Mohamed Sifaoui, journaliste, écrivain et réalisateur. Il est l'un des frondeurs de Durban II. Photo BG-Dayclik

Jean-Claude BUHRER, journaliste, ancien correspondant du Monde auprès des Nations Unies et co-auteur de « L’ONU contre les Droits de l’Homme ? »; Philippe SCHMIDT, vice-président de la LICRA chargé des affaires internationales ; Pascal BRUCKNER, écrivain et essayiste. Photo BG-Dayclik

Certains pays ne participeront pas à la conférence de Genève.

Israël et le Canada avaient annoncé, dès 2008, qu'ils boycotteraient la conférence de Genève. Les Etats-Unis ont également annoncé qu'ils ne participeraient pas à la conférence en raison de désaccords avec le projet de déclaration qui "focalise la critique sur Israël" et restreint "de façon inacceptable la liberté d'expression sous couvert de diffamation de la religion".

L'Italie a annoncé, le 6 mars dernier, qu’elle ne participerait pas à la Conférence. "Le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini, a décidé que l'Italie retirait sa délégation car elle n'approuve pas le projet de déclaration qui contient des phrases inacceptables, agressives et antisémites.

Le Royaume-uni a conditionné son soutien à "Durban II" à un "changement de cap" dans la préparation du projet de déclaration, tandis que la France a affirmé qu'elle n'hésiterait pas à s'en retirer si Israël devait être "stigmatisé".

Les droits de l'homme dépendent d'un pays à un autre. En Egypte, L'Église copte fut fondée par saint Marc l'Évangéliste et elle se considère donc comme une église apostolique.

Les Coptes considèrent la visite du Christ comme une bénédiction. C'est en effet, en Égypte sur les bords du Nil que la Sainte Famille est venue s'exiler jusqu'à la mort d'Hérode. Selon la tradition, là ou elle s'arrêta, on y construisit des églises plus tard ( Matariyyah au Caire, le monastère de Muharraq en Haute Égypte, l'église de Saint-Serge au Vieux Caire, etc ). Le monastère de Muharraqse est le lieu où se déroule annuellement un célèbre pèlerinage (mûlid). Le souvenir de la fuite en Égypte imprégna même la vie liturgique copte, puisqu'on la célèbre lors d'une des sept fêtes secondaires, le 24 Bashans, selon le calendrier copte, c'est-à-dire le 1er juin de notre calendrier grégorien. On trouve également des icônes représentant l'événement. "L'histoire" dit que Marc fut le premier envoyé en Égypte pour prêcher l'Évangile et établir des églises, tout d'abord à Alexandrie. Saint Marc serait mort martyrisé par des païens. Le martyre de saint Marc est fêté le 30 de Baramoudah, c'est-à-dire le 8 mai.Tenez les coptes en Egypte pour réparer une toilette doivent obtenir un décret présidentiel !!! Qui va représenter la République Démocratique du Congo à Genève ? Comment les Congolais se préparent-ils pour Durban II ?

Le mémorandum des ONG des Droits de l'Homme au Ministre des Droits humains congolais, peut nous éclairer sur la situation des droits de l'homme au pays:

La Synergie des ONGs de la Société Civile de la République Démocratique du Congo (RDCongo) a l’honneur de vous adresser le présent mémorandum dans le but de vous exprimer sa profonde préoccupation à la suite des irrégularités ayant entaché l’entrée des troupes armées étrangères dans notre pays, des dommages collatéraux relatifs à la l’impréparation et la mauvaise gestion des opérations militaires conjointes sur terrain, des menaces qui pèsent sur notre jeune démocratie ainsi que de l’impunité consacrée par l’octroi de l’amnistie aux anciens rebelles.

En effet, l’entrée des troupes ougandaises, rwandaises et sud-soudanaises sur notre territoire a créé une situation de troubles et de confusion dans le fonctionnement normal des institutions de la République avec comme corollaires :

1. La violation par le Président de la République et par le Gouvernement, chacun en ce qui le concerne, des dispositions des articles 165 (alinéa 1), 213 et 214 de la Constitution;

2. Le massacre à grande échelle des réfugiés hutu et des populations RDCongolaises dans les zones d’opérations ;

3. Le déplacement massif des populations RDCongolaises et la destruction des infrastructures socio-économiques de base;

4. Les violations massives des droits humains et du droit international humanitaire caractérisées par : les enlèvements, arrestations arbitraires, détentions illégales, harcèlements, viols, tortures et peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, assassinats des défenseurs des droits de l’homme, des opposants politiques, des étudiants, des syndicalistes, des journalistes ainsi que des femmes, des jeunes filles…

5. La crise au sein de la famille politique du chef de l’Etat (Alliance de la Majorité Présidentielle « AMP ») avec l’influence néfaste sur la marche des institutions de la République.

Monsieur le Ministre,

La Synergie des ONGs de la Société Civile de la RDCongo est en outre préoccupée par la légèreté avec laquelle le gouvernement a conclu les accords de paix avec le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) et autres groupes rebelles en leur promettant une amnistie pour leurs actes dans la rébellion. Cette attitude du gouvernement consacre l’impunité et encourage d’autres opportunistes à prendre les armes.

Eu égard à tout ce qui précède, la Synergie des ONGs de la Société Civile de la RDCongo vous demande d’agir, en votre qualité de Conseiller du gouvernement en matière de droits humains, afin que :

- Soient respectés les instruments juridiques régionaux et internationaux ratifiés par la RDCongo ainsi que la Constitution et les lois nationales ;

- Soit diligentée une enquête mixte (gouvernement et ONGs des droits de l’homme) sur les massacres et les crimes commis durant toutes les opérations militaires conjointes dans les provinces des Nord et Sud-Kivu et la Province Orientale en vue d’établir les responsabilités, de sanctionner les coupables et d’indemniser les populations victimes ;

- Soit pénalisée la torture comme une infraction autonome conformément à l’article 4 de la Convention contre la torture ratifiée par la RDCongo ;

- Soit relancée l’Entité Nationale de liaison des droits humains de la RDCongo ;

- Soit sollicitée par la Gouvernement RDCongolais auprès du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies l’instauration du Mandat de l’Expert Indépendant des Nations Unies sur la situation des droits humains en RDCongo ;

- Soit garantie la participation du Gouvernement RDCongolais à la prochaine session de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADH) prévue en mai 2009 à Banjul, en Gambie en vue de répondre aux questions suscitées par ses 7ème, 8ème et 9ème rapports périodiques ainsi que les rapports alternatifs y relatifs.

Fait à Kinshasa, le 08 avril 2009. Les signataires du Mémorandum

Les Organisations

1. LIGUE DES ELECTEURS

2. OCDH

3. TOGES NOIRES

4. ANGES DU CIEL

5. RENADHOC

6. FEMME MAINTENANT

7. HUMAN RESCUE

8. LDGL

9. CARREFOUR DES FEMMES ET FAMILLES

10. COJESKI-RDC

11. CDHM

12. VSV

13. OSD

14. ASADHO

15. JEUNESSE GARDIENNE

16. OCEC

17. JUSTICE ET SOLIDARITE

18. ANMDH

19. ASF-CONGO

20. FOEPHARCO-ASBL

21. SOCIKIN

22. REPRODHOC/KIN

23. CAFEFA

24. CIDI-RDC

La Conférence d’examen de Durban, qui aura lieu à Genève en Suisse, du 20 au 24 avril 2009, évaluera les progrès réalisés dans le cadre des objectifs fixés par la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, qui s'est tenue à Durban en Afrique du Sud en 2001.

On ne peux oublier la stupeur et, très vite, le désespoir de ces délégations de militants de la démocratie zimbabwéens, d'intouchables indiens, de Pygmées Congolais, de rescapés des massacres soudanais... Lorsqu'ils réalisèrent que leur sort ne présentait aucune espèce d'intérêt aux yeux des croisés de Durban I qui avaient fait main basse sur la conférence.

A Genève, Durban II doit évaluer les "progrès" réalisés depuis Durban I en matière de lutte contre le racisme.

Déjà le projet de Déclaration de Durban II, n'est explicite ni du Zimbabwe de Mugabe, ni du Darfour , ni de la République Démocratique du Congo avec ses 6.000.000 des morts. Durban II sera-t-il une mascarade diplomatique ? Les Ong françaises prônent le boycott. Laurent Joffrin, le président du directoire du quotidien "Libération" estime que la société civile française devrait être présente à Genève, pour refuser et dénoncer la mascarade.