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Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

jeudi 30 avril 2009

"Le Fouineur de la RDC" sur Katanga Business

Moïse Katumbi, le gouverneur du Katanga (à gauche), Thierry Michel, réalisateur de Katanga Business (chemise blanche à droite) et son équipe lors du tournage

Katanga Business, le dernier film du Belge Thierry Michel, nous parle du sempiternel pillage des richesses de la République Démocratique du Congo et de l’extrême pauvreté des Congolais. Les conquistadores de temps modernes et les bourgeois compradores font la loi au Congo de Lumumba.

Le populisme du gouverneur du Katanga est le reflet de la faiblesse et de la corruption du gouvernement national. Aucun service de l'Etat congolais ne fonctionne normalement (règlementation du travail, salaire minimum, contrôle des prix des denrées de première nécessité etc ). La situation que vit la population, congolaise en générale et katangaise en particulier, au quotidien est ca-tas-tro-phi-que! Vu l'inertie des institutions, le comportement du gouverneur détonne forcément.

"Le Fouineur de la RDC" a un regard détaché, professionnel sur le film, aucune frénésie incitative mais une analyse d'homme libre.

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mercredi 29 avril 2009

Xavier Bertrand, à haute voix !

Paris, jeudi 23 avril 2009, Xavier Bertrand, le secrétaire Général de l'UMP lors de la conférence de presse au Cape

Invité par l'Association de la Presse Etrangère (APE), dont notre confrère Nicolas Abena est conseiller et reponsable de Imagazine, Xavier Bertrand l'ancien ministre travail et l'actuel patron de l'UMP est venu au Cape, la veille de ses trois mois à la tête du parti sarkozyste. Très proche de Nicolas Sarkozy, du début à la fin de son intervention, Xavier Bertrand, le patron de l'UMP n'a cessé de parler du "Mouvement Populaire". L'UMP est-il entrain de muter ?

Homme libre et grand connaisseur des dossiers, Xavier Bertrand est arrivé sans escorte et sans notes. Après une présentation faite par Christine Ranunkel, la vice-présidente de l'APE, il est entré avec ardeur dans le vif du sujet, avec des formules dont il est seul dépositaire du secret: "L'enjeu est simple pour le Mouvement Populaire: relancer la dynamique militante et politique ainsi que celle des idées (...) la vocation d'un parti politique est d'impulser et porter des réformes. Un parti politique n'est pas là pour préparer les élections (européennes ?). Réponse: Quand l'Europe veut, l'Europe peut ! C'est le tract de la campagne européenne pour les élections européennes du 7 juin 2009 qui a été mis à la disposition des journalistes.

Le Mouvement Populaire a dit Xavier Bertrand doit s'ouvrir à l'international et pas rester dans un débat franco-français

Et l'Afrique dans cette grande ouverture à l'international a-t-elle sa place ? Réponse dans cette vidéo

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mardi 28 avril 2009

Les professionnels des médias congolais reçus à l’Ambassade des Etats-Unis à Paris

Freddy Mulongo, Anastasie Mutoka, Stephen Weeks, James Bénédict Ngumbu, Léon Kharomon et Timba kanza

C'est une première. En transit à Paris et à la veille de son départ pour la République Démocratique du Congo, M.Stephen Weeks, le nouveau chargé des Affaires Publiques (adjoint) de l’Ambassade des Etats-Unis à Kinshasa a tenu à rencontrer les professionnels des médias de la diaspora congolaise en France. "Les journalistes congolais en France sont dynamiques et la diaspora de la RDC, brillante et bruyante", a-t-il déclaré de prime à bord. Sans doute, les manifestations contre la balkanisation de lsur les pavés de Paris sont passées par là.

Cette rencontre du lundi 27 avril 2009, avec les professionnels des médias de la diaspora, intervient dans la droite ligne de l’administration Obama qui veut placer la liberté de la presse en Afrique, au cœur de sa politique.

A la demande de l’Africa Regional Services (ARS), une délégation de six journalistes congolais:Anastasie Mutoka, Kanza Timba, revue Héritage vendue en Kiosques en France, Léon Kharomon de The Post, Freddy Mulongo, Réveil-FM et James Bénédict Ngumbu le secrétaire général de l’Association de la Presse Panafricaine (APPA), a été recue à l'ambassade américaine à Paris. La situation des médias et journalistes congolais après la tenue des élections en 2006 était largement évoqué.

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lundi 27 avril 2009

Une invitation à l'Unesco transformée en visite officielle : le forcing de l'Elysée pour recevoir le président Yayi Boni

Palais de l'Élysée, Paris, le mercredi 18 juillet 2007.Photo d'archive

En marge de la 181ème session du Conseil exécutif de l’Unesco à laquelle il a été spécialement invité, le chef de l’Etat béninois, M. Thomas Yayi Boni, a eu plusieurs rencontres et audiences au plus haut niveau de l’exécutif français. Le moins qu’on puisse dire, c’est que son séjour s’est vite transformé en une visite officielle de travail.

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samedi 25 avril 2009

La DCRM, un goulag tropical pour les Congolais de la RDC à Brazzaville ?

Kinshasa et Brazzaville sont les deux capitales les plus proches au monde, elles ne sont séparé que par le fleuve congo

Située au bout de la corniche, le geôle de la Direction Centrale de Renseignements Militaires (DCRM) à Brazzaville est tristement célèbre à cause des disparus de Beach. Les 353 réfugiés à Kinshasa qui avaient débarqués au port fluvial de Brazzaville en mai 1999 et qui auraient été massacrés par les autorités congolaises, selon leurs familles. En 2005, un tribunal congolais avait acquitté plusieurs accusés, dont des militaires de haut rang. C’est la cour d’appel de Versailles qui avait repris ce délicat dossier lequel avait été instruit, puis annulé il y a plus deux ans, par la justice française.

Trois congolais de la République Démocratique du Congo dont un capitaine, un adjudant chef et un civil croupissent dans le geôle de la sinistre Direction Centrale de Renseignements Militaires (DCRM) à Brazzaville.

Demandeurs d' asile en République du Congo, deux sont détenus depuis 5 ans sans inculpation ni procès au quartier général du service de la sécurité militaire de la DCRM, à Brazzaville. Il s’agit d'un ancien officier de l’armée, Germain Ndabamenya Etikilome et d’un ancien capitaine de police Bosch Ndala Umba. Le civil congolaisrdcien qui est dans le couloir de la mort, est M. Mahambu, un adepte de Bundu dia Kongo (BDK) depuis plus de 2 mois et demi.

Ancien magistrat militaire, Ndabamenya a été arrêté le 29 mars 2004 par des membres de la DCRM à Brazzaville, après qu'il eut accordé un entretien à la radio nationale de la République du Congo à propos de tirs entendus quelques jours plus tôt à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo.

Ndabamenya se serait réfugié à Brazzaville à la suite de menaces reçues après avoir témoigné devant une commission de la RDC qui enquêtait sur des allégations d'infractions militaires et autres délits qui auraient été commis par l'ancien procureur de la Cour d’ordre militaire (COM), le colonel de l’armée Charles Alamba Mungako.

Pour certaines sources à Brazzaville, les rdciens auraient été arrêtés à la demande du gouvernement de la République Démocratique du Congo. Les autorités congolaises affirment qu'ils sont arrêtés pour espionnage en faveur d’une puissance étrangère (à savoir la RDC) et pour atteinte à la sûreté de l’État.

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Réveil FM Livres 09: Les fanatiques !

Bombes humaines, kamikazes ou terroristes... Pour une vérité qu'ils croient détenir, ces fanatiques sont prêts à donner jusqu'à leur vie.

Aujourd'hui, le fanatisme a tendance à s' étendre et à se radicaliser. Des groupes politiques les plus extrémistes aux mouvements religieux les plus intégristes, la violence devient la règle coutumière. Pourtant, derrière ces actes meurtriers, derrière ces violences, des hommes et des femmes militent pour des valeurs plus au moins hautes, plus ou moins exprimées mais qui mettent toujours en avant une certaine idée de l'humanité.

Brosser le portrait du fanatique, c'est lui donner un visage, toucher la personne qui se cache derrière le masque, approcher les idées par les personnes qui les incarnent et leur donnent vie. Dans certains cas, le fanatisme n'est qu'une folie passagère, mais, dans d'autres, il devient un mode de pensée et un mode d'action qui se systématise. Vivre en fanatique devient non seulement un moyen, mais aussi un but, une fin dernière. Le fanatisme a des degrés et tous les fanatiques ne se ressemblent pas.

Le fanatique est l'homme du sacré, mais pas n'importe quel homme, ni n'importe quel sacré. Il est celui qui se voue corps et âme à sa cause, jusqu'à l'excès, jusqu'à la plus folle passion. Et le sacré dont il est question est un sacré qui s'idéalise, qui s'absolutise au point de recouvrir même le champ censé lui échapper, le champ profane.

Le fanatique ne fait plus de différence, il est devenu un être monolithique.Le problème de l'excès du fantique, ce sont les conséquences tragiques que ne manque pas de créer son comportement. Ce ne serait pas si grave au fond si de telles conséquences ne touchaient que lui, mais ses actes produisent des effets en chaîne qui sont immensément dévastateurs pour autrui.

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jeudi 23 avril 2009

Paris, restitution des assises du 6ème Forum Mondial du développement durable

Journaliste, fondateur de l’Association Adapes (espace de réflexion géopolitique) et de la revue “Passages”, Emile H Malet est l'un des confrères qui ont accompagné Nicolas Sarkozy lors de sa mini-tournée africaine dans trois pays: République Démocratique du Congo (26 mars), République du Congo (26-27 mars) et République du Niger (27mars).

Le Forum Mondial du Développement Durable, dont il est le délégué général, avait élu domicile du 27-31 Octobre 2008 à Brazzaville, en République du Congo. La République Démocratique du Congo était-elle présente ? Qui l'avait représenté ? Ce qui est sûr, la RDC n'est pas signataire de la Déclaration des Chefs d'Etat et de gouvernement qui a sanctionné les assises de Brazzaville.

"La situation africaine est paradoxale à plus d'un titre, tant ce continent cultive atouts et faiblesses, potentialités et déficiences, destin tragique et espérance chevillée à la vie. Mais l'Afrique refuse d'être le cimetière de l'humanité alors qu'il en est le berceau".

Le vendredi 17 avril 2009, un cocktail de restitution des assises de Brazzaville a été organisé au Press Club par l'ambassade du Congo à Paris.

Le Forum Mondial du Développement Durable est le rendez-vous annuel des décideurs et responsables du monde économique, politique, éducatif et associatif francophone, avec des ouvertures internationales vers l’Asie, les Etats-Unis, l’Amérique latine et l’Afrique.

Le FMDD est aussi un lieu de dialogue intégrant les points de vue diversifiés sur la mondialisation, l’écologie et le développement durable. Cette manifestation annuelle se veut une passerelle entre la mouvance du World Economic Forum de Davos et l’altermondialisme de Porto Alegre.

Ce reportage vidéo fait Nicolas Abena et Freddy Mulongo comprend 4 éléments: l'interview d'Emile H Malet, délégué général du Forum Mondial du développement durable, l'interview de Pierre-André Wilzer, ancien Ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie dans le gouvernement Raffarin. Depuis avril 2007, il est le président de l'Agence Française du Développement (AFD), le discours de Emile Malet et le discours de Henri Lopès, ambassadeur de la République du Congo en France

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mercredi 22 avril 2009

Martin Ziguélé: Ancien Premier Ministre de Ange-Felix Patassé témoigne…

Martin Ziguélé, l'ancien premier ministre centrafricain en entretien avec James Bénédict Ngumbu

Du haut de son 1m90, celui que bon nombre de ses concitoyens appellent affectueusement « président », a évoqué plusieurs sujets avec aisance, notamment la situation politique en République centrafricaine au sortir du Dialogue Politique Inclusif, sa lutte pour la restauration de la démocratie dans son pays et surtout….du cas Jean-Pierre Bemba.

Contacté par Réveil-FM, depuis sa résidence de la banlieue parisienne, l’ancien chef du gouvernement centrafricain a accepté de nous accorder une interview exclusive pour rétablir la vérité dans le procès qui oppose, les autorités de Bangui, Luis Moreno Ocampo, le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), à Jean Pierre Bemba Gombo, l’ancien vice-président de la République Démocratique du Congo, pour des crimes commis par ses troupes en Centrafrique.

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lundi 20 avril 2009

Parlement godillot: Evariste Boshab, un apparatchik du joséphisme à l'Assemblée Nationale !

L'élection de Boshab à la présidence de l'Assemblée nationale est un signe de plus du "métayage institutionnel" dû à la "néofédalisation" de l'Etat congolais par l'AMP à travers sa segmentation politique, administrative, judiciaire et économique en véritables "seigneuries" dont l'objectif est l'appropriation et la confiscation du patrimoine national. Que va -t-il changer au Congo après l'élection de Boshab ? Rien. Comme sous le Mpr-Parti-Etat, la parlement congolais devient une caisse de résonance des décisions AMP.

Faucon du joséphisme, Evariste Boshab représente comme d'autres avec lui, le "nihilisme politique" en République Démocratique du Congo, c'est-à-dire les prédateurs dont la crise du sens de la prospective les prédispose à manger tout sur leur passage, au point de ne plus se rapporter à la cité que sur le mode d'une manducation constante.

Il fait partie de ceux qui préfèrent la posture zoologique des chèvres qui broutent là où elles sont attachées, à l'humanité de l'homme congolais. L'acte caprin de brouter symbolise la manducation, l'Etat congolais représente un simple pâturage économique, et la gouvernance politiquement médiocre au Congo est celle où les intérêts privés mènent constamment des croisades féroces contre l'intérêt général.

Evariste Boshab est un ancien haut cadre de l’UDPS qui après un long séjour en Belgique avait choisi de rallier le camp du pouvoir de l'Afdl au raison entre autre que l’UDPS voulait demeurer éternellement dans l’opposition. En fait, Evariste Boshab, trépignait d’impatience d’accéder aux affaires pour garantir ses arrières. Il se mit donc à courtiser le pouvoir de Kinshasa, les Afdliens lui ont ouvert grandement ses portes, sans doute avait-il promis en échange d’apporter à ses nouveaux maîtres la bonne méthode qui leur permettrait de laminer définitivement l’UDPS.

On a compris par après que Boshab n'était partisan d'un seul objectif:« Opération enrichissement personnel ».

Ex- directeur de cabinet de J. Kabila, Evariste Boshab a recouvré auprès du Congo-Brazzaville en 2004, la somme de 32 millions de dollars américains de la Société Nationale d'ELectricité (SNEL).

Evariste Boshab a été poussé à la démission pour cette affaire malgré le soutien de son chef direct. Qu’il affirme aujourd’hui avoir démissionné pour préserver sa dignité laisserait penser que l’homme a le sens de l’honneur, malheureusement pour lui, les faits plaident contre lui. Ainsi donc, monsieur le professeur, a usé d’un excès de zèle rare dans le dossier de recouvrement des arriérés de la SNEL auprès de ses débiteurs étrangers en vue d’empocher une juteuse commission.

Même si l’intéressé nie vigoureusement en clamant à qui veut l’entendre son innocence, il y a des signes extérieurs d’enrichissement qui ne trompent pas, surtout en Belgique, il n’ y a qu’à faire un tour à Louvain ou Wavre. C'est très facile aujourd'hui de clamer qu'il n'a pas été inquiété par la justice. Mais de quelle justice parle Boshab ? Y a t-il une justice indépendante au Congo ? N'est-elle pas vampirisée par l'AMP dont il est l'un des membres influents ? Et Jean Pierre Bemba dans tout ça ? L'homme est déjà au CPI, il ne peut donc pas se défendre.C'est facile d'accuser les morts et prisonniers.

Certains confrères au Congo ont présenté Evariste Boshab comme le candidat du "Grand kasaï" au perchoir de l'Assemblée nationale. Supercherie à outrance. Sous la houlette de Louis Michel, Evariste Boshab, Bob Kazadi kabamba et quelques belges autoproclamés spécialistes du Congo ont pondu la "Constitution de Liège" de 2006 qui régit la République Démocratique du Congo. Or avec le découpage territorial voulu par Bosahab et ses compères-charcutiers,le "Grand Kasaï n'existera plus. La RDC comptera 26 provinces, en lieu et place des 11 actuelles. Lorsqu'on sait que 65 % de l’espace national sont privés de toute administration et de toute infrastructure, et 78 % des congolais sont des marginaux économiques, sociaux et culturels, vivant dans des conditions très précaires caractérisées par l’absence de toute forme d’État, pourquoi cette précipitation ?

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dimanche 19 avril 2009

Frère Likinga Mangenza Redo et Soeur Joujou Lumumba dans "Repentance"

Après une carrière musicale couronnée de succès et de gloire dans Zaïko Langa Langa. En 1975, Likinga Redo et Lengi Lenga sont recrutés pour combler le vide laissé par Wembadio, Anto-Evoloko, Bozi Boziana, et Mavuela Somo qui ont quitté Zaiko en 1974.

Dès lors, de 1975 à 1984, avant son arrestation au Portugal, Likinga Mangenza Redo grâce à sa voix, avec une petite touche de mélancolie dans sa voix, va changer la dimension des chansons de Zaïko Langa Langa.

Depuis sa sortie de prison et sa maladie, Likinga Redo chante pour son Dieu. Il est accompagné spirituellement par le Frère Adjina Djuma -Pili, leader du Centre Evangélique "Espace de Prières".

1. Réveil FM: Likinga Redo, pourquoi "Repentance" ?

Frère Likinga Redo : La gloire est au Seigneur notre Dieu et pas pour l’homme que je suis. Dieu m’a aidé dans ma longue maladie et m’a sauvé de la mort. J’ai à cette occasion fait le bilan de ma vie d’artiste et je n’ai rien trouvé à montrer comme trophée ou acquisition de quelque sorte.

Je me suis retrouvé tout à coup seul tout seul, c'est le vrai bilan que j'ai pu faire. Cela arrive également à d'autres que moi, le seul à être fidèle dans tout, c'est Dieu.

Dans mon cas, les fans de toutes les belles chansons que j’ai écrites et chantées n’étaient plus avec moi, c'est la vie. Dans ma solitude et la maladie, le Seigneur notre Dieu est seul venu à ma rescousse. Voila pourquoi, j’ai décidé d’aller de l’autre côté de la barrière.

Aujourd’hui, je prépare un album dedié à l’Eternel mon Dieu qui sera présenté par Adjina PRODUCTIONS sous le label "Pan African Corporation Records.

A l’occasion de la sortie de cet album, je répondrai volontiers à toutes les questions que vous voudrez bien me poser.

Je profite de l’occasion que vous me donnez aujourd’hui pour saluer toutes les personnes qui ont aimé mes chansons et je leur demande de me retrouver dans l’adoration et la louange pour la gloire du Dieu tout Puissant, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ.

Soeur Joujou Lumumba

2. Réveil FM: après votre album « Jour de Gloire » voici que vous nous présentez avec Likinga Mangenza Redo l’album « Sois loué Seigneur » pourquoi tant d'investissement dans la chanson chrétienne ?dans la vie des croyants ?

Soeur Joujou Lumumba: Le chant est un moyen approprié pour exprimer des affections et des aspirations de l’âme. C’est un outil d’excellence pour adorer, glorifier et louer l’Eternel notre Dieu. En retour, il en résulte une bénédiction et un profit pour non seulement celui qui chante, mais aussi pour celui qui écoute.

En reprenant les paroles du psalmiste : «Il est bon de célébrer l’Éternel, et de chanter des cantiques à la gloire de ton nom, ô Très-Haut» ! (Ps. 92:1), on constate que cette tradition perdure dans la vie des croyants que nous sommes à travers nos chants de louanges au Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.

L’humilité, la foi en Dieu et la sincérité du croyant produisent un univers de paix, de calme, d’amour et de foi qui favorise la sensation de la présence de Dieu à nos côtés. Dieu voit tout et est partout à la fois, mais il ne manifeste sa présence qu’à celui qui l’appelle en esprit et en vérité. Si nous avons la bonne attitude, Dieu se manifeste à nous et permet un moment de communion intense avec lui.

Avant de prier, le chant chrétien est un outil qu’il convient de mettre en première ligne, car il prépare le terrain à travers la louange et l’adoration, favorisant ainsi la manifestation à nos côtés du tout Puissant Dieu d’Abraham, d’Isaac et Jacob, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. A partir de là, nous pouvons prier, faire des supplications car Dieu est parmi nous.

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vendredi 17 avril 2009

Réunion du groupe des Ambassadeurs des pays africains en France

Les Ambassadeurs africains à Paris.

Ce jeudi 16 avril 2009 a eu lieu la réunion de concertation annuelle du groupe des Ambassadeurs des pays africains en France. La réunion s'est déroulée au salon Spitzer, au Press Club à l'hotel Sofitel Champs-Elysées dans le VIII ème arrondissement de Paris. Elle a été présidé par le doyen des ambassadeurs, Henri Lopez de la République du Congo.

La photo de famille révèle que l'Afrique fait un pas de la parité: Cinq femmes sont ambassadrices en poste à Paris. Parmi elles:l’ancienne directrice-adjointe de cabinet du président Bongo Ondimba, Félicité Ongouori-Ngoubili (en rose), a officiellement présenté le 26 janvier à Paris ses lettres de créance au président français, Nicolas Sarkozy, en tant que nouvelle ambassadrice du Gabon en France. Et Dr.Panduleni-kaino Shingenge, ambassadrice de la la Namibie (veste jaune et jupe noire) pour la France, l'Italy, le Portugal, l'Espagne, l'Unesco et la FAO.

Autre fait insolite, l'ambassadeur du Maroc a participé à la réunion des ambassadeurs à Paris alors qu'officiellement le Maroc a quitté l'OUA-devenu depuis l'Union Africaine- le 12 novembre 1984, le jour même où la République arabe sahraouie démocratique (RASD) avait été admise comme membre à part entière au sein de l'organisation panafricaine. Un petit rappel de fait: Addis-Abeba. À 17 h 50, la délégation sahraouie, conduite par son président, Mohamed Abdelaziz, fait son entrée dans la salle des séances de l’Africa Hall et prend place entre ses pairs du Rwanda et de São Tomé e Príncipe. La délégation marocaine, conduite par le conseiller du roi Hassan II, Ahmed Réda Guédira, s’installe derrière son pupitre.

Après l’ordre du jour, le Maroc demande la parole. Guédira donne alors, sur un ton très calme, lecture d’un message du roi Hassan II : « Voilà, et je le déplore, l’heure de nous séparer. En attendant des jours plus sages, nous vous disons adieu et nous vous souhaitons bonne chance avec votre nouveau partenaire. » Ce nouveau partenaire, c’est la RASD, État autoproclamé en 1976 par le Front Polisario et qui siège pour la première fois en tant que membre de l’OUA.

Avant de se retirer, Guédira réaffirme avec ferveur que la présence du drapeau chérifien sur le sol saharien est « conforme à l’Histoire et à la loi internationale ».

Le ministre zaïrois des Affaires étrangères lui emboîte le pas, accusant l’OUA d’accueillir en son sein « un État fantôme et de violer ainsi la charte de l’Organisation », qui stipule que seuls des pays indépendants et souverains sont habilités à y siéger. En fin de journée, au pied du grand escalier de l’Africa Hall, les 140 membres de la délégation marocaine – dont une bonne partie est d’ailleurs d’origine sahraouie – quittent le sommet avec fracas, scandant d’une seule voix : « Le Sahara est marocain et le restera. »

Le Président Abdoulay Wade du Sénégal avait dit un jour “L'Union africaine sans le Maroc, n'a pas de sens" ! Dans l'interview-vidéo, Henri Lopez répond explicitement à cette question sur la présence du Maroc à cette rencontre des ambassadeurs à Paris.

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jeudi 16 avril 2009

Renouvellement du Bureau de l’Assemblée Nationale: Gilbert Kikwama et François Mwamba prêts pour la mangecratie!

François Mwamba (MLC) et Gilbert Kiakwama (Chrétiens Démocrates) candidats mangercrates au renouvellement du bureau de l'Assemblée Nationale. Photo Losako

Depuis lundi passé, les prétendants à la succession de Vital Kamerhe au poste de président du bureau de l’assemblée nationale sont connus. En tout, 60 candidats repartis de la manière suivante : 6 à la présidence, 7 à la vice-présidence, 9 à la deuxième vice-présidence, 5 au poste de rapporteur, 9 rapporteurs adjoints, 10 questeurs et 13 questeurs adjoints, ont été enregistrés.

Parmi eux, on reconnaitra les têtes d’affiches des groupes parlementaires tels que : Evariste Boshab (PPRD), Joseph Nsinga Udjuu (UDEMO), Roger Lumbala (ODRA), Gilbert Kiakwama (Chrétiens démocrates) et François Muamba du MLC. Tous vont s’affronter pour se tailler une place au perchoir de la chambre basse. Du côté de l’Alliance pour la Majorité Présidentielle(AMP), on mise sur la supériorité numérique de leurs députés et le candidat du parti présidentiel serait bien parti pour remplacer une fois de plus, Vital Kamerhe. Il convient de signaler que le professeur Evariste Boshab avait hérité en 2006, le poste laissé vacant par Vital Kamerhe à la tête du PPRD. Les Kinois racontent qu’entre les deux compagnons, le jeu de la chaise musicale est une affaire du parti.

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mardi 14 avril 2009

Info Judiciaire

Me Bernard Colin, avocat à la Cour et ancien secrétaire de la Conférence porte plainte au nom de son client M. Freddy Mulongo, président Directeur général de Réveil FM suite aux écrits clairement diffamants et mensongers sur le net d'un certain M.Lambert Ngoi.

Une enquête est lancée auprès des chancelleries au Japon pour découvrir la vraie identité de la personne qui signe sous le pseudo Lambert Ngoi, prénom et nom inconnus des autorités japonaises.

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samedi 11 avril 2009

Durban II: Dans la tourmente du boycott des assises prévues à Genève du 20 au 24 avril 2009.

Baki Youssoufou, Président de la Confédération étudiante lors de son allocution, à la tribune de l'auditorium de la Maison du Barreau, pour le boycott de Durban II.Photo BG-Dayclik

A moins de deux semaines de la tenue de la Conférence "Durban II" sur le racisme qui doit se dérouler du 20 au 24 avril 2009 au Palais des Nations à Genève, la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme (Licra) a organisé un grand meeting citoyen à la Maison du Barreau dans le premier arrondissement à Paris, le mardi 07 avril 2009. La société civile française s'est mobilisée pour un boycott de "Durban II" avec le soutien de S.O.S Racisme, le Grand Orient de France, le Comité Laïcité République, Regards de femmes, la confédération étudiante, la ligue du droit international des femmes, les meilleurs des Mondes, UN Watch, la coordination des Berbères de France, etc..

Refusons la mascarade de Durban II

Tous les intervenants qui sont montés à la tribune du majestueux auditorium de la Maison du Barreau: Philippe Schmidt, avocat et vice président de la Licra en charge des Affaires internationales; Jean Claude Buhrer, journaliste, ancien correspondant du Monde auprès des Nations Unies et co-auteur de « L’ONU contre les Droits de l’Homme ? »; Mohamed Sifaoui, journaliste, écrivain et réalisateur; Baki Youssoufou, président de la confédération étudiante...ont déploré que les droits de l'homme ne soient plus universels à l'ONU.

" On assiste à une remise en cause des textes fondamentaux de la déclaration de 1948 et la conception universaliste des Droits de l'homme", a déclaré Jean Claude Buhrer . Plusieurs griefs ont été relevé face au Conseil des Droits de l'Homme de l'Onu prévu du 20 au 24 avril à Genève:

- 7 articles dont les plus cités:10 et 56 parlent de la diffamation des religions. Faut-il prohiber tout examen de la foi en terre d’Islam, au moment où des millions de musulmans, surtout en Europe, refusent que l'islam soit assimilé à l’intégrisme ? La discrimination des femmes musulmanes est-elle pris en compte ?

- La criminalisation du blasphème, confusion entre le racisme qui touche les personnes et le blasphème qui est de l'ordre des idées.

- L'Islamophobie est décrite comme la forme de racisme ayant le plus progressé " depuis les événements du 11 septembre 2001". Le rapport n'établit aucune hierarchie dans la discrimination qui vise les différentes religions; il évoque l'antisémitisme et la christianophobie. Mais c'est l'islam et les musulmans qui sont aujourd'hui les principales victimes du racisme dans le monde, ou plus exactement dans le sphère occidentale. Sur les 48 paragraphes consacrés aux formes de discrimination des religions, 21 concernent "l'Islamophobie", 7 à l'antisémitisme, 5 à la christianophobie et 6 pour les autres formes de discriminations religieuses (hindouisme, bouddhisme, syncrétismes etc).

- Le comité préparatoire de Durban II est présidé par la Lybie, l'Iran et le Pakistan occupent la vice-présidence, et le Cuba est rapporteur.

- Israél, cité comme pays terroriste.

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vendredi 10 avril 2009

Réveil FM Livres 08

Lire, selon moi, c'est entrer dans une compréhension du monde et des gens ou au moins dans une relation avec le monde et les gens qui ne soient pas limitées par le point de vue singulier de ce que je suis à l'exclusion du reste. J'aime lire parce que ça donne de l'épaisseur à mon expérience de vivant, de la profondeur au monde et, il faut bien le dire, parce qu'un livre s'ouvre et se referme à ma guise, respecte mon rythme et mon besoin de silence, et que, contrairement aux autres interlocuteurs, il ne s'offusque pas d'un oubli prolongé sous la table de nuit.

Aimer lire n'est pas facile, il faut trouver le bon bouquin mais pour ça il faut en lire énormément. La lecture est une passion, soit tu aimes ou tu n'aimes pas.

La lecture est un art, au lieu de voir un seul monde, le nôtre, nous voyons le monde se multiplier. Autant il y a d’artistes originaux, autant nous avons plusieurs mondes à notre disposition, plus différents les uns des autres que ceux qui roulent à l’infini.

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jeudi 9 avril 2009

Le Général Mbunza Mabe est décédé en Afrique du sud !

Bukavu, le 09 mai 2004, le Général Mbunza Mabe s'adressait aux kivutiens après la débandande de Jules Motebusi et ses soldats.

Le général Le Général Mbunza Mabe est décédé tôt ce matin vers 6h en Afrique du sud. Après plusieurs vérifications de nos fins limiers au pays de Nelson Mandela, nous nous sentons obliger de vous livrer cette information. Information connue par les autorités congolaises mais non livrée à la population. Avec la disparition du Général Mbunza Mabe, nous risquons de vivre le syndrome du Palais de Marbre. Mzée Laurent-Désiré Kabila, président de la République Démocratique du Congo a été tué le 16 janvier 2001, Frère Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" annoncera sans froid aux yeux à l'opinion nationale et internationale que Mzée Laurent kabila était mort à Harare au Zimbabwe, le 18 janvier 2001. L'objectif étant de faire correspondre l'assassinat de Mzée Laurent Kabila à celui de patrice Lumumba, le 17 janvier 1961.

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mercredi 8 avril 2009

10 Questions à Kä Mana

30 avril 2007, à Lungern en Suisse, Kä Mana était l'orateur, lors du séminaire international de la Fiacat sur le thème: l'interdit de la torture, un principe en péril

Philosophe, théologien et analyste politique congolais, Kä Mana est connu pour ses analyses pointues et acérées. "Depuis les indépendances de nos pays dans les années 1960, les élites intellectuelles d'Afrique ont pris l'habitude de poser à intervalles réguliers la question de la pertinence de leurs théories et de leurs pratiques sociales en regard des conditions politico-économiques et techno-scientifiques catastrophiques de notre continent.

Après avoir été liée aux nécessités du développement et de la libération de nos sociétés au cours des deux premières décennies de notre « autodétermination » où nous étions tous et toutes portés par d'étincelants rêves de prospérité, de liberté et de dignité, cette question a tendance à devenir l'expression d'une désillusion profonde face aux attentes lumineuses qui furent les nôtres.

Au début, les forces intellectuelles du Continent ont sérieusement cru à la grandeur du savoir pour construire l'Afrique post-coloniale. Elles ont misé sur les sciences dites exactes comme sur les sciences humaines pour libérer des dynamiques de la transformation sociale et sortir une fois pour toutes de l'état de « colonialité » à nos yeux inacceptable. Il existait comme un pacte évident entre la promotion des savoirs et des pratiques scientifiques dans les universités et les impératifs sociopolitiques d'une Afrique à construire hors des ornières du colonialisme. Il s'agissait en fait de briser l'étau qui étranglait la destinée du continent depuis cinq siècles d'humiliation dans nos relations avec le monde occidental.

Ce pacte entre science, développement et liberté a très vite fait long feu. Il a brillé pendant un temps dans le ciel de nos discours sans se transformer en pratiques politiques, sociales, culturelles et scientifiques à la mesure de nos rêves. Nos sociétés ont été précipitées dans une sorte de descente aux enfers vertigineuse : avec des dictatures militaires ubuesques, des partis uniques dévoyés, des logiques sociales débilitantes et une mentalité aux antipodes de nos attentes les plus orageuses.

Les préoccupations des forces intellectuelles se sont alors drapées d'une vaste désillusion et ont plongé nos intelligences dans une sorte « de dépression psychique» et « d'angoisse métaphysique » d'où jaillit constamment le besoin de comprendre ce qui nous arrive réellement. Le besoin de nous expliquer à nous-mêmes nos propres défaites, nos échecs patents en matière de développement, de libération et de construction d'une société de prospérité, de dignité et de bonheur." A Réveil FM, nous nous interdisons de saucissonner la pensée d'autrui.

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mardi 7 avril 2009

Rama Yade à Réveil FM

Paris, le 24 mars 2009, Carla Bruni-Sarkozy (au centre) et Rama Yade lors d'une réunion de mobilisation en faveur des femmes victimes de violence en République démocratique du Congo.

La Secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme et aux Affaires étrangères est un électron libre qui dit sans détour, ce qu’elle pense. En France, tout le monde sait que la langue de bois n’est pas sa tasse de thé.

De sa présence active aux côtés des mal logés d’Aubervilliers à ses positions tranchantes sur des questions diverses, elle ne déroge pas en tout cas à la règle. Invitée ce lundi 6 avril par l’Association de la Presse Etrangère, au Centre d’Accueil de la Presse Etrangère (CAPE) à Paris, pour parler des droits de l’homme, la personnalité politique préférée des Français et benjamine du gouvernement Fillon, n’a pas failli à sa réputation. Encore une fois, Rama Yade a plaidé en faveur des femmes victimes des violences sexuelles en République démocratique du Congo. Réveil-FM vous fait revivre ses déclarations !

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lundi 6 avril 2009

Les conflits et guerres au Kivu simples comme un coup de fil !

Le coltan, une abréviation pour colombo-tantalite, est un minerai qui associe deux métaux classés parmi les métaux réfractaires : le colombium (appelé aussi nobium, symbole chimique Nb) et le tantale (symbole chimique Ta). C’est lui qui donne sa valeur au minerai. Le tantale est reconnu pour sa dureté et sa résistance extrême à la chaleur et à la corrosion. Il sert à fabriquer des pièces d’avion, des fusées, des outils de précision, mais surtout des objets de consommation très courante : des condensateurs pour les ordinateurs et les téléphones portables.. Le secteur de l’électronique monopoliserait ainsi 60 à 80% du marché du tantale.

Les plus belles réserves de ce minerai se situent en Australie, au Brésil, au Canada. Mais le minerai le plus pur serait celui du Kivu, au sud est de la RDC. En 2000, la République Démocratique du Congo aurait produit, en 2000, 130 tonnes de tantale, soit 11% de la production mondiale. De façon très étonnante, le Rwanda voisin aurait lui produit 160 tonnes accaparant 13% du marché mondial. Or il est largement reconnu que la majorité des exportations rwandaises proviennent en fait de la RDC. La RDC assurerait 20% de la production mondiale. spiritains.net/videos/playcoltan.htm Le coltan est au cœur du problème de l'Est. Dans cette partie orientale de la République Démocratique du Congo où il n’y a plus de paix depuis 20 ans, le coltan, sans pour autant faire cesser les autres trafics "classiques" (or, diamants, bois), est devenu l’objet de toutes les convoitises, de toutes les compromissions, le ressort de cette interminable instabilité du pays, pour le plus grand malheur des populations.

La République Démocratique du Congo est-elle victime d'une guerre de ressources ? À l’échelle mondiale, on estime que les guerres de ressources ont entraîné la mort ou le déplacement de plus de 20 millions de personnes et ont permis aux rebelles, aux seigneurs de guerre et aux gouvernements répressifs de récolter au moins 12 milliards de dollars. Et se sont les enfants qui souffrent le plus de la destruction et du déplacement qui s’en suit.

Les guerres de ressources sont des conflits armés financés entièrement ou partiellement par la vente de ressources naturelles – tels que les diamants, le pétrole, l’or, et le bois d’œuvre. Il y a présentement plus de 30 guerres en cours dans le monde et environ le quart de ces conflits armés sont classifiés comme des guerres de ressources. Les guerres de ressources créent des cercles vicieux. Les gouvernements corrompus ou les forces rebelles se procurent les ressources naturelles, les vendent à des multinationales pour de vastes sommes d’argent, utilisent cet argent pour acheter des armes et utilisent ces armes pour obtenir ou maintenir le contrôle des régions riches en ressources naturelles et des civils innocents qui vivent dans ces régions.

Les guerres de ressources ont entraîné la mort et le déplacement de millions de civils innocents, forcé des millions de personnes à quitter leur foyer, augmenté l’écart entre les riches et les pauvres et contribué à une destruction environnementale massive.

Qu’est-ce qui entraîne les guerres de ressources ? Plusieurs régions riches en ressources naturelles ont une histoire de manque de respect pour les droits de la personne – certains parlent même de la malédiction des ressources.

Dans l’ensemble, les statistiques démontrent que plus les pays dépendent de l’argent provenant de l’exportation des ressources naturelles, ils se classent dans le pire de l’indice de développement humain des Nations Unies ( un indice mesurant les améliorations sociales et économiques d’une année à l’autre).

Toutefois, la présence de ressources naturelles ne peut pas être la seule cause de conflit, puisque des pays comme l’Australie, le Canada, la Norvège et le Botswana sont riches en ressources naturelles mais ne font pas face à des conflits armés importants. Dans la plupart des cas, les mésententes idéologiques – mésententes sur le bien et le mal – sont la source des conflits, mais avec le temps, ces mésententes passent à l’arrière plan, et l’appât du gain et la corruption deviennent le moteur de la guerre.

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Le 6 avril, comme les autres jours, il faut appeler les choses par leur nom !

15 novembre 1996, République démocratique du Congo : des centaines de milliers de réfugiés, constituant une colonne de 20 km de long près de Goma, sur la route du retour au Rwanda.

De Bruxelles à Kigali, de l'est de la République Démocratique du Congo à l'ouest de la Tanzanie, tous les rwandais commémorent les 15 ans du génocide rwandais. Les médias sont aussi au rendez-vous. Tandis que le pouvoir de Kigali travaille son lobbying auprès des associations juives pour lier le génocide rwandais à la Shoah, tous les esprits ne veulent ni se formater encore moins se laisser influencer.

Des événements qui ont coûté la vie à quelques 800.000 personnes méritent d’être commémorés.

Et il est donc normal que de nombreux journaux consacrent de la place au début, en 1994, des massacres qui devaient endeuiller le Rwanda.

Malheureusement, à cette occasion, on nous serine une fois de plus que ces événements ont été un génocide, ce qui est tout simplement une contre=vérité. On pourrait ne pas y attacher d’importance.

La douleur est la même pour tous les morts, qu’ils soient trépassés dans un génocide, un massacre, un bombardement ou un assassinat.

Je dirais même que le respect dû aux défunts et à la douleur de leur proche inciterait normalement à ne pas faire, à cette occasion, de querelles de vocabulaire qui peuvent passer, en apparence, pour du byzantinisme hors de saison. Mais voilà ! Il y a l’usage que la propagande gouvernementale rwandaise fait de ce mot !

Le mot « génocide » a le don de provoquer une sorte de réflexe conditionné, acquis à propos du génocide des Juifs et largement entretenu par la propagande sioniste : non seulement le survivant d’un génocide a droit à la pitié et à la solidarité – ce qui n’est que justice – mais il est réputé ne pouvoir faire le mal ; il bénéficie en fait d’une impunité que n’ont pas les autres hommes.

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vendredi 3 avril 2009

A coeur ouvert avec Pierre Yambuya Lotika Kibesi

Pierre Yambuya Lotika Kibesi est né le 12 décembre 1950 à Stanleyville dans la Province Orientale. Lumumbiste-Muleliste, très jeune compagnon de luttte de Christophe Gbenye, Gaston Soumialot, Nicolas Olenga, Tupa Edouard, Laurent Désiré Kabila, Martin Kasongo, Maluyani Rigobert, Adrien Kanambe, Vital Mpakasa, Umba Johson de l'armée populaire de libération (APL) en 1964.

Pierre Yambuya Lotika Kibesi est le géniteur de la Direction Générale des Migrations (DGM) dont il fut le Directeur Général de 1997-2004.

Ancien pilote de Mobutu Sese Seko, il est un témoin clé dans le film du belge Thierry Michel: Mobutu, Roi du Zaïre. A son actif, il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la République Démocratique du Congo dont le dernier qui vient de sortir à la fin du mois de mars 2009 "colonialisme au Congo: Ils ont trahi Mzée-Vérité biologique de Joseph Kabila". A Paris, le tome VII se vend comme des petits pains à la Fnac. Pavé dans la marre, Pierre Yambuya a éventré le boa et brisé l'omerta congolaise. Sans grandiloquence expressive, il retrace les secrets bouleversants et les plus cachés de la naissance de Joseph Kabila.

Un grand homme politique français m’a dit le 15 janvier 2007 : pourquoi aucune puissance étrangère n’arrive pas à dicter aux Libyens ce qu’il faut faire? C’est parce que les dirigeants libyens sont honnêtes et respectueux, ce qui est le contraire des dirigeants congolais, car vous êtes égoïstes, cupides, malhonnêtes et irresponsables dans un pays où les habitants auraient dû être plus heureux qu’au Portugal, qu’en Suisse, qu’en Italie, qu’en Belgique et même qu’ici en France avec toutes les richesses naturelles que regorge le Congo. Monsieur Yambuya ne considérez pas mes propos comme des injures, mais je suis très choqué de la misère qui habite le peuple congolais. Vous avez sacrifié deux hommes honnêtes dans votre histoire : Patrice Lumumba et Laurent Kabila.

Pierre Yambuya Lotika Kibesi, le géniteur et le premier directeur général de la Direction Générale de l'Immigration (DGM) entouré par les officiels au siège de la DGM, boulevard du 30 juin à Kinshasa Gombe

Les cabales seront organisées contre ses idées sur la raison d’être d’un service d’immigration de développement. Sa suspension des fonctions due à une enquête administrative totalement fausse, avait pour vraies raisons de détruire le bilan combien positif des oeuvres qu'il avait accompli publiquement à la DGM et de favoriser la croissance du sous-développement de la République Démocratique du Congo par ceux qui n’ont d’autres ambitions que la paupérisation du peuple congolais à leurs profits égoïstes: les nostalgiques de l’inversion des valeurs humaines et leurs héritiers de la révolution ratée du 17 mai 1997.

En juillet 2004, les services de sécurité de Joseph Kabila décident sans raison apparente d'arrêter Pierre Yambuya, le directeur général des migrations. Celui-ci se réfugie dans une ambassade occidentale. Coup de téléphone de l'ambassade à la présidence. L'ambassadeur : « Ne le cherchez plus. Il est chez moi ». Le président : « Tant mieux. Je préfère qu'il ne soit pas arrêté. Gardez-le quelque temps et tout rentrera dans l'ordre. » Comme si le président de la République ne maîtrisait pas tout...

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