«Le prétexte officiel que brandit le rwandais pour justifier et couvrir ses ambitions réelles dans l’occupation de la RDC sont connues de tous. Depuis près de dix ans, le Nord et le Sud Kivu connaissent l’un des conflits les plus meurtriers de l’histoire de l’humanité et à cause de leurs ressources minières, les 2 Kivus constituent aujourd’hui non seulement une source de convoitise de nos agresseurs, mais aussi un terrain où les rebellions refont incessamment surface », a-t-il indiqué, pour annoncé les couleurs.

Mettant l’accent sur la complexité de la rébellion conduite par Nkunda Mihigo, le ministre des affaires étrangères du gouvernement Muzito, a affirmé sans réserve, ce que les alliés de Paul Kagamé, qui siègent au sein des institutions à Kinshasa ont toujours caché aux Congolais. Selon lui, les rebelles qui déstabilisent le pays ne sont que des pantins fabriqués par Kigali.

« Laurent Nkubabatware est une créature du Rwanda…. Ses motivations ne tiennent pas débout, du fait qu’ils se prétend défenseur des Tutsis. Tous les tutsis ne sont pas des Congolais et ne peuvent pas prétendre à la nationalité congolaise, parce qu’ils sont venus par des différentes vagues migratoires.

Il est impossible pour lui de défendre ces gens qu’il qualifie des frères marginalisés. » . A-t-il enchérit.

Le laxisme de la Monuc et la lâcheté de la communauté internationale, facteurs d’un complot fomenté contre la RDC

S’agissant de la présence de la Monuc et de ses responsabilités, point n’est besoin de signaler que le représentant du régime de Kinshasa a réaffirmé ses intentions contradictoires. « La Monuc n’est pas à la hauteur de sa tâche et nous ne sommes pas satisfait de sa mission.

J’ai été chargé de défendre ce point de vue auprès du conseil de sécurité afin d’obtenir une redéfinition de son caractère et j’ai également demandé le transfère de son siège vers les zones où la rébellion sévit les populations civiles ». A-t- il tempêté.

Sur ce point, il faut retenir le doute qui caractérise, le propos de l’un des alliés de Kigali et fervent défenseur de la cause de Kagamé.

A une question posée par un confrère, sur la présence des forces négatives rwandaises sur le territoire congolais, qui donnent le prétexte sécuritaire lié à la menace que feraient peser sur le Rwanda, des milices extrémistes hutus rwandaises appelées « Interahamwes », il a répété en jetant une pierre dans le jardin des résistants congolais -ceux qui ont refusé de participer au processus démocratique, laminé par des crises entretenues par Kigali.

« La présence des FDLR est due à la lâcheté de la communauté internationale qui ne fait aucun effort pour mettre fin aux prétextes fallacieux de Kigali. Nous sommes en quelque sorte, victimes du génocide rwandais qui s’est transporté au Congo. », a- révélé, Alexis Tambwe.

D’autre part, le discours du premier diplomate congolais a mis en mal la position de l’armée congolaise. D’abord, il a reconnu que l’armée congolaise est incapable de contenir les assauts de Kigali et ses girouettes. Il faut cependant, remarquer que des précisions millimétrées de l’orateur sur l’état de notre armée et sur des exigences de Nkunda à propos des certaines revendications administratives, sont alarmants- du moins pour ceux qui ne suivent pas la tragédie congolaise.

Tambwe Mwamba dans élucrubations et jérémiades contre le Rwanda et la Monuc

Les incertitudes et la tergiversation d’un régime chancelant

Pourquoi n’incorporez-vous pas les Tutsis dans l’armée nationale congolaise et les inclure au sein des institutions nationales comme, l’exige Laurent Nkunda? Cette question résume en elle seule, la vraie contradiction des aveux du ministre de Joseph Kabila. Sans plus tarder, il est allé tout droit au but en répondant, la main sous le cœur (s’il a en a encore en bon état).

Voici la réponse : « Les revendications de Nkunda sont hors normes. Je vous informe que les Tutsis sont mieux représentés au sein de l’armée et de l’administration congolaise plus que les autres. D’ailleurs, il faut noter qu’il y a au sein de l’armée nationale, 9 généraux tutsis, 13 colonels, 300 majors, plusieurs officiers, des ministres, des membres du parlement et du sénat.

Ils occupent aussi des postes importants au sein de l’administration. Alors, dire qu’il en faut plus pour une ethnie, c’est exagéré. Il nous demande de revoir le découpage territorial du nord-Kivu, en plus de tout ça». S’est-t-il exclamé!

Pire, le lionceau de Maniema continuera en indiquant encore : « Vous savez messieurs, l’ethnie tutsi n’est pas minoritaire au Congo. Nous en avons une plus minoritaire que le tutsi. C’est l’ethnie Banyanzi qui est située dans la province de Katanga, notamment à Kongolo. Cette ethnie compte qu’un seul village en tout et pour tout. Les entendez-vous pleurer?»

Tels propos venant d’un homme du sérail de Kabila et surtout d’un allié subsidiaire de Paul Kagamé, font pincer le cœur de plus d’un Congolais. Sont-ils au bord du gouffre ou en perdition? Pour ceux qui analysent la politique congolaise, les jérémiades de Alexis Tambwe ne sont pas de révélations nouvelles. Au contraire, ce sont des aveux d’impuissance d’un système essoufflé, empaillé dans un style cynique et ubuesque.

Certes, c’est un acte encourageant d’autant que cette attitude met à nue, les turpitudes du mégalomane Kagamé, leur souverain commun. Néanmoins, il est perçu comme un discours truffé d’incohérences, du fait de la duplicité des acteurs politiques de l’AMP-Kabiliste. C’est aussi l’avis des certains confrères étrangers, qui ont fait savoir ces indications à Tambwe, notamment le cas de notre confrère Jules Hadji, de la radio panafricaine Africa N° 1

Les dérives d’un personnage versatile et les inconsistances d’une l’élite corrompue

Pour ceux qui ont un trou de mémoire, il convient de retracer le parcours du ministre des affaires étrangères de Kabila, pour mieux cerner l’ambiguïté de notre élite. Alexis Tambwe Mwamba n’est pas un néophyte de la politique congolaise.

Ministre sous Mobutu, il a assumé les hautes fonctions, notamment ministre des finances, plan et budget etc. Il fut même un à certain moment pendant la conférence nationale, responsable de l’UDI (union des démocrates et indépendants). Un parti mort-né que Léon Kengo avec ses amis, avaient accouché à la veille de la CNS.

Aujourd’hui tous les membres de l’UDI se sont retournés à la mangeoire. Parmi eux, figurent bien sûr (Alexis Tambwe, Marco Banguli, Léon Kengo etc..).

A la chute du Maréchal Mobutu, il s’est retrouvé quelque temps après dans les bras de…… Paul Kagamé pour cirer les pompes de Ruberwa. Tambwe Mwamba était à la première loge du RCD en 1998, que Kagamé et son APR, ont monté de toutes pièces. Sur son parcours, il a aussi infiltré le MLC de Jean-Pierre Bemba avant Sun–City. A l’approche des élections ‘’transparentes’’ de Louis Michel, l’homme de Maniema a rejoint l’AMP-Kabila, pour partager le gâteau et remplir les poches. C’est une question de survie, disait-il à l’époque !

Comment ne s’est-il jamais adressé aux rwandais qui l’ont toujours utilisé pour dire tout haut ce que tout le monde sait ?

N’a-t- il jamais su que le Rwanda déstabilise la RDC depuis 1996?

Comment la diplomatie Congolaise pourrait-elle militer pour l'arrestation des criminels de guerre qui opèrent au Congo, alors que Tambwe Mwamba, notre ministre des affaires étrangères, a co-participé à un acte terroriste ?

En effet, si le premier diplomate congolais veut dissiper le flou créé par Kagamé qui déstabilise le Congo et normaliser les relations avec le président rwandais, ougandais et même angolais, rien n’est perdu.

En sa qualité du n°1 de la diplomatie congolaise, il devrait se rendre à New York aux Nations Unies, à Bruxelles à l’Union Européenne, pour porter plainte contre le Rwanda.

Et exiger le respect de la souveraineté de la RDC, par les deux autres pays cités qui nous occupent militairement. C’est de là que naîtra un grand Etat et l’on reparlera de la CPGL.

Rappelons que de son vivant, Laurent Désiré Kabila avait déposé une plainte à la justice internationale contre le Rwanda.

Celle-ci est de nos jours, classée dans les oubliettes puisqu’elle a été retirée par Joseph Kabila.

Une salle médusée suite aux aveux d'impuissance de Tambwe Mwamba

L’absence d’une diplomatie active et d’une politique de communication

Un autre détail si important qui a été évoqué au cours de cette conférence, puisqu’il concernait la diaspora, était celui lié à l’absence totale de diplomatie congolaise à travers le monde. Il est inconcevable de rappeler que depuis bientôt trois ans, la RD Congo n’a aucun ambassadeur en Europe occidentale. Alors qu’à la prise des fonctions de Kabila, on a fait croire aux gens que avec la tenue des élections, tout serait réglé.

De Paris en passant par Bruxelles, Londres, Rome ou Madrid, le régime ne possède aucun ambassadeur, dans les pays de l’union européenne.

La plupart des missions diplomatiques sont supervisées par des consuls, coptés au nom de la médiocrité et de clientélisme. Fait étonnant pour un pays qui serait menacé par les rebellions à répétition. Et là-dessus, Tambwe Mwamba a répondu avec incertitude d’ailleurs, que dès son retour à Kinshasa, il activera rapidement ce dossier (Sic). On comprend pourquoi, ce régime n’est pas vraisemblablement au point dans ses prises de décisions. Cette réponse à laisser pantois, les quelques Congolais qui étaient présents dans la salle.

L’accomplissement des prophéties de Honoré Ngbanda ou l’évolution de ses thèses au Congo ?

Une chose est certaine, la conférence de Tambwe Mwamba à Paris, a fait des heureux et des malheureux. D’abord parlons de la première catégorie. Le discours du ministre des affaires étrangères s’est basé sur l’ensemble des thèses, soutenues par…. Honoré Ngbanda, la bête noire du système Kabiliste. Nous avons retrouvé in extenso quelques paragraphes du livre du leader de l’Apareco dans l’adresse de Tambwe Mwamba, notamment à la page 313 cfr : « Crimes organisés en Afrique centrale ». Cet ouvrage écrit il y a de cela plus de cinq ans, retrace l’implication du Rwanda et la complicité de la crise congolaise.

Cependant, à l’époque de sa parution, nombreux sont ceux qui ne prêtaient aucun crédit à son auteur y compris, Tambwe Mwamba. A ce sujet, Honoré Ngbanda peut -comme l’avait dit Horace dans une ode « Nunc est bibendum, ou c’est maintenant qu’il faut célébrer un succès »- se réjouir de l’évolution de ses idées et de l’accomplissement de certaines de ses thèses.

Au fait, à ce propos d’ailleurs, il semblerait que Kinshasa a demandé le transfert du siège de la Monuc vers Goma. C’est grave puisque dans le livre de Honoré Ngbanda, il fait mention de cette situation.

Il est écrit que « Kigali fera tout pour réaliser la balkanisation de la RDC. Pour que cela arrive, le régime de Kinshasa, lui faciliterait la tâche en demandant les désarmements de toutes les forces y compris la mise à l’écart des forces onusiennes! » ! Avec la proposition que vient de faire Joseph Kabila au conseil de sécurité, peut-on en être convaincu ? Il faut suivre la suite des événements et du scénario. Ensuite, on retrouve l’autre partie, c’est-à-dire les malheureux de la situation.

Il faut le compter parmi ceux qui ont toujours bercé le Rwanda et son chef d’Etat le mégalo, Paul Kagamé, mais également on le dénombre du côté de ceux qui pensaient que les Congolais ne réfléchissaient que sur l’odeur des billets, sur les femmes et la bière. (The BMW peoples).

Ils doivent se frotter les sourcils, deux fois avant de dormir calmement! Comme l’avait indiqué Alexis Tambwe Mwamba, lui-même répondant à un confrère sur l’existence du clivage Ouest-Est ? Sa réponse est sans ambages : « ceux-là se sont lourdement trompés car les Congolais développent un vrai sentiment du patriotisme ».

On peut terminer par là, tout en s’appropriant de ce concept original (puisqu’il vient de la diaspora et de la résistance). Ils se sont trompés lourdement et seront tous ….justiciables, un jour ; ceux qui trahissent la patrie !