Les Gardes de Kabila, sans honte, à la recherche du Pasteur Théodore NGOY, au deuil de sa Maman
Par Freddy Mulongo, mardi 13 janvier 2009 à 10:23 :: radio :: #259 :: rss
La mère du Pasteur Théodore Ngoy, Maman Muleka Azuludi wa Mutonkole, une vie simple, honnête, un trépas paisible.
« En période de deuil, nos traditions obligent les congolais de toutes les tribus à oublier leurs dissensions, qu’elles soient politiques ou non. Nul congolais n’oubliera l’image de l’opposant, Etienne Tshisekedi, serrant la main de son meilleur adversaire politique, Désiré Mobutu. Ce dernier était tout simplement en deuil. Il venait de perdre son fils. Manifestement, Joseph Kabila, lui, semble mû par une culture propre à nos voisins, lesquels se vouent une haine sans relâche depuis que les Belges les avaient dressés les uns contre les autres en faisant croire aux uns qu’ils étaient destinés à soumettre les autres. Par ailleurs, les congolais sont connus comme de gens proches de leurs géniteurs. Ils pleurent, publiquement, la mort du père ou de la mère à chaudes larmes. Mais Joseph, lui, personne ne l’a vu pleurer Laurent Désiré Kabila.
En plus, il ne s’est rendu au lieu naturel du deuil, a Ankoro, que cinq ans plus tard, en campagne électorale.
Et puis, alors que Laurent Désiré Kabila était déjà mort le 16 Janvier 2001, Joseph a fait trimballer son corps au Zimbabwe pour ne faire annoncer mensongèrement sa mort par « l’évangéliste » Ministre Sakombi que le 18 Janvier. Curieusement, l’on commémore sa mort le 16, sans que l’évangéliste ne se repente d’avoir menti à la Nation.
Pourquoi ? Au Congo, on ne fait pas cela aux parents. Et maintenant, il nous refuse le droit de rentrer au Congo même pour y enterrer nos parents.
Cependant, James Kabarebe, l’un des génocidaires des congolais, peut se pavaner dans les beaux lieux de Kinshasa, alors même que le génocide se poursuit. Et, Kabila organise avec lui le mixage des militaires congolais avec des rwandais pour, prétendument attaquer les FDLR alors qu'en réalité, Kabila, Kabarebe et Kagame, visent l'extermination des autochtones des territoires de Masisi, Rushuru, Walikale, parmi lesquels se trouvent les FDLR amenés au Congo par la France "opération turquoise" et la Communauté Internationale. Ce sera la réalisation en douceur du plan rwandais de 10 ans consistant à exterminer et/ou à disperser les autochtones dans le Kivu en transférant "tranquillement" les rwandais sur les terres abandonnées.
Mais qui dirige le Congo, maintenant, un ennemi ou un ami, se demanderait Laurent Désiré Kabila, s’il pouvait revenir à la vie ne serait-ce que l’espace d’un cillement ? « Vunafwa Uzaaba batidi » ou « batu bazolele », ou « fais le mort et tu sauras qui t’aimait et qui te haïssait », lui répondra-t-on du Bas-Congo. "Je l’ai dit et je le redis, Joseph Kabila est l’hypothèque qui pèse sur la RDC, nous devons tous nous unir pour le renverser, l’arrêter et le présenter à un juge compétent »déclare Théodore Ngoy.
Ces propos sont ceux de celui que le journaliste britannique Ross Herbert, du Journal Londonien, « The Independent», qualifiait; en octobre 1998, il y a déjà, plus de10 ans, de « Turbulent Priest is not to be silenced », en se référant au turbulent archevêque de Canterbury, Thomas a Becket qui ne craignait pas de dire ce qu’il pensait être juste au roi Henri II. Celui-ci demanda s’il y avait quelqu’un qui pouvait le débarrasser de ce « turbulent priest ». Appliquant la même image au Pasteur Théodore Ngoy, puisque c’est de lui qu’il s’agit, le confrère Herbert, écrivit ce qui suit, après l’arrestation du Pasteur Théodore Ngoy, par Laurent Désiré Kabila, en 1997 : « IN A grassy field on the banks of the Congo river, pastor Theodore Ngoy gazed out across hundreds of hopeful faces and preached to the soul of a troubled nation. Worship not the power and authority of human government, he told his followers. Idolise only the word of God or Congo will again go astray down the path of Mobutu Sese Seko, the recently overthrown president. It had become a common theme at pastor Ngoy's riverside Church of Gombe, one that had provoked repeated threats against church workers. Then secret police arrested Ngoy at a church seminar in December » (Lire l’article en cliquant sur ce lien http://findarticles.com/p/articles/mi_qn4158/is_/ai_n14191910).
Le journal « The Independent » ne fut pas le seul à risquer cette comparaison entre le Pasteur Théodore Ngoy et le turbulent chef de l’Eglise Anglicane sous Henri II. Un journal congolais, « La Référence plus », fut la même comparaison, à cette même époque de l’arrestation du Pasteur Théodore Ngoy, en titrant : « Comme le cardinal Malula, hier, Théodore Ngoy, fait peur au pouvoir ». « Le Potentiel de son coté caricaturait le Pasteur Théodore Ngoy avec des chaînes en mettant dans sa bouche ces paroles : « Je ne changerai jamais ».
Plus de 10 ans plus tard, Théodore Ngoy, n’a manifestement pas changé. Au lieu de prendre le pouvoir que Kabila lui offrait comme Ministre de l’Information ou Gouverneur de la Banque Centrale, Théodore Ngoy a préféré le combattre au motif que Kabila avait un attachement étrange pour les rwandais et qu’il mettrait en péril le destin du Congo en termes d’absence permanente de souveraineté de l’Etat sur ses ressources, de partition du Congo ou, en bref de non protection de l’Etat, et des citoyens congolais.
Aujourd’hui, les faits lui donnent raison, malheureusement. Au Katanga, province aux ressources variées, et dont Théodore Ngoy est Député élu, Kabila a préféré soutenir, comme gouverneur de province, Moise Katumbi, homme d’affaires à la tête d’une entreprise minière gérant trois gisements qui appartiennent à la Gécamines, sans que l’on connaisse les conditions de ce transfert d’une propriété étatique aux mains d’un privé frère d’un allié du Rwanda; Katebe katoto, qui présida le RCD-Goma et, est, aujourd'hui, accusé, par le Conseil de Sécurité de l'ONU, de financer N'kundabatwari.
A Kinshasa, le peuple a vu Kabarebe, l’ennemi des congolais, mais ami de Kabila et de son gouvernement. Celui-ci l’a reçu pendant que de nombreux congolais sont morts ou vivent dans l’errance dans des forêts, à cause justement de James Kabarebe, lequel clamait hier, qu’il était congolais.
Alors que Théodore Ngoy, qui est congolais, ne peut même pas aller dans son pays ne serait-ce que pour y enterrer sa mère. C’est ce qui ressort du récit que Théodore Ngoy, a fait à Réveil-FM, après l’enterrement de sa chère Maman, Muleka Azuludi wa Mutokole.
Voici ses propos:
« Les Anglais disent:"A friend in need is a friend indeed". En effet, en annonçant le décès de ma mère à travers la publication du communiqué de l'Eglise de la Gombe, vous avez permis aux nombreux congolais y compris ceux que je ne connais pas de m'adresser des messages d'encouragements à travers votre site et celui de Congonet radio de Lambert Ngoie.
Je tiens à remercier tous les congolais ainsi que les organes de presse comme le potentiel, le phare, la tempête de tropiques et certaines radios ou Télé comme la Radio Télé Lisanga à kinshasa ou encore la RTTshiondo sur le net.
Je voudrais aussi saisir cette occasion pour faire connaitre à l'opinion congolaise et internationale les réactions des autorités à la nouvelle annonçant mon retour au Congo pour enterrer ma mère.
Ma mère Muleka wa Muntonkole est morte le vendredi 19 décembre 2008. Une semaine auparavant, elle m'a clairement dit au télephone qu'elle se mourrait du fait de mon absence prolongée au pays. Elle m'a simplement demandé de regagner le pays urgemment afin qu'elle ne meure pas sans m'avoir vu.
J'ai envisagé de me rendre en Zambie dans l'espoir qu'elle pourrait y être conduite.
Mais la Zambie ne sera jamais le lieu de la rencontre avec ma maman Ce vendredi là à trois heures du matin, Maman s’est mise à convoquer ses enfants un à un . Après avoir prié pour chacun de ceux qui étaient là et demandé pardon à Dieu pour tous ses péchés, elle a rendu l’esprit à celui qui le donne à tous, gratuitement et qui le reprend quand et comme il le veut.
Alors que j'étais à genoux dans la prère, j’ai été interrompu par la sonnerie de mon portable. C'était un appel de mon frère cadet. Avant même qu'il m'ait parlé, j'avais compris.
Celle qui m'avait porté dans son sein, qui m'avait élévé, qui a vendu de bananes pour payer mes études, venait de me quitter et je me trouvais si loin de mon terroir, luttant contre la solitude et l'hiver de l'Europe. Pour honorer sa mémoire, j'ai décidé de rentrer. Ma venue a été annoncée. La Radio télévision nationale Congolaise (RTNC) de Kimpolongo Mukambilua et d'oscar kabamba a refusé purement et simplement de faire même allusion à la mort de ma mère au motif que Oscar kabamba en subirait des conséquences graves.
A Lubumbashi, la Radio télé Muangaza n'a diffusé le communiqué annonçant le décès de ma mère qu'après l'avoir dépouillé de toute allusion à ma qualité de député et à ma situation d'exilé.
Le jour de l'enterrement de Maman, le mardi 23 décembre 2008, kyungu wa ku Muanza, alors qu'il est le Président du parlement dont je fais partie en tant que député élu et dont j’ai dirigé la redaction du règlement intérieur, au lieu de compatir avec l’ensemble des collègues, a préferé se comporter en incivique d'habitude: il a dépêché les pononayi -"les frappeurs"- pour provoquer de trouble au milieu de la foule mortuaire au cas où j'étais par hasard arrivé sur le lieu. Ceci pour qu’une agression éventuelle contre moi soit habillée.
En outre non loin du lieu de deuil, dans les parcelles de voisins on pouvait apercevoir les gardes présidentielles de joseph Kabila en tenue et armés jusqu'aux dents et qui n'ont rien fait pour se cacher. De manière ostentatoire, avec leurs talkies-walkies.
Ma famille n'a été informée de cette insolite présence que par les voisins, le lendemain de l'enterrement de Maman. Mon assasinat était donc certain.
En effet, les propos de Vital kamerhe (de son vrai nom qu'il cache, Lwakaninginingi Nkingi) président de l'Assemblée nationale, sont éloquents. A la question de savoir si le pasteur Théodore Ngoy pouvait regagner le Congo pour y enterrer sa mère, question que lui pose l'un de ses amis, Lwakaninginingi Nkingi répond: “A part ses dérapages verbaux,Théodore Ngoy n'a commis aucun crime en RDC. Par contre c’est lui qui a été la victime des crimes commis contre lui. Il peut donc rentrer au Congo. Cependant je ne contrôle ni le chef de l'Etat, ni les services de sécurité”.
“En conclusion, dit le Pasteur Théodore Ngoy, ce sont des apprentis sorciers qui nous dirigent. Ils sont très dangereux. Je me propose à cet effet d'interpeller le Premier Ministre Britanique Godon Brown sur le danger que son gouvernement fait courir à tout congolais qu'il fait déporter au Congo. Enfin, je remercie tous les congolais de Lubumbashi, tous mes électeurs, tous mes amis d'enfance, tous les membre du parti “Congo pour la justice”, “ C.Just. en sigle, pour avoir pris le risque de participer à l'enterrement de maman en bravant la peur qu'inspire le pouvoir si violent de Joseph kabila et de ses sbires.
Par ailleurs je me propose de mettre à la disposition de la presse et de l'opinion nationale et internationale le mémo remis au Président Sarkozy en sa qualité de Président en exercice de l'Union européene en le priant de le transmettre, officiellement à tous les chefs d'Etat et de gouvernements de l'Union et au Président des Etats-Unis d'Amérique. Vous serez le premier journal en ligne à le rendre public le 17 janvier 2009.Vos lecteurs comprendront aisément pourquoi".


Commentaires
1. Le mardi 13 janvier 2009 à 14:31, par vano
2. Le mardi 13 janvier 2009 à 14:53, par Warry Matingu
3. Le mardi 13 janvier 2009 à 17:30, par sans importance
4. Le mardi 13 janvier 2009 à 21:35, par Kamambuko
5. Le mardi 13 janvier 2009 à 23:59, par pinos ilunga
6. Le mercredi 14 janvier 2009 à 10:49, par guste
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