4 leçons à retenir sur le sit-in

1.Le Congo, mère patrie

Charly Esalo (au centre) avant de demander une minute de silence pour les 6 millions des morts congolais

Les congolais de la diaspora n'ont pas manifesté pour soutenir le régime autocratique et répressif de Joka, ni de son gouvernement somnolent de type moine dormeur, amorphe et piètre encore moins du Parlement des corrompus ou d'un Sénat des Mobutistes revisités. Devant l'Assemblée nationale à Paris, les Congolais ont défendu le patrimoine commun: la République Démocratique du Congo, Etat-Nation.

José Ntuba Ode Yikila (au centre), vice-président du Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise

C'est le Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise qui a fournit 30 drapeaux aux manifestants et non pas l'Ambassade de la RDC à Paris. Le drapeau de la République Démocratique du Congo à l'honneur. Pour montrer leur attachement à la République Démocratique du Congo, certains congolais n'ont pas hésité à enfiler le drapeau. Congo ezali maman azali akokufa, biso bana il faut te telema ! (le Congo est notre mère, elle est entrain de périr. Il faut que nous ses enfants que nous nous levons!) a déclaré un manifestant dans la foule.

2.L'éveil des jeunes congolais

La victoire du sit-in de l'Assemblée nationale aura été la présence massive des jeunes congolais.Ce sont les jeunes de l'objectif Congo et de l'Union de la jeunesse congolaise qui ont été les plus nombreux. Et le samedi 14 février, il y a eu plus de monde que le vendredi. C'est vraiment dommage que les leaders politiques congolais connus et reconnus (Etienne Tshisekedi, Honoré Ngbanda, Théodore Ngoy, Wivine N'landu...) n'aient été présents physiquement au sit-in devant l'Assemblée Nationale à Paris. Il est plus que temps de l'opposition congolaise soit unie. Les jeunes ont montré qu'ils avaient de la ressource et ont prouvé leur dynamisme. Pour le Congo, ils refusent de se taire. Ils chantaient tellement fort que les députés sont sorti de l'Assemblée pour voir ce qui se passe. Et lorsque Charly Esalo a pris le microphone pour demander, une minute de silence pour les 6 millions des morts congolais, c'est tout le monde qui a levé son bras droit au ciel. Pendant ce temps, un certain Tony Mokomboso qui s'était infiltré dans la manifestation a été repéré. C'est manu militari qu'il a été remis aux gardes républicaines.

La France, le monde

Contrairement au Congo qui n'est démocratique de nom où aucune manifestation n'a lieu, si ce n'est celle de l'Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) pour soutenir le pouvoir en place. La France a autorisé aux Congolais de protester devant la chambre de ses représentants contre le propos de son président. En RDC, toute tentative où velléité de manifester est réprimé dans le sang le parti des travaillistes, Bundu dia Kongo, Sos Touche pas à mon école, Udps... en savent quelque chose.

Au delà de la France, ce sont tous les Congolais de la diaspora dans le monde qu'il faut remercier pour avoir exercé une pression sans précédent contre la Balkanisation de la RDC. Le Congo est un pays meurtri sous occupation par la complicité des "politicailleurs" sans vergogne qui se cache derrière une prétendue légitimité pour nuire à la souveraineté et l'intégrité de la République Démocratique Démocratique du Congo et à l'épanouissement légitime du peuple congolais rouler dans la farine. La dénonciation des méfaits du pouvoir d’occupation en place ont été sans équivoque mais aussi de la personne qui l’incarne "Joseph Kabila". Aucun de ces messages n’a été d’un quelconque soutien au gouvernement de kinshasa.

Pierrot Ikela, président de Objectif Congo et Freddy Mulongo devant les grilles de protection de la garde républicaine