1. Réveil FM: Qu'est-ce pour vous le Lumumbisme ? Tous les acteurs politiques se déclarent du Lumumbisme (Joseph Désiré Mobutu Sese Seko, Laurent Désiré Kabila, Antoine Gizenga...). Pourquoi tout le monde se réclame du lumumbisme, personne ne l'incarne ? Le Lumumbisme n'est-il pas un coquille vide?

Djamba YOHE: De facto, je vais vous dire que le Lumumbisme n'existe pas, ce mot à consonance idéologique n'émane pas de Lumumba comme Mobutu l'a fait son nom par le Mobutisme. Lumumba n'était pas préoccupé par le culte de la personnalité et encore moins par celui de faire de son nom un catéchisme politique de ses idées. Dans ce sens là, le Lumumbisme n'existe pas.

À l'opposé de cette réponse, le Lumumbisme peut exister et existe comme héritage d'une invitation faite aux Congolais pour servir leur pays, transformer leurs conditions de vie, refuser l'esclavage et compter sur leurs propres forces pour le développement constructif de la RDC.

Pour appréhender la dimension de ce Lumumbisme idéal, duquel il est question, il se trouve dans le discours du 30 juin 1960.

En vérité, cette invitation faite aux Congolais de se libérer de tout le joug de servitude, c'est la directive de construire un pays toujours plus beau comme le stipule le "Debout Congolais". D'après moi, la perception des idées de Lumumba sur cette forme là me paraît être un Lumumbisme "de facto". Il n'y a pas de doute là-dessus, car Lumumba a démontré par l'exemple ce en quoi il croyait, il a donné sa vie pour tous ses compatriotes.

Le héros national de la RDC ne fut pas un personnage isolé que seuls les membres de sa tribu peuvent revendiquer. Lumumba, dès sa mort, a été revendiqué par tous les Congolais, par tous les Africains, par le monde entier et l'annonce de son assassinat a déstabilisé le Conseil de Sécurité aux Nations-Unies et provoqué des émeutes aux États-Unis.

Au-delà de cette manifestation visible de l'effet de chocs provoqué par son nom, l'URSS nomma l'une de ses universités du nom de Lumumba et la Chine Populaire récupéra à son tour l'historicité du personnage Lumumba pour en faire un héros du Tiers Monde.

Pourtant, plus près de nous, Mobutu qui disait : "Moi, vivant, nous vaincrons" n'a pas offert sa vie aux Congolais à la première détonation des canons de la FDL dans la banlieue de Kinshasa. Il a fuit avec son uniforme militaire sur le dos pour aller mourir là où il a fait condamner Moïse Tschombé à mourir en pays arabe, en Algérie. Le Maroc est juste le voisin de ce pays. Le vrai Lumumbisme c'est donc rester chez soi pour se battre à côté de son peuple.

Sur l'étalement de votre question, vous dites, Monsieur Freddy Mulongo, que tous les acteurs politiques se réclament du Lumumbisme, à savoir : Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila, Antoine Gisenga, etc.

Vous n'avez pas tort, c'est vrai, ces personnes se réclament du Lumumbisme. Bien que cela soit ainsi, la réponse n'est pas compliquée. On peut être chrétien en se réclamant du baptême du Christ, cela ne signifie pas que l'on fait tout ce que recommande le christianisme. Sur ce point, je vous envoie à cette référence biblique :

"Jésus déclara à la foule et à ses disciples : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Pratiquez donc et observer tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais, n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens; mais eux-mêmes les remuer du doigt.

Ils agissent toujours pour être remarqué des hommes : ils portent sur eux des philactères très larges et des franges très longues; ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de rabbi.»" Source : Évangile de St-Mathieu, 23, 1-12.

Mobutu, Gisenga, Kabila n'auront été que des personnes qui ont vécu comme le rapporte l'Évangile de Mathieu, ils ont tous aimé les premières places et les prestige, mais ils n'étaient pas de vrais Lumumbistes. Le cas de Mobutu est flagrant, parce que son Parti, le MPR, au lieu de servir le peuple, il s'est servi du peuple et de sa richesse.

Pendant trente-deux ans, la devise : "MPR = servir" n'a pas été appliqué. Mobutu a fini immensément riche et a ruiné les Congolais avec la dernière note de sa contre symphonie, le refus de passation des pouvoirs à la Conférence Nationale Souveraine et abandonné son peuple sombré dans la guerre que Paul Kagamé et Yoweri Museveni ont déclenchée pour voler, piller, violer et massacrer sans raison et sans "Déclaration de guerre".

Pour comprendre le Lumumbisme, tel que vous auriez voulu l'entendre de ma définition, je ne peux que vous renvoyer à l'historicité du Parti de Patrice Lumumba. Les MNC ou Mouvement National Congolais est un Parti qui est né d'un congrès des Congolais issu des six anciennes provinces du Congo-Belge. Ce rassemblement politique regroupait l'Intelligentsia congolaise de l'époque, c'est-à-dire les Léopords et l'élite évoluée dans ce Congo dominé par le Royaume de Belgique.

Ce que l'histoire met devant la scène de la création du MNC ont pour noms :

a.. Alphonse Nguvulu ;

b.. Gaston Diomi ;

c.. Albert Kalonji ;

d.. Jean-Joseph Litho ;

e.. Thomas Kanza ;

f.. Cyrille Adoula ;

g.. Victor Nendaka ;

h.. Justin-Marie Bomboko ;

i.. Joseph Iléo ;

j.. Sokoni ... ;

k.. Alphonse Roger Kithima, syndicaliste représentant le MNC à Brazzaville ou il était opérateur TSF ;

l.. Joseph Kabaselle (Jeune du Parti, vedette de la Musique Congolaise Moderne) ;

m.. Vicky Longomba et Lwambo Franco (Jeunes du Parti, vedettes de la Musique Congolaise Moderne) ;

n.. Tshisekedi Wa Mulumba (Jeune du Parti et universitaire à Lovanium)

o.. Joseph Mobutu (Jeune du Parti, journaliste à l'hebdomadaire, « L'Avenir », signe "De Banzi"), etc.

La majeure partie de la classe politique congolaise est issue du MNC de Patrice Lumumba. En somme, ce parti là était l'Université des sciences politiques de l'époque, car pour parler à un Belge ou à tout un autre expatrié d'origine européenne, sans crainte et sans peur, il fallait suivre Patrice Lumumba et ses compagnons. On en a la preuve. Dès que les travaux de la Table Ronde de Bruxelles avaient commencé à vaciller, Joseph Kasa-Vubu n'a pas hésité d'exiger la présence de Lumumba que les Belges se sentirent contraints de libérer.

La suite de cette histoire, on l'a connaît. À la proclamation de l'Indépendance, le MNC avait presque tous les sièges de la députation au Parlement, c'est son intransigeance à refuser les demies mesures sur le contentieux de la décolonisation que le 30 juin 1960 fut fixé comme jour de la Proclamation Solennelle de l'Indépendance.

Cependant, le MNC ne fut pas un parti sectaire ni exclusiviste à un certain cercle des Congolais évolués, ce parti était réellement un Congrès National du Peuple. On trouvait dans le MNC des personnalités affiliées à d'autres partis régionaux, provinciaux et urbains s'il en existait, ce qui ne fut pas le cas dans d'autres regroupements politiques du genre.

Les membres de l'ABAKO, Parti du Bas-Congo, y étaient représentés. Ce sont, entre autres, Diomi Gaston, les ténors de la famille Kanza (à vérifier), si je ne me trompe pas, sinon, informez-vous là-dessus aux doyens de la République, ils ne sont pas tous décédés. Les membres de PNP, comme Kasongo Joseph, les membres du PSA, comme Mulele Pierre (information à vérifier), les membres du CONAKAT, comme, j'ose le croire, Frédéric Kibassa Maliba (à vérifier aussi), etc.

Le MNC, entre 1958 et 1960, était vu par la population comme la plus efficace organisation politique des Congolais et le plus solide bouclier de la voix du peuple par ses prises de position. Au demeurant, des hommes au CV éloquent, sont ceux qui adhéraient au MNC. Contrairement à ce que l'on peut penser de ce parti, le MNC fut une création d'un collège des fondateurs.

Mais, les membres de ce groupe, à l'unanimité, ont reconnu Lumumba comme leader, car celui-ci depuis 1954, à Stanleyville ne cessait de défrayer la chronique à cause de sa forte personnalité et de la hauteur de sa dignité contre tous ce qui avait tendance, de la part des Belges à écraser le Congolais et à l'humilier.

C'est par Lumumba, dans ses activités culturelles, et les pêcheurs Wagenia, à Stanleyville, que le Roi Beaudoin a aimé son voyage de 1955. D'ailleurs, c'est Stanleyville qui est le point fort du périple du Roi Beaudoin au Congo-Belge. Ce ne fut ni Léopoldville, ni Stanleyville, ni Coquilathville qui séduirent le Souverain de Laeken, mais bien Kisangani.

Là-dessus, Lumumba aura été l'homme qui fut le plus longtemps reçu en audience par rapport à tous les dignitaires furent-ils Belges ou Congolais. Et, de cet entretien, il jaillira une invitation du Roi appelant Lumumba à aller visiter Bruxelles.

Pour mémoire, cette invitation n'aura pas été bien accueillie par les autorités coloniales, celles-ci en voudront à Patrice Lumumba en lui vouant une haine qui va se matérialiser avec son assassinat, le 17 janvier 1961, à Élisabethville. Mais, Lumumba mort, deviendra une épine dans le soulier de tous ces Belges qui auront voulu construire leur destin dans le Congo indépendant. Mais on n'est pas encore là.

Lorsque Lumumba revient de Bruxelles, en 1956, Patrice est cueilli à l'aéroport de Stanleyville comme un vulgaire délinquant. De Mikili d'où il revient, feu le leader du MNC, est dirigé droit vers la prison centrale de sa ville sans motif et sans procès.

Malheureusement, les Belges de Boyoma n'ont pas évalué la conséquence de leur geste, toute la ville est allée veiller à la prison pour exiger la libération de son héros. Craignant une émeute à l'occasion de ce rassemblement indésiré de la population, Lumumba est chassé de Stanleyville. C'est dans ces conditions là que ce dernier arrive à Léopoldville et devient du jour au lendemain, un Kinois.

Comme Lumumba était éloquent et homme de relations publiques, il s'est vite trouver du travail à l'UNIBRA comme agent commercial dans la publicité de la bière Polar. Les meilleurs amis qu'il se fait en premier dans cette compagnie sont des Bakongo, la plupart sont des anciens séminaristes. Et, ces derniers, pour lui rendre la courtoisie, en tant qu'agent commercial le conduise vers le propriétaire des débits de boisson et des bars pour que son travail de marketing rejoigne le marché de la mise en vente des bières produites par sa brasserie.

Or, l'intéressé voit dans ces rencontres une mine d'or, il rêve de faire de la politique pour pouvoir se faire élire dès que les structures de la colonisation seront tombées. Dans le fond, quoique le MNC émane d'un congrès d'une élite congolaise, rassemblée autour de Lumumba, c'est définitivement la rencontre avec des commerçants de Kinshasa qui ouvrent à Lumumba des perspectives populistes et de propagande pour son futur parti.

Les ténanciers des débits de boisson les plus puissants en ces années-là se nomment :

a.. Nzuzi Bar dans la commune de Kintambo ;

b.. Luwawu Bar et distributeur des bières dans la commune de Kinshasa ;

c.. Ndoluvualu à Kintambo, rue Bas-Congo ;

d.. Zeka Bar dans la commune de Kinshasa ;

e.. Congo-Bar dans la commune Kinshasa ;

f.. Le Bar Usumbura à Kinshasa Barumbu ;

g.. Le Bar "Chez Maître Taureau" à Yolo ;

h.. Le David Bar à Bandalungwa près de la maison de la commune ;

i.. Le Alfonso Bar à Bandalungwa près de la maison de la commune ;

j.. Le Bar "Chez Nsangu Léon" à Kintambo ;

k.. Bar Congo-Libre, nommé par Lumumba lui-même à Bandalungwa, coin de la rue Luima et l'avenue du 8 septembre, j'ai grandi presqu'à côté de ce lieu. Le Bar Congo-Libre est le point de tous les discours solennels de Lumumba ; Se réclamer de Lumumba en voulant tant l'incarner ne ressort pas du Lumumbisme, c'est la blessure et le deuil qui explique, dans bien des cas, cette nostalgie de l'évocation du défunt.

La République n'a jamais pleuré son héros ni fait son deuil, les femmes n'ont pas eu le temps, en dehors des membres de sa famille de s'asseoir sur le matoko pour pleurer. Tous ceux qui essayaient de tenir ce rassemblement étaient intimidés, arrêtés et fichié. Franco Lwambo makiadi, avec la chanson "Ba nationaliste balati pili", en 1962, fut mis en prison. Lumumba c'est un rêve inachevé de Liberté, d'indépendance et de progrès constructif du Congo.

Paradoxalement à cette raison, le nom de Lumumba sert de vitrine pour le plébiscite de soi devant l'électorat, c'est pour s'attirer la sympathie des patriotes et des citoyens. Mobutu l'a fait, en proclamant Lumumba, le 30 juin 1966, Héros national; les Américains l'ont fait pour soutenir l'agression du Front Patriotique Rwandais qui accompagnaient Laurent Désiré Kabila dans sa naïveté.

C'est donc finalement dans cet ordre d'opportunité qu'il faut inscrire Mobutu, Kabila et Gizenga de l'obédience du Lumumbisme. Pour clore le commentaire sur ces personnages, Gizenga n'a jamais été membre du MNC et Laurent Désiré Kabila à qui l'on attribue la légende d'avoir été l'ami de Lumumba est quelqu'un qui ne l'a jamais rencontré.

Ce sont les gens de Kinshasa et de Lubumbashi qui l'ont le plus rencontré.

Djamba Yohé à Ottawa

2. Réveil FM: D'où vous provient votre passion pour la République Démocratique du Congo ? Est-ce que c'est le fait de vivre hors du pays ?

Djamba YOHE: Mon pays la RDC, je l'aime comme un doux nid, car il est le cher abri pour la totalité de mon âme, de ma force, de mon esprit et de tout mon être. Le Congo est un morceau du ciel descendu du paradis dans le monde en vue de réparer la gestion des rapports humains que l'injustice a détruite depuis les adresses du fond des âges.

C'est par le Congo que tous les signes du temps du monde négro-africain annoncent la libération totale et définitive des Noirs et de tous les peuples sous le joug de l'oppression des puissants, des tyrans et des militaristes, sinon de tous les colporteurs de vices dans l'existence sur la planète.

L'amour de la RDC me vient des béatitudes, mais aussi de plusieurs directions vers lesquelles mes yeux ont répondu à l'invitation de la vie.

Je vous étale quelques unes de ces directions qui ont infusé en moi la passion d'aimer la RDC comme un fiancé qui va attendre sa bien-aimée à la gare du premier train au quai des amoureux :

A.La profession de mon père

Lorsqu'on est fils de policier, d'un Inspecteur de Police au niveau de l'apogée du Commandement général, quand on voit tous les jours, depuis sa naissance, son papa en uniforme, que l'on revoit sans cesse chaque journée devant la résidence paternelle une garde qui veuille. Lorsqu'on a voisiné dans les paysage de la loi les lieux symboliques de l'ordre, ici je fais allusion à la proximité des pénitenciers, c'est-à-dire des prisons, dans presque toutes les villes de sa montée de patte tendre à ceux de jambes des routiers à Élisabethville dans Kasapa, à Kolwezi, dans Dilala, à Kinshasa, à makal, pour ne citer que ces adresses-là, on développe précocement le sens du droit.

Or, qu'est ce qu'est le droit dans un contexte où la réalité te montre les limites de la liberté débile et délinquante ? Eh bien, le droit t'apprends le civisme par la praxis. En définitive, on s'inscrit sans se faire demander une adhésion d'admission à l'École du Patriotisme. Dans un camp de Police ou un camp militaire, il y a toujours une section musique d'où l'on voit la fanfare exécuter des oeuvres des partitions, surtout de marche.

Au bout du compte, lorsqu'on a écouté de plus près toutes ces musiques et ces rythmes, on en sortira pas distrait et moins touché dans sa sensibilité, ces oeuvres-là sont ne sont pas des thèmes pour Marie-Louise, Moseka ou Ngalula, ce sont bel et bien des cantiques écrits pour la nation, ce sont des patriotiques et des odes composées pour exalter les divers états d'âme porté vers l'exaltation de la terre natale.

Par ces morceaux de musique, on découvre la beauté de son pays et on entre en contact avec l'héroïsme des ancêtres et des plus récents patriotes qui ont donné le meilleur de leur vie pour que la République ou l'État auquel on appartient soit toujours protégé, préservé et vénéré.

Au cours des répétitions de la fanfare, je ressentais des émulsions de joie et de mystère lorsque j'entendais jouer ou chanter le choeur de policier et des soldats "Saluti, saluti, pesa saluti (...) Biso ba Congolais, ba Congolais toyei kosalisa, Bataillon, Bataillon na biso, na biso lelo tokamati saïo".

Ce chant remonte à l'époque où nos parents, dans la Force Publique ont vaincu les Allemands au Rwanda, au Burundi, en Tanzanie et les Italiens en Éthiopie. Ceci explique e partie les matériaux immatériels qui ont forgé mon amour pour le Congo.

B. La foi chrétienne de ma mère Lucienne-Marie Owanga

Très jeune, ma mère m'a tôt conduit à l'Église, elle y chantait et c'était sa routine de vie. À la maison, tous les soirs, fidèle à ses habitudes religieuses, maman nous a appris à nous réveiller pour les prières du matins, "les matines" et les soirs pour les "prières vespérales" comme le font les nones. Tout s'achevait par les complies. Dieu seul sait combien je l'aime, il sait aussi combien de temps j'ai passé à écouter mon grand père, Monseigneur Kanyama, alors qu'il n'était qu'Abbé, à Kabinda, en 1963; Monseigneur Malula, le Père Etsou avant d'être Cardinal et le Père Buffalo à Saint Pierre; à être avec une none Franciscaine Missionnaire de Marie, Soeur Lucie Nzenzeli, alors Professeur d'histoire à l'IPN, qui m'apprêtait un orgue dans son couvent où j'allais répéter avec Jo mpoyi et Bony Mbikaye les pièces des Beatles, de Wilson Pickett, d'Otis Reading, dans les années '70; à passer des journées entières avec le Père Benoît Kabongo, Ya Ben, aujourd'hui en Corse comme supérieur des Oblats, en compagnie de Manuaku en train de préparer des concerts pour le Centre Wallonie-Bruxelles et le Goëthe Institut de Kinshasa.

Pour ce dernier spectacle, c'est pour une levée des fonds pour l'ACDI, sous la direction du magnifique homme de culture, Joseph Pululu, de Radio Mangembo à Paris, actuellement.

Freddy Mulongo, retenez que l'enseignement religieux est étroitement lié à l'amour de la patrie. Le prochain pour qui l'on fait tout est souvent un semblable. Dans la plupart des cas, c'est un compatriote.

Dès lors, il n'y a qu'un pas pour découvrir qu'aimer Dieu, c'est aimer son pays et son prochain. Au-delà de tout ça, la personnalité du Christ a profondément marqué ma vie comme son enseignement a marqué l'histoire et la raison pure de la démocratie. Jésus aimait son peuple, par son exemple, j'aime le mien.

Les Congolais sont bien trop très précieux pour que mon ordre morale des valeurs spirituelles se laisse emballer par les oscillations des turbulences ambiantes. C'est cet amour reçu d'une femme, ma mère, que je ne cesse de dénoncer le martyr des Congolaises abandonnées à leur propre sort.

C'est ce même amour qui m'empêche de me reposer et d'écrire toujours, car je sais pertinément bien qu'un seul homme, Paul Kagamé avec son compère, le petit frère de Idi Amin Dada, Yoweri Museveni ont massacré pour se faire plaisir plus de six millions de Congolais.

Dans cette capacité que j'ai de porter ce lourd héritage de l'amour de Dieu transmuté en amour de la RDC, je parviens à m'inscrire dans le devoir d'observer mes obligations y relatives par l'attachement à la mémoire de notre histoire nationale, familiale et de l'actualité courante que recueille les médias.

C. L'assassinat de Patrice Lumumba

Celui qui a donné l'ordre d'assassiner Patrice Lumumba a commis un crime contre l'humanité et contre toutes les nations occidentales, dont la Belgique qui est la plus grande perdante de ce complot qui lui a enlevé tous les enjeux jusqu'à se voir chasser par Joseph Kabila son pion via Louis Michel et Colette Braeckman.

L'onde de choc de ce crime a déstabilisé l'équilibre des rapports politiques entre le Nord et le Sud, entre la RDC et ses partenaires de l'Ouest. Les guerres au Congo sont la conséquence continuée de ce gâchis qui expose les Congolais à l'humiliation et à l'indifférence face à leur dignité.

L'assassinat de Lumumba n'est pas un acte qu'il faille oublier sans interroger les auteurs de cette infraction lourde en conséquence chez tous les Africains et tous les soi-disants amis du Continent noir.

L'Afrique sera dans l'éclairci quand la lumière et l'exorcisme de ce crime aura été occultée. Les perdants dans cette association de limogeage sont Washington, Bruxelles, Paris, Londres, Berlin.

Nelson mandela ne peut pas être le phare de l'Afrique pour autant qu'il n'apparaît comme géant qu'aux yeux de ceux qui l'ont mis en prison pendant 27 ans.

Ce vieux n'a pas que des vertus, il a livré le Congo aux forces qui l'ont pillé sur l'Utenika et les Congolais ne sont pas prêts pour l'oublier. Au demeurant, il fait partie de ceux qui ont directement fourni des armes à Paul Kagamé, à Yoweri Museveni, à Laurent Désiré Kabila et cela même avec l'argent des ressources pillées et volées au Congo. Va-t-on se permettre de croire que ce vieux là est un sage ?

Comme je ne cesse de le dire et de le redire, la décision de la passion du Congo me vient de Patrice Lumumba et de ses proches amis, à savoir Jason Sendwe, Gaston Diomi, Kabangi Aloys, Manono Dominique. Ce n'est pas par fanatisme ni par snobisme pour m'attirer l'estime des gens en vue d'être admiré, c'est par conviction et par devoir de mémoire.

Je sais à l'avance que ce que j'entreprends est dangereux pour ma sécurité et pour mes activités. Ma passion pour le Congo est une obligation familiale pour ne pas laisser mourir la mémoire de Lumumba, cela s'articule comme une directive sans répit de dire la vérité sur ce qu'était cet homme-là, car la propagande des Belges l'abîmé dans le souvenir de beaucoup de Congolais de son temps et de notre temps. Enfin par colère contre les mensonges de l'État congolais qui a aussi une part de responsabilité criminelle dans l'assassinat de Lumumba et de Jason Sendwe.

Lorsqu'on doit évoquer une mémoire, il ne faut pas se faufiler, il faut passer sur son boulevard de l'événement sans changer des pistes, sinon ce que l'on va rapporter sera faux. L'histoire, quand il faut la raconter, il n'est pas permis de faire des sentiments et porter à la postérité des messages remaniés dans le sens de corriger ce qui n'a pas été bien fait.

En France, dans la suite des cortèges de troubles engendrés par la Révolution du 14 juillet 1789, personne ni l'Assemblée Nationale n'ont pu freiner ce qui était instopable à la suite de l'emprise du pouvoir totalitaire qui a assumé la direction politique du pays.

On sait que c'est par perfidie et non par probité que Napoléon Bonaparte à condamné à mort le Duc d'Enghien, on sait également que c'est par anti-cléricalisme de Robespierre, Danton et les autres révolutionnaires que les Carmélites, celles pour lesquelles Georges Bernanos, a écrit le "Dialogue des Carmélites", ont été passé à l'échafaud. Maintenant, voici les explications en détail de cette énumération thématique de ce sujet :

I. Par conviction

Je suis convaincu que Lumumba était sincère dans son idéal politique et patriotique, il avait rêvé d'une république congolaise appartenant aux Congolais et où ceux-ci construiraient leur printemps national. Cet amour de Lumumba pour le Congo a au fil du temps taillé mon amour pour la RDC.

Le Congo est en mon for intérieur un prêt-à-porter, c'est un costume de l'âme et mon anatomie interne a pour organe les Congolais, ils sont tout pour moi, c'est mon trésor que je ne perdrai jamais sous aucun prétexte.

Je n'ai jamais cru que mes compatriotes du niveau populaire et hors de la sphère du pouvoir ont détruit le Congo. Ce sont les politiciens véreux et sans idéal qui ont trahi la République.

Le sacrifice de Lumumba et son refus d'être corrompu m'incite à vouloir faire du bien pour les miens.

"La brutalité, les sévices, les tortures ne m'ont jamais amené à implorer la grâce parce que je préfère mourir la tête haute, avec la foi indestructible et la confiance profonde dans la destinée de notre pays plutôt que de vivre dans la soumission en ayant renié les principes qui me sont sacrés." Sources : dernières volonté de Lumumba adressés à sa famille. Janvier 1961.

Pourtant, au moment tragique de l'imminence de sa mort, Lumumba pouvait facilement fuir le Congo par le quai de la devanture de sa maison qui faisait face à ville de Brazzaville. Ce petit port disposait en permanence d'un bateau de type yatch et d'un hors-bord "Johnson ou Evenrude" pour faciliter l'évacuation des autorités politiques en danger, car à côté de sa maison, dans le coin ouest se trouvait le Palais de la Nation ou Parlement.

Là-dessus, le Président-prêtre, l'Abbé Fulbert Youlou, incistait pour que Lumumba se rendre chez lui et qu'il soit mis fin à sa traque. On se souviendra que dans les négociations post-Lumumba, en 1961, le Président Fulbert Youlou de la République du Congo-Brazzaville et Philibert Tsiranana de Madagascar, se sont réunis à Tananarive, la capitale de ce dernier pour essayer de réconcilier Élisabethville avec Léopoldville.

Peu après cette conférence, le Président Joseph Kasa-Vubu ira en visite officielle à Brazzaville pour remercier son collègue d'en face.

Ceci est pour dire qu'à la lumière des événements que j'ai vécus tout jeune et par rapport aux déclarations de Lumumba sur l'avenir du Congo, je ne peux pas infidéliser le regard sincère que j'ai posé sur lui.

Du reste, celui-ci m'a aimé par le fait qu'à côté de tous ses bourreaux, il avait la chance de voir un enfant qui lui rappelait ceux de sa famille nucléair qui s'étaient involontairement signalés absents à son lieu de supplice.

Tout ce qui est écrit pour rapporter la mort de Lumumba l'a était fait par les Belges, les Français et les Occidentaux.

Ludo de Witte, l'homme par qui la Belgique a admis sa responsabilité dans l'assassinat de Lumumba, raconte cette mort à sa façcon, mais à la vérité Lumumba n'a jamais été tué tel qu'il le décrit, c'est-à-dire fusiller contre un arbre. Certes, tout le décor qu'il brosse est juste, mais la mort de Lumumba fut l'oeuvre de deux personnes, à savoir : Godefroy Munongo et le Colonel Huyghens.

De ces deux noms précités dans le paragraphe ci-dessus, le premier, qui fut Ministre de l'intérieur de la Province du Katanga, lui a enfoncé la bâïllonnette empoisonnée dégagée du foureau d'un prêvoté militaire de la Gendarmerie Katangaise et le second a achevé Lumumba avec un révolver GP prétextant qu'il abrégeait ses souffrances contre la vague du poison de la bâïllonnette infusé dans son corps par la blessure. C'est, Okito et Mpolo, les deux compagnons de Lumumba, qui ont été exécutés attachés à un arbre.

Sur ce chapitre, les Congolais ont tort de ne pas demander ces archives à la CIA, à la SDGE et aux Services de Sécurité belge. L'Occident a honte de montrer la cruauté de cet assassinat commandité dont je rapporte le décor dans sa diégèse à travers les écrits de Ludo de Witte.

II. Par devoir de mémoire

Patrice Lumumba n'est pas un chien, c'est homme d'État que l'on ne doit pas oublier comme le souvenir d'une défaite de match de pocker au cours d'un divertissement des amis. Lumumba c'est un nom qui résonne et qui résonnera jusqu'à la fin des temps, seul Jésus a la capacité d'effacer son nom de la mémoire de l'humanité. Comme enfant ayant évolué dans la mouvance de sa sphère périphérique, je ne m'autoriserai pas la lâcheté de me taire et d'adopter l'oubli comme mode de pardon.

Mes parents ont supporté le deuil que les grandes puissances ont provoqué, alors qu'ils n'avaient que 34 ans et 30 ans. Ce fut très dur pour ma mère, Lucienne-Marie Owanga, qui pleure toujours son Lumumba. Dans le MPR et la JMPR, au sein desquels j'ai aussi évolué, les autorités du Parti et de la branche Jeunesse ne m'avaient jamais souhaité auprès d'eux, ni évolué sensiblement dans le pouvoir et quand bien même il y avait dans ce cercle des hommes comme Kathima Bin Ramazani ou encore Engulu Banga Mpongo.

L'autorité du Parti, le MPR m'a interdit de citer le nom de Lumumba à la radio, à la télévision et dans les rencontres de la jeunesse du Parti. De toutes les façons ce n'est pas ce qui importe pour l'instant, ce qui gravite dans ma mémoire, ce sont les images de la captivité et de la mort du héros national.

Contrairement à ce que l'on raconte et que l'on projette dans les films et les documentaires historiques, ceci est une redite, Lumumba n'est pas mort comme on le rapporte. Néanmoins, je suis d'accord avec tous ces films et ces documentaires sur l'aspect d'une coalition montée pour donner la mort à un mort qui n'avait ni canon, ni couteau, ni fusil, ni bombe atomique.

L'assassinat de Lumumba fut une entreprise cruelle montée et exécutée avec une sauvagerie qui dépasse tous les discours de démocratie dont ce réclame l'Occident. Comprenez la péroraison sur le droit de l'homme, les libertés de la personne et l'émancipation du genre humain.

J'ai vu des hommes de race blanche, ceux de l'embranchement caucasienne, c'est-à-dire les ressortissants de l'Europe de l'Ouest et les Nord-Américains commettre les crimes les plus abjects qui remettent en doute la Déclaration de l'Indépendance des États-Unis, de 1776, la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen de 1789, la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1989 et la Charte des Nations-Unies telle que conçue et promulguée pour la terre entière par Franklin Roosevelt, à San Francisco en 1945, à la naissance de l'ONU. Notons en passant que l'ONU a été financée à sa création à 80 % par l'argent congolais.

Voici l'extrait de Ludo de Witte :

"La nuit est froide, ce dix sept janvier 1961, au Katanga. La riche province du cuivre, peu après l'indépendance du Congo a fait sécession avec l'aide de la Belgique. Dans la savane boisée, un endroit ouvert est illuminé par les phares de voiture de police. Un commissaire de Police belge prend Lumumba et le mène devant un grand arbre. L'Ex-Premier Ministre marche avec difficulté : pendant des heures il a été gravement maltraité. un peloton d'exécution, fort de quatre hommes armés de Sten et guns-vigneron et de fusil-FAL, se tient en attente, alors qu'une vingtaine de soldats, de policiers, d'officiers belges et de ministres katangais regardant en silence. Un capitaine belge donne l'ordre de tirer, une salve farouche fauche Lumumba"**.

C'est cette histoire qui est à la base de la rupture définitive de Jason Sendwe et le Katanga en sécession. Dès lors, ce leader qui a étudié une partie de sa vie aux États-Unis et qui était en même temps Révérend, se désolidarisa de tous ceux qui l'a accusé d'avoir conspiré contre Lumumba.

Dans les jours qui suivirent, il renforça sa milice à Kabondo Dianda, c'est dans ce maillon de contestation que Laurent Désiré Kabila, encore jeune alla faire ses premiers essai avec un type de retranchement révolutionnaire. La jeunesse des Balubakat adopta pour s'opposer à la Gendarmerie katangaise les méthodes de la guerilla.

L'éditeur ajoute dans cette introduction ces remarques pertinentes d'avant propos :

"L'histoire de cet assassinant annoncé est écrite par le gouvernement belge de Gaston Eyskens et exécutés par des officiers et dilomates belges, avec l'aide de leurs complices congolais.

Bruxelles, tout comme Washington et les Dirigeants des Nations-Unies, étaient d'avis que la liquidation de Lumumba était indispensable pour sauvegarder les intérêts des trusts qui exploitaient la colonie comme leur pays conquis.

Cinq et de milliers des dizaines de morts plus tard, la quête occidental d'un régime néo-colonial stable est parachevée par le second coup d'État de Mobutu."***

Aujourd'hui, c'est la classe politique congolaise et la société savante que je blâme, celles-ci ne semblent pas chercher à connaître Lumumba, l'un des leurs, est mort. Évidemment, j'exonore du reproche les historiens Élykia Mbokolo et Isidore Ndaywel, ces deux personnalités n'ont fait que du beau travail à ce jour pour garder la mémoire de la RDC.

Monsieur Freddy Mulongo, vous êtes communicateur, je vous livre là des chapitres inédits de notre histoire. En fait, j'écris pour combattre l'oubli par devoir de mémoire, j'écris également pour que justice soit faite pour les Congolais, c'est le peuple qui a le plus été tué dans le monde. Au demeurant, les massacres ne se sont pas arrêtés, le Président Rwandais qui a massacré plus de six millions des Congolais et plus de 14 millions des ressortissants riverains des Grands-Lacs set libre.

Cet homme cruel continue sans avoir à se reporocher de nuire à la paix en RDC, le fémicide dans le Nord-Kivu est son oeuvre, car c'est lui qui y entretien la rébellion sous le couvert de Laurent Nkundabatuare.

Bien que je sois dans la rubrique de devoir de mémoire, je suis amère avec le laxisme que je constate de la part des autorités de l'Église catholique congolaise à travers leur Conférence Épiscopale, la CENCO.

Ce sont les catholiques qui se sont signalés comme les arbitres aux Assises de la Conférence Natinale Souveraine. C'est Monseigneur Monsengwo qui a été élu Préident du Haut Conseil de la République. Quel est son bilan ? Rien. Au contraire, quand le pays était occupé par les Rwandais, les Ougandais et la AFDL, Monseigneur l'Archevêque était à l'étranger et interdit par Laurent-Désiré Kabila à remettre ses pieds en RDC.

C'est l'abbé Apollinaire Malu-Malu qui a offert le pouvoir de la Présidence de la République à une parfait inconnu, un assassin de ses frères, un traitre à ses compagnons d'armes qu'il a livré à Mpueto, un empêcheur de victoire qui a déménagé du Front un héros de guerre, le Général Budja Mabe. Voilà au moins ce que nous pouvons retenir des autorités de l'Église catholique, mon Église.

Je ne fais pas reproche à l'Église parce qu'elle est guidée par l'Esprit Saint, mais aux chefs épiscopaux par leur manque de leadership. En s'empêchant de hâter le retour du Nord-Kivu dans le giron de la Nation, les Évêques catholiques du Congo empêchent l'Évangile prêché en langue congolaise pour les Congolais de pénétrer dans une chambre christique de ce Nord-Ouest congolais occupé par un Rwandais, Laurent Nkundabutuare, qui prétend être des nôtres alors qu'il obéit en tout et pour tout à Paul Kagamé, l'assassin de ses pseudo-compatriotes.

Le devoir de mémoire m'a labouré la conscience, partout dans mon espace intérieur, le jardin mnémonique fait ressortir sur chacun de ses plantes des souvenirs des obligations que je ne dois pas laisser tomber.

III. Par obligation familiale et du souvenir de Jason Sendwe

Après avoir été témoin d'un assassinat comme celui de Lumumba, mon âge a enjambé les paliers du temps, j'étais devenu adulte par ces horeurs qui ont marqué mon enfance.

Lumumba mort, tout le Congo officiel et la Province du Katanga comprise, ont décidé de cacher ce crime odieux. Assassiné le 17 janvier 1961, c'est vers le 12 mars de la même année que Léopoldville prend le courage de reconnaître la mort de Lumumba. Pourtant, malgré cette contention de la nouvelle, la radio-trottoir avait déjà annoncé la mort de Lumumba que Godefroid Munongo a tenté de mettre sous la culpabilité des villageois katangais.

Désabusé par cette astuce malicieuse et malhonnête, Mwata Yanvu, ce roi de descendance de l'Empire Lunda, s'objecta et poussa le Ministre menteur à dire la vérité au lieu d'imputer un crapuleux massacre sur des pauvres gens des bourgades qu'aucune haine n'a traversé contre le Premier Ministre élu de la République Démocratique du Congo des origines, alors République du Congo. Aujourd'hui, c'est le Katanga que l'on accuse abusivement d'avoir commis ce crime, hors nous savons tous que les acteurs de ce qui a enduillé le Congo, étaient à la Maison Blanche, à Bruxelles et à Paris.

Étant donné que l'histoire m'a placé dans un événement qui m'a rendu témoin d'une cruauté que l'on ne peut pas taire, mes parents et tous ceux des proches qui étaient venus au deuil en notre résidence, sise Avenue des Plaines, Quartier Bélair, à Élisabethville, m'ont obligés d'entreprendre les démarches de réhabilitation de Patrice Lumumba.

Ce collectif de parents et d'amis m'a prié de ne pa être dupe dans ce que j'entendrais aussitôt noyé dans la rue, à l'école ou dans quelques milieux de vie communautaire. Lumumba devra rester le socle de ma mémoire pour l'amour de la République Démocratique du Congo.

En réalité, je raconte là ce que fut la décision de mes parents et de mes proches pour mon éducation. Ce qui me fut dit c'est de travailler pour la mémoire de l'illustre disparu. Par ailleurs, Jason Sendwe, communiquait avec mon père, qu'il considérait comme son frère, parce que celui-ci durant le service militaire de son père, était né à Manono.

Partant, mon père parlait le Kilubakat très bien et, par les circonstances de sa naissance, les compagnes de sa mère au champ où elle avait eu les douleurs d'enfantement, lui avaient donné le nom des Balubas du Katanga, à savoir, Mbuyu. Or, tous les Katangais n'étaient pas bien vus à Élisabethville par le Ministre de l'Intérieur Godefroid Munongo à cause justement de Jason Sendwe, celui-ci fut considéré comme l'ami de Lumumba et Élisabethville le voulait pour le tuer.

Rien n'a laissé présager une hostilité ouverte entre Jason Sendwe et les Autorités katangaises avant l'indépendance. Tout le conflit est partie de son refus de voir le Katanga se séparer du Congo. Dès lors, Élisabethville transigeait avec Léopoldville pour exécuter un plan de contre-partie, je veux dire du donnant donnant. Voici comment l'objet de cette transaction fut entrevue, le commentaire courant est tiré du livre de Ludo Dewitt :

"Enfin certains espèrent se faire payer pour l'accord avec le transfert en exigeant de Léopoldville l'élimination physique de Jason Sendwe. Sendwe, qui en ces jours court librement dans les rues de la capitale congolaise, est le leader des Balubakat qui menace le régime de Tschombé dans le Nord-Katanga. Dans un projet de texte du 14 ou du 15 janvier 1961, la proposition de principe donnant-donnant est reprise.

Ce quiproque est envoyé « selon certains » par le verdict (É'ville) à Brazzaville. Dans le texte, Tschombé fait savoir à Léopoldville que Lumumba peut être envoyé au Katanga, « si dans l'avion se trouvait également le leader des Balubakat, Jason Sendwe » Ces propositions sont cependant restées dans le tiroir, entre autres parce que Léopoldville croit (à juste titre) que Sendwe a une influence plutôt modératrice sur les forces nationalistes et qu'il peut jouer un rôle utile dans la réintégration prochaine du Katanga dans l'État congolais unifié****.

Dites-vous bien que la colère de Jason Sendwe fut celle de se voir demander comme un colis pour être exécuté en nême temps que Lumumba. Là-dessus, lorsque Léopoldville envoyait à la mort le Premier Ministre, le libellé du message de transfert était écrit : "Nous envoyons un paquet de viande".

Lumumba était donc un paquet de viande. Dans le pardon de la Belgique à la famille Lumumba tout n'a pas été dit. Effectivement, après avoir été tué, c'st dans un véhicule d'ÉLAKAT (Élevage de Katanga) que fut mis Lumumba avant d'être dissous dans le "Tshimpranda", c'est -à-dire acide sulfurique concentré en swahili de Lumbumbashi.

Notez également qu'il n'y avait pas d'autres chauffeur pour conduire ce container à viande vers la finalité de sa mission. Après que l'on eut enlevé à Lumumba ses dents et les organes vitaux visés que l'on voulait arracher de son corps, c'est mon oncle Kasende K'Oyoko, employé à la même compagnie qui fut obligé pour conduire ce véhicule de livraison transformé en croque-mort.

Jason Sendwe entreprit de communiquer avec mon père, cela ne fut pas facile, mais les services essentiels du Congo, quoi qu'en guerre civile, n'était pas dissous. Léopoldville continuait à verser aux provinces leurs subventions et leurs dus pour la paie des fonctionnaires, des militaires et la gestion des infrastructures.

La réforme monétaire du Katanga est ce qui freina ce transfert des fonds, mais la poste et le transport, surtout aérien, était toujours en activité ininterropue. Comme papa était officier au niveau de l'État-Major des Forces de police, il ne lui était pas interdit d'user du téléphone et de la phonie tant que l'on savait que cela faisait partie du métier.

Du reste, Sapwe Puis, (Je t'envoie sa photo avec mon père) nommé alors Inspecteur de Police de tout le Katanga ne pouvait rien soupçonner, lui et mon père était comme grand frère et petit frère, cela dura toute leur vie.

Au demeurant, ce dernier était fonctionnaire de la Poste avant l'indépendance, son titre de chef général de la Police katangaise était politique, car il n'a jamais été policier à l'origine. C'est fut la décision du Ministre de l'intérieur du Katanga qui le plaça à ce poste étant donné que le nouveau régime de la République du Katanga avait besoin des acteurs de confiance, ceux dont la tribu est fondamentalement localisée géographique et anthropologiquement au Katanga.

Pendant longtemps, Jason Sendwe a gardé un souvenir amer contre Mobutu et Évariste Kimba. Pour le premier cité, Sendwe considérait Mobutu comme la mécanique funeste qui décida fatalement de la vie de Lumumba. Cet officier, alors Colonel Mobutu, vint plusieurs fois à Lubumbashi, avec le Colonel Marlière, un belge, ancien de la Force Publique, pour qu'Élisabethville fut d'accord à ce que Lumumba y fut relégué pour la besogne finale décidée outre Atlantique Nord, c'est-à-dire son assassinant.

Le témoin direct de toutes ces transactions de transfert est le Général Tukuzu, ce dernier était l'Officier de liaison de l'ANC en détachement près les troupes de l'ONU, donc un acteur permis de se rendre partout où l'ONU était en mission sur le territoire congolais.

Cela étant, Sendwe continua à résister contre Élisabethville, non pas comme rebelle, mais comme les Maï Maï le font au Kivu. La Jeunesse des Balubakat refusait le démembrement du Congo au Katanga à partir de ses positions.

Entre Albertville, la base des Balubakat et Élisabethville, la base de la sécession, les deux polarités s'invectivaient par des chansons guerrières. Du côté des Balubakat ile Sendwe, je ré-entends enconre ce chant : "Dituku di tuakaluile Dituku di tuakaluile mu Katanga e mudi ..." Et du côté des Balubakat aile Kimba : "Kua Kabondo Dianda tu jeunesse tua nyemene lubilo gendarmerie Munongo ..." Des slogans et des chansons de combat j'en ai enregistré beaucoup, mon rôle n'est pas de tout les déballer, mais de donner la tonalité du temps et la saveur des humeurs des leaders de l'époque.

Au tournant de 1964 et 1965, dans le Nord-Katanga, face à Mobutu, il a dit à ceux qui étaient autour de lui Balubakat, "Numone yawa muntu wa ipile Lumumba". Mobutu interrogea son entourage pour ce qu'il venait d'entendre, il fit assassiner Sendwe peu de temps plus tard par stratagème savamment imaginé et le compte de ce meurtre fut mis sur le dos des rébelles Simba.

Tschombé était alors Premier Ministre à Léopoldville, mais celui-ci n'y est pour rien, j'évoque ce souvenir pour faire concordance avec l'actualité politique congolaise de cette époque-là pour montrer la position des Katangais au Congo-Léo après la sécession.

Le second cité, Évariste Kimba, alors Ministre durant la sécession katangaise, Sendwe n'avait aucune estime pour ce politicien qui semblait le livrer à ceux qui en voulait à sa vie, or Sendwe et Kimba sont tous les deux Balubakat.

Vous voyez, Sendwe est aussi un proche pour ma famille par les relations d'amitié, j'ai été demandé de rapporter les mensonges que rapportent la presse au sujet de sa mort. Et ceux qui m'ont motivé sont les Généraux Lundula et Utshudi. Il faut que vous sachiez que des Katangais, non originaire du Katanga par la tribu étaient nombreux à Léopoldville et ce sont ceux-ci qui ont veuillé sur la sécurité de Tschombé en 1964, les mercenaires ne suffisaient pas.

À Léopoldville, l'ancien Président du Katanga se trouvait en terrain hostile et Mobutu était l'homme qui voulait le faire chasser, car il voyait sa position de général en péril.

Tschombé à Léopoldville était plus populaire que Kasa-Vubu et tous les autres politiciens avec son parti la CONAKAT devenue CONACO. C'était toute une histoire de sipute de territoire et d'influence tant électoral que populiste.

Pour votre documentation, il faut que vous sachiez, Monsieur Freddy Mulongo, que parmi ces Katangais célèbres non-originaires du Katanga, on compte dedans, le Général Lundula, ancien Maire de Jadothville, le grand commerçant connu de tout Lubumbashi, Matunga Léon qui habitait la commune Albert et dont la fortune voisinait celle de la famille Tschombé, Monseigneur TharcisseTshibangu Tshishiku, canien de Jadothville, Benoît Lukunku Sampu, l'animateur surpême de la RTNC et la Voix du Zaïre, le réputé assistant médical, Papa Kekumba, de Kolwezi, Michel qui laisse une histoire admirable de professionalisme à l'hôpital de mwangezi, Laama Pierre le beau père à Djamboleka, l'ex-gouverneur de la Banque Nationale, Baba Gaston, le chanteur, Mudimbi le saxophoniste-chanteur de l'orchestre les Sous-marins cher à Tschombé et Kabongo Paris, le guitariste chanteur tous évoluant à Élisabethville, Kalala Yaoundé, d'Englebert, le Tout-Puissant Mazembe, Kasongo Mwana Kasongo, Léopard et Imanien, Mwepu, (Mazembe et Imana) Tshinabu Brinch.

Et ceux en provenance du Nord-Katanga, à cause de Sendwe qui est au centre de cette réflexion, on y citera Freddy Mulongo, le joueur irréprochable de toutes les compétitions de la CAF, aucune carte rouge, Kazadi Robert, etc.

La tension et le surchauffement inter-ethnique entre Albertville, résidence de Sendwe et Élisabethville, chez Munongo, fit des Balubatkat des moutons noirs du Katanga. Ce faisant, ces derniers devaient rejoindre au sombre "Camp des réfugiés", au quartier Bakowa, les autres Congolais expulsés de la province et dirigés vers la protection des Casques bleus (ONUC) après avoir tout abandonné derrière eux à savoir, maisons, travail et amitiés.

Dans cette désolation, par communication téléphonique régulière presque, Sendwe pria mon père d'amener avec avec lui les Balubakat de son espace, ceux-ci étaient pour la plupart les policiers, parmi lesquels les Kakudji Honoré, Sendeki, Wirideki. Ceci c'est pour dire que même les Katangais ont été contraints à quitter leur propre province.

Je me souviens de certains Bemba mécontents des pertes qu'ils ont fait aux premiers coup de feu entre la Gendarmerie katangaise et les Gourka de l'ONU. Ces familles, surtout oeuvrant dans le commerce ont tout perdu et ont choisi Léopoldville, notre famille dans la nouvelle localité était pour elles une Citadelle katangaise.

Le Major Mpika sait que nous étions appelé Katangais à Léopoldville à Kintambo, rue Inongo no 60, je l'ai dit dans "Histoire Ésotérique de la RDC".

Pour moi, cet exode involontaire ne fut pas un répit, c'était un début d'une nouvelle réalité. on me fit voyager à maintes reprises, souvent à l'insu de mes frères et soeurs, ceux-ci croyaient tout simplement que j'étais en retraite ou en randonnée quelque part.

Du jour au lendemain, j'ai visité toute la RDC dans les parties où je n'avais jamais foulé les pieds auparavant. Ce n'est pas tout, il fallait également me mettre en face des noms qui faisait l'événement et changeaient la culture du Congo.

Mes éducateurs se multiplièrent selon les circonstances et les objectifs à atteindre, mais tous ces personnages je les appelle Papa ou Tonton.

Ces personnalités de première ligne sont d'abord et surtout le Gouverneur de la Province du Lomami, Manono Dominique, Monseigneur Kanyama, alors Abbé, Kabangi Aloys, Ministre de la Fonction Publique à Léopoldville, Monseigneur Joseph Albert Malula, Grand Kallé et plus tard, Vicky Longomba, Roger Izeidy et rarement Franco que je ne rencontrai qu'en compagnie de mon père.

Je citerai pas tous les noms dans le but de ne pas faire ombrage à ceux qui tiennent aux noms de leurs parents et que promotionnent leurs actions publiques.

La passion de la RDC en ma personne est une conjonction de plusieurs circonstances. J'ai toujours aimé sans rémission ni calcul mon pays. Jeune, j'ai invité mes collègues d'âge à venir célébrer la République en ma compagnie. J'ai témoigné cet attachement à la terrre natale de plusieurs façons, ce fut par le Scoutisme et la participation aux activités pastorales des paroisses et du diocèse, à l'Uniondes Écrivains Zaïrois, à la JMPR dans les rencontres locales et internationales des jeunes. Je suis ce jeune zaïrois singulier qui a oeuvré :

a.Pour la restauration du scoutisme avec le concours des Dirigeants de la Jeunesse qu'étaient alors : Mambug Dag Libuda; Mbobile; Ngalula Muz Muzinga dit chef Pangouin; les encadreurs des jeunes kimbaguistes et d'autres intervenants dans le milieu de la jeunesse en ce temps-là ;

b.Pour l'implantation des Cercles culturels à Kinshasa et dans toute la République ;

c.Pour l'écriture des chansons scolaire et l'enseignement du solfège devant servir d'initiation à la musique. C'est l'école les "Joyeux Lutins" de Bandalungwa qui a servi de ballon d'essai. La musique et les chansons que j'ai écrit ont été imprimé en Suisse par Monsieur Baud, le propriétaire de cette école maternelle, etc.

d.J'ai amené les jeunes dans les Brigades agricoles et artisanales pour leur apprendre des métiers, à savoir la mécanique, l'agronomie des maraîchers et la menuiserie. Tous s'est passé le long de la frontière de Bandalungwa et le cam Kokolo. Etc.

La République Démocratique du Congo, c'est la Citadelle de mon âme. Ce Temple qui tien sous sa voûte les Congolais est mon plus grand amour sur toute la terre. En fait, le Congo m'a façonné, je suis marié à lui et à son destin.

C'est cela qui explique calirement, sous cette rubrique de l'obligation familiale, la provenance de ma passion pour la RDC. Le Congo, c'est l'adresse de la promenade des esprits bienheureux.

IV. Par colère contre les mensonges de l'État congolais

Je suis fâché contre la version officielle de l'histoire politique de la RDC qui impute toute la responsabilité de la mort de Patrice Lumumba à un seul homme, je cite Kapenda Moïse Tschombé, c'est faux et archifaux.

La mort ou somme toute l'assassinat de Lumumba est un complot qui englobe aussi l'intentionnalité du Gouvenement central de Léopoldville, elle implique cette institution.

À cette vérité, il n'y pas de faux-fuyant pour éviter d'être mal à l'aise quand il s'agit de faire le décompte des personnalités qui ont donné leur accord pour que Patrice Lumumba fut envoyé à la mort, c'est l'histoire, elle est coomeça et c'est ainsi qu'elle est consigné dans les livres et les fichiers de services de sécurité comme la CIA, le SGDE, la Surêté belge et les archives du CRISP.

Les personnes qui se retrouvent en première ligne sont :

1.Joseph Kasa-Vubu, c'est lui qui a signé l'ordre de la déportation avec la mention destinée à Tschombé : "Nous vous envoyons un paquet de viande", ce paquet ce Lumumba. Pourquoi cacher la vérité, les COngolais ont droit de savoir et de connaitre leur histoire nationale ;

2.Joseph Mobutu, encadré par le Colonel marlière, est l'architecte de toute la suite de l'histoire qui va de l'arrestation de Lumumba à Port Francqui jusqu'à Lubumbashi, c'est d'ailleurs ce même homme qui faisait des navettes entre Léopoldville et Élisabethville pour négocier les conditions de la déportation du Héros national aux conditions de ses chefs alors qu'il savait pertinément bine que le Katanga était en sécession ;

3.Moïse Kapenda Tschombé qui a dit "Oui" d'accueillir son frère à la merci de ses assassins. Le Colonel Marlière, dans l'entremise de cette entente a dit à Tschombé qu'il nommait "Le Juif" que je vous amène Satan, c'est-à-dire Lumumba. Des deux, je crois que c'est lui qui était le Satan cornu ;

4.Godefroid Munongo. Celui-ci, avec Kibwe, avait promis la mort à Lumumba à la Table-Ronde de Bruxelles, Kibwe ne s'en cache pas, il relate encore comment il a rappelé à Lumumba ce qui devait lui arriver dans l'immédiat lorsque ce dernier était entre leurs mains à la Résidence de Tschombé la nuit du 16 au 17 janvier peu avant son assassinat .

C'est Munongo Godefroit qui a assené un coup d'estocade à Lumumba par la bâïllonnette qu'il venait de dégager de la gaine d'un Prêvoté Militaire de la Gendarmerie katanet le Colonel Huygens vint achever la victime du néo-colonialisme avec un revolver JP ;

5.Colonel Huyghens que je viens de citer par son coup de feu de revolver. L'histoire de la mort de Lumumba mentionne l'ordre d'un officier belge qui fait déverser une salve sur lui alors qu'il est attaché à un arbre.

Cette version-là est fausse, Lumumba n'a jamais été tué ligoté au poteau, c'est faux. C'est pour soustraire le nom de son assassin belge que le récit est rapporté de cette façon-là.

En fait, c'était pour imputer aux soldats congolais la responsabilité directe de la mort du Héros national. D'ailleurs les Gendarmes katangais ont contesté cette version-là et à cause dette méprise, ils ont accroché dans leurs maisons, côte à côte la photo de Lumumba et ce de Tschombé.

Dans les archives de la RTBF, de 1992,il y a les documents qui attestent ce que je raconte. La RTBF était allé interviewé les Ex-Gendarmes katangais dans leurs camps en Angola.

C'est tout un Comité central tricontinentale de l'Atlantique qui a siégé pour condamner Lumumba, à savoir :Congo, Belgique et Amérique. USA, c'est la CIA; Belgique, c'est Gaston Eyskens, le Baron d'Aspremont; Congo, ce sont le gouvernement central et provincial de Léopoldville et Élisabethville.

Pour se débarasser de Lumumba, le gouvernement de Joseph Kasa-Vubu a dû céder à Élisabethville l'initiative de faire sécession, ne fus-ce que pour la durée du temps des transactions de la déportation du Premier Ministre vers l'adresse de son assassinat dirigé par le nom de code "Opération Barracuda".

Léopoldville a laissé à Élisabethville la possibilité de faire sécession et a fait croire au Katanga l'éventualité de lui livrer Jason Sendwe pour le liquider. C'est pourquoi je suis en colère pour tous les mensonges débités sur Tschombé comme étant le seul coupable de la disparition de Patrice Lumumba de la scène politique congolaise.

À part, ce que j'affirme, j'enjoins pour la mémoire le noms de ceux qui furent témoins à la mort de Lumumba, ce sont :

a.Mutaka Wa Dilomba, Président de l'Assemblée nationale katangaise ;

b.Kibwe, Ministre de la ... ;

c.Sapwe Pius, Inspecteur en chef de la Police du Katanga ;

d.Tshizande, Parlementaire et attaché au Cabinet de Tschombé ;

e.Évariste Kimba, Ministre des Affaires étrangères, etc.

En évoquant Kimba, je reviens à Jason Sendwe. Il fut possible d'éviter la mort de celui-ci au tournant des années '64 et '65, mais Laurent Désiré Kabila qui était un jeune en pleine ascension dans le parti de Balubakat n'a pas aidé celui-ci à se soustraire de cette fatalité, il voulait le remplacer pour imposer une option marxiste à la jeunesse politiquement organisé de Jason Sendwe.

La mort de Sendwe s'est reproduite de la mêm façon avec Ngandu Kisase lord de l'offensive de l'AFDL.

Kabila a trahi son chef des armées en le livrant aux Rwandais du Front Patriotique et Paul Kagamé, Bizima Karahamueto, Azarias Ruberwa ont disposé de la vie de ce dernier à leur guise.

Les rebelles mulélistes avaient envie d'assassiner Sendwe, mais il ne pouvaient nulle part trouver une faille dans sa conduite et sa fidélité à la République.

Aujourd'hui, Monsieur Freddy Mulongo, comme tout ce dossier refait surface, je ne peux plus garder le mutisme par le silence.

Je suis en colère contre tous les mensonges des versions officielles sur les crimes commis par l'inadvertance de l'État congolais sur ses propres citoyens.

Je ne peux pas dire que j'étais souvent avec ce leader, non, Sendwe était la plupart de temps à ALbertville et à Léopoldville.

Mais ses forts liens avec mon père et ma famille ont obligé mes parents à ne pas l'oublier et à me conditionner de ramener son nom dans le débat public chaque fois que l'on parle faussement de sa personnalité et de sa mort par les méchants.

Ceci explique amplement bien pourquoi je suis attaché à ce parent adoptif qu'est Jason Sendwe. En ce qui concerne Lumumba, c'est mon sang qui a été versé et on m'a éduqué pour le réhabiliter.

On ne peut pas se taire quand on a vu mourir un homme de cette envergure là surtout quand on a 7 ou 8 ans. Tous ceux qui ont maltraité Lumumba, tous ceux qui l'ont humilié et martyrisé ont admis après sa mort qu'ils avaient commis un crime odieux.

George Soëte, ce Belge, Commissaire de police ne quittait plus mon père au Bureau central de la police d'Élisabethville. À Kinshasa, autour de 1967-1970, ce même monsieur s'est retrouvé avec mon père dans le cabinet d'Étienne Tshisekedi, alors Ministre de l'intérieur.

Je dois vous dire, Freddy, que cet officier de police avait des remors et souffrait de honte parce que, même ses frères belges l'ont regardé comme un assassin.

Les erreurs du Président Joseph Kasa-Vubu ont mis à mal la République, il a révoqué deux Premiers ministres poids lourds sans mesurer la conséquence de ses initiatives, du reste, contestées par le Parlement.

En 1961 comme en septembre 1961, l'ancien Président de la République n'avait rallié aucune majorité par ses décisions de se défaire de Lumumba et celle de se débarasser de Tschombé, la RDC a plongé dans une grande noirceur. Pourtant, Joseph Kasa-Vubu, Patrice Lumumba, Moïse Kapenda Tschombé sont les "Trois glorieuse de notre histoire", ces personnages sont les politiciens les plus intelligents, des hommes intègres et incorruptibles que la République ait eu.

À trois, ils auraient réussi à caonstruire le Congo vers ce à quoi s'attendait la nation et ils avaient dans le tableau de cette prespective le Roi Beaudouin 1er.

Malheureusement, ce ne fut pas possible à cause des intervenants occidentaux, mais surtout les Belges de Belgique et de l'ex-Congo-Belge.

Pour dire les choses autrement par un sentiment de synthèse, englobant mon désavoeu contre l'histoire du Congo par ses gouvernements successifs, je vais me limiter à une individualité.

Mobutu est le plus grand destructeur du Congo, il est aussi la personne centrale qui a empêché tous les Congolais d'avancer comme le destin avait prédestiné leur sort dans les diverses directions de la vie. C'est triste de le dire, mais la rétrospective de l'histoire de la RDC actuelle pointe son index sur lui.

Mobutu est le cratère de la décadence du progrès du Congo, il est le catalyseur de l'atrophie des Congolais à tous les niveaux. Vous voyez Freddy, je suis en droit d'être en colère, car cela aurait été pareil si c'est Lumumba qui avait envoyé Joseph Kasa-Vubu, Tschombé ou Mobutu à la mort et leur familles nous talonnerait sans cesse.

Perdre un homme comme Lumumba c'est une catastrophe. Où va-t-on trouver un homme de cette envergure sans attendre des années, Lumumba est rare comme Pélé, comme Martin Luther King, comme Mohammed Ali, comme John Kennedy.

On dirige le Congo sur la façade et non à l'intérieur de sa véritable anatomie. Je vous dirai que cela ressemble aux reproches du Christ à ses compatriotes d'alors. Dans Mathieu 23, 23-26, Jésus dit aux :

« Malheureux êtes-vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, parce que vous puriez l'extérieur de la coupe et de l'assiette, mais l'intérieur est rempli de cupidité et d'intempérance ! Pharisiens aveugles purifiez d'abord l'intérieur de la coupe afin que l'extérieur devienne pur ».

Les élections de 2006 qui ont porté Kabila au pouvoir sont effectivement le reflet de la manière dont le Congo est géré, ceux qui l'ont en charge ne le construisent pas et ne le transforment point.

Tout ce que l'on veut que l'on perçoive du Congo dans l'actualité internationale, c'est le vernis que l'on lui applique pour apparaître nouveau et restauré. C'est cela la véritable signification de l'élection de Joseph Kabila.

Pendant ce temps, plus d 6.000.000 de morts n'ont ni tombeau, ni suaire, ni ossuaire et encore moins un mosolée.

Allez-vous comprendre quelque chose à cela, Monsieur Freddy Mulongo ?

Pour tout cadeau de fin de son régime qui a duré trente-deux ans, c'est la guerre, l'occupation et l'humiliation qu'il a laissées à la RDC. Par cette méchante résolution, Mobutu a permis à Paul Kagamé d'entrer au Congo sans peur et sans crainte.

Le bilan, nous le connaissons, ce sont plus de 6.000.000 de morts Congolais que ce cruel Dracula a massacrés. Enfin, ce même Paul Kagamé, après son ignominieux crime gradué sur quatres échelles, à savoir : crime contre l'humanité, génocide, crime contre la personne et les libertés fondamentales, fémicide, il a réussi à réformer l'État congolais avec ses lugubres hauts faits et est parvenu à installer sur le fauteuil de la République un Rwandais comme lui.

Le monde entier a dit oui et les évêques catholiques se sont contentés de cette épilogue qui a consacré la falsification dans la République du Peuple du Vendredi Saint.

3. Réveil FM: On est étonné par vos connaissances historiques sur la République Démocratique du Congo. Vos réflexions nous interpellent tous. Dans l'un de vos articles, vous parlez d'un pouvoir ésotérique sur notre pays, comment y faire face ?

Djamba YOHE: Les connaissances auxquelles vous faites allusion je ne les ai pas, je suis tout simplement assez bien documenté, mais au-delà de cette caractéristique, j'ai beaucoup étudié la politique, la littérature, la sociologie, la géographie, l'histoire, la religion dont le Judaïsme depuis mon enfance et plus tard, l'Islam, le bouddhisme et encore le judaïsme à l'Université Saint Paul d'Ottawa.

La suite de ce à quoi vous faites allusion comme épaisseur de connaissance, je l'ai acquis par l'étude sans relâche des sciences naturelles et des sciences essentielles de la vie, celles qui allient spiritualité, métaphysique et logique.

Mais, ça c'est un parcours d'initiation spiritualiste et humaniste qui a été le segment de ma marche vers la montée des estrades qui conduisent au perron de la République, ce lieu duquel la perspective de la RDC est preçue dans toute sa splendeur de visibilité limpide et translucide.

À propos de l'emprise du pouvoir ésotérique sur la RDC, relativement aux chapitres des feuillets sur l'ésotérisme coiffant la vie intestine de notre pays, je ne me dedis pas, il y a dans les chambres des années de l'évolution du Congo des phénomènes occultes qui s'y signalent. Ce moment d'infusion du mal dans le paysage du Congo commence à partir de l'acquisition de notre pays en qualité d'État Indépendant, en 1885.

C'est à Berlin qu'une Corporation des ésotéristes de l'Occident se réunit parallèlement à la Conférence que tiennent les puissances de l'époque dans la Capitale allemande. La Conférence de Berlin a un volet ésotérique qui rend compte de ses observations aux puissances qui se disputent l'Afrique pour la posseder et la coloniser.

Ce sont :

a.. Les Francs-Maçons, ceux-ci disposent de l'Europe, créent des compagnies multinationales et dirigent les sociétés financières des Indes ;

b.. Le Groupe de Thulé qui sont encore plus secrets que les premiers et qui trône en titulaire en Allemagne ;

c.. Les Sociétés ésotériques de l'Extrême-Orient qui commencent à faire leur première entrée en sol européen par des inaugurations de commerce d'épice, mais elles espionnent l'Europe pour replanter chez elles le même phénomène d'expansion.

C'est le Japon et la Chine qui tentent cette percée, cela correspondra d'ailleurs au réveil des personnalités de ces régions, à savoir Sun Yat Tsen et le cercle des grands mîtres nippons des religions de la penninsule, etc.

Mais, occuper l'Afrique ne fut pas chose facile, car les ancêtres de Freddy Mulongo, de Djamba Yohé, de Kalala Yaoundé d'Englebert, le Tout-Puissant Mazembe, n'étaient pas des gens étonné face aux avancées technologiques de l'Europe. Le Parlement français du XVIII ième siècle était une Citadelle maçonnique par laquelle la France s'essayait pour enlever à la Grande Bretagne le leaderhip de cette École de mystères. Paris avait fait schisme avec Londres d'où le mouvement maçonnique moderne est né.

La capitale française abrita, la première loge laïc de la Franc-Maçonnerie et parvint à déstabiliser l'autorité morale de l'Angleterre dans les Ordres ésotériques.

Ce ne fut pas tout, les Européens ne pouvaient pas travailler en ordre dispersé, ils se sont convenus d'oublier leurs différences au fil du temps quand l'Europe, par rapport à la pénétration de ses explorateurs sur le Continent noir, faisaient de découvertes qui les rendaient forts. Les noms les plus importants dans cette ascension de la Franc-Maçonnerie européenne sont Robespierre, Danton, Marat et aux États-Unis, ce sont les Benjamin Franklin, George Washington, Thomas Jefferson.

En Grande Bretagne, ce sont les Officiels de la Cour de George III, le roi qui perdit les Treize colonies qui devinrent à la Convention de 1774, à Philadélphie, les États-Unis, en 1776. Les Grandes ententes de l'Occident avec ses représentants de diverses Corporations secrètes part du Traité d'Utrecht de 1713 à la guerre de sept qui s'acheva avec la perte du Canada par la France au Québec, en 1760.

Au fil du temps, il se signala d'autres personnalités dans la même veine qui renforcèrent l'emprise des forces ésotériques en Europe sans manquer de se collusionner à plusieurs bufurcations des ambivalences de conflit d'intérêt. Ce sont les nobles de la restauration du Royaume de France entre 1830 et 1848, autour de Louis XVIII qui se mettent à rebâtir une France ésotérique. Que remarque-ton sur le terrain de la prospective appliquée ?

a.La France descend en Afrique s'empare de l'Obélisque de Luqsor pour la planter là où il se dresse aujourd'hui, la Place de la Concorde ;

b.Napoléon Bonaparte, à son tour, pénètre sur le territoire africain, il est en Égypte avec l'armée de son pays pour faire ce que les Empereurs romains ont fait avant lui. Dans cette aventure, il rencontre nelson, un Britannique qui bat à plate-couture la flotte française.

Sur ce terrain, il est de coutume, à chaque époque, pour les Francs-Maçons de loge directrice de faire un pèlerinage en Afrique, en Égypte. Tous les Conquérants de l'Europe occidentale ont fait le même parcourt pour s'affirmer chez eux de la même manière que les Généraux romains qui vont devenir Empereur.

Le Triumvirat entre Cassius Grachus, Marc Antoine sont des noms très célébres sur ce théâtre de la conquête du pouvoir, des finances et du prestige militaire et politique ;

c.Champollion, qui accompagne Bonaparte dans son expédition découvre, selon la version française la pierre de la Rosette. Ce ne fut pas cette découverte fausse qui fut le sens de sa présence dans le corps expéditionnaire de France en Égypte, mais la recherche des serrures mystérieuses pour emprisonner la mémoire du Continent noir et empêcher le réveil d'une conscience de participation au cours normal de l'actualité avec d'autres peuples. Ce furent les Noirs qui étaient les cibles de ces branle-bas ;

d.Jules Ferry, de France et Adam Smith, de Grande Bretagne seront de toutes les nouveautés tant, pour le premier, dans l'instauration de l'enseignement laïc que, pour le second dans la fixation des prix dans le commerce international ;

e.Le parti socialiste français, avec Jean Jaurès sont la palissade des Grands Maîtres des sociétés secrètes de France. C'est presqu'après l'inauguration de l'enseignement laïc qu'en France, le Gouvernement dominé par Francs-maçons a promulgué la loi du 1905 sur la laïcité.

Les religieux furent chassés de leurs établissement, cette décision acheva ce que la Révolution française avait entrepris sous le Directoire, etc ...

Pour revenir au sujet de votre question, Monsieur Freddy Mulongo, l'occupation du Congo a commencé par l'extinction sa mémoire dont on a exporté la médiathèque au Musée de Tervuren, en Belgique.

Et tous les Congolais brillants des générations successives connaîtront la profanation de leur intégrité physique. C'est-à-dire qu'il va être soustrait à leurs coprs une partie de chair ou d'organe vital pour constituer une sorte de rélique païenne à posséder.

Tenez, la date du 2 août à laquelle les Rwandais avaient choisi de nous attaquer en 1998 est une date des cérémonies ésotériques dans les sociétés secrètes pour déclencher ou célébrer un événement d'intérieur de la coupole. La première Guerre Mondiale a éclaté le 2 août 1914.

Au Bérsil, chez les Francs-Maçons d'un certain ordre, les menbres de la loge intimée célébrent les victoires sur les aborigènes qui ont résisté très fort. Les insiders portent les noms de cuex qui avaient été vaincu. Comprenez que dans les sociétés secrètes, il y a des personnages qui portent le nom de Lumumba. Ça, c'est une autre histoire pour d'autres chapitres.

Sur tout le continent noir, les Européens on pris tous les médiums et documents de la mémoire à cause de la facilité qu'ils ont eu à la suite de l'hospitalité sans vigilance des nos ancêtres. Mais, à la bienveillance de notre ascendance phylétique, ce fut tout à fait le contraire sur la terre des Ghengis Khan.

En Asie, il était pratiquement impossible pour le vieux continent de s'installer avec orgueil et arrognance comme en Afrique. Bien plus, l'Europe était sans fibres de respectabilité culturelle acquise, ce sont les Arabes musulmans qui ont rendu aux Européens leur histoire. C'est en particulier vraie pour la Grèce antique, mais aussi pour les grands espace du Nord de la Méditerranée. Socrate, Sophocle, Platon, Hérodote, Eurypide nous sont revenus à l'actualité par la civilisation islamique.

Quant à mes connaissances auquelles vous faites vous faites allusion, je n'en dispose pas autant large. Ceci n'est pas une fausse modestie. Par contre, je peux vous dire que je suis très documenté à cause du fait que quand j'étais jeune, je n'avais jamais vu un seul manuel d'histoire écrit sur l'Afrique.

Au moment où j'allais questionner ceux qui étaient censés pouvoir me répondre, je n'avais que des réponses moqueuses si ce n'est pas l'ignorance de l'interlocuteur avec qui je suis en échange de vue.

Monsieur Guilitte, professeur de mathématique à l'Athénée de la Gombe et qui passait pour quelqu'un qui savait tout, me dit sans état d'âme que les Noirs n'ont pas d'histoire, ils sont un peuple parachuté dans le bouillon de la culture occidentale.

Certain que c'était là un mensonge, puisqu'à Rome, dans l'Antiquité gréco-latine, il y a avait des lions et des éléphants au Colisée pour les combats des Gladiateurs, je mis en doute cette arrogante réponse et je partis à la recherche.

J'ai alors découvert que la consécration de la médiocrité des Noirs résulte d'un travail qui a été fait par l'Europe pour disqualifier le Nègre, comme on nous appelait d'ailleurs. Parmi les philosophes "des Lumières" que je respecte, je fus surpris de constater que c'était entre autre Josef Emmanuel Kant et Georg Friedrich Hegel qui ont oeuvré pour minimiser la personnalité du Noir dans l'histoire et la civilisation.

Avant ces philosophes, Louis XIV avait en son temps promulgué le "Code noir", une de loi de discrimination raciale qui enlève à l'homme et la femme de race noire toute sa dignité humaine.

Fort de cette trahison à la mémoire de l'humanité de la part des Grands penseurs, j'ai décidé d'être pour l'intérêt capital des miens "La Bibliothèque d'Alexandrie" en vue de contester tous les mensonges qui seront proférés contre l'Afrique et ses habitants au sud du Sahara.

Mes recherches m'ont conduit à constater que ces décrets tant politiques qu'académiques n'étaient que dérision due à la honte de l'Europe qui savait pertinément bien que les architectes de la civilisation dans sa version actuelle sont des Noirs. Les Israélites, la Bible, les Grecs antiques (les écrits d'Hérodote sur les Égyptiens l'attestent) et l'Orient racontent sans faux-fuyant l'excellence de ce que nous fûmes dans le passé.

Pour faire diversion, l'Europe et ses agents ont conçu un système d'infra-humanisation des Noirs maifesté sous forme d'un processus d'abrutissement récurrent. Les agressions des armées rwandaises et ougandaises relayées par les rébellions au Congo sont le visage actuel de ce processus. Paul Kagamé et Yoweri Museveni, ces suppôts criminels des genocides en RDC pour détruire les Congolais sont les lauréats visibles de cet abrutissement, ils sont vraiment abrutis, car pour massacrer sans remords plus de six millions de personnes, il faut être un abruti. Voilà ce que c'est !

Pour faire face à l'autre volet de la question sur l'ésotérisme et les forces qui assaillent la RDC par l'envoûtement et le spiritsme, la résolution pour ce faire est dans la démystification de ce phénomène, c'est d'inviter les Congolais à un exercice d'exorcisme collectif tout en convoquant les gardiens des traditions à recourir au savoir de purification que les Églises et les ancêtres nous ont légués.

Par ailleurs, il faut éduquer les politiciens à comprendre qu'ils ne doivent pas se laisser distraire par les horoscopes et les publicités des thaumaturges et guérisseurs présents dans les rubriques des journaux.

En fait, derrière ces invitations se cachent des grandes Agence d'espionnage comme la CIA, la SGDE, l'ex-KGB et bien d'autres services de sécurité des pays hégémonistes. Par un petit charlatan, un chef de l'État peut s'offrir à quelqu'un qui va recueillir ses confessions contre telle ou telle puissance.

Pendant ce temps, la démiurge ou le médium va rapporter ce qu'il entend. Et chaque fois que ce dernier aura à faire les oracles pour son client, il va diriger la disposition de son esprit vers une orientation contraire à son mandat et à sa misssion.

C'était le cas de Mobutu. Tout ce que ses médiums lui disaient étaient envoyés à Bruxelles, à Washington, à Berlin, à Pékin et j'en passe.

Les premiers symptômes de la défaite du FNLA en Angola sont due aux erreurs des confessions de Mobutu aux Grands Maître du Zen coréen. Le chef de l'État zaïrois, après sa visite officielle chez Kim Il Sung, a demandé à son homologue de la Corée du Nord de l'aiguiller vers ceux qui savaient interpréter le futur.

Mobutu était frappé par le signe du Ying et du Yang que l'on retrouve dans le drapeau de la Corée du sud, mais qui est un signe commun avec les Coréens du Nord. Dans l'entre-temps, le Président Fondateur du MPR, dans ses multiples signatures d'Accords de coopération avec Pyong Yang, avait confié tous les centres de formation militaires du Zaïre, dont celui de Kitona proche de l'Angola, aux instructeurs Nord-Coréens.

Le bouillon de la méprise fut complet et la salade ne manqua point à la vinegrette. Le 25 novembre 1975, le jour de l'éclatement de la guerre, la Corée du Nord opta pour le MPLA et livra aux Cubains et aux Soviétiques toute l'information qu'elle avait sur Mobutu et les Forces Armées Zaïroises.

Pour éviter d'être la risée des sociétés ésotériques qui évoluent d'une manière feutrée mais efficacement, il faut que les Congolais apprennent à avoir confiance dans leur propre force plutôt que dans celles que procure les druides et les magiciens qui viennent de l'étranger et d'ailleurs.

La plus importante astuce pour comprendre et éviter l'escroquerie de ces charlatans, c'est par l'enseignement morales. Les écoles de la République, surtout au secondaire, devaient inaugurer des cours d'initiation au vocabulaire initiatiques des sectes et des sociétés secrètes pour préparer nos jeunes et toute la commuanuté congolaise à ne pas succomber au charme de certains mots qui semblent apporter par la sonorité de leurs orthophonies séductrices, la solution miracle à la quête de ce en quoi on espère et croit.

Il n'y a pas d'autres voies sinon que ce renvoi dont je viens de faire exposé. Et ces mots séducteurs peuvent être : transcendance, éidétique, fusion, transmutation, réincarnation, voile stellaire du cortex solaire, etc ...

4. Réveil FM: La prédation est devenue le mode de gouvernement au Congo-Kinshasa. Quels sont d'après-vous, les mécanismes pour extirper la mafia qui est installé par le pouvoir à Kinshasa ?

Djamba YOHE: Dans tout les processus de la direction politique de la RDC, la prédation est le mode opératoire de gouvernement. Votre question vaut son pesant, mais avant de s'atteler à répondre à cette question, le plus important réflexe n'est pat tant de dénoncer ce vice, c'est de situer l'origine de cette prédation à sa source.

On ne peut pas gouverner un pays quand on ne connaît pas son histoire, la condition fondamentale dans tout engagement, fut-il d'affaires ou amical, requiert une quête suffisante d'informations sur partenaire avec lequel on se met en relation de commerce ou d'amitié.

Il n'existe aucun parent qui donne sa fille en mariage quand il ne sait rien de l'origine du prétendant aux fiançailles.

Cela dit, le Congo, avant qu'il soit RDC, Zaïre ou tout ce que nous pourront nommer est État mis sous séquestre par les ténors de l'OCDE sous plusieurs vocabulaires fallacieux. Nous Congolais sommes une propriété de l'Occident, c'est-à-dire Europe de l'Ouest et l'Amérique du Nord.

L'origine de la prédation de notre pays remonte à la Conférence de Berlin. L'hypothèque du Congo à Léopold II explique tout. Aucune des puissances au XIXième siècle, à savoir, Grande Bretagne, France, États-Unis, Allemagne, Russie, Empire Ottoman (Turquie actuelle) ne voulait voir partir le Congo entre les mains d'une capitale rivale.

Le consensus pour donner à Léopold II notre pays fut un compromis d'un marché des dupes. Les Conditions auxquelles fut contraint le Roi des Belges explique la genèse de la prédation de la RDC actuelle. En effet, ce sont les conditions :

A. Conditions de la mise en valeur de la prédation de 1885-1908 :

a.Par la libre circulation sur le fleuves, les rivières et la terre ferme au Congo qui sont imposées à Léopold II, car Berlin, Londres, Washington, Paris, Rome et autres pays dans le système de jeu avait revendiqué chacun un droit de préemption, sinon celui de prendre part à l'expolitation du pays ;

b.Par la libre entreprise avec droit de positionner son pavillon à l'endroit souhaité pour ce faire. C'est ainsi que les Britanniques, avec Robert Williams, le patron de la prospection minière, s'installe au Katange, c'est ce nom que les Congolais devaient retenir comme l'embryon de l'UMHK ou Union Minière du Haut-Katanga ;

c.Par la libre installation des communautés culturelles des États qui ont dépécé l'Afrique et son inféodation au régime colonial tel que vécu jusqu'en 1960. La France demeure jusqu'à ce jour, le propriétaire éventuel de facto de la RDC en cas de faillite avérée dans les Institutions financières. C'est cela qui fait écho "au droit de préemption de la France sur le Congo dont jouit Paris est usufruitier depuis 1908, à la cession de l'EIC à la Belgique ;

d.. Par la psychologie sociale à travers l'imposition du fouet, l'intimidation et la vexation par la cruauté mentale relatif à l'usage du chien pour faire peur, les brimades de la police et les injonctions arbitraires des Administrateurs du territoires, tous Belges, etc.

B.Condition de perpétuation de la prédation, de 1908-1960 :

a.Par l'obligation est faite à la Belgique de rendre les richesses du Congo disponibles aux puissance de l'Ouest après la signature de l'Armistice du 11 novembre 1918 et la Conférence de Versailles qui finit par un Traité et une promesse de donner à Bruxelles le Rwanda et le Burundi comme protectorat en guise de réparation de destructions allemandes sur son territoire ;

b.Par le renforcement de la colonisation par une politique corvéiste initiée dans le but de contenir toute éveil de la conscience sociale des "Indigènes" congolais, car l'apparition de Simon Kimbangu sur la scène publique a bousculé les établis coloniaux par l'émergence d'un sentiment de dignité de soi, c'est-à-dire du Congolais considéré comme une émule tel que l'avait déjà affirmé plusieurs spécialistes ethnologues du Congo-Belge ;

c.Par l'imposition d'heures supplémentaires des travaux forcés pour soutenir la guerre et la reconstruction de l'Europe. À Élisabethville, les Congolais qui se sont objectés en payé cher, c'était la fusillade de 5.000 personnes à travers un spectacle d'intimidation ;

d.Par le vol des avoirs des bourses congolaises de Léopoldville et Élisabethville, en 1959 et 1960 avant le 30 juin jour de l'indépendance. Cette fraude aboutira à la trop fameuse mésentente connu sous le nom de "Contentieux belgo-congolais" ;

e.Par la préparation de la sécession du Katanga à partir de 1959 lors du voyage inattendu du Roi Beaudouin pour prendre le pouls de l'émeute du 4 janvier 1959 et pour envisager par là-même les pourparlers devant aboutir à l'indépendance du Congo, etc.

C.Condition de pérénisation de la prédation

a.Par l'assassinat de Patrice Lumumba et la subversion qui se traduisit par division des acteurs de première ligne ayant manifesté leur cohésion solidaire à la Table-Ronde de Bruxelles, de 1959 ;

b.Par l'étude des scénarii de la balkanisation des rpovinces avec en sous table, l'éventualité des divisions interprovinciales, c'est qui arriva au Kasaï. Cette province se divisa en deux, la ville de Bakwanga devint Mbuji-Mayi avec un Empereur nommé Kalonji Mulopwe. Aujourd'hui, cette situation interpelle les Balubas entre-eux, c'est pourquoi pour passer outre ce dossier qui fit couler tant de sang, tous parle du Grand Kasaï.

Or en réalité, ce Grand Kasaï est hypothétique, car lorsqu'on a limogé le Général Mulamba par Mobutu, aucune voix du Kasaï n'avait été capable de bouder cette injustice due beaucoup plus à une crainte de perte leadership que celle d'avoir décélé en Mulamba un mauvais Premier ministre ;

c.Par le blocage de la Conférence Nation Souveraine, par les pays occidentaux, principalement, la France, les États-Unis d'Amérique et la Belgique comme maître d'oeuvre et de cérémonie de la déstabilisation du Zaïre, en suscitant une rébellion à l'Est avec des criminels bien connus par la CIA, la SGDE, l'Interpol et l'ONU, car le but était de ne point voir un Congolais responsable prendre en main la Direction politique du pays.

Dans ce cas-ci, ce fut Étienne Tshisekedi qui était craint. Pour l'écarter, la solution fut celle de prolonger ad vita aeternam la Conférence nationale en vue de le voir vieillir. Aussi, les architectes de cette mise en scène mirent en face des personnes qui ne s'attirent pas, ils ont réussi à obliger Monseigneur Monsengwo de chasser Tshisekedi pour le faire remplacer par Birindwa et plus tard par Kengo Wa Dondo.

Ce fut là le dernier acte du théâtre de la CNS qui a livré le Zaïre aux tueurs de Paul Kagamé et de Yoweri Museveni. C'est le point d'inflexion de tout progrès politique de la restauration nationale et l'entrée dans une infra-humanité de la RDC, cette période qui aura enlevé plus de six millions de vie à l'existence et qui également le martyr des congolaises devenues les femmes de confort de l'armée rwandaise, ougandaise et des groupes armées au service de Kigali et de Kampala. Etc.

Ceci étant, c'est à partir de ce passage en revue que l'on peut maintenant tenter de répondre à la question de la prédation érigée en système de gouvernance. Ce qu'il va falloir faire pour extirper cette notion de la gestion négative de la chose publique, c'est de travailler pour qu'il émerge une classe politique honnête qui a le sentiment droit du service publique.

Il ne suffit pas pour ce faire que plusieurs années passent, il s'agit de promouvoir une personne en laquelle l'opinion publique nationale croit en ses capacités de réhabiliter l'État, ses infrastructures et ses mécanismes d'administrations.

Mais pour que cela soit effective, il y un impératif devoir de rétrospection dans les annales du passé. En effet, pour susciter un nouvel esprit de développement constructif de la RDC, le nouveau patron de l'exécutif ou la nouvelle équipe au pouvoir doit faire l'inventaire comparé des Administrations du Congo depuis 1885 jusqu'à aujourd'hui.

En clair, cette enquête sera initiée pour fournir les pièces à conviction relatives aux échecs consécutifs du Congo à la nouvelle administration présidentielle, aux élus du Parlement séant et au Conseil Judiciaire en tant que garant du droit à la Cour suprême et dans les Cours et Tribunaux chargés d'exécuter les arrêtés de la Justice instituionnelle et pénale.

Les réformes ne peuvent pas être faites uniquement à cause d'une inconduite notoire remarquée à la suite d'une dérive d'un Ministre, d'un gouverneur ou d'un haut-fonctionnaire, car résoudre un problème par cette façon, au Congo en particulier, c'est esquiver carrément le mal à sa racine.

L'administration du Congo est une gestion factoriellement liée à la pègre, les Écoles Nationales d'Administration devaient, pour préparer les futurs fonctionnaires aux tâches qui les attendent, écrire un manuel sur "l'histoire de la prédation de la RDC des origines de l'EIC à nos jours".

C'est à partir d'un point de vue cet ordre qu'il naîtra une discipline de prophylaxie politique qui aidera l'État à qualifier "Le mal congolais" par sa racine. Dès que la diversité prédation aura été symptômtiquement connu, l'avenir ne requerera plus de nécessité pour remonter à l'origine d'une asthénie de gouvernance.

Toutefois, avant d'arriver à cela, il faut envisager de produire un dictionnaire administratif congolais pour qualifier, par leurs jargons, les tares qui avilissent les moeurs des politiciens et la conduite des fonctionnaires malhonnêtes ou désabusés.

J'ose penser que des hommes comme Elykia Mbokolo, Isidore Ndaywel, Jean-Christophe Kasende, professeur à l'Université de Halifax, au Canada et les autres élites congolaises écriront des livres pour les futurs facultés des Écoles d'Administration publique. je pense aux titres suivants :

a.Histoire de la gestion du Congo sous Léopold II et au COngo-Belge ;

b.Histoire de la gouvernance du Congo en plusieurs tomes, de 1960 à 2010 ;

c.Histoire générale de la femme au Congo ;

d.Histoire de la corruption au Zaïre et en RDC ;

e.Histoire des partis politiques du Congo ;

f.Histoire de la comptabilité publique du Congo-Belge au Congo indépendant ;

g.Précis des Accords, Traité et ententes de la RDC avec le monde et la politique internationale ;

h.Les personnages historiques et leurs accomplissements ;

i.Les criminels au pourvoir et les rébelles dans la collectivité congolaise ;

j.Précis de droit administratif congolais ;

k.Vital Kamerhe et le sexe auprès des femmes de ses collègues et subalternes ;

l.Vocabulaires administratif, jargon et argot en usage dans la Fonction publique, etc.

Ce sont des ouvrages de cet ordre qui vont pouvoir porter de la lumière aux futurs fonctionnaires, ceux-ci n'auront pas à se débrouiller pour se sortir du marasme de leur temps avec tâtonnement, ils auront en face de leurs yeux des vade mecum qui relatent tous les chemins que la gestion et la gouvernance de la RDC ont suivi au cours des années.

Car ne pas créer une bibliothèque de cette nature, c'est condamner à l'ignorance les générations dirigeantes du Congo à patauger dans l'incertitude et le flou administratif.

5. Réveil FM: A dire et écrire : la vérité, rien que la vérité, cela ne vous joue pas certains tours? Vous avez été menacé dernièrement, comment arrivez-vous à faire face aux menaces ?

Djamba YOHE: Certes, à dire la vérité, rien que la vérité cela joue des tours, c'est très dangereux et même funeste. Mais au point où j'en suis, on ne peut plus se taire, car le silence peut devenir un crime contre l'humanité :

a.L'humanité congolaise confinée dans un esclavage des voyous que la pègre paie pour asservir un grand peuple, celui que l'histoire a nommé par son nom, celui que la postérité africaine attend comme l'entremise de la libération totale de l'Afrique.

C'est le Congo qui a inventé Mandela en copiant Lumumba, c'est le Congo qui a provoqué les envies de la haute finance pour disperser les peuples du Continent, c'est le Congo qui fut le nom par lequel répondait tous les esclaves du Continent aux portes du Nouveau-Monde, à New York, en Virginie, en Alabama, en Louisianne et dans le Jazz.

Sais-tu seulement que le nom de l'instrument banjo est Congolais ? Cherchez dans les dictionnaires de musique et vous me donnerez raison. Les indépendances du Rwanda, du Burundi, de l'Ouganda, de la Zambie et de l'Angola sont originaires du Congo-Zaïre, la musique africaine moderne est d'essence congolaise comme celle de Cuba et du Brésil.

C'est le Congo qui a ouvert l'adresse du football africain subsaharien à la Coupe du monde, avec des amteurs, s'il-vous-plaît ...

b.J'ai vécu avec vous à l'extermination en direct de plus des six millions des Congolais et de plus de 14 millions de la population riveraine des Grands-Lacs, nous avons tous vu comment Paul Kagamé et Yoweri Museveni se sont pris pour des dieux et on ordonné le massacre des réfugiés à Tingi Tingi, à Mugunga, à Ciagungu, à Goma et dans tous les Kivus ;

c.Nous assistons aux orgies de fémicide, les armées du Rwanda, avec des sbires comme Azarias Ruberwa, ont ordonné d'enterrer vivante les femmes et leur ont introduit du piment dans le vagin, dans l'anus et, tout ceal aprés les avoir violé à satiété, nous voyons encore qu'il se produit par mois, d'après le rapport de l'ONU 2000 viols par mois au Nord Kivu, soit une moyenne annuelle de 24.000 femmes violées, nous assistons à la sodomisation des hommes, des enfants et à l'enfanticide sans que la Communauté internationale ne s'offusque.

Or, il suffit d'une giffle donnée par un policier chinois à la Place Tien An Men pour entendre fuser des condamnations en choeur de tout l'hemisphère occidental contre Pékin. Du Soudan, au Darfour, je n'en parle même pas.

Pourtant, le plus grand crime commis au monde après la Deuxième guerre Mondiale n'a pas été commis ailleurs au monde, sinon en RDC. Ce qui s'est passe et se passe encore dans notre pays dépasse le bilan de la guerre en Irak, en Afghanistan, en Tchétchénie, au Kosovo, en Ex-Yougoslavie, au Timor, au Koweit.

Et ce bilan est exorbitant en nombre de victimes, en conséquence pour l'environnement et en densité plurielle de vies humaines. Ça se passe devant l'ONU/MONUC, entendez-vous ?

d.J'ai été témoin à l'âge de huit ans de la mort de Patrice Lumumba et le deuil a eu lieu chez mes parents, cela sans compter la façon dont j'ai vécu cette tragédie. Toute ma jeunesse, j'ai été conditionné à agir pour témoigner de ce personage en vue de sa réhabilitation posthume contre les mensonges véhiculés au lustre de son prestige, de son courage et de son sacrifice sans comparasion possible.

Mourir pour son peuple en laissant femme et enfants sans placement à cause du Congo ! Quand vivre devient un devoir de mémoire obligatoire, on n'a pas le droit de s'échapper de cette exigence.

J'ai vu Paul Kagamé tuer mon peuple, Yoweri Museveni détruire ma nation, l'ONU esquiver son devoir de protéger les personnes et les biens, les groupes armés faire la fête sur les corps des femmes, des enfants et de la nation toute entière dépouillée de ses richesse, de son patrimoine et de ses ressources humaines.

Je ne peux pas arrêter de dire la vérité.

J'éprouve trop de mépris pour pour Paul Kagamé, cet homme corbillard a condamné à mort tout le monde, Tutsis, Hutus et Congolais à cause d'une soif démésurée du pouvoir.

Je parle pour que justice soit faite pour tous les défunts de sa guerre. C'est Paul Kagamé qui est responsable de la mort des 10 paracommandos belges, le rapport des parlementaires de la Belgique est bâclé et plein d'insuffisances volontairement consenties pour ne pas offusquer les parrains de l'entreprise de la débauche guerrière du Congo par les puissances qui ont commandité l'agression de la RDC.

Je ne crains pas la menace des lâches, j'aime ma vie. Mais, pour des millions de personnes tuées pour rien, je dois me déployer avec toutes les possibilités de mon art éditorial et oratoire pour crier mon infortune au monde.

Il est dit dans les Évangiles qu'à force de crier contre l'injustice d'un juge, celui-ci a fini par jeter l'éponge contre sa raideur pour rendre justice en vue de sa libérer du harcèlement de la femme qui voualit qu'on écoute sa plainte.

Voici l'extrait de ce récit : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et n'avait de considération pour personne. Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait le trouver, en disant : "Rends-moi justice contre mon adversaire ! " Il s'y refusa longtemps. Après quoi il se dit : "J'ai beau ne pas craindre Dieu et n'avoir de considération pour personne, Lc 18:5- néanmoins, comme cette veuve m'importune, je vais lui rendre justice, pour qu'elle ne vienne pas sans fin me rompre la tête". » Évangile Lc 18, 1-5.

Freddy Mulongo, vous et moi, nous avions assisté aux travaux de la Conférence Nationale Souveraine comme auditeur lointain du processus. Aujourd'hui, plus personne parmi ces acteurs ne parlent plus comme au temps que tous voulaient voir partir Mobutu. Qui va donc parler à la place des victimes. Ceux que je vois intervenir dans la suite de ce débat sont des jeunes auxquels aucun rôle n'aurait été confié même par testamment. C'est Mev, c'est Lilo Miango, c'est Candide Okeke, c'est Zuma Zuma, c'est Djamba Marie-Adelaïde, c'est Thenday Tshis qui interviennent dans les résidus de ce dossier pourtant inépuisé.

En voyant ce patriotisme des jeunes qui sentent la nécessité de servir leur pays avec les moyens dont ils disposent, je ne vois pas pourquoi je devais craindre les représailles quand ces derniers, comme vous Monsieur, Freddy Mulongo, ne craignent pas pour leurs vies toute donnée au service de la véritée et de la justice.

Ce qui me fait marcher, c'est le plaidoyer de justice et de réparation. Après l'extermination massive des nôtres par les armées du Rwanda et de l'Ouganda sous la conduite de Paul Kagamé et de Yoweri Museveni, la vérité demeure l'unique serrure de guérison et de libération nationale totale du joug de l'esclavage dans laquelle on nous a immergé par l'action des tueurs à gage.

À Washington, la Maison Blanche, d'où l'agression a été planifiée par l'Administration Clinton, on n'est pas pressé de voir Paul Kagamé, la calamité sous les verrous, or ce n'est pas le même état d'esprit qui prévaut pour Al Béchir du Soudan. Pourtant de ces deux personnages, c'est Kagamé le plus grand croque-mort de l'Afrique actuelle et de son histoire de tous les temps.

À mon humble perception de l'actualité sur le vif, je ne vois pas un Américain se taire et confiner la vérité quand un criminel a tué son compatriote. Les États-Unis, avec Geroge Bush; la Grande Bretagne, avec Scotland Yard; la France, avec Jean-Louis Bruguière; l'Espagne, avec Baltasar Garzon; l'Allemagne avec Angela Merkel, pour ne citer que ces pays là, ne laissent pas les bourreaux de leurs fils en liberté, leurs services de sécurité les poursuivent, les traquent jusqu'à leur capture.

C'est de l'arrestation de Kagamé et de Museveni et tous ses suppôts comme Ruberwa qui fête la mort de plus des six millions des Rdéciens que je ne me fatigue pas de crier comme Saint Jean-Baptiste au désert, j'aplanis la route des Congolais de demain.

6. Réveil FM: Les contrats chinois appelés aussi " contrats léonins" hypothèquent le sous-sol congolais. Que peut-on faire pour que l'avenir de la RDC ne soit plus hypothèqué ?

Djamba YOHE: Oui, on parle des "Contrats léonins". Aussi vrai que j'apparais très informé, je cherche à savoir qui est Léonin, car ce nom est bel et bien une dénomination de quelqu'un ou d'une société multiniationale. En somme, la vraie question sur les contrats Léonins ne se situent pas au niveau des Chinois et ce ne sont même pas les Chinois qui sont des Léonins, les Léonins sont des Occidentaux.

Autrement dit, si c'était de Pékin que ces contrats provenaient, on les nommerait Mékong, Sinkiang ou Yang Tsé. Il faut plutôt remonter jusqu'à l'Administration Clinton pour découvrir et comprendre qui sont la Corporation Léonin.

La guerre au Congo a été piloté depuis la Maison Blanche et là dessus, c'est le devoir des Congolais instruits de s'adresser au Congrès américain pour dénoncer ce que la Présidence américain a fait pour déstablliser un pays ami et sans histoire avec Washington, sinon que de bonne collaboration en tout et pout tout.

L'on ne dira jamais le contraire, Mobutu Sese Seko a donné à l'Amérique tout ce qu'elle n'aura peut être jamais d'un autre politicien de la RDC. Partant, il est faux d'inclure les Chinois dedans quoi, maintenant, ce peuple, par ses banquiers, aussi sont bénéficiaires des contrats miniers.

Les contrats Léonins, c'est l'illustration même de l'agression de la RDC telle qu'elle a été organisée par l'Administration Clinton contre le Zaïre. Durant l'avancée de l'AFDL, en clair pendant l'offensive des armées commissionnées pour cette besogne criminelle et barbare, la rwandaise et l'ougandaise, dans la profondeur de notre pays, nul n'a perdu de vue ce qui se tramaît dans la suite de Laurent Désiré Kabila.

Autour de ce dernier, on voyait des hommes d'affaires américains, européens et d'ailleurs, en Occident, faire la file pour signer des contrats miniers. Le Contrats léoniens sont un peu cela, c'est-à-dire des ententes de bradage des richesse de la RDC pendant les deux conflits, l'un de 1996-1997 et l'autre de 1998-2006.

Mais que faut-il comprendre de cette escroquerie :

a.Les Contrats Léonins, c'est la cession à perpétuité des gisements miniers aux sociétés qui ont aidé à financer la rébellion pour chasser Mobutu au pouvoir.

Là-dessus, la Constitution de 2005 donne raison à ces compagnies qui disposent du sous-sol congolais à leur guise, car les droits de l'État sur sa terre ont été éteints;

b.Les Contrats Léonins, c'est la confidentialité de facto garanti pour les bénéficiaires des du terrain conquis qui prédomine. Les Congolais, qu'ils soient commissionnés par le Parlement pour exiger l'accès à l'information, qu'ils soient employés de la Fonction publique pour procéder aux enquêtes de ce dossier et encore moins qu'ils soient de la société civile n'ont aucune prise sur ces contrats, le secret est scellé par des Accords on ne peut point indivulgable ;

c.Les Contrats Léonins, ce sont toutes ces maffias qui ont oeuvré en sous-main pour provoquer la guerre au Rwanda avec l'objectif de déstabiliser le Zaïre. En fait, des responsables en partie des genocides dans la région des Grands-Lacs, etc.

En un mot, c'est le pillage systématique scientifiquement organisé pour ruiner la RDC et son peuple. C'est pourquoi, les bénéficiaires de ces contrats, malgré les accointances de Kinshasa qui a signé des Accords miniers avec la Chine, ne sont pas prêts à défenestrer Joseph Kabila qui les a trahi.

Les gains qu'ils grugent, ces faux coopérants, sur le Congo est tellement épais que ce serait suicidaire de punir le Président congolais. Pourtant, la fermeture des Consulats de Goma et de Lubumbashi est bel et une bien une insulte que les Occidentaux, comme les Belges, n'auraient jamais pardonné à Patrice Lumumba, à Mobutu Sese Seko ou à Laurent Désiré Kabila, leur propre sbire qui a servi de caution pour hypothéquer la RDC via Nelson Mandela, un autre traître de l'Afrique noire.

Pour être certain de ce que j'allègue, je mets en scène Colette Braeckman, cette femme qui dit une chose et son contraire, dévoile dans ce qui suit comment le monde financier de son pays a organisé le finance des transactions d'accèes aux richesses congolaises par le Rwanda dans ce qu'elle nomme le "Revolving Funds". Ces écrits sont tirés de mon livre inédit intitulé "Pourquoi voter non Non au Référendum" :

Au-delà de ces reconnaissances individuelles du pillage de la République Démocratique du Congo, la journaliste belge ne tarit pas en révélation, elle accable la Belgique des affaires et ses banques d'activités maffieuses au Congo cachées sous le manteau de la témérité du Rwanda.

Ainsi soupire Colette Braeckman du "Revolving Funds" :

"Nous avons appris que cet autofinancement résulte en fait d'une opération financière soigneusement montée. Voici quelques mois, la Banque Bruxelles Lambert a été sollicitée par sa partenaire de Kigali, la Banque Commerciale du Rwanda, pour un apport de fonds de l'ordre de dix millions de dollars. La BCR, qui a pignon sur rue à Kigali, connaît en effet, une croissance spectaculaire et elle a besoin d'être récapitalisée.

À Bruxelles, la BBL assure qu'une décision n'a encore été prise et que, de toute manière, la société ne détient que 42 % des capitaux de la BCR ainsi que 25 % du capital d'une société suisse, la SFOM, société financière d'outre-mer, autre partenaire de la banque rwandaise.

Il semble cependant qu'à Kigali, via la BCR ou autrement, on soit allé de l'avant : un « revolving fund» a été ouvert à l'intention de la rébellion pour un montant de dix millions de dollars.

Le « revolving fund» est une opération couramment pratiquée dans les milieux miniers : elle permet d'avancer de l'argent nécessaire à l'extraction de matières premières et les montants dégagés par celles-ci, une fois exportées, permettent la libération de nouvelles tranches de capitaux.

Cette opération explique pourquoi la rébellion s'est empressée de mettre la main sur les richesses minières des régions conquises : le coltan extrait dans la région de Butembo est désormais traité à Kigali dans les anciennes installations de la Smirwa, la cassitérite et l'or en provenance de la Sominki, à Kamitunga, sont exploités par des bandes armées dirigées par un certain commandant Lwecha, tandis que le diamant de la région de Kisangani prend la direction de l'Ouganda.

Le Rwanda, qui n'est pas producteur de l'or, en a exporté l'an dernier deux tonnes et demie vers la Belgique."*****

Par ailleurs, les rapports des Nations-Unies relate ce qui suit :

Le rapport des Nations-Unies sur le pillage des richesses du Congo est clair. Il met sans complaisance l'implication de la Belgique dans la Maffia et la spoliation de la RDC. L'extrait ci-après montre comment l'ancienne puissance coloniale pour garder sa carte de visite au Congo s'est offerte en courtier de l'ombre pour engranger des bénéfices au noir :

"La Belgique est impliquée dans le pillage des ressources de la RDC, à travers notamment la compagnie aérienne Sabena et le port d'Anvers, ils sont accusés respectivement d'acheminer les produits du pillage vers l'extérieur et de servir de lieu de leur écoulement.

Mieux, le blanchiment du diamant du sang, a des bonnes raisons de bloquer la machine onusienne mise en branle... C'est dire que la Belgique dans cette logique a intérêt à obtenir la révision de ce rapport pour échapper au spectre de la sanction qui planerait sur elle.

Et sa position de membre influent de l'Union Européenne lui donne quelques atouts pour bouleverser les tendances. La Belgique, autant que d'autres pays européens, qui se plaisent à acheter les produits du pillage de la RDC, tels que le Coltan, doivent certainement appuyer la décision de l'ONU qui tend à couvrir leurs égarements."******

Pour que que l'État congolais ne soit plus hypothéqué, la réponse ne peut pas venir d'une personne, ce sont tous les Corps constitués de la République qui doivent se lever comme un seul homme pour défendre le patrimoine congolais bradé.

Dans l'ordre d'intervention, je fixe ces représentations :

a.La CENCO : La Conférence des Évêques de la RDC parce que c'est Monsiegneur Monsengwo qui est encore le Président du Haut-Conseil de la République, il a été choisi par ses pairs, il doit parler et répondre des responsabilités dont il a été revetues. Aussi, l'Église catholique de la RDC est très puissante, il va falloir que ses Pasteurs très instruits se mobilisent pour défendre la richesse de leurs ouailles données aux pourceaux. Enfin, c'est un Abbé catholique, Apollinaire Malu Malu qui a confectionné, à travers la CEI, la défaite politique de l'opposition par une collaboration étroite avec les prédateurs de la RDC ;

b.Les Parlementaires Ma'Hele doivent s'expliquer sur les difficultés qu'il rencontrent lorsqu'ils n'arrivent pas à faire ouvrir les clauses cachées des Contrats Léonins en vue d'en fournir le libellé à la Nation, au Peuple et à la République ;

c.La Soiciété civile est en lice, elle doit faire son plaidoyer là-dessus. Personne n'a oublié comment elle a fait tellement des bruits dans la décadence de l'ancien régime, mais s'est depuis lors tue avec l'arrivée de Laurent et Joseph Kabila. Que se passe-t-il dans les coulisses du pouvoir congolais devrait être la question que la population devait lui poser ;

d.Les Citoyens doivent revendiquer la réappropriation de la RDC en rappellant au pouvoir public et l'autorité qui la représente que le Congo est une République Démocratique, partant, c'est de leur droit d'interpeller ceux qui dirigent le pays et ceux-ci ne doivent pas se dérober par la représsion. Etc.

En définitive, c'est sont tous les Congolais qui doivent hausser le ton contre tout ce qui nous avilit. Voilà bientôt cinquante ans que nous n'arrivaons pas à démarrer. On nous enlève les territoires au Nord, par les Mbororo; au Sud, par Dos Santos d'Angola, à l'Est, par le Rwanda qui s'est même approprié le lac Kivu dont il exploite seul les gisements de gaz sans l'aval de la RDC et l'Ouganda qui procède à l'extraction du pétrole du Lac Idi Amin Dada en ignorant Kinshasa comme un mirage à ses yeux.

Sur ce point, je vous demande, cher Freddy Mulongo, quelle Président de la République avons-nous ?

Au moment où je vous écris ces réflexions, depuis le 9 novembre 2007, après la Conférence de Kampala, rencontre à laquelle Joseph Kabila était absent, la MONUC, en accord avec Kigali, s'emploie à modifier les frontières de la RDC pour les donner à Paul Kagamé les arpents parcellaire de notre pays.

Le Président rwandais dont la voix est écouté sans interférence obtient tout et fait punir ceux qu'il massacre aisément devant les lunettes de Luis-Moreno Ocampo. Ce maffieux des Milles Collines a réussi là gruger des bénéfices où il a échoué à la bataille et ses suppôts de Kinshasa, les Ruberwa, Nyamuisi, Kin Kiey et consort, lui donnent sans peine l'entremise.

Joseph Kabila est le plus grand liquidateur de notre richesse nationale que je sache. J'ai honte, dans cette impuissance de nos élites de première ligne, de voir presque tous les ténors de la Conférence Nationale, dite Souveraine, se recycler au silence et devenant ainsi les adeptes de la peur et certains d'entre-eux se laissent corrompre par les assassins qui ont vidé leur maison nationale de son sang d'innocentes victimes.

Le rapport d'enquête sur les contrats signés pendant la guerre avait été rendu public, ils avait pour nom "la «bombe Lutundula» du nom de celui qui a mêné cette enquête, mais cette bombe en explosant a vu son souffle bloquer.

Voilà juste quelques commentaires là-dessus :

"Les parlementaires se sont réparti le travail de manière à ne pas enquêter dans des régions qui furent administrées par leur parti durant la guerre. Durant leurs investigations, ils se sont heurtés à des menaces et à des refus de répondre -malgré l'appui apporté à leurs activités par la Banque mondiale- notamment de la part du Sénat de Belgique et de l'Onu, qui ont avancé des raisons de confidentialité pour agir ainsi. Ils ont aussi dû faire face à la lenteur de l'Etat congolais et de la Banque mondiale pour leur donner accès aux fonds leur permettant de travailler.

Le fait qu'ils n'ont pu enquêter hors du Congo ne leur a pas donné accès à des informations précieuses; le rapport cite à sujet un compte de la Comiex -qui appartenait à Laurent Kabila- au Rwanda.

Le rapport stigmatise en particulier le refus du camp Kabila, du MLC (Jean-Pierre Bemba) et du RCD-N (Roger Lumbala) de collaborer avec les enquêteurs.

Les conclusions de la commission d'enquête sont néanmoins explosives. Le rapport recommande, en effet, l'abrogation pure et simple ou la renégociation de 16 contrats, grâce auxquels l'Etat congolais a été dépouillé «par le fait du Prince» ; une enquête pour violation du droit congolais à l'encontre de 28 sociétés, congolaises ou étrangères; des poursuites en justice contre 17 personnes pour divers délits, dont le blanchiment d'argent.

D'autres contrats sont notés comme n'apportant rien aux Congolais, ce qui ne veut pas dire qu'ils n'ont pas permis à certaines personnalités de s'enrichir.

La commission d'enquête parlementaire recommande, en outre, la prolongation de son mandat afin de pouvoir étudier également les contrats signés durant la transition (30 juin 2003- 30 juin 2006) parce qu'elle craint que rien ne se soit amélioré depuis lors."

Ce rapport a été refusé, le gouvernement de 1 + 4 était hostile à la divulgation de ce qui avait été signé dans ce qu'il convient de nommer "Rapport Léonins". Joseph Kabila, Jean-Pierre Bemba et les autres ont tous conjugué leurs voix à l'unisson pour s'opposer à ce que tous enjeux des Accords soient connu du peuple.

Joseph Kabila a tout liquidé, Jean-Pierre Bemba a passé des ententes secrètes avec l'Ouganda. En fait, les Accords Léonins ne sont pas chinois, mais bel et bien occidental. Si je me trompe là-dessus aides-moi à me resaisir dans votre prochain courrier, car je ne sais pas tout.

7. Réveil FM: On nous fait croire que les 550 députés gagnent 6000$ et 8000$ chacun par mois pour mieux contrôler le gouvernement. Pourquoi les mêmes députés et Sénateurs ne défendent-ils pas les salaires des fonctionnaires ?

Djamba YOHE: Ce n'est pas impossible et cela ne m'étonne pas, mais il y a au Parlement des salaires pour les collaborateurs et des salaires pour l'opposition, mais dans ces deux catégories, il y a une constante qui prévaut pour les deux camps.

Pro-régimes comme anti-régimes sont bien payés pour les décourager de démolir les coussins sur lesquels ils posent leurs têtes Ceux qui ont imaginé d'agresser la RDC en ont décidé ainsi. Quel est ce Député ou ce Sénateur quand il quitte inopinément le Parlement va facilement trouver un travail qui paie bien comme c'est le cas dans l'Institution législative.

Ces salaires faramineux donne la peur aux opposants, ils boudent avec une mesure modulée de braillage, car le contraire serait fatal aux plus grands mécontents du groupe.

Voici ces salaires tels que dénoncé par la LICOCO par rapport à la rémunération des Membres de Bureau de l'Assemblée Nationale 2008, en d'autres mots, leur indemnité de fonction évaluée en avantage de transport et de logement : Frais de représentation TOTAL

a.President du Parlement reôit : 11 000 $ US, celui-ci n'est autre que Kamerhe le voleur des épouses de ses subalternes ;

b.1er vice president: 8 000 $ US ;

c.Rapporteur: 7 500 $US ;

d.Questeur: 7 500 $US ;

e.Rapporteur adjoint: 7 000 $ US ;

f.Questeur adjoint: 7 000 $ US

Au-delà de ces mises à nue des émoluments, Palcide Nzeza, celui qui a eu l'amabilité de rendre publique cette fraude sur la bonne foi du peuple est parti plus loin dans la communications sur ces magouilles des Députés et Sénateurs de l'Assemblée nationale de la RDC.

Voici la suite :

Intitulé Spécification Montant Total en dollar

a.Prime, Gratification, indemnité non permanente Prime de motivation : 1 066 564 800 FC soit 1 904 580 US $ ;

b.Alimentation Crédit pour couvrir les frais de rafraîchissement de 820 agents et membres du cabinet : 90 000 000 FC = 160 714 US $ ;

c.Vaisselle et Ustensile Achat des tasses, assiettes et autres outils de cuisine : 20 000 US$.

Titre de Voyage à l'intérieur

a.. Vacance parlementaire : 860$ par membre du bureau par 2 vacances parlementaires annuelles : 1 720 US $ ;

b.Mission à l'intérieur : Président : 860$ x 1 x 2missions = 1 720 US $ ;

c.V/Président : 860$ x 2pers x 2missions = 3 440 US $ ;

d.Rapporteur et Questeur : 860$ x 2pers x 2 missions = 3 440 US $ ;

e.Rapporteur et Questeur adjoint : 860$ x 2 pers x 2 missions = 3 440 US $

Titre de Voyage à l'extérieur

1.Cabinet +Administration ;

2.20 cas + 20 accompagnateurs ;

3.3 000$ x 40 = 120 000 US $, etc.

Voilà une illustration des dépenses inutiles, de l'argent donné à la plupart des gens qui vont se prostituer avec comme Vital Kamerhe chez les femmes des autres, telsque ce fut le cas avec la conjointe de JB Mpiana et aujourd'hui à celui de "Marc MVWAMA ANEDU", Député national.

Les deniers publics sont offerts aux désaxés sexuels de l'Assemblée Nationale, c'est ecoeurant et insensé.

La suite est dans le rapport de la LICOCO, mon but aura été de dire que la malhonnêteté va continuer à faire son bonhomme de chemin, car le Parlement est une coupole de résolutions pour les partis alimentaires et les politiciens économiques qui cherchent à se placer dans une sécurité domestique acquise sur les contributions des citoyens. La politique au Congo est un jeu pour ceux qui tentent de se refaire une seconde vie après l'échec d'une intégration dans le circuit de la production et de l'emploi.

Ce sont les loups qui se frayent souvent le chemin sur la piste de la Législature et les bons citoyens se voient violentés par le rouleau compresseur des initiés à la brutalité de la déraison.

Après tout, nul n'est censé, au Parlement Ma Hele, ignorer la misère sociale qui sévit à Selembao, à Ngaba, à Bandalungwa, (Kin); à Kilobelobe, à Katuba, à Kamalondo (L'shi); à Nvunzi, à Kitomesa, à Nzanza (Matadi); à Ndesha, à Katoka, à Mikalay (Kananga); à Makiso, à la rive droite, à Kabondo (Kisangani); à Ekanga (Mbandaka); à Lunia (Tshofa) à Kadutu (Bukavu) à Kamukungu, à Bunduki (Kabinda); à Dilala, Manika (Kolwezi) et j'en passe.

Tous les Sénateurs et les Députés actuels savent qu'il faille mettre la pédale douce contre au régime de Joseph Kabila, car ce dernier a plus des pouvoir que Mobutu et le MPR et celui-ci ne lésinne pas pour tuer quiconque fulmine contre son autorité, son style et sa façon de gouverner la RDC.

Joseph Kabila a triché sur tous les plans, il est à ce poste comme un Archevêque qui dirige l'Église sans notion de théologie, de droit canon et de communication sociale et sans onction de l'ordination.

Le chef de l'État à la tête du Congo est dépourvu de docimologie, cette aptitude mesure dans les caractéristiques de compétence.

Par ailleurs, Joseph Kabila sait que bientôt, il devra rendre des comptes sur les zones sombres de son identité, sur celles de son retournement d'alliance contre ceux qui l'ont placés au pouvoir et enfin, ce Président redoute le plus, c'est la Cour Pénale Internationale et la colère du peuple pour tous le patrimoine qu'il a balancé aux mains des prédateurs de la RDC.

Le Président est un homme traqué, cette peur, il la rabat sur son Parlement et ses Parlementaires protègent leurs arrières.

C'est l'une des raisons pour lesquelles les Sénateurs et les Députés ne défendent pas la population. Il est étonnant de constater que :

1.Kabila a fait figure basse dans l'affaire de Kahemba, les Parlementaires ne l'ont pas incité à protéger le territoire confisqué et ils ne le secouent pas non plus maintenant ;

2.Kabila déplace le Général Félix Budja Mabe, l'homme qui gagne et qui retourne les territoires congolais à ses propriétaires, les Parlementaires ne fulminent pas alors qu'au Pakistan, les Députés et Sénateurs ont réussi à chasser Pervez Musharaf du pouvoir ;

3.Kabila regarde sans réaction musclé ni propos d'indignation à l'expulsion des Congolais en Angola, les Parlementaires n'en sont pas interpellé, or il fut un temps où quqnd les Zaïrois étaient en déça des desideratum du MPR, Léon Kengo Wa Dondo fulminait et mettait les citoyens en prison.

On se souviendra là-dessus de l'arrestation de Franco et des intimés du délit des initiés. Pourtant le même personnage est aujourd'hui Sénateur et second dans l'ordre de préséance en RDC, il est devenu muet et coi ;

4.Kabila laisse tout le Nord-Kivu au rebelle rwandais Laurent Nkundabatuare et aux assassins connus de Paul Kagamé sans exiger de la MONUC la reprise de la souveraineté sur les territoires conquis à travers les stratagèmes d'un chef d'État voisin.

Les Parlementaires sont là, ils parlent du développement des autres régions de la RDC, mais n'exigent pas que le Nord-Kivu retourne dans le giron des provinces contrôlés par Kinshasa ;

5.Kabila donne les sites miniers aux Chinois, le Parlement et ses Ma'Hele en majorité ne résussissent pas à provoquer un débat politico-économique au sein de l'Assemblée nationale, tout se passe comme si l'État c'était Joseph Kabila qui était le propriétaire de ce pays la RDC ;

6.Kabila donne la SNEL à la privatisation, l'ONATRA aux groupes d'étrangers, BATA aux Libanais dont on ne connaît même pas les casiers judiciaires dans leur pays.

Somme toute, c'est un bradage généralisé, la cession du patrimoine national. Les Parlementaires, sont là et ont des rapports de tout, mais ils se complaisent à protéger leurs faramineux salaires, ne demandent des comptes sur les questions brûlantes et ne savent même pas quand la MONUC sera prête à quitter la RDC. Etc.

Des remarques de cet ordre sont pléthores, mais je ne peux pas m'attrder sur ces détails, car la vérité dépasse la fiction et les critiques publiques. Toujours est-il que, dans la logique des Parlementaires, un seul réflexe prédomine. ne pas oser irriter le chef de l'État et sa République, sinon on s'expose à tout perdre.

Les moyens pour arriver à cela sont immense. Il suffit de piéger un politicien avec une femme, un peu d'argent ou lui construire une maison pour que son acharnement pour la vérité s'éteigne. En effet, un bénéficiaire des largesses de l'État peut être dénoncé pour les biens et les avantages extra-parlementaires qu'il reçu.

C'est cela qui est arrivé à la fin des élections Légisaltives dans les provinces, plusieurs Députés se sont vus désignés de l'index quand leurs parrains n'ont pas eu des résultats qu'ils voulaient à l'issue des dépouillements des suffrages dans les territoires et districts de la RDC.

Les Prédateurs du Congo tiennent le gros morceau du bâton contre les élus qui sont pour la plupart des politiciens approximatifs et douteux. le seul employeur qui rétribue mieux sin Personnel, c'est l'État congolais contrôlé par Paul Kagamé et ses commanditaires.

Le chef de l'État congolais touche