En politique, seul des intérêts comptent !

Les questions posées par "Le Fouineur de la RDC" valent leur pesant d'or: De qui se moquent-ils ? De moi ? De toi ? D’eux ? D’elles ? De nous ? De vous ? D’elles ? De la RDC ? Du peuple congolais ? … ? Ils ont l'air très content d'eux.

En politique, l'ennemi de mon ami peut être mon ami, c'est du Machiavel ! Depuis qu'il est au pouvoir Paul Kagamé n'a cessé d'insulter, d'humilier la France. Le plan Sarkozy apparait aux yeux des experts comme un deal entre la France et le Rwanda sur le dos de la République Démocratique du Congo. Puisque malgré 17 000 casques bleus en RDC, il n'a toujours pas de solution, le partage des richesses minières de la République Démocratique du Congo avec son puissant voisin rwandais, à l'étroit chez lui et dépourvu de ressources, est la solution idéale.

Première étape : le président Joseph Kabila laisse les troupes de son voisin Paul Kagamé - mieux organisées et équipées – venir faire le ménage chez lui contre les deux rébellions -le Cndp pro-tutsi et le Fdlr pro-hutu .

Ensuite, dans le cadre d'une organisation régionale (Paris privilégie la CEEAC, avec les pays francophones d'Afrique centrale et l'Angola, tandis que Washington opte pour la Ceplg avec le Burundi, le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda), les richesses minières de la région sont mises dans un pot commun. Dans ce cadre, les importations illégales rwandaises de cassitérite ou de cobalt congolais dénoncées par les Nations unies seront estampillées légales ! Avec des royalties pour Kinshasa.

Et pourtant en 1994, la communauté internationale a demandé à Mobutu d’ouvrir ses frontières pour recevoir les réfugiés Hutus dans le cadre de l’opération turquoise. C’est la France avec Edouard Balladur comme premier ministre qui a eu cette initiative pour sauver les Hutus.

La ville de Goma a reçu plus de 2 millions des Rwandais en une semaine alors que sa population était de 500.000 hab.La France n’a jamais aidé la République Démocratique du Congo pour sortir de la situation dans laquelle, elle croupit depuis plus de 15 ans, en partie à cause d’elle. Sans l'intervention de la France, auprès du Maréchal Mobutu, les Hutus n’allaient pas entrer au Congo.

Le plan a pour objectif final d'harmoniser avec le Rwanda, pour soulager la conscience d'Edouard Balladur, l'ancien premier ministre de François Mitterand,qui est fou furieux d'être cité dans le rapport d'enquête rwandais Mucyo comme "complice de génocide" (http://billetsdafrique.survie.org/FRANCE-RWANDA-Le-rapport-Mucyo-et http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_Mucyo).

Entre le rapport Mucyo et celui de Jean-Louis Bruguière, qui accuse Paul Kagamé d'avoir fait tirer sur l'avion de l'ancien président Juvénal Habyarimana, un deuxième accord secret est toujours possible…telle est la question que pose nos confrères de La Lettre du Continent N°557

Lorsque Paul Kagamé, président du Rwanda et potentat de la République Démocratique du Congo, retrouve Joka que lui dit-il ? Paul Kagamé - qui craint d'être rendu responsable des exactions de ses "poulains" rebelles - serait enthousiasmé par la proposition du président Nicolas Sarkozy.

4 jours seulement après, le discours du président Sarkozy,c'est-à-dire le 20 janvier dernier, les troupes rwandaises sont entrées au Congo. Même dans les pays les puissants de ce monde, aucun président ne dispose du pouvoir que s’est prévalu Joka. Ce dernier, peut-il justifié en vertu de quel article de la constitution il s’est permis d’engager le pays tout seul dans un processus impliquant la présence d’une armée étrangère sur le territoire national, sans consulter ni aviser au préalable le chef du gouvernement, les présidents de l’assemblée nationale et du sénat et moins encore, le chef d’état major des armées qui est celui qui s’occupe de la situation des militaires sur le terrain ? Encore moins, informer le souverain primaire congolais ?

Face à la bévue de Joka, quelques joséphistes ont affiché leur soutient inconditionnel à la haute trahison que nous vivons actuellement au Congo-Kinshasa. Fort heureusement ils ont été bien cadré par la diaspora et les internautes:

a.Nzanga Mobutu

Djamba Yholé, l'encrier de l'Atlantique Nord n'est pas allé sur le dos de la cuillère:"Cette Déclaration de l'UDEMO est débile et irresponsable, fils de Mobutu affiche une personnalité de quelqu'un qui ne connaît pas la politique et qui n'a même pas le vocabulaire politologique pour faire l'exposé de son point de vue dans une question de dignité nationale. En fait, le résumé du texte ci-dessous n'est qu'un amas des mots et un remplissage de la page avec du verbiage creux.

Il est honteux que ce soit le fils de celui dont le père a été déraciné du pouvoir par les complicités de Kigali et de Kampala qui devienne l'avocat du régime qui a renversé le régime auquel sa vie était branché. Le fils de Mobutu vagabonde dans les avenues polluées de la République avec le prétexte de Ministre. L'opinion publique congolaise est amère avec la décision de Joseph Kabila de permettre à l'armée rwandaise de revenir sur notre territoire. Nzanga Mobutu aurait dû se taire plutôt que de se mettre dans une disposition de raconter des choses qui n'ont ni tête ni pattes.(...)Nzanga Mobutu, quittez la politique, vous n'avez pas la poigne ni la hauteur d'homme d'homme d'État. À voir la façon dont le régime que vous soutenez a chassé votre papa et à observer la manière dont vous êtes devenu la risée du mépris de Paul Kagamé, vous n'auriez jamais dû vous prononcer.

Votre père est le responsable de notre déchéance quand il a refusé de démissionner lorsqu'il fut possible que nous nous assumions. Quel bien triste attitude que de vous faire si petit devant un autre petit dont on ne connaît pas l'adresse".

B.Modeste Mutinga écrit dans article:Coalition rwando-congolaise: de la forme et du fond, publié par son journal:" Certes, la forme compte en droit… Mais en politique, c'est le résultat qui compte. Si la stratégie du Président Kabila nous place dans la voie d'une paix durable, nous devons nous en réjouir et consolider cet espoir qui pointe à l'horizon. C'est la République qui y gagne. Il ne sert à rien de chercher des poux ni dans la tête de celui qui a énervé la forme ni dans celle de ceux qui doutaient du retour prompte des forces rwandaises".

Quel courage anime ce moraliste ? Cette option est à considérer si tout allait au mieux. C'est-à-dire, si la démarche de Kabila procurait réellement une paix durable au peuple que nous sommes. Et dans le cas contraire ? Sa conclusion tiendrait elle débout ? se réjouir de la manière de faire de Kabila risque d'être un précédent. Le peuple ne connaît vraiment pas les intentions de l'armée Rwandaise. Demain, il en sera ainsi quand les provinces de Kivus seront administrées par le Rwanda. Kabila pourrait, par principe de résultat, se passer des autres institutions. Quelle irresponsabilité ? (Madame Muanza jeanine)

Modeste Mutinga écrit-il en tant que propriétaire du potentiel, de radio 7 et télé 7 ? Ecrit-il en bon prédateur de la liberté d'expression en tant qu'ex-président de l'étouffoir des libertés: la HAM ? Ecrit-il en tant que rapporteur du Sénat, membre de l'AMP ? Peut-on être rapporteur du Sénat et continuer à signer des articles dans son propre journal ? N'est-ce pas un manque de décence, un conflit d'intérêts ? Lorsqu'on pue la corruption, on s'est présenté aux élections sénatoriales entant que président de la HAM et on se retrouve comme par hasard rapporteur au Sénat pour le compte de l'AMP a t-on des leçons à donner ? Lorsque contre espèces sonnantes et trébuchantes, on a privé 60.000 millions des congolais d'un débat démocratique entre les deux candidats restés en lice aux Ier tour des élections présidentielles, doit-on continuer à propager des inepties se croire toujours avoir son mot à dire ?

"Mais en politique, c'est le résultat qui compte. Si la stratégie du Président Kabila nous place dans la voie d'une paix durable, nous devons nous en réjouir et consolider cet espoir qui pointe à l'horizon. C'est la République qui y gagne. Il ne sert à rien de chercher des poux ni dans la tête de celui qui a énervé la forme ni dans celle de ceux qui doutaient du retour prompte des forces rwandaises".

Si en politique c'est le résultat qui compte doit-on accepter n'importe quoi ?

Est-il normal que les soldats rwandais entrent au Congo sans que les le chef d'état major de l'armée, les Députés nationaux et provinciaux, les Sénateurs dont il en un- même si l'on sait de quelle manière il y est arrivé, ne soient pas informés ?

Un pays ne change pas d'adresse tous les 4 matins et doit vivre en paix avec ses voisins. Cela doit pousser les dirigeants congolais à avoir une vision pacifique. Avec tout ce que les Congolais de l'Est vivent et subissent au quotidien à cause de l'invasion des troupes rwandaises, doit-on signer un contrat en catimini avec le Rwanda qui foule aux pieds la souveraineté, l'intégrité territoriale du Congo?

Le Rwanda, pays qu'on a accusé au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, d'être agresseur du Congo ? Ce contrat secret s'est fait au détriment du souverain primaire sans aucune justification au près de ce peuple qu'on est censé conduire. Quelle démocratie voulons-nous au Congo ? Celles des roublards et dribbleurs patentés prêtent à tout pour arriver à leur fin "En politique seul le résultat compte" ?

Suivre le raisonnement corrompu de Modeste Mutinga-qui n'est modeste que par le nom, c'est accepter la loi de la jungle, de la maffia organisée, de la prédation...où les margoulins sévissent. Un président de la République doit toujours négocier pour les intérêts supérieurs de la nation et pas au détriment de son peuple.

La République Démocratique du Congo n'est ni Radio 7 ni télé 7 que Modeste Mutinga peut gérer à sa guise. La RDC appartient à tous les congolais sans aucune exception.Pour toutes les décisions qui engagent la nation, le peuple comme ses représentants ont droit de savoir, d'être informé.

Le Congo est devenu un pays des copains et des coquins dont Modeste Mutinga est l'un des maillons de cette démocrature installée. Accepter aveuglement sans broncher les réflexions d'un Sénateur-roublard et mangeur à tous les râteliers, un ripoux qui est à la mangeoire, est un non sens pour nous.

Samedi 31 janvier 2009, manifestation des Congolais à Bruxelles. Au départ de la gare du Nord, on retrouve Charly Esalo (à droite) qui a quitté Paris pour Bruxelles, uniquement pour la manifestation

Plan B pour ne pas disparaître

Les congolais devront cesser d'être des sentimentaux et privilégier l'intérêt supérieur de la nation au détriment des intérêts mesquins. pour y arriver la République Démocratique du Congo doit:

Au niveau international

1.Renforcer sa présence dans les institutions des Nations-Unies. Quelques soient ses manquements l'ONU est le cadre privilégier pour faire entendre la voix de la RDC.Tous les pays membres ne peuvent pas être complice pour accepter la balkanisation de la RDC. Un vrai travail de lobbying s'impose donc, encore faudrait que le Congo soit à jour de ses cotisations pour se faire entendre.

2. Renégocier avec les 14 pays européens qui s'étaient réunis, de novembre 1884 à février 1885,lors de la Conférence de Berlin pour le partage de l'Afrique. C'est par ruse que le Roi Léopold II a acquis le Congo comme propriété privée. La RDC doit renégocier individuellement avec chaque pays:Les Etats-Unis, la France, l'Allemagne, la Russie, l'Italie, l'Autriche, l'Espagne, la Suède, le Portugal, le Luxembourg, le Danemark, la Belgique, la Norvège...Il faut un partenariat "Win-Win" avec chaque pays concernant la gestion de nos richesses et renforcer les relations bilatérale avec chacun.

3. Garder sa relation particulière et privilégiée avec la Belgique. La RDC doit être prête à écouter un discours de type Karl de Gutch. Louis Michel n'est pas la Belgique. Ses intérêts au Congo obscurcit sa vision et ses analyses sur le pays. Ses interventions tornitruantes et biaisées sur la situation de la RDC n'a jamais évolué.

4. Etre présente à toutes les rencontres de l'Union Africaine et tous les organismes sous régionaux: CEEAC, SADC etc. Ne plus briller par un absentéisme caractériel. Etre à jour des cotisations.

5. Continuer à croire à la Francophonie des peuples même si celle des Etats ne fonctionne pas. En France, l'opinion publique existe et les français dans leur majorité aiment les congolais et la République Démocratique du Congo. Cette dernière est le deuxième pays francophone au monde.

Au niveau national

1. Instaurer une bonne gouvernance et cesser avec la politique d'AL Capone installée où les députés et sénateurs roulent carrossent, construisent, se font corrompre pour les lois...

2. Arrêter avec le muselement de l'opposition, les arrestations arbitraires des citoyens, les tueries des journalistes...

3. Rénumérer chaque citoyen selon citoyen selon la pénibilité de son travail. De quel droit doit-on payer un soldat qui est au front 45 $, salaire qu'il ne perçoit jamais; un professeur d'université 120$ et le député 6500$ et 8200$ au Sénateur ?

4. Gérer différemment les territoires no-occupés, dans une vraie démocratie pour mieux plaider la cause des compatriotes qui vivent sous occupation.

5. bannir les fraudes pour les élections futures. Avec deux questions légitimes: Qui es qui ? Qui a fait quoi ?

Nos propositions du Plan B sont mise au débat, elles ne sont pas exhaustives. Cela fait 8 ans que Joka est président de la République Démocratique du Congo, n'en déplaise aux joséphistes-écraseurs du peuple, le Congo est piloté à vue sans aucune stratégie ni perspective. La balkanisation n'est pas loin.