Procès Bemba: Deux responsables d'organes de médias congolais cités à la Haye, Donat Mbaya président de Jed et Kabeya Mpindi ex-président de l'Unpc
Par James Bénédict Ngumbu, mardi 13 janvier 2009 à 20:50 :: liens :: #261 :: rss
L'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, le 12 janvier 2009 à la Cour Pénale Intenrationale à La Haye © AFP Michael Kooren
Alors que tout le Congo a des yeux fixés sur le procès de Jean Pierre Bemba, on assiste véritablement aux nombreuses révélations relatives a ce procès. L'audience d'aujourd'hui vient d'apporter des preuves de l'implication du régime de Kinshasa sur l'arrestation de Bemba. La salle a été boulversée d'apprendre devant les juges et avocats de la CPI, les allégations de Me Richard Nkwebe qui a démontré que le chef du MLC était un détenu politique que Kabila veut faire disparaitre. Me Nkwebe a rejeté ces accusations et dénoncé une "tentative d'écarter M. Bemba des prochaines échéances électorales" en République démocratique du Congo (RDC). M. Bemba, qui portait une cravate rayée bleu ciel et un costume gris, est resté de marbre, suivant les audiences enfoncé dans son siège, les jambes croisées. Il a transmis plusieurs notes à ses avocats alors que le procureur détaillait les crimes. Réveil FM est à la Haye, en attendant un grand reportage de notre envoyé spécial nous vous livrons cette information.
Me Richard Kwebe a fait visionner une k7 vidéo dans laquelle, M. Donat Mbaya, président de Journalistes en Danger (Jed) a indiqué que le témoin numéro 9, un caméraman de Tropicana Tv à Kinshasa avait reçu l'argent pour aller filmer les preuves contre Jean Pierre Bemba à Bangui, en République centrafricaine. Ce caméraman a porté ces allégations devant Jed et un organisme Hollandais qui soutient les journalistes.
Notre confrère a indiqué qu'il était parti avec Kabeya Pindi Passy, ex-président de l'Union Nationale de la Presse Congolaise (Unpc) et directeur de Tropicana TV. Il témoigne, pour filmer les images pouvant être utilisées par la CPI, avoir reçu 2000 dollars de la part de l'ambassadeur de la République Démocratique du Congo à Bangui. Ce détail de Donat Mbaya, président de Jed a boulversé la cours du procès et l'ensemble des personnes qui participent à l'audience à La Haye.
On se demande pourquoi Kabeya Pindi Passy a amené ce cameraman à Bangui ? Pourquoi l'ambassadeur de la RDC à Bangui a-t-il payer une somme a des journalistes congolais pour une affaire centrafricaine ?
Les écailles commencent à tomber à la Haye.
Accusations contre Bemba
"Jean-Pierre Bemba voulait traumatiser et terroriser la population afin de la décourager de soutenir les rebelles", a accusé le procureur Fatou Bensouda : "il a utilisé les viols comme une arme de guerre (...) les viols de mères en présence de leurs enfants et d'enfants devant leurs parents forcés à regarder".
Selon l'accusation, le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba a commis sur les instructions de ce dernier des viols, meurtres, tortures et pillages entre octobre 2002 et mars 2003, lorsque ses soldats sont venus appuyer les troupes du président centrafricain Ange-Félix Patassé menacé par une rébellion. "Les hommes de Bemba allaient de maison en maison, pillant la propriété des civils, violant les mères, épouses et filles, sodomisant les chefs des communautés et d'autres hommes, tuant ceux qui résistaient ou essayaient de se protéger", a déclaré Mme Bensouda.
Karim Asad Ahmad Khan, avocat de la défense, a rejeté les accusations portées contre Jean-Pierre Bemba en faisant valoir qu'il ne pouvait être tenu responsable de crimes commis par ses soldats parce que ceux-ci étaient placés sous "le commandement et le contrôle" du gouvernement de Patassé. "Les uniformes, la nourriture et l'argent, tout cela était fourni aux soldats du MLC, non par les autorités de la RDC, non par M. Bemba (...), mais par le chef d'Etat de la République centrafricaine", a dit Khan, ajoutant que l'accusation n'avait pas pu établir d'intentions criminelles imputables à l'accusé.
La Cour pénale internationale tient jusqu'à jeudi des audiences dites "de confirmation des charges", durant lesquelles la chambre préliminaire s'assure que les accusations du procureur contre un suspect "présentent des éléments de preuve suffisants". Après les quatre journées d'audiences préliminaires à un éventuel procès, l'équipe de trois juges aura soixante jours pour décider de mettre sur pied un procès ou non.


Commentaires
1. Le mardi 13 janvier 2009 à 21:49, par Tunganya
2. Le mardi 13 janvier 2009 à 21:49, par singa mwambe
3. Le mardi 13 janvier 2009 à 22:19, par Pierrot Ngadi
4. Le mercredi 14 janvier 2009 à 00:29, par jose-ode
5. Le mercredi 14 janvier 2009 à 00:59, par dallas
6. Le mercredi 14 janvier 2009 à 04:17, par Alfajiri79
7. Le mercredi 14 janvier 2009 à 04:40, par Paul
8. Le mercredi 14 janvier 2009 à 04:40, par Paul
9. Le mercredi 14 janvier 2009 à 10:01, par bba
10. Le mercredi 14 janvier 2009 à 12:53, par Norbert Xson
11. Le mercredi 14 janvier 2009 à 13:18, par Liloba
12. Le mercredi 14 janvier 2009 à 13:48, par mbt
13. Le mercredi 14 janvier 2009 à 14:05, par St thomas
14. Le mercredi 14 janvier 2009 à 16:54, par NTAMBWE
15. Le mercredi 14 janvier 2009 à 19:39, par Danny
16. Le jeudi 15 janvier 2009 à 02:02, par dallas
17. Le jeudi 15 janvier 2009 à 05:09, par Betu
18. Le jeudi 15 janvier 2009 à 10:01, par MAMPASI FREDERIC
19. Le jeudi 15 janvier 2009 à 11:37, par Wa Nzambi
20. Le jeudi 15 janvier 2009 à 17:36, par dallas
21. Le jeudi 15 janvier 2009 à 18:36, par Guro
Ajouter un commentaire