Faire connaitre la rumba congolaise !
Par cesar Ntangu Lihau, samedi 19 juillet 2008 à 21:05 :: liens :: #149 :: rss
On dit de Fally Ipupa qu'il est "charmant, excellent danseur et doté d'une voix envoûtante"
Il s’est tenu le jeudi 17 juillet 2008 à Kinshasa une journée de réflexion sur la connaissance de la rumba congolaise, organisée par le Centre d’études et de diffusion des arts (Cedar). Cette réunion qui a connu la participation des techniciens du savoir de l’Institut national des arts et d’ailleurs, tel Bob White, Professeur et auteur canadien, s’est voulu un créneau, selon les dires de son promoteur le Professeur Ndundu Kivuila, pour faire connaître la musique congolaise dans sa profondeur. Aussi a – t – il renchérit, pour atteindre cet idéal capital et important au regard de la déformation et de la non pertinence qu’est victime ce rythme, à la fois musique et danse, Cedar s’intéresse également aux recherches des congolais portant sur les productions musicales.
C’est dans cet élan que Cedar compte organiser dans les tous prochains jours un séminaire sur la gestion des orchestres et les droits d’auteur. Notons en passant que les orchestres en RDC et surtout à Kinshasa se gèrent comme des petites boutiques où les promoteurs s’adonnent à cœur joie à toutes sortes des bévues sans craindre la loi (code de travail) ni ne respectent la personne de leurs employés. En RDC, c’est à peine qu’un musicien est pris en considération par, disons le comme l’acception le veut, son patron à moins que ce dernier fasse preuve des talents hors pairs pour attirer la sympathie du chef. Et comme on n’est pas le seul à vouloir le faire imaginer combien on peut arriver à s’entretuer pour du beurre dans le but de gagner le cœur du patron.
La musique de la RDC, après avoir passé un temps de jachère parce que tourmenteée par une improvisation ivoirienne alimentée par un pseudo-rythme « Couper et décaler » (en réalité une musique rengaine à la Cavacha saupoudrée des anciennes gloires musicales congolaises), cette musique qui refait surface grâce au savoir faire de gars tels que Fally Ipupa Dicaprio, Ferro Gola, Félix Wazekwa, Le Karmapa et comme toujours Papa Wemba. Ceux – ci ont su donner la leçon et d’une bonne manière aux ivoiriens (en réalité ils ne voient rien et n’ont aucune inspiration si ce n’est de faire du clone au même) avec de la belle mélodie qui rappelle les époques mythiques d’une musique congolaise langoureuse au cœur de l’Afrique, au Congo de Kallé, Franco, Tabu Ley avec d’autres générations qui su porter cette musique à son paroxysme jusqu’à faire d’elle une référence de par le monde.
Nous croyons aujourd’hui avec la détermination des autorités étatiques, Ministre de la Culture et la Haute autorité, la musique congolaise moderne se passera des obscénités et autres intrusions qui choquent la pudeur culturelle congolaise et africaine et regagnera sa place d’antan.


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