En Belgique, par connivence, Bob Kazadi KABAMBA a été Bob fait spécialiste de la politique congolaise sans aucune référence ni expérience du terrain

Bob Kazadi KABAMBA n'est pas un constitutionnaliste. Il est chargé de cours adjoint en Science Politique de l'Université de Liège. Il est Echevin de la Commune de Dour, en Wallonie. Echevin en France est l'équivalent d'un conseiller municipal et d'un conseiller communal en République Démocratique du Congo. La constitution d'un État est à la fois l'acte politique à valeur juridique et la loi fondamentale qui unit et régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernants et gouvernés au sein de cet État, en tant qu'unité d'espace géographique et humain. Il ya un préalable qui est la connaissance des us et coutumes d'un pays et de son peuple pour la rédaction d'une bonne constitution. Or Bob Kazadi KABAMBA qui a quitté le pays de Lumumba-plus précisément la ville de Bukavu en 1987 pour la Belgique. Après les études, il en a profité pour vite demander la nationalité Belge. Bob Kazadi KABAMBA ne connait pas le Congo puisqu'il n'y vit pas. S'il connaissait la République Démocratique du Congo et était conscient des souffrances de sa population, de l'affaiblissement de l'Etat Congolais, disons plutôt de son Non-Etat, il n'aurait pas encouragé que dans la constitution soit inscrit des articles qui peuvent pousser à la balkanisation de la République Démocratique du Congo, par le passage de 11 à 26 provinces (Kinshasa, la capitale est aussi une province). Il ne suffit pas de nous renvoyer à la figure que la constitution actuelle fait référence à celle de Luluabourg et des résolutions de la Conférence nationale Souveraine pour nous convaincre. "La nouvelle Constitution rappellera aux connaisseurs de l’histoire de la RDC, celle de 1964, dite de Luluabourg. Une série d’options fondamentales s’y retrouvent, notamment le système semi-présidentiel «à la française» avec un exécutif bicéphale qui peut faire frémir les historiens du Congo, l’autonomie très grande qui y est laissée aux provinces par la désignation des Gouverneurs et l’élection des sénateurs par les Assemblées provinciales, la conférence des Gouverneurs, ainsi que par la représentation de l’autorité coutumière ".

En 1964, la République Démocratique du Congo ne subissait pas une guerre d'agression de la part de ses voisins. La Conférence Nationale Souveraine n'a jamais été une transition des seigneurs de guerre encore moins des composantes et entités. Certains districts qui doivent devenir des provinces n'ont ni routes, ni dispensaires, ni bâtiments administratifs. La restitution des 40 % aux provinces pose déjà un grand problème pour le fonctionnement de ces dernières. Le pouvoir central utilisant les entreloupes pour ne pas restituer aux provinces ce qui leur est dû. La République Démocratique du Congo tiendra-t-il les coups de la décentralisation sans basculer vers la balkanisation?

La majorité des Sénateurs ont été recalés aux élections législatives. C'est puisque les Sénateurs devaient être élus par les députés provinciaux, les achats de conscience et la corruption aidant qu'une bonne partie de ceux qui avaient échoués aux législatives se retrouvent au Palais du Peuple.

Le fait d'avoir été de tous les voyages de Louis Michel en République Démocratique du Congo, d'avoir logé à l'hôtel Memling de Kinshasa, fait-il de Bob Kazadi KABAMBA un grand connaisseur du Congo profond? Y a toujours une différence entre la connaissance livresque et la dure vraie réalité du terrain. Un séjour de trois jours tous frais payés est différent d'un long séjour, après 21 ans de vécu à l'extérieur de son pays d'origine. Le parti pris pour Louis Michel contre Karl de Gucht est flagrant dans les propos de notre professeur Congolo-Belge, n'en déplaise à ce dernier, les congolais les plus lucides préfèrent de loin le langage franc de Karl de Gucht, le ministre des Affaires Etrangères des belges. Il y a moins de 6 mois à Londres, lors de la conférence "Europe-Africa: the indispensable paternship", les quolibets, sifflets et cris, des Congolais avaient fusé de partout puisque Louis Michel y participait. Cfr. Youtube Louis Michel.

l’article 10, l’alinéa 3 dit ceci : «Est Congolais d’origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République Démocratique du Congo) à l’indépendance». En ce qui concerne la nationalité acquise, le projet précise que l’acquisition ne peut être qu’individuelle, à l’exclusion de l’acquisition collective.

Dans un article collectif( Nicolas Banneux, Dr Evariste Boshab, Dr Marc Bossuyt, Dr Bob Kabamba et Dr Pierre Verjans) dont le titre est: "République Démocratique du Congo : une Constitution pour une Troisième République équilibrée" la question sensible de la nationalité congolaise n'a que quelque lignes "le projet consacre le principe de l’exclusivité de la nationalité congolaise, ce qui implique que celle-ci ne puisse être acquise sans abandonner une nationalité déjà possédée et qu’une autre nationalité ne puisse être acquise sans perdre la nationalité congolaise. Le constituant a explicitement distingué les Congolais dont la nationalité est d’origine de ceux dont elle est acquise. La distinction se voit conférer une incidence limitée à la faculté d’occuper certaines fonctions éminentes réservées aux Congolais d’origine. Les craintes des Congolais quant à la nationalité peuvent cependant sembler exagérées eu égard à l’évolution de cette problématique sur le plan mondial18 ; le métissage et l’ouverture rendent désormais les États plus forts.il ignore le Congo profond.

Les intentions sont peut-être bonnes mais Bob Kazadi KABAMBA et ses lobbyistes Belges ne disent pas comment la République Démocratique du Congo Congo pourrait arracher les cartes d'électeurs aux interhamwes, aux Rwandais, aux Burundais, aux Angolais et autres peuplades des 9 pays voisins de la République Démocratique du Congo qui se sont enrôlés frauduleusement? La carte d'électeur faisant office de carte d'identité, ils sont devenus citoyens Congolais.

Peut-on affirmer sans peur de se tromper que puisque les Congolais ont voté par référendum la constitution de Louis Michel et Bob Kazadi KABAMBA que la République Démocratique du Congo est une démocratie? Peut-on passer au Référendum sans au préalable avoir fait le recensement de la population comme c'est le cas en République Démocratique du Congo? L'intelligence obscurcie de notre professeur le pousse à la confusion entre la procédure et le régime démocratique.

La coopération internationale et le développement ne doivent jamais être utilisés comme armes d'assujettissement, de domination pour des dividendes politiques, diplomatiques et financiers. Le fait que l'Union Européenne par Louis Michel interposé a financé les élections en RDC, les Congolais n'avaient-ils aucun droit de s'exprimer sur les choix de leurs dirigeants?

En avril dernier, les 106 assistants des Sénateurs avaient déclenchés une grève pour le paiement de leurs émoulements. Les Sénateurs s'étant augmentés de 6.500$, ils sont passés à 8000 $. Chaque assistant avait droit à 500 $, non payés dans leur majorité alors qu'ils sont membres de famille proches des sénateurs. Bob Kazadi KABAMBA est vite descendu à Kinshasa pour organisé un séminaire de deux jours (10 au 12 avril 2008 au Palais du peuple) pour demander aux assistants de se taire car ils n'ont pas étaient élus. Pas élus veut simplement dire demeurer bouche-bée dans l'entendement de ce professeur de science politique de l'Université de Liège. C'est regrettable.

Aucun remord pour les assistants non payés, silence radio sur les fosses communes des adeptes de Bundu Dia Kongo dans les Bas-Congo, refus de dénonciations des tortures, des arrestations arbitraires, de la guerre qui sévit à l'Est de la République. La mémoire sélective de Bob Kazadi KABAMBA, sur les situations que vivent les Congolais, est étonnant.

Lorsqu'on se réfère aux statuts Ecolo, parti politique dont fait partie Bob Kazadi KABAMBI, l'article.2 est explicite: ECOLO lutte de façon permanente pour une démocratie réelle et participative. Notre organisation interne:

1. s’inscrit en cohérence avec nos propositions pour la gestion de la société.

2. est soumise à une double exigence :  assurer les missions du parti au service de l’écologie politique de la façon la plus simple, la plus efficace, la plus rapide et la moins contraignante possible ;  assurer un maximum de participation et de contrôle aux membres et éviter la concentration du pouvoir entre les mains d’un petit nombre.

3. est fédérale et participative.

4. conjugue démocratie directe et démocratie représentative. Elle repose, notamment, sur les principes suivants :  Autonomie et fédération des Groupes locaux et régionaux, intégration d’ECOLO au sein du Parti Vert Européen et, le cas échéant, au sein d'organisations écologistes internationales; L’autonomie a pour corollaire une concertation permanente entre les différentes instances et des procédures de co-décision. La démocratie participative implique des décisions prises après débat le plus large possible tant aux différents niveaux d’organisation du parti qu’au sein des différentes instances concernées. Pourquoi Bob Kazadi KABAMBA ne souhaite-t-il pas cette même démocratie participative aux Congolais? Pourquoi se fait-il complice des actes qui relèvent d’un manque de respect vis-à-vis de la souveraineté et de l’autonomie de notre peuple?

Le Congo a besoin pour se développer de tous ceux qui croient en lui. Pour des intérêts personnels, on n'a pas droit de sacrifier l'avenir de toute une nation. Faire partie de la race de ceux qui croient que les loups lettrés doivent tondre les moutons ignares, est une erreur monumentale. A l'heure où le Congo est à genoux et doit se mettre débout, il n'y a de place pour les pyromanes. Avec des "étiquettes trompeuses" de la démocratie, continuer à faire croire aux membres de l'Union Européenne que la République Démocratie du Congo est devenue une démocratie depuis les fameuses élections de 2006, est un non-sens et une responsabilité énorme. Refuser aux Congolais d'aspirer à la démocratie, se faire complice des situations infrahumaines que subissent les ressortissants de son pays d'origine, et s'y complaire est un manque d'humanité criant. Nous espérons que tous les matins, Bob Kazadi KABAMBA se regarde dans la glace et se rase tranquillement en ayant sa conscience avec soi.

Bibliographie

Banneux (N.), Boshab (E.), Bossuyt (M.), Kabamba (B.) et Verjans (P.), «Une Constitution pour une Troisième République équilibrée», in Fédéralisme Régionalisme, Vol. 5, 2004-2005, La IIIe République Démocratique du Congo. Un nouveau régionalisme, Liège, Université de Liège, p. 84 de la version papier, disponible à l’adresse http://popups.ulg.ac.be/federalisme/document.php?id=209.

Bob Kabamba. «Avant-propos. La mise en œuvre d’une constitution «régionaliste»». Fédéralisme Régionalisme, Volume 7 : 2007 Numéro 1 - Premiers scrutins et contrôle de constitutionnalité en RDC : la mise en œuvre d’une constitution "régionaliste" http://popups.ulg.ac.be/federalisme/document.php?id=531

Bob Kabamba, Geoffroy Matagne et Pierre Verjans. «Premiers scrutins de la Troisième République Démocratique du Congo. Analyse des résultats». Fédéralisme Régionalisme, Volume 7 : 2007 Numéro 1 - Premiers scrutins et contrôle de constitutionnalité en RDC : la mise en œuvre d’une constitution "régionaliste" http://popups.ulg.ac.be/federalisme/document.php?id=552

Construire la démocratie en RDC, Kabamba, Bob / Jamin, Jérôme, n°38, octobre-décembre 2006

Statuts Ecolo