Lopango Ya Banka est dans les bacs depuis le 6 octobre 2008. Lopango Ya Banka, c’est du rap engagé. Kongo Bololo, le premier opus du groupe, est une expérience politique et musicale inédite dans les langues de la République Démocratique du Congo.

Le titre de l’album, « Kongo Bololo », peut vraiment être compris comme tel : le Congo est amer ! En s’inspirant du « Bololo », un médicament naturel au goût amer contre le mal de ventre, Lopango Ya Banka (terre des ancêtres) veut constituer une métaphore africaine : « Nos textes sont certes amers, mais ils sont aussi très bénéfiques. Leur vérité purifie de l’intérieur. »

Les sujets de Lopango Ya Banka sont soigneusement sélectionnés et ils témoignent de tous les aspects de la situation actuelle de ce pays.

La chanson « Mpo na Kongo » (en français : « Levons-nous pour le Congo ») encourage la jeune génération à contribuer activement au développement du Congo.

Le titre « Bifuku Mitano » est un hommage aux 5 millions de personnes mortes pendant la guerre civile et les conflits mis en scène au Congo depuis 1997.

Lopango Ya Banka évoque également les fausses religions, les enfants de la rue, l’assimilation, et veut amener ces problèmes sur le devant de la scène afin qu’ils soient soumis au crible d’une raison qui parle.

Cet opus est un tableau sans complaisance des affres de la guerre, du néo-colonialisme, de la corruption et de tous les maux qui rongent la société congolaise.

Lopango ya Banka, le sulfureux Groupe de Jeunes congolais de la diaspora a plein des idées.

Pas moins de dix-huit (18) titres composent cet album, conclu par le bonus Mpo na Kongo. Comme dix-huit sentences d’un manifeste pour la vie, la liberté et l’égalité, qui à la lumière de l’actualité congolaise semblent bien lointaines… Mais ce n’est certainement pas un aveu d’impuissance, loin s'en faut, une complainte pour nos martyrs mais surtout un appel au sursaut patriotique pour les survivants, ou devons nous dire les super-vivants !

Face à une guerre programmée et provoquée qui décime de millions des Congolais dont nombreux sont devenus des sans-abris et réfugiés dans leur propre pays;

face à une présidence de la République, aphone et invisible..;

face à un gouvernement de copains-coquins du panier de crabes du politicards, héritier de l'immobilisme gizengiste, qui ne trouve aucune solution aux problèmes des congolais;

face aux Sénateurs et députés qui s'abreuvent aux mamelles de la concussion et de la corruption. Les millionnaires du dimanche ne bronchent même pas alors que la partie orientale du pays brûle;

face à une Fardc, une armée que l'on envoie au front sans ration, sans motivations qui doit exercer l'endurance ventrale et vivre de la rappine en pillant les paisibles citoyens...

Les jeunes congolais de la diaspora-Nkosi (né à Chicago, qui rape en lingala et en allemand), Mudjaka, Kaba et Nkoy (nés à Kinshasa et vivant en Allemagne), Mantima (né à Kin et habitant en France) et Issongo (né et vivant en France) dans Lopango Ya Banka-Terre des Ancêtres- nous renvoie au rétroviseur de l’histoire de la République Démocratique du Congo, nous rappelant qu'il y a eu Simon Kimbangu, précurseur de l'indépendance, Patrice Emery Lumumba, héros national, Mzée Laurent Désiré Kabila, un patriote et tant d'autres. Nous devons plus aimer notre pays que de le trahir comme c’est le cas dans la partie Orientale.