Ngon'a Bonanjo-Njo Njo O Frensi
Par Freddy Mulongo, vendredi 23 janvier 2009 à 18:35 :: radio :: #268 :: rss
Ngon'a Bonanjo o Frensi n'est pas une onomatopée. Ngon'a Bonanjo O Frensi est une association d'une cinquantaine de princesses des cantons Joss et Bell de la ville de Douala au Cameroun: Bali, Bonapriso, Bonaduma et Bonadumbè. En 1998, l'initiative d'une association de princesse a germé chez Mme Rachel Manga, épouse Kingue Massoh, elle en sera la première présidente. Présente dans l'association depuis 2001, c'est Mme Jacqueline Missipo qui préside les Ngon'a Bonanjo avec un leitmotiv: "Lorsque les feuilles sont vertes, c'est que les racines sont fraîches et bien irriguées. Tel est celui qui toujours se souvient d'où il vient. Son identité est sa valeur ajoutée". Femme cadre chez American Express à Paris depuis 20 ans, Jacqueline Missipo renchérit: "C'est notre gage pour intégrer avec succès, toutes les autres cultures d'accueil, ici ou ailleurs, au gré de nos destins respectifs.Cette prise de conscience commence à l'aube de la vie. Pensez à nos enfants, ces citoyens du monde qui n'ont jamais demandé à naitre hors d'Afrique...Leur langue maternelle est une valeur ajoutée, un dénominateur commun avec les autres enfants vivant en Afrique". Pour les 10 ans d'existence de Ngon'a Bonanjo en France, les princesses camerounaises, Mme jacqueline Missipo et ses consoeurs n'ont pas fait les choses à moitié : un culte d'action de grâce a été organisé le 17 janvier 2009 à la chapelle russe Saint Denys de la chapelle dans le 18 ème arrondissement de Paris, la présentation d'un nouveau "Kaba" tissé par Cicam au Cameroun et un cocktail suivi d'un repas pour plus de 200 invités.
jacqueline Missipo, présidente de Ngon'a Bonanjo
Un culte d'action de grâce pour les 10 ans !
C'est dans une chapelle russe Saint Denys de la chapelle dans le 18ème arrondissement de Paris que les pasteurs camerounais ont célébré le culte d'action de grâce de Ngon'a Bonanjo. Les cantiques protestants des "Ailes de la foi" et l'hymne de Bonanjo chantés en langue Douala ont émus plus d'un. Constitué pour la circonstance, un collège pastoral était composé des pasteurs: Marie-Louise Kalla, Jeanne Edima, Ewele, Ngando et EKoumé, ce dernier a assuré la prédication. Chaque pasteur dans son intervention n 'a pas lésiné sur les mots "unité et lumière" tout au long du culte pour exhorter les princesses de Ngon'a Bonanjo au principe de l'unité d'un corps dans le respect de la diversité de ses membres mais aussi que la lumière intérieure de chacune brille pour les actes de la communauté..
Un nouveau "Kaba Ngondo" pour les 10 ans
Le mot "Kaba" vient de l'anglais Kaban récupéré par la langue française, un kaban (fourre tout sans forme...). Le "Kaba Ngondo" qui fit son apparition sur les côtes de Douala "SAWA" au Cameroun, au milieu du 19 siècle 1840-1845, grâce aux épouses des missionnaires venus évangéliser. Sella Moukori, Mouyombon Ekambi, Lydia Mandessi-Bell ou encore Nteppe Dikongue, sont des noms, célèbres "ciseaux d'or" de la ville de Douala qui véhiculèrent leur savoir faire de génération en génération. Pari gagné, la relève est assurée. Plus belles les unes que les autres en "kaba Ngondo", cet habit de fête traditionnelle des Sawa, les princesses ont été en uniformes. L'âge des princesses de Bonanjo oscille entre 30 et 80 ans: Jacqueline Missipo (présidente), Christine DISSO épouse Epée-Moukori (vice-président), Alice Milla épouse Songue Dooh, Cécile Edimo, Cécile Soelle, Elise Moukouri (chef d’entreprise), Hermine Ngoye, épouse Nyamey (maitre d'hôtel), Berthe Moudio, Aimée Priso, Mme Margot Misea Moukoko, Mme Emma Engomé Koum, Mme Lucie Ndoumbe-Briand, Mme Yvonne Toto Lobe, Mme Rose Ebongue-Monsat, Mme Jacqueline Ekoualla, et bien d'autres.
Mme Marie-Lilliane Etha, la griotte de Bonanjo était perceptible de loin avec sa coiffe en feuilles de bananiers séchées.
Une médaille d'or de coeur à la doyenne Mme Elise Ngassé appelée « femme élégante » pour son sens très élevé de l'hospitalité à l'égard de non camerounais et anonymes qui étaient présents à cette manifestation. Pieuse et croyante, Mme Elise Ngassé encadre les princesses par ses conseils, elle fait partie du comité des sages
un cocktail suivi d'un repas pour plus de 200 invités avec danse folklorique "ESSEWE" avec des pagaies bois venues tout droit de Bonapriso. Une musique d'ambiance camerounaise pendant le repasqui nous a rappelé la belle époque d'Eboa Lottin.
Du reste comme dit le proverbe de chez nous " Le coeur n'est pas un genou pour qu'on le plie", certes on ne commande pas à ses sentiments, le coeur ne parle qu'au coeur mais la bouche ne parle qu'à l'oreille dit-on, moi qui avait passé 3 jours et 4 nuits bloqué à l'aéroport International de Douala en 2005 et raté ma conférence radiophonique à Ouagadougou (Burkina Faso) à cause d'un avion hypothétique de la Camair, je suis resté marqué par ces nuits passés dans le bunker de l'aéroport de Douala.
La vie est pleine de surprises ! J'ai été seduit par le patriotisme des camerounais de la diaspora et bluffé par l'initiative des princesses de Bonanjo en terre étrangère.


Commentaires
1. Le mercredi 11 mars 2009 à 17:09, par DIKOUME NDUMBE Omer Bruno
2. Le jeudi 12 mars 2009 à 15:19, par Robert JEMEA
3. Le vendredi 13 mars 2009 à 21:33, par NGon'a mboa
4. Le lundi 20 avril 2009 à 19:23, par njo lobe
5. Le vendredi 16 octobre 2009 à 17:38, par kingue missipo joseph sévérin
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