
C’est dans un paysage bucolique du nord du Japon, au bord du lac Toya à Hokkaido que s'est tenu la rencontre de trois jours des dirigeants des pays industrialisés du G8 avec pour toile de fond le choc pétrolier, l’inflation alimentaire et la crise mondiale du crédit.
Avez-vous remarqué que les 7 pays africains invités représentaient 4 régions du Continent:l’Afrique du Sud (Afrique Australe), l’Algérie (le Maghreb), l’Éthiopie et la Tanzanie (l'Afrique de l'Est), le Ghana, le Nigeria et le Sénégal (l'Afrique de l'Ouest). Aucun pays de l'Afrique centrale n'a été invité. Et la République Démocratique du Congo, la grande muette , avec ses 5.000.000 des morts continue à briller par l'absentéisme.
Le président Wade a-t-il eu raison de sonner l'hallali "l'Afrique ne veut plus de nouvelles promesses non tenues du G8" ? Pourquoi toujours cette politique de la main tendue et de la mendicité? Les peuples africains veulent-ils des despotes illégitimes qui sillonnent la planète en quête d'une aide internationale dont leurs concitoyens voient rarement la couleur ? les 60 milliards de dollars promis aux pays africains ne risquent-ils pas de gonfler les fortunes déjà amassées illicitement en Suisse et ailleurs par nos dirigeants, d'encourager la tricherie et la démesure des campagnes électorales ainsi que les grosses commandes d'armement à des fins repressives des populations sans défense? Où ira cette aide? Qui en profitera? Après un demi-siècle d'indépendance quel est le bilan de nos pays? Vous attendez de l’aide, commencez par vous aider vous-mêmes ! Même si, à l’évidence, la sincérité du message peut être contestée, elle ne manque pas de vérité. Au-delà des jeux de puissances et des solidarités verbales, la question de la gouvernance africaine est primordiale et ce fait aussi est une promesse non tenue.
Dans son blog, conversation avec Jacques Attali , ce dernier écrit sur le G8:
il avait promis, en 2005, lors du sommet de Gleneagles en Ecosse, de doubler son aide à l'Afrique, pour la porter à 50 milliards de dollars par an d'ici 2010, un objectif aujourd’hui hors de portée. D’autre part, il est incapable de trouver des réponses aux sujets qui le concernent au premier chef, tels la crise financière ou les économies d’énergie. Enfin, les Huit ne peuvent plus discuter seuls des grands sujets du monde : Parler du pétrole sans les pays producteurs, de la crise alimentaire sans l’Afrique, des biocarburants sans le Brésil, des émissions de gaz à effet de serre sans l’Inde et la Chine est grotesque. Certes, aprés une
Mettre en place une vraie gouvernance mondiale, aujourd’hui si nécessaire, exigerait de prendre trois décisions simultanées : 1°. Elargir le G8 à la Chine, l’Inde, le Nigéria, l’Egypte, le Brésil, un représentant de l’OPEP et deux représentants des pays les plus pauvres. 2°. Fusionner le nouveau G16 et le Conseil de sécurité en un « Conseil de Gouvernance », regroupant puissance économique et légitimité politique. 3°. Placer le Fonds Monétaire, la Banque Mondiale et les autres institutions financières internationales sous l’autorité de ce Conseil de Gouvernance, lui donnant les moyens d’agir.
Tout cela peut être décidé en moins d’une heure.
Comme à tous ces sommets, plusieurs centaines de manifestants étaient présents et la sécurité est omniprésente.
Pour comprendre le G8, un historique est indispensable, cernant les origines et les significations du mécanisme, ainsi que ses évolutions.C'est ce que nous avons tenté de faire
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