Embrassade entre l'ancien président George W. Bush et le nouveau, Barack Obama.

Au pied du Washington Monument, la foule est déjà nombreuse au matin de la journée de l'investiture de Barack Obama...

Maria Lofton, 44 ans, pasteur au Gospel Ark temple de Washington DC.«L'entrée de Barack Obama dans la Maison Blanche est un acte divin. Dieu m'avait dit qu'il allait gagner les élections. Lorsque la chaîne numéro cinq a montré les premiers résultats des élections, j'ai prié du plus fort que j'ai pu, et il a gagné. Cette journée va réunir les hommes, qui à partir d'aujourd'hui vont pouvoir vivre en harmonie. Cette journée est comme une porte qui s'ouvre pour montrer que rien n'est impossible. Obama n'est pas un messie, car des électeurs ont dû voter pour lui, mais Dieu va apporter l'harmonie au travers de lui. Il y en a besoin car, bien qu'on soit supposés avoir été créés égaux, la discrimination existe toujours et beaucoup de gens haïssent encore leur prochain en raison de la couleur de leur peau».

Angela Ross, 16 ans, lycéenne de Washington DC (à gauche sur la photo) et son amie Trisha, Iveh, 16 ans, lycéenne. «C'est merveilleux qu'on ait un président noir, pas nécessairement à cause de sa race, mais parce que j'aime tout ce qu'il dit. Quand il parle il ne lit pas un texte et cela montre qu'il est réellement sincère et qu'il va vraiment accomplir ce qu'il a au fond du coeur. A l'école on a appris l'histoire de ce pays et là, je la vois en train de changer sous mes yeux. Je suis heureuse. Ca va prendre deux ou trois ans, mais je crois qu'il va changer la rapports entre les races aux Etats-Unis.» «C'est un jour de joie pas seulement pour les Noirs mais pour tout le monde, il n'y a qu'à regarder autour de soi et l'on voit un vrai patchwork de gens de cultures différentes qui sont tous venu assister à cet événement incroyable. C'est très émotionnel car ce pays revient de loin.»

Dans son discours d'investiture qu'il a prononcé immédiatement après son investiture, Barack Obama a estimé que ses concitoyens avaient choisi «l'espoir plutôt que la peur» en le choisissant comme président.

«En ce jour, nous sommes rassemblés car nous avons choisi l'espoir plutôt que la peur, la volonté d'agir en commun plutôt que le conflit et la discorde, a-t-il dit. En ce jour, nous venons proclamer la fin des réclamations mesquines et des fausses promesses, des récriminations et des dogmes éculés, qui ont trop longtemps étouffé notre politique».

Leadership L'Amérique est «prête à diriger» à nouveau, a assuré le nouveau président américain Barack Obama lors de son discours prononcé sur les marches du Capitole à Washington. «A tous les peuples et les gouvernants qui nous regardent aujourd'hui, depuis les plus grandes capitales jusqu'au petit village où mon père est né (au Kenya, ndlr): sachez que l'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à diriger à nouveau», a-t-il déclaré devant la foule rassemblée devant le Capitole et qui comptait plus de deux millions de personnes.

Le 44e président des Etats-Unis a évoqué les Pères Fondateurs de la nation américaine dont les «idéaux éclairent toujours le monde». Il a promis de ne pas abandonner ces idéaux «par opportunisme» politique, et a refusé de faire «le choix entre la sécurité et nos idéaux».

Irak

Le nouveau président américain, Barack Obama, a promis que les Etats-unis allaient «commencer à quitter l'Irak de façon responsable». «Nous allons commencer à laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement gagnée en Afghanistan», a-t-il assuré.

Economie

L'économie américaine est «gravement affaiblie», a estimé le président Obama, dénonçant dans son discours d'investiture «la cupidité et l'irresponsabilité de certains». «Un pays ne peut prospérer longtemps en ne favorisant que les plus prospères», a averti le président des Etats-Unis.

Politique étrangère

Le nouveau président américain a proposé au monde musulman «une nouvelle approche, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels».

Terrorisme

Barack Obama, a prévenu les extrémistes du monde entier qu'ils ne réussiraient pas à affaiblir les Etats-Unis qui «les vaincront».

Climat

Les Etats-Unis travailleront «sans relâche pour faire reculer le spectre du réchauffement de la planète», a-t-il promis.

Kogelo au kenya

Personne ne connaissait Kogelo au Kenya avant l’élection de Barack Obama. Ce petit village, niché dans des collines, a vu naître le père de Barack Obama et son grand-père. C’est là encore que vit « Mama Sarah Obama », âgée de 86 ans. Elle a quitté le Kenya samedi 17 janvier avec d’autres membres de sa famille pour assister à l’investiture de son petit-fils. Elle avait prévu de lui offrir une lance traditionnelle de l’ethnie Luo dont était originaire le grand-père d’Obama mais on lui a dit que, pour des raisons de sécurité, elle ne serait pas autorisée à monter dans l’avion avec la lance. Elle va donc lui offrir, un tabouret traditionnel à trois pieds, un chasse-mouches et un bouclier qui sont des symboles de pouvoir dans l’ethnie Luo.

Plus de 3.000 Kényans et touristes étrangers réunis à Kogelo, le modeste village natal du père défunt de Barack Obama, célébraient ce mardi en chansons et en dansant l'investiture du premier président noir des Etats-Unis

Réunie devant l'école de Kogelo, la foule a assisté dans une atmosphère festive à la retransmission en direct des cérémonies sur un écran géant flanqué de banderoles dédiées à l'enfant du pays: "Félicitations, notre fils, notre espoir". De nombreux Kényans présents avaient pris une journée de repos pour l'occasion et afflué de l'ensemble de la région du lac Victoria (ouest), revêtus de leurs plus beaux habits. Le village habituellement tranquille de Kogelo, rebaptisé par ses habitants "la capitale locale du monde", a connu depuis quatre jours des festivités avec comme point d'orgue l'investiture du 44e président des Etats-Unis. Plusieurs touristes présents avaient modifié le programme de leur périple kényan pour venir se joindre aux danses Luo, l'ethnie dont est issue la branche kényane de la famille de M. Obama, ou agiter des drapeaux américains.