Dikanga KAZADI défie le Chef de L'Etat et inflige un camouflet à l'Etat Congolais !
Par Freddy Mulongo, dimanche 24 août 2008 à 14:20 :: radio :: #172 :: rss
Jean-Marie Dikanga Kazadi est le ministre de l’Intérieur, décentralisation et affaires coutumières et le porte parole du gouvernement provincial du Katanga. Cet homme s'oppose ouvertement au ministre d'Etat de l'Intérieur, décentralisation et sécurité,du gouvernement central, le Général Denis Kalume et affirme vouloir exécuter les arrêtés scélérats du maire de Lubumbashi en dépit de leur annulation par son chef hiérarchique.
Ancien ambassadeur de la République Démocratique du Congo en Zambie, membre du PPRD, il est très proche de Katumba Mwanké, le coffre-fort des Joséphites, l'homme le plus puissant du régime kabiliste, et proche du gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe. Ancien journaliste-thuriféraire du mobutisme à la voix du Zaïre devenue depuis la Voix du Peuple (RTNC), Jean-Marie Dikanga Kazadi vient de défier le ministre d'Etat de l'Intérieur, décentralisation et sécurité, du gouvernement de la République Démocratique du Congo, le Général Dénis Kalumé, qui après trois mois de silence coupable et complice, a pris la décision d'annuler les deux arrêtés liberticides du maire de la ville de Lubumbashi qui imposent aux autres congolais un " visa " pour séjourner dans la ville cuprifère.
Les Congolais n'ont pas besoin des dirigeants forts, mais d'une " République " vraiment " Démocratique " où les valeurs de libertés: la liberté de pensée et d'expression, est le moteur du progrès, de la connaissance, de la science et de la civilisation. Le droit à la différence, à l'intelligence critique ainsi qu'au débat politique contradictoire comme condition essentielle de la liberté. Valeurs d'égalité entre tous les citoyens quelques soient leurs origines, leurs niveaux de vie; valeurs de solidarité entre les diverses couches des populations.
L'Etat Congolais doit être le garant de l'intérêt général. Il doit assurer la sécurité intérieure et extérieure de la République Démocratique du Congo ; il doit maintenir l'ordre public, à la fois par une politique de prévention mais également par des mesures répressives adéquates; il doit promouvoir un environnement économique favorable à l'emploi et à la croissance; il doit renforcer les liens de solidarité interpersonnelle; il doit défendre l'accès au savoir, à la culture, à la citoyenneté et il doit préserver l'environnement naturel. Il doit assurer l'égalité des chances et la justice sociale pour tous...
L'Etat Congolais doit prôner le "Juste Etat " qui assume pleinement, avec justice et équité, ses missions démocratiques et politiques au mieux des intérêts de tous les citoyens et dans le respect des libertés individuelles
Etre le premier flic de la province du Katanga comme l'est Jean-Marie Dikanga Kazadi lui donne-t-il tous les droits sans aucun devoir ?
On peut mettre en avant ses qualités de chercheur et enseignant de l'université de Lubumbashi- comme c'est le cas Jean-Marie Dikanga KAZADI- agir de manière absurde et jeter l'opprobre aux ressortissants de toute une province en prenant une décision politique dont on ne mesure pas toutes les conséquences.
" Ne jamais trahir le Congo " slogan de Laurent désiré kabila
Un universitaire doit être cohérent. Le mercredi 16 janvier 2008, au salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa, dans le cadre de la commémoration du 7ème anniversaire de la disparition du Mzee L.D Kabila,Jean-Marie Dikanga Kazadi avait participé au vernissage du livre « Laurent-Désiré Kabila, l’actualité d’un combat ». Sept ans après… ». L'ouvrage est paru sous la direction de Eddie Tambwe et Jean-Marie Dikanga Kazadi. Ils écrivent à la page 23: " Sept ans après sa disparition tragique, Mzee continue d'habiter la mémoire collective des Congolais. Loin de le rejeter dans les décombres de l'histoire, la mort de celui qui mit fin aux trente-deux années de didacture mobutiste se déploie encore comme un ressac implacable qui rappelle sans cesse la poursuite de la lutte du peuple congolais pour l'intégrité de son territoire...Mais que reste-t-il de Laurent-Désiré Kabila, le Mzee ? Qu'a-t-il apporté au peuple congolais ? Qu'avons-nous gagné avec lui ? Quelles sont les traces positives, et même négatives, de son passage à la tête de l'Etat congolais ? (...) La deuxième partie du livre rassemble des textes qui soulignent l'attachement de l'homme à l'idée de la défense du Congo. Un attachement viscéral qui le faisait, parfois, déroger aux règles classiques de la diplomatie, à la norme de la pratique politique. Comme l'indiquent, in fine, les textes de cette partie du livre, la postérité nationale retient de Mzee une certaine façon de défendre le Congo, de défendre son territoire, ses symboles (drapeau, nom, etc) quel qu'en soit le prix.
Comment peut-il nous expliquer et nous convaincre d'avoir participé à la direction d'un ouvrage dont il n'a pas compris la quintessence ni retenu ce qui a été écrit par une trentaine d'auteurs ?
Dans la foulée, l'occasion faisant le larron, le CLD-Editions de Lubumbashi au Katanga que dirige l'universitaire Jean-Marie Dikanga Kazadi, de surcroït, ministre provincial de l'Intérieur avait signé un partenariat avec la grande maison d'édition parisienne l'Harmattan et cette dernière compte lui céder 15 000 à 20 000 ouvrages. En décidant d'appliquer les arrêtés municipaux de Floribert Kanseba Mankunko malgré leur annulation par le ministre d'Etat, d'Intérieur, décentralisation et sécurité, le Général Dénis Kalumé n'y a-t-il pas risque que seuls les katangais aient accès aux ouvrages de l'Harmattan au détriment des autres congolais ? Le comportement dichotomique de Jean-Marie Dikanga Kazadi est décoiffant. Avec les partenaires extérieurs, il veut se montrer homme de culture et d'ouverture, avec les Congolais non-Katangais, il est impitoyable. il leur dénie le droit d'aller au Katanga, d'y circuler et d'y vivre librement comme le stipule la Constitution promulguée par Joseph Kabila, le 26 janvier 2006, la Constitution de la IIIe République, à laquelle doivent se conformer toutes les décisions rendues par les autorités nationales ou provinciales.
Journalistes et défenseurs des droits de l'homme dans le collimateur de Dikanga Kazadi
L'histoire nous renseigne que les enfants martyrs finissent par devenir des parents bourreaux. Pour avoir trop longtemps chanté les louanges au Maréchal Mobutu à la voix du Zaïre, l'actuelle Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), Jean-Marie Dikanga Kazadi depuis qu'il opté pour la politique est devenu un museleur des libertés. Le rapport 1999 de Journaliste en Danger (JED) nous informe que deux de nos confrères, Ngoy Kikungula wa Maloba et Bella Mako, respectivement directeur et rédacteur en chef du journal " Le Lushois ", qui paraissait à Lubumbashi dans la province du Katanga, furent arrêtés le 23 mars 1999 et condamnés, le 18 juin 1999 , par la Cour d’Ordre Militaire à 8 mois de prison pour un article en rapport avec la guerre en République démocratique du Congo paru dans leur édition n° 421 du 16 au 22 mars 199 intitulé " Quid de l’autorisation signée par Dikanga Kazadi, conseiller du gouverneur en faveur des Rwandais ". Le journal reprochait à Jean-Marie Dikanga Kazadi alors conseiller politique du Gouverneur de province,Augustin Katumba Mwanké , d’avoir conformément aux habitudes, contresigné avec les services de sécurité, l’autorisation de quitter le pays en faveur des étudiants religieux d’origine rwandaise. Les confrères ne furent libérés que le samedi 25 septembre 1999.
Plus récemment, début avril 2008, dans la dernière série d'entraves à la quête de justice pour les victimes du massacre de Kilwa de 2004, le gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi, et le ministre provincial de l'Intérieur, Dikanga Kazadi, ont interdit à un groupe de défenseurs des droits de l'homme congolais de se rendre à Kilwa le 1er avril 2008.
Le massacre de Kilwa, qui a fait au moins 73 morts parmi les civils, a été perpétré en octobre 2004 par des militaires de la 62ème Brigade d'infanterie des Forces armées de la République démocratique du Congo avec le soutien logistique de la compagnie minière australo-canadienne Anvil Mining. Anvil Mining a déclaré que son soutien avait été réquisitionné et qu'elle n'avait eu aucun choix en la matière.
Parmi l'équipe qui envisageait de se rendre à Kilwa figuraient les défenseurs des droits de l'homme Georges Kapiamba, Jonas Mulamba, Serge Lukunga et Prince Kumwamba, ainsi que Paulin Ulimwengu, porte-parole des victimes du massacre de Kilwa de 2004. Ils avaient l'intention de rendre visite aux victimes du massacre de Kilwa pour le compte du cabinet d'avocats australien Slater & Gordon, qui enquête actuellement sur la possibilité de réclamer à Anvil Mining, compagnie basée à Perth, par le biais des tribunaux australiens, des dommages et intérêts pour 61 des victimes.
Un poussin gros soit-il ne remplit jamais une marmite !
Candidat malheureux aux élections provinciales du Katanga en 2006, Jean-Marie Dikanga Kazadi a été nommé ministre provincial par Katumba Mwanké qui l’a créé tout comme il a créé Moïse katumbi. C'est sur la décision de Katumba Mwanké que Dikanga Kazadi il a été nommé Ambassadeur de la RDC en Zambie. Augustin Katumbi Mwanké est le parapluie des " insoumis " katangais au pouvoir central de Kinshasa.
Dans son interview fleuve qui continue à faire des vagues dans les milieux politiques de Kinshasa et de l’étranger, le Pasteur Théodore NGOY, nous révèle comment Dikanga Kazadi s’était farouchement opposé à sa participation au dialogue alors que le Pasteur Théodore venait au dialogue sur la base d’un accord avec le Chef de l’Etat. Celui-ci, nous a appris le Pasteur Théodore, avait chargé She Okitundu de convaincre le Pasteur pour venir au dialogue y présenter son point de vue sur la nationalité en guise de position du Gouvernement sur le sujet. Théodore Ngoy rapporte que Dikanga le logea , lui, Vangu Mambweni alors conseiller politique du Chef de l’Etat, Jean Baptiste Mulemba, Le Professeur Kakez, à plus de 60 kilomètres du site du dialogue en disant au Pasteur Théodore qu’il ne devait pas se prendre pour le seul expert des question du dialogue. Dikanga Kazadi faisait en fait obstruction à une décision du Chef de l’Etat. Qui était son soutien dans ce défi contre le président de la République? En fait pendant que katumba Mwanké était ministre à la présidence de la République, c'est Jean-Marie Dikanga Kazadi qui avait la main sur l'intendance et la logistique du dialogue intercongolais pour la composante " gouvernement ".
C’est que, comme dit un proverbe en Kiluba cité par le Pasteur Théodore NGOY, interrogé sur le défi de Dikanga " Si tu vois un enfant sur un arbre entrain de défier un adulte. C'est qu'il y a un adulte en dessous de l'arbre qui l'y incite " . En effet, pour le député provincial du Katanga, le pasteur Théodore Ngoy contraint à l'exil à Oxford en Grande Bretagne, le défi de Jean-Marie Dikanga Kazadi au gouvernement central de kinshasa s'explique par le fait que l’adulte sous l’arbre n’est autre que son mentor de toujours, le nommé Katumba Mwanké.
Mais au delà des personnes, il y a le Congo et son destin qui sont en jeu. Et l’on veut créer intentionnellement des foyers des tensions pour détourner l'attention des congolais. A l’esprit de la théorie du Philosophe allemand George Frederick Hegel que nous pouvons résumer en ceci : " Créez un problème et vous vous arrangez pour placer la responsabilité sur d’autres personnes ou pays; vous vous assurez que les médias que vous contrôlez reportent le problème sous forme de propagande mensongère et erronée de manière à manipuler l’opinion publique pour qu’il voit cette situation comme vous l’aurez voulu enfin de réagir comme prévu, puis vous proposez une solution qui est en fait le but que vous visez afin d’asseoir le système de terreur et de destruction par la spoliation ". Cette pensée illustre bien les propos du Pasteur Théodore qui considérait que les arrêtés municipaux sont mis en exergue pour détourner l'attention des congolais sur les vrais enjeux de l'heure: l'occupation de la République Démocratique du Congo à l'Est par les Rwandais; l'exploitation au rabais de nos ressources; les viols massifs des femmes congolaises;l'amnistie que le gouvernement va faire bénéficier Laurent Nkunda... Du temps de Mobutu, comme aujourd'hui au temps de kabila, seul le peuple congolais est le grand perdant.
Le garant du respect de la Constitution de la IIIe République, c'est Joseph kabila. C'est toute son autorité et sa compétence qui sont remise en cause. Son silence est inquiétant.
Le pasteur Théodore NGOY pense que le Parlement provincial du Katanga dont il est l'élu doit interpeller Jean-Marie Dikanga Kazadi voire le relever de ses fonctions par le vote d'une motion appropriée.Mais les députés provinciaux du Katanga auront-ils le courage de relever le défi de Dikanga Kazadi quand on sait que leur président Gabriel Kyungu wa Ku Mwanza a publiquement soutenu les décisions du maire en violation de la constitution? Tous prétendent vouloir protéger le Katanga contre les flux migratoires qui pourraient ralentir sa croissance.
Le Katanga serait-il devenu soudainement plus riche que les autres provinces ?
Le Katanga fait partie intégrante de la République Démocratique du Congo. Or celui-ci figure parmi les pays du monde où la corruption est institutionnalisée. la République Démocratique du Congo est également classé au 174ème rang dans le monde des affaires sur 180 pays répertoriés par la Banque Mondiale à cause de la lourdeur administrative et des tracasseries fiscales. Par ailleurs, l’Etat congolais emploie 1.021.213 personnes réparties comme suit : Institutions politiques (Présidence, Primature, Assemblée Nationale, Sénat, Ministres et leurs Cabinets) 10.278 personnes, soit 1% de l’ensemble des effectifs, l’administration publique avec 734.936 unités soit 72% et enfin le personnel militaire et policier 273.802 unités soit 26%. La répartition de l’enveloppe salariale est l’une des dents cariées de tous les régimes qui se sont succédés : d’énormes disparités entre les Institutions politiques et les autres. Alors qu’elles représentent 1% des effectifs, les Institutions politiques s’adjugent 13% de l’enveloppe des rémunérations, laissant 67% à l’administration et 18% aux hommes en uniforme à qui l’on exige de combattre pour le maintien du système. En chiffres, les 10.278 agents des Institutions politiques bénéficient d’un revenu annuel par personne de $11.945 soit $995 en moyenne/mois (mais en réalité les Parlementaires et Ministres perçoivent $6.000/mois). Les autres (Administration, personnel militaire et policiers), bénéficient de $751 par personne et par an, soit $62,5 /mois c'est-à-d un écart de 1 contre 16 entre les politiciens et les congolais de seconde zone dont la communauté internationale se demande comment ils tiennent le coup en silence.
S'agissant du katanga, province aux multiples ressources minières, nul n'ignore que l'exploitation de celles-ci est aux mains des étrangers associés à quelques congolais au grand détriment de l'Etat et des citoyens. La croissance tant vantée ne peut pourtant pas être évaluée sur place au Katanga en termes d'emplois créés, des salaires honorables, d'investissements sociaux comme les écoles, hôpitaux, les routes etc.
Sur le plan national, contrairement à ce que distille le gouvernement l’année 2008 n’est pas une rentrée politique mais bien une sortie de piste car les ressources budgétaires sont en train de s’épuiser à mi-parcours, avec un taux d’exécution du budget de 70 % en dépenses contre 40% en recettes, un taux d’inflation avoisinant les 20% contre 8% prévu et une flambée de prix de l’ordre de 70% pour un smig de $3/mois à partir de 2009 pour ceux des fonctionnaires qui seront encore en vie. L’espoir et la débrouille – concepts amnésiques - constituent les deux mamelles mises en place par les stratèges-démocrates pour maintenir les congolais sous cette hypnose proche d’un suicide collectif.
Jean-Marie Dikanga kazadi devra savoir que la paupérisation imposée à la majorité des Congolais par une minorité des politicailleurs dont il est l'un des illustrateurs fait que tout le monde est schegué au pays de Lumumba. Lui qui ne veut plus voir les enfants de la rue au katanga et qui s'enorgueillit d'avoir initié le projet avec l’envoi des enfants sans collier à Kaniama-Kasese (au Nord-katanga) doit se souvenir que Mzee Laurent-Désiré Kabila invitait à Noél et Nouvel an, les schegués à sa table, cela n'enlevait rien au fait qu'il était chef de l'Etat. Le Katanga appartient au Congo et à tous les Congolais n'en déplaise au premier flic katangais du moment, Dikanga Kazadi. L’article 1 de la Constitution proclame que la République Démocratique du Congo est un Etat unitaire.


Commentaires
1. Le lundi 25 août 2008 à 00:04, par Liliane Lubaki
2. Le lundi 25 août 2008 à 00:06, par Liliane Lubaki
3. Le lundi 25 août 2008 à 11:29, par Jean Paul NGONGO
4. Le lundi 25 août 2008 à 13:35, par ZALI SEVEN
5. Le lundi 25 août 2008 à 14:23, par Marou AMADOU
6. Le lundi 25 août 2008 à 14:25, par Marou AMADOU
7. Le lundi 25 août 2008 à 14:28, par Marie Muana Congo
8. Le lundi 25 août 2008 à 15:03, par Jean Nobert
9. Le lundi 25 août 2008 à 17:06, par Joe Kabangu
10. Le lundi 25 août 2008 à 17:40, par Paul Kalunga
11. Le mardi 26 août 2008 à 12:50, par Georges NAWEJ
12. Le mardi 26 août 2008 à 17:59, par katanga heritage
13. Le mercredi 27 août 2008 à 12:04, par Mwepu André
14. Le mercredi 27 août 2008 à 15:43, par Georges NAWEJ
15. Le mercredi 27 août 2008 à 20:09, par josé K.
16. Le jeudi 28 août 2008 à 18:38, par Léon Mbuyi
17. Le vendredi 29 août 2008 à 11:35, par Pierre-Marie Madeleine.
18. Le samedi 30 août 2008 à 10:50, par Mulubakat
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