réorganisations, en termes de capacité à décider et participer à la décision, en termes de capacité à s'organiser en faisant aussi tomber la frontière avec l'organisation, avec la ville et le libéral.

A ce titre la diversité de l'existence de l'exercice médical n’est la plupart du temps ni valorisée, ni reconnue et il faut que l'ensemble des missions du praticien hospitalier, clinique, non clinique, managérial, institutionnel, recherche, enseignement, innovation soit reconnu statutairement et intégré dans les obligations de service. C'est le meilleur gage d'une implication durable dans le fonctionnement de l'institution hospitalière.

Et cette réorganisation autour de la qualité pour la qualité est d'autant plus indispensable qu'il s'agisse de l'hôpital comme des structures privées, que nous avons aujourd'hui une vraie révolution en termes d'innovation à conduire. Et que nous allons conduire là aussi dans nos choix budgétaires et industriels. Les prochaines années se feront en ayant une stratégie claire du médicament, qui a été annoncée en juillet dernier aux professionnels. Il faut leur donner de la visibilité, axer nos financements sur l'innovation mais nous pouvons devenir ou plutôt redevenir une grande terre d'innovation en médicaments. Si nous nous en donnons les moyens et nous pouvons là aussi le faire, nous avons tous les moyens de devenir un des champions de l'intelligence artificielle en médecine, des dispositifs médicaux à l'organisation du système de soins. Nous avons un avantage notre jacobinisme, la concentration dans les mêmes structures de toutes les informations de santé dans un cadre régulé, protecteur des intérêts individuels est une chance incomparable, seuls les Chinois qui sont moins respectueux des libertés individuelles ont une telle organisation centralisée. Quasiment aucun autre pays n'a cette capacité de croiser les données de santé des concitoyens à des fins thérapeutiques et dans un cadre totalement surveiller, c'est inédit. Nous avons de l'excellence de recherche dans les organismes CNRS, INSERM, dans nos CHU, dans les structures de recherche privée, dans les start-up de la biotechnologie, cette révolution nous devons aujourd'hui la saisir. Et elle rend encore plus impérieuse la transformation que j'évoquais de notre système autour de la qualité parce que c'est ce qui permettra à nos professionnels de santé aussi bien à l'hôpital que dans les structures privées et par ce partenariat que je veux refonder, de travailler ensemble et d'être les acteurs, aussi les coproducteurs de cette innovation collective.

Ça n'est pas d'un discours misérabiliste dont notre santé a besoin, c'est un discours d'ambition. Nous n'allons pas à revenir à 1958, nous avons à inventer les 50 prochaines années notre système de soins, avec des vraies forces que j'ai rappelées, des défis qu'il nous faut relever par l'intelligence collective et quelques décisions, mais nous avons à inventer un système de santé qui advient. Nous pouvons le faire si nous nous donnons ces moyens.

Alors certains sceptiques douteront peut-être et je terminerai sur ce point pour conclure, pourquoi réussirions-nous aujourd'hui ? D'abord parce qu’on est plus fort de ce qu'on n'a pas réussi et beaucoup de choses ont été tentées, peut-être de manière parcellaire, ont parfois bloqués, mais je crois qu'aujourd'hui nous sommes à un niveau de maturité du constat qui est évident. Nous sommes à un niveau de souffrance dans certains services, dans certaines parts de notre pays qui est réel et tangible. Et comme je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, moi je ne crois pas aux réponses uniquement curatives ou symptomatiques, je ne crois pas que la réponse à ce que nous vivons dans nombre de nos territoires soit simplement de dire, remettez de l'argent en plus, ne changez rien au système, il faut simplement de l'argent public, c'est le seul problème. C'est faux, c'est tout ce qu'on vient de se dire et je crois que la maturité de tous les acteurs, notre maturité collective, fait que nous pouvons aujourd'hui le faire et que c'est d'ailleurs un peu cette dynamique qui a toujours animé notre pays.

Je l'ai souvent dit, on me l'a parfois reproché, la France n'est pas un pays qui se reforme par petits pas, ce n'est pas sa culture politique sociale profonde. C'est un pays qui fait des grandes transformations, qui font de notre pays un pionnier, un leader dans tel ou tel secteur et qui ensuite quand les difficultés adviennent, s'enferme dans la certitude que la grande transformation fait 30 ans plus tôt était la bonne et qu'il a toujours raison, jusqu'à ce que l'évidence advienne. L'évidence est là.

Donc il ne s'agit pas de faire un énième petit pas et c'est bien pour ça que je pense que nous pouvons le faire et le réussir. Il s'agit de construire une transformation en profondeur qui va nous amener les uns et les autres à changer les réflexes, les habitudes et je crois que c'est ce que vous attendez de nous et au fond de vous-mêmes.

Nous savons où nous voulons aller et nous irons en investissant parce que nous pensons que cet horizon permettra justement de mieux prévenir, d'avoir une meilleure qualité de soins, d'avoir un système centré autour du patient.

Alors je m'étais engagé à un ONDAM, comme on dit, de 2,3 % pour le quinquennat, ce qui était un véritable effort, mais au prorata de ce qui est demandé aux collectivités territoriales et l'Etat, légitime, mais j'ai conscience que compte tenu de la transformation que nous évoquons, il nous faut investir aujourd'hui pour répondre à des problématiques de court terme que nous connaissons, qu'il s'agisse de la situation des hôpitaux en Outre-mer, de l'AP-HP, de l’AP-HM ou des établissements psychiatriques où nous savons, nous avons des situations d'urgence qui appelleront de toute façon là des mesures d'urgence. Mais nous avons aussi à financer dès l'année prochaine le recrutement des assistants médicaux, la constitution de ces communautés professionnelles, la rémunération des nouvelles infirmières de pratiques avancées et tout ce que je viens d'évoquer.

C’est pourquoi nous concentrerons une part supplémentaire du plan d’investissements d’avenir sur les sujets de santé et d’investissements de transformation et que nous avons décidé de pousser l’ONDAM à 2,5 % et donc d’investir 400 millions d’euros supplémentaires sur ces priorités pour l’année prochaine.

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lundi 17 septembre 2018

RDC: Felix Tshisekedi et ses boulets: Talibans, Kulunas et ethno-tribalistes !

Felix Tshisekedi Tshilombo, président de l'Udps

Un Président de la République (PR) doit être un Rassembleur et Fédérateur. Le fils à papa Etienne Tshisekedi ne s’assoira jamais sur le trône du Congo, uniquement élu par des membres de sa tribu. C'est ce que n'a pas compris encore Felix Tshisekedi Tshilombo, il est congolais et doit se faire élire pour tous les congolais. Etre candidat Président de la République, c'est être demandeur d'emploi auprès de son peuple, en occurrence du peuple congolais. Pour y accéder, il y a des critères opposables à tous édictés par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), pour le cas de la République démocratique du Congo, qu'il faut remplir. Et être leader politique, c'est savoir canaliser et orienter ses partisans et courtisans. Or Felix Tshisekedi Tshilombo élu président de l'Udps, à main levée nuitamment comme à la Douma soviétique, ne contrôle rien et se donne même pas la peine. Ses Talibans, Kulunas et ethno-tribalistes envahissent les réseaux sociaux pour invectiver avec violences, lancer des pics et Fatwa, injurier nuits et jours, insulter à longueur des journées, tous ceux qui tentent de critiquer l'inaction et la vision alambiquée du fils à papa. Pire, des journalistes et activistes politiques sont menacés de mort !

Les Congolais avaient adopté l'Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) parce qu'elle a toujours parlé de démocratie et d'Etat de droit. En 32 ans, beaucoup d'eau est passé sous le pont, de 13 parlementaires, Etienne Tshisekedi était demeuré le seul icône vivant de ce parti. Le virage à 8000 ° du parti vers le tribalisme décomplexée, affichée et assumée a fait perdre à ce parti son aura d'antan. D'un parti national regroupant tous les Congolais, l'Udps s'est recroquevillé, il devenu au fil des ans, un parti familio- tribalo ethnique. Le comble est que des extrémistes ont pris en otage ce parti. Ils œuvrent à l'imbéciliation des masses populaires. Il ne faut pas émettre une seule critique sur l'Udps ou de Felix Tshisekedi Tshilombo sous peine des menaces, fatwa ! Ceux qui invectivent les autres compatriotes ne sont jamais interpellés.

Comment comprendre que des Kulunas du net puissent menacer de mort le patriarche Julien Ciakudia ? Comment des extrémistes Kasaïens peuvent-ils oser s'attaquer à d'autres Kasaïens ? Faut-il que des Kasaïens se tuent pour l'Udps ? Tout celui qui critique Felix Tshisekedi est affublé des injures et qualificatifs: haineux, jaloux, orgueilleux... Ces médiocres Talibans écervelés n'ont que des injures. Pourquoi Felix Tshisekedi ne lève pas son doigt pour calmer ses chiens enragés ?

Contrairement à Felix Tshisekedi Thilombo vrai fils du pays, l'imposteur et usurpateur Alias n'a jamais parlé de son diplôme universitaire, ni de son baccalauréat, ni de son certificat d'étude primaire, ni où il a été en maternelle ! Avec sa barbe du génocidaire Léopold II roi des Belges, le barbu de Kingakati trône par défi. Catapulté par la mafia internationale pour piller les ressources du Congo, Alias Joseph Kabila ne dit rien sauf qu'il a sa kalachnikov en bandoulière et de plus en plus il se met en tenue militaire comme Fidel Castro. Dire qu'Alias Joseph Kabila n'a jamais été à l'école est un fait. En 17 ans de règne, Alias Joseph Kabila a entraîné le Congo dans un trou noir sans fin. Mais le fait qu'Alias Joseph Kabila n'a jamais étudié oblige-t-il Felix Tshisekedi à présenter un faux diplôme ? C'est ça l'Etat de droit de l'Udps ?

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vendredi 14 septembre 2018

Funérailles de Kofi Annan, Antonio Guterres rend hommage à un dirigeant exceptionnel

Aux funérailles de l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, ce jeudi à Accra, au Ghana, son pays d'origine, son successeur actuel, António Guterres, a rendu hommage à un "dirigeant exceptionnel".

"Kofi Annan était à la fois unique et l'un des nôtres", a dit M. Guterres dans un discours.

"C'était un dirigeant mondial exceptionnel - et c'était aussi une personne dans laquelle presque tout le monde pouvait se reconnaître (...) Comme peu de nos jours, Kofi Annan pouvait rassembler les gens, les mettre à l'aise et les réunir vers un objectif commun pour notre humanité commune".

"Il avait cette voix douce, cette cadence qui faisait sourire et penser à de la musique. Mais ses mots étaient fermes et sages. Et parfois, plus la situation était grave, plus cette voix était douce", a ajouté l'actuel chef de l'ONU.

Décédé samedi 18 août 2018, à l'âge de 80 ans, Kofi Annan a été à la tête de l'ONU de janvier 1997 à décembre 2006.

Premier secrétaire général issu des rangs des fonctionnaires de l'organisation mondiale, il a débuté sa carrière onusienne en 1962. Il a notamment été en poste à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à Genève, à la Commission économique pour l'Afrique (CEA) à Addis Abeba et a dirigé le Département des opérations de maintien de la paix à New York.

Sa veuve, Nane Annan, a parlé avec éloquence des liens étroits de son mari avec le Ghana et de la façon dont "il était toujours excité de rentrer chez lui". "Lorsqu'il arrivait, il aspirait l'air" et "semblait si heureux et satisfait", a-t-elle raconté lors des funérailles, soulignant la "force intérieure" de son défunt mari.

"Puisses-tu reposer en paix et que ta sagesse et ta compassion continuent à nous inspirer et à nous guider", a-t-elle conclu.

"Kofi Annan était courageux", a déclaré M. Guterres. "Et comme son prédécesseur Dag Hammarskjold, il avait un sens presque mystique du rôle des Nations Unies en tant que force du bien".

Selon le secrétaire général, cela s'est traduit par "un bilan remarquable", prenant pour l'exemple l'initiative des Objectifs du millénaire pour le développement. "Il a ouvert les portes des Nations Unies, rapprochant l'Organisation des gens du monde entier et nouant des contacts avec de nouveaux partenaires pour protéger l'environnement, défendre les droits de l'homme et lutter contre le VIH/sida et d'autres maladies mortelles", a-t-il souligné.

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jeudi 13 septembre 2018

Heineken, corruptive, prédatrice et dépravante en Afrique

Le journaliste d’investigation Olivier van Beemen revient sur les compromissions et dérives du groupe néerlandais en Afrique. Un livre qui dévoile la corruption, prédation et dépravation des mœurs d'Heineken en Afrique. La bière qui enivre, soûle de peuples africains pour mieux contribuer à détruire le continent. Réveil FM International l'interview du Monde à l'auteur de l'ouvrage.

Les Africains raffolent de la bière, qu’elle soit brune ou blonde et même s’ils en boivent proportionnellement moins qu’ailleurs dans le monde. Les sociétés brassicoles, qui comptent sur le développement de la fameuse classe moyenne africaine, le savent et se frottent les mains. Car grâce à des coûts de production plus faibles que sur d’autres continents, la bière rapporte en Afrique près de 50 % de plus qu’ailleurs. Certains marchés, comme le Nigeria, sont parmi les plus lucratifs du monde.

Heineken, deuxième brasseur mondial, est présent sur le sol africain depuis plus d’un siècle et dispose aujourd’hui d’une cinquantaine de brasseries réparties dans seize pays. Après un premier ouvrage sur le groupe néerlandais en 2015, le journaliste d’investigation Olivier van Beemen, collaborateur du Monde Afrique, publie Heineken en Afrique, une multinationale décomplexée (éd. Rue de l’Echiquier). Son enquête montre des pratiques immorales et douteuses en termes de management, de marketing et de développement.

La République démocratique du Congo, est l’un des pays les plus pauvres et les moins stables de la planète, elle est un marché important et souvent lucratif pour Heineken. Lors de la guerre civile de 1998-2003, le conflit le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale, Bukavu, au Sud-Kivu, fut occupée par le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), un mouvement rebelle soutenu par le Rwanda qui avait pris le contrôle d’une grande partie du nord et de l’est du pays.

La ville connut de nombreux pillages, mais la brasserie Bralima, filiale congolaise de Heineken, fut épargnée. « Les rebelles savaient que la bière devait continuer de couler. Ils voulaient montrer que la vie suivait son cours, et la bière en fait partie », souffle un cadre présent au moment des événements. En RDC, on entend parfois qu’on peut bombarder un hôpital, mais pas une brasserie.

Heineken fit preuve de pragmatisme : la multinationale traita les rebelles comme s’ils étaient les dirigeants légaux et continua de payer ses impôts. Par ailleurs, l’entreprise prit prétexte de la guerre pour réaliser d’importantes économies de personnel même si les chiffres des ventes restaient excellents, selon des sources internes. Dans le droit congolais, les licenciements collectifs doivent recevoir le feu vert des autorités. Entre 1999 et 2002, Heineken l’a obtenu à plusieurs reprises des autorités sous contrôle des rebelles. D’autres employés ont été forcés à prendre une retraite « volontaire ».

Ces licenciements massifs d’au moins 150 employés (un tiers de ses effectifs à Bukavu) sont en contradiction flagrante avec les principes affichés par Heineken : le brasseur justifie habituellement son maintien dans une zone de conflit pour s’occuper avant tout de son personnel, qu’il n’entend pas abandonner dans de telles circonstances. Or dans Bukavu occupée par les rebelles, la multinationale a remplacé une partie de son personnel qualifié par des travailleurs journaliers, moins coûteux.

Vous avez enquêté dans douze pays d’Afrique. Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?

Olivier van Beemen: J’ai été marqué par l’immense écart qu’il y a entre ce que Heineken prétend être et ce qu’elle est réellement. Cette société prétend participer au développement économique du continent, mais elle y réalise des profits qui sont largement supérieurs à la moyenne. Depuis plus d’un siècle, elle y gagne des milliards. Heineken fait savoir que l’Afrique est un continent difficile, qu’y faire du business est compliqué à cause de l’instabilité politique, du manque de main-d’œuvre et d’infrastructures. Mais tout ce qui est présenté comme un obstacle est en réalité un avantage pour une multinationale. Cela lui permet d’augmenter ses marges et d’influencer plus facilement les gens. En Afrique, Heineken a une politique très cynique.

Vous expliquez que la multinationale a prospéré sur fond de corruption et de soutien à certains régimes, notamment au Rwanda pendant le génocide des Tutsi en 1994…

Olivier van Beemen:La multinationale a continué de produire de la bière pendant les massacres. La Primus, la marque produite par Heineken au Rwanda, permettait aux Interahamwe, les milices hutu, d’être ivres. Il suffit de lire Une saison de machettes, de Jean Hatzfeld, pour comprendre à quel point cette bière servait de motivation pendant les tueries et de récompense après. Par ailleurs, Heineken a continué de payer des taxes au régime génocidaire.

Mais la firme était-elle en mesure de stopper sa production ?

Olivier van Beemen: Un porte-parole de Heineken a répondu dans un journal néerlandais de l’époque que cette offre de production répondait à une demande. Plusieurs sources, dont un technicien, m’ont assuré que si Heineken avait réellement essayé de cesser la production au printemps 1994, elle aurait sans doute pu le faire. Mais elle n’a jamais essayé. Jean Louis Homé, directeur Afrique de la société à cette date, a indiqué dans son ouvrage Le Businessman et le Conflit des Grands Lacs qu’il y avait un contact quotidien entre les techniciens rwandais et la direction de la société, alors basée à Goma [en République démocratique du Congo, RDC]. La brasserie n’était pas autonome, livrée à elle-même, comme le prétend aujourd’hui Heineken. Des Rwandais seuls n’auraient pas pu faire tourner la production.

En RDC, vous expliquez que des vendeuses ont été contraintes à des actes sexuels avec des responsables de la société. Sur quelles bases vous appuyez-vous ?

Olivier van Beemen: J’ai rencontré plusieurs de ces femmes et même des responsables de l’époque. Par d’autres sources, j’ai également obtenu des documents confidentiels. Il y est écrit que la firme était au courant de ces dérives sexuelles, mais rien n’a été entrepris pour y mettre un terme.

Vous écrivez aussi qu’au Nigeria des milliers de prostituées ont été formées pour inciter leurs clients à boire des bières de marque Legend…

Olivier van Beemen: Festus Odimegwu, le directeur général de la filiale de Heineken au Nigeria dans les années 2000, m’a raconté cette histoire et il en était très fier. Il a en effet boosté les ventes de la marque Legend, alors moribondes, en mettant en place des formations pour les prostituées. Celles-ci devaient expliquer à leurs clients qu’ils seraient sexuellement plus performants en buvant de la Legend plutôt que de la Guinness, sa principale concurrente. Près de 2 500 travailleuses du sexe ont ainsi été formées. Le système était très efficace puisque les barmans percevaient aussi des commissions en fonction du nombre de capsules de Legend qu’ils rapportaient. Cette politique commerciale est toutefois assez répandue en Afrique.

Vous décrivez les liaisons dangereuses qui existent parfois entre Heineken et certains gouvernements. Peut-on dire qu’elles sont fréquentes ?

Olivier van Beemen: Heineken préfère rester en dehors des affaires politiques. C’est risqué en termes d’image et en cas d’alternance du pouvoir, les affaires peuvent se compliquer. Mais il peut y avoir des cas particuliers. L’exemple le plus flagrant est celui du Burundi. Dans ce pays, Heineken possède 59 % du capital de la brasserie locale Brarudi et l’Etat détient le reste. En 2015, le président Pierre Nkurunziza a remis son sort entre les mains de la Cour constitutionnelle pour obtenir le droit de se présenter à un troisième mandat. Il a alors nommé Charles Ndagijimana, le président de la Cour, au sein du conseil d’administration de la brasserie. Puis, lorsque la Cour a rendu un avis positif concernant le troisième mandat, M. Ndagijimana a été propulsé président du conseil d’administration de Brarudi, où il perçoit environ 30 000 euros pour quatre réunions annuelles. Quand j’ai interrogé Roland Pirmez, directeur Afrique de Heineken, sur cette affaire, il m’a répondu : « Nous avons émis des réserves mais nous n’avons rien pu faire de plus. »

Des millions de litres de bière sont consommés chaque soir dans les bars et les maquis. L’économie africaine en profite-t-elle ?

Olivier van Beemen: Oui, mais pas à la hauteur de ce qu’elle devrait. Heineken pratique l’optimisation fiscale grâce à une agence basée en Belgique et uniquement destinée au continent. Cette société nommée Ibecor [pour International Beverages Corporation] est un prestataire logistique. D’anciens employés m’ont expliqué qu’elle facturait parfois dix fois plus cher certains services. Cette surfacturation permet de rapatrier des bénéfices en Belgique afin qu’ils ne soient pas taxés en Afrique.

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jeudi 6 septembre 2018

RDC: Bemba contraint d'accepter l'inacceptable pour la seconde fois !

Jean-Pierre Bemba Gombo

Jean-Pierre Bemba n'a jamais compris que son seul vrai allié c'est le peuple congolais qui est le souverain primaire. Il n' a pas d'alliés politiques. La plupart ne sont que des politicailleurs ventristes et concurrents qui sont à la mangeoire du régime. Et ce n'est pas avec une élite congolaise corrompue qu'il arrivera un jour sur le trône. Il est désormais clair que le vrai dauphin d'Alias Joseph Kabila c'est Vital Kamerhe Lwa Kanyiginyi Nkingi du UNC. Emmanuel Ramazani Shadary n'est qu'un fretin putatif ! Tant que les politicailleurs congolais vont légitimer le régime d'imposture et d'occupation par des élections "boutiquées", ils n'auront que leurs yeux pour pleurer. Tant que les politiciens congolais ne comprendront pas que la diaspora constitue l'une des provinces de la République démocratique du Congo et qu'elle droit au vote à l'instar des autres diasporas dans le monde, ils ne seront que le dindon de la farce d'un régime dictatorial qui sévit et exclu.

L'inique décision de la Cour Constitutionnelle est un coup de massue sur Jean-Pierre Bemba ! Tient-il toujours debout ou est-il déjà KO ? Le président du MLC, Jean-Pierre Bemba Gombo est-il malchanceux et homme seul ? Pourquoi son invalidation pose-t-elle plus problème que les autres candidats ? L'ancien vice-président du gouvernement de transition 1+4=0, est un poids lourd de la politique congolaise mais qui est malmené par un Kadogo-imposteur-sans papiers, qui est arrivé avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière. Le MLC est-il une coquille vide, sans penseurs ni stratèges ? A qui profite l'éjection de Jean Pierre Bemba par la Cour constitutionnelle ? Quels sont les plans B, C, D...Z depuis l'invalidation de la candidature de Bemba à la Corrompue Commission Électorale Nationale puis par l'inféodée Cour Constitutionnelle ? Que doit faire Bemba, soutenir un candidat commun de l'opposition ou boycotter les élections "boutiquées" d'Alias Joseph Kabila ? Jean-Pierre Bemba est mis KO par la Cour Constitutionnelle. A qui faire le recours ? Au peuple congolais souverain. C'est véritable lui qui peut le porter sur le trône. Mais pas dans une République démocratique du Congo occupée où des mafieux, imposteurs, criminels et autres bandits de grand chemin ont pris en otage toutes les institutions de la République.

Jean-Pierre Bemba n'est pas chanceux. La majorité des cadres de son parti le MLC ont traversé la rue et sont à la mangeoire du régime. Le MLC actuel, vivote, végète, tangue...sans vraiment du répondant face aux entourloupes du régime d'imposture. Où sont donc tous ces Kinois qui sont sortis dans la capitale congolaise pour accueillir Jean-Pierre Bemba à son retour à Kinshasa après dix ans à La Haye ? Pourquoi Eve Bazaïba et Edouard Mokolo ont-ils convaincu Jean-Pierre Bemba d'aller au sénat illégitime, sans mandat, pour qu'il récupère son siège de sénateur ? Comment le MLC avec Eve Bazaïba pouvait-il espérer gagner à la Cour Constitutionnelle pour Bemba ?

Jean-Pierre Bemba est victime de trop d'injustices à lui de savoir y répondre. Lors de l'élection Louis Michel 2006, le débat démocratique qui devrait l'opposer à Alias Joseph Kabila, a été annulé par "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM). En récompense de cette infamie, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a été nommé Rapporteur au Sénat...C'est d'ailleurs ce fourbe et roublard, qui a initié une loi d'impunité qui fera du barbu de Kingakati, le sénateur à vie, après 17 ans sur le trône du Congo. Après 10 ans de prison à La Haye, Jean-Pierre Bemba est rentré à Kinshasa le mercredi 1 Août 2018, accueilli par des kinois, il a passé la nuit à la belle étoile sur une chaise au GB, le régime l'a interdit d'accéder à la villa familiale car proche de la résidence présidentielle du barbu.

Le peuple congolais sans armes est le souverain primaire. Allez aux élections "boutiquées" avec des machines à voter et 10 millions d'électeurs fictifs constituant une réserve pour Emmanuel Ramazani Shadary, c'est déjà perdu d'avance.

Encourager un candidat de l'opposition avec des machines à voter et 10 millions de faux électeurs pour Emmanuel Ramazni Shadary, c'est plié d'avance.

Ne pas aller aux élections, c'est accepter que des imposteurs illégitimes continuent à diriger le pays par défi. Quoi faire ? Il faut que le peuple congolais puisse refuser d'être considéré comme des "Moutons de Panurge" qui vont à l'abattoir sans crier. Le peuple congolais doit s'assumer et se prendre en charge.

Jean-Pierre Bemba n'a pas une équipe solide. Les libéraux Belges qui le soutiennent, ce sont les mêmes libéraux avec Louis Michel qui ont placé l'imposteur Alias Joseph Kabila sur le trône du Congo. Jean-Pierre Bemba doit trouver les clés du pouvoir seul. Il descend à Kinshasa, ne prend même pas la peine lui un fils du pays de rencontrer les chefs Téké Humbu. Et pourtant, l'imposteur-usurpateur Alias Joseph a sa ferme à Kingakati sur le plateau de Bateke. Lui-même et Olive Lembe sont des habitués de Kamba dans les terres de Simon Kimbangu. Ils y vont avec des présents pour être acceptés. Jean-Pierre Bemba est allé à Gemena pour s'incliner devant la tombe de son père Jeannot Bemba et membres de sa famille. Pas un mot sur des milliers de Congolais qui sont morts pendant les dix ans de son incarcération à La Haye, ni même une minute de silence pour eux et en leur mémoire ! Comment veut-on diriger le Congo si on n'a aucune considération pour ses compatriotes ?

Jean-Pierre Bemba devrait réécouter nos deux hymnes nationaux: Debout congolais et la Zaïroise, les deux ont été écrits écrient par le Révérend Père Simon-Pierre Boka, composé par Joseph Lutumba. Debout Congolais a été adopté l'année de l'indépendance du pays en 1960, tandis que la Zaïroise en 1971.

Dans les deux hymnes, le Révérend Père Simon-Père Boka nous parle de "Nos aïeux " !

Debout Congolais,

Unis par le sort

Unis dans l'effort pour l'indépendance.

Dressons nos fronts

Longtemps courbés

Et pour de bon

Prenons le plus bel élan,

Dans la paix

Ô peuple ardent

Par le labeur

Nous bâtirons Un pays plus beau qu'avant

Dans la paix

Citoyens

Entonnez

L'hymne sacré

De notre solidarité

Fièrement

Saluez

L'emblème d'or de notre souveraineté

Congo!

Don béni, Congo!

Des aïeux, Congo!

Ô pays, Congo!

Bien aimé, Congo!

Nous peuplerons ton sol

et nous assurerons ta grandeur

Trente juin, ô doux soleil

Trente juin, du trente juin

Jour sacré, soit le témoin,

Jour sacré, de l'immortel

Serment de liberté

Que nous léguons

À notre postérité

Pour toujours

La Zaïroise a été l’hymne national du Zaïre sous Mobutu. Il a été écrit par le prêtre jésuite Simon-Pierre Boka et composé par Joseph Lutumba en 1971.

Zaïrois dans la paix retrouvée,

Peuple uni, nous sommes Zaïrois

En avant fier et plein de dignité

Peuple grand, peuple libre à jamais

Tricolore, enflamme nous du feu sacré

Pour bâtir notre pays toujours plus beau

Autour d'un fleuve Majesté (2 X)

Tricolore au vent, ravive l'idéal

Qui nous relie aux aïeux, à nos enfants

Paix, justice et travail. (2 X)

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mardi 4 septembre 2018

RDC: Des imposteurs veulent-ils "Palestiniser" les Congolais ?

Passeports congolais !

La diaspora congolaise est la seule au monde que le régime de Kinshasa lui refuse le droit de vote. Alias Joseph Kabila et sa bande voudraient-ils rendre des Congolais des apatrides ? Alias Joseph Kabila et ses Joséphistes veulent-ils "Palestiniser" les Congolais ? A voir la manière dont ils traitent la nationalité congolaise, il y a risque que les vrais congolais soient mis à la porte et les occupants prédateurs puissent s'arroger tous les droits y compris celui de dire qui est congolais et qui ne l'est pas. Les Azarias Ruberwa, Moïse Nyarugabo, Bizima Karahamueto, Bisengimana...sont-ils plus congolais que les congolais ?

L'imposteur et usurpateur Alias Joseph Kabila est coupable de haute trahison, de forfaiture, d’usurpation de titre de Président de la République, exerçant par défi le pouvoir du peuple congolais, illégitimement et illégalement! En 17 ans d'imposture, les Congolais n'ont toujours pas de "Carte nationale d'identité" ! Après avoir été sacrifié par la dictature Mobutu durant 32 ans, bis repetita avec celle atroce et sanguinaire actuelle. Or Une génération, c'est 25 ans. Et le dernier recensement de la population congolaise date de 1984, sous Mobutu.

Aucun congolais ne dispose d’une carte nationale d’identité, comment distinguer un tanzanien, un rwandais, un burundais, un Ougandais, un chinois d’un congolais…en République démocratique du Congo ? Un Ngombe, un Mulubakat, un Songye, un Muyanzi, un Mukusu, un Muluba, un Mongo, un Tetela, un Munianga, un Rega, un Rund, un Mufulero, etc… perd totalement sa congolité d’origine en République démocratique du Congo, avec l'imposteur et usurpateur Joseph Kabila, lors qu’il détient en plus une nationalité étrangère. Mais Alias Joseph Kabila est arrivé au Congo en 1996, avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière comme un kadogo. Il a été placé par la mafia international sur le trône du Congo pour mieux piller ses ressources. Aujourd'hui, il est multi-milliardaire, lui qui n'avait même pas un caillou dans ses poches et quémandait une cigarette. Et c'est Alias Joseph Kabila qui décide qui est Congolais et qui ne l'est pas ? Ne voyez vous pas que l’on cherche à "Palestiniser des Congolais" ?

Bosco Ntangana, criminel rwandais, un pseudo-congolais et général rwandais infiltré dans les Fardc, qui répond aux juges de la Cour Pénale Internationale (CPI) en Kinyarwanda, langue non parlée en République démocratique du Congo, qui s'offusque de cette imposture ? La nationalité des faux dirigeants politiciens venus du néant devient le point central du nœud identitaire qui sévit en République démocratique du Congo, seul un recensement général en bonne et due forme résoudra cette problématique pour séparer le Blé (Vrais Kongolais) de l’Ivraie (faux Kongolais infiltrés avec de carte d’électeur ou Kongorais) ! Il nous semble qu'en République démocratique du Congo, on confond citoyenneté et nationalité.

Jean-Kalama Ilunga, vaillant Résistant-Patriote, de son vivant avait éclairé nos compatriotes à plusieurs reprises sur la question de citoyenneté et nationalité, dans une interview qu'il nous avait accordé et publié, le 11 avril 2013 .

Réveil FM International: Quel regard portes-tu sur le fait de l’exfiltration du criminel Bosco Ntangada pour l’ambassade des USA à Kigali après s’être replié au Rwanda, pour être ensuite livré à la Cour pénale internationale où il est présentement et, en attendant le 23 septembre 2013, il a pris connaissance des charges portées contre lui ce mardi 26 mars 2013?

Jean Kalama Ilunga: Avant de parler du criminel rwandais Bosco Ntangada, qui vient de terminer sa cavale à la CPI au Pays Bas, je signale que c’est une nécessité absolue de dévoiler à l’attention des opinions la manipulation sur la fausse nationalité congolaise dont ont abusé et abusent les rwandais en vue d’installer la confusion et l’amalgame sur les identités culturelles congolaises! L’histoire nous renseigne qu’en 1998, Mzée Laurent-Désiré Kabila avait proposé un débat national dont parmi les 3 thèmes, le débat national sur la nationalité ! Il eut une levée de bouclier des rwandais pour en empêcher l’organisation. Alors que tout était mis en place pour la tenue de ce forum, les rwandais et leurs complices avaient joué pour imposer en lieu et place du débat national, le dialogue dit inter-congolais que j’avais d’ailleurs combattu à l’époque !

A la fin du dialogue dit inter-congolais, il s’était opéré une infiltration massive de ces rwandais tutsi dans toutes les institutions de la RDC! Pour justifier leur présence dans les institutions publiques de la RDC, par la manipulation sémantique, on nous avait imposé, avec la complicité de certains médias, des absurdités comme ’’tutsi congolais’’ ou ’’hutu congolais’’ voire ’’congolais d’expression kinyarwanda’’, pour soutenir mon propos, j’ai deux observations:

Première observation : La désignation «Tutsi ou hutu», est une dualité, sous forme de castes typiquement et strictement rwandaise et burundaise !

Pour justifier la présence en RDC de ceux rwandais (tutsi et hutu), par exemple, qui y ont immigré pour une raison ou une autre, les manipulateurs ont tenté de leur fabriquer une identité culturelle congolaise factice (tribu, ethnie) à savoir ’’tutsi congolais’’, une absurdité pour désigner ces gens venus du Rwanda ou du Burundi et vivant en RDC illégalement! Certains médias se sont révélés complices de cette volonté délibérée des manipulateurs d’installer et de faire passer pour vraie cette absurdité :’’tutsi congolais’’ voire ’’hutu congolais’’.

Deuxième observation : Pris en flagrant délit de mensonge ’’tutsi congolais’’ ou ’’hutu congolais’’ et de distorsion de la réalité pour tromper les opinions, ces médias à la solde des manipulateurs, ont sorti une autre bourde ridicule à savoir ’’congolais d’expression kinyarwanda’’!

En effet, Le kinyarwanda est et reste une langue strictement rwandaise et elle est parlée par tous les rwandais tutsi comme hutu au Rwanda et n’a aucune base nulle part à ailleurs! Tous ceux en RDC qui n’ont pas d’autre dialecte tribale que le kinyarwanda, sont des immigrés ou réfugiés rwandais tant que, individuellement, ils n’ont pas sollicité la citoyenneté congolaise de la RDC!

Pour information: La Nation congolaise étant la somme d’identités culturelles à savoir tribus, ethnies, établies dans l’espace géographique dénommé République Démocratique du Congo, pour être congolais ou congolaise d’origine, il faut justifier de son appartenance à une des identités culturelles (tribu ou ethnie) qui forme la Nation congolaise par l’ascendance paternelle ou maternelle!

Le kinyarwanda n’est pas compté comme dialecte correspondant à une identité culturelle congolaise disposant d’un espace territorial propre inclus dans l’espace géographique dénommé République Démocratique du Congo! A moins qu’il y ait l’annexion de l’espace géographique de l’identité culturelle Benyarwanda c-à-d le Rwanda annexé à la RDC pour que le kinyarwanda dialecte commune des castes hutu et tutsi devienne une tribu ou ethnie congolaise!

En attendant, il va de soi que tout congolais ou toute congolaise, pour se prévaloir de la nationalité congolaise, doit avoir une tribu ou ethnie dont la dénomination correspond au dialecte! Par exemple: un mulobo a comme dialecte, le kilobo, un muntandu, le kintandu, un lokele, kilokele, un mongo kimongo, un kaonde, kikaonde, un murega kirega, un nande kinande, un muboa, kiboa, un mutabua, kitabua, un musakata, kisakata, …etc

A la lumière de cet éclairage, les congolais doivent savoir, désormais, que les tutsi, hutus ne sont pas congolais et que ceux qui occupent les fonctions stratégiques dans les institutions publiques de la RDC: armée, police et autres sont des infiltrés rwandais!

Le Front Civil de Résistance Populaire a donné un ultimatum à ces infiltrés rwandais en vue de leur cessation immédiate d’activité dans les institutions publiques de la défense et de la sécurité de la RDC et cet ultimatum a déjà atteint son terme! De gré ou de force et par tous les moyens, ils y seront contraints! Que celui ou celle qui a des oreilles pour entendre, entende!

Tous ces infiltrés rwandais exerçant dans l’armée ou la police en RDC agissent en RDC sous les ordres du criminel rwandais James Kabarebe, ministre de la défense du Rwanda qui pilote le système de la défense de la RDC à sa guise pour le fragiliser et à qui ils rendent, exclusivement, compte!

Comme tous les autres infiltrés criminels rwandais en RDC, contrairement aux déclarations obscurantistes du traître Lambert Mende sur sa nationalité, Bosco Ntangada est bien rwandais de père et de mère et il a toujours obéi aux ordres de James Kabarebe!

Lors de sa 1ère comparution à la CPI, il a choisi sa langue maternelle qu’il maîtrise parfaitement le kinyarwanda comme langue d’expression! Il a menti aux magistrats de la CPI sur sa nationalité lorsqu’il déclare qu’il est congolais né au Rwanda!

Bien que parcellaire, les accointances perverses et la complicité active entre les infiltrés rwandais et Hyppolite Joseph Kabila sont une preuve de haute trahison et de l’anti-constitutionnalité des actes posés! C’est lui qui avait signé les ordonnances de nomination du criminel rwandais Bosco Ntangada au grade de général dans les FARDC et d’autres infiltrés rwandais à des fonctions stratégiques!

’’L’ordonnance n°13 portant révocation de certains officiers de l’Armée’’, apparemment tricotée dans la précipitation pour le besoin de la cause, et la liste d’infiltrés rwandais dont le criminel alias ’’Sultani Makenga’’de son vrai nom rwandais Nziramakenga Ruzandiza, font foi et sont une preuve de l’infiltration délibérée des rwandais dans les FARDC et de la complicité active d’Hyppolite Joseph Kabila qui avait toujours abusé et abuse, chaque jour, de la fonction usurpée de président de la république pour humilier et trahir le peuple congolais.

Pour ces raisons, Hyppolite Joseph Kabila est coupable de haute trahison!

Réveil FM International: Quel regard portez-vous sur la polémique concernant la double nationalité pour les congolais?

Jean Kalama Ilunga: A mon sens, "double nationalité" n’est qu’une tautologie du terme "nationalité"! Parce que la nationalité est intimement liée à l’identité culturelle, en conséquence et logiquement, elle ne peut être qu’une et inaliénable! Parce que la Nation est définie comme étant la somme d’identités culturelles incluses dans l’espace géographique de la République Démocratique du Congo, tout congolais ou congolaise dit d’origine est sensé disposer d’une identité culturelle c'est-à-dire d’une appartenance ethnique qui lui confère cette qualité d’être congolais. En ce sens, aucune loi n’est susceptible d’ôter à tout congolais ou congolaise d’origine son identité culturelle autrement dit sa nationalité qui est inaliénable.

La disposition constitutionnelle sur la nationalité en l’article 10 est à la base de l’amalgame et la confusion entretenue pour soutenir l’exclusion des congolais vivant à l’étranger.

Réveil FM International: L’article 10 de la Constitution stipule que la nationalité congolaise est une et exclusive. Cette disposition provenant de la 2ème république est reprise telle quelle dans la nouvelle Constitution. D’après vous, un congolais résidant à l’étranger et naturalisé français par exemple, n’a pas perdu sa nationalité congolaise ?

Jean Kalama Ilunga: Tout à fait, la nationalité congolaise étant liée à l’identité culturelle ne peut pas disparaître pour cause de ’’double nationalité’’ soit disant! Lorsqu’un congolais vivant à l’étranger se naturalise comme citoyen du pays de sa résidence, il s’agit de la citoyenneté et non de la nationalité parce qu’en fait, la citoyenneté qui est liée à la résidence, ne peut pas être et n’est pas la nationalité qui, elle, est liée à l’identité culturelle. A cet égard, il est juste et logique de dire qu’on est, par exemple, citoyen belge, français ou américain…de nationalité congolaise. Exclure les congolais de leur droit fondamental, celui d’être congolais, a toujours été et est l’objet de l’article 10 de la Constitution! C’est inacceptable parce qu’une loi fondamentale qui a pour vocation d’organiser notre société, ne peut pas promouvoir l’exclusion! En France, par exemple, on parle de « naturalisation » pour les étrangers y résidant depuis quelques années et qui souhaitent en acquérir la citoyenneté! Pourquoi parle-t-on de « naturalisation » au lieu de « nationalité » ? Parce qu’effectivement, la « naturalisation » n’est pas synonyme de « nationalité »! « Jeter l’eau de bain avec le bébé dedans » est d’une certaine façon l’analogie qui caractérise l’article 10 de la Constitution qui n’est qu’une loi scélérate imposée et entretenue pour effectivement effacer d’autres congolais du tableau de notre société! C’est une violation flagrante du droit de l’homme du fait de priver aux congolais leurs identités culturelles! Les exceptions comme l’exclusivité de l’article 10 peuvent avoir leurs places dans les lois organiques pour compléter la loi fondamentale et non pour en tenir lieu! Il faut impérativement la changer! Sinon, nous serons obligés de proposer aux nombreux congolais lésés dans leur droit fondamental d’être congolais, c'est-à-dire ntandu, mongo, luba, lokele, rega, lunda, sakata, lomotwa, kuba, tetela, mbala, yaka, ngbaka, teke-humbu, yanzi, shi, ngbandi, kaonde…etc. de mener une action en justice auprès de la cour internationale des droits de l’homme contre cette disposition constitutionnelle de la République Démocratique du Congo sur la nationalité qui prive délibérément aux congolais et congolaises d’origine leurs identités culturelles, leur nationalité!

Le projet politique de l’UCDP préconise le "primat de la nationalité congolaise" en lieu et place de "l’exclusivité" inscrite par l’article 10. C'est-à-dire que tout congolais d’origine est d’abord congolais et le reste quelles que soient les citoyennetés des pays étrangers de résidence acquises.

Mzee Laurent Désiré Kabila avait proposé l’organisation du débat national sur la nationalité afin d’endiguer les exclusions! Mais les manipulateurs avaient réussi à détourner et à occulter cette question de nationalité pour imposer le controversé dialogue inter-congolais!

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vendredi 31 août 2018

Suisse:Daniel Mbala sort du lot avec "L'Article défini" !

Droit dans ses bottes, avec sa tête bien faite, ses idées bien en place, Daniel Mbala est un jeune Congolais engagé qui ne s'en cache pas, qui assume ses engagements. Le théâtre et l'écriture lui permettent de mieux exprimer son désarroi face à la République démocratique du Congo, un Etat failli. Cela sans désespérance absolu, avec l'espoir que le Congo peut se relever, c'est une question de bonne gouvernance et le respect des droits humains. En Suisse, il y a ceux qui par des zizanies divisent la diaspora congolaise par leurs accointances avec le régime de Kinshasa, il y a ceux aussi comme le jeune Daniel Mbala, sans trop des bruits, élèvent le nom de la République démocratique du Congo.

1. Réveil FM International: Monsieur Daniel Mbala dans votre récit:"L'Article défini", contenant 326 pages, vous avez adapté la situation macabre et chaotique d'alias "Joseph Kabila" Kanambe Kazemberembe Mtuale au Congo, avez-vous l'impression que les Suisses ont saisi le message? Je rappelle que selon votre résumé, tout part d'une pièce de théâtre:"N'dongo revient" du metteur en scène Dominique Ziegler.

Daniel Mbala: Le public suisse à mon avis avait bien compris mon message et si vous voulez bien mon cri d'alarme, l'alerte que j'avais fait ce soir-là de l'été 2016 au théâtre du Grütli à Genève. La preuve, ce que j'ai reçu plusieurs invitations et orientations venant du même public. C'est-à-dire les gens qui ont payé pour la représentation et qui ont accordé un peu du temps pour m'écouter aussi. Le but de notre démarche, donc Dominique et moi était le fait de témoigner en Live pour apporter la part de la réalité politique quoique malheureuse que l'Afrique affectionne. Ceci est le premier volet de ma réponse, quant au second:

- Je dirai que c'est depuis un bon bout de temps que nous faisons savoir notre vision auprès des autorités suisses à Berne, pour ce qui concerne le règne du mensonge politique au Congo depuis le 17 mai 1997, mais comme il n'y a pas de cœur dans la politique internationale, on y voit que les intérêts, sur ce point les helvétiques aussi ne font pas exception.

Pour la Suisse, la République démocratique du Congo est un état failli, quoi faire pour que le Congo retrouve le chemin de la bonne gouvernance? Il nous faut une troisième indépendance. Cela nous permettra de construire une République digne de ce nom. il nous faut éradiquer l'aliénation au profit d'une bonne éducation.

2. Réveil FM International: La Suisse est un pays fédéral où la votation fait partie de son ADN. pourquoi les Congolais qui vivent en Suisse où la démocratie participative est effective sont "des collabos" au régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'alias "Joseph Kabila" Kanambe Kazemberembe Mtuale?

Daniel Mbala: Effectivement, les cas de She Okitundu et de l'actuel directeur adjoint du cabinet de l'imposteur, répondant au nom de Kambilwa attestent vos propos. vous savez comme moi comment la vie est difficile en Europe. Tout se mérite. Monsieur Kambilwa en avait eu marre de vendre tout au long de l'année dans leur boutique exotique et familiale, située sur la rue de Berne, où les filles de Genève se défendent. Mais, le plus dur reste à démasquer "les collabos" qui se cachent encore et qui sont prêts à causer du mal dans notre lutte. Une fois par exemple, lors d'une importante réunion convoquée à Genève par la convention des congolais de l'étranger en 2017, j'ai personnellement surpris un certain Monsieur, Bafwa Mubengay Lwakale, lui-même cadre ou initiateur de ladite convention;- ce monsieur était entrain de photographier les gens en dehors de la salle. Il le faisait promptement, de manière cachée. Je lui avais fait savoir mon étonnement, et surtout ma colère, ce monsieur s'excusa et se camoufla à l’intérieur de la salle. Je parle de ce monsieur car il entretient de bonnes relations avec "les collabos" suisses qui sont actuellement avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazemberembe. Notre combat exige la prudence. C'est la "PHRONESIS", selon Aristote;- l'excellence de la raison pratique.

3. Réveil FM International: Que dites-vous de la réception de votre récit, auprès de nos compatriotes? Y a-t-il eu un engouement en rapport avec votre récit autobiographique engagé?

Daniel Mbala: Nos compatriotes ne lisent pas. Il y a maintenant un réseau des amoureux des livres qui doit se mettre en place, ici dans la diaspora pour promouvoir la vraie culture, pour ce qui concerne l'aspect engouement cela dépandra de la promotion. Je profite de cette occasion pour livrer en peu de mots l'esquisse de "L'Article défini". Il s'agit d'un récit engagé qui s'oriente vers l'avenir mais sans pour autant oublier les causes de cette traversée du désert dans l'actuel Congo. "Les médiocres doivent dégager".

L'auteur débute son récit dans cet espace de scandale géologique d'où Monsieur Augustin Dokolo s'inspira dans son Essai intitulé: TELEMA CONGO, au cours de la deuxième république sous Mobutu. "L'Article défini" prend fin à l'Uni Dufour, à Genève avec le message que l'auteur passe au président de la République sénégalaise, Monsieur Macky Sall.

4. Réveil FM International: Qu'est-ce que la Suisse vous a appris qui peut-être utile à la République démocratique du Congo?

Deux choses, en plus de ma formation en tant que théologien:

-Une nation sans la moindre notion de l'éthique est vouée à l'échec.

-Le processus d'identification des ressortissants du pays. (J'insiste le terme processus, ce qui revient à dire une identification continuelle.)

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mardi 28 août 2018

RDC: Il faut invalider Corneille Naanga et la foutue CENI!

En République démocratique du Congo, nous allons droit vers les fraudes électorales ! Le désenchantement et grincement de dents sont profonds, chez des Congolais qui s'étaient réjouis trop vite, après qu'Alias Joseph Kabila ait sorti de sa poche Emmanuel Ramazani Shadary, le boucher du Kasaï, comme son dauphin, n'ont que leurs yeux pour pleurer. Quant à la communauté internationale, elle a félicité trop vite celui qui à la réunion de la SADC a préféré dire "A bientôt" au lieu d'"Adieux". Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ne veut pas partir et ne partira jamais.

Il nous faut revenir à l'ordre constitutionnel d'un pays normal. C'est le Ministère de l’intérieur qui organise les élections. Hold-up électoral 2006=2011=2018 ? Les brontosaures du joséphisme y travaillent, les caciques de la Françafrique y veuillent, les lobbyistes affairo-mafieux continuent à faire mains basses aux ressources de la République démocratique du Congo. Et le peuple congolais ? Il continue depuis 2006 à vivre dans un régime d'imposture, d'occupation et de prédation, il continue de réclamer la "Vérité des urnes", le respect des droits humains, dénoncer l'impunité des imposteurs. Sa voix est étouffée, ignorée, raillée...Plusieurs Congolais sont morts, assassinés, empoisonnés pour avoir réclamé cette vérité là, celle des urnes. Les élections ne sont pas une panacées dans une démocratie mais elles sont essentielles pour légitimer ceux qui aspirent à parler au nom du peuple.

1. Apollinaire Malu Malu, abbé tricheur !

Apollinaire Malu Malu, abbé tricheur !

Nous avons connu des élections Louis Michel 2006, avec Apollinaire Malu Malu, abbé tricheur, président de la Commission Électorale Indépendante (CEI). C'est à bord d'un char de la Monuc, avec casque et gilet pare-balles, que Malu Malu a pu proclamé les frauduleux résultats de l'élection 2006. C'est avec Malu Malu que la formule fut consacrée: l'Est a voté Alias Joseph Kabila et l'Ouest Jean-Pierre Bemba. Or c'est l'Est de la République qui avait connu les affres de la guerre avec des populations décimées. Pour faire gagner Alias Joseph Kabila, Malu Malu abbé tricheur avait pris un malin plaisir de faire voter des Interahamwe, des rwandais, Ougandais et Burundais. Le jour de la proclamation de faux résultats par Malu Malu interamwe Comment le contrées.

Apollinaire Malu Malu, abbé tricheur après avoir proclamé Alias Joseph Kabila vainqueur !

Les élections Louis Michel 2006 étaient "boutiquées" pour faire gagner Alias Joseph Kabila ! Réveil FM International revient sur la brouille Cardinal Frédéric Etsou-abbé Malu Malu lors des élections Louis Michel 2006. L'arrogance de l'abbé Apollinaire Malu Malu de Butembo face à la demande du Cardinal Frédéric Etsou de dire la vérité au peuple, avait déjanté plus d'un.

Incompris par certains, applaudis par d'autres, le cardinal Frédéric Etsou a marqué son époque. L'homme aimait dire à haute voix son attachement à la vérité, à la paix et à la compassion. Dimanche 23 avril 2006, recevant des journalistes kinois à l'issue d'un séminaire, l'homme a dit tout haut ce que la majorité de ses concitoyens murmuraient tout bas : "Vous avez laissé ce pays entre les mains des étrangers qui sont en train de le diviser." C'est le tollé général. Chaque acteur donna à cette phrase sa propre interprétation. Certains n'ont pas hésité à y voir un hymne à la xénophobie. "Xénophobe", "mobutiste invétéré", autant de qualificatifs lancés à la face de l'outrecuidant prêtre accusé, plus à tort qu'à raison.

Après le second tour de l'élection présidentielle, le Cardinal Etsou est revenu à la charge en jetant un immense pavé dans la marre. Il accuse l'abbé Malu Malu, le président de la CEI (Commission électorale indépendante) de s'être livré au tripatouillage des résultats électoraux.

Le Cardinal Frédéric Etsou est mort pour avoir dit la vérité aux congolais

Dans une intervention faite le 13 novembre 2006 sur radio France internationale (RFI), qui prend désormais le relief d'un testament politique, le cardinal Etsou tonne : "Moi, personnellement, comme pasteur, je n'accepte pas ce mensonge. Il faut la vérité. L'abbé Malu Malu doit se conformer au verdict des urnes. Il ne peut pas se permettre qu'on falsifie le verdict des urnes". Et d'ajouter : "Je dis non à toute tentative d'imposer au peuple congolais un candidat devant juste satisfaire les appétits gloutons et prédateurs de ses commanditaires étrangers."

Cueilli à froid, Apollinaire Malu Malu de réagir : "Je suis étonné par cette déclaration, d'autant plus que le Cardinal n'a pas participé aux élections. Je trouve que c'est une déclaration dangereuse qui ne reflète pas la réalité." Dans une missive adressée à la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) en date du 30 novembre dernier, le cardinal note en liminaire qu'il est retenu à Bruxelles "pour raisons de santé". Commentant sa déclaration sur RFI, il écrit : "Nous pasteurs du peuple de Dieu, avons une mission délicate et difficile : celle d'être serviteurs de la vérité et non du mensonge. Et cela avec courage. (…). Notre prise de position en tout moment doit être en faveur du peuple de Dieu. Ouvrons nos yeux dans nos diocèses pour voir la misère de notre peuple, ouvrons nos cœurs devant plus de 4 millions de Congolais tués par la guerre inutile d'occupation, guerre qui a généré et continue de générer la faim et les maladies et la division des familles, pendant qu'elle a servi à tous les belligérants pour s'enrichir et vendre le pays aux étrangers."

Et de poursuivre : "Comme tout le monde, nous disposons des informations sur les vrais résultats électoraux du 30 octobre dernier. (…). Ces résultats diffèrent de loin de la mascarade politique que nous venons de vivre le mercredi 15 novembre par la déclaration de la CEI et du verdict de la Cour suprême de Justice du lundi 27 novembre 2006. (…)".

Pour le Cardinal Etsou, les Congolais doivent "fermement condamner la logique dans laquelle la communauté internationale avec la complicité de quelques Congolais nous a enfermés, logique selon laquelle l'Est appartiendrait à Joseph Kabila et l'Ouest à Jean-Pierre Bemba ! Un gros mensonge à rejeter en bloc".

Pour lui, les Congolais doivent, de même, affirmer "avec sérénité l'unité nationale et l'intégrité du territoire congolais".

Il souligne que "malgré les astuces de certains, moi, je continuerai à parler au nom des 8 millions d'habitants qui constituent l'Archidiocèse de Kinshasa !" Et de conclure : "Je plaide pour la libération de Me Marie-Thérèse Nlandu et d'autres innocents injustement retenus en prison. Et je désire tant la paix, la justice pour mon peuple. (…)."

Déclaration du cardinal Etsou

« Je dis fermement non, et non à toute manœuvre qui mettrait en cause le libre choix, transparent et démocratique du peuple congolais. Nous savons que le président sortant, dans beaucoup de coins, n’a pas les résultats qu’on essaie de faire sortir comme on a fait au premier tour. Je demande également à la communauté internationale de s’abstenir de toute tentative d’imposer au peuple congolais celui qu’il n’a pas choisi comme son président. Toute tentative de ce genre serait un acte grave d’irresponsabilité et pourrait entamer et hypothéquer tout ce qui fait le prestige et la fierté de l’Occident. Je dis non à toute tentative d’imposer au peuple congolais un candidat devant juste satisfaire les appétits gloutons et prédateurs de ces commanditaires étrangers». « Je suis très inquiet, parce que je vois que les choses ne se déroulent pas comme elles devraient se dérouler. La chose la plus importante, la publication des résultats des élections. Mais il me semble qu’il y a déjà des manœuvres. Des résultats que nous connaissons de plusieurs coins de la République ne sont pas les résultats qu’on semble essayer de publier. Nous savons que le président sortant, dans beaucoup de coins, n’a pas les résultats qu’on essaie de faire sortir cette fois, comme on l’a fait au premier tour. Alors que nous avions dit que nous voulons des élections libres, transparentes et démocratiques. Et ce n’est pas cela qui se manifeste. Moi, personnellement comme pasteur, je n’accepte pas le mensonge. Il faut la vérité, la vérité des urnes. L’abbé Malu Malu doit se conformer au verdict des urnes. Il ne peut pas se permettre qu’on falsifie le verdict des urnes. Après la publication du premier tour, il y a eu des bagarres, des affrontements, il y a eu des morts. Et c’est cela que je refuse. Je ne veux pas des morts inutiles dans mon pays. Ce que nous voulons, c’est la paix».

Quelques jours plus tard, le Cardinal Etsou mourrait, sans que sa mort ne soulève de l'émoi au sein de la population congolaise. Choc, tristesse, consternation, révolte, les mots ne sont pas suffisamment forts pour exprimer l’état d’âme des innombrables Congolaises et Congolais de Belgique et de l'espace Schengen partis à l’hôpital universitaire de Louvain au matin de ce dimanche 7 janvier 2007, rendre un dernier hommage au Cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa.

Dans son homélie du dimanche 7 janvier 2007 à 8 heures, le Cardinal Théodore Edgar Mc Carrick l'Archevêque de Washington annonce le décès de son grand ami le Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi l'Archevêque de Kinshasa à l'âge de 77 ans. Le décès est survenu samedi le 6 janvier 2007 à 20h50' à l'Hôpital Universitaire (UZ) Gasthuis à Louvain en Belgique.

Selon les proches du Cardinal Théodore Edgar Mc Carrick, le Cardinal Frédéric Etsou souffrait d'un diabète instable mais son état de santé n'inspirait aucune inquiétude jusqu'à sa fameuse déclaration fracassante sur Radio France Internationale, dénonçant les irrégularités constatées par les témoins de l'église Catholique présents dans tous les bureaux de vote et, l'inexactitude des résultats officiels, du deuxième tour de l'élection présidentielle, publiés par la Commission Electorale Indépendante (CEI) au profit de Joseph Kabila. Le Cardinal Frédéric Etsou n'a pas hésité à mettre en doute publiquement la probité morale de l'Abbé Apollinaire Muholongu Malumalu Président de la CEI et son rôle très actif dans le hold-up électoral en RDCongo. Le Cardinal a eu le courage politique d'appeler les Congolais à ne pas laisser leur pays sous la coupe des étrangers…

Le Cardinal Frédéric Etsou, 77 ans, est décédé samedi 6 janvier à la Clinique universitaire de Louvain (KUL), en Belgique. Officiellement, il souffrait de diabète et d'un œdème pulmonaire qui l'aurait emporté. Les spéculations vont bon train tant sur les causes "réelles" de la "dégradation brutale" de sa santé ayant conduit à l'issue fatale que sur le nom du probable successeur. "On ne peut rien exclure !". C'est la déclaration faite sous l'anonymat par l'un des proches du défunt citant un des médecins traitants.

Depuis une semaine, confie cette source, "les organes vitaux du patient Etsou — à savoir les reins, les poumons et le foie — se sont détériorés en un temps record à la stupéfaction du corps médical". Selon certains témoignages, depuis quelques mois, le visage du cardinal était sujet à une "éruption cutanée" d'origine inconnue.

Des internautes ont affirmé le plus sérieusement du monde que le visage de Frédéric Etsou ressemblait de plus en plus à celui du président ukrainien Viktor Iouchtchenko, victime d'un empoisonnement à la dioxine. L'information n'a pas été démentie par les visiteurs qui ont eu accès au malade.

L'archevêque de Kinshasa, présentait, selon eux, les signes de quelqu'un qui a ingurgité des substances nocives. C'est un euphémisme. Certaines sources assurent que l'examen du sang aurait révélé "des traces de dioxine". D'autres sources parlent de "traces de cyanure". Qui dit vrai ? Spéculations ?

Vendredi 5 janvier, on apprenait dans la soirée que le prélat était placé sous assistance respiratoire. Un prêtre lui aurait même administré le "dernier sacrement". A l'évidence, la situation était aussi grave que désespérée. "Le Cardinal Frédéric Etsou-Nzabi-Bamungwabi est mort". Cette nouvelle s'est répandue le lendemain soir à Bruxelles et Paris comme une traînée de poudre. Contactés, certains membres de l'entourage du regretté cardinal dissimulaient à peine un certain sentiment de révolte. De quoi souffrait Frédéric Etsou ? Selon une source médicale congolaise, l'homme était sujet à des problèmes "diabétiques" depuis la fin des années 90. "Le diabète peut générer des complications cardiaques", ajoute-t-elle. Œdème pulmonaire Selon certains témoignages, les médecins de la KUL ont constaté, ces derniers jours, la présence d'une assez importante quantité "d'eau " dans les poumons du patient. Selon un expert, "c'est un indice certifiant que le cœur ne pompe plus de manière optimale".

2. Daniel Ngoy Mulunda, pasteur fraudeur !

Nous avons connu des élections du 28 novembre 2011, avec Daniel Ngoy Mulunda, pasteur fraudeur, président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Arrogant, il avait eu des mots durs à l'égard du peuple congolais: "Bokolela na munoko ya maman na bino" ! Pagaille à Limeté où des bulletins de vote étaient à ramasser à la pelle. Un désordre incommensurable ! Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale fut proclamé au Katanga avec 110 % de vote, comme si aucun Katangais n'avait voté pour Etienne Tshisekedi.

Lors du dépouillement des élections du 28 novembre 2011, beaucoup de témoins ne peuvent pas témoigner. "Au Katanga, dans le Sud-Kivu, dans la Province-Orientale, à Kinshasa, les observateurs et les témoins des partis politiques ont été empêchés d’observer l’ensemble des étapes de la compilation des résultats" avait affirme la mission de l’Union européenne. Membre fondateur du PPRD-Parti-Etat , Daniel Ngoy Mulunda avait fait campagne pour Alias Joseph Kabila lors de l'élection Louis Michel 2006, il se présentait comme son conseiller spirituel. Très vite cependant, il s'est e détaché du PPRD-Parti-Etat pour se consacrer à son Église et à son ONG, le Programme œcuménique de paix, transformation des conflits et réconciliation (Parec).

Daniel Ngoy Mulunda lance l'opération "100 dollars contre arme" !

Controversée, cette ONG a lancé en 2005 un premier programme de récupération des armes dans le Nord-­Katanga. Elle offrait alors des vélos et a reçu en échange environ 10 000 armes et matériels militaires divers.

L'opération, baptisée "Triangle de la mort", de Daniel Ngoy Mulunda devrait permettre de récupérer des armes à Manono, se poursuivre à Mitwaba, Pweto et Moba, des localités situées à entre 400 et 600 km au nord et nord-est de Lubumbashi, dans le katanga. Le pasteur Ngoy Mulunda, président de l'ONG Parec, affirmait oeuvrer "pour la paix, la transformation de conflits et la réconciliation nationale". Parec prévoyait la distribution en un mois d'environ 4.000 vélos, acheminés par avion de Lubumbashi.

Cette opération, d'un coût estimé à 70.000 dollars, était "financée à 100% par Joseph Kabila", affirmait le pasteur Daniel Ngoy Mulunda. Fin avril 2005, cinq journalistes congolais, qui accompagnaient le pasteur Mulunda, avaient été pris en otage pendant plusieurs jours dans le Haut Lomami (Nord-Katanga) par des miliciens locaux Maï Maï qui réclamaient plus de vélos contre leurs armes. Alors que nous étions présents à Lubumbashi pour une réunion du Pool sud-Est des radios communautaires, notre déclaration contre cette prise d'otage a été largement diffusée sur RFI.

Quant au pasteur Daniel Mulunda, interrogé après sa libération, sur les risques de cette opération qui court-circuitait le programme national de désarmement, le pasteur avait estimé que la Monuc et la Conader avaient "échoué" et affirmait que sa "seule préoccupation" était de contribuer "à la paix".

"Ce sont les Maï Maï eux-mêmes qui ont fait appel à moi, avait-t-il affirmé. Le problème de la démobilisation n'est pas mon affaire. Ce qui me préoccupe, c'est la récupération des armes distribuées pendant la guerre" de 1996-97, au cours de laquelle des milices locales Maï Maï avaient été armées par le gouvernement. Qu'est-ce que Daniel Ngoy Mulunda avait promis à Gédéon Kyungu Mutanga ? L'opinion a droit de savoir.

On se souvient encore en mai 2006, Daniel Ngoy Mulunda, accordait 4 jours à la responsable de la Monuc au Katanga, Mme Magda Gonzales, pour quitter la province. Il l’avait fait savoir au cours d’une conférence de presse qu’il avait animée à son domicile de Lubumbashi.

Au cas où l’intéressée ne quittait pas la province, le pasteur aurait pris des dispositions pour se charger d’elle. Parlant du dispositif de sécurité qui avait été renforcé autour de Mme Gonzales, le président de l’Ong Programme oecuménique de paix, Transformation des Conflits et réconciliation (Parec), indiquait que tant qu’elle était au Katanga, elle n’était pas en sécurité. « La véritable sécurité pour elle est de la faire partir du Katanga ». Personne ne s'était offusquée contre les menaces sur Mme Gonzales. C’était la troisième fois que le pasteur Mulunda réclamait le départ de Mme Gonzales du Katanga. Daniel Ngoy Mulunda récidive en 2009 à Kinshasa et, cette fois, c’est 100 dollars pour un fusil. Il revendique la récupération de 12 000 armes. L’opération suivante est lancée dans l’Est de la RDC en 2010, avec une récompense de 50 dollars. Où le pasteur trouve-t-il cet argent ? D’abord dans la poche du ­président Kabila, qui lui a octroyé un don de 100 000 dollars.

Soupçons de trafic: Les opérations du Parec, qui se déroulent en marge du programme national de désarmement, sont très médiatisées et suscitent de nombreuses critiques. Des soupçons pèsent sur les trafics qui permettraient à des militaires de vendre leurs armes contre 100 dollars puis de les récupérer ensuite.

Plus polémique encore, le sort de quelques centaines de soldats des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Selon l’ONU, une partie des hommes rapatriés par le Parec au Rwanda se sont révélés être des Congolais. Quant aux quelque 300 Congolais regroupés dans un camp du Katanga, ils n’ont reçu aucun soutien et auraient fini par retourner dans le Nord-Kivu. L’ONG n’en continue pas moins ses opérations dans l’Est, avec la protection de la garde républicaine.

3. Corneille Naanga, l'homme de Marini Bodho

André Mpungwe, l’ancien Président intérimaire de la CENI, a été contraint de démissionner, parce que l'ancien Premier ministre Matata Ponyo et l'ex- Secrétaire général du PPRD Henri Mova Sakanyi n’arrivaient pas à le contrôler au motif que c’était l’homme d’Aubin Minaku, le Président de l’Assemblée nationale. Pour bien jouer leur jeu, Marini Bodo va entrer en jeu pour proposer Corneille Naanga comme le remplaçant de l’Abbé Malu Malu qui était malade et mourant aux Etats-Unis. Avec Joseph Kabila, la messe était déjà dite, il ne manquait seulement que de la célébrer. Le fameux ex-Évêque et président de l'ECC à la retraite est bras séculier d'Alias Joseph Kabila. Corneille Nangaa est un Marini Boy, soutien d'Alias Joseph Kabila. La sœur de Mgr. Milenge Mwenelwata, 2è Vice-président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) est l'épouse légitime de Corneille Naanga, Président de la CENI. Son Vice-président Norbert Basengezi est un apparatchik Joséphiste de la première heure.

Et portant, on peut lire sur le site de la radio Okapi du 21 octobre 2015: "Les confessions religieuses ont désigné Corneille Nangaa mercredi 21 octobre pour succéder à l’abbé Apollinaire Malu Malu à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Corneille Nangaa occupait jusque-là les fonctions de secrétaire exécutif adjoint de la commission électorale. Mgr Milenge Mwenelwata, évêque de l’Eglise du Christ au Congo, a déclaré à Radio Okapi que les tractations s’étaient déroulées dans la convivialité. Parmi les critères pris en compte pour désigner le successeur de Malu Malu, il a notamment cité la loi, « la technicité » et « la probité morale ». Nulle part Milenge Mwenelwata, le sicaire de Marini Bodho, ne dit qu'il est le beau-frère de Corneille Nangaa. Le cynisme et la volonté d'abrutir notre peuple sont omniprésentes. Quel rôle l'ECC aile Marini a donné à Corneille Nangaa ? Les Congolais ont-il tort de dénoncer l'arrogance et la suffisance, de celui que l'on qualifie d'"Agent tricheur" d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere ? Corneille Nangaa est un protestant-collabo et traître à la Nation congolaise. Les élections dans un pays contribuent à la démocratie. Les hold-up électoraux sont une source de chaos dans un pays.

Corneille Nangaa enfarine les électeurs congolais. Sans appel d'offres. L’achat auprès de l’entreprise sud-coréenne Miru Systems de machines à voter aura coûté une somme avoisinant 150 millions de dollars. Cela pose problème! Est-ce que ces machines sont-elles fiables ? Quels sont pays qui ont déjà utilisé des machines à voter dans un pays sans infrastructures et les élections se sont bien déroulées ?

Avec 105 000 machines pour 90000 bureaux et 46 millions de votants dont 10 millions sont fictifs, pays sans électricité, certains compatriotes n’ont jamais vu un ordinateur, chaque électeur disposera 1 minute pour choisir parmi une multitude de candidats son président, son député national et député provincial ?

MLC-France coquille vide ! Mama Koko Anastasie Mutoka incapacitaire, sournoise et intrigante !

Plusieurs dizaines de militants du MLC ont accompagné ce Lundi 27/08 les avocats de Jean-Pierre Bemba qui ont été déposer un recours à la cour constitutionnelle contre la décision de la CENI, cette dernière ayant jugé sa candidature à la présidence irrecevable.

L’invalidation de la candidature de Jean-Pierre Bemba par la CENI a suscité de nombreuses réactions. Mais à Paris, le MLC-France est silencieux et affiche un silence assourdissant, l'ectoplasme est plat ! Mama Koko Anastasie Mutoka, autoproclamée "Refoulée du Katanga" et représentante du MLC-France est inactive. L'agent d'Accueil de Mairie de Paris est incapable de prendre des initiatives. L'incapacitaire est incapable d'écrire un communiqué de soutien à Jean-Pierre Bemba. Elle agit de la même manière que François Mwamba, Secrétaire Général du MLC lors de l'arrestation de Jean-Pierre Bemba à Bruxelles pour La Haye ! Le Traître et Collabo était déjà à la mangeoire d'Alias Joseph Kabila et était incapable d'organiser une seule manifestation de soutien pour Jean-Pierre Bemba. Mama Koko Anastasie Mutoka collabore avec le gouvernement de son frère Bruno Tshibala. L'ethno-tribaliste patentée n'hésite d'aller accueillir son frère Bruno Tshibala à l'aéroport à Paris, mais elle est incapable de soutenir Jean-Pierre Bemba.

Notre compatriote Patrick Mwamba Musoka n'y va pas de main morte, il enfonce le clou: Anastasie Mutoka Koko est une tribaliste, membre du groupe des Talibans sorciers qui ont disqualifie l'UDPS. Et ce sont les mêmes qui se faufilent dans le MLC pour détruire les qualités fédératrices de Muana Mboka Jean-Pierre Bemba. Une chose est certaine, le future président de la République démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba n'est pas influençable. En ce moment, il est entrain de se ressourcer et de s'informer en profondeur sur tous et sur tout pour éviter toute erreur. Il va bientôt se mettre à la disposition de tous ses compatriotes Résistant(e)s avant de lancer le dernier assaut contre les bourreaux du peuple congolais. Nous devons tous être vigilants et aider ce nouveau et véritable président des Congolais de s'entourer de personnes dignes, patriotes convaincus, compétentes et fédératrices. Car l'union fait la force. Les traîtres et tribalistes endémiques doivent être écartés de toutes responsabilités publiques dans le Congo nouveau. Merci beaucoup Freddy Mulongo, rassure l'AJPBA que le président Jean-Pierre Bemba est avec eux. La plume d'or est à toi Freddy Mulongo et à Roger Bongos, combattants de la liberté et de la libération de notre cher pays, le Congo. Vous deux avez redoré l'image et la qualité de la Presse congolaise dans la lutte contre les anti-valeurs. Merci beaucoup. Soutenons le Président Jean-Pierre Bemba et aidons-le à avoir un très bon entourage pour sortir notre pays du bas fond. Chapeau! Que Vive le Congo! Que vive la Presse congolaise libératrice !

L’invalidation de JP Bemba arrange bien de gens au sein de l’opposition congolaise. Même si son acquittement par la CPI et son retour au pays ont été unanimement salués par les leaders de l’opposition, il n’en demeure pas moins que ce retour a dérangé certains d’entre eux.

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Démission de Nicolas Hulot, ministre d'Etat, des réactions !

Nicolas Hulot, Ministre d'Etat a démissionné

Le ministre de la Transition écologique a jeté l'éponge et pris tout le monde de court en annonçant sa décision à l'antenne de France Inter mardi matin. Faute d’obtenir des avancées suffisantes en matière d’environnement, le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a annoncé mardi sur France Inter qu’il avait pris la décision de quitter le gouvernement, sans avoir prévenu au préalable ni l’Elysée ni Matignon.

La démission de Nicolas Hulot révèle qu'à la tête de l'Etat le pouvoir de l'argent l'a emporté sur l'environnement.

Génération.s prend acte de la décision courageuse de Nicolas Hulot de quitter le gouvernement après le constat glaçant de l’impuissance qui était la sienne pour engager les transformations écologiques nécessaires.

Cette démission inédite sous la Vème République révèle l'ampleur du pouvoir de l'argent à la tête de l'Etat. Elle constitue une affaire sans précédent impliquant un lobby. Cela montre leur omniprésence au coeur du pouvoir. La démission courageuse de Nicolas Hulot prouve qu'entre le pouvoir de l'argent et l'environnement, Emmanuel Macron a choisi dès le premier jour de son quinquennat. Cette décision montre la nécessité de constituer et de mettre en dynamique un vaste mouvement politique et citoyen pour hisser l’écologie politique à la hauteur des enjeux de l’avenir et des urgences du présent. Benoît Hamon, Génération.s

Démission de Nicolas Hulot : "la transition écologique n'est pas soluble dans le libéralisme débridé" La décision lucide de Nicolas Hulot de quitter le gouvernement est la bienvenue : le pouvoir en place ne bénéficie plus de figure reconnue pour masquer la réalité d'une politique sacrifiant l'avenir de l'humanité au profit de quelques privilégiés. Il en tire enfin l'amer constat : la transition écologique n'est pas soluble dans le libéralisme débridé. Notre responsabilité est historique : l'urgence climatique appelle la mobilisation de tous pour réaliser la mutation indispensable du système économique. Guillaume Balas, député européen, Génération.s

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lundi 27 août 2018

Elysée: Discours d'Emmanuel Macron devant les Ambassadeurs !

Emmanuel Macron, Président de la République

Syrie, Turquie, Europe, multilatéralisme, Donald Trump… Le président de la République a défendu devant le corps diplomatique ses orientations géostratégiques pour les prochains mois. Avec deux priorités : le multilatéralisme et la réforme de l’Europe.

Chaque année depuis 1993, tous les chefs de missions diplomatiques français se retrouvent à Paris à la fin août. Ce rendez-vous offre l’occasion aux plus hautes autorités de l’État et au ministre des Affaires étrangères de donner les orientations annuelles qui guideront le travail des représentants de la France à l’étranger et auprès des organisations internationales. Occasion aussi donc pour le chef de l’État de donner ses grandes lignes géostratégiques. Le président de la République a annoncé qu’il y aura une réforme de l’enseignement du français à l’étranger proposée à l’automne par le gouvernement. Il demande également une mobilisation en faveur d’une diplomatie économique pour réduire le déficit commercial, ainsi qu’une diplomatie soit plus dans l’anticipation, prenant en exemple la grave crise politique et économique au Venezuela. « Les extrêmes ont progressé et les nationalismes se sont réveillés », reconnaît Emmanuel Macron. « Est-ce une raison pour abandonner ? Nous payons là une Europe qui s’est affadie. Il faut en réalité redoubler nos efforts », a-t-il déclaré dans un discours devant 250 ambassadeurs.

DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A LA CONFÉRENCE DES AMBASSADEURS

Elysée – Lundi 27 août 2018

Messieurs les Présidents,

Monsieur le Premier ministre,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames, Messieurs,

Je suis très heureux de vous retrouver aujourd'hui pour ouvrir cette conférence des Ambassadeurs et des Ambassadrices. Heureux parce que c’est toujours l’occasion unique de partager quelques convictions et une lecture du monde tel qu’il va, dans lequel chaque jour la France agit, est attendue, porte sa voix.

Dans quelques jours, vous rejoindrez vos équipes sur le terrain et vous porterez avec exigence, détermination, une très grande responsabilité.

Votre première responsabilité, ce sera de représenter notre pays, notre histoire, nos idéaux républicains, nos géographies de métropole et d’outre-mer, nos intérêts. Et en représentant la France vous représentez l’histoire, la force, le rôle de notre peuple dans le concert des nations et avez à y conduire une diplomatie que je veux fiable et innovante.

Votre deuxième responsabilité, avec votre équipe, avec l'appui de tous les relais dont vous disposez sur place, sera de mettre en œuvre une politique ambitieuse pour notre pays. Cette ambition, soyez assurés qu'elle se traduira par un rythme de réformes en France qui ne changera pas d'allure, bien au contraire. Le Premier ministre vous en précisera les orientations. Plusieurs ministres auront aussi à s’exprimer sur ce point. Sous la conduite de votre Ministre Jean-Yves Le DRIAN, que je tiens à remercier pour son implication constante, vous nous aiderez à soutenir ces réformes à l'international.

En effet, vous êtes à mes yeux parties prenantes de la stratégie que j’ai demandé au gouvernement de mettre en œuvre pour le pays. D’abord, en associant pleinement nos communautés françaises à l’étranger. Elles sont une richesse, une force. Nos réformes doivent leur être expliquées et elles doivent aussi être portées par elles. Les Françaises et les Français de l’étranger sont un atout pour notre pays. Ils doivent participer pleinement de ce nouveau rayonnement de la France.

C’est pour cela que j’ai souhaité une réflexion en profondeur sur l’enseignement français à l’étranger qui, sur la base du rapport que j’ai demandé au gouvernement, donnera lieu à l’annonce d’une réforme cet automne. C’est aussi pour cela que je veux aller au bout des simplifications attendues par nos concitoyens, en termes de démarches administratives et de vote en ligne.

Ensuite, vous contribuez à la compétitivité de la France. Vous devez expliquer aux gouvernements, aux acteurs économiques dans les pays où vous êtes en poste, la cohérence et l’ampleur de notre agenda de transformation. Notre attractivité s’améliore, mais il nous faut nous mobiliser bien davantage pour nos exportations. Votre mobilisation en faveur d’une diplomatie économique est un élément important de cette stratégie. Nous devons notamment axer notre action collective sur une stratégie export pour les entreprises de taille intermédiaire comme les petites et moyennes entreprises qui seule réduira notre déficit commercial.

Mais j’attends de vous encore davantage. De Ouagadougou à Xi’an, de Sydney à New York ou la Sorbonne, j’ai durant l’année qui s’achève pu, à travers plusieurs discours, renouveler nos approches géographiques ou stratégiques. Il faut que celles-ci soient désormais déclinées avec précision. Cela suppose de choisir des objectifs clairs et donc limités, et de prendre de nouvelles mesures afin d’en assurer le suivi. Nous avons encore trop tendance à considérer que tout est prioritaire et ne pas suffisamment avoir une culture du résultat. Même en diplomatie, le succès se mesure – certes pas en un jour et même sans doute jamais en un jour – à la capacité néanmoins d’infléchir des attitudes, de construire des amitiés et des alliances, de remporter des marchés. En un mot, de faire avancer les intérêts de la France et des Français et de faire partager un peu de notre vision et conception du monde.

C’est l’attente de nos concitoyens, qui veulent légitimement voir les retombées de la politique que nous conduisons. Cela suppose enfin une capacité d’anticipation renforcée. Nous suivons les situations de nombre de pays ou de régions, du Venezuela à la Birmanie en passant par l’Ukraine ou la République démocratique du Congo. Mais nous devons davantage les anticiper, faire parfois des paris, proposer des initiatives. J’en appelle à votre esprit de prospective, d’analyse, d’action. N’hésitez jamais à proposer librement, c’est le meilleur moyen de ne pas subir.

Vous l’avez compris, j’attends beaucoup de vous. Nous avançons dans un contexte qu’il faut appréhender avec calme et lucidité. Calme, car il ne s’agit pas de changer de stratégie dès qu’un événement extérieur apparaît. Lucidité, car il ne s’agit pas pour autant de sous-estimer les crises du monde. Or, durant l’année qui vient de s’écouler, que s’est-il passé ?

La France a réaffirmé sa volonté européenne, sa vision, son projet. La France a proposé une Europe qui protège, plus souveraine, unie et démocratique mais, dans le même temps, les extrêmes ont progressé et les nationalismes se sont réveillés. Est-ce une raison pour abandonner ? Certainement pas. Serait-ce une raison pour dire que nous avons tort ? Tout le contraire. Nous payons là plusieurs décennies d’une Europe qui, il faut le regarder en face, s’est parfois affadie, affaiblie, qui n’a peut-être pas toujours suffisamment proposé. Il faut en réalité redoubler nos efforts. J’y reviendrai.

La France s’est aussi faite le chantre d’un multilatéralisme fort. Or, le système multilatéral hérité du siècle passé est remis en cause par des acteurs majeurs et des puissances autoritaires qui parfois fascinent de plus en plus. Devons-nous rendre les armes ? Est-ce la responsabilité de la France si tel ou tel pays choisit telle sensibilité, si une autre puissance souveraine décide différemment de ce que nous pensons ? La responsabilité de la France est de faire entendre sa voix, de la défendre. Pas de se substituer à la parole des autres. Il nous faudra donc prendre de nouvelles initiatives, construire de nouvelles alliances, porter les débats au bon niveau si nous souhaitons appréhender tous les défis contemporains et le bon niveau est bien celui d’un débat de civilisation pour nos valeurs et la défense de nos intérêts.

L’année dernière, j’avais devant vous exposé les quatre objectifs de notre action diplomatique, au nom de la politique que je mène pour la nation : la sécurité de nos compatriotes, la promotion des biens communs, l'influence et l’attractivité de notre pays et, enfin, une nouvelle ambition européenne.

Ces objectifs sont toujours valides mais les circonstances testent la robustesse de nos principes et la constance de notre action. Je veux aujourd’hui rappeler ce que nous avons fait dans ce cadre, et le Ministre y reviendra plus longuement devant vous, mais aussi vous dire comment j’envisage notre réponse à cette double crise du multilatéralisme et de l’Europe. Car oui, plus qu’il y a un an, nous sommes aujourd’hui à un moment de vérité.

Sur la sécurité des Français tout d’abord.

C'est bien évidemment notre priorité et, tout particulièrement, la lutte contre le terrorisme au premier chef. Pour lutter contre le terrorisme islamiste, nous nous sommes dotés d’une nouvelle loi pour la France. Nous avons réalisé l’initiative annoncée ici même il y a un an d’une conférence contre le financement du terrorisme qui s’est tenue à l’OCDE au printemps dernier et l’Australie a accepté de présider une deuxième conférence sur ce sujet, et je vous demande de contribuer à un suivi très attentif de la mise en œuvre de l’Agenda de Paris avec l’ensemble de nos partenaires. Nous avons d’ores et déjà obtenu des premiers résultats. Le suivi de transactions qui jusque-là était opaque et qui touchait directement notre pays. Il nous faut poursuivre inlassablement ce travail.

Mais évoquer la lutte contre le terrorisme, c’est bien entendu revenir sur notre politique au Sahel et au Moyen-Orient où sévissent les groupements terroristes qui menacent la stabilité de ces régions mais qui nous ont aussi directement frappés d’où ont été organisées les attaques qui ont touché notre pays.

Au Sahel, nous avons maintenu notre engagement militaire au travers de l’opération Barkhane. Je veux ici saluer tous nos soldats qui, depuis 2013, sont avec courage engagés sur ce difficile théâtre d’opérations. C’est cette présence et celle de la MINUSMA qui ont évité le pire dans la région et ont permis en particulier que les élections se tiennent ce mois-ci au Mali. Nous avons dans cette région obtenu des victoires importantes ces derniers mois contre la présence terroriste, mais cette action doit se poursuivre avec la même intensité mais en complétant la présence la force Barkhane de plusieurs axes commencés dès juillet 2017.

Premièrement, nous avons appuyé et accéléré la création des forces conjointes du G5 Sahel. Je suis convaincu que notre action militaire sera, en effet, plus efficace encore si elle s’articule mieux avec l’implication des cinq pays du Sahel concernés. Nous avons levé des financements, encouragé les premières opérations des forces. A plusieurs reprises, je me suis déplacé pour constater les avancées et avec l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement impliqués nous avons amélioré notre organisation.

Cette organisation est la seule qui, dans la durée, permettra la stabilité parce qu’elle implique pleinement les cinq pays du Sahel concernés à leur propre sécurité. Il nous faut veiller à sa mise en œuvre et dans les prochaines semaines et les prochains mois, nous aurons à conduire de nouvelles opérations conjointes avec ces forces du G5. Il nous faut aussi renforcer la coopération avec l’Algérie, exposée au même risque terroriste, ainsi qu’avec le Nigéria et le Cameroun, engagés contre Boko HARAM.

Deuxièmement, nous avons encouragé la montée en puissance de l’Union Africaine. C’est ce que j’ai plaidé en juillet dernier au Sommet de Nouakchott devant l’Union Africaine et c’est ce que j’aurai l’occasion d’aborder prochainement avec le président TRUMP et le président KAGAME, actuel président en exercice de l’Union africaine. Nous devons travailler à la création d’opérations africaines de paix crédibles, leur assurer un financement stable et prévisible, en particulier entre les Nations Unies, l’Union Africaine et les organisations sous-régionales.

Troisièmement, nous avons complété notre action militaire par le renforcement et la simplification de notre action en matière de développement, en créant avec l’Allemagne et plusieurs autres bailleurs internationaux l’Alliance pour le Sahel. Ce sont les complémentaires "3D" que j’évoquais l’année dernière : Diplomatie, Développement et Défense, et nous avons commencé à déployer les premières opérations en matière d’éducation, en matière agricole, plus largement économique, dans plusieurs pays de la région où à chaque fois le terrain repris à l’ennemi doit s’accompagner de nouveaux projets qui permettent de donner des perspectives économiques, éducatives, des perspectives de vie aux populations qui, à un moment donné, avaient pu être séduites.

Je veux ici saluer l’action et les résultats obtenus en Mauritanie, au Niger, au Tchad. Il nous faut dans les prochains mois apporter toute notre aide à la stabilité et à la reconquête de certaines régions au Mali et au Burkina Faso.

Quatrièmement, la question du Sahel ne se réglera pas véritablement tant que la stabilité de la Libye ne sera pas assurée. L’anomie qui règne en Libye depuis 2011 a conduit à structurer des routes organisées de trafic de drogue, d’êtres humains et d’armes. Toute la bande sahelo-saharienne a toujours été une région de commerce et de trafic mais ces routes sont aujourd'hui celles de la misère et du terrorisme. Tant que nous n’aurons pas stabilisé la Libye, il sera impossible de stabiliser durablement le Sahel. Ce sont ces routes qui font vivre aujourd'hui les terroristes et qui les financent.

Nous avons pris plusieurs initiatives pour répondre à cette situation. D’abord en luttant contre ces trafics et réseaux de passeurs en lien avec l’Union Africaine et l’Organisation internationale pour les migrations.

Ensuite, en réunissant en France Messieurs SARRAJ et HAFTAR en juillet 2017 puis, pour la première fois, les quatre principaux dirigeants libyens en mai dernier, entourés de la communauté internationale, pour s’engager dans un processus politique commun.

Je crois très profondément à la restauration de la souveraineté libyenne et à l’unité du pays. C’est une composante essentielle de la stabilisation de la région et donc de la lutte contre les terroristes et les trafiquants. Les prochains mois seront à cet égard décisifs, ils nécessiteront notre mobilisation pour soutenir le remarquable travail du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, Ghassan SALAME, pour éviter toutes les tentations de divisions, puisque ce pays est devenu au fond le théâtre de toutes les influences, de tous les intérêts extérieurs. Notre rôle pour notre sécurité et celle de la région, est de réussir à faire cheminer l’accord de Paris des quatre parties prenantes, décidé en mai dernier.

L’autre théâtre d’opération de notre lutte contre le terrorisme est bien entendu la Syrie. En Syrie, la situation reste extrêmement grave et préoccupante. La France a été très active sur le plan diplomatique, de New York à Genève, en passant par toutes les capitales concernées. Nous avons augmenté significativement notre aide humanitaire. Un cessez-le-feu est aujourd'hui indispensable, mais la solution durable à ce conflit sera politique, nous le savons est politique.

La France a été la première à proposer le rapprochement des positions des Etats occidentaux et arabes d’un côté, et des trois pays dits garants d’Astana de l’autre. Nous avons intégré l’Allemagne et l’Egypte au « Small group » qui tiendra en septembre une nouvelle réunion ministérielle avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite et la Jordanie. Nous avons renforcé notre dialogue avec la Turquie sur la Syrie à un niveau jamais atteint, malgré nos divergences de fond sur la région du Nord-est. Le mécanisme de coordination créé à Saint Petersburg avec la Russie a produit ses premiers effets, en particulier sur le plan humanitaire, en ne cédant rien à nos principes et en agissant par le truchement des organisations non gouvernementales présentes sur le terrain pour mener des opérations humanitaires à destination des populations civiles.

Et je tiens à cet égard à saluer ici le travail remarquable et courageux de toutes les ONG sur le terrain.

Beaucoup de choses ont donc évolué, nous avons, je crois, réussi à reconstruire une voie européenne essentielle dans la crise syrienne, mais ne nous trompons pas, nous sommes sur ce sujet aussi à l’heure de vérité. Nous abordons sans doute les derniers mois du conflit avec un défit humanitaire essentiel dans la région d’Idleb. Et nous sommes à la croisée des chemins pour réussir à mener justement cette solution politique inclusive à laquelle nous croyons, qui seule permettra aux églises d’Orient, mais aussi aux kurdes, aux Yésidis, à l’ensemble des minorités ethniques et religieuses d’avoir une place dans la Syrie de demain.

Nos lignes sur le conflit syrien sont claires : la lutte contre Daesh et les groupes terroristes qui menacent la sécurité de l’Europe, le soutien aux populations civiles et la promotion d’une feuille de route diplomatique inclusive, en lien avec les Nations Unies.

J’ai confié à mon Envoyé personnel sur la Syrie, l’Ambassadeur François SENEMAUD, la mission de faire avancer ces objectifs en lien avec l’ensemble des ministères concernés. Mais la situation est aujourd'hui alarmante, car le régime menace de créer une nouvelle tragédie humanitaire dans la région d’Idleb et ne montre jusqu’à présent aucune volonté pour négocier la moindre transition politique. Cela implique de renforcer encore la pression sur le régime et ses alliés et j’attends à cet égard beaucoup de la Russie et de la Turquie, compte tenu de leur rôle et des engagements pris.

Nous voyons bien ceux qui voudraient, une fois la guerre contre Daesh achevée, faciliter ce que d’aucun appelle un retour à la normale. Bachar El-ASSAD resterait au pouvoir, les réfugiés de Jordanie, du Liban, de Turquie, retourneraient chez eux, et l’Europe et quelques autres reconstruiraient.

Si je considère depuis le premier jour que notre premier ennemi est Daesh et que je n’ai jamais fait de la destitution de Bachar El-ASSAD une condition préalable à notre action diplomatique ou humanitaire, je pense qu’un tel scénario serait néanmoins une erreur funeste. Qui a provoqué ces millions de réfugiés ? Qui a massacré son propre peuple ? Il n’appartient pas à la France de désigner les futurs dirigeants de la Syrie, pas plus qu’à un autre pays. Mais c’est notre devoir et notre intérêt que de nous assurer que le peuple syrien sera bien en situation de le faire.

C’est pourquoi la condition de l’unité, de la stabilité de la Syrie et donc de l’éradication durable du terrorisme islamiste, est bien la construction de cette solution politique inclusive qui passe par une réforme constitutionnelle et la mise en place d’un processus électoral, qui permettra à tous les Syriens, y compris ceux et surtout ceux qui ont fui le régime de Bassar El-ASSAD, de choisir leur propre dirigeant. Cette action et ces principes sont à mes yeux déterminants pour notre sécurité, même aujourd'hui et demain, car qu’est-ce qui a permis depuis plus de 15 ans de faire prospérer les groupements terroristes, qu’il s’agisse d’Al Qaida, de Daesh ou d’Al-Nosra ?

La misère économique, les régimes autoritaires ne protégeant plus les peuples, la corruption généralisée, mais aussi le non-respect de la souveraineté de ces pays par les puissances étrangères, c'est ce qui a nourri le discours même des islamistes, qui a nourri l’exploitation de toutes les frustrations et du discours antioccidental. Ne reproduisons donc pas ces erreurs. Respectons la souveraineté de la Syrie, mais respectons-la vraiment, en permettant au peuple de s’exprimer et de l’incarner. C’est le sens du combat diplomatique et politique que nous devons mener avec le représentant du secrétaire général des Nations Unies Staffan de MISTURA, pour faire converger les Syriens, le Small Group, Astana, les Etats de la région autour d’une même feuille de route inclusive, dont seule la mise en œuvre permettra une paix durable.

Bien entendu, la stabilité de la région dépendra aussi de notre capacité à traiter des sujets iraniens, je viens à l’instant d’échanger à nouveau avec le président ROHANI de la crise dans le Golfe, du conflit au Yémen et de la question israélo-palestinienne, qui reste absolument centrale et préoccupante.

Sur ces points essentiels, je ne veux pas ici être trop long et j’aurai à m’exprimer dans les prochaines semaines en prenant avec vous des initiatives concrètes.

Avec toujours le même fil rouge : notre sécurité comme notre vision du monde imposent la stabilité du Proche et du Moyen-Orient ; cette stabilité ne peut se construire que dans le pluralisme ethnique, religieux, politique et le travail avec toutes les parties prenantes. Elle impose donc tout à la fois notre implication et notre exigence quant au respect de la dignité de chacun et des droits humains, mais aussi notre humilité car à aucun moment nous ne saurions nous substituer à la souveraineté des Etats en question. C’est le sens de notre travail avec le Liban, la Jordanie ou l’Egypte ces derniers mois. C’est ce qui fait que nous serons écoutés et que nous pourrons continuer à être efficaces.

Évoquer dans l’environnement contemporain notre action pour la sécurité des Français, c’est aussi poursuivre notre engagement à lutter contre les armes chimiques et la prolifération nucléaire.

Nous avons créé un partenariat international contre l’impunité en matière d’armes chimiques, nous avons entraîné la solidarité de l’Union européenne avec le Royaume-Uni après l’attaque de Salisbury. Nous avons en juin permis la création d’un nouveau mécanisme d’attribution de telles attaques au sein de l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques, au siège de laquelle je m’étais rendu quelques mois plus tôt. Ces actions étaient nécessaires car nous savons combien le rôle, la surveillance de cette organisation est contestée par certains et avait pu être fragilisé par des réformes récentes.

La parole de la France a aussi été tenue et nos lignes ont été respectées. Quand le régime syrien a bombardé sa population avec des armes chimiques, nous avons frappé plusieurs de ses installations dans la nuit du 13 au 14 avril dernier avec nos alliés britanniques et américains, et nous continuerons à agir ainsi en cas d’utilisation avérée de ces armes.

Nous avons lutté contre la prolifération nucléaire, en accompagnant par une politique de vigilance l’ouverture entre la Corée du Nord et les Etats-Unis, et en nous engageant, contre la décision américaine, pour le maintien de l’accord nucléaire avec l’Iran.

C’est la France, lors de notre rencontre ici-même il y a un an, qui proposait le chemin d’une négociation élargie avec l’Iran portant sur les quatre piliers que vous connaissez et que je vous avais alors exposé.

Cette approche progresse aujourd’hui, c’est une boussole que de nouveaux partenaires suivent, et nous ferons tout pour qu’elle contribue à éviter une grave crise dans les mois qui viennent. Un important effort diplomatique sera le moment venu nécessaire pour établir un nouveau cadre de stabilité. Notre action étroitement coordonnée, en particulier avec le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Union européenne consiste aujourd'hui à préserver ce que l’accord nucléaire de 2015 avait permis et à le consolider par l’ouverture de nouvelles négociations, plus exigeantes encore.

La France saura prendre ses responsabilités sur le sujet iranien, sans complaisance ou naïveté, en maintenant un dialogue étroit avec nos partenaires, parmi lesquels les Etats du Golfe.

Parler de notre sécurité, c’est aussi parler de la sécurité de l’Europe au regard des risques extérieurs. A cet égard, durant l’année qui vient de s’écouler, nous avons progressé à un rythme inégalé durant les soixante dernières années. Le renforcement de notre politique commune de défense depuis l’été 2017, la création d’un fonds de défense afin de financer des initiatives concrètes, la conclusion de deux accords stratégiques pour les chars et les avions de combat entre l’Allemagne et la France, la conclusion avec huit autres Etats membres de l’initiative européenne d’intervention que j’avais proposée en septembre 2017 pour favoriser un esprit de défense entre Européens, sont des avancées aujourd'hui actées et inédites. Jamais l’Europe n’avait avancé aussi vite en matière de défense.

L’Europe a pris conscience qu’elle devait se protéger et la France a dans ce cadre pris toutes ses responsabilités, à travers la loi de programmation militaire promulguée le 14 juillet dernier qui redonne une vision stratégique actualisée face à ces nouvelles menaces à notre pays et des moyens cohérents pour répondre à celles-ci.

La France et l’Europe ont en quelque sorte pris acte des nouvelles menaces contemporaines et du fait que nous avions besoin d’une autonomie stratégique et de défense pour répondre à ces dernières.

Je porterai dans les prochains mois un projet de renforcement de la solidarité européenne en matière de sécurité. Nous devons en effet donner plus de substance à l’article 42-7 du Traité sur l’Union européenne, invoqué pour la première fois par la France en 2015, après les attentats. La France est prête à entrer dans une discussion concrète entre Etats européens sur la nature des liens réciproques de solidarité et de défense mutuelle qu’impliquent nos engagements aux termes du traité. L’Europe ne peut plus remettre sa sécurité aux seuls Etats-Unis. C’est à nous aujourd’hui de prendre nos responsabilités et de garantir la sécurité et donc la souveraineté européenne.

Nous devons tirer toutes les conséquences de la fin de la guerre froide. Des alliances ont aujourd’hui encore toute leur pertinence, mais les équilibres, parfois, les automatismes sur lesquels elles s’étaient bâties sont à revisiter. Et cela suppose aussi pour l’Europe d’en tirer toutes les conséquences. Cette solidarité renforcée impliquera de revisiter l’architecture européenne de défense et de sécurité. D’une part, en initiant un dialogue rénové sur la cyber-sécurité, les armes chimiques, les armements classiques, les conflits territoriaux, la sécurité spatiale ou la protection des zones polaires tout particulièrement avec la Russie.

Je souhaite que nous lancions une réflexion exhaustive sur ces sujets avec l’ensemble de nos partenaires européens au sens large, et donc avec la Russie. Des progrès substantiels vers la résolution de la crise ukrainienne, tout comme le respect du cadre de l’OSCE – je pense en particulier à la situation des observateurs dans le Donbass – seront bien entendu des conditions préalables à des avancées réelles avec Moscou. Mais cela ne doit pas nous empêcher de travailler dès maintenant entre Européens. Je compte sur vous pour cela.

D’autre part, nous revisiterons cette architecture européenne en réaffirmant la pertinence du Conseil de l’Europe, dont la France présidera en 2019 le comité des ministres, et de nos valeurs démocratiques. Nous n’avons pas, sur ce sujet, à céder à quelque fascination que ce soit, et que nous voyons poindre un peu partout à travers l’Union européenne ; ces fascinations pour les démocraties libérales ou pour une forme d’efficacité qui passeraient par la renonciation à tous nos principes. Non. Notre sécurité passe par la réaffirmation de nos valeurs, des Droits de L’Homme qui sont au fondement même, non seulement du Conseil de l’Europe, mais de l’Union européenne, et la défense de toutes celles et ceux qui les portent chaque jour, je pense aux organisations non gouvernementales, aux intellectuels, aux artistes, aux militants, aux journalistes. Et sur ce sujet aussi, nous aurons à prendre, en particulier, en marge de l’assemblée générale des Nations Unies plusieurs initiatives.

Le deuxième objectif que j’avais assigné, il y a un an, à notre diplomatie, c’est la promotion des biens communs, la protection de la planète, la culture, l’éducation de nos enfants, la santé des populations, les échanges commerciaux ou encore l’espace numérique sont les éléments du patrimoine mondial que nous devons défendre. Mais pour cela, il faut d’abord des règles collectives, acceptées par tous, indispensables pour permettre la bonne coopération, et donc les progrès en matière de défense de ces biens communs. Or, la première menace qui pèse sur nos biens communs, c’est bien la crise du multilatéralisme lui-même.

Le multilatéralisme traverse en effet une crise majeure qui vient percuter toutes nos actions diplomatiques, avant tout, en raison de la politique américaine. Le doute sur l’OTAN, la politique commerciale unilatérale et agressive conduisant à une quasi-guerre commerciale avec la Chine, l’Europe et quelques autres, le retrait de l’accord de Paris, la sortie de l’accord nucléaire iranien en sont autant de marques. Le partenaire avec lequel l’Europe avait bâti l’ordre multilatéral d’après-guerre semble tourner le dos à cette histoire commune. La France, chaque fois, a été la première et la plus claire dans son opposition à ces décisions, mais tout en cherchant, chaque fois, à convaincre avant que ces décisions ne soient prises, et à maintenir l’indispensable dialogue de qualité entre nos deux pays. Et je revendique pleinement cela.

La Chine, tout en participant activement au jeu multilatéral classique, promeut de son côté sa propre vision du monde, sa propre vision d’un multilatéralisme réinventé, plus hégémonique. D’autres puissances ne jouent pas véritablement le jeu de la coopération multilatérale, et l’effondrement de cet ordre supposé occidental ne leur poserait pas tant de difficultés.

Dans ce contexte, on reproche parfois à la France de poursuivre le dialogue, les efforts avec les Etats-Unis, alors qu’il est évident, même dans les circonstances actuelles, que le dialogue avec Washington reste essentiel. Et je dois vous dire que la situation est à mes yeux très différente de ce qu’on décrit la plupart du temps. D’abord parce que le mouvement d’isolationnisme ou d’unilatéralisme, devrais-je dire, que les Etats-Unis vivent n’est pas totalement nouveau, il a déjà existé par le passé lointain, si on se réfère à JACKSON, mais il avait déjà commencé avec l’administration précédente sur certains théâtres d’opérations et dans certaines régions.

Cette position américaine, bien entendu, affaiblit le multilatéralisme contemporain, parce qu’elle entrave l’efficacité et peut conduire à faire émerger des modèles alternatifs plus hégémoniques et irrespectueux de nos valeurs. Mais à mes yeux, elle doit être plutôt vue comme un symptôme davantage qu’une cause, le symptôme de la crise de la mondialisation capitaliste contemporaine et du modèle libéral westphalien multilatéral qui l’accompagne.

Cette mondialisation et ce multilatéralisme ont eu des effets positifs qu’il ne faut pas sous-estimer : ils ont sorti de la pauvreté des centaines de millions d’habitants de la planète, ils ont mis fin à une conflictualité idéologique qui divisait le monde, ils ont permis une phase de prospérité et de liberté inédites, d’expansion pacifique du commerce international, qui est une réalité des dernières décennies. Cependant, cet ordre économique, social et politique est en crise. D’abord, parce qu’il n’a pas su réguler les dérives qui lui sont propres : déséquilibres commerciaux qui ont profondément touché certaines régions, perdantes de la mondialisation, catastrophes environnementales longtemps oubliées, inégalités considérables au sein de nos sociétés et entre nos sociétés.

Et du Brexit à la position contemporaine américaine, c’est bien ce malaise avec la mondialisation contemporaine qui s’exprime. Simplement, la réponse à mes yeux ne passe pas par l’unilatéralisme, mais par une réinvention, une nouvelle conception de la mondialisation contemporaine. Ensuite, cette mondialisation capitaliste a généré une accélération des flux financiers, une hyper-concentration des techniques, des talents, mais aussi des profits qui ont fait émerger des acteurs qui bousculent et affaiblissent nos règles collectives, et des grands gagnants comme des grands perdants.

Enfin, parce que, partout dans le monde, les identités profondes des peuples ont resurgi, avec leurs imaginaires historiques. C’est un fait. Ceux qui croyaient à l’avènement d’un peuple mondialisé, protégé des morsures de l’histoire, se sont profondément trompés. Partout dans le monde, la psyché profonde est revenue à chacun de nos peuples, et c’est vrai, de l’Inde à la Hongrie, en passant par la Grèce, jusqu’aux Etats-Unis. Regardez-y de plus près, elle est parfois détournée, parfois exacerbée, mais c’est un fait qui dit quelque chose du retour des peuples. C’est une bonne chose sans doute, en tout cas, je le crois.

C’est le signe que cette mondialisation indifférenciée ne permettait pas de répondre à tout, qu’elle a même échoué de répondre à quelques points, et qu’il nous faut donc en repenser les règles et les usages compte tenu justement de ces échecs, de ces transformations. Ainsi, la véritable question n’est pas tant de savoir si je vais prendre Donald TRUMP par le bras au prochain sommet, mais bien comment nous allons collectivement appréhender ce moment de grandes transformations que nous vivons, et auxquelles nos sociétés sont toutes confrontées.

La grande transformation démographique, qui bouscule aujourd’hui l’Afrique comme l’Europe, et tous les continents, il faut bien le dire. La grande transformation écologique et environnementale, plus criante que jamais. La grande transformation des inégalités et la grande transformation technologique. Le rôle de la France est de proposer une voie humaniste pour relever ces défis, et avec l’Europe précisément, de proposer une nouvelle organisation collective.

Cela suppose avant tout, et c’est le préalable, si je puis dire, de changer quelque peu notre approche diplomatique. On ne peut plus se contenter de suivre les évolutions politiques ou les déclarations des acteurs traditionnels sans essayer de mieux décrypter les identités profondes, les forces qui sont à l’œuvre et déterminent le cours des choses dans de nombreux pays. Nous avons trop constaté, en quelque sorte, ce que nous ne voulions pas voir, d’événements politiques, ces derniers semestres, sans nous interroger sur nous-mêmes, sans regarder assez les identités profondes, les imaginaires collectifs des peuples que j’évoquais à l’instant. Je pense qu’il faut davantage le faire et réinventer nos propres méthodes.

Et parfois, ce que nous ne voulons pas voir advient, parce qu’il y a une logique profonde, propre aux peuples. Il faut sans doute en comprendre davantage l’intimité, pour mieux anticiper ce cours des choses. Mais il nous faut aussi saisir ce qu’il y a de progressiste et d’humaniste dans ces visions du monde, et partant, les voies et les moyens d’initiatives nouvelles, et chercher dans chacun de ces pays nos alliés, les voies de passage, les moyens pour construire de nouvelles coopérations et alliances.

Nous devons accepter de le faire avec des alliances de circonstance, plutôt des alliances tactiques, concrètes selon les sujets, et sur le fondement de principes et d’objectifs clairs, avec toujours le respect de la souveraineté populaire nationale. Je l’ai déjà évoqué. Cela limite l’interventionnisme militaire ou, plus exactement, cela nécessite de toujours inscrire notre action dans une dynamique et un projet politique portés au plus près des peuples. Mais cela signifie aussi que nous devons, à chaque fois, œuvrer pour que tous les acteurs non étatiques contribuent à cette nouvelle régulation du monde, en respectent les règles, et ne puissent en être en quelque sorte les passagers clandestins ou les arbitres cachés.

La réponse ne passe donc pas par l’unilatéralisme, mais bien par une réorganisation de notre action autour de quelques biens communs stratégiques, et par la construction de nouvelles alliances. En premier lieu, c’est en matière de lutte contre le changement climatique, d’abord, l’accord de Paris sur le climat doit continuer à être défendu. Nous voyons tous les jours, avec l’intensification des extrêmes climatiques et des catastrophes naturelles, la confirmation de l’urgence de ce combat. Et nous continuons à le mener, et nous continuerons avec des actions concrètes.

Le Sommet One Planet, dont la France a pris l’initiative avec l’ONU et la Banque mondiale, le 12 décembre dernier à Paris, a permis d’adopter des engagements financiers nouveaux, substantiels. Un nouveau sommet international de suivi sera organisé le 26 septembre prochain à New York. Nous devons continuer à mobiliser tous les acteurs engagés dans cette lutte : entreprises, organisations non gouvernementales, collectivités locales, grandes fondations internationales.

Ce combat pour la planète restera au cœur de notre politique étrangère, comme l’a montré la place prise par ce thème dans les visites que j’ai pu faire au Saint—Siège, en Chine ou en Inde, en particulier avec le premier sommet de l’Alliance solaire internationale que nous avons organisé avec l’Inde. Il doit se traduire aussi par la négociation et l’adoption d’un nouveau pacte mondial pour l’environnement qui est à mes yeux un objectif prioritaire, et qui impliquera la mobilisation de l’ensemble de notre diplomatie, mais également par la préparation active des grandes échéances de négociations sur la biodiversité en 2019 et 2020. Et une mobilisation sur le sujet des océans comme des pôles qui impliquera, là aussi, la mobilisation de nombreux postes.

Cette diplomatie environnementale est majeure pour répondre à ce grand bouleversement du monde. Elle est majeure parce qu’elle caractérise l’engagement français et européen en la matière, parce qu’elle permet de nouer de nouvelles alliances, en particulier avec la Chine et plusieurs autres puissances, et donc construire, là aussi, nouvelle forme de coopération internationale, et parce qu’elle permet très profondément de répondre à nos intérêts, sur le court, moyen et long terme.

Le deuxième bien universel que nous avons replacé au cœur de notre politique de coopération internationale, c’est l’éducation, la culture, le savoir. La France, en effet, a montré son engagement en organisant avec le Sénégal la conférence de reconstitution du Partenariat mondial pour l’éducation à Dakar, il y a quelques mois, qui a permis de lever plus de deux milliards d’euros pour l’éducation dans le monde, en particulier l’éducation des jeunes filles, et pour laquelle, La France a multiplié sa contribution par 10.

C’est à mes yeux tout à la fois notre rôle universaliste et humaniste, mais aussi la contribution la plus essentielle que nous pouvons apporter à la crise démographique que j’évoquais tout à l’heure. Partout où la démographie flambe de manière inconsidérée, c’est parce que l’éducation a reculé, et en particulier, l’éducation des jeunes filles. Et c’est un discours que la France doit savoir porter. Combien ai-je été attaqué lorsqu’il y a un peu plus d’un an, j’ai porté ce discours à Hambourg, mais des dirigeants africains l’ont eux-mêmes repris, porté, et l’appliquent avec courage.

Mais partout où la démographie s’est mise à flamber avec sept ou huit enfants par femme, c’est là où les mariages forcés ont repris, c’est là où l’éducation des jeunes filles a reculé. Et qu’on me présente les pays où toutes les jeunes femmes ont choisi d’avoir huit ou neuf enfants, qu’on me les présente, avant de dire que ce serait une forme de néo-impérialisme que de tenir ces discours à Paris, non, il faut surtout aider ceux qui les tiennent dans chacune de leur capitale.

La lutte pour l’éducation est la meilleure réponse à tous les obscurantismes et les totalitarismes. L’éducation, la culture, l’intelligence sont au cœur de ce combat que nous devons mener partout. C’est la seule réponse durable au défi démographique mondial. Et c’est ainsi que nous lutterons en profondeur contre les inégalités, en particulier entre les femmes et les hommes. Et c’est pourquoi j’ai fait, dans notre pays comme à l’international, de l’éducation une priorité absolue.

Et je crois profondément que sur ce sujet, la France a un rôle inédit à jouer, d’abord, parce que c’est son histoire, sa tradition, depuis un an, nous avons construit une stratégie éducation ambitieuse, de la maternelle à l’université, qui, je crois, donne une crédibilité toute particulière à notre pays en la matière. Mais considérons aussi de plus près ce que nous sommes, et les atouts que nous avons, nous avons à Paris le siège de trois organisations internationales essentielles dans ces domaines : l’UNESCO, dont la nouvelle directrice générale a commencé à mener une action résolue que nous appuyons avec force, l’OCDE, qui a acquis une crédibilité incontestée en matière d’évaluation des performances éducatives, l’Organisation internationale de la Francophonie, dont c’est aussi une ambition forte et une des priorités.

Et nous avons lancé ces dernières années plusieurs projets, l’initiative ALIPH – pour protéger le patrimoine culturel menacé et plusieurs autres – qui accroît encore cette force. Ajouter à cela notre rôle accru au sein du Partenariat Mondial pour l’éducation que je souhaite encore plus actif et présent à Paris, nous avons tout pour faire de la France un écosystème mondial du savoir, de l’intelligence et de la culture, que vous devez faire rayonner à travers le monde, à travers la coopération universitaire, scientifique et de recherche.

Je crois que c‘est à la fois un bien commun essentiel que nous devons défendre, mais je crois que c’est aussi un levier formidable d’influence pour notre pays.

Troisième bien commun, c’est la santé. Sur ce sujet, la France reprendra le fil de ses engagements en réunissant le 10 octobre 2019, à Lyon, la conférence de reconstitution du Fonds mondial contre le SIDA, du paludisme et la tuberculose. Mais d’ici là, je souhaite que nous reprenions avec force l’important combat mené contre les faux médicaments, que la France avait initié, et que nous intensifions notre implication dans la lutte contre les grandes pandémies, je pense en particulier à la lutte contre Ebola en Afrique centrale.

Le quatrième bien commun fondamental, c’est l’espace numérique. Nous devons à la fois accompagner son essor, investir pour la promotion de nos intérêts stratégiques et économiques et encadrer pour qu’il puisse être accessible à tous et protecteur de nos droits fondamentaux. Ce grand bouleversement, c’est exactement le sens du sommet Tech For Good, organisé à Paris au printemps dernier, et que nous renouvellerons chaque année, pour encourager la réflexion sur les régulations indispensables dans ces nouveaux secteurs, avec l’ensemble des acteurs internationaux, et pour prendre aussi des mesures et des engagements concrets. Qu’il s’agisse de fiscalité, de respect de la vie privée, de droits sociaux, d’éthique, nous devons forger des réponses respectueuses de la souveraineté des pays, en n’acceptant jamais que tel ou tel acteur économique, tel ou tel espace de l’activité humaine, puissent échapper à notre souveraineté et à notre vigilance.

C’est le sens de l’engagement que nous avons pris, en particulier avec le Royaume-Uni, au niveau européen comme au niveau international, pour lutter contre la diffusion des messages terroristes, ou des contenus à caractère terroriste. C’est le travail de régulation que nous continuerons à mener au niveau européen et international, pour précisément accroître les bonnes pratiques dans le domaine. Le 12 novembre prochain, à Paris, se tiendront en même temps l’Internet Governance Forum et le CivicTech Forum, qui permettront des avancées sur ces sujets. Je veux faire de la France un centre majeur d’attractivité, mais aussi de réflexion et de construction de ces règles nouvelles, parler des biens communs et de cette nouvelle grammaire de la mondialisation.

C’est également parler de notre organisation collective en matière de commerce. Le commerce international n’est définitivement pas équitable, l’organisation collective que nous avons aujourd’hui n’est pas des plus efficaces, mais y répondre par l’unilatéralisme absolu et la guerre commerciale est la moins bonne des réponses. La réponse doit passer par une refondation en profondeur de notre ordre mondial international. C’est pourquoi j’ai invité dès mai dernier à l’OCDE à lancer un groupe de travail conjoint entre les Etats-Unis, l’Union européenne, la Chine et le Japon.

Nous devons clarifier les règles existantes, améliorer le règlement des différends, adopter une régulation plus efficace sur le plan international et intégrer dans notre politique commerciale nos propres exigences sociales et environnementales. On ne peut pas avoir une politique commerciale qui, en quelque sorte, serait pensée à part de tout.

J’invite ainsi les représentants de ces puissances en marge du 11 novembre prochain à Paris à tenir une première conférence sur ce sujet. Je pense que nous pourrons en quelques mois bâtir un système plus efficace et plus équitable, et que nous pouvons ne pas céder en effet, là aussi, à l’hégémonie de l’un et à la division de tous.

Je crois en effet également qu’en matière sociale, notre ordre mondial peut être bien mieux régulé. Et je pense que les 100 ans de l’OIT en 2019 doivent nous permettre d’aller plus loin et de marquer une nouvelle ambition. Partout où la mondialisation est critiquée, ce qu’on critique, ce sont ces aberrations sociales, ce que critiquent les classes populaires et moyennes, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, comme dans notre pays, c’est le fait qu’elles ne s’y retrouvent plus, que cet ordre a construit des inégalités que j’évoquais tout à l’heure, qui ne sont plus soutenables.

Il nous faut donc les penser, non pas les uns contre les autres, mais construire, comme nous avons su le faire dans d’autres domaines, les voies et moyens d’une coopération internationale, qui puisse nous aider à définir des standards communs, et donc penser, là aussi, la convergence de ceux qui le veulent, la coopération de tous. C’est pourquoi je veux faire de la question des inégalités le sujet majeur de l’engagement français durant l’année qui s’ouvre, notamment au G7, que nous présiderons en 2019.

C’est, au total, cette refondation de l’ordre mondial qui est notre cap. La France et l’Europe y ont un rôle historique à jouer. Je ne crois pas que l’avenir du monde se bâtira sur des hégémonies, ni sur des théocraties, ni sur de nouveaux totalitarismes. Mais cela suppose un sursaut immédiat de notre démocratie. Nous ne gagnerons pas cette bataille en disant simplement que les démocraties ont par définition raison, quand nous voyons partout les extrêmes monter, et cet ordre international se désagréger. Quand je parle d’un multilatéralisme fort, cela suppose de regarder ce qui, pour nos concitoyens, constitue des défis essentiels, et de savoir y apporter une réponse internationale.

C’est bien sur les failles de la gouvernance mondiale et l’affaiblissement des démocraties que la paix chèrement acquise de 1918 s’est brisée au cours des années 30. C’est pourquoi j’ai pris l’initiative d’inviter à Paris, pour les cérémonies du 11 novembre, plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement qui inaugureront le premier Forum de Paris sur la Paix. Ce Forum vise à renforcer notre action collective en associant Etats et organisations internationales, au premier rang desquels l’ONU, avec la société civile : les ONG, les entreprises, les syndicats, les experts, les intellectuels, les groupes religieux. La gouvernance internationale doit se décliner concrètement, et chaque citoyen peut y prendre part.

Cette refondation suppose précisément ce temps de réflexion, et ce sursaut commun, c’est celui, j’espère, que nous saurons faire vivre le 11 novembre prochain à Paris. Cette refondation suppose aussi que nous reconcevions nos organisations, nos instruments de concertation et nos coalitions.

En 2019, la France présidera donc le G7. Je souhaite que nous puissions en renouveler les formats et les ambitions. Nous devons, en restant un groupe cohérent porté par des niveaux de développement et d’exigences démocratiques communs, nouer un dialogue constant plus fort, avec la Chine sur le climat et le commerce, avec l’Inde sur le numérique, avec l’Afrique sur la jeunesse. En tout cas, nous ne devons pas reproduire ce théâtre d’ombres et de divisions qui, je crois, nous a davantage affaibli qu’il ne nous a fait avancer. Je proposerai donc d’ici à la fin de l’année aux autres pays membres une réforme, en lien d’ailleurs avec les Etats-Unis, qui prendront après nous la présidence du G7 en 2020.

Dans le monde entier, en Asie, en Amérique latine, en Afrique, ce sont ainsi de nouveaux équilibres, de nouvelles relations qu’il nous faut repenser sur la base du travail en profondeur que je vous ai demandé. Ainsi, en mars et en mai dernier, j’ai proposé à New-Delhi puis à Sydney de travailler à un nouvel axe indo-pacifique stratégique, qui ne doit pas être dirigé contre quiconque et peut être une contribution essentielle à la stabilité internationale. Nous sommes une puissance indo-pacifique avec plus de huit mille hommes dans la région et plus d’un million de nos concitoyens. Nous devons en tirer toutes les conséquences et je souhaite que vous puissiez décliner cet axe de l’océan indien à l’océan pacifique, en passant par l’Asie du Sud Est, de manière résolue, ambitieuse et précise.

Nous devons en effet construire une nouvelle relation à l’Asie. Elle se bâtira notamment autour de notre dialogue essentiel et fructueux avec la Chine. J’ai dit que je m’y rendrai chaque année et j’ai jeté les bases de ce dialogue il y a quelques mois à X’ian. La Chine a posé l’un des concepts géopolitiques les plus importants des dernières décennies avec ses nouvelles routes de la soie. Nous ne pouvons pas faire comme si cela n’existait pas. Nous ne devons céder à aucune fascination coupable ou court-termiste : c’est une vision de la mondialisation qui a des vertus de stabilisation de certaines régions mais qui est hégémonique. Et je souhaite donc que la France puisse porter une voix d’équilibre et de préservation à la fois de nos intérêts et de notre vision du monde dans ce dialogue constructif, exigeant et confiant avec la Chine.

Notre relation avec le Japon est aussi essentielle, qui présidera le G20 en même temps que nous le G7, et qui fut notre dernier invité du 14 juillet avec Singapour et dont l’actuelle saison culturelle en France montre la profondeur de nos liens. Les relations avec l’Inde, la plus grande démocratie du monde, et avec l’Australie, dans le cadre de la stratégie indo-pacifique sont essentielles. Mais c'est plus particulièrement avec l’Afrique que nous devons refonder ces coalitions contemporaines que j’évoquais à l’instant et notre capacité précisément à influer sur le cours du monde.

La leçon que nous donnent l’Ethiopie, le Liberia ou la Sierra Leone est qu’il n’y a pas de fatalité dans l’instabilité africaine, qu’il s’agisse des conflits internes ou des conflits entre voisins. L’Afrique n’est pas seulement notre interlocuteur pour parler des crises qui l’affectent, elle est d’abord notre alliée pour inventer les grands équilibres du monde de demain. C’est pourquoi je vous demande à tous d’être les acteurs de ce dialogue : la relation avec l’Afrique, et c’est un message essentiel que je veux ici vous faire passer, n’est pas que l’affaire de nos Ambassadeurs en Afrique. Quand je parle de l’Afrique, je parle de l’ensemble du continent africain dans sa diversité et ses richesses, comme je l’ai expliqué dans mon discours à Ouagadougou, en invitant tous les talents de nos deux continents, et notamment les jeunes européens et africains, à dialoguer sur leur avenir commun.

L’importance de l’Afrique pour la France, c’est non seulement celle du voisin le plus proche mais aussi une partie de notre identité, à travers notre histoire commune, à travers les diasporas que j’ai prévu de rencontrer cet automne et c’est pour nous la nécessité de mieux impliquer dans le renouveau de notre relation avec le continent ces dernières. Je compte également sur la contribution des membres du Conseil présidentiel pour l’Afrique, que je salue pour leur engagement à mes côtés.

Jamais nous ne remporterons la bataille que j’évoquais sur les biens communs, jamais nous ne parviendrons à construire ces nouvelles coopérations et alliances pour l’ordre international qui est le nôtre sans l’Afrique. Jamais nous ne remporterons la bataille pour la biodiversité ou contre le dérèglement climatique sans une participation active des pays africains. Je me rendrai au printemps prochain à Nairobi, au siège du PNUE, pour poursuivre la dynamique du Sommet One Planet en Afrique, sur le terrain.

L’Afrique est également le continent où se joue l’avenir de la Francophonie et, dans une large mesure, celui de notre langue, de notre influence culturelle. C’est la raison pour laquelle j’ai apporté le soutien de la France à la candidature endossée par l’Union africaine au poste de secrétaire générale de l’organisation internationale de la francophonie, dans la perspective du Sommet d’Erevan le 12 octobre prochain.

Nous avons lancé, à Lagos en juillet dernier, la saison des cultures africaines, qui sera organisée en France en 2020 et qui permettra, pour la première fois, à l’Afrique de se raconter elle-même, en France, dans tous les lieux de culture. N’Goné FALL sera la commissaire générale de cette saison culturelle. Je recevrai également cet automne le rapport de Bénédicte SAVOY et de Felwine SARR sur la restitution temporaire ou définitive à l’Afrique de son patrimoine culturel. Ce que nous construisons ce faisant, touche par touche et je ne peux détailler tous les axes de cette politique, c’est en quelque sorte la conversion d’un regard réciproque. Celle qui va permettre à la France de regarder différemment l’Afrique mais à l’Afrique également de se dire différemment, de raconter son propre passé, son propre présent différemment à la face du monde et de construire un nouvel imaginaire entre la France et le continent africain.

Je crois que c’est un élément essentiel de notre diplomatie car c’est l’une des clés des réponses à l’instabilité qui existe dans plusieurs régions de l’Afrique et c’est l’une des clés au rééquilibrage de notre relation sur tous les plans. L’Afrique est bien entendu aussi notre voisin méditerranéen. Nous sommes attentifs aux relations privilégiées que nous avons avec le Maroc, l’Algérie, la Tunisie où je me suis déjà rendu. J’aurai aussi l’occasion de faire une visite au Caire dans les prochains mois, au moment où l’Egypte prendra la Présidence de l’Union africaine. Et j’ai annoncé en début d’année à Tunis l’organisation d’un Sommet des deux rives, qui serait construit sur la base de l’actuel dialogue 5+5 mais de manière encore plus inclusive, avec une forte contribution des sociétés civiles. Dix ans après l’Union pour la Méditerranée, il nous faut retrouver le fil d’une politique méditerranéenne différente en tirant tous les enseignements de ce que nous avons réussi et de ce que parfois nous ne sommes pas parvenus à faire en impliquant toutes les sociétés civiles, mais en refondant une politique méditerranéenne plus inclusive qui est aussi sans doute l’une des conditions à la reconsolidation du Maghreb. Pour parler de la jeunesse, de la mobilité, de l’énergie, des échanges universitaires, cette politique est indispensable et nous allons, dans les prochains mois, préparer ce Sommet qui se tiendra à Marseille au début de l’été 2019.

Notre troisième objectif, Mesdames et Messieurs, est de renforcer l’influence de la France dans ce contexte. Je l’évoquais au début de mon propos en parlant de l’importance de la diplomatie économique. Notre pays a certes attiré cette année davantage d’investissements, de tourisme, de talents mais nous avons encore de nombreux défis. La France gagne aussi dans le domaine sportif avec l’attribution des Jeux Olympiques de 2024 ou la victoire des Bleus qui ont fait vibrer tout le peuple français en rapportant la Coupe du monde. Et cette victoire, la manière dont nos joueurs et nos concitoyens l’ont célébrée, ne font qu’augmenter les attentes vis-à-vis de la France.

Ce renforcement de l’attractivité dans tous les domaines, vos efforts y ont activement contribué. Ils ont été appuyés par les manifestations inédites que nous avons organisées depuis le début de l’année à Versailles, à Paris, ou ailleurs sur l’investissement avec le sommet Choose France, sur les nouvelles technologies avec Vivatech ou sur l’Intelligence Artificielle avec la présentation de la stratégie française devant de nombreux spécialistes internationaux à la fin de l’hiver. J’attends votre mobilisation quant au suivi de ces rencontres que nous répliquerons chaque année, et qui nécessitent nombre d’actions concrètes.

Des annonces importantes ont d’ores et déjà été faites à ces occasions par plusieurs grands groupes étrangers, montrant qu’il est possible de les faire travailler chez nous, en approfondissant avec eux un dialogue exigeant sur les aspects les plus complexes : la sécurité, la fiscalité, l’économie numérique. Et c’est dans ce même esprit que j’ai souhaité que la France puisse accueillir en 2023 les Olympiades des métiers et je voudrais que toutes nos ambassades se mobilisent pour accompagner notre candidature, car cela contribue aussi de ce rayonnement économique indispensable.

Dans le même temps, nous devons plus que jamais faire rayonner notre culture et notre langue. Je l’ai déjà évoqué à plusieurs reprises. Nous sommes sortis d’une vision défensive de la langue pour promouvoir enfin une politique offensive et décomplexée de la promotion du français et du plurilinguisme, qui accorde précisément toute leur importance aux langues régionales, qui reconnaît pleinement la place des auteurs africains et du monde entier dans la création littéraire francophone.

Je remercie à ce titre ma représentante personnelle pour la Francophonie, Leïla SLIMANI, pour son action dans ce domaine. Nous savions depuis des années, grâce à nos actions de coopération sur le terrain, qu’un changement de paradigme était indispensable. C’est aussi pour cela que j’ai décidé de stabiliser, pour la deuxième année consécutive, le budget de notre coopération culturelle en 2019.

D’ores et déjà, nous avons augmenté de 50 % le nombre d’heures de français proposées aux réfugiés, accru de 20 % le nombre d’écoles bilingues à l’étranger labellisés France Education, réuni tous les opérateurs concernés dans un consortium chargé de la formation des enseignements en Afrique francophone. Je salue également la création d’une Chaire francophone au Collège de France. Ces avancées sont considérables. Elles sont également favorisées par le dynamisme des journalistes de France Médias Monde et j’entends bien poursuivre avec vous et vous demander de redoubler d’efforts en ce sens, en lien avec l’Organisation internationale de la Francophonie comme en lien avec l’ensemble des opérateurs, dont TV5 Monde et l’Agence universitaire de la Francophonie.

Toutes ces actions d’influence ne seront possibles et efficaces en complément de la diplomatie économique que j’évoquais, que si nous redonnons à notre politique d’aide au développement une ambition nouvelle et en faisant une véritable politique d’investissement solidaire. La France, en effet, inscrit sa politique de partenariat et de solidarité internationale dans la poursuite des Objectifs du développement durable des Nations unies. Pour être à la hauteur de ces objectifs, j’ai décidé que notre nouvelle politique bénéficierait de moyens accrus, après une longue période de baisse, pour atteindre 0,55 % du revenu national brut en 2022. D’ores et déjà, pour garantir cette montée en puissance, le budget 2019 comptera un milliard d’euros en autorisations d’engagement supplémentaires.

Mais, je vous l’avais dit il y a un an, les moyens financiers à eux seuls ne sont pas suffisants. C’est une nouvelle méthode qui est nécessaire, à la fois en France et chez nos partenaires. D’ores et déjà, une nouvelle gouvernance a été mise en place avec la création d’un conseil national du développement. Le Premier ministre a reçu vendredi dernier le rapport qu’il avait demandé au Député Hervé BERVILLE et je remercie ce dernier pour le travail qu’il a mené et la large consultation ainsi conduite. Comme il le propose, une nouvelle dimension partenariale sera mise en place pour mieux associer la société civile, la jeunesse, les entreprises, les diasporas.

Cela implique d’agir au plus près du terrain. Je soutiens à cet égard la proposition de rehausser les moyens mis à disposition directement de nos Ambassades pour encourager les initiatives locales. Sur l’égalité femmes/hommes, sur le soutien à l’innovation, vous devez être les premiers acteurs et les premiers relais de la volonté politique que j’ai exprimée. Je soutiens également l’idée d’une nouvelle loi d’orientation et de programmation pour entériner notre trajectoire d’aide et rénover le cadre de notre politique de coopération internationale.

Une politique ambitieuse d’évaluation sera mise en œuvre pour suivre les résultats de cette aide en toute transparence et des réorganisations profondes seront conduites autour de l’AFD. Je vous demande également de bien veiller dans le monde entier à ce qu’une grande cohérence et une grande complémentarité soit respectée entre nos priorités nationales et les programmes européens de coopération et de développement. C’est, je crois, un gage de cohérence et d’efficacité pour nous tous.

Je finirai mon propos par le quatrième axe développé l’année dernière, sans doute encore plus d’actualité aujourd'hui, qui est notre priorité européenne. J’ai, au fond, tout au long de mon discours rappelé l’importance de l’Europe, qu’il s’agisse de notre sécurité, de notre capacité à refonder l’ordre international ou de promouvoir notre propre intérêt. Le faire seul est la plupart du temps, si ce n’est voué à l’échec, beaucoup moins efficace. Le faire avec une voix européenne forte, cohérente est, je crois, le gage de notre réussite. Depuis un an et notre dernier échange, nous avons proposé, nous avons avancé, nous avons d’ores et déjà construit des alliances. Lors du discours de la Sorbonne en septembre dernier, j’ai proposé une vision complète, ambitieuse d’une Europe plus souveraine, plus unie, plus démocratique. Sur cette voie, nous avons déjà obtenu de premiers résultats en matière de défense – je les évoquais tout à l'heure -, en matière de travail détaché, en matière de convergence sociale et fiscale, de politique commerciale. Nous aurons dans les prochains mois à continuer le travail en matière de migration ou de numérique.

Nous avons, sur cette base et compte tenu du contexte politique que notre premier partenaire allemand a eu à connaître, mené un travail durant plusieurs mois qui a permis à Meseberg en juin dernier de sceller une étape historique entre la France et l’Allemagne et de construire un document stratégique qui, sur tous ces points, y compris celui d’un budget de la zone euro, nous fixe un agenda commun d’ici à 2021 qui permettra, je crois, de développer de manière cohérente cette vision d’une Europe souveraine, unie et solidaire qui doit être la nôtre.

Culture et éducation ; climat et énergie ; santé et alimentation ; numérique et innovation : dans chacun de ces domaines, nous avons avancé et proposé une initiative commune. Nous avons aussi adopté une méthode ambitieuse, celle de parler à tout le monde, là aussi en Europe. J’ai visité en un an plus de la moitié des pays de l’Union européenne. J’ai évidemment échangé avec l’intégralité, de manière bilatérale, des chefs d’Etat et de gouvernement. J’ai souhaité marquer le premier été par une tournée en Europe centrale et orientale et je serai demain au Danemark où aucune visite d’Etat n’a eu lieu depuis trente-six ans puis en Finlande.

Nous avons parfois oublié certains pays de l’Europe sous prétexte que nous les voyons à chaque conseil européen. Mais il y a à convaincre, à comprendre aussi la dynamique profonde de nombre de peuples européens à construire une relation bilatérale forte qui serve notre politique européenne. L’Europe ne se fait ni à Bruxelles, ni à Paris, ni à Berlin : elle se construit dans la diffusion inlassable de nos idées, de nos projets, de manière non hégémonique.

Je vous le dis aujourd'hui avec gravité et humilité : ce combat européen ne fait que commencer. Il sera long, il sera difficile. Il sera au centre de l’action de la France tout au long de mon mandat et en particulier dans l’année qui s’ouvre, car nous sommes au milieu d’une crise européenne.

Partout en Europe, les doutes sont là. Le Brexit en est un symptôme. La montée des extrêmes est presqu’une règle générale et la France fait figure d’exception. Les divisions entre le nord et le sud sur le plan économique, entre l’est et l’ouest sur les sujets migratoires fracturent encore trop souvent notre Union européenne et nous vivons aujourd'hui une crise politique sur les migrations à laquelle nous devons faire face.

Alors face à cela, quelle réponse apporter ? Ne rien renoncer de l’ambition exprimée il y a un an. Rien. Au contraire, apporter davantage de clarté et quelques angles que je veux ici, pour conclure mon propos, partager avec vous. D'abord, de quelle Europe parlons-nous ? Quand nous parlons à l’Afrique, quand nous parlons de nous-mêmes, quand nous parlons de tous ces grands défis, le périmètre, le contour de cette Europe ne doit pas non plus faire l’objet d’une forme de confort intellectuel. L’Union européenne n’est pas écrite de tout temps et les modifications de son périmètre ne sont ni un drame ni forcément un mouvement qu’on devrait subir. Il y a bien évidemment d’abord le Brexit mais j’attire l’attention collective : n’y a-t-il pas quelque chose d’absurde dans une Union européenne qui aujourd'hui va consacrer une énergie colossale à discuter du Brexit et, en même temps, voudrait discuter du début d’une négociation d’adhésion de l’Albanie ou de tel ou tel autre pays des Balkans occidentaux ? Tous ces pays ont quelque chose à voir avec notre histoire et notre stratégie mais est-ce que nous sommes là, dans ce cercle initié et lucide, est-ce que nous pouvons être satisfaits de ce cours des choses ? Est-ce que nous pensons que c’est la meilleure manière de répondre à nos défis ? Est-ce que nous pensons que les choses vont comme elles vont, quand il s’agit du périmètre de l’Europe, de quelle Europe nous voulons ? Résolument pas.

Alors pour ce qui est du Brexit, je souhaite que l’accord se fasse d’ici à la fin de l’année en fixant le cadre de nos relations futures. Mais je le répète, le Brexit, c’est un choix souverain qu’il faut respecter, mais c’est un choix qui ne saurait se faire aux dépens de l’intégrité de l’Union européenne. C’est le choix du peuple britannique pour lui-même, mais pas pour les autres et la France souhaite maintenir une relation forte, privilégiée avec Londres, mais pas au prix de la dissolution de l’Union européenne. Et que l’intégrité soit défendue par la capitale dont c’est la cause, dans son propre pays, est une chose, mais nous avons à défendre l’intégrité de nos valeurs, de notre socle et de l’Union européenne. Et donc nous aurons sur ce point un dialogue exigeant, indispensable, mais il nous faudra, quoi qu’il en soit penser la relation de l’Union européenne après le Brexit avec Londres, c’est indispensable. Et le penser consistera justement à définir à tout le moins un partenariat stratégique à construire.

C’est la même exigence que je veux à nos frontières, j’ai déjà évoqué le cas de la Russie tout à l’heure, le cadre d’une architecture européenne de sécurité et de défense, mais nous ne pouvons durablement construire l’Europe sans penser notre relation à la Russie et la Turquie. La penser sans complaisance et sans naïveté. Est-ce que nous pensons aujourd'hui là aussi de manière lucide et sincère que nous pouvons continuer une négociation d’adhésion à l’Union européenne de la Turquie, quand le projet chaque jour réaffirmé du président turc avec lequel j’ai eu une intensité de contacts inédite depuis un peu plus d’un an, est un projet panislamique régulièrement présenté comme antieuropéen, dont les mesures régulières vont plutôt à l’encontre de nos principes ? Résolument pas. Et là aussi nous devons sortir de l’hypocrisie pour construire une solution me semble-t-il plus efficace, plus cohérente pour nous. Il nous faut donc construire un partenariat stratégique qui n’est pas l’adhésion à l’Union européenne, mais un partenariat stratégique avec la Russie et avec la Turquie, parce que ce sont deux puissances importantes pour notre sécurité collective, parce qu’il faut les arrimer à l’Europe, parce que l’histoire de ces peuples s’est fait avec l’Europe et que nous devons ensemble construire notre avenir. Et donc sur tous ces plans il faut une relation que nous avons à réinventer, sur un plan exigeant, mais sans céder à l’espèce de tâtonnement bureaucratique auquel nous nous sommes habitués sur ces sujets.

Nous sommes sortis de la guerre froide et la Turquie du président ERDOGAN n’est pas la Turquie du président KEMAL. Ces deux réalités sont là et il nous faut en tirer toutes les conséquences.

Ensuite il faut assumer, accepter, porter le fait que cette Europe sera une Europe de plusieurs cercles, parce que c’est déjà le cas et donc il faut accepter qu’il y ait une Europe large, peut-être plus large que l’Union européenne, le Conseil de l’Europe étant d’ailleurs cette base la plus large, fondée sur nos principes, qui parfois sont remis en cause au sein même de l’Union. Mais il y a donc la place pour une Europe large, la place pour un marché commun et en ce cœur la place pour des coopérations renforcées, une intégration plus forte. Et cela suppose d’avoir un peu d’audace et d’accepter de revisiter des tabous de part et d’autres, des tabous de transfert d’un côté du Rhin, des tabous de changement de traité de l’autre côté du Rhin. Et sur ce point la vision que porte la France aujourd'hui, celle que nous porterons dans le cadre des échéances à venir, suppose une révision des traités qu’il s’agisse de la réforme de l’Union européenne comme de la zone euro, je la souhaite et je souhaite que nous puissions la construire sur la base des consultations démocratiques en cours, sur la base des résultats des élections européennes à venir et d’un travail intergouvernemental qui s’imposera dans les semestres qui viennent. Parce que nous avons besoin de repenser notre organisation collective, nous avons besoin d’une Commission plus efficace et moins nombreuse et nous avons besoin de repenser les axes stratégiques de cette Europe.

Enfin, nous serons et nous sommes aujourd'hui collectivement testés parce que cette Europe, je l’ai dit à plusieurs reprises et je viens de parler de son périmètre, de son étendue, a à faire face à tous les défis contemporains dont je vous parle depuis tout à l’heure. Et nous n’avons qu’une réponse européenne crédible : celle de notre autonomie stratégique. La question n’est pas de savoir si nous arrivons à convaincre les Etats-Unis d’Amérique, c’est un grand peuple et un grand pays, la question est de savoir si les Etats-Unis d’Amérique nous regarde comme une puissance avec une autonomie stratégique, c’est ça la vraie question qui est posée pour l’Europe aujourd'hui. Et force est de constater qu’aujourd'hui ce n’est pas le cas, nous devons nous regarder avec lucidité, quand bien même celle-ci est cruelle, je ne crois pas très sincèrement aujourd'hui que la Chine ou les Etats-Unis d’Amérique pensent que l’Europe est une puissance avec une autonomie stratégique comparable à la leur. Je ne le crois pas.

Et je crois que si nous ne parvenons pas à construire cela, nous nous préparons des lendemains moroses. Et donc comment construire cette véritable souveraineté européenne ? Eh bien en répondant aux défis dont j’ai parlé depuis tout à l’heure, en faisant de l’Europe, le modèle de cette refondation humaniste de la mondialisation. C’est ça le défi qui est le notre et c’est ça exactement le débat qui est posé aujourd'hui au peuple européen dans le cadre des élections qui adviennent.

Il y a le choix clair d’un côté, l’Europe n’est pas efficace, elle ne répond plus à ces défis de la mondialisation, ce n’est pas totalement faux. Elle n’a pas d’autonomie stratégique, il faut donc la désagréger.

Alors les plus sophistiqués vous diront : nous sommes pour la désagréger, sauf lorsqu’elle nous apporte quelque chose, parce que l’Italie est contre l’Europe qui n’est pas solidaire sur le plan migratoire, mais elle est pour l’Europe des fonds structurels lorsque j’écoute certains ministres ; le président du conseil italien le sait bien d’ailleurs, il est sur une ligne beaucoup plus structurée. La Hongrie de Viktor ORBAN, elle n’a jamais été contre l’Europe des fonds structurels, de la politique agricole commune, mais elle est contre l’Europe quand il s’agit de tenir de grands discours sur la chrétienté. Et donc il y a une voie claire de l’opportunisme européen, mais du nationalisme revendiqué, désagrégeons cette structure bureaucratique, elle ne nous apporte plus rien, faisons semblant d’oublier ce qu’elle nous apporte et assumons une ligne claire.

De l’autre côté, il nous faut porter une ligne, là aussi claire, celle d’une volonté de souveraineté européenne, en quoi et comment l’Europe peut apporter seule une réponse à nombre de nos défis ? Et je crois que c’est le cas, et je crois que c’est tout particulièrement le cas pour ce qui est de la crise politique aujourd'hui qui sévit en Europe. Je parle de crise politique, parce que les sujets dont nous avons parlé tout l’été en matière de migration, sont avant tout une crise politique. L’Europe a eu à subir en 2015 une vraie crise migratoire, quand des millions d’Afghans, de Syriens sont venus en raison des conflits. L’Europe a eu à subir, il y a un peu plus d’un an une vraie crise migratoire venant de Libye mais ces flux ont été divisés par dix ces dernières semaines, ce n’est pas une crise migratoire, c’est une crise politique, celle de la capacité justement à répondre à ce défi.

Sur ce sujet, il faut regarder les choses en face, pourquoi avons-nous cette crise politique européenne et en particulier italienne ? Parce qu’il n’y a pas eu de solidarité européenne. Pourquoi avons-nous eu une crise politique en Grèce naguère ? Parce qu’il n’y avait pas eu de solidarité européenne. C’est pour ça que j’ai toujours lié la solidarité européenne avec une vraie politique de souveraineté et donc ce qui arrive en Italie, nous l’avons produit politiquement par notre absence de solidarité. Est-ce que cela excuse les discours xénophobes, les facilités ? Je ne le crois pas et je crois que d’ailleurs ces mêmes xénophobes n’apportent aucune solution au mal qu’ils dénoncent. Parce que, qu’ils aillent chercher la solidarité de ceux dont ils veulent se séparer, grand bien leur fasse, ça ne marche pas souvent, et d’ailleurs tous ceux qui portent une voix nationaliste ou unilatérale s’entendent très bien pour dénoncer l’Europe, s’entendent rarement pour trouver les solutions communes, y compris pour eux-mêmes. Les axes dont on nous parle n’apportent aucune solution, aucune.

Et donc sur ce sujet, je crois que la France, avec les partenaires constructifs et la Commission européenne, doit mettre en place, contribuer à mettre en place un dispositif pérenne, respectueux des principes humanitaires et du droit solidaire et efficace. Ce qui veut dire que nous ne devons, ni ne pouvons sortir du droit d’asile tel que nous l’avons pensé. J’écoute chaque jour les discours qui disent « ne prenez pas les gens, ne les acceptez pas, c’est de la faiblesse, de la bonne volonté », la France, et je m’en félicite, fait partie des pays qui durant la crise politique de cet été a accueilli le plus de réfugiés, 250, je vous invite à garder en mémoire la proportion de ces chiffres, parce que sur la base des cinq missions de l’OFPRA que nous avons organisées, nous les avons identifié comme relevant du droit d’asile. Mais qui sont les responsables politiques, responsables fondamentalement, lucides, qui peuvent nous expliquer qu’on devrait renoncer au respect du droit d’asile en France et en Europe ? Mais ce droit d’asile, il est dans notre constitution, nous Français, il est dans tous nos textes européens. La clé simplement, c’est d’accepter cette différenciation. Il y a ceux qui relèvent du droit d’asile qu’il faut accueillir de manière inconditionnelle en ayant la bonne organisation, avec l’autre rive de la Méditerranée et avec le reste de l’Afrique et il y a ensuite une politique de migration à construire au niveau européen avec l’Afrique pour éviter, réduire, maitrise les flux migratoires liés à des migrations économiques et organiser un retour beaucoup plus efficace à ces derniers.

C’est le sens même de la loi qui sera promulguée dans quelques jours et que nous avons prise pour la France, c’est le sens même de l’action que nous portons en Europe, et du partenariat que nous voulons construire, avec l’ensemble des Etats africains, comme nous avons commencé à le faire, à Abidjan, à la fin de l’année dernière, dans le dialogue entre l’Union européenne et l’Union africaine, à Paris, il y a un an jour pour jour, avec l’Union africaine et nombre de pays d’origine et de transit, et avec nombre de nos partenaires, c’est cela la bonne réponse à la crise migratoire.

C’est donc une politique européenne, exigeante, qui respectent nos valeurs, mais qui, parce que nous aurons trouvé les règles communes d’une protection aux frontières, et d’une solidarité interne, sera enfin efficace. La France a un défi migratoire, nous sommes le pays qui a eu à recevoir quasiment le plus de demandes l’année dernière, le deuxième pays de demandes d’asile, un peu plus de 100 000, mais aucun n’est arrivé par des routes dites primaires. C’est l’incapacité de l’Europe à gérer le sujet migratoire qui fait que nous avons eu autant de demandes d’asile. Et donc j’invite toutes celles et ceux qui tiennent des discours sur ce sujet à regarder la réalité des faits. Si nous avons une organisation plus efficace au niveau de l’Europe, alors, nous avons une partie de la réponse à nos propres défis, et parfois à nos propres craintes.

Il faut le construire, de manière durable, exigeante, avec l’ensemble des partenaires concernés. Mais plus largement, vous l’avez compris, sur chacun de ces sujets, je plaiderai pour que l’Europe puisse être cette puissance qui, comme je viens de le dire, pour le sujet des migrations, et bien, construira les solutions auxquelles nous croyons dans la mondialisation. Une puissance économique et commerciale à travers une zone euro plus forte, une défense de nos intérêts stratégiques et commerciaux, une indépendance financière avec des mécanismes que nous devons proposer, et c’est la demande que nous avons faite à la Commission, pour asseoir l’autonomie financière de l’Europe, et mettre enfin fin à l’extraterritorialité de certaines décisions financières et monétaires.

Une puissance économique et commerciale qui construira la convergence fiscale et sociale en son sein. Je veux une Europe qui soit puissance numérique, et de l’intelligence artificielle, à travers les initiatives que nous avons commencé à prendre, d’un fonds pour les innovations de rupture, d’un vrai marché unique du digital, d’une taxation juste des acteurs du numérique. Une Europe puissance écologique, alimentaire, et sanitaire, qui permette partout en Europe de garantir les mêmes droits d’accès à une nourriture saine et à un environnement plus sain.

Cette vision-là, nous la portons ; la mener seuls au milieu d’autres acteurs européens qui ne la suivent pas est impossible, c’est au niveau européen que nous devons mener, et que nous mènerons jusqu’à son terme le combat pour la fin du glyphosate, que la France a initié, je le rappelle, et sans la France, c’était quinze ans d’autorisation qui étaient à nouveau octroyés au glyphosate partout en Europe, mais également pour un prix unique du carbone, pour une vraie souveraineté énergétique, pour une vraie stratégie du renouvelable.

Je crois à cette vision d’une Europe où à l’heure des choix qui est le nôtre, il y a la possibilité pour un humanisme progressiste, en Europe, je crois qu’il y a la possibilité pour un chemin qui permettra de faire pleinement percevoir à nos concitoyens que l’Europe, sur nombre de sujets qui les inquiètent n’est pas simplement une partie de la réponse, mais le cœur de notre autonomie stratégique, le cœur de la réponse que nous pouvons apporter à nos peuples, et vis-à-vis de nos partenaires.

Nous devons écrire et raconter l’histoire de l’Europe que nous voulons, en démontrer les résultats concrets, afin de convaincre nos concitoyens que la voie de la coopération en Europe, dans le monde, est la seule qui puisse conduire à des relations de confiance mutuelle dans l’intérêt de la France.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, je vous ai présenté nos priorités pour l’année à venir autour de ces quatre piliers que j’avais définis l’année dernière. Vous les mettrez en œuvre sous la conduite du Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves LE DRIAN, que je remercie à nouveau du travail sans relâche qu’il effectue, à Paris et autour du monde, efficacement épaulé par Nathalie LOISEAU et Jean-Baptiste LEMOYNE et par tous les agents du Quai d’Orsay, au service de notre pays. Je souhaite ici leur exprimer, vous exprimer à tous ma gratitude pour le dévouement, les compétences, l’intelligence, l’engagement et le courage.

Sur chacun des enjeux que je viens de décrire, la bataille n’est pas gagnée, et la France, parfois, semble avoir une voix solitaire, en tout cas, c’est ce que certains dénoncent ou voudraient railler. Je ne crois pas que cette voix soit solitaire, je crois qu’elle est attendue, je crois qu’elle est souhaitée, et je crois qu’elle est fidèle à ce qu’est notre histoire, je crois qu’elle doit rompre aussi avec des habitudes ou des automatismes, et qu’elle doit chercher partout cette exigence qui nous est imposée.

Il y a 40 ans, quasiment jour pour jour, SOLJENITSYNE prononçait à Harvard un très grand discours qu’on a appelé après le Déclin du courage, et il disait déjà à peu près tout de ce que je viens de décrire, sur la fragilité du monde occidental qu’il avait pourtant découvert et qui était perçu comme le lieu de toutes les promesses. Ce que nous devons enrayer aujourd’hui, c‘est précisément le déclin du courage.

Et donc pour y faire face, notre vocation est partout, et c’est ce que j’attends de vous, d’être une puissance médiatrice, une puissance diplomatique, militaire, culturelle, éducative, nationale et européenne, et d’être toujours médiatrice, médiatrice, ça veut dire que la France ne renonce jamais à porter sa voix, mais qu’elle cherche toujours à construire des alliances sur cette base, ça n’est pas une puissance de compromis, ça n’est pas une puissance médiane, c’est une puissance de médiation, celle qui justement cherche à bâtir cet ordre international qui, seul, je le crois très profondément, nous permettra de rendre un peu plus humaine et humaniste, la mondialisation qui est la nôtre.

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vendredi 24 août 2018

RDC: Le Dr. Fweley Diangitukwa remet Léonbitch Kengo à sa place !

Dr. Fweley Diangitukwa

Acteur politique dans la diaspora congolaise, le professeur Fweley Diangitukwa est l'un des nos meilleurs analystes politiques. Personne n'a écrit autant que lui sur la République démocratique du Congo. Les Congolais lisent-ils ? Prennent-ils le temps de lire Fweley Diangitukwa ? A Réveil FM International, nous rigolons à chaudes larmes. En effet en hommage à l'ancien secrétaire Général de l'ONU, nous avions volontairement titré: RDC, Kofi Annan n'a jamais teint ses cheveux ! Dans l'article, nous avions mis en exergue le cas de Léonbitch Kengo wa Dondo, édenté de la Gare du Nord et président illégitime depuis 2012 du sénat godillot de la République démocratique du Congo, plus âgé que Kofi Annan, qui se teint les cheveux. Cela n'a pas tardé, des lobbyistes patentés l'ont fait passer sur RFI, le lendemain. Lui qui était silencieux depuis des lustres, comment Léonbitch Kengo, a-t-il pu sans gène s'exprimer sur RFI, avec un raisonnement biaisé et alambiqué? Et les Congolais envoûtés scandent sans rire: "Kengo Alobi ehh" ! Léonbitch Kengo en tant que juriste ne sait-il pas que demander l'amnistie à un imposteur-usurpateur et illégitime de Chef d'Etat, c'est reconnaître sa culpabilité et reconnaître aussi la légitimité d'un illégitime ? Voilà un individu Léonbitch Kengo qui a occupé des hautes fonctions dans notre pays, qui réfléchit comme un primairien. Sur RFI, Léonbitch Kengo dévoile le macabre complot contre le peuple congolais, Emmanuel Ramazani Shadary n'est qu'un potiche, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale n'est pas disposé à lâcher les manettes de la RDC, il s'accroche !

Léonbitch Kengo 83 ans se teint les cheveux !

Avant la lecture de l'appel de Fweley aux leaders et compatriotes de l'opposition, relisons-ceci: "Notre pays est arrivé à un tournant de son histoire qui nécessite l’union de notre intelligence collective. À trois reprises, notre pays a été dominé et sauvagement pillé : d’abord par le roi des Belges, Léopold II, qui avait donné la forme actuelle de notre pays et qui en avait fait sa propriété privée en s’appuyant sur les hommes qu’il envoyait dans sa colonie pour l’exploiter à son compte. Ces derniers en avaient profité pour s’enrichir eux aussi. À partir de 1908, l’État belge avait poursuivi l’œuvre macabre de son Roi ; ensuite, le 24 novembre 1965, le colonel Joseph-Désiré Mobutu avait fait un coup d’État en s’appuyant sur ses « compagnons de la révolution ». L’enrichissement rapide et illicite était la seule préoccupation de différents dirigeants du Mouvement populaire de la Révolution (MPR) ; enfin, depuis 1997, le Congo est tombé entre les mains d’un conglomérat d’aventuriers venus du Rwanda et de l’Ouganda épaulés par des Congolais qui ont vendu leur âme au diable. Tous, sous la conduite de Joseph Kabila, poursuivent les mêmes ambitions que les colons de Léopold II et les « compagnons de la révolution » de Joseph-Désiré Mobutu. À présent, notre aujourd’hui est bloqué et notre avenir commun est incertain."Appel à tous les intellectuels congolais de souche : l’avenir du Congo est notre responsabilité commune. Agissons ensemble. 21 avril 2018, www.fweley.wordpress.com

Nous n'aimons pas lire et nous ne voulons pas lire. Ceux qui s'époumonent pour écrire

Aux leaders et Compatriotes de l’opposition,

En date du mercredi 8 août 2018 à 21:52, j’ai largué un très court message qui a suscité le courroux de l’un de nos compatriotes qui l’a vite qualifié de « piètre sortie pour un professeur ». Plusieurs échanges ont suivi que vous pouvez lire ci-dessous. Le président du Sénat, sans mandat depuis 2012, M. Léon Kendo wa Dongo, vient de me donner raison en vendant publiquement la mèche du plan minutieusement concocté par le PPRD en accord avec la CENI. Celui qui s’est attaqué à moi peut boire sa honte en cachette et mesurer la longueur d’avance que je n’ai cessé de prendre dans l’analyse de la politique de notre pays. Sans prétention aucune, j’ai un avantage sur beaucoup de compatriotes puisque je réfléchis à l’intérieur de ma discipline de prédilection qui est la science politique, contrairement à celui qui a qualifié mes propos de « piètre sortie pour un professeur » qui n’est pas un expert dans ce domaine. Le professeur que je suis a vu juste sur la stratégie conçue par le PPRD pour le court et long terme.

Dans ce papier, je reprends d’abord ce que j’ai dit le 8 août qui a suscité colère, injure publique et multiples commentaires de mes compatriotes. Ensuite, je reprends les propos du président Joseph Kabila sans mandat depuis décembre 2016 puis les propos du président du Sénat, M. Kengo – lui aussi sans mandat depuis 2012 –, qui confirment les propos que j’ai jetés précocement comme un poisson dans la mare. Je conclus par un unième appel aux leaders de l’opposition et aux compatriotes. Je précise que je ne suis candidat à rien, sinon à l’unité de l’opposition.

Voici ce que j’ai écrit le 8 août 2018 :

"Désormais, la mort dans l’âme, les laudateurs doivent apprendre à intégrer, à prononcer et à écrire un autre nom pour poursuivre leur culte de la personnalité... Ils doivent faire le deuil de l’ancien pour porter les habits neufs de l’autre, à moins qu’ils acceptent de disparaître avec leur ancien maître. Après combien de temps vont-ils réapparaître sur la toile et quel sera leur nouveau discours, eux qui ne juraient jusqu’à hier que sur le nom de leur Raïs ?

La roue de l’histoire commence à tourner.

Dans la République à démocratiser du Congo (RDC), le scénario de la Russie (Poutine - Medvedev - Poutine) vient d’être planté. Il appartient maintenant aux Congolais d’empêcher sa réalisation".

Voici ce qu’a dit, au sommet de la SADC en Namibie, M. Joseph Kabila, président sans mandat depuis décembre 2016 :

"Depuis hier je réfléchis sur un discours d’adieu (rires dans la salle). Ce sacrifice n’est pas vain parce qu’il a consolidé un processus de démocratie irréversible. Nous allons continuer de l’avant avec les prochaines élections à la fin de cette année. Il est clair qu’en dehors de la démocratie et des élections, la stabilité économique et sécuritaire demeurent nos préoccupations. Je conclus par des mots de remerciements. A tous les anciens chefs d’État de la SADC. Certains sont dans la salle. Merci de m’avoir partagé de votre expérience pendant 17ans. A mes collègues merci de m’avoir aidé à rendre ma vie un peu facile. A notre organisation, notre famille je dis simplement soyez forts, n’oubliez jamais le passé de notre région. Je suis très ému. Ma préférence n’est pas de dire adieu mais à nous revoir bientôt". Très lourd de sens pour un président qui prétend quitter ses fonctions.

Voici ce qu’a dit M. Léon Kengo wa Dongo, président du Sénat sans mandat depuis 2012 :

Au cours d’une interview accordée à Radio France Internationale (RFI), le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo estime que Joseph Kabila a toutes les chances de revenir aux affaires au cas où son dauphin remportait la présidentielle du 23 décembre. Kengo wa Dondo essaie de justifier son idée par le scénario russe entre Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev, qui se partagent les postes de président de la République et du chef du gouvernement, depuis près de 20 ans. Pour lui, la désignation d’Emmanuel Shadary pourrait permettre à Joseph Kabila de revenir aux affaires plus tard sans obstacle. « Le président est le garant de la Constitution. Il a respecté cette Constitution, personne ne peut émettre des critiques. Analysons tout, il fait passer Ramazani, Ramazani peut être élu une fois, lui peut revenir. Moi, je crois qu’il a bien joué. S’il revient après, il peut rester autant qu’il veut », a-t-il déclaré. Signataire de la charte du FCC (Front Commun pour le Congo), Léon Kengo wa Dondo a, lors de cet entretien, plaidé pour le retour de Moïse Katumbi en vue de participer au scrutin. Il a également promis de choisir librement le candidat président qu’il soutiendra pour la présidentielle. Sé/Fonseca Mansianga, in e-mail/Internet envoyé le 22 août 2018 par Mwalimu Kadari M. Mwene-Kabyana (Canada).

Le président du Sénat, sans mandat depuis 2012, a dit (je ne reprends pas ses idées mot à mot mais je les résume), plaidant pour le retour de M. Moïse Katumbi au Congo, que celui-ci peut revenir et déposer sa candidature. [Il a vite ajouté, je le cite :] « Il n’est pas dit qu’il va gagner. S’il gagne, bon c’est un fils du pays ». Il faut noter que, dans sa plaidoirie, il a commencé par la négation ou le refus : « il n’est pas dit qu’il va gagner ». Par ces mots, il a informé le président sans mandat, que tout a été préparé pour que M. Moïse Katumbi ne gagne pas l’élection présidentielle. La phrase qui a suivi – à l’affirmative – n’est qu’une formalité qui complète sa pensée négative. L’emploi du conditionnel n’est qu’une volonté de voiler son plan. Notez que M. Kengo n’accorde aucune chance à M. Shadary de briguer un second mandat (quelles que soient ses performances au cas où il gagnerait), exactement comme dans le cas de la Russie. Ceci signifie en clair qu’après l’élection présidentielle de décembre 2018 – si l’opposition et le peuple congolais ne font rien pour la sortie définitive du PPRD du pouvoir –, le Parlement et le Sénat feront sauter les articles verrouillés de la Constitution pour permettre le retour et la permanence de M. Joseph Kabila au pouvoir. Un avenir très sombre !!!!

Mon unième appel à l’opposition

Ce qui précède montre clairement le choix cynique du camp au pouvoir qui cherche par tous les moyens à conserver le pouvoir en organisant des élections de formalité pour montrer à l’opinion internationale que l’État à démocratiser du Congo (RDC) a organisé des élections « prétendument transparentes ». Il faut croire que certaines puissances appuient les dirigeants actuels dans cette voie.

Pendant ce temps, on apprend qu’« en attendant la liste provisoire de la présidentielle au prochain scrutin qui sera publiée ce 24 août 2018 (c’est-à-dire demain), les questions ne cessent de se poser concernant la candidature commune de l’opposition. Alors qu’au sein de l’UDPS, tout est bien clair. Au cas où leur candidat sera éligible à la présidentielle, pas question de céder la candidature commune à un autre parti de l’opposition. Peut-être dans le cas d’une inéligibilité de Félix Tshisekedi que les choses pourront se négocier autour de cette affaire ». Que se passera-t-il si chaque parti de l’opposition suit l’exemple de l’UDPS ? N’est-ce pas que M. Nangaa et le PPRD applaudiront ?

Alors que les gestionnaires de deux derniers mandants 2001-2011 et 2012-2016 (plus deux ans sans mandat électif, 2017-2018) n’ont pas été jugés par le peuple congolais pour établir ce qu’ils ont fait et n’ont pas fait.

Alors que M. Nangaa et sa CENI s’entêtent à ne pas prendre en considération toutes les accusations : machine à voler les voix des électeurs, 10 millions d’électeurs sans empreinte digital, mineurs sur les listes électorales, bureaux fictifs, électeurs de la diaspora non recensés, lieu réel du Serveur non indiqué, etc., l’opposition accepte d’aller aveuglément aux élections comme un mouton qu’on amène à l’abattoir pour être égorgé. À la différence que le mouton ne sait pas ce qui lui arrivera, en revanche, pour les candidats à l’élection présidentielle dans la République à démocratiser du Congo (RDC), par la voir du président du Sénat sans mandat depuis 2012, M. Léon Kengo, vient de leur dire clairement ce qui va se passer pour que le PPRD conserve le pouvoir qu’il chérit bien depuis 2001.

Malgré la cruauté des aveux de M. Léon Kengo wa Dondo sous forme de « révélations qui ne disent pas leur nom », l’opposition commence à refuser l’idée de la candidature commune. À la place de l’Union qui fait la force (devise belge), c’est l’égoïsme partisan qui prend le dessus. M. Jean-Marc Kabund-a-Kabund, Secrétaire Général de l’Union pour la Démocratie et le progrès social (UDPS), s’est déjà exprimé sans mâcher les mots, en disant que « la seule candidature que l’UDPS soutiendra, pour briguer la magistrature suprême est celle de Félix Tshisekedi, pas une autre ». Cette prise de position s’expliquerait si notre pays était un État normal, or nous sommes un pays sans État (dixit pasteur Ekofo). Dans un tel contexte, l’incitation à ne voter que pour le candidat de son parti est un choix qui facilite le travail de Corneille Nangaa, du PPRD et Congolais corrompus de la FCC qui travaillent en commun pour l’échec de l’opposition. Le dernier voyage de M. Corneille Nangaa en Namibie avec M. Kabila est lourd de conséquence.

Chers Compatriotes de l’opposition Qu’est-ce qui est mieux : gagner l’élection présidentielle en se mettant ensemble ou échouer ensemble à cause de l’égoïsme de chaque parti ? La réponse à cette question permettra à notre pays de retrouver la stabilité et le développement à défaut il sombrera dans l’anarchie. Je m’adresse à la conscience de chaque leader de l’opposition et de chaque Congolais qui aspire à un changement de paradigme après tant de morts inutiles et d’années perdues.

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jeudi 23 août 2018

Haut-de-France: Relais de la Marcotte sur Macquigny !

Friha Malika et Marc Dewez, propriétaires de la Marcotte

C'est notre coup de cœur. Sur la route départementale D1029, entre Origny-Sainte Benoite et Guise, le Relais de la Marcotte Hameau est visible et imposant sur le Lieudit La Marcotte, 02120 Macquigny ! Marc Dewez (66 ans) et Friha Malika (60 ans) vivent ensemble depuis 36 ans, ils ont trois adultes. Ils sont propriétaires de La Marcotte. Marc Dewez et Friha Malika, deux anciens parisiens qui ont décidé de se poser en Haut-de-France. Ils ont acquis la Marcotte le 21 décembre 2012. Qui n'a pas ressenti un léger frisson le 21 décembre 2012? A cette date aurait dû survenir le cataclysme mondial annoncé par les Mayas. La Marcotte a ouvert officiellement ses portes, le 18 mars 2013. Marc et Malika ont gardé le nom Marcotte qui existait déjà. Ils se posent la question s'ils avaient bien fait de garder le même nom. Il faut dire que le marcottage est un méthode de multiplication facile à exécuter, qui consiste à enterrer la branche d’un végétal afin d’en produire un nouveau. Cela permet ainsi produire de nouvelles racines sans couper de rameaux tout en garantissant les chances de reprise de votre végétal. Marcotte signifie branche, attachée à une plante mère, que l'on met en terre pour qu'elle prenne racine à son tour.

Ils font tous les deux s'occuper de leur Marcotte, lui au bar et elle à la cuisine 100% fait maison. Marc et Malika portent leur affaire, ils en sont fiers et passionnés. Mais les recettes ne suivent pas. Macquigny qui n'a ni café ni brasserie, les clients sont rarissime ! C'est grâce à la retraite d'ancien directeur en informatique de Marc que la Marcotte tient encore debout ! Des mauvaises langues veulent qu'ils vendent et qu'ils partent. Une mauvaise publicité est faite contre la Marcotte pour que Marc et Malika puissent abandonner ! On sait comment cela se passe, on vous pousse à bout et on ramasse votre affaire contre une bouchée de pain. Marc et Malika sont des résistants. Ils résistent encore et encore, mais combien de temps.

Cadre idéal pour des réceptions, manifestations, anniversaires...tel que nous l'avons découvert. Au delà du coup de cœur, c'est une démarche de solidarité pour Marc et Malika pour qu'ils gardent leur affaire: La Marcotte. Comment les soutenir: automobilistes, routiers, touristes, baroudeurs, curieux en empruntant la D1029, arrêtez-vous au hameau Marcotte pour boire et manger.

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SADC: Thabo Mbeki récusé par le régime de Kinshasa !

Thabo Mbeki, ex-président Sudafricain et L'envoyé spécial de la SADC

Dans une maison, lorsque le père de famille tape souvent sur son épouse, affame et maltraite ses propres enfants, il est normal que le voisin intervienne et appelle la police. Des faux Lumumbistes, faux nationalistes et faux souverainistes ont pris en otage 80 millions d'habitants, ils s'enrichissent comme Crésus, ils tuent, pillent, assassinent impunément et ils s'étonnent que des voisins s'interfèrent. Au delà du problème de bonne gouvernance, du respect des droits de l'homme, la République démocratique du Congo a un grave problème insoluble de légitimité. Alias Joseph Kabila est illégitime, mais il fait comme si rien n'était ! Les députés et sénateurs n'ont plus de légitimité depuis 2012, mais ils continuent à siéger, percevoir des émoluments comme si de rien n'était, les ministres sont nommés par un président illégitime...Quelle légitimité à le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga pour parler au nom du peuple congolais ? Fieffé menteur, Pinocchio du régime dictatorial, le tchaku national fait son théâtre: il a oublié son passé de galérien et qu'en 1997, il avait traversé le fleuve Congo à pied ! Lorsque la politique devient un moyen pour enrichissement rapide et illicite, des politicailleurs affairistes s'en a pare, ils profitent des institutions pour engrager plus d'argent, ils se fouettent de la Constitution et des lois...mais surtout ils considèrent le peuple comme leur paillasson. Convictions et valeurs républicaines ne font pas bon ménage avec la classe politique congolaise qui est corrompue et toxique. La République démocratique du Congo a connu dès son accession à la souveraineté nationale et internationale, jusqu'à nos jours, des régimes politiques variés. Ces régimes ont été confrontés aux multiples crises de contestation de la légitimité de ses animateurs d'une part et d'autre part à l'instabilité politique chronique.

Thabo Mbeki n'est pas n'importe qui ! Le régime dictatorial et d'imposture de Kinshasa souffre d'amnésie. Il est étonnant que le Vuvuzélateur et ex-rebelle RCD-Goma, Lambert Mende Omalanga puisse réfuter Thabo Mbeki, ex-président de l'Afrique du Sud, que la nation arc-en-ciel a décidé d'envoyer pour jouer les observateurs en République démocratique du Congo, où le processus de l'après Kabila vient d'être engagé après qu'il a désigné Emmanuel Ramazani Shadari, comme son dauphin à l'élection présidentielle. Pourquoi récuser Thabo Mbeki en tant qu'envoyé spécial de la SADC, alors même que c'est lui, le même Thabo Mbeki qui organisa le dialogua inter-congolais à Sun-City en Afrique du Sud ? L'histoire de la République démocratique du Congo est un perpétuel recommencement.

C'est Thabo Mbeki alors Président de l'Afrique du Sud qui offrit gîtes et couverts aux seigneurs de guerre, rebelles, gangsters, bandits de grand chemin, troubadours ensanglantés et policailleurs ventriotes qui ont participé Dialogue intercongolais du 25 février 2002 au 19 avril 2002. Foulant aux pieds le principe de l'impunité, des seigneurs de guerre qui avaient fait couler le sang de leurs compatriotes congolais furent introduits dans les institutions républicaines. Le gouvernement 1+4=0 de Sun City avait montré ses tares et limites. Le dialogue intercongolais ne fut qu'une blanchisserie qui lave plus blanc des criminels, assassins, violeurs et voleurs qui n'ont aucun respect de rien. Lorsque des pseudo-nationalistes feintent de hausser le ton sur la souveraineté inviolable de la République démocratique du Congo, nous à Réveil FM International rigolons à chaudes larmes.

Souvenons-nous ! Dimanche, 5 Mai 1997-Ce jour-là, le maréchal Mobutu Sese Seko rencontre Laurent Désiré Kabila (alors président de l’AFDL), sur “Outeniqua”, navire de guerre sud-africain, ancré au large de Pointe-Noire/Congo-Brazzaville. Pour ce tête-à-tête, chaque camp refusait le lieu proposé par l’autre. Les Etats-Unis d’Amérique avaient finalement apporté leur appui aux négociateurs sud-africains en proposant que la rencontre se tienne en mer.

La réunion de quatre-vingt-dix minutes s'est tenue dans un conteneur aménagé pour la circonstance, en présence de Nelson Mandela, de son vice-président, Thabo Mbeki, et du médiateur de l'ONU et de l'Organisation de l'unité africaine, Mohammed Sahnoun.

Pour la première fois, Mobutu a annoncé qu'il avait l'intention de quitter le pouvoir. Il a proposé la mise en place d'un processus de transition suivi d'élections, auxquelles il ne se présenterait pas. D'autres sources, citées par le «Washington Post», ont confirmé que le vieux dictateur serait prêt à se retirer «pour soigner son cancer». D'autre part, Mohammed Sahnoun a annoncé à l'issue de la rencontre que, en «signe de bonne volonté», Kabila a ordonné à ses troupes d'arrêter leur progression, mais ce dernier «n'a pas utilisé le terme de cessez-le-feu. Il veut que les négociations conduisent à la fin des hostilités».

Le processus de dialogue a donc été entamé, ouvrant enfin un espoir de paix pour le peuple zaïrois, même si on est encore éloigné du but. Kabila, qui a pour lui l'avantage des armes - ses troupes seraient à 65 kilomètres de l'aéroport de Kinshasa -, a confirmé: «Mobutu m'a demandé de lui donner huit jours pour examiner notre demande de démission. J'ai accédé à cette requête et nous nous reverrons sur ce bateau d'ici à huit jours. Mais je lui ai dit, ainsi qu'aux médiateurs, qu'il n'y aurait pas de cessez-le-feu pendant qu'il examine nos demandes.» Et le chef de l'Alliance rebelle a insisté pour que le régime de transition chargé de préparer des élections soit placé sous sa propre autorité. Ce que Mobutu rejette pour le moment puisqu'il a affirmé ne vouloir remettre «le pouvoir» qu'il «détient» qu'à un «successeur élu».

Il aura fallu tout le poids du président sud-africain, Nelson Mandela, présent à bord du vaisseau de la marine sud-africaine «SAS Outeniqua» depuis trois jours pour que ce premier face-à-face entre Mobutu et Kabila se tienne avec les résultats annoncés. Alors qu'officiellement Mobutu attendait depuis vendredi de monter à bord, Kabila, resté dans la capitale angolaise Luanda, a plusieurs fois menacé de retourner à son quartier général zaïrois. Nelson Mandela aurait alors sommé ce dernier de ne plus tergiverser. De son côté, le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères, Aziz Pahad, a souligné samedi soir que Nelson Mandela «ne disposait pas d'un temps illimité. Le président a un pays à diriger», a-t-il déclaré, en ajoutant à l'intention des protagonistes zaïrois: «Nous espérons qu'ils vont commencer à résoudre leurs problèmes.» Le chef de l'Alliance rebelle est finalement arrivé à bord samedi soir en compagnie du vice-président sud-africain Thabo Mbeki.

Une nouvelle rencontre est prévue dans une dizaines de jours. A l'issue de la réunion de dimanche, Mohammed Sahnoun a conclu en ces termes: «Nous n'allons pas résoudre les problèmes du Zaïre aujourd'hui. Ce que nous faisons ici, c'est créer un espace propice au dialogue.» Que se passera-t-il sur le terrain durant ce délai? les deux protagonistes ne seront-ils pas tentés, l'un d'accroître son avantage militaire, l'autre de contourner sa promesse? Mobutu n'en est d'ailleurs pas, rappelons-le, à son premier engagement de processus démocratique non tenu.

Le partage équitable et équilibré a toujours été l'objectif de politicailleurs ventriotes congolais. D'ailleurs, une vieille tradition inaugurée en 1960, avec la Table Ronde de Bruxelles (janvier-févier 1960) veut que chaque fois que les Congolais sont appelés à résoudre une crise qui menace la survie de notre patrie, ils finissent par le partage des potes de responsabilités à divers : niveaux : gouvernement, parlement, entreprises publiques, diplomatie, magistrature, territoriale, armée, police, services de renseignements, etc. Les archives nationales renseignent que ce fut le cas avec les « pères de l’indépendance » à leur retour de Bruxelles, des « frères ennemis » congolais après la Conférence de Lovanium en 1961, de la Conférence Nationale Souveraine en 1992, du Conclave des Mobutistes et leurs alliés débauchés de l’Opposition en 1993, de l’association momentanée entre Mobutistes et dissidents de l’Union Sacrée en 1994 (3me Voie), du Dialogue Intercongolais en 2002 et, dernièrement, les Concertations nationales en septembre-octobre 2013.

S’il y a en République démocratique du Congo, un forum qui n’avait rien à envier à une « tombola nationale », c’est bel et bien le Dialogue Intercongolais, organisé de février à décembre 2002 à Sun City, en Afrique du Sud. Le partage du « gâteau national » entre belligérants, seigneurs de guerre,criminels patentés, opposants girouettes-tourneurs de casaque et société civile corrompue, avait donné, au sommet de l’Etat, un monstre dénommé 1+4 (un Président et quatre vice-Présidents)=0, une soixantaine de ministres et vice-ministres, un Parlement (Sénat et Assemblée Nationale) composé de tous les participants au Dialogue Intercongolais, quatre institutions d’appui à la Démocratie (Haute Autorité des Médias, Observatoire National des Droits de l’Homme, Commission Électorale Indépendante, Commission Vérité et Réconciliation) qui se sont fouvoyées, des quotas de mandataires publics, de gouverneurs de provinces, d’ambassadeurs, d’officiers de l’armée et de la police, de responsables des services de renseignements, etc.

Malgré la signature de l’accord de Sun City, beaucoup de recommandations n’ont pas été exécutées malgré la tenue des élections Louis Michel 2006 en République démocratique du Congo. La réconciliation nationale a été un raté et beaucoup d’anti-valeurs gangrènent la gestion de l’Etat !

Le dialogue inter- congolais tenu à Sun-City en Afrique du Sud, du 25 février 2002 au 19 avril 2002, fut une grande blanchisserie qui a lavé des criminels de tous leurs crimes et les a introduit dans les institutions républicaines. Le gouvernement 1+4=0 est le fruit de Sun-City. Qui se souvient des résolutions du dialogue inter-congolais ?

Préambule

Nous, Composantes et Entités du Dialogue intercongolais, Parties au présent Accord : le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), le Mouvement de Libération du Congo (MLC), l'Opposition politique, les Forces vives, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie/Mouvement de Libération (RCD/ML), le Rassemblement Congolais pour la Démocratie/ National (RCD/N), les Mai-Mai;

Conscients de nos responsabilités devant le Peuple Congolais, l'Afrique et la Communauté internationale;

Considérant l'Accord pour un cessez-le-feu en République Démocratique du Congo signé à LUSAKA les l0, 30 et 31 juillet 1999;

Considérant les Résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies relatives au conflit en République Démocratique du Congo, Considérant les Résolutions du Dialogue intercongolais tenu à Sun-City (Afrique du Sud) du 25 février 2002 au 19 avril 2002;

Prenant à témoin son Excellence Monsieur Ketumile MASIRE, Facilitateur neutre du Dialogue intercongolais; Son Excellence Monsieur Kofi ANNAN, Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies, représenté par Son Excellence Monsieur Moustapha NIASSE, Envoyé Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Dialogue inter-congolais, Son Excellence Monsieur Thabo MBEKI, Président de la République d'Afrique du Sud et, Président en exercice de l'Union Africaine;

Concluons le présent Accord global et inclusif sur la transition en République Démocratique du Congo, en convenant de ce qui suit :

I. De la cessation des hostilités

1. Les Parties au présent Accord et ayant des forces combattantes, à savoir le Gouvernement de la RDC, le RCD, le MLC, le RCD-ML, le RCD-N, et les Maï-Maï renouvellent leur engagement, conformément à l'accord de Lusaka, au plan de désengagement de Kampala et au sous-plan de Harare, et aux Résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, de cesser les hostilités et de rechercher une solution pacifique et équitable à la crise que traverse le pays.

2. Les parties au présent accord et ayant des forces combattantes acceptent de s’engager dans le processus de formation d’une armée nationale, restructurée et intégrée conformément à la Résolution adoptée le 10 avril 2002 par la Plénière du Dialogue inter-congolais (DIC) de Sun-City.

3. Les Composantes et Entités au DIC Parties au présent Accord (les Parties), à savoir le Gouvernement de la RDC, le RCD, le MLC, l'Opposition politique, les Forces Vives, le RCD-ML, le RCD-N et les Maï-Maï, acceptent de conjuguer leurs efforts dans la mise en application des Résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies pour le retrait de toutes les troupes étrangères du territoire de la RDC et du désarmement des groupes armés et des milices, et de sauvegarder la souveraineté et l'intégrité territoriale de la RDC.

4. Les Parties acceptent de conjuguer leurs efforts en vue d'aboutir à la réconciliation nationale, A cet effet, elles décident de mettre en place un gouvernement d'union nationale qui permettra d'organiser des élections libres et démocratiques dans les meilleurs délais.

5. Les Parties acceptent de prendre toutes les mesures nécessaires à la sécurisation des populations et des dirigeants de la transition tant à Kinshasa que sur l'ensemble du territoire national, A cet effet seront arrêtées des dispositions visant à garantir la sécurité des populations, des Institutions, de leurs animateurs et des principaux cadres dirigeants des Parties au présent Accord et ayant des forces combattantes.

Il. Des objectifs de la transition

Les objectifs principaux de la transition sont :

1. la réunification, la pacification, la reconstruction du Pays, la restauration de l'intégrité territoriale, et le rétablissement de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national;

2. la réconciliation nationale;

3. la formation d'une armée nationale, restructurée et intégrée;

4. l'organisation d'élections libres et transparentes à tous les niveaux permettant la mise en place d'un régime constitutionnel démocratique;

5. la mise en place des structures devant aboutir à un nouvel ordre politique.

III. Des principes de la transition

1. Pour garantir une transition pacifique, les Parties participent à la gestion politique durant la transition. Les institutions qu'elles mettront en place durant la transition doivent assurer une représentation appropriée des onze Provinces du pays, des différentes sensibilités au sein des forces politiques et sociales. En particulier, il faudrait prévoir une représentation appropriée des femmes à tous les niveaux de responsabilité.

2. En vue d'assurer la stabilité des Institutions de la transition, le Président, les Vice-Présidents, le Président de l'Assemblée nationale, le Président du Sénat restent en fonction pendant toute la durée de la transition, sauf en cas de démission, décès, empêchement définitif, condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion, ou corruption.

3. Les Parties réaffirment leur adhésion à la Déclaration universelle des droits de l'homme, au Pacte international des droits civils et politiques de 1966, au Pacte international des droits économiques et socioculturels de 1966, à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples de l98l et aux conventions internationales dûment ratifiées. Dans cette perspective, elles prennent l'engagement de lutter pendant la période de la transition pour un système respectueux des valeurs de la démocratie, des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

4. Les institutions de la transition reposeront sur le principe de la séparation des pouvoirs entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire.

5. Les institutions de la transition fonctionneront selon les principes de la consensualité, de l'inclusivité et de la non-conflictualité,

6. La répartition des responsabilités au sein des institutions de la transition et à tous les niveaux de l'Etat se fait sur la base du principe de l'inclusivité et du partage équitable entre les composantes et entités au Dialogue intercongolais selon des critères de compétence de crédibilité, d'honorabilité et dans un esprit de réconciliation nationale. Les modalités de mise en application du principe de l'inclusivité sont prévues à l'Annexe du présent Accord inclusif.

7. La répartition entre les différentes parties des postes au sein du Gouvernement de la transition, et en particulier au sein des commissions gouvernementales, devra être aussi juste que possible en termes de nombre, de poids des ministères et des postes gouvernementaux. Un équilibre devra être recherché entre les commissions elles-mêmes. La répartition des postes au sein de chaque commission se fera par les parties signataires dans un ordre de priorité garantissant un équilibre général entre les parties.

8. Afin de réaliser la réconciliation nationale, l'amnistie sera accordée pour les faits de guerre, les infractions politiques et d'opinion, à l'exception des crimes de guerre, des crimes de génocide et des crimes contre l'humanité, À cet effet, l'Assemblée nationale de transition adoptera une loi d'amnistie conformément aux principes universels et à la législation internationale. A titre provisoire, et jusqu'à l'adoption et la promulgation de la loi d'amnistie, l'amnistie sera promulguée par Décret-loi présidentiel. Le principe de l'amnistie sera consacré dans la Constitution de la transition.

IV. De la durée de la transition

La période de transition prend effet à compter de l'investiture du Gouvernement de la transition. L'élection du nouveau Président marque la fin de la période de transition. L'élection du Président a lieu après les élections législatives. Les élections se tiennent dans les 24 mois qui suivent le début de la période de transition. En raison des problèmes spécifiquement liés à l'organisation des élections, cette période peut être prolongée de 6 mois, renouvelable une seule fois pour une durée de 6 mois, si les circonstances l'exigent, sur proposition de la Commission électorale indépendante et par une décision conjointe et dûment motivée de l'Assemblée nationale et du Sénat.

V. Des institutions de la transition

Pendant la période de la transition, il est créé un Exécutif de la transition, un Parlement de la transition composé d'une Assemblée nationale et d'un Sénat, un pouvoir judiciaire constitué notamment des cours et tribunaux existants, et des Institutions d'appui à la démocratie, dans les conditions déterminées dans la Constitution de la transition.

Les institutions de la transition sont :

- La Présidence,

- Le Gouvernement,

- L'Assemblée nationale,

- Le Sénat,

- Les cours et les tribunaux.

En plus de toutes les Institutions ci-dessus, sont créées les institutions d'appui à la démocratie suivantes;

- La Commission électorale indépendante,

- L’Observatoire national des droits de l’homme,

- La Haute autorité des médias,

- La Commission vérité et réconciliation,

- La Commission de l’éthique et de la lutte contre la corruption.

1 - Le Pouvoir Exécutif

A. Le Président

a. Le Président de la République est le Chef de l'Etat, Il représente la Nation. Il veille au respect de la Constitution de la transition. Le Président de la République est le Commandant suprême des forces armées. Il préside le Conseil supérieur de la Défense. Il convoque et préside le Conseil des Ministres une fois tous les quinze jours. Le Président de la République en exercice sera reconduit dans ses fonctions pour toute la durée de la transition.

b. Le Président de la République exerce les fonctions et pouvoirs suivants:

b/l. Il promulgue les lois,

b/2. Il nomme et révoque, sur proposition des Composantes et Entités, les Ministres et les Vice-Ministres.

b/3. Il accrédite les Ambassadeurs et les Envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères et des organisations internationales. Les Ambassadeurs et les Envoyés extraordinaires sont accrédités auprès de lui.

b/4. Conformément aux dispositions du présent Accord et de ses Annexes, il nomme :

(i) Les hauts fonctionnaires de l'Etat;

(ii) Les officiers de l'armée et de la police après délibération en Conseil Supérieur de la Défense;

(iii) Les gouverneurs et vice-gouverneurs de Province;

(iv) Le gouverneur et le vice-gouverneur de la Banque centrale;

(v) Les Ambassadeurs et les Envoyés extraordinaires,

(vi) Les membres du Conseil supérieur de la magistrature;

(vii) Les mandataires de l'Etat dans les entreprises publiques et paraétatiques.

b/5. Sur proposition du nouveau Conseil supérieur de la magistrature, il nomme et révoque les magistrats du siège et du parquet après en avoir informé le Gouvernement.

b/6. Il contrôle les grades des ordres nationaux et les décorations conformément à la loi.

b/7. Il a le droit de grâce et peut remettre, commuer et réduire les peines après en avoir informé le Gouvernement.

b/8. Il déclare la guerre, l'état de siège et d'urgence sur décision du Conseil des Ministres après avis conforme des deux Chambres du Parlement.

c. Les fonctions de Président de la République prennent fin par démission, décès, empêchement définitif et condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion ou corruption. En cas de cessation des fonctions, la Composante à laquelle appartient le Président de la République présente son remplaçant à l'Assemblée nationale pour entérinement, endéans sept jours. Le Vice-Président qui relève de la Composante Gouvernement assurera l'intérim, Les conditions de mise en oeuvre de cette disposition seront déterminées dans la Constitution de la transition.

B. La Présidence

d. La Présidence est composée du Président et des quatre Vice-Présidents.

e. Le Président assure, avec les vice-présidents, un leadership nécessaire et exemplaire dans l'intérêt de l'unité nationale en RDC.

f. Le Président de la République traite avec le concours des Vice-Présidents de toutes les matières relatives à la gestion du Gouvernement, ainsi que des matières mentionnées aux points A/b/b4 (i) et (v),

g. Les réunions entre le Président et les Vice-Présidents se tiennent régulièrement, au moins une fois toutes les deux semaines et dans tous les cas avant chaque Conseil des Ministres. Les réunions entre le Président et les Vice-Présidents peuvent aussi être convoquées par le Président de la République à la demande d'un Vice-Président. En cas d'absence du Président de la République, celui-ci désigne à tour de rôle le Vice-Président qui présidera les réunions.

C. Les Vice-présidents

h. Il est créé quatre postes de Vice-Présidents. Les Vice-Présidents seront issus des Composantes Gouvemement, RCD, MLC et Opposition politique. Chaque Vice-Président sera chargé d'une des quatre commissions gouvernementales suivantes:

- Commission politique (Composante RCD);

- Commission économique et financière (Composante MLC);

- Commission pour la reconstruction et le développement, (Composante Gouvernement);

- Commission sociale et culturelle (Composante Opposition politique).

i. Les Vice-présidents exercent les fonctions et pouvoirs suivants :

i/1. Ils convoquent et président les réunions de leur Commission.

i/2. Ils présentent les rapports de leur commission au Conseil des Ministres.

i/3. Ils coordonnent et supervisent la mise en application des décisions du Conseil des Ministres en rapport avec leur commission respective.

i/4. ils proposent au Président de la République les grades dans les ordres nationaux et les décorations conformément à la loi.

j. Les fonctions de Vice-Président prennent fin par démission, décès, empêchement définitif et condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion ou corruption. En cas de cessation des fonctions, la Composante dont est issu le Vice-Président présente son remplaçant à l'Assemblée nationale pour entérinement. L'intérim ainsi que les conditions de mise en application de cette disposition seront déterminés dans la Constitution de la transition.

D. Le Gouvernement

k. Le Gouvernement est composé du Président de la République, des Vice-Présidents, des Ministres et Vice-ministres, Les portefeuilles ministériels sont répartis entre les Composantes et Entités du DIC dans les conditions et selon les critères déterminés dans le document annexé à l'Accord inclusif (Annexe 1).

1. Le Gouvernement définit et conduit la politique de la Nation conformément aux Résolutions du DIC.

m. Le Gouvernement est pleinement responsable de la gestion de l'Etat et répond de celle-ci devant l'Assemblée nationale dans les conditions définies par la Constitution de la transition. Toutefois, pendant toute la durée de la transition, l'Assemblée nationale ne peut voter une motion de censure contre l'ensemble du Gouvernement.

n. Les réunions du Gouvernement, ou Conseil des Ministres, seront présidées par le Président de la République, et en son absence, ou s'il en décide ainsi, par un des Vice-Président et ce à tour de rôle.

o. Le Gouvernement doit être consulté par le Président de la République sur les matières mentionnées aux points A/b/b4 (i) et (v) ci-dessus. p. Durant leurs fonctions, les membres du Gouvernement ne peuvent, ni par eux-mêmes ni par personne interposée, rien acheter ou louer qui appartienne au domaine de l’Etat. Ils sont tenus, dès le jour de leur entrée en fonction et à l’expiration de celle-ci, de faire sur l’honneur une déclaration écrite de tous leurs biens à l’Assemblée nationale.

q. Les fonctions des Ministres et Vice-ministres prennent fin par démission, révocation, décès, empêchement définitif, condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion ou corruption. En cas de vacance, la Composante ou l'Entité du DIC dont est issu le Ministre ou Vice-ministre concerné présente son remplaçant au Président de la République. Les conditions de mise en application de cette disposition seront déterminées dans la Constitution de la transition.

r. Un Secrétariat général du Gouvernement assiste le Président et les Vice-Présidents dans la coordination de l'action gouvernementale. Il prépare les réunions, travaux et tous les dossiers devant faire l'objet des discussions entre le Président et les Vice-Présidents, et au niveau du Conseil des Ministres.

s. L'exécutif de la transition fonctionne d'une manière solidaire, conformément à l'esprit d'un gouvernement d'union nationale et sur la base d'un programme commun du Gouvernement fondé sur les Résolutions adoptées au DIC à Sun City.

2 - Le Pouvoir législatif

Le Parlement de la transition est composé de deux Chambres: L’Assemblée nationale et le Sénat.

a. L'Assemblée nationale est l'institution législative pendant la période de la transition. Elle exerce les pouvoirs et fonctions déterminés dans la Constitution de la transition annexée au présent Accord inclusif sur la transition en RDC.

b. L'Assemblée nationale comprend 500 membres. Les membres de l'Assemblée nationale portent le titre de "Député", l'âge minimal pour être député est de 25 ans révolus à la date de désignation. Les députés ont droit à une indemnité mensuelle et équitable qui leur assure l'indépendance et une sortie honorable.

c. Les députés seront désignés par leurs Composantes et Entités du DIC dans les conditions déterminées dans le document annexé au présent Accord inclusif. Toutes les Composantes et Entités doivent assurer une représentation provinciale équilibrée dans leur groupe.

d. Le Bureau de l'Assemblée nationale sera composé d'un Président, de deux Vice-Présidents, d'un Rapporteur et d'un Rapporteur-adjoint. Chacun d'eux sera issu d'une Composante ou d'une Entité différente.

e. Le Sénat jouera le rôle de médiateur en cas de conflit entre les institutions. Il élaborera l’avant-projet de Constitution devant régir le pays après la transition. Il exercera la fonction législative concomitamment avec l’Assemblée nationale en matière de nationalité, de décentralisation, de processus électoral, et en matière d’institution d’appui à la démocratie.

f. Le Sénat comprend 120 membres. Les membres du Sénat portent le titre de "Sénateur". L'âge minimal pour être Sénateur est de 40 ans révolus à la date de désignation. Les Sénateurs ont droit à une indemnité mensuelle et équitable qui leur assure l'indépendance et une sortie honorable.

g. Les Sénateurs sont désignés par leurs Composantes et Entités du DIC dans les conditions déterminées dans le document annexé au présent Accord inclusif. Le Sénat est constitué de manière à assurer la représentation de toutes les Provinces.

h. Le Bureau du Sénat sera composé d'un Président, de deux Vice-Présidents, d'un Rapporteur et d'un Rapporteur adjoint, comme prévu dans le présent Accord. Chacun d'eux sera issu d'une Composante ou d'une Entité différente.

i. Les fonctions de Président de l'Assemblée nationale et de Président du Sénat prennent fin par démission, décès, empêchement définitif, et condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion ou corruption,

3 - Le Pouvoir judiciaire

a. Les Parties réaffirment la nécessité d'avoir un pouvoir judiciaire indépendant, Le Conseil supérieur de la magistrature est la juridiction disciplinaire des magistrats. Il véille sur la carrière des magistrats et la sauvegarde de leur indépendance.

b. L'organisation du pouvoir judiciaire sera déterminée dans la Constitution de la transition et dans une loi.

c. Le premier Président de la Cour suprême de justice, le Procureur général de la République et l'Auditeur général des Forces armées seront désignés et mis en place aussitôt après la signature du présent Accord global et inclusif, dans le respect des équilibres nationaux, selon un mécanisme qui sera défini par les Parties.

4. Les Institutions d’appui à la démocratie

a. - Il est créé les Institutions d'appui à la démocratie suivantes:

- La Commission électorale indépendante;

- La Haute autorité des médias;

- La Commission vérité et réconciliation;

- L’Observatoire national des droits de l’homme;

- La Commission de l’éthique et de la lutte contre la corruption.

b. L'organisation, le fonctionnement et les pouvoirs des institutions d'appui à la démocratie seront déterminés par la loi.

c. La Présidence des Institutions d'appui à la démocratie revient à la Composante Forces vives. Les Présidents des Institutions d'appui à la démocratie ont rang de Ministre. Les Institutions d'appui à la démocratie fonctionnent indépendamment du Gouvernement de la transition. Les fonctions de Présidents des Institutions d'appui à la démocratie prennent fin par démission, décès, empêchement définitif et condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion ou corruption.. En cas de cessation des fonctions, la Composante à laquelle appartient un Président de l'une des Institutions présente son remplaçant à l'Assemblée nationale pour entérinement, endéans sept jours.

VI - De l'armée

Il est créé un mécanisme chargé de la formation - d'une armée nationale, restructurée et intégrée, conformément à la Résolution adoptée le 10 avril 2002 par la Plénière du Dialogue intercongolais (DIC) de Sun-City, sur recommandation de la Commission Défense et Sécurité. Le Chef d'Etat-Major Général de l'armée et ses deux adjoints ne peuvent provenir d'une même Composante. De même, les Chefs d'Etat-Major des Forces terrestres, navales et aériennes ne peuvent provenir d'une même Composante. Ces postes seront répartis entre les Composantes ayant des forces combattantes signataires de l'Accord de Lusaka.

b. L'armée nationale, restructurée et intégrée comprendra les forces combattantes armées du Gouvernement de la RDC, du RCD, du MLC. Les forces du RCD-N, du RCD-ML et des Mai-Mai doivent également intégrer l’armée nationale,

c. Il devra être créé immédiatement un mécanisme intérimaire pour procéder à l'identification physique des militaires, à la détermination de leurs origines, leur date d'enrôlement et l'unité à laquelle ils appartiennent.

d. Il est créé un Conseil supérieur de la Défense. Il est présidé par le Président de la République, et, en cas d'absence, par le Vice-Président ayant la Défense dans ses attributions.

e. Le Conseil Supérieur de la Défense est composé comme suit :

- Le Président de la République;

- Les quatre Vice-Présidents;

- Le ministre de la Défense;

- Le ministre de l’intérieur, de la Décentralisation et de la Sécurité;

- Le ministre des Affaires étrangères;

- Le Chef d'Ftat-Major Général de l’Armée (ses adjoints peuvent y être invités);

- Le Chef d'Etat-Major des Forces aériennes, le Chef d'Etat-Major des Forces terrestres et le Chef d'Etat-Major des Forces navales.

f. Le Conseil supérieur de la Défense donne un avis conforme sur la proclamation de l'état de siège, la proclamation de l'état d'urgence, et la déclaration de guerre.

g. La loi sur l’armée et la Défense nationale détermine les attributions et le fonctionnement du Conseil supérieur de la Défense.

h. Le Conseil supérieur de la Défense donne un avis notamment sur les matières suivantes :

- La formation d'une armée nationale, restructurée et intégrée;

- Le désarmement des groupes armés;

- La supervision du retrait des troupes étrangères;

- L'élaboration de la politique de défense.

i. Les conditions de mise en application des dispositions relatives à l'armée seront déterminées par la loi.

VII - Dispositions finales

a. La Constitution de la transition est élaborée sur la base du présent Accord inclusif sur la transition en RDC et en fait partie intégrante. b. Les Parties acceptent comme ayant force obligatoire les Annexes ci-après, qui font partie intégrante du présent Accord inclusif sur la transition en RDC.

c. Les Parties s'accordent à élaborer un mécanisme de mise en oeuvre du présent Accord.

d. Le présent Accord inclusif et la Constitution de la transition entrent en vigueur à la date de leur adoption par le DIC.

e. Les Parties s'engagent à exécuter le présent Accord de bonne foi, à respecter ses dispositions, à prendre part à toutes les Institutions, structures et commissions qui seront créées conformément à sa teneur. Elles s'engagent à tout mettre en oeuvre pour veiller au respect et à l’application du présent Accord.

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mardi 21 août 2018

RDC: Pourquoi Bemba zappe-t-il l'AJPBA ?

Jean-Pierre Bemba à son arrivée à Kinshasa

Fidèle à sa ligne éditoriale, Réveil FM International a toujours sans se lasser dénoncer l'annulation du débat démocratique inscrit dans la Constitution de Transition qui devait opposer Jean-Pierre Bemba à Alias Joseph Kabila lors de l'élection Louis Michel 2006. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi qui avait eu l'outrecuidance d'annuler ce débat a été nommé Rapporteur au Sénat par Alias Joseph Kabila , en récompense pour le boulot de sape et le musellement des journalistes, médias et opposants par la fameuse et étouffoir des libertés: la Haute Autorité des Médias (HAM). Il est étonnant qu'à sa sortie de la CPI que Jean-Pierre Bemba en allant à Kinshasa ait accepté de retrouver sa place au Sénat godillot et illégitime aux côtés de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi.

Jean-Pierre Bemba est-il devenu amnésique ? En tout cas, en France, des membres de l’Association « les Amis de Jean-Pierre Bemba et Alliés» (AJPBA) s'offusquent du zapping de Jean-Pierre Bemba à l'égard de leur association. Depuis sa sortie de la CPI, Jean-Pierre Bemba n'a pas pris le peine d'appeler ni d'inviter les membres de l'AJPBA, il s'est éloigné de ce dernier, au profit de Génération Jean-Pierre Bemba, dynamique Bemba et autres, qui sont nés à deux mois de sa libération, sont soignés aux petits oignons. Et pourtant, à Réveil FM International nous nous souvenons comme si cela était hier.

Le 1 septembre 2008, la salle Carnavalet de l’hôtel Holiday Inn à Paris, métro République, de ce cadre prestigieux vibrait, au rythme des divers chants congolais dédiés à «Igwe», à l’occasion de la sortie officielle des « Amis de Jean-Pierre Bemba » en France. Au cours de cette rencontre, la vice-présidente nationale, Fyfy Osambia venue de la République démocratique du Congo et le coordinateur–Europe, Dieudonné Wabi qui réside en Belgique avaient tenu en haleine le Tout Paris associatif, pendant plus de quatre heures, du bien fondé de l’association à ses motivations en passant par les révélations inédites, rien n’avait été laissé au hasard.

Prenant la parole avant les autres intervenants, le coordinateur-Europe de l’AJPBA avait annoncé les couleurs en indiquant que « Jean-Pierre Bemba est en prison parce qu’il constitue un obstacle pour ceux qui veulent faire main basse sur les richesses du Congo. Nous sommes capables de démontrer que l’arrestation du leader du MLC a été précipitée afin de l’empêcher de prendre la tête de l’opposition en qualité de porte-parole de l’opposition ».

- Nous dénonçons la politisation de la Cour Pénale Internationale et aussi l'Union Européenne qui tendent à maintenir l'Afrique et particulièrement la RDC dans le statu quo.

- A chaque fois qu'il y a lueur d'espoir par un digne fils du pays à l'instar de Patrice Emery Lumumba, Kasa-Vubu, c'est à ce moment que les ennemis de la RDC profitent pour plonger tout un pays dans le désarroi. Et aujourd'hui Jean Pierre Bemba.

- Nous dénonçons également le comportement du procureur Près la CPI qui, à travers ses propos, tend à incriminer par des astuces judiciaires coûte que coûte, notre espoir, alors que Lui et la CPI laissent les principaux acteurs en l'occurrence Monsieur Ange Félix Patassé et son Général des Forces armées vaquer à leurs occupations.

- Nous nous posons la question de savoir que font les services de renseignements belges dans une affaire qu'ils prétendent eux-mêmes être purement juridique!

En France, Les Amis de Jean-Pierre Bemba et alliés "AJPBA" a été officiellement déclarée à la préfecture le 23 avril 2009 et a pour siège social au 39 rue du haut de la noue, 92390 Villeneuve-la-Garenne, France.

Mama Lilianne Bemba lors du conclave de l'AJPBA à Gennevilliers. Photo Réveil FM International

C'est l'AJPBA qui invita Mama Liliane Bemba à Gennevilliers à son conclave, en avril 2011. Réveil FM international y a été. C'est avec notre confrère Roger Bongos que nous avons interviewé Mama Liliane Bemba à deux jours du départ de François qui officiait comme Secrétaire Général du MLC qui n'a jamais organisé une seule manifestation pour Jean-Pierre Bemba. Si 100.000 kinois, sur les deux millions ayant "voté" à l’élection Louis Michel 2006 pour le Mwana Mboka Jean Pierre Bemba, étaient mobilisés en continu pendant une semaine à Kinshasa pour un imposant sit-in devant le Palais du Peuple, et au moins 5.000 sur les 40.000 congolais que comptent la Belgique et les Pays-Bas, la CPI et la communauté internationale allaient traité différemment le dossier Jean-Pierre Bemba.

L'AJPBA est négligé aujourd'hui par Jean-Pierre Bemba, alors que cette association a toujours mobilisé pour Jean-Pierre Bemba ! Plusieurs profito-situationnistes qui se tapent la poitrine aujourd'hui, n'ont pas fait le boulot comme l'AJPBA. Il est dommage que Jean-Pierre Bemba ne reconnaisse pas le travail abattu par l'AJPBA! A Réveil FM International et Afrique Rédaction, nos archives parlent !

Paris 2011, Roger Bongos-Afrique Rédaction, Mama Liliane Bemba et Freddy Mulongo, Réveil FM International

Le vrai problème, c'est la MLC ! Un parti politique, pépinière dont les membres sont des traverseurs de rue et vont facilement à la mangeoire du régime. Est-ce que c'est la faute de Thomas Luhaka, François Mwamba, José Makila et autres pseudo-classiques du MLC qui ont rejoint la mangeoire d'Alias Joseph Kabila ? Que fait donc Jean-Pierre Bemba tous ceux qui se mobilisent par leurs propres moyens pour lui ? Aujourd'hui, ce sont des membres de l'AJPBA qui durant des années se sont mobilisés, avec leurs propres moyens, au prix de nombreux sacrifices, pour Jean-Pierre Bemba lorsqu'il était en prison de la CPI, une fois dehors pas un mot ni un coup de fil d'encouragement.

En France, le MLC n'a pas beaucoup de crédibilité. Avec Mama Koko Anastasie Mutoka, agent d'accueil à la Mairie de Paris et chef de fil du MLC, on n'est pas sorti de l'auberge. Comment une ethno-tribaliste comme Anastasie Mutoka peut-elle fédérer au sein du MLC-France ? C'est la catastrophe ! Anastasie Mutoka est tshisekediste pur sucre. D'ailleurs lors que Bruno Tshibala est venu à Paris, c'est elle la représentante du MLC qui est allée à l'aéroport avec tous les ethno-tribalistes pour accueillir le "Collabo et "traître" Bruno Tshibala ainsi que des troubadours qui l'accompagnaient en vadrouille à Paris. Comment une diffamatrice et médisante Mama Koko Anastasie Mutoka, qui collabore avec le régime d'imposture de Kinshasa peut-être placée à la tête du MLC-France ?

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Genève: Le patriarche Anatole Malu étrille Elikia Mbokolo !

Le patriarche Anatole Malu à Genève

Le vieux Norbert Takizala n'étant plus, le patriarche Anatole Malu, ancien fonctionnaire au Bureau International du Travail (BIT) à Genève, est le plus écouté et respecté dans la diaspora congolaise. Chez lui à Meyrin, livres, statuettes et tableaux africains font partie de son environnement. Anatole Malu qui est le Président de l'Universitaire Populaire Africaine a bondi sur son grand fauteuil rouge, en écoutant les énormités débitées par Elikia M'Bokolo depuis qu'il a rejoint la mangeoire du régime finissant d'Alias Joseph Kabila. Elikia M'Bokolo que l'on prenait pour une lumière pour éclairer l'intelligentsia congolaise n'était autre qu'une bougie qui n'éclairer rien du tout. Se jeter dans les bras d'une dictature sanguinaire en République démocratique du Congo est un acte de suicide intellectuel, que M'Bokolo n'a pas mesurer toutes les conséquences. Le patriarche Anatole Malu connait bien Elikia M'Bokolo qui a été parachuté comme Président à la Fédération des Congolais de l'Etranger (FCE), alors qu'il était Coordinateur élu par le Comité d'initiative et d'organisation mis sur pied le 24 février 2001, avec pour tâches de sensibiliser les compatriotes et leurs associations sur la nécessité et l'urgence de créer une organisation centrale des Congolais de l'étranger et de recueillir leurs suggestions; de piloter le projet jusqu'à l'organisation d'une assemblée générale qui créera la Fédération des Congolais de l'Etranger (FCE). Voici la réponse du patriarche Anatole Malu à l’article d'Elikia Mbokolo publié dans Jeune Afrique n° 3003 du 29 juillet au 4 août 2018.

Monsieur Mbokolo,

Avec ce plaidoyer pour votre adhésion au FCC vous ne faites pas honneur au titre de Professeur que vous aimez porter en bandoulière. C’est une réaction d’humeur plutôt qu’un plaidoyer pour des convictions sincères car les arguments que vous déployez n’en sont pas.

Vous prétendez être un homme libre et déniez à quiconque le droit de vous dicter votre pensée, vos opinions, vos choix, vos actes. Sauf que vous vous exprimez dans l’espace public sur des questions qui concernent la vie des autres. Souffrez alors que les autres puissent éventuellement vous interpeller, voire vous juger, d’autant plus que vous vous permettez, vous, de juger les autres.

Les gens vous voient ramper, pour reprendre votre expression, sous la table du prince aux côtés d’autres individus sans foi ni loi, peut-être gratuitement, et vous prétendez interdire aux gens de le constater, alors même que ces gens sont avec tout le peuple congolais victimes de ce prince. Même si vous le faites de bonne foi, vous ne pouvez empêcher les gens de porter un jugement sur ce comportement, ne serait-ce que sur le plan moral.

Je ne suis pas non plus de ceux qui pensent qu’en tous lieux et en tout temps savants et intellectuels doivent se placer au-dessus de la mêlée. Mais lorsqu’on s’engage dans une mêlée on choisit un camp en fonction de certains critères et du rôle qu’on entend y jouer. Que dirait-on d’un pompier qui irait éteindre un incendie en se mettant aux côtés de l’incendiaire qui continue à alimenter l’incendie ?

Vous dites que c’est votre droit absolu ? C’est une étrange conception du droit ! Le droit dans son sens le plus noble est fondé sur le principe moral. Ce n’est pas à quelqu’un qui ne se prive jamais de clamer haut et fort sa qualité de savant et de professeur qu’on devrait rappeler cette notion élémentaire.

Le régime auquel vous adhérez est celui-là même qui est responsable du bourbier dans lequel se débat le peuple congolais. On ne conteste pas votre droit, mais on juge votre posture morale, et pour le coup on a le droit de le faire.

Vous évoquez - avec quelle légèreté ! - ceux que vous appelez vos trois champions, Kimpa Vita, Simon Kimbangu et Patrice Lumumba en oubliant qu’ils se sont affranchis du droit qui les opprimait pour payer de leur vie leur posture morale. C’est cette même posture morale qui est probablement à la base des positions de ceux que vous qualifiez avec mépris de porteurs de croix et de goupillons.

Pour vous les citoyens qui osent dénoncer l’ordre injuste qui détruit notre Nation et qui acceptent de payer le prix du sang ne sont que des spectateurs criards manipulables à souhait, tandis que vous seriez, vous qui soutenez leur bourreau, un parangon de vertu.

Vous vous targuez même d’avoir plaidé en faveur de Bemba auprès de celui-là même qui s’est livré à des manœuvres qui ne sont un secret pour personne pour le livrer à la CPI.

Quel historien êtes-vous donc M.Mbokolo et quelle Histoire du Congo écrivez-vous en vous acoquinant avec un régime qui a réduit le Congo et le peuple congolais à l’état qui est le leur aujourd’hui. Est-ce un hasard si votre adhésion à la confrérie des criminels qui détruisent notre pays et notre peuple et qui entendent poursuivre dans cette voie suscite tant de réactions violentes ?

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dimanche 19 août 2018

RDC: Kofi Annan n'a jamais teint ses cheveux blancs !

Kofi Annan est mort

Ils sont nombreux des hommes politiques africains qui teignent leurs cheveux pour tricher avec leur âge. En République démocratique du Congo le système "Yombo" est à la mode. Contrairement à Léonbitch Kengo Wa Dondo, 83 ans, président du Sénat illégitime, ancien dinosaure Mobutiste, né le 22 mai 1935, qui triche avec ses cheveux, en se teignant du "Yombo", Kofi Annan, l'ancien Secrétaire Général de l'ONU et prix Nobel de la paix, qui est mort samedi à 80 ans, n'a jamais teint ses cheveux blancs. Kofi Annan transpirait une autorité naturelle, il était reconnaissable par ses cheveux blancs qui en Afrique symbolise la sagesse.

Diplomate de carrière, Kofi Annan a contribué à rendre l'ONU plus présente sur la scène internationale pendant ses deux mandats, de 1997 à 2007. Le drapeau de l'ONU, la bannière bleu des Nations Unies, a été abaissée au siège de l'ONU à New York en hommage à Koffi Annan, le 7e Secrétaire général de l'Organisation décédé samedi 18 août 2018.

L'actuel secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a salué en son prédécesseur «une force qui guidait vers le bien» et il a présenté ses sincères condoléances « à tous ceux qui pleurent la perte de ce fier fils d’Afrique qui est devenu un champion mondial de la paix et de l’humanité tout entière ».

Emmanuel Macron, le Président français a twitté: "Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU et prix Nobel de la Paix, a quitté ce monde pendant la nuit. La France lui rend hommage. Nous n’oublierons jamais son regard calme et résolu, ni la force de ses combats."

C'est avec une immense tristesse que la famille Annan et la Fondation Kofi Annan annoncent que Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies et lauréat du Nobel de la paix, est décédé paisiblement samedi 18 août après une courte maladie", a annoncé sa fondation dans un communiqué à Genève.

Léonbitch Kengo Wa Dondo à son âge se teint toujours les cheveux, quel exemple pour la jeunesse ?

Seuls des amnésiques croient en l'individu Kengo. Le sénat des applaudisseurs godillots qu'il préside au palais du peuple, est illégitime depuis 2011. Nulle n'ignore que lors des élections Louis Michel 2006, des individus ont corrompu des députés provinciaux avec de l'argent, vélos, motos, groupes électrogènes...pour devenir des sénateurs. Qui ignore que Léon Lobitch Kengo wa dondo faux candidat président de la République à l'élection président de 2011, n'avait obtenu que 4% ! Il est retourné au perchoir du Sénat comme si de rien n'était.

L'édenté de la Gare du Nord à Paris, Monsieur 4% préside encore et toujours le Sénat dont aucun congolais n'est mesure de citer ne fut-ce qu'une seule loi qui touche à son bien être.

Politicailleur, repu sans vergogne, Léobitch Kengo wa Dondo est un Dinosaure mobutiste, opportuniste et mangeur à tous les râteliers, qui est actuellement un Mammouth du joséphisme. Après la chute du Maréchal Mobutu, lui qui a tout obtenu du Zaïre ne s'était pas privé d'arguer qu'il était au service d'un ami c'est-à-dire Mobutu Sese Seko et qu'il n'était pas Zaïrois.

Il ne suffit pas de colorer ses cheveux et d'occuper des hautes fonctions, que retiendrons un jour de Léonbitch Kengo Wa Dondo ? Pas grand chose, il est passé de la dictature Mobutu à l'imposture d'Alias Joseph Kabila sans ménagement. Il a été le président du sénat illégitime, homme impavide aux souffrances du peuple congolais, qui adorait les arcanes du pouvoir et les ors de la dictature.

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samedi 18 août 2018

ONU: Antonio Guterres, son message la journée mondiale de l'aide humanitaire !

Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU

Chaque année, le 19 août, nous célébrons la Journée mondiale de l’aide humanitaire pour exprimer notre solidarité avec les personnes touchées par les crises humanitaires et pour rendre hommage aux travailleurs humanitaires qui leur viennent en aide.

La célébration de cette année marque le quinzième anniversaire de l’attaque dirigée contre le quartier général de l’ONU à Bagdad, qui a coûté la vie à 22 de nos collègues. Depuis cette tragédie, qui est à l’origine de la proclamation du 19 août en tant que Journée mondiale de l’aide humanitaire, plus de 4 000 travailleurs humanitaires ont été tués, blessés, détenus ou enlevés. En moyenne, 300 agents d’organisations humanitaires ont donc été tués, détenus ou blessés chaque année.

Dans les zones de conflit, les civils continuent également d’être tués et mutilés, victimes d’attaques délibérées ou aveugles. L’an dernier, l’ONU a recensé plus de 26 000 civils tués ou blessés lors d’attaques dans seulement six pays : l’Afghanistan, l’Iraq, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Somalie et le Yémen.

Dans le monde entier, les conflits forcent un nombre record de personnes à quitter leur foyer, plus de 65 millions de personnes étant actuellement déplacées. Les enfants sont recrutés par des groupes armés et utilisés comme soldats. Les femmes sont victimes de violences et d’humiliations. En raison de leur aide et de leur secours aux personnes dans le besoin, les travailleurs humanitaires et médicaux sont trop souvent pris pour cibles et considérés comme des menaces.

En cette Journée mondiale de l’aide humanitaire, j’appelle les dirigeants du monde à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger les personnes en proie à des conflits.

Et j’appelle toutes les parties concernées à participer à notre campagne #NotATarget sur le site Web worldhumanitarianday.org pour montrer que les civils ne sont pas une cible.

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UNICEF: Les enfants touchés par l'épidémie d'Ebola en RDC

Les enfants représentent une proportion élevée des personnes touchées par l'épidémie d'Ebola en cours dans l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC), a déclaré aujourd’hui l'UNICEF.

Deux enfants sont déjà décédés de la maladie. Les centres de traitement Ebola à Beni et Mangina prennent actuellement en charge six enfants infectés par la maladie ou suspectés de l'être. L'UNICEF a identifié à ce jour 53 enfants orphelins d’Ebola.

« Les enfants affectés par l’épidémie d'Ebola ont besoin d’une attention et d’une assistance particulière », a déclaré le Dr Gianfranco Rotigliano, Représentant de l'UNICEF en RDC. « Ce sont généralement les femmes qui s’occupent des enfants, et quand elles sont infectées par la maladie, il y a un grand risque que leurs enfants et leurs familles deviennent vulnérables. »

L’UNICEF et ses partenaires ont également formé 88 travailleurs psychosociaux pour aider et réconforter les enfants dans les centres de traitement, et pour soutenir les enfants qui sont déchargés des centres et déclarés libres d'Ebola, mais risquent d'être stigmatisés au sein de la communauté. Les travailleurs psychosociaux organisent des activités de sensibilisation afin de faciliter le retour de ces enfants dans leurs communautés.

« L'impact de la maladie sur les enfants ne se limite pas à ceux qui ont été infectés ou suspectés de l’être », a déclaré le Dr. Rotigliano. « De nombreux enfants sont confrontés à la maladie ou au décès de leurs parents et de leurs proches. Certains ont perdu un grand nombre de membres de leur famille et se retrouvent seuls. Ces orphelins ont un besoin urgent de notre soutien. »

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ONU: Antonio Guterres nomme une Suissesse au PNUD

Ambassadrice suisse Mirjana Spoljaric Egger

Antonio Guterres secrétaire général de l'ONU a nommé l'ambassadrice suisse Mirjana Spoljaric Egger au poste d'administratrice assistante du Programme des Nations Unies pour le développement.

La nomination de l'ambassadrice suisse Mirjana Spoljaric Egger par le secrétaire général de l'ONU au poste d'administratrice assistante du PNUD équivaut à un poste de sous-secrétaire général de l'ONU.

Elle dirigera le Bureau régional du PNUD pour l'Europe et la Communauté des Etats indépendants, a indiqué vendredi soir le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) qui salue cette décision. Le PNUD travaille dans plus de 170 pays et territoires, contribuant ainsi à l'éradication de la pauvreté et à la réduction des inégalités et de l'exclusion.

Il aide ces pays à élaborer des directives, à développer leurs capacités institutionnelles et à renforcer leur résilience, afin de préserver durablement les résultats obtenus en matière de développement.

Cette nomination à un poste important sur le plan politique et stratégique renforce la présence de la Suisse aux échelons les plus élevés de l'ONU, souligne le DFAE. L'Agenda 2030 pour le développement durable, adopté en septembre 2015 par les chefs d'Etat et de gouvernement, a instauré un cadre global pour éradiquer la pauvreté, protéger la planète et faire en sorte que tous les êtres humains vivent dans la paix et la prospérité. Le PNUD apporte son soutien aux Etats pour qu'ils puissent atteindre ces objectifs.

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mercredi 15 août 2018

RDC: Selon OMS, Ebola a déjà fait 41 victimes !

Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'OMS à Genève. Photo Freddy Mulongo-Réveil FM International

Le directeur général de l'OMS est encore «plus inquiet» après sa visite de deux jours pour évaluer la nouvelle épidémie d'Ebola dans l'est de la RDC. Alors que le bilan a augmenté à 41 victimes, il a appelé mardi à Genève les parties en conflit à une trêve.

«Le virus est dangereux pour tout le monde», a dit devant la presse Tedros Adhanom Ghebreyesus qui s'est rendu de jeudi à samedi en République démocratique du Congo (RDC). «Il ne choisit pas entre tel ou tel groupe», a-t-il dit.

Or, l'accès aux zones rouges où le conflit est actif est difficile. Plus de 100 groupes armés combattent et plus de 120 incidents violents ont été observés depuis janvier.

Une nouvelle épidémie d'Ebola a encore fait des dizaines de morts, dans l'est de la République démocratique du Congo.

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) n'a pour le moment pas décidé de convoquer un Comité d'urgence du Réglement sanitaire international pour établir si l'épidémie constitue une urgence sanitaire de portée internationale. Facteurs aggravants, celle-ci a lieu dans une zone «très densément peuplée» et où se trouvent plus d'un million de déplacés.

Dizaines de cas

Par ailleurs, les quelque 70 travailleurs de santé sur place, dont sept ont été affectés à Mangina, ont dû rejoindre leurs habitations et être remplacés en raison de leurs contacts avec certaines des plus de 600 personnes déjà identifiées.

Selon les chiffres donnés mardi sur la situation jusqu'à lundi, l'épidémie a fait 41 victimes. Près d'une soixantaine de cas ont été observés depuis début août, dont 30 ont été confirmés. Pour le moment, les raisons de l'épidémie ne sont pas établies. Contrairement aux précédentes, les hommes sont moins touchés.

Au total, près de 200 travailleurs de santé et une vingtaine de civils ont été vaccinés. «Nous allons accélérer cela», a affirmé M. Tedros, alors que 3000 doses sont déjà disponibles sur place après la récente épidémie. Mais des centaines de milliers d'autres peuvent être activées rapidement.

Le directeur général s'est dit «optimiste» sur la possibilité d'éradiquer cette dixième épidémie en RDC avant la présidentielle prévue en fin d'année. Il a dit avoir constaté le même «niveau de partenariat» et d'activité que celui qui a permis d'éliminer Ebola dans le nord-ouest du pays fin juillet. Cette épidémie avait fait plus de 30 victimes.

Ouganda et d'autres pays

Autres soins, 5 patients utilisent pour la première fois une nouvelle molécule thérapeutique. Et ils se portent bien, selon M. Tedros qui souligne le besoin d'oeuvrer auprès de la population pour la convaincre des bienfaits de ces dispositifs.

L'OMS établit actuellement un centre de santé pour 15 patients à Beni et Médecins sans frontières (MSF) prévoit 50 lits. De son côté, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a annoncé l'envoi de 90 tonnes supplémentaires de matériel de santé et pour l'assainissement de l'eau. Un chargement ajouté à près de 15 tonnes déjà acheminées.

Cette assistance rassemble notamment 10 millions d'unités de purification de l'eau, un dispositif de stockage de 325 m3 ou des équipements d'hygiène pour des milliers de familles à Beni ou Mangina.

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mardi 14 août 2018

ONU: Maurice, Cuba et Japon auditionnés par le Comité contre la discrimination raciale !

Le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale a auditionné, ce matin, des représentants de la société civile au sujet de la mise en œuvre de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale à Maurice, à Cuba et au Japon, les trois pays dont les rapports seront examinés cette semaine.

S’agissant de Maurice, une organisation non gouvernementale a regretté que le système politique favorise la prépondérance de la communauté ethnique Vaish. L’ONG a recommandé que Maurice adopte une réforme électorale complète, afin que les Créoles puissent jouir de conditions propices à l’exercice de leurs droits et vivre dans la dignité.

Plusieurs organisations non gouvernementales ont déploré la persistance au Japon de diverses formes de discrimination raciale ou ethnique, au détriment en particulier des Coréens, des burakumin, des Aïnous et des habitants des îles Ryükyü / Okinawa. Les intervenants ont recommandé l’interdiction explicite, dans la loi japonaise, de tous les discours de haine; une meilleure reconnaissance des droits des résidents étrangers au Japon; et l’organisation, pour les représentants du Gouvernement, de formations aux droits de l’homme.

Enfin, s’agissant de Cuba, une organisation non gouvernementale a relevé que si le cadre social et juridique cubain est propice à la non-discrimination raciale, tous les préjugés et le racisme n’ont pas pour autant été éliminés des consciences. Il a été recommandé que Cuba applique des politiques multisectorielles pour éliminer toutes les formes de discrimination et favorise le débat public sur la discrimination raciale.

Cet après-midi, à 15 heures, le Comité entamera l'examen du rapport de Maurice, qu'il achèvera demain matin.

Audition de la société civile

S’agissant de Maurice

Affirmative Action a déclaré que Maurice devait encore faire face aux répercussions de l’esclavage et du travail servile. L’ONG a observé que les Créoles n’étaient pas les seules victimes de la discrimination raciale: en effet, les Hindous subissent eux aussi une « pénalité ethnique » imputable aux règles non écrites du système de castes. L’organisation a déploré le système électoral mauricien, qui est organisé sur des bases ethniques et incite à un « profilage ethnique » des candidats, favorisant finalement la prépondérance de la communauté ethnique Vaish. Elle a recommandé que Maurice adopte une réforme électorale complète, afin que les Créoles puissent jouir de conditions propices à l’exercice de leurs droits et vivre dans la dignité.

Dans le cadre du dialogue qui a suivi cette présentation, une experte du Comité a prié l’ONG de dire comment se maintenait le système de castes à Maurice et a souhaité savoir si les populations d’ascendance africaine étaient solidaires entre elles. Un autre expert a demandé des renseignements sur la situation des Chagossiens installés à Maurice après leur expulsion de leurs terres par le Royaume-Uni. Un expert s’est quant à lui interrogé sur le profilage racial des candidats aux élections.

Affirmative Action a précisé que les anciens colonisateurs avaient conçu un système électoral destiné à intégrer toutes les minorités ethniques. Le pays a été divisé en circonscriptions selon des lignes ethniques favorisant les ethnies majoritaires au détriment des ethnies minoritaires. La compétence n’entre ainsi pour rien dans la sélection des candidats. Les Mauriciens ne sont pas racistes, a ajouté l’ONG, le problème se situant au niveau politique: depuis l’indépendance, tous les premiers ministres sont issus de la communauté Vaish – et même de deux familles en particulier. L’ONG a dénoncé la position inférieure des Créoles dans la vie professionnelle.

S’agissant du Japon

Japan Federation of Bar Associations a regretté que le Japon n’ait pas créé d’institution nationale de droits de l’homme indépendante conforme aux Principes de Paris et n’ait pas reconnu la compétence du Comité pour recevoir des plaintes de particuliers. L’ONG a en outre recommandé de renforcer la loi sur les discours de haine, qui est encore loin de correspondre à la loi complète d’interdiction de la discrimination raciale que le Comité avait appelé de ses vœux dans ses précédentes observations finales.

Japan Network towards Human Rights Legislation for Non-Japanese Nationals and Ethnic Minorities a souhaité que le Comité engage le Gouvernement japonais à condamner explicitement les crimes de haine et à créer un groupe de travail chargé d’appliquer des mesures concrètes et complètes contre les crimes de haine, y compris la réalisation d’enquêtes régulières. L’ONG a en outre recommandé que le Gouvernement japonais interdise explicitement, dans la loi, les discours de haine – y compris ceux prononcés contre des « groupes non spécifiés ».

ERD Net a attiré l’attention du Comité sur le problème des propos racistes tenus par des fonctionnaires et des policiers japonais. L’ONG a dénoncé en particulier des propos tenus contre les Coréens par le Vice-Premier Ministre actuel et par un ancien Premier Ministre, ainsi que les commentaires faits par des policiers lors de manifestations contre la construction d’installations militaires par les États-Unis à Okinawa. L’ONG a fait observer que le refus du Gouvernement japonais d’identifier et de sanctionner les auteurs de tels discours contrevenait à l’article 4 de la Convention. Les représentants du Gouvernement doivent recevoir des formations aux droits de l’homme, a en outre recommandé ERD Net.

Human Rights Association for Korean Residents in Japan a prié le Comité de recommander au Gouvernement du Japon de maintenir les financements destinés aux écoles coréennes au Japon. L’ONG a regretté que le droit des minorités de suivre un enseignement dans leurs langues ne soit pas respecté dans ce pays. Elle a en outre recommandé que le Gouvernement japonais abroge la loi exigeant que les Coréens qui résident de manière permanente au Japon obtiennent un permis de « réentrée au Japon » s’ils absentent du pays.

Korean Residents Union in Japan (Mindan) a demandé que le Japon reconnaisse les droits des résidents permanents coréens, notamment leur droit de vote aux élections locales. L’ONG a ensuite déploré le déni ou la minimisation du massacre de Coréens et de Chinois commis par la police japonaise après le tremblement de terre de 1923.

Women’s Active Museum on War and Peace a condamné le fait que le Gouvernement du Japon continue de nier que les « femmes de réconfort » aient été, en réalité, des esclaves sexuelles.

Solidarity Network with Migrants in Japan a fait observer que de nombreuses femmes étrangères mariées à des Japonais refusent de dénoncer les violences domestiques dont elles peuvent être victimes, de peur de perdre leur permis de résidence. L’ONG a en outre recommandé que les ressortissants étrangers bénéficient des prestations sociales au même titre que les citoyens japonais.

Le Mouvement international contre toutes les formes de discrimination et de racisme a dénoncé la discrimination systématique dont sont victimes les burakumin, les Aïnous et les habitants des îles Ryükyü / Okinawa et a plaidé pour le droit à l’autodétermination et les autres droits fondamentaux du peuple des îles Ryükyü / Okinawa, des droits qui sont menacés du fait de la présence des bases militaires américaines d’Okinawa.

Japan Committee for Citizen’s Rights and Honors s’est dit choqué par la contradiction entre l’histoire réelle des Aïnous et la version qu’en donnent certaines organisations non gouvernementales. L’ONG a nié en particulier que les Aïnous constituent une population autochtone au sens de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Academics’ Alliance for Correcting Groundless Criticism of Japan a insisté sur le rôle joué par le Japon dans la lutte contre la discrimination raciale depuis 1919 déjà, soit soixante ans avant l’adoption de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale.

Suite à ces interventions, un expert du Comité a relevé que le Comité était saisi de plusieurs rapports d’ONG faisant état de violations présumées de la Convention par le Japon. De manière plus étonnante, a ajouté l’expert, le Comité est aussi saisi de documents émanant d’autres ONG qui réfutent les rapports précités ou exposent des vues paradoxales. L’expert a voulu savoir pourquoi les crimes de haine avaient augmenté depuis la promulgation de la loi réprimant la discrimination raciale. Il a demandé si les écoles étrangères autres que coréennes recevaient des subventions.

Dans leurs réponses, les organisations non gouvernementales ont notamment précisé que la loi contre les discours de haine ne protégeait que les personnes d’origine étrangère. Elles ont ajouté qu’en vertu du droit actuel, une attaque contre une école coréenne – exemple cité par une experte du Comité – peut faire l’objet de poursuites car il s’agit d’une agression visant une entité spécifique; en revanche, une affirmation telle que « tous les Coréens doivent mourir » n’est pas punissable, a-t-il été précisé.

L’État subventionne 52 écoles secondaires étrangères, y compris sud-coréennes, à l’exclusion des écoles en lien avec la République populaire démocratique de Corée, ont précisé les ONG.

S’agissant de Cuba

L’Union nationale des juristes cubains a assuré que le principe de non-discrimination raciale était ancré dans la société et dans la loi de Cuba, y compris dans le Code pénal et dans le droit du travail. Plusieurs volets de la loi ont été amendés pour éliminer la conduite discriminatoire dans la vie économique, laquelle subit des mutations depuis 2011, a ajouté l’ONG. Si le cadre social et juridique cubain est propice à la non-discrimination raciale, tous les préjugés et le racisme n’ont pas été éliminés des consciences, a nuancé l’Union.

L’Association cubaine de l’Organisation des Nations Unies a estimé que, pour devenir une société plus juste et plus inclusive, Cuba devrait continuer de garantir l’égalité des chances entre Noirs, Blancs et métis; appliquer des politiques multisectorielles pour éliminer toutes les formes de discrimination; et favoriser le débat public sur la discrimination raciale. L’embargo est le principal facteur d’inégalités à Cuba, a ajouté l’ONG.

Suite à ces interventions, un expert du Comité s’est réjoui à l’idée de pouvoir dialoguer, demain, avec la délégation officielle de Cuba. Il a regretté que d’autres organisations non gouvernementales ne soient pas, elles aussi, venues présenter la situation à Cuba. L’expert a cependant remercié les deux ONG présentes ce matin. Un autre expert a fait savoir que plusieurs ONG qui auraient dû venir à Genève pour participer à l’examen de Cuba se sont vu interdire de le faire.

Une experte a voulu savoir si l’embargo des États-Unis contre Cuba avait des répercussions disproportionnées sur la communauté noire à Cuba et s’il était vrai, comme cela se dit à l’étranger, que cette communauté est la plus exposée à la discrimination sur l’île. Un autre expert a prié les ONG de donner des informations sur les discriminations multiples sont victimes les femmes indigènes.

L’Association cubaine de l’Organisation des Nations Unies a affirmé qu’il était difficile de dire si l’embargo affectait davantage telle ou telle communauté, car toutes les communautés sont affectées par cette « politique génocidaire ». Il est difficile de mettre en place des politiques ciblant des catégories de population en particulier, a par ailleurs souligné l’ONG. Les femmes d’ascendance africaine ne sont pas explicitement ciblées, car les politiques publiques concernent toutes les femmes cubaines, a-t-elle expliqué.

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lundi 13 août 2018

RDC: le Conseil de sécurité de l'ONU soutient la tenue des élections du 23 décembre 2018

Les membres du Conseil se sont félicités des mesures prises récemment dans le processus électoral en République démocratique du Congo (RDC), avec l'enregistrement des candidats pour les élections présidentielles et législatives. Ils se sont félicités le président Joseph Kabila de respect pour son engagement à respecter la Constitution congolaise et les dispositions de l'accord politique 31 Décembre 2016 (l'Accord).

Les membres du Conseil de sécurité ont souligné l'importance de l'ensemble de la classe politique congolaise et les institutions chargées d'organiser les élections restantes engagées pour assurer le succès du reste du processus électoral, ce qui conduit à un transfert pacifique du pouvoir, conformément à la constitution congolaise et l'Accord.

Ils ont encouragé toutes les parties prenantes congolaises à créer toutes les conditions nécessaires pour assurer un environnement propice à la conduite pacifique et inclusive des activités politiques, de veiller à ce que les élections aient lieu avec les conditions requises de transparence, la crédibilité et l'inclusivité, y compris la participation pleine et effective des femmes à toutes les étapes, et sont menées conformément aux obligations internationales de la RDC.

Ils ont réaffirmé que la mise en œuvre efficace, rapide et sincère de l'accord, y compris les mesures de renforcement de la confiance de l'accord, ainsi que le respect des droits fondamentaux et le calendrier électoral sont essentiels pour des élections pacifiques et crédibles le 23 Décembre, une transition démocratique du pouvoir, et la paix et la stabilité de la RDC.

Enfin, les membres du Conseil de sécurité ont encouragé le gouvernement congolais et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour faire en sorte que toute demande à la MONUSCO pour le soutien logistique et technique est effectué à temps, afin de permettre à la MONUSCO de fournir ce soutien.

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Conseil des droits de l'homme: Chine, le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale examine son rapport !

Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale a examiné, dans l’après-midi de vendredi dernier et ce matin, les rapports présentés par la Chine, y compris les Régions administratives spéciales de Hong Kong et de Macao, sur les mesures prises pour donner effet aux dispositions de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale.

Présentant ce rapport, M. Jianhua Yu, Représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies à Genève, a expliqué que la nouvelle Constitution de 2018 avait entériné, entre autres principes prioritaires, l’égalité et l’harmonie entre les différents groupes ethniques qui composent le pays. Dans ce contexte, la Chine veille à renforcer l’autonomie des différentes régions, alors que l’état de droit a permis de donner davantage de voix aux différents groupes ethniques, a-t-il affirmé.

Des progrès ont été réalisés dans le domaine économique et social, y compris en matière de santé, d’éducation et de protection de l’environnement, entre autres; l’objectif est que l’ensemble des minorités ethniques puissent exercer leurs droits comme tous les autres citoyens, a insisté M. Yu. Les provinces multi-ethniques ont bénéficié de projets spécifiques avec des progrès sensibles, puisque la population en situation de pauvreté est passée de 31 millions en 2012 à 10 millions aujourd’hui, ce qui constitue un immense pas en avant, a souligné le Représentant permanent. Il a assuré que la Chine veillait à respecter les dispositions de la Convention afin de faire en sorte que toutes les personnes issues des communautés ethniques jouissent effectivement de leurs droits.

Présentant le rapport de la Région administrative spéciale de Hong Kong, M. Chan Shui-Fu, Sous-Secrétaire pour les affaires constitutionnelles et continentales au Bureau des affaires constitutionnelles et continentales de la RAS de Hong Kong, a expliqué qu’un comité directeur avait été créé en 2018 pour surveiller et examiner les politiques en faveur des minorités ethniques. S’agissant en particulier de l’éducation, le Gouvernement veille à intégrer les étudiants issus des minorités et à faciliter leur intégration et leur compréhension de la langue chinoise, a-t-il souligné.

Présentant le rapport de la Région administrative spéciale de Macao, M. Liu Dexue, Directeur du Bureau des affaires juridiques de la RAS de Macao, a notamment expliqué que l’incitation à la haine raciale ou ethnique était considérée, au plan pénal, comme une circonstance aggravante, et que le fait d’encourager des crimes d’intolérance, de haine ou encore l’incitation au totalitarisme était lui aussi interdit.

L’imposante délégation chinoise était également composée de nombreux représentants du Comité central et de commissions du Congrès du Peuple chinois; des Ministères des affaires civiles, des affaires étrangères, de l’éducation, de la sécurité publique, de la justice, des ressources humaines et de la sécurité sociale; ainsi que de représentants de la Commission nationale des affaires ethniques, des services d’immigration, du parquet de la Chine et d’autres fonctionnaires des autorités des RAS de Hong-Kong et de Macao.

La délégation a répondu aux questions qui lui étaient adressées par les membres du Comité en ce qui concerne, plus particulièrement, la situation des minorités ethniques, notamment celle des Tibétains et des Ouïghours; la législation antidiscriminatoire; l’éducation bilingue et le droit des minorités d’utiliser leurs langues; l’initiative de la « nouvelle route de la soie »; les lois sur la sécurité nationale, contre l’extrémisme et contre le terrorisme; la situation des réfugiés et requérants d’asile; ou encore les citoyens de la République populaire démocratique de Corée entrés de façon illégale sur le territoire chinois.

M. Nicolás Marugán, rapporteur du Comité pour l’examen du rapport de la Chine, a notamment souligné que la prospérité de la Chine lui avait permis de sortir de la pauvreté des centaines de millions de personnes de la pauvreté. Le rapporteur a toutefois regretté qu’en dépit des précédentes recommandations du Comité, il n’existe toujours pas, dans la loi chinoise, de définition de la discrimination raciale qui corresponde à la définition qu’en donne la Convention. M. Marugán s’est inquiété de la situation des minorités ethniques et raciales, notamment celle des Tibétains et des Ouïghours, qui seraient victimes de déplacements forcés et de multiples discriminations, alors même que le taux de pauvreté des minorités ethniques est passé de 15,8% en 2011 à 19% en 2016.

Au cours du dialogue, la délégation chinoise a insisté sur le fait que l’unité entre les nationalités qui composent le pays était un objectif fondamental des autorités chinoises. Le chef de la délégation a mis en garde contre «certaines forces qui agissent de l’extérieur pour politiser les travaux du Comité» et a espéré que le Comité saurait rester objectif dans son évaluation.

Le Comité adoptera ultérieurement, lors de séances à huis clos, ses observations finales sur les rapports de la Chine (y compris les RAS de Hong Kong et de Macao) et les rendra publiques à l’issue de la session, qui doit clore ses travaux le vendredi 30 août prochain.

Demain matin, à 10 heures, le Comité auditionnera les représentants de la société civile au sujet de l’application de la Convention dans les pays dont les rapports doivent encore être examinés durant cette session: Maurice, Cuba et le Japon (ces trois rapports devant être examinés cette semaine).

Présentation du rapport de la Chine

Le Comité était saisi du document regroupant les quatorzième à dix-septième rapports périodiques de la Chine (CERD/C/CHN/14-17), y compris la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong (CERD/C/CHN-HKG/14-17) et la RAS de Macao (CERD/C/CHN-MAC/14-17).

Présentant le rapport de la Chine, M. JIANHUA YU, Représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies à Genève, a expliqué que le pays est entré dans une nouvelle ère de son développement et a fait part de l’évolution de la situation des minorités ethniques en Chine. La communauté de la nation chinoise est devenue la priorité de la Chine, eu égard au grand nombre de minorités ethniques qui composent le pays, a-t-il souligné. La Chine doit tenir compte de ces minorités, a-t-il ajouté. Au dix-neuvième Congrès du Parti communiste chinois, le Secrétaire général Xi Jinping a explicitement appelé à un sens élevé de la communauté de la nation chinoise, a-t-il rappelé. La nouvelle Constitution de 2018 a amendé le libellé des principes prioritaires, comme la liberté ou l’égalité et l’harmonie entre les différents groupes qui composent le pays, la Chine étant engagée à mettre en œuvre l’égalité et l’unité entre ses différents groupes ethniques, lesquels devront tous travailler de concert pour former une grande famille aux fins d’une prospérité commune et de la réalisation du rêve chinois d’un renouvellement national (« national rejuvenation »).

Le pays ne saurait être protégé sans garanties juridiques, a poursuivi M. Yu. La Chine s’efforce de renforcer l’autonomie des différentes régions et l’état de droit a permis de donner davantage de voix aux différents groupes ethniques, a-t-il affirmé.

Nombre de textes législatifs, notamment ceux relatifs au tourisme, aux cultures traditionnelles ou encore aux affaires religieuses prévoient l’interdiction de la discrimination ethnique et de l’incitation à la haine et s’efforcent de promouvoir l’harmonie entre tous les groupes. Les régions automnes ont adopté une série de législations pour lutter contre les discriminations, a ajouté le chef de la délégation. Les groupes minoritaires jouent un rôle prédominant dans les affaires ethniques, a-t-il insisté.

La Chine a l’intention de promouvoir le développement dans différents domaines et s’appuie actuellement sur le treizième Plan quinquennal pour le développement économique et social mis en place à cette fin, a expliqué le Représentant permanent. Ce Plan vise notamment la promotion de la santé et du développement et l’ouverture des régions frontalières, ainsi que le développement des petits groupes communautaires. Différents progrès ont été réalisés dans le domaine économique et social, y compris en matière de santé, d’éducation et de protection de l’environnement, entre autres; l’objectif est que l’ensemble des minorités ethniques puissent exercer leurs droits comme tous les autres citoyens, a insisté M. Yu, précisant que des provinces multiethniques ont ainsi bénéficié de projets menés dans ce contexte et que dans les zones concernées, les progrès économiques sont sensibles, puisque la population en situation de pauvreté est passée de 31 millions en 2012 à 10 millions aujourd’hui, ce qui constitue un immense pas en avant.

Le pays promeut la préservation de l’environnement et l’écologie ainsi que la diversité culturelle et les écosystèmes des minorités, a poursuivi le Représentant permanent. À cette fin, a-t-il expliqué, le Gouvernement chinois a accordé la priorité à la promotion de la culture des minorités, laquelle fait partie de la culture chinoise. Le pays a tout mis en œuvre pour préserver le patrimoine culturel, a-t-il insisté.

Certaines régions restent un peu à la traîne par rapport à d’autres aux niveaux social et économique, a toutefois reconnu le chef de la délégation chinoise. Le pays se trouve à la croisée des chemins pour améliorer cette situation, a-t-il affirmé. Il faut renforcer le cadre juridique interne et donner effet aux politiques qui prônent la solidarité et l’égalité entre les différents groupes ethniques, a-t-il insisté. La Chine veille à respecter les dispositions de la Convention afin de s’attaquer à tous les volets de la question ethnique et de faire en sorte que toutes les personnes issues des communautés ethniques puissent jouir de leurs droits, a-t-il souligné.

Présentant le rapport de la RAS de Hong Kong, M. SHUI-FU CHAN, Sous-Secrétaire pour les affaires constitutionnelles et continentales au Bureau des affaires constitutionnelles et continentales de la RAS Hong Kong, a expliqué que Honk Kong compte près de 250 000 personnes issues des minorités ethniques. Dans ce contexte, tout est mis en œuvre pour lutter contre la discrimination raciale et veiller à ce que toutes ces minorités puissent jouir des mêmes droits, a-t-il assuré. Afin de renforcer le soutien aux minorités ethniques, un comité directeur a été instauré en 2018 pour surveiller et examiner les politiques en faveur des minorités ethniques dans la RAS de Hong Kong, a-t-il précisé.

S’agissant de l’éducation, a poursuivi le Sous-Secrétaire, le Gouvernement veille à intégrer les étudiants issus des minorités et à faciliter leur intégration et leur compréhension de la langue chinoise. Le Bureau de l’éducation a mis en œuvre un programme d’enseignement de la langue chinoise en tant que deuxième langue aux niveaux primaire et secondaire, a-t-il indiqué, expliquant que ce cadre vise à aider les étudiants à surmonter les difficultés qu’ils rencontrent pour apprendre la langue chinoise et à leur offrir de plus grandes opportunités d’études et d’emploi. Le financement des écoles a lui été revu à la hausse. Le Bureau pour l’éducation a révisé la mise œuvre du plan d’apprentissage et a développé de nouvelles stratégies d’enseignement. Les autorités accordent une attention particulière aux mesures visant à assurer l’égalité des chances en matière d’accès à l’emploi pour les minorités, a insisté le Sous-Secrétaire. Les travailleurs domestiques étrangers bénéficient des mêmes droits et de la même protection que les autres en termes de salaire, de vacances, de congés payés ou encore de congés de maternité, entre autres; ils sont protégés par un contrat d’emploi normalisé par le Gouvernement. La règle du retour au pays dans les semaines qui font suite à la fin du contrat est nécessaire afin de maintenir un contrôle efficace de l’immigration, a expliqué M. Chan; les travailleurs domestiques peuvent néanmoins obtenir un nouvel emploi dans la RAS de Hong Kong une fois rentrés dans leur pays, a-t-il précisé, rappelant en outre l’obligation pour ces travailleurs domestiques de vivre chez leur employeur.

La RAS de Hong Kong a par ailleurs créé un mécanisme unifié pour vérifier les plaintes concernant le non-respect du principe de non-refoulement, a poursuivi M. Chan. Les personnes qui souhaitent remettre en cause une décision du Département de l’immigration peuvent maintenant faire appel devant un bureau d’appel indépendant, a-t-il fait valoir.

M. Chan a en outre évoqué un ensemble de mesures prises pour promouvoir l’harmonie raciale. Le Gouvernement de la RAS Hong Kong suit de manière active l’examen du texte de loi sur les discriminations qui a été soumis par la Commission pour l’égalité des chances en 2016 afin de faire une proposition au Conseil législatif cette année, a-t-il expliqué. Ce texte vise notamment à étendre la protection contre les discriminations raciales aux proches des victimes, notamment à l’épouse et aux enfants.

Présentant le rapport de la RAS de Macao, M. DEXUE LIU, Directeur du Bureau des affaires juridiques de la RAS de Macao, a expliqué que les droits à l’égalité et à la non-discrimination sont entérinés dans le système juridique de la RAS Macao au travers d’une série de lois. Une discrimination positive n’est admise par la loi que pour palier une inégalité.

Le caractère d’incitation à la haine raciale ou ethnique d’un crime est considéré comme une circonstance aggravante et le fait d’encourager des crimes d’intolérance, de haine, ou encore l’incitation au totalitarisme sont totalement interdits, a précisé le Directeur du Bureau des affaires juridiques.

Diverses communautés se retrouvent sur le territoire de la RAS de Macao; chaque groupe jouit du même droit à la dignité et à jouir de sa propre vie culturelle, et peut pratiquer sa religion et utiliser sa propre langue, a souligné M. Liu.

La protection des droits des travailleurs a été étendue afin de mieux garantir le droit du travail pour les travailleurs non résidents. La RAS de Macao a mis en place une politique non discriminatoire et de protection pour les travailleurs non résidents, a souligné M. Liu. En outre, les lois de lutte contre la traite et contre la violence domestique ont été traduites en anglais et mises en ligne, a-t-il ajouté.

D’autre part, les pouvoirs de surveillance de l’institution nationale des droits de l’homme ont été renforcés; elle peut notamment proposer directement des suggestions concernant des amendements à apporter à la législation.

La protection des droits reconnus ne peut être refusée à personne, sur la base de quelque discrimination que ce soit, a souligné M. Liu. Le cadre juridique prévoit que toute personne résidant dans la RAS de Macao et qui ne dispose pas de ressources financières suffisantes a droit de bénéficier d’une aide juridictionnelle gratuite.

L’égalité entre les sexes est un objectif prioritaire du Gouvernement, a poursuivi M. Liu; ainsi, au mois de juin 2017, les femmes représentaient 68% de la force de travail de la RAS de Macao.

Enfin, M. Liu a signalé qu’il y avait peu de demandes d’asile dans la RAS de Macao. Les requérants ont droit à des services de base, à l’éducation pour les mineurs, ainsi qu’à un interprète et une protection juridique, a-t-il précisé.

Examen du rapport

Questions et observations des membres du Comité

M. NICOLAS MARUGAN, rapporteur du Comité pour l’examen du rapport de la Chine, a encouragé le pays à être plus ponctuel dans la remise de ses rapports. Il a ensuite salué certains développements positifs en Chine, soulignant notamment que la prospérité du pays a permis à des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté et relevant que pour le Gouvernement chinois, la pauvreté est l’un des plus grands obstacles au développement et donc aux droits l’homme. Depuis 2008, a-t-il ajouté, les cinq régions autonomes (NDLR: Mongolie intérieure, Guangxi, Tibet, Ningxia, Xinjiang) ont pu bénéficier d’une amélioration graduelle des conditions de vie de leur population. Les minorités ethniques représentent néanmoins un tiers de la population en situation de pauvreté en Chine, a fait observer M. Marugán, avant de relever que le Plan d’action national sur les droits de l’homme reconnaît la pauvreté des minorités ethniques. Le rapporteur a souhaité savoir si le pays disposait de données ventilées et actualisées concernant la réduction de la pauvreté parmi les minorités ethniques. Il a également voulu savoir si le pays entendait passer à une approche du développement fondée sur les droits de l’homme. Il s’est enquis des indicateurs qui ont été utilisés pour mesurer les progrès dans le domaine de la lutte contre la discrimination raciale. M. Marugán a souhaité en savoir davantage sur les objectifs et les résultats du troisième Plan d’action national sur les droits de l’homme.

M. Marugán a ensuite souhaité savoir si l’institution nationale des droits de l’homme de la RAS de Hong Kong allait être pleinement conforme aux Principes des Paris.

Le rapporteur s’est en outre enquis de la participation des organisations non gouvernementales (ONG) à l’élaboration des rapports soumis au Comité et a souhaité savoir comment les autorités entendaient améliorer les relations avec les organisations de la société civile.

En dépit des précédentes recommandations du Comité, il n’existe toujours pas de définition de la discrimination raciale qui corresponde à la définition qu’en donne la Convention, a poursuivi M. Marugán. Il a souhaité savoir si la Chine envisageait de promulguer une loi complète de lutte contre les discriminations et si elle envisageait d’entreprendre une étude sur les discriminations à l’encontre des minorités ethniques.

Le rapporteur a ensuite demandé à la RAS Hong Kong de fournir des statistiques concernant les plaintes déposées et condamnations prononcées pour actes de discrimination raciale, y compris pour incitation à la haine raciale. Il a souhaité comprendre les raisons pour lesquelles très peu de plaintes avaient donné lieu à des actions en justice et a souhaité savoir si ceux qui portent plainte sont exposés à des risques de représailles. S’agissant de la RAS de Macao, M. Marugán a souligné que les crimes de haine ne sont ni signalés, ni poursuivis dans cette RAS.

La situation des minorités ethniques et raciales est préoccupante, notamment celle des Tibétains et des Ouïghours; ils seraient victimes de déplacements forcés et de multiples discriminations, s’est par ailleurs inquiété le rapporteur. Le taux de pauvreté des minorités ethniques est passé de 15,8% en 2011 à 19% en 2016, a-t-il fait observer, avant de s’enquérir des raisons de cette évolution.

Le rapporteur a demandé quelle instance était chargé de contrôler les cas de discrimination raciale dans le domaine du travail en Chine, y compris dans les RAS de Hong Kong et de Macao; il a souligné que certaines pratiques d’embauche étaient largement discriminatoires dans certaines entreprises qui préfèrent la main-d’œuvre chinoise plutôt que tibétaine ou ouïghoure. Le développement économique au Tibet ne profite qu’aux seuls Chinois, a en outre déploré l’expert. En l’absence d’un bureau d’inspection du travail, il est très difficile de porter plainte en cas de discrimination raciale au travail, a insisté M. Marugán.

Selon certaines informations reçues par le Comité, les minorités ethniques sont également exposées à la discrimination en matière de logement, a ajouté le rapporteur, avant de s’enquérir des mesures prises pour y remédier.

M. Marugán a par ailleurs relevé le recours excessif à la force contre les Tibétains ethniques et d’autres groupes et a souligné que le Comité restait préoccupé par le fait que la Chine ne fasse pas la lumière sur les affaires de de torture et de décès en garde à vue de Tibétains. Il a demandé si les enquêtes concernant ces allégations étaient chapeautées par une instance indépendante et si des enquêtes étaient menées pour savoir si de hauts fonctionnaires de l’État étaient responsables de ces actes.

Le rapporteur a ensuite demandé des statistiques ventilées et actualisées concernant les migrants en Chine, y compris dans les RAS de Macao et de Hong Kong. Il a également souhaité obtenir des données actualisées concernant les effets de la législation de lutte contre la traite, déplorant n’avoir reçu aucune information de la Chine et de la RAS de Hong Kong sur leurs mesures de lutte contre la traite.

Enfin, M. Marugán s’est enquis des efforts entrepris dans la RAS de Hong Kong pour amender l’ordonnance contre la discrimination raciale, qui n’est pas conforme à la Convention.

M. Marugán a par la suite voulu savoir quel budget était affecté au Plan d’action national sur les droits de l’homme. Il a regretté le manque de progrès en Chine continentale, tout comme dans les RAS de Macao et Hong-Kong, s’agissant de la création d’institutions de droits de l’homme conformes aux Principes de Paris et de la participation des organisations non gouvernementales à la rédaction du rapport.

M. Marugán a insisté pour que la Chine se dote d’une loi exhaustive contre la discrimination raciale et s’est interrogé sur le suivi donné aux plaintes dans ce domaine, alors que le nombre de ces plaintes reste très faible. L’expert a fait état de nombreux incidents de racisme contre des personnes originaires du sous-continent indien qui ne sont pas dénoncés à la justice.

Le rapporteur a par ailleurs fait observer que le concept de séparatisme était défini de manière très large dans la loi chinoise, couvrant dans certains cas le simple fait d’exercer des droits humains – au détriment, selon des informations en possession du Comité, des défenseurs des droits des Ouïghours. L’expert a prié la délégation de dire comment les autorités prévenaient les actes de torture et les mauvais traitements contre les Ouïghours et contre les Tibétains.

Une autre experte s’est dite préoccupée qu’il existe des zones de non-droit dans la Région automne du Xinjiang, avec des détentions de masse des Ouïghours ethniques et d’autres minorités ethniques musulmanes. Un grand nombre de ces personnes font l’objet de détention dans des camps de redressement, a-t-elle souligné; leurs droits ont été bafoués et aucune victime n’a pu obtenir justice. Beaucoup de musulmans sont poursuivis au pénal pour des délits pourtant considérés comme mineurs, comme par exemple le fait de porter le voile. L’experte a par ailleurs dénoncé la surveillance de masse des communautés ouïghoures. La Chine impose la collecte de données biométriques concernant les membres des minorités. En outre, une autorisation de voyager peut mettre plusieurs années à parvenir à ces personnes. Les lois sur la sécurité nationale ou contre le terrorisme ont donné des définitions beaucoup trop vagues d’infractions comme l’extrémisme ou le terrorisme, ce qui a pour conséquence des condamnations arbitraires voire extrajudiciaires, a par ailleurs souligné l’experte.

Cette même experte a ensuite souhaité savoir s’il était vrai que l’utilisation de l’ouïghour dans l’enseignement avait été fortement restreinte. Selon certaines informations, a-t-elle ajouté, la langue et la culture tibétaines sont menacées. L’experte a en outre demandé ce qui se passait concrètement pour les personnes qui se trouvent dans les camps de redressement et s’est enquise de la situation des Ouïghours dans la RAS de Hong Kong.

Une autre experte a expliqué être inquiète des discriminations à l’encontre des Ouïghours et d’autres minorités dans les RAS de Hong Kong et de Macao. Elle a souhaité en savoir davantage au sujet de l’enseignement bilingue dans la RAS de Hong Kong et de l’accès à l’éducation pour les enfants issus des minorités - dont elle s’est enquise des causes de la déscolarisation. Dans la RAS de Hong Kong, une majorité d’enfants issus des minorités ethniques semblent être inscrits dans des d’écoles qui ne favorisent pas leur intégration sociale, ni sur le marché du travail, a-t-elle fait observer.

Un expert s’est enquis de ce qui était fait pour que les avocats œuvrant dans le domaine des droits de l’homme puissent travailler librement, sans contrainte et sans faire l’objet menaces.

Un autre expert a demandé davantage d’informations sur les personnes issues de minorités ethniques non reconnues, qui seraient plus de 600 000 aujourd’hui en Chine. Qu’en est-il de leur statut juridique ?

Un autre expert a souligné que les personnes d’ascendance africaine étaient les principales victimes du racisme et de la discrimination raciale, notamment dans la RAS de Hong Kong.

Une experte a dénoncé les lois restrictives en matière religieuse, notamment à l’encontre des musulmans. Un million de Ouïghours ont été emprisonnés, a-t-elle souligné, avant de demander quelle liberté religieuse était désormais accordée aux Ouïghours.

D’après un grand nombre de rapports, les transfuges de la République populaire démocratique de Corée sont exposés à la traite, à l’exploitation et au travail forcé, a-t-il en outre été souligné; certains sont détenus avant d’être renvoyés en République populaire démocratique de Corée où ils sont alors torturés.

Il ne suffit pas de dire que les droits des Ouïghours ne sont pas bafoués, a fait observer une experte du Comité: elle a estimé que la délégation devrait donner des précisions sur le nombre de personnes détenues dans des camps de détention et dans des camps d’endoctrinement ainsi que sur le nombre de personnes condamnées pour des faits de séparatisme. Une autre experte a demandé à la délégation de donner la définition de l’extrémisme en vertu de laquelle des Ouïghours ont été condamnés.

Un expert a mis en relief les risques sur l’environnement que pose l’initiative de la route de la soie. Il s’est en outre ému de l’interdiction des activités à caractère religieux dans les activités extra-scolaires proposées aux enfants.

Une experte a regretté les restrictions apportées par la Chine à la reconnaissance du statut de réfugié.

D’autres questions ont porté sur l’efficacité de l’enseignement du chinois dans les écoles de la RAS de Hong-Kong pour éviter la marginalisation des enfants, ou encore sur la formation qui est dispensée aux fonctionnaires pour les aider à détecter les actes de racisme.

Une experte s’est interrogée sur le caractère démocratique du processus de prise de décision dans certaines régions où vivent des minorités ethniques, compte tenu de la désignation des responsables politiques par les autorités centrales. Cette experte a elle aussi voulu connaître les définitions de l’extrémisme et du séparatisme utilisées par les autorités chinoises.

Un expert s’est dit déçu des réponses apportées par la délégation chinoise qui a choisi de rejeter d’emblée certaines questions au motif qu’elles seraient « infondées »; cet expert aurait aimé un dialogue plus fructueux au profit de la Chine elle-même.

Réponses de la délégation

Le système juridique chinois comporte un certain nombre de lois interdisant la discrimination et encourageant l’égalité entre les différents groupes ethniques, conformément aux dispositions de la Convention, a fait valoir la délégation. S’il n’existe certes pas de définition de la discrimination raciale dans la loi chinoise, l’interprétation que les autorités judiciaires donnent de cette notion est conforme à la Convention, a-t-elle assuré.

La délégation a ensuite souligné que la Chine accordait une grande importance à l’application des dispositions de la Constitution relatives à l’interdiction de la discrimination ethnique. À cet égard, plusieurs projets de contrôle à long terme ont été lancés par divers organes étatiques, a-t-elle fait valoir, précisant qu’en 2015, un groupe de supervision avait procédé à une évaluation de sept municipalités et régions, y compris Beijing, Shanghai et Tianjin. Certaines localités ont ouvert des permanences juridiques et des lignes d’appel destinées aux membres des minorités ethniques. Toute personne victime d’un comportement criminel en Chine peut saisir les organes de sécurité publique, a insisté la délégation.

À côté des 55 minorités ethniques reconnues, il n'y a pas de minorité non reconnue en Chine, a ajouté la délégation. Elle a fait état des progrès accomplis dans le cadre de l’application du Plan d’action national sur les droits de l’homme (2016-2020) pour ce qui est de la réalisation des objectifs fixés par le pays s’agissant des minorités ethniques. En particulier, leur droit de participer aux délibérations et à l’administration des affaires publiques est assuré avec sérieux, a souligné la délégation. Actuellement, tous les 55 groupes ethniques minoritaires de Chine sont représentés au Congrès national du peuple, où les membres des minorités ethniques représentent 14,7% des députés, soit bien davantage que les 8,49% de la population chinoise que représente la part des minorités ethniques. Par ailleurs, a ajouté la délégation, les administrations de 155 localités ethniques autonomes sont dirigées par des personnes appartenant aux minorités.

D’autre part, le droit des minorités d’utiliser leur propre langue est effectivement protégé, le Gouvernement central ayant affecté 200 millions de yuans en 2017 à la formation d’enseignants bilingues, a poursuivi la délégation, ajoutant que l’éducation bilingue était garantie au Xinjiang et au Tibet grâce à des enseignants et à des manuels bilingues. Il est faux de dire que l’enseignement en langue ouïghoure est interdit, a assuré la délégation. Les examens d’entrée aux universités nationales peuvent se faire dans les langues minoritaires, a-t-elle ajouté.

La délégation a, d’autre part, fait état de progrès importants dans le domaine de l’accès à la santé dans les régions où vivent les minorités ethniques, l’objectif des autorités étant de disposer d’un hôpital par comté; l’accent porte en particulier sur la santé de la mère et de l’enfant, a précisé la délégation, faisant valoir que le taux de mortalité infantile est ainsi tombé de 13,8% en 2009 à 6,8% en 2017.

Sur le plan socioéconomique, la population pauvre dans les régions où vivent les minorités a chuté à 10,32 millions de personnes en 2017, contre 14,11 millions en 2016. Pour des raisons historiques, les zones touchées par la pauvreté se concentrent dans les régions centrales et occidentales de la Chine; mais dans ces mêmes régions, la pauvreté ne fait aucune différence entre les différentes minorités ethniques. Ensemble, les 12 provinces, régions et villes de Chine occidentales où se concentrent les minorités ethniques comptent 374 millions d’habitants – soit 27,06% de la population chinoise –, mais la population pauvre y atteint 16,34 millions de personnes – soit 53,64% du total national.

Le Gouvernement a annoncé qu’il veillerait à ce qu’aucune minorité ne soit laissée de côté en affectant des fonds supplémentaires en direction des minorités ethniques; le Tibet (région autonome), le sud du Xinjiang (autre région autonome) et plusieurs districts de quatre autres provinces, habités par des Tibétains, reçoivent 60% de ces fonds. Le déplacement des personnes pauvres hors des régions inhospitalières s’explique par deux raisons: l’industrialisation qui vide les campagnes et la vulnérabilité écologique de la plupart des régions pauvres – en particulier la perte de pâturages du fait de la surexploitation. Les personnes pauvres sont déplacées vers les banlieues des petites villes pour soulager l’environnement et laisser l’écosystème se régénérer, a expliqué la délégation.

La loi interdit explicitement la discrimination dans l’emploi, mais la Chine n’en a pas moins pris des mesures pour favoriser l’emploi des membres des minorités ethniques, a ensuite fait valoir la délégation. L’objectif est d’inciter à la création d’entreprises et de favoriser le transfert des emplois ruraux vers d’autres secteurs d’activité. Parallèlement, les autorités tirent parti des possibilités offertes par Internet pour donner aux travailleurs des régions où vivent les minorités ethniques l’accès à des services d’emploi de qualité. D’autres initiatives, comme dans le district de Burqin dans le Xinjiang, consistent à subventionner les entreprises pour qu’elles embauchent des employés locaux.

La délégation a par ailleurs assuré que la législation chinoise était conforme aux dispositions des conventions de l’Organisation internationale du Travail contre le travail forcé et pour la protection des droits des travailleurs domestiques. La Chine souscrit au but et à la mission de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles et, étant donné que le nombre d’étrangers travaillant en Chine et de Chinois travaillant à l’étranger augmente chaque année, elle envisage sérieusement d’étudier la possibilité de ratifier cet instrument, a indiqué la délégation.

S’agissant de la « nouvelle route de la soie » (Belt and Road Initiative), la délégation a affirmé que cette initiative a grandement ouvert les régions habitées par des minorités et ainsi contribué à leur développement rapide. Chaque région s’est vu attribuer un rôle précis dans cette initiative: la région autonome ouïghoure du Xinjiang est un nœud sur la route de la soie; la région autonome de Mongolie intérieure est une ouverture cruciale vers le nord; et la région autonome du Guangxi fait le lien avec le volet maritime de l’initiative, a-t-il été précisé.

Plutôt que de créer une institution nationale de droits de l’homme, la Chine confie la responsabilité de protéger et promouvoir les droits de l’homme à différents départements compétents. Les départements de supervision surveillent l’action des institutions et agents du Gouvernement; ils reçoivent aussi les rapports concernant les droits de l’homme. La Commission d’État pour les affaires ethniques assume des responsabilités importantes dans la protection des droits des minorités, a précisé la délégation.

La délégation a ensuite expliqué la position de la Chine concernant la question des citoyens de la République populaire démocratique de Corée entrés de façon illégale sur le territoire chinois. Tout d’abord, étant entrées en Chine pour des raisons économiques, ces personnes ne bénéficient pas du statut de réfugié au sens de la Convention relative au statut des réfugiés. Ensuite, ces personnes bénéficient d’une importante aide humanitaire, les mauvais traitements et l’exploitation mentionnés n’existant pas, a assuré la délégation. Elle a rappelé que la Chine, à l’instar de nombreux États, avait fait part de ses réserves lors de la création de la Commission d’enquête sur les droits de l’homme en République populaire démocratique de Corée et a demandé aux membres du Comité de s’interroger sur l’impartialité et la crédibilité du rapport du Département d’État des États-Unis.

La Chine est en train d’examiner l’opportunité d’élaborer une législation relative à la reconnaissance du statut de réfugié, a poursuivi la délégation. En l’état, la loi autorise déjà la délivrance d’autorisations de séjour temporaire aux personnes qui demandent le statut de réfugié en Chine. Au 30 juin 2018, la Chine comptait 943 réfugiés et requérants d’asile étrangers, selon les chiffres du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

Les lois sur la sécurité nationale sont alignées sur le Code pénal chinois et leur interprétation ne donne lieu à aucune ambiguïté, a d’autre part assuré la délégation. Elle a ensuite expliqué que la Chine était confrontée au problème des activités terroristes à but séparatiste qui, au Xinjiang et dans d’autres endroits en Chine, compromettent la sécurité des citoyens de tous les groupes ethniques, la stabilité nationale et l’unité ethnique du pays. La loi contre le terrorisme affirme que l’État s’oppose à toutes les formes d’extrémisme, y compris l’extrémisme religieux, et qu’il doit éliminer la base idéologique du terrorisme; mais cette loi stipule également que la lutte antiterroriste doit se faire dans le respect de la loi et des intérêts et droits des citoyens, a souligné la délégation.

En avril 2017, la Cour suprême et le barreau chinois ont créé une instance chargée de faciliter le dépôt de plaintes par les avocats dont les droits sont bafoués, a ensuite indiqué la délégation. Quatre cent trente-deux demandes de protection ont été reçues depuis mars 2017, a-t-elle précisé. Les avocats qui ne respectent pas les règles d’éthique sont cependant sanctionnés., conformément à la loi, a-t-elle ajouté.

La délégation a assuré que les allégations de recours excessif à la force, aux détentions arbitraires et aux disparitions forcées contre des membres de minorités ethniques étaient infondées. De même, l’allégation selon laquelle M. Tashi Wangchuk aurait été condamné pour ses commentaires sur la protection des langues de minorités ethnique est fausse. Cette personne a été arrêtée parce qu’elle était suspectée d’inciter à la sécession de la région dont elle est originaire; elle a été condamnée, au terme d’un procès qui s’est tenu dans les règles, à cinq ans de prison et cinq ans de privation des droits civiques, a expliqué la délégation.

L’allégation selon laquelle le Xinjiang (région autonome) serait en proie à l’anarchie est également fausse, même s’il est vrai que la région est en proie au terrorisme, a ajouté la délégation. Le Xinjiang ne compte aucun centre de rééducation, a-t-elle assuré, rejetant les accusations selon lesquelles plus d’un million d’Ouïghours y seraient détenus. La délégation a également rejeté toute accusation de suppression d’une religion, de «désislamisation». Les mesures qui sont prises dans le Xinjiang ont uniquement pour but de lutter contre l’idéologie religieuse extrémiste et d’empêcher l’entrée de terroristes étrangers, a assuré la délégation.

La délégation a expliqué qu’il n’existait pas au Xinjiang de « centres de rééducation », pas plus qu’il n’existe de « centres de formation contre l’extrémisme ». Les personnes accusées de délits mineurs peuvent recevoir une assistance et une formation professionnelle dans des centres de formation, en vue de leur réintégration, a-t-il été précisé. Ces personnes ne sont pas soumises à la détention arbitraire et leurs droits sont respectés, a ajouté la délégation.

Le Gouvernement chinois accorde une grande importance, tout en luttant contre le terrorisme, à la protection de la liberté et des droits des citoyens de toutes les ethnies sur un pied d’égalité, a insisté la délégation. Il n’y a aucune contradiction entre la lutte contre le terrorisme et l’interdiction de la discrimination raciale, a-t-elle insisté.

La délégation a, d’une manière générale, fait état de progrès importants – « et parfois spectaculaires » – réalisés au plan social et économique dans les régions (autonomes) du Tibet et du Xinjiang, y compris en matière de respect de la liberté de religion et de droits culturels.

S’agissant de la Région administrative spéciale de Hong-Kong, la délégation a fait savoir que les autorités avaient dégagé de nouveaux financements et pris des mesures juridiques pour mieux protéger les droits des personnes appartenant aux minorités. Le Gouvernement est ouvert à une surveillance externe (telle que celle exercée par le Comité) s’agissant de ses efforts en matière de droits de l’homme; il est également ouvert à une surveillance interne, par le biais des médias et de la Commission des droits de l’homme. Ces dispositifs ont été jugés suffisants pour protéger les droits fondamentaux à Hong-Kong.

L’Ordonnance contre la discrimination interdit au Gouvernement d’exercer quelque discrimination que ce soit contre toute personne à l’embauche. La loi sera amendée d’ici la fin de l’année pour intégrer de nouvelles dispositions contre la discrimination raciale, a-t-il été précisé. Il est possible de porter plainte contre l’autorité publique par le biais de l’Ombudsman, a ajouté la délégation.

S’agissant de la Région administrative spéciale de Macao, la délégation a précisé que l’institution nationale de droits de l’homme était indépendante et dotée de pouvoirs d’enquête, l’Ombudsman étant nommé par le Directeur général conformément à la loi. Pour gérer les affaires publiques, Macao encourage la collaboration avec les organisations de la société civile, une démarche qui favorise la transparence et la bonne gestion, a expliqué la délégation.

La loi relative aux discours de haine interdit la diffusion de matériel incitant à la haine et à la violence contre des membres de minorités, a d’autre part indiqué la délégation. En outre, l’inspection du travail veille au respect de la loi par les employeurs. Aucune plainte pénale n’a été encore enregistrée pour des faits relevant de la discrimination raciale, a par ailleurs fait valoir la délégation; la diversité culturelle traditionnelle de Macao explique cette situation.

La délégation a ensuite fourni des explications sur l’aide juridictionnelle qui est octroyée aux justiciables dans le besoin.

Macao a ratifié plusieurs conventions internationales contre la traite des êtres humains, a ajouté la délégation.

Il a en outre été précisé que les parents pouvaient choisir librement l’école de leurs enfants et que l’enseignement scolaire était assuré également en langue cantonaise.

La loi sur les organisations non gouvernementales (ONG) a pour but de protéger les droits légitimes de toutes les personnes et institutions engagées dans les activités charitables. Les organes publics ont fait de grands efforts pour faciliter les activités des ONG étrangères, toujours dans le respect de la loi, a assuré la délégation.

La délégation a insisté sur le fait que l’unité entre les nationalités était un objectif fondamental des autorités chinoises qui ont à cette fin alloué beaucoup de temps et de ressources, ce qui s’est concrétisé par des progrès socioéconomiques remarquables réalisés depuis cinq ans dans les régions concernées, essentiellement au nord-ouest du pays.

Chaque État étant différent, il n’y a pas de réponse harmonisée à la question de savoir comment donner effet le plus efficacement possible à la Convention, a souligné la délégation chinoise, avant de confirmer que la Chine avait émis des réserves à l’égard de deux articles de la Convention.

La délégation a regretté que des informations données au Comité émanent d’organisations politiques qui cherchent à diviser la Chine et qui entretiennent des liens avec des mouvements terroristes.

La délégation a assuré que la Chine entendait collaborer pleinement avec le Comité, sur la base toutefois des principes de la Charte des Nations Unies et du respect de la souveraineté des États. Elle a espéré que le Comité porterait un jugement équitable sur la Chine.

Remarques de conclusion

M. NOUREDDINE AMIR, Président du Comité, a remercié la société civile pour sa contribution à l’examen du rapport de la Chine. Il a salué la coopération de la délégation chinoise qui, confrontée à des centaines de questions, a mis à la disposition du Comité des réponses écrites. Le Président a rappelé que le Comité avait une orientation strictement juridique et non politique et que c’est uniquement sur cette base qu’il examinait les rapports qui lui sont soumis. Ses experts, élus par les États parties à la Convention, ne sont pas un tribunal, a insisté le Président.

M. MARUGÁN a pour sa part souhaité que la Chine réponde à plusieurs allégations de torture et de décès en détention concernant plusieurs Ouïghours dans la région (autonome) du Xinjiang et fasse part de son intention d’ouvrir des enquêtes indépendantes sur ces faits. Le rapporteur a remercié la délégation pour ses réponses et a applaudi la société civile chinoise, qui a beaucoup aidé le Comité.

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RDC: Épidémie d'Ebola, l’UNICEF mobilise des spécialistes en vaccination!

KINSHASA, 10 août 2018 – Alors que la campagne de vaccination contre la maladie à virus Ebola (MVE) a été lancée par le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) le 8 août 2018, l’UNICEF a mobilisé des spécialistes de la communication pour informer et encourager la participation dans la campagne de vaccination des communautés locales affectées par la maladie.

"Nos spécialistes de la communication sont sur le terrain et informent les communautés concernées par la campagne de vaccination", a déclaré le Dr Gianfranco Rotigliano, Représentant de l'UNICEF en RDC. "La précédente épidémie d'Ebola a démontré que l’engagement des communautés locales est essentielle pour prévenir la propagation de la maladie et assurer sa participation aux efforts de vaccination."

Dans le cadre du Plan d’action conjoint du Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) coordonné avec l’OMS et l’UNICEF, la vaccination est proposée, gratuitement et sur une base volontaire, à tous les membres des communautés locales ayant été en contact avec une personne infectée.

L’UNICEF a déployé douze spécialistes de la communication dans les zones touchées des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri pour travailler avec des agents communautaires. Ils apportent les conseils préalables aux personnes éligibles à la vaccination ainsi que des informations de base aux communautés touchées sur le vaccin.

Ces efforts font partie de la mobilisation sociale globale et de la communication communautaire qu’UNICEF mène avec ses partenaires pour sensibiliser la population au virus Ebola et aux moyens de se protéger contre la maladie afin d’éviter sa propagation.

Avec ses partenaires, l'UNICEF a déjà:

• informé sur les messages et les gestes de prévention 60 responsables communautaires de l’aire de santé de Magina située dans la zone de santé de Mabalako;

• formé 100 travailleurs communautaires de la zone de santé de Beni pour qu'ils organisent à leur tour des activités de sensibilisation au sein des communautés locales;

• travaillé avec 79 journalistes locaux et neuf stations de radio à Beni et Goma pour diffuser des programmes de sensibilisation ;

• distribué des messages de prévention du virus Ebola dans 241 églises de la zone de santé de Beni.

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dimanche 12 août 2018

Diaspora: Martin Sali Bongenge du RCK hausse le ton contre le "Ndakala" Emmanuel Shadary !

Martin Sali Bongenege, Président du RCK

Emmanuel Shadary, le boucher du Kasaï et dauphin d'Alias Joseph Kabila ne gagnera jamais l'élection du 23 décembre prochain. Au niveau de la diaspora congolaise, RCK a toujours son étendard debout. Martin Sali Bongenge, Mama Kongo Blandine Diafitwa, Michel Ndofula Tungasu Biko Nsingi et autres résistants-patriotes du RCK sont droits dans leurs bottes. Ils n'ont pas varié d'un seul iota leurs convictions: Le Congo est sous occupation, il faut dégager la kabilie. Celui qui est arrivé au Congo en mai 1997, avec ses bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, Hippolyte Kanambe Kazembere Mtwale Alias Joseph Kabila est cynique et moqueur du peuple congolais. Le marionnettiste en désignant le boucher du Kasaï, Emmanuel Ramazani Shadary comme son dauphin, prend les Congolais pour des idiots. Le Maniema est la plus petite province de la RDC. Le boucher du Kasaï, Emmanuel Ramazani Shadary est impopulaire dans toute la RDC. Ce qui l'aider à occuper la magistrature suprême: les machines à voter de la CENI, la Cour Constitutionnelle inféodée qui risque de le confirmer vainqueur, 10 millions d' électeurs fictifs et l'armée pour mater le peuple. Pour atteindre l'alternative tant souhaitée et attendue par notre peuple: le soulèvement populaire !

Ma Blandine Diafitwa, FreddyMulongo et Marin Sali Bongenge, Président du RCK

Alias Joseph Kabila n'a jamais dit publiquement qu'il ne sera pas candidat, c'est le Vuvuzélateur et Pinocchio de la République, Lambert Mende Omalanga qui a annoncé le nom d'Emmanuel Shadary au cours d'une conférence de presse. Pourquoi en déposant sa candidature à la CENI, Emmanuel Shadary s'est présenté en candidat "indépendant" alors qu'il est candidat du PPRD-Parti-Etat et du FCC, la Fédération des Corrompus Congolais ! N'est-ce pas le même subterfuge qu'avait usé Alias Joseph Kabila lors de l'élection Louis Michel en 2006 et abusé du même procédé en novembre 2011 ? Pourquoi c'est Néhemie Mwilanya Wilondjale, directeur de cabinet d'Alias Joseph Kabila qui a rempli le formulaire de la CENI en lieu et place d'Emmanuel Shadary ? mais s'est choisi tout seul dans coin, sans passer par un congrès, la République démocratique du Congo est mal barrée. Ce leurre n'est pas acceptable déclare JMartin Sali Bongenge , le président du RCK. Dans un pays normal, ce n'est pas le président sortant fut-il un imposteur-usurpateur-dictateur de se choisir ses adversaires politiques et de se choisir tout seul, son dauphin. Il y a anguille sous roche. Au RCK, nous sommes et demeurons très vigilants !

Soulèvement populaire !

Les machines à voter n'ont aucune place dans les élections du 23 décembre prochain. Ces machines à voter ne sont pas inscrites dans la Constitution congolaise. Même les pays les plus développés n’utilisent pas des machines à voter. Donc la République démocratique du Congo ne doit pas aller aux élections avec des machines à voter qui sont sujettes aux hackers. Le soulèvement populaire est le passage obligé pour bloquer des machines à voter. Seul le soulèvement populaire peut changer le Congo. Nous n'avons pas besoin d'alternance mais d'alternative politique.

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vendredi 10 août 2018

Conseil des droits de l'homme: Le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale examine le rapport de la Bosnie-Herzégovine

Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale a examiné, hier après-midi et ce matin, le rapport présenté par la Bosnie-Herzégovine sur les mesures prises par ce pays pour donner effet aux dispositions de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale.

Présentant le rapport de son pays, Mme Saliha Duderija, Ministre adjointe des droits de l'homme et des réfugiés de la Bosnie-Herzégovine, a expliqué que conformément à la Constitution nationale, les autorités de la Bosnie-Herzégovine ont poursuivi leurs efforts afin de garantir des droits égaux pour les minorités nationales. Des amendements apportés à la Loi anti-discrimination visent à protéger les citoyens contre la discrimination dans tous les domaines de la vie, qu’il s’agisse d’emploi, d’assistance sociale, de soins de santé, de justice, de logement, d’éducation, de culture ou de tout autre domaine, a indiqué Mme Duderija.

La Bosnie-Herzégovine condamne toute forme de propagande incitant à l’intolérance et à la discrimination raciale, a poursuivi Mme Duderija. Le pays prend des mesures lorsqu’il y a des cas d’intolérance ou de discrimination raciale dans les domaines de l’éducation, de la culture, des médias ou des sports, entre autres. La Bosnie-Herzégovine est favorable à une bonne entente entre les groupes ethniques et c’est dans ce cadre que le pays a érigé en infraction criminelle l’incitation à la haine nationale et religieuse.

La Bosnie-Herzégovine accorde une attention spéciale aux Roms, a d’autre part fait valoir Mme Duderija, rappelant que le pays s’était joint à la Décennie 2005-2015 pour l’intégration des Roms et avait mis en place un plan d’action visant à améliorer la situation des Roms, notamment dans les domaines du logement et de l’éducation.

La délégation de Bosnie-Herzégovine était également composée, entre autres, de représentants de la Mission permanente de la Bosnie-Herzégovine auprès des Nations Unies à Genève, du Ministère des droits de l’homme et des réfugiés, du Ministère de la justice, du Ministère des affaires civiles et du Ministère de la sécurité et de l’Agence des règlementations des communications.

La délégation a répondu aux questions qui lui étaient adressées par les membres du Comité en ce qui concerne, notamment, la législation antidiscriminatoire; les mécanismes de prévention des discriminations; les droits des minorités; la situation des Roms; les questions de citoyenneté; la réinstallation des réfugiés et des personnes déplacées; la poursuite des crimes de guerre; les migrants; la lutte contre les crimes de haine; et la lutte contre la traite de personnes.

Mme Verene Albertha Shepherd, rapporteuse du Comité pour l’examen du rapport de la Bosnie-Herzégovine, a regretté que trente ans après la guerre, la Bosnie soit toujours en proie à certaines difficultés pour aboutir à une paix véritable et à une réconciliation entre les groupes ethniques. Il n’y a aucune stratégie en place pour assurer la cohésion sociale, a-t-elle regretté. La corapporteuse s’est par ailleurs dite préoccupée par les divisions ethniques en matière foncière.

La situation des Roms reste préoccupante; ils restent victimes de marginalisation et de multiples discriminations, s’est d’autre part inquiétée la rapporteuse. La Bosnie-Herzégovine doit développer une stratégie plus ambitieuse et intégrée pour assurer l’intégration des Roms, a-t-elle déclaré.

Le Comité adoptera ultérieurement, lors de séances à huis clos, ses observations finales sur le rapport de la Bosnie-Herzégovine et les rendra publiques à l’issue de la session, qui doit clore ses travaux le vendredi 30 août prochain.

Cet après-midi, à 15 heures, le Comité entamera l’examen du rapport de la Chine, de la Région administrative spéciale de Hong Kong et de la Région administrative spéciale de Macao.

Présentation du rapport de la Bosnie-Herzégovine

Le Comité était saisi du document regroupant les douzième et treizième rapports périodiques de la Bosnie-Herzégovine (CERD/C/BIH/12-13)

Présentant le rapport de son pays, MME SALIHA DUDERIJA, Ministre adjointe des droits de l'homme et des réfugiés de la Bosnie-Herzégovine, a expliqué que la loi relative à l’institution nationale des droits de l’homme – à savoir le Médiateur des droits de l’homme – a été amendée afin de veiller à l’indépendance de cette institution et d’en faire une institution pleinement conforme aux Principes de Paris.

L’institution chargée de l’égalité des sexes en Bosnie-Herzégovine a contribué à la lutte contre toutes les formes de discrimination contre les femmes, en particulier dans le domaine de l’emploi et de la participation à la vie politique et publique et à la prise de décision, a poursuivi Mme Duderija. Par ailleurs, la Commission de des droits de l’homme de l’Assemblée parlementaire a pour mandat la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales inscrites dans la Constitution et dans les lois du pays, a-t-elle ajouté.

Conformément à la Constitution nationale, les autorités de la Bosnie-Herzégovine ont poursuivi leurs efforts afin de garantir des droits égaux pour les minorités nationales – et ce, conformément, en particulier, à l’arrêt rendu par la Cour européenne des droits de l'homme dans l’affaire Sejdic et Finci v. Bosnie-Herzégovine. Des amendements apportés à la Loi anti-discrimination visent à protéger les citoyens contre la discrimination dans tous les domaines de la vie, qu’il s’agisse d’emploi, d’assistance sociale, de soins de santé, de justice, de logement, d’éducation, de culture ou de tout autre domaine, a indiqué Mme Duderija. Conformément à cette loi, le Médiateur joue un rôle essentiel dans la protection contre les discriminations, a-t-elle ajouté. En 2016, les motifs de discrimination prohibés ont été étendus en intégrant notamment le handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle, a-t-elle précisé.

La Bosnie-Herzégovine condamne toute forme de propagande incitant à l’intolérance et à la discrimination raciale, a poursuivi Mme Duderija. Le pays prend des mesures lorsqu’il y a des cas d’intolérance ou de discrimination raciale dans les domaines de l’éducation, de la culture, des médias ou des sports, entre autres. La Bosnie-Herzégovine est favorable à une bonne entente entre les groupes ethniques et c’est dans ce cadre que le pays a érigé en infraction criminelle l’incitation à la haine nationale et religieuse.

La Bosnie-Herzégovine accorde une attention spéciale aux Roms, a d’autre part fait valoir Mme Duderija, rappelant que le pays s’était joint à la Décennie 2005-2015 pour l’intégration des Roms et avait mis en place un plan d’action visant à améliorer la situation des Roms, notamment dans les domaines du logement et de l’éducation.

Il y a encore beaucoup de défis à relever en ce qui concerne le retour des réfugiés dans le pays, a par ailleurs expliqué la cheffe de la délégation. Il faut leur offrir les conditions nécessaires pour retrouver une vie normale; certaines maisons doivent être réparées ou reconstruites et il en va de mêmes pour les hôpitaux, les écoles ou les routes, entre autres.

La Bosnie-Herzégovine met en œuvre la loi sur la liberté de religion et le statut juridique des églises et des communautés religieuses et veille ainsi à assurer une bonne coopération entre l’État et les églises, offrant dans ce cadre un appui financier au Conseil interconfessionnel, a d’autre part indiqué Mme Duderija.

La Bosnie-Herzégovine s’efforce en outre de garantir la liberté de la presse et la liberté d’expression et de sanctionner toute incitation à la haine ou à la violence, a souligné Mme Duderija. Les autorités œuvrent à maintenir une société multiculturelle grâce au renforcement du dialogue et à la lutte contre l’intolérance, a-t-elle ajouté, attirant l’attention sur la création d’une plateforme pour la paix, adoptée par le Conseil des ministres, qui entend notamment contribuer à la promotion des droits de l’homme.

Le principe de non-discrimination est consacré par la Constitution; le Parlement a promulgué une loi sur la prévention de toutes les formes de discriminations; et la Bosnie-Herzégovine a incorporé toutes les dispositions de la Convention dans sa législation pénale, a fait valoir Mme Duderija. Elle a enfin souligné que le présent rapport était le fruit de la coopération entre le Gouvernement et les organisations non gouvernementales.

Examen du rapport

Questions et observations des membres du Comité

MME VERENE ALBERTHA SHEPHERD, rapporteuse du Comité pour l’examen du rapport de la Bosnie-Herzégovine, a exprimé le souhaité que la Bosnie-Herzégovine actualise son document de base. Elle a en outre regretté qu’aucune organisation non gouvernementale ne participe aux travaux liés à l’examen du présent rapport du pays.

Trente ans après la guerre, la Bosnie est toujours en proie à certaines difficultés pour aboutir à une paix véritable et à une réconciliation entre les groupes ethniques, a relevé Mme Shepherd. Il n’y a aucune stratégie en place pour assurer la cohésion sociale, a-t-elle regretté. La corapporteuse s’est par ailleurs dite préoccupée par les divisions ethniques en matière foncière. Elle s’est enquise des mesures concrètes prises par le pays afin de promouvoir la réconciliation et d’enseigner l’histoire de manière non biaisée.

La rapporteuse a toutefois relevé un certain nombre d’évolutions positives depuis l’examen du précédent rapport de la Bosnie-Herzégovine, citant notamment l’institution du Médiateur, qui fonctionne complètement; la réduction des frais administratifs pour obtenir la naturalisation; ou encore l’adoption d’une loi sur l’asile qui offre un statut de réfugié et une protection temporaire – la rapporteuse se disant à cet égard particulièrement heureuse de constater les dispositions relatives à l’autorité de tutelle pour les mineurs non accompagnés. Mme Shepherd a aussi salué l’instauration d’une base de données sur les cas de discrimination ayant donné lieu à un procès et l’adoption du plan d’action révisé pour les Roms.

La rapporteuse a néanmoins regretté l’absence de données ventilées sur les groupes ethniques; il faut disposer de données fiables et à jour sur la composition ethnique de la population, y compris les Roms, a-t-elle insisté, rappelant que le Comité était preneur de statistiques faisant intervenir des données socioéconomiques afin de pouvoir appréhender la mesure dans laquelle certains groupes jouissent de leurs droits économiques, sociaux et culturels.

Mme Shepherd a ensuite souhaité savoir si des initiatives avaient été prises pour lutter contre les discours de haine. D’après certaines sources, il s’agit d’un défi important pour la Bosnie-Herzégovine, a-t-elle relevé, notant un manque de volonté politique pour lutter contre les discours haineux et ethnocentristes. De plus, la législation interdisant les discriminations est rarement invoquée par les tribunaux, a poursuivi la rapporteuse, avant de s’enquérir des mesures mises en place pour mettre en œuvre la loi de protection des minorités nationales. Elle a relevé le nombre important de cas de discours de haine et de crimes de haine raciste visant des personnes issues des minorités en Bosnie-Herzégovine. Il y a aussi de nombreux exemples de menaces proférées à l’encontre des familles qui retournent au pays, a-t-elle souligné. Les discours de haine sont par ailleurs très présents dans le domaine du sport, notamment à l’encontre des juifs, a-t-elle constaté. Elle s’est dès lors enquise des mesures prises pour lutter contre l’incitation à la haine dans les médias, dans l’éducation et dans les sports. Comment le pays mesure-t-il les succès dans ce domaine, a-t-elle demandé ?

Mme Shepherd a par ailleurs relevé que les motifs de refus de citoyenneté figurant dans la loi sur la citoyenneté sont vagues et pourraient entraîner une mise en œuvre discriminatoire des dispositions de cette loi.

La situation des Roms reste préoccupante; ils restent victimes de marginalisation et de multiples discriminations, s’est d’autre part inquiétée la rapporteuse. La Bosnie-Herzégovine doit développer une stratégie plus ambitieuse et intégrée pour assurer l’intégration des Roms, a-t-elle déclaré. Il faut une matrice permettant d’évaluer les mesures prises dans ce domaine, a-t-elle ajouté.

Mme Shepherd a ensuite demandé davantage d’informations sur la stratégie adoptée pour mettre en œuvre les Accords de Dayton, afin de favoriser l’intégration des personnes qui reviennent dans le pays. Elle a souhaité connaître les défis qui entravent la pleine mise en œuvre de cette stratégie. Il y a très peu d’informations sur les lieux où se retrouvent ces personnes une fois rentrées au pays, a-t-elle souligné.

Les nouvelles lois sur les étrangers et sur l’asile n’apportent pas de changements considérables et dans une certaine mesure, les normes ont même été abaissées, a par ailleurs déclaré la rapporteuse. Il y a des lacunes, s’agissant notamment de la qualité de la procédure d’asile et des centres de rétention, a-t-elle fait observer.

Une autre experte a expliqué qu’il fallait évoquer les crimes de guerre dans le cadre du dialogue avec le Comité, car ces crimes ont été perpétrés suite à une discrimination raciale qui s’est exprimée de la manière la plus extrême. La poursuite des auteurs de ces crimes peut devenir une nouvelle source de discrimination raciale si elle n’est pas menée dans les meilleures conditions, a souligné l’experte. L’an dernier, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie a terminé ses travaux, mais il reste dix cas qui ont été transférés vers le système judiciaire national, a rappelé l’experte, avant de demander comment allaient être gérées ces affaires. Qu’en est-il de la stratégie nationale relativement aux crimes de guerre ?

Une autre experte est revenue sur les arrangements politiques intervenus suite aux Accords de Dayton et a souhaité savoir comment ces Accords étaient appliqués concrètement.

Un expert a demandé des informations sur la mise en œuvre des plans d’action qui visent à promouvoir l’égalité des chances des Roms dans les domaines de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’éducation; il a souhaité avoir des statistiques en la matière. Cet expert a en outre demandé des précisions concernant l’application de la législation contre la traite, notamment pour ce qui est des dispositions relatives à l’esclavage.

Un autre expert s’est enquis des efforts déployés pour améliorer les formations dans le domaine de la lutte contre la discrimination.

Un expert a demandé des informations sur la population carcérale en Bosnie-Herzégovine. Il a en outre fait observer que le système judiciaire était saisi de peu de plaintes car la population manque de confiance dans ce système, sans compter que certaines minorités, comme les Roms, ne connaissent même pas leurs droits.

Un expert a souhaité savoir ce qui en est de la prise en charge des frais et du matériel scolaires pour les enfants roms. Il a d’autre part relevé que les Roms avaient des difficultés à accéder aux soins de santé et à l’enregistrement des naissances.

Un autre expert a demandé quelle était la part du travail des ONG dans la réalisation du rapport. Il a aussi souhaité recevoir des informations sur le système « deux écoles, un toit ».

Une experte a fait part de son inquiétude concernant les divisions sociales dans le pays; la séparation au sein de la société est visible, a-t-elle insisté. Il est difficile de trouver un appartement ou d’aller dans un restaurant dans une communauté qui n’est pas la sienne. Aussi, l’experte a-t-elle appelé la Bosnie-Herzégovine à redoubler d’efforts pour que le pays soit plus inclusif. Elle s’est dite encouragée par la jeunesse du pays qui semble s’investir dans le domaine de la cohabitation harmonieuse entre les communautés. Il faut que cette jeunesse soit incitée à rester dans le pays, a insisté l’experte.

Réponses de la délégation

La délégation a expliqué que la Bosnie-Herzégovine était composée de deux Entités (Fédération de Bosnie-Herzégovine et Republika Srpska) et du district de Brcko. La Fédération de Bosnie-Herzégovine se compose de dix cantons. Les membres de la présidence tournante sont des représentants des trois peuples constitutifs (Bosniaques, Croates et Serbes) et toutes ses décisions sont prises par consensus. Le Parlement est quant à lui composé de deux chambres: la Chambre des représentants (42 élus au scrutin proportionnel, deux tiers issus de la Fédération et un tiers de la Republika Srpska) et la Chambre des peuples (15 membres choisis par les parlements des entités).

La délégation a expliqué que la gestion des divisions ethniques, la réconciliation et la démocratisation ont été des défis importants ces dernières années pour le pays. Les autorités tentent, cependant, de trouver des solutions au niveau national et en coopérant avec la communauté internationale. Les lois nationales ont pris en compte les normes très strictes des conventions des Nations Unies et de l'Union européenne, a souligné la délégation, avant de rappeler que la Convention européenne des droits de l'homme a la primauté (sur le droit interne) en Bosnie-Herzégovine.

Les amendements apportés à la loi sur le Médiateur ont été adoptés par le Conseil des ministres et doivent maintenant être adoptés par le Parlement, a par ailleurs indiqué la délégation.

La délégation a par ailleurs relevé que l'adoption de la loi sur la prévention de toutes les formes de discrimination en Bosnie-Herzégovine constituait une étape majeure pour le pays. Une des difficultés rencontrées réside dans le fait que le Gouvernement de la Republika Srpska n’est pas d'accord sur la manière de mettre en œuvre cette loi, a-t-elle précisé.

La délégation a ensuite expliqué que la législation contre la discrimination était basée sur les dispositions de la Convention.

La prévention de la discrimination se fait par l’intermédiaire du Médiateur; les plaintes sont ensuite envoyées aux institutions compétentes. Contribue également à la prévention de la discrimination le rapport annuel qui rend compte des différentes affaires de discrimination et qui relève, ici encore, de la compétence du Médiateur.

S’agissant des minorités, la délégation a expliqué que le droit à l’éducation devait pouvoir être exercé par les Roms, ce droit étant en effet essentiel pour l’exercice d’autres droit. La Bosnie-Herzégovine a adopté une série de mesures législatives et de plans d’action visant l’intégration des Roms; le premier plan en la matière a été adopté en 2009 et un second, adopté en 2017, expire en 2020, a précisé la délégation, évoquant un plan d’action centré sur l’éducation pour la période 2018-2020 et insistant sur la sanctuarisation des budgets dans ces contextes.

Quelque 17 600 Roms vivraient en Bosnie-Herzégovine, a indiqué la délégation. Sous l’impulsion du réseau des initiatives roms, le Parlement de Bosnie-Herzégovine a formulé un certain nombre de recommandations visant à améliorer la représentation des Roms dans la fonction publique. Des progrès ont aussi été réalisés en matière d’emploi des Roms, a ajouté la délégation. Les élèves roms ont quant à eux accès à l’enseignement, aux manuels scolaires et aux transports scolaires gratuitement, a-t-elle fait valoir. Différentes enquêtes ont été menées sur les conditions de vie des Roms afin de prendre les mesures appropriées en vue de leur amélioration.

Il n’y a pas de listes d’attente, comme c’était le cas auparavant, pour ce qui est de l’enregistrement des naissances d’enfants roms, d’autre part souligné la délégation, avant d’ajouter qu’il reste aujourd’hui une cinquantaine de cas en suspens. Le taux d’emploi de la communauté rom est encore relativement bas, mais le nombre de personnes roms actives a augmenté, a en outre indiqué la délégation.

Il y a une forte exclusion sociale des familles roms qui n’inscrivent pas leurs enfants à l’école, a par la suite reconnu la délégation; elles invoquent le fait qu’elles n’ont pas suffisamment d’argent pour inscrire leurs enfants à l’école ou que la cohabitation avec les autres enfants à l’école serait difficile. Les autorités travaillent avec les parents roms pour les encourager à inscrire leurs enfants à l’école et luttent contre les personnes qui font subir des abus à ces enfants.

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