comme beaucoup de personnes savent, devant les grands drames ou les souffrances inexplicables et atroces (comme une maladie terminale ou une morte subite), on ne parle pas ou on parle en gardant le silence.

Le silence, en ce cas, devient présence expressive et affectueuse.Donc, un silence "loquace" et une parole "silencieuse" existent.

C’est-à-dire un silence qui parle, capable de dire quelque chose et une parole muette, qui ne dit rien à celui qui écoute.Quelquefois notre silence se révèle constructif, efficace et loquace plus de milles paroles. Parfois il y a des silences qui sont paroles et paroles qui sont silence.

Ce recueil continue à nous transporter dans un monde où la lumière se fait silence afin de nous éclairer de l'intérieur. Les poèmes de jean-François Cocteau ont la forme de la poésie japonaise, c'est à dire très court.

Quelques extraits:

Combler ton silence

Combler ton silence par ma parole

peut-être par peur de ton oubli

Croire le mot suprême par peur du silence

et combler ton absence

par une profusion de non-sens

dans l'attente que tes mots m'étreignent (page 18)

L'amour

L'amour est un fil de neigeune cécité de soiLe silence se fait une autre idée du temps

il frissonne à la moindre parole

s'éclipse dans le bruit du monde

cherche asile au plus profond de moi

réanime un langage universel

-il est le sel d'or (page 48)

Dans ce monde, le silence vaut musique, et la lecture de ces poèmes fait résonner en nous des harpes entre les mots. Dans ce monde, également, la partie blanche de la page vaut à la fois silence et inspiration.

Son premier recueil de poèmes, Présence Verticale, a été donné comme don à l'Acat (l'action des chrétiens pour l'abolition de la torture et des exécutions capitales). Son deuxième recueil, Entre silence et lumière, Jean-François Cocteau le dédie au Centre International Quaker à Paris.

Dans entre silence et lumière, Jean -François Cocteau nous fait transporter dans un monde où la lumière se fait silence afin de nous éclairer de l'intérieur.

le silence qui demeure une réalité plus profonde et mystérieuse – l’ontologique de l’homme -