Du Katanga, des Congolais, originaires de toutes les provinces du Congo, exigent le départ de Joseph Kabila pour acte de haute trahison !
Par Freddy Mulongo, samedi 21 février 2009 à 19:26 :: radio :: #296 :: rss
Le Député Théodore Ngoy au milieu de ses collègues de l'Assemblée Provinciale du Katanga
Les Katangais sont, comme la majorité des Congolais, soumis à la désinformation et à la manipulation des médias coupagistes, thuriféraires du pouvoir vacillant de Kinshasa. Fort heureusement, tous les Katangais ne sont pas dupes et ne se laissent pas rouler dans la farine par les chants de la cigale Pprdien.
Prendre pour prétexte la chasse aux FDLR pour autoriser 8000 soldats rwandais à demeurer sur le sol congolais, alors même que le Rwanda, de Paul Kagamé, est un pays agresseur de la République Démocratique du Congo, est une humiliation de trop. Le deal Kabila-Kagamé ne passe pas chez tous les Katangais.
Député élu du Katanga, contraint à l'exil à Oxford en Grande Bretagne, le Pasteur Théodore Ngoy cependant avait connu "l'intifada": une pluie de grosses pierres s'était abattu sur lui lors de sa campagne législative, dans sa propre ville c'est-à-dire Lubumbashi au Katanga, intifada orchestré par les joséphistes.
Juriste et politologue Théodore Ngoy déclare que:"pour ne considérer que l'article 63, alinéa 2 sans même prendre en compte le serment présidentiel prévu à l'article 74 que Kabila a prononcé lors de son investiture et qui le lie ou encore l'article 165, alinéa 1 qui définit la haute trahision, la constitution congolaise tranche que "toute autorité nationale, provinciale, locale et coutumière a le devoir de sauvegarder l'unité de la République et l'intégrité de son territoire, sous peine de haute trahison" (article 63, al 2). Or la même constitution à l'alinéa 1 de l'article 64 dispose que "Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu...qui exerce le pouvoir en violation de la Constitution".
“En laissant entrer les troupes qui ont attaqué le Congo sous Laurent Kabila, coupé le courant d'Inga, plongé Kinshasa dans le noir, entrainé le décès des nouveaux nés et de plusieurs malades, violés et massacré des congolaises et des congolais, sans consulter ni le Parlement ni son Chef d'Etat Major mais John Numbi qui n'est que le Chef de la Police. Joseph Kabila a exercé le pouvoir et continue à l'exercer en violation de la Constitution” déclare gravement le juriste, politologue et Pasteur Congolais, Théodore Ngoy .
Manifestement inspiré par cette lecture correcte de l’esprit et de la lettre de la Constitution par un élu qualifié du terroir, c'est donc du Katanga que des Congolais originaires de toutes les provinces du Congo, exigent le départ de Joseph Kabila pour acte de haute trahison
En effet, le 17 janvier 2009, jour historique de l'anniversaire de l'assassinat de Patrice Emery Lumumba, au cours d’une réunion secrète est tenue à Lubumbashi, des jeunes congolais, de toutes les tribus congolaises qui se réclament du Parti Congo pour la Justice, C. Just en sigle, ont signé un document historique appelant tous les congolais à l'insurrection.
Pour les congolais signataires du document, Kabila doit partir, lui et son régime. Les signataires font appel aux congolais dignes, aux enfants, aux femmes, aux vieillards, aux jeunes filles, aux jeunes gens, aux adultes, hommes et femmes, aux policiers, aux militaires, aux commerçants, aux musiciens et à tous les artistes, aux syndicalistes, aux partis politiques, aux églises, aux mosquées... pour que l'insurrection commence afin de rétablir le congolais dans sa dignité.
voici le document:
Il est important de souligner que le dernier rapport de l'ONU sur l’exploitation illégale des resources du Congo accuse gravement le Rwanda dans le conflit congolais (http://www.scribd.com/doc/8954166/RAPPORT-FINAL-DU-GROUPE-DES-EXPERTS-DE-L-ONU-SUR-LA-RDC-122008). Deux pays européens ont mis fin aux aides budgétaires au Rwanda (http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200851/rdc-la-suede-suspend-son-aide-au-rwanda_173292.html). Le Royaume-Uni envisage aussi de le faire.
Alors que le soutien international au Rwanda faiblit Kabila justifie l'agréssion en invitant les troupes rwandaises pour poursuivre en une vingtaine de jours des hutus que ni le Rwanda sous la forme du RCD-Goma ni l'ONU n'ont pu arrêter en plus de 12 ans d'occupation du Congo.
Et Kabila fait entrer les troupes du Rwanda sans l'accord du parlement.
Que faire? La constitution congolaise soutient en son article 64 alinéa 1 que "Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ...Qui l'exerce (le pouvoir) en violation de la présente constitution".
Tout Congolais veut dire non le parlement ou une autre institution mais n'importe quel congolais, soutient le juriste Théodore Ngoy. Cela signifie le citoyen Congolais, a, dans ces circonstances, le droit constitutionnel d'utiliser tous les moyens qui lui permettent de faire échec. C'est ce que disait les fondateurs de l'Amérique " Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits (la vie, la liberté et la recherche du bonheur) et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu'une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l'abolir et d'établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes et en l'organisant en la forme qui lui paraitront les plus propres à lui donner la surêté et le bonheur"
Si l'un de ces fondateurs avaient pu penser comme Kyungu wa Kumwanza, qui ne se préoccupe que de son pain présent, l'Amérique n'aurait jamais vu le jour. L'appel à faire partir Joseph Kabila et son régime irresponsable et perfide est donc légitime, constitutionnel et doit être réalisé maintenant, avant qu'il ne soit trop tard, par tous les congolais de l'intérieur comme de l'extérieur, unis par le sort.
Quant à Monsieur Kyungu wa Kumwanza, l’'histoire retiendra qu’il fut le politicien le plus controversé et et le plus versatile de la République. En effet, alors que la Conférence Nationale Souveraine (CNS) travaillait pour des changements profonds dans le pays en portant un jugement historique contre Mobutu et son regime, Kyungu Wa Kumwanza et John Numbi instrumentalisaient la haine ethnique pour s’opposer au changement et, du Katanga, soutenaient paradoxalement Mobutu.
Aujourd'hui, on retrouve encore les deux énergumènes dans leurs oeuvres, l'un au Katanga détournant la Parlement provincial de sa mission et de ses compétences constitutionnelles pour soutenir une abbération d'un Président de la République coupable de haute trahison contre l'Etat, la République et la Nation, l'autre, à Kinshasa, s'écartant de sa fonction de chef de la police pour celle de chef de l'armée qu'il n'est pas en l'instance pour piloter le commandement des troupes de la haute trahison.
Il n’y a pas longtemps, Kyungu wa Kumwanza a fait marcher des femmes nues pour accuser publiquement Joseph Kabila de Rwandais. En fait, Joseph kabila venait de nommer un autre que lui au poste de gouverneur du Katanga. Puis, le pouvoir lui a offert sa part du lion, l’homme est devenu Kabiliste.
Lancer une fatwa contre les députés katangais pétionnaires pour que le parlement entende Joseph Kabila sur sa décision de faire entrer les troupes rwandaises sur le sol congolais est un abus d'autorité. Le katanga est, une fois de plus, et encore, et toujours, à un moment déterminant de notre histoire, pris en otage par Kyungu et sa clique qui veulent imposer aux katangais leur point de vue .
Heureusement, tous les congolais, du Katanga, et d’ailleurs ne lui ressemblent pas. C’est le cas de ces courageux Congolais qui exigent le départ du régime de kabila pour haute trahison, conformément à la Constitution en vigueur au Congo. Oui, Théodore Ngoy avait raison lorsqu'il déclarait, il y a plus de 6 mois:
« Pour sauver notre pays, nous n'avons qu'une seule et unique alternative : Kabila doit impérativement partir ; il est l'hypothèque de notre avenir commun en tant que peuple, nation et patrie. » ( cfr 10 Questions au Pasteur Théodore NGOY, Par Freddy Mulongo, vendredi 8 août 2008 à 12:35, Réveil FM, http://www.reveil-fm.com/index.php/2008/08/08/158-10-questions-au-pasteur-theodore-ngoy).
C'est pourquoi, dans son exil en Grande Bretagne, le Pasteur Théodore Ngoy est constamment au travail pour mettre fin à l'hypothèque de notre destin: il parcourt les milieux universitaires et du pouvoir pour parler correctement de la situation politique du Congo (http://middlesbrough-diocese.org.uk/1698/breaking-the-silence/). C'est dans cette perspective, qu'il était, hier, vendredi 20 février 2008, l'invité conférencier de "Oxford Union" de la prestigieuse Universiteé d'Oxford sur le thème: "The Congo in the shadow of the 1994 Rwandan Genocide:An investigated war. Bringing the truth to light in order to end the crisis", là même ou Kagamé, Président du Rwanda, tiendra sa conférence le 11 mars prochain alors que le 12 mars, Théodore Ngoy sera entrain de développer le même sujet à Toronto (canada), à York University( voir le site de Oxford Union (http://www.oxford-union.org/term_events/theodore_ngoy; http://www.oxford-union.org/term_events/president_paul_kagame_of_rwanda).


Commentaires
1. Le samedi 21 février 2009 à 20:20, par danico
2. Le dimanche 22 février 2009 à 00:46, par placide m
3. Le dimanche 22 février 2009 à 08:34, par Malekesa Oboo
4. Le dimanche 22 février 2009 à 14:31, par MBUTA LUYEYE
5. Le dimanche 22 février 2009 à 16:33, par jose-ode
6. Le dimanche 22 février 2009 à 16:44, par Inspecteur
7. Le dimanche 22 février 2009 à 18:49, par Cisco
8. Le dimanche 22 février 2009 à 20:42, par dallas
9. Le dimanche 22 février 2009 à 23:55, par Ndompey
10. Le lundi 23 février 2009 à 00:04, par Malanda Masimwa
11. Le lundi 23 février 2009 à 09:08, par tête
12. Le lundi 23 février 2009 à 13:21, par Badefi
13. Le mardi 24 février 2009 à 10:54, par JR.K
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