Dans la précipitation, le Général Denis Kalumé annule les arrêtés de la ville de Lubumbashi suite aux accusations fondées du Pasteur Théodore NGOY répondant aux 10 questions de Réveil FM
Par Freddy Mulongo, jeudi 14 août 2008 à 09:30 :: radio :: #166 :: rss
Le ministre d'Etat, le Général Dénis Kalumé
Ce mardi 12 août 2008, les congolais de la diaspora et ceux qui résident en République Démocratique du Congo sont surpris par le virement à 180° du ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité, le Général Denis Kalume Numbi. En effet, après un silence assourdissant voire complice, il a fallu attendre 3 mois pour qu'il se rende compte que le maire de la ville de Lubumbashi n'avait aucune prérogative pour décider sur une matière qui relève du pouvoir central. Curieusement, Le ministre d'Etat, le Général Denis Kalumé découvre l'article 30 de la constitution qui stipule:"Toute personne qui se trouve sur le territoire nationale a le droit d'y circuler librement, d'y fixer sa résidence, de la quitter et d'y revenir dans les conditions fixées par la loi". Il a donc annulé les deux arrêtés décriés que Réveil FM met à votre disposition en annexe de l'article et par ce fait donne raison aux récents propos du Pasteur Théodore Ngoy.
Pourquoi avoir attendu 3 mois ? Pourquoi le ministre de l'Intérieur, Décentralisation et sécurité, le Général Dénis Kalumé a-t-il gardé silence alors que le maire de la ville de lubumbashi, Floribert Kanseba Mankunko, appuyé ouvertement par le président du parlement provincial, Gabriel Kyungu wa ku Mwanza et sournoisement par le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi en violation de la constitution ne les a pas stopper dans leur folie et décider de les suspendre? Le maire de la ville de Lubumbashi et ses complices consentants ont posé un acte de haute trahison contre la République. En tant qu'autorités administratives provinciales, elles agissent au nom du Chef de l'Etat et du Premier ministre qu'elles représentent en province, la violation intentionnelle de la constitution leur met hors jeu.
Réveil FM qui venait d'accorder une interview fleuve au pasteur Théodore Ngoy , nous nous sommes très vite rendu compte que le ministre d'Etat, le Général Denis Kalumé réagi seulement maintenant et non pas avant de peur que le peuple congolais ne réagit lui-même conséquemment à l'appel lui lancé par le pasteur Théodore Ngoy sur ce point précis. En effet, répondant à la question de Réveil FM de savoir ce qu'il pensait en tant qu'élu du Katanga de deux arrêtés du maire de la ville de Lubumbashi, le pasteur Théodore Ngoy n'y est pas allé par le dos de la cuillère. Se référant à l’ancien Président américain F.D.Roosevelt qui disait avec raison "Rien de ce qui touche à la politique ne relève du hasard ! Soyons sûrs que ce qui se passe en politique a été bel et bien programmé!”. cfr: 10 Questions au Pasteur Théodore NGOY www.reveil-fm.com
Dimanche 7 juin 2005, le pasteur Théodore NGOY prêtait serment dans son eglisse et s'engagait à demeurer fidèle aux congolais s'il était élu président de la République
Le pasteur Théodore NGOY a révélé que Joseph Kabila voulait à travers les arrêtés du maire de Lubumbashi allumer une autre tension ethnique pour justifier Laurent Nkunda Batwaré en faisant passer le message selon lequel la xénophobie serait propre aux Congolais de toutes les provinces. Il a rappelé que Kyungu wa Kumwanza avait exarcerbé en son temps la haine ethnique pour asseoir son pouvoir et régner sur le Katanga. Pour Théodore Ngoy, interdire aux Congolais d'autres provinces de se rendre librement au Katanga, d'y circuler, d'y vivre et d'en sortir librement, est un acte politique programmé pour susciter des réactions en sens divers à caractère ethnique et conflictuel. Nous sommes heureux à Réveil FM que le ministre d'Etat, le Général Denis Kalumé se soit référé aux arguments juridiques que Théodore NGOY a mis en exergue pour annuler les deux arrêtés liberticides qui frisent le faschisme.
Les internautes qui ont lu les 10 Questions au Pasteur Théodore NGOY peuvent facilement retrouver la référence à l'article 30 de la constitution relative à la libre circulation des congolais sur leur territoire mais aussi l'article 202 qui confie les matières relatives aux mouvements des populations au pouvoir central. Le pasteur Théodore NGOY a même regretté dans l'interview que le maire de la ville de Lubumbashi, Floribert Kaseba Mankuko ait promis de s'opposer à la proposition prise par l'Assemblée nationale. "Les deux arrêtés sont une insulte de plus à la misère des pauvres katangais dont les mines sont exploités à leur détriment et à travers eux de tous les congolais" avait déclaré Théodore NGOY. Denis Kalumé, en annulant dans la précipitation, les deux arrêtés du maire de Lubumbashi, après 3 mois d'un silence complice donne-t-il raison au pasteur Théodore NGOY ?
Suite à l'interview avec le pasteur Théodore NGOY, nous avons reçu plusieurs commentaires mais nous proposons deux extraits:
1.Celui d'un confrère aîné, Maurice Blondel Bokoko ancien directeur d'information de CCTV et Radio Liberté de Jean Pierre Bemba. Il vit aujourd'hui en exil avec toute sa famille à Montréal au Canada :"plusieurs fois sur le plateau de la télévision CCTV à Kinshasa/Gombe et pour avoir réalisé plusieurs reportages sur ses activités politiques,notamment sur la destruction et l'incendie de son église à Kinshasa/Gombe, sur sa détention à la prison centrale de Makala (CRPK)et sur l'interdiction, par la HAM, de son accès à tous les organes de presse installés à Kinshasa et ce, en pleine campagne électorale, le pasteur Ngoy dis-je, est resté égal à lui-même tant sur ses convictions politiques que sur ses convictions religieuses. Le pasteur Ngoy n'a pas attendu qu'il soit en dehors du pays pour critiquer le pouvoir en place.Au contraire, c'est tout en étant dans le pays et sous la barbe des responsables du pays que le courageux et imperturbable pasteur Ngoy a toujours dénoncé les abus du régime en place à Kinshasa.Je me rappelle que beaucoup de journalistes congolais, pour ne pas s'attirer des problèmes avec la sécurité, l'évitaient de le recevoir sur le plateau de leurs télévisions respectives à cause de son franc parler. Je salue donc son courage et son sens élevé du combat qu'il mène pour la libération du peuple congolais.Je voudrais saisir cette belle opportunité pour inviter les congolais, où qu'ils se trouvent, au pays ou ailleurs, à ne pas douter un seul instant des informations que le pasteur Ngoy a livrées à l'intention de l'opinion. Ce sont des réalités bien connues à l'extérieur, surtout dans les pays occidentaux. Notre pays est en péril. Les vampires y habitent et nous risquons, si aucune action dynamique n'est entreprise, de voir un jour ces vampires s'y incruster, au point que nous serons incapables de les démenteler. Notre volonté et notre détermination à sauver la RDC, sont les seules armes dont nous devons nous munir pour combattre la stratégie mise en place par le pouvoir.Il est temps que les congolais se mobilisent comme un seul homme pour mettre hors d'état de nuire, les ennemis de notre pays. Merci pasteur Ngoy et courage.
Le second est celui de D. Huyen Bâ:"Le pasteur Ngoy est resté égal à lui-même: Franc, honnête et juste. Je peux confirmer toutes les révélations faites dans son interview. J'ai eu à travailler avec lui auprès d'un homme politique très en vue sous la deuxième république et qui s'était converti. Il lui disait sans ambage des vérités que beaucoup de pasteurs en quête de gloire personnelle n'osent pas dire de peur de perdre des avantages matériels. Il a préféré partir que de travestir la parole de Dieu.
En me lisant, le pasteur sait qui je suis. C'est pourquoi je le recommande humblement à la protection divine car les tueurs ont un bras long... mais pas plus long que le bras de l'Eternel des armées qui nous protège tous".
Le Maire de la ville de Lubumbashi a signé deux arrêtés urbains, le 21 mai 2008, pour, justifie-t-il, ''réglementer efficacement tout séjour des visiteurs dans la ville par la maîtrise des effectifs, le contrôle des mouvements et autres faits sociodémographiques''. En violation flagrante de toutes les dispositions constitutionnelles relatives aux droits humains, libertés fondamentales et devoirs du citoyen et de l'Etat. Floribert Kaseba Makunko, entendait lutter contre la ''migration de la population observée à Lubumbashi'', migration susceptible, selon lui, de provoquer des conséquences sur le plan sécuritaire, administratif et socio-économique. Le Maire de Lubumbashi avait fait obligation à tout Congolais, considéré par lui comme étranger donc nuisible, d'obtenir auprès du bureau de la commune de résidence une attestation de séjour. L'attestation de séjour devrait êt accordée que si la famille d'accueil dispose d'importants moyens de subsistance. Une brigade spéciale a été constituée et détachée aux postes frontaliers de la ville pour traquer les ''immigrants irréguliers''.
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
PROVINCE DU KATANGA
VILLE DE LUBUMBASHI :
BUREAU DU MAIRE
Arrêté urbain n° 017/Bur-Maire/ ville/L'shi/ 2008 portant Réglementation du Mouvement de la population congolaise dans la ville de Lubumbashi
Le Maire de la ville de Lubumbashi ;
Vu la Constitution de la République Démocratique du Congo ;
Vu le Décret-loi n° 081/98 du 02 juillet 1998 portant organisation territoriale et administrative de la République Démocratique du Congo ;
Vu l'ordonnance n° 07/018/2007 du 16 mai 2007 fixant les attributions des ministres notamment à son article premier, point B, alinéa 2 relatif aux attributions spécifiques du Ministère de l'Intérieur, Décentralisation et Sécurité ;
Considérant que la migration de la population observée dans la ville de Lubumbashi est susceptible d'avoir des conséquences sur le plan sécuritaire, administratif et socio-économique : Attendu qu'il y a nécessité de réglementer efficacement tout séjour des visiteurs dans la ville de Lubumba shi, notamment par la maîtrise des effectifs, le contrôle des mouvements et autres faits socio-démographiques ;
Vu la nécessité et l'urgence ;
ARRETE :
Article 1er : Tout nouveau venu à Lubumbashi doit signaler son séjour auprès du bureau de la population de la commune de résidence endéans trois jours, et à cet effet, une attestation de séjour lui sera délivrée.
Article 2 : L'attestation de séjour doit comporter les éléments ci-après :
- l'identité complète du visiteur et de la famille d'accueil
- le lieu de provenance
- la durée et le motif du séjour
- la date d'arrivée et de retour
Article 3 : Toute prolongation de séjour allant au-delà d'un mois requiert l'autorisation préalable de l'Autorité Municipale concernée.
Article 4 : En cas de prolongation, l'intéressé et/ou la famille d'accueil devront justifier de leurs moyens de subsistance, et une attestation de prise en charge lui sera délivrée.
Article 5 : Les enfants mineurs non acc ompagnés ne seront pas admis à séjourner dans la ville de Lubumbashi ; ils se verront retournés immédiatement par le même moyen de transport. A cet effet, une brigade spéciale sera détachée aux postes frontaliers de la ville (aéroport, la gare SNCC,…) pour déceler ce genre d'entrée irrégulière.
Article 6 : Les frais de transport retour de l'enfant mineur non accompagné sont à la charge du transporteur.
Article 7 : Tout contrevenant aux présentes dispositions sera puni conformément à la loi.
Article 8 : Les Bourgmestres des Communes, le Chef de Poste DGM, le Commandant Police Nationale Congolaise District Ville sont chargés chacun en ce qui le concerne de l'exécution du présent arrêté qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Lubumbashi, le 21/05/2008
LE MAIRE DE LA VILLE
L'Honorable Floribert KASEBA MAKUNKO
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
PROVINCE DU KATANGA
VILLE DE LUBUMBASHI
BUREAU DU MAIRE
LE MAIRE DE LA VILLE DE LUBUMBASHI;
Vu la Constitution de la République Démocratique du Congo,
Vu le Décret-Loi N° 081/98 du 02 juillet 1998 portant organisation territoriale et administrative de la République Démocratique du Congo;
Vu l'ordonnance N° 07/018/2007 du 16 mai 2007 fixant les attributions des Ministres notamment à son article premier, point B, alinéa 2 relatif aux attributions spécifiques du Ministère de l'Intérieur, Décentralisation et Sécurité;
Considérant l'explosion des mouvements de la population étrangère dans la ville de Lubumbashi. Attendu qu'il y a nécessité de règlementer les mouvements de la population étrangère notamment les entrées, sorties et séjour, dans la ville de Lubumbashi.
Vu l'opportunité et l'urgence;
Arrête:
Article 1er: Toute entrée d'un étranger dans la ville de Lubumbashi requiert au préalable, la présen tation d'un visa authentique auprès du service d'immigration.
Article 2: Une fois dans la ville, l'intéressé doit signaler son séjour auprès du bureau de la population de la Commune de résidence endéans trois jours, et à cet effet, une carte de séjour temporaire lui sera délivrée.
Article 3: La carte de séjour temporaire doit comporter les éléments ci-après:
- l'identité complète du visiteur et celle de la famille d'accueil éventuelle,
- le lieu de provenance,
- la durée et le motif du séjour,
- la date d'arrivée et de retour.
Article 4: Tout prorogation du séjour allant au-delà d'un mois, requiert l'autorisation préalable de l'Autorité Municipale concernée, après avis du chef d'antenne d'immigration.
Article 5: Pour prétendre à une prorogation, l'intéressé et / ou la famille d'accueil éventuelle devront justifier de leurs moyens de subsistance.
Article 6: Les enfants mineurs non accompagnés ne seront pas admis à séjourner dans la ville de Lubumb ashi; ils se verront retournés immédiatement par le même moyen à charge du même transporteur. A cet effet, une brigade spéciale sera détachée à l'entrée de la ville (aéroport, la gare SNCC,…) pour déceler ce genre d'entrée irrégulière.
Article 7: Tout contrevenant aux présentes dispositions sera purement et simplement invité à quitter la ville de Lubumbashi.
Article 8: Les Bourgmestres des Communes, le Commandant de la Police Nationale Congolaise District ville et le chef de Poste du service urbain de la Direction Générale de Migration, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Lubumbashi, le 21/05/2008
LE MAIRE DE LA VILLE
L'Honorable Floribert KASEBA MAKUNKO


Commentaires
1. Le jeudi 14 août 2008 à 12:42, par combattant
2. Le jeudi 14 août 2008 à 14:41, par François Mbonigaba Akilimali
3. Le jeudi 14 août 2008 à 17:20, par Jean
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