RDC: Les troubadours et criminels financiers aux affaires de l'Etat !
Par Pathy Kobanghe, jeudi 21 août 2008 à 17:00 :: liens :: #170 :: rss
Le système financier de la République Démocratique du Congo se résume par: "Je pioche, tu pioches, il pioche, nous piochons et nous nous régalons de la misère du peuple congolais ". Face à la situation qui nous apostrophe, devant cette hécatombe qui ravive et peine notre conscience des vrais Congolais épris de l’amour du pays, nous nous sommes inscrit dans la logique de critique constructif à l’égard de ceux qui se couvrent les oreilles, s’aveuglent devant la réalité et se mettent dans la destruction systématique de notre beau pays qui est sous le vampirisme d’une race troubadouresque.
Les Congolais sont-ils des amnésiques ?
Il y a de cela à peine 10 ans qu’ils sont arrivé au pouvoir par une révolution voulant soit disant le changement, il y a 10 ans qu’ils se sont inscrit dans la poursuite des œuvres malsaines et démoniaques décriées au régime mobutiste. Il y a deux ans, ils se sont légitimé par des élections raides de la ligne droite qui sont aujourd’hui prouvées de mascarades et dictatoriales au peuple Congolais. Ces élections sont la forfaiture la plus qualifiée de la démocratie, et du respect du droit de l’homme et des peuples qui s’étaient déroulées en République Démocratique du Congo.
Nous disons et constatons que dans leurs esprits des nominés, ces élections ont données la légitimation non des institutions mais plutôt des détournements des deniers publics et les pillages des ressources naturelles du Congo à la finalité catastrophique et l’asservissement à la misère la basse couche sociale.
Personnellement, je me vois dans l’obligation d’émettre des critiques sur la situation qui prévaut dans mon pays le Congo–Zaïre pour animer ceux qui se vautrent dans le luxe démesuré au détriment du peuple de croire qu’ils sont connus comme étant les démolisseurs des attributs de la Nation Congolais.
Pour ma part, je ne demande que mon être et celui des Congolais soit restitué de sa dignité, qu’on puisse me sortir et la population Congolaise de la pauvreté, de l’indigence dans lesquelles nous sommes soumises.
Démocrate dans l’âme et par l’idéologie, je suis loin de m’émouvoir devant les critiques rétrogrades des autres qui n’ont que des sentiments haineux pour leurs frères Congolais qui voient mieux qu’eux et surtout cautionnent aveuglement la maltraitance de leurs propres frères, sœurs et famille à cause de leur appétit égoïste à l’enrichissement malhonnête ou par la folie du littéraire Africain au verbiage coulant au fond creux dans leur discours de m’as-tu vu. Ceux là animaient par leur scepticisme se voient être qualifiés par leurs propres propos insensés au rang qui leur convient.
Au contraire, pour moi, l’exercice de contradiction est un moment délicat et inspirateur sur moi-même, pour découvrir si les critiques à moi sont fondés et instruisent mes compatriotes.
N’empêche, je suis pour la libre expression et la démocratie plurielle.
Oeuvre chinoise, le Palais du Peuple abrite le Sénat et le Parlement congolais
L’évolution de la misère congolaise
1.Avant KABILA
Le stock de la dette passe de 32 à 300 millions de dollars entre 1965 et 1970, près de 5 milliards en 1980 et environ 13 milliards en 1998 durant la période de 32 ans du pouvoir Mobutu.
Les ponctions dans les caisses de l’Etat furent aussi une source stable et abondante d’enrichissement pour le clan Mobutu : dotation présidentielle (officiellement 15 à 20% du budget opérationnel de l’Etat), transfert illicite sur des comptes personnels à l’étranger ou dépenses mystérieuses (environ 18% du budget, d’après une étude de la Banque mondiale en 1989, pour les “ autres biens et services ”, souvent pour des dépenses somptuaires ou l’achat de matériel militaire).
Le détournement des gains d’exportations de minerais fut sûrement la plus lucrative des ponctions du clan Mobutu. Des rapports de la Banque mondiale parlent du détournement de 150 à 400 millions de dollars des revenus annuels d’exportations de cuivre et de cobalt, détenus par des entreprises d’Etat.
Un pays ruiné. Riche d’innombrables ressources naturelles et humaines, la RDC figure aujourd’hui parmi les pays ayant le plus faible indice de développement humain, selon le PNUD. Trente ans de pouvoir unique, suivies par deux guerres ont ruiné le pays et condamné la grande majorité de sa population à la misère.
Il est clair qu’en parlant du régime Mobutu nous avons tendance à s’arrêter au passé qui fut la cause de l’éclatement de ce régime et son éviction. Nous voulons par ici éclairer les quelques points de convergence entre le régime passé et celui de nos jours en RDC.
2.Après Mobutu
Dix ans seulement viennent de s’écouler depuis la fin du régime Mobutu, mais quelques névralgiques au scepticisme éternel tombent en transe comme des diablotins au vu et au su du nom de ce dernier disparu.
Dans leur constipation intellectuelle fréquente, ils se versent à dans la folie des critiques stériles et dans une formule de politique sur mesure et aliénataire. Le monde évolue et se veut être abordé dans son concept immédiat, sujet de notre quotidien et non de nos arriérés.
Nous estimons qu’il est important de parler du présent et de l’avenir de notre pays que de rester figé à des considérations rétrogrades que nous balance un certain nombre des politiciens de couloir.
Pour ainsi aborder le sujet qui nous préoccupe au plus haut niveau de notre intéressement, nous nous sommes approchés aux divers rapports décriant la méconduite dans le système de gérance de l’appareil de l’état Congolais. Nous pouvons toujours continuer de fustiger les 32 ans du pouvoir mobutien sans pouvoir apporter ses solutions concrètes à la crise qui plonge notre pays au fond du gouffre. Bien au-delà de tout entendement, les mêmes personnes qui criaient hier au Voleur sont devenues eux-mêmes plus spécialistes de vol organisé.
Nous voudrions ici comprendre une chose, en moins de temps, le désastre de l’économie congolaise a atteint son paroxysme et hypothèque 70.000.000 des vies au péril d’une Nation. Cette analyse est repartie en plusieurs parties, dont nous aurons le temps de suivre pas à pas afin de l’élucider l’ombre du mal de quel régime est plus nocif que l’autre.
Comprendra qui veut le comprendre, avec ou sans aprioris.
La dette extérieure de la RDC reste constante par rapport au lègue laissé par le régime mobutien. Il n’est pas mauvais qu’un pays ait des dettes, mais ces dettes doivent être utilisées pour le bien-être de la population et l’essor du pays.
Une note d’information relative à cette situation dramatique de la RDC renseigne que, selon des sources recoupées, le stock de la dette extérieure publique de la Rd Congo était en 2007 de l’ordre de 11,5 milliards de dollars américains dont 6 milliards de dette bilatérale (Club de Paris) et le reste coulé en dette multilatérale (Banque mondiale, Fonds monétaire international, Banque africaine de développement).
Les grands pays créanciers de la RDC sont les Etats- Unis, la Belgique, l’Italie et la France. Le service de la dette avoisine 500 millions de dollars. La même source signale que cette dette est devenue un lourd fardeau pour la Rd Congo minée depuis plus d’une décennie par des guerres meurtrières qui ont causé la mort à plus de six millions de personnes et provoqué le déplacement intérieur d’autant des gens.
Les différentes politiques d’ajustement structurel n’ont fait qu’accentuer la débandade économique et sociale. Les services de base (éducation, santé,…) sont sacrifiés à l’autel du paiement obligatoire du service de cette dette. Malgré sa restructuration en 2002, la dette extérieure congolaise reste insoutenable. La Rd Congo ne parvient pas à appliquer de manière stricte les conditions des institutions de Bretton Woods et ses finances ne peuvent pas proposer quelque alternative.
Le processus lié à l’élaboration et la mise en œuvre du Document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (Dscrp) ne parvient pas à atteindre le point d’achèvement, même si certaines parties prenantes pensent que cela pourrait être réalisé en cette année 2008.
Nous allons comprendre pourquoi le Congo plonge de plus en plus en bas du classement des pays pauvres de la planète.
La chose qui nous intéresse aujourd’hui est la voie de recherche à solutionner l’accroissance des Congolais. Le baromètre de la politique intérieure indique que l’état est géré depuis dix ans par un conglomérat d’aventurier comme dira le M’ZEE Laurent Désiré KABILA lui-même quelque temps après sa prise de pouvoir.
Malheureusement pour les Congolais rien n’a changé depuis, il y a toujours les mêmes personnes qui continuent et viennent s’ajouter au lot tous les parias du régime Mobutu revenus pour parachever leur travail de démolition du pays et capitaliser le temps perdu en exile.
Il est invraisemblable de croire que ceux qui sont arrivés un certains 17 mai 1998 dans des bottes en caoutchouc des cantonniers sont devenus aujourd’hui champion dans le sport du vol des deniers publics en RDC. Est irréversible la sentence de tout être humain qui s’accapare des biens matériels, l’argent malhonnête du sang, riche ou pas riche personne ne part dans la tombe avec Maisons, Banques, voitures etc... Alors pourquoi de son vivant faire souffrir ses prochains ?
Sources de non remboursement de dette extérieure et de l'appauvrissement du peuple congolais
Dans un article parut le 18 Novembre 2005 Congo Indépendant écrivait Chef d’Etat ou chef mafieux ?
Une anecdote ( histoire vraie) circule actuellement dans les milieux congolais à Kinshasa et à Bruxelles. Que dit-elle ? Il y a plusieurs mois passés, Augustin Katumba Mwanke - qui porte le titre officiel d’ambassadeur itinérant du chef de l’Etat, a téléphoné, depuis Kinshasa, à un administrateur délégué général de la Gecamines, à Lubumbashi, lui intimant l’ordre d’accepter la signature d’un contrat de gré à gré avec un « opérateur minier ». L’Adg aurait pris son courage avec ses deux mains pour rappeler à son puissant interlocuteur que l’article 33 du Code minier de la RD Congo impose le recours à un appel d’offres dans le cas sous examen. Contrarié, Katumba a raccroché rageusement son téléphone. Quelques heures plus tard, l’homme rappelle Lubumbashi.
L’administrateur délégué général de la Gécamines est au bout du fil. « Attendez, je vais vous passer quelqu’un », martèle l’ambassadeur itinérant. Qui est au téléphone ? Joseph Kabila en personne. « Avez-vous un problème avec M. Katumba ? », murmure le président de la République. Pour toute réponse, l’Adg débite, en bon Congolais, une litanie de « mes respects Monsieur le président !». Kabila de clore la conversation en invitant le « récalcitrant » à venir le voir à Kinshasa.
Arrivé dans la capitale, l’Adg ne voit pas l’ombre du successeur de « Mzee ». Après quelques jours d’attente, il est finalement reçu par …Katumba Mwanke. Tiens ! Tiens ! Belle complicité ! Il semble que le manager n°1 de la Gécamines a réalisé qu’il avait intérêt à se plier aux injonctions de son vis-à-vis.
Sinon…Cette histoire pourrait faire sourire dans ce Congo-Zaïre où se commettent des turpitudes plus gravissimes par des hommes et des femmes qui nous gouvernent. Des hommes et des femmes qui partagent une allergie aiguë contre la vertu.
Ce qui choque ici c’est la « complicité active » du « magistrat suprême » dans une sorte d’association de malfaiteurs.
Une attitude digne plus d’un chef mafieux que d’un chef d’Etat. Excessif ? Nullement ! Augustin Katumba Mwanke n’est plus à présenter. C’est l’homme le plus puissant de l’entourage présidentiel, si pas du Congo-Kinshasa. Ingénieur métallurgiste, Katumba aurait travaillé dans une banque sud africaine avant de devenir le deuxième gouverneur omnipotent de la province du Katanga sous Kabila père. Fin 2000, il a développé des rapports très personnels avec le général-major Joseph Kabila, alors chef d’état-major des forces terrestres. Le 26 janvier 2001, l’« ami Joseph » devint calife à la place du calife. « Augustin » est aussitôt élevé au rang de « grand vizir ». Son premier poste ministériel n’a été rien moins que celui de ministre délégué à la présidence, chargé du Portefeuille de l’Etat. L’ex-gouverneur semble avoir gardé la haute main sur les entreprises publiques et le patrimoine minier de la RD Congo, particulièrement dans l’ex-Shaba.
Certains mauvaises langues l’accusent de protéger des milieux mafieux libanais et indo-pakistanais spécialisés dans l’exportation frauduleuse des minerais de la Gécamines. Ces prétendus commerçants violent les lois de la RD Congo au vu et au su des autorités provinciales. Civiles et militaires. Il faut être aveugle et sourd pour ne pas réaliser que ces hors la loi bénéficient des « protections » au plus haut niveau du pouvoir d’Etat. Selon des sources proches des « services », l’arrestation d’un certain Hammoud aurait provoqué une « grande agitation » au sein du cabinet présidentiel.
Si Congo Indépendant écrivait cet article pour décrier le comportement maffieux des dirigeants de notre beau pays, de l’autre bout du pays les acteurs de la société civile du Sud Kivu faisait une déclaration « relative à la lutte contre l’impunité et la corruption ».
En voici le texte,
Nous, représentants des associations membres de la Société Civile du Sud-Kivu, réunis en séminaire Atelier sur la Transition politique et la lutte contre la corruption et l’impunité en R.D.Congo : Regards critiques de la Société – Civile du Sud-Kivu, organisé par le Conseil pour la Paix et la Réconciliation- COPARE en sigle - au Centre Olame à Bukavu Le conflit du 02 au 03 Février 2005 avec l’appui de CECI-ACIPA ; Après l’analyses et débats, à la lumière des exposés introductifs sur « Inventaire des cas d’impunité en RD Congo » et « l’Etat de lieux de la corruption et des détournements en R.D.Congo ;
Mus par notre ferme engagement à combattre à tout prix la corruption et l’impunité qui élisent domicile en R.D.Congo ; Conscients que la pratique accrue de la corruption et l’institutionnalisation de l’impunité sont un frein à l’avènement d’un Etat de droit en R.D.C., favorisant ainsi l’émergence d’une culture de banalisation de la vie humaine ; Convaincus que cette état de choses paupérise davantage la population et attise les tensions sociales et la haine ;
Formulons à travers cette déclaration les recommandations suivantes :
A. A l’Etat congolais :
1°) de poursuivre en justice tous les présumés coupables de pillage des ressources nationales crimes et autres détournements des deniers publics en l’occurrence ceux qui sont cités dans le rapport Bakandeja que nous saluons, le rapport du panel des experts de Nations Unies sur le pillage des Ressources Naturelles…
2°) de réhabiliter et restaurer l’indépendance du pouvoir judiciaire ;
3°) de réhabiliter les organes de contrôle à tous les niveaux en vue de lutter contre la corruption généralisée ;
4°) de tenir compte de l’intégrité, la probité morale dans le recrutement et la promotion dans l’administration publique et l’armée ;
5°) d’exiger aux provinces de rendre publics trimestriellement les comptes de recettes et des dépenses publiques ;
<6°) d’accélérer la mise sur pied des antennes des commissions d’Ethique et de la lutte contre la corruption dans les différentes provinces en leur dotant des moyens conséquents ;
7°) d’octroyer aux fonctionnaires, militaires et enseignants un salaire décent pouvant le mettre à l’abri de toute corruption ;
B. A la communauté internationale de :
1°) Mettre sur pied un tribunal pénal international mixte pour le RDC ;
2°) concevoir des mécanismes de contrôle et de suivi des fonds octroyés à la RDC.
3°) accélérer le processus de désarmement et de rapatriement des milices étrangères encore présentes en RDC ;
C. A la Société Civile :
1°) d’asseoir des mécanismes d’autocontrôle et de gestion des fonds ;
2°) de créer un observatoire d’éthiques et de bonne gestion au sein des organisations de la Société Civile ;
3°) de mener des campagnes de lobbying et de plaidoyer auprès des gestionnaires publics en vue d’une gestion saine et transparente au profit de la population ;
4°) de se constituer partie civile pour tout cas d’exactions constaté ;
5°) de primer symboliquement les gestionnaires publics qui auront fait preuve d’une gestion transparente durant leur mandat.
S’en est suivi de l’ONU qui a diligenté une enquête sur le pillage des ressources et les détournes des fonds de l’état par les nouveaux dirigeants et leurs complices étrangers. De ce rapport il était cité un nombre des dirigeants du régime impliqués dans cette pratique de crime financier en RDC. Malgré la politique d’autruche pratiqué à cette période Monsieur Joseph Kabila en les suspendant temporairement pour laisser passer le vent en pourpre qui soufflait contre ses protégés.
C’est ainsi le 11 Novembre Kabila suspend trois ministres mis en cause dans ce rapport du panel des experts de l'ONU sur le pillage des richesses du pays, pour tenter d'apaiser le mécontentement populaire contre "les pilleurs d'Etat".
Dans un communiqué lu à la télévision officielle, le président a annoncé qu'il suspendait de leurs fonctions le ministre à la présidence Augustin Katumba Mwanke, le ministre de la Sécurité et de l'ordre public, Mwenze Kongola, et le ministre du Plan et de la reconstruction Denis Kalume.
Tous trois ont été mis en cause à plusieurs titres dans le dernier rapport d'un panel d'experts des Nations unies sur le pillage des richesses de la RDC, mais c'est la suspension de M. Katumba Mwanke, réputé très proche du président Kabila dont il passe pour l'indispensable conseiller, qui a eu le plus d'impact.
Bien que le communiqué présidentiel insiste sur le fait que les trois ministres, ainsi que trois hauts fonctionnaires, sont suspendus pour leur permettre d'être entendus par la justice "en bénéficiant de la présomption d'innocence", rien n’a été fait jusqu’à présent de ce côté. Malgré le bruit qu’avait suscité ce rapport.
"Katumba Mwanke, Mwenze Kongolo et les autres" étaient qualifiés de "cœur du réseau mafieux en territoire congolais".
L'indignation populaire et Internationale sur ce sujet avait amenée la prise de position unanime des églises à exiger des sanctions contre les "pilleurs" et le rapatriement des sommes transférées à l'étranger, qui a eu le plus de répercussion dans la société congolaise.
Réagissant à ces critiques, le ministre de la Communication Kikaya bin Karubi avait expliqué que "les ministres mis en cause avaient agi dans la transparence, en qualité de mandataires de l'Etat congolais", insistant sur le fait que "leurs fonctions résultaient du mandat public qu'ils assument au nom et pour le compte de l'Etat congolais souverain".
Il a rétorqué au sujet du rapport de l'ONU, qui identifie des réseaux d'élite congolais et zimbabwéen dont une trentaine d'hommes d'affaires, hommes politiques et officiers, que "toutes ces personnes ont été mandatées dans le cadre de la loi sur les investissements, qui recommande que l'Etat soit représenté de manière souveraine".
Outre les trois ministres, le président Kabila a annoncé la suspension de l'ambassadeur de RDC au Zimbabwe, Mawampanga Mwana Nanga, du directeur de l'Agence nationale de renseignements (ANR) Didier Kazadi et du président du comité de gestion la principale société minière d'Etat, MIBA, Jean-Charles Okoto Lolakombe.
M. Kabila a rappelé qu'il avait "lui-même réclamé cette investigation à l'ONU le 2 juin 2000", que "ses résultats établissaient que c'est par convoitise et non pour assurer leur sécurité que les pays agresseurs (Ouganda, Rwanda et Burundi) avaient envahi le territoire de la RDC".
Le rapport du panel des experts de l’ONU chiffré approximativement à plus des 4.000.000.000 $ Américains (Quatre Milliards de dollars) en 4 ans, c’est à dire de 1998 à 2002 de pouvoir les pillages opérés par cette bande.
Plusieurs rapports seront rendus publics entre 2001 et 2003 et parlent de « réseaux d’élites composés d’un petit noyau de dirigeants politiques et militaires et d’hommes d’affaires, et dans les zones occupées de certains chefs rebelles et administrateurs ». L’article 36 du rapport du 16 octobre 2002 de l’ONU déclare ce qui suit à propos de ces sociétés « Les coentreprises crées par les sociétés privées du réseau d’élite s’accaparent actuellement des ressources minières les plus riches et les plus aisément exploitables. Le détournement ainsi réalisé qui s’effectue sous le couvert de contrats secrets et par l’intermédiaire de sociétés privées off-shore s’établit à plusieurs milliards de dollars dont une trentaine d’hommes d’affaires, d’hommes politiques et d’officiers sont les principaux bénéficiaires.
Le réseau d’élite tente de légitimer ces vols et de commercialiser les ressources détournées pour légitimer les sociétés minières internationales » Les sociétés COMIEX, COSLEG, BCD, SENGAMINES, SONAGOL, SOCEBO ont été ainsi été qualifiés de supports de pillage. Les rapports citent encore plusieurs exemples d’implications de sociétés étrangères dans le pillage, ainsi la société zimbabwéenne Tremalt a versé seulement 400.000 dollars pour acquérir le droit d’exploiter 6 concessions de la Gécamines pendant 25 ans.
Dans la même veine, l’entreprise générale Malta Forrest et le Groupe Georges Forrest ont obtenu des contrats pour environ 1 milliard de dollars. Le rapport de l’ONU épingle également la société First Quantum minerals. Aux rapports de l’ONU vient s’ajouter le rapport de la Commission sénatoriale « Grands Lacs » du 20 février 2003 qui signale en page 46 que « le Fond Monétaire International, la Banque Mondiale ou l’Union Européenne ont mené une politique différenciée dans les différents pays de la région impliquée dans la guerre au Congo. Cette politique « deux poids, deux mesures » n’a certainement pas dissuadé les pays impliqués dans la guerre de poursuivre celle-ci et d’aboutir rapidement à des accords de paix dans la région »
En octobre 2001, le groupe des experts nationaux a chiffré le pillage à plus de 10 milliards pour les années de 1998 à 2001 avec un détail par secteurs :
Les ressources minières
427 millions de dollars pour les diamants (12 millions de carats exportés) 792 millions de dollars pour le coltan (3,9 millions de kilos) 24 millions de dollars pour la cassitérite (6,3 millions de kilos) 265 millions de dollars pour l’or (un peu plus de 30 000 kilos) par rapport à 15 kilos de production industrielle par an 1,3 millions de dollars pour le niobium Représente au total plus 1,5 milliards de dollars Pillés entre 1998 et 2001 avec la participation de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi
Selon la commission des experts nationaux, les ressources minérales correctement gérées pourraient rapporter au pays au moins 2 milliards de dollars par an.
Les ressources agropastorales et écologiques Les pertes subies et le manque à gagner des ressources écologiques et agropastorales sont estimées à plus d’un milliard sept cent millions de dollars dont 1 milliard quatre cent trente millions pour le sous-secteur de l’élevage ; les autres sous-secteurs étant le secteur bois ; les destructions faites aux parcs nationaux et aires protégées et le pillage des produits agricoles industriels
Les ressources financières
Les ressources financières sont estimées à plus de 6 milliards deux cent millions de dollars dont plus de 4,4 milliards pour les seules entreprises minières publiques à cause des projets d’investissements suspendus, des pertes dues à la destruction des immobilisations et du manque à gagner par arrêt ou baisse de la production.
Les ressources matérielles
Le coût de la réhabilitation des infrastructures sanitaires est estimé à 622 millions d’euros
Les nouveaux prêts de 2002 à aujourd’hui
A partir de l’année 2002, les créanciers sont revenus en force en RDC dans une situation devenant plus favorable pour eux. C’est ainsi qu’a eu lieu une vaste opération de conversion d’une dette odieuse en de nouvelles dettes. Par l’accord dit de Naples qui est intervenu en septembre 2002, la Belgique, la France, la Suède et l’Afrique du Sud ont décidé de prêter à la RDC les sommes nécessaires pour rembourser le FMI et c’est parti pour un bal de nouveaux prêts.
Le gouvernement belge prête ainsi un total 60 932 474.31 euros L’agence belge de crédit à l’exportation, le Ducroire prête au total plus d’un milliard d’euros exactement 1 022 401 403 euros La Banque de France est le second créancier le plus important de cette opération avec un total de prêts de 736 277 829,2 euros. L’agence française de crédit à l’exportation la Coface prête un total 143 799 128,1 euros Quant à l’agence EKN (Agence suédoise de crédit à l’exportation) 47 701 997, 49 dollars + 305 958 640,34 couronnes suédoises.
C’est ainsi que selon le rapport de l’Office de gestion de la dette externe publique (OGEDEP) du 30 septembre 2003 le total de tous les nouveaux prêts se monte à plus de sept milliards de dollars exactement 7.413 429 384 dollars selon la conversion des principales devises en dollars au taux du 30 septembre 2003 + 685 400 000 de DTS (droits de tirages spéciaux : monnaie des institutions financières internationales) de l’Agence internationale du développement, une des filiales de la Banque mondiale.
Après l’accord de restructuration de la dette dont le principal effet aura été la conversion d’une dette odieuse en une nouvelle dette ne possédant apparemment pas les mêmes caractéristiques, le total de la dette de la RDC se monte encore à près de 10 milliards de dollars, c’est-à-dire 9 970 millions de dollars + 685 400 000 de DTS.
Total de tous les NOUVEAUX PRETS en 2002 jusqu’au 30 septembre 2003 7,413 429 384 dollars + 685 400 000 DTS de l’IDA
Les nouveaux contrats
J’ai parlé précédemment des contrats qui ont été signés à la fin de la période Mobutu et au début de celle de Kabila père. Je vais maintenant faire référence aux contrats signés à partir de l’implosion de l’AFDL et du début de la seconde guerre.
Je commencerais par préciser que l’immense majorité de ces contrats signés sont des contrats léonins c’est-à-dire qu’ils en bénéficient en rien à la population de RDC.
Le secteur minier La Gécamines Alors que la Gécamines était la 6e entreprise au niveau mondial en 1974 selon le rapport de la Commission des Grands Lacs auquel il est fait mention précédemment. A cette époque elle produisait presque 500.000 tonnes de cuivre (4e producteur mondial) et 17.000 tonnes de cobalt (premier producteur mondial), en En 2005, sa production était tombée à 17.000 tonnes de cuivre et 1.500 tonnes de cobalt. Cependant, selon Robert Crem qui était un ancien responsable belge de la Gécamines dans les années 1970 et 1980 « ce potentiel existe toujours et il dit être bien placé pour dire haut et fort que ce qui s’y passe est une véritable catastrophe et qu’il est donc étonné du silence de la communauté internationale, en particulier de la Belgique »
Le rôle de la Banque mondiale
La Banque a recommencé son activité en RDC en 2001. Elle a fait pression sur le gouvernement congolais pour passer le nouveau code minier. Alors qu’elle a commandité un audit auprès du cabinet britannique ILC en 2003 et cet audit n’a toujours pas été rendu public.
La Banque a joué un rôle actif dans le bradage de la Gécamines, ce qui a occasionné un effet sur l’augmentation de la pauvreté au Katanga La Banque a mis sur pied un programme dit « de départs volontaires » qui ont fait partir 10.500 travailleurs de la Gécamines en 2003 en échange de paiements pour suppression d’emploi allant de 1.900 à 30.000 dollars, or même si ces montants peuvent paraître tout à fait énormes pour la RDC lorsque l’on analyse les contrats et conventions sociales existants ; ceux-ci donnaient droit aux employés à un montant de 125 millions de dollars au lieu des 43 millions qui ont été payés [1] (soit 3 fois moins) Aujourd’hui il y a au Katanga entre 50.000 et 70.000 creuseurs qui travaillent dans des conditions misérables pour moins d’un dollar par jour.
De plus il faut également signaler le fait que le 12 mai 2005, la Société financière internationale (SFI qui est la filiale de la Banque Mondiale pour le secteur privé a apporté un appui financier à la société Adastra minerals Inc anciennement American minerals Fields qui avait été cité dans le rapport de l’ONU pour violations des directives de l’OCDE sur les multinationales. Cet appui s’est fait dans le projet Kingamyambo Musoni Tailings (KMT) dans lequel la SFI a investi 5,9 millions de dollars pour obtenir 7,5% des parts. Or, les gîtes de Kingamyambo et Musoni contiennent 112,8 millions de tonnes de rejets avec une teneur de 1,49% de cuivre et de 0,32% de cobalt qui pourraient permettre une production annuelle de 7.000 tonnes de cobalt et de 42.000 tonnes de cuivre.
Adastra Minerals a obtenu ce contrat avec la Gécamines pour la somme dérisoire de 15 millions de dollars ce qui représente une semaine et demi de production sur les 50 ans prévus d’exploitation, il s’agit là typiquement d’un contrat léonin.
Un autre exemple de projet tout à fait contestable est celui de Kamoto Copper Company (KCC) où cinq mines (Kamoto, T17, Mashamba Est, Mashamba Ouest et Dikuluwe) contenant plus de 93 millions de tonnes de réserves minérales (à 80% identifiées) et (20% probables) ont été concédées en joint venture avec la société Kinross Forrest. A partir d’un précédent qui a eu lieu en 2000 avec une des sociétés de Forrest, on peut présumer que ces énormes réserves seront épuisées au bout de seulement 20 ans d’exploitation.
En effet en 2000, les Entreprises Malta Forrest, entretenant un climat de désinformation volontaire ont obtenu une concession de 15 ans pour le Groupement du terril de Lubumbashi en arguant qu’il prélèverait seulement 1/3 des scories et qu’il en resterait les 2/3 pour exploiter pendant 20 à 30 ans supplémentaires or seul 1/3 des scories était cobaltifère, Malta Forrest utilise donc ce tiers intéressant et laisse de côté les deux tiers sans valeur industrielle.
Pour avoir une idée de la manière dont la Gécamines est systématiquement minorisée dans les contrats avec les sociétés issues de la joint venture entre la Gécamines et Sofreco, il suffit de se reporter au tableau ci-dessous établi par des chercheurs congolais.
Le rapport Lutundula
En 2006 par le rapport LUKUNDULA qui dévisagea encore une fois la pratique maffieuse des dirigeants Congolais, un groupe Britannique Human right de premier plan actives dans les domaines des droits humains, de l’environnement et de l’aide recommandait le gouvernement de la République démocratique du Congo à devoir agir sur la base des recommandations d’une enquête du parlement congolais qui a mis à jour l’exploitation illégale des ressources naturelles et les profits tirés du conflit armé.
En juin 2005, la Commission Lutundula, une commission spéciale de l’Assemblée Nationale, dirigée par le député Christophe Lutundula, a remis un rapport relatif aux enquêtes effectuées sur les contrats miniers et les autres contrats d’affaires signés par les rebelles et les autorités gouvernementales entre 1996 et 2003, lorsque la guerre faisait rage au Congo.
Le rapport a constaté que des douzaines de contrats sont soit illégaux, soit d’une valeur limitée pour le développement du pays. Le rapport recommande leur abrogation ou leur renégociation. Il recommande également une action judiciaire contre un certain nombre d’acteurs de haut rang appartenant au monde politique ou à celui des affaires, impliqués dans ces opérations.
Tricherie dans l’application des lois
Avec un retard de huit mois, le bureau de l’Assemblée Nationale dirigé par Olivier Kamitatu, avait finalement décidé de diffuser le rapport à tous les députés bien qu’aucune décision n’ait été prise sur la date de son examen officiel par la chambre.
Des sources locales ont rapporté que le retard était dû aux pressions exercées par des politiciens de haut rang cités dans le rapport et par des représentants des partis politiques principaux, qui souhaiteraient l’enterrer avant les élections prévues en mai. La discussion concernant ce rapport a déjà été repoussé deux fois par l’Assemblée Nationale et risque d’être repoussée ultérieurement à cause d’un programme parlementaire chargé toujours dans le but de maintenir l’impunité.
« Pendant des années, les hommes politiques au Congo ont conclu des contrats qui les enrichissent mais n’apportent aucun bénéfice au public congolais. Les profits tirés de tels contrats ont souvent été obtenus au prix de souffrances et de pertes humaines énormes, » déclarait la coalition d’organisations non-gouvernementales. « Le parlement devait examiner à la loupe les conclusions de la Commission Lutundula et tenir les acteurs politiques pour responsables de leurs actions avant l’arrivée des élections. » Mais rien non plus dans ce sens.
Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de transition en juin 2003, des groupes armés liés aux pays voisins et des responsables corrompus du gouvernement congolais ont illicitement continué à exploiter économiquement le pays.
Un groupe des Nations unies en charge de l’observation des mouvements d’armes avait rapporté au Conseil de sécurité que la compétition pour le contrôle des ressources naturelles continue d’alimenter le violent conflit qui déchire l’Est et le Sud du Congo.
Le rapport de la Commission Lutundula a attiré l’attention sur l’exploitation illégale en cours et recommande un moratoire immédiat sur la signature de nouveaux contrats jusqu’à la tenue des élections.
Pour garantir la poursuite du travail d’examen mené par le parlement, le rapport appelle également à un élargissement du mandat de la commission afin que les contrats signés pendant la période du gouvernement de transition de juin 2003 à ce jour puissent également être étudiés.
Ces recommandations, formulées il y a huit mois, ont été ignorées. Dans le même temps, les acteurs politiques et ceux du monde des affaires ont conclu de nouveaux contrats miniers, sans véritable supervision.
Alors qu’ils menaient cette enquête, certains membres de la commission ont été menacés et ils se sont heurtés à des hommes politiques, des responsables et des décideurs dans les entreprises qui refusaient de répondre à leurs questions.
Malgré le soutien apporté par la Banque mondiale au travail de la commission, un certain nombre de pays et d’organisations internationales ont également refusé d’apporter leur assistance à la commission. Des responsables des Nations unies et du sénat belge, deux instances qui ont enquêté sur l’extraction des ressources naturelles au Congo entre 2000 et 2003, ont refusé de communiquer des informations importantes sur certains des contrats illégaux, sous prétexte de confidentialité.
Dans son rapport, la commission corrobore les conclusions centrales du Panel d’experts des Nations unies et d’autres enquêtes qui affirment que les belligérants étaient en partie motivés par le désir d’exploiter la richesse minérale et économique du Congo.
Les belligérants ont utilisé certains de leurs profits pour financer des opérations militaires supplémentaires qui ont souvent entraîné des abus contre les droits humains de grande ampleur à l’encontre des civils et des violations du droit international humanitaire. La guerre aurait causé la mort de quatre millions de personnes au Congo, le plus lourd bilan en pertes humaines civiles depuis la Seconde guerre mondiale.
Etablie par les accords de paix de 2003, la Commission Lutundula comprend des représentants de toutes les principales parties au conflit. La commission a évalué la légalité des contrats initiés par les anciens belligérants et leurs effets possibles pour la nation.
Dans son premier rapport, la commission recommande que 16 contrats soient abrogés ou renégociés et que 28 compagnies congolaises et internationales fassent l’objet d’une enquête pour violations du droit congolais. La commission recommande également que 17 personnes soient traduites en justice pour fraude, vols et autres chefs d’inculpation. Un second rapport détaillant les coûts financiers de la guerre devrait bientôt être soumis par la commission.
« Lorsque les accords de paix ont été signés, toutes les parties sont tombées d’accord pour enquêter sur ces contrats. Maintenant que la commission a mis en évidence des preuves de corruption et d’abus, les responsables congolais doivent s’attaquer franchement au problème, » a déclaré la coalition d’ONG internationales.
« Le parlement doit rapidement inscrire le rapport de la commission à l’ordre du jour de ses activités et agir sur la base des recommandations formulées avant la fin de la période de transition. »
Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption-LICOCO dans son communiqué de presse n° 015/Sg/Licoco/2007 publiait la liste qu’elle a titrée. Hit parade des meilleurs détourneurs des deniers publics pour l'année 2007 en République Démocratique du Congo
C´est ainsi que par exemple,
- Une commission de révisitation des contrats miniers a été mise en place mais la publication du rapport de cette commission tarde à venir, mettant ainsi en doute la volonté même de l´engagement des autorités de l´Etat dans la lutte contre la corruption, le détournement des deniers publics,…
- Le Premier Ministre a diligenté des audits dans différents Ministères de la RDC et dans ce processus la publication du rapport d´audit est jusqu´à présent inconnu du public Congolais. Selon les informations venant du Cabinet du Premier Ministre, c´est par le rapport de cette commission que le Président de la République et le Premier Ministre pourront se baser pour faire le remaniement de l´actuel Gouvernement de la RDC.
Ces deux actions du Premier Ministre sont à encourager mais un grand effort doit être fait pour éradiquer une fois pour toute la corruption, le détournement des deniers publics, la fraude fiscale et douanière et le pillage des ressources naturelles en RDC afin d´asseoir des institutions fortes.
Vous conviendrez avec nous que c´est parce que l´argent destiné aux militaires est détourné par des Généraux des FARDC que la RDC manque une armée forte permettant aux Etats comme le Rwanda, l´Angola et l´Ouganda d´occuper nos territoires sans qu’ on réagisse militairement.
Pour l´année 2007, nous pouvons citer les personnes suivantes :
N.B. Cette liste ci-dessous est non exhaustive et il y a d´autres personnes qui ont détournées plusieurs milliers des dollars mais dont nous ne connaissons pas encore.
Liste des Voleurs des deniers publics
Cette liste est celle que nous avons des preuves.
1. Gustave Luabeya : Ancien PDG de la Miba. Montants détournés en milliers des dollars + 100 millions des dollars détournés par son comité durant tout son mandat à la MIB
- Vous vous souvenez que le 23 Avril 2007, les travailleurs de la MIBA entrent en grève pour non paiement de leur salaire pendant 9 mois. Le 09 Mai 2007, le Comité de gestion Luabeya Gustave est suspendu par la Ministre du Portefeuille.
- Les travailleurs de la MIBA ont informé la LICOCO que Gustave Luabeya a contribué aux élections des dirigeants PPRD. C´est ainsi que des poursuites judiciaires n´ont pas été lancées contre lui.
- Actuellement le Monsieur vit entre deux avions. Il se promène à travers le monde avec le fruit du détournement et laisse derrière lui une société qui est en faillite jusqu´a hypothéquer ses titres miniers pour emprunter une modique somme de 15 millions chez Rawbank Kinshasa.
- Avec détournement, c´est plus de 5 000 familles qui ont vit leur niveau de vie tomber à 0,5$/jours accroissant ainsi la pauvreté dans la province du Kasaï Orientale. C´est seulement au Congo- Kinshasa où une société diamantaire peut tomber en faillite. Une fiction pour les étrangers mais une réalité pour les Congolais.
2. Mr Victor Makwenge Kaput, Actuel Ministre de la Santé + 1 millions des dollars des fonds PPTE
- L´enquête menée par la LICOCO pour savoir comment est utilisé les fonds PPTE du budget 2007 découvre que la plus part de ce fonds n´a rien financé comme projet de réhabilitation des infrastructures sanitaires, achat des matériels sanitaires, …
- Le Cabinet du Ministre que nous avions rencontré ne nous a pas donné des informations justifiant l´utilisation de ces fonds.
- Avec ce détournement, ce sont des milliers des personnes qui sont sans accès aux soins de santé primaire en RDC.
3. Mr Vika Panzi, Ancien PDG de la SNEL+ 20 millions des dollars avec les prix préférentiels donnés aux sociétés locales. +32 millions des dollars payés par Brazzaville et distribués par les Boshab et consort.
- Le 28 Avril 2007, la Ministre du Portefeuille signe un arrêté de suspension du PDG de la SNEL avec son Comité de gestion. Il leur est reproché le manque d´effort d´assainir les finances de la Société.
- Les enquêtes menées par la LICOCO durant la grève organisée par les travailleurs de la SNEL qui contestaient les prix préférentiels donné par le Comité Vika aux sociétés locales renseigne que le comité a encaissé une somme de plus de 20 millions des dollars entre 2005-2006.
- Par ces prix préférentiels, la SNEL a perdu plus de 50 millions des dollars.
- Nous ne pouvons pas se taire sans énumérer aussi le dossier de 32 millions des dollars même si ça s´est passé en 2006. Boshab qui était parmi les personnes impliquée dans ce dossier SNEL s´est vu promu Secrétaire Général du PPRD.
- L´ancien Ministre Mudumbi, lui, en a profité pour envoyer ces filles à Londres avec la somme volée à la SNEL.
- Avec ce détournement, ce sont plus de 5 millions des personnes qui vivent sans électricités dans la seule ville de Kinshasa, causant des maladies diarrhéiques énormes.
4. Mr Sam Bukolombe et son Directeur de la Direction des Grandes Entreprises, Actuel DG de la Direction Général des Impôts-DGI + 50 millions des dollars pour couvrir des sociétés locales à ne pas payer des impôts et la sous évaluation des impôts à payer à l´Etat entraînant un manque à gagner de plus de 100 millions des dollars.
- Au mois de Mai 2007, la LICOCO dénonce une fraude à grande échelle que couvre l´actuel DG de la DGI et son Directeur de la Direction des Grande Entreprises. Par cette fraude, l´Etat Congolais connaît un manque à gagner de plus de 200 millions des dollars parce que les comptoirs d´achat des diamants ne payent jamais des taxes depuis plus de 5 ans, un manque à gagner de plus de 30 millions parce que la société BAT-Taba Congo ne paye pas des taxes depuis plus de 5ans, une sous évaluation des impôts que devrait payer la Société BELTEXCO évaluer à plus de 100 millions des dollars.
- Avec cette dénonciation, Mr.Henri Bisimwa, agent de la DGI est suspendu et arrêté par son Directeur, Mr. Sam Bukolombe, l´accuse d´avoir donné des informations mensongères à la LICOCO. Après un lobby fait par la LICOCO, Mr Henri Bisimwe est libéré par le Procureur Général de la République mais le Directeur de la DGI lui circule librement dans tout le pays.
- Avec le butin de détournement, Sam Bukolombe met le paquet en marche pour corrompre et soudoyer toute autorité que la LICOCO a contactée dans ce dossier.
- Ainsi, le Monsieur jure qu’Henri Bisimwe qui a donné la mèche pour ce détournement doit quitter la DGI. Il monte des dossiers contre son agent pour le faire couler.
- Avec ce détournement et le fait de couvrir des sociétés à ne pas payer des impôts et à sous évaluer leurs impôts à payer à l´Etat Congolais, le Gouvernement Gizenga a manqué par exemple 50, millions des dollars pour compléter son budget 2007.
- Par ce détournement, la population Congolaise croupit dans la misère la plus noire de son existence.
5. Mr Katende Muya Ancien PDG de la Regideso + de 10 millions des dollars.
- Le 28 Avril 2007, la Ministre du Portefeuille signe un arrêté suspendant le PDG de la Regideso et son Comité de gestion. Il leur est reproché des insuffisances dans la gestion financière.
- Les personnels de la Regideso eux accusent le Comité de Gestion d´avoir détourné plus de 10 millions des dollars durant leur mandat à la Regideso.
- Avec le butin du vol, le PDG et ses coéquipiers circulent librement alors qu´ils devraient normalement se trouver en prison.
- A cause de ce détournement, c´est une entreprise publique qui est en faillite et dont la Banque Mondiale demande une privatisation.
- Aujourd´hui, des milliers des Congolais sont sans eaux à cause du détournement des fonds à la Regideso.
6. Mr Numbi ou Général Numbi. Actuel Inspecteur de la Police Nationale de la RDC et Ancien Commandant de l´Armée de l´Air des FARDC + 2 millions des dollars
- Très proche du Président de la République de la RDC, le Général Numbi fut envoyé à l´Est de la RDC pour négocier avec Nkunda pour la paix à l´Est de la RDC.
- Une somme de plus d´1 millions lui fut remis par le Président Kabila pour accomplir sa mission.
- Une fois à Goma, le mec se met à commercer avec Nkunda au lieu de faire la paix. Les informations que nous avions reçues venant de Goma renseignaient que le mec commercer des vaches avec cette somme de +1 millions des dollars en complicité avec Nkunda.
- Lorsque le Président de la République a été alerté de cette situation, il l´amène à Kinshasa pour lui donner le commandement de la Police Nationale de la RDC au lieu de demander de lui justifier l´utilisation de cet argent.
- Avec cette somme détournée, les militaires qui étaient aux fronts au Nord Kivu sont restés dans la misère totale s´habillant même des tenues rwandaises selon les dépêches des radios internationales.
7. Mr Maker Mwangu Famba, Actuel Ministre de l´Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel + 2 millions des dollars des fonds PPTE
- Les enquêtes menées par la LICOCO auprès du Ministère de l´Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel renseignent que les fonds PPTE de l´exercice budgétaire 2007 ont été détournés par le Ministre.
- Plusieurs écoles de la ville de Kinshasa par exemple n´ont pas été réhabilitées et les enfants étudient dans des conditions difficiles énormes. Lorsqu´il pleut, plusieurs salles des classes sont submergées d´eaux à tel point que les cours sont suspendus. En Province de l´Equateur par exemple, les enfants étudient dans des classes en chaume.
- Les enfants du Ministre lui étudient tous à l´extérieur du pays avec les fonds des détournements.
- Par ce détournement, ce sont des milliers d´enfants qui choisissent de rallier Nkunda et d´autres milices de l´Ituri parce que l´argent destiné à réhabiliter les infrastructures scolaires est détourné par le Ministre ou utiliser à envoyer les enfants du Ministre aux études à l´extérieur du pays.
8. Mr Kikata Ngima, Ancien DG de la DGRAD +3 millions des dollars
- Arrivée au Commande de la DGRAD par la magie du fameux gouvernement 1+4, le 14 mars 2007, Mr Kikata Ngima est suspendu pour avoir détourné une somme équivalente à + de 3 millions des dollars.
- Le rapport de contrôle que la LICOCO a reçu renseigne que Mr Kikata Ngima a acheté des jeeps Prado, payé des factures d´essence et autres dépenses non justifiées.
- Cette situation s´était passée alors que les travailleurs de la DGRAD étaient en grève causant un manque à gagner au trésor public de plus de 25 millions des dollars.
- Actuellement, Mr Kikata Ngima est à Kinshasa et le Parquet Général près la Cour d´Appel de la Gombe qui instruit le dossier avance comme argument que Kikata est malade cause pour laquelle, il ne peut pas être arrêté.
- Or, d´autres personnes sont envoyées à la Prison Centrale par le Parquet Général près la Cour d´Appel de la Gombe même étant malade. Vous comprendrez qu´au pays de Kabila, ceux qui ont l´argent ne se retrouvent jamais en prison.
9. Mr Kabuya Lumuna Ancien PDG de la RVA (Régies des Voies Aériennes) + 500 000 dollars
- Arrivée aussi au commande de la RVA par la magie du gouvernement 1+4, le 30 Août 2007, un arrêté interministériel est signé par le Ministre du transport et celui du Portefeuille et suspend le PDG de la RVA.
- Il lui est reproché d´avoir détourné un emprunt de 500 000$ et plusieurs millions des francs Congolais d´impôts sur salaire professionnel.
- A cause de ce détournement, plusieurs aéroports de la RDC manquent de matériel pour la gestion du trafic aérien causant ainsi des accidents d´avions quotidiennement.
10. Mr Youssouf Risasi ADG de la SOCIDER + de 500 000 dollars
- Arrivée aussi au commande de la SOCIDER par la magie du gouvernement 1+4, Mr Youssouf Risasi et son comite de gestion ont été suspendu le 30 mai 2007 pour mauvaise gestion.
- Selon les travailleurs de cette société, le comite de gestion Risasi a détourné plus de 500 000 dollars, montant reçu pour réhabiliter la sidérurgie de Maluku.
- Grâce à ce détournement, la sidérurgie de Maluku se trouve inactive et des milliers des travailleurs sont en chômages provoquant la continuité de la pauvreté dans la commune de Maluku.
Une mention spéciale est attribuée au Gouvernement 1+4 qui dans trois ans de pouvoir, ont détourné plus de 10 milliards des dollars soit 3,5 milliard des dollars annuellement. C´est 10 grâce a ce détournement que plusieurs personnes se trouvant au pouvoir et en opposition institutionnelle ont été élues.
Malgré la dénonciation du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) de ce "détournement de plus d'1,3 milliard USD" au terme d'un audit mené auprès de régies financières et d'entreprises publiques, nous attendons voir la suite et l’application de la loi en cette matière.
Deux commissions avaient été mises en place début 2008 par le gouvernement congolais pour "combattre la corruption, le détournement des deniers publics, la mauvaise gouvernance et la spoliation des immeubles et terrains de l'Etat", Selon le pouvoir en place, des actions disciplinaires ont été ouvertes à l'endroit de 53 personnes concernées par ce détournement. Les dossiers de 27 personnes physiques et morales ont été transmis au parquet général de la République par le ministre congolais de la Justice "pour instruction ou inculpation, le cas échéant". Voyons .
L'enquête a porté sur trois régies financières (impôts, domaines et douanes) et six entreprises publiques (eau, électricité, transports fluviaux et lacustres, import/export, assurances et voies aériennes).
Nous pouvons comprendre que sur seulement 1/10 des régies financiers auscultés le résultat est flagrant et laisse à la consternation populaire.
Par ailleurs, 153 dossiers concernant la spoliation d'immeubles et terrains de l'Etat ont été ouverts par les enquêteurs dans les provinces de Kinshasa, Katanga et Sud-Kivu. Les enquêteurs doivent poursuivre leurs investigations dans d'autres régions du pays également.
En avril, une ONG congolaise de lutte contre la corruption avait dénoncé d'importants détournements de fonds publics entre 2006 et 2007 et exigé des poursuites contre leurs auteurs, mais rien n’a été fait.
La Ligue congolaise de lutte contre la corruption (Licoco) s'était dite "très préoccupée par la façon dont sont gérées les finances de l'Etat", se référant à un rapport de la Cour des comptes sur l'audit des dépenses publiques exécutées par le Trésor du 1er décembre 2006 au 28 février 2007.
Dans son rapport transmis au gouvernement en février, la Cour des comptes avait aussi constaté dans plusieurs ministères, entreprises publiques et régies financières, des dépenses "non enregistrées" ainsi que des paiements opérés en "procédure d'urgence" pour lesquels elle n'a reçu aucune justification.
Le contrat chinois qui est estimé à 11.000.000.000 $ Américains, Onze Milliards Américains.
Le protocole d'accord entre la Chine et la RDC
Le contrat conclu le 17 septembre 2007, à travers un protocole d'accord signé entre la RDC, représentée par son ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction, Pierre Lumbi, et la Chine, représentée par Li Shangjin, président-directeur général de « China Railway Engineering Corporation » et pour le compte de deux autres entreprises chinoises, à savoir « Exim Bank of China » et « Sino hydro Corporation ».
Par cet accord, « Exim Bank of China » accepte de financer la réalisation d'une série d'infrastructures en RDC, à exécuter par des entreprises chinoises, en partenariat avec des sociétés congolaises, à hauteur de 6,5 milliards de dollars pour la première tranche. Les crédits pourraient se monter jusqu'à 11 milliards de dollars en phase finale. Et ce, en contrepartie de l'exploitation des ressources naturelles du Congo pendant une période de 30 ans.
Il est bien de conclure des contrats, mais à une condition que ceux-ci soient bénéfiques pour le pays. A la lecture de ce contrat, nous estimons que la partie Congolaise est moins exigeante que son partenaire qui lui a posé des conditions favorables à son intérêt.
La question que nous nous posons aujourd’hui est de savoir, si réellement la RDC a besoin de s’endetter pour des cacahuètes et d’hypothéquer ses ressources naturelles dans un contrat léonin comme celui-ci. En faisant le décompte de l’argent volé par ci par là par les dirigeants de notre pays et par les trafiques illicites des ressources de notre pays, au pire des cas, par l’existence des voies de l’économie parallèle employées par la population délaissée à leur triste sort.
Nous supposons croire que s’il y avait la volonté de faire concrètement les choses pour notre pays, le Congo RDC pouvait redémarrer et décoller en un rien du temps avec l’apport de tous les Congolais réunis.
Les sommes colossales pillées dépassent largement le montant contracté avec les chinois et pouvait aussi amener à l’épuration de notre dette extérieure. Cela nécessite l’effectivité et la volonté tout assidue de sortir de l’imbroglio notre cher et beau pays du marasme économie qui plonge délibérément notre pays au bas de la paquerelle des pays miséreux.
Le système de mauvaise gouvernance et le laisser aller notoire favorisant une partie régionale du pays, à la tribalisation du pouvoir, n’avancent pas le pays. Le Congo a besoin de l’instauration d’un pouvoir éclectique pouvant redonner le dynamisme d’ensemble à la Nation Congolaise. Mais malheureusement les dirigeants de notre pays jouent encore aux petits Satan. Nous observons et nous jugeons les actes posés au quotidien par ce gouvernement Congolais. Il est un secret de polichinelle la codification d’une région, celle de l’Equateur taxée de code 32 à la quelle les ressortissants subissent des exactions tous les jours, pour eux vivre au Congo est devenu cauchemardesque, d’autres provinces comme les deux Kasaï indexés également pour leur radicalisme à vouloir l’instauration d’un état de droit vivent dans la contrainte et subissent également des atrocités au quotidien.
Situation de la population
Du reste, au jour d’aujourd’hui, personne ne semble ignorer que la République Démocratique du Congo est l’un des pays les plus pauvres de la planète aux richesses naturelles, littéralement, immenses. Cependant, “ce qui est familier n’est pas pour cela connu”, disait Hegel.
Mais qu’est-ce que la pauvreté ? La pauvreté est un phénomène couvrant dans sa acception non seulement l’absence de revenus et de ressources financières, mais inclut aussi la notion de vulnérabilité, ainsi que des facteurs tels que l’absence d’accès à une alimentation adéquate, à l’éducation et à la santé, aux ressources naturelles et à l’eau potable, à la terre, à l’emploi et au crédit, à l’information et à la participation politique, aux services et aux infrastructures.
Si la science économique est réputée pour ses courants de pensée divergents, ses querelles universitaires et ses penchants, elle se met de fois d’accord. Les économistes spécialisés sur des questions de développement et du bien-être ont illustré cette « unanimité » en tombant d’accord qu’il y a une économie puissante et florissante que si celle-ci a des répercussions sur le social, car estimant qu’elle est faite pour le bien-être de l’Homme et son épanouissement.
Cette réalité congolaise, comme l’ont fait remarqué quelques avisés, n’est qu’héritage de l’instabilité permanente de l’après-indépendance et du contraire de la « bonne gouvernance » : attitudes prédatrices de la part des acteurs internes et externes (notamment, leur capacité à entreprendre des guerres de prédation), ...pratiques de corruption, d’enrichissement illicite, et de dilapidation des ressources publiques ; de la détérioration des capacités militaires de défense du territoire national ; et de la baisse de la productivité du travail dans les secteurs d’extraction...
Malgré ses immenses ressources naturelles, la RDC est l’un des pays les plus pauvres du monde, où les années de guerre ont égorgé le pays en détruisant les quelques infrastructures et activités productives qui y étaient. Les populations vivent dans des conditions économiques et sanitaires déplorables, notamment dans les régions de l’est du pays où des bandes rebelles armées sévissent encore. Les indicateurs sociaux affichent des niveaux tellement bas qu’il s’avère pratiquement impossible pour le pays d’atteindre un seul des OMD (Objectifs du Millénaire pour le développement). L’accès à l’eau et à l’assainissement ne concerne respectivement que 22 et 9 pour cent de la population totale, avec d’importantes disparités entre régions ainsi qu’entre les zones rurales et urbaines.
Près de 80% de la population congolaise survivent à la limite de la dignité humaine, avec moins de 1$ par personne par jour et moins de 20 pour cent des habitants avaient un accès régulier à l’électricité. Selon le rapport 2006 sur le développement humain, la RDC est classée 167e sur 177 avec un revenu national par habitant à la parité des pouvoirs d’achat de 705 dollars par an, loin derrière la République du Congo voisine (140e sur 177), pourtant également frappée récemment par la guerre. Environ 1 200 personnes dont la moitié sont des enfants, meurent chaque jour en RDC en raison de la violence, des maladies et de la malnutrition.
La RDC serait aussi le pays qui abriterait le plus d’enfants soldats au monde
Les violations des droits humains, [pendant la guerre], en particulier des enfants et des femmes, ont eu des répercussions très profondes au sein des populations. Dans plusieurs provinces, des mines antipersonnel empêchent toujours les gens de travailler la terre...Les disparités régionales sont très fortes. Les populations de l’Est du pays vivaient en moyenne avec 32 dollars par an et par habitant alors que celles du Sud disposaient de 138 dollars et celles de la province de Kinshasa, de 323 dollars, trois fois plus qu’à l’Est. La pauvreté se manifeste par la malnutrition qui touche entre 30 et 50 pour cent des femmes et des enfants. Au total, 16 millions de personnes sont en situation d’insécurité aliment
"La pauvreté ou la misère extrême de la RDC peut s’expliquer uniquement par la faible performance de ses institutions"
Nos politiques aussi avec leur mauvaise gestion ont plongé le pays dans l’abîme où il croupit c’est-à-dire chacun des gouvernements à sa part de responsabilité à la descente aux enfers que poursuit le niveau de vie congolais, dans la mesure où les dirigeants sont restés marqués non pas par le souci de promouvoir le progrès économique et social, mais par un esprit servile et fortement tourné vers le seul profit et leur sécurité personnelle.
Dans le secteur de la santé, la situation reste dramatique. Environ 20 millions de personnes étaient sous-alimentées en 2005. Entre 1998 et 2004, environ 4 millions de personnes sont mortes de maladies courantes et curables faute de services publics, d’infrastructures, d’équipements et d’accès aux soins, particulièrement dans les zones rurales. En milieu rural, il y avait en moyenne un seul médecin pour 56 000 habitants en 2005. La RDC figure aussi parmi les pays au monde les plus touchés par le choléra. Entre 2002 et 2004, 65 000 cas ont été déclarés à l’OMS (Organisation mondiale de la santé), sur lesquels 3 200 décès.
Le taux de mortalité infantile, de 128 pour 1 000 naissances, est l’un des plus élevés au monde. Seuls 61 pour cent des accouchements sont médicalement assistés, mais les disparités régionales sont énormes et en moyenne, le taux de mortalité maternelle est de 1 289 femmes sur 100 000. Un enfant sur 10 est orphelin.
Le VIH/Sida est un véritable problème pour le pays car il se propage à une vitesse exponentielle. Selon les statistiques 2004, 2.6 millions de Congolais sont porteurs de la maladie.
Chaque minute, dix nouveaux cas d’infections sont enregistrés et six décès liés à cette infection surviennent. Le taux de prévalence est de 5 pour cent en moyenne, plus de 3 millions d’enfants sont orphelins, dont un tiers à cause du sida. Pas moins de 2.6 millions de personnes seraient contaminées, sur lesquelles 120 000 enfants. Seuls quelque 5 000 malades bénéficieraient d’un accès aux antirétroviraux, sur plus de 400 000 personnes ayant besoin du traitement
Le taux de mortalité infantile est passé de 125 pour mille en 1990 à 170 pour mille en 2000, le taux de mortalité maternelle de 800 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 2 000 décès pour 100 000 naissances actuellement. L’espérance de vie était de 42 ans en 2002 contre une moyenne africaine de 51 ans. Près de la moitié de la population est âgée de moins de 15 ans, une situation qui crée d’énormes besoins en termes d’éducation et de santé pour les jeunes. Or, l’accès aux services de santé de base est inférieur à 26 pour cent.
Du fait de la carence de l’État, le système éducatif est essentiellement financé par les parents. Le taux de scolarisation est de 52 pour cent...La scolarisation primaire a diminué à cause de l’isolement des régions, de l’incapacité croissante des parents à payer les frais scolaires, du manque d’entretien des infrastructures, du manque de manuels scolaires et de la baisse de la qualité de l’instruction. Les instituteurs perçoivent un salaire de moins de 20 dollars par mois. Le taux d’alphabétisation est actuellement de 68.1 pour cent. Près d’un enfant congolais sur deux ne va pas à l’école primaire, dont 30 pour cent à cause des problèmes liés aux frais scolaires. À cela s’ajoutent la mauvaise qualité de l’enseignement, les taux de redoublement très élevés et la condition difficile des enseignants. Selon les chiffres d’Amnesty International, seulement 29 pour cent des enfants iraient jusqu’au bout de l’école primaire et 4.7 millions de jeunes enfants (2.5 millions de filles) ne seraient pas scolarisés.
L’avenir de la République Démocratique du Congo
En vue de sortir de cette situation déplorable, la RDC n’a pas de solution miracle si ce n’est que de promouvoir la bonne gouvernance et consolider la paix (par le renforcement des institutions), de consolider la stabilité macroéconomique et la croissance, d’améliorer l’accès aux services sociaux et réduire la vulnérabilité, de combattre le VIH/Sida, et de promouvoir la dynamique communautaire.
Il est possible de réduire de moitié l’incidence de pauvreté d’ici 2015 en adoptant une stratégie macroéconomique axée sur de taux de croissance à deux chiffres si cette croissance est accompagnée d’une stratégie de justice distributive.
Dans une étude de faisabilité et prévisionnelle sur l’accroissance en RDC, il est stipulé que le Congo RDC avec ses immenses potentialités réaliserait un budget annuel de 260.000.000.000 des dollars, Deux cent soixante Milliards des dollars Américains par An.
Tout ceci n’est que question d’aimer son pays et son peuple. Nous espérons qu’un jour le Congo sera dirigé par des hommes responsables et réalistes à la foi du développement communautaire et de l’essor du pays.
Les chiffres sont éloquents, personne n’est dupe aujourd’hui dans cette affaire du Congo. Nous avons tous deux voies dans la vie, l’une est la bonne et l’autre est la mauvaise. C’est à nous de choisir la meilleure.


Commentaires
1. Le vendredi 22 août 2008 à 04:52, par Jean
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