C’est dans cet élan que Cedar compte organiser dans les tous prochains jours un séminaire sur la gestion des orchestres et les droits d’auteur. Notons en passant que les orchestres en RDC et surtout à Kinshasa se gèrent comme des petites boutiques où les promoteurs s’adonnent à cœur joie à toutes sortes des bévues sans craindre la loi (code de travail) ni ne respectent la personne de leurs employés. En RDC, c’est à peine qu’un musicien est pris en considération par, disons le comme l’acception le veut, son patron à moins que ce dernier fasse preuve des talents hors pairs pour attirer la sympathie du chef. Et comme on n’est pas le seul à vouloir le faire imaginer combien on peut arriver à s’entretuer pour du beurre dans le but de gagner le cœur du patron.

La musique de la RDC, après avoir passé un temps de jachère parce que tourmenteée par une improvisation ivoirienne alimentée par un pseudo-rythme « Couper et décaler » (en réalité une musique rengaine à la Cavacha saupoudrée des anciennes gloires musicales congolaises), cette musique qui refait surface grâce au savoir faire de gars tels que Fally Ipupa Dicaprio, Ferro Gola, Félix Wazekwa, Le Karmapa et comme toujours Papa Wemba. Ceux – ci ont su donner la leçon et d’une bonne manière aux ivoiriens (en réalité ils ne voient rien et n’ont aucune inspiration si ce n’est de faire du clone au même) avec de la belle mélodie qui rappelle les époques mythiques d’une musique congolaise langoureuse au cœur de l’Afrique, au Congo de Kallé, Franco, Tabu Ley avec d’autres générations qui su porter cette musique à son paroxysme jusqu’à faire d’elle une référence de par le monde.

Nous croyons aujourd’hui avec la détermination des autorités étatiques, Ministre de la Culture et la Haute autorité, la musique congolaise moderne se passera des obscénités et autres intrusions qui choquent la pudeur culturelle congolaise et africaine et regagnera sa place d’antan.