La parution le jeudi 21 février 2008, à Paris, du livre « L’Afrique répond à Sarkozy – Contre le discours de Dakar » Editions Philippe Rey, 480 pages, aura été un véritable événement littéraire. Le livre-réponse, qui se vend à de milliers d'exemplaires d'après l'éditeur que nous avons réussi à joindre, est écrit par vingt-trois intellectuels Africains dont le professeur Lye M.Yoka de la République Démocratique du Congo qui a écrit sur le thème " la francophonie: alibi et doute". L'ouvrage est dedié à Cheikh Anta Diop, Frantz Fanon, Mongo beti, Amadou Hampâte Ba et joseph ki-Zerbo, publié sous la direction de Makhily Gassama,ancien conseiller du président Sénégalais Léopold Sédar Senghor et responsable de plusieurs instances de la francophonie. IL est également professeur de letrre, animateur radio, Makhily Gassama a passé 40 ans de sa vie à sillonner le continent..." L'Afrique répond à Sarkozy, contre le discours de Dakar " ne se veut pas un exercice de polémique intellectuelle. La publication est avant tout soucieuse d'ouvrir des perspectives et d'indiquer des pistes de réflexion. Car l'intérêt de ce livre, signale-t-on, dépasse le cadre d'une simple réponse au discours du président français tenu le 26 juillet 2007 à Dakar, lors de sa première visite en Afrique subsaharienne. Il décrit sans concession les véritables défis qui interpellent l'Afrique d'aujourd'hui et de demain, et l'appelle avec confiance à trouver à travers, par elle-même, les moyens de se relever ". Le célèbre " discours de Dakar " du président Nicolas Sarkozy a provoqué une légitime levée de boucliers au Sénégal même, en Afrique et dans le monde. Ce discours est situé dans la lignée des messages " historiques " délivrés à l'Afrique par ses prédecesseurs-Charles de Gaulle à Brazzaville (1944) et François Mitterrand à La Baule (1990). Le service que le président Français a rendu à l’Afrique est d’avoir provoqué le sursaut de nos intellectuels trop longtemps endormis et parfois complices du déclin de l’Afrique pour leur silence assourdissant dans le débat international sur l’Afrique et la mondialisation. Les intellectuels africains ont laissé le champ libre aux politiques, connus pour leur incapacité à défendre les intérêts de leur pays et de l’Afrique. Quel homme politique africain s’est publiquement offusqué de 5.000.000 des Congolais tués par la guerre, de l’affaire de l’Arche de Zoé au Tchad ou plus proche et encore plus dramatique, de la situation post électorale au Kenya ?
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