Gabriel Mokia, l'une des victime de la régence kabiliste
Par Pathy Kobanghe, mercredi 17 décembre 2008 à 12:55 :: liens :: #240 :: rss
La question de la démocratie reste encore très ambiguë, voire pathétique pour la majorité des Congolais vivant en RDC et ceux de la diaspora. La réponse est très partagée. Si une minorité croit à la démocratie puisqu'il y a eu une mascarade d'élections en 2006, la majorité qui se sent rouler dans la farine dit niet. Alors qui dit mieux ?
D’après Planton l’idée d’avancer, de parler, de conjuguer tous ensemble vers un objectif est synonyme de victoire et d’éclaircissement des pensées. Le philosophe Platon disait:" il nous faut tous avancer vers la Lumière, sortir de la caverne".
Après plusieurs jours de réflexion, j’arrive à conclure que mon ami Christian Badibangi a raison de dire que les Congolais sont dans un état d'hibernation, de léthargie, de dormeur de type mouche-tsétsétisé ou carrément victime d'un envoutement collectif.
Pourquoi Christian Badibangi arrive-t-il à cette conclusion ?
Il nous faut commencer par analyser l’attitude du peuple Congolais qui a démissionné de ses obligations et de ses propres droits, de sa souveraineté. Les droits des congolais sont bafoués par une oligarchie d'individus sans état d’âmes, sans vergogne, sans moralité, qui règnent sur eux en maître de champs en plein 21ème siècle.
Ce peuple pacifique qui ne manifeste pas ses mécontentements face à la recrudescence d’une misère la plus aigüe au monde, disproportionnée avec la réalité des ressources du Pays, n'est pas amorphe.Les belges en savent quelque chose lors de l'indépendance
les articles 150,151 et 152 de la constitution de Liège pour la 3ème République garantissent les droits à la manifestation, à la liberté d'expression, aux revendications...ne sont plus que des lettres mortes et sans effets. Petit à petit l'instauration une néo-dictature est en marche au Congo-Kinshasa. Les citoyens sont systématiquement enfermés et privés sans ambages de leur droit légitime de citoyen d’un Etat, s’il y avait un.
Le Congo, cette espace de terre prisée et jalousée par le monde entier aujourd’hui, n’est plus qu' une jungle sauvage où la loi du plus fort est devenue la meilleure.
Mais qui est le plus fort au Congo ? Le régime Kabiliste est une véritable machine de destruction massive, une régence croque-mort en puissance qui tue, assassine, viole, emprisonne les paisibles citoyens, on se croirait vraiment au temps de la gestapo hitlérienne.
Actuellement au Congo, les sbires de ce régime en perte de vitesse, lent, mou, dormeur mouche-tsétsétisé tire sur tout ce qui bouge, emprisonne à tour de bras.
Il organise une razzia par des arrestations arbitraires, des enlèvements diurnes et nocturnes, des emprisonnements en cascade... Partout il y a désolation sur désolation, malheur sur malheur, les congolais ne s'expriment plus librement au risque de se voir aussitôt visité et interpellé par les éléments de la police politique kabiliste. La terreur règne au Congo sous les ténèbres absolues.
Le gouvernement AMP-PALU-UDEMO n’aménage rien en perspective pour l’amélioration du quotidien de sa population gangrené par le manque d’eau potable, d’électricité, de salaire, de travail, tout est parallèle, rien de formel.
Une opposition institutionnelle achetée, ballottée, marchant à coup des billets de banque du contribuable Congolais meurtri dans sa chair et humilié par la paupérisation de son être.
Les chers dé-putes honorables ne se voient pas concernés par l’effet d’accompagner le bourreau du peuple jusqu’aux prochaines élections en 2011, si elles ont lieu. Nous savons que rien ne se cache sous le soleil, un jour ils rendront les comptes au peuple pour leur complicité passive.
Le peuple Congolais était habitué à s’informer par la voie de l’opposition extra-parlementaire conduite par les meneurs d’opinions Christian Badibangi, Gabriel Mokia, Pathy Kobanghé qui ont la vérité au peuple comme leitmotiv. Cette opposition-extraparlementaire est laminée: Christian Badibangi a connu une tentative d'attentat, il est en France pour soins médicaux; Gabriel Mokia est emprisonné au Cprk...Franck Diongo, Mpaka Disele, Ezuluwa Mozemba, Kabengele Bamwamba, Joseph Mabanga tiennent encore mais pour combien de temps ?
Comment pouvez vous imaginer qu’au Congo qu’il n’y est plus d’opposants en liberté de la trempe de Christian Badibangi qui a échappé à la mort certaine, laissé pour mort gisant dans son sang au fond d’une fosse avec plusieurs balles dans le corps et plusieurs fractures causés. Privé de son peuple, il est contraint de suivre un traitement de longue durée en Europe.
Gabriel Mokia, président du Mouvement des Démocrates Congolais s’est vu kidnappé manu militari à son domicile sans ménagement quelconque avec le canot d’un fusil à la tempe par une pléiade des services attachés directement à la présidence, régentés par le bureau d’exécution de Kin-Mazière pour perpétrer les sales boulots du régime tortionnaire de Kinshasa. Et sans aucune procédure Judiciaire, il est vite acheminé à la prison de Makala comme un vulgaire personnage.
Lors d’une interview accordée au journal le Révélateur du Vendredi 1 Août 2008, Roger Imponga, avocat de l'acteur politique congolais Gabriel Mokia a déclaré: ‘‘Nous savons que l’arrestation de Mokia est commanditée par le pouvoir en place’’.
C’est un moment très critique pour les opposants en République Démocratique du Congo. Après le meurtre du député provincial MLC Daniel Botethi le 6 juillet 2008 et celui de l'artiste-comédien Jacques Mbonge, l’émotion était vive le mardi 29 juillet dernier dans la capitale congolaise à l’annonce de l’arrestation du leader du Mouvement des Démocrates Congolais (MDCO), Gabriel Mokia Mandembo.
L’arrestation de l’opposant a eu lieu à son domicile, avenue des travailleurs N° 18 dans la commune de Gombe.
Environ une vingtaine de policiers armés, dont certains en tenue et d’autres en civil, ont surgi dans la parcelle autour de 10 heures du matin après avoir escaladé les murs de la concession. Ils ont menacé visiteurs et membres de famille avant de porter la main sur Gabriel Mokia encore dans sa chambre, ont rapporté des témoins, qu’ils ont ensuite conduit manu militari à la Direction des Renseignements Généraux et Services Spéciaux de la police, située à l’immeuble Kin Mazière. Abordé à ce sujet, son avocat, Me Roger Imponga revient sur les circonstances de l’arrestation de son client. Révélateur : Quelles sont les circonstances de l’arrestation de Gabriel Mokia ?
Roger IMPONGA : Gabriel MOKIA a été arrêté le 29 juillet à 10h30 à son domicile par les éléments des services spéciaux de Kin-Mazière. Nous avons été informés depuis le lundi 28 juillet qu’il était filé par un groupe de gens en tenue civile, qui se renseignaient auprès des petits vendeurs du quartier sur tous les mouvements de MOKIA : ses heures de sortie et de retour à la maison. C’est une arrestation macabre dans la mesure où les agents qui sont allés chez-lui à la maison ont escaladé le mur et l’ont poursuivi jusque dans sa chambre à coucher. On se demande s’ils étaient munis d’un mandat de perquisition du parquet ou d’un mandat d’amener, puisqu’ils ne peuvent pas se permettre d’aller jusque dans sa chambre à coucher pour le déloger, pratiquement comme un brigand et l’emmener jusque dans leur cachot de Kin-Mazière. L’avez-vous rencontré depuis son arrestation ? J’ignore à ce jour les raisons de son arrestation et je ne l’ai pas rencontré depuis. Le jour même de son arrestation, j’avais tout fait pour le voir, malheureusement on ne me l’avait pas permis. Jusqu’au moment où je vous parle, je ne sais pas dans quel état il se trouve. J’apprends qu’il a été entendu, je me suis demandé comment on peut l’entendre sans la présence de son avocat ? Ce qui est regrettable est que les principes de Droit ne sont pas respectés notamment l’instruction qui est secrète. Lorsqu’on arrête quelqu’un, on ne peut pas se mettre à divulguer le motif de son arrestation. Mais j’ai appris malheureusement à travers les journaux télévisés de Digital Congo que mon client a été arrêté à la suite d’une incitation à la haine tribale et imputation dommageable. Je me demande si, déjà à ce niveau là, on peut réserver la primeur au journaliste alors qu’on ne veut pas que moi son avocat je sois là. Je me demande comment on va évoluer dans la procédure ? Que comptez-vous faire pour décanter la situation ? J’ai appris par un major des services spéciaux que mon client aurait été entendu par une commission. J’ai demandé à assister à ces travaux mais la réponse qui m’a été réservée par le major était très décevante : ‘‘vous vous comportez comme si on n’était pas au Congo. Vous ne savez pas qu’on est au Congo ? Vous pouvez aller saisir votre barreau ou votre avocat général si vous voulez’’. J’ai alors compris qu’avec un tel monsieur on ne peut pas continuer le débat, et je me suis retiré. J’attends la suite. Comme j’ai appris à travers quelques organes de presse qu’on va le transférer au Parquet, j’attends ce moment pour tenter à nouveau d’intervenir, puisque la police n’a pas le droit de le détenir plus de 48 heures.
Craignez-vous pour la vie de monsieur Mokia ?
On ne peut que craindre, puisque vous savez que MOKIA n’est pas n’importe quel opposant.
MOKIA fait peur certainement. Nous savons que cette arrestation a été commanditée par les politiciens, par le pouvoir, nous le savons.
Nous savons que certains ne sont pas contents de la personne de Mokia, même s’il a commis une infraction ou un meurtre, il y a une procédure pour l’interpeller.
La manière par laquelle il a été arrêté est non conforme aux lois. Nous craignons pour sa vie, puisque là où il est, il fait noir. Lorsqu’on le laisse dans l’obscurité, on ne sait pas ce qui peut lui arriver. A l’écriture de ces lignes l’opposant Gabriel Mokia demeure encore en prison et son sort dépend toujours de l’humeur du chef de l’exécutif Congolais.
Malgré les moyens déployés par son Avocat pour l’innocenter et le sortir de gueule de crocodile qui la tient sans fondement.
Pour nous permettre encore de comprendre le gravissime état ahurissant de ce régime qui dirige les affaires de l’Etat, nous nous sommes penchés de nombreux cas préoccupants qui touchent les cadres de l’opposition et les originaires des régions de l’Equateur et des Kasaï. En s’en prenant aux pauvres citoyens qui ont espérés retrouver la liberté, relever le front et redresser l’échine courbé après des parodies d’élections. Nous joignons les quelques pièces de sa défense.
L’article 150 alinéas 2 de la constitution de la RDC stipule : les juges ne sont soumis dans l’exercice de leur fonction qu’à l’autorité de la loi. Comme ce régime est partout dans les systèmes Institutionnels, les juges qui devaient avoir la liberté d’exercer en toute indépendance sont dépourvus de tout pouvoir. Pour preuve l’article 151 qui donne ce pouvoir aux juges se voit appliqué par les services rattachés à la présidence.
Le cas de Mokia démontre le malaise qui est au sein de l’appareil Judiciaire de la RDC.
Il a été entendu sous RMP. 56-696/021/KAN du 2/08/2008 qui l’a placé au Centre Pénitencier et de rééducation de Makala, le Dimanche 3/08/2008 à 5 Heures du matin.
Le régime Kabiliste ne connaît pas la procédure judiciaire, sans être présenté à un Juge de Ngaliema pour régulariser sa détention sous le RMP qui lui ayant été signifié la première fois, mais c’est sous un autre RMP n° 56.636/Pro 021/KAN que Monsieur s’est vu embrigadé à la prison de Makala.
Vraiment une histoire des fous, le Juge de Ngaliema qui avait son ordonnance en poche n’attendait qu’un simulacre de procès soit prononcé pour lui signifier son arrêt immédiat.
La Juge avouera en public qu’elle avait reçue des injonctions venues d’en haut pour clouer Monsieur Mokia en prison, donc du régent principal de la RDC. Ceci nous pousse à lever nos voix en disant et soutenant haut et fort que l’arrestation du Président du MDCO est illégale et non fondée.
Ces arrestations arbitraires ne sont qu’un système traumatique dans le but de semer la peur et la crainte auprès de la population.
Par ce fait non soutenu par aucun texte de loi ou de la constitution, nous exigeons la libération inconditionnelle de Monsieur Gabriel Mokia, ainsi que d’autres qui croupissent en prison par la malice de ce régime qui navigue à vue comme un bateau soul sans gouvernail. Leur pratique de bas étage est connue de tous, ils n’hésitent pas à créer des mobiles et pièges pour plonger sur leur proie en véritable prédateur comme furent les cas de l'Archibishop KUTINO Fernando, de Maître Marie-Thérèse N'Landu.
Dans cette sphère du roi de la Jungle, les Journalistes payent une lourde facture, ils sont farouchement fauchés en plein jour par les sbires du régime moribond. La liste s‘allonge et les arrestations sont monnaies courantes. Des exactions innombrables font dégâts, endeuillent des familles.
Ne cherchons pas celui qui est derrière tout ceci, car la matière d'exaction est domaine réservé à la présidence et à l’AMP (Alliance de la Majorité Présidentielle).
La soldatesque dressée pour l’accomplissement des sales besognes auprès de la population Congolaise sans défense est appelée GSSP qui appartient à la fameuse présidence.
Pas plus tard que ce 6 Décembre 2008, des Journalistes ont été condamnés à des lourdes peines de Neuf à Dix mois de prison ferme pour offense à sa Majesté, le Président de la RDC. Le Directeur du bihebdomadaire L’Interprète, Nsimba Embete Ponte et Monsieur Davin Tondo Nzovuanga sont en détention depuis le mois de Mars 2008, condamnés 9 mois plutard.
Il leur était reproché une série d'articles sur l'état de santé du président Joseph Kabila, dont les nombreuses apparitions publiques ont depuis fait taire les rumeurs relayées par certains organes de presse.
Les deux hommes avaient initialement été maintenus au secret pendant trois mois dans un cachot des services de renseignements. Ils ont finalement été condamnés le 28 novembre à dix et neuf mois de détention respectivement, et devraient sortir prochainement de prison, "Cette condamnation tardive n'est qu'une manière, pour la justice, de blanchir une bavure commise par l'ANR (Agence nationale des renseignements) ", accuse JED.
C'est "un simulacre de justice qui ne sert qu'à justifier la détention prolongée des deux journalistes par les services de sécurité", renchérit RSF. "Une fois encore, nous rappelons aux autorités congolaises que l'incarcération est une réponse disproportionné e et contre-productive pour les affaires de diffamation ou d'offense au chef de l'Etat", poursuit l'organisation de défense des journalistes..
RSF "dénonce également la suspension, le 4 décembre, de douze journalistes et un monteur de la Radio télévision nationale congolaise (RTNC)" après la diffusion d'un reportage sur une manifestation à Bruxelles contre la guerre dans l'est de la RDC. "Parmi les manifestants visibles dans le reportage, une femme portait une pancarte sur laquelle on pouvait lire +Kabila doit partir+.
Il est reproché aux journalistes d'appartenir à une organisation mystérieuse à visée subversive+", explique RSF. Il y a panique et paranoïa au sein de ce régime, ils ont peur de leur propre ombre.
Nous ne pouvons ignorer que le Congo demeurera éternel, les hommes passeront, mais avec quel bilan pour chacun de nous ?
Nous sommes du peuple et vous ? La puissance d’un peuple est plus qu’une bombe Atomique, le jour que le peuple congolais en aura marre et décidera d’en découdre avec ses bourreaux.


Commentaires
1. Le jeudi 18 décembre 2008 à 12:03, par Marie Muana Congo
2. Le mercredi 24 décembre 2008 à 17:19, par leopold mazengo
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