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dimanche 20 mai 2018

Conseil des droits de l'homme: Avec culot et toupet la RDC condamne les violences à Gaza!

Zénon Mukongo Ngay, ambassadeur de la RDC auprès de la Mission permanente de l'ONU à Genève

Le vendredi 18 mai au 28ème session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme, sur les violences dans les territoires occupés. On se gratte la tête et s'arrache quelques cheveux, lorsqu'on entend certains Etats de pacotille, pays dictatoriaux condamnés avec véhémence ce qui se passe dans les territoires occupés. La République démocratique du Congo a déclaré que ce qui se passe au Moyen-Orient était « simplement inacceptable ». Du point de vue de la République démocratique du Congo, la question du statut de Jérusalem doit être réglée par le biais des négociations. Si les revendications palestiniennes sont justes, on doit également reconnaître le droit d'Israël de vivre en paix et dans la sécurité. Mais en attendant, le respect du droit international humanitaire et le respect des droits de l'homme, en particulier celui à manifester pacifiquement, doivent demeurer de rigueur.

La République démocratique du Congo est un enfer à ciel ouvert, qui ne sait même pas protéger ses citoyens...Depuis que la mafia internationale a catapulté Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale sur son trône pour mieux piller ses ressources, 17 ans déjà qu'en RDC, toutes manifestations pacifiques sont interdites, les libertés fondamentales sont bafoués, les droits de l'homme foulés aux pieds. Des apparatchiks, oligarques, arrivistes et millionnaires du dimanche, narguent 80 millions d'individus, avec des décisions et agissements injustes, alambiqués...

Rossy Mukendi a été assassiné le dimanche 25 février dernier, par la Major Carine Lokeso en fuite, après l'avoir appelé par son nom, lors d'une marche pacifique organisée par le Comité Laïc de Coordination. Le régime d'imposture et d'occupation a confisqué le corps de ce jeune activiste du Collectif 2016 durant 3 mois, après sa mort. Honteux d'avoir fauché un jeune de 35 ans, des officiels ont brillé par absentéisme aux funérailles. Des activistes des droits de l’homme, leaders et militants de l’opposition, étudiants et autres anonymes se sont donné rendez-vous ce samedi 19 mai au complexe Asanef à Kinshasa pour les derniers hommages à Rossy Mukendi.

Samedi 18 mai, sur le boulevard Triomphal à Kinshasa, le corps de Rossy Mukendi a été jeté par terre par des policiers d'Alias Joseph Kabila. La police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les personnes qui accompagnaient la dépouille de l'activiste. Les images sont insoutenables dans cette vidéo. Les réseaux sociaux sont emballés et cela ne laisse personne indéfférente.

C'est incongru que la République démocratique du Congo fasse des leçons sur ce qui se passe dans les territoires occupés. Le régime de Kinshasa est criminel, sans foi ni loi. Ce régime n'a aucun respect de la vie humaine encore moins des morts.

L'élection de la République démocratique du Congo au sein du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, le 16 octobre dernier, avait provoqué un tollé parmi les organisations de la société civile. L’Assemblée générale des Nations unies a élu la République démocratique du Congo (RDC) pour siéger au Conseil des droits de l’homme de 2018-2020. La RDC avait recueilli un nombre de votes bien plus faible que les autres pays africains candidats, et parmi les plus bas de tous les pays candidats à cette élection. Institutionnellement, elle a toutes les caractéristiques du candidat élu par défaut.

La République démocratique du Congo doit s'améliorer pour prouver qu'elle mérite sa place au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, delà à se transformer en donneuse des leçons sur les territoires occupés, alors même que ses casseroles d'atteintes massives aux droits de l'homme sont retentissantes.

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samedi 19 mai 2018

Conseil des droits de l'homme: Gaza, vers une enquête indépendante sur les violences !

Vendredi 18 mai, Zeid Ra'ad Al Hussein, le Haut-Commissaire des droits de l'homme de l'ONU. Photo Réveil FM International

Le Conseil des droits de l'homme décide de créer une commission d'enquête indépendante chargée d'enquêter sur les violations commises en particulier dans le contexte des manifestations dans la bande de Gaza.

Le Conseil des droits de l'homme a tenu, aujourd'hui, une session extraordinaire consacrée à la détérioration de la situation des droits de l'homme dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, décidant en fin de journée de dépêcher d'urgence une commission commission d'enquête internationale indépendante afin d'enquêter sur les violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme commises dans le Territoire palestinien occupé, en particulier dans la bande de Gaza occupée, dans le contexte des attaques militaires lancées contre les manifestations civiles à grande échelle qui ont commencé le 30 mars 2018.

La commission d'enquête devra établir les faits et circonstances des violations et exactions alléguées, y compris celles qui peuvent constituer des crimes de guerre. Elle devra en identifier les responsables et faire des recommandations sur les mesures de mise en cause des responsables en vue d'éviter l'impunité et d'y mettre fin. La commission d'enquête présentera un compte rendu oral à la session de septembre 2018 du Conseil et un rapport écrit en mars 2019.

Par une résolution adoptée par 29 voix pour, 2 contre et 14 abstentions, le Conseil condamne l'utilisation disproportionnée et aveugle de la force par les forces d'occupation israéliennes contre des civils palestiniens, y compris dans le contexte de manifestations pacifiques, en particulier dans la bande de Gaza, en violation du droit international humanitaire, du droit international des droits de l'homme et des résolutions pertinentes de l'ONU. Il exprime sa profonde tristesse face au nombre considérable de morts, dont des enfants, des femmes, des professionnels de santé et des journalistes, et au nombre élevé de blessés.

Le Conseil demande la cessation immédiate de toutes les attaques, incitations et violences visant des civils dans tout le Territoire palestinien occupé. Il exige qu'Israël mette fin immédiatement et pleinement à son bouclage illégal de la bande de Gaza occupée, estimant qu'il constitue en soi un châtiment collectif infligé la population civile palestinienne.

À l'ouverture de la session, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, M. Zeid Ra'ad Al Hussein, a indiqué que, depuis que les manifestations ont débuté le 30 mars dernier, 87 Palestiniens, parmi lesquels douze enfants, avaient été tués par les forces de sécurité israéliennes dans le contexte de ces manifestations et 29 autres, dont trois enfants, avaient été tués dans d'autres circonstances. M. Zeid a relevé qu'après onze ans de blocus, les Gazaouis sont privés de dignité et déshumanisés par les autorités israéliennes, à tel point que les officiels ne semblent même pas envisager que ces hommes et ces femmes puissent avoir un droit, ni même une raison de manifester. Le Haut-Commissaire a approuvé les appels lancés en faveur d'une enquête internationale, indépendante et impartiale, dans l'espoir que la vérité mène à la justice.

Le Conseil a aussi été informé par le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, M. Michael Lynk, que parmi les victimes mentionnées par le Haut-Commissaire se comptaient des enfants, des journalistes, des professionnels de santé et de très nombreux jeunes hommes sans emploi. Le Rapporteur spécial a affirmé que la responsabilité de ces faits incombait tout d'abord Israël et à son commandement politique et militaire. M. Lynk a encore souligné que la responsabilité pour les conditions qui prévalent à Gaza incombaient également au Hamas, ainsi qu'à l'Autorité palestinienne et à l'Égypte, qu'il a appelé à s'acquitter de leurs obligations envers la population de Gaza.

Cette session extraordinaire avait été convoquée suite à une demande officielle présentée le 15 mai par l'État de Palestine et les Émirats arabes unis, au nom du Groupe des États arabes, et soutenue par plus de cinquante États.

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vendredi 18 mai 2018

Conseil des droits de l'homme: Gaza, les violences dénoncées !

Vendredi 18 mai, Zeid Ra'ad Al Hussein, le Haut-Commissaire des droits de l'homme de l'ONU. Photo Réveil FM International

Le Conseil des droits de l'homme a ouvert, ce matin, les travaux de sa vingt-huitième session extraordinaire, consacrée à la détérioration de la situation des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est.

Cette session extraordinaire, présidée par l'Ambassadeur Vojislav Šuc de la Slovénie, a été convoquée suite à une demande officielle présentée le 15 mai par l'État de Palestine et par les Émirats arabes unis, au nom du Groupe des États arabes, et soutenue par une cinquantaine d'États.

La séance s'est ouverte sur les déclarations du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, M. Zeid Ra'ad Al Hussein et du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, M. Michael Lynk.

Vendredi 18 mai, Zeid Ra'ad Al Hussein, le Haut-Commissaire des droits de l'homme de l'ONU. Photo Réveil FM International

M. Zeid a indiqué que, depuis que les manifestations ont débuté le 30 mars dernier, 87 Palestiniens, parmi lesquels douze enfants, ont été tués par les forces de sécurité israéliennes dans le contexte de ces manifestations et 29 autres, dont trois enfants, ont été tués dans d'autres circonstances. Contrairement à ce qu'a affirmé un porte-parole de l'armée israélienne, ces faits ne constituent pas une « victoire de relation publique pour le Hamas » mais bel et bien une tragédie pour des milliers de familles, a souligné le Haut-Commissaire. Les actions des manifestants à elles seules ne paraissent pas constituer la menace imminente à la vie ou la menace de blessure mortelle qui pourraient justifier le recours à la force létale, a affirmé M. Zeid. Après onze ans de blocus, les Gazaouis sont privés de dignité et déshumanisés par les autorités israéliennes, à tel point que les officiels ne semblent même pas envisager que ces hommes et ces femmes puissent avoir un droit, ni même une raison, de manifester. Le Haut-Commissaire a approuvé les appels lancés en faveur d'une enquête internationale, indépendante et impartiale, dans l'espoir que la vérité mène à la justice.

Pour sa part, le Rapporteur spécial a précisé qu'au cours des sept dernières semaines, plus de cent manifestants palestiniens avaient été tués par l'armée israélienne. Parmi eux, des enfants, des journalistes, des professionnels de santé et de très nombreux jeunes hommes sans emploi. Environ douze mille personnes ont été blessées, dont certaines gravement. Quant à savoir qui en est responsable, le Rapporteur spécial a affirmé que c'est tout d'abord Israël et son commandement politique et militaire. M. Lynk a souligné que la responsabilité pour les conditions qui prévalent à Gaza incombe également au Hamas, ainsi qu'à l'Autorité palestinienne et à l'Égypte, qui doivent aussi s'acquitter de leurs obligations envers la population de Gaza.

Israël et la Palestine ont fait des déclarations à titre de parties concernées.

Lors du débat qui a suivi ces déclarations, les délégations ont très largement condamné la mort de plus de cent Palestiniens à Gaza, dont des femmes et des enfants, et condamné le recours aux armes par Israël pour réprimer ces manifestations. De nombreuses délégations se sont dites aux côtés des Palestiniens dans la réalisation de leurs aspirations légitimes. La décision des États-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël a été condamnée par la grande majorité des délégations, certaines estimant qu'elle était « un clou de plus dans le cercueil de ce qui restait du processus de paix au Moyen-Orient ». Pour une autre délégation, le transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem risquait d'encourager Israël à commettre de nouvelles violences contre les Palestiniens. Plusieurs intervenants ont souligné à ce propos que la question du statut de Jérusalem devait être réglée par le biais des négociations et Israël a été sommé de mettre un terme à son occupation et à ses activités de judaïsation des lieux saints.

D'autres délégations ont souligné le droit d'Israël de défendre son territoire, tout en lui demandant de respecter les droits fondamentaux des manifestants pacifiques et le principe de proportionnalité dans le recours à la force. Un intervenant a regretté que la session extraordinaire ignore les véritables responsables de la situation, à savoir « le groupe terroriste Hamas », qui incite à la violence contre Israël.

Enfin, le Conseil a été appelé, à de très nombreuses reprises, à être à la hauteur de ses responsabilités et à créer une commission d'enquête internationale indépendante sur les faits décrits par le Haut-Commissaire et le Rapporteur spécial. Une délégation a insisté sur le fait que cette enquête devrait permettre de « faire la lumière sur ce qu'il s'est passé et pourquoi ».

La création de cette commission d'enquête fait l'objet d'un projet de résolution sur lequel le Conseil sera amené à se prononcer cet après-midi après avoir conclu son débat général, qui reprendra à 14 heures.

Déclarations liminaires

M. ZEID RA'AD AL HUSSEIN, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a indiqué que depuis que les manifestations ont débuté, le 30 mars dernier, 87 Palestiniens, parmi lesquels douze enfants, ont été tués par les forces de sécurité israéliennes dans le contexte de ces manifestations et 29 autres, dont trois enfants, ont été tués dans d'autres circonstances. Plus de 12 000 personnes ont en outre été blessées, dont 3500 par des balles réelles. Le pic des violences a été atteint lundi dernier, 14 mai, lorsque 43 manifestants ont été tués par les forces israéliennes – et ce bilan continue tristement de s'alourdir alors que certains des 1360 manifestants blessés ce jour-là par des balles réelles succombent de leurs blessures. Ces personnes, dont beaucoup étaient totalement non armées, ont été touchées – dans le dos, à la poitrine, à la tête et aux membres – par des tirs à balles réelles, ainsi que par des balles en caoutchouc et par des gaz lacrymogènes. Les forces israéliennes ont également tué 17 autres Palestiniens en dehors du contexte des cinq grands lieux de manifestations. Au total, ce chiffre de 60 tués est le plus élevé pour une seule et même journée à Gaza depuis les hostilités de 2014, a fait observer M. Zeid.

Contrairement à ce qu'a affirmé un porte-parole de l'armée israélienne, ces faits ne constituent pas une « victoire de relation publique pour le Hamas » mais bel et bien une tragédie pour des milliers de familles, a souligné le Haut-Commissaire. Le Premier Ministre israélien, M. Benjamin Netanyahu, a affirmé que les manifestants étaient « payés par le Hamas » et que les forces de sécurité israéliennes « s'efforçaient de limiter les pertes en vies humaines » ; mais il existe peu de preuves d'une quelconque tentative de limiter les pertes durant ce lundi. Même si certains manifestants ont jeté des cocktails molotov, utilisé des frondes pour jeter des pierres, envoyé des cerfs-volants enflammés vers Israël et tenté de découper les deux clôtures entre Gaza et Israël, ces actions à elles seules ne paraissent pas constituer la menace imminente à la vie ou la menace de blessure mortelle qui pourraient justifier le recours à la force létale, a affirmé M. Zeid.

Le Haut-Commissaire a rappelé que les Palestiniens avaient exactement les mêmes droits de l'homme que les Israéliens ; le même droit de vivre en sécurité et en toute liberté dans leurs maisons, en bénéficiant des services et opportunités adéquats. Or, ils sont systématiquement privés de ce noyau essentiel de droits, a souligné M. Zeid. Après onze années de blocus par Israël, les Gazaouis n'ont plus que peu d'espoir de trouver un emploi et leurs infrastructures s'effondrent, qu'il s'agisse d'électricité ou de services de santé. Israël, en tant que puissance occupante au regard du droit international, est tenu de protéger la population gazaouie et d'assurer son bien-être, a rappelé le Haut-Commissaire. Mais en fait, les Gazaouis sont privés de dignité et déshumanisés par les autorités israéliennes, à tel point que les officiels ne semblent même pas envisager que ces hommes et ces femmes puissent avoir un droit, ni même une raison, de manifester, a déclaré M. Zeid.

Personne n'a vu sa sécurité renforcée par les horribles événements de la semaine passée, a insisté le Haut-Commissaire. La situation des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé continue de se détériorer, a-t-il souligné, précisant que les implantations de colonies se sont accélérées cette année, tout comme a augmenté la violence des colons. Les démolitions de propriétés privées se poursuivent et la petite communauté bédouine de Khan al Ahmar, à l'est de Jérusalem, est hautement exposée à un risque de transfert forcé, a poursuivi le Haut-Commissaire. Il a en outre déploré le large recours à la détention sans jugement – décrite comme une « détention administrative » - et les violations des garanties fondamentales associées à un procès équitable. Par ailleurs, le manque d'obligation redditionnelle face aux allégations d'exécutions extrajudiciaires et autres violations sape la confiance dans la justice israélienne, a ajouté M. Zeid.

En conclusion, le Haut-Commissaire a approuvé les appels lancés par de nombreux États et observateurs en faveur d'une enquête internationale, indépendante et impartiale, dans l'espoir que la vérité concernant ces questions mène à la justice. En mettant un terme à l'occupation, a-t-il souligné, la violence et l'insécurité disparaîtront largement. Le Haut-Commissaire a exhorté Israël à agir en conformité avec ses obligations internationales.

M. MICHAEL LYNK, Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, a déclaré que les événements qui se sont produits cette semaine, ces deux derniers mois, et ces onze dernières années à Gaza hantent la conscience de la communauté internationale. Il s'agit d'un petit territoire enclavé, où deux millions de personnes vivent sous occupation, coupées du monde extérieur et confrontées à un blocus aérien, maritime et terrestre complet. C'est une situation que les Nations Unies ont elles-mêmes qualifiée d'invivable et d'insoutenable et de forme de punition collective, alors que ces personnes ne demandent qu'à jouir de leurs droits les plus élémentaires, comme n'importe qui, a-t-il rappelé. Certes, certains manifestants ont jeté des cocktails molotov, fait voler des cerfs-volants enflammés ou se sont jetés contre les barrières à la frontière, mais la grande majorité n'a commis aucun acte de violence et était désarmée ; ils marchaient, chantaient, protestaient contre leurs conditions de vie et demandaient un meilleur futur, a déclaré le Rapporteur spécial. M. Lynk a ensuite indiqué que ces sept dernières semaines, plus de cent manifestants palestiniens ont été tués par l'armée israélienne. Parmi eux, des enfants, des journalistes, des travailleurs médicaux et de très nombreux jeunes hommes sans emploi. Environ douze mille personnes ont été blessées, dont certaines gravement. Quant à savoir qui est responsable de ça, le Rapporteur spécial a affirmé que c'est tout d'abord Israël et son commandement politique et militaire – Israël qui reste la puissance occupante et qui impose depuis onze ans un blocus qui étrangle l'économie et la société de Gaza. M. Lynk a ensuite souligné que la responsabilité pour les sinistres conditions qui prévalent à Gaza incombe également au Hamas, ainsi qu'à l'Autorité palestinienne et à l'Égypte ; ils doivent eux aussi s'acquitter de leurs obligations envers la population de Gaza, a-t-il insisté. La responsabilité incombe également à la communauté internationale, qui doit forcer Israël à respecter le droit international, a ajouté le Rapporteur spécial.

Le Rapporteur spécial a rappelé qu'Israël, en tant que puissance occupante, est tenu de maintenir et de respecter les droits de l'homme des Palestiniens vivant dans le territoire occupé. Comme tout un chacun, les Palestiniens sont détenteurs des droits de l'homme, y compris du droit de rassemblement pacifique, a souligné M. Lynk, avant de rappeler qu'il avait à plusieurs reprises ces dernières semaines, dans ses déclarations, exprimé sa préoccupation face à l'usage excessif de la force par Israël. Israël doit respecter les principes de base de l'utilisation de la force et des armes à feu, a-t-il dit, rappelant que le « meurtre délibéré » et les « actes volontaire causant de grandes souffrances ou des blessures graves au corps ou à la santé » violent les conventions internationales et sont assimilables à un crime de guerre au titre du Statut de Rome.

Pour le Rapporteur spécial, la situation est profondément asymétrique. D'un côté des milliers de manifestants non armés, si ce n'est d'espoir, mais marchant avec dignité et vivant dans l'une des sociétés les plus pauvres de la région ; et de l'autre, la société militairement la plus puissante et économiquement la plus avancée de la région. Toute condamnation des récents événements qui ne s'accompagnerait pas de poursuites en justice et d'obligation redditionnelle serait vide, a souligné M. Lynk. La justice pour les victimes doit devenir une priorité de la communauté internationale, a-t-il conclu, demandant à la communauté internationale, par le biais des Nations Unies, d'entreprendre une enquête indépendante et impartiale sur les meurtres et les blessures survenus dans le contexte des manifestations depuis le 30 mars dernier.

Parties concernées

Israël a dénoncé la tenue de cette session extraordinaire comme étant une nouvelle manifestation d'obsession anti-israélienne, ainsi qu'une récompense au Hamas pour sa stratégie consistant à utiliser les civils comme des boucliers humains. Israël a assuré déplorer toute perte civile et a rappelé qu'il n'occupait plus Gaza depuis 2007, contrairement à ce qui est dit.

La délégation israélienne a dénoncé, dans cette affaire, une exploitation cynique par le Hamas de sa propre population contre Israël. Elle a regretté que de nombreux États membres se laissent berner par la description qui est donnée de manifestations soi-disant pacifiques, alors même que des cocktails molotov sont jetés. La délégation a cité des déclarations de dirigeants palestiniens selon lesquels il ne s'agissait pas de « manifestations pacifiques » mais bien d'un mouvement dirigé par le Hamas. Elle a aussi dénoncé l'attitude de l'Autorité palestinienne, notamment sa manipulation de la population palestinienne.

Quand des explosifs sont lancés contre ses soldats, Israël se défend, de même que quand le Hamas creuse des tunnels pour attaquer les populations civiles, a poursuivi la délégation, ajoutant que tout État ferait de même. Les chefs militaires d'Israël, et non le Hamas, prennent toutes les précautions possibles pour éviter les pertes parmi les civils, a déclaré la délégation israélienne, jugeant déplorable que le Conseil ferme les yeux sur la réalité sur le terrain.

L'État de Palestine a commencé par remercier les États et groupes qui ont appuyé la tenue de la session extraordinaire d'aujourd'hui et parrainé le projet de résolution. Il a également remercié les organisations non gouvernementales qui ont travaillé avec sa délégation et le Haut-Commissaire, de même que le Rapporteur spécial, pour les informations exactes qu'ils ont présentées. Il a également affirmé avoir tout fait pour éviter une session extraordinaire sur la situation en Palestine, notamment après les déclarations « irresponsables » du président des États-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et d'y transférer leur ambassade. Par ailleurs, l'État de Palestine, avec d'autres, a tenté à New York de faire condamner les actes qui se sont produits ces derniers jours à Gaza. Mais « ceux qui prônent la haine » s'y sont opposés. C'est pour cela que l'État de Palestine n'a pas eu d'autre choix que de saisir le Conseil des droits de l'homme, a-t-il assuré.

Le représentant palestinien a ensuite assuré que les manifestants palestiniens ont défilé avec des drapeaux palestiniens et non avec des armes. Mais, les responsables israéliens n'en ont pas tenu compte, tirant à balles réelles sur ces manifestants. Certains ont même déclaré que les manifestants « n'avaient pas de valeur et qu'ils doivent être tués comme les nazis », a encore affirmé l'orateur. De son point de vue, ce qui se passe à Gaza est une question de droit. Il a alors appelé ceux qui « ne connaissent pas le droit » à l'apprendre. Il s'agit du respect du droit international et si les Palestiniens ont violé le droit, ils doivent en répondre. Mais la même chose doit être exigée de l'autre partie, a-t-il conclu.

Débat général

Au nom de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), le Pakistan a dénoncé l'assassinat arbitraire de plus de cent Palestiniens, dont des femmes et des enfants, et condamné le recours aux armes pour réprimer des manifestants pacifiques. Le transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem est contraire à toutes les résolutions des Nations Unies. L'OCI constate que le comportement d'Israël conforte ses pires craintes. Elle demande qu'il soit mis fin au recours disproportionné à la force et que les Palestiniens aient accès aux traitements médicaux. Elle demande à la communauté internationale d'assumer sa responsabilité de protéger les droits des Palestiniens.

Au nom du Mouvement des pays non alignés, le Venezuela a fait part de sa vive préoccupation devant la décision unilatérale et illégale des États-Unis de déclarer que la capitale d'Israël était Jérusalem et d'y transférer leur ambassade. Le Mouvement est préoccupé par toute autre initiative qui pourrait renforcer le contrôle de fait sur la Ville sainte et son annexion illégale par Israël, en violation des résolutions du Conseil de sécurité. Les pays non-alignés considèrent que les atrocités commises contre le peuple palestinien sont des crimes de guerre et des violations de la quatrième Convention de Genève.

Au nom du Groupe africain, le Togo a réaffirmé sa position favorable au respect de la solution des deux États vivant côte à côte et en paix. Les membres du Groupe africain suivent avec préoccupation la détérioration de la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés et appelle toutes les parties à faire preuve de retenue.

Au nom du Groupe arabe, les Émirats arabes unis ont déclaré que la situation qui prévaut à Gaza depuis plus de dix ans équivaut à un châtiment collectif. Le Groupe arabe appelle la communauté internationale à mettre fin à cette situation. Le Groupe arabe réaffirme son soutien au peuple palestinien et demande l'ouverture d'enquêtes pour faire la lumière sur les violations des droits de l'homme.

Au nom de l'Union européenne, la Bulgarie a déclaré que, tout en reconnaissant le droit d'Israël de protéger son territoire, l'Union européenne attend d'Israël qu'il respecte les droits fondamentaux des manifestants pacifiques et le principe de proportionnalité dans le recours à la force pour protéger ses intérêts de sécurité légitimes. Les forces israéliennes doivent se garder du recours excessif à la force létale contre des manifestants non armés. L'Union européenne appelle aussi le Hamas et les organisateurs de ces manifestations à faire preuve de responsabilité en évitant les provocations, tout en assurant la sécurité des manifestants. L'Union européenne estime que des enquêtes transparentes devraient permettre de faire la lumière sur ce qu'il s'est passé et pourquoi, a dit le représentant, ajoutant par ailleurs la volonté de l'Union européenne de travailler avec ses partenaires à la reprise de négociations.

Le Brésil s'est dit indigné par les violences commises contre les civils palestiniens qui manifestent. Il appelle les parties à la modération et exhorte Israël à respecter pleinement ses obligations en vertu du droit international des droits de l'homme et du droit humanitaire, ajoutant qu'il devra rendre des comptes. Le Brésil s'est fait l'écho des appels lancés par le Secrétaire général des Nations Unies et le Haut Commissaire aux droits de l'homme pour que des enquêtes complètes, transparentes et indépendantes soient menées sur les événements récents.

Le Qatar a condamné le recours à une force démesurée et injustifiée ayant entraîné la mort de femmes, d'enfants et de personnes ayant des besoins particuliers. Le Qatar a appelé la communauté internationale à s'acquitter de sa responsabilité à protéger les Palestiniens face aux attaques meurtrières israéliennes, et à faire pression sur Israël pour qu'il respecte ses obligations. Le Qatar a demandé qu'une enquête sérieuse soit réalisée sur les événements récents.

L'Iraq a, de même, demandé à la communauté internationale d'obliger Israël à respecter ses obligations au titre du droit international. L'Iraq a fait observer que les violations des droits de l'homme des Palestiniens constatées ces dernières semaines n'étaient pas un fait nouveau pour les Palestiniens, confrontés depuis de longues années à la violation de leurs droits fondamentaux. L'Iraq a regretté que le Conseil de sécurité ne soit pas parvenu à défendre les droits des Palestiniens.

Les Émirats arabes unis ont condamné l'escalade à laquelle se livre Israël et le recours excessif à la force à Gaza. La délégation condamne également la décision des États-Unis et appelle les autres États à respecter la résolution 478 (1980) du Conseil de sécurité appelant au retrait des ambassades étrangères de Jérusalem. Les Émirats restent en outre aux côtés du peuple palestinien et demandent que soient traduits en justice les responsables des violations des droits de l'homme.

L'Égypte soutient également les droits du peuple palestinien et condamne le recours à la force par Israël. Le respect de ces droits implique non seulement que des enquêtes soient ouvertes, mais aussi que les responsables de violations des droits de l'homme soient traduits en justice, a dit le représentant. Il a indiqué que son gouvernement avait décidé d'ouvrir sa frontière avec Gaza pendant le Ramadan (15 mai au 14 juin).

Le Pakistan a dit que la barbarie qui se déroulait à Gaza n'avait plus sa place dans le monde; elle en rappelle d'autres, comme à Soweto en 1976. Le Pakistan a fermement condamné les tueries impitoyables et les blessures infligés à d'innocents manifestants civils palestiniens non armés par les autorités d'occupation. En outre, la décision à courte vue des États-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël était un clou de plus dans le cercueil de ce qui restait du processus de paix au Moyen-Orient. C'est pourquoi le Pakistan appelle la communauté internationale à mettre en œuvre les droits du peuple palestinien, y compris son droit à l'autodétermination.

Le Pérou s'est dit consterné et indigné par la flambée de violence récente dans les territoires arabes occupés, qui porte atteinte au droit de l'homme le plus fondamental, le droit à la vie, et menace encore davantage la paix au Moyen Orient. Ces événements doivent faire l'objet d'une enquête approfondie et transparente. Le Pérou appelle toutes les parties éviter les provocations et à œuvrer pour la reprise du dialogue entre Palestiniens et Israéliens.

L'Afrique du Sud a jugé indispensable que le Conseil se réunisse pour entendre l'appel des Palestiniens privés de leurs droits et d'espoir. Les craintes relatives au transfert de l'ambassade des États-Unis se sont malheureusement avérées. La délégation a souligné que l'on pouvait dénoncer les politiques d'Israël sans être antisémite: il est juste que le Conseil se dresse contre tous les auteurs de violations des droits de l'homme.

La Belgique estime, elle aussi, que le Conseil est dans son rôle en dénonçant les violations des droits de l'homme dans les territoires occupés. Elle a demandé que les Nations Unies mènent une enquête sur ces faits, la responsabilité étant une condition du dialogue. Israël a le droit de se défendre, mais doit, ce faisant, n'utiliser la force mortelle qu'en dernier recours. Le Hamas a pour sa part la responsabilité d'éviter les provocations et de veiller à ce que les manifestations ne soient pas violentes.

L'Ukraine a déclaré qu'il fallait avancer vers une désescalade de la situation et faire en sorte que les parties reprennent le dialogue. La position traditionnelle de l'Ukraine est en faveur de la solution fondée sur la coexistence de deux États et du respect des résolutions pertinentes des Nations Unies, des principes de Madrid et des objectifs de l'initiative de paix arabe.

La République démocratique du Congo a déclaré que ce qu'il se passe au Moyen-Orient était « simplement inacceptable ». Du point de vue de la République démocratique du Congo, la question du statut de Jérusalem doit être réglée par le biais des négociations. Si les revendications palestiniennes sont justes, on doit également reconnaître le droit d'Israël de vivre en paix et dans la sécurité. Mais en attendant, le respect du droit international humanitaire et le respect des droits de l'homme, en particulier celui à manifester pacifiquement, doivent demeurer de rigueur.

Les États-Unis sont préoccupés par le regain de violence tout au long de la frontière avec Gaza. Mais, de leur point de vue, cette session extraordinaire ignore les véritables responsables de cette situation, à savoir « le groupe terroriste Hamas », qui incite à la violence contre Israël. Les États-Unis, qui affirment le droit d'Israël de se défendre, rejettent également les affirmations selon lesquelles des violations des droits de l'homme ont été commises, d'autant que « l'échelle de la violence est réduite en comparaison des pires situations à travers le globe. » Alors que la résolution présentée aujourd'hui demande la création d'une commission d'enquête, les États-Unis estiment qu'il est « hypocrite de la part du Conseil des droits de l'homme de dépenser du temps et de l'argent pour une telle commission, alors qu'il n'y en a aucune sur les atrocités commises en République populaire démocratique de Corée, à Cuba, au Venezuela et sur l'occupation de la Crimée par la Fédération de Russie », a conclu le représentant.

L'Afghanistan a relevé que le manque de responsabilisation signalé par le Secrétaire général des Nations Unies et par le Haut-Commissaire sapait la confiance dans la justice israélienne. C'est pourquoi l'Afghanistan appuie une enquête indépendante et impartiale sur les morts causées par la situation actuelle à Gaza et dans les territoires arabes occupés.

Cuba a également condamné les agressions criminelles d'Israël contre le peuple palestinien. Émue par ces événements tragiques, Cuba condamne le mépris dont l'armée israélienne fait preuve envers le peuple palestinien. Cuba a condamné le transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem, qui ne fait qu'éloigner encore la perspective d'un règlement du conflit.

La Chine, très préoccupée par les nombreuses victimes à Gaza, a appelé les deux parties, mais surtout Israël, à faire preuve de retenue. Elle souhaite la reprise des négociations entre les deux parties. La Chine a dit avoir déjà fait une proposition de relance des négociations axée notamment sur des mesures propices au développement.

Le Mexique rejette la violence et le terrorisme. Il a demandé aux deux parties concernées de tout faire pour éviter que la situation ne dégénère encore. La seule solution au problème entre Israël et la Palestine est la solution fondée sur la coexistence de deux États, négociée sans condition préalable par les deux parties, a dit encore le Mexique.

Le Venezuela est alarmé par le recours excessif à la force par Israël contre des manifestants fiers et héroïques qui protestent pour leurs droits et contre la décision des États-Unis d'établir leur ambassade à Jérusalem. Ces actes ne doivent pas rester impunis et le Venezuela est favorable à la création d'une commission d'enquête sur ces faits. Le Venezuela continue en outre de soutenir la solution fondée sur la coexistence de deux États.

L'Équateur condamne la poursuite des violations des droits de l'homme à Gaza et les récentes attaques contre des manifestants pacifiques. La délégation appelle Israël, puissance occupante, à respecter ses obligations internationales. Elle appelle aussi la communauté internationale à mettre en œuvre la solution fondée sur la coexistence de deux États et à garantir la restitution des terres spoliées.

L'Australie déplore vivement et exprime sa tristesse pour les pertes en vies humaines et le grand nombre de blessés durant les manifestations de Gaza. Il est tragique que l'on compte des enfants parmi les personnes tuées, a ajouté la délégation. Elle a par ailleurs souligné qu'Israël avait des préoccupation légitimes de sécurité et avait le droit de protéger sa propre population. Mais il doit aussi user de la force de façon appropriée. L'Australie estime en outre que toute enquête doit être impartiale, ouverte et transparente et appelle toutes les parties à coopérer. L'Australie reste engagée en faveur d'une solution fondée sur la coexistence de deux États et ne soutient aucune action portant préjudice à cette perspective.

Le Sénégal a renouvelé son appel pour un règlement pacifique du conflit qui passera inévitablement par la création de deux États, la Palestine et Israël vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. Le Sénégal a réitéré son attachement ferme au droit légitime du peuple palestinien à un État souverain, avec Al-Qods (Jérusalem) pour capitale, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies.

Le Nigeria s'est dit très préoccupé de l'escalade de la violence dans le territoire palestinien occupé, en particulier à Gaza. Il a demandé à Israël de mettre un terme aux violations des droits de l'homme dans les territoires qu'il occupe. Le Nigeria a réaffirmé le droit du peuple palestinien d'exercer son droit à l'autodétermination. Il a encouragé la reprise des pourparlers de paix entre les deux parties.

L'Arabie saoudite a condamné l'agression des forces armées d'Israël contre le peuple palestinien. Elle s'est dite par principe aux côtés des Palestiniens dans la réalisation de leurs aspirations légitimes. Elle a demandé à Israël de mettre un terme à son occupation et à ses activités de judaïsation des lieux saints. L'Arabie saoudite a aussi dit avoir rejeté sans équivoque la décision des États-Unis de déplacer à Jérusalem son ambassade en Israël, et a mis en garde contre les répercussions que cette décision ne manquera pas d'avoir.

Les Philippines ont déclaré que tous les États doivent s'engager et respecter le droit international et le droit international humanitaire. De fait, le pays condamne les actes de violence, en particulier ceux qui ont entraîné la mort de civils, dont celle d'enfants. Elle s'associe aux appels lancés en faveur de la retenue et du respect des droits de l'homme. Elle appelle en outre à la fourniture d'une assistance humanitaire à l'État de Palestine.

Le Népal a demandé aux parties au conflit à Gaza de mettre un terme à la violence et à respecter les droits de l'homme et le droit international humanitaire. La délégation s'est également déclarée perplexe face aux raisons qui ont conduit à la tenue de cette session extraordinaire. De son point de vue, tant Israël que l'État de Palestine doivent s'engager de manière sincère au respect du droit international.

La Tunisie a déclaré que l'usage de balle létales contre des manifestants non armés, dont des enfants, démontre à suffisance qu'Israël n'entend pas respecter le droit international. Cette situation doit soulever et réveiller les consciences, y compris celle de la communauté internationale, a dit le représentant, indiquant que pour cette raison, sa délégation soutiendra la résolution présentée aujourd'hui.

L'Angola est très préoccupé par la situation catastrophique à Gaza, qui a entraîné la mort de femmes, d'enfants, de travailleurs de la santé et d'autres personnes. Il a souligné que la commission qui sera nommée par le Président du Conseil des droits de l'homme devra être dotée d'un mandat clair. L'Angola a exhorté les Palestiniens et les Israéliens de collaborer de manière constructive avec la commission.

La Malaisie a assuré le peuple palestinien de sa solidarité et de son soutien alors qu'il est victime d'actes brutaux commis par Israël, notamment des assassinats et des actes planifiés de terrorisme. Le Conseil doit mener une enquête approfondie sur ces actes, dont les auteurs devront rendre des comptes.

L'Islande a demandé à Israël de mener une enquête indépendante et transparente sur les incidents en cause. Elle a prié aussi la direction palestinienne de ne pas jeter de l'huile sur le feu et de veiller à ce que les manifestations soient effectivement pacifiques.

La France a fermement condamné les violences commises par les forces armées israéliennes contre les manifestants palestiniens à Gaza, qui ont atteint un nouveau pallier cette semaine. Elle ne peut accepter ce niveau de violence face au droit des Palestiniens de manifester pacifiquement, indépendamment du respect de la sécurité d'Israël auquel la France est attachée. Toute la lumière doit être faite sur ces événements et la France soutient la résolution soumise aujourd'hui ainsi que la demande du Secrétaire général qu'une enquête indépendante et transparente soit conduite. Elle a appelé Israël à appliquer des règles d'engagement conformes aux normes internationales. Il est urgent de recréer les conditions nécessaires à la recherche d'une solution politique au conflit. La France désapprouve, dans ce contexte, la décision des États-Unis d'ouvrir une ambassade à Jérusalem.

Le Saint-Siège a exprimé les préoccupations du Pape face aux événements qui se produisent en Terre sainte, ajoutant que la « guerre encourage la guerre. » Toutes les personnes impliquées dans ces violences et au-delà doivent garder à l'esprit le statut spécial de Jérusalem pour toutes les religions du monde, a encore déclaré l'Observateur.

La Bolivie a dit déplorer la rupture du consensus international après a décision des États-Unis de transférer leur ambassade à Jérusalem. La Bolivie continue de soutenir la solution des deux États et la pleine mise en œuvre des résolutions pertinentes des Nations Unies. Elle appuie le projet de résolution qui est proposé au Conseil pour adoption.

Le Liechtenstein a dit soutenir l'ouverture d'une enquête et la traduction en justice des auteurs de ces violences. Si les autorités nationales ne le font pas, il est du devoir de toutes les parties d'assumer leurs responsabilités. Le représentant a rappelé dans ce contexte que l'État de Palestine est partie au Statut de Rome créant la Cour pénale internationale et que la Cour procède actuellement à un examen préliminaire de la situation des Palestine. Cette déclaration factuelle devrait figurer dans le projet de résolution soumis au Conseil des droits de l'homme.

La Jordanie a espéré que le Conseil assumerait aujourd'hui ses responsabilités devant le massacre des Palestiniens. La Jordanie a fermement condamné l'occupation de Gaza. Il n'y saurait y avoir la paix sans solution à la question palestinienne permettant au peuple palestinien de vivre libre et en paix sans oppression. La Jordanie soutient une enquête internationale indépendante sur ces événements. La préservation de l'identité islamique, arabe et chrétienne d'Al-Qods Al-Charif est une priorité du Roi. Pour la Jordanie, Jérusalem est la capitale de l'État palestinien, c'est une réalité.

La Thaïlande est profondément préoccupée par la dernière vague de violence à la frontière entre Gaza et Israël, qui a fait environ 60 morts et plus de 2 000 blessés parmi les civils palestiniens. Il a appelé toutes les parties concernées à mettre fin immédiatement à la violence et à faire un effort pour éviter toute nouvelle escalade de la situation. Il a appelé toutes les parties à faire tous les efforts possibles pour trouver une solution durable au conflit.

L'Uruguay a condamné les événements d'une extrême violence dont Gaza a été le théâtre et qui ont été marqués par le recours disproportionné à la force par les forces de sécurité israéliennes. Ces événements devront faire l'objet d'une enquête indépendante. L'Uruguay a appelé toutes les parties à reprendre les négociations comme seul moyen de parvenir au plein respect du droit international.

Le Yémen a appuyé la convocation aujourd'hui de la session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme suite à l'agression systématique de l'État israélien contre le peuple palestinien. Il y avait plus de 60 martyrs et des milliers de blessés. Le Yémen a appelé la communauté internationale à condamner fermement Israël, qui se livre à une violation flagrante du droit international humanitaire et des droits de l'homme, y compris la quatrième Convention de Genève. Il a demandé aux membres du Conseil de d'adopter le projet de résolution qui demande l'ouverture d'une enquête sur ce qu'il s'est passé à Gaza.

La Libye a ajouté que ces actes sapent les principes internationaux tandis que « la communauté internationale se mure dans le silence ». La délégation en appelle donc à la conscience internationale et l'invite à soutenir l'ouverture d'une enquête.

L'Algérie a déclaré que le meurtre de plusieurs dizaines de palestiniens et les milliers de palestiniens blessés sont des crimes qui devraient être « fermement et unanimement condamnés ». Mais au-delà de ces condamnations, le moment est venu de mettre un terme définitif à l'impunité dont jouit Israël depuis plusieurs années. Dans ce contexte, le Conseil est tenu d'engager une enquête internationale pour les crimes commis au cours de ces dernières semaines ne restent pas impunis. Israël doit rendre des comptes à la communauté internationale.

L'Inde a appelé les deux parties à éviter toute escalade et à miser sur le dialogue, seule manière de résoudre la situation entre Israël et les Palestiniens. L'Inde soutient pleinement le droit à l'autodétermination des Palestiniens.

Le Tadjikistan a condamné les meurtres de dizaines de Palestiniens et s'est dit choqué par le nombre de personnes désarmées parmi les victimes. Le droit de manifestation pacifique doit être respecté, a demandé le Tadjikistan, estimant que seule une enquête indépendante pourra faire la lumière sur ce qu'il s'est vraiment passé à Gaza.

La Syrie a condamné les massacres atroces de Palestiniens perpétrés par Israël. Ces crimes, a relevé la délégation, ne se seraient pas produits si Israël ne bénéficiait pas de la protection des États-Unis au Conseil de sécurité, une protection qui empêche aussi le Conseil de ne publier ne serait-ce qu'un communiqué de presse en faveur des droits des Palestiniens.

Le Viet Nam, qui soutient la juste cause du peuple palestinien et la solution des deux États, a appelé à une désescalade de la tension et à une reprise des négociations entre les parties, afin de garantir le respect des aspirations légitimes de toutes les parties dans la région.

Les Maldives ont souligné que le monde avait été témoin de violations massives des droits de l'homme dans des proportions incalculables. Des dizaines de jeunes sont morts à la suite d'actes cruels et inhumains et d'un usage injustifié de la force par les forces d'occupation israéliennes. Il s'agit d'une violation grave de la quatrième Convention de Genève. Les Maldives soutiennent le projet de résolution et l'ouverture d'une enquête pour les actes commis la semaine dernière.

La Suède, s'est pour sa part dite consternée par la violence et les nombreux décès. Tout pays a le droit de défendre son territoire, mais la réaction doit être juste et proportionnée. La Suède soutien le projet de résolution et l'ouverture d'une enquête sur ces événements. Elle est en outre d'avis qu'une aide humanitaire urgente doit être envoyée à Gaza et dans les autres territoires palestiniens occupés.

La République populaire démocratique de Corée a affirmé que « l'arrogance » d'Israël peut être attribuée au soutien de son allié au Conseil de sécurité, en l'occurrence les États-Unis, qui ont reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël.

Le Bangladesh a souligné que le transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem constituait une atteinte au droit international. Alors que le Conseil de sécurité a échoué à adopter une position en raison de l'exercice du droit de veto, il est de la responsabilité du Conseil des droits de l'homme d'agir. Le Bangladesh est en faveur de l'ouverture d'une enquête.

Malte s'est dite préoccupée par la détérioration de la situation humanitaire à Gaza et par le fait que les derniers événements font s'éloigner la perspective d'une solution à deux États. Malte a demandé aux parties concernées de faire tout leur possible pour rouvrir des canaux propices à la recherche de la paix et de la stabilité. Malte respectera le consensus international au sujet de Jérusalem, concernant notamment les représentations diplomatiques.

L'Indonésie a déclaré que la communauté internationale ne pouvait plus fermer les yeux sur la répétition des crimes et sur la situation épouvantable qui prévaut à Gaza. Elle a donc appuyé la décision du Conseil de créer une commission internationale d'enquête pour faire la lumière sur les violations des droits de l'homme à Gaza. L'Indonésie a fait observer en outre que le transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem était contraire à de nombreuses résolutions des Nations Unies et qu'il compromettait la paix dans la région.

Le Costa Rica a demandé à Israël de s'abstenir de recourir à la force excessive et de réprimer le droit légitime de manifester des Palestiniens. Le Costa Rica a dit appuyer une action concertée de la communauté internationale contre les visées extrémistes et pour un processus de paix durable.

Le Mali a déploré les pertes en vies humaines de dizaines de Palestiniens, dont des enfants. Il réaffirme son attachement à la mise en œuvre des résolutions pertinentes des Nations Unies préconisant la solution des deux États. Le Mali appelle également à la reprise immédiate des négociations dans le cadre du processus de paix au Moyen-Orient, l'objectif étant d'aboutir sans tarder à un règlement définitif du conflit.

Le Soudan a condamné les « massacres » commis par Israël et la décision des États-Unis de transférer leur ambassade à Jérusalem. C'est une provocation contre l'humanité, en plus d'être une violation des Accords d'Oslo. Le représentant a appelé à la création d'une commission d'enquête.

Le Liban a condamné le meurtre de personnes désarmées, pour le simple motif d'avoir manifesté contre l'occupation. Le Conseil des droits de l'homme doit donc prendre la bonne décision, notamment pour éviter que ce genre de crime ne soit à nouveau commis et que cesse l'occupation. Le Liban plaide pour la création d'une Commission d'enquête.

La Turquie a condamné le massacre commis par les forces israéliennes contre des civils palestiniens. Elle a demandé au Conseil de faire en sorte que l'impunité ne prévale pas dans ce cas. La Turquie a estimé, de plus, que le transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem n'avait aucune valeur juridique.

La Namibie a demandé que les auteurs des violences contre les Palestiniens répondent de leurs actes. Le transfert de l'ambassade des États-Unis va compliquer la recherche d'une solution à la crise, a fait observer la Namibie. Le Conseil a un rôle essentiel à jouer dans cette situation.

La Mauritanie a dénoncé le déchaînement de violence israélienne contre le peuple palestinien. La Mauritanie a souligné que le transfert de l'ambassade des États-Unis vers Jérusalem risquait d'encourager Israël à commettre de nouvelles violences contre les Palestiniens.

Oman est profondément préoccupé par les violations commises contre le peuple palestinien. Les mesures unilatérales qui ont été prises n'ont pas aidé les efforts d'une solution à deux États soutenue par la communauté internationale. Le droit légitime des Palestiniens de rejeter la décision des États-Unis de déplacer leur ambassade a été illégalement bafoué par la force et les meurtres, en violation flagrante des droits de l'homme et du droit international humanitaire.

La République islamique d'Iran a dit condamner les politiques israéliennes et la décision des États-Unis de déplacer leur ambassade. Ces actes ouvrent des brèches dans le droit international, a dit le représentant, ajoutant qu'il revient maintenant à la communauté internationale et au Conseil des droits de l'homme d'assumer leur rôle.

Sri Lanka a déclaré que la « violence engendre la violence » et que par conséquent qu'il est plus que jamais nécessaire que la communauté internationale revienne au premier plan.

Le Botswana a soutenu la tenue de cette session extraordinaire. Il estime que l'ouverture d'une enquête était indispensable, de même que la mise en œuvre de la solution des deux États.

La Nouvelle-Zélande a demandé à toutes les parties de prendre des mesures pour éviter la confrontation. La Nouvelle-Zélande a souligné que la tragédie en cours montrait l'importance qu'il y a à parvenir à une solution durable du conflit entre Israël et les Palestiniens.

Bahreïn a dénoncé les violences commises contre des innocents désarmés et l'oppression exercée par Israël sur les Palestiniens. Il a appelé à l'adoption unanime de la résolution portant création d'une commission d'enquête indépendante sur ces événements.

Le Maroc a exprimé sa profonde tristesse à propos des événements de Gaza et sa ferme condamnation de la violation flagrante du droit international par Israël, qui ne tient aucun compte de toutes les valeurs humaines. Le Conseil des droits de l'homme devrait assumer ses responsabilités en créant une commission internationale indépendante pour l'établissement des faits. Le Maroc estime en outre que toute interférence s'agissant du statut de Jérusalem conduirait à plus de tensions et à saper la paix.

Le Guyana a déclaré que les hostilités répétées ne font que multiplier le coût incalculable des pertes en vies humaines et de destructions matérielles. Pour cette raison, sa délégation restera un fervent soutien des efforts visant à une résolution du conflit et à la réalisation de la solution fondée sur deux États.

Le Koweït, qui a été parmi les premiers à soutenir la tenue de cette session extraordinaire, a déclaré qu'il était plus qu'urgent d'agir contre les politiques israéliennes. Cela implique la création et l'envoi d'une commission internationale d'enquête pour faire la lumière sur ce qu'il s'est passé et protéger les droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés. Il ne faut pas oublier que la communauté internationale nous regarde, a dit représentant.

Le Canada a déclaré être extrêmement préoccupé par les nombreux décès à Gaza et s'est dit indigné qu'un médecin canadien compte parmi les nombreux blessés par balles. Cela dit, la délégation ne peut pas soutenir le projet de résolution présentée aujourd'hui car il préjuge du résultat d'une enquête internationale. Le projet de résolution est unilatérale et ne fait pas avancer les perspectives d'un règlement pacifique et négocié du conflit israélo-palestinien. Le texte montre du doigt Israël sans désigner les autres parties aux violences.

La Fédération de Russie a dit soutenir la reprise de négociations entre les parties, avec comme objectif de mettre un terme à l'occupation de territoires arabes, dont le Golan syrien occupé. Du point de vue de la Russie, il n'y a pas d'alternative à une solution fondée sur la coexistence de deux États.

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mercredi 16 mai 2018

Procès Floribert Cheyeba-Paul Mwilambwe à Dakar, Macky Sall bloque ! Il a peur d'Alias Joseph Kabila !

8 ans que Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme en RDC , a été assassiné par le régime de Kinshasa. Photo Réveil FM International, archives

Les Congolais et activistes des droits de l'homme ne connaîtront jamais la vérité sur l'assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, Macky Sall, le président Sénégalais bloque le dossier. Il a très peur d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, l'imposteur de Kingakati. Le 2 juin prochain, cela fera 8 ans, que Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme en République démocratique du Congo et Fidèle Bazana ont été assassinés à Kin-Mazière, au siège de la Police nationale congolaise, sur ordre de John Numbi qui aurait reçu les ordres de la très haute hiérarchie. Paul Mwilambwe, le policier témoin de l'assassinat de Floribert Chebeya est à Dakar, attendant le procès qui doit l'opposer à la famille Chebeya et Bazana.

A Dakar au Sénégal, en septembre 2016, nous avions rencontré Paul Mwilambwe et son avocat Me Dimingo Dieng, qui avait répondu à nos questions.

Le Sénégal peut faire valoir sa compétence universelle pour connaître des crimes internationaux commis hors du territoire national. Le Sénégal a adopté la compétence universelle depuis 2007, en modifiant l'article 669 du Code de procédure pénale sénégalais. La compétence du Sénégal pour lutter contre l'impunité de crimes graves, notamment les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité, génocide et actes de tortures. Ce, quel que soit le lieu où le crime est commis et sans considération de la nationalité des auteurs ou des victimes. Sauf que le Sénégal est un pays africain, avec ses intérêts. Douche froide pour tous les panafracanistes qui avaient cru , avec la condamnation d'Hussein Habré, le dictateur Tchadien, que le Sénégal était devenu un modèle.

Affaire Floribert Chebeya: Macky Sall a très peur d'Alias Joseph Kabila

Pédale douce sur le procès Floribert Chebeya-Paul Mwilambwe à Dakar au Sénégal. Des sources concordantes et sûres, il nous revient que Macky Sall, le président Sénégalais a très peur d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Tigre en papier, qui foule aux pieds et s'assoit sur le panafricanisme qui a fait la fierté du Sénégal, il a la trouille et tremble dans ses souliers. Macky Sall a très peur qu'avec l'ouverture de procès à Dakar, que le régime d'imposture de Kinshasa, par représailles s'en prennent aux Sénégalais qui vivent en République démocratique du Congo. Ils sont nombreux des Sénégalais en RDC, y compris des clandestins. Impossible de connaitre le chiffre exact des ressortissants Sénégalais au Grand Congo. Macky Sall a pris la décision de bloquer le procès Floribert Chebeya-Paul Mwilambwe. Comment comprendre que Sidiki Kaba, figure de la défense des droits de l’homme sur le continent, qui a milité dans des ONG (Amnesty, ONDH), qui a été le premier Africain nommé à la tête de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), en 2001, alors ministre sénégalais de la justice et garde des sceaux de 2013 à 2017 n'ait pu rien faire ? En devenant ministre des Affaires étrangères, que peut-il faire ?

Macky Sall, le président Sénégalais bloque le procès Floribert Chebeya-Paul Mwilambwe au Sénégal

Le dossier Floribert Chebeya-Paul Mwilambwe est bloqué par Macky Sall, le président Sénégalais et un faux panafricainiste ! Les Sénégalais sont plus en paix en République démocratique du Congo, si le pouvoir en place est issu des élections libres, démocratiques et indépendantes. Si les Congolais Rdciens vivent en paix, les Sénégalais qui vivent dans le pays vivront aussi en paix. Impossible de croire qu'un président élu, que toute l'Afrique a défendu son élection face à Abdoulaye Wade qui voulait se maintenir malgré son âge avancé, que Macky Sall bloque le procès qui permettra à la famille et amis de Floribert Chebeya, de vivre enfin en paix, se disant que l'icône des droits de l'homme, a au moins eu droit à la justice ! Honte à Macky Sall qui refuse la justice à Floribert Chebeya !

Il faut dire que le Sénégal qui n'a qu'une seule richesse, les arachides, sa diaspora contribue de manière exponentielle à l'économie sénégalaise. Les Sénégalais en RDC, sont dans des commerces et sont installés dans la majorités dans des zones minières. Ils sont des trafiquants et vivent en paix, depuis l'époque coloniale en passant par le régime de Mobutu à aujourd'hui. La diaspora sénégalaise de la RDC est la plus dynamique, celle qui contribue le plus, au niveau de l'Afrique, dans l'économie de leur pays.

Pour exemple, le 13 décembre 2017, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la république du Sénégal en République démocratique du Congo, Papa Talam Diallo, a remercié, à Lubumbashi le gouvernement congolais pour l’hospitalité légendaire réservée au peuple sénégalais qui vit dans la province du Haut Katanga. Le diplomate sénégalais a informé l’autorité provinciale de l’objet de sa mission à Lubumbashi, deuxième ville de la RDC, qui consiste à rencontrer la communauté sénégalaise et la sensibiliser à vivre dans l’harmonie avec le peuple congolais dans la paix et la concorde en respectant les lois du pays d’accueil. Papa Talam Diallo a remercié le gouverneur de la province du Haut Katanga pour la bonne collaboration avec la communauté sénégalaise. Il a été conduit auprès du gouverneur de province par le consul honoraire du Sénégal à Lubumbashi, M. Khalil El Riz.

Même si le régime d'imposture, d'occupation et d'imposture d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale fait apparaître la RDC comme la Corée du Nord: prise en otage de toutes les institutions républicaines, enrichissement illicite des apparatchiks et oligarques, arrestations arbitraires, emprisonnements à tour de bras, vols, pillages, viols...Macky Sall empêche

Le dimanche 15 mars 2015, à Kinshasa, plusieurs dizaines de personnes réunies pour débattre de « l’engagement citoyen » en Afrique ont été interpellées, par les services de sécurité congolais. Parmi elles se trouvaient Fadel Barro, le meneur du groupe sénégalais Y’en a marre, le Burkinabé Sidro Ouedraogo du mouvement Balai citoyen ainsi que des membres du mouvements Lucha de la ville de Goma. La réunion organisée dans le centre culturel Eloko ya Makasi avait été organisée par l’ONG Filimbi, coup de sifflet en swahili. Le régime de Kinshasa avait justifié ses arrestations arbitraires et avait dénoncé: "l’entretien d’un mouvement d’insurrection visant à révolter les jeunes contre le pouvoir" et avait également dénoncé l’activisme de citoyens étrangers sur le sol congolais : "Un Sénégalais qui fait la révolution au Sénégal, c’est un révolutionnaire. Un Sénégalais qui vient faire la révolution au Congo, c’est une agression."

Macky Sall avait fait des mains et pieds diplomatiques, pour que son compatriote Fadel Barro soit libéré. Depuis, c'est la trouille et sueurs froides chez Macky Sall face à la République démocratique du Congo.

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samedi 12 mai 2018

La Suisse et la diaspora congolaise: Résistants-Patriotes-Combattants !

La Suisse est l'un des pays européens où il fait bon vivre. Certains congolais n'ont pas oublié leur pays d'origine. En Suisse de Guillaume Tell, au sein de la diaspora congolaise, il y a aussi des patriotes-résistants-combattants. En 2011, lors du second hold-up électoral d'Alias Joseph Kabila Kanmbe Kazembere Mtwale, ils sont nombreux des Congolais qui s'étaient rendus à l'ambassade de la RDC à Berne. Ils avaient décroché l'effigie de l'imposteur et avaient chanté des chansons contre le régime d'imposture de Kinshasa, avant que la police Suisse les cueillent et entendent un à un avec procès-verbal.

Ne pas reconnaître, l'apport des Congolais de la Suisse dans cette démarche de libération du Congo serait une erreur. La Suisse est petite mais costaud ! Elle abrite le siège des Nations-Unies et les organismes internationaux de l'ONU. Ses banques sont puissantes. Le Congo est enchevêtré dans des crises: dictature sanguinaire, crimes contre l'humanité, atteintes massives des droits humains, enrichissement illicite des oligarques et apparatchiks...En Suisse, les congolais font des marches contre le régime Kabila, écrivent et déposent des mémos...Il faut reconnaître depuis le second hold-up électoral d'Alias Joseph Kabila en 2011, on sent un émiettement, une léthargie. Faut-il se décourager pour autant ? Si Nelson Mandela, avec ses 27 ans de prison, s'était découragé, il ne jamais devenu "Président de l'Afrique du Sud ! Les Congolais se battent contre des monstres humains, des princes des ténèbres et autres principautés macabres dont le seul objectif est de piller le Congo. Ce sont des ressources qui intéressent des pillards, pas les congolais. Et ceux qui sont mobilisés ne doivent en aucun cas lâcher prise, au risque de voir s'écrouler l'édifice qu'ils contribuent à bâtir, pierre après pierre.

Pour éviter la confusion, l’instrumentalisation et l’infiltration, nous revenons à la définition claire et simple, est:

- Résistant parce qu’il ou elle rejette toutes les aliénations sur le peuple congolais et la République Démocratique du Congo, entretenues par le pouvoir usurpateur, illégal et illégitime,

- Patriote parce qu’il ou elle aime profondément sa Patrie la République Démocratique du Congo et se sacrifie pour elle,

- Combattant parce qu’il ou elle est au front de la résistance pour le Congo libre, souverain, uni, indivisible !

La banalisation du qualificatif "combattant" fait qu’il y a mélange de genres et habille ceux qui s’en prévalent d’une connotation péjorative qui embrouille l’esprit et la nature de la lutte de la résistance et favorise l’infiltration de l’ennemi! A Kinshasa, par exemple, les kuluna sont appelés aussi ’’combattants’’ de l’imposteur Hyppolite Alias Joseph Kabila et du grand collabo André Kimbuta. Chaque parti dispose de ses combattants au service de leur leader ! Les politicailleurs et accompagnateurs en mal d’envergure nationale, jouent leur jeu, en face et au côté de ce pouvoir usurpateur, illégal et illégitime de l’imposteur Hyppolite Kanambe Kazembere Mtwale Alias Joseph Kabila! Des partis politiques sont dotés de milices tribales constituées des "Combattants tribaux et violents" qui envahissent des réseaux sociaux avec injures et insultes.

Les congolais ne doivent rien attendre de ces prétendus "Opposants" ni de tous ces partis qui satellitent autour de l’usurpateur en soutien à son système! N’en déplaisent à ces miliciens du statu quo, membres des partis politiques dont l’inertie constitue la nourriture roborative qui détourne le peuple congolais de la lutte contre l’occupation de notre pays ! Qu’on le veuille ou non, en République démocratique du Congo, la résistance est, aujourd’hui, le seul espoir pour réaliser le changement voulu par le peuple, pour le peuple! Pour ceux qui n’ont pas encore saisi la nuance, si les Résistants-Patriotes-Combattants congolais ne se reconnaissent pas du tout comme ’’opposants’’ de qui que ce soit, c’est, effectivement, parce que la Résistance populaire n’est pas l’opposition, en d’autres termes la Résistance ne s’inscrit pas dans ce système politique pervers en RDC!

La République démocratique du Congo est sous occupation. Le régime d'imposture et de prédation mis en place est pour mieux permettre à la mafia internationale de mieux piller ses ressources. La RDC subit de plein fouet, la "Guerre des ressources" des "Conquistadors" qui ne respectent ni les peuples ni des frontières: Ils sont friands des matières premières...la RDC qui a déjà plus de 13 millions des morts, il y a un black out total sur des divers crimes qui se commettent sur sol. Les médias internationaux qui appartiennent au grands groupes financiers sont silencieux.

Jean Kalama Ilunga, qui aimait beaucoup la Suisse résistante déclarait ceci sur Réveil FM International: "Savoir, comprendre et agir pour nous défendre ensemble », c’est la pierre angulaire de l’appel que je ne manque pas d’adresser aux congolais chaque fois qu’on m’offre l’occasion de m’exprimer! C’est l’appel à la Résistance qui concerne chaque citoyen de la République Démocratique du Congo! J’appelle les congolais à savoir et à ne jamais oublier parce que on ne peut jamais résister efficacement ni élaborer des actions stratégiques voire tactiques pour un changement maîtrisé, si on navigue dans l’ignorance ! Grâce au fruit du savoir et de la connaissance sur ce que nous subissons en RDC, pour nous défendre, nous avons mis en place le Front Civil de Résistance Populaire FCRP comme outil stratégique et tactique de combat pour libérer les institutions du peuple congolais prises en otage et mettre un terme définitif à l’occupation furtive de notre pays! Cet objectif qui est considéré par certains comme une utopie aujourd’hui encore, ne peut se réaliser qu’après avoir chassé du pouvoir l’usurpateur Hyppolite Kanambe Alias Joseph ’’Kabila’’, coupable de haute trahison, de forfaiture, d’usurpation de titre de président de la République, exerçant par défi le pouvoir du peuple congolais, illégitimement et illégalement!".

1. Paul Kahumbu Ntumba, le lion rugissant de Lausanne !

Il est l'alter-ego de Jean Kalama Ilunga, le Grand Patriote-Résistant qui nous a quittés et a été enterré à Nemours en France, le 30 juin2017. Jean-Kalama Ilunga et Paul Kahumbu Ntumba sont des ténors du Front Civil de Résistance Populaire. Complices en stratégies, ils ont œuvré ensemble dans la défense de la patrie. Pour avoir dénoncé dans en 2011, la réunion de Bruxelles entre Etienne Tshisekedi-Léonbitch Kengo wa Dondo, Paul Kahumbu Ntumba n'a pas que des amis. On ne critique pas Etienne Tshisekedi, les "Ayatollahs, Talibans et autres tribalo-ethniques veillent. Paul Kahumbu Ntumba a eu le courage de critiquer cette réunion des "Baloki Ya Congo". Arrivée à Kinshasa, Léonbitch Kengo Wa Dondo, l'édenté de la Gare du Nord, a simplement renié le deal du soutien à Etienne Tshisekedi. La Tutsi Power avait fait son boulot.

Paul Kahumbu et Maman Ange Banjo Kahumbu (la présidente du Baume au Cœur), est le couple congolais qui résiste en duo ! Élu lors de la première assemblée générale du Conseil National de la Résistance Congolaise (CNRC), Paul Kahumbu Ntumba vient de terminer son mandat de six mois, en tant que Coordinateur du CNRC.

Résistant de la première heure en Suisse, dans son pays d'accueil et d'adoption, précisément à Lausanne dans le canton de Vaud, Paul Kahumbu Ntumba est connu et reconnu. Cela fait plus d'une trentaine d'années que le lion de Lausanne rugit contre toutes les dictatures qui s'installent au Congo-Kinshasa, du Mobutisme au Joséphisme. Pendant dix ans, il a été le représentant de l'Udps en Suisse, parti qu'il a quitté depuis pour rentrer en résistance. Le président honoraire du Forum des étrangers et étrangères de Lausanne (FEEL) s'est battu pour l'intégration des étrangers dans son canton de Vaud, Paul Kahumbu Ntumba a siégé durant 5 ans comme conseiller municipal à la Mairie de Lausanne. L'homme n' a pas sa langue dans la poche. Depuis des lustres, Paul Kahumbu Ntumba a déjà choisi son camp, celui de la résistance congolaise contre la dictature totalitaire qui sévit en toute impunité en République démocratique du Congo.

2. Le brillantissime Professeur Fweley Diangitukwa

Aucun congolais de la diaspora n'a publié autant des ouvrages sur le Congo et divers sujets que le professeur Fweley Diangitukwa, qui réside à Vevey et sillonne le monde pour enseigner. Sur son blog le 10 mai 2007, le professeur Fweley Diangitukwa écrivait: Sommes-nous conscients que nous avons le pays le plus beau, le plus magnifique, le plus riche du monde (potentiellement) et le plus convoité du monde ? Sommes-nous également conscients que nous sommes le peuple le plus naïf, le plus docile et le plus exploité du monde depuis l’époque coloniale ? Nous avons été exploités d’abord par les Arabes, ensuite par les Occidentaux avant que les pays voisins ne nous envahissent et ne nous pillent. Depuis l’indépendance, les pays colonisateurs, qui nous ont « chosifiés » sans état d’âme et qui nous ont appris à admirer leur langue et leur culture, tout en pillant nos richesses minières et nos œuvres d’art, c’est-à-dire notre âme et notre moi intérieur, s’appuient aujourd’hui sur des Congolais sans moral et sans remords. Ceux-ci se mettent du côté des colons d’hier et se comportent exactement comme les « maîtres » se comportaient dans nos pays conquis. Quelle honte et quelle misère ! Comme les colons d’hier, ils tiennent les nationaux à distance et préfèrent habiter dans les quartiers huppés loin du peuple. Ils sont toujours seuls dans leur voiture achetée avec la sueur du peuple.

Ils ne s’arrêtent pas pendant que les bus publics sont bondés à craquer. Ils regardent le peuple avec dédain mais ils prétendent gouverner pour eux. Ceux-là, ce sont nos « nouveaux colons », représentants attitrés des anciens colonisateurs. Ils obéissent aux ordres venus d’ailleurs et ils agissent localement pour défendre les intérêts de leurs maîtres. Ceux-là, ce sont nos dirigeants dirigés de l’extérieur qui se croient plus importants que nous mais qui sont incapables de voir plus loin que leur nombril. Voilà. Des chiens de chasse indispensables à l’Occident pour tenir la RD Congo en laisse !

Le chien est un animal docile qui a été dompté afin de servir les intérêts de son maître qu’il ne quitte plus. Depuis qu’il a été élevé au rang de compagnon de l’homme, le chien se dresse contre sa race, contre les autres animaux qu’il chasse dans la forêt pour assouvir les appétits de son maître. Voilà pourquoi le chien alerte toujours son maître en aboyant très fort dès qu’il voit un animal de son espèce. Mais le chien n’a jamais été plus fort que son maître, il n’a jamais été plus intelligent que son maître. Son rôle est de trahir et de livrer sa proie à son maître. A l’heure du festin, c’est sous la table qu’il manifeste sa présence en brandissant sa queue afin que le maître ne l’oublie pas. Si celui-ci se nourrit de la bonne viande, le chien n’a droit qu’aux os.

Il y a dans notre pays, de nombreux Congolais qui jouent le rôle de chien. Ils applaudissent le maître en espérant qu’il les élèvera au rang de représentant, peutêtre à celui de ministre, d’ambassadeur ou quelque chose comme ça. Ils guettent des occasions et ils sont pleins de courtoisie même lorsque les leurs sont matraqués et tués. Ils flattent et ils flattent encore jusqu’au jour où ils sont récompensés. Ils quittent alors précipitamment le quartier de leur enfance pour aller vivre dans les quartiers huppés habités jadis par les colons, là où ils peuvent mieux se mettre du côté des bourreaux. Ceux-là sont les vrais ennemis du Congo et c’est contre ceux-là que le peuple doit agir pour priver les ennemis du Congo de leurs représentants locaux.

Depuis l’indépendance, les Occidentaux passent par les nationaux pour gouverner les pays africains et pour les piller. Il faut donc se débarrasser de ces « chiens de chasse » pour obliger les vrais bourreaux à négocier directement avec le peuple, car tant que le peuple ne parviendra pas à se séparer de tous ceux qui le maltraitent quotidiennement et qui le tuent, la guerre et l’exploitation illicite des richesses du Congo se poursuivront.

Pour se libérer, il y a trois étapes : l’observation, la prise de conscience et l’engagement. La troisième phase doit être menée avec une grande détermination. Cette dernière étape peut être longue et difficile. Il faut donc recourir à la stratégie – le discours n’étant pas toujours le seul et le meilleur moyen. Il faut également constituer des réseaux et faire en sorte que les rapports de force basculent en faveur du camp du peuple qui voudrait changer la réalité et sortir le pays de la dépendance.

Donc, après avoir observé et pris conscience, il faut agir, car sans action, on reste dans l’abstrait et dans la spéculation intellectuelle.

Concernant les frauduleuses élections en République démocratique du Congo. Après le premier hold-up électoral d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale par son poulain Louis Michel, le 22 avril 2007, le professeur Fweley écrivait "La RDC en impasse !": Celui qui croit en l’avenir de son pays défend la cause de son peuple et il le protège contre toute agression extérieure.

En Afrique, la « science électorale » se construit et s’explique sur la base du patronage, du néo-patrimonialisme et du clientélisme. Pour gagner, il faut en plus des cadeaux, établir des alliances, nouer des amitiés solides, construire des réseaux, corrompre les représentants des électeurs et les différentes classes sociales (nobles, bourgeois, riches, pauvres, etc.) sans oublier de s’attirer la faveur des chefs spirituels – les prêtres et les pasteurs –; il faut approcher régulièrement les syndicats, les responsables des secteurs privés, les patrons d’entreprises, sans oublier les universités et la classe intellectuelle.

La possession du pouvoir se résume et se réduit à l’art de distribuer les postes politiques les plus importants dans le cercle de ses relations, non en fonction des compétences de chacun, mais plutôt en fonction du degré d’affinité, de soumission et de confiance envers le pourvoyeur des postes politiques. On comprend dès lors l’influence des hommes politiques sur leurs familles et dans leurs contrées.

Puissants personnages et puissants représentants du pouvoir central, riches, courtisés, jouissant du double prestige du titre et de la fortune, investis de l’autorité politique et matérielle, il leur est facile de faire sentir leur influence et d’imposer leur choix sur la population, par des promesses ou par la corruption. Les électeurs sont sous leur dépendance comme les pauvres et les ouvriers qui vivent sous la dépendance des riches et des patrons.

La « science électorale » cherche à expliquer le comportement électoral et le choix électoral, mais elle a également pour objet de réprimer les pratiques frauduleuses et les actes de corruption qui accompagnent les opérations électorales.

Elle exige ainsi la désignation des gardiens impartiaux, par lesquels se transmet et s’enrichit la connaissance des scrutins, qui privilégient l’intérêt supérieur de la nation, comme le Parlement de l’Ukraine l’a fait en décembre 2004 au moment où ce pays traversait les fraudes électorales les plus graves de son histoire, en rétablissant la vérité. Mais que faire lorsqu’une république bananière nomme des magistrats partiaux qui ne travaillent que pour les intérêts de celui qui les a nommés ? En d’autres termes, à qui le peuple doit-il s’adresser s’il découvre que les magistrats de la Cour suprême de Justice de leur pays sont immoraux et iniques, qu’ils ne disent pas la justice, qu’ils travaillent pour les intérêts d’une coterie là où ils doivent garantir la volonté générale ? Que doit faire un peuple, lorsqu’il découvre que la justice est inféodée au pouvoir exécutif et au chef de l’État et ne défend pas les intérêts des citoyens ? A qui le peuple doit-il s’adresser ? Doit-il très librement se faire justice tout en sachant qu’il sera écrasé par les chars de l’armée, que personne ne le protégera ni ne le défendra ou doit-il s’adresser à la justice communautaire, c’est-à-dire au Tribunal international de La Haye tout en sachant que même cette instance internationale de justice peut être pervertie et protéger les intérêts des grandes puissances qui financent son existence ? Que doit donc faire un peuple

Lorsqu’il découvre que les intérêts supérieurs de la nation ne sont protégés ni par la justice nationale et ni par la justice internationale ? Devant une telle réalité, peut-on reprocher à un peuple d’utiliser la rue ou un autre moyen pour se faire justice si les acteurs qui, par principe, doivent garantir et défendre les pratiques démocratiques, se mettent à servir uniquement les intérêts partisans ? Pour éviter les fraudes, le favoritisme et l’impunité, ne faudrait-il pas exiger que les juges, à tous les niveaux, soient élus au suffrage universel sur la base de leur moralité, parce que le système de nomination favorise largement le clientélisme et a déjà montré ses limites ?

Dans un système de nomination, ne doit-on pas s’attendre à ce que les juges décident toujours en faveur de la personne qui les a nommés ?

Avant sa mort, le cardinal Frédéric Etsou a laissé le message suivant au peuple congolais : « Nous, pasteurs du peuple de Dieu, avons une mission délicate et difficile, celle d’être serviteurs du Logos, serviteurs du Verbe Incarné, serviteurs de la Vérité et non du mensonge. Et cela, avec courage […] Ouvrons les yeux dans les diocèses pour voir la misère de notre peuple, ouvrons nos coeurs devant plus de millions de Congolais tués par une guerre inutile d’occupation. […] Comme tout le monde, nous disposons des informations sur les vrais résultats électoraux […] Ces résultats diffèrent de loin de la mascarade politique que nous venons de vivre le mercredi 15 novembre par la déclaration de la CEI et du verdict de la Cour suprême de Justice du lundi 27 novembre 2006. Nous ne devons pas entrer dans cette grande comédie […] Nous devons fermement condamner la logique dans laquelle la communauté internationale avec la complicité de quelques Congolais nous a enfermés […] Le message que cette communauté internationale nous flanque non seulement est fallacieux, mais également subtil et dangereux et contribue à l’hypothèque de notre pays. […] Dans les eaux troubles, les Congolais qui n’aiment pas le Congo se plaisent dans la corruption et dans un enrichissement scandaleux en dépit de la misère de nos populations. Nous, comme pasteurs, nous sommes avec le peuple et au service de la vérité. On ne peut pas, au nom de la violence et du mensonge, museler la bouche des serviteurs de la Parole qui ont le souci réel des populations congolaises si paupérisées ».

Lorsque l’armée a tiré à l’arme lourde sur 14 Ambassadeurs du CIAT, dont celui de la Belgique, le monde politique occidental est resté indifférent. La Cour suprême de Juste n’a rien dit. Pas une seule protestation. Tout s’est passé comme si le président actuel de la RD Congo a obtenu de ses parrains un permis de tuer. Dans des circonstances analogues, l’armée a tiré sur les paisibles citoyens du Bas-Kongo, membres de la secte corruption lors des élections sénatoriales. La Cour suprême de Justice, inféodée au pouvoir, n’a vu la faute que du côté de ceux qui protestaient. Elle n’a pas condamné ceux qui ont organisé les fraudes. Lors des accrochages entre les milices du président et celles du sénateur Jean-Pierre Bemba, des civils ont été tués mais la Cour suprême de Justice ne s’est pas intéressée à eux et à leurs familles. Dans plusieurs autres circonstances, la Cour suprême n’a pas pratiqué la justice qui est sa mission.

De nombreux Congolais croupissent dans les prisons et attendent leur procès, mais l’on sait d’ores et déjà le sort qui leur sera réservé et la protection que le pouvoir recevra. Les hommes de main du pouvoir continueront à opérer dans l’ombre sans s’inquiéter outre mesure des conséquences des leurs actes. Dès lors, que doit-on penser de la Cour suprême de Justice en RD Congo ?

Malgré le courage du mea culpa du cardinal Frédéric Etsou, les Congolais n’ont maintenant aucun moyen de changer les résultats électoraux. Alors et encore, cette éternelle question d’ordre juridique : « A qui un peuple doit-il s’adresser lorsqu’il découvre que le pouvoir judiciaire de son pays a cessé d’être juste, qu’il est corrompu et est au service du pouvoir politique ? »

3. Jean Claude Kalala Muayika, "Fédérateur" et le plus "Actif" !

Comme le montre cette affiche de 1997, Jean-Claude Kalala Muayika dénonçait déjà, l'arrivée de l'Afdl avec M'zée Laurent-Désiré Kabila comme d'un Mobutu Bis. Jean-Claude Kalala se définit lui-même comme un combattant au front contre la dictature. Fin des années 80, le Maréchal Mobutu nomme son homme de main, Jean-Pierre Kimbulu Moyanso wa Lokwa comme Ambassadeur en Suisse. Président des étudiants Zaïrois de Fribourg, Jean-Claude Kalala se voit remettre un discours déjà préparé qui vante les bienfaits de Mobutu et sa dictature, qu'il doit prononcé à l'hôtel Intercontinental de Genève. La JMPR existe encore, le nouvel Ambassadeur veut relancer ses activités. Dans les toilettes de l'Intercontinental, Jean-Claude Kalala écrira un nouveau discours, rien à voir avec celui lui proposé. A Paris, nous nous retrouvons dans mon petit village de Beaubourg. Zurich est le bastion des Congolais Anti-Kabila en Suisse. Simple, pacifique et révolutionnaire dans l'âme, Jean Claude Kalala Muayika est "Fédérateur" et le plus "Actif" organisateur des manifestations Anti-Kabila à Zurich en Suisse.

Lorsqu'il demande une marche auprès de la police de Zurich, l'ordinateur affiche tous ses coordonnées, il n'a qu'a ajouter la date et signer. Dieu seul sait le nombre des marches pacifiques que Jean-Claude Kalala Muayika a demandé à la police Zurichoise ? Et en Suisse, qui dit demande d'une marche, dit aussi des frais administratives de sécurité à payer. Au mois de juin, une grande manifestation est préparation contre Glenclore le géant exploiteur des minerais congolais. L'entreprise suisse est basée à Baar dans le canton de Zoug, qui génère un chiffre d'affaire cinquante pour cent plus important que Nestlé ou Novalis en Suisse, grâce au pillage des ressources en république démocratique du Congo. Jean-Claude Kalala est un vrai "Muana Bandal", il est demeuré très attaché à sa commune de Kinshasa ! Il n'est pas dans des coteries tribalo-ethniques mais il est très attaché à la lutte pour la défense du Congo. Jean-Claude Kalala Muayika, catholique pratiquant, "Tata Mokambi", responsable des catholiques africains francophones dans le canton de Zurich, initiateur des marches pacifiques pour la RDC à Zurich en Suisse.

Cette affiche d'une manifestation Anti-kabila de 2015 contre le troisième mandat d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale sur le trône est toujours d'actualité.

Sebastien Mutomb Mujing, le fameux chargé d'Affaires de l'ambassade de la République démocratique du Congo en Suisse s'était empressé d'envoyer des compatriotes: Ma Mado Ntumba, Ma Evelyne Milolo, Chick Munduki Osonga et Jean-Claude Kalala au Tribunal Pénal Fédéral de Bellinzona, pour avoir réclamé la vérité des urnes en décembre 2011 à l'ambassade de la RDC à Berne. Photo Réveil FM International

Des Mobutistes nostalgiques et leurs affidés, des politicailleurs du dimanche, mangecrates et politiventres sont à l'oeuvre le long du lac Léman en Suisse. Des joséphistes en quête de nominations, pour maquiller leurs turpitudes, des Mobutistes-Joséphistes, dont la majorité ont un membre de famille qui travaille et soutien le régime d'usurpation anti-peuple de Kinshasa, ont décidé avec l'appui de Sébastien Mutomb Mujing, le fameux chargé d'Affaires de l'ambassade de la RDC, de mettre en place une Convention des Congolais de Suisse.

Des Congolais collaborationnistes décidés à mettre à genoux le noble combat des Congolais Résistants-Patriotes-Combattants en Suisse. Pour ceux qui connaissent la Suisse avec ses 26 cantons, on est étonné que ceux qui mettent en place la Convention des Congolais de Suisse sont résidents de Genève, Lausanne, Fribourg. Les Congolais de Berne , Grisons, Zurich, Lucerne, Schaffhouse, Saint-Gall, Bâle-Ville, Bâle-campagne, Obwald, Soleure, Zoug, Tessin...sont ignorés dans cette macabre démarche.

En se faisant ami-ami avec Sébastien Mutomb Mujing, les "Conventionnistes" veulent-il faire table rase sur les marches de protestation et lobbying des Résistants-Patriotes-Combattants de Suisse ?

Les "Conventionnistes du Lac Léman" ignorent-ils que Sébastien Mutomb Mujing a traduit en justice les Congolais qui avaient manifesté dans l'enceinte de la maison commune, c'est-à-dire l'ambassade de la RDC à Berne en 2011? Les Congolais qui ne réclamaient que la vérité des urnes !

En septembre 2013, Réveil FM International était présent au Tribunal Pénal Fédéral de Bellinzonna où Jean-Claude Kalala Mwayilka, Chick Munduki Osonga, Ma Evelyne Milolo, Ma Mado Ntumba avaient comparu devant les juges. Diable mais où étaient donc les "Conventionnistes" de Suisse pour accompagner des compatriotes injustement accusés par un psychopathe, marionnettiste aujourd'hui de la Convention des Congolais de Suisse ? Pour s'attirer de la bienveillance du régime d'usurpation, d'imposture qui use et abuse du terrorisme d'Etat, "Des sorciers-Bandoki" sont prêts à tout !

A Zurich, les décisions se prennent en collégialité. Il faut dire que Bienvenu Silulundi et Achille Ibula, sont les deux compatriotes incontournables, qui s'investissent dans la réussite dans des manifestations Anti-Kabila. C'est aussi à Zurich, que les Congolais avait mis en place un parlement pour mieux s’imprégner de la démocratie participative. On pouvait y entrer y parler autant que l'on voulait, sans que personne ne vous coupe le sifflet. Cette expérience, qui a duré quelques années, a été bénéfique pour tous.

4. Osonga Chick Mundunki Kongo Telema, héros dans l'ombre !

Il transpire l'humilité, n'aime pas que l'on parle de lui et n'a besoin d'aucune publicité. Osonga Chick Munduki-Kongo Telema est un vrai héros dans l'ombre. Il a été traduit à la justice fédérale à Bellinzonna par le chargé d'Affaires de l'ambassade de la RDC à Berne. Sa caméra a été confisquée par la police de Berne. Pour une première c'est vraiment une première dans l'histoire de la diplomatie mondiale. L'ambassade de la République démocratique avait accusé ses ressortissants auprès des autorités suisses.

Le 28 juillet 2013, Jean Claude Kalala Muayika, Chick Munduki Osonga, Evelyne Milolo et Mado Ntumba Munduki s'étaient présentés au tribunal fédéral de Bellinzonna, accusés par Sébastien Mutomb Mujing, chargé d'Affaires ai de la Mission diplomatique de la République démocratique du Congo. Qu'avaient-ils fait les Congolais résidents en Suisse pour être accusé par l'ambassade qui devait les protéger ?

Chick Munduki Osonga-KongoTelema et Freddy Mulongo à Zurich

Des congolais avaient manifesté pacifiquement dans l'enceinte de l'ambassade de la RDC à Berne. Une ambassade fantôme, une ambassade presqu'abandonné où les herbes folles risquaient d'abriter des serpents et scorpions.

Pour avoir chanté à tue-tête contre le hold-up électoral, dénoncé la dictature totalitaire installé au Congo-Kinshasa et la prise en otage de ses institutions par une bande mafieuse...

Sébastien Mutomb Mujing va accuser faussement ses compatriotes congolais à la police suisse, de violation de domicile comme si la résidence de l'ambassade était sa propriété ou celle de ses parents. Il est allé trop en insinuant que ses compatriotes avaient cassé vitres, portes et que certains documents avaient disparu !

La majorité des premières vidéos sur les congolais de la Suisse résistante ont été réalisés par Chick Munduki Osonga. Il participe à toutes les manifestations qui ont lieu à Zurich.

5. Justin Tshiswa Bantou Manyanga, vive le Congo !

Il est jeune, courtois et courageux. Justin Tshiswa Bantou Manyanga vient de donner un coup de pied dans la fourmilière, dans une vidéo, dénonçant les traîtres et collabos qui endormissent le combat de la libération du Congo. L'effet papillon a été immédiat. Il a la dragée haute ! La Suisse ensommeillée se réveille de sa torpeur. Mais cela lui a valu une plainte de la part d'un collabo impénitent. Justin Tshiswa Bantou Manyanga fait un peu exception à la règle. Depuis le temps que les Congolais de Genève traficotent avec le régime d'imposture, il fallait bien que la césure se fasse un jour. Des Apparatchiks et oligarques Joséphistes qui se côtoient dans des fêtes de mariage, "Matanga" sans "Mutakalisation", la complicité devenait évidente. Les imposteurs du régime qui viennent à Genève, accueillis avec pompe par des gardiens de la résistance. Trop, c'est trop ! Seul Justin Tshiswa Bantou Manyanga a pu dénoncer ce mélange de genre et envoyer aux orties, ceux qui se compromettent dans la résistance. Quel est l'objectif poursuivi par ceux qui font copains-coquins avec des ventriotes et politicailleurs de passage à Genève ?

Que Justin Tshiswa Bantou Manyanga ne se fasse pas que des amis, c'est normal et louable. Genève a perdu beaucoup de ses patriotes-résistants en cours de route. Ceux qui ont cru que la lutte serait facile et rapide, se sont mordus les doigts, les habitués de la cueillette ont vite déchanté. Les découragés de la première heure se ramassent à la pelle à Genève.

6. Deux religieux réveillés et debout: Pasteur Roger Puati et l'abbé Joseph Lukelu

Des Mabumucrates qui dirigent par défi, clament à qui veut les entendre que la République démocratique du Congo est un Etat laïc. La laïcité, c’est le respect de toutes les religions et de leurs lieux de culte. Ce n’est pas la négation des religions ou l’ignorance de la foi des citoyens. Il revient à l’Etat non pas de financer les cultes, mais de protéger le droit pour chacun de vivre sa foi librement. Depuis, le non respect des lieux de messe, des tueries par la Police nationale congolaise (PNC), de jeunes catholiques dans leurs paroisses et des arrestations arbitraires, des marches pacifiques organisées par le Comité Laïc de Coordination (CLC); mais aussi la prédication du pasteur François-David Ekofo en la cathédrale du Centenaire Protestant à Kinshasa, le 16 janvier dernier, jour anniversaire de l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila, devant des imposteurs, arrivistes, politicailleurs et ventriotes qui ont pris en otage les institutions de la République et sévissent en toute illégitimité et impunité...le départ en exil du pasteur Ekofo, quelques jours après sa patriotique prédication ! Tous ces événements malheureux ont crée un électrochoc au pasteur Roger Buangi Puati, de tempérament calme et serein, est sorti de son mutisme. Un vrai et grand réveil. Avec intelligence, doigté et carnet d'adresse, le pasteur Roger Buangi Puati s'est mis à secouer le cocotier du régime dictatorial et sanguinaire qui sévit impunément en République démocratique du Congo, son pays d'origine. Il a mobilisé les églises protestantes suisses pour soutenir et être solidaire avec l'Eglise du Christ au Congo (ECC) la plus grande fédération protestante au monde et la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO).

Lettre de soutien des pasteurs de l'Eglise Réformée Vaudoise à l'Eglise du Christ au Congo (ECC- Fédération Protestante du Congo), à la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), aux chrétiens congolais et au peuple congolais qui exigent la démission de M. Joseph Kabila et un retour à l'ordre constitutionnel et à la paix par une transition citoyenne en République Démocratique du Congo

Au Président de l'Eglise du Christ au Congo Dr. André Bokundoa-Bo-Libake Siège de l'ECC Kinshasa-Gombe République Démocratique du Congo

Au Président de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo Monseigneur Marcel Utembi Tapa Centre interdiocésain Kinshasa-Gombe République Démocratique du Congo

Copie conforme:

Au Président de la Confédération Helvétique Monsieur Alain Berset Bundesplatz 3 3005 Berne

Au Président des Etats-Unis d'Amérique Monsieur Donald Trump 1600, Pennsylvania Avenue NW Washington, DC 20500 Etats-Unis d'Amérique

A Sa Sainteté le Pape François PP/00120 Via del Pellegrino Citta del Vaticano

Au Président de la République Française Monsieur Emmanuel Macron 55 Rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris France

A Madame la Chancelière de la République Fédérale d'Allemagne Dr. Angela Merkel Willy-Brandt-strasse 1 10557 Berlin

Au Premier Ministre du Royaume de Belgique Monsieur Charles Michel 16, rue de la loi 1000 Bruxelles

Au Premier Ministre du Royaume-Uni Madame Theresa May 10 Downing Street, Westminster, London SW1A2AA Royaume-Uni

Au Président du Conseil Européen Monsieur Donald Tusk Rue de la Loi 175 1048 Bruxelles

Au Secrétaire Général de l'ONU Son Excellence Monsieur António Guterres First Avenue at 46th Street New York, NY 10017 USA

Au Président de la SADC Son Excellence Monsieur Ian Khama Siège de Gaborone Botwana

Au Président de la République d'Angola Son Excellence Monsieur João Manuel Gonçalves Lourenço Luanda République d'Angola

Au Président en exercice de l'Union africaine Monsieur Paul Kagame Quartiers généraux de l'Union africaine B. P. 3243

Roosvelt Street W21K19 Addis Ababa Ethiopie

Nous, pasteurs et diacres de l'Eglise Réformée Vaudoise en Suisse, informés de la situation sécuritaire et la crise politique qui prévalent en République Démocratique du Congo, ainsi que la répression dirigée contre les chrétiens et l'ensemble du peuple congolais qui demandent pacifiquement un retour à l'ordre constitutionnel par la démission digne et responsable de Monsieur Joseph Kabila dont le mandat est échu depuis le 19 décembre 2016 et une transition citoyenne, afin de permettre la tenue d'élections pacifiques, transparentes, crédibles et démocratiques, venons exprimer notre soutien et notre solidarité aux églises de la République Démocratique du Congo, à leurs dirigeants et au peuple congolais tout entier dont les souffrances durent depuis de nombreuses années.

Nous attirons l'attention des autorités suisses et de la Communauté internationale sur la violence et les menaces exercées particulièrement sur les autorités ecclésiastiques protestantes et catholiques, dont certains sont contraints à un exil forcé. Nous affirmons que seules les aspirations profondes du peuple congolais ont la primauté sur tous les autres intérêts qui minent la stabilité de la République Démocratique du Congo.

Nous exprimons notre solidarité au pasteur André Bokundoa, président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) et à la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), leur adressons un salut fraternel et les portons dans nos prières face aux défis qui s'imposent au peuple congolais en ce moment.

Nous restons attentifs au développement de la situation en République Démocratique du Congo et espérons le rétablissement des principes du droit, de la justice et de la liberté qui sont, sans nul doute, le ferment de la paix, de la démocratie et du développement.

Que l'ensemble du peuple congolais trouve ici l'expression de notre soutien fraternel et de notre prière dans sa marche vers un Etat de droit dans lequel la femme congolaise et l'homme congolais recouvriront enfin leur dignité et leur liberté qui sont un don de Dieu.

Lausanne, le 8 février 2018

Signataires:

1. François Baatard, pasteur, paroisse la Sallaz-les Croisettes, Lausanne, Suisse

2. Marie-Claude Baatard, pasteure, paroisse La Sallaz-les Croisettes, Lausanne, Suisse

3. Laurent Bader, pasteur, paroisse de Vufflens-la-Ville, Suisse

4. Pierre Bader, pasteur, paroisse de Corsier-Corseaux, Suisse

5. Luc Badoux, pasteur, paroisse de la Sarraz, Suisse

6. Diane Barraud, pasteure, Point d'Appui, Lausanne, Suisse

7. Sophie Biéler, pasteur, aumônier à l'hôpital d'Yverdon-les-Bains, Suisse

8. René Blanchet, pasteur, formateur, Cossonay-Ville, Suisse

9. Pascale Guillet-Boismard, diacre, paroisse d'Aigle, Yvorne et Corbeyrier, Suisse

10. Bernard Bolay, pasteur, paroisse de Blonay-Saint-Légier, Suisse

11.François Bonzon, pasteur, Lonay, Suisse

12. Bernard Bolay, pasteur, paroisse de Blonay-Saint-Légier, Suisse

13. François Bonzon, pasteur, Lonay, Suisse

14. Magali Borgeaud dit Avocat- Sieber, diacre, paroisse de Saint-Cergue Arziez-Le Muids, St-Cergue, Suisse

15. Eric Bornand, pasteur, président de la Ministérielle, paroisse de Saint-Saphorin, Suisse

16. Dominique-Samuel Burnat, pasteur et psychothérapeute, paroisse de Bellevaux-Saint-Luc, Lausanne, Suisse

17. Maryse Burnat-Chauvy, pasteure Haut-Talent, Epalinges, Suisse

18. Olivier Buttex, pasteur retraité, Bioley-Magnoux, Suisse

19. François de Charrière, pasteur, Saint-Sulpice, Suisse

20. Nicolas Charrière, pasteur, paroisse de Vaulion-Romainmôtier, Suisse

21. Florence Clerc Aegerter, pasteure, aumônerie de l’Université de Lausanne, Suisse

22. Jean Chollet, pasteur de Saint-Laurent-Eglise, Suisse

23. Alice Corbaz, pasteure, Chablais vaudois, Gryon, Suisse

24. Daniel Corbaz, pasteur, Lausanne, Suisse

25. Jean-Jacques Corbaz, pasteur, La Conversion, Suisse

26. Isabelle Court, pasteure, paroisse de Begnins-Burtigny, Burtigny, Suisse

27. Guy Delessert, pasteur retraité, Vufflens-la-Ville, Suisse

28. Michel Durussel, pasteur, Etoy, Suisse

29. Richard Falo, pasteur, paroisse de Chavannes-Epenex, Suisse

30. Georges Favez, pasteur retraité, Vallorbe, Suisse

31. Olivier Favrod, pasteur, Vevey, Suisse

32. Marc-André Freudiger, pasteur, Bex, Suisse

33. Marie-José Geneux, diacre, paroisse de Payerne, Suisse

34. Christine Girard, diacre, paroisse de Renens, Suisse

35. Sarah-Isaline Golay, pasteure, paroisse de Chailly-la Cathédrale, Lausanne, Suisse

36. Pascale Guillet-Boismard, diacre, paroisse d'Aigle, Yvorne et Corbeyrier, Suisse

37. Etienne Guilloud, pasteur de la paroisse du Pied du Jura, Suisse

38. Christian Heyraud, pasteur, paroisse de la Dôle, Nyon, Suisse

39. Armi-Helena Hildén, diacre, paroisse du Haut-Talent, Suisse

40. André Joly, pasteur, la Cathédrale, Lausanne, Suisse

41. André Jufer, pasteur, Clarens, Suisse

42. Jacques Küng, pasteur, paroisse des Avançons, Suisse

43. Nathalie Kraehenbuehl, Diacre, ministère Ecoute et soutien, Chailly sur-Montreux, Suisse

44.Aline Lasserre, pasteure, paroisse de Prilly, Suisse

45.Guy Lasserre, pasteur, paroisse de Prilly-Jouxtens, Suisse

46.Florence Löliger, diacre, paroisse de l’Aubonne, Suisse

47.Gabriele Maffli, pasteure, paroisse de Vevey, Suisse

48.Corinne Méan, pasteure, paroisse Lonay-Préverenges-Vullierens, Suisse

49.Jocelyne Muller, pasteure, paroisse de Bellevaux-Saint-Luc, Lausanne, Suisse

50.Serge Molla, pasteur, coordinateur de la région Lausanne-Epalinges, Suisse

51.Jean-Philippe Noir, pasteur retraité, Les Charbonnières, Suisse

52.François Paccaud, pasteur, Région Morges-Aubonne, Morges, Suisse

53.Xavier Paillard, pasteur et président du Conseil Synodal de l'Eglise Évangélique Réformée du Canton de Vaud, Suisse

54.Pierre-Yves Paquier, pasteur, paroisse d'Aubonne, Suisse

55.François Pastoris, pasteur, paroisse de Gland, Suisse

56.Gérard Pella, pasteur, Attalens, Fribourg, Suisse

57.Marcel Piguet, pasteur retraité, Le Lieu, Suisse

58.Pierre Pouly, pasteur retraité, Grandvaux, Suisse

59.Roger Puati, pasteur, paroisse de Saint-Laurent-les-Bergières, Lausanne, Suisse

60.Antoine Reymond, pasteur, Prilly, Suisse

61.Timothée Reymond, pasteur de la paroisse de Prilly-Jouxtens, délégué au dialogue interreligieux, Suisse

62.François Rochat, pasteur, Paroisse de Payerne.Corcelles-Ressudens, Suisse

63.Virgile Rochat, pasteur, paroisse de Chailly-la Cathédrale, Lausanne, Suisse

64.Jean-Denis Roquet, pasteur, paroisse d'Aigle, Yvorne, Corbeyrier, Suisse

65.François Rosselet, pasteur, aumônier en soins palliatifs, Riviera, Suisse

66.Marc Rossier, pasteur responsable de la jeunesse dans l’EERV, Suisse

67.Daniel Rouzeau, pasteur, Froideville, Suisse

68.Eugène Roy, pasteur, Pully, Suisse

69.François Russillon, pasteur, paroisse de la Tour-de-Peilz, Suisse

70.Martine Sarasin, pasteure, paroisse de Nyon, Suisse

71.André Sauter, pasteur, paroisse de Gland, Suisse 72.Emmanuel Schmied, aumônier régional pour l'enfance et diacre de la paroisse de la Sallaz-les Croisettes, Lausanne, Suisse

73.Emmanuel Spring, diacre, Savigny, Suisse

74.Danielle Staines, diacre, paroisse de Morges, Suisse

75.Pierre Strauss, pasteur retraité, Genolier, Suisse

76.Marc Subilia, pasteur, Brent, Suisse

77.Jean-Pierre Thévenaz, pasteur retraité de Riviera-Pays-d'Enhaut, Yvorne, Suisse

78. Pascal Veillon, pasteur, Lausanne, Suisse

79.Christian Vez, pasteur, paroisse du Plateau du Jorat, Oulens-sous-Echallens

80.Pierre Vuille, pasteur, Morges, Suisse

81.Yann Wolff, diacre, aumônier régional pour la jeunesse et paroisse de la Sallazles Croisettes, Lausanne, Suisse

82.Lucette-Woungly-Massaga, pasteure, Lutry, Suisse 83.Alain Wyss, pasteur, paroisse Coeur de la Côte, Suisse

L’abbé Joseph Lukelu est un Congolais debout, qui crache la vérité sans animosités et atermoiements. Les "Congolais debout" , est un mouvement citoyen, patriote et pacifique constitué des Congolais de toute sensibilité religieuse ou politique ! Il a en son sein des femmes et hommes de qualité, qui ont un sens élevé du respect de la chose publique. On y découvre des jeunes qui aiment foncièrement le Congo. Dans ce mouvement, il n'y a pas un culte de personnalité de Sidika Dokolo, l'initiateur qui mouille sa chemise autant que les autres. Prêtre de l'Archidiocèse de Kinshasa, l'abbé Joseph Lukelu est un prêtre auxiliaire au sein de l’UP Grand-Vevey, qui comprend les deux paroisses de Vevey. Auparavant, il était prêtre auxiliaire au sein de l’UP Chasseron-Lac et s'occupait des paroisses de Sainte-Croix, Grandson et Yverdon-les-Bains. C'est sa vidéo d'engagement pour le mouvement "Les congolais debout qui touche aux triples. C'est un buzz. L'abbé Joseph Lukelu réveille le Congolais qui sommeille en chacun. Nous n'avons pas à attendre des autres qu'ils fassent ce que chaque Congolais doit faire. Un Congolais debout est un congolais engagé pour sa patrie. Le Congo se meurt mais ne doit pas mourir. Certes, à cause des imposteurs, corrompus, criminels, profito-situationnistes et autres ventriotes, qui ont pris en otage toutes les institutions et dirigent par défi, qui pillent, violent, assassinent et n'ont respect de rien, pas même de la vie humaine... La mère patrie est sous occupation, elle est dans un coma avancé. Le Congo a besoin de tous ses fils et filles à son chevet pour son grand réveil. Ceux qui veulent diriger doivent aimer le Congo et respecter les Congolais.

Seule la démocratie, avec le respect des droits et devoirs pour chaque citoyen peut relever le Congo, qui n'a pas besoin des femmes et hommes providentiels. Chaque Congolais doit prendre conscience que la République démocratique du Congo est le seul bien en commun pour tous les Congolais. Elle ne se partage pas, elle ne se divise pas non plus...Mais elle se lègue pour des générations futures. Les Congolais doivent se battre pour la RDC avec toutes se potentialités en ressources humaines, géologiques, avec sa superficie, sa place au cœur de l'Afrique, ne continue pas à figurer le dernier de la classe dans les classements mondiaux.

Le respect de la vie humaine est primordial. Chaque jour, voir des vies fauchées avec des kalachnikovs, machettes... devient insupportable. Ceux qui devraient protéger les Congolais se vautrent dans des magouilles et l'enrichissement rapide, illicite et mafieux. L'impunité bat son plein. Des criminels sont encensés, la population est martyrisée. Le Congolais n'a pas droit de manifester, des policiers qui entrent dans des paroisses avec des armes, bastonnent des paisibles citoyens, tirent dans la foule comme sur des bétails, gazent des nourrissons...C'est pire que le Far-West !

7. L'aîné Kangafu Vingi, pour une Transition sans Alias Kabila

Papa Kangafu Vingi participe aux différentes manifestations Anti-Kabila à Zurich. Il est vient toujours avec ses pancartes. Le grand idéologue de l'Institut Makanda Kabobi fait de la résistance. Il écrit des ouvrages pour expliquer ce qui se passe. Consultant retraité de l'UNESCO vivant à Lucerne continue sa lutte. Papa Kangafu Vingi fait partie du groupe d'intellectuels de la République démocratique du Congo, basé en Suisse qui souhaite la transition sans Alias Kabila, plutôt avec le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa, toujours au centre d’une campagne diffamatoire et de diabolisation de la part d'un régime des médiocres et incapacitaires. Alias "Kabila et les oligarques dont il s’est entouré doivent dégager ! "

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dimanche 6 mai 2018

La Suisse et la diaspora congolaise: Collabos et Traîtres!

La diaspora congolaise en Suisse a été à l'avant-garde, sous la dictature du Maréchal Mobutu Sese Seko, sous M'zée Laurent Désiré Kabila et encore sous l'imposteur de Kingakati, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Mais il y a eu beaucoup des traîtres et collabos...sans doute l'âge avançant la tentation de la mangeoire a été très forte. De l'opposition à la résistance, comme au bal des faux chauves, des collabos et traîtres se révèlent seuls...

C'est en 1982, en Suisse, qu'il y eut la Confédération des partis de l'opposition (CPD) avant de créer la plate-forme Union des partis de l'opposition. Il y avait une contestation de la direction du MNC avec François Lumumba et ses acolytes Kituka Munganaga et She Okitundu. Le Parti démocratique Congolais (PDC) s'était scindé en deux en 1983: PDC aile Léonard Mulopo, Kituka Munganga, Mi-Josée Mutombo contre le PDC aile Demofike, Eddy Angulu, Muhinda Fior et Mukamata Yenye. Leurs disputes et procès pour la paternité du nom PDC furent réglés en 1984, le tribunal ayant donné raison à la première aile. Le PDC aile Demofike changera de nom et deviendra : Alternative démocratique à l'Horizon (ADH). Mais déjà en 1983, pour prévenir contre les émiettement des politiciens-politicailleurs, une coordination des opposants a été mis en place à Lausanne. Son secrétariat exécutif a été confié au Dr. Musey, un indépendant qui pouvait départager des opposants rivaux. Et le Dr. Musey a été secondé par Léonard She Okitundu, Basile Luminuku et Léonard Mulopo. Et cette coordination basée à Genève de 1985 à 1988, se proclama "Gouvernement Zaïrois en exil" avec Léonard Mulopo, président; Muyinda Fiore (Premier ministre); des ministres: Angulu Mabengi auteur du livre "Les enfants de Mobutu et Papa Wemba", qui devint Ambassadeur de la RDC en France sous M'zée Laurent Désiré Kabila, Fidèle Sambasi, Mi-José Mutombo, Thomas Ntambu, Kasongo Kinieth...

Faux opposants vrais collabos : Léonard She Okitundu, Benoit-Christian Kambinga !

A mourir de rire. Le Vuvuzélateur national et Pinocchio de la République: Lambert Mende Omalanga se clame "Lumumbiste" puisque Tetela. Même le plus corrompu de Tetela est Lumumbiste parce Patrice Emery Lumumba était Tetela. Mais qu'ont-ils de nationaliste comme le fut Lumumba ? Rien. Léonard She Okitundu est le plus grand collabo et traître que la diaspora congolaise Suisse n'ait jamais connu. Comment quelqu'un, en exil en Suisse en 1973, qui a débuté sa carrière chez SOS-Asile Vaud et dans le comité suisse pour la défense du droit d’asile, qui pendant quinze ans (1982 – 1997), est intervenu comme expert en droit international auprès des bureaux de consultation juridique de Caritas à Genève en Suisse, peut-il accepter l'inacceptable une fois rentrée au Congo ? Des Congolais déplacés, devenus des réfugiés dans leur propre pays ? Des femmes, hommes enfants violés ? Des Congolais tués, assassinés pour leur arracher leur terre trop riche et Léonard She Okitundu Ya She collabora avec des occupants !

La République démocratique du Congo est un enfer pour des droits de l'homme qui sont foulés aux pieds par celles-là qui devraient le garantir: les autorités congolaises. Qui a oublié que c'est Léonard She Okitundu qui a retiré la plainte de la RDC contre le Rwanda, pays agresseur? Le 23 juin 1999, le gouvernement congolais portait plainte devant la Cour internationale de Justice (CIJ) contre le Rwanda de Paul Kagame, Hitler Africain, suite à l’agression d’une partie de son territoire par la soldatesque rwandaises. Le 15 janvier 2001, la République démocratique du Congo, sur instigation de Louis Michel, via son Léonard She Okitundu, retirait ladite plainte. Le lendemain 16 janvier 2001, la terre entière apprenait par Louis Michel sur les médias internationaux que M'zée Laurent-Désiré Kabila était assassiné au Palais des marbres à Kinshasa. Depuis M'zée Laurent-Désiré Kabila à aujourd'hui, le collabo et traître est membre de tous les gouvernements d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. En 2006, She Okitundu Ya She Anaconda a loupé le perchoir du Sénat. La Tutsi power ayant préféré l'édenté de la Gare du Nord à Paris, Léonbitch Kengo Wa Dondo, un dinosaure Mobutiste revenu d'exil.

Mutakalisé à Londres par des patriotes-résistants congolais, Ya She Anaconda a récidivé avec un sextape sur le net qui circule au grand bonheur des dames !

Chargé d'Affaires à la mission permanente de la République démocratique du Congo auprès de l'ONU à Genève de 1999 à 2001, Christian Kambinga étonnait les autres diplomates africains. Au Conseil des droits de l'homme, il était défenseur du Rwanda, pays agresseur plutôt que la RDC, son pays d'origine. Un beau jour, il a pris ses cliques et claques a rejoint le mouvement rebelle criminel pro-rwandais le RCD-Goma. Dans le gouvernement 1+4=0, il a été nommé nommé vice-ministre de la Coopération par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Remplacé à ce poste par Banza Wa Mukalayi Sungu par le décret no 5/159 du 18 novembre 2005, portant réaménagement du gouvernement de la transition. Christian Kambinga a été empoisonné.

Son fils Germain Kambinga, ancien photocopieur à Royal-Gombé, est aussi traître et collabo. Galérien et crève la dalle, il est pire que les politicailleurs et enfarineurs professionnels. Germain Kambinga a oublié d'où il est venu. Il est devenu arrogant, imbu de lui-même avec un ego surdimensionné, cet autodidacte arriviste a toujours eu la prétention d'être plus intelligent que tous les Congolais. Il s'est autoproclamait le "Macron Congolais" avec quel résultat ? Il a tellement tourné sa veste qu'elle craque de tous côtés. Ancien conseiller de Jean-Pierre Bemba, Vice-président de la République de l'Ecofin de 2003-2006, Germain Kambinga a été nommé Porte-parole du MLC avant de trahir et de retourner sa veste. Il a été nommé Ministre de l'Industrie par Alias Joseph Kabila. Éjecté, il continue à rouler pour Jo Kabila. Sa plate forme alimentaire le "Ventre" est une appendice du régime d'imposture, d'occupation et de prédation. Tel père, tel fils !

Convention des Congolais de l'étranger, le nid des collabos

La Convention des Congolais de l'étranger en Suisse initiée par Bafwa Mulengay n'est qu'une mascarade. Une Convention des ethno-tribalistes est maquillée en Convention des Congolais de Suisse, cela est une escroquerie intellectuelle. A la Convention des Congolais de l'étranger, il y a beaucoup des profiteurs du malheur des congolais. Quatre familles ont comptés leurs amis et connaissances et ils ont toupet de s'appeler "Convention des congolais de l'étranger.

Les Conventionnistes du Lac Léman ont dernièrement invité Marie-Ange Mushobekwa, la fameuse Ministre des droits humains pour une conférence de presse à l'hôtel Intercontinental de Genève qui a avorté. Comment ont-ils fait pour inviter la ministre la Ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ? Il paraît que l'une des dames membres est la belle sœur d'Alexis Ntambwe Mwamba, ministre de la justice. C'est elle qui a joué à l’entremetteuse.

Les Conventionnistes du Lac Léman ont amené Noël Tshiani, le laquais Rwandais et faux candidat à l'élection présidentielle, au parlement Suisse à Berne. L'ont-ils déjà fait à un autre Congolais ? Non !

Hélas chez les conventionnistes du Lac Léman, il y a un mangeur à tous les râteliers, l'homme de tous les coups: Bafwa Mubengay Lwakale, un dinosaure ringard, grognard et piteux marionnettiste et tireur des ficelles !

A 64 ans, l'ethno-tribaliste Constantin Bafwa Mubengay est demeuré un fossoyeur, cascadeur, jongleur, situationniste et mangeur à tous les râtelier qu'il a toujours été. Il affectionne des coups bas et il adore demeurer dans l'ombre tout en tirant les ficelles. Bafwa Mubengay, l'homme qui agit dans l'ombre, a oublié que la République n'est pas un "Ligablo" mais un pays.

Le Congo est le seul bien en commun qu'ont tous les Congolais. Si un de nous excelle, nous devons tous applaudir mais si par contre certains veulent nous amener dans leurs magouilles contre la Nation, nous devons dire: Non !

On ne peut pas être dans une pirogue en pleine rivière et voir un des nôtres sortir sa perceuse pour trouer la pirogue, demeurer tranquille. Les fossoyeurs, fourbes, roublards, dribbleurs patentés et inconscients de la République doivent répondre de leurs actes. Et pourtant, à 64 ans, on doit pouvoir être une référence dans sa communauté, on devrait surtout commencer à regarder dans le rétroviseur pour partager aux jeunes générations, les valeurs et convictions, pour aimer et défendre le Congo, en oubliant d'aiguiller aux jeunes les écueils et pièges à éviter.

La République démocratique du Congo n'est pas un pays normal. Si les Congolais eux-mêmes ne font un effort, ce pays qui est un géant aux pieds d'argile, qui attire tous les vautours, charognards et prédateurs du monde entier va les échapper. Le Congo est en soin intensif, la mère-patrie est dans un coma avancé. La République a besoin de tous ses fils et filles à son chevet.

Comme son frère de tribu "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, roublard, fourbe, dribbleur patenté, grand requin et prédateur de la liberté de la presse, qui a muselé la presse congolaise et qui a privé 60 millions de Congolais d'un débat démocratique inscrit dans la Constitution pour se faire nommer Rapporteur au Sénat par alias Joseph Kabila, voilà qu'un dinosaure ringard et grognard Bafwa Mubengay Lwakale croit pouvoir nous titiller.

Dans un e-mail intercepté envoyé à ses frères tribalo-éthiques, il y a quatre ans, Bafwa Mulengay Lwakale, un individu sans épaisseur, pensait réduire notre travail et qualifiait Réveil FM International de "Média pamphlétaire". Ce tribalo-éthique se trompait, Réveil FM International est un "Média indépendant, libre et citoyen mais surtout un "Média Roquet" qui aime et sait mordre les mollets".

Faire de la provocation gratuite et fortuite, empêcher Réveil FM International de faire son travail en posant des questions sur ce qui se trame dans la communauté congolaise de Suisse, c'est accepter l'intranquillité. C'est le choix qu'a fait le tribalo-ethnique Bafwa Mubengay dont les fourberies et accointances avec l'ambassade de la RDC à Berne et les autorités illégitimes de Kinshasa ne datent pas d'aujourd'hui.

Bafwa Mubengay garde encore son vieux ordinateur des années 90 avec un logiciel extrêmement rouillé, il ne se rend même pas le monde a évolué, que Mobutu Sese Seko a été chassé du pouvoir en 1997, que les élections Louis Michel de 2006 ont placé à la tête du Congo, un imposteur et incapacitaire, que les fausses rebellions sont orchestrées par celui qui trône abusivement sur le Congo, que l’allégeance d'alias Joseph Kabila auprès des voisins agresseurs: Ougando-Burundo-Rwandais n'est plus à démonter, que la paupérisation des Congolais devient insupportable, que le énième tripatouillage de la Constitution pour maintenir alias Joseph Kabila coûte que coûte au pouvoir est en marche, nos populations chosifiées, affamées, clochardisées veulent autre chose que le régime tortionnaire actuel...

Marionnettiste patenté, Bafwa Mubengay aime tirer les ficelles. Il a concocté son programme tout seul et veut le faire avaliser à la Communauté. Il n'a invité que ses frères, cousins, neveux, nièces...Il a le culot de l'appeler "Convention des congolais de Suisse". A l'heure où la République démocratique du Congo se meurt et que les congolais originaires de toutes les 11 provinces doivent s'unir pour faire face aux enjeux du non Etat de droit, de la balkanisation, de l'illégitimité d'un régime qui dirige par défi, des assassinats programmés, arrestations arbitraires, diverses humiliations...Bafwa Mubengay a fait le choix de la coterie tribalo-ethnique.

Le changement est une démarche légitime. On ne peut pas être un pays avec autant des ressources demeurer l'un des pays les plus pauvres au monde. Le congolais vit avec 0,1 dollar par jour ! Bafwa Mulengay Lwakale est un "Marionnettiste patenté et tireur de ficelles hors pair" ! Le comble est qu'il est sournois, se cache et ne dit pas clairement c'est lui en complicité avec l'ambassade de la République démocratique du Congo qui est derrière les Conventionnistes du Lac Léman. C'est là la malhonnêteté.

Nous revenons sur nos trois questions qui n'ont jamais obtenu de réponse:

1. La République démocratique du Congo pour se reconstruire à besoin de tous ses fils et filles, originaires de toutes les provinces pour faire bloc. Car dit-on l'union fait la force. Un pays se construit ou se reconstruit avec tous ses enfants sans exclusion. Or les Conventionnistes du Lac Léman sont en majorité originaires du Grand Kasaï. Ils se sont auto-cooptés. Il faut sans doute parler le Tshiluba pour être un Conventionniste ! On ne peut pas boutiquer la "Convention" avec les "Bana Betu", "Tshintu Tshetu" en saupoudrant avec quelques affidés d'autres provinces. Ce n'est pas construire le Congo mais contribuer à sa destruction.

2. La Convention des congolais de l'étranger (CCE) a-t-elle remplacé la Fédération des Congolais de l'Etranger (FCE), belle initiative qui a fondu comme neige sous le soleil? Bafwa Mubengay a toujours clamé qu'il est parmi les initiateurs de la Fédération des Congolais de l'Etranger, n'a-t-il pas de compte à rendre à la communauté congolaise flouée ? Lorsque les animateurs sont allés faire allégeance au régime d'imposture de Kinshasa, comme tous les ventripotents, pour chercher des postes politiques, les Congolais n'ont-ils droit à aucune explication ? Circulez il n'y a rien à voir. Lorsque Tshiyembe Mwayila (FCE) et d'autres pataugent et se la coulent douce dans la mangeoire joséphiste et deviennent des thuriféraires du régime, les Congolais de l'Etranger n'ont toujours pas droit de parler ?

3. Pourquoi cette accointance avec l'ambassade de la RDC en Suisse ? Un régime illégitime qui règne par défi, pourquoi collaborer avec lui ?

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lundi 30 avril 2018

Ellen Johnson Sirleaf, "Madame la Présidente honoraire", "aphone" sur ses petites filles emprisonnées à Kigali !

Kigali, lauréate Ellen Johnson Sirleaf du prix Mo Ibrahim 2017

Ellen Johnson Sirleaf à 80 ans. Elle est un symbole mondial du leadership féminin, érigée en exemple par la communauté internationale. Sa carrière est élogieuse ! Elle a fait ses classes d’économie et de finance aux Etats-Unis, puis elle a occupé une place influente au sein de grandes institutions financières, comme la Banque Mondiale ou la Banque de de Développement et d’Investissement du Libéria. Ellen Johnson Sirleaf est la première femme à avoir occupé le poste de président de la République en Afrique. Elle aura réussi ce qu’aucun dirigeant libérien n’était parvenu à faire depuis 1944 : céder le pouvoir dans la paix. C’est en 2005 que  Madame la Présidente  accède à la plus haute fonction après une période de transition pilotée par l’Onu, suite au départ du sanguinaire Charles Taylor.

Kigali, Ellen Johnson Sirleaf montrant son prix Mo Ibrahim

La diaspora congolaise est remontée contre Ellen Johnson Sirleaf ! Les femmes congolaises n'en reviennent pas comment un grand esprit comme n'a pu parler de ses petites filles qui sont emprisonnées dans le geôle de Paul Kagamé, Hitler Africain. Comment Ellen Johnson Sirleaf couronnée du prix Nobel de la Paix le 7 octobre 2011, est demeurée silencieuse et aphone face aux arrestations et emprisonnements des jeunes opposantes rwandaises face au régime dictatorial de Paul Kagamé, le Tyran de Kigali. Alors qu'près la présidence, la lutte pour l’autonomisation de la femme, c'est son nouveau challenge: "Je travaillerai avec une petite équipe pour créer le Centre présidentiel Ellen Johnson Sirleaf pour les femmes et le développement, conçu pour soutenir les femmes en tant qu’agents du changement, créateurs de paix et moteurs du progrès", a-t-elle déclaré à Kigali. Nominée en février dernier, c’est le vendredi 27 avril 2018 à Kigali au Rwanda que l’ancienne présidente de la République du Liberia a reçu le prix Mo Ibrahim. Ce dernier est accompagné d’une enveloppe de 5 millions de dollars versés sur 10 ans puis 200 000 dollars chaque année pour le reste de la vie du gagnant.

Ellen Johnson Sirleaf, la panafricaniste du Libéria a-t-elle été piégé par Paul Kagamé, le Roitelet, Tyran, Dictateur et Boucher de Kigali ? Prix Mo Ibrahim pour la bonne gouvernance à Ellen Johnson Sirleaf, ex-présidente du Libéria à Kigali, capitale du Rwanda, pays où règne la terreur d'Etat, cela surprend plus d'un observateur avisé. Pourquoi le choix de Kigali, du Rwanda par Mo Ibrahim ? Qu'est-ce qui se cache réellement derrière la remise du prix Mo Ibrahim sur le sol de sang et de terreur de Paul Kagamé, Hitler Africain ?

Mission impossible pour Julien Ciakudia, patriarche de la résistance congolaise de calmer la diaspora Rdcienne remontée contre Ellen Johnson Sirleaf !

Le Tyran Paul Kagame est connu comme un grand seigneur de guerre de surcroît un sanguinaire patenté. Impuni pour ses nombreux crimes, depuis le maquis de l'Ouganda aux côtés de Yoweri Museveni Kanguta, en passant par le génocide rwandais dont les Tutsi ne sont pas les seules victimes...Dans son article sur Médiapart Rwanda, l'autre génocide ! un professeur belge écrit: "Les crimes de masse perpétrés par les troupes du FPR à l'époque du génocide des Tutsis restent impunis. Or, après un long travail d'enquête, la journaliste Judi Rever vient de démontrer qu'ils constituent un génocide contre les Hutus rwandais. Il appartient désormais à la justice internationale de poursuivre le président Paul Kagame et ses lieutenants. L’on sait depuis de nombreuses années que la rébellion à prédominance tutsi, le Front patriotique rwandais (FPR), a lui aussi commis des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre avant, pendant et après le génocide. Ces faits ont été établis par des rapporteurs des Nations Unies, des ONG, des chercheurs et des journalistes. Alors que le TPIR était compétent pour juger ces crimes, pas un seul suspect du FPR ne fut poursuivi.

Cette « justice des vainqueurs » devint possible, parmi d’autres raisons, parce que le FPR, qui prit le pouvoir en 1994 et dirige le Rwanda encore aujourd’hui, fut protégé par Washington et Londres. Paul Kagame, le leader du FPR pendant et après la guerre civile et président du Rwanda depuis 2000, est considéré comme un « visionnaire » par des amis influents comme Bill Clinton et Tony Blair.

Tandis qu’il gouverne par la terreur, il est loué pour ses performances économiques et une bonne gouvernance bureaucratique. En même temps, la situation des droits humains continue à être désastreuse et la gestion dictatoriale profondément enracinée. Alors que les crimes de masse perpétrés par le FPR sont restés impunis, la journaliste d’investigation canadienne Judi Rever vient de démontrer que le mouvement de Kagame a commis un génocide contre les Hutu (In Praise of Blood. The Crimes of the Rwandan Patriotic Front, Random House Canada, mars 2018).

Se basant sur des dossiers jusqu’ici secrets du TPIR, d’autres documents et de nombreux entretiens avec d’anciens officiels civils et militaires du FPR, elle montre de manière détaillée comment des femmes et des hommes, des enfants et des vieillards hutu furent massacrés à très grande échelle. La cruauté infligée aux victimes rappelle tragiquement celle appliquée aux Tutsi.

L’« intention de détruire, en tout ou en partie, le groupe ethnique hutu, comme tel », comme le veut la convention sur le génocide, est clairement établie. Le nombre de victimes ne peut être précisément estimé, mais le bilan semble bien être de centaines de milliers. Rever identifie vingt leaders du FPR, dont Kagame lui-même, comme auteurs de ces atrocités.

S’ajoutant à ce qui était connu depuis longtemps, ces constats accablants ne peuvent plus être ignorés. Kagame peut-il continuer à être honoré par les meilleurs universités de par le monde, recevoir un traitement tapis rouge partout où il va, être un hôte régulier au Forum de Davos, présider l’Union Africaine ? Au contraire sa place, ainsi que celle de ses lieutenants, est devant un tribunal, face à la justice en raison de ses crimes pour encourir la peine qu’il mérite. La plupart des Rwandais, Hutu et Tutsi, sont pleinement conscients de ce passé tragique. Si la vérité n’est pas dite, le pays ne trouvera pas la réconciliation dont il a un besoin urgent. Filip Reyntjens, Professeur émérite à l’Université d’Anvers

Le tyran de Kigali, Paul Kagame passe ses opposants au Moulinex !

Paul Kagamé, le Boucher de Kigali est connu comme un grand sanguinaire de notre époque, qui demeure jusque là impuni. Sa grande barbarie en République démocratique du Congo, avec des rébellions et des seigneurs de guerre tutsi: Laurent Nkundabatwaré, Jules Mutebusi, Bosco Ntangana, Makenga... créés de toute pièce par lui et son mentor Yoweri Museveni Kanguta dans le seul but de contrôler et de piller les ressources minérales et stratégiques de la République démocratique du Congo. Depuis 1994, le Tyran et Roitelet, Paul Kagame n'a jamais d'un dialogue interwandais avec les Hutu qui composent 90% de la population rwandaise et les 2% de Twa-pygmées qu'il méprise allègrement. Paul Kagamé gouverne le Rwanda avec des méthodes terroristes, dictatoriales et anti-démocratiques !

Victoire Ingabire Umuhoza, Présidente des FDU-Inkingi, purge une peine de 15 ans lui imposée injustement

Madame Ellen Johnson Sirleaf est-elle au courant de toutes les graves violations des droits humains, des droits internationaux voir même de la charte de l'Union africaine que pratique le Tyran et despote sanguinaire Paul Kagamé avec les membres de son gouvernement mono-ethnique tutsi et ses services de répressions à travers la justice, l'armée, la police et divers services de sécurité et d'intelligence ?

Manifestation contre Paul Kagamé, le Boucher de Kigali

Le non respect des frontières internationales, la politique volontariste d'agression des pays voisins et d'occupations de pays voisins, de pillage des ressources, d'infiltration et de terreur, tel le cas de la République démocratique du Congo depuis 1996 à nos jours ! Ces méthodes de gouvernance terroriste et dictatoriale demeurent non sanctionner par les instances internationales, le Tyran Paul Kagamé ayant fait du génocide Rwandais un fonds de commerce, il fait chanter tout le monde ! Les matières premières qu'il pille en République démocratique du Congo pour le compte des conquistadors anglo-saxons, lui prémunissent contre des poursuites. Paul Kagame travaille pour ses mentors très puissants !

Sa mère, Diane Rwigara et sa sœur

Une grande déception dans la communauté congolaise et inquiétude des pan-africanistes face à la mascarade de la remise du prix de la bonne gouvernance à Ellen Johnson Sirleaf une femme icone, dans un pays où l femme politique est maltraitée, violée et emprisonnée illégalement. Les femmes du Rwanda subissent des traitements inhumains, la population du Rwanda et de l'Est de la République démocratique du Congo subissent les affres du Tyran Paul Kagamé et sa soldatesque ! Séquestrations quotidiennes de l'opposition, bâillonnement et musellement de la presse et des journalistes,l'interdiction des manifestations publiques...Le Rwanda de Paul Kagamé est un Etat voyou qui excelle en receleur des ressources minières et stratégiques de la République démocratique du Congo!

Paul Kagamé, Hitler Africain

Le Rwanda est-il un pays de bonne gouvernance ? Pays qui torture des femmes opposantes politiques, qui ont osé candidater comme présidente de la République contre Paul Kagamé, le Tyran sanguinaire de Kigali ? Mme Victoire Ingabire Umuhoza, Présidente des FDU-Inkingi, purge une peine de 15 ans lui imposée injustement. L’arrêt prononcé le 24 novembre 2017 par la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples dans l’Affaire n°003/2014 Victoire Ingabire contre la République du Rwanda a établi qu’elle avait été lésée dans ses droits. Melle Diane Shima Rwigara est actuellement en prison pour des chefs d’accusation qui changent au fils des jours. Elle n'y séjourne pas seule, elle est avec sa sœur et sa mère. Victoire Ingabire et Diane Rwigara, les deux femmes sont victimes du crime de « lèse-majesté » pour avoir eu le courage de déclarer qu’elles voulaient affronter le dictateur sanguinaire Paul Kagame aux élections présidentielles.

On croyait qu’au Rwanda, les institutions et les lois liberticides avaient atteint le fond et qu’il était inimaginable que le régime rwandais plombe encore l’espace politique. Eh bien, non, la dictature rwandaise ne connaît pas de fond. Les interdictions faites aux partis politiques (articles 20 à 39) reposent sur des critères aussi imprécis que flous tels que : actes divisionnistes, informations pouvant inciter à la division, actes prêtant main forte à l’ennemi, dire la vérité pendant la campagne électorale, éviter des faux contentieux, ternir l’image du Rwanda, déclarations pouvant entraîner toute sorte de discrimination et de division, actes pouvant provoquer la guerre, avoir l’idéologie génocidaire, et cætera. C’est dire que pour n’importe quoi, une formation politique peut se trouver injustement sanctionnée, suspendue ou tout simplement interdite. Alors que les conditions d’enregistrement des articles 9, 10 et 11 de la loi peuvent être remplies, un parti peut se voir refuser l’agréation de manière arbitraire sans qu’il puisse recourir contre la décision de l’Office de la gouvernance. Ajouter à cela que ce dernier n’a pas l’obligation de justifier sa décision.

Pour ceux qui connaissent la politique de terre brûlée de Tyran Paul Kagamé dans la région des Grands-Lacs sont étonnés que Madame Ellen Johnson Sirleaf se soit fait piéger avec consentement ou non ?

Lauréate Ellen Johnson Sirleaf du prix Mo Ibrahim 2017

LETTRE OUVERTE

A l’attention de Monsieur BUSINGYE Johnston

Ministre de la Justice du Rwanda

KIGALI

Objet : Demande de libération de Madame Victoire INGABIRE UMUHOZA, Présidente des FDU INKINGI, prisonnière politique

N/REF20180103001/CAJDH/0076

Monsieur le Ministre,

Les Forces Démocratiques Unifiées ( FDU-Inkingi) font référence à l’arrêt prononcé le 24 novembre 2017 par la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples dans l’Affaire n°003/2014 Victoire Ingabire contre la République du Rwanda.

Madame Victoire Ingabire Umuhoza avait déposé le 3 octobre 2014 une requête introductive d’instance devant la Cour Africaine des droits de l’Homme et des Peuples contre la République du Rwanda ; l’affaire est enregistrée sous le numéro 003/2014.

La Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples a été saisie par madame Victoire Ingabire Umuhoza en vertu de l’article 26 du Règlement de la Cour, de l’art.5 et de l’art.34(6) du Protocole de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples portant création de la Cour.

La Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples prononça le verdict dans l’arrêt n° 003/2014 du 24 novembre 2017.

Dans les dispositifs de l’arrêt, nous lisons :

Au paragraphe 149, la Cour africaine dispose qu’il lui incombe d’examiner la nature de l’opinion qui aurait été exprimée par la Requérante et de déterminer si une telle expression justifiait sa condamnation et son emprisonnement et si cette mesure était proportionnelle aux circonstances.

Au paragraphe 153, la Cour africaine relève qu’il ressort du jugement de la Haute Cour, prononcé le 30 octobre 2012, que la déclaration faite par la requérante a été interprétée de la manière suivante :

« Par exemple, ce mémorial, il fait référence seulement aux victimes du génocide contre les Tutsi. Il y a pourtant une autre histoire concernant les crimes contre l’humanité commis envers les Hutu. Les Hutu qui ont perdu leurs êtres chers souffrent eux aussi ; ils pensent à ces êtres chers qui ont péri et se demandent : « Quand est-ce que nos morts seront eux aussi commémorés ? »[1]

Tandis qu’au paragraphe 154, la Cour africaine relève enfin qu’il ressort de l’arrêt de la Cour Suprême, prononcé le 13 décembre 2013, que la déclaration de Madame Victoire Ingabire Umuhoza a été interprétée comme il suit :

« Par exemple, ce Mémorial a été dédié aux personnes qui ont été tuées pendant le génocide contre les Tutsi ; mais il y a un autre aspect du génocide : celui commis contre les Hutu. Ils ont également souffert : ils ont perdu leurs proches et ils demandent aussi : « Quand notre heure viendra-t-elle ? »[2]

La Cour africaine constate au paragraphe 156 de l’arrêt, que les versions du discours de la Requérante telles que citées par la Haute Cour et la Cour Suprême sont en contradiction l’une avec l’autre...

En effet, alors que la version du discours, comme indiqué par la Cour Suprême, parle « d’un autre côté du génocide : celui commis contre les Hutu », la version du discours, reprise par la Haute Cour, parle de « Hutu comme étant « victimes de crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ».

La Cour africaine tranche l’Affaire 003/2014, en disant que rien dans les déclarations faites par la Requérante ne nie ou minimise le génocide commis contre les Tutsi ou le laisse entendre (Par. 158 in fine).

La Cour africaine conclue que la déclaration de culpabilité et la peine prononcées contre la Requérante pour avoir fait ces déclarations au Mémorial du génocide de Kigali et à d’autres occasions n’étaient pas nécessaires dans une société démocratique (par. 162 al.1 de l’arrêt).

LA COUR statue ainsi à l’unanimité:

Dit que l’Etat défendeur a violé l’article 7(1) (c) de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, en ce qui concerne les irrégularités de procédure qui ont affecté le droit de la défense, énumérées au paragraphe 98[3]de l’arrêt ;

Dit que l’Etat défendeur a violé les articles 9 (2) de la Charte des droits de l’homme et des peuples et 19 du Pacte international des droits civils et politiques en ce qui concerne le droit à la liberté d’opinion et d’expression ;

Ordonne à l’Etat défendeur de prendre toutes les mesures nécessaires pour rétablir la Requérante dans ses droits et faire rapport à la Cour dans un délai de six (6) mois sur les mesures prises ;

1. De la violation du droit de la défense :

Au point (viii) des motifs de l’arrêt, la Cour africaine statue que l’Etat défendeur a violé les droits de la défense de Madame Victoire Ingabire Umuhoza suite aux difficultés imposées à son conseil au cours de l’interrogatoire des témoins à charge et suite aux menaces et intimidations qu’il a fait subir au témoin à décharge.

De même, l’Etat défendeur a utilisé contre Madame Ingabire des documents saisis lors de la fouille de la prison sans lui donner la possibilité de les examiner. Cela va à l’encontre des normes internationales relatives aux droits de la défense. D’où l’article 7(1) (c) de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples a été violé.

2. De la violation du droit à la liberté d’opinion et d’expression :

Au point (ix) des motifs de l’arrêt, la Cour africaine statue que l’Etat défendeur a violé le droit de Madame Victoire Ingabire Umuhoza à la liberté d’opinion et d’expression, s’agissant de son discours de Gisozi.

De ce qui précède, il ressort donc que Madame Ingabire a été acquittée par la Cour des crimes qui, à tort, lui avaient été imputés.

Monsieur le ministre,

Il est clair, au vu de ce jugement, que le discours prononcé par madame Ingabire Umuhoza, qui a été incriminé et qui a déclenché la procédure de jugement et d’emprisonnement, n’est nullement un crime aux yeux de la CADHP et ne devrait pas l’être aussi en droit rwandais.

La cour relève aussi d’autres irrégularités qui ont entaché le jugement devant les tribunaux rwandais. Il demande en conséquence que votre gouvernement prenne des mesures concrètes pour rétablir madame Victoire Ingabire dans ses droits.

Après 8 ans de détention dans des conditions fort éprouvantes, la seule réparation valable est la libération immédiate, assortie d’une réhabilitation auprès d’une certaine section de l’opinion publique, qui a été intoxiquée par le lynchage médiatique dont a été victime la requérante de la part des médias pro gouvernementaux.

Les FDU INKINGI s’adressent dès lors à vous en tant que gardien du respect de la loi, afin que cette libération intervienne sans tarder.

Comptant sur votre diligence, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de notre considération distinguée.

Bruxelles, le 24 janvier 2018

FDU INKINGI

Joseph BUKEYE

Deuxième Vice-Président

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samedi 28 avril 2018

Tout chemin mène-t-il au Rwanda, chez Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali ?

Paul Kagame, le roitelet de Kigali

Tyran un jour, tyran toujours ! Paul kagamé est le Tippo Tip qui sévit en toute impunité dans les pays des Grands Lacs. Le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali est commissionné par des conquistadors anglo-saxons, qui ont besoin des ressources minières. Ils lui fournissent des armes, Paul Kagamé en bon seigneur de guerre, fout la pagaille: tue, viole, vole, assassine des Congolais...le plus important est qu'il rapporte plus des minerais. Ne pouvant pas tout faire tout seul, Paul Kagamé le Tippo Tip, crée des rébellions à l'Est de la République démocratique du Congo pour mieux piller ses ressources, au nom de ses parrains conquistadors.

Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali

Le Rwanda est même coté en bourse comme le premier exportateur du Coltan, minerais qui ne se trouve pas dans son sous-sol. Cela ne choque personne ! Les conquistadors anglo-saxons ne respectent ni peuples ni frontières. Ils ont besoin des matières premières. Et Paul Kagamé est leur Kapita en Afrique centrale. Les Ong des droits de l'homme ont bon hurlé...le rapport 2017 sur les droits de l'homme du département d'État américain a été publié le 20 avril 2018. Le rapport décrit le Rwanda de Paul Kagame comme un endroit effrayant. Le Rwanda est décrit comme un pays qui ne respecte pas le strict minimum de la décence humaine. Le Rwanda est décrit comme un pays qui ne respecte pas le strict minimum de la décence humaine.

Bill Clinton et Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali

L'environnement global rwandais est un pur enfer ! Les questions les plus importantes concernant les droits de l'homme sont les suivantes: "les exécutions arbitraires et les disparitions politiques des forces de sécurité; la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants infligés par les forces de sécurité; conditions pénibles et pénibles dans les prisons et les centres de détention; arrestation arbitraire; le mépris des forces de sécurité à l'égard de la primauté du droit; détention provisoire prolongée; atteinte aux droits des citoyens à la vie privée et à la liberté de parole, de réunion et d'association; restrictions et harcèlement des médias et de certaines organisations non gouvernementales (ONG) locales et internationales; les restrictions à la liberté de participer au processus politique et la capacité de changer de gouvernement grâce à des élections libres et équitables; le harcèlement, l'arrestation et l'abus d'opposants politiques, de défenseurs des droits de la personne et de personnes perçues comme une menace au contrôle de l'ordre social par le gouvernement; la traite des personnes; et les restrictions sur les droits du travail".

Tonny Blair et Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali !

Au Rwanda, c'est l'impunité et traitement spécial pour le régime du FPR de Paul Kagame, le tyran de Kigali. Le régime sanguinaire et tyrannique est autorisé à user de tous les moyens, même contraires à l’éthique des Nations-Unies, pour asseoir son pouvoir dictatorial. Les puissances mondiales ferment les yeux sur les innombrables crimes contre l’humanité et crimes contre la paix dans la région des Grands-Lacs, toujours à cause de leur culpabilisation pour avoir souhaité, permis et favorisé la catastrophe au Rwanda. En retour, le tyran-dictateur, Paul Kagame qui incarne le régime autocratique, prend plaisir à faire chanter ces puissances, soit pour leur exiger de lui verser des aides sans conditions, soit pour leur faire taire quand elles commencent à s’inquiéter de ses crimes impunis et de la nature dictatoriale de son régime.

Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali !

Rappelez-vous qu'à travers l'histoire il y eut des tyrans et des meurtriers pour un temps, qui semblèrent invincibles. Mais à la fin, ils sont toujours tombés. Toujours...! disait Ghandi. Et la seule chose qu'un dictateur ne peut pas dicter, c'est la vérité dit-on.

Augusto Pinochet, Tyran et dictateur chilien, qui avait réussi à échapper aux juridictions internationales, a été vaincu par ce qu'il connaissait le moins : le cœur. Arrivé au pouvoir avec l'aide des États-Unis, balayant avec les tanks et l'aviation le gouvernement d'Union populaire dirigé par Salvador Allende, un certain 11 septembre 1973, assassinant les dirigeants de la gauche chilienne, les syndicalistes, les militants des droits de l'homme, Pinochet s'était installé dans la longue tradition de l'extrême droite sud-américaine, faisant régner l'ordre noir sur le cône latin. À ses frontières il n'avait que des amis, adeptes de la jugulaire et de l'uniforme, tous, au-delà d'un discours nationaliste surtout axé contre les Indiens et tout ce qui pouvait représenter une remise en cause de l'ordre impérial des gringos.

Bachar Al-Assad, le tyran de Damas a rendu la plus haute décoration française. Le président syrien avait été décoré par Jacques Chirac en 2001, peu après avoir succédé à son père Hafez al-Assad à la tête du pays. La décision de rendre la légion d'honneur a été prise après "la participation de la France à l'agression tripartite aux côtés des Etats-Unis et du Royaume-Uni contre la Syrie le 14 avril", ajoute le communiqué. "Il n'est point d'honneur pour le président Assad de porter une décoration attribuée par un régime esclave (...) des Etats-Unis qui soutient les terroristes", indique encore la présidence.

Nicolae Ceausescu, le Tyran et dictateur roumain surnommé « le génie des Carpates » quitte précipitamment la Roumanie devant la vague révolutionnaire qui déferle sur son pays depuis mois d’une semaine. Au même moment les « révolutionnaires » s’emparent de la télévision roumaine. Le 16 décembre 1989, les habitants de Timisoara s’étaient soulevés contre l’arrestation du pasteur Lazlo Toekes défenseur des droits des minorités hongroises. Le 21 décembre 1989, une manifestation d’ouvriers a conspué le régime dictatorial devant le siège du PC à Bucarest. Les époux Ceausescu seront vite arrêtés sur le chemin de l’aéroport de Pitesti et fusillés après un simulacre de procès le 26 décembre 1989. Nicolae et Elena seront reconnus coupables de génocide et de détournement de fonds. Les événements de Roumanie seront les premiers à être intégralement retransmis par la télévision.

Après avoir dirigé l'Irak par la terreur pendant plus de trente ans, Saddam Hussein a été exécuté par pendaison, samedi 30 décembre 2006, à l'issue d'un procès bâclé. Le 22 septembre 1980, débutait la guerre entre l’Iran et l’Irak. Cette guerre, qui durera huit ans et fera environ 800 000 morts, est déclenchée par Saddam Hussein. Cette attaque est motivée par deux raisons : le tracé de la frontière entre l’Irak et l’Iran et la menace que représente l’Iran pour l’Irak. La guerre entre l’Iran et l’Irak est déclenchée dans le contexte immédiat de l’opposition de Saddam Hussein aux chiites d’Irak, soutenus par l’Iran. Ce soutien fait craindre à Saddam Hussein une contagion de la Révolution islamique à l’Irak. Saddam Hussein estime que l’Iran est affaibli sur le plan militaire en raison de la révolution islamique de 1979, et que la guerre n’en sera que plus rapide et limitée. En réalité, l’attaque de l’Irak galvanise la population iranienne, qui s’engage dans l’armée. Saddam Hussein doit ainsi réviser ses prévisions de succès rapide, d’autant plus que la guerre s’enlise.

Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali !

Seigneur de guerre, bon receleur, qui a fait du Rwanda pays receleur des ressources pillées de la République démocratique du Congo dont les multinationales anglo-saxonnes sont friandes, Paul Kagamé, Hitler Africain et tyran de Kigali est récompensé avec l'annonce du prochain sommet de Commonwealth en 2020 à Kigali. Le constat est macabre mais les portes des maîtres du monde sont ouvertes au génocidaire et tyran Paul Kagame pour services rendus. Tonny Blair, l'ancien Premier ministre Britannique et ses conquistadors lobbyistes ont fait très fort. Conseiller politique de Paul Kagamé, le cabinet de conseil privé appelé "Tony Blair Associates", dont les clients incluent des monarques et autocrates controversés comme le président du Kazakhstan, Nursultan A. Nazarbayev. La République démocratique du Congo est victime de ses ressources. Paul Kagamé est un Tippo Tip pour mieux piller des ressources de la République démocratique du Congo.

Depuis 1994, Paul Kagamé est tyran au Rwanda, il mène une guerre d'intensité au Congo: il pille, vol, viol, assassine...à son compteur plus de 13 millions de morts. Le Rwanda est un pays qui doit son existence sur la culture des mensonges et de la manipulation, le peuple Rwandais développe des symptômes de la méfiance à tous, il voit des ennemis partout jusqu'à douter même de son propre existence.

Le coltan se trouve en quantités commerciales en Afrique centrale,notamment en République démocratique du Congo dont la région du Kivu détient entre 60 et 80 % des réserves mondiales, ainsi qu’en Australie, au Brésil, au Canada, en Espagne et en Chine…Le coltan est au cœur de la guerre en République démocratique du Congo, l’un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale avec plus de 13 millions de morts. Un rapport d’experts présenté en 2001 au Conseil de sécurité de l’ONU dénonce les grandes quantités de ce minerai illégalement extraites du sol de la République démocratique du Congo et transportées en contrebande, en accord avec des entrepreneurs occidentaux, par les armées du Rwanda, l’Ouganda, du Burundi et de la RDC qui occupaient la Province Orientale et la région du Kivu, à l’est du pays.

Les statistiques de la BNR (Banque Nationale du Rwanda) montrent que pour le seul Coltan, les recettes enregistrées sont de l’ordre de 134.5 millions de dollars au moment où tous les minerais exportés ont réalisé une somme de 226.2 millions de dollars.

Le Rwanda a l’objectif de réaliser 400 millions de dollars de recettes provenant des minerais exportés pour 2017 et de créer des 600 mille emplois y relatifs. L’activité minière au Rwanda occupe la deuxième place des recettes en devises fortes après le secteur du Tourisme.

On ne peut pas s’étonner que les budgets de certains minuscules pays soient plus volumineux, plus consistants que celui de la République démocratique du Congo, évalué à peine à 9 milliards de dollars Us.

Et si aujourd’hui le Rwanda peut dire qu’il est premier exportateur de coltan, c’est parce qu’il a pendant longtemps profité d’une situation qu’il a lui-même créée. Nul n’est besoin d’expliquer aujourd’hui que le Rwanda est à la base du pillage des ressources naturelles de la République démocratique du Congo à travers différents mouvements rebelles créés de toutes pièces. Dans ces conditions, c’est tout à fait normal que même un pays qui ne produit pas du coltan puisse facilement devenir un grand exportateur. En plus, le Rwanda bénéficie des frontières qui sont quelque peu poreuses. Ceci permet à tout vendeur ambulant d’embarquer ses minerais, afin de les vendre à meilleur prix au Rwanda. Fait qui fait échapper beaucoup d’argent tant à la province qu’au pays tout entier.

Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali !

Voici la liste des 85 multinationales mises en cause par l’ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à l’Est, dans un rapport de 2003. Malgré ce rapport, l’ONU n’avait pris aucune sanction et n’avait pas fait appliquée l’embargo préconisé.

1. AFRICAN TRADING CORPORATION Sarl, Afrique du Sud

2. AFRIMEX, Royaume-Uni

3. AHMAD DIAMOND CORPORATION, Belgique

4. A.H. PONG & Sons, Afrique du Sud

5. A. KNIGHT INTERNATIONAL Ltd, Royaume-Uni

6. A & M MINERALS and METALS Ltd, Royaume-Uni

7. ALEX STEWART Ltd (Assayers), Royaume-Uni

8. AMALGAMATED METAL CORPORATION Plc, Royaume-Uni

9. AMERICA MINERAL FIELDS (AMFI), USA

10. ANGLO AMERICAN Plc, Royaume-Uni

11. ANGLOVAAL MINING Ltd, Afrique du Sud

12. ARCTIC INVESTMENT, Royaume-Uni

13. ASA DIAM, Belgique

14. ASA INTERNATIONAL, Belgique

15. ASHANTI GOLDFIELDS, Ghana

16. AVIENT AIR, Zimbabwe

17. BANRO CORPORATION, Afrique du Sud

18. BARCLAYS BANK, Royaume-Uni

19. BAYER A.G., Allemagne

20. B.B.L. Banking, Belgique

21. BELGOLAISE, Belgique

22. CABOT CORPORATION, USA

23. CARSON PRODUCTS, Afrique du Sud

24. CHEMIE PHARMACIE NETHERLANDS, Hollande

25. COGECOM, Belgique

26. C. STEINWEG NV, Belgique

27. DARA FOREST, Thailand

28. DAS AIR, Royaume-Uni

29. DE BEERS, Royaume-Uni

30. DIAGEM BVBA, Belgique

31. EAGLE WINGS RESOURCES INTERNATIONAL, USA

32. ECHOGEM, Belgique

33. EGIMEX, Belgique

34. ENTREPRISE GENERALE MALTA FORREST, RD Congo

35. EUROMET, Royaume-Uni

36. FINCONCORD SA, Suisse

37. FINMINING, Saint Kitts

38. FIRST QUANTUM MINERALS, Canada

39. FLASHES OF COLOR, USA

40. FORTIS, Belgique

41. GEORGE FORREST INTERNATIONAL AFRIQUE, RD Congo

42. HARAMBEE MINING CORPORATION, Canada

43. H.C. STARCK GmbH & Co KG, Allemagne

44. IBRYV AND ASSOCIATES LLC, Swiss

45. INTERNATIONAL PANORAMA RESOURCES Corp, Canada

46. ISCOR, Afrique du Sud

47. JEWEL IMPEX Bvba, Belgique

48. KABABANKOLA MINING COMPANY, Zimbabwe

49. KEMET ELECTRONICS CORPORATION, USA

50. KHA International AG, Allemagne

51. KINROSS GOLD CORPORATION, USA

52. K & N, Belgique

53. KOMAL GEMS NV, Belgique

54. LUNDIN GROUP, Bermuda

55. MALAYSIAN SMELTING CORPORATION, Malaysie

56. MASINGIRO GmbH, Allemagne

57. MELKIOR RESOURCES Inc, Canada

58. MERCANTILLE CC, South Africa

59. MINERAL AFRIKA Limited, Royaume-Uni

60. NAC KAZATOMPROM, Kazakhstan

61. NAMI GEMS, Belgique

62. NINGXIA NON-FERROUS METALS SMELTER, Chine

63. OM GROUP Inc, USA

64. OPERATION SOVEREIGN LEGITIMACY (OSLEG) Pvt Ltd, Zimbabwe

65. ORION MINING Inc., Afrique du Sud

66. PACIFIC ORES METALS AND CHEMICALS Ltd, Hong Kong

67. RAREMET Ltd, Saint Kitts

68. SARACEN, Afrique du Sud

69, SDV TRANSINTRA, France

70. SIERRA GEM DIAMONDS, Belgique

71. SLC GERMANY GmbH, Germany

72. SOGEM, Belgique

73. SPECIALITY METALS COMPANY SA, Belgique

74. STANDARD CHARTERED BANK, U.A.E.

75. SWANEPOEL, South Africa

76. TENKE MINING CORPORATION, Canada

77. THORNTREE INDUSTRIES (Pvt) Ltd, Zimbabwe

78. TRACK STAR TRADING 151 (Pty) Ltd, Afrique du Sud

79. TRADEMET SA, Belgique

80. TREMALT Ltd, Belgique

81. TRINITECH INTERNATIONAL Inc, USA

82. TRIPLE A DIAMONDS, Belgique

83. UMICORE, Belgique

84. VISHAY SPRAGUE, USA et Israël

85. ZINCOR, Afrique du Sud

Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali !

Des conquistadors et pratiques illicites anciennes

La République démocratique du Congo est dotée d'une abondance de ressources minérales rares du nord-est au sud-est du pays (coltan, diamants, or, cuivre, cobalt, zinc, manganèse…), de ressources forestières et de faune (gorilles, okapis…) très riches et de vastes sols fertiles propres à l'agriculture (café, tabac, thé…).

Depuis longtemps, bien avant le conflit de 1998, de telles richesses naturelles ont fait l'objet de troc, de contrebande et de trafic enrichissant la classe dirigeante de l'ex-Zaïre. Elles ont toujours exacerbé les convoitises des pays voisins de la RDC, notamment le Rwanda et l'Ouganda.

Elles expliquent l'occupation des provinces dans l'est du pays par les troupes rwandaises et ougandaises entre 1996 et 2002, durant le conflit. Ainsi que les luttes fratricides entre le Rwanda et l'Ouganda sur le sol congolais.

« L'histoire de la République démocratique du Congo n'est que la longue suite de déprédations dont ses richesses naturelles et son capital humain ont fait l'objet, quels qu'aient été le régime politique ou le gouvernement en place. Cette exploitation, le plus souvent appuyée par la force brutale, avait pour but l'enrichissement de quelques-uns. Alors que les précieuses ressources du pays étaient pillées ou allaient à vau-l'eau, une économie informelle faite de troc, de contrebande et de trafic de matières premières, s'est mise à prospérer jusqu'à devenir l'unique moyen de subsistance de la plus grande partie de la population. Cette économie a renforcé les liens ethniques et claniques et les structures coloniales entre les provinces du Kivu et les États voisins, comme le Burundi et le Rwanda, ou le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie. Des réseaux analogues d'échanges informels unissent étroitement la province du Katanga à la Zambie et à l'Angola. C'est ainsi qu'un pays vanté pour l'abondance de ses richesses naturelles s'est retrouvé au début des années 90 dans les rangs des États les plus pauvres et les plus endettés.»

L'exploitation illégale des ressources du pays par des étrangers avec la participation des Congolais a commencé avec le premier conflit en 1996. Au fur et à mesure de la progression des rebelles de l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL) dans les régions est et sud-est du Zaïre, appuyés par les armées rwandaises et ougandaises, leur chef Laurent-Désiré Kabila, a signé des contrats avec un certain nombre de sociétés étrangères.

C'est le début de la main-mise des Rwandais et des Ougandais sur les ressources naturelles des zones qu'ils contrôlent.

Mise en place d'une "économie de guerre"

Arrivé au pouvoir en 1997, M'zée Laurent-Désiré Kabila exerce un pouvoir personnel sur les ressources publiques, s'appuyant sur «les figures familières de la corruption, du clientélisme et de l'impunité». Par la suite, des marchés lucratifs, des concessions minières sont conclus avec l'Angola, la Namibie et le Zimbabwe qui, en contrepartie, fournissent à la RDC en 1998 un appui militaire dans le conflit. Celui-ci concentre les armées de sept pays africains sur le sol congolais. Au gré des combats et de l'avancée des troupes qui s'élargit et pénètre en profondeur vers les provinces de l'Equateur, du Kasaï et du Katanga, les belligérants se partagent le territoire et l'exploitation de ses richesses naturelles : or diamant, cuivre etc…En deux phases, ils passent du pillage systématique à un stade méthodique et intensif d'exploitation. Ils mettent en place une véritable "économie de guerre" qui s'autofinance.

Première phase : les zones occupées sont systématiquement dépouillées de tous leurs stocks entre 1998 et 1999 pour financer le conflit « Les stocks de minéraux, de café, de bois, le bétail et les fonds qui se trouvaient dans les territoires conquis par les armées du Rwanda, de l'Ouganda et du Burundi, ont été enlevés pour être transférés dans ces pays, soit exportés sur les marchés internationaux par les ressortissants de ceux-ci, militaires ou civils. (…) Quelle que soit la nationalité du pilleur, le processus était le même : des troupes rwandaises et-ou des soldats du RCD, ougandaises et burundaises, commandées par un officier, visitaient les fermes, usines et banques, se faisant ouvrir portes et coffres par la direction. Ordre était ensuite donné aux soldats de charger les produits et les biens sur les véhicules de l'armée ».

Deuxième phase : une fois les stocks de ressources épuisés, les Congolais, civils et militaires, et les étrangers (surtout Rwandais, Ougandais, Zimbabwéens alliés de Kabila), passent à une phase active d'extraction et d'exploitation directe et illégale des ressources. Par exemple, dans le secteur minier, «l'extraction directe était pratiquée de trois manières, à savoir : par des soldats pour leur compte personnel ; par des villageois organisés par des commandants rwandais et ougandais ; par des étrangers pour le compte de l'armée ou des commandants ».

En même temps, les pilleurs se livrent à l'exploitation illégale du système commercial. Dans certains cas, les forces rwandaises et ougandaises et les rebelles congolais «ont contraint les entreprises locales et certaines entreprises étrangères à fermer. Les méthodes utilisées variaient, allant du pillage au harcèlement des propriétaires ; l'objectif final était d'obtenir le contrôle du commerce local, aboutissant à l'exercice d'un contrôle sans précédent de l'économie dans les régions est et nord-est du Congo.»

Un pillage organisé de la RDC

Depuis les accords de Pretoria de juillet 2002 entre RDC et Rwanda et les accords de Luanda de septembre 2002 entre RDC et Ouganda, les troupes étrangères se sont retirées progressivement mais elles ont laissé la place vacante à une prolifération de groupes armés congolais.

« Le pillage, qui était auparavant le fait des armées, a été remplacé par des systèmes organisés de détournement de fonds, de fraude fiscale, d'extorsions de fonds, d'octroi d'options d'achat d'actions comme dessous-de-table et de détournements de fonds publics sous la direction de groupes assimilables à des organisations criminelles, (.) qualifiées de réseaux d'élites (.) composés d'un petit noyau de dirigeants politiques et militaires, d'hommes d'affaires (.), de certains chefs rebelles et administrateurs.»

Actuellement, l'exploitation illégale des ressources se poursuit malgré le retrait des troupes étrangères. Par des réseaux structurés et par guérillas interposées, le Rwanda et l'Ouganda conservent leur main-mise sur les richesses naturelles de l'est de la RDC. Ce pillage savamment entretenu représente une manne pour le trafic d'armes dans la région.

D'après les rapports des groupes d'experts au Conseil de sécurité de l'ONU sur l'exploitation illégale des ressources naturelles en RDC. Le commerce des armes financé par le pillage des ressources Par la résolution 1493 du 28 juillet 2003, un embargo de douze mois sur les armes est imposé par le Conseil de sécurité de l'ONU : « Tous les Etats, y compris la RDC, sont tenus d'empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects d'armes et de tout matériel connexe, ainsi que la fourniture de toute assistance, de conseils et de formation se rapportant à des activités militaires, à tous les groupes armés et milices étrangers et congolais opérant dans le Nord et Sud-Kivu et l'Ituri, et aux groupes qui ne sont pas partie à l'Accord global et inclusif sur la transition en RDC ».

Malgré cet embargo, renouvelé jusqu'au 31 juillet 2005 par la résolution 1552 du 27 juillet 2004, l'exploitation illicite des ressources naturelles continue à financer les trafics d'armes, difficiles à surveiller.

En effet, la porosité, la perméabilité et la permissivité des frontières orientales de la RDC -qui partage 9 000 kms de frontière avec neuf pays voisins- sont autant d'obstacles à la surveillance des mouvements d'armes et d'autres produits illicites dans le pays, que les fournisseurs soient des marchands d'armes ou des gouvernements étrangers.

La violation généralisée de l'embargo sur les armes met en cause aussi bien le gouvernement congolais que le Rwanda et l'Ouganda. Le trafic continue d'entretenir les micro-conflits dans l'est du pays qui représentent un menace permanente de déstabilisation pour le gouvernement de transition. Source : Rapport du groupe d'experts sur l'application de l'embargo sur les armes, 15 juillet 2004, Conseil de sécurité de l'ONU. La parution d'un autre rapport est prévue pour décembre 2004.

Des parcs nationaux ravagés

Située de part et d'autre de l'équateur, la RDC possède une des plus riches biodiversité de la planète en raison de sa position géographique. Selon l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), «la biodiversité de la RDC est caractérisée par 11 000 espèces de plantes, 409 espèces de mammifères, 1 086 espèces d'oiseaux, 1 069 espèces de poissons, 152 espèces de serpents.» La faune renferme des espèces uniques et rares, par exemple le chimpanzé nain ou Bonobo, le gorille des montagnes, le rhinocéros blanc du nord, l'okapi. Sur les huit parcs nationaux existant en RDC et classés au patrimoine mondial de l'Unesco, cinq se trouvent dans l'est du pays. Ces derniers ont été inscrits progressivement sur la liste du patrimoine mondial en péril :

Parc national des Virunga en 1994

Parc national de la Garamba en 1996

Parc national de Kahuzi-Biega en 1997

Réserve de faune à Okapis en 1997

Parc national de la Salonga en 1999

Malheureusement, l'étendue des dégâts écologiques résultant du conflit armé et de l'exploitation illégale des ressources est considérable sur cet environnement exceptionnel.

« La conjugaison des activités d'exploitation et de la poursuite du conflit a, de fait, éliminé tout contrôle administratif sur les parcs et conduit à une militarisation de nombre d'entre eux, notamment des réserves de Virunga, de Kahuzi-Biega et d'Okapi. Ces parcs occupent une position stratégique le long de la frontière orientale de la RDC, et sont régulièrement utilisés comme point de passage par les forces armées pour pénétrer dans l'est du Congo.»

Ils sont aussi le lieu de violents combats entre des forces rebelles locales et des groupes armés qui occupent une partie de ces parcs presque en permanence. Ils se livrent régulièrement à des activités de braconnage d'éléphants pour le commerce de l'ivoire, de gibier et d'espèces rares, et pillent les ressources forestières. «Les modes migratoires de nombreuses espèces sauvages ont été considérablement perturbés, ce qui crée des problèmes durables pour ce qui est du repeuplement de certaines zones des parcs ou du maintien de l'équilibre démographique dans d'autres.»

Les populations locales s'installent, ou se réinstallent, également dans les parcs pour assurer leur subsistance grâce à la pêche, au braconnage et pratiquent un abattage intensif des arbres.

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jeudi 26 avril 2018

Sainte-Thérèse: Felix Tshisekedi un leadership mitigé !

Felix Tshisekedi avec ses notes à Sainte-Thérèse

Depuis qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale a été catapulté sur le trône de la République démocratique du Congo, par la mafia internationale pour mieux piller ses ressources: Aucune marche pacifique ni meeting n'a jamais été autorisés... sauf pour les Joséphistes affidés et partisans.

Felix Tshisekedi à Ndjili Sainte-Thérèse

Bravo à Felix Tshisekedi d'avoir obtenu du régime d'imposture, d'occupation et de prédation qui sévit sans légitimité et en toute impunité: le rapatriement de la dépouille de son père Etienne Tshisekedi de la Belgique en RDC, sans connaitre ni la date, le jour, le mois et l'année; dans la foulée d'obtenir l'autorisation sans embûches de son meeting à Ndjili-Sainte Thérèse pour le 24 avril ! Tout ceci la veille de la réunion de la SADC à Luanda où les pays membres dont le Botswana et l'Angola sont remontés contre l'imposteur de Kinshasa, qui par son glissement depuis le 19 décembre 2016 n'a plus aucune légitimité, après ses deux hold-up électoraux: élection Louis Michel 2006 et novembre 2011.

Les 5 péchés de Felix Tshisekedi pour son meeting de Sainte-Thérèse à Ndjili:

1. Dans un pays normal, le meeting de Felix Tshisekedi à Ndjili-Sainte-Thérèse est un non événement, car dans une démocratie c'est comme ça que cela fonctionne: les acteurs politiques du pouvoir et ceux de l'opposition doivent tenir leurs meetings autant qu'ils veulent. Derrière chaque parti politique à son service d'ordre pour ne pas être accusé de troubler l'ordre public. La Constitution de la République démocratique du Congo garantie la liberté de manifestation. Il faut simplement l'appliquer. On se bat contre une dictature, on va à la castagne contre elle. On ne négocie pas à un droit constitutionnel surtout pas avec un régime dictatorial, illégitime et illégal. On s’assoit pas à la même table de négociation avec des imposteurs, criminels et bandits de grand chemin... qui s'auto-blanchissent dans des laveries dictatoriales ! Etienne Tshisekedi "Ya Tshitshi", acteur politique congolais et leader charismatique, quel crime a fait en mourant en Belgique? Fallait-il une conciliabule après deux ans de son décès pour son rapatriement au Congo ? N'est-ce pas indécent et immoral de faire des négociations politiques sur un être décédé ? Quel deal Felix Tshisekedi nouvellement élu président de l'Udps en remplacement de son défunt père a fait avec le régime d'imposture d'Alias Joseph Kabila ? Pourquoi toutes les écluses s'ouvrent-elles à Felix Tshisekedi au moment où le régime est en difficulté ? Personne ne croit plus au respect des élections le 23 décembre prochain, Felix Tshisekedi n'est-il pas une béquille qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et ses apparatchiks des Dinosaures et Mammouths Joséphistes veulent s'appuyer pour passer un énième glissement anti-constitutionnel ? Pourquoi c'est Kigali, qui doit donner des instructions à Kinshasa, pour que Felix Tshisekedi fasse son meeting à Ndjili-Sainte-Thérèse ? A Réveil FM International, nos fins limiers continuent un travail d'investigation.

2. C'est du pipeau que Felix Tshisekedi clame devant les Kinois réunis à Ndjili-Sainte-Thérèse qu'il est candidat à la présidence de la République, pas intéressé par la primature ! A Ndjili-Sainte-Thérèse, c'est Felix Tshisekedi auto-satisfait d'être élu président de l'Udps qui s'est présenté devant les Kinois. Il n'a parlé qu'à ses fanatiques de l'Udps. Pas fédérateur du tout ! Ni candidat président de la République ! Qu'est-ce que Felix Tshisekedi compte-t-il faire s'il était président de la République ? Rien ! Qu'est-ce qui ne marche pas aujourd'hui que lui Felix Tshisekedi voudrait y apporter des changements ? Lorsqu'on est Candidat Président de la République, on est en perpétuelle campagne électorale. Chaque occasion est une opportunité pour parler de son programme. Felix Tshisekedi qui a vécu en Belgique, en sait quelque chose, pourquoi ne l'applique pas ? Attend-t-il des ordres de qui ? Kinshasa n'est pas la République démocratique du Congo. Felix Tshisekedi doit apprendre à parler à tous les Congolais, surtout à ceux qui sont dans l'arrière-pays. Son message de Ndjili-Sainte-Thérèse n'a rien de quelqu'un qui veut devenir président de la République !

3. C'est à la population elle-même ou au Ministre de l'Intérieur de féliciter le professionnalisme de la police. Comment un candidat président de la République, en occurrence a-t-il eu l'outrecuidance de féliciter la police corrompue à la kalachnikov facile qui a assassiné les adeptes de Bundu Dia Kongo? Qui a assassiné Floribert Chebeya et Fidèle Bazana? Qui a assassiné Rossy Mukendi, Thérèse Kampinga et plusieurs jeunes..? Qui use des gaz lacrymogènes contre des nourrissons dans la maternité des sœurs catholiques à Mbinza-Delvaux ? Qui tire sur les populations civiles sans défense y compris dans des paroisses ? Qui rançonne et tracasse des citoyens? Qui vole des portables ? Qui se comporte en ennemi des citoyens mais protecteur des criminels, politicailleurs et ventriotes ? Qui a oublié l'image de Felix Tshisekedi enfermé chez lui par la police alors que les militants de l'Udps l'attendaient au siège de l'Udps pour manifester ? Était-ce que de la mascarade ? Encourager une police ripoux, c'est être complice de ses crimes.

4. Sans un discours fédérateur, attitudes et comportements d'un rassembleur: Felix Tshisekedi n'arrivera jamais au Palais de la Nation. Etienne Tshisekedi fut l'homme le plus populaire de l'opposition. Le Sphinx de Limeté, sous la dictature du Maréchal Mobutu, accède une première fois au poste de Premier ministre entre le 29 septembre et le 1er novembre 1991, puis à nouveau entre le 15 août 1992 et le 18 mars 1993. Le gouvernement qu’il met en place est faible, le programme léger, il se résume à « refaire les routes ». Rien n’émerge, ni une école, ni un dispensaire... » et se rend impopulaire après. La popularité ne compte vraiment en République démocratique du Congo. Quelles les stratégies misent en place pour arriver au Palais des Nations ? Etienne Tshisekedi qui a souvent compter sur les décideurs s'est fait souvent enfariner. Les balais de voitures diplomatiques à sa résidence à Limeté ne lui pas porter au Palais de la Nation. Il serait abusif pour Felix Tshisekedi de se croire déjà arriver. Etienne Tshisekedi qui a gagné l'élection présidentielle de 2011, alors que la frauduleuse Commission électorale Nationale Indépendante (CENI), présidée par Daniel Ngoyi Mulunda, pasteur tricheur, vient de déclarer Alias Joseph Kabila Kanambe kazembere Mtwale, victorieux d’un scrutin tant contesté par la Communauté internationale que toutes les parties prénantes à ce processus. Depuis sa résidence de Limeté à Kinshasa, où il est depuis plusieurs mois encerclés par des éléments de la Garde Présidentielle, Etienne Tshisekedi, président de l’Udps, conteste ce résultat et dans un message diffusé à travers les médias, il décide de démettre le gouvernement fantoche, et déclare: "Celui qui m’amènera ici Kabila ligoté sera récompensé ". Jusqu'à sa mort personne ne lui a amené "L'imposteur de Kingakati ligoté" ! Les Congolais qui ont cotisé pour que Ya Tshitshi retrouve l'imperium qu'il n'a jamais obtenu, avant que Felix Tshisekedi parle de la cotisation de 1$ pour soutenir sa candidature, il faut d'abord épurer le dossier Imperium ! Aucun candidat à l'élection présidentielle n'y arrive avec la cotisation des militants ou la vente des T-Shirts à l’effigie, que Felix Tshisekedi ne raconte pas des histoires. Qui sont prêts à financer sa candidature ? Qu'est-ce qu'ils attendent en retour ?

5. Puisque Felix Tshisekedi s'entend de mieux en mieux avec le régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Et qu'il a acquis que toutes les marches et meetings de l'Udps sont déjà accordés d'avant, c'est un espoir pour toute la classe politique congolaise. Avec l'Udps, il y a jurisprudence. Aucune manifestation ni marche ni meeting d'un autre parti politique se fera avec entraves. A moins que l'Udps ait une relation particulière avec le régime, ce qui n'est pas démocratique. Avec l'Udps, ami et aillé du régime d'Alias Joseph Kabila, nous espérons ne plus vivre ceci :

Kinshasa, 19 septembre 2016, Martin Fayulu, député nationale et président du parti d'opposition "Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé)", tabassé par des policiers professionnels que Felix Tshisekedi fait applaudir dans son meeting de Ndjili-Sainte-Thérèse

Franck Diongo Shamba, député pour Lukunga à l’Assemblée nationale et président du Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), tabassé, ensanglanté, amené manu militari à la Cour Suprême de Justice par la police professionnelle que vante Felix Tshisekedi.

Un tribunal au grand complet s'était rendu le mardi 20 février 2018, dans la chambre d'hôpital du député de l'opposition Gérard « Gecoco » Mulumba à la clinique Ngaliema à Kinshasa. Il est poursuivi par la justice congolaise aux ordres pour « offense au chef de l'État », un imposteur illégitime et illégal: Alias Joseph Kabila.

Felix Tshisekedi et son staff doivent potasser des dossiers et avoir une vision générale de la République démocratique du Congo. Tout doit être passé au peigne fin: la gouvernance, l'économie, la sécurité, la citoyenneté, les droits de l'homme, emplois, le social, la culture, la justice...

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mercredi 25 avril 2018

Villers-Bretonneux: Edouard Philippe, Malcolm Turnbull et le prince Charles au mémorial australien !

Le Premier ministre Edouard Philippe, le prince Charles représentant de la couronne britannique et Malcolm Turnbull, le Premier ministre Australien

Deux jours de célébration, les 24 et 25 avril 2018, du centenaire de la bataille de Villers-Bretonneux située à une vingtaine de kilomètres à l'est d'Amiens où se sont impliqués les corps d’armées australiens et néo-zélandais. Le Premier ministre Edouard Philippe s'est joint à l'aube aux milliers d'Australiens rassemblés au mémorial de la Grande Guerre à Fouilloy, dans la Somme, pour célébrer le centenaire de la victoire de Villers-Bretonneux, qui empêcha les Allemands de progresser vers l'ouest. Il était accompagné du Premier ministre australien Malcolm Turnbull et du prince Charles, représentant la Grande-Bretagne, engagée également.

Le Premier ministre Edouard Philippe, le prince Charles représentant de la couronne britannique et Malcolm Turnbull, le Premier ministre Australien

Plusieurs milliers d'Australiens se sont rassemblés dans la nuit de mardi à mercredi dans le nord de la France, pour célébrer à l'aube le centenaire de la victoire de Villers-Bretonneux, qui empêcha les Allemands de progresser vers l'Ouest. Le Premier ministre Édouard Philippe a rendu hommage, mercredi 25 avril, aux Australiens venus en France et en Belgique pendant la Grande Guerre pour combattre l'avancée des forces allemandes.

Les murs du Mémorial éclairés de bleu !

Des jeunes soldats Australiens

C'est au "point du jour" le 25 avril 1918 que les soldats australiens, aidés par quelques unités britanniques, percèrent les lignes allemandes de la petite ville de 4.000 habitants, trois ans après une offensive ratée en Turquie - également à l'aube -, d'où la cérémonie organisée ce mercredi très tôt, à laquelle assistaient 8.000 personnes.

Les murs du Mémorial éclairés de bleu !

Des jeunes soldats Australiens

Même les choristes portaient les médailles de leurs ancêtres à cette commémoration, organisée au Mémorial australien de la Grande Guerre à Fouilloy, dans la Somme (nord), sur les lieux de la bataille, en présence des Premiers ministres français et australiens, ainsi que du prince Charles, représentant la couronne britannique.

Des milliers d'Australiens dans la Somme pour les 100 ans de la bataille de Villers-Bretonneux

Des gerbes déposés au mémorial

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lundi 23 avril 2018

Suède: Antonio Guterres, SG de l'ONU et Stefan Löfven, le Premier ministre Suédois !

Le chef de l'ONU, António Guterres et les 15 membres du Conseil de sécurité à Backåkra, en Suède, où l’ancien Secrétaire général, Dag Hammarskjöld, passait ses étés.

Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est installé samedi, le temps d'un week-end, dans la campagne suédoise, une première qui intervient dans un contexte exécrable entre Occidentaux et Russes sur fond de conflit syrien. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, est arrivé en fin de matinée pour participer à cette retraite informelle qui se tient chaque année habituellement dans les environs de New York. Son envoyé spécial pour la Syrie, Staffan de Mistura, est attendu sur place dimanche.

"Nous nous heurtons toujours à une profonde division sur ce sujet (la Syrie), nous devons vraiment trouver une solution quant à la violation du droit international que constitue l'utilisation d'armes chimiques", a déclaré Antonio Guterres à son arrivée. Le recours aux armes chimiques est "un crime de guerre", a-t-il ajouté.

Les quinze membres du Conseil de sécurité étaient arrivés ensemble à Backåkra, la résidence de campagne de Dag Hammarskjöld, le second secrétaire général de l'histoire de l'ONU, décédé en 1961 dans le crash de son avion en Afrique dans des circonstances jamais élucidées.

Point de presse commune Antonio Guiterres, SG de l'ONU et Stefan Löfven, le Premier ministre Suédois à Stockholm, Suède.

Le Secrétaire général: Je vous remercie le premier ministre beaucoup. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude au gouvernement suédois pour l'hospitalité du Conseil de sécurité et apprécié pour l'hospitalité merveilleuse que je me suis bien amusé à Uppsala et ici à Stockholm.

La Suède a toujours été, dans son action au sein du Conseil de sécurité, un constructeur de ponts. Dans un monde où l' on voit une tension accrue - Je crois que nous pouvons même parler de la reprise de la guerre froide dans plusieurs de ses aspects - La Suède a toujours, en respectant pleinement les valeurs des droits de l' homme, par la nécessité de faire en sorte que le droit international est respectée, mais en même temps, en essayant de réduire les tensions, en essayant de réunir les différents acteurs du scénario international. Et je crois que cette initiative de réunir pour la première fois de New York le Conseil de sécurité pour une retraite, est parfaitement en ligne avec cette stratégie construction de ponts de la présence suédoise au sein du Conseil de sécurité.

Et je suis extrêmement reconnaissant pour cette initiative, et je crois que l'initiative a été couronnée de succès, en ce sens que nous avons eu deux jours de discussions très constructives, que les choses ont refroidi et que je crois qu'il sera possible maintenant aller de l' avant en ce qui concerne objectifs clés. Et dans le cas de la Syrie, de soutenir pleinement une solution politique - il n'y a pas de solution militaire, et la solution politique a besoin du succès des pourparlers de Genève intra-syrienne que comme vous le savez sont facilités par les Nations Unies. Nous avons besoin de l' accès humanitaire à l'ensemble du territoire syrien, à tout le monde dans le besoin, et nous avons aussi besoin de trouver un moyen d'attribuer des responsabilités pour ceux qui violent le droit international avec des armes chimiques attaques qui sont absolument inacceptables. Et je pense que au moins le dialogue, que nous avons commencé, afin de voir si nous serons en mesure dans un avenir proche de trouver un moyen de sortir de l'impasse qui , jusqu'à maintenant bloqué les efforts de la Suède a constamment mis en place, afin d'avoir un mécanisme sérieux d'attribution et de responsabilité.

D'autre part, je voudrais exprimer ma profonde gratitude pour ce qui a été le rôle suédois en tant que pilier du multilatéralisme dans le monde d'aujourd'hui, comme le premier ministre a mentionné, non seulement à l' appui des Nations Unies, mais d'un monde basé sur l'Etat de droit et des institutions multilatérales fortes. Les défis auxquels nous sommes confrontés, d' un conflit au changement climatique ou la migration - tous ces défis montrent qu'il n'y a aucun moyen aucun pays ne peut résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Le seul moyen est de renforcer la coopération internationale et de renforcer les institutions multilatérales, et la Suède a été un pilier très fort de ce point de vue et des organisations comme la mienne, qui tentent de répondre à ces défis dramatiques du monde d'aujourd'hui.

En particulier, je voudrais exprimer ma gratitude pour l'implication très forte de la Suède dans la prévention, la résolution des conflits, la médiation et le maintien de la paix, non seulement pour soutenir les efforts de l'Organisation des Nations Unies , mais dans vos propres activités bilatérales. Et je me rappelle comment la Suède a été actif en ce qui concerne la Corée du Nord, par rapport au Myanmar et d' autres aspects, en soutenant pleinement les initiatives multilatérales avec sa propre diplomatie directe, ce qui est évidemment d' une valeur inestimable pour nous.

D'autre part, dans un monde où les besoins humanitaires sont malheureusement de plus en plus, la Suède a été tout à fait exemplaire dans l' aide humanitaire. J'ai été pendant 10 ans Haut Commissariat pour les réfugiés. La Suède a été notre meilleur donateur, avec des contributions de base, non affecté, ce qui nous permet de répondre aux besoins des personnes plus dans le besoin, et en même temps avec un support très solide et très solide. Et dans la coopération au développement - à savoir maintenant que nous avons l'Agenda 2030 et les objectifs de développement durable - La Suède est un pays qui maintient, et je crois augmente, son aide à la coopération au développement à plus d'un pour cent de son revenu national brut.

Et la Suède a été à l'avant - garde de l' action climatique. Je crois que , malheureusement, le changement climatique est toujours en cours plus vite que nous. Je crois que nous avons besoin d'une ambition accrue - que Paris doit être mis en œuvre, mais Paris ne suffit pas. La Suède a compris et la Suède a sans doute aujourd'hui le meilleur programme du monde par rapport à l' action climatique, avec des objectifs très importants pour les émissions, pour certains carburants et d' autres aspects dans un avenir proche. J'espère que cet exemple sera suivi, en particulier par ceux qui ont la plus grande contribution aux émissions de gaz à effet de serre.

D'autre part, je tiens à souligner l'important soutien de la Suède à notre propre processus de réforme dans les aspects de la gestion, dans les aspects de la paix et de la sécurité, dans le développement, les projets de développement du système des Nations Unies, mais surtout dans certaines régions où la Suède a été très allié important. Comme vous le savez, j'ai un engagement fort pour la parité. Nous avons déjà aujourd'hui dans notre groupe de la haute direction - les plus hauts dirigeants de l'ONU - 24 femmes et 20 hommes, ce qui est un renversement total par rapport aux tendances passées. Et nous avons une feuille de route pour la parité des sexes dans l'ensemble des Nations Unies, dont la Suède a été un partisan très fort. Mais aussi par rapport à nos priorités absolues dans la lutte contre le harcèlement sexuel, l' exploitation et les abus sexuels, et d' autres aspects liés à la nécessité de l' égalité des sexes et l'autonomisation des femmes, la Suède a été à l'avant - garde de ces efforts et je dirais que l' un de nos la plupart des supports solides dans une bataille qui est une bataille difficile, mais une bataille que nous sommes déterminés à gagner, avec le soutien suédois.

Et je dirais que dans tous les autres aspects de la coopération, nous avons eu un dialogue permanent, le soutien mutuel permanent; et je suis extrêmement reconnaissant, pour une fois, au cours de cette visite , nous avons eu la chance de se pencher sérieusement sur notre week - end, le développement encore davantage nos efforts de coordination.

Encore une fois, le premier ministre, je vous remercie beaucoup.

Question: M. Guterres, quelques heures avant votre réunion samedi, la Corée du Nord a annoncé qu'elle suspendra les essais nucléaires et le lancement des missiles. Maintenant , le Conseil de sécurité a rapidement, les membres du Conseil de sécurité ont rapidement dire que ce fut à cause de l'unité du Conseil. Mais dans quelle mesure est - ce en fait en baisse à M. Donald Trump et la rhétorique très lourd qu'il a utilisé depuis qu'il est entré en fonction en ce qui concerne le régime de Kim Jong? Et dans une seconde partie, en ce qui concerne les négociations sur la Syrie qui ont eu lieu hier matin, pouvez - vous nous en dire un peu plus sur ce que les avenues sont examinées afin de libérer l'impasse dans laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui?

Le Secrétaire général: Eh bien tout d'abord, je ne doute pas que si nous sommes aujourd'hui sur la bonne voie, je l' espère, pour une dénucléarisation pacifique de la péninsule coréenne, qui est due à un certain nombre de raisons. Je dirais que le plus important de ces raisons est l'unité du Conseil de sécurité qui a pu se réunir et d'avoir un ensemble très solide et significative des sanctions que je crois a eu un impact très important, et dans une certaine mesure en Corée du Nord se rendre compte qu'il était nécessaire de se présenter, d'entrer dans le dialogue avec la communauté internationale, et en particulier à la fois la République de Corée et les États-Unis d'Amérique. Je pense donc que cette unité du Conseil de sécurité et la détermination des pays dans la promotion de la dénucléarisation pacifique de la péninsule coréenne ont été essentiels. Je pense que les Etats - Unis ont joué un rôle important. Je pense que la Chine a joué un rôle important. D' autres pays ont fait. Et j'espère que les choses seront sur la bonne voie et que cet objectif sera atteint.

Maintenant , malheureusement, lié à la Syrie, l'unité du Conseil de sécurité n'a pas existé. Je crois qu'il y a trois aspects très importants qui ont été abordés au cours de cette réunion, et dans laquelle je l' espère , il y aura des progrès. Tout d' abord, il a été reconnu à l' unanimité que nous avons besoin d' une solution politique et que cette solution politique à atteindre par le dialogue intra-syrien avec la facilitation des Nations Unies, conformément à la résolution du Conseil de sécurité - la résolution 2254, le soi-disant Genève Communique - et dans le dialogue de Genève qui doit être réactivée. Il y avait une compréhension claire de toutes les parties de ce besoin.

Deuxièmement, je pense qu'il y avait aussi un engagement fort en matière d'accès humanitaire, par rapport à la capacité de la communauté internationale à soutenir pleinement le peuple syrien dans ces circonstances tragiques, et de surmonter les obstacles qui existent encore à l'accès de tous Syriens à une aide humanitaire efficace.

La chose la plus difficile a été la question, comme vous le savez, la responsabilité en ce qui concerne les attaques d'armes chimiques. Il y a eu jusqu'à présent aucune possibilité de parvenir à un accord en ce qui concerne un mécanisme d'attribution de ces responsabilités, la reddition de comptes soit possible. Nous avons eu une discussion très franche et il y avait un accord que nous devrions poursuivre les consultations afin de voir si la fracture qui est encore significative, qui existe, peut être comblé. Et encore une fois, la Suède a joué un rôle très important pour tenter de combler ce fossé, et je suis sûr que ce rôle important sera maintenu dans les prochains jours et semaines. J'espère que quelque chose qui est absolument inacceptable dans le monde d'aujourd'hui, l'utilisation des armes chimiques, trouvera un mécanisme permettant d' attribuer des responsabilités et de permettre une responsabilisation efficace.

Question: J'ai une question à M. Guterres. Vous dites qu'il y avait des discussions constructives, mais en ce qui concerne la Russie, ce qui a changé dans leur position par rapport à la solution la Syrie? [Une question au premier ministre suédois suit]

Le Secrétaire général: Il n'y avait pas, à la retraite, tout progrès dans la discussion spécifique de la façon de créer ce mécanisme d'attribution, non. Mais il y avait la reconnaissance qu'il existe de nombreux aspects dans lesquels les pays sont d'accord, à savoir que ce mécanisme est nécessaire - et cela a été souligné par tous, y compris par la Russie. Et deuxièmement, je crois que même s'il y a beaucoup d' aspects sur lesquels les pays ont différents points de vue, il y a aussi de nombreux aspects qui permettent de penser, en examinant les expériences passées et la façon dont les choses ont été résolus dans d' autres circonstances, qu'il pourrait y avoir un moyen de parvenir à une solution. J'espère sincèrement que ce sera le cas et j'espère sincèrement que tous les pays feront un effort sérieux dans cette direction.

[Réponse du Premier ministre de la Suède] Question: Monsieur le Secrétaire général, vous avez mentionné la responsabilité des armes chimiques présumées comme point de coller le plus difficile. Maintenant , je suppose que vous avez une vision pour cela. Vous avez parlé de consultations. Pouvez - vous nous en dire un peu sur la façon dont vous l'avenir? Et dans les attaques futures, comment voulez-vous faire face à la responsabilité, si cela se produit à nouveau à l'avenir? Et aussi, nous savons tous que le suivi que la Syrie a été une source importante de réfugiés, et je sais que vous avez parlé de réfugiés. Comment voyez-vous le fait que certains pays d'Europe ne veulent pas accueillir des réfugiés de nos jours? Cette question est pour vous et le premier ministre. [ Une autre question au premier ministre suédois suit].

Le Secrétaire général: Tout d' abord, comme vous le savez, nous avons aujourd'hui l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques , qui est à la Douma faire leurs recherches, mais ils ont pas la possibilité de déterminer qui est responsable d'une attaque. Ils peuvent détecter si oui ou non il y avait une attaque, mais pas qui est responsable. Il y avait un mécanisme appelé le mécanisme conjoint d' enquête qui existait, et qui a produit son rapport. Le rapport a été contesté par certains pays, notamment par la Russie, et il n'y avait aucune chance de renouveler le mandat de ce mécanisme. Et après cela, il y avait différentes propositions de nouveaux mécanismes pour le remplacer qui ne sont pas acceptées. Et cela est l'impasse dans laquelle nous sommes, et cette impasse est extrêmement négative et dangereuse. Et ce fut l'effort dans cette retraite: ne pas discuter de ce que la solution est, mais pour essayer de vraiment créer un environnement dans lequel les pays comprendraient que nous devons sortir de cette impasse. Et nous avons besoin de trouver un moyen avec un mécanisme indépendant, un mécanisme impartial, mais un mécanisme qui est capable non seulement d'enquêter sur ce qui est arrivé, mais d'attribuer les responsabilités, ce qui leur permet, le Conseil de sécurité [Les membres], d'utiliser les instruments de la Charte qui sont pertinents dans ce cas. Que nous serons en mesure d'y arriver ou non, il est le défi que nous sommes confrontés à l'heure actuelle. [Journaliste de suivi - inaudible]

Je crois que ce mécanisme doit être indépendant, mais il y a des expériences dans le passé qui montrent qu'il existe des moyens de prendre également en compte les préoccupations, que certains États membres pourraient avoir, sur l'impartialité du mécanisme. Alors laissez - nous avons un esprit ouvert et laissez - nous regarder dans l'avenir sans immédiatement essayer de configurer une solution avant les consultations nécessaires soient prises.

En ce qui concerne l'Europe et de la migration et de l' asile, j'étais Haut - Commissariat pour les réfugiés quand nous avions - après, si vous vous rappelez, les difficultés dans le volume de l' aide humanitaire aux réfugiés syriens lorsque, par manque de fonds, le Programme alimentaire mondial a dû annoncer une réduction du soutien, et il y avait cette idée que les réfugiés se sont sentis abandonnés par la communauté internationale - nous avons vu ce grand mouvement en Europe. Et il était clair pour moi à ce moment - là que - indépendamment des besoins de prévenir, de recueillir le soutien des pays d'origine première et à résoudre le problème syrien en lui - même, indépendamment de cette - l' Europe, l'Union européenne a la capacité de répondre à cette entrée à travers une action coordonnée en solidarité, ayant des structures d'accueil adéquates, le dépistage et le dépistage de la sécurité adéquate et une répartition équitable de ceux qui viennent dans tous les pays de l' Union européenne. Et cela signifierait qu'un pays comme le mien, le Portugal, aurait reçu probablement 20 ou 30.000 réfugiés qui seraient facilement intégrés dans la société portugaise. Au lieu de cela, l' Europe était totalement incapable de trouver la solidarité pour ce genre de solution européenne intégrée.

Il n'y avait pas de solution européenne; et ce que nous avons vu était un afflux massif de personnes, dans toutes les circonstances tragiques que nous connaissons, Gravir les Balkans et de donner à tout le monde l'idée que les choses étaient hors de contrôle, qu'il y avait une invasion, que l' Europe tout d'un coup serait envahi, même si le nombre de personnes qui se représentait environ 0,2 venir pour cent de la population européenne. Et comme il n'y avait pas de solidarité à tous, deux pays, la Suède et l' Allemagne, ont essentiellement été ceux qui reçoivent la majorité écrasante des réfugiés, ce qui est tout à fait injuste, qui ne fait aucun sens.

Je pense donc que si nous voulons avoir la migration et de l' asile de travailler correctement dans notre monde, nous devons avoir la coopération internationale, nous devons avoir la solidarité internationale et tous les pays doivent assumer leurs responsabilités. J'espère que les discussions qui ont lieu à l'Assemblée générale des Nations Unies pour les deux Compacts, la migration et l' asile, permettront des choses de se déplacer dans cette direction, et d'une approche globale venant de toutes les politiques de coopération au développement qui peuvent aider les gens ont un avenir dans leur région d'origine: comment nous pouvons sévir mieux contre les passeurs et les trafiquants et protéger les victimes de la contrebande et le trafic, comment nous pouvons ouvrir de nouvelles voies de migration légale, équitablement répartis dans le monde entier, afin d' éviter ces énormes les flux de l' immigration clandestine ou la migration irrégulière où les gens souffrent tellement dans les mains de passeurs et de trafiquants. Je veux dire si nous pouvons nous rassembler et mettre en place un ensemble de mesures dans le cadre de la solidarité internationale, dans laquelle tous les pays doivent coopérer, je pense que le problème est gérable, et je lance un appel à tous les pays européens à suivre l'exemple de la Suède. Cela faciliterait également le travail de la Suède parce que si tous assumé leurs responsabilités, la Suède ne sera pas sous le genre de pression que la Suède a subi dans le passé récent. [Réponse du Premier ministre de la Suède]

Question: Monsieur le Secrétaire général, la réunion Backåkra aurait pu assoupli la tension, mais comme vous l' avez dit, un très long chemin loin de la décision réelle pour la Syrie. Ce qui est en jeu ici? Si une impasse est pas cassé, le Conseil de sécurité ont une pertinence, la moindre influence dans le monde moderne? Le Secrétaire général: Le Conseil de sécurité a pris des décisions très importantes récemment. Regardez la Corée du Nord. Dans plusieurs autres aspects, le Conseil de sécurité a pu se réunir et d'avoir, à jouer un rôle positif. Plusieurs crises africaines ont eu l'unité du Conseil de sécurité. Malheureusement, dans d' autres aspects, cette unité n'existe pas, et qui est là bien sûr le Conseil de sécurité perd la pertinence pour ces situations. Mais je ne dirais pas que la pertinence a été perdue pour ce qui doit être poursuivi comme un effort constant pour garantir la paix et la sécurité dans le monde.

Et cela est particulièrement important dans un moment où les tensions augmentent, dans un moment où, comme je le disais, on assiste à une reprise de ce qui était dans le passé une guerre froide, mais avec deux différences fondamentales. Pendant la guerre froide, vous avez eu deux superpuissances que plus ou moins contrôlés leurs alliés ou leurs satellites d'une façon que les choses ne seraient pas hors de contrôle. Aujourd'hui, nous avons beaucoup d' autres pays qui agissent indépendamment et peuvent être, dans certaines situations, spoilers en ce qui concerne la nécessité de garder les choses sur la bonne voie. Et pendant la guerre froide, il y avait des mécanismes de dialogue, de coordination, de garanties pour ne pas générer des incidents dans escalades, que les choses soient toujours maintenus sous contrôle, afin d' éviter une spirale incontrôlable; et ces mécanismes n'existent pas aujourd'hui.

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Loi Asile et Immigration: un texte dangereux pour la Cimade !

La Cimade s'insurge contre la loi Asile et Immigration adoptée

La France n'est pas submergée par des demandes d'asile, comme prétendent certains. Le pays des droits de l'homme n'a accepté que 81 950 demandes d'asile depuis 2015, soit 0,12 % de la population française, 10 fois moins que la Suède, 8 fois moins que l'Allemagne, 3 fois moins que le Danemark et la Belgique...

La Cimade déplore vivement l’adoption dans la nuit du 22 au 23 avril 2018 de la loi Asile et Immigration par la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale. Hormis de rares avancées à la faveur de quelques amendements parlementaires retenus, cette loi reste essentiellement tournée vers la répression et la restriction des droits des personnes étrangères. Le doublement de la durée de rétention, le maintien de l’enfermement des enfants en rétention, les restrictions au droit d’asile, la généralisation du refoulement aux frontières, du bannissement, pour ne reprendre que ces dispositions, représentent un tour de vis supplémentaire contre les droits des personnes réfugiées et migrantes.

L’introduction d’une disposition sur le « délit de solidarité » élargissant les possibilités d’immunités va dans le bon sens mais n’éteint pas le risque qu’une personne puisse être poursuivie si l’on considère son acte de solidarité lié à un engagement militant ou citoyen. Seule l’absence de contrepartie lucrative doit suffire à assurer l’immunité des personnes apportant une aide à des personnes étrangères.

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dimanche 22 avril 2018

Etats-Unis: Emmanuel Macron, le plus rouge des tapis rouges !

Donald Trumps et Emmanuel Macron, deux chefs d'Etats qui ont tissé des liens surprenants

En parcourant "Aujourd'hui en France Dimanche" du 22 avril 2018, N°6001 qui ne coûte 1,30 euros, on apprend beaucoup sur les coulisses d'une visite d'Etat du président Emmanuel Macron aux Etats-Unis. Le président français, qui arrive demain aux Etats-Unis, est le premier dirigeant étranger à être reçu avec de tels honneurs par Donald Trump.

Air France One, l'Airbus A330 présidentiel

Air France One, l'Airbus A330 présidentiel

L'invitation est tombée à l’automne. Émanant de Donald Trump en personne ! Et qui plus est pour une visite d’État… La cellule diplomatique de l’Elysée est en joie, l’attention du président américain à l’endroit de son homologue est manifeste. Emmanuel Macron sera son tout premier invité pour une rencontre de ce niveau depuis la prise de fonction du président américain, il y a un an et demi. « Le plus rouge des tapis rouge », dans le monde codifié de la diplomatie. Non pas un simple déplacement privé, de travail ou officiel… Mais une visite d’État, avec ses passages obligés, ses rites inamovibles.

Donald Trumps et Emmanuel Macron, deux chefs d'Etats qui ont tissé des liens surprenants

Sa lourdeur protocolaire, aussi. Pour être la plus importante, elle implique quatre étapes non négociables : la visite d’accueil à la Maison-Blanche, un entretien de travail ainsi qu’un déjeuner et un dîner d’Etat. « Cherry on the cake » (cerise sur le gâteau), un dîner privé entre les deux couples se tiendra dès lundi soir, dans un lieu chargé d’histoire : Mount Vernon, la maison du premier président des Etats-Unis, George Washington,. La « puissance invitante » a la haute main sur le déroulement de ces 48 heures conçues pour sceller l’amitié franco-américaine. L’invité tente toutefois d’imprimer sa marque.

Lundi soir, les couples Trump et Macron dîneront à Mount Vernon, demeure du premier président américain , George Washington. /AFP/Saul Loeb

Il y a les séquences obligées, le respect dû à ses hôtes… et la volonté du chef de l’Etat de personnaliser son passage. C’est une nouveauté de l’ère Macron : son chef de cabinet adjoint, Rodrigue Furcy, est désormais chargé de donner une coloration plus singulière à cet exercice. L’équation est épineuse : comment sortir du cadre officiel inhérent à cet événement très formel, dans un agenda extrêmement contraint, pour que le président puisse imprimer son style, tant sur le fond que sur la forme ? C’est cette volonté qui explique, notamment, les temps d’échange qu’Emmanuel Macron a pu avoir au Burkina Faso avec des étudiants. Il le fera à nouveau mercredi, avec ceux de l’université George Washington, très mobilisés contre les armes à feu.

Aux Etats-Unis, il a aussi tenu à ce que des patrons de grandes entreprises américaines soient présents, avec une idée en tête : lors du toast (préparé avec ses collaborateurs), leur expliquer les réformes mises en œuvre sur le Vieux continent, tout en prenant soin de leur adresser un message bienveillant. Ces géants ne seraient-ils pas susceptibles de venir investir en France ? D’autres aspects, plus anecdotiques, font encore l’objet d’échanges entre Paris et Washington, comme le « dress code ». Outre-Atlantique, il est extrêmement standardisé. Les dîners d’État se partagent ainsi en smoking ! Un habit qu’Emmanuel Macron préférerait ne pas revêtir…

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samedi 21 avril 2018

Paul Kagame, Président de l'UA qui emprisonne des femmes opposantes rwandaises !

Paul Kagame, tyran, dictateur de Kigali et président de l'Union africaine

Soutenu par des réseaux mafieux anglo-saxons, dans une hypocrisie internationale innommable, Paul Kagame, le tyran du Rwanda se sent pousser des ailes dans sa tyrannie. Le 3 mai prochain, c'est la journée internationale de la liberté de la presse. Nos pensées aux journalistes rwandais qui sont muselés et bâillonné par le régime de Kigali. Depuis janvier, Paul Kagamé, le dictateur de Kigali, pilleur et receleur des ressources de la République démocratique du Congo, préside l'Union africaine (UA). Personne n'a osé levé son petit doigt pour dénoncer que l'on donne la présidence de l'Union africain à un sulfureux seigneur de guerre qui a endeuillé les pays de grands-Lacs. Paul Kagame se pavane et cancane, il ne souhaite jamais un dialogue InterRwandais, hautement inclusif qui permettra aux gens libres d'esprit de dire la vérité sur le drame Rwandais condition préalable à réconciliation effective entre les rwandais.

Paul Kagame, tyran, dictateur de Kigali et président de l'Union africaine

Syndicat des chefs d'Etat africains: des mal-élus, tripatouilleurs de Constitutions, criminels, dictateurs, sanguinaires...se retrouvent tous à l'Union africain. Sur les 54 pays membres, ils sont des pays à compter sur les doigts qui œuvrent pour leurs peuples. L'arrivée de Paul Kagame à la tête de l'Union africaine est un discrédit pour cette institution qui au lieu de parler au nom des peuples africains, est devenu un un syndicat mafieux des chef d'Etat africains. Ils se tiennent tous par la barbichette.

Paul Kagame, tyran, dictateur de Kigali et président de l'Union africaine

Paul Kagamé qui est à la tête du Rwanda depuis le 17 avril 2000, après avoir été vice-président et ministre de la Défense de 1994 à 2000. Il a fait du génocide rwandais de 1994 son fonds de commerce. Pas d'opposition ni de liberté de presse au Rwanda. Belliciste et va-t-en guerre Paul Kagame, avec sa soldatesque, il pille les ressources de la République démocratique du Congo et endeuille le Congo, malgré ses crimes, Paul Kagame a été élu président de l'Union africaine depuis le 28 janvier 2018.

Diane Rwigara, opposante tutsie au régime autocratique de Paul Kagame

Tyran, Paul Kagamé, l'Hitler Africain terrorise tout le monde. Il fait peur à la communauté internationale. L'ogre de Kigali culpabilise le monde entier avec le génocide qui est devenu un fonds de commerce. Il s'avère une femme tient tête au dictateur. Elle est tutsie comme Paul Kagamé qui est aussi tutsi. Elle s'appelle: Diane Rwigara. Son père avait soutenu le FPR de Paul Kagamé...Le Rwanda, avec le dictateur, despote et autocrate Paul Kagamé, est un pays pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo.

Diane Rwigara, opposante tutsie au régime autocratique de Paul Kagame

Après avoir fait taire les Hutus (80 %) et les Twa (2%), l'ogre de Kigali, 59 ans, s'en prend désormais aux tutsis, sa propre communauté. Après avoir fait du génocide des Tutsi un fonds de commerce pour culpabiliser le monde entier, Paul Kagamé, l'Hitler Africain a instauré dictature féroce: Au Rwanda, pas une tête ne doit dépasser sauf celle de l'autocrate...même les tutsis victimes du génocide sont aujourd'hui victime de Paul Kagame un dictateur criminel Tutsi qui a droit de vie et de mort sur tous les Rwandais.

Sa mère, Diane Rwigara et sa sœur arrêtées et jetées en prison

Diane Rwigara, sa sœur et sa mère arrêtées et jetées en prison

On dit Diane Rwigara qu'elle est la personnalité rwandaise de l'année 2017. En effet, cela n’est pas le fait du hasard ou simple sympathie, mais parce qu’à 35 ans seulement, inconnue jusqu’alors sur la scène politique rwandaise, cette jeune fille a défié l’homme fort de Kigali et son parti FPR, au pouvoir depuis 1994. Diane Rwigara a mis sur la place publique, les erreurs du régime autocratique, sanguinaire et a déclaré qu’elle voulait se porter candidate à la Présidence de la République pour les corriger et redresser le pays. Diane Rwigara s’est montrée en opposante de taille, et pour preuve, même en prison, le tyran de Kigali ne cesse de parler d’elle.

Diane Rwigara, opposante tutsie au régime autocratique de Paul Kagame

La saga Diane Rwigara continue au Rwanda. L’ancienne aspirante au fauteuil présidentiel du pays, a de nouveau été placée en détention. Pour son parti et sa famille, il ne s’agit que d’une “persécution” de la part du pouvoir depuis qu’elle a tenté de briguer la présidentielle. Agée de 35 ans, Diane Shima Rwigara, la tutsie n’avait pas pu se présenter à l’élection, remportée avec 98,8 % des voix par Paul Kagamé. L’opposante avait été disqualifiée par la Commission électorale avant le scrutin pour avoir « falsifié des signatures ». Dans le prude Rwanda, la jeune femme avait aussi été malgré elle au cœur d’un scandale médiatique : deux jours après l’annonce de sa candidature , des photos de la jeune femme entièrement nue avaient circulé sur Internet. Diane Rwigara est la fille d'Assinapol Rwigara, un important entrepreneur rwandais qui avait fait fortune dans l'industrie et l'immobilier. Dans les années 1990, il avait largement financé le Front Patriotique Rwandais (FPR) de Paul Kagame avant que celui-ci n'accède au pouvoir.

Victoire Ingabire, arrêtée et en prison de Paul Kagamé

Présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU), formation d'opposition non reconnue par Kigali, Mme Ingabire, incarcérée depuis octobre 2010, est poursuivie pour complicité de terrorisme, propagation de l'idéologie du génocide, sectarisme et divisionnisme, atteinte à la sûreté intérieure de l'État, création d'un groupe armé avec l'intention de provoquer la guerre.

Victoire Ingabire, prisonnière personnelle de Paul Kagamé, le tyran de Kigali

Au cours du procès, l'accusation a affirmé disposer, notamment, de preuves de transfert d'argent de Mme Ingabire au profit des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un mouvement de rébellion hutu rwandais qui multiplie les exactions dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et que Kigali qualifie de groupe «terroriste». Le parquet a aussi accusé l'opposante d'avoir rencontré à Kinshasa des «commandants de bataillon» des FDLR en vue de créer une force rebelle destinée à attaquer le pays.

Victoire Ingabire, prisonnière personnelle de Paul Kagamé, le tyran de Kigali

Victoire Ingabire était rentrée au Rwanda début 2010, après 17 ans d'exil aux Pays-Bas. En août de la même année, elle avait cherché, en vain, à se présenter à l'élection présidentielle rwandaise. Paul Kagame, dont le Front patriotique rwandais (FPR, ex-rébellion) a stoppé le génocide en 1994 et mis en déroute les ex-Forces armées rwandaises, avait alors été réélu avec 93% des voix. Le jour même de son retour au Rwanda, l'opposante avait demandé, après avoir déposé des gerbes de fleurs à un mémorial du génocide à Kigali, que les auteurs de crimes commis contre les Hutu en 1994 soient également jugés.

Victoire Ingabire, prisonnière personnelle de Paul Kagamé, le tyran de Kigali

Victoire Ingabire, prisonnière personnelle de Paul Kagamé, le tyran de Kigali

Le régime rwandais accuse Mme Ingabire, une Hutu, d'avoir nié, par de tels propos, la réalité du génocide de 1994, au cours duquel au moins 800 000 personnes selon l'ONU, essentiellement des Tutsis, ont été tuées.

Victoire Ingabire Umuhoza qui, du fond de sa cellule de prison où elle purge une lourde peine, a remporté une victoire judiciaire contre l’État rwandais. Selon la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples, dont le Rwanda était encore membre récemment, l’opposant et rwandaise n’a pas bénéficié d’un procès équitable. 15 ans de prison ferme à la suite d’une procédure injuste…

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lundi 16 avril 2018

Frappes en Syrie: Déclaration du Premier ministre Edouard Philippe à l'Assemblée nationale !

Edouard Philippe, Premier ministre à l'Assemblée nationale

Simultanément, la chambre haute du Parlement français, au palais de Luxembourg pour des sénateurs et la chambre basse du Parlement français, au palais Bourbon pour les députés ont débattu, sans vote, de l'opération militaire menée par la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne le 14 avril en Syrie. Si Jean-Yves Le Drian, Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères était au Sénat pour représenter le gouvernement. Edouard Philippe, le Premier ministre était à l'Assemblée nationale.

Edouard Philippe, Premier ministre à l'Assemblée nationale

C'est une obligation fixée par la Constitution. A son article 35, elle prévoit que le Parlement doit être informé par l'exécutif dans un délai de trois jours après tout engagement des forces militaires françaises. Alors qu'Emmanuel Macron a déclenché une intervention en Syrie dans la nuit de vendredi à samedi, l'Assemblée nationale et le Sénat devaient organiser un débat avant mardi matin. Le dimanche matin, le Premier ministre Edouard Philippe avait reçu les deux présidents du Parlement (Sénat et Assemblée nationale) ainsi que tous les présidents des groupes parlementaires à Matignon.

Edouard Philippe, Premier ministre à l'Assemblée nationale

Les députés ont écouté le Premier ministre Édouard Philippe, qui a développé, les raisons qui ont conduit la France à frapper le régime de Bachar el-Assad. Chaque groupe parlementaire a disposé ensuite d'une dizaine de minutes pour répondre au gouvernement et exposer sa position. Comme c'est la règle, ces allocutions se sont achevé sans vote; celui-ci ne peut être organisé que si l'intervention dure plus de quatre mois.

Déclaration de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre, sur l’intervention des armées françaises en réponse à l’emploi d’armes chimiques en Syrie

Assemblée nationale, lundi 16 avril 2018

Monsieur le Président, Mesdames et messieurs les Députés,

Conformément à l’article 35 al.2 de notre Constitution, j’ai l’honneur de vous informer des décisions prises pour l’intervention de nos forces armées à l’étranger. Compte tenu de l’importance de ces opérations, nous avons voulu que cette information soit suivie d’un débat à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Le 7 avril dernier, plusieurs attaques chimiques ont été menées sur la ville de Douma, en Syrie, y compris contre les infrastructures médicales de la ville. Plus de 45 personnes y ont laissé la vie et de très nombreuses autres ont été blessées.

Dans la nuit du 13 au 14 avril derniers, sur ordre du Président de la République, les forces aériennes et navales françaises, en étroite coordination avec les forces armées des Etats-Unis et du Royaume-Uni, ont frappé le territoire syrien. Cette opération a été un succès. Nous avons détruit les 3 sites visés : un site de recherche dans la banlieue de Damas, un site d’assemblage et un site de stockage d’armes chimiques.

Sans attendre notre débat de ce jour, et conformément à l’esprit de nos institutions, le Gouvernement a veillé à ce que le Parlement soit constamment informé de la situation :

- Dans la soirée qui a précédé l’action de nos forces, j’ai personnellement informé les présidents des deux assemblées des décisions prises par le Président de la République. - Hier matin, j’ai reçu les présidents des assemblées, des commissions compétentes et des groupes parlementaires

- Ces échanges ont été d’une grande qualité et d’une grande dignité, qualité et dignité que la situation, je crois, impose, et je voudrais en remercier chacun. - Cet après-midi, il nous revient de débattre de la situation en Syrie et de l’action de la France.

Je voudrais d’abord rappeler le cadre dans lequel se déploie notre politique en Syrie D’abord, nos objectifs généraux. Ils sont clairs. Ils n’ont pas varié.

Notre ennemi n’est pas la Syrie. Nous ne sommes pas entrés en guerre contre la Syrie ou contre le régime de Bachar Al Assad. Notre ennemi, c’est Daech. Nous voulons venir à bout du mouvement terroriste qui a organisé sur notre sol les attentats meurtriers qui ont frappé dans leur chair tant de familles françaises et, au-delà d’eux, tous les esprits.

Mais notre action politique ou militaire au Levant serait parfaitement vaine, notre politique étrangère tout entière serait sans objet, si une arme de terreur, bannie par la communauté internationale depuis près d’un siècle, entretenait la barbarie contre les populations civiles, promouvait la haine, minait toute possibilité de règlement politique, en un mot contredisait toutes les règles que se donnent les humains. Trouver une solution politique à un conflit, faire que la guerre débouche sur la paix, c’est possible. Mais aucune solution politique ne sera trouvée tant que l’utilisation de l’arme chimique restera impunie. Les populations civiles paient le coût de l’inaction. Notre sécurité elle-même, en France et en Europe, est mise en cause.

C’est bien la raison pour laquelle le Président de la République avait fixé clairement une ligne rouge, dès le début de son mandat. L’arme chimique est interdite dans les opérations de guerre depuis 1925, il y a près d’un siècle. La Syrie a ratifié ce protocole en 1968, il y a 50 ans.

La France a toujours été à la pointe du combat contre les armes chimiques, depuis la bataille d’Ypres, en 1915. Après le protocole de 1925, c’est la France qui a relancé la négociation, en 1989, à l’initiative du Président François MITTERRAND. La convention qui interdit la possession d’armes chimiques a finalement été signée, à Paris, en 1993. Elle est aujourd’hui la loi commune de 192 Etats.

La communauté des Etats s’est accordée pour bannir les armes chimiques puisqu’elles sont, systématiquement, l’instrument d’un crime de guerre. Sous forme gazeuse ou liquide, elles se répandent au-delà de la zone des combats, persistent après le temps des combats, et touchent indistinctement les combattants et les civils.

Il ne s’agit plus d’une guerre sale, d’une guerre déloyale, mais de scènes apocalyptiques que le régime syrien a réactivées. Avec les armes chimiques, c’est la raison et la civilisation qui vacillent durablement.

L’utilisation de l’arme chimique dit quelque chose de celui qui y a recours.

Mesdames et messieurs les Députés, notre réaction à cette utilisation dit quelque chose de nous. En mai 2017, le Président de la République avait très précisément défini cette ligne rouge : une attaque chimique avérée, attribuable aux forces armées syriennes, avec des conséquences létales, entraînerait une riposte immédiate. Cela avait été dit clairement, d’ailleurs en présence du président de la fédération de Russie, qui avait ensuite approuvé la formulation du Président de la République.

Le 7 avril dernier, cette ligne rouge a été franchie.

Les renseignements rassemblés par la France et ses alliés attestent de la réalité de cette attaque chimique, que vient également de confirmer l’Organisation mondiale de la santé. Ces renseignements, collectés par nos services et par nos alliés, analysés par nos équipes médicales, font également état des nombreuses victimes. Ils démontrent la responsabilité des forces armées syriennes dans cette opération. C'est malheureusement une tactique déjà éprouvée qui s'est exercée à Douma. Le schéma appliqué est très similaire à celui qui avait été déployé à Alep. La stratégie opérationnelle répond à un objectif clair : semer la terreur dans les populations civiles et accélérer les dernières étapes du combat en délogeant par tous les moyens les groupes armés. Il s’agit donc d’une stratégie de terreur délibérée et répétée.

Le régime n'en est pas à sa première utilisation des armes chimiques. En 2013 et en 2017, la France a déclassifié des renseignements qui démontrent la responsabilité de Damas dans plusieurs attaques chimiques avérées. Lors de l’attaque de Khan Cheikhoun, le 4 avril 2017, nous avons publié une évaluation nationale qui prouve la responsabilité du régime. Les mécanismes internationaux, sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, ont confirmé, à plusieurs reprises, nos éléments. Dans un rapport publié le 6 septembre 2017, le comité d’enquête de l’ONU , a également établi la responsabilité des forces gouvernementales syriennes dans les attaques de Khan Cheikhoun.

Avant d’avoir recours à la force, nous sommes allés au bout de la démarche politique et diplomatique pour faire entendre raison à Damas. La France est profondément attachée au multilatéralisme parce que la voie collective – l’histoire nous en a convaincus – est la seule manière de maintenir une paix durable. Ces dernières années, la France et ses partenaires ont multiplié les initiatives diplomatiques au conseil de sécurité, à l’assemblée générale des Nations Unies, au conseil des droits de l’Homme, à l’OIAC.

Mais la France veut un multilatéralisme efficace : or, en l’espèce, l’attitude d’obstruction d’un Etat n’a pas permis à cette démarche collective d’aboutir. La Russie a posé 12 vetos sur le dossier syrien, dont 6 sur le seul dossier chimique, le plus récent, mardi dernier, pour s’opposer à un projet prévoyant le rétablissement du mécanisme indépendant d’enquête et d’attribution des responsabilités en cas d’attaque chimique en Syrie.

Le Conseil de Sécurité s’était déjà engagé à adopter des mesures coercitives, notamment militaires, en vertu du Chapitre VII de la Charte, qui autorise l’emploi de la force si nécessaire, et cela face aux violations multiples et répétées, par le régime, du droit international et de ses propres engagements.

Je voudrais notamment vous rappeler les termes de la résolution 2118, votée à l’unanimité le 27 septembre 2013, à la suite, déjà, des attaques chimiques syriennes du mois précédent : à cette occasion, le Conseil de Sécurité « décide, qu’en cas de non-respect de la présente résolution, y compris de transfert non autorisé ou d’emploi d’armes chimiques par quiconque en République arabe syrienne, il imposera des mesures en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies ».

Nous avons donc pris nos responsabilités ; et pour le futur, pour les jours, les semaines et les mois qui viennent, notre ligne politique reste claire et ne change pas. Notre riposte était amplement justifiée dans ses causes.

Dans ses modalités, elle a été soigneusement proportionnée : des objectifs exclusivement liés au programme chimique. Des objectifs exclusivement syriens. Elle a été ciblée pour éviter les dommages aux civils, et conçue de façon à éviter toute escalade.

Nous avons ainsi envoyé un message ferme. Un message clair. Un message fort.

Nous voulons dissuader le régime de recourir à l’arme chimique, alors que des combats se poursuivent et que le régime en place ne montre aucun signe d’une disposition à rechercher une voie de sortie politique.

Nous voulons dire qu’aucune victoire militaire ne peut impunément être remportée au moyen d’armes chimiques.

Notre action, coordonnée avec celle de nos alliés, vise à rendre prohibitif le coût d’utilisation de ces armes et à amoindrir leur capacité à recourir de nouveau à de telles armes, en atteignant leurs installations de production, d'assemblage et de stockage.

Je tiens ici à rendre hommage aux femmes et aux hommes de nos armées qui ont conduit cette opération avec un sang-froid et un professionnalisme remarquables. Par sa force et sa profondeur de frappe, la France a confirmé son statut de puissance politique et militaire. Ses armées, avec nos alliés, sont intervenues avec rapidité et efficacité, tout en assurant des garanties nécessaires pour protéger les populations civiles.

Pour autant, cette intervention n’est pas le prélude à une guerre. Nous n’entrons pas dans une logique d’escalade. Nous avons frappé les capacités chimiques du régime, et non les alliés du régime malgré nos divergences de vues, qui sont claires. Le Président de la République continue à dialoguer avec ses homologues car nous ne voulons pas renoncer à la seule option qui soit porteuse d’avenir, la solution politique. Notre action a recueilli un très large soutien international tant de la part de nos alliés, en particulier l’Allemagne qui a souligné son caractère nécessaire et proportionnée, que des grandes organisations internationales. L’Union européenne, l’OTAN et le Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe se sont très clairement et très favorablement exprimées par la voix de leurs représentants.

Samedi dernier, le Conseil de Sécurité a massivement rejeté par huit votes négatifs et quatre abstentions, le projet présenté par la Russie pour condamner l’intervention. La très grande majorité des membres du Conseil ne souscrit donc pas à l’affirmation selon laquelle notre action serait contraire à la légalité internationale. Aux yeux de tous, elle témoigne en outre de notre autonomie de décision.

Au-delà de cette opération militaire, nous allons désormais poursuivre nos efforts pour relancer activement un processus de règlement aujourd’hui à l’arrêt.

Le Conseil de sécurité des nations Unies en a fixé le cadre par 3 résolutions :

Outre la résolution 2118 que j’ai citée, la résolution 2401, adoptée également par la Russie, prévoit une trêve immédiate qui doit permettre la reprise de l’aide humanitaire. 13 millions de Syriens, dont 6 millions d’enfants, doivent recevoir une aide urgente et vitale. Plus de la moitié de la population syrienne a dû quitter son foyer. Le Président de la République va annoncer une initiative qui passe par une montée en puissances des financements français et européens et l’élaboration d’un plan d’ensemble dans lequel s’inscriront l’ensemble des projets, en coordination avec nos principaux partenaires, l’ONU, le HCR, le CICR et les ONG.

La résolution 2254 prévoit quant à elle l’adoption d’une nouvelle constitution et des élections libres en Syrie. Nous devons renforcer le consensus international en faveur d’une solution politique inclusive. L’instance de concertation réunissant les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite, la Jordanie et la France doit ouvrir une négociation avec l’Iran, la Russie et la Turquie.

Mesdames et messieurs les Députés,

La force n’est jamais une fin en soi. Mais l’Histoire nous a appris qu’en différer l’usage face à l’inacceptable achète souvent un repos illusoire, qu’il faut payer plus tard au prix fort. Avoir recours à la force est un acte lourd, grave. Tous ceux qui ici, sur vos bancs, ont eu à prendre ou à accompagner de telles décisions le savent. L’action comporte un risque. L’action a un coût. Un coût humain. Un coût politique.

En l’espèce, je voudrais vous faire partager la conviction que le risque et le coût de l’inaction étaient plus grands encore. Plus grands pour notre avenir. Plus grands, aussi, pour notre conscience et pour la trace que nous laisserons dans l’Histoire et dans le regard de nos enfants. Bien sûr, la décision prise par le Président de la République en son âme et conscience, décision difficile, décision légitime, décision nécessaire, sera débattue. C’est l’honneur de notre démocratie que de permettre ce débat.

Je ne mésestime nullement la complexité de la situation au Levant. Elle impose nuance, prudence et réflexion. Mais elle ne condamne ni à l’inaction ni à l’impuissance face à une violation aussi flagrante des principes qui fondent notre vie en commun.

Agir. Prendre nos responsabilités. Porter haut la voix de la France. Montrer ce sur quoi nous resterons inflexibles. Utiliser s’il le faut, quand il le faut, nos forces armées pour dire sans relâche ce que nous sommes, ce à quoi nous croyons, sans prétendre régler à nous seuls tous les problèmes du Monde.

Mais ne jamais, jamais détourner les yeux lorsque nous pouvons y contribuer.

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samedi 14 avril 2018

Gérard Larcher, président du Sénat au Colloque citoyenneté et justice au Moyen-Orient

Gérard Larcher, président du Sénat et le sénateur Bruno Retailleau

Le président du Sénat, Gérard Larcher n'a pas de problème avec la laïcité qui n'est pas une religion d'État. La France n'a pas de religion d'Etat. Gérard Larcher défend la neutralité de l'État et l'expression des cultes de façon libre tant que cela respecte la République. Gérard Larcher est protestant. Il est un passionné de la Réforme. Il y trouve l'espace de liberté, de conscience et son rêve de "transchristianisme", tout en restant viscéralement attaché à la loi de 1905. Gérard Larcher a toujours été pour une laïcité exigeante mais non fermée. Pour le Président du Sénat, la République et les religions ne doivent pas s'ignorer.

Gérard Larcher, président du Sénat

Dans son discours du colloque citoyenneté et justice: un défi pour le Moyen-Orient. Quels enseignements pour l'avenir de l'Irak, le président du Sénat encourage la coexistence des religions dans la respect de la diversité. Loin de lui, l'idée d'imposer la laïcité à la française comme solution au Moyen-Orient. Mais le dialogue interreligieux et le respect de chaque religion peuvent contribuer à la pacification donc la coéxistence de tout un chacun.

Gérard Larcher, Président du Sénat

Discours du Président du Sénat, M. Gérard Larcher, à l’occasion du colloque « Citoyenneté et justice : un défi pour le Moyen-Orient, quels enseignements pour l’avenir de l’Irak ? »

Monsieur le Président du Groupe de liaison, de réflexion, de vigilance et de solidarité avec les Chrétiens et les minorités au Moyen-Orient, cher Bruno Retailleau,

Monsieur le Président de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, cher Christian Cambon,

Éminences, Béatitudes, Cher Grand Rabbin,

Messieurs les Ambassadeurs,

Monsieur le Représentant spécial du Grand imam de la mosquée Al-Azhar,

Monsieur le Président de la commission des affaires religieuses du Parlement égyptien,

Mes chers collègues parlementaires, Mesdames et Messieurs,

C’est un honneur qui m’est donné d’ouvrir ce colloque, organisé à l’initiative du Groupe de liaison, de réflexion, de vigilance et de solidarité avec les Chrétiens et les minorités au Moyen-Orient, que son Président en soit vivement remercié. Ce colloque n’aurait pu voir le jour sans l’appui de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées : je salue l’action de son Président, M. Christian Cambon.

Je salue nos Ambassadeurs dans ces pays et en particulier M. Bruno Aubert, ici présent, et je sais leur appui dans la préparation de cette journée.

Je souhaite remercier le Patriarche de Babylone des Chaldéens, Sa Béatitude Monseigneur Sako, dont le témoignage est très attendu, le Grand Rabbin Gilles Bernheim, Son Éminence Seyyed Jawwad ad AL-KOHEI, cofondateur du Conseil irakien pour le dialogue interreligieux d’avoir accepté de participer à ce colloque.

Je suis heureux qu’au Sénat de la République française, la parole d’hommes de foi éminents soit mêlée à celle des diplomates, des responsables politiques et des chercheurs. La laïcité vivante nous fait devoir d’un dialogue avec les religions.

Mais, et je ne peux poursuivre sans que nous tournions une fois encore nos pensées vers la Syrie dans la 7ème année de cette guerre innommable, après une succession de drames et de crimes, et à un moment de tension majeure, Mesdames et Messieurs,

Et je n’oublie pas non plus la situation des Kurdes dans une partie de la Syrie.

Une lueur d’espoir renaît aujourd’hui en Irak. La perte de la « capitale » autoproclamée de Daech, Mossoul, le 9 juillet 2017, a porté un coup stratégique et symbolique fort à l’organisation terroriste. Ainsi, les forces irakiennes avec le soutien de la coalition internationale, ont contribué à l’éradication territoriale quasi complète du groupe terroriste.

Mais la victoire militaire ne suffira pas à vaincre le terrorisme islamiste.

Le défi, dès aujourd’hui, est de mettre en place les conditions qui permettront d’éviter toute résurgence de ce terrorisme. La situation humaine demeure préoccupante : environ 2,9 millions de personnes sont toujours déplacées à l’intérieur du pays selon l’Organisation internationale pour les migrations. Ces populations sont réparties sur l’ensemble du pays avec une forte concentration dans la plaine de Ninive et le Kurdistan irakien, renforcée par la bataille de Mossoul et de Tal Afar.

Après trente ans de guerre et d’embargo, suivis des destructions liées à la présence de Daech, les besoins sont immenses dans les secteurs de l’énergie, de l’électricité, de l’eau, des transports, des communications ou de la santé.

Si je ne souhaite pas m’appesantir sur le passé, je souhaite seulement souligner qu’il ne s’agit pas d’un débat intellectuel ; nous parlons de vies brisées, de femmes, d’hommes et d’enfants au destin qui parfois s’arrête sur une plage de la côte turque ou des rivages de la côte grecque.

Dans ces circonstances, les Chrétiens d’Orient, ainsi que des populations d’autres confessions minoritaires, je pense aux Yézidis, ont été les victimes désignées du terrorisme islamiste : ils ont fait l’objet d’un nettoyage confessionnel systématique.

Très tôt, les Patriarches nous ont alertés sur cette situation catastrophique.

Ils sont le témoignage vivant de la diversité religieuse du Moyen-Orient et de la possibilité d’une coexistence pacifique entre tous. Ils portent le signe d’une présence multiséculaire sur une terre qui a vu naître le christianisme. Ils ont ancré en eux une forme de pragmatisme qui les conduit à s’adapter aux situations les plus périlleuses.

Toutes les populations chrétiennes qui vivaient dans les zones occupées par Daech ont fui en 2014. Une partie d’entre elles se sont exilées à l’étranger, beaucoup sont restées au Kurdistan dans des camps de réfugiés et progressivement elles commencent à revenir dans les villes où elles vivaient avant, un retour dans les villes qui sont majoritairement chrétiennes, où elles peuvent s’appuyer sur une communauté chrétienne qui est ancrée notamment avec la présence de l’Église et où leur sécurité est assurée.

Les églises et les ONG s’emploient à reconstruire des maisons détruites. Mais ce retour s’accomplit lentement, et de façon particulièrement difficile, dans les villes où les chrétiens étaient minoritaires parce qu’il y a aujourd’hui une méfiance à l’égard de leurs voisins. Aujourd'hui, ils ont du mal à se réintégrer car ils ont peur de retourner dans ces villes où vivent certains qui avaient applaudi à l’arrivée de l’État islamique, ou certains d’entre eux s’étaient approprié leurs maisons, voire les avaient dénoncés auprès de Daech.

Le but de la délégation sénatoriale -avec à sa tête Bruno Retailleau qui s’est rendu sur le terrain en janvier 2018- était de constater comment se passait le retour des chrétiens en Irak, mais aussi d’envoyer un signal aux responsables irakiens de tous bords afin de les inciter à prendre en considération l’ensemble des populations qui vivent dans ce pays, sans exclusive, et de leur accorder des droits égaux.

J’ai reçu à la Présidence du Sénat sa Béatitude Monseigneur Sako, le 14 novembre dernier, il avait alors plaidé pour une réforme de la Constitution de son pays pour assurer l’égalité de tous les citoyens, et je recevrai le Patriarche de l’Église grecque melkite, le 3 mai prochain. Il s’agit aujourd’hui d’œuvrer en faveur d’une pleine citoyenneté et du respect de la liberté de conscience, de militer pour que l’Irak adopte un régime civil séparant les religions de l’État. Il s’agit aussi de promouvoir l’éducation à la liberté d’expression. Nuls, chrétiens ou autres minorités, ne revendiquent un statut d’exception. Ils veulent en revanche bénéficier d’un statut de citoyenneté à part entière, et ne plus être persécutés ou considérés comme des citoyens de seconde zone. Au-delà de la question fondamentale d’une citoyenneté égale pour tous, vous avez placé, cher Président, -avec raison- la justice et la réconciliation au centre de votre colloque.

Et il me paraît que la réconciliation naît de l’unité de l’État.

La communautarisation des provinces semble en effet une « fausse bonne idée » : elle ne ferait que fragiliser la place des populations minoritaires en nombre.

À la communautarisation devrait être préférée la voie de la décentralisation qui affirme l’unité nationale, tout en permettant à chacun d’être maître de ses décisions. La décentralisation peut concerner jusqu’aux communautés les plus locales. Le Sénat dispose d’une longue expérience en matière de décentralisation. Elle est mise à profit dans la recherche de solutions à de nombreux conflits, de l’Afrique à l’Europe et j’en veux pour preuve la naissance d’un Sénat aujourd’hui même en Côte d’Ivoire après les drames de ce pays.

Il faut que soient renforcés les institutions étatiques, l’idée de citoyenneté et un contrat social. C’est cette idée qui, du Liban à l’Égypte, est la seule à même de garantir des droits égaux pour tous au-delà de toute appartenance religieuse.

Le grand imam d’Al-Azhar, Ahmad Tayyeb, la plus haute autorité sunnite du monde arabe, que j’ai rencontré en Égypte et qui m’a rendu visite, a solennellement affirmé que l'islam n'est pas incompatible avec le pluralisme religieux, « l'égalité en droits et en devoirs des musulmans et des non-musulmans », au sein d'un « État national constitutionnel ». Ainsi selon lui la notion de « citoyenneté » n'est pas étrangère à l'islam, elle fait partie selon lui de ses fondements.

En 2012, dans un document intitulé La citoyenneté et l'avenir de l'Égypte, le cheikh Ahmad Tayyeb affirmait que toute religion, y compris la religion musulmane, devait se conformer à la loi civile de l’État et il optait pour le concept de citoyenneté.

À l’approche des élections législatives irakiennes le 12 mai prochain, les partis politiques qui sont en compétition ne doivent à aucun prix instrumentaliser la religion.

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Le Sénateur Bruno Retailleau, l'homme orchestre du Colloque citoyenneté et justice au Moyen-Orient !

Bruno Retailleau, sénateur vendéen et homme orchestre

Bruno Retailleau est l'homme orchestre de la réussite du colloque citoyenneté et justice: un défi pour le Moyen-Orient. Quels enseignements pour l'avenir de l'Irak ? Dans la salle Médecis du Sénat, Bruno Retailleau s'approche et salue tout le monde. Il connait chaque intervenant et le Moyen-Orient n'est pas inconnu de lui. Pour le Sénateur vendéen, en France on confond laïcité et laïcisme. Et Bruno Retailleau a une approche plus réaliste et non idéologique de la laïcité. Pour lui, le laïcisme c'est le combat contre la religion, par contre la laïcité c'est la coexistence pacifique de toutes les religions.

Bruno Retailleau, sénateur vendéen et homme orchestre

Voici son discours de clôture du clôture du Colloque « Citoyenneté et justice : un défi pour le Moyen-Orient – Quels enseignements pour l’avenir de l’Irak ? » Béatitude,

Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mes chers collègues,

Éminences,<> Messieurs les Ambassadeurs,

Monsieur le Représentant spécial,

Mesdames et Messieurs,

• Je voudrais remercier :

- Christian CAMBON, Président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat ;

- Tous les intervenants, français et étrangers, qui nous ont offerts des échanges d’une très grande qualité ;

- Je veux aussi adresser nos remerciements aux ambassadeurs, pour leur présence et leur soutien à cette manifestation : les Ambassadeurs d’Irak (SE Ismaïl Shafiq Muhsin), de Jordanie (SE Mustafa Queisi), du Liban (SE Rami Adwan), d’Arabie Saoudite et d’Egypte (SE Ehad Badawi). Je remercie également nos ambassadeurs de France dans ces pays et en particulier M. Bruno Aubert, ici présent, pour leur appui dans la préparation de cette journée.

Une journée qui, je le crois, illustre ce lien fort, tissé dans la trame de l’histoire, qui unit la France à cet Orient blessé et fracturé.

1) Blessé et fracturé : tel est aussi le visage qu’offre l’Irak aujourd’hui.

Car malgré la défaite militaire de l’Etat Islamique et qui, n’en doutons pas, est loin de signer sa capitulation ; malgré aussi le combat de ces artisans de paix qui, comme Sa Béatitude, Monseigneur Louis Sako, et bien d’autres, œuvrent quotidiennement et concrètement pour la reconstruction de l’Irak et la réconciliation des Irakiens ; malgré tout cela, les blessures et les fractures demeurent. Et nous l’avons constaté lors de notre mission en janvier, en Irak et au Liban. Mission qui est d’ailleurs à l’origine de ce colloque.

- Ces blessures, nous les avons vues dans le regard de ceux qui ont connu l’indescriptible, nous les avons entendues de la bouche de tous ces hommes et ces femmes qui ont vécu l’indicible. Ce sont les blessures infligées par ce qu’il faut désigner comme un nouveau totalitarisme, perpétuant son œuvre de mort à travers des crimes qu’il faut bien qualifier de crimes contre l’humanité. Crimes qu’il faudra bien juger, un jour : c’est l’exigence de justice.

- Quant aux fractures, vous les avez longuement évoquées : elles sont confessionnelles, communautaires, parfois même régionales tant cette guerre d’Irak fut aussi à bien des égards, comme hier la terrible guerre du Liban, une « guerre des autres ». Ces fractures sont indiscutables, incontournables même compte tenu de la mosaïque religieuse et culturelle du Moyen Orient. Mais elles ne sont pas indépassables : le ciment de la citoyenneté peut, je le crois, contribuer à les combler.

2) Blessures et fractures, justice et citoyenneté : c’est donc ce double regard que nous avons choisi d’adopter dans ce colloque.

- Parce que c’est un regard d’espérance. Et après la victoire militaire contre Daech et à l’approche des élections du 12 mai, nous n’avons pas seulement le droit d’espérer pour l’Irak : nous avons, j’en ai la conviction, un devoir d’espérance pour les Irakiens. Nous avons le devoir de ne pas céder à la fatalité. Et je rejoins Antoine Messara qui souligne fort justement qu’à force d’être pessimiste, il existe un risque que les prophéties catastrophiques se réalisent, des prophéties auto-réalisatrices en quelque sorte.

- Ce colloque, c’est aussi le regard de l’intelligence. Regard essentiel car, nous ne pouvons « voler vers l’Orient compliqué avec des idées simples ».

Cette tentation de la simplification existe aujourd’hui en Occident. Elle se nourrit d’une certaine ignorance sur la multiplicité des histoires et la complexité des mémoires dans cette région. Elle ressurgit également sous le coup de l’émotion suscitée par la diffusion d’ « images chocs ». Certes, l’émotion est légitime et même nécessaire : elle l’a été pour alerter et mobiliser la communauté internationale sur les massacres perpétrés contre les minorités en Irak, notamment chrétiennes et Yésidies. Mais l’émotion ne fait pas une politique ; elle ne saurait se substituer à la réflexion, à ce qui doit guider l’action, que ce soit en Irak ou en Syrie.

Regard d’espérance donc, regard de l’intelligence : mais en aucun cas, ce colloque ne vise à porter un regard d’ingérence ; ce regard à travers lequel nous projetterions sur l’Irak et plus largement sur la région notre vision et avec elle, nos conceptions.

- La justice pour laquelle nous plaidons, c’est celle qui doit être rendue en Irak, au nom des Irakiens, au nom des victimes de l’Etat Islamique. Y compris d’ailleurs s’agissant de nos ressortissants. Bien sûr, la communauté internationale est concernée au vu de la nature des crimes commis. Il importe d’ailleurs que le recensement de ces crimes et la collecte des preuves soient organisés dès à présent dans de bonnes conditions. C’était le sens de la résolution 2379 visant à créer une Equipe d’enquête internationale des Nations Unies sur les crimes commis en Irak, et pour laquelle la France a beaucoup œuvré aux côtés du Royaume-Uni et de la Belgique. Mais pour le reste, c’est d’abord aux irakiens de décider.

Recours à la Cour Pénale internationale - ce qui supposerait que l’Irak ratifie le Statut de Rome- Tribunal international spécial ou Tribunal spécial national : le choix de la méthode doit relever de la souveraineté irakienne et d’elle seule.

C’est, je le crois aussi, le choix de l’unité. Car il ne saurait y avoir de véritable réconciliation en Irak si certains Irakiens ont le sentiment que la justice n’a pas été leur justice, mais la justice des autres.

- Ce qui vaut pour l’exigence de justice vaut aussi pour cette exigence de citoyenneté que vous avez longuement évoquée. Nous avons, nous Français, notre conception de la citoyenneté. Elle est le produit d’une histoire singulière, d’un rapport particulier à l’Etat, à la Nation mais aussi au religieux à travers ce paradoxe étrange qui veut que le pays le plus laïc d’Europe soit aussi celui où l’on parle le plus de religion ! Et l’actualité de ces derniers jours l’a encore démontré… Cette conception de la citoyenneté, fruit de cette construction multiséculaire qu’est l’Etat-Nation, produit d’une longue individualisation des rapports sociaux dans les sociétés occidentales, cette conception-là n’a pas prétention ou vocation à devenir universelle. Et c’est heureux car si tel était le cas, l’Irak ne pourrait ni ne voudrait l’épouser. Du reste, nos sociétés occidentales minées par un certain individualisme sont sans doute mal placées pour donner aujourd’hui des leçons de citoyenneté... Nous avons, nous aussi, nos fractures à combler, une amitié civique à réchauffer. Quoi qu’il en soit, le chemin de la citoyenneté n’est pas univoque, ni en Occident ni en Orient : libanais, jordaniens, égyptiens ou saoudiens ont choisi le leur. A l’Irak de tracer le sien.

3) Pour autant, il y a sur ce chemin des étapes qui, peut-être - sans doute même

- sont incontournables parce qu’elles renvoient à l’expérience commune des peuples.

C’est l’étape de la reconstruction tout d’abord, parce que la citoyenneté est un édifice qui repose d’abord sur les murs de la cité, ces murs porteurs qui en Irak ont été ébranlés par la guerre et son cortège de destructions.

- C’est la reconstruction institutionnelle, pour que l’Etat irakien puisse exercer sa souveraineté et garantir la sécurité.

Sur ce point, l’élimination de Daech dans sa dimension quasi-étatique et territoriale permet d’avancer mais elle ne signifie pas pour autant la disparition de la menace. Les combattants de l’Etat Islamique n’ont pas tous été neutralisés ou arrêtés. Des cellules dormantes existent encore et de nombreux islamistes se sont fondus dans la population. Le mode opératoire s’est modifié, avec une recrudescence des attentats. Et tout ce qui peut contribuer à aider l’Etat irakien à l’élimination de la menace djihadiste doit être réalisé.

- Mais c’est aussi la reconstruction économique. À cet égard, la Conférence de Koweït a donné le coup d’envoi d’une mobilisation internationale pour laquelle la France a souhaité être aux avant-postes. Il y a tant à faire dans le domaine des infrastructures, de l’énergie, pour l’acheminement de l’eau potable, ou encore dans le domaine agricole. La France est prête à offrir son expertise et à coopérer dans de nombreux domaines. Ces points, je n’en doute pas, seront évoqués lors de la visite annoncée du Président de la République après les élections

• Et puis naturellement, à l’enjeu de la reconstruction s’ajoute l’épineuse question de la réconciliation, c’est-à-dire celle de l’unité irakienne qui ne saurait se faire à travers une négation de la diversité des Irakiens.

- Négation qui, je le crois, offrirait une victoire aux djihadistes qui à la diversité communautaire oppose l’uniformité totalitaire. Pour rester elle-même, l’Irak doit rester plurielle. De ce point de vue et ainsi que l’ont souligné de nombreux intervenants, la situation est plus critique encore aujourd’hui : les composantes sont devenues encore plus minoritaires.

Je pense aux chrétiens, dont la population en Irak a diminué de plus de 70 %, d’1,3 million à moins de 400 000. Je pense à la communauté Yézidie, particulièrement éprouvée par les crimes de l’Etat Islamique, et dont nous avons la joie et l’honneur d’accueillir aujourd’hui l’une des représentantes au Parlement. Je pense également au peuple kurde, dont les liens avec la France ont été renforcés dans cette fraternité d’armes contre Daech. À cet égard, je me réjouis de la reprise du dialogue entre Bagdad et Erbil.

- Alors quelle forme doit prendre cette reconnaissance de la diversité irakienne ? Et surtout jusqu’où peut-elle s’articuler avec l’exigence d’unité ? Faut-il aller jusqu’à une stricte séparation des religions et de l’Etat ? Certains le croient. Quant au régime confessionnel, qui vise à une égale représentation politique, sans doute a-t-il ses vertus, mais ne présente-t-il pas également des limites ? Là encore, l’Irak doit choisir librement et collectivement. Puissent les réflexions qui ont nourri ces échanges être utiles à nos amis irakiens.

Mais j’ai la conviction que l’espace de la réconciliation ne saurait se limiter à la seule dimension institutionnelle ou politique. Certes, il revient aux pouvoirs publics, là-bas comme ailleurs, de garantir certains principes sans lesquels il ne peut y avoir à mon sens de véritable citoyenneté, et donc de véritable unité : je pense à la liberté religieuse ou à l’égalité des droits.

Mais l’expérience de certains pays qui comme l’Irak ont été déchirées par de terribles fractures – comme le Liban, l’Afrique du Sud ou même l’Irlande du Nord - ces expériences ont montré que le processus de réconciliation était à la fois plus vaste et plus profond :

Plus vaste car cette exigence d’unité ne peut pas et ne doit pas être seulement l’affaire des responsables publics, mais doit associer la société toute entière. Je crois notamment aux vertus de l’éducation, soulignées par Mme Haifa Najjar qui est mobilisée sur ces questions en Jordanie et par le Père Amir Jajeh, qui propose de réformer les enseignements de la religion et de l’éducation civique en Irak.

Plus profond ensuite car le processus de réconciliation obéit à des mécanismes dont les ressorts sont aussi intérieurs. Oserais-je dire spirituels ? Je pense naturellement à l’Afrique du Sud à travers la commission vérité-réconciliation et cette expérience singulière du pardon qu’ont fait les sud-africains, comme d’autres avant eux. Et je le dis aussi comme vendéen, issu d’une terre qui a une autre époque et dans un autre contexte, a connu la meurtrissure des crimes de masse, la « morsure de la terreur », ce poison des oppresseurs qui peut s’instiller jusqu’aux cœurs des opprimés, en les enfermant dans leur douleur. Bien sûr en Irak les blessures sont encore trop vives, les plaies trop ouvertes.

Le pardon ne se décrète pas. Pas plus qu’il ne saurait se substituer à la justice. Mais des actes de pardon et de réconciliation, il y en a eu en Irak. Et il y en aura d’autres, quand le temps sera venu, quand le temps de la justice aura fait son œuvre.

Mais je crois qu’à l’issue de ce colloque qui nous aura permis de voir loin, de prévoir le jour d’après, ce temps-là pouvait aussi être évoqué. Mieux encore : il doit être recherché, il doit être espéré même. Car au fond, cette grande idée de la justice et de la citoyenneté en Irak ne peut être que le fruit de cette « petite espérance « de rien du tout » mais qui « pourtant peut tout » comme disait Péguy, de cette petite flamme qui, je l’ai vu, brule dans le regard des irakiens et que les barbares de l’Etat islamique ne seront pas parvenus à éteindre.

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mardi 10 avril 2018

L'Etat et l'Eglise séparés en 1905, Emmanuel Macron veut réparer le lien abîmé!

Emmanuel Macron, Président de la République

Sous la nef prestigieuse du collège des Bernardins, à Paris, les 400 invités de la Conférence des évêques de France (CEF), triés sur le volet et représentant les forces vives du catholicisme. D'entrée de jeu, le président de la République, Emmanuel Macron déclare en s'adressant aux catholiques: « Nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer » (...) « De l’Église, je n’attends pas de leçons », a-t-il ajouté, mais « une sagesse d’humilité ».

Tollé à gauche et extrême gauche. Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure se sont exprimés dès lundi soir pour critiquer avec force le discours d’Emmanuel Macron devant la Conférence des évêques de France.

La gauche dénonce une atteinte à la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905. L’opposition de gauche a accusé lundi 9 avril au soir Emmanuel Macron d'« atteinte sans précédent » à la laïcité après le souhait exprimé par le chef de l’État de « réparer le lien abîmé » entre l’Église et l’État lors d’un discours devant la Conférence des évêques de France.

« Le discours tenu par le président de la République […] est profondément contraire aux principes fondamentaux de la laïcité dont il devrait être le premier garant », a estimé le mouvement Génération. s fondé par Benoît Hamon. « Il constitue un affront inédit et dangereux de la part d’un chef de l’État à la loi de 1905. Que veut dire Emmanuel Macron lorsqu’il affirme que le 'lien entre la République et l’Église a été abîmé'? Fait-il référence au mariage et à l’adoption pour tous ? » autorisé depuis l’adoption d’une loi sous le quinquennat précédent, a-t-il ajouté. « Macron va trop loin. C’est irresponsable ! », a-t-il écrit sur son compte Twitter. « Macron en plein délire métaphysique. Insupportable. On attend un président, on entend un sous-curé. »

Partisan d'une laïcité libérale "apaisée", hostile à ce qui s'apparenterait à une radicalité laïcarde, Emmanuel Macron se démarque de ses prédécesseurs à l'Elysée, qu'ils aient été croyants ou pas, par un itinéraire fluctuant au sein de la communauté des croyants. Ni athée ni pratiquant, le président de la République a raconté comment, à l'âge de 12 ans, il a demandé le baptême contre l'avis de sa famille "de tradition plutôt laïque". Un acte de rébellion qui le pousse dans une démarche spirituelle.

Emmanuel Macron, Président de la République

Discours du Président de la République devant les Évêques de France

Collège des Bernardins – Lundi 9 avril 2018

Monsieur le Ministre d’Etat,

Mesdames les ministres,

Mesdames, messieurs les parlementaires,

Monsieur le Nonce,

Mesdames et messieurs les ambassadeurs,

Mesdames et messieurs les responsables des cultes,

Monseigneur,

Mesdames et Messieurs,

Je vous remercie vivement, Monseigneur, et je remercie la Conférence des Évêques de France de cette invitation à m’exprimer ici ce soir, en ce lieu si particulier et si beau du Collège des Bernardins, dont je veux aussi remercier les responsables et les équipes.

Pour nous retrouver ici ce soir, Monseigneur, nous avons, vous et moi bravé, les sceptiques de chaque bord. Et si nous l’avons fait, c’est sans doute que nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Eglise et l’Etat s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer.

Pour cela, il n’est pas d’autre moyen qu’un dialogue en vérité.

Ce dialogue est indispensable, et si je devais résumer mon point de vue, je dirais qu’une Eglise prétendant se désintéresser des questions temporelles n’irait pas au bout de sa vocation ; et qu’un président de la République prétendant se désintéresser de l’Eglise et des catholiques manquerait à son devoir.

L’exemple du colonel BELTRAME par lequel, Monseigneur, vous venez d’achever votre propos, illustre ce point de vue d’une manière que je crois éclairante.

Beaucoup, lors de la journée tragique du 23 mars, ont cherché à nommer les ressorts secrets de son geste héroïque : les uns y ont vu l’acceptation du sacrifice ancrée dans sa vocation militaire ; les autres y ont vu la manifestation d’une fidélité républicaine nourrie par son parcours maçonnique ; d’autres enfin, et notamment son épouse, ont interprété son acte comme la traduction de sa foi catholique ardente, prête à l’épreuve suprême de la mort.

Ces dimensions en réalité sont tellement entrelacées qu’il est impossible de les démêler, et c’est même inutile, car cette conduite héroïque c’est la vérité d’un homme dans toute sa complexité qui s’est livrée.

Mais dans ce pays de France qui ne ménage pas sa méfiance à l’égard des religions, je n’ai pas entendu une seule voix se lever pour contester cette évidence, gravée au cœur de notre imaginaire collectif et qui est celle-ci : lorsque vient l’heure de la plus grande intensité, lorsque l’épreuve commande de rassembler toutes les ressources qu’on a en soi au service de la France, la part du citoyen et la part du catholique brûlent, chez le croyant véritable, d’une même flamme.

Je suis convaincu que les liens les plus indestructibles entre la nation française et le catholicisme se sont forgés dans ces moments où est vérifiée la valeur réelle des hommes et des femmes. Il n’est pas besoin de remonter aux bâtisseurs de cathédrales et à Jeanne d’Arc : l’histoire récente nous offre mille exemples, depuis l’Union Sacrée de 1914 jusqu’aux résistants de 40, des Justes aux refondateurs de la République, des Pères de l’Europe aux inventeurs du syndicalisme moderne, de la gravité éminemment digne qui suivit l’assassinat du Père HAMEL à la mort du colonel BELTRAME, oui, la France a été fortifiée par l’engagement des catholiques.

Disant cela, je ne m’y trompe pas. Si les catholiques ont voulu servir et grandir la France, s’ils ont accepté de mourir, ce n’est pas seulement au nom d’idéaux humanistes. Ce n’est pas au nom seulement d’une morale judéo-chrétienne sécularisée. C’est aussi parce qu’ils étaient portés par leur foi en Dieu et par leur pratique religieuse.

Certains pourront considérer que de tels propos sont en infraction avec la laïcité. Mais après tout, nous comptons aussi des martyrs et des héros de toute confession et notre histoire récente nous l’a encore montré, et y compris des athées, qui ont trouvé au fond de leur morale les sources d’un sacrifice complet. Reconnaître les uns n’est pas diminuer les autres, et je considère que la laïcité n’a certainement pas pour fonction de nier le spirituel au nom du temporel, ni de déraciner de nos sociétés la part sacrée qui nourrit tant de nos concitoyens.

Je suis, comme chef de l’Etat, garant de la liberté de croire et de ne pas croire, mais je ne suis ni l’inventeur ni le promoteur d’une religion d’Etat substituant à la transcendance divine un credo républicain.

M’aveugler volontairement sur la dimension spirituelle que les catholiques investissent dans leur vie morale, intellectuelle, familiale, professionnelle, sociale, ce serait me condamner à n’avoir de la France qu’une vue partielle ; ce serait méconnaître le pays, son histoire, ses citoyens ; et affectant l’indifférence, je dérogerais à ma mission. Et cette même indifférence, je ne l’ai pas davantage à l’égard de toutes les confessions qui aujourd’hui habitent notre pays.

Et c’est bien parce que je ne suis pas indifférent, que je perçois combien le chemin que l'Etat et l'Eglise partagent depuis si longtemps, est aujourd'hui semé de malentendus et de défiance réciproques.

Ce n’est certes pas la première fois dans notre histoire. Il est de la nature de l’Eglise d’interroger constamment son rapport au politique, dans cette hésitation parfaitement décrite par MARROU dans sa Théologie de l’histoire, et l’histoire de France a vu se succéder des moments où l’Eglise s’installait au cœur de la cité, et des moments où elle campait hors-les-murs.

Mais aujourd'hui, dans ce moment de grande fragilité sociale, quand l’étoffe même de la nation risque de se déchirer, je considère de ma responsabilité de ne pas laisser s’éroder la confiance des catholiques à l’égard de la politique et des politiques. Je ne puis me résoudre à cette déprise. Et je ne saurais laisser s'aggraver cette déception.

C’est d’autant plus vrai que la situation actuelle est moins le fruit d’une décision de l’Eglise que le résultat de plusieurs années pendant lesquelles les politiques ont profondément méconnu les catholiques de France.

Ainsi, d’un côté, une partie de la classe politique a sans doute surjoué l’attachement aux catholiques, pour des raisons qui n’étaient souvent que trop évidemment électoralistes. Ce faisant, on a réduit les catholiques à cet animal étrange qu’on appelle l’« électorat catholique » et qui est en réalité une sociologie. Et l’on a ainsi fait le lit d’une vision communautariste contredisant la diversité et la vitalité de l’Eglise de France, mais aussi l’aspiration du catholicisme à l’universel – comme son nom l’indique – au profit d’une réduction catégorielle assez médiocre.

Et de l’autre côté, on a trouvé toutes les raisons de ne pas écouter les catholiques, les reléguant par méfiance acquise et par calcul au rang de minorité militante contrariant l’unanimité républicaine.

Pour des raisons à la fois biographiques, personnelles et intellectuelles, je me fais une plus haute idée des catholiques. Et il ne me semble ni sain ni bon que le politique se soit ingénié avec autant de détermination soit à les instrumentaliser, soit à les ignorer, alors que c’est d’un dialogue et d’une coopération d’une toute autre tenue, d’une contribution d’un tout autre poids à la compréhension de notre temps et à l’action dont nous avons besoin pour faire que les choses évoluent dans le bon sens.

C’est ce que votre belle allocution a bien montré, Monseigneur. Les préoccupations que vous soulevez – et je tâcherai pour quelques-unes d’y répondre ou d’y apporter un éclairage provisoire – ces préoccupations ne sont pas les fantasmes de quelques-uns. Les questions qui sont les vôtres ne se bornent pas aux intérêts d’une communauté restreinte. Ce sont des questions pour nous tous, pour toute la nation, pour notre humanité toute entière.

Ce questionnement intéresse toute la France non parce qu’il est spécifiquement catholique, mais parce qu’il repose sur une idée de l’homme, de son destin, de sa vocation, qui sont au cœur de notre devenir immédiat. Parce qu’il entend offrir un sens et des repères à ceux qui trop souvent en manquent.

C’est parce que j’entends faire droit à ces interrogations que je suis ici ce soir. Et pour vous demander solennellement de ne pas vous sentir aux marches de la République, mais de retrouver le goût et le sel du rôle que vous y avez toujours joué.

Je sais que l’on a débattu comme du sexe des anges des racines chrétiennes de l’Europe. Et que cette dénomination a été écartée par les parlementaires européens. Mais après tout, l’évidence historique se passe parfois de tels symboles. Et surtout, ce ne sont pas les racines qui nous importent, car elles peuvent aussi bien être mortes. Ce qui importe, c’est la sève. Et je suis convaincu que la sève catholique doit contribuer encore et toujours à faire vivre notre nation.

C’est pour tenter de cerner cela que je suis ici ce soir. Pour vous dire que la République attend beaucoup de vous. Elle attend très précisément si vous m’y autorisez que vous lui fassiez trois dons : le don de votre sagesse ; le don de votre engagement et le don de votre liberté.

L’urgence de notre politique contemporaine, c’est de retrouver son enracinement dans la question de l’homme ou, pour parler avec MOUNIER, de la personne. Nous ne pouvons plus, dans le monde tel qu’il va, nous satisfaire d’un progrès économique ou scientifique qui ne s’interroge pas sur son impact sur l’humanité et sur le monde. C’est ce que j’ai essayé d’exprimer à la tribune des Nations unies à New York, mais aussi à Davos ou encore au Collège de France lorsque j’y ai parlé d’intelligence artificielle : nous avons besoin de donner un cap à notre action, et ce cap, c’est l’homme.

Or il n’est pas possible d’avancer sur cette voie sans croiser le chemin du catholicisme, qui depuis des siècles creuse patiemment ce questionnement. Il le creuse dans son questionnement propre dans un dialogue avec les autres religions.

Questionnement qui lui donne la forme d’une architecture, d’une peinture, d’une philosophie, d’une littérature, qui toutes tentent, de mille manières, d’exprimer la nature humaine et le sens de la vie. « Vénérable parce qu’elle a bien connu l’homme », dit PASCAL de la religion chrétienne. Et certes, d’autres religions, d’autres philosophies ont creusé le mystère de l’homme. Mais la sécularisation ne saurait éliminer la longue tradition chrétienne.

Au cœur de cette interrogation sur le sens de la vie, sur la place que nous réservons à la personne, sur la façon dont nous lui conférons sa dignité, vous avez, Monseigneur, placé deux sujets de notre temps : la bioéthique et le sujet des migrants.

Vous avez ainsi établi un lien intime entre des sujets que la politique et la morale ordinaires auraient volontiers traités à part. Vous considérez que notre devoir est de protéger la vie, en particulier lorsque cette vie est sans défense. Entre la vie de l’enfant à naître, celle de l’être parvenu au seuil de la mort, ou celle du réfugié qui a tout perdu, vous voyez ce trait commun du dénuement, de la nudité et de la vulnérabilité absolue. Ces êtres sont exposés. Ils attendent tout de l’autre, de la main qui se tend, de la bienveillance qui prendra soin d’eux. Ces deux sujets mobilisent notre part la plus humaine et la conception même que nous nous faisons de l’humain et cette cohérence s’impose à tous.

Alors, j’ai entendu, Monseigneur, Mesdames et Messieurs, les inquiétudes montant du monde catholique et je veux ici tenter d’y répondre ou en tout cas de donner notre part de vérité et de conviction.

Sur les migrants, on nous reproche parfois de ne pas accueillir avec assez de générosité ni de douceur, de laisser s’installer des cas préoccupants dans les centres de rétention ou de refouler les mineurs isolés. On nous accuse même de laisser prospérer des violences policières.

Mais à dire vrai, que sommes-nous en train de faire ? Nous tentons dans l’urgence de mettre un terme à des situations dont nous avons hérité et qui se développent à cause de l’absence de règles, de leur mauvaise application, ou de leur mauvaise qualité – et je pense ici aux délais de traitement administratif mais aussi aux conditions d’octroi des titres de réfugiés.

Notre travail, celai que conduit chaque jour le ministre d’Etat, est de sortir du flou juridique des gens qui s’y égarent et qui espèrent en vain, qui tentent de reconstruire quelque chose ici, puis sont expulsés, cependant que d’autres, qui pourraient faire leur vie chez nous, souffrent de conditions d’accueil dégradées dans des centres débordés.

C’est la conciliation du droit et de l’humanité que nous tentons. Le Pape a donné un nom à cet équilibre, il l’a appelé « prudence », faisant de cette vertu aristotélicienne celle du gouvernant, confronté bien sûr à la nécessité humaine d’accueillir mais également à celle politique et juridique d’héberger et d’intégrer. C’est le cap de cet humanisme réaliste que j’ai fixé. Il y aura toujours des situations difficiles. Il y aura parfois des situations inacceptables et il nous faudra à chaque fois ensemble tout faire pour les résoudre.

Mais je n’oublie pas non plus que nous portons aussi la responsabilité de territoires souvent difficiles où ces réfugiés arrivent. Nous savons que les afflux de populations nouvelles plongent la population locale dans l’incertitude, la poussent vers des options politiques extrêmes, déclenchent souvent un repli qui tient du réflexe de protection. Une forme d’angoisse quotidienne se fait jour qui crée comme une concurrence des misères.

Notre exigence est justement dans une tension éthique permanente de tenir ces principes, celui d’un humanisme qui est le nôtre et de ne rien renoncer en particulier pour protéger les réfugiés, c’est notre devoir moral et c’est inscrit dans notre Constitution ; nous engager clairement pour que l’ordre républicain soit maintenu et que cette protection des plus faibles ne signifie pas pour autant l’anomie et l’absence de discernement car il y a aussi des règles qu’il faudra faire valoir et pour que des places soient trouvées, comme c’était dit tout à l’heure, dans les centres d’hébergement, ou dans les situations les plus difficiles, il faut aussi accepter que prenant notre part de cette misère, nous ne pouvons pas la prendre tout entière sans distinction des situations et il nous faut aussi tenir la cohésion nationale du pays où parfois d’aucuns ne parlent plus de cette générosité que nous évoquons ce soir mais ne veulent voir que la part effrayante de l’autre, et nourrissent ce geste pour porter plus loin leur projet.

C’est bien parce que nous avons à tenir ces principes, parfois contradictoires, dans une tension constante, que j’ai voulu que nous portions cet humanisme réaliste et que je l’assume pleinement devant vous.

Là où nous avons besoin de votre sagesse c'est pour partout tenir ce discours d'humanisme réaliste c'est pour conduire à l'engagement de celles et ceux qui pourront nous aider et c'est d'éviter les discours du pire, la montée des peurs qui continueront de se nourrir de cette part de nous car les flux massifs dont vous avez parlé que j'évoquais à l'instant ne se tariront pas d'ici demain, ils sont le fruit de grands déséquilibres du monde.

Et qu'il s'agisse des conflits politiques, qu'il s'agisse de la misère économique et sociale ou des défis climatiques, ils continueront à alimenter dans les années et les décennies qui viennent des grandes migrations auxquelles nous serons confrontés et il nous faudra continuer à tenir inlassablement ce cap, à constamment tenter de tenir nos principes au réel et je ne céderai en la matière ni aux facilités des uns ni aux facilités des autres. Car ce serait manquer à ma mission.

Sur la bioéthique, on nous soupçonne parfois de jouer un agenda caché, de connaître d’avance les résultats d’un débat qui ouvrira de nouvelles possibilités dans la procréation assistée, ouvrant la porte à des pratiques qui irrésistiblement s’imposeront ensuite, comme la Gestation Pour Autrui. Et certains se disent que l’introduction dans ces débats de représentants de l’Eglise catholique comme de l’ensemble des représentants des cultes comme je m’y suis engagé dès le début de mon mandat est un leurre, destiné à diluer la parole de l’Eglise ou à la prendre en otage.

Vous le savez, j’ai décidé que l’avis du Conseil consultatif national d’Ethique, Monsieur le président, n’était pas suffisant et qu’il fallait l’enrichir d’avis de responsables religieux. Et j’ai souhaité aussi que ce travail sur les lois bioéthiques que notre droit nous impose de revoir puisse être nourri d’un débat organisé par le CCNE mais où toutes les familles philosophiques religieuses, politiques, où notre société aura à s’exprimer de manière pleine et entière.

C'est parce que je suis convaincu que nous ne sommes pas là face à un problème simple qui pourrait se trancher par une loi seule mais nous sommes parfois face à des débats moraux, éthiques, profonds qui touchent au plus intime de chacun d'entre nous. J'entends l’Eglise lorsqu'elle se montre rigoureuse sur les fondations humaines de toute évolution technique ; j'entends votre voix lorsqu'elle nous invite à ne rien réduire à cet agir technique dont vous avez parfaitement montré les limites ; j'entends la place essentielle que vous donnez dans notre société, à la famille - aux familles, oserais-je dire -, j'entends aussi ce souci de savoir conjuguer la filiation avec les projets que des parents peuvent avoir pour leurs enfants.

Nous sommes aussi confrontés à une société où les formes de la famille évoluent radicalement, où le statut de l'enfant parfois se brouille et où nos concitoyens rêvent de fonder des cellules familiales de modèle traditionnel à partir de schémas familiaux qui le sont moins.

J'entends les recommandations que formulent les instances catholiques, les associations catholiques, mais là encore, certains principes énoncés par l'Eglise sont confrontés à des réalités contradictoires et complexes qui traversent les catholiques eux-mêmes ; tous les jours, tous les jours les mêmes associations catholiques et les prêtres accompagnent des familles monoparentales, des familles divorcées, des familles homosexuelles, des familles recourant à l'avortement, à la fécondation in vitro, à la PMA , des familles confrontées à l'état végétatif d'un des leurs, des familles où l’un croit et l'autre non, apportant dans la famille la déchirure des choix spirituels et moraux, et cela je le sais, c'est votre quotidien aussi.

L’Eglise accompagne inlassablement ces situations délicates et tente de concilier ces principes et le réel. C'est pourquoi je ne suis pas en train de dire que l’expérience du réel défait ou invalide les positions adoptées par l'église ; je dis simplement que là aussi il faut trouver la limite car la société est ouverte à tous les possibles, mais la manipulation et la fabrication du vivant ne peuvent s'étendre à l'infini sans remettre en cause l'idée même de l'homme et de la vie.

Ainsi le politique et l'Eglise partagent cette mission de mettre les mains dans la glaise du réel, de se confronter tous les jours à ce que le temporel a, si j’ose dire, de plus temporel.

Et c’est souvent dur, compliqué, et exigeant et imparfait. Et les solutions ne viennent pas d’elles-mêmes. Elles naissent de l’articulation entre ce réel et une pensée, un système de valeur, une conception du monde. Elles sont bien souvent le choix du moindre mal, toujours précaire et cela aussi est exigeant et difficile.

C’est pourquoi en écoutant l’Eglise sur ces sujets, nous ne haussons pas les épaules. Nous écoutons une voix qui tire sa force du réel et sa clarté d’une pensée où la raison dialogue avec une conception transcendante de l’homme. Nous l’écoutons avec intérêt, avec respect et même nous pouvons faire nôtres nombre de ses points. Mais cette voix de l’Eglise, nous savons au fond vous et moi qu’elle ne peut être injonctive. Parce qu’elle est faite de l’humilité de ceux qui pétrissent le temporel. Elle ne peut dès lors être que questionnante. Et sur tous ces sujets et en particulier sur ces deux sujets que je viens d’évoquer, parce qu’ils se construisent en profondeur dans ces tensions éthiques entre nos principes, parfois nos idéaux et le réel, nous sommes ramenés à l'humilité profonde de notre condition.

L’Etat et l’Eglise appartiennent à deux ordres institutionnels différents, qui n’exercent pas leur mandat sur le même plan. Mais tous deux exercent une autorité et même une juridiction. Ainsi, nous avons chacun forgé nos certitudes et nous avons le devoir de les formuler clairement, pour établir des règles, car c’est notre devoir d’état. Aussi le chemin que nous partageons pourrait se réduire à n’être que le commerce de nos certitudes. Mais nous savons aussi, vous comme nous, que notre tâche va au-delà. Nous savons qu’elle est de faire vivre le souffle de ce que nous servons, d’en faire grandir la flamme, même si c’est difficile et surtout si c’est difficile.

Nous devons constamment nous soustraire à la tentation d’agir en simples gestionnaires de ce qui nous a été confié. Et c’est pourquoi notre échange doit se fonder non sur la solidité de certaines certitudes, mais sur la fragilité de ce qui nous interroge, et parfois nous désempare. Nous devons oser fonder notre relation sur le partage de ces incertitudes, c’est-à-dire sur le partage des questions, et singulièrement des questions de l’homme.

C’est là que notre échange a toujours été le plus fécond : dans la crise, face à l’inconnu, face au risque, dans la conscience partagée du pas à franchir, du pari à tenter. Et c’est là que la nation s’est le plus souvent grandie de la sagesse de l’Eglise, car voilà des siècles et des millénaires que l’Eglise tente ses paris, et ose son risque. C’est par là qu’elle a enrichi la nation.

C’est cela, si vous m’y autorisez, la part catholique de la France. C’est cette part qui dans l’horizon séculier instille tout de même la question intranquille du salut, que chacun, qu’il croie ou ne croie pas, interprétera à sa manière, mais dont chacun pressent qu’elle met en jeu sa vie entière, le sens de cette vie, la portée qu’on lui donne et la trace qu’elle laissera.

Cet horizon du salut a certes totalement disparu de l’ordinaire des sociétés contemporaines, mais c’est un tort et l’on voit à bien à des signes qu’il demeure enfoui. Chacun a sa manière de le nommer, de le transformer, de le porter mais c’est tout à la fois la question du sens et de l’absolu dans nos sociétés, que l’incertitude du salut apporte à toutes les vies même les plus résolument matérielles comme un tremblé au sens pictural du terme, est une évidence.

Paul RICŒUR, si vous m’autorisez à le citer ce soir, a trouvé les mots justes dans une conférence prononcée à Amiens en 1967 : « maintenir un but lointain pour les hommes, appelons-le un idéal, en un sens moral, et une espérance, en un sens religieux».

Ce soir-là, face à un public où certains avaient la foi, d’autres non, Paul RICŒUR invita son auditoire à dépasser ce qu’il appela « la prospective sans perspective » avec cette formule qui, je n’en doute pas, nous réunira tous ici ce soir : « Viser plus, demander plus. C’est cela l’espoir ; il attend toujours plus que de l’effectuable. »

Ainsi, l’Eglise n’est pas à mes yeux cette instance que trop souvent on caricature en gardienne des bonnes mœurs. Elle est cette source d’incertitude qui parcourt toute vie, et qui fait du dialogue, de la question, de la quête, le cœur même du sens, même parmi ceux qui ne croient pas.

C’est pour cela que le premier don que je vous demande est celui de l’humilité du questionnement, le don de cette sagesse qui trouve son enracinement de la question de l’homme et donc dans les questions que l’homme se pose.

Car c'est cela l'Eglise à son meilleur ; c'est celle qui dit : frappez et l'on vous ouvrira, qui se pose en recours et en voix amie dans un monde où le doute, l'incertain, le changeant sont de règle ; où le sens toujours échappe et toujours se reconquiert ; c'est une église dont je n'attends pas des leçons mais plutôt cette sagesse d'humilité face en particulier à ces deux sujets que vous avez souhaité évoquer et que je viens d’esquisser en réponse parce que nous ne pouvons avoir qu'un horizon commun et en cherchant chaque jour à faire du mieux, à accepter au fond la part « d'intranquillité » irréductible qui va avec notre action.

Questionner, ce n'est pas pour autant refuser d'agir ; c'est au contraire tenter de rendre l'action conforme à des principes qui la précèdent et la fondent et c'est cette cohérence entre pensée et action qui fait la force de cet engagement que la France attend de vous. Ce deuxième don dont je souhaitais vous parler.

Ce qui grève notre pays - j'ai déjà eu l'occasion de le dire - ce n'est pas seulement la crise économique, c'est le relativisme ; c'est même le nihilisme ; c'est tout ce qui laisse à penser que cela n'en vaut pas la peine. Pas la peine d'apprendre, pas la peine de travailler et surtout pas la peine de tendre la main et de s'engager au service de plus grands que soit. Le système, progressivement, a enfermé nos concitoyens dans « l'à quoi bon » en ne rémunérant plus vraiment le travail ou plus tout à fait, en décourageant l'initiative, en protégeant mal les plus fragiles, en assignant à résidence les plus défavorisés et en considérant que l'ère postmoderne dans laquelle nous étions collectivement arrivés, était l'ère du grand doute qui permettait de renoncer à toute absolu.

C'est dans ce contexte de décrue des solidarités et de l'espoir que les catholiques se sont massivement tournés vers l'action associative, vers l’engagement. Vous êtes aujourd'hui une composante majeure de cette partie de la Nation qui a décidé de s'occuper de l'autre partie - nous en avons vu des témoignages très émouvants tout à l'heure - celle des malades, des isolés, des déclassés, des vulnérables, des abandonnés, des handicapés, des prisonniers, quelle que soit leur appartenance ethnique ou religieuse. BATAILLE appelait ça « la part maudite » dans un terme qui a parfois été dénaturé mais qui est la part essentielle d'une société parce que c'est à cela qu'une société, qu'une famille, qu’une vie se juge… à sa capacité à reconnaître celle ou celui qui a eu un parcours différent, un destin différent et à s'engager pour lui. Les Français ne mesurent pas toujours cette mutation de l'engagement catholique ; vous êtes passés des activités de travailleurs sociaux à celles de militants associatifs se tenant auprès de la part fragile de notre pays, que les associations où les catholiques s'engagent soient explicitement catholiques ou pas, comme les Restos du Cœur.

Je crains que les politiques ne se soient trop longtemps conduits comme si cet engagement était un acquis, comme si c'était normal, comme si le pansement ainsi posé par les catholiques et par tant d'autres sur la souffrance sociale, dédouanait d'une certaine impuissance publique.

Je voudrais saluer avec infiniment de respect toutes celles et tous ceux qui ont fait ce choix sans compter leur temps ni leur énergie et permettez-moi aussi de saluer tous ces prêtres et ces religieux qui de cet engagement ont fait leur vie et qui chaque jour dans les paroisses françaises accueillent, échangent, œuvrent au plus près de la détresse ou des malheurs ou partagent la joie des familles lors des événements heureux. Parmi eux se trouvent aussi des aumôniers aux armées ou dans nos prisons et je salue ici leurs représentants ; eux aussi sont des engagés. Et permettez-moi d'associer se faisant également tous les engagés des autres religions dont les représentants sont ici présents et qui partagent cette communauté d'engagement avec vous.

Cet engagement est vital pour la France et par-delà les appels, les injonctions, les interpellations que vous nous adressez pour nous dire de faire plus, de faire mieux, je sais, nous savons tous, que le travail que vous accomplissez, n'est pas un pis-aller mais une part du ciment même de notre cohésion nationale. Ce don de l'engagement n'est pas seulement vital, il est exemplaire. Mais je suis venu vous appeler à faire davantage encore car ce n'est pas un mystère, l'énergie consacrée à cet engagement associatif a été aussi largement soustrait à l'engagement politique.

Or je crois que la politique, si décevante qu'elle ait pu être aux yeux de certains, si desséchante parfois aux yeux d'autres, a besoin de l'énergie des engagés, de votre énergie. Elle a besoin de l'énergie de ceux qui donnent du sens à l'action et qui placent en son cœur une forme d'espérance. Plus que jamais, l'action politique a besoin de ce que la philosophe Simone WEIL appelait l'effectivité, c'est-à-dire cette capacité à faire exister dans le réel les principes fondamentaux qui structurent la vie morale, intellectuelle et dans le cas des croyances spirituelles.

C'est ce qu'ont apporté à la politique française les grandes figures que sont le Général de GAULLE, Georges BIDAULT, Robert SCHUMAN, Jacques DELORS ou encore les grandes consciences françaises qui ont éclairé l'action politique comme CLAVEL, MAURIAC, LUBAC ou MARROU et ce n'est pas une pratique théocratique ni une conception religieuse du pouvoir qui s'est fait jour mais une exigence chrétienne importée dans le champ laïc de la politique. Cette place aujourd'hui est à prendre non parce qu'il faudrait à la politique française son quota de catholiques, de protestants, de juifs ou de musulmans, non, ni parce que les responsables politiques de qualité ne se recruteraient que dans les rangs des gens de foi, mais parce que cette flamme commune dont je parlais tout à l'heure à propos d'Arnaud BELTRAME, fait partie de notre histoire et de ce qui toujours a guidé notre pays. Le retrait ou la mise sous le boisseau de cette lumière n'est pas une bonne nouvelle.

C'est pourquoi, depuis le point de vue qui est le mien, un point de vue de chef d'Etat, un point de vue laïc, je dois me soucier que ceux qui travaillent au cœur de la société française, ceux qui s'engagent pour soigner ses blessures et consoler ses malades, aient aussi une voix sur la scène politique, sur la scène politique nationale comme sur la scène politique européenne. Ce à quoi je veux vous appeler ce soir, c'est à vous engager politiquement dans notre débat national et dans notre débat européen car votre foi est une part d'engagement dont ce débat a besoin et parce que, historiquement, vous l'avez toujours nourri car l'effectivité implique de ne pas déconnecter l'action individuelle de l'action politique et publique.

A ce propos, il me faut rappeler la clarté parfaite du texte proposé par la Conférence des évêques en novembre 2016 en vue de l'élection présidentielle, intitulé « Retrouver le sens du politique ». J'avais fondé En Marche quelques mois plus tôt et sans vouloir engager, Monseigneur, une querelle de droits d'auteur, j'y ai lu cette phrase dont la consonance avec ce qui a guidé mon engagement, m'a alors frappé ; il y était ainsi écrit - je cite – « Nous ne pouvons pas laisser notre pays voir ce qui le fonde, risquer de s'abîmer gravement, avec toutes les conséquences qu'une société divisée peut connaître ; c'est à un travail de refondation auquel il nous faut ensemble nous atteler ».

Recherche du sens, de nouvelles solidarités mais aussi espoir dans l'Europe ; ce document énumère tout ce qui peut porter un citoyen à s’engager et s'adresse aux catholiques en liant avec simplicité la foi à l'engagement politique par cette formule que je cite : « Le danger serait d'oublier ce qui nous a construits ou à l'inverse, de rêver du retour à un âge d'or imaginaire ou d'aspirer à une église de purs et à une contre-culture située en dehors du monde, en position de surplomb et de juges ».

Depuis trop longtemps, le champ politique était devenu un théâtre d'ombres et aujourd'hui encore, le récit politique emprunte trop souvent aux schémas les plus éculés et les plus réducteurs, semblant ignorer le souffle de l'histoire et ce que le retour du tragique dans notre monde contemporain exige de nous.

Je pense pour ma part que nous pouvons construire une politique effective, une politique qui échappe au cynisme ordinaire pour graver dans le réel ce qui doit être le premier devoir du politique, je veux dire la dignité de l'homme.

Je crois en un engagement politique qui serve cette dignité, qui la reconstruise où elle a été bafouée, qui la préserve où elle est menacée, qui en fasse le trésor véritable de chaque citoyen. Je crois dans cet engagement politique qui permet de restaurer la première des dignités, celle de pouvoir vivre de son travail. Je crois dans cet engagement politique qui permet de redresser la dignité la plus fondamentale, la dignité des plus fragiles ; celle qui justement ne se résout à aucune fatalité sociale - et vous en avez été des exemples magnifiques tous les six à l'instant - et qui considère que faire œuvre politique et d'engagement politique, c'est aussi changer les pratiques là où on est de la société et son regard.

Les six voix que nous avons entendues au début de cette soirée, ce sont six voix d'un engagement qui a en lui une forme d'engagement politique, qui suppose qu'il n’est qu’à poursuivre ce chemin pour trouver aussi d’autres débouchés, mais où à chaque fois j'ai voulu lire ce refus d'une fatalité, cette volonté de s'occuper de l'autre et surtout cette volonté, par la considération apportée, d'une conversion des regards ; c'est cela l'engagement dans une société ; c’est donner de son temps, de son énergie, c’est considérer que la société n'est pas un corps mort qui ne serait modifiable que par des politiques publiques ou des textes, ou qui ne serait soumise qu'à la fatalité des temps ; c'est que tout peut être changé si on décide de s'engager, de faire et par son action de changer son regard ; par son action, de donner une chance à l'autre mais aussi de nous révéler à nous-mêmes, que cet autre transforme.

On parle beaucoup aujourd'hui d'inclusivité ; ce n'est pas un très joli mot et je ne suis pas sûr qu'il soit toujours compris par toutes et tous. Mais il veut dire cela ; ce que nous tentons de faire sur l’autisme, sur le handicap, ce que je veux que nous poursuivions pour restaurer la dignité de nos prisonniers, ce que je veux que nous poursuivions pour la dignité des plus fragiles dans notre société, c’est de simplement considérer qu'il y a toujours un autre à un moment donné de sa vie, pour des raisons auxquelles il peut quelque chose ou auxquelles il ne peut rien, qui a avant tout quelque chose à apporter à la société. Allez voir une classe ou une crèche où nous étions il y a quelques jours, où l'on place des jeunes enfants ayant des troubles autistiques et vous verrez ce qu'ils apportent aux autres enfants ; et je vous le dis Monsieur, ne pensez pas simplement qu'on vous aide… nous avons vu tout à l'heure dans l'émotion de votre frère tout ce que vous lui avez apporté et qu'aucun autre n'aurait pu apporter. Cette conversion du regard, seul l'engagement la rend possible et au cœur de cet engagement, une indignation profonde, humaniste, éthique et notre société politique en a besoin. Et cet engagement que vous portez, j'en ai besoin pour notre pays comme j'en ai besoin pour notre Europe parce que notre principal risque aujourd'hui, c'est l'anomie, c'est l'atonie, c'est l'assoupissement.

Nous avons trop de nos concitoyens qui pensent que ce qui est acquis, est devenu naturel ; qui oublient les grands basculement auxquels notre société et notre continent sont aujourd'hui soumis ; qui veulent penser que cela n'a jamais été autrement, oubliant que notre Europe ne vit qu’au début d'une parenthèse dorée qui n'a qu'un peu plus de 70 ans de paix, elle qui toujours avait été bousculée par les guerres ; où trop de nos concitoyens pensent que la fraternité dont on parle, c'est une question d'argent public et de politique publique et qu'ils n'y auraient pas leur part indispensable.

Tous ces combats qui sont au cœur de l'engagement politique contemporain, les parlementaires ici présents les portent dans leur part de vérité, qu'il s'agisse de lutter contre le réchauffement climatique, de lutter pour une Europe qui protège et qui revisite ses ambitions, pour une société plus juste. Mais ils ne seront pas possibles si à tous les niveaux de la société, ils ne sont accompagnés d'un engagement politique profond ; un engagement politique auquel j'appelle les catholiques pour notre pays et pour notre Europe.

Le don de l'engagement que je vous demande, c'est celui-ci : ne restez pas au seuil, ne renoncez pas à la République que vous avez si fortement contribué à forger ; ne renoncez pas à cette Europe dont vous avez nourri le sens ; ne laissez pas en friche les terres que vous avez semées ; ne retirez pas à la République la rectitude précieuse que tant de fidèles anonymes apportent à leur vie de citoyens. Il y a au cœur de cet engagement dans notre pays a besoin la part d'indignation et de confiance dans l'avenir que vous pouvez apporter.

Cependant, pour vous rassurer, ce n'est pas un enrôlement que je suis venu vous proposer et je suis même venu vous demander un troisième don que vous pouvez faire à la Nation, c'est précisément celui de votre liberté.

Partager le chemin, ce n'est pas toujours marcher du même pas ; je me souviens de ce joli texte où Emmanuel MOUNIER explique que l'Eglise en politique a toujours été à la fois en avance et en retard, jamais tout à fait contemporaine, jamais tout à fait de son temps ; cela fait grincer quelques dents mais il faut accepter ce contretemps ; il faut accepter que tout dans notre monde n'obéisse pas au même rythme et la première liberté dont l'Eglise peut faire don, c'est d'être intempestive.

Certains la trouveront réactionnaire ; d’autres sur d'autres sujets bien trop audacieuse. Je crois simplement qu'elle doit être un de ces points fixes dont notre humanité a besoin au creux de ce monde devenu oscillant, un de ces repères qui ne cèdent pas à l'humeur des temps. C'est pourquoi Monseigneur, Mesdames et Messieurs, il nous faudra vivre cahin-caha avec votre côté intempestif et la nécessité que j'aurai d'être dans le temps du pays. Et c'est ce déséquilibre constant que nous ferons ensemble cheminer.

« La vie active, disait GREGOIRE, est service ; la vie contemplative est une liberté ». Je voudrais ce soir en rappelant l'importance de cette part intempestive et de ce point fixe que vous pouvez représenter, je voudrais ce soir avoir une pensée pour toutes celles et tous ceux qui se sont engagés dans une vie recluse ou une vie communautaire, une vie de prière et de travail. Même si elle semble pour certains à contretemps, ce type de vie est aussi l'exercice d'une liberté ; elle démontre que le temps de l'église n'est pas celui du monde et certainement pas celui de la politique telle qu'elle va - et c'est très bien ainsi.

Ce que j'attends que l'Eglise nous offre, c'est aussi sa liberté de parole.

Nous avons parlé des alertes lancées par les associations et par l'épiscopat ; je songe aussi aux monitions du pape qui trouve dans une adhésion constante au réel de quoi rappeler les exigences de la condition humaine ; cette liberté de parole dans une époque où les droits font florès, présente souvent la particularité de rappeler les devoirs de l'homme envers soi-même, son prochain ou envers notre planète. La simple mention des devoirs qui s'imposent à nous est parfois irritante ; cette voix qui sait dire ce qui fâche, nos concitoyens l'entendent même s'ils sont éloignés de l'Eglise. C'est une voix qui n'est pas dénuée de cette « ironie parfois tendre, parfois glacée » dont parlait Jean GROSJEAN dans son commentaire de Paul, une foi qui sait comme peu d'autres subvertir les certitudes jusque dans ses rangs. Cette voix qui se fait tantôt révolutionnaire, tantôt conservatrice, souvent les deux à la fois, comme le disait LUBAC dans ses « Paradoxes », est importante pour notre société.

Il faut être très libre pour oser être paradoxal et il faut être paradoxal pour être vraiment libre. C'est ce que nous rappellent les meilleurs écrivains catholiques, de Maurice CLAVEL à Alexis JENNI, de Georges BERNANOS à Sylvie GERMAIN, de Paul CLAUDEL à François SUREAU ; de François MAURIAC à Florence DELAY, de Julien GREEN à Christiane RANCE. Dans cette liberté de parole, de regard qui est la leur, nous trouvons une part de ce qui peut éclairer notre société.

Et dans cette liberté de parole, je range la volonté de l'Eglise d’initier, d'entretenir et de renforcer le libre dialogue avec l'islam dans le monde a tant besoin et que vous avez évoqué.

Car il n'est pas de compréhension de l'islam qui ne passe par des clercs comme il n'est pas de dialogue interreligieux sans les religions. Ces lieux en sont le témoin ; le pluralisme religieux est une donnée fondamentale de notre temps. Monseigneur LUSTIGER en avait eu l’intuition forte lorsqu'il a voulu faire revivre le Collège des Bernardins pour accueillir tous les dialogues. L’Histoire lui a donné raison. Il n'y a pas plus urgent aujourd'hui qu'accroître la connaissance mutuelle des peuples, des cultures, des religions ; il n'y a d'autres moyens pour cela que la rencontre par la voix mais aussi par les livres, par le travail partagé ; toutes choses dont Benoît XVI avait raconté l'enracinement dans la pensée cistercienne lors de son passage ici en 2008.

Ce partage s'exerce en pleine liberté, chacun dans ses termes et ses références ; il est le socle indispensable du travail que l'Etat de son côté doit mener pour penser toujours à nouveaux frais, la place des religions dans la société et la relation entre religion, société et puissance publique. Et pour cela, je compte beaucoup sur vous, sur vous tous, pour nourrir ce dialogue et l'enraciner dans notre histoire commune qui a ses particularités mais dont la particularité est d'avoir justement toujours attaché à la Nation française cette capacité à penser les universels.

Ce partage, ce travail nous le menons résolument après tant d'années d'hésitations ou de renoncements et les mois à venir seront décisifs à cet égard.

Ce partage que vous entretenez est d'autant plus important que les chrétiens payent de leur vie leur attachement au pluralisme religieux. Je pense aux chrétiens d'Orient.

Le politique partage avec l'Eglise la responsabilité de ces persécutés car non seulement nous avons hérité historiquement du devoir de les protéger mais nous savons que partout où ils sont, ils sont l’emblème de la tolérance religieuse. Je tiens ici à saluer le travail admirable accompli par des mouvements comme l'Œuvre d'Orient, Caritas France et la communauté Sant'Egidio pour permettre l'accueil sur le territoire national des familles réfugiées, pour venir en aide sur place, avec le soutien de l’Etat.

Comme je l’ai dit lors de l'inauguration de l'exposition « Chrétiens d'Orient » à l'Institut du Monde arabe le 25 septembre dernier, l'avenir de cette partie du monde ne se fera pas sans la participation de toutes les minorités, de toutes les religions et en particulier les chrétiens d'Orient. Les sacrifier, comme le voudraient certains, les oublier, c'est être sûr qu'aucune stabilité, aucun projet, ne se construira dans la durée dans cette région.

Il est enfin une dernière liberté dont l'Eglise doit nous faire don, c’est de la liberté spirituelle

Car nous ne sommes pas faits pour un monde qui ne serait traversé que de buts matérialistes. Nos contemporains ont besoin, qu’ils croient ou ne croient pas, d’entendre parler d’une autre perspective sur l’homme que la perspective matérielle.

Ils ont besoin d’étancher une autre soif, qui est une soif d’absolu. Il ne s’agit pas ici de conversion mais d’une voix qui, avec d’autres, ose encore parler de l’homme comme d’un vivant doté d’esprit. Qui ose parler d’autre chose que du temporel, mais sans abdiquer la raison ni le réel. Qui ose aller dans l’intensité d’une espérance, et qui, parfois, nous fait toucher du doigt ce mystère de l’humanité qu’on appelle la sainteté, dont le Pape François dit dans l’exhortation parue ce jour qu’elle est « le plus beau visage de l’Eglise ».

Cette liberté, c’est celle d’être vous-mêmes sans chercher à complaire ni à séduire. Mais en accomplissant votre œuvre dans la plénitude de son sens, dans la règle qui lui est propre et qui depuis toujours nous vaut des pensées fortes, une théologie humaine, une Eglise qui sait guider les plus fervents comme les non-baptisés, les établis comme les exclus.

Je ne demanderai à aucun de nos concitoyens de ne pas croire ou de croire modérément. Je ne sais pas ce que cela veut dire. Je souhaite que chacun de nos concitoyens puisse croire à une religion, une philosophie qui sera la sienne, une forme de transcendance ou pas, qu’il puisse le faire librement mais que chacune de ces religions, de ces philosophies puisse lui apporter ce besoin au plus profond de lui-même d’absolu.

Mon rôle est de m'assurer qu'il ait la liberté absolue de croire comme de ne pas croire mais je lui demanderai de la même façon et toujours de respecter absolument et sans compromis aucun toutes les lois de la République. C'est cela la laïcité ni plus ni moins, une règle d’airain pour notre vie ensemble qui ne souffre aucun compromis, une liberté de conscience absolue et cette liberté spirituelle que je viens d'évoquer.

« Une Eglise triomphant parmi les hommes ne devrait-elle pas s’inquiéter d’avoir déjà tout compromis de son élection en ayant passé un compromis avec le monde ? »

Cette interrogation n’est pas mienne, ce sont mots de Jean-Luc MARION qui devraient servir de baume à l’Eglise et aux catholiques aux heures de doute sur la place des catholiques en France, sur l’audience de l’Eglise, sur la considération qui leur est accordée.

L’Eglise n’est pas tout à fait du monde et n’a pas à l’être. Nous qui sommes aux prises avec le temporel le savons et ne devons pas essayer de l’y entraîner intégralement, pas plus que nous ne devons le faire avec aucune religion. Ce n’est ni notre rôle ni leur place.

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lundi 9 avril 2018

Carcassonne, pays des Cathares !

Carcassonne, pays des Cathares. Photo Réveil FM International

Au mois d'octobre dernier, Réveil FM International étions à Carcassonne, à la découverte de ce pays des Cathares. Mythe ou réalité ? Au détour de l’an mil, un peu partout en Europe, en réaction aux tentations du pouvoir et de l’argent qui travaillaient l’Église catholique, de nombreuses hérésies ont trouvé des oreilles attentives et des cœurs prêts à s’enflammer. « Nous sommes bons chrétiens », clamaient ceux que leurs adversaires appelleront plus tard Cathares et qui prétendaient revenir à « l’Eglise des Apôtres » et remettre en cause le système féodal. Pris de peur devant leur succès, le pape appelle au secours le roi de France qui, alors en conflit avec l’Angleterre, fait d’abord la sourde oreille.

Carcassonne, pays des Cathares. Photo Réveil FM International

Le pape essaie alors de contenir l ’hérésie en envoyant des missionnaires -citerciens puis dominicains. C’est un échec. Un assassinat va mettre le feu aux poudres : en 1209, Pierre de Castelnau, légat du pape, est assassiné par un écuyer de Raimond, Comte de Toulouse. Le pape Innocent III appelle à la croisade contre ceux que l’on appellera désormais les « Albigeois ». Les seigneurs du nord de la France prennent la croix et dévalent vers le Sud. Ce sera le sac de Béziers et son massacre (20 000 morts). A son propos, une phrase -dont on ne sait pas si elle est authentique, est restée dans les mémoires méridionales : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ». Dans la foulée, ce sera la prise de Carcassonne, suivis par bien d’autres violences et exactions.

Carcassonne, pays des Cathares. Photo Réveil FM International

A raison ou à tort, beaucoup de seigneurs occitans ont été accusés d’être partisans ou au moins tolérants vis à vis de l’hérésie  : Guilhem de Peyrepertuse, Raymond de Péreille, Chabert de Barbaira, Olivier de Termes, Pierre Catala, Pierre de Fenouillet, Bernard de Congost, Roger-Bernard de Foix, Raimond comte de Toulouse, Raymond-Roger de Foix ou encore Raimond Trencavel de Carcassonne. Après avoir joué des jeux d’alliance complexes et parfois temporisé, ils se rebelleront souvent devant ce qui ressemble de plus en plus à une occupation. Les uns devront fuir, d’autres accepteront des traités et des mariages désavantageux. Au final, les « barons du Nord », au premier rang desquels Simon de Montfort, chef de l’armée croisée, feront main basse sur leurs fiefs. C’est d’ailleurs ce qui se passe à Carcassonne : c’était la ville des comtes de Trencavel, une dynastie parmi les plus puissantes du Midi au XIIe siècle. Son suzerain était jusque là, le roi d’Aragon. Et beaucoup de petits seigneurs locaux -ou des membres de leurs familles- parmi ses vassaux avait adhéré à la foi cathare. Assiégée par l’armée croisée, la ville va capituler le 15 août 1209. Raimond Trencavel est emprisonné. Il mourra en novembre 1209. Il avait à peine 24 ans.

Carcassonne, pays des Cathares. Photo Réveil FM International

Ici c’est impossible de manquer la publicité du Bureau de Tourisme du Département de l’Aude qui vous accueil au centre du "Pays Cathare". L’histoire du Languedoc au temps des Cathares est bien connue – la croisade contre ces "hérétiques", l’imposition de l’Inquisition, et la destruction de l’indépendance et culture du Languedoc par les armées de la France, font l’histoire, même ci c’est plutôt raconté du point de vue des vainqueurs. Mais moins comprise, et moins connue, est la vision et la croyance du mouvement spirituel au centre de cette histoire – à savoir le Catharisme.

Carcassonne, pays des Cathares. Photo Réveil FM International

Le première chose à dire sur les Cathares c’est que le Tourisme de nos jours, et l’Inquisition du 12ème siècle ont beaucoup recréer l’histoire pour leurs propre fins. D’abord cet nom - "Cathar" est un nom donné par les autres, tout comme celui des Quakers. Alors que nous Quaker, avons accepté cette diffamation, les Cathares, eux, n’ont jamais utilisé ce nom pour eux-mêmes. Ils étaient partiellement connus sous le nom ‘Albigensians’ comme Albi était un des centres du mouvement, mais ils étaient plutôt connus dans leur temps comme "Les Bons Chrétiens" - les "Bons-hommes" et les "Bonnes-femmes". Au commencement du 13ème siècle ce mouvement spirituel était profondément ancré dans la société du Languedoc, mais aussi dans le Nord de l’Italie, l’Est de l’Espagne et ailleurs, avec un appui de bien plus que la moitié de la population ici.

Carcassonne, pays des Cathares. Photo Réveil FM International

C’était un mouvement assez charismatique, bien connu pour ses prêcheurs et guérisseurs, bien respecté pour sa simplicité et son engagement dans la communauté, au grand contraste d’une Église Catholique plutôt riche, dogmatique et éloignée du peuple.

On peut parler d’un "Pays Cathare", car pendant deux ou trois générations ce mouvement des Bons Chrétiens était bien la croyance majoritaire dans ce Pays, mais parler des Châteaux Cathares est un peu trompeur. Presque toutes les grandes familles et propriétaires des Châteaux étaient des croyants Cathars ou au moins très tolérants envers eux avant la croisade, mais Les Bonshommes mêmes n’avaient pas d’immeubles, pas d’églises, pas de Châteaux, et dans le cas des Parfaits, pas de possessions personnelles du tout.

Comme les Troubadours, qui sont issues de la même culture et à la même époque, ils étaient les bienvenus aux hauts châteaux, comme dans les maisons de campagne, et pendant la croisade quelques haut lieux et châteaux sont devenues leur refuges. Mais les murs qu’on voit de nos jours, sont pour la plupart des fortifications bâties par les vainqueurs après cette guerre de conquête.

Carcassonne, pays des Cathares. Photo Réveil FM International

Le nom ‘Cathare’, dans son origine en Grecque : ‘katharoi’, signifie ‘pur’, et cet mot a une histoire intéressante en tant qu’appellation des communautés spirituelles. Donné au sens positif aux initiés des rites Orphiques, quatre cents ans avant notre ère, et aux Manichéens, au troisième siècle, c’est tout abord St Augustin qui a tourné le nom dans un sens péjoratif contre les dissidents de l’église, comme les Novatiens et Donatiens. Le mot cathare, ‘pur’, est alors utilisé pour parler hérétiques.

Mais, le mot hérétique, demande aussi à ce qu’on s’y attarde un peu. Dérivé du Grecque "hairesis" qui signifie ‘qui choisit’, il dénote quelqu’un qui est libre penseur, qui ne suit pas un dogme imposé par une église ou autre maître que soi même. Donc d’une certaine, façon toute religion qui crée une hiérarchie, un dogme, qui essaie d’avoir un monopole de spiritualité, va stigmatiser les autres religions et surtout les vrais chercheurs de l’Esprit, en les appellent des hérétiques.

Le Pape, Innocent III, en lançant sa croisade contre les Cathares, a déclaré que ces Bons Chrétiens, ces hérétiques pas obéissants vis à vis du pouvoir de l’Église, devaient être attaqués avec intrépidité comme s’ils étaient plus diaboliques que les Sarrasins.

Carcassonne, pays des Cathares. Photo Réveil FM International

Ce Pape, et ses prédécesseurs du 11ème siècle, ont lancé quatre croisades contre ces Sarrasins, contre l’Empire Musulman au Moyen Orient, afin de conquérir Jérusalem et la Terre Sainte. Ils ont même inventé un nouveau style de guerre sanglante – les croisades - avec un jeu de corruption qui engageaient les seigneurs féodaux et leurs armées pour leur cause. Plus qu’une obligation due à l’Église, participer aux croisades donne aux seigneurs une remise de pêchés, une remise de dettes et la promesse de butin de leur pillage. Pour bénéficie de tout cela, l’engagement dans une croisade doit être de quarante jours – c’est devenu une offre saisonnière pour les chasseurs de gloire et trésor.

Le Languedoc, plus grande que notre Occitanie aujourd’hui, au commencement du treizième siècle ne faisait pas partie de la France, mais était un pays avec une langue, une histoire et, surtout, une civilisation bien différente de cette du Nord. Dans l’Empire Romain, l’Occitanie, fait de sept provinces, assez indépendantes, était connue comme "Septimania", avec une croissance commerciale et culturelle, tournée vers la Méditerranée, bien plus sophistiquée que ses voisins les Francs. Après les Romans, les Wisigoths ont permis de continuer cette floraison, avec des gouvernements tolérants envers toutes les religions, ouverts aux développements sociaux, et avec un code juridique respectant le droit d’une autonomie de gouvernance dans les grands villes. Aussi les Wisigoths ont importé leur version de Chrétienté Ariane (nommé pour Arius, un évêque d’Alexandrie du troisième siècle,) qui considère Jésus comme entièrement humain. Il faut noter en parenthèses, que le mythe de la Madeleine, comme épouse de Jésus, réfugiée en Languedoc après sa crucifixion, faisait aussi partie de la croyance de notre région, et selon quelques sources, faisait partie de la croyance Cathare.

Après les Wisigoths, les Mérovingiens Francs du Nord ont vaincu le Sud, interrompant cette paix et ce développement, et introduisant une autre future hérésie - celle de la tradition Nazarite et de la vénération de John. Les Mérovingiens - descendants Judaïques de David, une ligne de "Sang Réal", souverains à la fois temporel et spirituel, ont donné des suites importantes dans les ambitions dynastiques de la France, et dans les pratiques ésotériques de l’autre grande institution des temps Cathares – les Templiers.

Après les Mérovingiens, l’Empire Arabe, à son tour, fait la conquête du Languedoc, mais il a plutôt apporté la paix, et de nouvelles compétences artisanales ainsi que des études académiques. Par exemple, Aristote a été lu pour la première fois dans l’Ouest dans les grands écoles de Montpellier et Toulouse en langue Arabe. Idris Shah note comment les idées Suffi furent répandues dans le Languedoc avant de revenir dans la foi Cathare et dans la poésie Troubadour. De retour à nouveau, les armées du Nord, maintenant les Carolingians, ont subjugué le Sud au huitième siècle, et c’est grâce à cette courte période que les grands seigneurs du Sud doivent leur obéissance théorique au Roi de France au temps des Cathares.

Au 13ème siècle nous trouvons l’Occitanie, dans les mains du Comte de Toulouse, Raymond, à nouveau très indépendant. Lui règne sur un pays bien étrange de la France du Nord : un pays qui a une langue bien différente, et une culture et un commerce bien plus développés. La médecin, astronomie, les mathématiques, le mysticisme, la poésie - un mélange de philosophies et enseignements florissant dans les villes gouvernées plus par un Conseil élu que par un Comte féodal.

Raymond avait les alliances avec les rois d’Angleterre, d’Aragon et de France par mariage. Quelques de ses Vi-Comtes – comme celui de Carcassonne par exemple, avaient une plus forte loyauté au Royaume d’Aragon qu’avec la France. Malheureusement il y avait un autre suzerain titulaire du pays, le Pape, qui a voulu détruire les hérésies de toutes sortes qui menaçaient ses revenues et son monopole de croyance en Languedoc. Il se tourne donc vers le Roi et les Comtes du Nord pour lancer une guerre de reconquête du Sud.

Je vais raconter en version très courte une période de guerre et destruction assez complexe. La formule de croisade est déjà en place, mais pour la première fois c’est une croisade contre des Chrétiens. Les Rois de France et de Navarre n’ont tout d’abord voulu en faire partie, mais les grands Comtes de Bourgogne et de Nevers, aux auxquelles se sont rajoutés des autres seigneurs et armées en cherche d’absolutions et de fortune, commencent à descendre la vallée du Rhône en été 1209, avec des routiers et une foule énorme – en gros, une file 6 kilomètres de long, une invasion jamais vu auparavant –le Légat du Pape en tête. Bien sûr les gros lots du pillage sont les villes et les Châteaux.

Raymond IV de Toulouse commence un long périple pour tenter de sauver son royaume, en prêtant serment à l’Église, et à la France, même si ses sympathies allaient plutôt vers ses Consuls démocratiques dans les grandes villes, et avec sa famille et ses voisins, les Cathares. Narbonne et Montpellier se mettant à genoux, et, sans s’y attendre, Béziers voir la premier siège. Son Vis-Comte, Raymond-Roger Trencavel assure ses fortifications massives et retourne vers Carcassonne pour préparer une plus grande bataille. Tout le Sud croit pouvoir tenir pendant les quarante jours de croisade et croit que ces envahisseurs vont repartir.

Malheureusement une stupide sortie des soldats de la ville a donné la chance aux routiers, des mercenaires sans pitié, de prendre une porte, d’ouvrir une brèche dans les défenses, et de commencer à saccager la ville. C’est à ce moment qu’on a demandé au Légat Papal, Arnauld Aimery, comment savoir qui était hérétique et qui était bon Catholique. L’histoire dit que sa réponse fut : « tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens ». Et c’est exactement ce qui c’est passé. L’entière population d’environ vingt mille personnes, hommes, femmes et enfants, Cathares, Catholiques, Juifs et toutes autres croyances furent massacrés. Béziers fut brûlée et complètement détruite. Même les gens réclamant sanctuaire dans les églises furent brûlées dedans.

Une massacre similaire à d’autres au cours des croisades précédents en Terre Sainte, mais ici en Languedoc un choc comme une bombe atomique, et une violation du code de toute chevalerie et de ses coutumes. Beaucoup de Châteaux et seigneurs dans le Comté ont tourné leur alliance pour se sauver, et la grande croisade avance rapidement vers Carcassonne, encore réputée imprenable avec sa double enceinte, de même forme que celle ré-bâtie, qu’on voit maintenant.

Ici à Carcassonne c’était : le manque d’eau, un été chaud, une foule de réfugiés entre les murs, et la capture de l’accès à la rivière qui a rapidement conduit Raymond Roger Trencavel à négocier, pour se rendre. Trencavel était emprisonné pendant la négociation en dépit des bonnes coutumes. La ville fut prise sans grand massacre, en permettant à la population de sortir des murs sans aucune possession, laissant cette fois toute la richesse de la ville aux vainqueurs. Catholiques, Juif, Cathars et autres hérétiques comme les Waldensiennes, les riches et les pauvres, ont pris la fuite sans rien d’autre que leurs chemises.

Les grands seigneurs, enrichis, peuvent retourner dans le Nord. Mais un noble mineur, Simon de Montfort, de souche Normande et Anglais, d’une famille ayant participé à la conquête d’Angleterre cent ans avant, et lui ayant l’expérience des croisades les plus récents, a vu l’opportunité de créer son propre royaume. Il a continué à siéger et à prendre d’autres Châteaux forts dans les domaines de Trencavel,même sans une grande armé. Sa cruauté est devenue légendaire et en 1210 il a commencé, dans la ville de Minerve, un série de bûchés d’hérétiques en masse qui refusaient de se convertir. A Lavaur c’était quatre cents Parfaits Cathares brûlés vif tous à la fois dans le plus grand bûché de cette sombre histoire.

De Montfort reprend une nouvelle vague de croisés sous son commandement et fait des conquêtes féroces dans un pays incapable de se réunir et de se défendre. Éventuellement, Pedro, Roi d’Aragon rejoint la cause du Languedoc, qu’il considère en partie comme son royaume, mais il est battu au Bataille de Muret en 1213.

Ce n’est qu’à partir de 1218, quand Simon de Montfort est tué sous les murs de Toulouse, que cette guerre commence a tourné en faveur du Comte Raymond qui essaie toujours de préserver une Languedoc indépendante. Dans les premières quinze années de croisade, le grand historien Cathare, Napoléon Peyrat, estime un million de morts. C’était une bataille à la morte entre deux civilisations, l’une Français, Catholique, hiérarchique, et l’autre Occitane, libre penseur, plutôt Cathare et avec fortes idées de démocratie. C’est tentant de vouloir créer la mythe d’une bataille entre illumination et domination.

Mais le pays était trop affaibli pour récupérer. Les possessions de Montfort sont passé au Roi Philippe Augustus de France, et à sa mort, sa femme, Blanche de Castille, régente pour le jeune Louis IX, relance la guerre avec une nouvelle stratégie de terre brûlée dans les pays de la Garonne afin d’écraser toute opposition à sa domination. Au Traité de Meaux, en 1229, le Comte Raymond a dû prêter alliance à la couronne Française et à l’Église Catholique, la terrible croisade prend fin, et le Languedoc perd son indépendance, tant politiquement, que au niveau de l’esprit.

Mais en même temps une autre force encore plus destructive se lance. Dominic de Guzman, envoyé par le Pape, obtient l’autorisation de faire l’Inquisition, une méthode plus ou moins inventée ici, façonnée pour combattre les Cathares et autres hérétiques. Des Inquisiteurs font enregistrer tout le monde, forcent les confessions d’hérésie et de connaissance des hérétiques, avec des rémunérations pour ceux qui parlent et la confiscation des biens et punitions pour les coupables. Et toujours le bûché pour ceux qui tiennent à leur foi. L’Inquisition était efficace dans la destruction de toute confiance et liens de communauté, et a crée un enfer de peur sur terre. La torture était admise.

L’opposition des Seigneurs Occitans maintenant sans terres – les ‘faidits’ - et les Cathares clandestins ont perduré un peut partout, mais le siège de Montségur en 1243 peut être vu comme un dernier et emblématique échec. Montségur, en Ariège, était fortifié pour être un refuge par des familles Cathares, et avant sa chute c’était un village de cinq cents âmes perché sur ce rocher forteresse. Il y avait une forte concentration des Parfaits réfugiés.

Parfaits – ces initiés œuvrant comme un clergé, hommes et femmes égaux, dédiés au service de la communauté, et avec une vision spirituelle extraordinaire. Et nous voyons ici une bon exemple. Après plus d’un an de siège, comme le Château était bien fourni par ses sympathisants du pays, les forces de la France ont enfin forcé sa capitulation en mai 1244. Les Cathares avaient négocié quinze jours de trêve avant de sortir pour faire face à leur destin. Toute personne prête à renoncer à son hérésie et à plier le genou face à l’Église de Rome et de Roi de France peuvent partir vivante, les Cathares fermes seront brûlés vif.

Pendant ces deux semaines, onze soldats qui auraient pu partir et rendre leurs armes, ont, au contraire, choisi de se convertir en Cathare Parfait, ainsi qu’une dizaine des femmes des familles Cathares. Donc les Parfaits destinés au bûché a augmenté, et deux cents dix personnes sont descendues de leur propre volonté vers l’énorme bûché, en chantant et sans peur. Leur dévouement, leur assurance d’où ils vont au-delà de la mort, et l‘accueil de la destruction de leur chair, fut reconnu par tous. Cette foi et cette vision, ici et à plusieurs autres horribles auto-da-fé, est remarquable.

Pour entrer dans cette état de grâce les Cathares avaient un sacrement – le seul, dans le mesure qu’ils n’observent pas ni la Messe ni le baptême. Ce sacrement était le Consolomatum. La plupart des Cathares étaient des ‘croyants’ ou sympathisants. Seulement les Parfaits pouvaient donner le Consolomatum. Cette grâce était réservée pour les mourants, ou aussi les initiés qui avaient fait une longue préparation pour devenir Parfait.

Devenir Parfait était une espèce de mort. On meurt à la vie normale et on se consacre à une vie en pleine conscience du monde de l’esprit. Après avoir reçu le Consolomatum, notre Parfait ne peut plus manger de produits animaux, doit renoncer à ses possessions personnelles, faire quatre longs jeunes dans l’année, s’abstenir de sexe et vivre au service de la communauté. Mais plus que ces obéissances externes, ce sacrement était un passage vers l’illumination, une entrée dans un état de grâce, une conversion vers une vie en pleine connaissance de la divinité.

Et donc, le mourant est préparé pour son passage vers cet autre monde, la porte était ouverte pour qu’il voit son chemin; et le Parfait, qui peut continuer sa vie, vit dans les deux mondes – un vrai Fils de Dieu, en complet communion avec le Christ. Donc, perdre le corps dans le bûché n’était pas vu comme une souffrance mais comme une délivrance. Ces Parfaits étaient reconnus pour être lumineux, rayonnants.

Un Parfait, homme ou femme, peut être un jeune appelé par l’esprit, mais souvent il est plus âgé, une fois que les responsabilités de famille et travail ont été assumées. Comme la tradition Brahmane des Hindous, il consacre le dernier volet de sa vie à ce dévouement et au service. Plusieurs Châtelaines, femmes des nobles, sont devenues Parfaits. Dans la plupart des Châteaux, les Parfaits étaient les bienvenus comme les Troubadours. Les Cathares étaient appelés ‘L’Église d’Amour’ et les Troubadours chantaient le même esprit d’amour.

Les Parfaits étaient les prêcheurs et les guérisseurs. Avant cette croisade il y avait plusieurs grands débats publics organisés par les Catholiques afin de discuter de la théologie. Ces longs débats, bien populaires, n’ont guère changé l’opinion publique massivement favorable aux Bons Chrétiens. Dominic, avant de lancer l’Inquisition, a adopté le style de pauvre prêcheur sans grand succès, avant de dire que, si les mots ne suffisent pas, il doit prendre le bâton.

Les Bonnes-femmes étaient connues pour leur connaissance de la médecine par les herbes, et de la guérison par l’imposition des mains. L’imposition des mains était aussi une partie importante du Consolomatum, que les Parfaits réclamaient en ligne direct des première apôtres. Cette revendication d’être la vraie église du testament de Jésus et que l’église de Rome était un imposteur malin, était renforcée, en effet, par la haine et la violence montrées par les forces catholiques. Un autre indice de leur authenticité comme vrais chrétiens vient des études modernes des manuscrits de Nag Hamadhi.

Des professeurs étudiant le peu de textes Cathares qui ayant survécu à l’Inquisition, revendiquent que ces textes montrent une connaissance des écritures plus récemment ré-découvertes en notre temps - des Évangiles Philippe, Marie, Thomas et le Gnostic Judas. Nous savons bien que, comme les Quakers, ils avaient une place spéciale pour le premier chapitre de l’Évangile de John, mais il est presque certain qu’ils ont aussi gardé d’autres textes très différents de ceux que celles autorisés par l’église à l’époque. Ces textes étaient leur plus grand trésor.

Ils n’étaient pas pauvres car ils étaient si bien soutenus par les seigneurs et les paysans de partout, mais ils n’accordant pas d’importance à l’argent. La légende d’un trésor sorti subrepticement de Montségur à sa capitulation, concernerait, nous pensons, de précieuses copies des Évangiles bien différentes du choix étroit des éditeurs de la Bible actuelle.

Nous savons aussi qu’ils prêchaient des textes de la Bible en Occitan, en langue d’Oc, comme les Waldensians, l’autre grand mouvement hérétique de ces temps, défiant ainsi la doctrine de l’église Romane qui interdisait toute bible en langue courante. Les Wisigoths et les Bulgares avant eux ont déjà importé ici des traductions de la Bible. L’étude des textes dans les universités de ce royaume de libre penseurs, et le partage parmi les peuples, était une grande menace au monopole de l’église de Rome.

Nous savons bien que le Christianisme est la création de l’Empereur Constantine et le Concile de Nicea au quatrième siècle, et que cette nouvelle orthodoxie a œuvré avec zèle pour la destruction de tout autres textes sauf les peu autorisés. Tout autre enseignement et pratique de spiritualité étaient nommés des hérésies, digne d’être éradiquées. Le sac de la grande bibliothèque d’Alexandre plongeait ce monde hétérodoxe dans une sombre ignorance et contrôle des pensées.

Aussi, des traductions en Occitanie montrent des idées bien différentes de dogme Catholique. Les Cathars utilisent ‘Notre Père’ dans toutes leurs cérémonies connues, mais pour eux quelques phrases ont un sens plus profond. Par exemple « donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour », semble une demande toute banale, mais dans la traduction Cathar c’était : « donne-nous notre pain supra-substantiel »

- une nourriture spirituelle et non physique, et une traduction plus proche de l’originale en Arhamaic. Les Cathares étaient des Chrétiens, mais des Chrétiens bien différents de l’église hégémonique et hiérarchique de Rome. Ann Brennon, une des historiennes de nos jours la plus réputée sur les Cathares, les appelle « Chrétiens sans la croix ». Pour les Cathares, notre salut ne se trouve pas dans la crucifixion de Jésus mais dans son enseignement, et la transformation personnelle dans une plénitude de connaissance. Donc ils étaient proches des chrétiens de l’hérésie Arian, bien ancrée ici en Languedoc, même avant les Catholiques. Et de cette même manière nous pouvons les décrire comme gnostiques.

D’une façon, tout hérétique est gnostique – la sagesse se trouve dedans, pas dehors, la spiritualité n’est pas rationnelle mais fait d’expériences, donc souvent exprimée en mythe et symbole. Je veux dire que nous, les Quakers, sommes dans cette tradition gnostique de l’église primitive après Jésus, et donc aussi de cette tradition encore plus ancienne qui nous lie, comme les Cathares, aux Esséniens, Manicheans, Zoroastrians, et bien plus loin avant.

Simone Weill dit « le peu que nous connaissons des Cathares nous montre qu’ils étaient dans une façon les héritiers de la pensée de Platon, de l’enseignement et des mystères de cette civilisation avant les Romans qui ont entouré la Méditerranée et le Moyen Orient. » Donc héritiers de cette quête éternelle d’esprit, éveillés ici dans notre vie sur terre, qui ouvre notre âme à l’esprit pur – au Christ. Pour les Gnostiques, le Christ est le dieu incarné en nous – une vision très Quaker – l’âme divine, commune à tous, même si bien cachée derrière nos désirs et égoïsme. Un Gnostique accepte que Krishna est le Christ des Hindous, et Zoroastre le Christ des Perses, etc.

Et de cette manière nous pouvons comprendre les légendes mystiques du Graal. Ce n’est pas un trésor sur terre, mais le façonnage de notre matière terrestre en coupe pour recevoir le plus haut Esprit, planté sur terre et ouvert au ciel. Parmi les mythologies modernes concernant les Cathares et les Templiers il y a beaucoup de théories sur le Graal, mais la vérité ici est gnostique, le Graal se trouve en soi-même, pas dans un objet ou trésor extérieur.

Les Parfaits, les initiés, ces hommes et femmes, voyageaient par deux pour prêcher la parole de Dieu et servir le peuple, comme les premières apôtres. Ils n’ont jamais bâti d’églises, préfèrent rencontrer les gens dans les maisons ou sur les places du village, et plus tard en secret dans les forêts. Il y avait des maisons Cathares avant la persécution pour les communautés des croyants – spécialement pour les femmes seules ou pour les artisans – le travail de tisserand est assez commun entre eux - mais bien sûr la plupart des croyants étaient les paysans des campagnes ou les habitants des villes, des travailleurs de la terre, les artisans, les nobles ainsi que les pauvres.

Comme les Quakers, un Cathare croyant, Cathare ordinaire, pratiquait la vérité, il ne peut pas jurer, il cherche la simplicité, il garde un respect aux autres, et œuvrait toujours pour la paix. On voit les familles des Bonshommes prenant armes à leur défense quand la persécution commence, prenant armes pour défendre leurs prêtres pacifistes, si précieusement respectés. Entre eux fleurissaient cet esprit de démocratie, d’égalité, de fraternité qui est typique de cette période d’ouverture et d’illumination, et que d’autres historiens, plus laïcs, voient comme précurseur des valeurs républicaines bien plus tard. Les croyants n’étaient pas obligés d’être végétarien ou retraité de la vie comme les Parfaits. En effet, ils ont bien suivi les valeurs connues en tant qu’Occitans : ‘Pretz’ : noblesse d’esprit, ‘Paratge’: égalité, la divinité de tous, ‘Convivienza’ : tolerance et gentillesse. Nous ne pouvons pas séparer cette mouvement spirituel de son environnement culturel, ici dans le Midi, dans ces temps de grande ouverture d’esprit. Et nous ne pouvons pas dire que le Catharisme était un mouvement spirituel bien défini, mais plusieurs communautés avec des croyances un peu différent, unies en effet par cette opposition enragée des catholiques.

Quand, sur la route, un croyant rencontre un Parfait, la phrase utilisée était souvent : « faites de moi un bon chrétien, et portez-moi vers une bonne fin ». Témoignage d’un pouvoir de bénédiction des Parfaits et de leur vision que cette vie nous prépare à la suite. Que nous devrons nous préparer ici dans la beauté et le chaos de la matière, où il y a du bien et du mal, pour la vie d’esprit, la vie plus réelle.

Il y a une tendance à considérer les Cathares comme dualistes, croyant que la terre est la création de Satan, demi-dieu en conflit éternel avec le bon Dieu, et que notre incarnation est un désastre spirituel que nous devons quitter au plus vite. Mais ça c’est bien une fabrication de l’Inquisition afin d’exagérer l’ascétisme et l’attitude de nos Cathares, nos ‘purs’.

Il y avait quand même un fort héritage Manichean dans leur croyances et pratiques. Mani était un inspiré du troisième siècle qui a uni les grands fleuves religieux de son temps, Bouddhisme, Christianisme, Mithraïsme et Zoroastrisme, Judaïsme et les Esséniens, dans une nouvelle foi, syncrétique, inclusive. Il reconnaît Jésus, Bouddha, Zoroastre, Abraham, Enoch, Platon, Hermès, et Mani lui même, comme étant tous des incarnations du divin.

Cette religion était au troisième siècle la plus répandue dans le monde, la religion universelle de son ère – souvent oubliée dans nos histoires, puis disparue après les féroces attaques du Zoroastriens en Perse et de l’Église de Rome en Europe.

Les Cathares montrent beaucoup de traits Manichean, mais leur dualisme n’était pas plus absolu, pas plus noir et blanc qu’en effet, celui des Catholiques. Le lien plus certain avec ces Manichéistes était en 1187, quand une délégation des Bogomils de Bulgare – direct survivants du Manichéisme, est venue en Languedoc pour organiser cet mouvement des Bons Chrétiens en formant des épiscopats.

Leur organisation montre qu’il existait déjà un mouvement bien hétérogène en Occitanie, même s’il ne s’est jamais considéré comme Église, et jamais prononcé comme Manichean. Le fait de prendre une démarche initiatique, devenir ‘pur’, s’abstenir du sexe et de viande, voyager en pair pour prêcher, faire circuler des textes mystiques, sont tous une continuité des pratiques de Manichéisme, mais leur engagement dans leur société, l’esprit d’amour qui les associait avec les Troubadours, leur héritage d’illumination, tous témoignaient d’un dualisme bien mitigé.

Pour eux le but de la vie ce n’était pas de s’échapper du monde mais de découvrir le monde de l’esprit dans cet royaume de bien et de mal, de travailler pour l’éveil des esprits humains pour pouvoir entrer pleinement dans notre vie de ciel par la suite.

Et bien sûr ils croyaient en la réincarnation, comme les premiers chrétiens. Ils croyaient que nous revenons sur terre en plusieurs incarnations afin d’apprendre à vivre l’esprit dans la matière et redevenir une âme éveillée, unie avec le divin et en co-création avec le divin. Bien sûr, comme Quaker, je sens des fortes sympathies avec ces Cathares. Hommes et femmes d’un autre siècle, fiers d’une vision spirituelle du divin en chacun, un mouvement de liberté de pensés, d’égalité, de pacifisme, une fraternité dédiée à vivre leur foi dans le service aux autres, pour leur bonne évolution d’âme et de corps.

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dimanche 8 avril 2018

Laurent Monsengwo-Robert Mbelo: Ni polémiques ni invectives sur la jeunesse congolaise... de la diaspora congolaise!

Le Cardinal Laurent Mosengwo pasinya lors de la messe célébrée le dimanche 25 mars 2018 au stade Tata Raphael de Kinshasa

Entre fils et filles d'un même pays, on doit se parler sans tomber dans l'invective ou la polémique. Par respect pour Laurent Monsengwo, Cardinal de la République démocratique du Congo et Archevêque de Kinshasa, le diplomate honoraire Robert Mbelo lui répond sur son homélie du dimanche des rameaux, le 25 mars dernier, au Stade Tata Raphaël à Kinshasa, sur la jeunesse congolaise. Sans détour, Robert Mbelo reproche au Cardinal d'avoir voulu diviser la jeunesse de RDC à celle de la diaspora. Et c'est un Robert Mbelo qui se fait avocat de la jeunesse congolaise de la diaspora. Sans ambages, il informe le Cardinal sur les réalités et apports de la diaspora congolaise tant ignorée et méprisée par le régime d'imposture, d'occupation et de prédation qui sévit en RDC.

Robert Mbelo, diplomate honoraire résident à Londres

la jeunesse congolaise: celle qui vit au pays et celle de la diaspora. Que l'on aime ou non, le diplomate honoraire Robert Mbelo a l'esprit vif, pas salangue dans sa poche et une plume acerbe. Voici sa contribution publiée quelques heures seulement après l'homélie de Laurent Monsengwo au stade Tata Raphaël, mais que Réveil FM International se permet de diffuser aujourd'hui.

Le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya avait interpellé les jeunes, le dimanche 25 mars dernier au stade Révérend Père Raphaël de la Kethulle, à l’occasion de la messe dite des rameaux. L’archevêque de Kinshasa avait demandé aux jeunes de dépasser le stade de la critique et de s’impliquer dans tous les secteurs de la vie du pays. « Jeunes de Kinshasa, l’avenir du pays est entre vos mains. L’avenir du pays vous appartient. Certes, vous avez le droit de reprocher aux aînés et aux hommes politiques d’avoir sacrifié votre génération. Vous avez raison de reprocher aux politiciens et à la classe dirigeante de notre pays d’avoir échoué. Mais qu’entendez-vous faire pour redresser la barre ? Le pays a besoin de vous dans les secteurs de la vie politique, économique, sociale et culturelle, religieuse. Etes-vous prêts pour prendre en mains les destinées de la nation et à assumer vos responsabilités ? », avait-t- il dit du haut de ses 78 ans.

Face aux fidèles catholiques venus nombreux au stade Père Raphaël, il avait également interpellé les jeunes de la diaspora. « Qu’entendez-vous faire ? Que de jeunes cadres universitaires brillants et capables préfèrent rester en Europe ou en Amérique, pour attendre que d’autres remettent le pays sur les rails afin qu’ils viennent ensuite cueillir les fruits des peines et des sacrifices, des risques et de la sueur des autres ? Dans un autre ordre d’idées, combien de jeunes font des enfants dont ils abandonnent la charge aux parents ? Que de jeunes, beaux et forts, restent à la maison, attendant qu’un autre leur trouve un emploi ?», avait-il ajouté.

PEUPLE CONGOLAIS,

Si la premiere partie du dicours du Cardinal Monsengwo a fait adhésion de tous, mais sa deuxième partie a déçu beaucoup des jeunes de la diaspora lorsqu’il dit: “Que de jeunes cadres universitaires brillants et capables préfèrent rester en Europe ou en Amérique, pour attendre que d’autres remettent le pays sur les rails afin qu’ils viennent ensuite cueillir les fruits des peines et des sacrifices, des risques et de la sueur des autres...”

Loin de moi l’idée de créer une polémique inutile, je vais ici rétablir la vérité sur l’apport fusse-t- il modeste de la diaspora congolaise dans notre pays et ce sur divers plans. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais exprimer ici les inquiétudes des congolais de la diaspora sur cette attitude du Cardinal à leur égard. Car disent-ils tous ne rien comprendre ce qui leur semble comme un « rejet », alors que c’est la diaspora qui l’a élu comme « administrateur » et c’est elle qui milite ardemment pour c’est soit lui qui conduise la transition sans Kabila, comme Président de la République jusqu’aux élections qui seront organisées par les Congolais eux-mêmes après s’être débarrassé de l’occupation et de tout son système. Là, c’est au Cardinal lui-même de répondre.

I.- L’APPORT DE LA DIASPORA DANS L’EVEIL DES CONSCIENCES DU PEUPLE CONGOLAIS SUR LA VÉRITÉ VRAIE DE LA SITUATION POLITIQUE EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO.

PEUPLE CONGOLAIS,

C’est la diaspora congolaise qui a travers les écrits de M. Honore Ngbanda, qui a le premier a annoncer et a dénoncer au monde entier, l’agression, l’invasion, l’occupation dont notre pays est victime et aussi de fustiger des multiples tentatives de la balkanisation. En lisant ses livres et ses messages divers et en suivant ses vidéos, vous vous rendrez compte que celui-ci, qu’on l’aime ou que l’on n’aime pas, celui-ci a su mettre la vérité sur la place publique et a battu en brèche les mensonges que les médias-mensonges occidentale et ceux du pouvoir d’occupation continuent de vous abreuver tous les jours.

Pour vous en convaincre, je vais vous rafraîchir la mémoire en vous présentant ici quelques uns de ses apports dans l’éveil de nos consciences collectives :

A.- Ses livres et écrits ci-dessous :

1. Ainsi sonne le glas;

2. Crimes organises en Afrique Centrale;

3. Enquête sur le fonctionnement du réseau d’infiltration et du système d’occupation de la République Démocratique du Congo par le Rwanda;

4. Stratégie du Chaos et du mensonge coécrit avec Patrick Mbeko;

5. La Lettre d’Honoré Ngbanda aux Évêques et Membres de la CENCO en RDC du Lundi 12 Février 2018;

B.- Ses vidéos les plus pertinentes

1. Le plan Mokolo https://youtu.be/Xk013YM6Gx8

2. Révélations et Appel d'Honoré Ngbanda suite à la réunion du Tutsi power à Gisenyi(Lingala) https://youtu.be/SsEAuxwQuIw

3. Adresse d'Honoré NGbanda, Président de l’APARECO à la Conférence de Presse au Press Club Europe à Bruxelles du 01 Mars 2018 https://youtu.be/YVTP0MtYd4Q

4. Honoré NGBANDA, President de l’APARECO Face à la Presse Kinoise: Un entretien Exceptionnel et Sans Tabous Samedi 17/03/2018 https://youtu.be/hXwwJkPSu98

5. Message d’Honoré Ngbanda à la jeunesse congolaise du Mercredi 31/01/2018 https://youtu.be/hJfzTzaYIu0

II.- L’APPORT DES MÉDIAS ET AUTRES MEMBRES DE LA DIASPORA CONGOLAISE DANS L’EVEIL DES CONSCIENCES COLLECTIVES DU PEUPLE CONGOLAIS SUR LA SITUATION POLITIQUE D’OCCUPATION EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO.

1. Patrick Mbeko, ses livres et ses vidéos;

2. Mme Candide Okeke, ses écrits dans « l’œil du Patriote » et ses vidéos;

3. Mama Cathy Botuli, Jacques Nsiku Lutete, Mbelo Lisaliko Wenda, assisté par Gregore w’Aputpa, dans l’émission « Analyse et commentaires » diffusée chaque dimanche a 21h30 ‘ heures de Kinshasa sur radio « Congo-horizons »;

4. Apareco TV avec Gregoire W’Atupa;

5. Les messages et conférences de M. Paul Kahumbu, coordonnateur du Conseil National de la Résistance Congolaise;

6. Les interventions par vidéos de plusieurs dirigeants de l’APARECO, notamment celles du Vice-président, Alphonse Ebama et du Secrétaire Général Yango w’ethiko;

7. Les écrits de MM. Mbelo Lisaliko Wenda, Paul-Augustin Litanga Sileki et de Mme Moto Baluti Bauna, dans les « Réquisitoires » publiés par Zaire_Renaissance;

8. Les écrits de Freddy Mulongo, dans Réveil FM International;

9. Les écrits de Roger Bongos, dans Afrique Rédaction;

  10. Kerwin Mayizo, dans ses émissions « L’Analyse »;

11. Fabien Kusuanika, dans « actualités expliquées »;

12. Pasteur BOBO dans « actualités compliquées »;

13. Les videos de Mike Mutombo et de Maitre Jérôme de l’Afrique du Sud;

14. Les interventions vidéos du Professeur Kilele de l’Afrique du Sud;

15. Plusieurs vidéos de Kwebe Kimpele, sur le Roi Léopold II et sur les forfaitures et mensonges rwandaises;

16. Plusieurs vidéos de M. Odon Mbo, Président du CCDP, sur l’occupation, la crise identitaires et sur les collabos;

17. Les nouvelles de la télévision du CCDP;

18. Les videos et émissions en direct de Shekina Katalayi, le mvuluzi, dans RHEMA TV;

19. Les émissions quotidiennes de Jean-Claude Mubenga, dans « les nouvelles de chez nous »;

20. Les émissions quotidiennes de Maitre Djino Will de « l’Éveil Patriotique »;

21. Les émissions quotidiennes de Jacko Sayala, le Syndicat du Peuple;

22. Les émissions quotidiennes de Jean-Guy Kikamba de Londres;

23. Les émissions radio dominicale du Commandant Guy Alingabo sur radio Anvers a Anvers en Belgique;

24. Libita Libongo de radio TV Bendele;

25. Les interventions de Martin Sali et de Blandine Diafutua de RCK;

Toutes ces personnes, tous ces livres, documents, vidéos, et émissions, cités ci-haut ont contribué, et continuent de contribuer à l’éveil politique de l’ensemble du Peuple Congolais, si bien qu’un Shegue (garçon de rue), sait que notre pays est sous-occupation, et que « Joseph Kabila » est un sujet rwandais. Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien :

https://youtu.be/1yq4oIdc_Nw.

Ce ne sont ni Jeune Afrique, TV5, France24, CNN, RTNC, le Phare, le Potentiel ou autres congolais qui l’ont fait et qui le feront.

A part Ne Mwanda Nsemi, qui avait osé dénoncer Hyppolite Kanambe et le régime d’occupation, personne en République Démocratique du Congo n’a osé le faire.

Qu’en est-il des médiocres leaders politiciens congolais, qui au lieu de quitter toutes les institutions actuelles, au contraire, ils se pavanent tous, comme des moutons pour créer, sur instruction de l’usurpateur Hyppolite Kanambe, et des décideurs racistes blancs de la communauté mafieuses occidentales a créer des plates-formes électorales pour des élections qui n’auront jamais lieu, et ils le savent.

Nous savons tous que tous les leaders politiques congolais du PALU, UDPS, (morcelées en plusieurs ailes) MLC,UNC, ECIDE, FONUS, G7, du RASSEMBLEMENTet autres partis affidées au RCD/Goma, ont été tous corrompus pour participer a ce cirque. Alors, comment est-ce- que ces jeunes de Kinshasa pourront s’impliquer dans tous les secteurs de la vie du pays, lorsque déjà leurs leaders se laissent corrompre par les occupants pour être à leurs services; nous ne voyons pas comment ces jeunes peuvent s’en sortir!

Qu’en est-il des évêques de la CENCO, qui avaient du mal à répondre aux questions leurs posées par la diaspora congolaise du Canada ?

https://youtu.be/iEIz_zjMBT0

III. L’APPORT DES MARCHES DES CONGOLAIS DE LA DIASPORA POUR FAIRE CONNAITRE DE PAR LE MONDE LE DRAME DU PEUPLE CONGOLAIS

Les plus grandes marches ont été organisée par la diaspora congolaise datent depuis l’année 2005, à Londres, Bruxelles, Paris, Johannesburg. Mais lorsqu’elle s’était rendue compte des nombreuses distractions créées par des musiciens venant de Kinshasa pour organiser des concerts qui venaient étouffer leur combat. Prenant conscience de ces faits, les Congolais de la diaspora ont interdit tous les concerts des musiciens congolais des orchestres congolais de la RDC de venir se produire en Europe, y compris ceux des « musiciens Chrétiens », y compris les prêches des pasteurs en provenance de Kinshasa.

Ayant pris cette résolution, ils ont multiplié des marches et manifestations diverses pour se faire entendre de par le monde. Je ne peux pas dater toutes, les marches mais, sachez que, même si les médias occidentaux n’en font pas cas, certaines personnalités occidentales s’élèvent pour dénoncer comment leurs frères racistes blancs et leurs multinationales maintiennent la République Démocratique du Congo sous occupation et le peuple congolais sous esclavage. Des rares personnalités occidentales à dénoncer l’imposture de Joseph Kabila, cliquer sur ces liens :

1.-https://youtu.be/JHG6WDQokL8;

2.- https://youtu.be/CBhJN4Z0hY8;

3.- https://youtu.be/sUV09lZoaGU;

Pour le Conseil de sécurité, il n’y a pas de débat, la priorité reste la tenue des élections prévues le 23 décembre prochain pour remplacer le président Joseph Kabila et aboutir à une alternance pacifique du pouvoir. Les diplomates restent néanmoins prudents. « La période électorale qui s’ouvre est cruciale pour l’avenir de la RDC mais aussi de la région dans son ensemble, a déclaré François de Delattre, le représentant français. Le défi est historique, dans un contexte délicat. Sans élections crédibles et acceptées par tous, c’est la stabilité du pays et de toute la région qui est en jeu.

  PEUPLE CONGOLAIS,

Sachez que la Charte est au dessus de toutes les résolutions de l’ONU notamment Le paragraphe 7 de l’Article 2 stipule que : « rien n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État, mais que ce principe ne porte en rien atteinte à l’application des mesures de coercition prévues au Chapitre VII de la Charte. Le Répertoire couvre des situations où le principe de non-intervention des Nations Unies a été soulevé et où l’autorité du Conseil à intervenir dans une situation particulière a été mise en question »

Par conséquent, l’accord de la St Sylvestre ne peut pas être évoquer ici, car une simple résolution du conseil de sécurité, ne peut pas s’arroger les pouvoirs régaliens reconnu à un État indépendant. Sachez que même les délibérations orales des conseils coutumiers de nos villages ont une valeur juridique et une portée politique au dessus du texte hérétique de l’accord de la St-Sylvestre car les décisions de ces conseils de village, s’imposent a tous les villageois même aux visiteurs étrangers. Ce qui n’est pas le cas de cet accord et pourquoi ?

1. C’est un accord anti-constitutionnel ;

2. C’est accord extra-constitutionnel ;

3. C’est accord privé, signé par des personnes qui n’ont ni qualité ni titre pour engager la République Démocratique du Congo que se soit sur le plan des institutions internes et internationales. Pourquoi ? parce que sur le plan légal interne, le protocole d’État, quelque soit nos contestations, et jusqu'à preuve du contraire, C’est « Joseph Kabila » qui engage la République Démocratique du Congo. Sur le plan légal international, le protocole des Nations-Unies, reconnait, Joseph Kabila, Président de la République Démocratique du Congo, Bruno Tshibala, Premier Ministre de la République Démocratique du Congo et Leonard She Okitundu, vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Étrangères de la République Démocratique du Congo, comme les seuls autorités habilitées à engager la République Démocratique du Congo, dans les négociations internationales.

4. Les signataires de cet accord n’ont plus sur le plan légal de mandat électif et ne peuvent donc plus se prévaloir de celui-ci pour dire qu’ils ont le mandat du peuple. Tous ceux qui comme Ève Bazaiba, prétendent que le Peuple Congolais a accepté l’accord mafieux de la St-Sylvestre, mentent a l’opinion publique nationale et internationale et par ricochet mentent à leurs jeunes militants...

5. Certains signataires de cet accord n’avaient pas, au moment des négociations et de la signature de cet accord, les facultés intellectuelles adéquates pour comprendre les méandres, les pirouettes et subterfuges juridiques entourant celui-ci ; de ce fait leurs consentements étaient viciés, c’est l’une des conséquences de sa caducité.

6. L’accord n’a jamais été signé par le principal protagoniste a savoir, Joseph Kabila lui-même ; doit-on juridiquement lui opposer un document qu’il n’a jamais signé ou qu’il n’a jamais tout simplement lu ?

IV. L’APPORT DE LA DIASPORA CONGOLAISE DANS LE SECTEUR ECONOMIQUE DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO.

Jamais, alors jamais, les Congolais de la diaspora « n’attendent que d’autres remettent le pays sur les rails afin qu’ils viennent ensuite cueillir les fruits des peines et des sacrifices, des risques et de la sueur des autres ?”

PEUPLE CONGOLAIS,

Cette assertion du Cardinal Monsengwo, suggérait à ceux d’entre-vous qui ne connaissent pas les réalités que vivent les Congolais de la diaspora, comme étant des désoeuvrées qui attendent le Père Noël pour leur donner des cadeaux et quoi sais-je encore; la réalité elle est tout autre. Ici, lorsque vous ne travaillez pas, vous ne pouvez rien faire. Voici le parcours du combattant des Congolais vivants à l’étranger, celui-ci diffère d’un pays a l’autre, mais en règle général, le parcours est à peu près le même. Les Congolais de la diaspora ne vivent pas au Paradis:

1.- Le parcours du combattant des Congolais de la diaspora

1. Il faut se battre pour obtenir sa carte de séjour; ( beaucoup attendent ce sésame pendant plus de 10 ans ou plus), cela dépend des pays. Il ne pas facile d’obtenir un séjour dans des pays comme la Belgique, la France ou la Suisse.

2. Il faut se battre pour obtenir le permis de travail;

3. Il faut se battre pour trouver du travail;

4. Il faut se battre pour obtenir une assurance maladie ou une carte de sécurité sociale;

5. Il faut se battre pour trouver un logement;

ici il faut dire que certains logeur sont des racistes, ils n’acceptent pas facilement des noirs et pour les décourager, ils leurs proposent des loyers exorbitants;

6. Il faut assurer son logement;

7. Il faut se vêtir chaudement, car il fait très froid en Europe et surtout au Canada ou aux États-Unis ou le températures baissent jusqu'à – 30, voire -40 degrés.

8. Il faut se nourrir et donc, il faut avoir du travail;

9. Il faut payer ses factures de l’électricité, du gaz, de téléphone etc…

10. Pour ceux qui veulent étudier, il faut trouver une inscription en Faculté ou dans une institution d’Enseignement supérieur et payer les frais de scolarité;

11. Il faut avoir une carte de transport mensuelle, car en cas de fraude, vous risquez la prison et voire l’expulsion du pays d’accueil;

J’arrête ici cette énumération, d’autre la compléteront. Je voudrais ici signaler aux jeunes de Kinshasa que les raisons qui nous ont poussé de venir se réfugier en Europe, en Afrique du Sud, aux États-Unis ou au Canada, sont politiques et non économiques, car si nous avions des dirigeants consciencieux, qui gèrent bien les richesses de notre pays, personne n’envierait de venir vivre ici, dans le froid et dans des privations de toutes sortes. Ainsi, c’est avec mille et une difficulté que certains s’en sortent, mais souvent ceux qui y arrivent c’est grâce à la solidarité inter-congolaise. Mais certains ont péri en tentant de traverser la méditerranée. Ce sont-la les réalités que les jeunes kinois doivent savoir.

2.- Comment s’est formée la diaspora congolaise

 La période des années 1960-1965 : Ce furent pour la plupart des étudiants boursiers du gouvernement belge ou congolais qui étudiaient soit à l’Université Libre de Bruxelles ou à l’Université de Liège. Le gouvernement congolais de l’époque, avec la coopération français avaient envoyé certains assistants-médicaux et leurs familles, pour compléter leurs études en médecine.

La période des années 1965 -1975 : La Belgique avec AGBCD (l’Agence Générale Belge de coopération et de développement) continua a offrir des bourses d’études au étudiants congolais, tandis que la France et la coopération française offrait des bourses a des plusieurs journalistes et fonctionnaires congolais pour venir parfaire leurs formations de base.

La période des années 1975-1985 : Les bourses d’études se font rares, les jeunes congolais commençaient de tenter des aventures à l’étranger. C’est a partir de cette période que les jeunes de la commune de Ndjili, de Masina et de Matete, trouvèrent mille et une astuces pour se procurer des visas français et atterrissaient en nombre a Paris. Dans ce lot, on commençait à enregistrer l’arrivée les militants de l’UDPS en France qui furent persécutés par la dictature de Mobutu.

La période des années 1985-1994 : Avec les pillages de 1990-1993, la situation économique s’était empirée, plusieurs jeunes congolais, commencèrent de fuir le pays en empruntant des itinéraires différents et variés. Certains aller solliciter l’asile politique auprès du Haut- commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés, au Congo-Brazzaville pour espérer être évacués vers le Canada, les États-Unis ou l’Australie, pays d’immigration. D’autres prirent le chemin l’Afrique du Sud ou la plupart des médecins congolais ont la cote. C’est au cours de cette période que les pays occidentaux commencèrent à enregistrer des demandes d’asile des diplomates congolais, car n’étant plus payés, ils étaient pour la plupart expulser de leurs résidences par leurs bailleurs et que leurs enfants ne pouvaient plus suivre une scolarité normale dans des écoles françaises à l’étranger, dont les frais de scolarité sont très élevés, soit 2.000 € par trimestre et par élève.

La période des années 1997- jusqu'à nos jours : Suite à un coup d’état militaire ourdi par les États-Unis et la Belgique et par leurs sous-traitants, Rwandais, Ougandais et Angolais, on a assisté à une grande vague d’émigration des Congolais : les hommes politiques de la IIe République, des officiers généraux et supérieurs de FAZ, et de ceux de la gendarmerie. C’est au cours de cette période que l’on assistera au phénomène « Ngulu ». A ce jour, la diaspora congolaise totalise plus ou moins 10.000.000 d’âmes.

3.- Le respect du à la diaspora

Les membres de la diaspora ne demandent qu’on leurs fasse de salamalecs, ils demandent tout simplement qu’on les respecte comme faisant partie du patrimoine congolais et non pas comme des profiteurs des circonstances avantageuses. La diaspora est une richesse que nos compatriotes restés au pays ne doivent pas négliger. Ayant été en poste diplomatique en Grèce d’abord puis en Égypte avec juridiction sur la Turquie, l’apport de la diaspora de ces pays est reconnu et valorisé par les autorités de leurs pays d’origine. Lorsque je fus chargé d’affaires a.i. près l’Ambassade du Zaïre a Athènes, le Président de la communauté des anciens Grecs ayant fait fortune au Zaire, M. Papadopoulos, qui avait bâtit l’Hôtel Zaire-Palace de Kisangani, organisait chaque année au mois de février, une réception en l’honneur des diplomates zaïrois accréditées a Athènes en reconnaissance du pays où ils avaient fait fortune. Il avait construit la réplique du même hôtel qu’il a également baptisé, Zaïre-Palace à l’ile de Rhodes en Grèce.

L’Égypte et la Turquie accordent également plusieurs facilités aux membres de leurs diaspora, notamment des franchises douanières pour ceux qui veulent venir investir dans leurs pays d’origine et possèdent concurremment les passeports Égyptiens et Turques et de ceux des pays ou ils ont acquis la nationalité, soit par naissance ou par naturalisation. Ils n’ont pas besoin de visas lorsqu’ils rentrent dans leurs pays d’origine. Pourquoi la République Démocratique du Congo, n’accorderait-elle pas quelques avantages à sa diaspora? Réponse : Non, elle ne le peut pas, parce que leur pays est sous-occupation.

4.- L’apport économique de la diaspora en République Démocratique du Congo

Composée de 8 à 10 millions d’individus, établis le plus souvent en Belgique, en France, en Angleterre, aux Pays-Bas, aux États-Unis ou au Canada,  la diaspora congolaise constitue, selon toute vraisemblance, la diaspora la plus importante du continent africain. 

Au sein de cette diaspora, se trouve un grand nombre de congolais ayant directement bénéficié de la qualité de la formation scolaire et universitaire dispensée dans leur pays d’accueil et ayant réalisé un début de carrière professionnelle, aussi brillant qu’enrichissant, dans des entreprises occidentales bien souvent beaucoup plus structurées que celles implantées sur le continent.

Grâce à leur niveau d’études, parfois impressionnant, et aux responsabilités professionnelles qu’ils ont pu exercer, ils ont acquis et accumulé une expertise qui serait fort précieuse pour un pays dont l’émergence économique est planifiée pour 2030, mais dont l’indice de développement humain se situe à l’avant dernière place du classement international de 2014…. De plus, la contribution des congolais de l’étranger à l’économie locale ne souffre d’aucune contestation possible. En effet, selon le magazine des Nations Unies « Afrique renouveau », les transferts de fonds réalisés par les nationaux résidant hors des frontières congolaises ont atteint un montant record de 9 milliards de dollars US sur l’année en 2011, soit :

 près de la moitié du PIB local.

 un peu plus de l’équivalent du budget de l’état.

 plus de quatre fois l’aide publique au développement en RD Congo.

 Le budget de l’état en RD Congo est, à date, de l’ordre de 9 milliards de dollars US. Même si sa progression est substantielle, puisqu’il était limité à 300 millions de dollars à la fin des années 90, il convient de souligner qu’il ne représente environ que 2% du budget de l’état français.​

5.- L’apport de la diaspora congolaise dans plusieurs secteurs de la vie sociale des congolais.

 Dans le domaine de la santé : ce sont des jeunes de la diaspora assistent leurs parents malades au pays, parce que l’ensemble du secteur de la sante a été détruit et ce depuis la IIe République. Des Congolais du pays meurent parfois pour une maladie bénigne ou pour manque d’aspirine. Le pays est sous occupation, on ne peut même plus parler de la démission de l’État dans ce domaine.

 Le marché funèbre: A l’instar de bon nombre de secteurs de la vie socio-économique du pays, le secteur funèbre est à la merci des spéculateurs. Il suffit pour s’en convaincre, de voir des commissionnaires qui se sont emparés de ce marché, en se faisant du beurre sur le dos de paisibles familles. Encore une fois, ce sont les jeunes de la diaspora interviennent pour enterrer leurs morts laissées au pays. Ainsi par exemple, la diaspora a collecte déjà plus de 20.000 € pour les funérailles de Rossy Mukendi Tshimanga.

 Dans le domaine de l’éducation: C’est encore les jeunes de la diaspora qui participant aux frais de scolarité de leurs enfants laissées au pays ou de leurs jeunes frères qui manifestent réellement la volonté de poursuivre leurs études dont le niveau a considérablement baissé. Un étudiant en 2e Licence en Droit, ne sait même plus écrire une phrase correctement en Français, qui est la langue officielle de notre pays.

 Dans le domaine des transports: Mis à part le train qui fait Masina gare Centrale, ou celui qui fait Kinshasa-Matadi- Kinshasa, le transport urbain n’existerait plus n’eȗt été l’apport des jeunes de la diaspora, qui bravant des hivers arides en occident, exportent au pays des véhicules de transport en tout genre. La grande majorité sont des jeunes kinois, da Masina, Kimbanseke, Ndjili, Matete et Lemba. Certains envoyent des moteurs pour la construction des baleinières pour le transport fluvial de Kinshasa jusque à Ilebo dans le Kasai. Celui dont je fais allusion ici, vit à Londres.

 Dans le domaine de maintien des ménages: Déjà l’Etat n’existe plus et par conséquent la plupart des parents des jeunes kinois de la diaspora sont des fonctionnaires de l’Etat, qui sont restés impayées pendant plusieurs mois, voire des années; comment font-ils pour vivre? Si ce n’est qu’avec l’apport de la diaspora ?

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samedi 7 avril 2018

Amphithéâtre du Museum à Paris: Edouard Philippe déclare l'autisme cause nationale !

Chessy, Edouard Philippe, Premier ministre au Salon International de l'autisme

Hier, en une journée, nous avons suivi et couvert pour Réveil FM International, deux déplacements du Premier ministre Edouard Philippe, à Chessy dans le Marne-La-Vallée, au salon international de l'autisme et son discours à l'amphithéâtre du Museum à Paris. Nous sommes loin de tout comprendre, mais la cause nous tient à cœur. 340 millions pour le 4ème plan autisme sur 5 ans (contre 205 millions sur 4 ans pour le 3ème plan 2013-2017). Le 5 avril, c'est Emmanuel Macron en personne qui a lâché l'info lors d'un déplacement consacré à l'autisme à Rouen. Mais c'est le 6 avril que le Premier ministre, Edouard Philippe.

Une stratégie pour rattraper un retard accumulé depuis plusieurs années: "La fatalité, ça n’est pas d’être autiste, c’est de naître avec un autisme en France". C’est par ces mots d’une mère d’enfant autiste que le Premier ministre a commencé la présentation de la stratégie nationale pour l’autisme. Car l’ambition affichée est de rattraper le retard accumulé depuis plusieurs années par la France dans la prise en charge de ce trouble du développement au niveau du repérage, du diagnostic, de l’accompagnement et de l’inclusion des personnes autistes.

Chessy, Edouard Philippe, Premier ministre au Salon International de l'autisme

"Il s’agit bien d’une "stratégie" et pas seulement d’un plan, car nous avons besoin d’une vision et d’une action interministérielle forte et pérenne, qui s’expriment dans les domaines de la santé, de l’éducation, du logement, du travail, et bien sûr de la recherche" précise le Premier ministre.

La journée a commencé par une visite sur le 3ème Salon international de l'autisme qui se tient les 6 et 7 avril à Disneyland Paris. Puis la délégation gouvernementale a rejoint le Jardin des plantes à Paris. Certains imaginaient un entre-soi à l'Elysée, comme lors de la concertation sur l'autisme le 6 juillet 2017, ils en seront quittes pour l'amphithéâtre du Museum d'histoire naturelle. Après des semaines de concertations, de questions, de revendications, voire de fantasmes, de la part des associations impliquées en faveur de l'autisme, on entre concrètement dans le vif du sujet : l'annonce du 4ème plan autisme. Parce que l'autisme n'est pas seulement une question de santé, elle se fait en présence de quatre ministres : Sophie Cluzel (handicap), Frédérique Vidal (recherche), Agnès Buzyn (santé) et Jean-Michel Blanquer (éducation nationale). Certains manquent néanmoins à l'appel comme le travail.

Chessy, Edouard Philippe, Premier ministre au Salon International de l'autisme

Quelle stratégie ? A celui de « plan », le gouvernement préfère cette fois-ci le terme de « stratégie ». In extenso, cela donne : « Stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neuro-développement ». Quatre séquences animées par Sophie Cluzel vont permettre de lever le voile sur les projets gouvernementaux. Ambiance feutrée et lumière bleue, celle de l'autisme... Edouard Philippe, sur les 100 mesures que comprend cette stratégie, en a dévoilé les grands axes. Il reconnait que les personnes concernées n'ont peut-être pas encore vu les bénéfices des trois plans précédents dans leur vie quotidienne. Et compte mettre en oeuvre, selon lui, un "engagement inédit". "Mon ambition est que les personnes autistes soient acceptées dans leurs différences et qu'elles soient reconnues pour leurs compétences", a déclaré le Premier ministre

Edouard Philippe, Premier ministre à l’amphithéâtre du Museum à Paris

Les 5 axes majeurs:

La science. Le premier engagement, c'est "remettre la science au cœur de l'action en faveur de l'autisme et de bannir tout discours qui ne respecte pas les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS)".

L'intervention précoce. Le deuxième, c'est la nécessité d'intervenir précocement auprès des enfants et de "prendre au sérieux les parents qui disent que leur enfant ne grandit pas bien". Il reconnait qu'il y a souvent un refus de "prendre en compte leur intuition" qui n'est pas "fondée par une preuve scientifique". Cela suppose un "effort majeur" de formation des professionnels de la petite enfance avec une prise de relais des professionnels de la rééducation dans les "plus brefs délais". L'une des innovations est la création, à partir du 1er janvier 2019, d'un "forfait d'intervention précoce" de prise en charge par l'Assurance-maladie des séances avec des thérapeutes (psychomotriciens, ergothérapeutes, neuropsychologues ...), dès les premiers troubles détectés et avant le diagnostic officiel. Pour les enfants nés en 2018, "il faudrait que, dès 2019, l'ensemble de cette classe d'âge puisse avoir accès au dépistage et au forfait d'intervention précoce, et que cette génération dépistée le plus tôt possible puisse intégralement entrer à l'école en 2021. C'est le premier jalon qu'on s'est fixé", selon Matignon.

L'école. Le gouvernement prévoit de "tripler" le nombre d'Unités d'enseignement en maternelle (UEM), des petites classes destinées aux enfants ayant besoin d'un soutien renforcé. De nouvelles classes spécialisées doivent être ouvertes en primaire, au collège et au lycée, et une centaine de postes d'enseignants spécialisés dans l'autisme seront créés pour soutenir ceux qui ont des élèves autistes dans leurs classes.

Les adultes. Les adultes autistes sont également au coeur de cette stratégie pour qu'ils puissent devenir "épanouis et autonomes". "Le lieu de vie d'une personne autiste au 21ème siècle ne peut pas être un hôpital", affirme le Premier ministre. Il dit vouloir lancer un vaste plan de repérage pour ceux qui n'ont jamais été diagnostiqués, avec, ensuite, des réponses adaptées, "avec un accompagnement 24h sur 24 pour ceux qui en ont besoin et en autonomie pour d'autres, en développant des solutions inclusives et en facilitant l'accès au logement social dans le cadre du projet de loi ELAN". Il n'oublie pas l'accès à l'emploi car "beaucoup sont capables de travailler". "C'est une valeur ajoutée dont il serait absurde de se priver". Le nombre d'emplois accompagnés pour les personnes autistes sera ainsi doublé.

Les familles. Enfin, il conclut par la nécessité d'aider les aidants, dont on doit "reconnaître l'expertise". "Un don de soi pour des parents souvent assignés à résidence et marginalisés", selon lui. Via, notamment, une plateforme de répit par département. Les familles et personnes concernées seront également associées à la gouvernance de cette nouvelle stratégie.

Pour assurer son suivi, un délégué interministériel va être nommé. "En agissant ainsi, nous agissons autant pour les personnes autistes que pour nous. C'est à ce sursaut national, comme ce fut le cas pour le handicap en 2005 ou le cancer, que je nous appelle. Il était temps !", conclut Edouard Philippe.

Edouard Philippe, Premier ministre à l’amphithéâtre du Museum à Paris

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

Stratégie nationale pour l’autisme

Muséum de Paris, vendredi 6 avril 2018

Monsieur le ministre de l’Education Nationale,

Madame la ministre de la Santé et des solidarités,

Madame la ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur,

Madame la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées,

Mesdames et Messieurs,

Il y a quelques mois, j’ai entendu à la télévision la maman d’un enfant autiste qui disait que «la fatalité, ça n’est pas d’être autiste, c’est de naître avec un autisme en France ». Ce constat, vous vous doutez qu’il me consterne. Mais il faut le regarder en face et prendre les mesures pour y remédier. C’est ce qui nous rassemble aujourd’hui.

Avant de recevoir vos courriers, avant d’entendre vos témoignages, je dois reconnaître que je connaissais mal l’autisme – comme beaucoup de Français malheureusement. Je n’avais pas mesuré qu’emmener son enfant autiste chez le dentiste, partir en vacances, tout ce qui forge le quotidien des parents devient synonyme d’angoisse et souvent d’échec. Certains parents évoquent même leurs difficultés à obtenir une carte d’identité dont la photo soit conforme aux normes nationales (parce que leur enfant bouge trop, ne regarde pas assez fixement l’objectif: cet exemple symbolise à lui seul l’exclusion de la République, la négation d’identité que les personnes autistes subissent aujourd’hui, en France.

C’est donc pour amorcer des changements majeurs pour les personnes autistes que le Président de la République a ouvert en juillet dernier une vaste concertation. Cette concertation, nous avons voulu qu’elle soit « ascendante », qu’elle émane des familles, des acteurs professionnels, de tous ceux qui inventent des solutions nouvelles, au plus près des attentes réelles. Et je tenais d’ailleurs à vous remercier, sincèrement, pour votre aide et le temps que vous avez consacré à construire cette stratégie.

La France a accumulé un retard significatif en matière de repérage, de diagnostic, d’accompagnement et d’inclusion des personnes autistes. C’est ce qui explique le décalage entre les besoins des personnes autistes, la connaissance pratique des familles, et les réponses apportées par l’Etat. Le 3ème plan autisme proposait des mesures nécessaires mais beaucoup d’entre vous n’en ont pas encore vu les bénéfices dans leur vie quotidienne : nous revenions sans doute de trop loin pour que ce plan suffise à infléchir la situation.

Après 9 mois intenses de concertation, nous lançons aujourd’hui la « stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement ». Il s’agit bien d’une « stratégie » et pas seulement d’un plan, car nous avons besoin d’une vision et d’une action interministérielle forte et pérenne, qui s’expriment dans les domaines de la santé, de l’éducation, du logement, du travail, et bien sûr de la recherche.

J’ai parlé des troubles du neuro-développement, parce que l’autisme en est un. Et ces troubles– la déficience intellectuelle, les « dys », l’hyperactivité – touchent parfois les mêmes personnes et nécessitent une approche globale, notamment en matière de recherche et de repérage précoce. Il ne s’agit pas de diluer les financements, comme le redoutent certains, mais d’apporter des réponses qui s’inscrivent dans un périmètre cohérent et qui pourront bénéficier au plus grand nombre.

Notre action doit tout d’abord reposer sur des connaissances scientifiques solides. Nous savons aujourd’hui que plusieurs gènes sont impliqués dans l’autisme. Mais comment interagissent-ils avec les facteurs environnementaux ? Quel est leur impact ? Nous avons beaucoup progressé ces dernières années, mais il nous faut mieux comprendre encore les causes de l’autisme pour développer des réponses adaptées.

Nous avons la chance d’avoir en France des chercheurs reconnus sur le plan international. Il faut bien sûr financer de nouveaux projets. Mais il s’agit aussi de structurer toute une communauté de recherche sur l’autisme et les troubles du neuro-développement : nous créerons – Frédérique VIDAL y reviendra – un groupement de coopération scientifique et trois centres d’excellence, renforcés par des chefs de clinique hospitalo-universitaires.

Nous allons ainsi accélérer la production scientifique. Ces connaissances nouvelles n’ont pas vocation à rester dans les laboratoires : elles devront bénéficier au plus vite et de manière concrète aux personnes autistes, en créant un continuum entre la recherche, l’expertise clinique et la formation universitaire.

Plus généralement, l’ambition de ce Gouvernement est de remettre la science au cœur de notre action pour l’autisme. Nous devons en finir avec l’océan de méconnaissance ou de représentations erronées qui excluent quotidiennement les personnes autistes et leurs proches.

Nous devons bannir tout discours, toute pratique qui ne respecterait pas les recommandations de la Haute Autorité de Santé et investir pour cela massivement dans la formation des professionnels intervenant auprès des personnes autistes.

Notre deuxième engagement, c’est d’intervenir le plus précocement possible auprès des enfants

Les témoignages concordent : on ne prend pas suffisamment au sérieux les parents qui disent très simplement que leur enfant ne grandit pas bien. Certaines mères s’entendent dire : « vous savez Madame, c’est normal, les mamans sont toujours inquiètes », ou, pire : « vous êtes une maman anxieuse, non ? ».

Le fait est que nous intervenons beaucoup trop tardivement en France : les intuitions des parents sont minimisées, les enfants sont tardivement repérés et ils doivent ensuite attendre plus d’un an pour obtenir un diagnostic. 45% des bilans concernent ainsi des enfants qui ont entre 6 et 16 ans, quand les premiers signes de retard de développement sont parfois détectables chez les tout petits. Cette mauvaise organisation, dont nous portons la responsabilité, fait perdre des mois précieux à l’enfant.

Nous pouvons, nous devons changer la donne. Il y a un consensus international pour reconnaître le rôle des interventions précoces dans la réduction significative du handicap. Il est donc temps de nous conformer aux recommandations de bonnes pratiques professionnelles de la Haute Autorité de Santé :

- Premièrement, nous devons mieux repérer les signaux d’alerte. Nous allons faire un effort majeur de formation et de sensibilisation auprès des professionnels de la petite enfance, de la crèche à l’école maternelle.

- Deuxièmement, les médecins généralistes et les pédiatres doivent pouvoir confirmer le retard de développement. Les visites obligatoires du 9ème et du 24ème mois intégreront plus efficacement l’exploration de la communication au même titre que la motricité et le langage. Les nouveaux modèles du carnet de santé et des certificats de santé sont entrés en vigueur le 1er avril 2018.

Cette « 1ère ligne » sera donc mieux formée et responsabilisée, comme une tour de contrôle qui pourra enfin jouer son rôle de détection des tout premiers signes d’alerte.

- Troisièmement, les professionnels de la rééducation de l’enfant devront prendre le relais dans les plus brefs délais. Mais ces spécialistes aujourd’hui, comment les trouver quand vous êtes parent et quand personne ne vous oriente ? Comment savoir à quelle porte frapper ? Comment financer des séances extrêmement coûteuses, qui ne sont pas remboursées par la sécurité sociale ? Les parents s’épuisent et se ruinent.

Avec Agnès BUZYN, nous allons mettre en place dans chaque territoire une plateforme d’orientation et de coordination qui pourra prescrire et organiser un parcours faisant intervenir différents professionnels libéraux – neuropsychologues, psychomotriciens, ergothérapeutes – formés et labellisés.

Cette mesure ne jouera pleinement son rôle que si les familles sont aidées financièrement. Nous créons donc un forfait « intervention précoce » pour que les familles, avant les ouvertures de droits auprès des MDPH, n’aient plus à payer de leur poche ces interventions qui les mettent dans des situations financières critiques, surtout lorsque l’un des parents se trouve contraint d’abandonner son travail pour s’occuper de son enfant – et c’est très souvent le cas.

Ces enfants – qui auront été diagnostiqués tôt – pourront tous entrer en maternelle. Car je le rappelle, l’obligation de scolarisation sera abaissée à 3 ans dès la rentrée 2019, et concernera tous les enfants de la République. Nous accompagnerons cette scolarisation des petits en faisant intervenir en classe des équipes médico-sociales ou libérales, en soutien aux équipes pédagogiques. Et nous triplerons en 5 ans le nombre « d’unités d’enseignement en maternelle » afin de scolariser même les enfants présentant les troubles les plus sévères.

Les enfants pourront suivre un parcours scolaire personnalisé, le plus possible adapté à leurs besoins, de l’école élémentaire au lycée, via un renforcement des différents dispositifs d’inclusion scolaire. Les enseignants seront également formés et accompagnés, directement en classe, par des professeurs « ressources » spécialisés sur l’autisme.

Un très gros effort va être effectué, que Jean-Michel BLANQUER précisera, car nous devons rattraper un retard qui pénalise durablement l’inclusion sociale et professionnelle des personnes autistes. Notre action doit également soutenir la pleine citoyenneté des adultes autistes.

Si vous vous battez jour et nuit, c’est pour que votre enfant, votre proche soit un jour un adulte heureux. Et si nous privilégions l’intervention précoce, c’est précisément pour qu’un enfant diagnostiqué le plus tôt possible devienne un adulte autonome, épanoui.

Aujourd’hui, nous sommes face à une obligation éthique, à une responsabilité collective car le lieu de vie des adultes autistes, au XXIe siècle, ne peut pas être l’hôpital. La première mesure qui s’impose, c’est donc de lancer un vaste plan repérage des adultes dont l’autisme n’a jamais été diagnostiqué, notamment ceux qui se trouvent dans les établissements médicosociaux, sociaux ou de santé : l’absence de diagnostic est une source de souffrance indicible et souvent de précarisation, qui peut entraîner une spirale de désinsertion.

A chacun de ces adultes autistes, nous devons proposer une réponse adaptée.

– Certains adultes nécessitent un accompagnement 24h sur 24. Longtemps oubliés, longtemps tenus à l’écart de la société, ils méritent aujourd’hui un investissement particulier.

– D’autres ont la possibilité de mener une vie plus autonome. Et plus nous serons efficaces dans le diagnostic précoce et la scolarisation, plus ils seront nombreux. Nous développerons pour eux des solutions inclusives : l’accès et le maintien dans le logement social seront facilités, notamment par l’ouverture aux personnes autistes – dans le cadre du Projet de loi ELAN – des colocations sociales.

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vendredi 6 avril 2018

RTNC: Freddy Mulumba Kabuayi nommé DGA par la Tutsi-Power !

Freddy Mulumba Kabuayi, collabo, traître et accompagnateur du régime d'imposture

A quelques heures de la commémoration du 24è anniversaire du génocide rwandais, la Tustsi-power vient de faire nommer Freddy Mulumba Kabuayi DGA à La RTNC. Une récompense d'un valet venue tout droit de Kigali. C'est connu, un tonneau vide fait beaucoup de bruit ! Freddy Mulumba Kabuayi, est un ombrageux personnage, qui veut faire croire et paraître qu'il est intelligent, alors que le fourbe est au service de la Tutsi-power, agent au service de Kigali.

Avec un discours anti-Occident depuis quelques années et un faux un chantre de la renaissance africaine, il a toujours roulé pour le régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Freddy Mulumba Kabuayi a usurpé le slogan de la diaspora congolaise, lors des manifestations "Kabila dégage" organisées par des Anti-Alias Joseph Kabila, à Paris, Londres, Bruxelles, Washington... Non à la Balkanisation de la RDC !

Il a vite été encouragé par la Tutsi Power. Le Potentiel, journal coupagiste et thuriféraire du régime d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, a même récupéré le slogan de la diaspora en l'affichant à la une.

Freddy Mulumba Kabuayi en a fait des tonnes à tel point que lorsqu' on le voit, on l'appelle "Monsieur Non Balkanisation de la RDC". Il a fait cela non par conviction mais son boulot a été monnayé par la Tutsi-Power. Pour mieux comprendre la nomination inopinée de Freddy Mulumba Kabuayi comme DGA sur instigation et recommandation de la Tutsi-Power, à quelques mois des élections en République démocratique du Congo, il faudra comprendre deux choses:

1.Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ne veut pas partir. L'incapacitaire et l'imposteur de Kingakati a besoin d'un thuriféraire, griot et djaleloïse, qui peut continuer à justifier, auprès de l'opinion nationale et internationale, par sa petitesse d'esprit que la RTNC, média publique caporalisée et transformée en caisse de résonance pour clamer les louanges, de celui qui est arrivé au Congo en 1997, avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, est efficace. Or le "coupagiste" Freddy Mulumba Kabuayi est prêt à défendre l'indéfendable, pour justifier la dictature féroce qui sévit en République démocratique du Congo. Faible d'esprit, avec quelques dollars, le "Coupagiste" Freddy Mulumba Kabuayi est un rampeur ! L'hypothétique élection présidentielle du 23 décembre 2018 est un leurre. Il n'y aura pas d'élection en RDC.

2. Freddy Mulumba Kabuayi a appris de son oncle "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi responsable du journal Le Potentiel, où il a évolué. En effet, crevant la dalle, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a fait des mains et des pieds, lors du dialogue Intercongolais à Sun-City, en Afrique du Sud, pour être nommé comme président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), l'une des 5 commissions d'appui à la démocratie. Pauvre, vivant dans une parcelle familiale à Ngaba, se lavant dans un "Kikoso" et s'abreuvant de "Mayi Ya Mabulu", "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a rampé et s'est fait acheté par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Contre espèces sonnantes et trébuchantes, le chauve de Ngaba a tout obtenu de Joseph Kabila: Villas, Voitures de luxe, argents...Il a reçu comme missions de museler des journalistes, bâillonner des médias et opposants. Et "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi de transformer la HAM, une institution d'appui à la démocratie de régulation des médias en instance de répressions contre journalistes, médias et opposants. La HAM a fonctionné de 2002 à 2007, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, corrompu jusqu'à la moelle épinière, va outrepasser ses prérogatives. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui avait déjà un homme de main à la Commission Électorale Indépendante (CEI), en la personne de l'abbé Malu Malu, avait mis son grappin sur la Haute Autorité des Médias (HAM) qui devint l'étouffoir des libertés. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi priva 60 millions des Congolais du débat constitutionnel qui devait opposer Jean-Pierre Bemba à Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Fourbe, roublard, grand requin "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi fut récompensé par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale en le nommant : Rapporteur au Sénat !

3. Freddy Mulumba Kabuayi rampe devant Alias Joseph Kabila. Il vient d'être récompensé comme DGA à la RTNC pour museler des journalistes et continuer de faire de la RTNC, non pas un média accessible à tous les Congolais, toutes tendances confondues, mais la Voix de l'imposteur de Kingakati. La traîtrise se transmet-il aussi par l'ADN ? "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a trahi le peuple congolais pour son gros ventre. Son neveu Freddy Mulumba Kabuayi vient de lui emboîter le pas.

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mercredi 4 avril 2018

Garçon de course de Louis Michel, Bob Kazadi Kabamba est un pyromane Congolo-Belge!

Alias Joseph Kabila catapulté à la tête de RDC pour mieux piller ses ressources

A Réveil FM International, nous refusons de céder à l'amnésie. A quelques encablures des hypothétiques élections en République démocratique du Congo, des marionnettistes s’attellent. Fabriqué comme l'intello belge d'origine, Bob Kazadi Kabamba, est l'agent belge qui torpille la RDC dans toutes négociations belgo-congolaises. Qui ignore le rôle néfaste de Bob Kazadi Kabamba dans les deux hold-up électoraux d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, élection Louis Michel 2006 et novembre 2011, pour mieux contribuer au pillage des ressources ? Le mafieux se clame être du parti belge Ecolo, il n'a d'écologiste que l'enrichissement personnel et le pillage du Congo. Bob Kazadi Kabamba est sur tous les coups contre la République démocratique du Congo, par son parrain Louis Michel. Pour que la petite Belgique soit reconnue sur le plan international, il faut qu'elle ait le Congo dans sa gibecière. Et s'il n'y a des problèmes, il faut en créer, avec ses collabos, pour que la Belgique puisse se retrouver.

Bob Kazadi Kabamba, garçon de course de Louis Michel et Malu Malu, abbé tricheur de l'élection Louis Michel 2006

Après le premier hold-up électoral lors l'élection Louis Michel 2006, Bob Kazadi Kabamba avec l'université de Liège ont fait de Malu Malu docteur honoris causa, le jeudi 20 mars 2008. L'université de Liège est soutenu par le MR, parti de Louis Michel dont Bob Kazadi Kabamba est le garçon de course attitré. Abbé tricheur, Apollinaire Malu Malu, premier président de la Commission électorale indépendante (CEI) du Congo-Kinshasa, est celui qui avait orchestré et planifié, l'élection frauduleuse d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, candidat de Louis Michel et de la communauté internationale.

A l'heure où le Congo est à genoux et doit se mettre débout, il n'y a pas de place pour les pyromanes. Avec des "étiquettes trompeuses et fumeuses" de la démocratie, continuer à faire croire aux pays membres de l'Union Européenne que la République Démocratie du Congo est devenue une démocratie depuis les fameuses élections de 2006, est un non-sens et une responsabilité énorme. Refuser aux Congolais d'aspirer à la démocratie, à la bonne gouvernance et au respect des droits humains, se faire complice des situations infra-humaines que subissent les ressortissants de son pays d'origine, et s'y complaire est un manque d'humanité criant. Nous espérons que tous les matins, Bob Kazadi Kabamba, le garçon de course de Louis Michel, se regarde dans la glace et se rase tranquillement en ayant sa conscience avec soi.

Pyromane, Bob Kazadi Kabamba est le garçon de course de Louis Michel

Personne n'avait pensé un jour que Bob Kabamba Kazadi né à Bukavu en 1967, d'un père congolais commerçant originaire du Kasaï oriental et d'une mère tutsi, une femme affable, que j'ai rencontré à Bukavu, allait disjoncté et devenir une calamité pour la République démocratique du Congo, pays d'origine de son défunt père et par ricochet la risée de la communauté congolaise à l'Etranger. Parce qu'il fait partie de la bande des néo-esclavagistes et néo-coloniaux belges, cette bande mafieuse qui a ses grappins sur la République démocratique du Congo, Bob Kabamba Kazadi est le mal-aimé de la diaspora congolaise. Le garçon de course de Louis Michel se croit très puissant et intouchable, il a même le toupet de menacer qui il veut !

Pyromane qui joue parfois au sapeur pompier Bob Kazadi Kabamba est connu dans la diaspora congolaise comme le garçon de course de Louis Michel. Cette mauvaise image lui colle à la peau et aux semelles. Lorsqu'on sait les dégâts et les magouilles de la bande à Big Loulou au Congo-Kinshasa, on peut comprendre la méfiance et l'animosité qui se dégagent à chaque fois que l'on prononce le nom de Bob Kazadi Kabamba dans la communauté congolaise acquise au changement. Certaines langues parlent de la jalousie. Comment peut-on être jaloux d'un personnage ombrageux, médiocre qui contribue à la prédation et au pillage du Congo ? Il faut dire aussi que Bob Kazadi Kabamba et Evariste Boshab sont les deux Belges d'origine congolaise qui comme observateurs et figurants ont assisté sans broncher à la rédaction la "Constitution de Liège" qui régit la République démocratique, tripatouillée par Joseph Kabila pour se faire réélire au premier tour lors de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier. Après tricherie et fraudes massives, il a été proclamé vainqueur alors c'est Etienne Tshisekedi qui a gagné !

Louis Michel, le CONGO n'est pas à vendre ! Non à l'esclavage ! La constitution d'un État est à la fois l'acte politique à valeur juridique et la loi fondamentale qui unit et régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernants et gouvernés au sein de cet État, en tant qu'unité d'espace géographique et humain. Il y a un préalable qui est la connaissance des us et coutumes d'un pays et de son peuple pour la rédaction d'une bonne constitution.

Or Bob Kazadi Kabamba a quitté le pays de Patrice Emery Lumumba-plus précisément la ville de Bukavu en 1987 pour la Belgique. Après les études, il en a profité pour vite demander la nationalité Belge. Bob Kazadi Kabamba ne connait pas très bien le Congo puisqu'il n'y vit pas, malgré les courses qu'il fait pour Louis Michel au Congo et leurs soutiens diurnes et nocturnes à Joseph Kabila. S'il connaissait la République Démocratique du Congo et était conscient des souffrances de sa population, de l'affaiblissement de l'Etat Congolais, disons plutôt de son Non-Etat, il n'aurait pas encouragé que dans la Constitution de Liège soit inscrit des articles qui peuvent pousser à la balkanisation de la République Démocratique du Congo, par le passage de 11 à 26 provinces (Kinshasa, la capitale est aussi une province). Il ne suffit pas de nous renvoyer à la figure que la Constitution de Liège actuelle fait référence à celle de Luluabourg et des résolutions de la Conférence nationale Souveraine pour nous convaincre.

Bob Kazadi Kabamba, garçon de course de Louis Michel

En Belgique, tout belge qui parle du Congo en devient le spécialiste, c'est le cas de Bob Kabamba Kazadi. Né en 1967 à Bukavu dans l'est du Congo et est arrivé en Belgique en 1987. Avec le soutien de Louis Michel, il a étudié à l'univeristé de Liège, qui est soutenue et financée par le parti MR de "Big Loulou" où il est chargé de cours en géopolitique de l'Afrique subsaharienne. Il vit à Dour. Pour brouiller les pistes, il a rejoint Sympathisant des Verts francophones. Il se dit Ecolo mais n'a d'Ecolo sa roublardise et fourberie.

Les ambitions ambiguës du calculard et combinard, les appétits gargantuesques et pantagruéliques à l'égard du Congo de Bob Kazadi Kabamba qui tout professeur qu'il est soutient la prédation et l'occupation de la République démocratique du Congo, laissent pantois ! Dans l'intelligentsia congolaise Bob Kazadi Kabamba ne compte pas, mais dans les milieux mafieux conspirationnistes contre le Congo et sa souveraineté, le Hennuyer d'origine congolaise est consulté.

Les raisons de la non-crédibilité de Bob Kabamba Kazadi:

1. Dire que des professeurs congolais ont participé à la rédaction de la Constitution de Liège, cela est une fumisterie de la part de Bob Kabamba Kazadi. Qui sont ces professeurs ? La Constitution dite de Liège imposée par Louis Michel, qui régit la République démocratique du Congo, est une Constitution monarchique rédigée par des belges. Cette Constitution n'a rien de congolais, ses auteurs sont tous des Belges: Nicolas Banneux, Marc Bossuyt, Pierre Verjans, André Alen, Paul Lemmens, Jean Spreutels, et deux Congolo-Belges: Bob Kazadi Kabamba professeur de la fameuse université de Liège soutenue par le MR parti de Louis Michel et Evariste Boshab, ancien étudiant de cette université de Liège, à l'époque Directeur de cabinet de Joseph kabila. D'ailleurs, il faut préciser que Bob Kabamba Kazadi et Evariste Boshab n'ont été là que comme observateurs, des moutons de Panurge ! La Constitution de Liège est une Constitution faite sur mesure pour Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. D'ailleurs, on a avancé l'âge des candidats à l'élection présidentielle Louis Michel 2006 à 30 ans pour permettre à Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale d'y participer et gagner coûte que coûte.

2. Bob Kabamba Kazadi a la nationalité belge. Pourquoi avoir refusé que le double voire le triple nationalités soient reconnues aux congolais ? Pourquoi avoir refusé un droit inaliénable aux congolais de l'étranger, le droit de vote ? Alors que que la République démocratique du Congo a un mal fou de fonctionner, pourquoi n'avoir pas préconisé une décentralisation renforcée qui aurait mis fin au jacobinisme Kinois-tout doit passer par Kinshasa et exiger qu'on passe de 11 à 21 provinces? La République des provincettes n'allait-elle pas consacrer de fait la balkanisation du Congo ?

3. Fourbe et roublard, Bob Kabamba Kazadi dit que la Constitution de Liège est comme sa fille, on ne peut pas violer sa propre fille ! Foutaise, lorsque son ami Evariste Boshab alors Président de l'Assemblée nationale, après une messe noire et des enveloppes pour les députés et sénateurs de l'AMP à Kingakati, a décidé de tripatouiller la Constitution de Liège en donnant le plein pouvoir à Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale pour les nommer gouverneurs de provinces, les bourgmestres et même chefs des quartiers, et ramenant l'élection présidentielle à un tour pour 70 millions d'habitants soit 32 millions d'électeurs, évitant par le même fait un débat démocratique à l'usurpateur comme l'avait fait un autre fourbe, roublard et grand requin "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, où était donc Bob kazadi kabamba, pourquoi n'a-t-il jamais réagi ?

4. Bob Kabamba Kazadi circule avec une escorte des militaires à Kinshasa alors qu'il n'occupe aucune fonction officielle en République démocratique du Congo. Bob Kabamba Kazadi reconnait que le régime de Kinshasa est d'occupation et d'usurpation, elle ne fonctionne qu'avec l'achat de conscience. La corruption est le mode de gouvernance d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, n'est-ce pas grave pour celui qui passe son temps à la table du Palais de la nation ? Hormis les fonctionnaires, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere n'arrive même pas à payer sa garde prétorienne qui meurt de faim.

5. Les mafieux lobbyistes Belges font passer Bob Kabamba Kazadi comme l'expert de la RDC pour arriver à leurs fins. Bob Kabamba Kazadi est un traite à la nation de son père, il travaille pour des intérêts obscurs pour détruire le Congo. Si Bob Kabamba Kazadi a fait ses déclarations alambiquées, c'est parce qu'il est désormais en mauvaise considération auprès des étudiants de l'Université de Liège à partir de l'action des Résistants-Patriotes-combattants Congolais. Être professeur d'Université n'a rien de garantie pour la conscience nationale. On le voit bien à travers les éminents professeurs ventripotents inconscients de la République qui sont autour de l'imposteur et usurpateur de Kingakati.

6. Pour qui roule Bob Kazadi Kabamba? Roule-t-il pour ses propres ambitions ? Pour son parti "Ecolo" qui n'a jamais parlé des problèmes du Congo dans ses réunions? ou de sa seconde patrie la Belgique? Bob Kazadi Kabamba reviens à son énième pèlerinage en République Démocratique du Congo pour intervenir dans ce "mariage contrarié entre la RDC et la Belgique." Les ambitions ambiguës du calculard et combinard, les appétits gargantuesques et pantagruéliques à l'égard du Congo, de Bob Kazadi Kabamba n'ont pas laissé les internautes avertis indifférents d'où cette interpellation de la consœur Liliane Lubaki: "Ma question: que vient faire Bob Kabamba dans cette crise diplomatique belgo-congolaise? Qu'apporte-t-il objectivement à cette crise? Qui représente-t-il: La diaspora congolaise? Le peuple belge? La classe dirigeante belge? Le peuple congolais? La classe dirigeante congolaise? Quelle ambiguïté... A-t-il été mandaté, alors par qui et au nom de qui? Je pense que ses propos à lui ne sont pas représentatifs de la population congolaise où qu'elle se trouve et qu' à l'origine, il n'y a pas eu de sondage à grande échelle de cette même population concernant leur point de vue auquel ne s'engage que seul Mr. Bob Kabamba dans son interprétation. Le rôle de rapporteur est attribué à une catégorie de professionnels. Et non absolument à un professeur. Nous déplorons et fustigeons l'amateurisme et le parti pris dans cette crise diplomatique belgo-congolaise. C'est au peuple congolais, qui est souverain, lui même de s'exprimer dans un vrai sondage. Il est passé le temps où la parole était confisquée au peuple congolais. Ces méthodes sont révolues".

7. Nous avons déceler les incohérences de celui qui joue au Matamore auréolé d'avoir bidouillé avec d'autres la constitution de la Troisième République. Bob Kazadi Kabamba n'est pas un constitutionnaliste. Il est chargé de cours adjoint en Science Politique de l'Université de Liège. Il est Echevin de la Commune de Dour, en Wallonie. Echevin en France est l'équivalent d'un conseiller municipal et d'un conseiller communal en République Démocratique du Congo. La constitution d'un État est à la fois l'acte politique à valeur juridique et la loi fondamentale qui unit et régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernants et gouvernés au sein de cet État, en tant qu'unité d'espace géographique et humain. Il y a un préalable qui est la connaissance des us et coutumes d'un pays et de son peuple pour la rédaction d'une bonne constitution. Or Bob Kazadi Kabamba qui a quitté le pays de Lumumba-plus précisément la ville de Bukavu en 1987 pour la Belgique.

8. Le fait d'avoir été de tous les voyages de Louis Michel en République Démocratique du Congo, d'avoir logé à l'hôtel Memling de Kinshasa, fait-il de Bob Kazadi Kabamba un grand connaisseur du Congo profond? Y a toujours une différence entre la connaissance livresque et la dure vraie réalité du terrain. Un séjour de trois jours tous frais payés est différent d'un long séjour, après plus d'une vingtaine d'années, de vécu à l'extérieur de son pays d'origine.

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mardi 3 avril 2018

Congrès de l'Udps: Les 5 erreurs de Felix Tshisekedi à son élection de président !

Congrès de l'Udps, Felix Tshisekedi sur son trône ?

Le triomphalisme enfantin, exacerbé qui a accompagné l'élection de Felix Tshilombo Tshisekedi à la succession de son défunt père Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, à la tête de l'Udps, véhiculant la mauvaise idée d'un parti familial, ethno-tribaliste, n'a pas laissé des Congolais indifférents ! Avec des fanatiques et Tabilans prêtent à casser la gueule de ceux qui ne sont pas d'accord, pousse Réveil FM International à faire une analyse sans concession post-moderm du congrès de l'Udps, après que les lampions se soient éteints.

Chaque Congolais dans son fort intérieur souhaite que l'Udps réussisse et sorte de son marasme. Surtout qu'une bonne partie des politicailleurs ventriotes qui servent le régime d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, et qui ont contribué à mettre le pays sens dessus et dessous proviennent aussi de l'Udps: "Momo" Modeste Mutinga, Lambert Mende, Samy Badibanga, Bruno Tshibala, Shadary, Jean Marie Kasamba...Comment éviter cela dans l'avenir ? C'est une victoire que l'Udps réussisse son premier congrès extraordinaire après 36 ans d'existence. Voici les 5 erreurs de l'élection de Felix Tshisekedi à éviter avec son quinquennat surtout dans l'avenir:

1. L'Union pour la démocratie et le progrès social-Udps est un parti de gauche progressiste. L'Udps est du côté du peuple, agit pour le peuple. Populaire en République démocratique du Congo, l'Udps est membre de l'International Socialiste. Faire asseoir Felix Tshisekedi sur un trône (une chaise de bureau décorée en trône), comme un petit dieu, devant tout le monde, avec des gardes corps derrière comme si on n'était en Afghanistan, pays terroriste, est un non sens. Cela donne des arguments à ceux qui critiquent l'Udps comme un parti familial, ethno-tribal, Tshintu Tshetu...Felix Tshisekedi même élu devrait s'asseoir à côté du Secrétaire Général, ainsi que d'autres membres du parti. Felix Tshisekedi a-t-il la tentation de faire de l'Udps, une "Monarchie" ? Dans son Article 3, il est clairement dit ceci:

L'Upds est un parti national, démocratique, social et laïc. L'Udps regroupe les citoyens des deux sexes, qui adhèrent à son projet de société et à ses statuts, quelles que soient leurs origines ethniques et leurs convictions religieuses !

L'Udps était très populaire à l'époque des pères fondateurs parce que chaque s'y retrouvait: Etienne Tshisekedi, Marcel Lihau, Frédéric Kibasa Maliba, Joseph Ngalula Mpandandjila, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, Paul Kapita Shabangi, François Lusanga Ngiele...Avec des exclusions intempestives et des trahisons, cette popularité des années Mobutu s'est rétrécie en peau de chagrin. Avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui règne par défi, des Tshisekedistes-Udpsiens ont traversé la rue, ils sont à la mangeoire et commettent des bévues qu'ils dénonçaient sous Mobutu. Ils sont devenus des petits couteaux à la solde et pérennisation. Aujourd'hui, à moins d'être Mage, l'Udps ne peut gagner seul l'élection présidentielle, y compris toutes les élections. Il faut qu'il travaille fort ses stratégies.

2. La victoire est une affaire collective. Or Felix Tshisekedi a voulu apparaître comme l'"Homme Seul" qui va mener la barque Udps jusqu'à la victoire en raflant tous les postes: Président de la République, Premier ministre, Ministres, députés , sénateurs, gouverneurs...Pour un parti politique comme l'Udps qui n'a même pas un chef de quartier dans la République, qui durant 36 n'a gagné aucune élection, n'est-ce pas rêver debout ? Pourquoi Felix Tshisekedi n'a pas eu la présence d'esprit d'inviter: Marc Kanbund, le Secrétaire Général de l'Udps, ainsi que tous les membres du comité préparatoire du congrès pour être avec lui à la tribune lors de l'allocution ? Cela aurait montré un esprit d'équipe et un encouragement pour ceux qui avaient assisté et participé au Congrès. Sous la dictature du Maréchal Mobutu, on avait surnommé Etienne Tshisekedi "Moïse"par le peuple ! La dictature a contrecarré ses actions, "Moïse" n'a jamais pu sortir le peuple Zaïrois d'Egypte. On ne peut pas être surnommé "Josué" alors qu'on est toujours et encore en Egypte, il faut d'abord en sortir...Pour une victoire, Felix Tshisekedi doit bien s'entourer, pas uniquement ses 15 conseillers tous Kasaiëns ! Il doit s'atteler à faire un bilan-inventaire des 36 ans de l'Udps: Qu'est-ce qui a marché? Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Qu'est-ce qu'il faut améliorer ? Et à partir de là enclencher l'aggiornamento du parti Udps en s'appuyant sur ses fondamentaux qui sont dans les deux articles du parti.

Article 10 de l'Udps:

L'idéologie de l'Udps s'inspire des valeurs humanistes universelles de la social-démocratie telle que perçues par l'esprit africain. Il s'agit notamment des principes et valeurs ci-après:

1. l'instauration d'un État de droit au sein duquel prévalent la primauté de la loi commune, le dialogue, concertation et la conciliation;

2. le respect de la vie et de la dignité humaine;

3. la promotion de l'esprit de solidarité, de partage, d'hospitalité et de générosité;

4. l'émancipation politique du Peuple par lutte permanente en faveur d'une société libre, pluraliste, démocratique, contractuelle et fraternelle;

5. l'émancipation économique et sociale du Peuple, plus particulièrement des plus faibles et des plus défavorisés d'entre les membres de la Communauté;

6. l'instauration d'une société respectueuse des libertés et droits fondamentaux et qui applique objectivement la sanction positive ou négative;

7. l'élaboration et l'application d'une saine politique de la justice sociale et de justice distributive;

8. la juste rémunération des travailleurs manuels et intellectuels;

9. la transparence dans la gestion de la chose publique;

10. la répartition des revenus et des ressources nationales dans le cadres de l'économie sociale de marché.

Section 3: Des objectifs

Article 11:

L'Udps se fixe comme objectifs fondamentaux de:

1. Instaurer et promouvoir une démocratie pluraliste sur les plans politique, économique et social, en vue le progrès social;

2. faire épanouir un climat de tolérance et de morale publique, propice au développement harmonieux de la Nation;

3. faire respecter les libertés publiques et les droits fondamentaux de la personne humaine;

4. promouvoir la justice sociale et distributive;

5. élever le niveau de vie de la population et, en particulier, des masses ouvrières et paysannes, ainsi que des fonctionnaires;

6. assainir la monnaie et les finances publiques;

7. redresser et développer l'économie nationale par la réhabilitation des infrastructures et la reconstruction du Pays;

8. doter l'état d'une organisation politique fédérale, assurant l'unité nationale dans le respect des diversités régionales grâce à un pouvoir central fort et efficace;

9. lutter pour l'instauration d'une justice juste et transparente;

10. inculquer à la jeunesse la foi et l'espérance dans un avenir meilleur, grâce à l'investissement de son propre effort;

11. lutter pour la défense des droits des travailleurs et pour l'instauration du pluralisme syndical;

12. militer pour faire du pays une terre d'accueil pour les victimes de l'intolérance politique;

13. favoriser la coopération du Pays et du Parti avec les États et les associations ou organisations qui prônent la Paix, la Démocratie, la Justice, la Liberté et le Progrès.

3. Ce n'est pas à Felix tshisekedi, nouvellement élu, président de l'Udps, de déclarer la clôture du congrès et de renvoyer les Congressistes chez eux. Ce rôle incombe au Secrétaire Général du parti: Marc Kabund. Il y a risque que demain que le Secrétaire Général de l'Udps ne soit cantonné à remplir des courriers et devienne un petit fonctionnaire non au service du parti mais un marche-pied pour un Tout-Puissant Président: qui décide tout...Ce qui n'est pas démocratique ! Felix Tshisekedi qui est souvent venu en France et d'autres pays européens, il sait comment les partis politiques fonctionnent . Pourquoi n'est pas adapter-sans se contenter de copier.

4. Cette phrase, nous l'avions déjà entendu lors du Sommet de la Francophonie à Dakar, lors de l'élection de Michaëlle Jean au poste de Secrétaire Général. Elle avait déclaré ceci lors de la conférence de presse : On ne remplace pas Abdou Diouf mais on lui succède !. En écoutant cette même phrase dans la bouche de Felix Tshisekedi lors de son investiture: On ne remplace pas Etienne Tshisekedi mais on lui succède ! Cela a fait tilt dans notre esprit. En fouinant, nous avons enfin trouvé. Ecoutez-vous mêmes les deux vidéos :

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dimanche 1 avril 2018

RDC: Bruno Tshibala retenu à Paris pour raison de santé et humanitaire !

Bruno Tshibala, Premier ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

L'opération de l’œil gauche de Bruno Tshibala n'est que l'arbre qui cache la forêt. Pourquoi le transfuge de l'Udps et remplaçant de Samy Badibanga un autre Udpsien rejeté, a-t-il démissionné ? Cela fait près d'un mois que Bruno Tshibala, le Premier ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est à Paris. L'histoire de ses 800 conseillers tous de son village et sa tribu, des bagarres à la Primature pendant son absence, sont loin de ses préoccupations.

D'après nos sources, Bruno Tshibala serait gravement malade. Souffrant de la prostate, les médecins Français à son chevet son unanime: dans son état actuel, il est astreint à l'effort. Tout effort mental, psychologique ou physique risque de précipiter son départ. Repos, toujours repos et encore repos. La France retient donc le Premier Bruno Tshibala pour raison de santé et humanitaire.

Le poste de Premier ministre est trop prenant. Antoine Gizenga de Palu avait jeté l'éponge après 293 jours à la Primature, il avait 84 ans. Bruno Tshibala qui n'a que 62 ans, qui a toujours clamé s'être battu toute sa vie, pour la démocratie, au sein de l'Udps, sait qu'il doit maintenant se battre pour recouvrer sa santé. Une belle lutte pour la vie.

Cancer le plus répandu chez l'homme, le cancer de la prostate tue chaque année 50.000 personnes en France. En République démocratique du Congo, ex-Zaïre, la prostate a été popularisé par le Maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko qui en souffrait. Et pour se moquer de sa maladie, les Zaïrois avaient même débaptisé la monnaie Zaïre en prostate.

L'homme à la toque de léopard, le Maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko souffrait de la prostate

Le Premier ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est-il poursuivi par un signe indien ? Il faut dire que quatre jours seulement après son arrivée à Paris, Bruno Tshibala s’était aperçu, le 6 mars, que son visa Schengen venait d’expirer. Et il devait aller à Londres pour débat organisé par le think tank Chatham House.

Le Quai d’ Orsay lui avait délivré un nouveau visa, le 7 mars. Sans oublier que des changements improvisés avaient désorienté le service français de la protection (SDLP), chargé de la sécurité rapprochée des hôtes étrangers.

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samedi 31 mars 2018

RDC: Felix Tshisekedi élu 98% à l'Udps, 6% de plus que le Pharaon Sissi en Egypte !

Félix Tshisekedi élu président de l'Udps

Bravo à l'Udps après 36 ans d'existence, il vient de tenir son premier congrès extraordinaire. En élisant Félix Tshisekedi Tshillombo, nuitamment à 2h du matin à main levée, élection à la Douma Soviétique, où les trois candidats putatifs se sont retiré sans ménagements, à la succession de son défunt père Etienne Tshisekedi Wa Mulumba. La tentation est que l'Udps puisse demeurer un parti familial. A notre époque, au 21è siècle, être élu au score Brejnevien de l'URSS avec 98%, c'est montrer que le parti est moutonnier et populiste ! Le danger serait de croire à un semblant de popularité et quiconque qui connait l'histoire de la République démocratique du Congo, aucun homme populaire n'est jamais arrivé au pouvoir à commencer par Ya Tshitshi lui-même, malgré des soutiens de certains décideurs. Le score Brejnevien de 98% est un boulet. Félix Tshisekedi est légitime sans l'être. Ceux qui pensent que l'Udps est une affaire familiale ont pesé pour lui offrir ce score. Le Tshintu Tshetu est un danger pour la République. Comme il est élu président de l'Udps, il n'a plus à aller négocier avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale nuitamment et catimini. Les rencontres de l'Udps avec les barbouzes du régime ne doivent plus se faire ni Ibiza, ni Rome ni Paris. Pour sa crédibilité, l'Udps doit être transparent.

La bourde de Felix Tshisekedi d'avoir nommé 15 conseillers de sa tribu !

Felix Tshisekedi avec ses 98% dépasse de 6% le pharaon Égyptien Sissi qui n'a obtenu que 92%. Même Vladmir Poutine 65 ans, au pouvoir depuis dix-huit ans, a été confortablement réélu président de la Russie, dimanche 18 mars, avec 76,66 % des suffrages. Soit 56,2 millions de voix, contre 45 millions en 2012.

Des partis politiques qui vont en formation des plateformes en congrès, d'où vient l'argent ? Jouer le jeu du régime d'imposture, d'occupation et de prédation, un jour il y a un boomerang !

Felix Tshisekedi qui a vécu en Europe doit se souvenir que les partis à l'ancienne ne fonctionnent plus. Il faut un mouvement qui rassemble tous.

En marche d'Emmanuel Macron est un exemple. Le président de la République française Emmanuel Macron n'a obtenu que 25 % au premier tour de l'élection présidentielle. Élu président de la République, Emmanuel Macron, a choisi un Premier ministre non un résident de son arrondissement, ni un parent éloigné mais un homme du parti les Républicains. Edouard Philippe est intelligent, fin négociateur, très attaché à la Constitution et à l'esprit de la Vè République française. Jamais la France n'avait fait des réformes comme avec l'exécutif Emmanuel Macron-Edouard Philippe.

Felix Tshisekedi doit éviter la bourde de septembre 2017, en nommant 15 conseillers de son cabinet, tous des Kasaïens. Lorsqu'on veut un destin national, on freine de deux pieds, les accointances tribalo-ethniques ! Cette tentation il ne faut pas y succomber. La République démocratique du Congo a plus de 450 tribus et chaque tribu a des femmes et hommes compétents. Ramener le Congo a son petit village et sa tribu sont des erreurs que Felix Tshisekedi ne doit plus faire.

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mercredi 28 mars 2018

France: Hommage national pour le gendarme Arnaud Beltrame aux Invalides !

A tire posthume, le Colonel Arnaud Beltrame a été décoré Commandeur de la légion d'honneur par Emmanuel Macron

« Aux grands hommes la patrie reconnaissante » c'est ce que nous avons vécu aujourd'hui en France. Une cérémonie d’hommage national de deux heures a lieu ce mercredi 28 mars, en l’honneur du gendarme Arnaud Beltrame tué vendredi 23 mars par l’assaillant djihadiste de l’Aude. 20 minutes d'oraison funéraire: "Il faisait face à l'agression islamiste, à la haine et à la folie meurtrière, et avec lui surgissait du cœur du pays l'esprit français de résistance." Emmanuel Macron, président de la République, a salué, dans la cour des Invalides à Paris, le sacrifice du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, victime du tueur jihadiste Radouane Lakdim. "Au moment du dernier adieu, je vous apporte la reconnaissance, l'admiration et l'affection de la nation toute entière. Je vous fait commandeur de la légion d'honneur et je vous nomme colonel de gendarmerie. Vive la République, vive la France." (...) "Arnaud Beltrame rejoint aujourd'hui le cortège valeureux des héros qu'il chérissait (...) Sa mémoire vivra, j'y veillerai, je vous le promets." (...) "La gratitude de la patrie ne vous ramèneront pas l'être que vous aimiez tant." !

« Le lieutenant-colonel avait démontré par son parcours exceptionnel que cette grandeur parcourait ses veines. (…) A cet instant toutefois, d’autres, même parmi les braves, auraient peut-être transigé. Mais le lieutenant-colonel Beltrame a pris une décision qui n’était pas seulement celle du sacrifice, mais celle, d’abord, de la fidélité à soi-même, à ses valeurs, à tout ce qu’il avait toujours été et voulu être. Dès que nous avons appris son geste, nous tous avons tremblé d’un frisson singulier. L’un d’entre nous venait de se dresser, droit, lucide et brave. Il faisait face à la folie meurtrière, à la haine. Et avec lui surgissait l’esprit de résistance des Français.

Arrivée du corps du gendarme Arnaud Beltrame à Villacoublay

Le Colonel Arnaud Beltrame s'est vu décerner la médaille de la Gendarmerie Nationale avec palme de bronze, la médaille d'acte de courage et de dévouement et la médaille de la sécurité intérieure échelon Or ! « Honneur et patrie » : telle est la belle devise qui orne le drapeau de la Gendarmerie

Ce geste convoqua dans nos mémoires les figures de Jean Moulin (…) des héros anonymes de Verdun (…), de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui, un jour, avaient décidé que la France, la liberté France, la fraternité France ne survivraient qu’au prix de leur vie et que cela en valait la peine. »

Le corps du gendarme Arnaud Beltrame a été veillé toute la nuit par ses collègues

Durant 15 minutes, le cortège funéraire s'est arrêté devant le Panthéon avant de prendre la route des Invalides

Catholique pratiquant, Arnaud Beltrame s'était converti à 33 ans !

Au Panthéon ou aux Invalides, le public est venu en nombre à Paris rendre hommage au colonel Arnaud Beltrame, « qui a donné sa vie pour en sauver une » lors de la prise d'otages meurtrière menée par le terroriste Radouane Lakdim, à Trèbes (Aude), vendredi 23 mars.

Colonel Mamadou Ndala, bête de M23, héros oublié et sciemment ignoré

Le Colonel Mamadou Ndala, héros oublié et sciemment ignoré

Lors de l’unique offensive triomphante des Forces armées de la RDC (FARDC), c’est Mamadou Ndala et ses hommes qui étaient en première ligne, mettant ainsi en déroute les soudards criminels tutsis-Rwandais du M23. Le colonel Mamadou Ndala a été tué, le 2 janvier 2014, dans une embuscade près de l’aéroport de Mavivi, à quelque cinq kilomètres de la ville de Beni, dans le Nord-Kivu. Il s’agissait d’une attaque à la roquette contre le jeep du Colonel Mamadou Ndala qui se dirigeait vers Eringeti, à 54 km de Beni. Juste quand il est arrivé à Matembo, une roquette est arrivée du côté droit de la route et a atteint la jeep du Colonel Mamadou Ndala. Les enquêtes pour déterminer les causes de l'assassinat du Colonel Mamadou Ndala n'ont jamais abouti ni abouti.

Le Colonel Mamadou Ndala, héros oublié et sciemment ignoré

La médiocrité du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est su r tous les plans. L'imposteur de Kingakati ne s'est jamais incliné sur le cercueil de celui redonna de la fierté à tout un peuple face aux terroristes tutsis Rwandais du M23. Et pourtant, le Néron du palais de Nation décora le cercueil de Jules Shungu Wembadio et le proclama "Héros National" pour avoir contribué à la dépravation des mœurs de la jeunesse. Pour montrer son "Motema Mabé", l'incapacitaire et ancien Kadogo, pour tromper la vigilance, a érigé un mémorial du soldat congolais, le 28 juillet 2017, au centre de l’ex-rond-point Forescom. A la libération, cette place portera le nom du Colonel Mamadou Ndala. Et dans toute la République, des avenues devront porter son nom. S'il faut débaptiser des avenues qui portent des noms des médiocres du régime d'imposture, nous débaptiserons !

Voici la tombe du Colonel Mamadou Ndala au cimetière de Kintambo

Le Colonel Mamadou Ndala n'a même pas une tombe digne dû à son rang. Le vaillant Colonel Mamadou Ndala a été inhumé au cimetière islamique de Kintambo. Le cimetière de Kintambo, s’est trouve être l’un des plus anciens de la capitale congolaise qui a totalisé 65 ans d’existence, depuis la colonisation des belges. Il fut érigé en 1953.

Erigé en 1953, c’est-à-dire pendant la colonisation, le cimetière de Kintambo, situé dans la commune du même nom, totalise cette année cinquante-huit ans. Il se trouve être l’un des plus anciens de la capitale. Plusieurs familles kinoises ont toujours un regard tourné vers ces lieux, la dernière demeure d’un des leurs.

S’étendant à perte vue, des milliers de personnes y ont, à ce jour, déjà été portées en terre. Mais de quelle manière ? Contrairement aux cimetières de pays développés qui ont des allées où l’on peut circuler sans problèmes et qui constituent de véritables attractions, celui de Kintambo ressemble à un labyrinthe où l’on peut se perdre. En effet, au Cimetière de Kintambo on y inhume les dépouilles mortelles vaille que vaille et retrouver une tombe pour certains membres de famille n’est pas facile. Surtout pour ceux qui y vont pour la première fois. Ou pour ceux qui avaient assisté à l’inhumation d’un des leurs et qui y retournent plusieurs années après.

Faute d’espace à certains endroits, on y va jusqu’à superposer certains corps. Ce qui met dans tous leurs états certains membres de famille qui y vont pour se recueillir devant les tombes des leurs, ou qui vont pour ériger l’encadrement sur les tombes des leurs décédés pour honorer leur mémoire ou encore poser une pierre tombale.

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samedi 24 mars 2018

Le diplomate honoraire Robert Mbelo dézingue Eve Bazaïba du MLC !

Robert Mbelo, Diplomate Honoraire

La République démocratique du Congo est le seul bien en commun pour tous les Congolais. Chaque Congolais a son mot à dire, n'en déplaisent aux empêcheurs de penser en rond. Eve Bazaïba, en tant que femme politique, elle est censée répondre lorsqu'elle est interpellée par n'importe quel Congolais, pas uniquement les fanatiques et partisans du MLC. Depuis l'arrestation de Jean-Pierre Bemba, grand vainqueur de l'élection Louis Michel 2006, qui par cupidité a vendu sa victoire à Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, le MLC est une coquille vide. Tous les grands ténors comme des troubadours ont quitté le navire. Certains politicailleurs et girouettes politiques, sans honte, ont même traversé la rue pour rejoindre Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale.

Eve Bazaïba et sa fille, Honorine Masudi, qui insulte le diplomate Honoraire Robert Mbelo: matins, midis et soirs !

Il faut dire qu'Igwe avant son exil et son arrestation en Belgique pour son transfert à la CPI à La Haye en Hollande, par une déclaration alambiquée à Kinshasa, il a accepté l'inacceptable !

Eve Bazaïba (à droite) et sa fille, Honorine Masudi, qui insulte le diplomate Honoraire Robert Mbelo: matins, midis et soirs !

En France, chez Les Républicains et, de manière plus générale, à droite, on ne dit plus "mon parti politique", on dit "ma famille politique". "Ma famille politique" est une formule plus imagée et plus valorisante en temps d'insécurité. Elle traduit la chaleur du foyer, de l'affection, un peu de la tendresse, une communauté d'intérêts. Elle gomme l'affirmation d'une idéologie. Ce serait parfait si cette substitution ne contribuait, à sa manière, à l'opprobre jetée sur le beau, le noble mot de "parti". C'est pourtant celui qu'utilisaient Jaurès, De Gaulle, et qu'on trouve dans la constitution de la 5ème République.

Les formations politiques de gauche, qui se revendiquent héritières des progrès démocratiques pour lesquels les partis se sont battus, ne craignent pas, elles, de se baptiser "parti". "Parti" désigne aussi une opinion, un choix, une idéologie. On "prend parti" pour telle ou telle idée. "Famille", au contraire, oriente le discours sur la forme du groupe politique plutôt que sur ses options.

En République démocratique du Congo, les partis politiques n'ont rien des convictions idéologiques. Ce sont des fonds de commerce familiaux. Un homme crée son parti et même en chaise roulante, il continue à le diriger avec ses fils, neveux et nièces.

Chez les Masudi la politique du MLC est-elle une affaire de famille ? Pourquoi lorsque Eve Bazaïba est interpellée par le diplomate honoraire Robert Mbelo qui réside à Londres, c'est Honorine Masudi, la fille d'Eve Bazaïba qui prend son téléphone et se met à injurier le diplomate honoraire avec une impolitesse et bassesse qui dévoile son QI. Elle le fait machinalement sur plusieurs jours: matins, midis et soirs. Elle prétend même que Robert Mbelo souffre du cancer et que ses jours sont comptés. Et Eve Bazaïba ne dit rien, elle fait la morte. Cautionnant par ricochet, les insultes mondaines de sa primairienne de fille !

La déchaînée de Masudi ne va pas en rester là. Elle engage des Paparazzi, va les envoyer pour photographier la résidence familiale de Robert Mbelo à Kisangani. Exposant ainsi la pauvre famille à des représailles du régime sanguinaire d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Qu'Eve Bazaïba et Robert Mbelo , soient tous originaires de la Province Orientale, cela est-il une raison, d'aller photographier en catimini, une maison privée qui a appartenu aux parents de Robert Mbelo ? Et cela fait plusieurs années que le diplomate honoraire vit à Londres et n'a plus mis ses pieds à Kisangani. Qu'Honorine Masudi puisse qualifier le diplomate honoraire Robert Mbelo. C'est ignorer que les diplomates diplomates triment depuis des années, sous Mobutu comme sous Alias Joseph Kabila. Que sa maman Eve Bazaïba est riche. Faut-il signifier à Honorine Masudi, comment était sa maman avant toutes les dialogues et négociations, qui enrichissent des politicailleurs-ventriotes et profito-situationnistes ? Il y a un maximum de respect à avoir envers nos compatriotes qui ne se vendent pas, ne sont pas des girouettes politiques et défendent leurs convictions contre vents et marées. A Réveil FM International, nous ne sommes d'accord avec tous . Mais nous estimons que nos compatriotes doivent s'exprimer librement. Nos différences et divergences sont toujours une richesse pour le débat.

L'interpellation du diplomate honoraire Robert Mbelo, dans sa lettre ouverte à Eve Bazaïba, est légitime et pleine de bon sens. Haro donc à ceux qui pensent faire de la politique hors-sol.

Lettre ouverte à Madame Eve Bazaïba

Madame,

Je prends la liberté aujourd’hui, pour vous écrire cette lettre ouverte pour m’indigner sur votre lecture politique erronée des événements politique qui prévalent actuellement dans notre pays et je vais retenir ces quelques points en rapport avec l’accord de la St Sylvestre.

1.- La valeur spirituelle de la République Démocratique du Congo

J’aimerais, avant toute chose, vous rappeler la valeur spirituelle de notre pays que vous tous, politiciens de la fausse « majorité » et de la fausse « opposition » êtes en train de piétiner.

Connaissez-vous la vraie valeur de notre pays  que Dieu nous a donné et que nos ancêtres nous ont légué ? Je vous invite, madame de lire ces quelques versets du livre du Deutéronome 8 : 6-10 et vous comprendrez que vous tous, Évêques et politiciens avaient passé outres les commandements de Dieu, vous avaient, ce jour-la du 31 décembre 2016, déshérité le Peuple Congolais et avaient cédé cet héritage a un étranger satanique et criminel, le dénommé « Joseph Kabila », a cause de votre naïveté et votre médiocrité a tous. Depuis cette date, Dieu vous a tous condamnés dans l’abomination du fait vous avez jeté aux orties le précieux héritage que voici :

« 6 : Tu garderas les commandements du Seigneur ton Dieu pour marcher sur ses chemins et pour le craindre. 7 : Le Seigneur ton Dieu te conduit vers un pays fertile : pays de rivières abondantes, de sources profondes jaillissant dans les vallées et les montagnes, 8 : pays de blé et d’orge, de raisin, de grenades et de figues, pays d’olives, d’huile et de miel ; 9 : pays où le pain ne te manquera pas et où tu ne seras privé de rien ; pays dont les pierres contiennent du fer, et dont les montagnes sont des mines de cuivre. 10 : Tu mangeras et tu seras rassasié, tu béniras le Seigneur ton Dieu pour ce pays fertile qu’il t’a donné. »

Mais voici ce que vous avez fait :

« Tu  mettras sur toi un roi que choisira l’Éternel ton Dieu, tu prendras un roi du milieu de tes frères, tu ne pourras pas te donner un étranger, qui ne soit pas ton frère” (Deutéronome. 17-15).

      « Votre pays est dévasté, Vos villes sont consumées par le feu, Des étrangers dévorent vos campagnes sous vos yeux, Ils ravagent et détruisent, comme des barbares. » (Ésaïe 1-7).

  « Un peuple que tu n’auras point connu mangera le fruit de ton sol et tout le produit de ton travail, et tu seras tous les jours opprimé et écrasé » (Deutéronome. 28-33.)

2.- De la valeur juridique et politique de l’accord de la St Sylvestre

On me dit que vous êtes juriste ; je voudrais ici vous rappeler quelques principes élémentaires de droit administratif, cours enseigné en première année de droit, relatifs à la hiérarchie des normes juridique d’un État normalement constitué .En effet, imaginons que la République Démocratique du Congo est un état de droit, la hiérarchie des normes juridiques la régissant est la suivante.

1.- Le Bloc de Constitutionnalité

– La Constitution du 18 février 2006 et ses différents amendements. Le Bloc de constitutionnalité se définit comme « l’ensemble des principes et règles à valeur constitutionnelle dont le respect s’impose au pouvoir législatif comme au pouvoir exécutif ainsi qu’aux particuliers ». (1) Ce qui veut dire que tout texte adopté sans référer a aucune disposition constitutionnelle est anti-constitutionnel et c’est le cas de l’accord de la St Sylvestre. Bien que l’accord fait référence a l’article 5 alinéa 1er, c’est qui est une évidence, mais il se pose un problème sur la qualité de ses signataires qui n’ont reçu mandat de personne, ni de la République et encore moins du Peuple Congolais. Ils ne sont ni législateurs, ni membres d’un quelconque exécutif.

2.- Les conventions internationales

Les conventions internationales sont des accords passés entre des sujets du droit internationale comme des États, ou organisations internationales, destinés à produire des effets juridiques et qui revêt en principe un caractère obligatoire pour ceux qui y adhérent. La charte des Nations-Unies est la référence universelle. Dans le cas d’espèce, l’accord fait référence à la résolution 2277, tout comme l’accord d’Addis-Abeba, sont des textes qui renient les droits régaliens à la République Démocratique du Congo, notamment dans sa gestion indépendante de ses affaires intérieures. Le seul texte qui vaille ici, c’est la Charte des Nations-Unies qui est au dessus de toutes les références aux textes et pactes internationaux.

Je vous fais observer, madame, que l’accord d’Addis-Abeba comporte plusieurs closes dolosives: ce n’est qu’un accord commercial consacrant le début de la balkanisation de notre pays et invitant les prédateurs de venir faire main basse sur les richesses de notre pays.

Comment alors comprendre que, dès sa signature, Kagame et Museveni avaient fait un voyage express a Londres, pour venir rendre compte des résultants aux responsables des multinationales anglo-saxones qu’ils ont acquis les territoires de Masisi, de Nyirangongo, de Virunga et de ceux territoires du Nord de la Province-Orientale qui leur ont été cédés par le médiocre Raymond Tshibanda, alors ministre des Affaires Etrangères. Ainsi, madame, je vous renvoie a la disposition de l’article 2 alinéa 7 qui dispose: “Aucune disposition de la présente Charte n'autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un État ni n'oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l'application des mesures de coercition prévues au Chapitre VII ».. Par conséquent, personne, je dis bien personne, n’a le droit de dicter quoique ce soit à la République Démocratique du Congo.

3.- La loi interne

La loi interne est une disposition normative abstraite et d’application obligatoire. Il peut s’agir d’une loi ordinaire ou d’une loi organique portant création d’un tel ou tel organe étatique.

4. Les principes généraux du droit (PGD)

Les principes généraux de droit sont des principes non écrits énoncés que le juge considère comme s’imposant à l’Etat même en l’absence de texte. Ils ont une valeur infra-législative et supra-décrétale.

5. Les  ordonnances  relèvent du Président de la République qui les prend pour promulguer une loi ou pour diverses nominations et promotions des personnalités civiles ou militaires ou des Ambassadeurs...

6. Les ordonnances-Lois sont des mesures d’urgence prise par le gouvernement dans des matières relevant normalement du domaine de la loi. Elle relève de la procédure législative déléguée.

7.- Les Décrets : ce sont des dispositions d’exécution d’une loi, ils sont pris par le président de la République ou le chef du Gouvernement (Premier ministre). Pour qu’un décret s’applique, il doit être publié comme les lois de l’assemblée au Journal Officiel. Il existe des variantes de décrets comme les décrets en conseil de ministres. Exemple: un décret est nécessaire pour dissoudre l’assemblée nationale, ou publier les traités internationaux. Il existe des variantes de décrets comme les décrets en conseil de ministres.

8.- Les Arrêtés : ce sont des actes émanant d’une autorité administrative autre que le président de la République ou le Premier ministre. Ils peuvent émaner d’un ministre, d’un gouverneur de province, d’un commissaire de district, d;un administrateur de territoire, d’un bourgmestre ou le respect des us et coutumes édictées par un chef coutumier Les arrêtés sont des actes administratifs unilatéraux.

9.-L es actes administratifs

Les Circulaires : les circulaires ne sont pas dotées de  l’autorité de force jugée. C’est un texte qui permet aux autorités administratives (ministre, recteur, gouverneur…) d’informer leurs services, en effet , elles sont destinée à ses employés. Elles ont pour objet but d’interpréter un texte de loi ou de faire des recommandations aux différents services de la fonction publique.

10.- Les règlements d’administration

C’est l’ensemble des textes administratifs régissant notre pays, par exemple le texte régissant les fonctionnaires et agents de la fonction publique et tant d’autres.

11.- La jurisprudence  désigne l'ensemble des décisions de justice relatives à une question juridique donnée. Il s'agit donc de décisions précédemment rendues, qui illustrent comment un problème juridique a été résolu. La jurisprudence est constituée d'abord des décisions rendues par les hautes cours nationales, mais aussi, avec un poids moindre, de celles rendues par des cours.

Alors madame, dans quel catégorie classez-vous l’accord de la St-Sylvestre ?

Madame,

Lorsque vous dites que, la déclaration du président de la SADC jette un doute sur la mise en œuvre effective de l’accord de la Saint Sylvestre, qui allait dans le sens de résorber la crise actuelle, que les différentes parties prenantes avaient, sous l’égide de la CENCO, signé cet accord favorablement et accueilli et par le peuple congolais et par la communauté internationale, vous mentez au Peuple Congolais.

Ainsi, vous invitez plutôt la SADC à soutenir l’application effective de l’accord de la Saint Sylvestre et d’appuyer les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, afin d’aider la RD Congo à sortir de l’impasse actuelle.

De deux choses l’une : soit vous ne connaissez pas les noumènes des enjeux actuelles on peut vous comprendre, mais faire des telles déclarations ci-dessus, c’est se moquer du monde et cracher sur la mémoire de 13.000.000 d’innocentes victimes congolaises dont plus de 70% sont des femmes !

Si ce que vous appelez la communauté internationale est d’accord avec cet accord mafieux dit de la St Sylvestre, c’est que vous ne savez pas que c’est elle qui en est l’initiatrice, ceci en vue de maintenir leur protégé, alias Joseph Kabila au pouvoir et vous-même et vos collègues politiciens vous en êtes des complices. Vous collaborez donc avec les ennemis du Peuple Congolais.

Dire que le Peuple Congolais a accueilli favorablement cet accord satanique est un mensonge !! Vous mentez madame ; comment pouvez-vous affirmer cela ? Allez donc à Lemba, au deuil de Rossy Mukendi Tshimanga, tenir un tel discours… Vous me faites honte de vous savoir qu’une fille de Kisangani dont je suis moi-même originaire, se comporter de la sorte !

Les médiocres du « dialogue » du 18 octobre 2016 du Camp Tshatshi présidée par Edem Kodjo

Madame,

L’accord dont vous vantez les vertus est un accord mafieux et satanique conçu par des racistes blancs de la communauté mafieuse occidentale pour flouer le peuple congolais et pour maintenir leur protège, alias Joseph Kabila au pouvoir pour que leurs multinationales continuent a voler et a piller les richesses de notre pays.

De ce qui précède, la valeur juridique de l’accord dite de la St Sylvestre ainsi que sa portée politique sont nulles et voici pourquoi :

1.- Les signataires de ce torchon, notamment tous les politiciens congolais, n’ont ni qualité ni titre, car n’ayant aucun mandat politique, du fait de leur expiration. Les Évêques n’étant que des médiateurs, on ne peut leur amputer juridiquement aucune responsabilité. Je vous signale également que certains signataires n’avaient pas les qualités intellectuelles ni l’entendement nécessaire pour comprendre ce qui leur arrive, c'est-à- dire de comprendre le contenu de ce texte qui ne repose sur rien. Une poignée de médiocres signataires de l’accord mafieux de la St-Sylvestre.

2. L’arrangement particulier n’avait jamais été signé par tous les signataires et que ceux qui l’avaient signé, l’ont fait au Sénat, organe qui ne l’avait jamais assisté aux débats…

3. Cet accord que l’on « glorifie » par-c- et par-là n’est qu’un acte sous-seing privé, qui n’engagent que leurs auteurs et ne peut être opposable à la République Démocratique du Congo et encore moins au peuple congolais.

4.- L’accord de la St Sylvestre est une sorte d’accord mafieux du genre Accord de Lemera, Accord de Lusaka, accord de Sun-City, bref des accords qui ne sont pas bénéfiques pour notre pays. Même les délibérations orales des Conseils Coutumiers de nos villages ont une valeur juridique et une portée politique qui s’imposent aux administrés des villages. Ce que vous n’arrivez pas a comprendre en tant que juriste.

Madame,

Vous n’avez jamais été à Ibiza, Monaco, Venise, hotel St Raphael à Paris, mais vous avez été à l’ile de Gorée, sur invitation de l’Ambassadeur des Etats-Unis au Burkina-Faso le 15 décembre 2015, Tulinabo Mushingi Salama, d’origine tutsi-rwandaise, né à Kinshasa, pour un séminaire fictif. Ce voyage était payé par George Soros et par la Fondation Konrad Adenaueur et l’USAID. En fait, vous avez tous indexés et “recrutées” par la CIA en vue d’étouffer dans l’oeuf toutes velléités du peuple congolais en vue d’un soulèvement populaire.

Un conglomerate des médiocres politiciens congolais amenés en esclavage à l’île de Gorée

L’Ambassadeur US Tulinabo Mushingi, George Soros, Nikki Haley 6 mois après, les mêmes organisations mafieuses et Dominique Yann, ont monte la même opération, cette fois-la à Genval avec tous les membres de l’UDPS et ils ont réussi à vous corrompre tous.

Les sorciers de la messe noire de Genval du 7 au 9 juin 2016. C’est pourquoi, lorsque, Donald Trump avait délégué Nikki Haley pour venir rencontrer la “fausse opposition”, on ne vous pas choisi par hasard comme ses interlocuteurs. On vous a choisi, parmi des esclaves politiciens congolais médiocres venus de l’ile de Gorée et Tshilombo Felix parmi les médiocres de retour de la messe noire de Genval. Il faut dire que vos deux prestations devant elle, étaient lamentables.

Des mediocres politiciens congolais entourant l’Ambassadrice Nikki Haley

De votre audience à la CENI

Je laisse le peuple congolais suivre de lui-meme vos deux prestations mensongères et ridicules.

https://youtu.be/0_asYrCIL-I. Conference de presse de Eve Bazaiba et Kamerhe, après leur rencontre avce Corneille Nangaa. Ils sont tous satisfaits!! Des médiocres ! Mars 2018.

Déjà je mets un doute sur la personne avec laquelle vous vous affichez toujours devant les médias et je vous réponds directement à ce sujet:

1.- Kamerhe est un sujet rwandais qui travaille pour l’occupation rwandaise et, j’ai le dégoût de vous voir côte à côte; et l’avoir comme alliés politique. Si vous mettez en doute ce que je vous dis, veuillez vous reporter aux pages 24 et 25, vous verrez des images des massacres

2.- Vous suivez benoîtement le calendrier de Nikki Haley, donc le calendrier de la “communauté internationale”, qui est aussi le calendrier rwandais pour toujours repousser les échéances électorales.

3.- Vous savez pertinemment bien que Corneille Nangaa n’est qu’une marionnette et qu'il peut changer et nier en bloc, du jour au lendemain tout ce qu’il vous a dit. C’est pourquoi, Valentin Mubake, qui n’est pas un médiocre, avait refusé de le rencontrer.

4.- Cessez donc de mentir au peuple, car les élections n’auront jamais lieu et vous le savez très bien.

Madame,

Si vous ne le saviez pas, la mission assigné a alias Joseph Kabila, par les racistes blancs de la communauté mafieuse internationale est de détruire la République Démocratique du Congo. Il n’a pas été mis a la tète du pays pour respecter la constitution. Mais vous vous présentez comme défenseure et de la constitution et d’un accord déjà caduc…Vos thuriféraires m’ont répondu sur facebook que vous luttiez pour le peuple congolais ; je ne vois pas comment ?

 Vous n’avez jamais dénoncé l’agression contre notre pays ;

 Vous n’avez jamais dénoncé l’invasion de notre pays par des tueurs-tutsis-rwandais et même celle des vache folles de Kigali ;

 Vous n’avez jamais dénoncé l’occupation militaire et politique de notre pays;

 Vous n’avez jamais dénoncé les fosses communes crée par celui que vous soutenez aujourd‘hui;

 Les femmes payent un lourd tribut des massacres barbares de Paul Kagamé et de « Joseph Kabila » ; connaissez-vous le bilan jusqu'à ce jour ? Si oui, pourquoi vous n’en parlez pas ?

 Pourquoi vous ne dénoncez pas les massacres des chrétiens des journées des 31 décembre 2017, 21 janvier 2018 et de celle de 28 février 2018 ?

 Pourquoi ne dénoncez-vous pas l’invasion des vaches folles de Kigali ?

 Pourquoi ne dénoncez-vous pas les derniers contrats miniers signés par alias Joseph Kabila alors qu’il est déjà fin mandat ?

 Saviez-vous que alias « Joseph Kabila est un sujet rwandais ?

 Saviez-vous que Vital Kamerhe, votre allié, est un sujet rwandais ?

 Aujourd’hui, vous allez en Afrique du Sud, soutenir la création d’une nouvelle plate-forme mise en place par Moise Katumbi ; saviez-vous que c’est un sujet juif- italien-zambien ?

J’aimerais madame obtenir des réponses à toutes ces questions car je ne comprends pas comment vous ayez changé d’attitude, lorsque vous déclariez ce qui suit :

Un conseil, madame, quittez les rangs des collabos, des médiocres et des méchants : il en va de l’honneur et de la dignité de toutes les femmes congolaises violées, massacrées, enterrées vivantes par Paul Kagamé, Joseph Kabila, Azarias Ruberwa, Moise Nyarugabo, Bizima Kahara, une confrérie des occupants tueurs-tutsis- rwandais, (y compris Vital Kamerhe, quoique hutu-rwandais), avec laquelle vous collaborez encore aujourd’hui et a qui vous apportez votre soutien politique. Si vous ne vous repentez pas, Dieu rendra sa sentence qui sera sans appel. Ceci étant, je vous invite a réfléchir sur ce verset biblique pendant qu’il est encore temps :

A moi la vengeance et la rétribution, Quand leur pied chancellera! Car le jour de leur malheur est proche, Et ce qui les attend ne tardera pas. (Deutéronome 32 :35)

Madame,

Notre pays est sous occupation, il a été agressé, envahi même par des vaches folles de Kigali et est en voie d’être balkanisé. Les auteurs de cette situation, sont les hommes que vous que vous soutenez, Paul Kagamé que vous étiez allée applaudir à Addis-Abeba lors de son investiture comme président en exercice de l’Union Africaine, et alias Joseph Kabila, l’initiateur de cet accord de la mort. De tout ça, vous n’en parlez jamais...

Je vais joindre à la présente les photos des femmes massacrées par celui que vous supportez : Hyppolite Kanambe est un sujet rwandais. J’ai honte pour vous en tant que fille de Kisangani. Vous ne  « luttez » que pour vous-même, pour vos privilèges et vous usez de trop de mensonge pour vous couvrir, mais aujourd’hui, vous êtes mise à nu. Le Peuple Congolais n’a pas besoin d’élections, mais veut le départ de « Alias Kabila », l’homme que vous voulez maintenir à la tète de notre pays.

Londres, le 8 mars 2018

MBELO LISALIKO WENDA

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Attaques terroristes dans l'Aude: L'Elysée réagit au décès du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame

Attaques terroristes dans l'Aude : Arnaud Beltrame est le gendarme qui s'est offert comme otage, au péril de sa vie

Le président de la République a appris avec une vive émotion le décès du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame cette nuit des suites des blessures reçues dans l’exercice de sa mission.

En s’offrant comme otage au terroriste retranché dans le supermarché de Trèbes, le lieutenant-colonel Beltrame a sauvé la vie d’une otage civile, faisant preuve d’un courage et d’une abnégation exceptionnels.

Au cœur de l’action, le lieutenant-colonel Beltrame a fait preuve d’un sang-froid exceptionnel et a illustré les vertus militaires d’une manière éclatante, qui mérite respect et admiration de la nation tout entière.

Ces vertus, le lieutenant-colonel Beltrame les avait démontrées dès sa formation militaire. Sorti major de la promotion « campagne d’Italie » de l’Ecole militaire interarmes de Saint-Cyr Coëtquidan (1999), salué pour son « esprit résolument offensif face à l’adversité » par ses supérieurs notant en lui un militaire qui « se bat jusqu’au bout et n’abandonne jamais », Arnaud Beltrame a ensuite rejoint l’Ecole des officiers de la Gendarmerie nationale, dont il est sorti en 2001 major de la promotion « Capitaine Gauvenet ».

En 2003, il fit partie des sept candidats sur 80 retenus pour intégrer le GSIGN (actuel GIGN).

Chuteur opérationnel, il fut déployé en Irak en 2005 où il fut décoré de la croix de la valeur militaire avec citation à l’ordre de la brigade (2007).

Commandant de compagnie au sein de la Garde Républicaine, il assure pendant quatre ans la sécurité du palais de l’Elysée avec un haut niveau d’exigence avant de prendre en 2010 le commandement de la compagnie d’Avranches, jusqu’en 2014. Après son passage par le ministère de l’Ecologie et du Développement durable comme conseiller auprès du secrétaire général, référent intelligence économique, où il avait démontré ses qualités intellectuelles et relationnelles, Arnaud Beltrame avait retrouvé le terrain en août 2017 comme officier adjoint au commandant du groupement de gendarmerie départementale de l’Aude. Ses aptitudes au commandement, sa disponibilité, son infaillible implication étaient appréciées de tous, notamment dans le développement de la capacité contre-terroriste des unités de gendarmerie de l’Aude.

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est mort au service de la nation, à laquelle il avait déjà tant apporté. En donnant sa vie pour mettre un terme à l’équipée meurtrière d’un terroriste djihadiste, il est tombé en héros.

Le président de la République adresse à sa veuve, à ses amis, à ses frères d’armes ses condoléances les plus sincères. Il appelle chaque Français à honorer sa mémoire.

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jeudi 22 mars 2018

RDC: Si Antoine Gizenga était viré du Palu comme Robert Mugabe de la Zanu-PF ?

Mnangagwa le "Crocodile" pousse la chaise roulante de Mugabe et Grace montre la direction

Le 19 novembre dernier, le dirigeant zimbabwéen Robert Mugabe a été exclu de sa propre formation politique, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF).

A 93 ans, Robert Mugabe a été surpris plusieurs fois en « délit de sieste » lors de prestations publiques. Les photos du président zimbabwéen assoupi pendant les réunions internationales ont fait rire toute la planète. Mais son porte-parole dément les signes de fatigue : selon lui, Robert Mugabe ne dort pas, il ferme les yeux pour les protéger de la lumière.

En 2015, plusieurs chutes en public ont fait planer le doute sur ses capacités physiques. Un an plus tôt, il était tombé sur les genoux en descendant d’un podium après avoir prononcé un discours à Hararé. Filmées, les vidéos de ses chutes ont fait le tour des réseaux sociaux.

Le voici balayé par le vent de l’histoire. Robert Mugabe n’a pas échappé à la règle : en Afrique comme ailleurs, les dictateurs ne sont pas éternels. Avant d’être le vieil homme risible et pathétique qu’il était devenu ces dernières années, avant d’être le dictateur redoutable et peu fréquentable de ces trente dernières années, Robert Mugabe a été un héros à l’égal de Nelson Mandela, un espoir et un mythe auquel le monde a voulu croire.

A 92 ans, Antoine Gizenga apparaît de plus en plus comme un vassal d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Il est manipulé par l'imposteur de Kingakati comme un enfant. En Afrique, être vieux ne veux pas dire aussi être bête, idiot et vassal ! Antoine Gizenga est un pépé de la trahison ! Son fief dans le Bandundu est toujours aussi sinistré que son Palu!

Antoine Gizenga même alité et en chaise roulante est-il contraint à 92 ans se rendre chez Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ? Se rabaisser jusqu'à ce point ?

Antoine Gizenga sert de caution. Mais sait-il que le Néron de Kingakati n'a pas l'intention de quitter le pouvoir ? Avec ses neurones qui flanchent pas sûr qu'il comprenne !

Les membres de Palu doivent montrer à la face des congolais et du monde, qu'ils ne sont des larbins de Gizenga ni de son alliance avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale.

La solution est de virer Antoine Gizenga de la direction du Palu en lui accordant le titre de Président d'honneur.

En le laissant agir dans sa sénilité, Antoine Gizenga risque d'emporter tout le Palu avec lui.

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mercredi 21 mars 2018

RDC: Antoine Gizenga, le Boutéflika Congolais !

En Algérie, le président Boutéflika s'accroche malgré sa maladie

En France, Emmanuel Macron, élu par des Françaises et Français, président de la République, n'a que 40 ans. Avec c'est le dégagisme poli et le renouvellement automatique de la classe politique qui se sont opérés. Nombreux qui attendaient leur tour, ont vu passer le Tgv Macron, sans rien comprendre. En Algérie, des caricaturistes Algériens n'épargnent pas Abdelaziz Bouteflika (81 ans), un président fantômas et moribond, qu'ils croquent: matin, midi et soir. En République démocratique du Congo, des dinosaures, brontosaures et mammouths sont toujours là, ils s'accrochent sans penser à la jeunesse ni aux générations futures. Si nous avons la classe politique, la plus corrompue et toxique du Continent, les politicailleurs, ventriotes, profito-situationnistes...qui écument cette classe politique sont tournés vers le ventre. Elle a pris le peuple congolais.

Palu familiale, après le divorce retentissant début 2016 entre le vieillard Antoine Gizenga et son épouse, c’est sa nièce, Ida Nzumba qui pallie le vide laissé

Certains Congolais, sans prendre des gants, n'hésitent pas à parler de lui comme d'un être sénile, et fustigent le comportement du Parti lumumbiste unifié. Comment comprendre Antoine Gizenga, 92 ans, chef du Palu, parti ethno-tribaliste, des fanatiques, qui n'a de Lumumbiste que fumisterie, se soit déplacer pour aller se faire corrompre par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, qui n'a ni mandat ni légitimité ? Sourd comme pot, avec une voix inaudible, il ne marche que grâce à la chaise roulante, Antoine Gizenga, traître et collabo, pour des billets verts est prêt à se vendre et se revendre ! Pour son enrôlement et l'obtention de sa carte d'électeur, la CENI s'était délocalisé jusque chez lui.

C'est la photo qui fâche, une traitrise de trop d'Antoine Gizenga

Antoine Gizenga aura trahi le peuple congolais jusqu'à sa vieillesse. Traître et collabo, Antoine Gizenga a toujours trahi le peuple congolais. Antoine Gizenga aura été hélas, toute sa vie une triste ironie dans l'histoire du Bandundu et de la République démocratique du Congo. le Palu, où les Mbum, Yanzi et Mbala ne se sont jamais retrouvés, sauf les Pendé qui ont mangé seuls, est obligé d'être un chien couchant du Pprd pour l'éternité. Médiocrité et médiocratie vont ensemble. Finalement Antoine Gizenga n'est qu'un petit individu, petit mythe crée de tout pièce, que rien dans l'histoire de la République démocratique du Congo ne justifie. Nous avons quand même lit pas mal d'historiens congolais, belges et autres: personne n'a jamais cité un seul haut fait de Gizenga, ce personnage miteux. A la Conférence Nationale tentant maladroitement de se justifier devant le peuple sur des assassinats commis lors de la rébellion à Kisangani... Il a été tout de suite et de manière cinglante contredit par un de ses collaborateurs d'alors; il n'a jamais relevé cette contradiction. Livre d'or, 30 tonnes de diamant, etc, etc, etc. n'ont été que mensonges ou des rêves d'un chat botté !

Favoritisme, la CENI est allé chez Antoine Gizenga pour l'enrôler

A la lecture des accords politiques signés entre Antoine Gizenga et Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale au second tour de l’élection présidentielle Louis Michel 2006, le Palu avait soutenu la candidature de l’Alliance de la Majorité présidentielle–AMP-et avait bénéficié en retour de la Primature: Antoine Gizenga, "Mpuku me Fwa", a été Premier ministre de 2006 à 2008. Il était au pouvoir pendant 21 mois, soit ‎293 jours ! A l'époque, âgé de 83 ans, Antoine Gizenga, avait annoncé sa démission en évoquant son âge. Il a été remplacé à la Primature par son neveu Adolphe Muzito, qui a été Premier ministre du 10 octobre 2008 au 6 mars 2012. Surnommé le "Crésus congolais", l'homme de Gungu s'enrichit de manière exponentielle: plus de 100 villas à Kinshasa, une compagnie aérienne...

Election Louis Michel 2006: Antoine Gizenga fait alliance avec l'imposteur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

Le Palu et Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere ont renouvelé leur accord en 2011 qui stipulait que le Néron de Kingakati devrait à son tour soutenir le candidat président Palu en 2016.

Or depuis le 19 décembre 2016, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est illégitime, sans mandat...il est en plein glissement !

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lundi 19 mars 2018

Le PM Edouard Philippe dévoile son plan de lutte contre le racisme et l'antisémitisme !

Edouard Philippe, Premier ministre

Le Premier ministre Edouard Philippe a dévoilé son plan national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme au au Musée national de l’histoire de l’immigration à Paris. national de l'immigration à Paris. Trois réponses:

1. Lutter contre la haine sur internet,

2. Mieux éduquer et protéger les citoyens, accompagner les victimes,

3. Mobiliser les territoires, le sport, les médias

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

Plan national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme

Musée National de l’Histoire de l’Immigration

Paris, lundi 19 mars 2018

Mesdames et messieurs les ministres,

Madame la présidente, chère Mercédès Erra,

Monsieur le président, cher Benjamin Stora,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Madame la maire du 12ème arrondissement,

Mesdames et messieurs les présidents d’associations,

Mesdames et messieurs,

J’ignore si vous vous souvenez de la première fois où vous avez été confrontés au racisme et à l’antisémitisme. Pas forcément en tant que victime, mais en tant que témoin. En ce qui me concerne, je devais être âgé de huit ou neuf ans. J’assistais à un repas de famille. Un repas auquel nous avions invité un vieil ami. Un homme très respectable, très généreux. Un homme de son époque, c’est-à-dire né aux alentours de 1914. Ma première confrontation avec l’antisémitisme a eu lieu à l’occasion de ce dîner et a pris la forme d’une apposition. Il parlait de quelqu’un et s’est senti obligé de préciser, sans que cela n’ait aucun rapport avec ce qui précédait, ou ce qui suivait : « Monsieur Duchmol, qui est juif ». Puis, la conversation avait repris son cours, sans que personne ne veuille ou n’ose rectifier quoi que ce soit.

C’était la première fois que, dans mon milieu enseignant, intellectuel, normand, j’entendais parler de « Juif » pour désigner un Français. Et c’était donc la première fois que je découvrais ce qui ressemblait à une sorte « d’antisémitisme tranquille », de racisme ordinaire de fin de repas. Et ce, j’insiste sur ce point, dans la bouche d’un homme fin, éduqué, démocrate, bon, j’ose le dire, qu’à bien des égards, j’admirais et que j’admire encore. J’imagine que c’est un peu la même surprise qui a saisi certains lecteurs en découvrant il y a quelques semaines, le journal d’Emile Chartier, plus connu sous le nom d’Alain. Le journal d’un grand philosophe, d’un professeur admiré, celui de Simone Weil, de Raymond Aron, de Julien Gracq, le journal d’un grand humaniste qui a présidé en 1934 le comité de vigilance des intellectuels antifascistes.

Un journal qui, à partir des années 1938, contient des propos clairement antisémites, hélas en phase si j’ose dire, avec ceux que l’on pouvait lire dans la presse ou dans les livres de l’époque.

Si j’ai choisi cette anecdote, ce clair-obscur c’est parce que je pense qu’ils sont fréquents.

Premier clair-obscur : les statistiques. En particulier celles relatives aux actes racistes et antisémites. Comme vous, j’en ai constaté la baisse. Mais je voudrais qu’on regarde ces statistiques avec une très grande prudence et une très grande lucidité. Non qu’il soit inutile de disposer d’un thermomètre. Briser un thermomètre n’a jamais fait disparaître un problème. Mais ces chiffres, nous le savons, ne donnent qu’une image imparfaite de la réalité. De cette réalité vécue, ressentie tous les jours par des millions de Français qui subissent des injures, des violences en raison de leur couleur de peau, de leur kippa, de leur voile, de leur patronyme. Dans la rue, dans les transports, sur internet, à l’école ou devant leur lieu de culte.

Et quand on se penche plus précisément sur ces statistiques, on constate que si les menaces racistes et antisémites diminuent, les actes et les agressions augmentent. Veillons donc à ce que ces statistiques ne deviennent pas un nouveau « voile d’ignorance ».

Deuxième clair-obscur : le rapport que notre pays entretient avec le racisme et l’antisémitisme. Vous connaissez sans doute le livre de l’historien Gérard Noiriel, « Le creuset français ». Vous savez donc que la France, contrairement aux Etats-Unis par exemple, ne s’est pas toujours construite avec l’immigration. Que « penser cette immigration » lui a demandé du temps. En attendant, Belges, Piémontais, Arméniens, Juifs d’Europe de l’Est se sont heurtés, à la fin du 19è siècle et au début du 20è siècle, à une hostilité plus ou moins violente en fonction des périodes. Des Belges que l’on traitait à Paris de « Peaux de beurre » ou de « vermine » à la fin du Second Empire. Des Piémontais que l’on massacrait à Aigues Mortes en 1893 parce qu’ils « volaient » le travail des locaux. Des Juifs que l’on soupçonnait de complot mondial. C’est le Protocole des Sages de Sion. C’est la « Terreur juive » d’Urbain Gohier. Ce sont les ligues. Les pamphlets de Drumont, de Rochefort, de Déroulède. C’est l’affaire Dreyfus. C’est un torrent inouï de haine. Une haine qui a fini par passer à l’acte du massacre de masse. J’aurais aussi pu parler des « zoos humains » qui agrémentaient chaque exposition universelle jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Avec, pour celle de 1897 en Belgique, ce panneau terrible sur lequel on pouvait lire : « Ne pas donner à manger aux Congolais. Ils sont nourris ». J’aurais pu parler de l’exposition que je viens de voir sur le traitement que les Tsiganes ont subi. Donc, je ne crois pas à un hypothétique âge d’or durant lequel la France, comme les autres nations d’ailleurs, aurait entretenu une relation respectueuse, apaisée, avec l’étranger, avec l’autre. Toujours, même sous la République, la conjugaison du déjà là, et du nouvel arrivant a été compliquée.

Troisième clair-obscur, troisième hésitation, qui est en fait une mise en garde. Cette mise en garde consiste à éviter deux pièges. Le premier, c’est celui de la naïveté. La naïveté de croire que par un coup de baguette de magique, on parviendrait à éradiquer le racisme et l’antisémitisme. Si c’était possible, nous l’aurions déjà fait. Le second piège, c’est celui du découragement. Celui du laisser-aller et du laisser-faire. C’est celui qu’on nous tend parfois avec des phrases du type : « Laissez-les vous traiter de racistes » ; « On ne peut plus rien dire de nos jours » ; « ça a toujours été comme ça ». À ces deux pièges, je veux opposer deux réalités :

D’abord, depuis deux siècles, l’Humanité a remporté des victoires sur elle-même. Ces victoires sont parfois symboliques, sans doute trop rares, mais elles sont réelles.

Ensuite, chaque période a produit ses haines, ses zélateurs et ses bourreaux. Mais chaque période a aussi produit ses héros, ses armes, ses combats. Combat de Zola, de Péguy, de Clemenceau pour Dreyfus. Combat de millions d’hommes et de femmes contre la barbarie nazie. Combat d’intellectuels, de militants, d’hommes politiques pour la décolonisation. Combat de l’antiracisme et de la lutte contre l’antisémitisme aujourd’hui.

Face à cette haine, ce qui compte c’est le combat. Le combat, les combattants et les armes dont ils disposent. Face à une haine qui se métamorphose, notre devoir de Républicain, c’est de continuer le combat. De le continuer en l’adaptant. En le portant là où s’ouvrent les nouveaux fronts. En se dotant des bonnes armes. Et en les utilisant aux bons endroits, aux bons moments. C’est la logique du plan que je vous propose aujourd’hui. Plus que des mesures – il y en a, elles sont nombreuses et utiles – je voudrais identifier avec vous, les quatre combats de ces prochaines années. Des combats que nous devons absolument mener.

Le premier, c’est celui d’internet. De ce torrent de boue qui se déverse dans les forums de discussion et sur les réseaux sociaux. Nous venons d’en entendre des exemples ahurissants. Ces propos ne sont pas des opinions. Ce sont des délits. Et un délit, ça se constate et ça se punit. En tous cas, dans un Etat de droit digne de ce nom. On ne me fera jamais croire que les réseaux sociaux sont des espaces hors-sol.

Pour moi, tout ce qui est publié et diffusé en France, est publié et diffusé en France. Et doit donc répondre aux lois de la République. A fortiori quand ces propos « virtuels » infligent des blessures qui sont hélas, bien réelles.

En général, c’est à ce moment-là que je m’énerve. Que je m’énerve vraiment. Mes collaborateurs pourront en témoigner. Ce qui m’énerve, c’est que de nos jours, il semble plus facile de retirer la vidéo pirate d’un match de foot que des propos antisémites. Et quand je m’en étonne, on me répond certes poliment, mais avec une once de lassitude: « Oh, c’est compliqué. Faut voir ça au niveau européen ».

Très bien, allons-y, s’il faut voir ça au niveau européen, voyons ça avec l’Europe. Portons ce combat. Portons-le vraiment, comme on l’a fait sur les travailleurs détachés. Je ne me résigne pas, voyez-vous, à l’idée scandaleuse que la LFP aurait plus de succès avec Facebook que le gouvernement français !

Le président de la République l’a dit lors du dîner du C.R.I.F : la France défendra au niveau européen un projet législatif pour contraindre les opérateurs à retirer dans les plus brefs délais, tout contenu haineux, raciste ou antisémite. Et on ne va pas se contenter de l’espérer. On va se battre. On va, avec Jean-Yves Le Drian et Nathalie Loiseau, faire le tour des chancelleries. On va mobiliser les parlementaires européens français. Le président de la République en parlera à ses homologues. On va y mettre tous nos moyens. Parce que s’il y a un sujet sur lequel, au nom de nos valeurs et de notre histoire, nous devons tous nous retrouver en Europe, c’est celui-là. Ou alors, c’est que nous sommes devenus amnésiques en plus d’être aveugles.

Ce projet devra permettre de construire le cadre juridique d’une responsabilité des plateformes. Aujourd’hui, le directeur d’un journal est pénalement responsable des commentaires haineux qui sont postés sur son site internet. En revanche, si vous dirigez un réseau social, tout est possible. On ne peut pas en rester là. On ne peut pas continuer de vivre avec un cadre juridique européen qui date des années 2000. Un cadre qui visait à l’époque à transposer les principes du marché unique dans le domaine du numérique. Mais aujourd’hui, on ne peut plus se satisfaire de la distinction un peu binaire entre d’un côté des éditeurs de contenus qui en sont responsables et de l’autre, des hébergeurs techniques, plus passifs, dont la responsabilité est très limitée. En effet, ce cadre n’a pas été conçu pour appréhender les grandes plateformes qui, sans produire elles-mêmes leurs contenus, mettent ceux-ci à la disposition du public en les hiérarchisant, voire en les filtrant. Soyons lucides : ces plateformes jouent désormais un rôle actif dans l’édition de leurs contenus.

Alors, heureusement, le sujet progresse. La révision en cours de la directive européenne « Services de médias audiovisuels » va par exemple dans le bon sens. Elle permettra en effet aux régulateurs nationaux de contribuer à la lutte contre les contenus haineux sous forme de vidéo. Mais il faut aller plus loin. Entre les deux statuts d’éditeur et hébergeur, il y a de la place pour un troisième statut. Un statut qui tienne compte des spécificités des grandes plateformes, mais qui les contraigne aussi à prendre leurs responsabilités.

Mais, sans attendre l’aboutissement de ce chantier européen, nous modifierons la législation nationale. Car nous avons des marges de manœuvre. Des marges qui permettent de renforcer les obligations de détection, de signalement, de suppression et de prévention de contenus illicites. Ces marges, je veux que nous les exploitions au maximum pour enclencher la dynamique et soutenir la démarche que nous engagerons au niveau européen.

C’est un immense chantier. Un chantier politique. Un chantier technique. Pour convaincre nos partenaires, on doit leur proposer un projet bien ficelé et crédible. C’est le sens de la mission que le président de la République a confiée à Gil TAIEB, à Karim AMELLAL et à la députée Laetitia AVIA à qui je veux rendre hommage et à qui je redis ici mon amitié. Nous engagerons donc une concertation avec les acteurs du secteur et les associations.

Je profite de l’occasion pour remercier SOS Racisme, la LICRA, « J’accuse », le MRAP et l’UEJF des contributions qu’ils nous ont fait parvenir à ce sujet. Et je les remercie par avance de ce qu’ils pourront faire pour mobiliser leurs homologues et leurs relais en Europe.

Le deuxième combat, c’est celui de l’éducation. Au sens large, c’est à dire qui englobe l’apprentissage des savoirs fondamentaux, l’accès à la culture, la citoyenneté. On le sait : la connaissance réunit. L’ignorance sépare. C’est un vrai combat. Qui ne date pas d’hier puisqu’il est aussi vieux que la République, et en vérité, aussi vieux que l’humanité.

Pour le mener, la République avait missionné ceux que l’on appelait à l’époque ses « hussards noirs ». La métaphore guerrière n’est pas un hasard. Parce que combattre des préjugés, combattre l’obscurantisme, c’est âpre, c’est violent. C’était violent en 1870. Ça l’est en 2018 dans certaines zones où des professeurs n’osent plus parler de la Shoah devant leurs élèves.

Avec le président de la République, avec Jean-Michel Blanquer, nous avons voulu amorcer la reconquête de nos écoles. Et avec elles, la reconquête des consciences.

Une reconquête qui commence dès l’école primaire. C’est le sens du dédoublement des classes de CP dans les zones dites « REP+ » qui permet aux enseignants de disposer de plus de temps pour aider les enfants le plus en difficultés.

Une reconquête qui se poursuivra tout au long de la scolarité. J’ai demandé à Jean-Michel Blanquer de constituer une équipe nationale d’intervention rapide associant des enseignants, des représentants de l’Etat, des associations et des représentants des lieux de mémoire.

Leurs missions ? D’abord, libérer la parole, en demandant aux chefs d’établissement de signaler les difficultés ou incidents qui se produisent en matière de racisme et d’antisémitisme. Mais aussi épauler les enseignants, intervenir devant les élèves dans les établissements où des difficultés sont signalées lors de certains enseignements.

J’aime l’histoire. J’aime passionnément mon pays. Avec ses heures de gloire, avec ses erreurs, avec ses hontes. L’histoire est un bloc, qu’il faut savoir regarder en face. Qu’il faut savoir comprendre. Pour s’en libérer. Parce que nous ne sommes pas nos ancêtres. Nous sommes les acteurs bien vivants de l’histoire qui s’écrit. Ne soyons pas des esclavagistes, des collabos, des résistants, des blancs, des Asiatiques, des Africains des Juifs « imaginaires » pour paraphraser le titre d’un ouvrage d’Alain Finkielkraut. Soyons des citoyens réels et agissants.

Pas au nom d’un passé revisité. Magnifié ou diabolisé. Mais au nom de l’avenir. Ce n’est pas simple. C’est loin d’être gagné, je ne suis pas naïf. Mais c’est la seule solution que je connaisse pour envisager l’avenir. Parce qu’on ne me fera jamais croire qu’on peut bâtir une société pacifiée et sûre sur la haine de son voisin. En général, ça finit mal. Et pour tout le monde.

C’est la raison pour laquelle, nous ne transigerons pas sur les programmes scolaires. Et que nous ne laisserons pas les enseignants seuls, isolés, face à la violence physique ou verbale de leurs élèves, en particulier lors des cours d’histoire. Cette histoire, nous l’enseignerons. Dans sa grande, parfois triste et cruelle vérité.

Troisième combat : la protection et l’accompagnement des victimes. On le sait, les victimes d’actes ou d’injures racistes n’osent pas porter plainte. Parce que c’est compliqué. Parce que ça prend du temps. Que c’est intimidant de pénétrer dans un commissariat. Et puis, certaines de ces personnes se disent : « À quoi bon ? ». Quand elles osent franchir le pas, leur statut de victime n’est pas toujours reconnu ; leur parole pas toujours entendue comme elle le devrait.

Or, nous avons besoin que les victimes portent plainte. D’abord pour que les statistiques, les fameuses statistiques dont je parlais plus haut, reflètent mieux la réalité vécue sur le terrain. Et puis parce que la plainte, c’est le contrepoison de l’impunité. Sans plainte, pas d’enquête, pas de responsable, pas de sanction.

Comme vous le verrez, le plan comprend un certain nombre de mesures pour faciliter le dépôt de plaintes. Retenez simplement :

Qu’avec Gérard Collomb et Nicole Belloubet, nous expérimenterons dans les prochains mois, un réseau d’enquêteurs et de magistrats spécialement formés à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

Dans ce cadre, nous présenterons un nouveau modèle d’audition qui permettra de mieux guider la discussion et d’ainsi accorder sa juste place à la parole de la victime.

Sur le fondement de cette expérimentation, nous procèderons à une révision des logiciels de rédaction des procédures. L’idée, quelle est-elle ? Elle est de faciliter la reconnaissance de circonstances aggravantes dans les cas d’insulte ou de violences.

Enfin, dès la fin de ce premier semestre, nous rendrons opérationnel un système de pré-plainte en ligne pour les infractions de nature raciste et antisémite.

Dernier combat : celui de la présence. En particulier dans les domaines où la mobilisation n’est pas suffisante. Un de ces domaines, c’est le sport. Le sport, c’est à la fois un secteur où s’exprime le racisme. Certains joueurs ou certains athlètes, en général de couleur, subissent crachats et insultes presque quotidiennement. Dans les stades et sur les réseaux sociaux.

Mais le sport, chère Laura Flessel, c’est aussi une formidable école d’égalité. Parce que sur un terrain, sur un ring me concernant, sur une piste, sur des skis, sur un vélo, ça n’est pas la couleur ou la croyance qui compte, mais la performance. Et le sport, c’est une école qui parle à peu près à tout le monde.

Je ne voudrais pas tomber dans le travers que je dénonçais tout à l’heure, celui d’un hypothétique « âge d’or ». Mais il se trouve que vers l’âge de 27-28 ans j’ai, comme beaucoup de Français, connu l’ivresse – symbolique j’entends- d’un soir de finale de coupe du monde.

Et ce court laps de temps durant lequel nous étions 60 millions à nous moquer pas mal de savoir si celui qui avait marqué était « Black Blanc ou Beur ». Parce que sur le terrain, ils étaient tous « Bleu-Blanc-Rouge ».

C’est pour ça que le sport est une des nouvelles frontières de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Comme d’ailleurs il l’a été, dans le passé, lors des Jeux Olympiques de Berlin en 1936. Et c’est pour cette raison que nous signerons, de manière systématique, des conventions avec toutes les fédérations. Des conventions pour sensibiliser, pour former, pour construire et relayer un « contre-discours ». Et je sais pouvoir compter dans ce combat, sur l’implication des sportifs de haut niveau.

Les mesures que je viens d’évoquer ne résument pas à elles-seules le plan que je tenais à vous présenter en ce jour particulier. Un jour qui marque le début de la Semaine d’éducation contre le racisme et de l’antisémitisme. Un jour, le 19 mars, qui est aussi celui du deuil et du souvenir, six ans après la tuerie de l’école juive de Toulouse. Un 19 mars, cher Benjamin Stora qui est enfin le jour anniversaire de la signature des accords d’Evian.

Justement, vous avez publié, je crois, au début des années 1990 un livre qui s’intitule « La gangrène et l’oubli ». Ce livre ne concerne pas directement le sujet qui nous rassemble. Mais son titre m’a frappé. Parce qu’au fond, c’est de cela dont il s’agit : lutter contre l’oubli pour contrôler et faire reculer cette gangrène qui, à intervalles réguliers de notre histoire, menace d’emporter tout le corps social.

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samedi 17 mars 2018

Affaire Tshiani-Bongos: La Cour a rejeté 99% de la plainte de Noël Tshiani contre le journaliste Roger Bongos !

Paris, Me. Pierre Darkanian, Freddy Mulongo et Roger Bongos

Malgré son "Dikamama" Noël Tshiani s'inflige un chemin de la croix, il marche désormais pieds nus sur des clous, à cause de sa propre plainte en diffamation contre le journaliste Roger Bongos. Le valet du Rwandais Paul Kagamé, qui a toute sa vie travaillé pour son ventre, abandonnant femme, enfants et amis, croit qu'il sera catapulté par Kigali sur le trône du Congo, comme son ami Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, l'incapacitaire de Kingakati, sans mandat qui glisse allègrement. Ceux qui luttent contre des imposteurs pour un possible "Autre Grand Congo" se battent-ils en vain ? Noël Tshiani n'est pas un patriote, il est un profito-situationniste !

Noël Tshiani et Louise Mushikiwabo, bras droit de Paul Kagamé

Le Congo est tombé tellement bas que n'importe quel quidam croit qu'il peut devenir Président de la République. Le mythomane de Ngandajika n'aura plus que des cauchemars et insomnies. Le procédurier Noël Tshiani et autoproclamé candidat président de la République doit s'armer du courage, dans cette guerre de 100 ans qu'il a lui même déclenché contre le journaliste Roger Bongos. Les 14 pages de l'Ordonnance de référé rendue le 16 mars 2018, du tribunal de la Grande Instance de Paris sont une vraie "Mutakalisation" de Noël Tshiani.

Noël Tshiani valet de Paul Kagame du Rwanda

Le garçon de course de Paul Kagamé, doit s'en vouloir de s'être à la puissance de feu, qui brûle et consume, lui qui pensait faire la loi dans la ville lumière. La justice française a rejeté 99% de sa plainte contre le confrère Roger Bongos. La somme de 50 000 euros que Noël Tshiani a réclamé à notre confrère Roger Bongos, rédacteur en chef d'Afrique Rédaction, pour se refaire une santé financière a été également rejetée ! Somme qui correspond à la moitié que la CENI réclame aux candidats présidents de la République. Ce n'est pas à un journaliste de financer un illustre candidat inconnu pour un scrutin hypothétique. C'est pourquoi Noël Tshiani se repli vers Moïse Katumbi, qu'il veut traduire en justice, en vue d'avoir cette caution de 100.000 dollars US qu'il n'a pas.

Les articles de Roger Bongos incriminés par Noël Tshiani n'ont pas été retenus comme diffamatoires ! “Noël Tshiani : un aventurier, un fourbe qui collaborerait avec l’occupant en RDC ?”, publié le 16 octobre 2017, “Noël Tshiani : pourquoi a t-il voulu torpiller la transition proposée à Denis Mukwege ?”, publié le 04 novembre 2017 ,“Noël Tshiani est-il un dangereux mythomane ou un sale type ?”, publié le 19 octobre 2017, “Qui est réellement Noël Tshiani est-il un dangereux mythomane ou un sale type ?”, publié le 19 octobre 2017 sur le site www.sangoyacongo.com“. .

La justice française a reconnu Noël Tshiani comme "Menteur", "Fourbe", "Biface", "Politicailleur", ces expressions ne sont pas choquantes et constituent pas une diffamation.

Elle précise: Il faut en outre préciser que, si le défendeur indique être journaliste, les propos ont été tenus sur un blog d’opinion, ce qui résulte d’ailleurs de manière peu contestable du communiqué mis en ligne le 16 octobre 2017, montrant que Roger BONGOS était passé du statut d’allié de Noël Tshiani au statut d’opposant politique, ce qu’il a clairement indiqué aux internautes (“j’ai eu à m’investir dans son “programme” (...) Je retire mon soutien moral, stratégique, communicationnel et surtout patriotique à Noël Tshiani qui s’est déclaré “candidat” à la présidentielle”).

Le droit de critique doit donc être largement entendu, les propos s’inscrivant dans un contexte de polémique politique.

que le propos 9, qui, par l’usage des termes “fourbe”, “biface” et “masque d’opposant”, se limite à mettre en cause Noël Tshiani pour ses qualités d’homme politique, apparaît également ne pas dépasser les limites admissibles de la liberté d’expression, dans un blog politique !que les propos 12, 13, 14 et 15 évoquent en substance, à propos du demandeur, qu’il serait un mythomane, un menteur ou un sale type ; que le fait de décrire son opposant politique comme mentant ou comme étant une personne mauvaise n'est pas, dans un blog de dimension polémique, constitutif, avec l’évidence requise en référé, d’injure publique envers particulier ; - que le propos 16, qui est issu d’un communiqué du défendeur indiquant qu’il ne soutiendrait plus Noël Tshiani, fait principalement état des réflexions de Roger Bongos sur sa position ; que, pour le surplus, le seul fait d’évoquer des “prédateurs” ou des “politiciens alimentaires” ne dépasse pas les limites admissibles de la liberté d’expression ;

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vendredi 16 mars 2018

RDC: Opération Artémis-Opération Sukola 1, quelle efficacité des Fardc ?

Opération Artémis-Opération Sukola 1, quelle efficacité des Fardc ?

Les Congolais parlent facilement des hypothétiques élections, sans parler des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc). Avec quelle armée irons-nous aux élections ? En République démocratique du Congo, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale n'est plus légitime depuis le 19 décembre 2016. L'imposteur de Kingakati, qui est sans mandat, est rusé comme un renard. Après avoir bien glissé, avec à son compteur deux hold-up électoraux de 2006 et 2011, le Néron du palais de Nation,brandit le chiffon rouge: Election, élection, élection...des politicailleurs-ventriotes foncent comme des taureaux. Ni neutre, ni indépendante la CENI corrompue, à la solde du régime d'imposture, d'occupation et de prédation, avec ses machines à voler achetées à 150 millions de dollars en Corée du Sud, pour un pays sans infrastructures ni électricité, enfarine tout le monde. Les médias parlent encore des massacres en Ituri, comme à l'époque de l'UPC de Thomas Lubanga, qui est à la CPI, pour ses crimes. Un peuple qui croit par son ventre et à l’aumône de la main tendu par les politicailleurs-ventriotes rusés pour sa survie est un peuple sans issue. Mais un peuple qui crois en lui et en la potentialité de son pays par la tête est un peuple victorieux et son avenir est assuré.

Silence ici Ituri, on zigouille en toute impunité

Il y a quatre ans les FARDC lançaient l'Opération Sukola 1 à Beni. Malgré des effectifs avoisinant 20.000 soldats, sur un petit territoire de 7.400 km², la situation sécuritaire ne s'est guère améliorée, elle est même devenue pire qu'avant. A titre de comparaison, en 2003, l’Opération Artémis, pilotée par l’armée française, avec à peine 1.500 soldats, avait réussi à rétablir la sécurité en Ituri en trois mois. 1.500 soldats sur un territoire de 65.000 km², c'est-à-dire 9 fois plus grand que le territoire de Beni. Pour dire les choses simplement, 1 soldat ARTEMIS devait sécuriser 43 km², et il a rempli la mission en trois mois (90 jours). A Beni, un soldat FARDC devait sécuriser 2 km² seulement. Quatre ans plus tard, et malgré l'aide de la MONUSCO, il n'a toujours pas fait le boulot. Pire, la situation sécuritaire s'est même détériorée dans son petit périmètre (2km²).

Le père Assomptionniste Vincent Machozi, initiateur du site Beni-Lubero, assassiné

Pour tuer l'information du site online Beni-Lubero, le père Assomptionniste Vincent Machozi, fondateur du site Beni-Lubero a été assassiné le dimanche 20 mars 2016, au vu de tout le monde. Aucun journal "Coupagiste" de Kinshasa n'avait osé parler de cet odieux assassinat ! Les thuriféraires et autres ramasseurs des miettes du régime avaient étouffé cette information...Deux ans auparavant, c'est-à-dire en 2014, le site Beni-Lubero avait expliqué le fait que les Fardc ne gagneront jamais une guerre contre le Rwanda, du simple fait de l'infiltration. Des officiers Rwandais ont été nommés par décret présidentiel d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale au sein des FARDC avec la complicité passive des collabos congolais et de l’opposition dite constitutionnelle ! Voici la liste que Beni-Lubero avait publié à l'époque:

Noms et Fonctions:

1. Général Jean BIVEGETE: Auditeur Général de l’armée (Haut magistrat militaire).

2. Général MASUNZU: Cmd Adjoint 10ème Région militaire/Bukavu.

3. Général MALICK KIJEGE: Inspecteur Général de l’Armée (ex. G4-EMG) FARDC/KINSHASA.

4. Général OBED RWIBASIRA: Cmd 5ème Région militaire à Kananga/Kasaï-Occidental

5. Général MUSTAPHA MUKIZA: Cmd Base militaire de KITONA (Bas-Congo).

6. Général Charles BISENGIMANA: Inspecteur Général Adjoint De La Police Nationale/Kinshasa.

7. Général JEROME GAKWAVU: EMG/FARDC-Kinshasa.

8. Général BOSCO NTAGANDA: Ancien Chef d’Etat Major du CNDP (Maintenant au CPI, Lahaye, Hollande).

9. Général Laurent NKUNDA: Chef du CNDP devenu M23 ( maintenant au Rwanda).

10. Colonel BONANE: Cmd 4ème Brigade en Ituri.

11. Général MAKENGA SULTANI: chef du M23 en rebellion au Nord-Kivu.

12. Colonel KAMANZI François.

13. Colonel MUNYARUGERERO Françoise: Cmd de la Police de l’enfance/Nord-Kivu.

14. Colonel MUHINDO François: Cmd de la Brigade Delta à Kichanga/Masisi.

15. Colonel François ZERO BRAVO: EMG-Armée mixée de NKUNDA, (81ème Brigade FARDC).

16. Colonel MUTEBUTSI Jules En exil au Rwanda après la rébellion de Bukavu, Juin 2004.

17. Colonel ROHORIMBERE: Dispo/EMG-FARDC.

18. Colonel GISHONDO ELIE: Dispo/EMG-FARDC.

19. Colonel PADIRI Jonas: Cmd Brigade EQUO à Kimoka-Sake/Nord-Kivu.

20. Colonel BOLINGO MATANE: 10ème Région Militaire/Bukavu.

21. Colonel BIRORI Benjamin: Conseiller Militaire/Ruberwa (En Formation En Chine).

22. Colonel BISOGO Venant: Dispo/EMG-FARDC (en rébellion au Sud Kivu : G47).

23. Colonel WILSON: Cmd adjoint de la brigade ALPHA à NYANZALE-MWESO.

24. Lt Colonel MUNYAKAZI: EMG-Armée Mixée de NKUNDA (83ème Brigade FARDC).

25. Lt Colonel Claude MUCHO ½: Cmd brigade Charly à Mushaki/Masisi.

26. Lt Colonel INNOCENT Ex ½ : G4 AFDL/RCD aujourd’hui G4 E.M-Armée mixée de NKUNDA.

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jeudi 15 mars 2018

UNPC: Chantal Kanyimbo cessez d'humilier des journalistes !

Chantal Kanyimbo, Rapporteur du CSAC

L'Union Nationale de la Presse Congolaise (UNPC) doit cesser d'humilier des journalistes. C'est honteux et révoltant. Au pays des aveugles, le borgne est roi dit-on. Mieux, au pays de la Révolution de la Modernité bidon, des journalistes sont chosifiés.

L'Union Nationale de la Presse Congolaise (UNPC) n'a pas du tout évolué, malgré le Congrès de refondation de la presse congolaise, tenu au Centre Nganda, en mars 2004, avec 271 délégués venus de tous les coins du pays. J'ai été membre du comité préparatoire en tant que président des radios communautaires, avec le président Kitutu Oleantwa, Donat Mbaya de Jed, Kasonga Tshilundé qui n'était à l'époque que Secrétaire Général de l'UPC et d'autres... organisé par l'Institut Panos et j'y avais participé.

C'est pour ne plus être confondu avec l'Union des patriotes congolais (UPC), mouvement rebelle congolais, dirigé par Thomas Lubanga et principalement constitué de l'ethnie des Hemas. L'UPC, proche du gouvernement rwandais, était impliquée dans la guerre dans la province d'Ituri que l'Union de la Presse Congolaise est devenue Union Nationale de la Presse Congolaise-UNPC. Nous avons le sentiment que l'UNPC végète encore !

Imprimante des cartes coûte moins de 100 euros au Bon Coin

Dans une vidéo postée sur Facebook par Rachel Kisita, on voit une meute des journalistes impressionnés, qui filment et applaudissent. Quoi ? En effet, l'UNPC inaugure une petite imprimante pour l'impression des cartes de presse, don de "Free press" une Ong hollandaise. Une imprimante qui coûte moins de 100 euros au Bon Coin sur internet ! La Honte !

Cette petite imprimante hollandaise, que l'UNPC bien organisé pouvait se l'offrir, va permettre la délivrance rapide de la cartes de presse pour contrer les "Moutons noirs" !

C'est Chantal Kanyimbo, le rapporteur de l'étouffoir des libertés, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et Communication-CSAC qui a remplacé la fameuse Haute Autorité des Médias-HAM de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, qui a eu l'outrecuidance d'inaugurer la machinette de la carte de presse. Suite aux nombreuses réactions négatives des internautes, c'est plutôt notre réaction qui a retenu l'attention de Chantal Kanymbo qui répond:

Un don, c'est une question de prix? Obtenir d'un partenaire ce que l'on ne peut se l'offrir est de la médiocrité ? Vous pouvez alors, cher Freddy Mulongo offrir une deuxième, troisième, quatrième ou dixième machine à imprimer à l'UNPC, qui appréciera, sans doute ce geste venant d'un journaliste congolais vivant en France.! (...)

Chantal Kanymbo, Rapporteur du CSAC

A la papesse Chantal Kanymbo nous répondons ceci:

1. Les journalistes congolais méritent du respect. C'est à l'UNPC, CSAC, OMEC et tous les organes professionnelles de couvrir ce respect à tous les journalistes congolais y compris des indépendants qui n'ont pas forcement une carte de presse de l'UNPC. Notre monde a beaucoup évolué, les réseaux sociaux y ont grandement contribué. Les "Moutons noirs" ne sont pas forcément ceux que l'on voudraient incriminer et priver de la carte de presse, ce sont des agents de l'ANR, de la police et des services qui traquent, arrêtent arbitrairement des journalistes. La carte de son organe de presse est aussi valable que la carte de l'UNPC. Il y a deux semaines, notre aîné Kimpozo Mayala "Kimp", coordonnateur du journal Le Phare, a été abusivement interpellé à Masina. Après plusieurs heures, dans un container de police, il a été relâché. Pas un communiqué de l'UNPC pour dénoncer cette arrestation arbitraire. C'est ce silence qui fait croire aux barbouzes et sbires du régime qu'ils peuvent continuer à agir contre des journalistes en toute impunité. Dites-nous, est-ce que les thuriféraires de la RTNC méritent-ils la carte de presse de l'UNPC? Pire que la voix du Zaïre sous le défunt Maréchal-dictateur Mobutu, la RTNC qui devait être le média public de la République démocratique du Congo, on y chante des louanges au Néron, imposteur et incapacitaire de Kingakati. Depuis le 19 décembre 2016, à minuit, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale n'a plus aucune légitimité. Il est hors mandat, le barbu du palais de la Nation a glissé... les journalistes de la RTNC font comme si de rien n'était. Ils se taisent et sont complices. Ceux-là méritent la carte de l'UNPC, puisqu'ils sont du média officiel ?

2. L'UNPC doit combattre le "Coupage" qui n'honore pas les journalistes. Pour écrire un article, pour diffuser un reportage des journalistes font le pied de grue à celui qui organise l'événement ou la conférence de presse. Il faut payer ! En file indienne, des journalistes signent sur papier, d'avoir reçu 50 $, 100 $ de frais de transport et reportage. La honte ! Cela arrange tout le monde, qu'il y ait des "Journalistes Quado", "Journalistes Nzombo le soir" dans la profession. Il faut faire respecter la profession. Il faut un big bang pour s'écarter des anti-valeurs. En RDC, des médiocres, criminels, Miyibicrates, Mabumucrates...sont encensés dans des journaux et médias, parce qu'ils paient. Les gens talentueux sont ignorés parce qu'ils ne peuvent pas payer.

3. Le pluralisme médiatique au Congo-démocratique est frelaté, et la régulation des médias est un véritable mort-né, ce n'est pas parce qu'on le maintient artificiellement en vie que le CSAC survivra !

De la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de Communication (CSAC), les animateurs ont été des minables, corrompus, arrivistes et parvenus sans idéal pour défendre la liberté d'information. Ils le sont encore aujourd'hui par leurs décisions alambiquées et rétrogrades. Au lieu de réguler les médias, les animateurs encartés PPRD-MP se sont transformés en censeurs et prédateurs de la liberté d'information afin de mieux profiter des oripeaux d'un régime totalitaire.

En République démocratique du Congo, la régulation des médias signifie la répression de ces derniers. Ennemie de la presse, l'organe de régulation au lieu de jouer le rôle de médiateur par la concertation et le dialogue, elle est devenue liberticide. Au lieu de la neutralité, l’indépendance, la crédibilité et la légitimité, l'organe de régulation de Kinshasa s'est fourvoie en porte voix et caisse de résonance du régime des Mammouths Joséphistes.

Malgré ses 80 millions d'habitants, aucun journal de Kinshasa la capitale qui regorge plus de 12 millions d'habitants ne tire à plus de 2000 exemplaires, aucun journal n'est quadrichromie, les journaux sont inexistants dans la majorité de ses 26 vastes provinces, mais chaque acteur politique a sa radio, télévision et son journal ?

Dans quel pays au monde, avons-nous vu cela ? Que chaque acteur politique, membre du gouvernement, sénateur ou député a son journal, sa radio et télévision ? Tant que le CSAC ne mettra pas cela au clair, sa crédibilité sera sous caution ?

L'institution de régulation des médias (CSAC) en République démocratique du Congo manque cruellement de crédibilité à cause de ses animateurs minables. Nommés par l'imposteur de la République, les animateurs du CSAC sont des chiens de garde d'un régime totalitaire qui a pris toutes les institutions en otage pour servir un individu: Joseph Kabila et non pas la République démocratique du Congo.

L'UPNC n'a pas besoin d'un petit don de 100 euros venant d'un Ong Hollandais, pour ameuter tous les journalistes de Kinshasa. L'UNPC doit s'organiser et être utile aux confrères. Quels sont les difficultés que rencontrent des journalistes ?

1. L'UNPC doit négocier avec des opérateurs téléphoniques pour l'accès à l'internet pour des journalistes soit à un prix très bas. Car le métier de journaliste rend service au public. Pour que la démocratie puisse s'ancrer dans un pays, les citoyens doivent être mieux informés pour faire des choix.

2. L'UNPC peut s'acheter des bus qui ne transportent que des journalistes et facilitent ainsi leurs déplacements.

2. L'UNPC devrait avoir une coopérative d'achat pour des intrants pour les imprimeries, ordinateurs portables, émetteurs radios et télés, micros, tables de mixage à des prix abordables pour des organes de presse et journalistes.

3. L'UNPC doit avoir une Maison de Presse, comme il y en a au Sénégal et dans la majorité des pays de l'Afrique de l'Ouest. Où des journalistes viennent y travailler, ils ont des boîtes à lettre etc...sans donner leurs adresses de domicile. Le restaurant et le cafétéria doivent permettre aux journalistes de se nourrir à un prix raisonnable. Le site doit être interdit aux agents de l'ANR, à la police, aux barbouzes et sbires du régime.

4. L'UNPC doit impérativement abandonner son "Prix Matata Ponyo". Matata Ponyo n'est pas le symbole de la bonne gouvernance ! Sous ce rescapé du crash de Bukavu, qui a coûté la vie à AK47-Augustin Katumba Mwanké "dieu le père", nommé Premier ministre, la République démocratique du Congo est devenue le pays le plus pauvre de la terre. Ses réformes ne se sont jamais transformées dans le panier de la ménagère. Son dernier budget réservait à chaque Congolais 70 dollars pour toute l’année 2017. Transco, Congo Airways et Bukangalonzo, ses œuvres, sont presqu’en faillite. Il avait lancé la bancarisation de la paie mais avait épargné la primature. Sous Matata Ponyo, le Congo a renoué avec la pratique de la planche à billets et l’inflation. C’est tout sauf de la bonne gouvernance.

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mardi 13 mars 2018

Bénarès en Inde: Le discours de Macron avant son retour à Paris !

Le président Emmanuel Macron et le Premier ministre indien Narendra Modi

Mesdames et Messieurs,

Je ne vais pas faire un long propos introductif puisque la plupart d’entre vous ou la totalité était présente depuis le début de ce déplacement en Inde, qui s’achève donc à cet instant à Bénarès.

Déplacement qui a permis d’avancer sur plusieurs sujets de fond et qui, je crois, a montré la force qu’il y avait dans la relation entre l’Inde et la France. Et la nature de l’accueil, l’enthousiasme inédit aux dires de nos hôtes indiens aujourd’hui a manifesté quelque chose de très particulier à l’endroit de notre pays, que je considère comme un signe fort l’intérêt pour la France et de la nouvelle étape dans le partenariat que nos deux pays peuvent aujourd’hui consolider.

Le premier élément sur lequel nous avons avancé qui était le premier objectif de ce déplacement, c’est le partenariat stratégique entre l’Inde et la France, un partenariat de sécurité collective pour toute la sous-région et en particulier évidemment l’océan Indien.

Sur ce sujet, nous avons non seulement confirmé des engagements passés, avec une volonté indienne de poursuivre dans le cadre des contrats actés, qu’il s’agisse des avions de combat ou des sous-marins.

Mais nous avons également défini des partenariats nouveaux, un partenariat stratégique renforcé, des échanges militaires, des échanges d’informations sensibles, une coopération satellitaire, une coopération cadre sur les moteurs d’avions de combat à venir qui ont permis de passer une nouvelle étape et qui correspond bien au moment géopolitique que nous vivons.

L’Inde est aujourd’hui notre allié stratégique dans la sous-région et la France en tant que puissance de l’océan Indien et du Pacifique a tout intérêt à assurer la stabilité de cet espace et d’éviter toute forme d’hégémonie qui viendrait le déséquilibrer. Je pourrai là aussi revenir si vous le souhaitez sur tous les détails.

Le deuxième pilier de cet échange, de ce déplacement c'est évidemment la relation bilatérale. Celle-ci se structure à mes yeux autour de quelques sujets fondamentaux, le premier ce sont nos coopérations en matière énergétique, j’y reviendrai sur le plan international. Nous avons – sur à la fois le renouvelable et le nucléaire – passé une étape qui était très structurante. Et les deux sont cohérents avec une stratégie de réduction des émissions de CO² qu’a acté l’Inde.

Quand on veut décarboner son économie, on passe par le renouvelable mais qui demeure, je le rappelle, une énergie intermittente et par le nucléaire, la France étant à cet égard un modèle, qui est une énergie qui permet de produire de l'électricité de manière non carbonée.

C'est à ce titre que nous avons acté de nouveaux financements de l’Agence française de développement en matière justement de grands projets énergétiques, que nous avons tout à l’heure inauguré un champ de solaire donc dans l’Uttar Pradesh, qui est un projet dans lequel la France a été partenaire avec l'entreprise ENGIE, et qui a permis dans un lot plus large de 600 mégawatts d'ouvrir 100 mégawatts, qui donnera des opportunités de travail à environ 800 personnes.

Et à côté de cela, nous avons passé une étape dans la coopération nucléaire, puisque sur le nucléaire civil nous avons posé les bases d'un accord industriel qui devra être donc finalisé dans les prochains mois par les opérateurs industriels eux-mêmes, mais qui acte justement de ce partenariat, ses termes stratégiques et qui permettra à EDF – sous réserve des finalisation à négocier dans les mois qui viennent – de déployer 6 EPR à Jaitapur, ce qui est une étape extrêmement importante dans le cadre de cette stratégie.

Au-delà du sujet de l'énergie et en parfaite cohérence avec celui-ci, c'est une stratégie commune en termes de mobilité nouvelle et de villes intelligentes. L'Inde s’est lancée dans un grand programme de villes intelligentes parce que l’une des grandes transformations dans ce pays continent, c’est le fait que dans les prochaines années, le nombre d'urbains va doubler. L'Inde va passer d'environ 410 millions d'habitants vivant en ville à un peu plus de 820 millions.

Il est donc indispensable d'accompagner cette transition et la France a toutes les qualités pour le faire. Nous avons des groupes et des grands groupes internationaux qui sont structurés dans tout ce qui correspond à l’offre des villes nouvelles et des villes intelligentes, qu'il s'agisse de la construction, des transports, de la maintenance des transports, du traitement des eaux usées jusqu'au logiciel de gestion des villes intelligentes.

Nous avons donc acté les trois villes qui étaient attribuées à l’offre française, nous allons aller au-delà. Nous avons d'ores et déjà lancé des projets très structurants de mobilité, en particulier financés par l'Agence française de développement, qui impliquent là aussi plusieurs de nos acteurs, Delhi – Chandigarh étant un exemple parfait de ces nouvelles mobilités avec une ligne qui sera ouverte et qui permettra là aussi de penser ces nouvelles mobilités et de les mettre en œuvre.

Et donc sur l'ensemble de cette famille de sujets, la France est présente et apparaît comme l'un des partenaires stratégiques de l'Inde. Nous allons donc poursuivre le travail, qu’il s’agisse des entreprises de transport, des Smart Cities et ce que le Forum des dirigeants d'entreprise que nous avons conclu avec le Premier ministre MODI a permis de consacrer.

Le troisième élément clé de cette relation bilatérale, ce sont les échanges de personnes et, donc, l'éducation, la culture, les liens académiques et de recherche. Nous avons en effet de nombreuses opportunités à saisir pour aller plus loin, d'abord en développant davantage le français en Inde, il y a 500.000 apprenant, nous pouvons – et c’est notre objectif – doubler dans les prochaines années le nombre d’apprenants.

Le réseau d'alliance française est vivace, mais nous souhaitons le développer encore, lui donner plus de moyens, renforcer l'offre scolaire dans le pays et réussir à multiplier nos initiatives pour arriver à 1 million d’apprenants.

Cela passe aussi par une plus grande visibilité de la France et un travail d'explication de ce que permet la France et l'accès à la francophonie, c'est-à-dire l'accès à des marchés nouveaux, l'accès à des géographies que ne permet pas forcément la langue anglaise, ce que je me suis employé à faire durant tout ce déplacement.

Et je crois qu’à cet égard, l'attraction pour la France, ce goût de France que nous avons pu voir est un élément important que nous allons cristalliser à travers les initiatives qui seront prises en la matière.

Donner davantage d’attractivité à la France, c’est aussi renforcer nos liens culturels et humains. C’est pourquoi je nous ai fixés l’objectif dans les 2 années à venir de doubler le nombre d'étudiants indiens venant justement poursuivre leurs études en France.

Nous sommes aujourd'hui à 5.000, ce qui est très faible parce que les Indiens ont historiquement choisi beaucoup plus d’aller ou en Grande-Bretagne et même en Allemagne. Je souhaite que nous puissions le doubler au moins, c’est aussi pour cela que nous avions fait venir avec nous les universités comme les grandes écoles.

Cela passe également par des filières que nous allons structurer ensemble et cet objectif, nous l'avons acté dans la feuille de route commune avec le Premier ministre MODI. Nous avons aussi défini plusieurs partenariats de recherche, qui permettront des échanges entre nos chercheurs et entrepreneurs.

Nous avons lancé un programme de Young Leaders, qui a permis d'identifier des talents Indiens, la réciproque sera vraie, en leur donnant des opportunités en France avec des accès facilités, soit pour leurs travaux de recherche soit pour le développement de leur entreprise, ce qui contribue d’une stratégie complète justement d’une plus grande attractivité pour la France et d’un déploiement de ses relations personnelles.

La culture et la gastronomie sont aussi des leviers importants, la délégation qui m'accompagnait en témoignait à elle seule. Et je souhaite que nous puissions aller plus loin et le Premier ministre MODI s’est montré très allant sur ce sujet, en développant les liens entre notre cinéma et Bollywood, ce qui nous donnera à la fois des opportunités économiques sur lesquelles s'est fortement engagé le Premier ministre, encore tout à l’heure lorsque j’ai échangé avec lui, mais ce qui permet aussi de défendre deux grands cinémas non-anglo-saxons au monde.

Et je crois que c’est important pour développer un imaginaire conjoint, Bollywood est extrêmement actif, développe énormément de projets, est porteur d'un imaginaire indien qui s'est ouvert au monde, rayonne d'ailleurs dans toute la région comme dans la région Golfe. Et je crois qu'il est important pour nous stratégiquement, je crois beaucoup moi à cette stratégie culturelle et de l'imaginaire, d'être des partenaires de Bollywood et de développer aussi la présence du cinéma français en Inde, comme les options de tournage dans nos deux pays, comme il est important – et je le dis en présence de Jean-Claude CARRIERE qui l’a fondée, de développer justement nos relations en termes de formation sur le plan cinématographique, la FEMIS étant considérée comme une école de référence à ce titre.

Les opérations que nous avons conduites ces derniers mois en termes de gastronomie ont montré toute la vitalité de cette relation, en tout cas la curiosité réciproque. Et donc nous allons continuer à développer cela parce que nous sommes ici dans une grande puissance agroalimentaire, où la capacité à développer la gastronomie française est aussi un levier de développement, de relations humaines mais également économiques.

Ensuite, je souhaite que nous puissions intensifier les liens culturels, c'est pour ça que des éditeurs, des écrivains, des artistes, des créateurs de mode français m’accompagnaient et que j’ai pu voir hier soir dans l’atelier de Subodh GUPTA nombre d’équivalents indiens, parce que je pense que c’est très important qu’il y ait une fertilisation croisée, en tout cas des échanges beaucoup plus intenses entre nos artistes, les imaginaires ne sont pas voisins mais ils ont des choses à se dire. Et je considère pour ma part que c’est un élément de la relation stratégique extrêmement important, qui permet à tous niveaux de créer des ponts entre nos cultures, mais également des opportunités.

Ce déplacement a également permis d'avoir des échanges multiples et d'envoyer aussi des éléments clairs d’intérêt profond que nous portons à l’égard de ce qui compose l’Inde dans sa pluralité. J’ai pu rencontrer l’écrivain Arundhati ROY il y a deux jours à Delhi, nous avons eu un échange artistique et politique. J'ai pu me rendre hier donc au Taj Mahal pour voir ce qui est l'un des héritages de la période moghole et, donc, de l'art islamique dans ce pays. Et nous avons passé une partie de la journée avec nombre d’entre vous dans une ville emblématique de l’hindouisme et d’une autre racine culturelle, civilisationnelle même de ce pays.

Ces différents visages montrent la variété de l'Inde, ce qui est aussi sa force, ce qui doit nous conduire à une humidité constante quand on aborde un tel pays, ce qui nourrit la fascination mais me conforte dans l’idée que la France a beaucoup à faire, elle qui sait penser la complexité et qui sait la faire vivre avec un pays comme l'Inde.

Enfin, nous avons pu hier matin lancer l'Alliance Solaire Internationale avec le Premier ministre MODI, qui a acté un engagement pris lancé par l’Inde en 2015 ; et que nous avions conforté ensemble en juin dernier à Paris lorsque le Premier ministre MODI m'avait rendu visite.

Cette Alliance Solaire Internationale qui a un peu plus de 100 pays signataires a pour objectif de produire un térawattheure d'énergie solaire, mobiliser 1.000 milliards de dollars de financement. C’est un objectif qui est réalisable si la mobilisation est à hauteur des signataires et de ce que nous avons commencé à démontrer hier, avec la volonté d'avoir des projets concrets et, donc, d'ouvrir une bourse de projets en ligne, les 100 premiers sont déjà identifiés, de démultiplier les financements publics et privés.

Et à ce titre, nous nous sommes dit avec le Premier ministre MODI justement que nous allions dans la foulée à la fois de ce Sommet et du One Planet Summit le 12 décembre dernier mobiliser les philanthropes qui ont acté justement de leur pleine application.

Et cela suppose une mobilisation en termes de formation, l'exemple des Solar Mamas que nous avons eu hier était emblématique au premier chef, comme en termes de développement de la recherche fondamentale comme appliquée, parce que la recherche c’est ce qui permet de baisser drastiquement le coût de l’énergie solaire comme de toutes les énergies.

Sur ce sujet, je considère que c'est une mobilisation extrêmement importante, qui est à la fois efficace sur le plan économique et juste sur le plan social et climatique.

Voilà ce que je souhaitais en quelques mots rappeler de ces trois jours de déplacement qui, je crois, ont consolidé une relation ancienne entre nos deux pays, m’ont permis également d’ouvrir une phase peut-être encore plus chargée d'émotion, de liens personnels et d'un nouveau visage que la France a décidé de prendre.

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Pudeurs de gazelle, "Momo" Modeste Mutinga crée son parti le "PDG" !

"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard et grand requin

C'est rigolo mais cela ne fait rigoler tout le monde. Fourberies et roublardises sont des "pudeurs de gazelle" qui collent à la peau de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, qui malgré ses casseroles retentissantes, vient de lancer son propre parti politique dénommé « Parti démocrate pour la gouvernance » (PDG) ! Qui sonne comme l'autre PDG-"Parti démocratique gabonais", parti cher au dictateur Omar Bongo, qui n'est démocratique que le nom.

Congolais indignés, n'ont jamais oublié: la politique ne transforme pas un homme en voleur. C'est votre vote qui transforme un voleur en politicien ! La pourriture réside parmi des pseudo-élites, collabos repus et profito-situationnistes. Cette pourriture est grandiose, sournoise, nocive, machiavélique dans république bananière comme la République démocratique du Congo.

Connu pour être un fourbe, roublard et grand requin, l’ancien gendarme de Mobutu, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi prend les Congolais pour des niais ! Pourquoi le nom Parti démocrate pour la gouvernance de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi est une imposture ? En voici les 5 raisons:

1. C'est Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui a sorti "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi de la misère dans lequel il pataugeait et végétais. "Momo" doit tout à Alias ! C'est alias joseph kabila qui a permis à "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi de quitter la bicoque familiale de Ngaba pour s'offrir une villa à M'binza. C'est encore Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui a fait nommer "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, Rapporteur au Sénat, après avoir muselé des journalistes, bâillonné des médias et cloué le bec aux opposants avec la fameuse Haute Autorité des Médias-HAM de 2002-2007. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi doit beaucoup à Alias Joseph Kabila. Le parti démocrate pour la gouvernance ne peut-être qu'un parti satellitaire et appendice du Pprd-Parti-Etat. L'escroquerie politique de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a-t-elle un bon avenir devant elle ? Depuis qu'il est devenu baron et apparatchik du Joséphisme, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi n'est jamais retourné à dans la parcelle familiale à Ngaba, voisine de Makala. Lui qui a grandit et vécu avec l'eau des puits "Mayi Ya Mabulu" a un mépris cette commune populeuse qui l'a connu quand il était encore rien. Mettre le siège de son parti à Ngaba serait une bonne façon de se rattraper.

2. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a été le président de la fameuse "Haute Autorité des Médias"-HAM, lors de la transition de 2002-2007. Autocrate et prédateur de la liberté d'expression, il avait transformé cette institution d'appui de la démocratie, en étouffoir des libertés. Corrompu jusqu'à la moelle épinière, contre espèces sonnantes et trébuchantes, dans un deal macabre, avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, "Momo" redevient un "Gendarme" sans foi ni loi. Il musela des journalistes, il bâillonna des médias et cloua des bec aux opposants...en toute impunité pour favoriser le candidat de Louis Michel et de la communauté internationale. Ventriote et ventripotent, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi n'a rien de patriote. Il est un vendu et corrompu. Dans sa mascarade, "Momo" a même eu le toupet de faire signer aux journaliste à la Monuc, une "charte de bonne conduite" devant les ambassadeurs du Comité international d'accompagnement de la transition. Le CIAT était composé des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), de l'Afrique du Sud, de l'Angola, de la Belgique, du Canada, du Gabon, de la Zambie, de l'Union africaine, de l'Union européenne et de la Mission de l'ONU en RDC. Nulle part au monde, sauf dans des dictatures, on moutonne des journalistes, comme l'a voulu faire "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi avec la HAM.

3. N'est-ce pas "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi qui avait annulé le débat démocratique inscrit dans la Constitution de la transition ? Débat qui devait qui devait opposer les deux candidats arrivés en lice, Jean-Pierre Bemba et alias Joseph Kabila, lors de l'élection Louis Michel 2006. A l'époque, 60 millions de Congolais ont été privés d'un débat démocratique. Leur droit de se choisir un président par rapport à son programme, ses convictions politiques et la volonté de sortir la RDC des marasmes. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, pour son ventre, a bafoué ce droit légitime du peuple congolais. N'est-ce pas de l'amnésie et de la provocation de nommer son écurie mangériste: parti démocrate pour la gouvernance ?

4. C'est depuis 2007 que "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi est sénateur et siège au palais du peuple. Sénat godillot et illégitime depuis des années, le pseudo-démocrate pour la gouvernance continue de siéger. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi comme les autres godillots sénateurs ont tripatouillé la Constitution pour passer de deux à un tour pour l'élection présidentielle. Imaginez un président élu à moins de 50%, a-t-il la légitimité ? Collabo, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi n'est qu'un accompagnateur du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale depuis 17 ans. N'est-ce pas "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi qui a sorti toute une batterie d'arguments, qui est devenue une loi pour nommer Alias Joseph Kabila, sénateur à vie malgré sa haute trahison des idéaux de la République, ses crimes politiques, économiques et sociales imprescriptibles. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi est complice d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et vice-versa.

5. Accusé par l'Afrique du Sud comme sénateur proxénète, n'est-ce pas Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui est intervenu auprès de Jacob Zuma, président Sud-africain pour sauver la tête de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi de l'emprisonnement ? Oiseaux de même plumage volent en compagnie, des mafieux se tiennent par la barbichette.

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lundi 12 mars 2018

10 Questions à Kutino Fernando, Archbishop et initiateur de "Sauvons le Congo"

Kinshasa, 2006, Archbishop Kutino Fernando

Destin brisé ? Non, tant que l'on vit, il y a de l'espoir. Avec son église "Mission Mondiale Message de vie", le pasteur Kutino Fernando était l'un des pasteurs en vue, sous la deuxième République de Mobutu Sese Seko. Avec le gouvernement 1+4=0, issu du dialogue intercongolais de Sun-City, où des seigneurs de guerre, criminels et bandits de grand chemin ont été brassés pour travailler ensemble. Dans l'histoire de la République démocratique du Congo a été une blanchisserie politique, l'impunité fut la règle. Étiqueté proche de Jean-Pierre Bemba, l'un des quatre vice-président de la Transition, à peine de retour d’exil, l'Archibshop Kutino Fernando, le fondateur de l’Eglise l’ «Armée de victoire» a été arrêté et embarqué manu militari, le dimanche 14 mai 2006, par des barbouzes et sbires d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwalela au siège de son église, dans la commune de Kasa-Vubu.

Kutino Fernando revenait du stade Tata Raphaël où il avait prêché devant ses fidèles, venus nombreux l’écouter. Il a été accusé de détention illégale d’armes et des propos incitant à la haine, pour avoir expliqué son mouvement "Sauvons le Congo"considéré comme une formation politique recrutant pour le compte du Mouvement de libération du Congo (MLC). L'Archbishop Kutino Fernando a été victime de son patriotisme, d'un complot et d'une cabale ourdis par le régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere etsa bande mafieuse des Joséphistes, en mal de légitimité et de légalité. Il a été abusivement condamné à dix ans de prison. Bien que pasteur et civil, Kutino Fernando a été jugé par la Cour d'Ordre Militaire (COM) et par la Haute Cour Militaire (HCM).

Kinshasa, Jeudi 2 octobre 2008, la Cour d'Ordre Militaire (COM): Francis Lukeso Luembi, inspecteur de police et juge assesseur, Déa Kanyinda Beya, pilote, Lieutenant-Colonel et juge assesseur, Martin Kalala Kapuku, Lieutenant-Colonel et juge-président de la Cour d'Ordre Militaire de la Gombé, René Nsendula Kutumba, major et Jacques Bonyoma, Capitaine de Brigade et juge assesseur avec la présence aux débats l’Officier du ministère public représenté par le Major Magistrat Cyprien Muwawu, avocat général et la Major Lukunku Betenke greffière principale.

Kinshasa, 2008, la Haute Cour Militaire (HCM): Colonel Kalombo, le Général Bivegete, juge-président et le Colonel Buduga.

Un tableau comparatif dressé entre l'accusation et les preuves apportées à l'appui de celle-ci, démontrerait le caractère fantaisiste de la partie demanderesse. Certains ont même parlé de procès téméraire et vexatoire, au vue de la complaisance de la plainte !

Les éléments à l'appui des affirmations farfélues sont légion, mais on pourrait relever, entre autres :

1. "La détention illégale d'armes de guerre" a été balayée d'un revers de main par la Cour, car non plausible tant dans le fond que dans la forme;

2. Pour ce qui est de la tentative d'assassinat, même si elle devenait impossible par le fait de l'inexistence de l'association des malfaiteurs tant les "assaillants" du pasteur Ngalasi à l'Archbishop Kutino et Bishop Bompere, la Cour l'a retenue pour condamner les deux hommes de Dieu à des lourdes peines de prison. Mais que prétendait déjà l'accusation ?

3. Que Maboso, la pièce maîtresse de l'affaire, est décédé avant même d’avoir été entendu par le magistrat instructeur ! Dans le dossier, nulle trace de l’existence et du décès de Mabosso (inexistence du certificat de décès, juste des affirmations verbales du directeur de la prison où il aurait été en détention).

4. Mabosso aurait été contacté par Freddy Mosamo prétendument garde du corps du Pasteur Kutino. Or, il n’a jamais existé quelqu’un répondant à ce nom dans l’entourage de l’homme de Dieu ! Pièce à conviction ? Une photo, où l’on voit une personne de dos, à qui la partie civile colle le nom de Freddy Mosamo, sans plus !

5. La femme de Mabosso leur aurait fait des confidences tendant à prouver la culpabilité des défendeurs. Lorsque celle-ci passe à la barre et elle rejette tout en bloc, la partie civile Ngalasi prétend qu’il s’agissait plutôt de la deuxième femme de Mabosso ! Rien dans le dossier pour appuyer ces dires !

6. Le véhicule de la police venu appréhender les malfaiteurs se serait adressé au poste de police du coin toujours selon la partie civile. Où est le document administratif le prouvant ? Inexistant ! Il faut croire sur parole !

7. Les douilles des balles tirées par les malfaiteurs auraient été remises à la police par la partie civile ! Où sont-elles ? Elles auraient été confiées à un certain capitaine Mbenza ! Où est-il ? Décédé, sans avoir laissé les traces de la véracité de ces allégations !

8. Un pasteur nommé Khonde, habitant la Suisse, aurait été l’une des victimes des assaillants ! Quand la Cour demande que la partie civile fournisse son adresse pour l’envoi d’une commission rogatoire, c’est à une rebuffade qu’elle a droit ! « Non, il aurait déménagé et se trouverait quelque part en Italie !

La liste des éléments ci-dessus n’est pas exhaustive, loin s’en faut ! Et dire que c’est sur base de tout ceci que la Cour condamne les prévenus ! Un véritable procès de fantômes, où seuls les Pasteurs Kutino et Bompere, sont vrais ! Les autres protagonistes n’ont existé que dans la fertile imagination de la partie civile et de la justice militaire.

L'Archbishop Kutino Fernando a été un prisonnier politique personnel de l'imposteur de Kingakati qui l'a fait condamner à dix ans de prison ! Kutino Fernando a passé huit ans derrière les barreaux au Centre pénitentiaire et de rééducation de Makala à Kinshasa. Alors qu'il était en parfaite santé, il y a huit ans, lors de son emprisonnement, Kutino Fernando a quitté la prison, très malade. La dictature broie, brime et brise des vies. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere, le Néron de Kingakati, tyran sanguinaire de surcroît, sous pressions énormes, va signer le dimanche 14 septembre 2014, la grâce présidentielle en faveur de Kutino. Ce dernier avait déjà purgé 80 % de sa peine et était frappé de l'accident vasculaire cérébral (AVC). En France, l'Archibishop Kutino Fernando fait beaucoup de Kiné, il a repris l'usage de sa parole, il est un miraculeux. Nous le remercions d'avoir répondu aux 10 Questions de Réveil FM International.

Kinshasa, Archbishop Kutino Fernando devant la Haute Cour Militaire

1. Réveil FM International: Archibishop Kutino Fernando, comment vous portez-vous ? Est-ce que la santé ça va, après une crise d’AVC ?

Archbishop Kutino Fernando: Monsieur Freddy Mulongo, comme vous pouvez le constater, je me porte mieux par rapport à ma sortie de prison le 14 septembre 2014 à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Je suis en Europe depuis le 2 juin 2015, notamment en France, pour des soins appropriés qui se passent très bien avec la grâce de Dieu. Le pouvoir fasciste et illégitime de Joseph Kabila avait juré sur ma mort en prison, mais Dieu qui veille sur ses serviteurs, ne leur a pas permis de m’éliminer physiquement. Si Dieu n’était pas avec moi, ils m’auraient éliminé comme ils l’ont fait avec Floribert CHebeya et récemment avec le jeune activiste Rossy Mukendi Tshimanga. Paix à leur âme et à celle de tous nos nombreux martyrs. Leur macabre scénario de détention des armes de guerre par Kutino Fernando procédait des schémas pour m’atteindre et m’assassiner. Il fallait tout faire pour me réduire au silence d’une manière ou d’une autre. M’isoler dans la prison de Makala était pour eux le schéma idéal. Je suis entré bien portant en prison.

Les fidèles de l'Archbishop Kutino Fernando à Kinshasa

Cette prison est un camp de la mort forcée et planifiée de prisonniers notamment redoutés par le pouvoir criminel de Joseph Kabila. J’ai subi des tortures physiques et morales terribles en prison. La plupart ne peuvent être révélées pour des raisons de pudeur et de grave souillure de la dignité de Congolais. Ce sont des traitements barbares subis en prison qui sont à la base de la dégradation de mon état de santé. Les êtres humains sont traités comme des animaux à la prison de Makala.

Fanatiques et fidèles de l'Archbishop Kutino Fernando à Kinshasa

Mon accident vasculaire cérébral (AVC) peut être considéré comme une chance parce qu’il m’a permis de sortir vivant de la prison. La Parole de Dieu nous dit : « …toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. » (Romains 8 : 28). Le pouvoir était convaincu que j’allais succomber à la suite de cette crise d’AVC à l’hôpital. Convaincu qu’il m’a déjà détruit, Joseph Kabila a autorisé ma sortie de la prison, comme j’étais son prisonnier personnel. Je saisis cette occasion pour remercier de tout mon cœur tous les serviteurs et servantes de Dieu qui prient jour et nuit pour moi, et en particulier les fidèles de l’Armée de la Victoire, car Dieu a exaucé leurs prières. Si je suis aujourd’hui debout devant vous, c’est vraiment une grâce du Seigneur qui, par ses meurtrissures, veut que je sois guéri (1 Pierre 2 : 24 ; Esaïe 53 : 5).

2. Réveil FM International: Avec le mouvement « Sauvons le Congo », vous êtes l'un des précurseurs dans la lutte contre le régime d’imposture, d’occupation et de prédation en République démocratique du Congo. Vous avez été arrêté, humilié…pouvez-vous revenir sur cette période ?

Archbishop Kutino Fernando: Merci beaucoup pour cette question pertinente. L'opération "Sauvons le Congo" a été lancée fin mai - début juin 2003, c'est-à-dire bien après la signature de l'Accord global et inclusif en Afrique du Sud et bien après la promulgation de la Constitution de transition. Le mouvement « Sauvons le Congo » est venu donc comme une alerte pour dire que nous étions en train de prendre une mauvaise voie avec des alliances contre nature, de faux jeux, des appétits de prédation, l’insécurité persistante avec des Congolais toujours tués notamment à l’est, des scènes d’escroquerie morale et de corruption qui mettaient en péril la transition de 1+4 qui commençait. Pour être humble, je peux dire que j’étais parmi les nombreuses voix qui dénonçaient le danger grave pour notre pays. Mais il est un fait que le mouvement « Sauvons le Congo » a fait tâche d’huile et c’est la raison pour laquelle le régime criminel et dictatorial de Kabila tenait à m’éliminer physiquement pour me faire taire définitivement. Revenir sur mon arrestation peut faire l’objet de tout un roman.

A peine que je revenais de mon exil, j’ai été arrêté dimanche 14 mai 2006 par la police congolaise au siège de notre église, dans la commune de Kasa-Vubu. J’ai été arrêté comme un voleur, un grand bandit, et mes biens et ceux de l’Eglise ont été pillés au vu et au su de tout le monde par la milice de Joseph Kabila. Même les fidèles ont été aussi pillés. C’était après la grande rencontre de stade Tata Raphaël où j’avais prêché devant une foule de plus de 100.000 fidèles, venus nombreux m’écouter. Le message était basé sur Néhémie qui dit : « Levons-nous et bâtissons ». Un procès politique et inique a été organisé contre moi, avec comme motif : détention illégale d’armes, tenue des propos incitant à la haine. Il m’a été scandaleusement attribué une rocambolesque affaire de tentative d’assassinat du Pasteur Ngalasi, mon voisin de l’Eglise « La louange » à Kinshasa. Ridicule et sans argument, la Haute Cour Militaire a dû abandonner sans honte par la suite des poursuites pour détention d’armes de guerre. C’est le même scénario idiot qu’ils veulent encore tenter avec l’Eglise Catholique et le Cardinal Laurent Monsengwo. J’ai été donc condamné injustement à 20 ans de servitude pénale principale avec 10 ans de durée minimale de sûreté incompressible le 16 juin 2006 par la Haute Cour Militaire, notamment le Tribunal Militaire de la Garnison de Kinshasa/Gombe, siégeant en matière répressive.

Mon collaborateur immédiat et interprète, le Pasteur Bompere, lui a écopé d’une peine de 10 ans de servitude pénale principale avec 5 ans de durée minimale de sûreté incompressible. C’est très grave de condamner injustement des innocents. Je suis convaincu que Dieu va nous rendre la justice que nous méritons avec mon collaborateur, le Pasteur Bompere. C’est ainsi que nous étions emprisonnés dans des conditions infrahumaines à la prison de Makala. Torturé comme dans le camp de concentration Nazi. La prison de Makala est un mouroir et un lieu d’extermination des êtres humains par le régime de Kabila. Si je suis en vie, c’est un miracle de Dieu. Dieu rendra aussi justice à tous les Martyrs Congolais.

Kinshasa, Jean-Pierre Bemba, vice-président de la République sous le gouvernement 1+4=0

3. Réveil FM International: Nous étions à Kinshasa, lors de votre arrestation après un meeting au Stade Tata Raphaël. A l’époque on disait que vous étiez l’homme de Jean-Pierre Bemba, qui était Vice-Président de l’Ecofin lors de la transition 1+4=0. Vous n’êtes jamais sorti de la prison, pourquoi ?

Archbishop Kutino Fernando: C’est vrai beaucoup de gens se posent toujours cette question : Pourquoi Jean-Pierre Bemba avec qui j’avais de bonnes relations n’a rien fait pour que je sorte immédiatement ? Il faut le souligner d’abord que « Sauvons le Congo » n’était pas un mouvement d’appui ou de campagne de Bemba, mais un mouvement patriotique pour tous les Congolais. A la sortie du stade, le pouvoir avait remis une arme à un schégué pour m’abattre. Ce schégué a été surpris par un militant de l’UDPS quand il tentait de sortir son arme pour tirer. Les combattants de l’UDPS étaient nombreux à mon meeting et m’ont protégé, car ils ont senti qu’il y avait quelque chose de dangereux. Après Olenga Nkoy, me sentant en danger, est venu me demander d’entrer dans sa voiture pour des raisons de sécurité. Jean Pierre Bemba avait envoyé aussi ses militaires pour me protéger. Quand on a arraché l’arme des mains du schégué, les commandos du pouvoir nous ont suivis jusqu’à l’église. C’est moi qui ai dit aux soldats de Bemba de partir pour éviter des affrontements qui allaient faire beaucoup de morts y compris moi-même. Après, une véritable troupe bien armée avait encerclé l’Eglise. Les commandos du pouvoir sont entrés à l’Eglise, m’ont d’abord menacé de mort et j’ai résisté, étant un sportif, notamment un judoka. Ils ont fait appel au renfort qui était dehors. Ils m’ont attaqué et m’ont enlevé de force comme un brigand, voire un vrai criminel. Ils sont partis avec moi avec un nombre impressionnant de jeeps. Comme je l’ai souligné plus haut, ces commandos du pouvoir criminel n’étaient pas seulement venus avec la mission de m’arrêter, mais de détruire totalement ma vie, celle de ma famille et de toute l’Eglise. C’est ainsi que ces commandos se sont mis à piller tous mes biens, ceux de fidèles et de l’Eglise, en particulier tous les équipements de la Radio et Télévision Message de Vie, première chaîne de télévision privée d’évangélisation en République Démocratique du Congo. Grâce soit rendue à Dieu, car je devais déjà mourir ce même jour, car Joseph Kabila et toute sa bande avaient peur de ma popularité.

Au travers ma personne, il y avait déjà aussi une guerre engagée entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba. Vu ma popularité, mon éventuel soutien à Jean-Pierre Bemba aux élections faisait une peur noire à Kabila, un Président qui travaille au noir au Congo, pour ne pas dire au black. Etant mis en prison, un jour, Jean-Pierre Bemba s’est rendu vraiment compte que j’ai été injustement condamné et est venu me voir en prison pour me faire sortir de force. Il pleurait et tremblait de colère. Il était déterminé ce jour-là et quelque chose de grave pouvait se passer. Il est entré de force avec sa voiture et ses gardes en prison. Le gardien de la prison et les policiers et militaires qui surveillaient la prison ont pris fuite. Il m’a demandé de monter dans sa voiture pour me faire sortir de la prison. J’ai refusé, car je tenais à ce que mon innocence soit reconnue. Et je ne voulais pas abandonner aussi les personnes que j’avais laissées dans ma cellule. En prison, les combattants emprisonnés du MLC veillaient aussi à ma sécurité pour que je ne sois pas éliminé. Si j’avais accepté de sortir avec Jean-Pierre Bemba, il y aurait eu de véritables émeutes avec des centaines de morts par la suite et la prison pouvait se vider dangereusement. Ce qui allait donner l’occasion au pouvoir d’abattre tous les prisonniers gênants. J’ai pris une décision responsable. A la suite de cet incident qui a occasionné la fuite des responsables et des gardiens, le Directeur de prison a été révoqué avec d’autres responsables.

Archibishop Kutino Fernando à Paris

4. Réveil FM International: « Sauvons le Congo » est-il un slogan ? Un mouvement ? Une conviction ? Ou une simple vision d’esprit ?

Archbishop Kutino Fernando: « Sauvons le Congo » est le tout à la fois. Un slogan de combat pour mobiliser, un mouvement qui réunit des centaines de milliers de Congolais et beaucoup de soutiens étrangers, une conviction de mon combat pour un Congo nouveau et une vision d’un Congo sauvé. C’est une grande vision pour la libération et la construction d’un nouveau Congo. Ce mouvement porte une vision pour notre société. Ici, je suis l’exemple de personnalités comme Dr Martin Luther King aux Etats-Unis d’Amérique et Monseigneur Desmond Tutu en Afrique du Sud.

En tant que fils du pays et Serviteur de Dieu, donc serviteur du peuple, j’ai le droit de chercher le bonheur de ce dernier maintenu injustement sous le joug des politiciens mal intentionnés, corrompus, criminels, pilleurs et mafieux. Notre pays a grandement besoin de Serviteurs de Dieu engagés comme Elie qui disait au Roi : « Pourquoi troubles-tu Israël ? », ou comme Jean – Baptiste qui reprochait au Roi ses mœurs immorales indignes pour un leader politique. Notre pays a aussi besoin des leaders comme Martin Luther King qui organisait de grandes manifestations politiques aux USA, ou encore comme Desmond Tutu qui s'est courageusement élevé contre la politique scandaleuse de l'apartheid en Afrique du sud. Certains Hommes de Dieu Congolais ne veulent pas jouer leur rôle de protecteur des faibles en ne remplissant que leur mission christologique de sauver les âmes. Mais les serviteurs de Dieu que j'ai cités avaient conscience que cette mission devait être dédoublée d'une autre, à savoir la mission prophétique qui consiste à surveiller, reprendre, censurer les injustices et dérapages provenant principalement des gouvernants ou dirigeants.

« Sauvons le Congo » est pour moi comme un grand engagement de ma vie. Tout m'a été proposé pour que j'arrête le mouvement « Sauvons Le Congo », à savoir : des sommes faramineuses d'argent, des villas de rêve, des habits de star, des voitures de luxe insolent, des documents de résidence perpétuelle dans l'espace Schengen, etc. Mais la voie de Dieu est la plus sûre. J’insiste sur le fait que mon combat s’inscrit dans la ligne droite de la voie tracée par notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Lui qui a donné Sa Vie pour le bonheur intégral de l’homme ou de l’être humain.

« Sauvons le Congo » a pris sans cesse de l’importance avec les menaces graves de balkanisation du Congo, le pillage diabolique de ses ressources, la mort de plus de 8.000.000 de Congolais, le viol de plus de 1.000.000 de femmes, filles et enfants, la dispersion de plus de 4.600.000 de Congolais devenus des réfugiés abandonnés sur le sol de leurs ancêtres, le projet d’assassinat ciblé de tous les patriotes congolais et l’occupation étrangère. « Sauvons le Congo » est devenu un symbole fort aujourd’hui et un hymne de résistance de nous tous contre les agresseurs, les criminels et les pilleurs de la République Démocratique du Congo. Je suis très content que l’Eglise Catholique se mobilise dans ce sens. Il n’est pas un secret : Le Chrétien doit s’intéresser à la politique, apprendre à gouverner, à bien gérer la Cité ou la chose publique. La Bible nous recommande de rechercher le bien du pays dans lequel nous vivons, car notre bonheur en dépend (Jérémie 29 : 7).

Archibishop Kutino Fernando à Paris

5. Réveil FM International: Le régime d’Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale a brisé votre vie par une arrestation arbitraire. Vous étiez en bonne santé et vous êtes sorti de là malade. Que pensez-vous de ce régime ?

Archbishop Kutino Fernando: Je manque de mot pour qualifier ce régime incompétent, criminel, pilleur et très dangereux pour l’avenir de notre peuple et de notre pays. Ce régime est pire qu’un régime Nazi. La République Démocratique du Congo a la mal chance d’être dirigé par un Président comme Joseph Kabila. C’est quelqu’un qui ne décide de rien, sauf quand il s’agit de tuer une personne. C’est un Président sans position et qui ne respecte jamais sa parole, sauf si c’est une parole pour faire du mal. Son pouvoir se nourrit du sang. Il a versé beaucoup du sang et bientôt il va rendre compte, car ce sang crie très fort justice auprès de Dieu. La justice aura lieu incessamment. Kabila n’est pas seul, car il est entouré d’une cour remplie de personnes sans valeur ni dignité qui ne sont là que pour remplir leur ventre. C’est vraiment la honte pour notre pays. On me reçoit dans beaucoup de bureaux étrangers où je suis dans la honte et la tristesse quand on parle des dirigeants de mon pays. Je pense que le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya a tout dit quand il déclare que « les médiocres doivent dégager ». Les médiocres ne sont pas seulement dans la majorité illégitime, il y en a aussi dans l’opposition remplie de faux opposants. La place de vrais opposants comme les Kutino, Eugène Diomi, Franck Diongo, Jean-Claude Muyambo et les autres se trouvent en prison. Nous devons nous mobiliser tous pour mettre fin à ce régime qui est le grand scandale même de l’Afrique.

Pasteurs collabos-ventriotes, corrompus et Anti-Kutino au service d'Alias Joseph Kabila

6. Réveil FM International: Les pasteurs des églises de Réveil : Pascal Mukuna, Sony Kafuta, Kankienza et d’autres sont en porte à faux avec la diaspora congolaise. Ils sont accusés d’être des collabos et à la mangeoire du régime d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Les pasteurs des églises ont-ils trahi l'évangile en étant des alliés du régime de l’imposteur et incapacitaire de Kingakati ?

Archbishop Kutino Fernando: Avant toute chose, je voudrai vous dire que je soutiens la mobilisation du Comité Laïc de Coordination de l’Eglise Catholique et de Son Éminence le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Leurs marches rejoignent la préoccupation de Sauvons le Congo pour l’avènement d’un vrai Etat de droit au Congo. J’adresse mes condoléances aux familles éprouvées et à l’Eglise Catholique. Chacun de nous répondra seul un jour devant sa conscience. L’Eglise ne peut pas être neutre devant la souffrance de son peuple. L’Eglise doit être du côté des opprimés. Je vous ai cité mes modèles Dr Martin Luther King et Monseigneur Desmond Tutu. Je suis un militant de la théologie de la libération. D’ailleurs pour votre information, je vais publier bientôt mon livre intitulé « Sauvons le Congo jusqu’à l’accomplissement de la promesse de Dieu. Levons-nous et bâtissons ».Moi, j’agis comme le Prophète Michée qui ne fait pas des compromis avec le Roi, mais lui dit toujours la vérité. J’ai été aussi mis en prison parce que j’avais refusé énergiquement l’argent que Kabila voulait me donner pour me corrompre. C’est Mr Myra Ndjoku, qui est venu avec cette valise d’argent.

La plupart des Pasteurs évangéliques sont devenus de simples mangeurs du régime Kabila parce qu’ils ont peur des représailles. Ils n’ont pas le courage de dire la vérité à Kabila comme un Kutino. Ils sont incapables d’affirmer tout haut ce qu’ils pensent tout bas. C’est la lâcheté. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché (Romains 14 : 23). La peur est l’arme de faibles. Un serviteur de Dieu ne peut pas être un peureux. Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité (2 Timothée 1 :7 ; Romains 8 :15). Le Seigneur Jésus-Christ s’est occupé du bonheur intégral de l’homme ou de l’être humain, tant du point de vue spirituel que physique. Faire un pacte avec le mal est un péché. A titre d’exemples, quand le Président Kabila avait reçu un groupe de leaders des Eglises évangéliques, il m’a dit : Kutino, moi je n’ai rien contre vous, ce sont vos collègues Pasteurs qui viennent vous accuser toujours chez moi. Moi j’ai saisi aussi cette occasion pour lui que Dieu lui avait fait grâce de diriger un grand pays comme la République démocratique du Congo et qu’il était temps qu’il rende le tablier. Il m’a regardé ébahi.

7. Réveil FM International : Les méchants prospèrent. Ceux qui vous ont arrêté, brimé, humilié…sont encore et toujours là. Est-ce que l’idée de la vengeance vous traverse parfois l’esprit ?

Archbishop Kutino Fernando: Pas du tout, car je suis un vrai serviteur de l’Eternel qui suit les traces de son Seigneur. Dès que je suis sorti de la prison, ma première phrase était celle du pardon. J’ai du coup pardonné à tous mes bourreaux et comploteurs. C’est le pardon qui libère. Notre Dieu dit à lui la vengeance (Deutéronome 32 :35 ; Romains 12 :19 ; Esaïe 35 :4). Il ne faut jamais envier les méchants, car les méchants prospèrent pour être fauchés à jamais par la suite (Psaume 92 : 8). Mes ennemis ont tout fait pour m’éliminer, mais ils ont échoué. Moi je vivrai la fin du pouvoir illégitime et criminel de Joseph Kabila. Le pouvoir criminel et sanguinaire de ce dernier est en train de vivre difficilement ses derniers jours, car les carottes sont déjà cuites après le cadeau inutile d’un an qu’il a reçu par l’Accord de la Saint-Sylvestre. Mr Kabila n’a jamais respecté sa parole et ne respectera jamais de son vivant cet Accord. Il n’a même pas respecté les résolutions de ses propres concertations nationales. J’ai une confiance totale en mon Dieu qui sait bien rendre justice à ses enfants persécutés par les méchants.

8. Réveil FM International : Le Rwanda vient de fermer des Eglises trop bouillantes. Dans une ville comme Kinshasa où chaque rue possède 4 à 6 églisettes, une décision comme celle du Rwanda ne serait-elle pas salutaire ?

Archbishop Kutino Fernando: Chaque pays vit une situation particulière par rapport à ses lois, us et coutumes. L’Etat Congolais doit multiplier des contrôles pour s’assurer que toutes les églises fonctionnent suivant les règles établies et ne contribuent pas à créer le désordre social. Il faut être honnête pour reconnaître qu’il y aussi beaucoup de dérives dans la prolifération des églises dans notre pays. Ce mouvement n’est pas bien suivi et surtout pas du tout encadré. Les églises tendent à devenir comme des lieux de commerce où les Pasteurs doivent accroître leurs chiffres d’affaires. Il y a aussi beaucoup d’antivaleurs au sein des églises, d’où il faut un encadrement approprié. Qui peut accepter le phénomène des enfants sorciers qui ont mis beaucoup d’enfants dans la rue ? La prière est une bonne chose, mais elle ne peut pas se faire n’importe comment et dans n’importe quelle condition. Quand des responsables des églises fuient leurs responsabilités sociales, il n’est pas étonnant que le peuple soit abandonné à son propre sort. Il faudra revoir le cadre global de fonctionnement des églises dans notre pays.

9. Réveil FM International : Quelles mesures prioritaires pour la République Démocratique du Congo ?

Archbishop Kutino Fernando: Le pays est sous occupation étrangère. Avec l’appui de Grandes Puissances et de multinationales, la République Démocratique du Congo est occupée, notamment à l’est et dans le nord-est par le Rwanda et l’Ouganda pour tenter de balkaniser notre pays. L’armée, la police et les services des renseignements et d’immigration sont totalement infiltrés par des étrangers à la solde du pouvoir illégitime de Kabila. La crise congolaise est très grave, car nos ennemis sont mieux organisés que nous. Nous devons vite nous ré-saisir. Nos ennemis sont sans pitié et prêts à tout. On massacre les Congolais au vu et au su de tout le monde. Certains se posent même la question de savoir où est la Cour Pénale Internationale (CPI). On tire sur des chrétiens qui marchent pacifiquement devant la barbe de la communauté internationale. Entretemps, ce qui intéresse le Président c’est de recevoir les responsables des entreprises minières pour des négociations sans assises où le pays est toujours bafoué et où tous les intérêts vont dans la poche de bourreaux du régime. Il faut d’abord libérer d’urgence le pays et mettre en place une transition juste sans Mr Joseph Kabila qui est complice de cette occupation. Après le combat pour la libération du pays, il faut mener d’urgence une série d’actions :

- Mettre en place un gouvernement de transition avec de nouvelles figures sans les médiocres ;

- rétablir l’autorité de l’Etat et assurer la sécurité des personnes et des biens;

- lutter contre l’extrême pauvreté de la population;

- mettre en place de nouvelles institutions.

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dimanche 11 mars 2018

RDC: Robert Mbelo victime d'Honorine Masudi, indigne fille de la politicarde Ève Bazaïba

Robert Mbelo, diplomate honoraire

Il est l'un des congolais les plus actifs sur les réseaux sociaux. Robert Mbelo est l'un de nos diplomates honoraires, respectables et respectés, qui a l'expertise de la diplomatie congolaise. Que l'on aime ou non, il exprime librement ses pensées. Alors qu'il réside depuis des années à Londres en Grande-Bretagne, voilà qu'Honorine Masudi, l'indigne fille de la politicarde Ève Bazaïba est allée photographier la vielle maison familiale de Robert Mbelo à Kisangani, anciennement Stanley-Ville, actuellement ville-province de la Tshopo. Alors que c'est sa girouette mère Ève Bazaïba, qui fait de la politique, culottée et mal élevée, Honorine Masudi s'est autorisée de téléphoner le diplomate honoraire Robert Mbelo, pour le narguer et le menacer de balancer les photos de sa famille sur les réseaux sociaux. C'est la mère qui fait de la politique de l'accompagnement du régime d'imposture, d'occupation et de prédation, c'est la fille avec des méthodes barbares qui s'en prend à Robert Mbelo. Voici la lettre ouverte du diplomate honoraire.

Lettre ouverte à Madame Eve Bazaïba

Concerne : Des injures proférées par votre fille, Honorine Masudi à mon endroit.

Madame,

Ce jour, dimanche 11 mars 2018, à 14 h 45, je venais de recevoir un coup de fil de votre fille, Honorine Masudi, m’insultant et me traitant des tous les noms d’oiseaux allant même insinuer que j’étais impoli. Par la suite, elle s’est autorisée d’aller filmer la maison de mes parents à Kisangani, en m’enjoignant d’aller l’améliorer et de la reconstruire avant de vous critiquer vous, sa mère et elle se propose même de publier sur facebook, la maison de mes parents qui sont décédés depuis.

Tout d’abord, je ne peux pas renier mes origines : J’ai vécu dans cette maison à la fin de la rébellion de 1963-1965, chez mes parents qui avaient tout perdu pendant cette période sombre de l’histoire de notre pays. Et je n’ai pas honte de vous dire que mes parents, mes frères et mes sœurs et moi-même avions vécu dans la pauvreté. J’avais quitté Kisangani en 1974 pour mes études à Paris, puis revenir sur Kinshasa en 1979, pour débuter ma carrière au Ministère des Affaires Étrangères, puis ensuite dans la diplomatie.

Depuis la mort de mes parents, ce sont les membres élargis de ma famille qui y habitent. Et puisque c’est que votre fille et vous-mêmes voudraient montrer au monde, que moi-même et ma famille sommes des pauvres, c’est bien et je vous encourage de la faire et même de publier ces photos dans « Paris-Match ». Et donc, rien ne vous autorisent, vous qui vivez dans l’opulence et dans des palaces de vous moquer des pauvres, c’est ca l’éducation que vous donnez a votre fille ?

De cette réaction de votre fille et de vous-même, je note la chose suivante :

1.- Incapable de soutenir un débat politique de fond, vous avez eu recours à votre famille notamment à votre fille pour m’invectiver alors que c’étais votre responsabilité de me répondre. C’est vous qui êtes responsable politique qui engagez notre pays dans la misère et le chaos politique suite aux alliances contre-nature que vous entretenez avec d’autres médiocres et collabos politiciens congolais en vous mettant au service des occupants et mercenaires qui tuent nos populations et pillent les richesses de notre pays. Vos escapades en Afrique du Sud et vos prises de position pour des élections avec des occupants n’apporteront aucun changement qui vaille dans le quotidien de nos populations tant que nous n’ayons pas mis fin à l’occupation et à tout son système. Vous mentez madame, Le Peuple Congolais n’a pas besoin des elections, mais qu’on le respecte et qu’on respecte son intégrité physique. Le reste, c’est du bla-bla-bla.

2.- Madame, quelle éducation avez-vous donnée à votre fille ? Vous ne lui avez jamais dit que dans nos traditions, on doit respecter des aînés surtout ceux qui ont l’âge de ses parents ou plus ? Elle était d’une arrogance et d’une insolence telles que je me suis posé des questions si elle a fait des études ou pas. Un conseil Madame, je vous demande de laisser votre fille en dehors de nos débats politiques car vous lui attirerez l’abomination et la malédiction. Qu’elle cesse de m’appeler, parce qu’elle ne changera rien à ma détermination de combattre tous ceux qui sont d’intelligence avec des puissances étrangères pour trahir la République Démocratique du Congo, pour trahir le Peuple Congolais et qui crachent sur la mémoire de 13.000.000 d’innocentes victimes congolaises, c’est qui est votre cas.

3.- Si vous ne voulez pas que l’on vous critique, madame, ne faites pas de politique, en tout cas pas de la manière indigne que vous la faites. Alias Joseph Kabila ne respectera jamais ni la Constitution, ni l’accord de la Saint-Sylvestre et encore moins le calendrier électoral. Je vous répète pour la millième fois, qu'Alias Joseph Kabila est un sujet Rwandais dont la mission lui assignée par les racistes blancs de la communauté mafieuse occidentale, c’est de vendre et détruire la Congo et d’exterminer le Peuple Congolais dont vous faites parties. Personne ne me fera taire.

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CENI: Marcellin Mukolo Basengezi, mafieux négociant des machines à voler !

CENI-Corneille Nangaa et Norbert Basengezi, deux fraudeurs à la solde d'Alias Joseph Kabila

C'est de la bouillabaisse à la Commission Electorale Nationale indépendante (CENI). C'est Marcellin Mukolo Basengezi, conseiller chargé des nouvelles technologies de Corneille Nangaa, président de la CENI, qui a boutiqué, de gré à gré, sans appel d'offres, avec l’entreprise sud-coréenne Miru Systems de machines à voter, dans lequel il a travaillé en Corée du Sud !

Combien Corneille Nangaa et Norbert Basengezi ont-ils perçu en rétro-commissions sur les 150 millions sur des machines à voler auprès de l'entreprise sud-coréenne Miru Systems ?

Sous Malu Malu, l'abbé tricheur, à l'époque Commission Électorale Indépendante (CEI), son collaborateur Nobert Basengezi, obtient une bourse d'études pour la Corée du Sud, pour son fils Marcellin Mukolo Basengezi. Revenu au pays, quelques années plus tard, Marcellin Mukolo Basengezi est nommé conseiller des nouvelles technologies par Corneille Nangaa.

Corneille Nangaa enfarine les électeurs congolais. Sans appel d'offres. L’achat auprès de l’entreprise sud-coréenne Miru Systems de machines à voter aura coûté une somme avoisinant 150 millions de dollars. Cela pose problème! Est-ce que ces machines sont-elles fiables ? Quels sont pays qui ont déjà utilisé des machines à voter dans un pays sans infrastructures et les élections se sont bien déroulées ? Avec 105 000 machines pour 90000 bureaux et 46 millions de votants, pays sans électricité, certains compatriotes n’ont jamais vu un ordinateur, chaque électeur disposera 1 minute pour choisir parmi une multitude de candidats son président, son député national et député provincial!

Revenu à la CENI après les fraudes massives de l'élection 2011 avec le pasteur Ngoyi Mulunda qui ont donné Alias Joseph Kabila, après son second hold-up électoral, Malu Malu découvre en 2014, les machines à voler de l’entreprise sud-coréenne Miru Systems. En 2015, Malu Malu décède. Il est remplacé par Corneille Nangaa et Norbert Basengezi est son vice-président

Corneille Nangaa est un Marini Boy, soutien d'Alias Joseph Kabila. La sœur de Mgr. Milenge Mwenelwata, 2è Vice-président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) est l'épouse légitime de Corneille Naanga, Président de la CENI. Son Vice-président Norbert Basengezi est un apparatchik Joséphiste de la première heure.

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samedi 10 mars 2018

Stade de France: Coupe du monde de rugby 2023, Edouard Philippe lance la création du comité d’organisation !

Edouard Philippe, Premier ministre

Dans le grand auditorium de l'enceinte dyonisienne, c'est le Premier Ministre Edouard Philippe qui, en compagnie de Bernard Laporte, Président de la FFR et Jean-Michel Brun, Secrétaire Général du CNOSF, a signé, en présence de Bill Beaumont, patron de World Rugby, la convention constitutive du Groupement d’Intérêt Public (GIP), constitué pour l’organisation de l’événement.

Edouard Philippe, Bill Beaumont, Bernard Laporte et Jean-Michel Brun ont lancé le compte à rebours menant à la coupe du monde de rugby 2023, en France

De l’engagement, du fair-play, du beau jeu, de l’intensité, de l’éthique : voilà l’alchimie que nous voulons créer Edouard Philippe a clamé le Premier ministre. "La France est redevenue une terre d’accueil de grands événements sportifs. Parce qu’elle a à cœur de faire et elle sait faire. Elle aime organiser et donner à ces événements leur pleine dimension mondiale. De l’engagement, du fair-play, du beau jeu, de l’intensité, de l’éthique : voilà l’alchimie que nous voulons créer lors de cette coupe du monde de rugby 2023 !", a déclaré le chef du gouvernement. A ses côtés, Bernard Laporte, loin des affaires et de la question, légitime, de la capacité du XV de France à se relever d'ici 2023, ne cachait évidemment pas sa satisfaction.

"La création du GIP #FRANCE2023 est le véritable coup d’envoi de l’organisation de la Coupe du Monde de Rugby 2023. Le Comité Directeur de la FFR a validé la convention constitutive du GIP. Le cadre est posé pour organiser un événement extraordinaire. Je me réjouis de la présence aujourd’hui de M. le Premier Ministre et de Bill Beaumont, qui marque l’implication de l’Etat et du rugby international pour la réussite de l’événement. Je souhaite également remercier la famille du rugby, les acteurs du sport français et tous les représentants des collectivités et des pouvoirs publics qui sont présents aujourd’hui et qui s’impliqueront à nos côtés pour ensemble réussir 2023 !" a déclaré Bernard Laporte.

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Emmanuel Macron en Inde: Déclaration conjointe Franco-Indienne !

Emmanuel Macron, Président de la République et le Premier ministre Narendra Modi

Emmanuel Macron et son épouse Brigitte sont arrivés vendredi soir en Inde pour une visite de trois jours.

Déclaration conjointe franco-indienne à l’occasion de la visite d’État du Président Emmanuel Macron en Inde.

1. À l’invitation du Premier ministre Shri Narenda MODI, M. Emmanuel Macron, Président de la République française, s’est rendu en visite d’État en Inde du 10 au 12 mars 2018. Les deux dirigeants ont coprésidé le premier sommet de l’Alliance solaire internationale qui s’est tenu le 11 mars 2018 à New Delhi. Ils ont eu des discussions constructives sur un grand nombre de sujets et souligné la convergence croissante des positions de leurs deux pays sur les questions régionales et internationales.

2. À l’occasion du vingtième anniversaire du partenariat stratégique entre la France et l’Inde, le premier partenariat stratégique mis en place par l’Inde, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de de lui donner un nouvel élan et encore plus d’ampleur en organisant des sommets biannuels entre le Président de la République française et le Premier ministre indien. Les deux dirigeants sont convenus d’approfondir et de renforcer les liens bilatéraux, qui reposent sur des valeurs et principes communs de démocratie, de liberté, de primauté du droit et de respect des droits de l’homme.

3. Rappelant les sacrifices courageux consentis par les soldats français et indiens durant la Première Guerre mondiale, le Premier ministre Modi a exprimé la volonté que l’Inde participe aux cérémonies de clôture du centenaire de la Première Guerre mondiale qui auront lieu à Paris le 11 novembre 2018. Il a également salué l’organisation à cette occasion du Forum pour la Paix à Paris. Le Président Macron a remercié le Premier ministre Modi du soutien de l’Inde à cette initiative.

I. Partenariat stratégique

4. Les dirigeants se sont félicités de la signature de l’Accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de l’Inde relatif à l’échange et à la protection réciproque des informations classifiées ou protégées, qui reflète le haut niveau de confiance stratégique entre les deux pays. Les deux parties sont également convenues d’instaurer un dialogue annuel en matière de défense au niveau ministériel.

5. Les deux dirigeants ont salué l’interaction croissante des deux pays dans le domaine maritime, en vue d’une coopération accrue dans la région de l’océan Indien. À cet égard, ils se sont félicités de la signature d’une Vision stratégique commune de la coopération franco-indienne dans la région de l’océan Indien, qui servira de fil conducteur à ce partenariat. Ils ont réaffirmé le rôle essentiel de cette coopération pour maintenir la sécurité des voies maritimes internationales, en vue d’assurer des échanges commerciaux et des communications sans entrave conformément au droit international, de lutter contre le terrorisme et la piraterie maritimes, de renforcer la surveillance du domaine maritime et les capacités, et de mieux coordonner leur action au sein des instances régionales et internationales dans la région.

6. Les deux dirigeants se sont félicités de la signature de l’Accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de l’Inde relatif au soutien logistique réciproque entre leurs forces armées qui vise à accorder un soutien logistique pour l’accès des forces armées françaises et indiennes aux installations réciproques des deux pays. Cet accord est emblématique de la profondeur et de la maturité stratégiques de la relation entre la France et l’Inde en matière de défense.

7. Les deux dirigeants ont souligné l’importance des exercices militaires réguliers conjointement menés entre les deux pays. Ils ont salué la réussite de l’exercice naval Varuna mené en France en avril 2017, et de l’exercice terrestre Shakti mené en France en janvier 2018. Les deux parties attendent avec intérêt le prochain exercice naval Varuna, qui aura lieu en Inde dans les semaines à venir et l’exercice aérien Garuda prévu en France en 2019. Les deux parties ont affirmé leur intention de rehausser le niveau de leurs exercices militaires conjoints tout en maintenant leur niveau de qualité opérationnelle à l’avenir.

8. Les deux dirigeants ont noté avec satisfaction les progrès, conformes au calendrier prévu, de la mise en œuvre des accords relatifs aux acquisitions, y compris l’accord signé en 2016 pour l’avion de combat Rafale. Ils ont également noté la mise en service de l’INS Kalvari, le premier sous-marin Scorpene fabriqué en Inde par le chantier naval Mazagon Dock Ltd., en collaboration avec le chantier naval français Naval Group.

9. Ils ont souhaité poursuivre leurs discussions sur le développement et l’approfondissement des partenariats industriels de défense en cours. Ils reconnaissent que l’initiative Make in India offre une opportunité intéressante pour les entreprises françaises et indiennes du secteur de la défense d’entrer dans des accords de codéveloppement et de coproduction d’équipements de défense en Inde, y compris à travers le transfert de savoir-faire et de technologies, au bénéfice mutuel de toutes les parties. Dans ce contexte, les dirigeants ont salué les divers accords industriels entre entreprises françaises et indiennes et réaffirmé leur engagement à en faciliter de nouveaux.

10. Les dirigeants ont noté les discussions en cours entre Safran et le DRDO sur un moteur pour avion de combat, et ont encouragé l’adoption des mesures nécessaires et une approche proactive pour permettre leur conclusion rapide.

11. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur ferme condamnation du terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, y compris le terrorisme transfrontalier et les actes terroristes en France et en Inde. Ils ont également rappelé que le terrorisme ne saurait en aucun cas être justifié et qu’il ne peut être associé à aucune religion, croyance, nationalité ou ethnie. Rappelant la déclaration conjointe sur le terrorisme adopté par les deux pays en janvier 2016, les deux dirigeants ont réaffirmé leur ferme détermination à éradiquer le terrorisme partout où il se manifeste. Ils ont estimé d’un commun accord que la communauté internationale devait redoubler d’efforts pour enrayer le financement du terrorisme et ont salué l’organisation par le Gouvernement français d’une conférence internationale pour la lutte contre le financement du terrorisme à Paris en avril 2018.

12. Ils ont également appelé tous les pays à agir pour détruire les refuges et les infrastructures terroristes, démanteler les réseaux terroristes, bloquer leurs canaux de financement et mettre fin aux mouvements transfrontaliers de groupes tels qu’Al-Qaïda, Daech, Jaish-e-Mohammed,Hizb-ul Mujahideen, Lashkar-e-Taiba et leurs affiliés, ainsi que des groupes terroristes qui menacent la paix et la sécurité en Asie du Sud et dans la région du Sahel.

13. Au-delà de la poursuite de l’excellente coopération en place entre les forces d’intervention (GIGN et NSG) et les services d’investigation des deux pays, les deux dirigeants sont convenus d’approfondir la coopération opérationnelle entre les organismes français et indien de lutte contre le terrorisme et de lancer une nouvelle coopération afin de prévenir et de lutter contre la radicalisation, notamment sur l’internet. Ils sont convenus de renforcer la lutte anti-terroriste au sein des instances multilatérales telles que les Nations Unies, le Forum mondial de lutte contre le terrorisme, le Groupe d'action financière internationale et le G20. Ils ont appelé tous les États membres des Nations Unies à mettre en œuvre la résolution 1267 du Conseil de sécurité et les autres résolutions pertinentes désignant des entités terroristes. Ils sont également convenus d’œuvrer ensemble à l’adoption rapide de la Convention générale sur le terrorisme international aux Nations Unies.

14. Ils se sont félicités de la conclusion d’un Accord sur la prévention de la consommation illicite et la réduction du trafic illicite de stupéfiants, de substances psychotropes et de leurs précurseurs chimiques entre les deux pays, qui vise à mettre en place une coopération institutionnelle efficace et à endiguer le trafic transnational de stupéfiants, qui contribue entre autres au financement du terrorisme.

Coopération nucléaire civile

15. Dans le prolongement de l’accord de 2008 pour le développement des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire entre l’Inde et la France, ainsi que de la feuille de route de coopération de janvier 2016, les deux dirigeants ont noté avec satisfaction la conclusion d’un Accord industriel entre EDF et NPCIL en vue de la mise en œuvre de six réacteurs nucléaires à Jaitapur, dans le Maharashtra en Inde.

16. Les deux dirigeants ont réaffirmé l’objectif de débuter les travaux sur le site de Jaitapur fin 2018 et ont encouragé EDF et NPCIL à accélérer les négociations contractuelles y afférent. Une fois achevé, le projet de Jaitapur constituera la plus grande centrale nucléaire du monde avec une capacité totale de 9,6 GW. En sus de la fourniture d’énergie renouvelable, elle permettra à l’Inde d’atteindre son objectif de 40 % d’énergie non fossile d’ici à 2030. Dans ce contexte, ils ont souligné la nécessité d’aboutir à une production d’électricité rentable, d’assurer un financement économe et compétitif du côté français, de garantir un approvisionnement en combustible fiable, ininterrompu et constant sur toute la durée de vie des centrales nucléaires de Jaitapur, et de coopérer en matière de transferts de technologie et de localisation d’unités de fabrication rentables en Inde. Ce dernier point comprend le transfert de droits de brevet, à établir d’un commun accord.

17. Ils se sont félicités de la compréhension commune entre les deux parties au sujet de la mise en œuvre de la réglementation indienne relative à la responsabilité civile en cas de dommages nucléaires applicable au projet Jaitapur. La compréhension commune repose sur la loi de 2010 relative à la responsabilité civile en cas de dommages nucléaires, sur les réglementations de 2011 relatives à la responsabilité civile en cas de dommages nucléaires, et sur le respect par les lois et réglementations indiennes de la convention sur la compensation additionnelle des dommages nucléaires, régulièrement ratifiée et notifiée à l’AIEA.

18. Les deux dirigeants se sont félicités des échanges réguliers entre les agences de l’énergie atomique de leurs deux pays et de leur collaboration croissante dans le cadre d’activités scientifiques et de formation mutuellement avantageuses liées aux usages pacifiques de l’énergie nucléaire, en particulier la coopération entre le CEA/INSTN et le DAE/GCNEP. Ils se sont également félicités des rapports établis de longue date entre leurs autorités de régulation nucléaire, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en France et l’Atomic EnergyRegulatoryBoard(AERB) en Inde, et de la poursuite de leur action conjointe qui favorise le partage d’expériences précieuses, de bonnes pratiques et de nouveaux acquis en lien avec la sûreté nucléaire et les questions réglementaires.

Coopération spatiale

19. Construisant sur les liens historiques exceptionnels entre les deux pays dans le secteur des programmes spatiaux civils, les deux dirigeants ont adopté une Vision commune de la coopération spatiale entre la France et l’Inde qui précise les domaines concrets de la coopération à venir dans ce domaine. Ils ont noté, en particulier, de la coopération en cours entre leurs agences spatiales en vue de la réalisation de la mission Trishna, troisième mission satellitaire conjointe destinée au suivi de la pression sur les écosystèmes et de l’utilisation des eaux, ainsi que de l’accueil d’un instrument français à bord du satellite indien Oceansat-3.

II. Coopération économique, éducative, scientifique et technique, culturelle et entre les peuples

20. Le Président Macron et le Premier ministre MODI ont noté avec satisfaction la profondeur des liens entre les deux pays, en particulier dans les secteurs de l’économie, de l’éducation, des sciences, de la culture et du tourisme.

21. Ils se sont félicités de la signature d’un Accord bilatéral de partenariat en matière de migration et de mobilité, qui facilitera la mobilité étudiante et professionnelle entre la France et l’Inde en simplifiant les conditions d’entrée et de long séjour dans les deux pays.

22. Le Président Macron et le Premier ministre Modi ont salué le rôle des échanges entre les sociétés civiles des deux pays et ont souligné la nécessité de développer les programmes d’échange pour la jeunesse afin de promouvoir la compréhension mutuelle des cultures. À cet effet, ils se sont félicités du lancement d’un programme franco-indien pour l’avenir, initiative française destinée à promouvoir les échanges de jeunes, essentiels à l’approfondissement futur des liens entre la France et l’Inde.

Échanges économiques

23. Les deux dirigeants ont noté avec satisfaction l’implication de sociétés françaises dans plusieurs projets partenariaux nouveaux ou en cours dans le secteur de la fabrication en Inde. Ils se sont félicités de la vitalité du développement des activités de recherche et développement réalisées par ces sociétés en Inde. Ils ont également souligné l’attractivité de la France pour les investisseurs indiens.

24. Les deux parties ont noté avec satisfaction la croissance du commerce bilatéral au cours de la période récente et ont exprimé le souhait de voir cette dynamique se poursuivre dans l’objectif de porter les échanges de biens à 15 milliards d’euros d’ici à 2022. Ils ont encouragé les PME et les sociétés de taille intermédiaire à jouer un rôle croissant dans les échanges économiques et commerciaux entre les deux pays. Tout en réaffirmant leur engagement de faciliter la mise en place d’un environnement propice au développement des échanges bilatéraux et des investissements, ils ont :

- souligné l’importance d’un dialogue régulier et durable en matière de coopération économique dans le cadre de la Commission mixte franco-indienne ;

- accueilli avec satisfaction les nouvelles recommandations présentées par les coprésidents du CEO Forum, qui s’est tenu à Delhi en marge de la visite.

25. Les deux dirigeants ont souligné l’importance de la tenue d’un dialogue annuel au niveau ministériel afin d’approfondir la coopération dans les domaines économique et financier.

Coopération éducative, scientifique et technique

26. Les deux dirigeants ont noté avec satisfaction l’existence d’une coopération éducative dynamique dans le cadre gouvernemental et entre les universités et établissements d’enseignement et ont encouragé ces derniers à accroître en nombre et en qualité les échanges d’étudiants, dans le but de parvenir à 10.000 étudiants d’ici à 2020. Ils ont, à cet égard, salué la signature d’un Accord de reconnaissance mutuelle des diplômes qui facilitera la poursuite des études supérieures d’étudiants français en Inde et d’étudiants indiens en France et favorisera leur employabilité. Ils ont également salué la tenue du KnowledgeSummit, première conférence franco-indienne sur la recherche et l’enseignement supérieur, les 10 et 11 mars 2018 à New Delhi.

27. Reconnaissant que le développement des compétences constitue une priorité essentielle pour les deux pays, les deux dirigeants ont salué l’importance du rôle joué par les entreprises françaises en Inde dans la formation et le renforcement des compétences de la main-d’œuvre indienne, et ont encouragé ces entreprises à s’impliquer davantage dans ce secteur. Les deux parties attendent avec intérêt la création de nouveaux liens et la conclusion d’accords formels entre les structures et organismes de formation des deux pays.

28. Les deux dirigeants ont reconnu avec satisfaction le rôle joué par le Centre franco-indien pour la promotion de la recherche avancée (CEFIPRA) et l’ont félicité à l’occasion de son trentième anniversaire, célébré en 2017. Ils ont encouragé le CEFIPRA à élargir son rôle grâce à la mise en place d’un continuum interactif alliant la recherche aux besoins du marché et de la société, en établissant un lien entre les découvertes de la recherche fondamentale et leurs applications technologiques. Afin d’élargir l’ampleur et le contenu de la coopération bilatérale en matière de sciences, de technologie et d’innovation, ils ont souligné la nécessité de réunir le Comité mixte sur les sciences et techniques en 2018.

Échanges culturels

29. Les deux dirigeants ont applaudi la réussite du festival « Namasté France » organisé en 2016, qui avait réuni 83 manifestations dans 41 villes de France et mis ainsi en lumière le patrimoine culturel indien en France, ainsi que la réussite de la troisième édition de « Bonjour India » qui a vu la réalisation de 300 projets dans 33 villes d’Inde. Ils ont salué la tenue des festivités « India@70 » organisées tout au long de l’année par l’Inde en France.

30. Reconnaissant l’importance de la littérature dans la promotion de relations amicales entre les deux pays, les deux dirigeants se sont félicités de la participation de l’Inde en tant qu’invité d’honneur au 42e Salon du livre de Paris en 2020. Réciproquement, la France sera l’invitée d’honneur de la Foire internationale du livre de New Delhi en 2022.

31. Le Président Macron et le Premier ministre Modi ont noté avec satisfaction la forte hausse des échanges touristiques entre les deux pays (+ 69 % de touristes indiens en France depuis 2014). Les deux pays se fixent pour objectif d’atteindre un million de touristes indiens en France et 335.000 touristes français en Inde d’ici à 2020.

III. Partenariat pour la planète

32. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement de lutter contre le changement climatique sur la base des principes de justice climatique, d’amélioration de la résilience climatique et d’un développement à faible émission de gaz à effet de serre. Ils se sont engagés à mettre pleinement en œuvre l’Accord de Paris pendant et après la COP24, conformément à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et dans le cadre d’un processus mondial irréversible de lutte contre les changements climatiques pour le bien de toute l’humanité. Ils ont souligné la contribution positive du One Planet Summit, tenu à Paris le 12 décembre 2017, dans la réalisation de cet objectif.

33. Le Président français a remercié le Premier ministre indien pour le soutien de l’Inde à l’initiative visant à œuvrer en faveur d’un Pacte mondial pour l’environnement.

Alliance solaire internationale

34. Les deux dirigeants se sont félicités de l’entrée en vigueur de l’Accord-cadre de l’Alliance solaire internationale (ASI) et se sont réjouis de coprésider le sommet inaugural de l’ASI le 11 mars 2018 à New Delhi. Ils ont souligné leur engagement en faveur de l’élargissement et de l’approfondissement de projets et de programmes concrets sous l’égide de l’ASI, en vue de mobiliser des financements abordables au service d’un déploiement massif de l’énergie solaire.

Énergies renouvelables

35. Les deux dirigeants ont réaffirmé que le renforcement de la coopération technologique entre la France et l’Inde dans le domaine des énergies renouvelables était une priorité commune visant à encourager l’émergence et la diffusion de l’innovation dans tous les secteurs. Ils ont souligné qu’il importait de mobiliser des fonds publics et privés à l’appui du déploiement de l’énergie solaire. Ils ont, à cet égard, salué la mise en place au sein de l’Alliance solaire internationale d’un comité international des Chambres de commerce et d’industrie et la volonté du MEDEF, du SER, de la FICCI et de la CII, entre autres, d’en faire partie.

Mobilité durable

36. Les deux dirigeants ont noté que des moyens de transport efficaces et à faible émission de gaz à effet de serre constituent une condition essentielle du développement et de la croissance économique de la France et de l’Inde. Ils ont rappelé les vastes ambitions des deux pays en matière de mobilité électrique. À cet égard, ils se sont félicités de la signature d’une Déclaration d’intention entre le ministère français de la Transition écologique et solidaire et le NITI Aayog, qui sera appuyée par une assistance technique française fournie par l’Agence française de développement (AFD).

37. Les deux dirigeants ont réaffirmé l’engagement des deux pays en faveur du renforcement de leur coopération dans le domaine ferroviaire et ont noté avec satisfaction de l’achèvement de l’étude de fiabilité sur la modernisation de la ligne de voyageurs Delhi-Chandigarh en semi-grande vitesse et de l’étude sur la rénovation des gares d’Ambala et de Ludhiana. Les deux parties sont convenues que les discussions techniques à venir sur l’accroissement de la vitesse sur le tronçon DelhiChandigarh devront nécessairement prendre en compte les enjeux liés à la fréquentation de ce tronçon et l’importance du trafic de fret. Les deux dirigeants se sont également félicités de la mise en place d’un Forum ferroviaire permanent franco-indien regroupant le ministère français de la Transition écologique et solidaire et la SNCF, d’une part, et le ministère indien des Chemins de fer, de l’autre, en vue d’ouvrir la voie à une coopération industrielle entre les deux pays.

Villes intelligentes

38. Le Président Macron et le Premier ministre Modi ont noté avec satisfaction l’excellence de la coopération franco-indienne en matière de villes durables et intelligentes, caractérisée par de nombreux projets de partage d’innovations et par des collaborations fructueuses entre acteurs français et indiens. Ils ont salué le programme de coopération exemplaire en matière de Ville intelligente mené dans les trois villes de Chandigarh, Nagpur et Pondichéry, ainsi que la reconduction du programme d’assistance technique de l’AFD dans le cadre de cette mission. Ils se sont félicités de la signature d’un Accord de prêt de 100 millions d’euros entre l’AFD et le Gouvernement indien en appui à la mission « Villes intelligentes ».

IV. Renforcement des convergences stratégiques mondiales

39. En tant que partenaires stratégiques, les deux pays ont des avis convergents sur des questions régionales et mondiales essentielles, se consultent et coordonnent étroitement leurs actions sur les questions d’intérêt commun.

40. La France a réaffirmé son soutien à la candidature de l'Inde à un statut de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. La France et l’Inde partagent les mêmes préoccupations et objectifs en matière de non-prolifération des armes de destruction massive.

41. La France a salué l’adhésion de l’Inde au MTCR en juin 2016, à l'Arrangement de Wassenaar en décembre 2017 et au Groupe Australie en janvier 2018. Le Premier ministre Modi a remercié le Président Macron pour le rôle moteur joué par la France afin de permettre l’adhésion de l’Inde à l’Arrangement de Wassenaar. Il a également remercié la France d’avoir soutenu l’adhésion de l’Inde au Groupe Australie. Afin de renforcer à l’avenir les régimes de non-prolifération à l’échelle mondiale, la France a réaffirmé son soutien ferme et actif à la recherche d’un consensus parmi les membres de ces régimes au sujet de l’adhésion de l’Inde au Groupe des fournisseurs nucléaires, reconnaissant que cette adhésion renforcerait les buts et les objectifs de ces régimes.

42. Les deux dirigeants ont estimé d’un commun accord que la poursuite des programmes nucléaires et balistiques de la RPDC, ainsi que leur prolifération, menaçaient gravement la paix et la sécurité internationales, et ont appelé à une dénucléarisation totale, vérifiable et irréversible de la péninsule coréenne, entérinée par la RPDC. Les deux parties ont souligné la nécessité d’amener ceux qui soutiennent ou ont soutenu les programmes nucléaires et de missiles de la RPDC à rendre des comptes. Ils ont également souligné l’importance de l’unité de la communauté internationale face à ce défi pour faire en sorte que toutes les sanctions décidées par le Conseil de sécurité des Nations Unies soient pleinement mises en œuvre par l’ensemble de la communauté internationale, afin d’exercer la pression la plus forte possible en vue d’une solution pacifique et globale par le dialogue.

43. La France et l’Inde ont réaffirmé leur soutien à la poursuite de la pleine mise en œuvre du Plan d’action global commun signé entre l’Iran et les E3+3. Ils ont reconnu que l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait confirmé que l’Iran respectait les engagements en matière nucléaire qui découlent pour lui de ce Plan. Les deux pays ont appelé à l’application intégrale et effective de cet accord approuvé par le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui constitue une contribution essentielle au régime de non-prolifération ainsi qu’à la paix, à la stabilité et à la sécurité internationales. Ils ont appelé toutes les parties à mettre pleinement en œuvre la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

44. Les deux dirigeants ont réaffirmé la primauté du processus de Genève mené par les Nations Unies en vue d’une résolution globale et pacifique du conflit syrien grâce à un processus politique ouvert à tous et mené par les Syriens, tenant compte des aspirations légitimes du peuple syrien. La protection des civils et l’accès à l’aide humanitaire sont fondamentaux, et il est attendu de toutes les parties au conflit et de ceux qui les soutiennent qu’ils respectent leurs engagements. Les deux dirigeants ont affirmé qu’il ne saurait y avoir aucune solution militaire au conflit et que l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Syrie devaient être protégées. Ils ont également mis l’accent sur l’importance de l’OIAC et souligné que les armes chimiques ne devaient en aucun cas être employées.

45. Les deux dirigeants ont réitéré leur soutien au partenariat stratégique entre l’Union européenne et l’Inde, qui repose sur des principes et des valeurs communes ainsi que sur leur engagement en faveur d’un ordre international fondé sur le droit. Ils ont estimé d’un commun accord que l’Inde et l’UE devaient approfondir leur coopération sur les questions multilatérales et de sécurité, ainsi que sur les questions relatives à l’économie, aux échanges commerciaux et au changement climatique, et ont accueilli favorablement les résultats du 14e Sommet UE-Inde tenu à New Delhi le 6 octobre 2017. Ils ont exprimé leur soutien aux efforts menés par les deux parties pour relancer rapidement les négociations en vue d’un accord global sur le commerce et les investissements, mutuellement avantageux, entre l’UE et l’Inde.

46. La France et l’Inde ont reconnu l’importance de la connectivité à l’ère de la mondialisation. Ils ont souligné que les initiatives dans ce domaine devaient reposer sur les principes essentiels du droit international, de bonne gouvernance, de primauté du droit, d’ouverture et de transparence, être conformes aux normes sociales et environnementales, aux principes de responsabilité financière et aux pratiques responsables de financement de la dette, et être mises en œuvre de manière à respecter les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale.

47. La France et l’Inde s’engagent à mettre en œuvre les décisions du G20 et à agir de concert avec ses autres membres afin de parvenir à une croissance forte, durable, équilibrée et inclusive.

48. Les deux dirigeants ont réaffirmé le rôle essentiel d’un système commercial multilatéral fondé sur des règles et l’importance de promouvoir un commerce libre, équitable et ouvert en faveur d’une croissance et d’un développement durables. Ils ont réaffirmé leur volonté d’agir de concert avec tous les membres de l’OMC, ce qui réaffirmerait le rôle central d’un système commercial multilatéral fondé sur des règles et son importance pour des échanges commerciaux ouverts et inclusifs.

49. La France et l’Inde sont désireuses d’œuvrer ensemble à améliorer l’architecture mondiale de gouvernance économique et financière, à réduire les déséquilibres mondiaux excessifs, à favoriser un développement inclusif et interconnecté et faire face aux défis mondiaux communs tels que le terrorisme, la pauvreté, la faim, la création d’emplois, les changements climatiques, la sécurité énergétique et les inégalités, notamment les inégalités entre les sexes, pour poser les fondements d’un développement durable.

50. La France et l’Inde partagent un même intérêt à coopérer et à collaborer en faveur de la stabilité et de la prospérité de l’Afrique, notamment dans le cadre d’initiatives de développement telles que des programmes de renforcement des capacités et des projets conjoints. S’appuyant sur leur premier dialogue sur l’Afrique, qui a eu lieu en juin 2017 à Paris, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de mettre en œuvre des projets communs sur le terrain. Ils se sont également félicités de la création de la force conjointe G5 Sahel qui témoigne de la volonté des États d’Afrique de prendre en charge leur propre sécurité pour faire face à la menace terroriste ainsi qu’aux graves problèmes que pose la criminalité organisée transnationale dans la région.

51. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur soutien à l’Association des États riverains de l'océan Indien (IORA) et aux valeurs qu’elle promeut. Ils s’engagent tous deux à contribuer activement à la réalisation de ses priorités.

52. Dans le but d’élargir le spectre de ces convergences, il a été convenu d’instaurer des dialogues officiels et réguliers entre experts sur l’Asie de l’Est et le Moyen-Orient. Un dialogue annuel en matière de prospective a également été mis en place entre les deux ministères des Affaires étrangères.

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vendredi 9 mars 2018

Paris: 20ème Rencontre alternée entre les Premiers ministres français et québécois

Edouard Philippe et Philippe Couillard, Premier ministre Québécois à Paris

Le Premier ministre Edouard Philippe a invité son homologue Québécois, Philippe Couillard, à participer ce matin au Conseil interministériel de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

20ème Rencontre alternée entre les Premiers ministres français et québécois Paris, jeudi 8 mars 2018

Monsieur le Premier ministre, cher Philippe, Mesdames et Messieurs,

La France et le Québec entretiennent depuis toujours des relations qui sont directes, privilégiées, stratégiques, structurelles, mais je dirais aussi des relations de cœur. Depuis plus de 40 ans, nos prédécesseurs – et ils ont eu en la matière bien raison de s’y engager – se sont réunis selon le format des rencontres alternées. Et aujourd’hui, nous venons d’en tenir la 20e édition. Je veux dire qu’elle s’est tenue probablement comme les précédentes dans une atmosphère de chaleur, d’amitié, de décontraction aussi et de détermination car nous partageons l’envie d’avancer dans ce chemin commun que nous nous sommes tracé et que nos prédécesseurs ont tracé.

J’avais ce matin convié Monsieur le Premier ministre à participer, avec un certain nombre de ministres de son gouvernement, au Conseil interministériel de l’égalité entre les femmes et les hommes que je présidais aujourd’hui, le 8 mars, en cette Journée internationale des droits des femmes.

Nous y avons notamment évoqué et décidé, avec Madame la Secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes, de définir ou, plus exactement, de travailler avec le Québec à la définition d’un indice de l’égalité en se fondant sur l’idée et sur les travaux qui sont bien engagés chez vous, Monsieur le Premier ministre, de nous permettre de créer un outil qui soit un outil de mesure, un outil d’aide à la décision, un outil de comparaison qui permettra d’objectiver les choses et qui permettra l’orientation des actions politiques à la fois nationales et internationales en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

Je suis convaincu que ce qu’on veut améliorer, il faut d’abord pouvoir le mesurer et que si on veut faire des comparaisons internationales, il faut les faire avec des instruments qui sont robustes et qui sont conformes à la réalité internationale et qui sont partagés. C’est l’objectif que nous avons évoqué ce matin.

Le deuxième point que je retiens de nos échanges, c’est évidemment le climat. Le Québec est très engagé en matière de lutte contre le dérèglement climatique et, avec la France, je dirais que le constat, l’envie, la détermination sont partagés. Nous allons organiser un travail collectif pour étudier les rapprochements possibles entre ce que fait l’Union européenne en matière de marché carbone et le marché que vous avez mis en place avec la Californie et l’Ontario qui est de toute évidence une initiative remarquable, impressionnante et dont nous devons nous inspirer.

Autre mesure très concrète, nous allons débloquer des crédits pour des projets cherchant à réduire les émissions de gaz à effet de serre du transport maritime. Le transport maritime n’est pas la partie la plus spectaculaire spontanément de la mondialisation mais elle est la partie du commerce et du transport qui est la plus essentielle pour la mondialisation puisque près de 80 à 85 % des échanges physiques de marchandises passent par la mer et par les ports.

Tout ce qui peut être fait pour que ce transport de marchandises ait un impact écologique réduit, que ce soit pour les bateaux qui restent à quai ou pour les bateaux qui traversent les océans, est évidemment quelque chose de positif pour la planète et pour le commerce mondial.

Une initiative conjointe qui va permettre de développer la recherche, de prendre des initiatives, qui s’inscrit d’ailleurs dans le bilan d’un certain nombre de rencontres alternées précédentes et qui me semble extrêmement bienvenue, je m’en réjouis, Monsieur le Premier ministre.

Les échanges commerciaux, évidemment, il faut en dire un mot et il en a été question avec le CETA qui amorce une impulsion progressiste sur le plan environnemental et social. La France est évidemment extrêmement vigilante sur ce point avec son plan d’action mais nous considérons qu’il faut que les entreprises soient mieux informées des opportunités offertes par l’accord pour qu’il bénéficie aux entreprises et notamment aux petites et aux moyennes entreprises. Je me réjouis des accords qui ont été signés hier entre incubateurs, notamment parce que ça montre que le CETA, c’est aussi un traité qui va favoriser l’innovation, le développement de l’innovation entre la France et le Québec, mais aussi en France et au Québec.

Cette dynamique dans le numérique, elle est un enjeu considérable, nous l’avons évoquée ce matin, et nous allons poursuivre cet engagement très fort du Québec et de la France à travers le développement d’outils conjoints visant à développer la découvrabilité des contenus francophones sur Internet. Le sens et l’enjeu, eux, sont considérables car il s’agit bien de promouvoir, de défendre la langue française et les contenus en français sur Internet.

Enfin il a été question de la jeunesse qui est un des éléments les plus vifs et les plus prometteurs de la relation entre la France et le Québec. 12 000 étudiants français sont inscrits dans les universités du Québec, 4 500 élèves fréquentent nos établissements scolaires et vous fêterez ce soir, Monsieur le Premier ministre, nous fêterons ensemble, les 50 ans de l’Office franco-québécois de la jeunesse, institution qui a suscité, développé l’amitié entre le Québec et la France et qui nous permet d’envisager l’avenir avec confiance.

Comme l’a indiqué le président de la République, nous favoriserons à l’avenir la venue des étudiants québécois en France dans nos universités, dans nos grandes écoles. Nous avons évoqué ce matin avec Madame la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ce sujet.

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8 Mars: Le PM Edouard Philippe a appelé professeurs et artistes à lutter contre les inégalités!

8 mars 2018, conférence de presse du Premier ministre Edouard Philippe

Le Premier ministre Edouard Philippe a réuni ce jeudi tous les ministres pour annoncer « une cinquantaine de mesures » tirées d’initiatives locales pour l'égalité femmes-hommes. Le Premier ministre a appelé toute la société à s’impliquer.

« La promotion de la culture de l’égalité entre les femmes et les hommes ne se fera pas seulement par des déclarations officielles », a souligné le Premier ministre devant la presse, en cette journée internationale des droits des femmes. « Il faut que tous ceux qui ont quelque chose à dire dans la société s’en saisissent », a-t-il dit en citant professeurs, artistes, et « toute la production culturelle à destination de la jeunesse ».

Lutter contre les préjugés sexistes à l’école

« Tout le monde a son rôle à jouer, quelle que soit sa place dans la société », a ajouté Edouard Philippe, précisant que l’égalité hommes-femmes sera « une priorité de l’agenda de la présidence française du G7 en 2019 ». Le chef du gouvernement a réaffirmé que « tout commence à l’école », car c’est « au début du processus de socialisation que nous devons lutter contre les préjugés sexistes ». Le Premier ministre a confirmé qu’un « référent égalité serait nommé dans chaque établissement scolaire ». Cette mesure doit prendre effet à la rentrée 2019, avait annoncé lundi le gouvernement.

Pour l’enseignement supérieur, l’objectif d’avoir 40 % de filles dans les filières scientifiques d’ici à 2020 a été fixé. Ce comité interministériel, qui s’est tenu au musée Curie, a également fixé des objectifs de 30 % à 50 % de femmes bénéficiaires des formations proposées par la Grande Ecole du numérique. Le Premier ministre a rappelé qu’un budget interministériel de 420 millions d’euros était prévu en 2018 pour l’égalité femmes-hommes.

Lieu d’écoute et d’accompagnement contre les violences

Concernant la lutte contre les violences faites aux femmes, le chef du gouvernement a annoncé que « 5 000 places d’hébergement seraient garanties en 2018 » pour les victimes. Certains centres d’hébergement seront spécialisés pour la mise en sécurité de demandeuses d’asile victimes de violences ou de traite. Des stages de prévention de la récidive seront déployés pour les auteurs de violences condamnés. Un lieu d’écoute et d’accompagnement sera créé dans chaque université pour les victimes et témoins de violences sexistes et sexuelles.

Des contrats locaux seront par ailleurs signés entre préfets, magistrats, hôpitaux et associations pour mettre en place un système d'« alerte en réseau » et une plateforme de géolocalisation des hébergements d’urgence des femmes victimes, accessible seulement aux professionnels (associations, urgentistes, travailleurs sociaux…) sera développée pour les aider à trouver un refuge. Pour une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie privée, l’éventuel allongement du congé paternité (11 jours calendaires ou 18 jours pour une naissance multiple actuellement), sera tranché « en juin », a précisé le chef du gouvernement.

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mercredi 7 mars 2018

Matignon: Le PM Edouard Philippe reçoit les responsables parlementaires pour la future réforme constitutionnelle !

Edouard Philippe, Premier ministre

Le premier ministre, Edouard Philippe, reçoit à partir de mardi 6 mars les principaux responsables parlementaires pour leur « présenter les chantiers » de la future réforme constitutionnelle. L’exécutif souhaite la présenter en conseil des ministres au mieux à la fin d’avril, après passage en Conseil d’Etat.

La réforme prévoit notamment de réduire d’un quart à un tiers le nombre de parlementaires, de limiter à trois les mandats identiques dans le temps (hors les communes de moins de 3 500 habitants), d’instaurer 10 % à 25 % de proportionnelle aux législatives, de réformer le Conseil supérieur de la magistrature, de supprimer la Cour de justice de la République ou encore d’accorder une plus grande liberté d’administration aux collectivités. Le chef de l’Etat s’était aussi déclaré « favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution », au début de février à Bastia. La réforme se déclinera en plusieurs projets de loi.

L’agenda des rencontres Edouard Philippe reçoit durant une quinzaine de jours les patrons des groupes, mais aussi les présidents de l’Assemblée et du Sénat. Après les chefs de file de la République en marche (LRM) de l’Assemblée nationale et du Sénat, Richard Ferrand et François Patriat, lundi soir, Marc Fesneau, président des députés MoDem attachés à une dose de proportionnelle ou à la différenciation territoriale, sera le premier mardi matin. Puis viendront les communistes Eliane Assassi (Sénat) et André Chassaigne (Assemblée), décidé notamment à « dénoncer l’instrumentalisation par le pouvoir de l’antiparlementarisme ». En fin d’après-midi, Jean-Christophe Lagarde et Franck Riester, coprésidents des députés UDI-Agir-Indépendants. Et l’ancien président Nicolas Sarkozy fera entendre sa voix mardi au Sénat, pour un bilan de sa révision de 2008.

Suivront dans la semaine Claude Malhuret (Les Indépendants, Sénat), Jean-Claude Requier (RDSE, Sénat), les socialistes Patrick Kanner (Sénat) et Olivier Faure (Assemblée nationale), Jean-Luc Mélenchon comme patron des députés « insoumis ».

Les Républicains (LR) Christian Jacob et Bruno Retailleau viendront à Matignon la semaine suivante. En ligne avec le patron du parti, Laurent Wauquiez, ils ne veulent pas faire « cadeau » d’une réforme constitutionnelle à Emmanuel Macron.

Point d’orgue le 14 mars à Matignon : François de Rugy (LRM) et Gérard Larcher (LR), qui ont déjà formulé leurs propositions en janvier.

Le calendrier d’adoption

La voie « privilégiée » pour faire adopter le volet constitutionnel reste le Parlement, avec l’article 89, soit l’adoption d’un texte identique par les deux assemblées puis une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés du Parlement en congrès.

L’exécutif, qui n’exclut pas d’avoir recours à un référendum pour surmonter les blocages avec le Sénat majoritairement de droite, souhaitait initialement boucler la réforme avant l’été ; ce qui apparaît aujourd’hui impossible.

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Déclaration sans concession, du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein, au 37è Conseil des droits de l'homme

Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme

Sans concession, le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein, a rappelé le respect des droits de l'homme, pays par pays, au 37e session du Conseil des droits de l'homme.

Point 2: Rapport annuel et mise à jour orale du Haut Commissaire aux droits de l'homme sur les activités de son bureau et les récents développements dans le domaine des droits de l'homme

Déclaration du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein, 7 mars 2018

Président distingué,

Excellences,

Collègues, Amis,

Il y a quelques jours, nous avons célébré l'année du centenaire de la naissance de Nelson Mandela. Nous avons parlé de son exemple; sa force d'âme, sa souffrance et sa compassion, tout en rappelant la déclaration que lui et ma prédécesseure Mary Robinson ont signée en 2000 sur la diversité et la tolérance.

Et c'était juste pour nous - pas seulement pour nous souvenir de la grandeur de Mandela, mais pour l'avoir, presque inconsciemment, comparée à tous les politiciens étroits qui continuent à proliférer à travers le monde. De nature autoritaire, nombre d'entre eux sont des combattants politiques rusés, mais la plupart sont d'un esprit mince et d'une faible humanité - enclins à la division des supporters et à l'intolérance, et juste pour assurer leur ambition politique. Alors que certains le font plus ouvertement que d'autres, tous savent très bien ce qu'ils pratiquent au détriment des humains vulnérables.

Pour eux, je dis: vous pouvez prendre le pouvoir, ou tenez-vous obstinément en jouant et en attisant les peurs de vos disciples. Vous pouvez vous féliciter pour cela et vous pouvez vous croire si intelligent pour cela. Mais nous savons que tout ce que vous avez fait est de copier le comportement des générations précédentes de dirigeants et de politiciens autrefois forts, mais finalement catastrophiques. Le vôtre finira par devenir une réputation mondiale semblable à celle d'une souris, jamais le bel exemple du leader que vous pensez être - et jamais même proche d'un Mandela. Pour mériter le respect mondial, vous devez commencer à suivre son exemple en vous engageant dans l'esprit et la lettre de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Qu'est-ce qui nous rend si difficile de comprendre cette Déclaration, son universalité et comment voir notre identité fondamentale par rapport à nos différences? Nous sommes tous des humains. Nous sommes presque identiques génétiquement - en moyenne, dans la séquence d'ADN, chaque humain est 99,9% le même que tout autre humain. Nous avons les mêmes organes, nous devons tous respirer, manger, dormir et, pour survivre en tant qu'espèce, nous reproduire. Nous avons des sentiments, nous aimons, nous pensons, nous avons des espoirs et, si nous avons de la chance, nous vieillirons avant d'expirer. C'est le cœur de ce que c'est d'être un être humain.

Tout ce qui est surmonté - c'est la couleur, la race, l'ethnicité, le sexe et tout le reste - ne vient qu'après l'acquisition par chacun de nous de nos droits en tant qu'êtres humains. Et c'est ce que l'adoption de la Déclaration universelle a officialisé il y a soixante-dix ans. La haine actuelle, et ses incertitudes croissantes correspondantes, semblent provenir d'humains qui considèrent la relation entre le noyau et les caractéristiques boulonnées à l'envers. À leur avis, les différences décident de tout. Mais cette approche, si chacun de nous devait l'adopter et agir en conséquence, serait une invitation ouverte à l'auto-anéantissement humain. Ça ne peut pas être - ça ne peut tout simplement pas être!

Monsieur le Président,

Depuis ma dernière mise à jour au Conseil, j'ai effectué des missions en Libye, au Pérou, en Uruguay, au Salvador, au Guatemala, en Indonésie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et à Fidji. Reconnaissant que tous les États n'accepteront pas de visite, je leur exprime ma profonde gratitude pour ces invitations, qui témoignent d'une ouverture louable à la discussion des questions relatives aux droits de l'homme. Dans ma déclaration au Conseil en juin, j'aborderai la question des refus d'accès aux mécanismes internationaux des droits de la personne et à mon Bureau.

Dans tous les cas, j'encourage les États concernés à engager un dialogue et une coopération plus approfondis avec mon Bureau et les mécanismes des droits de l'homme. Avant de commencer, ce qui se révélera malheureusement être une longue liste de violations et d'abus des droits de l'homme, je voudrais souligner un échantillon d'avancées qui sont en cours dans plusieurs pays.

En Équateur, je félicite le gouvernement d'avoir mené un dialogue très large, y compris avec les médias et les défenseurs des droits de l'homme, en tant que première étape vers l'élimination de la polarisation du pays. En Arabie Saoudite, je note avec beaucoup d'intérêt la directive royale stipulant que tous les services gouvernementaux doivent désormais être fournis aux femmes sans l'approbation préalable des tuteurs masculins. Je félicite la Gambie pour son annonce d'un moratoire sur la peine de mort le mois dernier. En Somalie. Je salue un certain nombre de développements positifs, y compris la création d'une commission nationale des droits de l'homme dotée d'une composition diversifiée, et j'encourage le gouvernement à poursuivre ses efforts pour construire des institutions et instaurer la paix. Le Portugal a fait des progrès notables pour mettre fin à la discrimination à l'encontre des Roms, augmentant fortement le nombre de Roms âgés de 16 à 24 ans engagés dans le travail, la formation ou l'éducation.

Monsieur le Président,

Beaucoup de personnes ont souffert de la violence de groupes extrémistes et terroristes au cours des derniers mois, et je tiens à souligner que mon bureau et moi-même condamnons les actes terroristes partout où ils se produisent, sans réserve. Rien ne peut justifier cette violence aveugle qui se déchaîne contre les gens ordinaires.

Je vais maintenant passer aux sections géographiques de ma déclaration, en soulignant l'urgence de deux situations: la Syrie, où l'horreur de la Ghouta orientale doit être mentionnée à maintes reprises; et au Myanmar, où les derniers rapports recueillis par mon bureau indiquent la poursuite du nettoyage ethnique dans l'État de Rakhine.

Monsieur le Président,

À l'ouverture de cette session du Conseil, le conflit en Syrie est entré dans une nouvelle phase d'horreur. En plus de l'épouvantable effusion de sang dans la Ghouta orientale, qui a fait l'objet d'un débat d'urgence la semaine dernière, l'escalade de la violence dans la province d'Idlib met en danger quelque deux millions de personnes. A Afrin, l'offensive de la Turquie menace également un grand nombre de civils. Les habitants de Damas sous contrôle gouvernemental subissent une nouvelle escalade des frappes au sol. Et l'offensive contre les groupes extrémistes a entraîné une perte massive de la vie civile.

Plus de 400 000 personnes auraient été tuées dans le conflit syrien et plus d'un million de blessés, dont beaucoup très sévèrement; beaucoup sont des enfants. Des centaines de milliers de personnes vivent sous les sièges, la grande majorité imposée par les forces gouvernementales et leurs alliés. Plus de 11 millions de personnes ont été forcées de quitter leur foyer. Des dizaines de milliers de personnes sont détenues, souvent dans des conditions inhumaines, y compris la torture; beaucoup d'autres ont été forcés de disparaître. Les hôpitaux, les écoles et les marchés ont été massivement et, dans certains cas, délibérément endommagés et détruits: en 2017, un centre de santé a été attaqué tous les quatre jours. Mon bureau a également documenté plus d'un millier de frappes aériennes et de frappes au sol en 2017, ainsi que de nombreuses violations et abus intolérables des droits de l'homme par toutes les parties au conflit: les forces gouvernementales.

Il faut rappeler que les violations massives commises par le gouvernement syrien et ses alliés locaux, à partir de 2011, ont créé l'espace initial dans lequel les groupes armés extrémistes se sont ensuite développés. Rappelez-vous le Shabeehah? Les tentatives récentes pour justifier des attaques aveugles et brutales contre des centaines de milliers de civils par la nécessité de combattre quelques centaines de combattants - comme dans la Ghouta orientale - sont légalement et moralement insoutenables. Aussi, lorsque vous êtes prêt à tuer votre propre peuple, le mensonge est facile aussi. Les affirmations du gouvernement syrien selon lesquelles il prend toutes les mesures pour protéger sa population civile sont franchement ridicules.

Ce mois-ci, c'est la Ghouta orientale qui, selon les termes du Secrétaire général, est l'enfer sur terre; Le mois prochain ou le mois d'après, ce sera un autre endroit où les gens feront face à une apocalypse - une apocalypse voulue, planifiée et exécutée par des individus au sein du gouvernement, apparemment avec le plein soutien de certains de leurs partisans étrangers. Il est urgent d'inverser ce cours catastrophique et de renvoyer la Syrie devant la Cour pénale internationale.

Monsieur le Président,

Le conflit au Yémen continue de s'aggraver, créant une catastrophe humanitaire d'une ampleur nouvelle. Les civils subissent des bombardements aveugles et des attaques de snipers par les Houthis et leurs forces affiliées, ainsi que des frappes aériennes menées par les forces de la coalition dirigées par l'Arabie saoudite; ceux-ci restent la principale cause de victimes civiles, y compris les victimes d'enfants, dans le conflit. Je suis particulièrement préoccupé par les centaines de milliers de civils pris au piège dans la ville de Taiz. Le Conseil recevra une mise à jour détaillée de mes préoccupations le 21 mars.

Mon bureau informera ce Conseil sur la Libye le 20 mars. Au cours de ma mission, en octobre, j'étais alarmé par l'anarchie presque totale dans tout le pays, avec une impunité presque totale même pour les crimes les plus graves. J'encourage tous les États à soutenir l'enquête de la Cour pénale internationale sur les crimes contre l'humanité commis dans le pays.

Le Conseil sera informé le 21 mars de la situation des droits de l'homme en Afghanistan , où mes préoccupations continuent d'être renforcées en matière de protection des civils, avec des attentats suicides toujours plus nombreux à Kaboul et dans d'autres zones urbaines. La responsabilisation des responsables est impérative, et je me réjouis de la décision du procureur de la CPI en novembre de procéder à une enquête sur la situation.

Je déplore l' Iranla pratique odieuse consistant à exécuter des personnes pour des crimes commis lorsqu'ils étaient enfants. Je suis également préoccupé par l'usage excessif de la force contre les manifestants en décembre et en janvier pour les droits économiques et sociaux, ainsi que la mort subséquente d'un certain nombre de manifestants détenus. Le ressentiment généralisé à un niveau élevé de chômage des jeunes, l'inégalité, le manque de responsabilité des institutions de l'État et la demande accrue de droits devraient être traités par le dialogue et les réformes. Des mesures répressives - telles que des arrestations et des poursuites judiciaires contre des défenseurs des droits de l'homme, des journalistes, des militants écologistes internationaux et des femmes protestant contre le hijab obligatoire - ne peuvent que renforcer le ressentiment du peuple. Le rapport du Secrétaire Général sur l'Iran sera présenté au Conseil le 21 mars.

En Egypte, Je suis préoccupé par le climat d'intimidation omniprésent dans le contexte des élections présidentielles de ce mois. Des candidats potentiels auraient été contraints de se retirer, certains à travers des arrestations. La législation empêche les candidats et les partisans d'organiser des rassemblements. Les médias indépendants ont été réduits au silence, avec plus de 400 sites Web de médias et d'ONG complètement bloqués. Mon bureau continue de recevoir des informations indiquant que des défenseurs des droits de l'homme, des journalistes, des militants de la société civile et des partisans des Frères musulmans sont toujours pris pour cible, ainsi que des cas de torture en détention. Les Égyptiens ont des aspirations légitimes à vivre dans un pays libre, inclusif et démocratique, et j'appelle à un plus grand respect de leurs libertés et droits fondamentaux.

En Irak, l'application de la loi antiterroriste 13 de 2005 reste particulièrement préoccupante, notamment en ce qui concerne le non-respect des garanties d'une procédure régulière et de procès équitables et le grand nombre de condamnations à mort prononcées à la suite de condamnations en vertu de cette loi. Il est essentiel que le gouvernement prenne des mesures urgentes pour faire en sorte que les règles du procès et des procès équitables soient pleinement appliquées en droit interne - y compris la loi antiterroriste - et respectées dans la pratique. Je reste également préoccupé par les informations faisant état de violations par des forces liées au gouvernement; déplacement forcé de civils; et le statut encore inconnu de plusieurs centaines d'hommes et de garçons qui ont disparu à Saqlawiyah en juin 2016, après avoir été en contact avec des groupes armés. J'exhorte le gouvernement à enquêter pleinement sur ces incidents, à publier les conclusions.

À , les défenseurs des droits de l'homme et les organisations de la société civile continuent d'être victimes d'intimidation, de harcèlement et de restrictions. La récente et très regrettable condamnation de cinq ans de Nabeel Rajab à propos d'un tweet est un autre sérieux revers pour la réputation internationale de Bahreïn.

Six rapports seront présentés au Conseil sur la situation dans le territoire palestinien occupé. Au sujet du point 7. S'agissant de la demande faite par le Conseil à mon office de produire une base de données sur les entreprises commerciales engagées dans des activités spécifiques liées aux établissements israéliens, 206 sociétés ont été examinées et 321 entreprises devraient être examinées. Dans les prochains jours, le Bureau publiera un rapport sur ce qui a été une expansion significative des colonies illégales au cours de l'année écoulée, malgré la résolution 2334 du Conseil de sécurité. Nous publierons également un rapport sur la dramatique détérioration de la situation à Gaza, où un effondrement économique et institutionnel complet devient de plus en plus probable. Je suis également préoccupé par le fait que les défenseurs des droits de l'homme ont été arrêtés par les autorités israéliennes et palestiniennes.

Monsieur le Président,

La situation de la communauté Rohingya au Myanmar et de quelque 900 000 réfugiés Rohingya au Bangladesh, continuent d'être très préoccupants. Comme l'a annoncé le Secrétaire général adjoint aux droits de l'homme cette semaine, après sa mission au Bangladesh, mon bureau estime que le nettoyage ethnique est toujours en cours dans l'État de Rakhine. Alors que le canton de Maungdaw a été essentiellement vidé de sa communauté Rohingya, les gens continuent de fuir vers le Bangladesh à cause de la persécution et de la violence systématiques - quoique de moindre intensité - dans d'autres villes et villages. Les victimes ont signalé des meurtres, des viols, des tortures et des enlèvements par les forces de sécurité et les milices locales, ainsi que des tentatives délibérées pour forcer les Rohingyas à quitter la région par la famine, les fonctionnaires bloquant leur accès aux récoltes et aux vivres. Ce Conseil est conscient que mon bureau est fortement soupçonné d'avoir commis des actes de génocide dans l'État de Rakhine depuis le mois d'août. Je ne suis donc pas surpris par les informations selon lesquelles les villages rohingyas qui ont été attaqués ces dernières années et les fosses communes présumées des victimes sont détruits au bulldozer. Cela semble être une tentative délibérée des autorités pour détruire les preuves potentielles de crimes internationaux. J'ai également reçu des rapports sur l'appropriation de terres habitées par des Rohingya et leur remplacement par des membres d'autres groupes ethniques.

Une annonce récente selon laquelle sept soldats et trois policiers seront traduits en justice pour le meurtre extrajudiciaire allégué de dix hommes Rohingya est nettement insuffisante. Le gouvernement doit prendre des mesures en vue d'une véritable responsabilité de ces violations et respecter pleinement les droits des Rohingyas, y compris la citoyenneté. En attendant le rapport final de la Mission d'établissement des faits, je recommande à nouveau que le Conseil demande à l'Assemblée générale de mettre en place un nouveau mécanisme indépendant et impartial chargé de préparer et d'accélérer les procédures pénales contre les responsables. Tout accord de rapatriement devrait définir une voie claire vers la citoyenneté et mettre fin à la discrimination et à la violence infligées aux Rohingyas; ces conditions ne sont clairement pas en place aujourd'hui.

L'accès à un suivi indépendant des droits de l'homme est pratiquement inexistant à travers le Myanmar, mais il semble clair que des politiques et des pratiques discriminatoires de longue date persistent également contre d'autres groupes. Dans les États de Shan et de Kachin, des victimes civiles continuent d'être signalées à la suite d'attaques menées par les forces de sécurité. Je suis également alarmé par une érosion dramatique de la liberté de la presse; Au cours des derniers mois, les journalistes ont été confrontés à une intimidation croissante, à des actes de harcèlement et à des menaces de mort.

Au Cambodge. Je suis sérieusement préoccupé par les mesures croissantes visant à réprimer la dissidence et à fermer l'espace de la société civile et politique. Des dispositions juridiques largement rédigées ont été utilisées pour faire taire les organisations de la société civile, les journalistes et les membres et partisans des partis politiques. Depuis la dernière réunion de ce Conseil, la Cour suprême a dissous le principal parti d'opposition, privant les électeurs de l'opposition de leurs droits électoraux. Les amendements récemment adoptés à la Constitution et au Code pénal risquent d'éroder davantage les droits politiques et les libertés fondamentales. Je note et salue les récentes améliorations de la protection sociale et du salaire minimum, mais j'appelle le gouvernement à garantir les droits politiques du peuple, à respecter les libertés d'expression, d'association et de réunion pacifique et à libérer les défenseurs des droits humains et les acteurs politiques.

Compte tenu de l'ampleur et de la gravité des violations signalées en République populaire démocratique de Corée , je reste convaincu que la situation devrait être soumise à la Cour pénale internationale. Conformément à la résolution 34/24 de ce Conseil, le Bureau du Procureur va de l'avant avec un projet de responsabilisation visant à documenter les violations des droits de l'homme, en particulier celles qui peuvent constituer des crimes contre l'humanité. Le Conseil recevra un exposé de mon Bureau à ce sujet le 14 mars.

Tournant vers la Chine. Le président Xi a appelé à un "développement axé sur les personnes pour des résultats gagnant-gagnant dans le cadre d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité", une ambition louable. Malheureusement, les ambitions mondiales de la Chine en matière de droits de l'homme ne semblent pas se refléter dans son bilan au pays. Mon bureau continue de recevoir des appels urgents concernant des détentions arbitraires, des disparitions forcées, des mauvais traitements et des discriminations émanant de défenseurs des droits humains, d'avocats, de législateurs, de libraires et de membres de communautés telles que les Tibétains et les Ouïghours.

Beaucoup de ces cas impliquent des personnes luttant contre des injustices économiques, sociales et culturelles, telles que des cas de corruption; saisie illégale de terres et expulsions forcées; destruction de sites culturels; contraintes sur les pratiques religieuses et restrictions à l'utilisation des langues locales.

Aux Philippines. À la suite de l'annonce par la Cour pénale internationale de l'ouverture d'une enquête, les autorités ont annoncé qu'elles étaient disposées à travailler avec l'ONU sur les problèmes liés à la drogue. Je déplore la déclaration faite par le président Duterte la semaine dernière à l'intention des unités de police de ne pas coopérer «en matière de droits de l'homme, quel qu'en soit le rapporteur» et le dénigrement persistant du Conseil sur les exécutions extrajudiciaires par les autorités. Le gouvernement a le devoir de défendre les droits de l'homme et de dialoguer avec les personnes désignées par ce conseil. Je suis préoccupé par l'intensification de la répression et des menaces croissantes à l'encontre des individus et des groupes à opinions indépendantes ou dissidentes, notamment les sénateurs de l'opposition, les anciens et les anciens fonctionnaires, la Commission des droits de l'homme et les journalistes. Plusieurs cas de destitution ou de destitution ont été lancés contre des membres de la Cour suprême, du Bureau de l'Ombudsman et d'autres institutions représentant des garanties démocratiques.

Le sénateur de Lima est maintenant détenu arbitrairement depuis plus d'un an, sans accusations claires. Cette approche autoritaire de la gouvernance menace d'endommager irrémédiablement 30 années d'efforts louables déployés par les Philippines pour renforcer la primauté du droit et le respect des droits de l'homme. Je déplore en outre que le Président Duterte ait encouragé les troupes à violer les règles fondamentales du droit international humanitaire, notamment en déclarant qu'elles devraient tirer sur des femmes combattantes dans leurs parties génitales, car cela les rendrait «inutiles».

Le Bureau de l'Ombudsman et d'autres institutions représentant les garanties démocratiques. Le sénateur de Lima est maintenant détenu arbitrairement depuis plus d'un an, sans accusations claires. Cette approche autoritaire de la gouvernance menace d'endommager irrémédiablement 30 années d'efforts louables déployés par les Philippines pour renforcer la primauté du droit et le respect des droits de l'homme. Je déplore en outre que le Président Duterte ait encouragé les troupes à violer les règles fondamentales du droit international humanitaire, notamment en déclarant qu'elles devraient tirer sur des femmes combattantes dans leurs parties génitales, car cela les rendrait «inutiles». le Bureau de l'Ombudsman et d'autres institutions représentant les garanties démocratiques. Le sénateur de Lima est maintenant détenu arbitrairement depuis plus d'un an, sans accusations claires. Cette approche autoritaire de la gouvernance menace d'endommager irrémédiablement 30 années d'efforts louables déployés par les Philippines pour renforcer la primauté du droit et le respect des droits de l'homme. Je déplore en outre que le Président Duterte ait encouragé les troupes à violer les règles fondamentales du droit international humanitaire, notamment en déclarant qu'elles devraient tirer sur des femmes combattantes dans leurs parties génitales, car cela les rendrait «inutiles». Cette approche autoritaire de la gouvernance menace d'endommager irrémédiablement 30 années d'efforts louables déployés par les Philippines pour renforcer la primauté du droit et le respect des droits de l'homme. Je déplore en outre que le Président Duterte ait encouragé les troupes à violer les règles fondamentales du droit international humanitaire, notamment en déclarant qu'elles devraient tirer sur des femmes combattantes dans leurs parties génitales, car cela les rendrait «inutiles». Cette approche autoritaire de la gouvernance menace d'endommager irrémédiablement 30 années d'efforts louables déployés par les Philippines pour renforcer la primauté du droit et le respect des droits de l'homme. Je déplore en outre que le Président Duterte ait encouragé les troupes à violer les règles fondamentales du droit international humanitaire, notamment en déclarant qu'elles devraient tirer sur des femmes combattantes dans leurs parties génitales, car cela les rendrait «inutiles».

Plus généralement, j'exhorte tous les États à examiner l'efficacité et l'impact sur les droits de l'homme de leurs approches actuelles de la soi-disant « guerre contre la drogue».". Je demande instamment une mise en œuvre plus complète du Document final de la Session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le problème mondial de la drogue de 2016, y compris ses 15 recommandations opérationnelles sur les droits de l'homme et les questions connexes. L'approche transversale de l'UNGASS 2016 constitue un nouveau et meilleur lien entre l'objectif du contrôle des drogues - la protection de la santé et du bien-être de l'humanité - avec les priorités clés du système des Nations Unies, y compris les ODD. J'encourage la poursuite de cette structure pour les futurs débats sur la politique des drogues de l'ONU. Dans ce contexte, je note et félicite l'appel récemment lancé par l'Organe international de contrôle des stupéfiants à tous les États pour qu'ils mettent en œuvre des conventions internationales sur le contrôle des drogues conformément à leurs engagements en matière de droits de l'homme et d'état de droit.

En Thaïlande, des restrictions continuent d'être imposées à la liberté d'expression, d'opinion et de réunion et je continue de recevoir des informations faisant état de harcèlement judiciaire et d'intimidation contre des défenseurs des droits humains, des journalistes, des politiciens et des militants de la société civile. questions. Si la Thaïlande est déterminée à faire la transition vers un régime démocratique à travers les élections générales, il est impératif que les restrictions sur les libertés fondamentales, y compris sur les activités politiques, soient immédiatement levées. Je salue la décision du gouvernement d'intégrer les droits de l'homme dans son programme de développement, Thaïlande 4.0, et j'attends avec impatience de nouvelles discussions avec les autorités sur les mesures à prendre pour défendre les droits de l'homme dans ce contexte.

Sur le Pakistan. Je voudrais commencer par reconnaître la perte d'un géant et défenseur des droits de l'homme, Asma Jahangir, dont le travail a inspiré de nombreux membres de la communauté des droits de l'homme. S'agissant de la situation des droits de l'homme dans le pays, je suis préoccupé par les informations persistantes faisant état de violences contre des journalistes et d'autres voix indépendantes - apparemment des membres des forces de sécurité pakistanaises - et par le nombre élevé de disparitions forcées. Aucun cas de disparition forcée ou d'exécution extrajudiciaire n'a été poursuivi avec succès. Les minorités restent vulnérables à la violence et à la discrimination et, dans plusieurs cas, des responsables auraient incité à la haine contre des groupes religieux minoritaires. Dans ce contexte, je salue l'adoption par le gouvernement de la loi sur le mariage hindou, offrant la première possibilité pour les mariages hindous d'être enregistrés. Une loi sur le mariage chrétien est également en cours de développement.

En Inde, je suis de plus en plus dérangé par la discrimination et la violence dirigées contre les minorités, y compris les Dalits et d'autres castes répertoriées, et les minorités religieuses telles que les musulmans. Dans certains cas, cette injustice semble être approuvée activement par les autorités locales ou religieuses. Je suis préoccupé par le fait que les critiques à l'encontre des politiques gouvernementales sont souvent satisfaites par des affirmations selon lesquelles elles constituent une sédition ou une menace pour la sécurité nationale. Je suis profondément préoccupé par les efforts visant à limiter les voix critiques par l'annulation ou la suspension de l'enregistrement de milliers d'ONG, y compris des groupes qui défendent les droits de l'homme et même les groupes de santé publique.

En ce qui concerne le Cachemire, des deux côtés de la ligne de contrôle, l'accès inconditionnel continue d'être refusé à mon Bureau et je ferai un rapport plus complet sur cette question en juin.

Aux Maldives. Plutôt que de se conformer à une décision de la Cour suprême ordonnant la libération de neuf dirigeants politiques arbitrairement détenus, dont l'ancien président Nasheed, le gouvernement a décrété l'état d'urgence le mois dernier - suspendant les droits fondamentaux et l'ensemble du code de procédure pénale. la porte à des décisions complètement arbitraires. Cette mesure a été suivie d'une vague d'arrestations, notamment de l'ancien président Gayoom, âgé de 80 ans, des membres du Parlement et du juge en chef. Tout en notant l'acceptation par le gouvernement d'une mission immédiate de mon Bureau, je suis profondément préoccupé par le fait que la primauté du droit, qui est le fondement de tout État démocratique, est minée. De plus, cette crise pourrait avoir un effet dramatique sur le secteur touristique lucratif. J'exhorte le renversement complet de ces mesures récentes.

Au Sri Lanka. Je suis très alarmé par les épisodes récurrents et persistants de violence collective visant des minorités ethniques et religieuses, en particulier des musulmans, notamment à Ampara et à plusieurs endroits dans le district de Kandy, qui ont déclenché un état d'urgence national pendant 10 jours. Il ne devrait pas y avoir d'impunité, ni pour l'incitation qui a conduit aux attaques, ni pour les attaques elles-mêmes. À plusieurs reprises, j'ai exhorté le gouvernement à faire progresser la mise en œuvre du programme de justice transitionnelle. Je regrette l'absence de progrès significatif. Il est urgent pour les victimes que des progrès soient réalisés en matière de responsabilité et de justice transitionnelle. En l'absence de tels progrès, j'encouragerais les États membres à explorer le recours à la compétence universelle. Le Conseil sera pleinement informé le 21 mars.

Au cours de ma récente mission aux Fidji, j'ai encouragé le Gouvernement à faire de même au niveau international sur les droits civils et politiques, notamment en ce qui concerne les droits des femmes, les droits des autres groupes discriminés et la liberté. d'expression.

Le gouvernement indonésien a fait des progrès ces dernières années dans la défense des droits de l'homme. J'exhorte les autorités à répondre à mes préoccupations concernant l'hostilité croissante envers les minorités religieuses et sexuelles, qui semble être une importation récente et essentiellement étrangère à une nation traditionnellement tolérante. J'encourage un examen plus approfondi de la Déclaration de foi pour les droits de mars 2017, qui rassemble les engagements communs à de nombreuses religions et croyances, et note que "la violence au nom de la religion bat ses bases fondamentales: pitié et compassion" en Papouasie occidentale et remercie les autorités d'avoir donné à mon bureau l'accès à la région.

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, la violence contre les femmes reste une préoccupation majeure et j'espère que le Plan d'action national de la Sorcellerie du Gouvernement et d'autres mesures essentielles auront un impact positif.

Monsieur le Président,

Je suis profondément préoccupé par la détérioration rapide des conditions économiques et sociales dans un certain nombre d'États africains où les conflits et l'insécurité s'aggravent. Les droits économiques, sociaux et culturels sont également sapés par le changement climatique, qui contribue au déplacement des populations de leurs terres, ainsi qu'aux conflits entre éleveurs et agriculteurs, en particulier au Sahel et au Nigeria. L'effondrement brutal des recettes pétrolières dans plusieurs pays d'Afrique centrale a encore réduit la capacité des autorités à répondre aux besoins sociaux fondamentaux. Je salue les récentes déclarations du président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, qui a souligné l'importance des droits de l'homme pour l'avenir de l'Afrique et la nécessité pour les dirigeants de répondre aux exigences de leurs peuples.

Au Burundi, les violations flagrantes des droits de l'homme continuent de se produire en toute impunité. Depuis que la campagne a commencé pour un vote sur le projet du gouvernement de réviser la Constitution, de nouvelles mesures de répression ont vu de nombreux militants de la société civile, et certains opposants politiques restants, arrêtés. Les récentes menaces à l'encontre de mon personnel au Burundi sont totalement inacceptables et je regrette profondément la suspension continue de notre coopération. Le Conseil sera informé de mes préoccupations le 13 mars.

La Commission des droits de l'homme au Soudan du Sud a identifié plus de 40 hauts responsables qui pourraient être personnellement responsables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, et a trouvé des preuves d '«un schéma clair de persécution ethnique», pour la plupart par les forces gouvernementales. Les combats se poursuivent sans relâche, indépendamment de la signature d'un autre accord de cessez-le-feu en décembre. Je suis alarmé par les souffrances de la population civile, y compris les plus de 200 000 personnes qui demeurent dans la protection des sites civils de la MANUSO, dans une situation manifestement insoutenable. Les forces gouvernementales constituent la plus grande menace à la protection des civils dans le pays, suivies par les groupes armés d'opposition, et je déplore la récente promotion de trois généraux sud-soudanais qui, en 2015, ont été identifiés par le Comité des sanctions du Conseil de sécurité comme responsables de violations graves des droits de l'homme. Les violations commises par les forces de sécurité et la répression exercée par le gouvernement à l'encontre des voix perçues comme contraires à ses vues sont contraires aux engagements pris par le gouvernement en faveur d'un dialogue national, des processus électoraux, de la recherche de la vérité et de la réconciliation. J'applaudis l'appel lancé par le Président de l'UA pour que des sanctions soient prises contre les principaux auteurs de violations des droits de l'homme au Soudan du Sud, et je demande instamment au Gouvernement du Soudan du Sud de signer le mémorandum d'accord pour la Cour Hybride sans plus tarder. contrevenir aux engagements du gouvernement en faveur d'un dialogue national, des processus électoraux, de la recherche de la vérité et de la réconciliation. J'applaudis l'appel lancé par le Président de l'UA pour que des sanctions soient prises contre les principaux auteurs de violations des droits de l'homme au Soudan du Sud, et je demande instamment au Gouvernement du Soudan du Sud de signer le mémorandum d'accord pour la Cour Hybride sans plus tarder. contrevenir aux engagements du gouvernement en faveur d'un dialogue national, des processus électoraux, de la recherche de la vérité et de la réconciliation. J'applaudis l'appel lancé par le Président de l'UA pour que des sanctions soient prises contre les principaux auteurs de violations des droits de l'homme au Soudan du Sud, et je demande instamment au Gouvernement du Soudan du Sud de signer le mémorandum d'accord pour la Cour Hybride sans plus tarder.

Au Soudan, je suis préoccupé par le fait que les civils au Darfour continuent de subir les attaques des milices et des forces de sécurité de l'État - y compris la Force de soutien rapide, dans laquelle de nombreux membres des milices Janjaweed ont été intégrés. Je suis profondément préoccupé par le sort de 2,5 millions de personnes déplacées qui sont confrontées à la violence continue des forces de sécurité et des milices. Depuis janvier, mon bureau a reçu une nouvelle vague de signalements d'arrestations et de détentions de défenseurs des droits de l'homme, de militants politiques et de journalistes à travers le pays, à la suite de manifestations en faveur des droits économiques et sociaux.

Le Conseil recevra une mise à jour détaillée sur la République centrafricaine le 21 mars. L'espoir d'une réconciliation nationale continue d'être miné par la violence commise par les groupes armés. J'exhorte les autorités à opérationnaliser sans plus tarder la Cour pénale spéciale, parallèlement aux procès en cours devant les cours d'assises, afin de répondre aux appels à la justice lancés par le peuple.

Au Mali. Je salue les efforts déployés pour contrôler la situation sécuritaire très instable des pays du G5 Sahel, mais il est essentiel que leurs réponses sécuritaires coordonnées intègrent le respect des droits de l'homme dans toutes les opérations. Je suis heureux d'annoncer que mon Bureau contribue à la mise en place d'un cadre approprié de respect des droits de l'homme et du droit international humanitaire, élaboré dans le contexte de la mise en œuvre de la politique de diligence raisonnable des droits de l'homme. Les violations des droits de l'homme signalées par les forces de sécurité nationale, y compris les allégations de torture, d'arrestations arbitraires et d'exécutions extrajudiciaires, sont profondément contreproductives et nuisent à la cohésion nationale. Je demande instamment qu'une stratégie globale soit employée pour s'attaquer aux causes profondes de l'insurrection et de l'extrémisme, en éliminant les conditions et les inégalités qui poussent les gens à formuler des griefs.

Au Cameroun. Ce qui semble être une discrimination structurelle de longue date dans la région anglophone du pays a conduit à des affrontements continus entre les forces de sécurité et les groupes séparatistes. L'arrestation, au Nigeria, de 47 leaders de la communauté anglophone et leur extradition vers le Cameroun auraient entraîné une recrudescence de la violence dans le sud-ouest et le nord-ouest du pays. Des allégations d'exécutions sommaires de civils par des membres des forces de sécurité ont été signalées et suscitent un ressentiment généralisé. Je regrette que mon bureau n'ait pas été autorisé à vérifier ces allégations.

En République démocratique du Congo, je déplore la poursuite de la répression des droits fondamentaux, ainsi que les attaques contre des églises et des sites religieux par des membres de l'aile jeunesse du parti au pouvoir. Le gouvernement ne crée pas un environnement propice à des élections libres ou crédibles. Le Conseil sera pleinement informé le 20 mars et le Bureau publiera un rapport détaillé dans les prochains jours.

Au Kenya, je suis préoccupé par le fait que les récentes actions du gouvernement contre la presse contreviennent à la liberté des médias, pilier de la démocratie. Je suis également préoccupé par les menaces contre la société civile: les impressionnants groupes de la société civile du Kenya sont une source d'inspiration pour beaucoup, et la régression actuelle est inquiétante. Il y a également eu des cas de harcèlement et d'arrestation de personnalités de l'opposition. Je demande instamment le respect de l'indépendance de la justice kenyane et encourage le gouvernement à appliquer les décisions des tribunaux. Il est essentiel que le Kenya garantisse la responsabilité des nombreuses violations des droits de l'homme signalées lors des élections de 2017, y compris la violence sexuelle et les homicides illégaux.

J'attire l'attention de ce Conseil sur la détérioration de la situation des droits de l'homme en Tanzanie, y compris les restrictions musclées sur les libertés des médias et sur la société civile, et un nombre croissant d'attaques et d'arrestations de détracteurs du gouvernement. Le gouvernement a également adopté une approche de plus en plus répressive à l'égard des questions sociales importantes, avec des arrestations de militants LGBTI, des attaques croissantes contre la communauté LGBTI et des attaques et des menaces contre les personnes travaillant pour la santé reproductive. La politique du gouvernement de refuser de façon permanente toute éducation complémentaire aux filles qui tombent enceintes est choquante, et je suis troublé par la conclusion de la Haute Cour selon laquelle une telle politique n'est pas discriminatoire.

En Guinée équatoriale. Je suis profondément préoccupé par l'arrestation et la détention de plus d'une centaine de dirigeants et de membres de l'opposition, à la suite des élections législatives de novembre 2017, et de l'échec du coup d'État annoncé par le gouvernement en janvier. Je demande instamment des enquêtes transparentes et complètes et un respect scrupuleux des garanties d'une procédure régulière.

En Éthiopie , je me félicite de la libération de plus de 7 000 détenus en janvier et en février, y compris plusieurs personnalités de haut rang. Je suis préoccupé par la déclaration d'un deuxième état d'urgence le mois dernier. Les réformes ne peuvent être menées à bien que grâce à un dialogue et à des processus politiques véritablement inclusifs. J'exhorte les autorités à enquêter et à poursuivre les responsables des massacres récents dans le pays, et je réitère ma demande d'accès aux régions touchées.

Au Zimbabwe, j'encourage le gouvernement nouvellement formé à promulguer des réformes économiques pour lutter contre les inégalités et jeter les bases d'un développement véritablement durable et inclusif fondé sur les droits de l'homme. Il est également temps d'ouvrir un espace civique et démocratique dans le pays, permettant à tous les citoyens de participer, d'associer et d'exprimer librement leurs opinions. À cet égard, je suis préoccupé par les récents amendements à la Constitution qui annulent les gains en matière d'indépendance du pouvoir judiciaire - un réel recul de la réforme.

En République du Congo, je me félicite de l'accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et les groupes armés pour mettre fin à la crise dans la région du Pool. Mon bureau discute avec le gouvernement de la nécessité d'une commission d'enquête nationale véritablement indépendante et efficace sur les allégations de violations graves depuis 2015, comme cela a été recommandé à plusieurs reprises par nos missions d'évaluation et de suivi.

Malgré le renforcement de l'engagement de l' Érythrée avec les mécanismes des droits de l'homme, je suis préoccupé par le très grave manque de progrès dans le domaine des droits de l'homme. L'Érythrée fera l'objet d'un dialogue interactif le 12 mars et d'une mise à jour orale le 14 mars.

Monsieur le Président, En Turquie, le respect des droits fondamentaux continue de se détériorer. Mon bureau a reçu des rapports crédibles de licenciements massifs arbitraires; fermeture arbitraire d'organisations de la société civile; détention arbitraire de personnes arrêtées sur de larges allégations de liens avec des organisations terroristes; torture en détention; restrictions à la liberté d'expression et à la liberté de circulation; expropriation arbitraire de la propriété privée; et une punition collective visant les membres de la famille des individus soupçonnés d'avoir commis une infraction. Compte tenu de ces préoccupations croissantes, nous publierons dans les prochains jours un rapport détaillé sur la situation des droits de l'homme dans le contexte de l'état d'urgence, y compris une mise à jour sur la situation dans le sud-est.

Plus des deux tiers des parlements nationaux dans les pays de l'Union européenne comprennent désormais des partis politiques ayant des positions extrêmes contre les migrants, et dans certains cas, les musulmans et d'autres communautés minoritaires. Ce discours basé sur le racisme, la xénophobie et l'incitation à la haine s'est tellement développé que, dans plusieurs pays, il domine le paysage politique - comme nous l'avons vu lors de la campagne électorale en Italie ces dernières semaines.

Sur la politique de migration. Je suis profondément préoccupé par le fait que les États membres de l'UE se concentrent actuellement sur la prévention de l'immigration en Europe et se dépêche d'expulser de nombreuses personnes qui saluent la récente déclaration du commissaire européen à la migration, à l'intérieur et à la citoyenneté. pour la migration. J'insiste sur le fait que les mesures qui externalisent en réalité les frontières de l'Union européenne mettent en péril les droits de l'homme des migrants, en sous-traitant leur protection à des États disposant souvent de ressources moindres. Le soutien à la Garde côtière libyenne par l'UE et certains de ses États membres en est un exemple. L'UE et ses membres doivent revoir l'approche qu'ils adoptent en Méditerranée, pour s'assurer qu'ils ne soutiennent pas indirectement le retour des migrants en Libye, où ils sont confrontés à un risque réel de torture, violence sexuelle et autres violations graves. J'appelle également l'UE à adopter une approche de diligence raisonnable en matière de droits de l'homme pour soutenir les autorités libyennes.

En Autriche, le nouveau gouvernement, qui comprend un parti ouvertement anti-migrant, a annoncé qu'il se lancerait dans une surveillance rigoureuse, des restrictions financières ou la fermeture d'associations, d'écoles musulmanes et de lieux de culte; une large criminalisation des migrants irréguliers, avec l'intention déclarée de les expulser automatiquement; et l'adoption d'un langage extrêmement restrictif sur l'intégration et la citoyenneté. En ce qui concerne le «paquet sécurité» du gouvernement, qui étendrait considérablement la surveillance de la communication Internet cryptée et la conservation des données, je rappelle aux autorités qu'une discussion élargie avec toutes les parties prenantes est essentielle et que de telles mesures doivent être respectées. avec des engagements de droits de l'homme.

En Hongrie. Je suis choqué par le mépris pour les migrants et, plus largement, envers les droits de l'homme, exprimé par de hauts responsables du gouvernement, y compris dans cette enceinte il y a quelques jours. Je déplore également les lois nouvellement proposées qui restreindraient davantage le travail des organisations de la société civile. Les propositions les plus récentes exigeront l'autorisation du ministère de l'Intérieur pour tout groupe de la société civile qui cherche à aider les migrants, y compris le plaidoyer, la nourriture, le logement ou même simplement donner du matériel d'information et imposer des taxes punitives. L'impact de l'hostilité anti-Roms est également évident: selon les données de l'UE, la discrimination à l'encontre des Roms dans l'emploi et la santé s'est aggravée entre 2011 et 2016, tandis que la ségrégation dans l'éducation est restée ancrée.

En Pologne. Au cours des dernières années, les réformes ciblant la Cour constitutionnelle et le pouvoir judiciaire ont ouvert la voie à une interprétation partisane de la Constitution et des lois nationales et ont gravement affaibli les freins et les contrepoids. D'autres mesures introduites par le gouvernement ont compromis le droit à la liberté de réunion, politisé le Bureau du Procureur général, accru les pouvoirs des services secrets et renforcé considérablement le contrôle exercé par le pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire, les médias, la société civile et d'autres sphères de la vie publique. Je suis également préoccupé par les mesures portant atteinte au droit à la vie privée et aux droits à la santé sexuelle et procréative. J'appelle à nouveau le gouvernement à annuler ou à modifier ces mesures problématiques et à mettre en œuvre les recommandations du Conseil. s Rapporteur spécial sur l'indépendance des juges et des avocats. Je suis troublé par les informations largement répandues selon lesquelles le gouvernement adopte souvent une approche passive face au nombre croissant de crimes de haine et de discours de haine contre les communautés minoritaires et les migrants, et par la récente législation extraordinaire qui pourrait entraîner une peine de prison de trois ans. qui se réfèrent aux camps de concentration nazis en Pologne comme "polonais". Les plans visant à créer une équipe spéciale pour renforcer les efforts visant à lutter contre le discours de haine et la xénophobie sont les bienvenus, et j'insiste sur la nécessité d'inclure la participation de voix indépendantes de la société civile. Je suis troublé par les informations largement répandues selon lesquelles le gouvernement adopte souvent une approche passive face au nombre croissant de crimes de haine et de discours de haine contre les communautés minoritaires et les migrants, et par la récente législation extraordinaire qui pourrait entraîner une peine de prison de trois ans. qui se réfèrent aux camps de concentration nazis en Pologne comme "polonais". Les plans visant à créer une équipe spéciale pour renforcer les efforts visant à lutter contre le discours de haine et la xénophobie sont les bienvenus, et j'insiste sur la nécessité d'y inclure la participation de voix indépendantes de la société civile. Je suis troublé par les informations largement répandues selon lesquelles le gouvernement adopte souvent une approche passive face au nombre croissant de crimes de haine et de discours de haine contre les communautés minoritaires et les migrants, et par la récente législation extraordinaire qui pourrait entraîner une peine de prison de trois ans. qui se réfèrent aux camps de concentration nazis en Pologne comme "polonais". Les plans visant à créer une équipe spéciale pour renforcer les efforts visant à lutter contre le discours de haine et la xénophobie sont les bienvenus, et j'insiste sur la nécessité d'inclure la participation de voix indépendantes de la société civile.

En Tchéquie, je suis profondément préoccupé par la discrimination contre les Roms et la ségrégation de longue date des enfants roms dans les écoles, qui, selon l'UE, est restée inchangée depuis 2011. Je me joins aux appels à la réparation et à l'indemnisation de milliers de femmes. ainsi que d'autres personnes, y compris des femmes handicapées, qui ont été stérilisées de force des années 1960 à 2004. Je demande également la fin immédiate du programme de castration chirurgicale des délinquants sexuels condamnés.

En Fédération de Russie, je suis profondément préoccupé par ce qui semble être une campagne orchestrée et coordonnée de violence et de menaces contre les membres d'un groupe de défense des droits de l'homme, Memorial Human Rights Centre en Tchétchénie, en Ingouchie et au Daghestan. J'appelle les autorités à mener des enquêtes promptes et impartiales et à veiller à ce que les auteurs soient tenus responsables. J'exhorte également les autorités à défendre pleinement le droit à la participation politique dans le contexte du vote présidentiel de ce mois-ci; assurer la police des rassemblements publics conformément aux normes internationales; et assurer la liberté de réunion pacifique, d'association et d'expression.

Le Conseil sera informé de la situation des droits de l'homme en Ukraine le 21 mars, y compris mes recommandations pour la protection de l'espace civique avant les élections de 2019. Conformément à la résolution 72/190 de l'Assemblée générale, mon bureau veille à ce que les mécanismes de contrôle des droits de l'homme aient accès à la République autonome de Crimée et à la ville de Sébastopol et prépare un deuxième rapport thématique sur la situation des droits de l'homme. Là.

En Espagne Monsieur le Président,

La situation des droits de l'homme au Venezuelaest profondément alarmant. La malnutrition a considérablement augmenté dans tout le pays, affectant en particulier les enfants et les personnes âgées, et des rapports crédibles indiquent que les programmes d'aide publique sont souvent conditionnés par des considérations politiques. Je suis également profondément alarmé par la possibilité que des crimes contre l'humanité aient été commis et par l'érosion des institutions démocratiques. Le principe fondamental de la séparation des pouvoirs a été gravement compromis, car l'Assemblée nationale constituante continue de concentrer ses pouvoirs sans restriction. Deux principaux partis d'opposition ont été disqualifiés par le Conseil électoral, et la coalition de l'opposition officielle a été invalidée par la Cour suprême. La liberté d'expression, d'opinion, d'association et de réunion pacifique est réprimée et sévèrement restreinte. Mon bureau a également reçu des informations crédibles faisant état de centaines d'exécutions extrajudiciaires au cours des dernières années, à la fois pendant les manifestations et les opérations de sécurité. Je suis gravement préoccupé par le fait que ce contexte ne remplisse en aucun cas les conditions minimales d'élections libres et crédibles. Je suis profondément troublé par l'exode croissant des Vénézuéliens de leur pays, dont beaucoup cherchent l'accès à la nourriture et aux services de base. Encore une fois, j'encourage le Conseil à envisager de confier à une commission d'enquête le mandat d'enquêter sur les violations des droits de la personne au Venezuela. Je suis profondément troublé par l'exode croissant des Vénézuéliens de leur pays, dont beaucoup cherchent l'accès à la nourriture et aux services de base. Encore une fois, j'encourage le Conseil à envisager de confier à une commission d'enquête le mandat d'enquêter sur les violations des droits de la personne au Venezuela. Je suis profondément troublé par l'exode croissant des Vénézuéliens de leur pays, dont beaucoup cherchent l'accès à la nourriture et aux services de base. Encore une fois, j'encourage le Conseil à envisager de confier à une commission d'enquête le mandat d'enquêter sur les violations des droits de la personne au Venezuela.

Au Mexique, Je crains qu'une nouvelle loi sur la sécurité intérieure n'autorise l'utilisation des forces armées dans les forces de l'ordre sans garanties et supervision adéquates et ne respecte pas les normes internationales en matière de droits de l'homme. Je salue l'entrée en vigueur de nouvelles lois contre la torture en juin 2017 et contre les disparitions forcées en janvier 2018. J'attends avec impatience d'aider les autorités à assurer leur mise en œuvre rapide et efficace, avec la pleine participation de la société civile et des victimes. J'exhorte l'État à créer un bureau du procureur général efficace et indépendant. Je suis préoccupé par le fait que la détention systématique des migrants et leur retour accéléré sont devenus la règle générale, compromettant gravement les garanties d'une procédure régulière et la protection contre le refoulement. Dans les jours à venir,

Au Brésil, je suis préoccupé par l'adoption récente d'un décret donnant aux forces armées le pouvoir de lutter contre le crime dans l'État de Rio de Janeiro et de placer la police sous le commandement de l'armée. Les forces armées ne sont pas spécialisées dans la sécurité publique ou l'enquête. Je déplore les appels lancés par les hauts responsables de l'armée en faveur de mesures équivalant en fait à une amnistie préventive pour toutes les troupes qui pourraient commettre des violations des droits de l'homme. J'exhorte le gouvernement à faire en sorte que les mesures de sécurité respectent les normes relatives aux droits de l'homme et que des mesures efficaces soient prises pour prévenir le profilage racial et la criminalisation des pauvres. Je reconnais la création d'un observatoire des droits de l'homme la semaine dernière pour surveiller les actions militaires pendant l'intervention, et je souligne l'importance de la participation de la société civile dans cet organe.

Au Honduras, je suis alarmé par la vague de menaces et d'intimidations contre les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes, les professionnels des médias et les militants sociaux et politiques. Mon bureau publiera dans les prochains jours un rapport détaillant le recours excessif à la force et les arrestations massives en réponse aux protestations qui ont eu lieu après les élections de novembre 2017, et le Conseil sera informé le 21 mars.

En Colombie, je suis de plus en plus alarmé par les meurtres de défenseurs des droits humains et de militants; plus de 20 rapports de meurtres ont été reçus par mon bureau dans les six premières semaines de cette année. Mon bureau informera le Conseil de ces préoccupations et d'autres préoccupations le 21 mars.

Aux États-Unis. Je suis choqué par les informations selon lesquelles des migrants interceptés aux frontières méridionales, y compris des enfants, sont détenus dans des conditions abusives - telles que des températures glaciales - et que certains jeunes enfants sont détenus séparément de leurs familles. Les détentions et les expulsions de migrants de longue date et respectueux des lois ont fortement augmenté, déchirant les familles et créant d'énormes difficultés. En outre, le gouvernement des États-Unis a mis fin au programme de réinsertion et de libération conditionnelle des mineurs centraméricains, qui offre aux adolescents et aux enfants un moyen de sécurité et met fin au statut de protection temporaire pour des centaines de milliers de personnes. Je déplore l'incertitude persistante concernant les bénéficiaires du programme DACA. Je suis également préoccupé par la décision des États-Unis d'annuler la fermeture prévue du centre de détention de Guantanamo Bay. L'incarcération indéfinie dans cet établissement, sans procès et dans des conditions souvent inhumaines, constitue une violation du droit international. Je suis également préoccupé par les propositions qui pourraient considérablement réduire les protections sociales, en particulier à la lumière des préoccupations exprimées par le Rapporteur spécial sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme, suite à sa visite aux États-Unis en décembre.

En Haïti, je regrette l'absence d'action concernant l'élaboration d'un plan d'action national pour mettre en œuvre les recommandations des mécanismes des droits de l'homme, et je reste préoccupé par les allégations persistantes de violations graves commises par des éléments de la police nationale. Le Conseil sera informé plus en détail le 21 mars.

Au Guatemala, je suis alarmé par des propositions législatives de plus en plus régressives, notamment un projet de loi sur les amnisties et la réforme du Code pénal visant à élargir la définition du crime de terrorisme. Je réitère l'importance cruciale du travail du Procureur général au cours des dernières années avec la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala dirigée par Ivan Velasquez. J'encourage la nomination d'un nouveau procureur général indépendant et qualifié. Le Conseil sera informé le 21 mars de ces préoccupations et d'autres.

Au Pérou, j'ai été consterné par la libération de l'ancien président Alberto Fujimori, condamné en 2009 pour des violations graves des droits de l'homme équivalant à des crimes internationaux. Je note qu'il peut maintenant être jugé pour son rôle présumé dans les meurtres des commandos de la mort de six fermiers. Au cours de ma mission en octobre, j'ai exhorté les autorités à renforcer la responsabilité pour les crimes commis contre les femmes et à assurer la mise en œuvre effective de la loi sur la consultation des peuples autochtones.

Lors de mes rencontres avec les autorités uruguayennes , j'ai salué leurs efforts très importants pour intégrer les droits de l'homme dans les politiques publiques. J'espère que nous verrons des progrès concernant la violence contre les femmes et les conditions très difficiles pour les adolescents en détention.

Au Salvador, je suis alarmé par les informations concordantes faisant état d'exécutions extrajudiciaires commises par les forces de sécurité, alimentées par une très faible responsabilité à l'égard de ces crimes. Les tentatives de dissolution ou de restructuration des unités de police accusées d'exécutions extrajudiciaires ne remplacent pas la nécessité de demander des comptes aux auteurs. La situation des femmes et des filles dans le pays continue d'être profondément troublante, avec des taux de meurtres et de violence contre les femmes parmi les plus élevés de la région, et souvent commis en toute impunité.

Monsieur le Président,

Au cours de ma mission au Salvador en novembre, j'ai été bouleversé par l'impact draconien de l'interdiction absolue de l'avortement dans le pays. Au mois d'octobre de l'année dernière, au moins 159 femmes ont été emprisonnées depuis 1998 en vertu de cette législation, plus de 20 d'entre elles pour "homicide aggravé" et condamnées à 30 à 40 ans de prison. Beaucoup disent qu'ils ont effectivement subi des avortements spontanés ou d'autres urgences obstétriques - et tous ceux actuellement détenus sont pauvres.

À maintes reprises, ce sont toujours les pauvres qui, n'ayant pas accès à de solides conseils juridiques, sans liens familiaux, sans argent pour voyager à l'étranger, souffrent terriblement - toujours, toujours les pauvres.

Une jeune femme, que j'ai rencontrée en détention, a été récemment libérée suite à la commutation de sa peine d'emprisonnement de 30 ans. Cependant, elle n'a pas été déclarée innocente et n'a pas reçu de réparations depuis plus de 10 ans qu'elle a passé en prison. Et quand beaucoup dans le pays veulent augmenter la peine au-delà de 30 ans, à 50 ans, cela m'a fait comprendre à quel point nous, humains, pouvons être cruels, et le besoin incontestable de droits humains. Cela ne me dérange pas de dire aux membres du Conseil: tous ceux d'entre nous qui ont entendu le témoignage des jeunes femmes au centre de détention d'Ilopango ont pleuré, ouvertement, avec eux. El Salvador devrait mettre un terme à l'application de cette législation mal conçue et examiner immédiatement tous les cas où des femmes ont été détenues pour des infractions liées à l'avortement.

Il faut du courage pour défendre les droits des femmes - y compris les droits sexuels et reproductifs - dans de nombreuses régions du monde, au XXIe siècle. Dans les pays de toutes les régions, les femmes souffrent d'une législation de plus en plus régressive, de menaces contre les activistes et d'une obsession renouvelée pour contrôler leurs décisions. L'année dernière, un nouveau mouvement pour la justice s'est levé pour combattre les abus et l'exploitation sexuelle des femmes: le mouvement MeToo, expression de la solidarité et force de la dignité dont on a tant besoin, y compris dans les sociétés les plus riches. Partout où j'ai voyagé, j'ai eu le privilège de rencontrer des femmes qui défient les restrictions à leur liberté. Ces femmes résilientes et puissantes nous enseignent - m'ont, en effet, enseigné - que chaque individu peut aider à remodeler la société et le monde.

Je n'aime pas beaucoup l'expression «dire la vérité au pouvoir» car, en réalité, ce n'est pas le rang qui confère une valeur morale: le pouvoir est dans la vérité même.

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dimanche 4 mars 2018

Union interparlementaire: La part des femmes dans les parlements stagne en 2017

L'Union interparlementaire est la seule organisation mondiale composée de parlements nationaux. Elle compte actuellement 179 parlements membres

De prime à bord, la République démocratique du Congo est classée 129è à l'Union interparlementaire (UIP). Il faut préciser que le parlement congolais godillot et des applaudisseurs, est illégitime, sans mandat. La progression du nombre de femmes dans les parlements a ralenti depuis 2016, indique un rapport de l'Union interparlementaire (UIP) publié à Genève. Ces deux dernières années, leur nombre n'a augmenté que de 0,1 point de pourcentage par année.

"Les progrès accomplis en matière de participation des femmes à la vie politique sont en recul", a regretté devant la presse le secrétaire général de l'organisation Martin Chungong pour qui 2017 a été "dans l'ensemble, une année décevante". Les femmes représentent 23,4% des parlementaires dans le monde, contre 23,3% en 2016.

Avant 2016, des progrès "substantiels" avaient eu lieu, avec une augmentation de 6 points de pourcentage en dix ans, mais depuis la progression stagne. "C'est un défi majeur pour les institutions gouvernementales (...) Nous avons besoin d'actions plus robustes qui viennent également des décideurs politiques", selon M. Chungong qui a appelé à une plus large application des quotas.

Nombre record de candidates

Toutefois, 2017 a vu un nombre record de candidates aux élections parlementaires qui ont eu lieu cette année. Le taux d'élection des femmes a été plus élevé que l'année précédente: 27,1% contre 22,3% en 2016. Dans les pays où des quotas ont été utilisés, les femmes ont remporté plus de 30% des sièges. Les pourcentages les plus élevés ont été atteints au Sénégal (41,8%) et en Norvège (41,4%).

L'Europe a vécu une année "de paradoxe", avec "les avancées, mais aussi les reculs, de plus grande ampleur", a rapporté M. Chungong. En France, les femmes parlementaires détiennent aujourd'hui 38,6% des sièges à l'Assemblée national, contre 26,6% lors des élections précédente. En Islande, qui était proche de l'égalité, les femmes ont reculé au parlement avec 38,1% des sièges. La Suisse reste à la 35ème place du classement avec 32,5% de femmes au parlement. Les îles du Pacifique sont en queue de peloton.

Pour améliorer la présence des femmes dans les parlements, il faut qu'"elles puissent travailler sans crainte d'être harcelées", a dit M. Chungong qui a souligné que "le harcèlement et le sexisme entravent la participation des femmes à la vie politique". Il a d'ailleurs salué les efforts du parlement suisse dans ce domaine. Celui-ci a notamment mis en place une structure de conseils indépendante pour les victimes de harcèlements sexuels.

Lutter contre le sexisme ordinaire

Aux Nations Unies à Genève, l'année 2018 sera sous le signe de la lutte contre le "sexisme ordinaire", a souligné Corinne Momal-Vanian, directrice de la Division conférences de l'ONU. Le Secrétariat général de l'ONU a d'ailleurs fait de la lutte contre le harcèlement et les abus sexuels une priorité après une série de révélations ayant touchés des ONG et les Nations Unies.

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jeudi 1 mars 2018

Insultée de «grosse truie noire venue d'Afrique», Laetitia Avia, députée LREM porte plainte pour racisme

Laetitia Avia, députée LREM

Originaire du Togo, la députée LREM Laetitia Avia a fait savoir qu'elle déposerait plainte après avoir reçu une lettre anonyme contenant de violentes insultes racistes et des menaces de mort.

«28 février 2018. Aujourd’hui j’ai reçu une lettre d’un racisme inouï, ponctué d’une menace de mort. Je déposerai plainte», a tweeté la députée La République en marche (LREM) Laetitia Avia, joignant une photographie du courrier reçu.

«Ce n'est pas une grosse truie noire venue d'Afrique qui va se permettre de se mêler de la vie des Français. Votre passage dans les médias nous donne la nausée», peut-on lire dans la lettre anonyme. «Vous feriez mieux de vous mettre au travail chez le peuple retardé d'Afrique qui ne pense qu'à soutirer de l'argent à la France. L'Afrique avait des atouts mis en valeur par les colons que l'on a chassés pour retourner dans le néant de leur fainéantise», est-il encore écrit.

Menaçant, l'auteur poursuit : «L'Africain est à mi-chemin entre le singe et l'homme. Compte tes jours, on va s'occuper de toi.»

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mardi 27 février 2018

Conseil des droits de l'homme: Marie-Ange Mushobekwa et son discours alambiqué et tarabiscoté !

Marie-Ange Mushobekwa a embouché la Vuvuzéla de Lambert Mende au Conseil des droits humains

La déclaration du Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, à l'ouverture du 37è Conseil des droits de l'homme à Genève, comme un tonnerre continue à faire des étincelles. Sans ambages il a dénoncé des « abattoirs d’êtres humains » en République démocratique du Congo, en Syrie, au Burundi, au Yémen et en Birmanie. C'était hier lundi 26 février 2018 !

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, le Néron de Kingakati

Depuis un temps, les langues se délient pour décrier ce qui se passe au pays de Lumumba: La RDC, prison à ciel ouvert; la RDC, le goulag tropical; la RDC, capitale mondiale du viol...les tortionnaires sont ceux qui profitent de leurs pouvoirs pour commettre des bavures sur des citoyens sans défense. Le mardi, à 15h30 dans la salle du Conseil, Marie-Ange Mushobekwa, la fameuse ministre des "Droits humains" de la République démocratique du Congo, a pris la parole, avec sa devise qui lui colle à ses mocassins:"Mentez, mentez, mentez au Conseil pour protéger le régime qui opprime en toute impunité et tranquillité !". 17 ans d'incompétence, de corruption généralisée, de népotisme, incapacité à sortir le pays de la pauvreté...

Des mercenaires et sbires pro-Alias Joseph Kabila en pleine action

Oh mon Dieu ! Elle a administré une câlinothérapie aux membres et délégués au Conseil. Dans une platitude de discours, on apprend qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, le tyran de Kingakati est défenseur des droits de humains. L'assassin de Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Armand Tungulu...est défenseur des droits de l'homme ? Le barbare et criminel des Bundu dia Kongo, du Colonel Mamadou Ndala, de l'aspirante Thérèse Déchade Kapangala, Rossy Mukendi sans oublier ceux inconnus qui meurent tous les jours dans l’indifférence et l'anonymat. Sans honte, Marie-Ange Mushobekwa ajoute une louche:"sinon ce ministère n'existerait pas" ! La Corée du Nord est une République populaire et démocratique, l'est-elle pour autant ? En RDC, on zigouille en toute impunité et le ministère des droits humains n'est là que pour faire valoir ce gouvernement d'imposture, d'occupation et de prédation.

RDC, élections 2018 ?

Après deux hold-up électoraux, de l'élection Louis Michel 2006 et de novembre 2011, qui ont maintenu une dictature sanguinaire et féroce en République démocratique du Congo. Pour Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, le Grand Congo est son butin de guerre ! Alors qu'aucune institution républicaine n'est légitime, toutes sont illégitimes et hors mandats: le président, les sénateurs, députés, gouverneurs provinciaux...sont tous des illégitimes et illégaux. Ils dirigent par défi avec les mercenaires et forces de sécurité. Comme si les 17 ans d'occupation, de prédation et d'imposture ne suffisent pas, Marie-Ange Mushobekwa parle des élections qui auront lieu le 23 décembre prochain. Pourquoi Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale n'a jamais déclaré qu'il ne serait pas candidat ? Dans un pays sans électricité, pourquoi Corneille Nangaa, le Marini Boy et président de la CENI, veut imposer les machines à voter aux Congolais ? Les pays développés et démocratiques refusent d'utiliser des machines à voter.

Police Nationale Congolaise ou police politique pro-Alias Joseph Kabila ?

Dans une rhétorique Kagamo-Kagamiste, où les victimes sont des fauteurs de trouble, Marie-Ange Mushobekwa associe des prêtes catholiques aux "Kulunas" et chute dans son discours en apostrophant le Haut-Commissaire: "Comment faire ? Dites-nous franchement comment faire ? Qu'un seul pays du monde qui a déjà autorisé, des marches avec 167 points de départ, sans itinéraire précis et clairement tracé, et qui les a parfaitement encadrées, nous dise comment faire ! Comment faire Monsieur le Haut-Commissaire ? Dites-nous..."

Un régime totalitaire incapable de sécuriser ses citoyens, incapable de sécuriser les marches pacifiques de 167 paroisses de Kinshasa, une ville de plus de 10 millions d'habitants. Comment ce gouvernement des illégitimes fait-il Comment ce même pour gouverner 80 millions des Congolais à travers 2345 millions km² ?

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SNCF: Edouard Philippe met sur les rails une réforme explosive !

Edouard Philippe, Premier ministre

Le gouvernement a lancé hier un processus à haut risque qui vise à moderniser l'opérateur ferroviaire national. "La situation est alarmante, pour ne pas dire intenable. Les Français, qu'ils prennent ou non le train, paient de plus en plus cher pour un service public qui marche de moins à moins bien"a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe, dans une allusion à la dette de la SNCF, proche de 50 milliards d'euros.

Paris souhaite abolir à terme le statut de cheminot, qui comprend une garantie de l'emploi et un départ à la retraite possible à partir de 50 ou 55 ans, selon les métiers. Près de 90 des employés de la SNCF, soit 140 000 personnes, en bénéficient.

Pour adopter les principes clés de la réforme "avant l'été", le gouvernement prévoit de recourir à des "ordonnances". Un temps évoquée, la fermeture des "petites lignes" régionales jugées non rentable a été écartée.

Très revendicative, la CGT, syndicat majoritaire de la SNCF, a déjà annoncé une journée de mobilisation le 22 mars. Les autres syndicats doivent se réunir pour décider s'ils se joignent au mouvement. Plusieurs organisations ont menacé le gouvernement d'un "conflit majeur" s'il choisissait la voie des ordonnances, plus expéditives qu'une loi.

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lundi 26 février 2018

Trois jours pour le Premier ministre Edouard Philippe au salon de l'agriculture !

Edouard Philippe, Premier ministre

Le Changement, c'est aussi à Matignon qu'il faut le percevoir. Le Premier ministre Edouard Philippe a déjà délocalisé "Matignon" dans le Lot pendant près de trois jours à la mi-décembre dernier. Cette délocalisation avait lieu à l’occasion de la Conférence nationale des territoires, le 14 décembre à Cahors. Outre de fréquentes visites aux élus locaux, Edouard Philippe avait organisé un séminaire avec la quasi-totalité du gouvernement à Nancy en juin dernier.

Le Premier ministre Édouard Philippe va prendre le temps avec des agriculteurs au salon de l'agriculture à Paris. "Le monde agricole est en souffrance. On ne peut pas rester cinq minutes" ! Exactement trois jours dans les allées du salon de l'agriculture à la Porte de Versailles, le 27,28 et 1er mars !

Le programme est assez chargé: Premier jour: Rencontre et échanges avec des lycéens issus de l’enseignement agricole, signature d’une Convention entre Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale et Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, déambulation et visites des stands « Cultures et filières végétales », déambulation et visites des stands « Élevages et ses filières », questions-réponses spécial agriculture avec M. Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’alimentation, en direct sur la page Facebook du Premier ministre. Deuxième jour: Rencontres et échanges avec les producteurs locaux de la région Normandie. Troisième jour: Rencontre et échanges avec le Comité National des Pêches et des Élevages Marins, rencontre avec les Organisations Professionnelles Agricoles.

Si la tête de l'exécutif est mobilisé, le reste du gouvernement aussi. À chaque jour, son ministre. "Jean-Michel Blanquer viendra parler d'éducation et de l'apprentissage du goût dans les écoles. Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, évoquera sur place les métiers d'avenir. Nicolas Hulot et Stéphane Travert, qui ne sont pas les meilleurs amis du monde, passeront quand même une journée ensemble".

Emmanuel Macron a battu le record de François Hollande. Arrivé dès 7h45 ce samedi (avant l'ouverture au public à 9h), le Président de la République Emmanuel Macron n'a quitté le salon qu'après 20h, et avec plus de douze heures au compteur.

En 2013, François Hollande avait passé dix heures dans les allées du salon de l'agriculteur. À l'Elysée depuis un peu plus de dix mois, il avait non seulement gratifié le public d'une sortie mal venue sur Nicolas Sarkozy - "Tu ne le verras plus", avait-il lancé à une fillette - mais il avait aussi battu le record du séjour le plus long porte de Versailles.

Le "Casse-toi, pauv' con !", prononcée par Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture le 23 février 2008, avait plombé son quinquennat.

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Kinshasa: Carine Lokeso, Major de la PNC, tueuse à balle réelle de Rossy Mukendi

Major Carine Lokeso, tueuse du jeune avocat Rossy Mukendi

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a dénoncé des « abattoirs d’êtres humains » en RDC, en Syrie, au Burundi, au Yémen et en Birmanie. Il a fait cette déclaration ce lundi 26 février 2018 devant le Conseil des Droits de l’Homme réuni à Genève. En République démocratique du Congo, c'est l'impunité à outrance. En marge des marches Anti-Alias Joseph Kanambe Kazembere Mtwale, deux personnes ont été tuées, le dimanche 25 février 2018. Les Congolais pleurent le jeune Rossy Mukendi Tshimanga, enseignant et activiste des droits humains. Il n'avait que 36 ans, père de deux enfants !

Carine Lokeso, son nom est inscrit sur son uniforme, est la protégée du Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga

Elle a un visage d'ange, c'est une tueuse ! La Major Carine Lokeso est très connue dans la commune de Kasa-Vubu où elle réside, à Kinshasa. On la voit souvent entre l'avenue Kasa-Vubu et son croisement avec Ethiopie. Protégée et proche du Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga, le Pinocchio du régime, la Major Carine Lokeso a tiré à deux reprises sur l' avocat et activiste des droits humains: Rossy Mukendi Tshimanga. Et avant de tirer sur lui, elle a eu l'outrecuidance d'appeler le jeune homme par son nom. Elle a tiré la première balle puis la seconde pour l'achever. Comment connaissait-elle le nom de Rossy Mukendi ? La police voulait-elle retourner le jeune avocat et activiste des droits humains ? La police voulait-elle dissuader Rossy Mukendi de ne pas manifester et face au refus du jeune homme, elle a changé des tactiques ? L'assassinat de Rossy Mukendi-a-t-il été prémédité ? Réunion de crise des Sankurois pour cacher la tueuse dans le Sankuru. Carine Lokeso tue un jeune homme à Kinshasa, sa coterie ethno-tribalo-provinciale cherche à la cacher et l'évacuer à Lodja.

Dimanche 25 février, en allant fermer le portail de la paroisse Saint-Benoit de Lemba, afin de protéger ses compatriotes cachés dans la paroisse, Rossy Mukendi ne s'attendait pas de quitter ce terre des hommes. Acheminé à dos d'homme jusqu'à l'hôpital Saint-Joseph de Limeté, Rossy Mukendi avait déjà rendu l'âme.

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dimanche 25 février 2018

10 Questions à Charles Onana, journaliste d'investigation, écrivain et éditeur !

Charles Onana, journaliste d'investigation, un grand écrivain et éditeur

Il vient de défendre sa thèse de doctorat sur le Rwanda, à l'université de Lyon, Charles Onana est l'un des meilleurs journalistes d'investigation qui fait la fierté de la corporation en France. Il a déjà publié plusieurs ouvrages sur l'Afrique à sa maison d'édition les Editions Duboiris, il est l'expert de la relation Franco-Rwandaise. Charles Onana est le journaliste qui a terrorisé Paul Kagamé, Hitler Africain, ce dernier avait porté plainte contre lui et par peur d'être ridiculisé à la Cour, le dictateur-terroriste rwandais a vite, vite, vite retirer sa plainte à Paris. Journaliste d'enquête et essayiste franco-camerounais, Charles Onana s'est surtout fait connaître par ses écrits concernant le génocide au Rwanda. Il est également connu pour son travail pionnier sur l'histoire des tirailleurs africains de l'armée française pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a dirigé l'Organisation panafricaine des journalistes indépendants au sein de laquelle il a mené une enquête sur l'assassinat du journaliste burkinabé Norbert Zongo.

8 mars 2012, à Paris, une Ivoirienne a drapé notre confrère Charles Onana du drapeau de la Côte d'Ivoire après une intervention percutante sur ce pays. Photo Réveil FM International, archives

Charles Onana est un digne fils de l'Afrique, il est Congolais avec des Congolais, Ivoirien avec des Ivoiriens...Photo Réveil FM International, archives

Digne fils d'Afrique, Charles Onana fut drapé du drapeau de la Côte d'Ivoire, c'était le 8 mars 2012 à Paris, la péniche "Concorde Atlantique" sur la Seine a servi de cadre pour les Ivoiriens pro-Gbagbo pour passer au peigne fin la situation de la Côte d'Ivoire. Il y a eu la projection du film "un homme une vision" , débat sur la femme ivoirienne, interventions de Me Balan, avocat des victimes françaises de l'opération Licorne en Côte d'Ivoire, Charles Onana, journaliste d'investigation qui vient de publier Côte d'ivoire, le coup d'Etat aux Éditions Duboiris. Charles Onana fut applaudi comme jamais par des Ivoiriens, fiers d'avoir un journaliste qui n'a pas d'oignons dans sa bouche. Charles Onana est très sollicité, trop pris et il bougé énormément. En lui souhaitant bon anniversaire, j'ai reçu sa réponse : Merci Freddy. Je ne t'ai pas oublié, j'étais en voyage à l'étranger et je suis rentré hier. Je travaille et fini ton texte cette semaine ! Nous le remercions d'avoir répondu à nos dix questions.

Au Rwanda, pas d'opposition, pas de presse libre et indépendante...Paul Kagame, président de l'Union Africaine ?

1. Réveil FM International: Pourquoi le pouvoir autocratique rwandais vous accuse d’exonérer la France dans le génocide rwandais, êtes-vous un révisionniste de l'histoire du Rwanda ?

Charles Onana: Le régime de Kigali accuse tous ceux qui interrogent la version officielle de la tragédie rwandaise, c'est-à-dire sa propre version. Or, un régime politique ne devrait pas dicter sa lecture de l'histoire aux universitaires et aux scientifiques, mais plutôt les données, les sources, l'analyse et la méthode. Ce que je constate concernant les événements de 1994 au Rwanda, c'est que le régime de Paul Kagame s'attache les services de certains universitaires et de nombreux journalistes pour attaquer, discréditer et finalement dicter sa seule lecture des événements du Rwanda. Ceci est arrivé à deux politologues américains Allan Stam et Christian Davenport de l'université du Michigan qui, après avoir questionné les formes de violence en 1994, sont arrivés à la conclusion qu'on ne saurait réduire cette tragédie au génocide dont les Hutus seraient seuls responsables. Alors qu'ils avaient bénéficié du soutien du gouvernement rwandais et qu'ils exposaient le fruit de leurs recherches à Kigali, ils ont été interrompus pendant leur exposé par l'armée et expulsés manu militari du Rwanda. C'est ainsi que le régime rwandais traite des chercheurs américains et les Etats-Unis n'ont pas protesté devant une attitude d'un tel anachronisme. Je rappelle que ces universitaires ont travaillé pendant près de dix ans et peu de chercheurs ont été en mesure de leur opposer une contradiction à la hauteur de leur analyse. En revanche, ils ont été harcelés, insultés, par les thuriféraires du régime. Traiter des chercheurs comme Stam et Daventport de la sorte alors qu'ils sont aux Etats-Unis parmi les plus sérieux dans le domaine de l'analyse des conflits, cela pose question. Donc, prétendre que j'exonère la France est une opinion politique, pas un argument scientifique. On ne fait pas une thèse de doctorat pour accuser ou pour exonérer. J'ai écrit de nombreux livres critiques sur la France. Il suffit de voir ma production pour comprendre que je fais un travail libre. Ce n'est certainement pas le cas de ceux qui défendent aveuglément et de façon obsessionnelle l'histoire erronée de l'actuelle régime rwandais depuis 1994.

Charles Onana, la fierté de l'Afrique et la France

2. Réveil FM International: Vous avez défendu votre thèse de doctorat à l'université de Lyon, quel est a été le titre de votre travail ? Dans quel état d'esprit l'avez-vous défendu ? Il paraît que des policiers étaient présents pour vous protéger ?

Charles Onana: Non, c'est exagéré. Je n'ai pas besoin de policiers pour me protéger parce que je fais un travail scientifique et il n'y avait pas de policiers à ma soutenance. Nous sommes tout de même dans une université prestigieuse et j'étais très serein par rapport à mon travail. C'est vrai qu'il y a eu beaucoup de pressions autour de mon travail et que certains étaient manifestement angoissés à l'idée de me voir intervenir sur le terrain scientifique connaissant déjà mes travaux journalistiques. Je pense qu'ils avaient raison de s'inquiéter car une version inexacte de l'histoire tragique du Rwanda s'est confortablement installée dans certains milieux de la recherche et dans plusieurs universités européennes. C'est une version définitive, idéologique et dogmatique de la tragédie du Rwanda. Elle ne souffrait jusque-là d'aucune contestation cartésienne et s'apparentait à une sorte de consensus mou. Il fallait donc la questionner, la bousculer, la remuer en profondeur pour savoir ce qu'elle contenait de solide et d'irréprochable. Le titre de mon travail est : " l'Opération Turquoise et la controverse médiatique, analyse des enquêtes journalistiques, des documents secret-défense et de la stratégie militaire". J'ai analysé les accusations de la presse sur le rôle de la France de 1994 à 2014. J'ai confronté ces données à de nombreuses archives américaines, rwandaises, onusiennes, françaises, et à des témoignages d'acteurs de premier plan. En cela, je peux dire humblement, sans prétention ni triomphalisme, que ma thèse est un tournant dans la recherche universitaire européenne sur la tragédie rwandaise. C'est d'ailleurs ce que pensent d'abord les membres du jury dont un professeur américain spécialiste des génocides. Quand on voit ce qui s'est passé dans les coulisses depuis mon inscription jusqu'à la soutenance, je peux comprendre qu'ils étaient nombreux parmi les défenseurs de la version officielle à redouter mon travail. Je suis désolé pour eux mais je suis ravi pour la qualité que pourrait prendre désormais le débat scientifique sur la tragédie du Rwanda de 1994.

Paul Kagamé, Hitler Africain qui terrorise le monde entier, grâce la fortune acquise des pillages de ressources du Congo

3. Réveil FM International: Il y a quelques années, vous considériez le génocide Rwandais comme le plus grand mensonge sur l'Afrique. En ce début de l'année 2018, continuez-vous à pensez la même chose ?

Charles Onana: J'ai plus que jamais des preuves à ce sujet. Avant c'était le journaliste d'enquête qui l'affirmait avec des éléments précis. Aujourd'hui, c'est le chercheur qui l'atteste après avoir examiné des milliers de documents du Conseil de sécurité de l'ONU, de nombreuses archives classées secret-défense et plusieurs centaines de notes confidentielles de l'administration Clinton. Je peux affirmer que la majorité des écrits sur la question est sujette à caution. Les chercheurs honnêtes le savent même s'ils n'osent l'avouer publiquement.

Paul Kagamé, pillard et receleur des ressources de la RDC

4. Réveil FM International: Quel a été le vrai rôle de Paul Kagamé dans ce génocide ? Pourquoi l'ogre de Kigali fait-il peur au monde entier y compris aux Nations-Unies ?

Charles Onana: Son rôle est capital dans le déclenchement de la guerre en 1990 contre le régime Habyarimana et en 1994 dans l'attentat contre le même Habyarimana et son homologue du Burundi Cyprien Ntariyamira. Ce sont ces deux aspects qui sont aujourd'hui exclus du débat scientifique et du débat tout court. Avec quelle logique les Nations Unies peuvent-elles dire et soutenir que l'attentat du 6 avril contre Juvénal Habyarimana est l'événement déclencheur du génocide et que personne ne veuille faire la lumière sur les auteurs de cet attentat ? D'ailleurs les Nations Unies ont elles-mêmes évité de soutenir l'enquête diligentée par une équipe du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR). Pis, ce tribunal finira par prétendre que cet attentat ne relève pas de sa compétence alors qu'il figure bien dans le calendrier des actes criminels à examiner par cette juridiction. Souvenez-vous de la petite phrase du procureur Carla del Ponte : si c'est le FPR de Paul Kagame qui a abattu l'avion d'Habyarimana, alors il faut réécrire l'histoire du génocide. C'est bien cela la question aujourd'hui et les pressions multiples qui sont exercées sur les juges chargés de cette enquête en France témoignent de l'atmosphère qui règne à Kigali sur cette affaire. Les Nations Unies détiennent toutes les preuves sur le rôle joué par le FPR dans cet acte terroriste mais personne ne veut prendre de responsabilité dans ce sens.

Charles Onana, journaliste et grand écrivain

5. Réveil FM International: N'avez-vous pas peur ? En 2002, Paul Kagamé et l'Etat Rwandais avaient retiré leur plainte en diffamation contre vous devant la 17è chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris. Pouvez-vous expliquez à nos lecteurs, pourquoi ce retrait ? Etes-vous le journaliste qui terrorise le régime terroriste de Paul Kagamé ?

Charles Onana: Je ne crois pas être un zorro du journalisme d'investigation et je ne m'identifie pas à la terreur ni au terrorisme. Je crois simplement que je fais mon travail avec une certaine rigueur, une conscience professionnelle et une certaine honnêteté intellectuelle. je n'invente jamais rien. Je ne falsifie pas les faits et je ne m'attribue pas un rôle qui n'est pas le mien. En clair, je ne suis ni justicier ni inquisiteur. Kagame et l'Etat rwandais voulaient le silence dans ce dossier de l'attentat et mon enquête a sorti ce dossier du silence. La plainte était une tentative d'intimidation et certainement une volonté de dissuader tous ceux qui oseraient traiter de cette question de prendre la moindre initiative. Ils ont manifestement été surpris qu'un Africain qui n'a aucun intérêt au Rwanda et dans cette région soulève une affaire qui semblait avoir été étouffée et enterrée. Il se sont aperçus que j'étais décidé à défendre mon travail face à au bataillon d'avocats qu'ils avaient déployé contre moi. Les documents que j'avais fournis à la justice et le sérieux de mon travail les ont finalement contraints à l'abandon.

Paul Kagamé et son proconsul à Kinshasa: Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

6. Réveil FM International: Alias Joseph Kabila, sans légitimité, est hors mandat. Le proconsul de Paul Kagamé est en difficulté en RDC or ce dernier préside l'Union Africaine pendant une année ... Cela veut-il dire que l'imposture, l'occupation et la médiocrité du régime de Kinshasa va tenir encore une année ? Quelles sont votre analyse et projections sur la RDC actuelle ?

Charles Onana: J'ai écris plusieurs livres sur la questions de la RDC. Je crois que ceux qui ont lu superficiellement ces ouvrages doivent les relire. Ceux qui ne croyaient pas un mot au moment où ces livres étaient publiés sont aujourd'hui devant les faits et se rendent à l'évidence. La réalité en RDC est rude et douloureuse pour le peuple congolais. Kagame joue les faiseurs de rois en RDC, les uns et les autres le rencontrent discrètement ou officiellement, convaincus que c'est lui le patron de la RDC. C'est un triste spectacle pour la vie politique congolaise. Il est totalement absurde de courtiser un individu qui est responsable de l'assassinat de deux chefs d'Etat de la région, de l'extermination de plusieurs millions de Congolais et surtout du pillage des minerais et des richesses de la RDC depuis plus de dix ans. L'Union Européenne doit également avoir le courage d'assumer ses responsabilités dans la tragédie de ce pays, elle qui a soutenu Joseph Kabila contre le vote des Congolais en 2006 et 2011 ne peut prétendre qu'elle ne savait pas, ne voyait pas ou ne comprenait pas. Les rapports confidentiels de la cellule stratégique et diplomatique de l'Union Européenne prouvent le contraire. Même les observateurs de l'Union Européenne ont exprimé leurs réserves sur l'attitude de Bruxelles à l'égard de la RDC mais cela n'a jamais été pris en compte. Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Tout le monde constate aujourd'hui que Joseph Kabila a tué le Congo après avoir laissé Kagame et ses hommes tuer les Congolais. C'est aux Congolais de prendre leurs responsabilités face cette situation car ils ne peuvent objectivement compter sur la communauté internationale qui joue davantage la partition du cynisme que celle du droit international.

La médiocrité du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est dénoncé par le Cardinal Laurent Monsengwo

7. Réveil FM International: Alias Joseph Kabila, l'imposteur qui règne par défi sur la RDC sortira-t-il vainqueur dans le bras de fer qu'il a engagé avec le Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa. En ayant lancé des bombes lacrymogènes dans des paroisses et leur logique de victimisation marche à tous les coups, comment dire la vérité vraie ?

Charles Onana: Si je comprends bien votre question, le climat de violence et de brutalité qui s'est installé en RDC a obligé les évêques à rompre le silence. C'est une très bonne chose pour les droits des Congolais. Mais les évêques ne doivent pas rester seuls à dénoncer et à protester. Tout ce que compte la RDC d'hommes et de femmes devrait se joindre aux évêques pour défendre le peuple contre la barbarie et l'occupation dont sont victimes les Congolais. Le massacre des populations n'est pas une réponse démocratique dans un pays qui se réclame de l'Etat de droit. C'est indécent et inadmissible ce que l'on fait subir à ce pays et à ses enfants. Aucun pays du monde n'aurait toléré le quart de ce qui est fait aux populations congolaises depuis plus d'une décennie.

8. Réveil FM International: Nous apprenons que Mgr. Luis Mariano Montemayor, le nonce apostolique en RDC, qui avait dénoncé "l'Etat prédateur de son peuple" et reconnu la marche pacifique des laïcs catholique, est rentré à Rome , expulsé par le régime de Kinshasa. Que cherche le régime d'Alias Joseph Kabila ?

Charles Onana: Je ne connais pas ce dossier mais je crois que plusieurs évêques ont eu à payer pour la dignité de la RDC. Je pense notamment à Monseigneur Munzihirwa et Kataliko. Il y a bien d'autres. Cette situation est, je le répète, inacceptable et inadmissible. Va-t-on sacrifier tous les Congolais pour les kilos de Coltan, de diamant et de cassiterite? C'est ridicule mais c'est manifestement le projet de ceux qui encouragent ou soutiennent cette destruction massive des populations.

Paul Kagamé, le roi du mensonge entre Tutsis et Hutus

9. Réveil FM International: Pour une réconciliation entre Tutsis et Hutus, les Rwandais doivent dire la vérité entre eux ? Au monde ? De quelle vérité s'agit-elle ? On sait que les tutsis au pouvoir à Kigali mentent beaucoup, ils se victimisent en tout et pour tout, comment croire en la vérité vraie ?

Charles Onana: Vous savez le TPIR avait entre autres pour mission de parvenir à la réconciliation entre Rwandais. Il a lamentablement échoué car il n'a poursuivi que les Hutus exonérant dans le même temps les rebelles tutsis du FPR de tous leurs crimes. Quand j'ai rencontré le procureur Carla del Ponte en 2005, elle m'a dit avoir rassemblé, dans le cadre des enquêtes spéciales, de nombreuses preuves permettant la poursuite des rebelles du FPR. Ces preuves sont évidement accablantes. Kagame lui aurait dit qu'elle n'a pas été désignée pour mettre les rebelles en accusation. Lorsqu'elle s'est rendue aux Etats-Unis, au département d'Etat américain, c'est là qu'on lui a dit qu'il était hors de question de poursuivre les rebelles du FPR. Pourtant, dans les archives des Etats-Unis et du président Clinton, ils ont toutes les preuves des crimes commis par le FPR et j'ai vu ces documents. L'attitude des Etats-Unis et de Kagame envers le procureur Carla del Ponte témoigne de la volonté de garantir l'impunité par le mensonge par omission aux rebelles tutsis. Ce qui veut dire maintenir une version fausse pour dissimuler le fait que la tragédie du Rwanda visait aussi la RDC. Le nombre de victimes au Rwanda et au Congo est tel que l'on préfère le silence et le mensonge par tous les moyens.

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vendredi 23 février 2018

RDC: Réussir la Transition sans Alias Joseph Kanambe Kazembere Mtwale !

Le Cardinal Laurent Monsengwo a été élu pour conduire la transition pacifique et apaisée

Le Grand Résistant Jean-Kalama Ilunga avait l'habitude de dire tout haut que la RDC était victime des crises enchevêtrées non résolues encouragées et bénies par l'impunité. Avec une classe politique médiocre, corrompue, nocive et ventriote, une opposition bidon, accompagnatrice du régime d'imposture, d'occupation et prédation, des institutions infiltrées prisent en otage par des mangeristes et mangecrates patentés...Le Congo n'est pas sorti de l'auberge, mais le peuple congolais se réveille. Il est réveillé pour sa libération. Les politicailleurs qui font de la politique pour enfariner le peuple, doivent déjà commencer à penser reconversion.

Depuis le 19 décembre 2016 à minuit, l'incapacitaire de Kingakati, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale n'a plus aucune légitimité, il s'accroche et dirige par défi. Les sénateurs, les députés provinciaux, les gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces, ont vu leur mandat reconduit de facto pour toute une législature, simplement parce qu’aucune élection n’a été organisé depuis 2012 pour renouveler leur mandat. Les députés nationaux n'ont aucun mandat.

En République démocratique du Congo, nous nous acheminons vers une transition sans l'imposteur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, avec le Cardinal Laurent Monsengwo comme président: "Tant que j'aurai encore le souffle de vie,je veux me battre pour la liberté des Congolais. J'ai compris que c'est le plus beau cadeau que je peux laisser aux congolais. Si je dois mourir pour cette cause, je suis prêt mais je voudrai voir les congolais vivre dignement. J'ai la foi et je rêve le Congo un pays fort et grand. Le reste de ma vie je le consacre pour la lutte de la libération du Congo. Et notre plus grand bonheur est que Dieu se penche de notre côté. Ce combat ne concerne pas les catholiques mais tous les Congolais ceux de l’intérieur et de l’extérieur. Que Dieu Bénisse la RDC"

L'archevêque de Kinshasa qui n'est candidat à rien et qui sera secondé par une équipe compétente des patriotes et experts (nous ne voulons plus des pseudo-intellos faussaires et médiocres), devront remettre la RDC sur le droit chemin, permettre aux Congolais de prendre leur destin en main, que la RDC retrouve sa place dans le concert des Nations. Les élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées soient comme finalité.

Politicailleurs et accompagnateurs du régime d'imposture et d'occupation

La transition sans Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ne doit plus être un "Tshanga-Tshanga", "Mélange frelaté et nocif" comme les institutions après dialogue inter-congolais qui a donné le 1+4=0. On ne construit pas un pays avec chaque politicailleur qui amène dans sa gibecière des criminels, bandits de grand chemin, tueurs et Miybicrates pour les fourrer dans les institutions républicaines. Les institutions d'appui à la démocratie ne fonctionnent pas avec des fourbes, roublards et grands requins qui étouffent la démocratie au lieu de l'éclore dans le pays. C'est individuellement et avec des motivations claires que l'on s'engage dans une armée républicaine. On ne vient avec sa troupe pour se faire brasser dans une armée.

politicailleurs mabumucrates

Finie l'époque des fameuses composantes et entités mafieuses. Les erreurs de la transition de 2002-2006 doivent être tenues en compte. Si nous ne voulons pas disparaître en tant qu'Etat-Nation, infiltrés, traîtres et collabos doivent répondre de leurs actes et ne plus jouir de l'impunité. Pourquoi le gouvernement 1+4=0 a été un échec cuisant ? La faute aux animateurs véreux, ventriotes et profito-situationnisme. Les animateurs et politicailleurs de la transition 2002-2006 ont prouvé par leurs comportements et actes, qu'ils étaient là pour le ventre et ont même manifesté leur mépris à l'égard de notre peuple. Un pays n'attend pas que la Communauté internationale, qui a des intérêts divers et divergents, organise ses élections sans conséquences.

Politicards-ventriotes

Certains disent que les Congolais n'aiment pas lire. Réveillons-nous et ne soyons plus des amnésiques. Un bon conducteur consulte à chaque instant ses trois rétroviseurs. Sans consulter le passé, le Congo n'a pas d'avenir. Les imposteurs veulent nous faire croire que le Congo a commencé à exister avec eux. C'est qui est faux et archi-faux. La transition sans Alias Joseph Kabila doit se donner les moyens pour ne pas échouer comme celle de 1+4=0. D'ailleurs, voici le texte de l'accord de Pretoria qui n'a jamais été appliqué à 100%. Il suffit de lire l'Accord global et inclusif sur la transition 1+4=0 en République Démocratique du Congo. C'est de l'histoire mais instructive.

Préambule

Nous, Composantes et Entités du Dialogue intercongolais, Parties au présent Accord : le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), le Mouvement de Libération du Congo (MLC), l'Opposition politique, les Forces vives, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie/Mouvement de Libération (RCD/ML), le Rassemblement Congolais pour la Démocratie/ National (RCD/N), les Mai-Mai;

Conscients de nos responsabilités devant le Peuple Congolais, l'Afrique et la Communauté internationale;

Considérant l'Accord pour un cessez-le-feu en République Démocratique du Congo signé à LUSAKA les l0, 30 et 31 juillet 1999;

Considérant les Résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies relatives au conflit en République Démocratique du Congo, Considérant les Résolutions du Dialogue intercongolais tenu à Sun-City (Afrique du Sud) du 25 février 2002 au 19 avril 2002;

Prenant à témoin son Excellence Monsieur Ketumile MASIRE, Facilitateur neutre du Dialogue intercongolais; Son Excellence Monsieur Kofi ANNAN, Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies, représenté par Son Excellence Monsieur Moustapha NIASSE, Envoyé Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Dialogue inter-congolais, Son Excellence Monsieur Thabo MBEKI, Président de la République d'Afrique du Sud et, Président en exercice de l'Union Africaine;

Concluons le présent Accord global et inclusif sur la transition en République Démocratique du Congo, en convenant de ce qui suit :

I. De la cessation des hostilités

1. Les Parties au présent Accord et ayant des forces combattantes, à savoir le Gouvernement de la RDC, le RCD, le MLC, le RCD-ML, le RCD-N, et les Maï-Maï renouvellent leur engagement, conformément à l'accord de Lusaka, au plan de désengagement de Kampala et au sous-plan de Harare, et aux Résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, de cesser les hostilités et de rechercher une solution pacifique et équitable à la crise que traverse le pays.

2. Les parties au présent accord et ayant des forces combattantes acceptent de s’engager dans le processus de formation d’une armée nationale, restructurée et intégrée conformément à la Résolution adoptée le 10 avril 2002 par la Plénière du Dialogue inter-congolais (DIC) de Sun-City.

3. Les Composantes et Entités au DIC Parties au présent Accord (les Parties), à savoir le Gouvernement de la RDC, le RCD, le MLC, l'Opposition politique, les Forces Vives, le RCD-ML, le RCD-N et les Maï-Maï, acceptent de conjuguer leurs efforts dans la mise en application des Résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies pour le retrait de toutes les troupes étrangères du territoire de la RDC et du désarmement des groupes armés et des milices, et de sauvegarder la souveraineté et l'intégrité territoriale de la RDC.

4. Les Parties acceptent de conjuguer leurs efforts en vue d'aboutir à la réconciliation nationale, A cet effet, elles décident de mettre en place un gouvernement d'union nationale qui permettra d'organiser des élections libres et démocratiques dans les meilleurs délais.

5. Les Parties acceptent de prendre toutes les mesures nécessaires à la sécurisation des populations et des dirigeants de la transition tant à Kinshasa que sur l'ensemble du territoire national, A cet effet seront arrêtées des dispositions visant à garantir la sécurité des populations, des Institutions, de leurs animateurs et des principaux cadres dirigeants des Parties au présent Accord et ayant des forces combattantes.

Il. Des objectifs de la transition

Les objectifs principaux de la transition sont :

1. la réunification, la pacification, la reconstruction du Pays, la restauration de l'intégrité territoriale, et le rétablissement de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national;

2. la réconciliation nationale;

3. la formation d'une armée nationale, restructurée et intégrée;

4. l'organisation d'élections libres et transparentes à tous les niveaux permettant la mise en place d'un régime constitutionnel démocratique;

5. la mise en place des structures devant aboutir à un nouvel ordre politique.

III. Des principes de la transition

1. Pour garantir une transition pacifique, les Parties participent à la gestion politique durant la transition. Les institutions qu'elles mettront en place durant la transition doivent assurer une représentation appropriée des onze Provinces du pays, des différentes sensibilités au sein des forces politiques et sociales. En particulier, il faudrait prévoir une représentation appropriée des femmes à tous les niveaux de responsabilité.

2. En vue d'assurer la stabilité des Institutions de la transition, le Président, les Vice-Présidents, le Président de l'Assemblée nationale, le Président du Sénat restent en fonction pendant toute la durée de la transition, sauf en cas de démission, décès, empêchement définitif, condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion, ou corruption.

3. Les Parties réaffirment leur adhésion à la Déclaration universelle des droits de l'homme, au Pacte international des droits civils et politiques de 1966, au Pacte international des droits économiques et socioculturels de 1966, à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples de l98l et aux conventions internationales dûment ratifiées. Dans cette perspective, elles prennent l'engagement de lutter pendant la période de la transition pour un système respectueux des valeurs de la démocratie, des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

4. Les institutions de la transition reposeront sur le principe de la séparation des pouvoirs entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire.

5. Les institutions de la transition fonctionneront selon les principes de la consensualité, de l'inclusivité et de la non-conflictualité.

6. La répartition des responsabilités au sein des institutions de la transition et à tous les niveaux de l'Etat se fait sur la base du principe de l'inclusivité et du partage équitable entre les composantes et entités au Dialogue intercongolais selon des critères de compétence de crédibilité, d'honorabilité et dans un esprit de réconciliation nationale. Les modalités de mise en application du principe de l'inclusivité sont prévues à l'Annexe du présent Accord inclusif.

7. La répartition entre les différentes parties des postes au sein du Gouvernement de la transition, et en particulier au sein des commissions gouvernementales, devra être aussi juste que possible en termes de nombre, de poids des ministères et des postes gouvernementaux. Un équilibre devra être recherché entre les commissions elles-mêmes. La répartition des postes au sein de chaque commission se fera par les parties signataires dans un ordre de priorité garantissant un équilibre général entre les parties.

8. Afin de réaliser la réconciliation nationale, l'amnistie sera accordée pour les faits de guerre, les infractions politiques et d'opinion, à l'exception des crimes de guerre, des crimes de génocide et des crimes contre l'humanité, À cet effet, l'Assemblée nationale de transition adoptera une loi d'amnistie conformément aux principes universels et à la législation internationale. A titre provisoire, et jusqu'à l'adoption et la promulgation de la loi d'amnistie, l'amnistie sera promulguée par Décret-loi présidentiel. Le principe de l'amnistie sera consacré dans la Constitution de la transition.

IV. De la durée de la transition

La période de transition prend effet à compter de l'investiture du Gouvernement de la transition. L'élection du nouveau Président marque la fin de la période de transition. L'élection du Président a lieu après les élections législatives. Les élections se tiennent dans les 24 mois qui suivent le début de la période de transition. En raison des problèmes spécifiquement liés à l'organisation des élections, cette période peut être prolongée de 6 mois, renouvelable une seule fois pour une durée de 6 mois, si les circonstances l'exigent, sur proposition de la Commission électorale indépendante et par une décision conjointe et dûment motivée de l'Assemblée nationale et du Sénat.

V. Des institutions de la transition

Pendant la période de la transition, il est créé un Exécutif de la transition, un Parlement de la transition composé d'une Assemblée nationale et d'un Sénat, un pouvoir judiciaire constitué notamment des cours et tribunaux existants, et des Institutions d'appui à la démocratie, dans les conditions déterminées dans la Constitution de la transition.

Les institutions de la transition sont :

- La Présidence,

- Le Gouvernement,

- L'Assemblée nationale,

- Le Sénat,

- Les cours et les tribunaux.

En plus de toutes les Institutions ci-dessus, sont créées les institutions d'appui à la démocratie suivantes:

- La Commission électorale indépendante,

- L’Observatoire national des droits de l’homme,

- La Haute autorité des médias,

- La Commission vérité et réconciliation,

- La Commission de l’éthique et de la lutte contre la corruption.

1 - Le Pouvoir Exécutif

A. Le Président

a. Le Président de la République est le Chef de l'Etat, Il représente la Nation. Il veille au respect de la Constitution de la transition. Le Président de la République est le Commandant suprême des forces armées. Il préside le Conseil supérieur de la Défense. Il convoque et préside le Conseil des Ministres une fois tous les quinze jours. Le Président de la République en exercice sera reconduit dans ses fonctions pour toute la durée de la transition.

b. Le Président de la République exerce les fonctions et pouvoirs suivants:

b/l. Il promulgue les lois,

b/2. Il nomme et révoque, sur proposition des Composantes et Entités, les Ministres et les Vice-Ministres.

b/3. Il accrédite les Ambassadeurs et les Envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères et des organisations internationales. Les Ambassadeurs et les Envoyés extraordinaires sont accrédités auprès de lui.

b/4. Conformément aux dispositions du présent Accord et de ses Annexes, il nomme :

(i) Les hauts fonctionnaires de l'Etat;

(ii) Les officiers de l'armée et de la police après délibération en Conseil Supérieur de la Défense;

(iii) Les gouverneurs et vice-gouverneurs de Province;

(iv) Le gouverneur et le vice-gouverneur de la Banque centrale;

(v) Les Ambassadeurs et les Envoyés extraordinaires,

(vi) Les membres du Conseil supérieur de la magistrature;

(vii) Les mandataires de l'Etat dans les entreprises publiques et para-étatiques.

b/5. Sur proposition du nouveau Conseil supérieur de la magistrature, il nomme et révoque les magistrats du siège et du parquet après en avoir informé le Gouvernement.

b/6. Il contrôle les grades des ordres nationaux et les décorations conformément à la loi.

b/7. Il a le droit de grâce et peut remettre, commuer et réduire les peines après en avoir informé le Gouvernement.

b/8. Il déclare la guerre, l'état de siège et d'urgence sur décision du Conseil des Ministres après avis conforme des deux Chambres du Parlement.

c. Les fonctions de Président de la République prennent fin par démission, décès, empêchement définitif et condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion ou corruption. En cas de cessation des fonctions, la Composante à laquelle appartient le Président de la République présente son remplaçant à l'Assemblée nationale pour entérinement, endéans sept jours. Le Vice-Président qui relève de la Composante Gouvernement assurera l'intérim, Les conditions de mise en oeuvre de cette disposition seront déterminées dans la Constitution de la transition.

B. La Présidence

d. La Présidence est composée du Président et des quatre Vice-Présidents.

e. Le Président assure, avec les vice-présidents, un leadership nécessaire et exemplaire dans l'intérêt de l'unité nationale en RDC.

f. Le Président de la République traite avec le concours des Vice-Présidents de toutes les matières relatives à la gestion du Gouvernement, ainsi que des matières mentionnées aux points A/b/b4 (i) et (v),

g. Les réunions entre le Président et les Vice-Présidents se tiennent régulièrement, au moins une fois toutes les deux semaines et dans tous les cas avant chaque Conseil des Ministres. Les réunions entre le Président et les Vice-Présidents peuvent aussi être convoquées par le Président de la République à la demande d'un Vice-Président. En cas d'absence du Président de la République, celui-ci désigne à tour de rôle le Vice-Président qui présidera les réunions.

C. Les Vice-présidents

h. Il est créé quatre postes de Vice-Présidents. Les Vice-Présidents seront issus des Composantes Gouvemement, RCD, MLC et Opposition politique. Chaque Vice-Président sera chargé d'une des quatre commissions gouvernementales suivantes:

- Commission politique (Composante RCD);

- Commission économique et financière (Composante MLC);

- Commission pour la reconstruction et le développement, (Composante Gouvernement);

- Commission sociale et culturelle (Composante Opposition politique).

i. Les Vice-présidents exercent les fonctions et pouvoirs suivants :

i/1. Ils convoquent et président les réunions de leur Commission.

i/2. Ils présentent les rapports de leur commission au Conseil des Ministres.

i/3. Ils coordonnent et supervisent la mise en application des décisions du Conseil des Ministres en rapport avec leur commission respective.

i/4. ils proposent au Président de la République les grades dans les ordres nationaux et les décorations conformément à la loi.

j. Les fonctions de Vice-Président prennent fin par démission, décès, empêchement définitif et condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion ou corruption. En cas de cessation des fonctions, la Composante dont est issu le Vice-Président présente son remplaçant à l'Assemblée nationale pour entérinement. L'intérim ainsi que les conditions de mise en application de cette disposition seront déterminés dans la Constitution de la transition.

D. Le Gouvernement

k. Le Gouvernement est composé du Président de la République, des Vice-Présidents, des Ministres et Vice-ministres, Les portefeuilles ministériels sont répartis entre les Composantes et Entités du DIC dans les conditions et selon les critères déterminés dans le document annexé à l'Accord inclusif (Annexe 1).

1. Le Gouvernement définit et conduit la politique de la Nation conformément aux Résolutions du DIC.

m. Le Gouvernement est pleinement responsable de la gestion de l'Etat et répond de celle-ci devant l'Assemblée nationale dans les conditions définies par la Constitution de la transition. Toutefois, pendant toute la durée de la transition, l'Assemblée nationale ne peut voter une motion de censure contre l'ensemble du Gouvernement.

n. Les réunions du Gouvernement, ou Conseil des Ministres, seront présidées par le Président de la République, et en son absence, ou s'il en décide ainsi, par un des Vice-Président et ce à tour de rôle.

o. Le Gouvernement doit être consulté par le Président de la République sur les matières mentionnées aux points A/b/b4 (i) et (v) ci-dessus.

p. Durant leurs fonctions, les membres du Gouvernement ne peuvent, ni par eux-mêmes ni par personne interposée, rien acheter ou louer qui appartienne au domaine de l’Etat. Ils sont tenus, dès le jour de leur entrée en fonction et à l’expiration de celle-ci, de faire sur l’honneur une déclaration écrite de tous leurs biens à l’Assemblée nationale.

q. Les fonctions des Ministres et Vice-ministres prennent fin par démission, révocation, décès, empêchement définitif, condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion ou corruption. En cas de vacance, la Composante ou l'Entité du DIC dont est issu le Ministre ou Vice-ministre concerné présente son remplaçant au Président de la République. Les conditions de mise en application de cette disposition seront déterminées dans la Constitution de la transition.

r. Un Secrétariat général du Gouvernement assiste le Président et les Vice-Présidents dans la coordination de l'action gouvernementale. Il prépare les réunions, travaux et tous les dossiers devant faire l'objet des discussions entre le Président et les Vice-Présidents, et au niveau du Conseil des Ministres.

s. L'exécutif de la transition fonctionne d'une manière solidaire, conformément à l'esprit d'un gouvernement d'union nationale et sur la base d'un programme commun du Gouvernement fondé sur les Résolutions adoptées au DIC à Sun City.

2 - Le Pouvoir législatif

Le Parlement de la transition est composé de deux Chambres: L’Assemblée nationale et le Sénat.

a. L'Assemblée nationale est l'institution législative pendant la période de la transition. Elle exerce les pouvoirs et fonctions déterminés dans la Constitution de la transition annexée au présent Accord inclusif sur la transition en RDC.

b. L'Assemblée nationale comprend 500 membres. Les membres de l'Assemblée nationale portent le titre de "Député", l'âge minimal pour être député est de 25 ans révolus à la date de désignation. Les députés ont droit à une indemnité mensuelle et équitable qui leur assure l'indépendance et une sortie honorable.

c. Les députés seront désignés par leurs Composantes et Entités du DIC dans les conditions déterminées dans le document annexé au présent Accord inclusif. Toutes les Composantes et Entités doivent assurer une représentation provinciale équilibrée dans leur groupe.

d. Le Bureau de l'Assemblée nationale sera composé d'un Président, de deux Vice-Présidents, d'un Rapporteur et d'un Rapporteur-adjoint. Chacun d'eux sera issu d'une Composante ou d'une Entité différente.

e. Le Sénat jouera le rôle de médiateur en cas de conflit entre les institutions. Il élaborera l’avant-projet de Constitution devant régir le pays après la transition. Il exercera la fonction législative concomitamment avec l’Assemblée nationale en matière de nationalité, de décentralisation, de processus électoral, et en matière d’institution d’appui à la démocratie.

f. Le Sénat comprend 120 membres. Les membres du Sénat portent le titre de "Sénateur". L'âge minimal pour être Sénateur est de 40 ans révolus à la date de désignation. Les Sénateurs ont droit à une indemnité mensuelle et équitable qui leur assure l'indépendance et une sortie honorable.

g. Les Sénateurs sont désignés par leurs Composantes et Entités du DIC dans les conditions déterminées dans le document annexé au présent Accord inclusif. Le Sénat est constitué de manière à assurer la représentation de toutes les Provinces.

h. Le Bureau du Sénat sera composé d'un Président, de deux Vice-Présidents, d'un Rapporteur et d'un Rapporteur adjoint, comme prévu dans le présent Accord. Chacun d'eux sera issu d'une Composante ou d'une Entité différente.

i. Les fonctions de Président de l'Assemblée nationale et de Président du Sénat prennent fin par démission, décès, empêchement définitif, et condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion ou corruption.

3 - Le Pouvoir judiciaire

a. Les Parties réaffirment la nécessité d'avoir un pouvoir judiciaire indépendant, Le Conseil supérieur de la magistrature est la juridiction disciplinaire des magistrats. Il véille sur la carrière des magistrats et la sauvegarde de leur indépendance.

b. L'organisation du pouvoir judiciaire sera déterminée dans la Constitution de la transition et dans une loi.

c. Le premier Président de la Cour suprême de justice, le Procureur général de la République et l'Auditeur général des Forces armées seront désignés et mis en place aussitôt après la signature du présent Accord global et inclusif, dans le respect des équilibres nationaux, selon un mécanisme qui sera défini par les Parties.

4. Les Institutions d’appui à la démocratie

a. - Il est créé les Institutions d'appui à la démocratie suivantes:

- La Commission électorale indépendante;

- La Haute autorité des médias;

- La Commission vérité et réconciliation;

- L’Observatoire national des droits de l’homme;

- La Commission de l’éthique et de la lutte contre la corruption.

b. L'organisation, le fonctionnement et les pouvoirs des institutions d'appui à la démocratie seront déterminés par la loi.

c. La Présidence des Institutions d'appui à la démocratie revient à la Composante Forces vives. Les Présidents des Institutions d'appui à la démocratie ont rang de Ministre. Les Institutions d'appui à la démocratie fonctionnent indépendamment du Gouvernement de la transition. Les fonctions de Présidents des Institutions d'appui à la démocratie prennent fin par démission, décès, empêchement définitif et condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion ou corruption.. En cas de cessation des fonctions, la Composante à laquelle appartient un Président de l'une des Institutions présente son remplaçant à l'Assemblée nationale pour entérinement, endéans sept jours.

VI - De l'armée

Il est créé un mécanisme chargé de la formation - d'une armée nationale, restructurée et intégrée, conformément à la Résolution adoptée le 10 avril 2002 par la Plénière du Dialogue intercongolais (DIC) de Sun-City, sur recommandation de la Commission Défense et Sécurité. Le Chef d'Etat-Major Général de l'armée et ses deux adjoints ne peuvent provenir d'une même Composante. De même, les Chefs d'Etat-Major des Forces terrestres, navales et aériennes ne peuvent provenir d'une même Composante. Ces postes seront répartis entre les Composantes ayant des forces combattantes signataires de l'Accord de Lusaka.

b. L'armée nationale, restructurée et intégrée comprendra les forces combattantes armées du Gouvernement de la RDC, du RCD, du MLC. Les forces du RCD-N, du RCD-ML et des Mai-Mai doivent également intégrer l’armée nationale.

c. Il devra être créé immédiatement un mécanisme intérimaire pour procéder à l'identification physique des militaires, à la détermination de leurs origines, leur date d'enrôlement et l'unité à laquelle ils appartiennent.

d. Il est créé un Conseil supérieur de la Défense. Il est présidé par le Président de la République, et, en cas d'absence, par le Vice-Président ayant la Défense dans ses attributions.

e. Le Conseil Supérieur de la Défense est composé comme suit :

- Le Président de la République;

- Les quatre Vice-Présidents;

- Le ministre de la Défense;

- Le ministre de l’intérieur, de la Décentralisation et de la Sécurité;

- Le ministre des Affaires étrangères;

- Le Chef d'Ftat-Major Général de l’Armée (ses adjoints peuvent y être invités);

- Le Chef d'Etat-Major des Forces aériennes, le Chef d'Etat-Major des Forces terrestres et le Chef d'Etat-Major des Forces navales.

f. Le Conseil supérieur de la Défense donne un avis conforme sur la proclamation de l'état de siège, la proclamation de l'état d'urgence, et la déclaration de guerre.

g. La loi sur l’armée et la Défense nationale détermine les attributions et le fonctionnement du Conseil supérieur de la Défense.

h. Le Conseil supérieur de la Défense donne un avis notamment sur les matières suivantes :

- La formation d'une armée nationale, restructurée et intégrée;

- Le désarmement des groupes armés;

- La supervision du retrait des troupes étrangères;

- L'élaboration de la politique de défense.

i. Les conditions de mise en application des dispositions relatives à l'armée seront déterminées par la loi.

VII - Dispositions finales

a. La Constitution de la transition est élaborée sur la base du présent Accord inclusif sur la transition en RDC et en fait partie intégrante.

b. Les Parties acceptent comme ayant force obligatoire les Annexes ci-après, qui font partie intégrante du présent Accord inclusif sur la transition en RDC.

c. Les Parties s'accordent à élaborer un mécanisme de mise en oeuvre du présent Accord.

d. Le présent Accord inclusif et la Constitution de la transition entrent en vigueur à la date de leur adoption par le DIC.

e. Les Parties s'engagent à exécuter le présent Accord de bonne foi, à respecter ses dispositions, à prendre part à toutes les Institutions, structures et commissions qui seront créées conformément à sa teneur. Elles s'engagent à tout mettre en oeuvre pour veiller au respect et à l’application du présent Accord.

VIII - ANNEXES

Annexe I : De la répartition des responsabilités

Annexe Il: Des entreprises publiques

Annexe Ill. De la Commission de suivi de l'Accord

Annexe IV: De la garantie internationale

Annexe V: Des questions sécuritaires et Militaires

ANNEXE I : De la répartition des responsabilités

A. Gouvernement

1. La participation des Composantes et Entités du DIC au Gouvernement de la transition est fondée sur le mode de leur participation au DIC de Sun-City.

2. Le Gouvernement de la transition sera composé des Ministères suivants;

Intérieur,

Affaires Etrangères;

Coopération Internationale;

Défense Nationale,

Relations avec le Parlement,

Anciens Combattants et Démobilisation;

Justice;

Droits Humains;

Information et Presse;

Plan;

Finances;

Economie;

Industrie et Petites et Moyennes Entreprises;

Mines,

Energie;

Commerce,

Infrastructure et Travaux Publics;

Transports;

Culture et Arts;

Environnement;

Tourisme;

Affaires Foncières;

Urbanisme,

Santé;

Enseignement Supérieur et Universitaire;

Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel;

Travail;

Affaires Sociales;

Jeunesse et Sports.

3. Le Gouvernement de la transition comprendra également les Vice-ministres chargés des portefeuilles suivants:

Affaires Etrangères Intérieur;

Intégration de l'Armée;

Coopération internationale,

Défense,

Anciens combattants et démobilisation;

Sécurité et l'Ordre public;

Justice;

Presse et Information,

Plan;

Finances;

Budget;

Portefeuille;

Mines;

Energie,

Commerce,

Agriculture, Elevage et Pêche;

Travaux publics et Infrastructures

Fonction publique;

Transports;

Santé,

Enseignement Supérieur et Universitaire;

Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel;

Affaires sociales;

Travail.

4. Il sera attribué 7 ministères et 4 postes de Vice-ministres à chacune des composantes suivantes : Gouvernement, RCD, MLC et Opposition politique.

5. Il sera attribué 2 Ministères et 3 postes de Vice-Ministres à la Composante Forces vives (en plus de la Présidence des 5 institutions d'appui à la démocratie).

6. Il sera attribué 2 Ministères et 2 postes de Vice-Ministres à chacune des Entités suivantes: RCD-ML, RCD-N, et Mai-Mai.

B. Assemblée nationale

1. La participation des Composantes et Entités du DIC à l'Assemblée nationale est fondée sur le mode de leur participation au DIC de Sun-City. L'Assemblée est composée de la manière ci-après:

Composantes/Entités Nbre/députés

RCD 94

MLC 94

Gouvernement 94

Opposition politique 94

Forces vives 94

RCD-ML 10

RCD-N 10

Mai-Mai 10

Total 500

2. Le Bureau de l'Assemblée nationale est composée de la manière ci-après:

- Président: désigné par la Commission MLC

- Premier Vice-Président: Opposition politique

- Premier vice-président : RCD-ML;

- Rapporteur: Maï-Maï;

- Vice-Rapporteur : Forces vives.

C. Sénat

1. La participation des Composantes et Entités du DIC au Sénat est fondée sur le mode de leur participation au DIC de Sun-City. Le Sénat est composé de la manière ci-après :

Composantes/Entités Nbre/sénateurs

RCD 22

MLC 22

Gouvernement 22

Opposition politique 22

Forces vives 22

RCD-ML 4

RCD-N 3

Maï-Maï 3

Total 120

2. Le Bureau du Sénat est composé de la manière ci-après:

- Président: Forces vives

- premier Vice-Président: RCD;

- Premier Vice-Président : RCD-N;

-'Rapporteur : Opposition politique;

- Vice-Rapporteur : Gouvernement.

D. Administration Provinciale

1. Chacune des 11 Provinces de la RDC sera administrée par une autorité exécutive provinciale comprenant un Gouverneur et trois Vice-gouverneurs.

2. Les Vice-gouverneurs seront responsables, chacun en ce qui le concerne, de l'un des portefeuilles suivants;

- Administration et politique;

- Finances, économie et reconstruction;

- Affaires sociales et culturelles.

3. Le Gouverneur et les Vice-gouvemeurs devront être des personnes de haute intégrité morale et n'ayant pas un profil politique élevé, étant généralement considérés comme des facteurs d'unité dans chacune des Provinces.

4. Chaque Composante et Entité participant au Gouvernement de la transition ne désignera pas plus de 11 candidats aux postes de Gouverneurs et pas plus de 11 autres aux postes de Vice-gouverneurs.

5. Aucune Composante ni Entité ne pourra avoir plus d'un candidat servant dans une autorité exécutive provinciale.

6. Le Gouvernement décidera des nominations appropriées pour chaque Province. En prenant chaque décision, le Gouvernement devra s'assurer que les nominations reflètent l'engagement relatif au partage du pouvoir accepté au niveau national.

7. Dans les trois mois suivant l'installation des Institutions de la transition, il sera adopté une loi portant sur les questions de décentralisation.

8. Les autorités exécutives provinciales feront rapport au Gouvernement de la transition à travers le ministre concerné.

9. Toutes les personnes nommées dans l’administration provinciale devront être des citoyens congolais de haute intégrité.

E. Diplomatie

1. Les Parties ont identifié 26 postes stratégiques d'Ambassadeurs, dont 11 sont actuellement pourvus. Elles conviennent que 11 postes, qui peuvent être distincts de ceux actuellement pourvus, seront retenus par la Composante Gouvernement. Les Parties conviennent que les 15 postes restants seront répartis entre les autres Composantes et Entités.

2. La Commission de suivi de l’Accord fera des propositions sur la nomination des titulaires de ces 26 postes.

3. Les candidatures au poste d'Ambassadeurs seront ouvertes aux Parties au présent Accord et à tous les citoyens congolais possédant les qualifications requises.

4. Toutes les candidatures seront évaluées par une sous-commission multipartite du Gouvernement de la transition, laquelle soumettra ses recommandations à ce même Gouvernement.

5. Les recommandations de la sous-commission doivent tenir compte de la nécessité d'assurer une représentation équitable et équilibrée des hommes et des femmes ainsi que des régions. Elles doivent également refléter la configuration de la scène politique.

6. Le Gouvernement doit aussi s'assurer que les candidats retenus reflètent la composition politique du Gouvernement de la transition.

7. Le Président de la République nomme les candidats qui ont été acceptés par le Gouvernement de la transition.

ANNEXE II: Des entreprises publiques

1. Les Parties conviennent que les entreprises publiques ne doivent pas être utilisées pour avantager ou désavantager l'une d'entre elles.

2. Les Parties conviennent. que les entreprises publiques doivent faire prévaloir l'intérêt général sur les intérêts particuliers, de manière à servir tous les Congolais.

3. Les entreprises publiques doivent être gérées de manière efficace, transparente et doivent rendre compte de leur gestion au gouvernement de la transition.

4. La Commission de suivi de l’Accord vérifiera la liste de toutes les entreprises publiques existantes, ainsi que la liste des membres et présidents de leurs conseils d’administration.

5. La Gouvernement de la transition examinera toutes les nominations pour s'assurer que les personnes qui dirigent ces entreprises ont les compétences et les qualifications requises. Cet examen doit être effectué de manière objective, juste, et non-arbitraire. Les PDG des entreprises publiques doivent être titulaires d'un diplôme universitaire ou équivalent,

6. Pour permettre au Gouvernement de la transition de veiller à la bonne marche et à la bonne gestion des entreprises publiques, celles-ci seront soumises aux règles et mesures ci-après :

* Le Gouvernement de la transition définit les objectifs et programmes selon les secteurs d'activités dans lesquels les entreprises publiques opèrent.

* Les comités de gestion de ces entreprises doivent préparer un programme annuel d'activités. Ce programme sera basé sur les orientations politiques du Gouvernement et sera soumis à ce dernier pour approbation.

* Les comités de gestion doivent soumettre au Gouvernement un rapport trimestriel sur l'exécution de leur programme d'activités tel qu'approuvé par le Gouvernement de la transition.

* Les entreprises publiques doivent être soumises d'un audit financier semestriel effectué par des auditeurs indépendants. Les rapports à un audit seront transmis au Gouvernement pour information et à l'Assemblée nationale pour approbation,

* Chaque entreprise publique doit garder un Registre des intérêts de l'entreprise, rendant notamment compte des conflits d'intérêts, pour tous les directeurs et les hauts cadres. Ce registre devra être accessible à tous les membres du Gouvernement,

* Les comités de gestion des entreprises publiques doivent préparer un code d'éthique pour tous les directeurs et employés.

* La liste des émoluments et la politique des ressources humaines des entreprises publiques doivent être adoptées par le Gouvernement de la transition.

* Les éventuelles interactions entre le Gouvernement et les entreprises publiques doivent être approuvées par le Ministre compétent.

7. Dès l’adoption du présent Accord, les entités et branches régionales de chaque entreprise publique seront regroupées et réintégrées au sein de la société-mère. Les comités de gestion des entités et branches régionales des entreprises publiques seront intégrées au comité de gestion de la société-mère. Les membres des comités de gestion des entités et branches régionales deviendront membres à part entière du comité de gestion de la société-mère. Dans les trois mois suivant la mise en place du Parlement de la transition, une loi sera adoptée portant restructuration des entreprises publiques.

Annexe III. : Commission de suivi de l'Accord

1. Il est créé une Commission de suivi pour la mise en oeuvre du présent Accord, ci-après dénommée Commission de suivi de l'Accord.

2. La Commission de suivi de l'Accord est présidée par le Président de la République Démocratique du Congo, Son Excellence le Major-Général Joseph Kabila.

3. La Commission de suivi de l'Accord est composée de deux Hauts-Représentants par Composante et d'un Haut-Représentant par Entité, non-compris le Président de la Commission lui-même.

4. La Commission de suivi de l'Accord exercera les fonctions suivantes:

a. Assurer le suivi de l'application effective des dispositions du présent Accord.

b. Veiller à l'interprétation correcte du présent Accord.

c. Concilier les points de vue et aider à résoudre les désaccords pouvant surgir entre les signataires.

d. Vérifier la liste des entreprises publiques existantes.

e. Etre le dépositaire des candidatures aux postes de ministres, Vice-ministres, Députés et Sénateurs.

f. Etre le dépositaire des candidatures aux 26 postes d’Ambassadeurs déclarés stratégiques en vertu du présent Accord.

g. Faire des propositions de nominations auprès du Gouvernement concernant les postes visés ci-dessus aux lettres e et f.

h. Faire des propositions de nominations auprès du Gouvernement concernant les modalités du partage des responsabilités au niveau des provinces.

i. Commencer la mise en place des mesures de sécurité et de logistique visant à assurer la sécurité des dirigeants de la transition ainsi que leur installation à Kinshasa.

j. Faire des recommandations quant à la formation du Secrétariat général du Gouvernement.

5. La Commission de suivi de l'Accord est créée dès l'entrée en vigueur du présent Accord. Sa mission prend fin après la présentation de son rapport au Gouvernement de transition, au plus tard un mois après la mise en place dudit Gouvernement.

ANNEXE IV: De la garantie internationale

1. Il est créé un Comité international visant à garantir la bonne mise en oeuvre du présent Accord et à soutenir le programme de la transition en RDC, conformément aux présentes dispositions.

2. Ce Comité international arbitrera et tranchera tout désaccord pouvant survenir entre les Parties au présent Accord.

3. Ce Comité international assistera le Comité de suivi de l'Accord dans l'accomplissement de son mandat.

ANNEXE V: Des questions sécuritaires et militaires

1. Afin de prendre les dispositions nécessaires entre l'adoption du présent Accord et la mise en place du Gouvernement de la transition, la Commission de suivi de l'Accord établira un Comité intérimaire chargé de la défense et de la sécurité.

2. Ce Comité intérimaire sera composé de trois représentants pour chaque Composante, de deux représentants pour chaque Entité.

3. Ce Comité intérimaire sera assisté par trois Sous-comités techniques:

Sous-comité technique Défense;

Sous-comité technique Police;

Sous-comité technique Service de sécurité.

4. Les Sous-comités techniques seront composés d'officiers supérieurs des forces armées, de la police et des services de sécurité des Parties ayant des forces combattantes.

5. Toutes les forces armées seront placées sous le contrôle du Comité intérimaire dès l'entrée en vigueur du présent Accord.

6. Les parties ayant des forces combattantes doivent établir une déclaration sur l’état de leurs forces armées, de police et de sécurité. Toutes les forces déclarées par les parties deviendront des forces armées nationales. Les forces armées, de police et de services de sécurité, resteront stationnées sur leurs positions respectives jusqu'au moment de leur intégration dans les forces de défense nationale, de police et de sécurité.

7. La sécurité des dirigeants politiques à Kinshasa sera réglée comme suit:

a. Chaque dirigeant politique aura 5 à 15 gardes du corps pour assurer sa sécurité personnelle.

b. Aucune force armée congolaise supplémentaire ne pourra être acheminée à Kinshasa afin d'éviter toute possibilité de confrontation armée.

c. Le Comité intérimaire pourra proposer des mesures de sécurité additionnelles pour certains dirigeants selon les besoins.

8. Les mesures de sécurité intérimaires suivantes seront mises en place;

a. Une force de police intégrée sera chargée d'assurer la sécurité du Gouvernement de la population,

b. Jusqu'à la mise en place de cette force de police par le gouvernement de la transition, une unité militaire internationale neutre sera établie pour assurer la sécurité, en particulier à Kinshasa, siège du Gouvernement de la transition.

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mercredi 21 février 2018

RDC: Nommé premier flic, Henri Mova va-t-il terroriser des marcheurs pacifiques ?

Henri Mova Sakany, nouveau ministre de l'Intérieur

Pourquoi Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere nomme-t-il Henri Mova Sakany, ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Tshibala ? Ceux qui sous-estiment les nominations de deux caciques Katangais aux postes stratégiques: Me Mbuyu, conseiller spécial et Henri Mova Sakany, ministre de l'Intérieur, risquent de déchanter. La résistance congolaise doit redoubler d'ardeur et stratégies pour ne pas se faire avoir. L'après Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere est entrain de se préparer, en verrouillant tout. Les Joséphistes veulent garder le pouvoir et sauver la tête de l'imposteur de Kingakati, même s'il ne se représente pas comme candidat. L'incapacitaire du Palais de la Nation, espère continuer à tirer des ficelles, même s'il n'est plus aux manettes, grâce à ses marionnettes Congolais. Ne pas le comprendre, c'est être aveugle au grand jour.

Henri Mova Sakany, un Faucon du régime des Joséphistes

"HMS" dont les initiales du prénom et noms sont les mêmes que ceux de l'aventurier Henry Morton Stanley qui représente la face la plus sombre de la colonisation de l'Afrique: Immoral et dépourvu d'humanité, il a gagné la confiance de ses commanditaires, au premier rang desquels le roi des Belges Léopold II, grâce à ses talents de journaliste et de bonimenteur. L'explorateur britannique Henry Morton Stanley, fut pendant cinq années, le représentant officiel de Léopold II au Congo. En 1884, Henry Morton Sankany a modifié le nom du village de Kintambo, sur le Pool Malebo, le rebaptisant "Léopoldville", qui deviendra la capitale du Congo léopoldien, aujourd'hui Kinshasa.

Corneille Nangaa, président de la CENI avec ses comparses du régime

Henri Mova Sakany, bien qu'intello est "Faucon et Apparatchik" du régime d'imposture et d'occupation. Il a été découvert sous M'zée Laurent-Désiré Kabila, il est devenu l'une des pièces maîtresses du régime des Joséphistes. Cela fait 20 ans que Henri Mova Sakany a les mains dans la cambouis d'un régime totalitaire qui tue, assassine, exécute, pille les ressources...Henri Mova Sakany, avec ses bérets rouges, est un dur à cuir mais qui sait négocier et même dialoguer. Dans l’enregistrement diffusé par Jeune Afrique, il y a quelques mois entre Corneille Nangaa et les apparatchiks de la Majorité Présidentielle (MP), c'est Henri Mova Sakanyi, alors secrétaire général du PPRD, qui a estimé d’entrée de jeu qu’il fallait défendre jusqu’au bout la ligne du parti. Pas question, selon lui, de s’incliner parce que l’Opposition a le vent en poupe. C’est pour cela qu’on a aussi une majorité », poursuit-il Mais pour Henri Mova Sakanyi, le PPRD n’a d’autres choix que de voter en faveur de ce seuil de représentativité. D’autant que c’est, selon lui, "quelque chose qui nous permet d’être beaucoup plus à l’aise". Autrement dit, il ne serait plus question de partager des de responsabilités au sein du gouvernement et des entreprises publiques avec des alliés politiques, voire avec des opposants, et d’introduire ainsi des gens dans le gâteau, qui n’a pas grossi ». En conséquence, plus personne au sein du PPRD n’a les moyens de financer le parti pour les élections. C'est d'ailleurs, la voix de Mova qui déclare que le gâteau est trop petit ! Comme si le Congo était un gâteau à se partager entre politicaileurs, girouettes et autres ventriotes.

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale joue son avenir. Ce dernier qui ne doit plus se représenter après 17 ans de haute trahison, imposture et occupation mais surtout des mensonges à ne plus en finir, veut sauver ses arrières. Il a encore 10 mois, jusqu'à fin 2018, mais personne ne peut rassurer qu'il y aura des élections en République démocratique du Congo. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale veut que son Pprd-Parti-Etat fraude et gagne, pour le protéger des poursuites judiciaires pour ses crimes imprescriptibles.

C'est Henri Mova Sakany qui a menacé le pasteur François-David Ekofo, après sa prédication prophétique et actualisée, ayant dressé un tableau sombre de la situation socio-politique de la RDC, le 16 janvier dernier, à l'issue du culte de commémoration du 17è anniversaire de l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila, à la cathédrale du centenaire protestant. A la sortie du culte saluant le pasteur François-David Ekofo, Henri Mova Sakany l'a tancé:" Je vois que tu veux la guerre, es-tu prêt ? " !

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France: Emmanuel Macron félicite Cyril Ramaphosa, le nouveau président d’Afrique du Sud

Le Président Emmanuel Macron, Président de la République.

Le Président de la République a appelé mardi 20 février, M. Cyril Ramaphosa, nouveau Président d’Afrique du Sud, pour le féliciter pour son élection. Les deux Présidents se sont accordés pour travailler dès à présent au renforcement de la relation bilatérale et à un engagement commun dans la lutte contre le changement climatique. Le Président de la République a assuré M. Ramaphosa de sa volonté de faire de l’Afrique du Sud un partenaire majeur pour une approche renouvelée des liens entre l’Afrique et la France. Le Président de la République a invité M. Rampahosa à se rendre prochainement en France.

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dimanche 18 février 2018

Edouard Philippe, Theresa May, Sergey Lavrov... à la 54e conférence sur la sécurité de Munich !

Le Premier ministre Edouard Philippe au Munich Security Conference 2018

Jamais sans l'humour ! Le Premier ministre Edouard Philippe est grand, avenant, suffisamment intelligent pour doser ses bons mots, mais surtout agile à manier des dossiers complexes, mais aussi à détendre l'atmosphère lors de ses discours. Depuis huit mois, les Français découvrent le sens de la punchline de leur Premier ministre et son inclinaison à l'autodérision. Rieur et élégant avec sa collection de bouton de manchette So Britich, il est le Premier ministre que le président Emmanuel Macron a choisi pour sauver la France.

La cinquième puissance mondiale a connu des attentats sur son sol dont les plus récents: le bataclan, Charlie hebdo où des journalistes furent assassinés, Hyper Casher, attentat antisioniste...La France a ses fils et filles radicalisés en Syrie. Le Premier ministre Edouard Philippe, Premier ministre de la France, a prononcé un discours à la Conférence de Munich sur la sécurité de 2018 le 17 février 2018 à Munich, en Allemagne. La conférence annuelle, qui rassemble des leaders politiques et de la défense du monde entier, se déroule dans le contexte de tensions accrues entre les États-Unis, leurs alliés occidentaux et la Russie.

Le Premier ministre Edouard Philippe au Munich Security Conference 2018

Son discours au 54è édition du Munich Security Conference est captivant: "Monsieur le président, Mesdames et Messieurs, Je ne sais pas si le monde est plus incertain aujourd’hui qu’il ne l’était il y a 50 ans, d’abord parce que je n’étais pas là il y a 50 ans et ensuite parce que fondamentalement, je crois qu’il est dans la nature du monde d’être incertain, dans la nature du monde comme dans la nature de notre avenir d’être incertain. Ce dont je suis certain, c’est que les menaces aujourd’hui à l’œuvre se sont renouvelées, transformées. Je peux en témoigner, je suis né en 1970 et au fond, j’ai connu dans ma vie successivement l’équilibre de la terreur, la soi-disant fin de l’histoire et l’espérance des dividendes de la paix, puis l’émergence d’un monde multipolaire avec l’affirmation de nouvelles puissances et de nouveaux rapports de force, en particulier en Asie, la violence du terrorisme aussi contre nos sociétés démocratiques partout dans le monde mais aussi sur nos territoires, dans nos sociétés occidentales et européennes.

Ce qui me frappe aujourd’hui et je voudrais m’en tenir là s’agissant du constat, c’est la multiplication des déséquilibres. L’accroissement des inégalités d’abord, le développement de conflits asymétriques entre toutes sortes d’Etats, des Etats puissance, des Etats déchus et des organisations terroristes, la multiplication des crises régionales qui génèrent de très importants flux migratoires, le recours à la force de plus en plus décomplexé et le dédain de plus en plus grand, de plus en plus flagrant des normes de la vie internationale.

Le Premier ministre Edouard Philippe au Munich Security Conference 2018

Ce sont les menaces de ma génération, celles qui planent sur mon pays. Ces menaces ne sont pas lointaines, elles sont proches, elles ne figurent pas comme c’est souvent le cas en Europe dans des manuels d’histoire. Elles ont frappé hier au cœur de l’Europe, au cœur de Paris, au cœur de Bruxelles, de Barcelone, de Berlin, de Stockholm. Elles ont frappé le cœur et les esprits de plus de 500 millions d’européens et au-delà, de tous ceux qui regardent l’Europe avec un œil proche ou amical. Au mois de mai 2017, les Français avaient un choix politique dans le cadre de l’élection présidentielle. Et ils ont fait le choix du mouvement et de la transformation. Le choix assumé d’une ouverture sur le monde, celui d’une forme de responsabilité dans le concert des nations.

Ils ont aussi de façon très explicite fait le choix de l’Europe, pas de n’importe quelle Europe bien entendu, pas simplement, pas seulement d’un grand marché mais aussi peut-être celui d’une Europe qui les protégerait contre les conséquences néfastes de la mondialisation car il y en a. Des choix extrêmement clairs que le président de la République et moi-même mettons désormais en œuvre tous les jours, en France bien sûr mais aussi à l’extérieur. Face au déséquilibre que j’ai évoqué, notre objectif est de transformer la France pour la rendre plus forte, pour lui redonner sa crédibilité à travers une stratégie adaptée aux menaces, durcie, diversifiée, dispersée à certains égards que j’évoquais à l’instant.

Le Premier ministre Edouard Philippe au Munich Security Conference 2018

Cette stratégie, elle s’appuie sur trois piliers, un pilier militaire d’abord. Vous le savez, la France a décidé de porter son effort de défense à 2 % de son produit intérieur brut d’ici 2025. C’est un effort important, d’autant plus important qu’il s’effectue dans un contexte de maîtrise, de forte maîtrise même de nos dépenses publiques. Mais c’est un effort nécessaire, inscrit dans la loi pour une nation dont les forces sont engagées sur un très grand nombre de fronts où elles paient le prix du sang : au Levant, au Sahel avec plus de 4.000 hommes dans l’opération Barkhane mais aussi sur le territoire national, dans le cadre de l’opération Sentinelle qui permet la sécurisation des lieux d’affluence et des lieux sensibles de notre territoire.

Le deuxième pilier de cette stratégie, c’est l’aide publique au développement. Une aide dont nous allons porter le montant à 0,5 % de notre revenu national brut en 2022, avec une priorité très forte en faveur de l’Afrique et, ce, dans un contexte de crise migratoire auquel–reconnaissons-le–l’Europe ne s’était pas préparée. C’est le sens du plan d’action international que nous avons mis en place avec l’Allemagne, avec l’Italie, avec l’Espagne, avec les pays européens prêts à contribuer pour réduire le flux migratoire à la source, en travaillant directement avec les pays de départ et avec les pays de transit.

Le troisième pilier c’est l’engagement européen, la France contribue directement à la sécurité de l’Europe et à celle de ses alliés. A l’est, grâce au déploiement d’avions de chasse et de forces terrestres dans les pays baltes, en particulier en Estonie où j’ai effectué mon premier déplacement à l’étranger en tant que Premier ministre, geste nécessaire pour manifester notre solidarité avec ces Etats à la suite de l’annexion de la Crimée. Et aujourd’hui en Lituanie, au sein d’un bataillon sous commandement allemand. Au sud, en Afrique, au Moyen-Orient où persistent de graves menaces pour la sécurité européenne.

Le Premier ministre Edouard Philippe au Munich Security Conference 2018

Et permettez-moi de saisir cette occasion pour saluer l’engagement à nos côtés au Sahel de nos partenaires mauritaniens, maliens, burkinabés, nigériens et tchadiens. Je l’ai dit, les menaces auxquelles nous faisons face, elles nous ont frappées au cœur. Et quand je dis nous, je ne parle pas uniquement en tant que Français mais en tant qu’Européen bien entendu, en tant que citoyen français né en France mais aussi en tant que citoyen français ayant vécu et passé son baccalauréat à l’âge de l’adolescence ici, en Allemagne. Parce que toutes les villes que j’ai évoquées, nous français, allemands, italiens, espagnols, nous les connaissons bien. Nous les avons visitées, nous y avons séjourné, nous y avons des amis, de la famille, au fond ces villes c’est chez nous, tous ici.

C’est pourquoi l’Europe toute entière se retrouve face à elle-même et au pied du mur. Elle prend conscience que l’Europe de la défense ne peut plus se limiter à être un sujet de colloque, mais qu’elle répond à une nécessité très pratique. Une nécessité qui implique de répondre à trois pré-requis. D’abord disons les choses franchement, si l’Europe de la défense ne s’accompagne pas d’un engagement opérationnel plus important des Etats membres, elle demeurera très longtemps un sujet de colloque.

Il ne s’agit pas de faire l’Europe à la place des Etats, mais de faire l’Europe grâce à ces Etats. Je n’ai pour ma part jamais été un adepte fervent des théories de Léon TROTSKY, mais enfin que voulez-vous, il faut bien lui reconnaître le sens de la formule parfois. Et je me permettrai donc de lui emprunter celle-ci : si l’Europe ne s’intéresse pas à la guerre, la guerre (elle) ne manquera pas de s’intéresser à l’Europe.

Le Premier ministre Edouard Philippe au Munich Security Conference 2018

Deuxième pré-requis, l’Europe doit apprendre l’interdépendance, ce qui n’est pas facile. Quand durant de nombreuses années, c’est un peu le monde qui a vécu à l’heure européenne, mais c’est ainsi. Nous vivons désormais à l’heure des tensions en Afrique, au Moyen-Orient et de plus en plus en Asie. Notre baromètre réagit aux tensions ou au contraire au réchauffement, même par un froid polaire, de la péninsule coréenne. Avec son gigantesque projet de nouvelle route de la soie, la Chine s’est emparée de la flèche du temps, l’Europe ne doit pas, ne peut pas la regarder passer suivant les normes qui seront retenues, ce sera un projet de civilisation, de prospérité ou au contraire un projet de déséquilibre.

Troisième et dernier pré-requis, l’Europe doit rester fidèle à elle-même. Fidèle aux valeurs qu’elle défend et dont la violation lui a naguère coûté des millions de morts et de profondes cicatrices. Fidèle aux valeurs de démocratie et de respect de l’Etat de droit que les mouvements populistes tentent de battre en brèche. Fidèle à son génie, à sa passion pour l’intelligence et la raison, une passion qui se traduit aujourd’hui par sa présence aux avant postes de combat technologiques, notamment la lutte contre les fake-news et les cybermenaces.

Alors tout cela m’amène à un troisième et dernier choix, celui de l’engagement européen. L’Union européenne a ouvert plusieurs des options qu’offre le traité de Lisbonne pour, à terme, développer une autonomie stratégique. Ce travail collectif a permis d’avancer sur deux axes fondamentaux : les moyens, c’est le Fonds européen de défense ; et la méthode, c’est la coopération structurée permanente. Deux axes qui doivent nous aider à tendre vers une culture stratégique commune, condition indispensable d’une défense plus intégrée.

Le Premier ministre Edouard Philippe au Munich Security Conference 2018

Nous devons construire cette Europe de la défense et je voudrais dire un mot pour nous inviter collectivement à l’ambition et à la constance, malgré les soubresauts politiques que nous vivons. Malgré le Brexit, nous comptons sur la communauté d’intérêt qui nous unit au Royaume-Uni, pour que le lien étroit noué entre nos deux pays soit maintenu et même renforcé.

Cette Europe de la défense, nous la construirons également en tirant tout le parti du savoir faire de l’OTAN. Et je voudrais, mesdames et messieurs, que nous arrêtions les querelles théologiques stériles. Une OTAN forte c’est une Europe de la défense plus affermie, de même qu’une Union européenne responsable c’est un atout pour une alliance militaire comme l’OTAN.

Et la France entend jouer un rôle actif au sein de l’Alliance atlantique, alliance nucléaire autant que conventionnelle. La France, comme elle l’a toujours été, se tiendra évidemment au côté de ses alliés de l’OTAN.

Le Premier ministre Edouard Philippe au Munich Security Conference 2018

Au moment de clore ce propos, je voudrais dire ma conviction que cette prise de conscience est celle des Européens, elle est celle de notre solidarité. Une solidarité qui se fonde sur une vieille histoire souvent tragique, mais aussi sur des vieilles valeurs souvent glorieuses. Les Européens qui ont compris que dans ce monde en perpétuelle recomposition et à très haute intensité technologique, l’Europe partageait plus qu’une communauté très puissante d’intérêts et, au mieux, une véritable communauté de destin.

C’est un destin qu’il nous appartient d’écrire ensemble et je vais terminer mon propos sur une citation, puisque nous sommes à Munich, d’un grand soldat et d’un grand écrivain allemand qui a servi d’abord dans la Légion étrangère française et, ensuite pendant deux guerres mondiales, dans l’armée allemande. Un écrivain dont nous célébrons aujourd’hui le 20ème anniversaire de la mort, Ernst JUNGER qui disait dans un petit essai qui s’intitule « La paix » : l’Europe dispose de la formidable force de résistance de son histoire et du trésor de son patrimoine qui n’est pas simplement un musée de l’esprit et de l’art, mais qui continue d’inspirer les hommes. Mesdames et Messieurs, soyons inspirés.

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Collabo et suppôt du Rwanda, Noël Tshiani "Mutakalisé" par l'avocat de Roger Bongos au palais de justice à Paris!

Noël Tshiani suppôt du Rwanda

Palais de justice de Paris, le Kadogoïsme de Noël Tshiani a été mis en exergue par l'avocat de Roger Bongos. En effet, c'est avec un AK-47, c'est-à-dire une kalachnikov que Noël Tshiani a menacé Marie-Louise Tshiani, son ex-épouse, la mère de ses enfants. Or pour les Congolais, la Kalachnikov signifie viols des femmes par la soldatesque rwandaise sur le sol et territoire congolais. La Kalachnikov signifie aussi l'arrivée au Congo de l'imposteur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale auNoël Tshiani, en 1997 comme Kadogo, avec ses bottes de jardinier.

Lorsqu'on a des casseroles qui sont retentissantes, que le concert porte haut et loin les sons de casseroles: on ne menace jamais personne surtout pas un ou des journalistes. Prétentieux surtout ambitieux, Noël Tshiani s'arroge le droit d'intimider et de menacer des journalistes.

Noël Tshiani et Louise Mushikiwabo, bras droit de Paul Kagame, Hitler Africain

L'homme de Ngandajika a largement échoué dans sa mission orchestrée par ses mentors et financiers rwandais: s'approcher du journaliste Roger Bongos et l'assassiner. Depuis qu'il a été découvert, Nöel Tshiani joue à la meilleure tactique: attaquer Roger Bongos en justice pour mieux contribuer à le précariser. Le suppôt du Rwanda réclame 50.000 $ au journaliste Roger Bongos pour diffamation. La moitié de la somme que Noël Tshiani devra débourser pour sa candidature à la présidence de la République. Rien n'est encore enclencher pour des élections hypothétiques en République démocratique du Congo.

Noël Tshiani adoubé par Paul Kagame du Rwanda

Vendredi 16 février, il est 10h au palais de justice de Paris. L'avocat de Roger Bongos est déjà là. On voit un avocat faire les 100 pas devant la 17è chambre correctionnelle, son téléphone accroché à son oreille. Maître n'est pas content. La veille, il a découvert les conclusions du conseil de Roger Bongos. Le juge président donne la parole en premier à l'avocat du fuyard Noël Tshiani qui explique pourquoi son client absent se sent diffamé. Lorsque le juge donne la parole au conseil de Roger Bongos, un habitué de la 17è chambre, c'est d'ailleurs qui avait mis KO débout Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" ! Le jeune avocat pénaliste explique que la France n'était pas en guerre, il n'y a pas eu irruption volcanique et que le jugement en toute urgence de son client ne se justifier pas. En tant que journaliste et lanceur d'alerte, Roger Bongos a pleinement le droit d'informer la communauté congolaise sur la probité morale d'un prétendu candidat président de la République, sans candidature.

Noël Tshiani a menacé son épouse avec une Kalachnikov-AK-47

Le juge président et madame la greffière écarquillent les yeux, lorsque Maître parle de la "Jurisprudence Tshiani"rendue en dernier ressort par la Cour d’appel du Maryland le 19 décembre 2013 aux termes de laquelle celle-ci a confirmé la décision de la « Court of Special Appeal » du 21 novembre 2012 qui confirmait elle-même le jugement de divorce de première instance rendue le 7 janvier 2011 par la « Circuit Court » que la Cour d’appel du Maryland retranscrit en ces termes :

« Lors du divorce en 2011, le jugement de la « Circuit Court » a ordonné à Noël de verser à Marie-Louise une somme de 543.000,00 $, 23.493,75 $ de frais d'avocat, une pension alimentaire indéfinie, une pension alimentaire pour les trois enfants et 50% de la pension et une allocation de séparation qu’il pourrait éventuellement recevoir de son employeur. » (TRADUCTION LIBRE)

Aux termes de l’arrêt de la « Court of Special Appeal of Maryland » du 21 novembre 2012, il est indiqué que :

« Les deux partis sont originaires de Kinshasa, en République Démocratique du Congo (ex-Zaïre). Marie-Louise et Noël se sont rencontrés au Congo en 1993. Marie-Louise avait 18 ans et Noël 35 ans. Selon Marie-Louise, après cinq mois de fréquentation, ils se sont mariés le 23 décembre 1993 à Kinshasa. Elle a témoigné que Noël n'était pas présent physiquement au mariage parce qu’ « il était en mission dans [un autre pays d'Afrique] et ne pouvait pas faire le voyage.» Noël a désigné son cousin pour le représenter. L'une des familles a donné à l'autre 200 $ en cash, des vêtements et une chèvre vivante. Noël a participé à la cérémonie par téléphone.

Selon Marie-Louise, sa famille a posé trois questions à Noël et aux membres de sa famille pour savoir si Noël connaissait la mariée, s'il l'aimait et s'il voulait échanger une dot. Noël a répondu par l'affirmative.

Selon Marie-Louise, « la tradition exige que la femme parte [ ] avec la famille du mari, puis va [ ] vivre avec le mari.» Après la cérémonie, Marie-Louise passa la nuit chez le cousin de Noël. Le lendemain, elle a voyagé pour vivre avec Noël à Arlington, en Virginie.

Depuis le mariage, le couple vit ensemble et se représente comme mari et femme. Ils ont d'abord habité dans un appartement en Virginie, puis acheté une maison à Bethesda, Maryland, en janvier 1994.

Les parties ont acheté une autre propriété à Potomac, Maryland, comme «locataires à part entière». Les parties avaient trois enfants ensemble: P.E. est né le 8 juin 1995, J.H. est né le 29 octobre 1997 et D.G. est né le 6 décembre 1998.

Le 16 avril 1994, les parties ont participé à une cérémonie de «renouvellement des vœux» à l'église de la cathédrale de Saint Thomas Moore à Arlington. Le couple a obtenu une «preuve de mariage» de l'ambassade congolaise et l'a apportée à la cérémonie en Virginie. L'église leur a fourni un certificat attestant qu'ils étaient «unis dans le mariage en conformité avec les lois de l'État de Virginie et de la République du Zaïre. » Le certificat attestait également qu'il y avait des témoins présents à la cérémonie, y compris un membre de la famille de [Noël] ».

Noël a demandé une «allocation pour charge de famille» pour Marie-Louise auprès de son employeur (la Banque mondiale) et joint un «Certificat de mariage coutumier de l'Ambassade du Zaïre» ou «Attestation de Mariage Coutumier» daté du 25 janvier 1994. Il a demandé et a reçu une couverture d'assurance-maladie pour Marie-Louise et a demandé à la Banque mondiale «d'ajouter ma femme comme bénéficiaire» de sa police d'assurance-vie.

Noël s'est également rendu au Service de l'immigration des États-Unis pour obtenir le statut d'étranger permanent (carte verte) pour Marie-Louise, affirmant qu'elle était sa femme.

Depuis 1994, Noël a déposé une déclaration d'impôt fédérale et d'État conjointe, en inscrivant Marie-Louise comme épouse. De plus, lors d'une audience portant sur une ordonnance de protection, Noël a désigné Marie-Louise comme son épouse.

Bien qu'il ait déposé une réponse modifiée, lorsque Marie-Louise a demandé le divorce absolu pour la première fois, la réponse de Noël a admis que lui et Marie-Louise étaient mariés. Finalement, Noël a écrit dans sa requête pour rejeter la plainte de Marie-Louise pour divorce absolu, «les parties ont été réunies dans une union basée sur les pratiques congolaises».

À l'audience devant la « Circuit Court », Noël a louvoyé lorsqu'on lui a posé des questions sur presque tous les faits susmentionnés. Il a témoigné qu'il n'avait "pas participé" au mariage congolais "par téléphone ou tout autre moyen". Il a prétendu qu'il "n'en était pas conscient".

Le tribunal a déclaré que "[Noël] soutenait que la cérémonie de mariage au Congo n'était pas reconnu en dehors du Congo, mais a échoué à fournir un soutien juridique ou autre pour cette affirmation. "Il a également dit du mariage de Virginie: il est "d’usage qu'il y ait un service catholique pour les personnes pas nécessairement mariées pour vivre en Virginie ".

La Cour a rendu un jugement de divorce absolu. Quant à la validité du mariage, le tribunal a jugé ce qui suit:

Les actions de [Noël] postérieures à la cérémonie au Congo démontrent que [Noël] a reconnu qu'il y avait un mariage légal entre les parties. [Noël] a pris des mesures après la cérémonie de mariage au Congo pour faire reconnaître le mariage par la Banque mondiale en demandant un «certificat de mariage» à l'ambassade congolaise.

Bien que ce document n'ait pas été produit au procès, [Marie-Louise] a produit un document de l'ambassade de la République démocratique du Congo déclarant qu'un certificat de mariage avait été remis à la Banque mondiale et qu’en raison «d’inondations et de la destruction des archives », l'ambassade n'a pas pu fournir une autre copie.

Depuis 1994, [Noël] a déposé une déclaration de revenus fédérale et d'état avec [Noël] inscrivant [Marie-Louise] comme «conjoint». [Noël] avait intitulé les biens immobiliers qu'il a achetés sur Raymond Lane à Potomac, Maryland comme « tenants by the entirety » qui est une forme de propriété foncière réservée aux couples mariés.

De plus, au cours d'une autre audience dans le cadre de laquelle [Marie-Louise] a obtenu une ordonnance de protection définitive contre lui, [Noël] a désigné [Marie-Louise] comme sa «femme». [Noël] cherche à expliquer cette désignation en disant que "au Congo, si vous vivez avec une femme, on l'appelle votre femme et par respect je l'appelle ma femme".

En effet, [Noël] est allé au Service de l'Immigration des Etats-Unis afin d'obtenir un carte verte pour [Marie-Louise] sur la base de son statut d'épouse. La prévarication de [Noël] sur cette question devient plus claire à l'examen de sa demande de prestations de conjoint auprès de la Banque mondiale, qui comprenait une «attestation de mariage coutumier» datée du 25 janvier 1994 pour appuyer la demande de [Noël] d'un mariage légal. [Noël] a demandé et obtenu une couverture d'assurance santé de [Marie-Louise] auprès de la Banque mondiale sur la base du statut d’épouse de [Marie-Louise]. [Noël a demandé à la Banque mondiale "d'ajouter ma femme comme bénéficiaire" de sa police d'assurance-vie.

[Noël] est un menteur et un manipulateur. Soit il a menti à la cour dans son témoignage concernant l'existence du mariage et sa participation à celui-ci, soit il a menti à la Banque mondiale, à l'Internal Revenue Service et aux autorités de l'immigration.

Dans les deux cas, son témoignage n’est pas digne de confiance. La cour conclut qu'un mariage valide existait entre les parties et a eu lieu le 23 décembre 1993. »

Aux termes de la décision de la « Court of Appeals of Maryland » du 19 décembre 2013, il est notamment indiqué :

« Une quinzaine d'années plus tard, couronnée par une altercation au cours de laquelle il est prétendu que Noël aurait proféré une menace à Marie-Louise impliquant un fusil automatique AK-47, la relation du couple s'est soldée par un divorce amer dans le Maryland, comme le révèle cette affaire. » (…)

« Le mariage se détériorant, Marie-Louise quitta le foyer conjugal avec les trois enfants et obtint des ordonnances de protection contre Noël en raison d'allégations de violence conjugale. » (…)

« Malheureusement pour Noël, le tribunal de première instance a conclu expressément que, de manière générale, en ce qui concerne sa crédibilité au procès, Noël était «un menteur et un manipulateur» et que son témoignage manquait de crédibilité. La crédibilité des témoins est laissée à l’appréciation des juges du fond et, à l’audience d’appel, nous «tenons dûment compte de la possibilité qu'a le tribunal de juger la crédibilité des témoins». (…) Ainsi, nous ne remettrons pas en cause l’appréciation du tribunal de première instance, en tant que juge des faits, et ne tiendrons pas compte du témoignage de Noel qui était contraire au témoignage de Marie-Louise. »

Il ressort de ces décisions judiciaires et des articles de presse et de doctrine y faisant référence qu’il existe bien une « jurisprudence TSHIANI » aux Etats-Unis et qu’au regard de ces décisions :

Un divorce a bien été prononcé aux torts de M. TSHIANI qui contestait la réalité même de son mariage avec son ex-épouse, 15 ans plus tôt ; Qu’un tribunal américain a traité M. TSHIANI de « menteur » et de « manipulateur » et affirmé que son témoignage n’était « pas digne de confiance » ; Son ancienne épouse a bien quitté le domicile conjugal avec ses trois enfants après avoir obtenu des mesures de protection à son encontre pour des faits allégués de violences conjugales, la Cour d’appel faisant même référence à une menace « impliquant un fusil automatique AK-47 ».

On ajoutera qu’aux termes d’un arrêt de la « United States District Cour» du 18 juin 2015, Tshiani v. Monahan, il ressort notamment que : « Tshiani n'a pas coopéré avec les efforts de Monahan pour vendre la propriété, et, par conséquent, la Circuit Court a pris un certain nombre d'ordres contraignant la coopération de Tshiani. (…).

En raison des échecs répétés de Tshiani à coopérer, la Circuit Court a tenu une audience pour outrage civil le 25 avril 2014 (un mois après l'entrée en vigueur du sursis automatique) et a maintenu l'affaire en délibéré.

(…). Le 1er mai 2014, la Cour de circuit a déclaré Tshiani coupable d'outrage et a imposé une peine avec sursis et une amende. (…) Le 2 mai 2014, la Cour de circuit a rendu une ordonnance d’outrage amendé, concluant que M. Tshiani avait commis un outrage au Tribunal de circuit pour avoir violé une ordonnance du tribunal rendue par le juge Robert Greenberg le 4 février 2014, obligeant Tshiani à quitter la Propriété. » (…)

« Puis, le 1er juillet 2014, le tribunal des faillites a levé le sursis automatique en raison du «mépris continu de Tshiani à l'égard de la décision du tribunal d'État [obligeant Monahan à vendre la propriété], son incapacité à effectuer les paiements requis au Bank of America…” L’ensemble de ces éléments constitue une base factuelle suffisante pour permettre à M. BONGOS, en toute bonne foi, d’attirer l’attention des citoyens congolais sur le comportement d’une personne ambitionnant de devenir leur Président de la République, ce qui constitue un but parfaitement légitime.

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mercredi 14 février 2018

ECC: A qui profite l'exil du Pasteur Ekofo? Marini Bodho parti sans partir !

André Bokundoa, président légitime de l'ECC

Qui veut la tête du Rév. André Bokundoa ? En publiant une lettre de disparition du pasteur François-David Ekofo, sans entête de l'Eglise du Christ au Congo (ECC), sans la signature du président, mais avec un cachet de l'ECC, n'est-ce pas la volonté de discréditer le pasteur Bokundoa ? En bon pasteur André Bokundoa n'abandonne pas ses collaborateurs en temps trouble. Pourquoi abandonnerai-t-il le pasteur François-David Ekofo ?

Le pasteur Ekofo a inscrit son nom dans l'histoire de la résistance congolaise.

Exilé, le Rév. François-David Ekofo est devenu un symbole de la vérité persécutée. Dans une dictature totalitaire, des hommes et femmes vrais sont et seront accusés de terrorisme et affublés de tous les noms d'oiseaux. Ils font peur. Et c'est le propre de la vérité : elle fait peur. Et ceux et celles qui la connaissent deviennent libres : mais aussi capables de la vertu de l'endurance dans l'impossible. Et ils lisent la mort comme un chemin ; comme un passage. Ils n'en ont plus peur. Pour cause. Ils se sont faits à l'idée que ceux qui ont peur de la mort passent leur vie sur terre comme des esclaves. Néanmoins, courageux, ils ne sont ni suicidaires, ni téméraires.

Le Rév. Ekofo est très courageux et pas un suicidaire. "Même Jésus-Christ est parti en exil" !

Des journaux coupagistes et thuriféraires, du régime autocratique sans légitimité de Kinshasa, s'adonnent au jeu rhétorique menteur et ensorceleur pour les esprits et les cœurs non avertis, ignorants ou abrutis. Ils essayent de jeter l'opprobre aux nouveaux dirigeants de l'Eglise du Christ au Congo, eux qui étaient silencieux sous le Collabo Marini Bodho avec le régime d'imposture et d'occupation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale.

Le Soft, qui ne tire qu'à 1000 exemplaires, de Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" va jusqu'à inventer que le pasteur François-David Ekofo avait préparé son coup pour devenir "Ngunda". Facile avec son torchon, de s'en prendre au pasteur patriote, le Rév. François-David Ekofo, alors que le même Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", ex-Ministre de PTT, a privé 80 millions des congolais de la fibre optique et s'est acheté un manoir à Waterloo en Belgique. Le même Kin kiey Mulumba "MOYIBICRATE", chantre du joséphisme décadent, doit 450.000 $ au FPI mais trouve un malin plaisir d’obscurcir l'aura du pasteur courageux Ekofo. Et des vaches de Kigali, qui ont traversé tout le Congo pour arriver à Masimanimba-Désir-Kitoy-Désir dans le Bandundu, fief électoral de Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", n'offusque même pas l'ancien conseiller en communication de Paul Kagamé, Hitler Africain !

La cathédrale du centenaire protestant

La diaspora congolaise, qui maîtrisent les réseaux sociaux, s'offusque du départ en exil du pasteur David-François Ekofo et sa famille. Elle a raison, dans un pays normal et démocratique, on ne pousse pas son intelligentsia en exil. C'est le pasteur André Bonkundoa, président de l'Eglise du Christ au Congo, qu'il faut soutenir. Il est légitime, il est demeuré pasteur. André Bokundoa, était le n°1 de la Communauté Baptiste du Fleuve (CBFC), alors que tous les autres sont des Messeigneurs avec des grosses croix pectorales.

Parti en Hollande avec la caisse de l'ECC pour se remarier, Marini Bodho continue à tirer les ficelles avec ses Bad Boys

Sur les 5 candidats à la succession de Mgr. Marini Bodho, les 4 sont originaires de l'Est, pro-rwandais et pro-régime d'imposture et d'occupation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale: Mgr Nyamuke, 1er vice-président de l’ECC, Mgr Milenge, 2e vice-président de l’ECC, Mgr Jean-Luc Kuye Ndondo, sénateur et président de l’ECC dans le Kivu, Mgr Kakule Molo. C'est pourquoi le régime dictatorial a toujours considéré l'ECC sous Marini Bodho, comme un allié !

Voici les 5 raisons pour soutenir le pasteur André Bokundoa, président légitime de l'ECC:

1. Mgr. Marini Bodho et ses Marini Boys, pour mieux continuer à soumettre les protestants congolais à l'ignoble régime d'imposture et d'occupation, avaient tout "boutiqué" ! Deux raisons majeures ont joué pour la désignation du pasteur André Bokundoa à tête de l'ECC. Primo : le rejet très fort l'introduction du système épiscopal chez les Protestants par le président fondateur de l'ECC, l’Évêque Jean Bokeleale et son application presque caricaturale par son successeur Mgr Marini, qui provient d'une communauté évangélique qui n'a jamais eu des évêques. Les églises protestantes qui ont la tradition épiscopale: les Anglicans, Luthériens, Méthodistes, certaines Réformées. Deuxio: une inféodation de l'Église au pouvoir prédateur des Dinosaures Mobutistes qui ont mué en Mammouths Joséphistes sans assise populaire au pays. Un pouvoir accusé de tous les maux par les Congolais. Durant plusieurs décennies, les Protestants, qui ont l'habitude de "Protester", ont vécu cette expérience comme une humiliation sans fin. Le Rév. pasteur André Bokundoa, qui refuse l'épiscopalisme imposé de Marini Bodho et ses acolytes, est un homme à abattre !

2. Le samedi 25 novembre 2017, à la cathédrale du centenaire protestant, le pasteur André Bokundoa a été officiellement installé comme le nouveau président de l'Eglise du Christ au Congo. Savez-vous quel cadeau Mgr. Marini Bodho apporta à son successeur : Une canne avec une tête d'un lion aux dents acérées ! Dans la cathédrale, certaines personnes réveillées n'hésitèrent pas de crier: "Ndokiiiii" !

Faut-il rappeler que depuis l'arrivée de l'AFDL, Marini Bodho dont le village natal est en Ituri à cheval avec l'Ouganda n'a cessé de créer une ceinture des swahiliphone autour de lui. Marini Bodho n'avait honte de crier sur le toit,"c'est maintenant notre tour". Marini Bodho a mené la vie dure à l’Évêque Jean Bokoleale, son prédécesseur. Le patrimoine de l'Eglise du Christ au Congo (ECC), à part les œuvres missionnaires, est en grande partie l'oeuvre de l’Évêque Jean Bokeleale: écoles, instituts supérieurs, université protestante... Jean Bokeleale fut bâtisseur, n'en déplaise aux esprits mesquins. Marini Bodho a rendu la vie difficile à son prédécesseur: Lui coupant son salaire, refusant de lui permettre d'aller en Afrique du Sud pour son check-up...Dire que l’Évêque Jean Bokeleale ne pouvait même plus prêcher dans la cathédrale du centenaire, à cause de Marini Bodho, c'est méchant et honteux. Jean Bokeleale était un patriote, Marini Bodho est un collabo avec l'occupant.

3. Marini Bodho a au sein de l'ECC, ses Tontons flingueurs et Bad Boys. Parmi ses courtisans, mangeristes à la mangeoire du régime de la Majorité Présidentielle :

Kuye Ndondo wa Mulemera

Primo: Le pasteur-politicailleur Jean-Luc Kuye Ndondo wa Mulemera, sénateur MSR, allié de la Majorité Présidentielle-PPRD-Parti Etat et président provincial de l’ECC/Sud-Kivu. L'incapacitaire et nullard fut président de la commission vérité et réconciliation, l’une de institutions d’appui à la démocratie, lors du gouvernement 1+4=0. La Commission Vérité et réconciliation n'a jamais fonctionné ni produit un seul rapport de 2002-2006.

Comme Marini Bodho, Kuye Ndondo wa Mulemera provient d'une église évangélique classique. Kuye Ndondo provient de la communauté des Eglises de pentecôte en Afrique Centrale (8ème CEPAC) dans le Sud-Kivu, mais cela ne l'empêche se faire appeler "Monseigneur".

Kuye Ndondo joue sur le fait qu'il est swahiliphone, originaire de l'Est de la République, qui a connu des affres de la guerre. Kuye Ndondo est apparenté à Corneille Naanga, le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) mais il est aphone sur le sujet.

Kuye Ndondo est le négociateur pour trouver aux Rwandais "Banyamulenge", une terre au Congo. Invité au courant du mois de septembre 2015, par la faussaire communauté des Rwandais "Banyamulenge" de la diaspora, Mgr. Kuye Ndondo wa Mulemera avait été reçue par les membres des rwandais dans un dîner de gala en Suisse.

Un seul point figurait à l’ordre du jour à savoir : solliciter l’implication de Monseigneur pour permettre aux Rwandais "Banyamulenge" d’obtenir un groupement qui deviendrait à moyen terme une collectivité dans la Chefferie des Bafuliiru.

Mgr. Kuye Ndondo wa Mulemera est l’un des anciens amis intimes du feu Ndare Simba Simon et le plus écouté par l’actuel Mwami et Chef de Collectivité-Chefferie des Bafuliiru, Mr Adams Ndare Simba III Kalingishi, ces Rwandais ont sollicité son implication pour demander à son fils Adams Ndare Simba III Kalingishi de signer un acte de cession de cette partie de la Collectivité-Chefferie des Bafuliiru "Mulenge" au bénéfice des Banyamulenge qui veulent à tout prix valoriser leur pouvoir coutumier, c’est-à-dire installer un Mwami entouré des chefs de groupements et des notables Rwandais Banyamulenge au même titre que les Bafuliiru et les Barundi.

Après la signature de l’accord entre les Banyamulenge et Mgr. Kuye Ndondo wa Mulemera, celui-ci a promis à la communauté rwandaise Banyamulenge qu’il va d’abord convaincre les grands leaders, hommes d’affaires et notables de la communauté des Bafuliiru pour faciliter le contact avec le Mwami et chef de collectivité Adams Ndare Simba III Kalingishi.

C’est ainsi qu’en date du 25 octobre 2015, Mgr. Kuye Ndondo wa Mulemera se rendra à Uvira dans le Sud-Kivu et tiendra la première réunion avec les membres influents du Lubunga des Bafuliiru à savoir : Bujaga Selemani (Membre de la FEC/Uvira et Président du Lubunga), Mr. Lungwe Diallo (Membre de FEC et Conseiller au Lubunga) ; Mr. Muchepe (Membre de la FEC/Uvira et Conseiller au Lubunga) ; Mr. Kawawa Mujuguvya (Membre de la FEC et Vice Président du Lubunga). Cette réunion a eu lieu à la résidence de Mr. Lungwe Diallo.

Lorsque nous interrogeons l’histoire celle-ci nous rappelle la lettre du 15 octobre 1988 relative à la création des territoires de Minembwe et de Bijombo et adressée à Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la province du Sud-Kivu sous le règne du RCD, mouvement rebelle pro-rwandais. Cette lettre signée par les chefs locaux Rwandais Banyamulenge des hauts plateaux à savoir Munyakazi Nyayoberwa, Muhire, M. Mechack, Biganiro Gisahuzi, Mbabazi Manywa, Munyakazi Rutambwe IV, Kabandi Silas, Rujeba Ndayi et Munyamahoro Masenga. C’est cette lettre qui sera le soubassement de l’Arrêté Départemental N° 001/MJ/DAT/MB/ROUTE/1999 portant organisation administrative et création du territoire de "Minembwe" dans la province du Sud-Kivu avec subdivisions administratives : Collectivité de Mulenge, Collectivité de Bijombo, Collectivité d’Itombwe, Collectivité de Minembwe, et Collectivité de Kamombo.

Les Rwandais Banyamulenge connus par tous, comme immigrés rwandais en République démocratique du Congo, ont fait avaler petit à petit le pseudonyme "Banyamulenge" aux congolais et à la communauté internationale jusque à obtenir massivement la nationalité congolaise, actuellement ils veulent faire avaler encore une fois aux congolais en général et aux habitants du Sud-Kivu en particulier deux choses :

1. L'existence d’un "Mwami" Munyamulenge au Sud-Kivu. Actuellement à Bukavu dans la province du Sud-Kivu, parmi les inspecteurs territoriaux, nous trouvons un Munyamulenge qui s’appelle Mwamiriza. Ce dernier fait avaler à tout le monde qu’il s’appelle "Mwami" et non Mwamiriza pour ainsi dire qu’il est le Roi, le Grand Chef coutumier ou Mwami de la communauté Rwandaise Banyamulenge. D’où, il faudrait avoir une Collectivité-Chefferie pour concrétiser son rêve.

Déjà à Uvira et ses environs, certains Rwandais Banyamulemenge ou Barundi appelés Hakizimana deviennent facilement les "Haki" et les Habonimana deviennent automatiquement de "Habone" etc.

2. L' existence d’un dialecte dit "Kinyamulenge". Toutes les batteries sont mises en marche pour convaincre l’opinion locale, nationale et internationale que le dialecte parlé actuellement par les Banyamulenge est le kinyamulenge et non le kinywaranda. Ils sont décidés d’influencer le gouvernement de la RD Congo à reconnaître le soit disant kinyamulenge comme dialecte pour passer de 450 à 451 identifiés en République démocratique du Congo afin de justifier qu’ils sont originaires de la République démocratique du Congo et non du Rwanda.

Milenge Mwenelwata, Bad Boy de Marini Bodho

Deuxio. Mgr. Milenge Mwenelwata, une personnalité ambitieuse, habile manœuvrier, toujours dans les coups tordus, retord dans les relations opaques. Réélu 2e vice-président de l'ECC, prit la tête du clan des mécontents et en particulier des "évêques" et des "Messeigneurs", le clan des dignitaires frustrés, conscients d'être désormais simplement tolérés par l'institution protestante. La sœur de Mgr. Milenge Mwenelwata est l'épouse légitime de Corneille Naanga, Président de la CENI. Et portant, on peut lire sur le site de la radio Okapi du 21 octobre 2015: "Les confessions religieuses ont désigné Corneille Nangaa mercredi 21 octobre pour succéder à l’abbé Malumalu à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Corneille Nangaa occupait jusque-là les fonctions de secrétaire exécutif adjoint de la commission électorale. Mgr Milenge Mwenelwata, évêque de l’Eglise du Christ au Congo, a déclaré à Radio Okapi que les tractations s’étaient déroulées dans la convivialité. Parmi les critères pris en compte pour désigner le successeur de Malumalu, il a notamment cité la loi, « la technicité » et « la probité morale ». Nulle part Milenge Mwenelwata, le sicaire de Marini Bodho, ne dit qu'il est le beau-frère de Corneille Nangaa. Le cynisme et la volonté d'abrutir notre peuple sont omniprésentes. Quel rôle l'ECC aile Marini a donné à Corneille Nangaa ? Les Congolais ont-il tort de dénoncer l'arrogance et la suffisance, de celui que l'on qualifie d'"Agent tricheur" d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere ? Corneille Nangaa est un protestant-collabo et traître à la Nation congolaise. Les élections dans un pays contribuent à la démocratie. Les hold-up électoraux sont une source de chaos dans un pays.

Déloyal et mauvais perdant, il tenait à être le président même de l'ECC, il finit par développer une attitude arrogante, diffamant publiquement le pasteur André Bokundoa, fustigeant sa prétendue inexpérience, engageant l'ECC sans en informer son dirigeant légitime, etc. Milenge Mwenelwata est resté persuadé que le président de l'ECC se garderait de tout bras de fer, qui éloignerait d'autres projets et de nobles préoccupations: la concorde des esprits, la paix fraternelle...

Si Marini Bodho était institutionnellement l'animateur de la Majorité Présidentielle (MP) dans l'Église du Christ au Congo (ECC). Milenge Mwenelwata a toujours été l'homme des missions "particulières" qui, moyennant quelques avantages généreux du pouvoir, cherchait à prouver que les " Protestants" étaient derrière le " Raïs". Lors d'une mission au Congrès des USA, un notable américain mit en cause le leadership de Joseph Kabila, Milengi réagit véhément, aussitôt suivi dans cette protestation par les autres délégués protestants face aux catholiques interloqués.

Pasteur-tricheur de la CENI, Daniel Ngoyi Mulunda

4. Malu Malu, l'abbé fraudeur de l'élection Louis Michel 2006, a été rabroué par le Cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa à l'époque. Ce dernier avait exigé à Malu Malu de publier les vrais résultats de l'élection présidentielle. Le pasteur tricheur Daniel Ngoyi Mulunda, de l'élection de novembre 2011, qui a honteusement contribué à noyer l'image des protestants auprès des populations congolaises, n'a jamais reçu des remontrances de la part de Marini Bodho ni d'aucune instance de l'ECC. Marini Bodho avait fait de l'ECC, un lieu des marchands du temple. Des profito-situationnistes, mafieux, margoulins ont vraiment profités.

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lundi 12 février 2018

Dubaï: Le Premier ministre Edouard Philippe vante la « grande transformation » de la France !

Le Premier ministre Edouard Philippe lors de son allocution au World Government Summit

Au World Government Summit, sorte de Davos à Dubaï, le Premier Edouard Philippe, a débuté son allocution en anglais, avant de vite revenir en français. A Réveil FM international, c'est cette phrase qui a vite retenti à nos oreilles: "On ne transforme pas le monde contre son gré. À chaque fois qu’on a voulu imposer aux peuples une vérité de l’extérieur, la greffe n’a pas pris, ou pire, cela s’est traduit par des désastres. Je ne sais pas si la démocratie s’importe, s’exporte ou si elle se décrète. Je pense qu’elle se partage, je pense qu’elle se soutient ; je pense qu’elle s’apprend. Et si je retiens une chose de l’histoire française, c’est qu’elle met du temps à s’apprendre".

Édouard Philippe a vanté les mérites de l’action de "transformation" du pays entreprise par Emmanuel Macron et le gouvernement. Renouvellement de la classe politique mais surtout un "cadre favorable aux entreprises", estimant notamment que la baisse de la fiscalité était "inéluctable et irréversible".

Le Premier ministre français Édouard Philippe a défendu dimanche à Dubaï la « grande transformation » à l’œuvre, selon lui, en France avec le choix de « l’ouverture » et d’une nouvelle « génération » incarnée par le président Emmanuel Macron.

« Ecarter une génération »

Invité en ouverture du « World Government Summit », un important forum sur la gouvernance mondiale considéré comme un « Davos du Golfe », le chef du gouvernement a poursuivi l’exercice de séduction internationale enclenché par Emmanuel Macron ces derniers mois. « La France vit une grande transformation » qui vise à « réparer le pays » et « préparer l’avenir », a déclaré M. Philippe devant un millier de personnes, dans un discours qui a souvent mis en avant la figure du chef de l’État français.

« Elle a fait un choix, le choix d’écarter une génération. Une génération respectable, qui avait fait du mieux qu’elle pouvait, dans laquelle j’ai des amis, mais une génération à qui les Français ont dit qu’il convenait de passer à la suite », a-t-il souligné.

« La France avait le choix entre la fermeture, une certaine forme d’angoisse et une ouverture », a-t-il dit en référence au deuxième tour de la présidentielle ayant opposé M. Macron à la candidate d’extrême droite, Marine Le Pen. « Et elle a fait le choix du plus jeune président de la République qu’elle ait jamais élu. »

« Construire durablement »

Venu aux Émirats, quelques mois après Emmanuel Macron, pour tenter de convaincre la riche fédération pétrolière d’investir davantage en France, Édouard Philippe a souligné l’intention de l’exécutif français d’établir « un cadre favorable à l’investissement et aux entreprises ».

Pour corriger l’image de versatilité fiscale de la France, M. Philippe a notamment assuré à son auditoire que la baisse de la fiscalité sur les entreprises était « inéluctable et irréversible » avec « une stabilité et une visibilité » concernant la baisse des prélèvements obligatoires. « Préparer l’avenir, c’est aussi faire attention à ses dépenses publiques et, de ce point de vue, la France avait des efforts à faire », a-t-il également assuré.

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre au World Government Summit, Dubaï, le 11 février 2018

His highness Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyane, President of the United Arab Emirates,

His highness Cheikh Mohammed Bin Rachid Al Maktoum, Vice- President, Prime minister and Emir of Dubai,

His highness Cheikh Mohammed Bin Zayed Al Nahyane, Crown Prince of Abou Dabi, Vice supreme commander of the armed forces,

Ministers,

Excellences,

I begin with a few words in English to express what a great privilege it is to participate in the opening of this new edition of the World Government Summit. WGS has now become an important international meeting and I thank his highness Cheikh Mohamed Bin Rachid Al Maktoum for his invitation. Here, today and for the next two days, we will discuss what governments can do for their citizens. The question has been on my mind for some time, and since I was appointed Prime minister of France 8 months ago, it has become my daily priority to find the best answers for the people of France. As Prime minister, I focus all my energy,passion and political will toward the pursuit of these answers. This is my my long-term goal. My short-term goal is to end any suffering my English has caused by now switching to French.

« Comment bien servir l’Etat ? » « Comment, avec cet Etat, bien servir son pays ? » Ces questions sont vastes, elles s’expriment simplement, elles sont presque sèches dans leur formulation. Et elles sont aussi théoriques, et comme je sais ce que peut susciter un Français dans une réunion internationale lorsqu’il commence à s’exprimer de façon théorique, je ne m’y risquerai pas. Ces questions sont vastes, elles s’expriment simplement, elles sont presque sèches dans leur formulation. Et elles sont aussi théoriques, et comme je sais ce que peut susciter un Français dans une réunion internationale lorsqu’il commence à s’exprimer de façon théorique, je ne m’y risquerai pas. Ces questions sont théoriques et ce sont de bonnes questions. Et je ne suis pas sûr de pouvoir y rapporter une réponse définitive. Je voudrais commencer à y réfléchir en partant de là où nous sommes, Dubaï et en revenant à l’essence de ce qu’est cette terre, un port et en prenant deux exemples, un dans l’histoire ancienne et un dans l’histoire la plus récente de ce que peut être une transformation profonde et bénéfique.

Il se trouve qu’avant d’être nommé par le Président de la République Premier ministre, j’ai eu l’honneur d’être maire d’une grande ville française qui est évidemment à mes yeux la plus belle et qui se trouve être un port. Ce port a été créé en 1517 il y a 501 ans par un roi, le roi François Ier que les Français aiment profondément qui vivait à l’époque d’Henri VIII en Angleterre, de Charles Quint en Espagne, de Soliman le Magnifique dans l’Empire ottoman.

Il est célèbre dans le monde, François Ier, parce que c’est lui qui a fait venir Léonard de VINCI en France et c’est la raison pour laquelle il y a en France plus de tableaux de Léonard de VINCI que partout dans le monde. Et je sais aussi, Mesdames et Messieurs, que depuis que le Louvre Abu-Dhabi existe et depuis que le Louvre de Paris lui a prêté ce tableau exceptionnel qui s’appelle « La Belle Ferronnière », depuis que les Emirats arabes unis ont fait l’acquisition d’un magnifique tableau de Léonard de VINCI « Salvator Mundi », il y a plus de tableaux de Léonard de VINCI que dans tous les autres pays du monde, France exceptée.

En 1517, le roi François Ier voit le monde se transformer, voit le Nouveau Monde, l’Amérique, l’Atlantique constituer un basculement des équilibres qui prévalaient jusqu’à présent et pour tenir compte de ce Nouveau Monde, il crée un grand port, Le Havre, à l’embouchure de la Seine pour participer à cette aventure et pour transformer ce pays en l’amenant au niveau de modernité qui était indispensable.

L’histoire de François Ier est une histoire qui se reproduit souvent dans le temps. Au début des années 1970, Son Altesse, le Cheikh RASHID a décidé de construire un nouveau port, au milieu du désert, le port de Jebel Ali. Cette décision à l’époque a suscité l’étonnement et pourtant aujourd’hui c’est un des plus grands ports du monde grâce à la vision d’un homme, grâce à sa volonté de transformer une situation. Et c’est cette volonté de transformer dont je voudrais vous parler aujourd’hui car les grands gouvernants, ceux qui restent dans la mémoire des hommes, sont ceux qui transforment. Alors bien sûr, reste aussi parfois dans la mémoire des hommes ceux qui conquièrent.

Mais reconnaissez avec moi qu’en la matière, ceux qui conquièrent en transformant restent toujours plus haut dans la mémoire. Et nous avons un exemple en France que j’aime à citer, celui de Napoléon. Pourquoi Napoléon a-t-il fasciné son époque et pourquoi fascine-t-il encore ? Est-ce que c’est simplement parce qu’il a conquis l’Europe ? Je ne le crois pas !

Ce qui a frappé, ce qui frappe encore chez Napoléon, même deux siècles après, c’est sa capacité à construire et à transformer. Le Code civil, les institutions, Napoléon a posé en France des « masses de granit » sur lesquelles il était possible de construire. Et les grands gouvernants, les bons gouvernements sont ceux qui posent des « masses de granit », qui permettent de construire durablement.

Alors, tout le monde n’est pas un grand transformateur. Tout le monde n’est pas un grand constructeur. L’histoire retient beaucoup plus Auguste que Vespasien ou Hadrien. Mais comment transformer ? Et qu’est-ce ça veut dire « transformer » ?

La transformation, ce n’est pas la révolution et les Français peuvent en parler car en deux siècles, ils ont connu à peu près toutes les formes de régime et subi toutes les formes de révolution. La transformation, c’est un processus continu, progressif, assumé, accepté. Et pour pouvoir transformer, il faut à la fois une vision, une méthode, et une incarnation.

Une vision parce qu’il faut savoir où l’on veut aller. Une méthode parce qu’il faut savoir comment y aller. Et une incarnation parce que tout mondialisé qu’il soit, tout marqué par la transformation numérique qu’il soit, notre monde, nos sociétés, nos pays ont besoin de leaders.

J’ose volontiers revenir, Mesdames et Messieurs, sur la métaphore maritime du début de mon propos. Les Romains avaient une expression sur ce qu’était le fait de diriger et le lien qu’il pouvait y avoir entre la direction que l’on voulait prendre et les circonstances. Pour les Romains, il n’y a jamais de vent favorable pour celui qui ne sait où il veut aller.

Une vision ; une méthode ; un leader. La métaphore maritime, celle du bateau, qui peut braver la tempête, ou bénéficier de vents favorables, dit les choses clairement.

Alors, qu’en est-il de la France ? Eh bien, la France, Mesdames et Messieurs, vit une grande transformation. En 2017, l’année dernière, à l’occasion des élections présidentielles, elle a fait un choix, le choix d’écarter une génération, une génération respectable qui avait fait du mieux qu’elle pouvait, une génération dans laquelle j’ai des amis mais une génération dont les Français ont dit qu’il convenait de passer à la suivante. La France avait le choix entre la fermeture, une certaine forme d’angoisse face aux transformations du monde et à ce que cela pouvait remettre en cause sur son identité et une ouverture. Et elle a fait le choix du plus jeune Président de la République qu’elle n’ait jamais élu, le choix d’un Président de la République, Emmanuel MACRON, qui a assumé pendant toute sa campagne un discours, une méthode, et une vision de la transformation de notre pays. Nous sommes engagés dans une très grande transformation et l’objet de cette transformation, il est à la fois de réparer notre pays et de préparer l’avenir.

Préparer l’avenir en faisant le pari, Mesdames et Messieurs, que l’essentiel est là, que l’essentiel, c’est l’intelligence et que si l’on veut faire de grandes choses si l’on veut aborder les yeux dans les yeux, face à face tous les grands défis du monde, alors, il faut faire le pari de l’intelligence, de la formation, de la compétence en développant l’éducation dès le plus jeune âge, en réformant notre système de formation secondaire, en transformant notre système universitaire, en faisant en sorte que tout au long de la vie, bien après sa formation initiale, tous les Français puissent apprendre, apprendre à apprendre, être mobiles, être confiants, grâce à l’intelligence, grâce à la formation.

Préparer l’avenir, c’est aussi faire en sorte d’avoir une croissance forte, et donc de donner un cadre favorable à l’investissement et aux entreprises. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés dans une diminution cohérente, progressive et inéluctable, irréversible de la fiscalité qui pèse sur les entreprises en garantissant une stabilité, une visibilité à cette baisse des prélèvements obligatoires ; en modifiant notre droit du travail pour faire en sorte que toutes les initiatives puissent être prises ; en développant l’attractivité de notre pays, pour que les investisseurs étrangers sachent que l’on peut bien produire en France et beaucoup produire en France.

Préparer l’avenir, c’est aussi faire attention à ses finances publiques et de ce point de vue, la France avait des efforts à faire. Ça veut dire baisser la dépense publique et baisser la dette, c’est ce que nous ferons au cours des cinq années qui viennent en baissant de trois points de PIB notre dépense publique et en réduisant notre dette de cinq points de PIB pendant la même période.

Enfin, préparer l’avenir, c’est être en mesure d’affronter un monde qui est dangereux, nous le savons tous. C’est donc consentir des efforts importants là où les Gouvernements ont une responsabilité exclusive : la justice, la sécurité, la défense. L’effort de défense consenti par la France dans les cinq années à venir sera supérieur à ce qui a pu être consenti dans le passé ; ce sera un effort inégalé pour notre pays car nous savons que le monde est dangereux, nous savons que pour l’affronter sereinement, il faut être prêt.

Bien servir son pays, bien transformer, c’est aussi placer son pays dans un environnement régional et dans un environnement mondial. L’Union européenne se transforme, à cause du Brexit, à cause des tentations d’un certain nombre de pays, des hésitations. Faut-il aller plus loin ? Faut-il aller plus vite ? Faut-il au contraire conserver des spécificités irréductibles aux autres pays européens ? Tout le monde sait que l’Union européenne est un marché, un grand marché, un beau marché. Mais être un marché n’est pas une fin en soi. Etre un ensemble cohérent, ça n’est pas simplement être un marché, c’est pouvoir trouver dans les institutions et dans les mécanismes divers des protections contre la menace terroriste, contre les conséquences négatives de la mondialisation, contre le dumping social et économique, contre la fraude et l’évasion fiscale, contre les trafics.

Le Président de la République a insisté et continuera d’insister sur cette nécessaire ambition de faire en sorte que l’Union européenne ne soit pas simplement un grand marché, mais qu’elle soit un pôle de stabilité et un pôle d’influence qui permette aux valeurs que nous partageons, de trouver un havre, un port, pour pouvoir à la fois échanger et se renforcer.

Transformer l’Europe bien entendu ; transformer le monde enfin car il est de notre responsabilité de transformer le monde. Evidemment, ça peut sembler un peu vaniteux de dire comme ça surtout quand c’est un Français qui le dit mais soyons clairs : nous ne pouvons pas nous satisfaire de la façon dont le monde va, donc il faut le changer. Il faut faire en sorte qu’il aille mieux. Et sur cette question, je voudrais dire que nous abordons cette idée avec deux éléments simples, deux idées claires.

D’abord, on ne transforme pas le monde contre son gré. À chaque fois qu’on a voulu imposer aux peuples une vérité de l’extérieur, la greffe n’a pas pris, ou pire, cela s’est traduit par des désastres. Je ne sais pas si la démocratie s’importe, s’exporte ou si elle se décrète. Je pense qu’elle se partage, je pense qu’elle se soutient ; je pense qu’elle s’apprend. Et si je retiens une chose de l’histoire française, c’est qu’elle met du temps à s’apprendre.

Je voudrais dire que le soutien que nous apportons à la Tunisie qui réussit son pari de s’accrocher aux valeurs démocratiques dans un contexte régional difficile et qui est évidemment un exemple à encourager.

Et puis, il faut avoir le courage d’apprendre de nos erreurs. Les interventions militaires n’ont de sens que si elles s’appuient sur des initiatives politiques coordonnées. Quand je vois les interventions militaires en Irak, en Afghanistan, ou encore en Libye, je constate que le concert des nations a trop souvent cru qu’il pouvait imposer la démocratie, simplement en emportant l’épreuve du feu. Nous devons donc apprendre mais nous ne devons pas renoncer.

Dernière idée et deuxième idée : on ne peut transformer le monde qu’avec le monde. Et je voudrais insister sur la nécessité d’avoir systématiquement recours au multilatéralisme, au jeu collectif. C’est la seule réponse efficace et réaliste pour affronter le monde qui vient.

L’épreuve de force n’est jamais absente des relations internationales mais aucune solution durable ne sera trouvée si nous renonçons à cet effort collectif de recourir au multilatéralisme.

Alors, notre planète va se transformer, nous avons un rôle à y jouer, nous devons relever la transition climatique. Je crois, Mesdames et Messieurs, que les planètes s’alignent en la matière, ce qui tombe bien car nous n’en avons qu’une seule. Disons-le clairement : la décision du président américain de se retirer de l’accord de Paris a été une mauvaise nouvelle, mais si on y regarde de plus près, dans nos sociétés civiles, y compris dans la société américaine, une très forte mobilisation se fait jour pour essayer de trouver des solutions à cette transformation climatique.

Le One Planet Summit, organisé à Paris le 12 décembre dernier par le président de la République pour les deux ans de l’accord de Paris l’a confirmé. La mobilisation des fonds souverains, notamment ceux des Emirats, est pleine et entière. Nous voyons progressivement l’échiquier évoluer, c’était difficile il y a deux ans mais tout est en train de se mettre en place.

Mesdames et Messieurs, j’ai été très long, mais comme je suis Français et que je suis optimiste, je conclurai par une seule phrase qui me laisse songeur et à laquelle nous devons tous, me semble-t-il, méditer. Elle se trouve dans un très beau livre qui s’appelle les Mémoires d’Hadrien. Hadrien est un empereur romain, il est à la fin de sa vie, il regarde son parcours et il écrit : « Notre époque, dont je connaissais mieux que personne les insuffisances et les tares, sera peut-être un jour considérée, par contraste, comme un des âges d’or de l’humanité ».

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Dubaï: Le Premier ministre Edouard Philippe rencontre la communauté française à bord du "Tonnerre" !

Le Premier ministre Edouard Philippe a rencontré ses compatriotes à Dubaï

A Dubaï, c'est à bord du bateau de la marine nationale française le "Tonnerre", que le Premier ministre Edouard Philippe a rencontré la communauté française. Avec une silhouette impressionnante, le navire est qualifié de couteau suisse de la marine nationale française: Outre les hélicoptères, il accueille dans sa coque de petits bateaux de débarquement, un hôpital ou encore des installations d'état-major !

Le Premier ministre Edouard Philippe signe le livre d'or du "Tonnerre"

Le "Tonnerre", avec ses 199 mètres de longueur, ses 32 mètres de largeur, sa capacité de 22 000 tonnes et son équipage de 180 personnes, assure un « prépositionnement opérationnel dans une zone d' intérêt stratégique, et offre au pouvoir politique des moyens d'action très rapides en cas de prise d'otage, d' escalade d'un conflit ( évacuation de ressortissants), de catastrophe humanitaire ou encore d'actes de piraterie.

Le Tonnerre (L9014) est un porte-hélicoptères d'assaut amphibie de la Marine nationale française de la classe Mistral

Cela fait déjà exactement dix ans que le Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre sillone les mers sous les couleurs de la Marine nationale

Samedi soir devant plusieurs centaines de membres de la communauté française de Dubaï, le Premier ministre Edouard Philippe déclare: "Il faut faire en sorte que notre pays soit plus attractif auprès des investisseurs étrangers, et il y a du travail" (...) « Depuis huit mois, la perception de notre pays a changé. Il faut utiliser ce changement de perception (...) pour accélérer encore », a ajouté le chef de gouvernement qui profite de l'occasion pour expliquer la politique de la France aux expatriés. Depuis huit mois en France, le jeu de ping-pong, droite-gauche a cessé d'exister. Le dégagisme politique prôné par Jean-Luc Mélenchon, c'est Emmanuel Macron qui a réussi à l'appliquer sans crier sur le toit.

Le PS (Gauche) est laminé, il doit renaître de ses centres encore fumantes. Quant aux Républicains (Droite) a quand même résisté mais pas sans casse. La France a élu le plus jeune président de la cinquième République: Emmanuel Macron. Le paysage politique a changé. Des acteurs politiques de premier ordre, de droite comme ceux de la gauche ont disparu. Les Français de l'étranger ont droit de savoir. Le chef du gouvernement est dans son rôle d'expliquer à ses compatriotes de l'intérieur surtout ceux de l'extérieur sur ce qui se passe en France. La France rayonne aussi grâce à ses expatriés. Le Français de l'extérieur ont droit de vote, ils ont des députés même s'ils ne vivent plus au pays de Voltaire. Ne pas couper des ponts, l'ambassade de France dans chaque pays joue ce rôle de rapprochement.

Chaque jour, trois nouveaux Français s'installent à Dubaï. Le nombre de Français installés dans cet Émirat a doublé en cinq ans. Et ce n'est pas fini : 100 nouveaux ressortissants français s'inscrivent chaque mois au consulat. À Dubaï, ils constituent désormais la deuxième population d'origine européenne, après les Britanniques. 75% d'entre eux ont moins de 40 ans. Près de 30 000 Français sont établis aux Emirats, dont 2/3 sont enregistrés à Dubaï et 1/3 à Abu Dhabi.

C'est un exercice républicain auquel ne déroge aucun Premier ministre de la République: la rencontre avec la communauté française lors du voyage officiel (VO). Avec l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayraut, à la Résidence de France à Buenos Aires en Argentine. Coïncidence ou non, le plus Argentin des Français, David Trezeguet, joueur de River Plate était présent. Au Chili à Santiago, la Résidence de France est mythique. On apprend que lors lors du coup d'Etat par Augusto Pinochet en 1974: Jean Mendelson, ancien ambassadeur et ancien directeur des Archives diplomatiques du ministère des Affaires étrangères, explique dans note diplomatique le « Financement du séjour des asilés (sic) à l’ambassade » ; derrière cet hispanisme, l’ambassade explique au « Département » (c’est-à-dire au ministère) comment elle a trouvé les fonds indispensables pour nourrir, aider, vêtir, soigner les centaines de militants de gauche qui y avaient cherché et trouvé un asile provisoire, avant d’être accueillis en France. Ces personnes étaient les victimes de la chasse à l’homme (et à la femme) lancée par le régime d’Augusto Pinochet contre ceux qui avaient soutenu le gouvernement légal, et légitime, de Salvador Allende.

Avec l'ex-Premier ministre Manuel Valls, à Accra au Ghana. Après un dépôt de gerbe au mausolée de Kwame Nkrumah, c'est Bibi, née Béatrice Adjorkor Anyankorla, chanteuse Bibi la franco-Ghanéenne qui chante La Marseillaise. A Saint-Pierre et Miquelon, Manuel Valls, après son discours descend de l'estrade pour s'entretenir avec deux religieuses présentes. L'ancien Premier ministre veut comprendre comment les deux religieuses vivent dans l'archipel français, situé à 25 km au sud de Terre-Neuve, face au Canada, le seul territoire français dans l'Atlantique nord.

Avec l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui n'est resté à Matignon que cinq mois, à Alger en Algérie et à Tunis en Tunisie, il a rappelé le soutien le lien indéfectible entre les Français de l'Hexagone et ceux qui vivent au Maghreb.

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jeudi 8 février 2018

Le Rwanda veut la tête du journaliste Roger Bongos, le laquais Noël Tshiani a promis de l'apporter grâce à un procès bidon !

Noël Tshiani adoubé par Paul Kagame du Rwanda

Le Rwanda veut la tête du journaliste Roger Bongos, et c'est l'agent Noël Tshiani qui s'en charge avec une assignation en référé d'heure à heure, en toute urgence. Tout est politique. Le procès de Noël Tshiani contre le journaliste d'investigation Roger Bongos est éminemment politique. Pour précariser des journalistes congolais de la résistance, des laquais rwandadisés usent et abusent du "Musellement judiciaire", arme de destruction massive. Sauf que Noël Tshiani risque une "Mutakalisation judiciaire" à Paris. Procès contre des journalistes congolais engagés patriotes, ici Paris on déboute ! Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" en sait quelque chose. C'est d'ailleurs lui qui a commencé avec son pompeux titre du Ministre de la RDC. Malgré sa cohorte des féticheurs de Masimanimba Désir, le dernier ministre de l'information du dictateur Mobutu, ex-conseiller en communication du despote rwandais Paul Kagame et apparatchik du régime d'occupation et d'imposture d'alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, a été débouté à Paris, comme un va-nu-pied. Et pourtant il croyait impressionner et influencer des juges avec des papiers du ministère auprès du parlement de la RDC. Comme un chewing-gum qui colle à ses souliers, le CV de Kin-Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" s'est agrandi. L'histoire retiendra qu'il a été mis KO debout dans son procès contre le journaliste Freddy Mulongo à Paris.

Noël Tshiani et Louise Mushikiwabo, bras droit de Paul Kagame, Hitler Africain

Avec ce procès du musellement judiciaire d'un journaliste, nous irons jusqu'au bout. S'il faut aller au recours jusqu'à la Cour des droits de l'homme à Strasbourg, nous irons ! Le Rwanda manipulateur qui se présente en victime, ça on connaissait déjà. Mais nous sommes entrain de découvrir le rôle néfaste de certains compatriotes collabos et rwandadisé. Larbin et laquais du régime rwandais de Paul Kagame à Kigali, Noël Tshiani est entrain de commettre une énième erreur de sa vie. Alors que notre confrère Roger Bongos, Rédacteur en Chef d'Afrique Rédaction a été durant trois mois son responsable de communication à Paris et Bruxelles, Noël Tshiani a promis la tête de Roger Bongos sur un plateau en or, comme jadis celle de Jean Baptiste au roi Hérode. Sauf que la tête de Roger Bongos n'est pas à vendre. Comment Noël Tshiani peut-il prétendre qu'il a été diffamé en tant que candidat Président de la République sans élection en vue, sans base électorale, ne remplissant aucune case critorielle ? Un candidat putatif qui passe son temps à rencontrer Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et il est invité à toutes les chaînes de télévisions des apparatchiks du régime. Un prétendu opposant qui n'a jamais rencontré aucun opposant à Kinshasa ! En bon journaliste d'investigation Roger Bongos a découvert le pot aux roses. Noël Tshiani travaille à la Banque Mondiale pour le compte de la République démocratique du Congo. Avec un salaire de 50.000 dollars, pour qu'il y reste aussi longtemps il faut l'aval d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Noël Tshiani est à la mangeoire des Joséphistes au même titre: Alain Atundu, le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga, Alphonse Ngoyi Kasanji, Evariste Boshab, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi...

Mathilde Mukantabana, ambassadrice du Rwanda à Washington

Madame Mathilde Mukantabana, l'ambassadrice du Rwanda à Washington a-t-elle réussi à retourner Noël Tshiani ? Le prétendu candidat Président de la République-sans candidature-Noël Tshiani est rwandadisé sans doute pour ses accointances avec Madame l'ambassadrice du Rwanda à Washington. Faut-il signaler, que Noël Tshiani dans son fameux plan Marshall ne parle même pas des femmes violées en République démocratique du Congo. Quel est ce plan Marshall qui ne prévoit rien pour celles qui ont souffert des agressions sexuelles ? Faut-il rappeler, que Roger Bongos est l'initiateur de la marche Paris-Bruxelles 309 Km contre les viols de femmes congolaises en RDC. 15 jours de marche, escortée par des gendarmes en France et par la police en Belgique. Partis de Paris le 30 juin 2011, les marcheurs étaient arrivés à Bruxelles, le mardi 13 juillet 2011 à 16h25 en face de l’Union Européenne, au Rond-Point Schuman, avant de déposer le mémo !

Dans des salons huppés parisiens, tout le monde sait que Noël Tshiani vise la Primature. A Kinshasa, il a rencontré Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale à trois reprises sans témoin. Son objectif: remplacer Bruno Tshibala à la Primature. Comme si après Samy Bandibanga, un Kasaïen; Bruno Tshibala, un autre Kasaïen; la RDC était condamné à n'avoir que des premiers ministres kasaïens. Tous de l'Udps ou apparentés. Que Roger Bongos puisse titiller l'Udps y compris du vivant d'Etienne Tshisekedi, c'est sa liberté et son droit. Que Noël Tshiani profite de son anti-tshikedisme primaire pour livrer sa tête au Rwanda, cela frôle l'incompréhension et la folie. Roger Bongos n'est pas un marche pied pour atteindre le Saint-Graal avec la complicité du Rwanda.

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dimanche 4 février 2018

Danger de mort: le Général Faustin Munene devenu le prisonnier personnel de Denis Sassou Nguesso

Le Général Faustin Munene est devenu le prisonnier personnel de Denis Sassou Nguesso

Cela fait Huit ans que le Général Faustin Munene est sans papiers au Congo Brazzaville, empêché par l'odieux dictateur Denis Sassou Nguesso de se faire enregistrer auprès du Haut-Commissariat aux Réfugiés. Le Général Faustin Munene n'est pas un criminel, il est un militaire de carrière et homme politique de la République démocratique du Congo. Il est plus particulièrement connu pour son opposition aux régimes dictatoriaux qu’il a combattu depuis Mobutu. Il est en danger au Congo-Brazzaville. Denis Sassou N'guesso, l'ogre de Mpila qui a fait du Général Faustin Munene son prisonnier personnel dans son macabre deal, pour mieux satisfaire aux appétits gloutons de l'imposteur de Kingakati, Alias Joseph Kabila kanambe Kazembere Mtwale qui dirige par défi la République démocratique du Congo. Si un malheur arrivait, Denis Sassou Nguesso répondra de la détention arbitraire du Général Faustin Munene qui n'est pas un citoyen du Congo-Brazzaville, qui n'a jamais commis de crime et qui ne devrait pas pas être l'otage de Denis Sassou Nguesso. Le dictateur du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, pour ses intérêts politico-mafieux, a trop joué avec la vie du Général Faustin Munene. Il va répondre en cas de malheur !

Aérodrome de Tshimpi à Matadi, le Général Faustin Munene, Chef d'Etat-Major ! Alias Joseph Kabila qui lui cherche noise n'est pas loin !

Le Général Benoît Faustin Munene explique, lors d’une interview sur RFI en juillet 2012, que l'oppression qu'il a subie dans sa carrière militaire et politique ainsi que les attentats contre sa vie perpétrés par le gouvernement de Joseph Kabila, commencés au lendemain de l'exécution du président Laurent-Désiré Kabila en 2001, sont liés à sa découverte et sa volonté de réagir par rapport aux accords secrets avec de prétendus alliés de la République démocratique du Congo, alliés en réalité ennemis et traîtres de la patrie.

Général Munene est préoccupé par les massacres, les viols et les pillages perpétrés à l'Est, et le trafic illégal de matières premières, la corruption, les détournements des deniers publics, la spoliation des biens d'autrui, les salaires impayés, le chômage, la pauvreté, les élections truquées, la dégradation des institutions et des structures, l'insécurité, l'injustice, les assassinats, les arrestations arbitraires et exécutions sommaires, le non-respect des droits les plus élémentaires de l'homme, qui sévissent sur l'ensemble de la nation.

Pierre Mulele, ministre de l'éducation nationale de Lumumba et son neveu le Général Faustin Munene

Le Général Faustin Munene conclut que les dirigeants actuels ne travaillent pas pour l'intérêt national et que le fait que l’État soit resté incapable de redresser et de résoudre ces situations traduit nécessairement un manque de volonté. Il constate que les forces internationales d'interposition n'ont pas apporté la paix mais ont plutôt contribué, par leur inertie, pendant plus d'une décennie, à la prolifération de pilleurs des ressources minières avec l'aide de seigneurs de guerre. Le général précise aussi que l'encadrement de l'armée nationale a été délibérément négligé, dans le but de fragiliser la sécurité à l'Est, allant jusqu'à ne pas rémunérer les troupes.

Général Faustin Munene souligne par ailleurs qu'un rapport d'experts de l'ONU affirme que c'est l'armée régulière gonflée d'éléments étrangers qui est à la base de l'insécurité et des conflits armés. Certaines autorités militaires, de connivence avec le pouvoir et des cartels organisent ensemble pillage et trafic de matières précieuses. Il n'existe pas d'armée régulière du peuple en ce moment en République démocratique du Congo. Le général en profite pour dénoncer l'existence de milices secrètes dispersées dans certaines zones du territoire, pour violer, torturer et mutiler les paysannes, dans le but d'imputer ces crimes aux résistants.

En septembre 2010, à la suite de ces séries d'attentats sur sa vie, Général Faustin Munene quitte la République démocratique du Congo et se retrouve en République du Congo. Denis Sassou Nguesso l'empêche de faire des démarches pour l’obtention de ses papiers d'asile, pour raisons officiellement humanitaires.

Le 4 mars 2011, le tribunal militaire de garnison de Matadi le condamne par défaut, sans que l'accusé ait pourtant jamais été l'objet d'un mandat à comparaître. Le général Benoît Faustin Munene est accusé d'avoir organisé un mouvement que le tribunal qualifie d'insurrectionnel, dénommé Armée de Résistance Populaire (ARP). Il reçoit une peine à perpétuité et une amende d'un montant de 5 milliards de dollars USD.

Depuis, le Général Faustin Munene est devenu le prisonnier personnel de Denis Sassou Nguesso. Et trop, c'est trop !

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samedi 3 février 2018

RDC: Ce n'est pas à Paul Kagame que revient le destin du Congo et des Congolais !

Julien Ciakudia, le patriarche de la Résistance congolaise

La République démocratique du Congo a été constituée en 1885, lors de la conférence de Berlin. La RDC n'est pas le fruit de Paul Kagame. L'Union africaine se discrédite toute seule, en élisant à sa tête Paul Kagame, Hitler Africain. Son pays le Rwanda est criminel, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo. Au Rwanda, tous les Hutus sont considérés comme des génocidaires y compris ceux qui ne sont pas nés. Les Twa ont disparu. Seuls les tutsis ont droit de vie au Rwanda, pas d'opposition ni de liberté de presse. Paul Kagamé a tout verrouillé.

Paul Kagame, Hitler Africain et son comptoir florissant des minerais pillés du Congo

Coquille vide, l'Union africaine qui a remplacé l’organisation de l'unité africaine, n'est rien d'autre que le syndicat des dictateurs, criminels et tortionnaires. Depuis Oslo en Norvège, Julien Ciakudia répond sans ambages à nos questions.

1. Réveil FM International: Fake News ? Rumeurs ? On parle de la rencontre de Paul Kagamé, Hitler Africain avec Moïse Katumbi et Mbusa Nyamwisi à Davos en Suisse. Pourquoi cette rencontre agace-t- elle tant les Congolais ?

Julien Ciakudia: Il ne s’agit nullement de rumeurs ou de Fake News car nos fins lumineux nous confirment cette rencontre à Davos et sur les mobiles cachés de sa rencontre avec quelques politicailleurs congolais en marge du 30è sommet de l’UA à Addis-Abeba en Ethiopie. Souvenez-vous des tactiques de démenti de Ibiza, Monaco, Venise ….et comme l’histoire semble se répéter les participants de la rencontre avec Paul Kagame à Davos sont curieusement liés au groupe des affairistes politiques proches du Rassemblement et en plus très proches du laboratoire de nos bourreaux du Tutsi Power … dictateurs, extrémistes, terroristes, occupants, génocidaires et pilleurs non encore impunis:

Paul Kagame, pillard et receleur des ressources du Congo à la tête de l'Union Africaine

1. Soriano Chapwe Moise Katumbi, un pilleur des minerais du Katanga, homme à plusieurs identités ambiguës, marié à une Tutsie-Rwandais, Carine, une nièce de Paul Kagame , dont le papa fut autrefois Ambassadeur du Rwanda de Kagame à Bruxelles et aujourd’hui l’homme de mains et financier de Paul Kagame à Kigali.

2. Antipas Musa Nyamwisi, récidivistes chef des rebellions, ayant occupe, génocide, pille et collecte des taxes pour sa poches dans une partie du Congo occupes par des troupes militaires Ougandais lui confie par son Chef Museveni , un des seigneurs des rebellions et des guerres crées par le chef terroriste et extrémiste tutsi-rwandais usurpateur et imposteur Yoweri Kaguta Museveni, président de l’Ouganda.

Avant de se poser toutes ces questions de savoir si c’est Fake News ou Rumeurs , il faut de prime abord comprendre l’actualité de la République démocratique du Congo, le changement à la tête de l’ l’Union Africaine pour cette années 2018…, et donc situer d’une part le contexte dans lequel s’est déroulé le dernier Sommet Economique des Davos 2018 et la qualité des individus « des Congolais en présence –Soriano Chapwe Moise Katumbi et Antypas Mbusa Nyamwisi , tous les deux des criminels récidivistes qui croient toujours que le Congo est à "VENDRE" ; il faudrait aussi arrimer tous cela avec l’actualité politico-socio-économique et sécuritaire même de notre pays la République démocratique du Congo en ce début de l’année 2018 : l’avènement du Cardinal Laurent Monsengwo–le Rév.pasteur François-David Ekofo avec la marche des Chrétiens peut-être bientôt, la grande marche des confessions religieuses et plus tard peut-être pour boucler la boucle, la grande marche du peuple congolais qui se profile à l’horizon, une véritable tsunami à conséquence incalculable mathématiquement pour les Ruberwa, Bizima, Nyarugabo….avec le projet Kigali d’occupation de la République démocratique du Congo qui risque de s’écrouler comme un château de cartes.

Du contexte du sommet de Davos par rapport à la RDC : depuis fin 2016, fin des deux termes constitutionnels non renouvelable du Chef de l’Etat jusque-là élu par hold-up, fraude et bourrage des urnes 2006 et 2011.

Devant l’impasse et vu la forte contestation des rues, c’est par stratégie de continuité et d’auto-protection que les faiseurs du roi se cherchent des voies et moyens pour pérenniser à la fois l’occupation et le pillage du Congo.

Devenu gênant pour la mafia sous-régionale dans les pays des Grands Lacs Africains et ceux de la communauté internationale qui ont façonné malgré la volonté populaire,Hyppolite Kanambe Kazembere Mtuale, le pion et agent facilitateur de l’occupation et du pillage systématique des ressources minérales et stratégiques de notre pays doit partir, mais comment ? quoi faire pour n’est pas subir la volonté du peuple Congolais ? L’appétit venant en mangeant, Alias Joseph Kabila est devenu têtu et quelque peu incontrôlable….pour ses créateurs, il faut vite trouver « un homme ou des hommes à nous », se disent en coulisse la mafia pilleuse ….qui usent de la main du duo extrémistes terroristes tutsis-Rwandais Paul Kagame du Rwanda et Yoweri Kaguta Museveni de l’Ouganda, cerveau moteur de la crise militaro-terroriste de la sous-région des grands Lacs Africains.

Pourquoi alors le tutsi-militaro hitlérien Paul Kagame, homme sans coeur au centre du nouveau buzz? Profitant du nouveau statut d’un des chef tutsis extrémistes, ayant rendu des service macabres ces derniers 20 ans, Paul Kagame, ainsi devenu depuis fin Janvier 2018, Président en exercice de l’Union Africaine, les chefs maffieux s’empressent, course contre la montre avec ce qui se passe en RDC …fin imminente et peut-être brusque de Joseph Kabila, l’on doit vite influencer les décideurs corrompus, on doit aussi consulter la classe politique médiocre et collaborationnistes et mettre en place des stratégies militaires favorables pouvant conduire à la prise de pouvoir par force des pions déjà bien identifier pouvant faire l’affaire : les créateurs veulent faire ainsi rapidement en surprenant le peuple Congolais considéré par eux et les tutsis comme « naifs » : une opération effacer le tableau et trouver rapidement un homme qui doit être Joseph Kabila pour eux et sans être Joseph Kabila pour les Congolais, bref il faut faire avec un homme du « statu quo » qui pérenniserait sans contrainte d’une part la mainmise des pilleurs étrangers sur le pays et de l’autre, leur main-basse sur les ressources du pays. Continuité assurée contre le Congo et les Congolais avec Moise Katumbi Chapwe Soriano l’homme de Paul Kagame par sa femme appuyé par le confident de Yoweri Museveni, Mbusa Nyamwuisi.

Cette rencontre de Davos et sa suite à Addis-Abeba sous forme de lobbying autour du Sommet des Chefs d’Etat de l’UA se justifie dans son timing car Hyppolite Kanambe qui a été transformé en Joseph Kabila pour remplir des taches précises lui assignées depuis 17 ans, place ainsi au sommet de notre pays par la force des armes ayant atteint sa date de péremption à cause des prescrits constitutionnels et de la colère populaire devenue incontestable et imprévisible dans son out come immédiat. Un nom va appuyé cette démarche c’est celui d’Etienne Tshisekedi par son fils mafieux, Félix Tshisekedi, proche de Katumbi, qui va engager à sa manière l’adhésion «populaire» de l’UDPS pour cautionner cette aventure malencontreuse pour notre pays et notre peuple.

L’équation se complique encore plus pour cette bande maffieuse avec la quasi impossibilité d’organisation et de convocation d’une énième tentative de prolongation par le «dialogue» dans le format tel qu’a été le cas en 2017 à coup des billets avec le faux dialogue de la CENCO dont les Accords de Saint-Sylvestre ayant expirés et connus des entorses et des limites dans sa praticabilité.

2. Réveil FM International: Pourquoi l'agacement des patriotes-résistants congolais ?

Julien Ciakudia: De tout ce qui précède , il convient de comprendre l’inquiétude, la révolte, la colère et l’agacement des camardes patriotes , combattants et résistants Congolais qui se battent des années durant a travers le monde entier bravant la mort, la pluie, le froid, le soleil et la neige pour en finir avec cet état d’occupation et de pillage du pays …. Et voilà que la libération pointant à l’horizon, un groupe mafieux autour de deux chiens couchants vendeurs du Congo refont surface une fois encore pour participer a ce projet macabre et se mettent comme des moutons de Panurge à la remorque des occupants pilleurs extrémistes terroristes tutsi-rwandais sous la houlette de Paul Kagame et Yoweri Museveni, plus de 20 ans après que dure l’occupation, le génocide, les viols, le pillage du Congo, la paupérisation et l’humiliation de notre peuple avec tentative de balkanisation du pays par ces bandits armes qui ont créés des dizaines des rebellions et des seigneurs des guerres dans le seul but de piller et occuper le Congo. Chose que nous ne pouvons jamais plus permettre…. Cette fois –ci c’est la patrie ou la mort.

3. Notre peuple se bat-il pour retourner dans et sous l'occupation ? Pourquoi les occidentaux considèrent-ils que Paul Kagamé est incontournable dans la résolutions des conflits en RDC ?

Julien Ciakudia: De quels Occidentaux parlent-t-on ici ? Des mafieux ou des gens animés d’un esprit d’éthique politique responsable ? Il y a bien sur une pensée très mauvaise, une praxis des racistes et de négation catégorique de la dignité et des valeurs des Africains en général et de l’homme noir en particulier qui anime des hommes comme le Léopoldien Louis Michel, Bill Clinton et son épouse Hilary Clinton, Tony blaire et son épouse Sherry Blair, des multinationales comme Glencoore, des hommes d’affaires mafieux comme Dan Getler… pour ne citer que cela parmi ceux qui pensent et agissent comme eux de la France, des Etats-Unis d’Amérique, de la Chine, du Canada…

Sachant que certains pays de la vieille Europe sont aujourd’hui plongé dans une crise économique et financière aiguë et comme certaines multinationales de leurs pays sont à la recherche de la plus-value…..au regards de l’imbroglio politique du moment à travers la RDC, doublée d’une classe politique médiocre et irresponsable qui ne saisissent aucunement et très malheureusement pour la grandeur du Congo, l’importance de la défense des intérêts supérieurs de l’Etat…..la mafia organisée du monde dit moderne se trouve donc face à des interlocuteurs politiques irresponsables et ventripotents du cote de la RDC, ainsi qu’ils se coalisent pour nous humilier et nous ridiculiser en nous volant l’essentiel des ressources nous données par la providence. Dieu a voulu que nous soyons Congolais et il nous a comblés de toutes les bonnes ressources du sol et du sous-sol, pas pour que nous soyons le plus malheureux du monde ! Mais, avec une pauvre et ignorante classe politique que connait actuellement la RDC , nous sommes devenu un Etat sans Etat ! Alors tout concours alors au bien de ceux-là même qui se croient plus malins que nous, et ils sont sans conscience du bien commun. Ils veulent tout simplement continuer à devoir profiter de la faiblesse actuelle de la République démocratique du Congo (RDC) du reste un pays immensément riche en ressources minérales et stratégiques.

Comme du temps de l’occupation de la France par Hitler et les forces Nazies, le Rwanda de Paul Kagame, pays occupant avec son chef mercenaire hitlérien, génocidaire sanguinaire extrémiste terroriste violeur et pilleur est vu comme le seul interlocuteur valable devant engager notre pays la RDC sur tout le plan de diplomatie et de business. Une situation plus que dramatique et regrettable qui amène de petits bonshommes à la taille de Katumbi, Mbusa et autres des collabos Congolais cupides à ne pas se gêner de baisser leurs culottes devant ces dictateurs prédateurs terroristes extrémistes génocidaires occupants tutsis-rwandais qui se croient encore comme Adolphe Hitler en 1940, ainsi qu’ils s’attellent a mettre en place des stratégies afin de prolonger indéfiniment leur temps sur notre sol. Adolphe Hiltler se croyait maître de temps et de l’espace, sans compter à l’éventualité d’un renversement catastrophique de la situation qui devrait lui arriver subitement en 1945.

Le Pasteur Ekofo l’a bien dit dernièrement lors de son Sermon en la Cathédrale du Centenaire Protestant de Kinshasa face la Kabilie joséphiste quelque peu désemparée: c’ est une guerre qui va se continuer même par nos enfants et nos petits-enfants.

Laurent-Désiré Kabila de le dire encore bien avant son assassinat : la guerre sera longue et populaire.

Ainsi dis-je, chaque fois aux patriotes combattants résistants du monde : Congolais Prends ton pays en mains, plus jamais ça, notre cause est noble , Avec Dieu nous vaincrons, la Patrie ou la mort.

4. Notre peuple commence à se réveiller, pourquoi les politicailleurs et profito-situationnistes se précipitent-ils vers Paul Kagamé ?

Julien Ciakudia: Les causes exogènes de la crise politico-économico-sociale que traverse la République démocratique du Congo depuis la chute du dictateur Mobutu est profonde.

Et je crois bien savoir que vous en connaissez aussi tous les acteurs principaux, des éléments nuisibles étrangers et leurs entreprises respectives qui, pour des raisons égoïstes essentiellement mercantilistes ont provoqués volontairement l’hécatombe de la République démocratique du Congo ; ce qui fait mal c’est de voir un bon nombre de nos compatriotes anti-patrie du genre de Lambert Mende, Boshab, Minaku…et un groupe véreux de mobutuistes revenus de l’exil soutenir cette entreprise hitlérienne de Kagame et Museveni, vendant pour des miettes leur intelligence et leur âme sans gêne aux occupants et pilleurs de notre pays. Comme pour le General Français De Gaule après la libération de la France, je crois aussi que les Congolais anti-patrie, Cupides, vendeurs du Congo … tous ces collabos des occupants , répondront de leurs actes a la libération totale du Congo que nous voulons imminent. Ils doivent s’y préparer a chaque jour, et ce n’est pas pour longtemps.

Nous connaissons sans doute tous ces aventuriers internationaux et autres escrocs des différents pays du monde entier qui se cachent derrière les rideaux Kagame –Museveni qui se trouvent au cœur de la crise Congolaise, laquelle endommage totalement le développement durable de la RDC ainsi qu’elle soumet notre peuple a une vie misérable.

Kabila le taximan de Dar-es-Salaam catapulté au sommet de la RDC depuis le 26 janvier 2001 n'est pas le véritable problème du Congo tout comme le joker du pillage des minerais Soriano Moshe Moise Katumbi le pilleur du Katanga n'est pas non plus la solution politique à la crise majeure que traverse notre pays car il n'en a ni la capacité intellectuelle, politique ou géostratégique pour en scruter la profondeur.

Pi encore, Moise Katumbi n'est qu'un simple affairiste qui ne comprend nullement l’immensité et la complexité de la crise majeur politico-économico-financier et sécuritaire que traverse en ce moment la RDC.

Disons le ici et une fois pour toute, Moise Katumbi n'a jamais fait un cheminement politique traçable en RDC, il n'a pas un parti politique connu en RDC, il n'est nullement un chef de l'opposition politique connu en RDC pour se permettre d’engager notre pays avec des tiers. Il est tout simplement un prisonnier en fuite, venu aux soins médicaux avec la complicité de son ami Joseph Kabila , au motif fallacieux d'empoisonnement comme il l’a affirmé lui-même et promit à la TV5 Afrique en direct d'apporter des preuves médicales une fois le diagnostic terminé ; Chose qu'il n'a plus jamais mentionnée depuis plus de 2 ans depuis de sa déclaration télévisée et captée le monde entier.

En dehors de son équipe de football , Moise Katumbi Soriano Chapwe n'a jamais été un politicien connu et traçable, à part une nomination par son ami KABILA au poste de gouverneur pour des opérations de pillage systématique et éhonté de nos ressources minières avec leurs complices étrangers et tutsis-rwandais dont Kagame et Museveni qui lui ont marie leur fille Carine pour mieux le contrôler ( voir panama papers et autres rapports Mapping des Nations Unies).

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jeudi 1 février 2018

La Fédération Protestante de France se solidarise de l'Eglise du Christ du Congo (ECC) !

Strasbourg, le pasteur André Bokundoa, président de l'ECC et le pasteur François Clavairoly, président de la FPF

Une première. La Fédération Protestante de France vient de voter à unanimité soit 97 voix pour se solidariser avec l'Eglise du Christ au Congo (ECC). Les églises protestantes donnent mandat au pasteur François Clavairoly, Président de la Fédération Protestante de France pour parler de l'ECC auprès des autorités françaises et de plaider pour la sécurité des ecclésiastiques congolais.

Le pasteur André Bokundoa, président de l'Eglise du Christ au Christ a-t-il la baraka ? Non, c'est la grâce qui surabonde depuis son arrivée à la tête de l'ECC, la plus grande fédération protestante au monde, avec 95 communautés. La rupture avec l'époque Marini Bodho est réelle. Les accointances diaboliques que Marini Bodho a imposé aux protestants congolais, avec un régime d'imposture qui assassine, tue, massacre son peuple, s’estompent !

La prédication du pasteur François-David Ekofo, à la cathédrale du centenaire protestant, le 16 janvier dernier, jour de la commémoration du 17è anniversaire de M'zée Laurent-Désiré Kabila, a démontré la rupture Marini-Bokundoa. En effet, habitués à être caressés dans le sens du poil, ils étaient tous là: apparatchiks du régime, ministres, députés, sénateurs, chefs de police, ambassadeurs accrédités en RDC...Retransmise en directe par la RTNC et tous les médias des barons du régime, la prédication actualisée et prophétique du pasteur François-David Ekofo devant des autorités aux mines déconfites fait un buzz jusqu'aujourd'hui sur les réseaux sociaux. Le message-réquisitoire est tellement retentissant, qu'il a laissé le monde en stupéfaction, et les dinosaures Mobutistes et Mammouths Joséphistes en sidération, la rupture s'opère réellement. Prochainement, l'ECC privera de la sainte-cène, des criminels qui ont pris la mauvaise habitude de considérer la cathédrale du centenaire comme un paillasson où ils venaient essuyer leurs pieds de sang. Le changement, c'est déjà maintenant avec le pasteur André Bokundoa et son équipe.

En 1995, invitée le pasteur Jacques Stewart, président de la Fédération Protestante de France, la délégation de l'Église du Christ au Zaïre conduite par l’Évêque Jean Bokeleale était venue en France. Mais le rapprochement entre les deux fédérations francophones n'avait vraiment pas eu lieu. Avec le pasteur Claude Baty, le 10e président de la Fédération protestante de France de tendance évangélique, échoua. Puisqu'il a été aumônier au Congo-Brazzaville, et son rapprochement avec Marini-Bodho pour avoir étudié à la même époque: à la faculté de Théologie évangélique de Vaux-sur-Seine...Invité à Kinshasa, Claude Baty fut baladé dans tous les sens. Il rentra à Paris, tout content de lui, mais l'échec a été total.

Le pasteur François Clavairoly est entrain de réussir là où ses prédécesseurs ont lamentablement échoué: soit par manque de vision, soit par volonté de connivence...

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lundi 29 janvier 2018

RDC: Le Néron de Kingakati Alias Joseph Kabila sosie du génocidaire Léopold II ?

Alias Joseph Kabila avec sa barbe léopoldienne

"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit", c'est Aristote ! Depuis à sa fameuse conférence de presse, avec des fleurs d'enterrement, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, qui a déclaré d'avoir échoué dans sa prétention de changer l'homme congolais. Lui fut Taximan à Dar es salam, qui est arrivé en République démocratique du Congo, en 1997 en Kadogo avec des bottes vertes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, sans un clou dans ses poches quémandant son chanvre...Les Congolais ne décolèrent pas de son insulte à tout un peuple. Nos jeunes de Lucha ont vu juste: la barbe poivre sel d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ressemble à celui de Léopold II, roi des Belges.

Léopold II, roi des Belges

Le mentor d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, c'est le Belge Louis Michel qui est Léopoldien et défenseur du roi Léopold II, génocidaire au Congo. Léopold II est le bourreau aux 10 millions de victimes au Congo. Louis Michel a fait de son poulain Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale un Léopoldien-Léopoldiste.

Léopold II, le roi des Belges, fut un rusé diplomate, partisan de la colonisation de l’Afrique dont il souhaitait profiter personnellement des richesses, qui obtient en février 1885 un territoire de deux millions et demi de kilomètres carrés – 80 fois la taille de la Belgique ! Sans jamais y mettre les pieds, le monarque va le faire exploiter sans répit. Le saigner à blanc. Pour l’ ivoire d’abord, pour le caoutchouc ensuite , à la sueur du front des autres et jusqu ’au prix de leur vie. Et ce dès le début du règne belge sur le pays.

La folie prédatrice d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale dans le pillage des ressources de la République démocratique du Congo est comparable à celui de son sosie Léopold II. Arrivée poche vide, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale planque 50 milliards de dollars américains dans les îles vierges britanniques, avec son ami Dan Gertler. Paradise Papers, les Etats-Unis demandent l'entraide judiciaire de la Suisse.

Alias Joseph Kabila avec sa barb