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Réveil-FM-International

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samedi 25 février 2017

A Souillac dans le Lot: Emmanuel Macron parle ruralité et de la France conquérante !

La dynamique est chez Emmanuel Macron, le président d'En Marche la France ! 200.000 à Souillac dans le Lot ! C'est à son arrivée qu'Emmanuel Macron a annoncé que le mouvement En Marche venait de franchir le cap des 200.000 adhérents. Dont enfiron 500 aficionados étaient présents au Palais des Congrès à Souillac.

Après Bayrou et l'écologiste Rugy, des poids lourds de lapolitique française pourraient rejoindre le candidat Macron. Deux ministres PS ne cachent pas leur sympathie pour leur ancien collègue: Ségolène Royal, ministre de l'écologie et Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. On parle aussi du "Vert" le plus populaire de France, Nicolas Hulot, et du "retraité chiraquien" Dominique de Villepin.

Emmanuel Macron a tendu la main aux ruraux: 80% de ménages n'auront plus à payer la taxe d'habitation; aux collectivités (stabilité des dotations), aux élus de cette "ruralité conquérante qui révalorise le territoire", à la filière du tourisme, à l'agriculture, aux smicards, aux entreprises...

A écouter EmmanuelMacron, ily en aura pour tout le monde dans un "nouveau modèle de croissance" où le président d'En Marche prévoit "60 milliards d'économies" et "50 milliards d'investissements"-sur cinq ans.

Emmanuel Macron n'a pas oublié ses rivaux: La France conquérante doit révaloriser le travail, pas le RSA qui est déjà un revenu universel dont personne n'est content d'en vivre. Benoît Hamon en prend pour sa grade puisqu'il "accepte la défaite du travail" avec son revenu universel. "En 2007, François Fillon avait déclaré que la France est en faillite (...) François Fillon a creusé le déficit de la France de 600 milliards en 5 ans ! (...) il n'avait rien fait pas la redresser doit-on continuer à faire confiance à ceux qui ont contribuer à affaisser la France ? ". " On vit une drôle de campagne, où une candidaterefuse de répondre à la justice de son pays; un autre estimeque lajustice est partiale lorsqu'elle fait son travail".

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samedi 18 février 2017

Anti-Strasbourg: Cazeneuve informe " La France vient d’attaquer le Parlement européen devant la cour européenne de justice pour avoir voté le budget à Bruxelles" !

Mairie de Strasbourg, lorsque le PM Bernard Cazeneuve quitte la salle de réunion avec "Task Force" qui défend la capitale alsacienne pour réjoindre la salle des journalistes, Bernard Cazeneuve a un message d'avertissement à faire passer: "Nous ne laisserons rien passer qui soit contraire au Traité dès lors qu’il s’agit de la reconnaissance de la place de Strasbourg comme capitale européenne»! La France est donc déterminée à défendre le statut de capitale européenne de Strasbourg et ne laissera passer aucune attaque, a affirmé le Premier ministre après cette nouvelle remise en cause du siège strasbourgeois du Parlement européen.

La semaine dernière, la France a introduit un nouveau recours devant la Cour européenne de justice sur la question du siège du Parlement européen. Le gouvernement français conteste le fait que le prochain budget de l’Union ait été adopté lors d’une « mini-session » à Bruxelles et non lors d’une session plénière à Strasbourg, comme prévu par les traités.

Dans le cadre d’une réflexion sur « la gouvernance, la politique étrangère, les droits fondamentaux et la transparence », une proposition qui « rappelle que le Parlement européen devrait avoir un siège unique », a été adoptée sous la forme d’une résolution* par 283 voix pour, 269 voix contre et 83 abstentions.

Strasbourg est officiellement le siège du Parlement européen depuis 1993, et les traités établissent Bruxelles comme un « lieu de travail ». Mais cet état de fait posé par les textes européens est systématiquement nié par les défenseurs d’un « siège unique », dont la formulation sous-entend qu’il y ait plusieurs « sièges ».

Le compromis d’Edimbourg, en 1992, puis le traité d’Amsterdam, en 1996, stipulent en effet explicitement le fait que « le Parlement européen a son siège à Strasbourg, où se tiennent les douze périodes de sessions plénières mensuelles, y compris la session budgétaire ».

L’auteur de la résolution, l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, avait répondu favorablement, à la mi-janvier, à une question de Politico Europe sur le principe d’un siège unique du Parlement à Bruxelles. L’eurodéputé libéral était alors candidat à la présidence du Parlement avant de se retirer au profit de l’Italien Antonio Tajani, élu depuis à la présidence.

Par ailleurs, une autre résolution, adoptée ce jour suggère « que le Conseil des ministres (Conseil de l'Union européenne qui a son siège à Bruxelles, ndlr) devienne une véritable seconde chambre législative » et « que le Conseil passe entièrement au vote à la majorité qualifiée, quand les traités le permettent, afin d’éviter de bloquer des projets législatifs importants et d’accélérer le processus législatif ».

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lundi 13 février 2017

Affaire Théo Luhaka : Cazeneuve dénonce des "violences inacceptables"

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a rappelé que le gouvernement condamnait « avec la plus grande fermeté » les violences.

Après les violences de ce week-end à Argenteuil et à Bobigny, Bernard Cazeneuve a réagi. Pour le Premier ministre, « l'émotion légitime » qui a été suscitée par l'arrestation et le viol présumé du jeune Théo « ne saurait en rien justifier » ces « violences inacceptables ».

Dans un communiqué, il a rappelé que le gouvernement condamnait « avec la plus grande fermeté » les violences. Bernard Cazeneuve a, par ailleurs, salué « à nouveau l'appel au calme empreint de dignité lancé il y a quelques jours par Théo et sa famille ».

En présence d'associations de lutte contre le racisme, il « a rappelé le devoir d'exemplarité des forces de l'ordre » devant prévaloir « en toutes circonstances et pour toutes leurs interventions ».

Il a « insisté sur la volonté du gouvernement de poursuivre le travail de renforcement de la confiance entre la police et la population », alors que les violences qui se succèdent depuis plus d'une semaine ont remis les banlieues dans le débat à quelques semaines de la présidentielle. « C'est dans cet esprit que le déploiement des caméras-piétons mis en œuvre par le gouvernement va se poursuivre », a ajouté Bernard Cazeneuve, qualifiant cette mesure de « la plus efficace pour lutter contre les discriminations et apaiser les échanges ».

« La justice est saisie »

À propos de Théo, toujours hospitalisé après l'interpellation du 2 février à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), « la justice est saisie » et « il lui appartient d'établir la vérité des faits et des responsabilités », a ajouté Bernard Cazeneuve, qui a souligné qu'il avait « dans cette attente prononcé à titre conservatoire la suspension des policiers mis en examen ». Un peu plus tôt, le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux avait condamné « de la façon la plus forte toutes les violences qui ont eu lieu durant le week-end » et appelé « au calme », « à la responsabilité, à la sérénité, à la confiance dans la justice ». Dimanche, pour la première fois depuis la brutale interpellation de Théo, des violences urbaines ont eu lieu en dehors de la Seine-Saint-Denis.

À Argenteuil dans le Val-d'Oise, onze personnes, dont huit mineurs, ont été interpellées, après des heurts avec les forces de l'ordre, l'incendie d'un véhicule et le caillassage d'un bus. En Seine-Saint-Denis, dix jeunes, tous mineurs, ont été interpellés. Originaires du Blanc-Mesnil, ils ont été arrêtés après des dégradations à Drancy, la commune voisine, a indiqué une source policière.

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Benoît Hamon refuse l'instrumentalisation de l'affaire « Théo » par Marine Le Pen

Benoît Hamon rappelle son soutien à Théo, jeune habitant d'Aulnay-sous-Bois victime d'une agression le 2 février par des policiers procédant à son interpellation. Les policiers, dépositaires de l'autorité publique, doivent être exemplaires à tout moment dans l'exercice de leur fonction. Il redit son indignation devant la façon dont cette violence est relativisée par certains responsables syndicalistes policiers qui jugent l'insulte “bamboula” comme convenable.

Benoît Hamon déplore que le rassemblement pacifique de soutien à Théo hier à Bobigny ait été entaché par la violence de quelques-uns. Ces agissements sont inacceptables : nul sentiment d'injustice, aussi fort soit-il, ne peut justifier d'agresser des fonctionnaires de police, d'incendier des voitures et de dégrader des biens publics. Ce sont aussi les habitants du quartier et le message de rassemblement autour de Théo qui subissent les conséquences de ces actes irresponsables.

Mais il est nécessaire de s'insurger aussi contre le discours de Marine Le Pen. Une fois encore elle jette de l'huile sur le feu. Une fois encore elle provoque le désordre, elle encourage les violences par son discours de haine et ses indignations sélectives. Le projet des Le Pen est sinistre. Il se nourrit de tout ce qui a déshonoré la France dans son histoire.

Benoît Hamon rappelle l'importance de donner les moyens aux forces de sécurité de bien travailler, ce qui impose de leur demander de travailler en transparence. C'est pour cela qu'il est favorable à la pratique d'un récépissé lors de tout contrôle d'identité. C'est pour cela aussi qu'il souhaite la dotation par patrouille d'une caméra portative garantissant les bonnes conditions des interventions. Il en va de la bonne acceptation par chacun du monopole de la coercition légitime exercée par l'Etat.

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samedi 11 février 2017

Benoît Hamon quitte la Tour Montparnasse et inaugure son QG de campagne au 48 rue Château d'eau, quartier populaire à Paris !

Benoît Hamon a présenté samedi son équipe pour la campagne présidentielle, qui rassemble des membres des différentes sensibilités socialistes après de profondes divergences pendant la primaire. Donné quatrième du premier tour par les sondages à moins de trois mois du scrutin, l'ancien ministre de l'Education veut rassembler son camp sans renier sa ligne, en rupture avec celle du quinquennat de François Hollande, qu'il juge trop libérale. Rue du château d'eau dans le Xè arrondissement à Paris, l'ancien ministre de l'Education sera dans un quartier qui a porté chance à deux anciens candidats à la présidentielle. En 2002, Jacques Chirac avait loué des locaux au Tapis rouge à moins de 100 mètres de ceux de Benoît Hamon alors qu'en 2007 c'est à 500 mètres de là, rue d'Enghien, que Nicolas Sarkozy s'était établi.

Benoît Hamon a dévoilé une grande partie de son équipe de campagne ce samedi. Thomas Piketty, Julia Cagé ou encore Aurélie Filippetti figurent dans l'organigramme. Après l'inauguration de son QG ce samedi, Benoît Hamon a dévoilé une grande partie de son équipe de campagne. A la tête de cette équipe, Mathieu Hanotin, fidèle du candidat et député de Seine-Saint-Denis et Jean-Marc Germain, proche de Martine Aubry, seront ses directeurs de campagne.

Alexis Bachelay (à droite) l'un des porte-paroles de Benoît Hamon. Photo Réveil FM International

Quelques noms de son secrétariat général ont été révélés avec Agathe Cagé à sa tête. Cette ancienne conseillère de la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, a en partie pensé la réforme du collège. Sa soeur, Julia Cagé, économiste et professeur à Sciences po, se retrouve aussi dans l'équipe, au pôle économie de la gouvernance citoyenne. Toujours au sein du secrétariat général, Ali Rabeh, proche et conseiller de l'ombre de Benoît Hamon, est désormais son chef de cabinet.

Beaucoup de Montebourg, une pincée de Peillon, un soupçon de Valls... Le candidat PS Benoît Hamon a présenté ses porte-parole et un conseil citoyen pour alimenter sa campagne.

Le bureau de Benoît Hamon est très épuré, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous. On y découvre une affiche de Mohamed Ali et des gants de boxe, une pochette d'un disque de Miles Davis ou encore une photo de Barack Obama. Le candidat PS a aussi posé un buste de Jean Jaures et quelques livres dont ceux de l'économiste grec Yanis Varoufakis, d'Arnaud Montebourg, de son porte-parole Michel Pouzol ou encore de l'économiste libérale Agnès Vardier-Molinié.

Pas d'armée mexicaine chez Hamon mais sept porte-parole tout de même : le député de l'Essonne Michel Pouzol, un fidèle, la sénatrice Frédérique Espagnac, ancienne attachée de presse de François Hollande, l'ancienne ministre Aurélie Filippetti, épouse d'Arnaud Montebourg, ainsi que Jérôme Guedj, autre pro-Montebourg, l'élue de bondy Aïssata Seck, Naïma Charaï et Sébastien Denaja, proche de Hollande qui avait soutenu Peillon, seront ainsi chargés d'expliquer la parole hamoniste. L'économiste Thomas Piketty a accepté de conseiller Hamon sur l'Europe et les traités européens. Sa compagne, l'économiste Julia Cagé, la philosophe Sandra Laugier et Salah Amokrane, ancien « Motivé » lié au groupe toulousain de musique Zebda, figurent au rang des personnalités qui rejoignent le conseil citoyen du candidat. Ils accompagneront les citoyens tirés au sort qui doivent nourrir la campagne du député des Yvelines.

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jeudi 9 février 2017

Affaire Théo Luhaka: Hollande au chevet du jeune homme, Cazeneuve tonne, Mélenchon éructe, Macron réagit sur Facebook !

Le silence assourdissant, l'aphonie sidérante de Thomas Luhaka, Apparatchick du régime d'imposture de Kinshasa et patriache de la famille Luhaka est incompréhensible au sein de la diaspora congolaise. Des interrogations fusent de partout. Sans doute répu par la dictature tyrannique et sanguinaire qu'il sert, pour l'ancien rebelle du MLC la famille ne compte pas trop. Même pas une conférence de presse depuis Kinshasa, en tant que parent pour s'exprimer sur l'affaire Théo Luhaka, appeler au calme sans envenimer la situation. C'estfacile de planquer sa famille en France et se cacher alors qu'en tant qu'acteur publique l'affaire Théo Luhaka n'est plus privée. Elle est même devenue mondiale avec les réseaux sociaux.

En France, à 76 jours du premier tour de l'élection présidentielle, six jours depuis que Théo Luhaka, jeune footballeur de 22 ans, dont les parents sont originaires de la République démocratique du Congo, a été gravement blessé au rectum par quatre policiers lors d'une interpellation ultra-violente à Aulnay-Sous-Bois dans la banlieue parisienne. l'affaire Théo Luhaka crée de l'émoi dans le pays, le jeune homme s'est vu prescrire 60 jours d'interruption totale de travail (ITT). Toujours hospitalisé, Théo souffre de graves blessures, tandis que les 4 policiers ont été mis en examen, dont l’un pour viol.


EXCLUSIF. Hollande au chevet de Théo à l... par leparisien

Les organisations antiracistes montent déjà au créneau. Le président de la République François Hollande, garant de la magistère moral, est allé au chevet de Théo Luhaka à l'hôpital. L’autorité des forces de l’ordre n’est jamais acquise : elle se conquiert au quotidien. Les forces de police ont la responsabilité de maintenir l’ordre public. C’est une tâche exigeante, parfois difficile, dans laquelle ils exposent leur vie personnelle et familiale, leur intégrité physique et morale, et parfois jusqu’au sacrifice. Mais c’est aussi la noblesse de ce métier. C’est la raison pour laquelle l’usage de la force publique, quand il s’impose, doit être proportionné et respectueux des personnes et de leur dignité.

Le Premier ministre et ancien ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a, de son côté, appelé à «la plus grande fermeté» dans cette affaire. «Je sais à quel point les policiers et les gendarmes sont exposés dans la lutte antiterroriste et aux violences, mais ils doivent être à chaque instant absolument exemplaires», a-t-il lancé dans les couloirs de l’Assemblée nationale. «Lorsqu'il y a des manquements graves à la déontologie, que la plus grande fermeté, à l'égard de ceux qui sont à l'origine de ces manquements, prévale».

Jean-Luc Mélenchon, président de la France insoumise ne va pas sur le dos de la cuillière pour Mélenchonner sur l'affaire Théo Luhaka !

Nous terminons par Emmanuel Macron, président de la France "En Marche" qui s'est fend d'un long article sur sa page Facebook.

L’autorité des forces de l’ordre se conquiert par l’exemplarité. Car les policiers et les gendarmes ne représentent pas seulement l’Etat : ils sont l’Etat. Leur uniforme les oblige : plus qu’aucun autre fonctionnaire, ils doivent être irréprochables. Personne ne prétend que cela est simple. Mais la République est à ce prix.

Les violences policières qui ont eu cours il y a deux jours à Aulnay-sous-Bois nous rappellent à cette exigence absolue. Les enquêtes en cours diront précisément comment il faut qualifier juridiquement ces faits. Mais comment ne pas être choqué par ce qui est arrivé à Théo ?

Parce qu’à Aulnay, c’est la force illégitime de l’Etat qui a eu cours et la dignité d’un jeune garçon, d’une famille et d’un quartier, qui a été mise en cause.

Je tiens à rendre hommage à Théo et à son entourage. Alors que tout semble les pousser vers la haine et la révolte, ils font preuve d’un formidable sang-froid. Depuis plusieurs jours, ce sont eux qui incarnent la responsabilité. Ce sont eux qui refusent l’escalade de la violence. Ce sont eux qui en appellent à la patience et à la confiance dans nos institutions. Ils sont habités par un grand esprit de responsabilité. Je leur souhaite un retour à la vie normale le plus rapide possible.

Hier, j’ai parlé avec un commissaire de Seine-Saint-Denis. Au fil de notre discussion, il m’a expliqué que, partout dans le département, la confiance entre les habitants et la police se trouve affaiblie. Il m’a précisé, aussi, que nombre de familles regrettent que ce lien concret et quotidien s’effrite, parce qu’elles savent que leur sécurité en dépend. Nombre d’entre elles déplorent ainsi de ne plus connaître les policiers de leur quartier.

C’est la raison pour laquelle je crois à la nécessité de créer une police de la sécurité quotidienne, comme je l’évoque depuis plusieurs mois déjà. Il ne s’agit pas de ressusciter, 20 ans plus tard, la police de proximité créée par Jean-Pierre Chevènement. Le contexte a changé et la délinquance s’est transformée. Toutefois, l’inspiration est la même. Il s’agit de déployer une police mieux ancrée dans les territoires dont elle a la charge. Une police qui connaît la population est plus à même de résoudre les problèmes locaux. La police de sécurité quotidienne est une police qui sait faire preuve de fermeté quand c’est nécessaire, parce que seule une police proche des gens a les moyens de faire comprendre son action, d’assurer la sécurité de tout un quartier et de faire reconnaître son autorité.

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lundi 6 février 2017

Présidentielle 2017: Mélenchon se dédouble ! En meeting à Lyon, en hologramme à Paris !

Grande mobilisation de la France insoumise et extraordinaire démonstration de force de Jean-Luc Mélenchon. Son double meeting de Lyon et Paris en simultané a été un grand succès ! Plus de 12 000 personnes se sont rassemblées à Lyon, plus de 6 000 l'ont fait à Paris pour voir l'hologramme de Jean-Luc Mélenchon, plus de 60 000 ont suivi l'évènement en temps réel sur les réseaux sociaux.

"Où suis-je ? Je suis à Lyon... et maintenant à Paris". D'un claquement de doigt, Jean-Luc Mélenchon, en meeting à Lyon (Rhône), est apparu en hologramme sur la scène des Docks de Paris, devant des partisans oscillant entre enthousiasme et hilarité.

Si Jean-Luc Mélenchon n'a pas encore le don d'ubiquité, les premières minutes de son meeting dimanche à Lyon avaient quand même quelque chose de magique. En l'espace d'un claquement doigt, l'homme politique de 65 ans s'est dédoublé à Aubervilliers, près de Paris, à 500 kilomètres de là.

Un hologramme développé par les Français d'Adrénaline Studio. Une lumière bleue digne d'un épisode de Star Trek des années 1980 et voilà Mélenchon restitué en « chair et en os », filmé depuis Lyon et projeté grâce à des vidéoprojecteurs disposés un peu partout en fait à Paris.

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dimanche 5 février 2017

Présidentielle 2017: Macron décline son meeting sur les valeurs de "Liberté, Egalité, Fraternité" à Lyon !

Samedi 4 février, le TGV 6674 qui a quitté Lyon à 20h34 qui est arrivé avec plusieurs minutes de retard à Paris-Gare de Lyon, Emmanuel Macron et son épouse Brigitte y descendent avec un minima d'agents de securité comme si rien n'était.

Et pourtant le Président de la France "En Marche", quelques heures auparavant, a galvanisé plus de 10 000 Macronais, Macronistes et Macroniens pendant plus de 1h30 dans son meeting au Palais des sports de Lyon.

Emmanuel Macron a décliné son meeting sur les valeurs de la dévise de la France: Liberté, Egalité, Fraternité ! Debout derrière son pupitre immaculé aux trois longues barres verticales: Bleu, Blanc, Rouge Emmanuel Macron, le favori des sondages a bien boutonné son costume de candidat à la présidentielle 2017 qui considère que la politique n'est pas métier mais une mission.

Zola, Mitterrand, de Gaulle, Séguin... Tout au long de ses presque deux heures de discours, le candidat à la présidentielle distille les noms de ceux dont il se revendique, mais aussi les grands moments de l'histoire politique du pays : la loi de 1905, l'affaire Dreyfus, l'appel du 18 juin, etc. Objectif affiché : prendre l'épaisseur d'un présidentiable.

Il prend d'ailleurs comme fil rouge de son discours la devise de la République : "Liberté, Egalité, Fraternité". Toujours dans ce soucis de « rassemblement », Emmanuel Macron a invité ses militants à ne pas huer ou siffler à l'évocation de leurs adversaires politiques. Pourtant, le candidat se voulant si policé va décocher quelques flèches à Marine Le Pen, François Fillon et surtout à Benoît Hamon, sans jamais les nommer.

Bénéficiant d'une belle dynamique depuis sa victoire à la primaire de la gauche, Benoît Hamon représente une menace que l'ancien ministre de l'Economie semble prendre au sérieux : « Je ne veux plus entendre dans ce pays qu'il est intéressant de faire autre chose que travailler », lance-t-il dans une allusion à peine voilée au revenu universel.

Sur la question de la laïcité, il tient également à prendre ses distances avec le candidat du PS, qui avait été accusé de « naïveté » sur le sujet : « Je n'accepte pas qu'un homme, au nom de sa religion, puisse refuser de serrer la main d'une femme. Et pour la même raison, je n'accepte pas qu'un homme puisse interdire à une femme de s'installer à une terrasse ", tranche ainsi Emmanuel Macron.

A peine arrivé au pupitre, Emmanuel Macron prévient : "Ce n'est pas une démonstration de force". Pourtant, ça y ressemble beaucoup.

« Faire avec le peuple et pour le peuple » La politique n’est pas un métier, elle est une mission pour Macron, qui exigera une sorte de certificat de probité des candidats qu’il investira pour les législatives. Le candidat d’En marche ! entend disputer à Marine Le Pen le discours sur l’honnêteté. « Certains prétendent parler au nom du peuple mais ce ne sont que des ventriloques ils prêtent aux Français des valeurs qui ne sont pas les leurs. »

Emmanuel Macron a le mérite de faire « bouger les lignes », prenant ici ou là ce qui lui paraît le meilleur pour le pays. Il irrite ses anciens amis du PS en faisant rimer sécurité et liberté. Il attaque Benoît Hamon et son revenu universel qu’il assimile au RSA. « Si on pouvait le multiplier par deux, j’ose espérer qu’on l’aurait fait depuis longtemps. » Il promet « l’allégement des charges patronales jusqu’à 2,5 Smic » en même temps que « l’allégement des cotisations payées par les salariés ». Il simplifiera le droit du travail, mais revalorisera la prime d’activité. Il reprend l’idée de la CFDT qui appelle à créer une « sécurité professionnelle universelle ».

Dans le match à distance qui l’opposait à Marine Le Pen, qui tient à Lyon ce week-end ses Assises présidentielles, Emmanuel Macron a enfin attaqué vivement le Front national. « Certains prétendent aujourd’hui parler au nom du peuple, mais ce ne sont que des ventriloques. Ils prêtent aux Français des valeurs qui ne sont pas les leurs. Ils trahissent la liberté en rétrécissant nos horizons, ils trahissent l’égalité, en décrétant que certains sont plus égaux que d’autres (…), ils trahissent la fraternité car ils détestent les visages qui ne leur ressemblent pas », a-t-il estimé.

« Ils ne parlent pas au nom du peuple, ils parlent au nom de leurs aigreurs. Ils ne parlent pas pour le peuple, ils parlent pour eux-mêmes, de père en fille, de fille en nièce », s’est-il exprimé, sous les vivats de ses partisans. Le match ne fait que commencer.

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mercredi 1 février 2017

Présidentielle 2017: Jean-Luc Mélenchon, grand tribun et partisan de la vague du "dégagisme" interpelle Benoît Hamon !

Jean-Luc Mélenchon est le premier homme politique français a avoir sa chaîne You tube, son initiative est copiée par d'autres mais pas égalée. Cela n'a pas empêché François Fillon, le candidat présidentiel de la droite et du centre de le qualifier de"Fidel Castro de YouTube", de "rouge de chez les durs"! Jean-Luc Mélenchon, le Président de la "France Insoumise", est partisan de la vague du "dégagisme" dans la classe politique française. Dans sa vidéo reçue sur notre comtre twitter https://twitter.com/FreddyMulongo, Jean-Luc Mélenchon interpelle Benoît Hamon "Choisissez entre nous et eux". Ancien Ministre de Mitterrand et Jospin, Sénateur PS, après 32 ans de bons et loyaux services a quitté le parti socialiste. Après le Front de gauche, le grand tribun préside la France insoumise.

Ancien Ministre de Mitterrand et Jospin, Sénateur PS, après 32 ans de bons et loyaux services a quitté le parti socialiste, après le Front de gauche, le grand tribun préside la France insoumise. Sur son blog, Jean Luc Mélenchon donne des précisions sur le dégagisme !Après une semaine d’ubuesques publications de résultats, qui ne furent jamais ni définitifs ni exacts, le deuxième tour de la primaire du PS s’est déroulé dans les conditions ordinaires : saturation médiatique intense, amandine cécité sur le bilan des candidats et le contenu précis de ce qu’ils avançaient. Mais cela n’est pas une nouveauté et, par conséquent, cela ne mérite pas qu’on s’y arrête. L’évènement c’est que le PS a organisé une primaire hors du commun. Sa tenue a d’abord auto-bloqué et asphyxié son président sortant en exercice. Puis elle a conduit à faire voter massivement contre le Premier ministre qui a été l’inspirateur du quinquennat. Le fait n’est donc plus la primaire mais ce qui s’exprime à travers elle.

Considérée vue de haut, la situation manifeste un moment particulièrement fort dans la maturation du phénomène «qu’ils s’en aillent tous». L’insoumission, annoncée par le nom de notre mouvement, partait du constat que ce phénomène travaille en profondeur notre société. Ce phénomène que les Tunisiens avaient nommé le « dégagisme » par référence au slogan omniprésent de leur révolution démocratique à l’adresse du PS de Ben Ali : « dégage ». Car ce résultat est totalement inédit pour un exercice du type d’une primaire.

On doit donc en déduire que tout cela constitue une tendance lourde du moment politique. C’est cette pulsion « dégagiste » qui ouvre les saisons de grand remuement des sociétés. L’épisode Fillon et ses emplois familiaux au Parlement vont sans aucun doute accroitre la rage et le dégoût qui labourent la profondeur de la société. Peu de fois dans ma vie politique j’ai senti autant d’exaspération que j’en observe maintenant. Et on devine que la tendance « dégagiste » de la société va s’amplifier après ce qui sera ressenti comme un succès. Que l’instrument au PS en ait été Benoît Hamon, qui a chanté des paroles si proches des nôtres, est une source de satisfaction supplémentaire. Car dans le combat politique il est essentiel de commencer par l’élargissement de la surface d’usage des mots que vous employez.

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lundi 30 janvier 2017

Présidentielle 2017: Valls "Out" ! La tendance est-il au "ON": Mélench..., Ham..., Macr..., Fill...?

C'est chaque jour que l'on apprend de la démocratie au pays de Voltaire. On mesure à quel point, pourquoi les dictateurs africains ont peur et sont réfractaires à la démocratie. Les Français sont incorrigibles, ils sont très attachés à la démocratie et ils savent qu'un bulletin de vote est un vrai pouvoir.Cfr. https://twitter.com/FreddyMulongo. Les primaires de droite et ceux de la gauche ont été des lessiveuses pour tous ceux qui ont gouverné en France. Les Gaulois ont dégagé: Nicolas Sarkozy, ex-Président de la République de 2007-2012, battu sèchement au 1er tour de la primaire à droite, les électeurs de gauche sont allés massivement voter pour le dégager, Alain Juppé, ex-Premier ministre de Chirac distancé au second, il a été dégagé, Cécile Duflot, ex-Ministre de l'écologie et chef de Parti Europe Ecologie Les Verts du gouvernement Ayrault, a été dégagée par les militants écologistes, Manuel Valls ex-Premier ministre vient d'être écarté par la primaire de la gauche. Les Mélenchionnistes sont allés voter en masse pour dégager Valls. François Hollande a eu raison de ne se frotter à la primaire citoyenne. Pour la présidentielle 2017, qui dit primaire dit massacre ! Le dégagisme est en marche.

A la maison Latine, les Vallsistes sont amères et pourtant c'est dans ce même lieu en 2011 que les Hollandais festoyaient lors de la victoire de François Hollande aux primaires de la gauche. Manuel Valls n’a pas tardé à reconnaître sa défaite. Quelques minutes après l’annonce des premiers résultats du second tour de la primaire du PS dimanche soir, qui donne une large victoire à son adversaire Benoît Hamon, l'ancien Premier ministre s'est exprimé. "Benoît Hamon l’a emporté nettement, et je tiens chaleureusement à le féliciter", a-t-il déclaré devant ses partisans. Manuel Valls a aussi assuré de sa loyauté. "J’ai depuis toujours le sens de l’action collective et de la loyauté. Benoît Hamon est désormais le candidat de notre famille politique. Et il lui appartient de mener à bien la belle mission du rassemblement. Je veux lui souhaiter bonne chance" ! L'ex-Premier ministre qui a décidé de prendre du recul et de s'occuper de sa famille, son avenir s'écrit en pointillés, entre législatives et congrès du PS.

D'après les analystes politiques, nos confrères de Franceinfo sont à la pointe. Nous vous livrons leur refléxion. Manuel Valls a perdu la primaire pour plusieurs raisons:

Il a traîné le bilan du quinquennat comme un boulet

François Hollande absent de cette primaire, c'est naturellement vers celui qui a occupé le poste de chef du gouvernement de 2014 à 2016 que se sont portées toutes les critiques. Le premier débat de la primaire, le 12 janvier, a donné le ton d'emblée. "Difficile à défendre", "un sentiment d'incompréhension"… Tous les candidats à la primaire se sont dissociés du bilan d'un président au plus bas dans les sondages. Manuel Valls, obligé d'évoquer sa "fierté" d'avoir servi son pays, s'est retrouvé bien seul, avec le modeste appui de la radicale Sylvia Pinel, à défendre le quinquennat écoulé.

Il a porté le 49.3 "comme un stigmate"

"C'est une connerie qu'il a faite tout seul." Un très proche du candidat l'affirme : sa proposition de supprimer l'article 49.3 de la Constitution a été une énorme erreur. Aux yeux de l'opinion, cette initiative semble incompréhensible de la part du Premier ministre qui a eu recours à cet article à six reprises.

Début janvier, un de ses soutiens affirmait : "Il le portera comme un stigmate." Et cela n'a pas manqué. Tel le sparadrap du capitaine Haddock, le 49.3 poursuit Manuel Valls sur tous les terrains de la campagne : après une enfarinade lors d'un déplacement à Strasbourg, ses meetings sont perturbés. A Paris, dans le public du Trianon, un opposant hurle "49.3 on n'oublie pas", avant d'être expulsé par la sécurité. Comme un symbole, dimanche soir, c'est au bar Le 49.3, dans le 11e arrondissement de Paris, que des dizaines de militants anti-Valls sont allés fêter la défaite de l'ancien Premier ministre.

Il n'était pas prêt

Il a beau avoir contribué lui-même au renoncement de François Hollande, Manuel Valls était mal préparé pour cette compétition, "engagée dans des conditions imprévues", a souligné le vaincu dans son discours. "Il était prêt psychologiquement et intellectuellement, sa volonté était là, mais il n'avait rien préparé", reconnaissait un député pro-Valls dimanche soir.

En réalité, Manuel Valls, qui lorgnait plutôt la présidentielle de 2022, ne pensait pas devoir descendre dans l'arène dès cette année. Son début de campagne, début décembre, a été plus que poussif. Alors que ses équipes hésitent sur la stratégie à suivre, il présente début janvier un programme insipide : une accumulation de grands principes et peu de mesures fortes, si ce n'est le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires, l'un des marqueurs du mandat de… Nicolas Sarkozy.

Il n'a pas réussi à changer son image

"J'ai changé." Tout au long de sa (courte) campagne, Manuel Valls a tenté de présenter un nouveau visage. Le candidat de 2017 voulait faire oublier à la fois celui de 2011, au positionnement très droitier, et le Valls Premier ministre, qui avait théorisé l'existence de deux gauches "irréconciliables". Mais le revirement, trop brutal pour paraître sincère, n'a pas convaincu. "Si Valls renie Valls, il tombe dans le pot commun. En plus, cela lui injecte le soupçon de l'insincérité", reconnaissait l'un de ses soutiens pendant la campagne.

Comment Manuel Valls pouvait-il apparaître comme un candidat rassembleur après avoir autant divisé ? L'ancien Premier ministre n'a jamais réussi à résoudre cette difficile équation. "Le temps a été trop court pour changer de costume", reconnaît un de ses plus chauds partisans. Peut-être est-ce la raison pour laquelle il a changé de stratégie dans la dernière ligne droite, avec une position plus dure sur la laïcité et la mise en avant de son "expérience" gouvernementale.

Il a été "parasité" par Macron

Emmanuel Macron a réussi son travail de sape. En se plaçant à l'extérieur de cette compétition, le leader d'En marche ! a détourné des milliers d'électeurs pro-Valls potentiels. Avant le second tour, l'un des partisans de l'ex-Premier ministre se désolait : "Je ne vois pas comment Valls peut gagner la primaire. Ses réserves de voix sont énormes mais elles sont figées à l'extérieur du PS, elles sont chez Macron."

Proches sur les sujets économiques, les deux hommes ont suivi chacun leur propre stratégie depuis plusieurs mois : l'émancipation pour Macron, la loyauté pour Valls. La première a été plus payante que la seconde dans la course à la qualification pour la présidentielle.

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samedi 28 janvier 2017

Benoît Hamon-Manuel Valls, deux visions de la gauche !

Dimanche 29 janvier, Benoît Hamon 49 ans et Manuel Valls 55 ans, les deux enfants paradoxaux de Michel Rocard, après une âpre campagne, les deux candidats restants vont tenter de convaincre le plus grand nombre. Un défi de taille pour des finalistes dont les projets pour l'avenir de la France sont bien différents.

Benoît Hamon fut président et fondateur du Mouvement des jeunes socialistes, mouvement auquel Michel Rocard a donné son indépendance et qui a aussi été un vivier du rocardisme. Quant à Manuel Valls, il a été le conseiller aux affaires étudiantes de Michel Rocard. La synthèse gouvernementale de Lionel Jospin les réunira dans les cabinets ministériels, celui de Martine Aubry pour Benoît Hamon et celui de Lionel Jospin pour Manuel Valls. Le premier poursuivra sa carrière au sein du parti alors que Manuel Valls va connaître l’expérience d’un exécutif local à la mairie d’Evry.

Une confrontation idéologique. Les électeurs sont appelés à départager, dimanche, lors du second tour, deux visions de la gauche. Car même s'ils partagent certaines positions, Benoît Hamon et Manuel Valls incarnent la fracture interne du PS mais aussi l'échec du quinquennat de François Hollande.

Benoît Hamon, favori du scrutin (36,03% au premier tour) et chef de file des "Frondeurs", peut compter sur le soutien d'Arnaud Montebourg (17,52%). D'ailleurs Benoït Hamon et Arnaud Montebourg ont été hier, "Ensemble" à la Pépinière 27, rue de chemin vert dans le XIè arrondissement de Paris. Cfr le reportage sur notre compte twitter: https://twitter.com/FreddyMulongo.

Propulsé en tête du premier tour, Benoît Hamon a su imposer dans la campagne des propositions novatrices en rupture avec ses concurrents. S'appuyant sur la dynamique qui lui est favorable, il se présente dorénavant comme rassembleur. Il faudra s'adresser aux autres dirigeants de Gauche", a-t-il affirmé, en référence à Yannick Jadot ou encore Jean-Luc Mélenchon, de la France Insoumise.

De son côté, Manuel Valls (31,48%), l'ex-locataire de Matignon, entend représenter l'aile droite du parti, social-démocrate. Voulant se positionner comme un candidat ayant exercé le pouvoir, il défend le bilan du quinquennat de François Hollande, tout en revendiquant sa "crédibilité". Surpris par l'ascension de Benoît Hamon, il est passé à l'offensive, n'hésitant pas à critiquer le programme de son concurrent qu'il juge irréalisable.

Laïcité

Benoît Hamon, député des Yvelinnes a une vision très libérale de la Loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, qu'il qualifie de "loi de liberté". Selon lui, une femme majeur doit avoir le choix de porter ou non le voile. Il a denoncé à de nombreuses reprises "l'hystérie" des débats sur l'islam.

Manuel Valls a une lecture plus stricte de la loi de 1905. Pour l'ancien ministre de l'intérieur, l'Etat doit être ferme , garant de l'autorité sur ces questions. Il s'était d'ailleurs dit, par le passé, favorable à l'interdiction de la voile à l'université avant de modérer ses propos.

Environnement

Benoît Hamon a fait de l'écologie un axe central de son programme. Il veut mettre fin à l'avantage fiscal du diesel et entend sortir de ce carburant à l'horizon 2025. Favorable à l'instauration d'une fiscalité écologiste, il est aussi vivemment opposé à la construction de l'aéroport de Notre-Dame -des Landes.

Manuel Valls veut garder le cap. L'ex-Premier ministre ne souhaite pas revenir sur la construction de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes. Manuel Valls est contre lamise en place d'une fiscalité écologiste et entend lancer la rénovation thermique d'un million de logements et bureaux.

Sécurité intérieure

Pour Benoît Hamon "Frondeur", accusé par ses détrateurs "d'angélisme", il est essentiel de favoriser l'alternative à la prison. Ainsi Benoît Hamon ne prévoit pas dans son programme la création de places supplémetaires. En matière de sécurité, il souhaite accueillir davantage de réfugiés et entend rétablir une police de priximité.

Manuel Valls est accuser par ses rivaux et détracteurs de droitiser sa politique et de tenir une ligne dure. Il entend construire 10 000 places de prison supplémentaires, pour en finir, dit-il "avec les conditions indignes de détention". Il souhaite également renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l'espace Schengen.

Economie

Benoît Hamon veut instaurer un revenu universel inconditionnel, d'un montant à terme de 750 euros mensuels. Une mesure chiffrée entre 300 et 450 milliards d'euros par an. Il souhaite aussi le temps partiel, revaloriser de 10% le Smic et abroger la loi du travail.

Manuel Valls entend poursuivre la politique de l'offre mise en place depuis le quinquennat. Il veut ainsi maintenir la loi du travail. En revanche, il souhaite encourager les heures supplémentaires en les défiscalisant. Enfin, grâce à une fusion des minima sociaux, il mettrait en place un minimum décent sous condition des ressources.

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vendredi 9 décembre 2016

RDC: RSF et 86 organisations appellent à sanctionner de hauts responsables !

RSF et 86 organisations appellent à sanctionner de hauts responsables en RD Congo

L’Union européenne et les États-Unis devraient étendre les sanctions ciblées contre les personnes principalement responsables de la récente répression violente et d’autres violations graves des droits humains en République démocratique du Congo, a déclaré aujourd’hui une coalition de 72 organisations congolaises et 15 organisations internationales de défense des droits humains.

Dix jours avant le 19 décembre 2016, date butoir marquant la fin du second et dernier mandat du Président Joseph Kabila autorisé par la constitution, celui-ci n’a toujours pas pris d’engagement clair sur son retrait du pouvoir. Parallèlement, la répression du gouvernement contre les activistes pro-démocratie, l’opposition politique, les manifestants en grande partie pacifiques et les médias s’est intensifiée à une vitesse alarmante.

« L’imposition de sanctions ciblées contre de hauts responsables, en particulier avant le 19 décembre, pourrait aider à éloigner la RD Congo du bord du précipice et éviter une plus grande répression violente », a déclaré Me Georges Kapiamba, président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ). « Une telle action montrerait que les conséquences ne cesseront de s’accroître pour le gouvernement au fil des jours. »

Des dirigeants d’opposition et des activistes pro-démocratie ont appelé les Congolais à descendre dans les rues si le Président Kabila restait à son poste au-delà de son mandat. Les manifestations passées laissent penser que les forces de sécurité seront présentes, promptes à faire un usage excessif de la force, y compris létale. Il y a des risques que les dirigeants politiques mobilisent les dizaines de groupes armés actifs dans l’est de la RD Congo à des fins politiques ou que les forces de sécurité nerveuses du pays se brisent si Joseph Kabila s’appuyait sur la force pour rester au pouvoir. Cela laisse craindre que le pays puisse sombrer dans une plus grande répression ou dans une violence généralisée et le chaos, avec de possibles répercussions volatiles dans toute la région.

Les sanctions ciblées imposées précédemment par les États-Unis contre trois responsables des forces de sécurité sur le devant de la scène des violences contre les manifestants ont eu un effet dissuasif notable et ont ébranlé les personnes impliquées, ont expliqué les organisations. Les États-Unis devraient imposer des sanctions ciblées contre des représentants de plus haut niveau.

En octobre, les ministres des affaires étrangères de l'UE ont affirmé que l’Union européenne « utilisera tous les moyens à sa disposition » contre les individus responsables de graves violations des droits humains, qui incitent à la violence ou « feraient obstacle à une sortie de crise consensuelle, pacifique ». En novembre, le Parlement européen a adopté une résolution appelant l’Union européenne à infliger rapidement des sanctions ciblées. L’Union européenne doit examiner la situation prévalant en RD Congo et éventuellement adopter des sanctions ciblées lors de la prochaine réunion de son Conseil des affaires étrangères le 12 décembre.

Ces sanctions compteraient, entre autres, des interdictions de voyage, le gel des avoirs et le blocage des comptes bancaires et des transactions financières liés aux individus.

« Le Président Kabila et les fonctionnaires congolais doivent recevoir un message fort leur signalant que la violation des droits des Congolais coûte cher aux personnes responsables », a déclaré Ida Sawyer, chercheuse senior Afrique à Human Rights Watch. « Il est crucial pour la stabilité, l’État de droit et le respect des droits humains fondamentaux en RD Congo et dans l’ensemble de la région d’agir maintenant pour empêcher que la situation en RD Congo ne devienne incontrôlable. »

Signataires :

I. Organisations internationales

Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme (AEDH)

Ecumenical Network Central Africa (OENZ)

The Enough Project

European Network for Central Africa (EurAc)

Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (FIACAT)

Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)

Global Centre for the Responsibility to Protect

Global Witness

Human Rights Watch

Never Again Coalition

PAX

Protection International

Reporters sans Frontières/Reporters Without Borders

Save the Congo

World Organisation Against Torture (OMCT)

II. Organisations congolaises

Action Chrétienne Contre la Torture (ACAT) – RDC

Action d’Aide aux Survivants de la Torture (AAST/Relève)

Action de Solidarité de Femmes pour la Femme et l’Enfant (ASOFFE)

Action pour la Bienveillance Humanitaire (AB/ Humanitaire)

Action pour la Justice et le Développement (AJD)

Action pour la Paix et la Protection de l'Enfant (APPE)

Action pour la Protection des Droits Humains et de Développement Communautaire (APDHUD)

Agir pour la Reconstruction de notre Espace et pour la Convivialité (AGIREC)

Agir Rapidement pour la Femme (ARF)

Association africaine de défense des droits de l’Homme (ASADHO)

Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ)

Association de défense des Droits de la Femme (ADDF)

Association des Femmes Juristes Congolaises (AFEJUCO)

Association des Femmes pour le Développement Communautaire (AFEMDECO)

Association des Femmes pour le Développement Endogène Mboko/Fizi (AFDEM)

Association des Jeunes pour la Protection de l’Environnement Fizi (AJPEF)

Association des Jeunes pour le Développement Intégral de Kalundu/Uvira (AJEDIK)

Association pour le Développement des Initiatives Paysannes (ASSODIP)

Association pour le Développement Intégral du Haut Plateau de Fizi (ADIPF)

Association pour les Droits Humanitaires (ADH)

Bureau de Promotion Socioculturelle (BUPSOC)

Centre de Promotion Socio-Sanitaire (CEPROSSAN)

Centre de Rééducation pour l’Enfance Délinquance et Défavorisée (CREDD)

Centre d'Observation des Droits de l'Homme et d'Assistance Sociale (CODHAS)

Centre Indépendant de Recherches et d’Études Stratégiques au Kivu (CIRESKI)

Centre International de Promotion et de Développement et des Droits de l'Homme (CEIPEDHO)

Cercle international pour la Défense des Droits de l’Homme, la Paix et l’Environnement (CIDDHOPE)

Cercle National de Réflexion sur la Jeunesse (CNRJ RDC)

Comité de Coordination des Actions de Paix (CCAP)

Commission Internationale en Formation des Droits de l’Homme (CIFDH)

Convention pour le Respect des Droits de l’Homme (CRDH)

Congrès pour le Renouveau Syndical (CORES)

Debout Fille de Fizi (DFF)

Femme en Danger (FED)

Femme et Enfant en Détresse (SOS FED)

Femme pour le Développement des Mutuelles de Solidarités à Fizi (FDMUSOF)

Femme qui en Soulève une Autre (FESA)

Femmes Engagées pour la Promotion de la Santé Intégrale (FEPSI)

Femmes Juristes pour la défense des Droits de la Femme (FJDF)

Fraternité des Prisons (FP)

Genre pour l’Appui au Développement (GAD)

Great Lakes Human Rights Program (GLHRP)

Groupe d’Action Non-Violente Évangélique (GANVE)

Groupe d’Associations de Défense des Droits de l’Homme et de Paix (GADHOP)

Groupe Lotus (GL)

Institut Africain de Formation en Droits Humains (INAFDH)

Juriste en Action (JURAC)

JUSTICIA Asbl

Ligue contre la Fraude et la Corruption (LICOF)

Ligue des Activistes des Droits de l'Homme (LADHO)

Ligue des électeurs (LE)

Ligue pour la Défense et la Vulgarisation des Droits Humains (LDVDH)

Mama Tupendane (MT)

Mama Tushirikiane (MATU)

Maniema Libertés (MALI)

Maniema Tuende Mbele (MTM)

Mobilisation, Encadrement Écologie et Défense des Droits Humains par les Amis des Familles Démunies (MEEDAF)

Œuvre Chrétienne pour la Femme (OCF)

Organisation Communautaire pour la Conservation de la Nature (OCCN)

Organisation de Paix pour les Opportunités et le Développement (OPOD)

Organisation pour la Promotion et Protection des Droits Humains (OPPDH)

Pax Christ Butembo

Psychologues sans Frontières (PSF)

Relance pour la Fille de Sion (RFS)

Réseau des Activistes des Droits Humains de Fizi

Réseau des Communicateurs Humanitaires (RCH)

Réseau des Parajuristes du Maniema (REPAJUMA)

Réseaux de Femmes pour le Développement de Jeunes d’Itombwe (RFDJI)

Service Par, Pour et Avec les Femmes (SEPPAF)

Solidarité des Associations Féminines pour les Droits de Femmes et de l’Enfant (SAFDF)

Solidarité des Hommes pour la Protection et la Promotion des Femmes (SHPF)

Wamama Tusimame (WATU)

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mardi 6 décembre 2016

Evry. Manuel Valls déclare sa candidature à la présidentielle pour aller dans le marigot de la primaire socialiste !

On l'a senti hier en allant à la mairie d'Evry que des jeunes issus de la diversité 91 Essonne et la Vallssosphére sont prêtes au combat (@avec_valls @JeunesVallsiens @GenerationValls @Valls_2017 @team_valls @clubvalls92 @ManuelValls91) pour encourager l'ex-Premier ministre Manuel Valls qui a déclaré sa candidature à la présidentielle et va au marigot de la primaire socialiste, qui apparaît pour certains observateurs comme un coupe-gorge tellement les caïmans ont les dents acérées! Manuel Valls qui est un politique intelligent, homme d'Etat avec son expérience de Premier ministre à Matignon, la tour de contrôle de la France, saura sans doute éviter les pièges tendues. D'ailleurs son discours de candidature aura été très à gauche...le voici "Je suis, ici, à Evry, dans ma ville. Ma ville de cœur. Une ville intense, attachante, jeune et populaire … cette ville où on se parle toujours directement, avec franchise … cette ville qui est une école, une école de la vie … j’ai appris tellement de mes concitoyens. Alors OUI, je suis candidat à la présidence de la République !"

J’ai cette force en moi, cette volonté de servir mon pays… C’est au-delà des mots, c’est une conviction TOTALE … Je veux TOUT donner pour la France ! Qui m’a tant donné. Ministre, Premier ministre, j’ai fait mon devoir – vous me connaissez –, sans jamais me ménager, avec énergie, en parfaite loyauté, avec le souci constant d’être à la hauteur de la mission que m’a confiée le Chef de l’Etat.

A François HOLLANDE, je veux dire mon émotion, mon affection. Sa décision est celle d’un homme d’Etat, qui place l’intérêt général au-dessus de tout. Elle nous oblige tous. Je veux lui dire la chaleur de mes sentiments. Ils se sont forgés à jamais dans le prix douloureux que notre pays a payé dans son engagement pour la liberté.

Je veux lui dire ma très grande fierté d’avoir assumé, à ses côtés, ces responsabilités immenses, intenses, et d’avoir engagé des réformes essentielles pour la France, pour protéger les Français, pour la compétitivité de nos entreprises, pour notre école, pour préserver notre modèle social.

Au cœur des difficultés, à ses côtés, je n’ai jamais cédé à la tentation de l’individualisme, de quitter le collectif. NON… le service de la France est bien plus grand que soi …

Le temps est venu d’aller plus loin dans mon engagement. Le sens de l’Etat me fait considérer que je ne peux plus être Premier ministre tout en étant candidat. En accord total avec le Président de la République, je quitterai mes fonctions dès demain, car je veux, en pleine liberté, proposer aux Français un chemin.

Pourquoi je suis candidat ?

Pourquoi ma candidature ? Pourquoi donner cinq ans de plus à la gauche ? Ces interrogations sont légitimes. Je suis lucide.

Je suis candidat parce que la France doit peser de tout son poids dans un monde qui n’a plus rien à voir avec ce qu’il était : menace terroriste ; réchauffement climatique ; effets néfastes de la mondialisation ; affaiblissement de l’Europe ; poussées de l’extrême droite …

Je veux une France indépendante, inflexible sur ses valeurs. Face à la Chine de XI JINPING, à la Russie de Vladimir POUTINE, à l’Amérique de Donald TRUMP, à la Turquie de Recep ERDOGAN … il faut, dans ce monde, une expérience forte. Elle ne s’invente pas !

Elle ne s’improvise pas ! J’ai cette expérience ! Je veux la mettre à profit.

Je m’engage parce que je ne veux pas que la France revive ce traumatisme – celui de 2002 – d’une extrême droite au second tour. Elle est aujourd’hui aux portes du pouvoir. Son programme ruinerait les petites gens, les retraités, les ouvriers. Elle nous ferait sortir de l’Europe et de l’histoire. A nous, à nous tous, de la renvoyer dans les cordes !

Je veux me battre, dans cette campagne, contre la droite, son candidat, son programme. Avec ses vieilles recettes des années 80, elle nous présente comme une avancée, ce qui est un recul social généralisé.

Je NE veux pas que les fonctionnaires travaillent plus pour gagner moins !

Je NE veux pas que les déremboursements massifs de médicaments empêchent les plus modestes de se soigner !

Je NE veux pas que nos enfants aient moins de professeurs, que nos villes et nos campagnes aient moins de policiers ou de gendarmes !

Je NE veux pas que l’on casse notre sécurité sociale, l’hôpital public ; que nos aînés aient moins de protections et que les salariés attendent 70 ans – 70 ans ! – pour toucher une retraite à taux plein.

Ma candidature, c’est aussi une révolte.

Je suis révolté, au fond de moi-même, à l’idée que la gauche soit disqualifiée de cette présidentielle. Cette révolte je veux la faire nôtre ! Je constate la division à gauche … Mais jusqu’à quand allons-nous subir ce spectacle ?

Voilà un beau motif de sursaut … il y a une exigence de rassemblement… et au fond de nous, je sais qu’il y a une envie de se retrouver … Moi-même, dans ma volonté de faire évoluer ma famille politique, j’ai pu avoir des mots durs, suscité des débats, des incompréhensions … C’est ça la gauche, le débat, la controverse … Mais j’ai toujours assumé les décisions collectives, parce que c’est aussi l’esprit de la gauche… c’est mon histoire.

Bien sûr, les uns et les autres nous sommes différents, mais nous sommes ensemble. La division est toujours une affaire qui se fabrique à plusieurs. L’unité aussi ! Chacun devra faire un effort … moi le premier. Il faut être digne, se dépasser. Ma candidature est celle de la conciliation. Elle est celle de la RÉ-conciliation.

Je pose donc ce premier acte pour l’unité parce qu’aujourd’hui j’ai une responsabilité : rassembler, oui, rassembler. Car enfin, quand on a gouverné, avec François Mitterrand, Lionel Jospin, François Hollande, on partage quelque chose de grand, de fort : un même combat pour le progrès et la justice sociale. C’est une histoire, un fil commun.

JE VEUX FAIRE GAGNER TOUT CE QUI NOUS RASSEMBLE !

La primaire qui s’ouvre est un formidable moyen pour recréer l’unité. Ce n’est pas que l’affaire des partis. C’est votre responsabilité.

J’invite les femmes et les hommes de gauche, les progressistes, mais j’invite aussi tous les Français qui refusent l’extrême droite, qui refusent la régression sociale que propose François Fillon, à s’emparer de ce moment.

A venir nombreux, oui, nombreux, mobilisez-vous, pour choisir librement ! Débattre ! Je le ferai moi-même avec respect, sens de l’écoute, sans polémiquer, sans jamais dénigrer.

La gauche est grande et belle quand elle parle à tous les Français, et qu’elle rassemble ; quand son destin se confond avec celui de la France.

3. Le président que je veux être

a) Qui rend sa force à l’esprit français

La France a besoin de la gauche, garante de cet esprit français, auquel je veux, nous devons rendre toute sa force.

La laïcité qui est notre bouclier, pour assurer la tolérance, pour protéger, pour que dans ce pays, on puisse croire ou ne pas croire, se respecter.

L’égalité que l’école doit promouvoir. L’égalité aussi entre les femmes et les hommes. La fraternité qui fait que la France est une nation où chacun est préoccupé par le sort de son prochain. Ce fameux modèle social français – qu’il faut moderniser, mais aussi préserver – c’est de ne jamais fermer les yeux sur la pauvreté, les oubliés, les mal-logés, les précaires, les humiliés de la vie, pour leur tendre la main, leur redonner la dignité à laquelle ils ont droit.

L’esprit français, c’est la liberté, celle qui consiste à exercer, quoi qu’il en coûte, son esprit critique. Celui de Voltaire. Car l’esprit français, nous le savons, est indocile et rebelle. Et en 2015 nous l’avons payé par le sang…

L’esprit français, c’est penser en grand, pour le monde, comme nous l’avons fait, avec le Président de la République, lors de la COP 21, ou en engageant nos armées au Mali, au Levant.

L’esprit français, c’est la culture, la création, notre magnifique exception, notre patrimoine, nos paysages, notre créativité, la French Tech reconnue sur tous les continents, mais aussi notre langue, le français : celui de RABELAIS, d’HUGO, de CAMUS, de CESAIRE, de BEAUVOIR, de Patrick MODIANO ou Leïla SLIMANI.

Cet esprit français… je veux l’incarner, le faire respecter, l’entretenir, le porter… C’est pour moi une mission fondamentale… Mais je veux vous dire la vérité … car je n’ai jamais mâché mes mots … j’ai toujours nommé les problèmes pour mieux les combattre : les communautarismes, la ségrégation sociale, le racisme, l’antisémitisme, les actes antimusulmans, les actes anti-chrétiens, les discriminations qui nous fracturent.

J’en ai assez de ces discours qui nous divisent, qui stigmatisent, là nos compatriotes musulmans, là les réfugiés fuyant la guerre.

Pourtant, chaque fois que je vais dans une commune, une école, une entreprise, une association, je ressens la même émotion. Partout des citoyens se mobilisent pour nos aînés, pour les personnes qui vivent avec un handicap, pour ceux qui souffrent, ceux qui ont faim.

Notre pays aspire profondément à ce récit commun. Il y a des ressources dans la société française, dans nos familles, il y a un optimisme, une générosité. Il faut aller chercher ce qu’il y a de meilleur dans chacun de nous. Les Français ont besoin de retrouver un esprit, celui d’une société moins dure, plus solidaire, plus fraternelle, plus morale.

NOUS PARTAGEONS TOUS UNE BELLE IDÉE DE LA FRANCE !

Nous devons faire vivre cette idée.

b) Qui propose un chemin pour la France

Je veux mettre la France à la hauteur d’un monde nouveau. La mondialisation doit être mise au service des peuples. En clair, je veux que les classes populaires, les travailleurs retrouvent leur dignité, leur capacité à faire, à créer, à produire, bref à construire ce pays comme ils l’ont toujours fait.

Ne pas subir la mondialisation, c’est forcément, pour moi qui suis profondément européen, par mes origines, par mes convictions, refonder le projet européen qui ne défend pas assez nos intérêts, qui n’est pas assez proche des peuples. Je veux une Europe forte dans le monde, qui investit dans l’avenir, la jeunesse, le social.

Mettre la France à la hauteur d’un monde nouveau, c’est miser plus encore sur notre génie créatif, sur notre compétitivité, sur notre agriculture, sur notre industrie, nos PME, nos entrepreneurs, nos commerçants, nos artisans, nos salariés, parce que le travail est une valeur.

Et cela passe par l’investissement massif dans des secteurs nouveaux, qui feront la croissance et les emplois de demain : économie verte, transition écologique, énergies renouvelables, numérique et les sciences du vivant.

Dans ce monde nouveau, la France sera plus forte, elle sera une grande Nation, car elle sera une « Nation éducative », c’est-à-dire une Nation qui met toute son énergie, son audace, plus d’audace encore, dans l’éducation, la formation tout au long de la vie, l’apprentissage, la recherche, la santé ; une nation intelligente qui crée de la valeur, de la richesse, de l’épanouissement, … Ce sont les conditions indispensables, incontournables pour créer de l’emploi et faire reculer le chômage. C’est MA priorité.

Dans ce monde nouveau et inquiétant, l’Etat a toujours un rôle à jouer. Il ne peut pas être mis en cause, il ne peut pas être démantelé ! Il doit être l’expression politique de la Nation : un Etat qui protège contre l’insécurité, la délinquance, la menace terroriste ; un Etat décentralisé, présent, avec ses services publics forts, aussi bien dans les territoires urbains que ruraux, qui peuvent se sentir déclassés – je défends, vous le savez, la ruralité – et dans les Outre-Mer ; un Etat bien géré, modernisé, plus efficace, car je veux poursuivre la baisse durable de l’impôt pour les classes moyennes et populaires.

Je veux aussi, face à la crise démocratique, que la République, notre République, fasse davantage confiance aux Français. On ne gouverne pas au 21e siècle comme au siècle dernier.

A l’heure où certains ne veulent gouverner que par ordonnances, il faut toujours mieux impliquer les citoyens, les associations, les élus, les partenaires sociaux – car je crois à la démocratie sociale – dans les décisions qui les concernent.

Nous devons inventer, je proposerai, un nouvel équilibre pour nos institutions, entre l’exécutif, le Parlement, les collectivités territoriales – qui doivent assumer plus de responsabilités – et les citoyens, qui doivent être mieux associés, davantage consultés.

Et enfin, ici, à Evry, je sais la force de la jeunesse. Je veux que la jeunesse, toute la jeunesse de mon pays réussisse. Et parce que je suis un élu de ces quartiers populaires, je sais parfaitement que nous n’avons pas encore répondu à toutes ses attentes.

La réussite de la jeunesse ne peut pas être que financière. L’épanouissement naît de la capacité à concrétiser des projets, à se réaliser dans le travail, la création d’entreprises, dans la culture, la vie associative au service des autres, au service de la République.

C’est cela l’engagement ! La réussite ne se mesure pas au montant du compte en banque, elle se mesure à la lumière que l’on a dans les yeux. Et je veux que l’on retrouve, je veux que nos compatriotes retrouvent TOUS cette lumière…

Mes chers compatriotes de métropole, des Outre-mer et de l’étranger, Nous sommes, dans un moment historique, grave, mais passionnant, qui est le fruit d’un paradoxe : alors même que l’espoir semble s’éloigner, que tout semble déjà écrit et joué d’avance, le peuple français n’a jamais eu autant envie de reprendre les rênes de son destin…

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lundi 5 décembre 2016

France: 1 873 ONG africaines portent plainte contre Nicolas Sarkozy pour «déstabilisation de l'Afrique»

L'ancien dirigeant français est dans le viseur d'un collectif d'ONG qui lui reprochent d'avoir engagé la France dans des opérations de déstabilisation de plusieurs pays africains, parmi lesquels le Gabon, la Guinée équatoriale et surtout la Libye.

Une coalition africaine, qui regroupe 1873 organisation non-gouvernementales du continent, a l'intention de poursuivre l'ancien chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, pour «déstabilisation de la Libye, pillage, complicité de déstabilisation, tentative de déstabilisation du Gabon et de la Guinée équatoriale».

«L'Afrique a changé, l'Afrique ne se laissera plus dicter des lois de l'Occident. Nous mettrons fin aux pillages de notre continent par les Occidentaux et nous mettrons fin aux pillages des dirigeants africains irresponsables», a déclaré le représentant de cette coalition pour expliquer sa démarche.

La plainte concerne plusieurs théâtres d'opération : en Libye, l'implication de la France et «la complicité de ses marionnettes» est pointée du doigt, notamment à la suite de la mort de Kadhafi dans des circonstances encore floues, alors que des liens financiers entre Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi sont régulièrement évoqués.

Des tentatives de déstabilisation du Gabon et de la Guinée équatoriale sont également évoquées.

Aux côtés de Nicolas Sarkozy, on retrouve, parmi les accusés, les avocats William Bourdon et Robert Bourgui, ainsi que les ONG Sherpa et transparency International. La coalition a également annoncé avoir déposé une plainte contre l'ONU «pour avoir cautionné la déstabilisation de la Libye, provocant jusqu'à ce jour, des milliers de morts».

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Cuba: Fin des funérailles de Fidel Castro à Santiago de Cuba

Les funérailles de Fidel Castro ont pris fin à Santiago de Cuba, berceau de la révolution castriste dans l'est du pays, lors d'une cérémonie intime qui vient clore neuf jours de deuil décrétés après le décès de l'ex-président le 25 novembre à 90 ans. «Il n'y a pas eu de discours, c'était très sobre, il y a juste les cendres qui ont été mises en terre et la famille, le gouvernement, et ensuite tous les officiels, qui étaient là», a rapporté la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, qui représentait le gouvernement français à ces funérailles, empreintes selon elle, de «beaucoup de sobriété, de sérénité».

Les funérailles auraient dû être télévisées mais au dernier moment, les medias cubains ont annoncé que la cérémonie se déroulerait en privé.

Le père de la révolution cubaine est décédé à l’âge de 90 ans, le 25 novembre, à La Havane. Selon son désir, sa dépouille a été incinérée. Depuis l'an 2000, Fidel Castro souffrait de graves problèmes intestinaux, à cause desquels il avait été contraint de se retirer de la vie politique en 2006. Il avait alors transmis le pouvoir à son frère cadet Raul, numéro deux du parti depuis sa fondation en 1965.

L’icône de la révolution cubaine, Fidel Castro, est décédé le 24 novembre à l’âge de 90 ans. Mais tout le monde ne sait pas qu’il a défié 11 présidents américains et survécu à 638 complots, dont la plupart étaient ourdis par la CIA.

Les relations entre les Etats-Unis et Cuba étaient au plus bas suite à la révolution cubaine. Pour Washington, Fidel Castro était source d'innombrables problèmes et la CIA a tenté de se débarrasser de lui à de maintes reprises. D’après les estimations du Livre Guinness des records, il a survécu à 638 complots d'assassinat depuis le débarquement d'exilés cubains soutenus par la CIA dans la baie des Cochons, en avril 1961. Voilà les échecs de la CIA les plus saugrenus.

Le stylo empoisonné

Au jour de l’assassinat du président américain John Kennedy, le 22 novembre 1963, un responsable de la CIA a confié un stylo empoisonné à un «espion» cubain pour qu’il l’utilise contre Fidel Castro. Mais, au même moment, un émissaire de Kennedy rencontre le leader cubain pour tenter d’améliorer les relations entre les deux pays, ce qui a mis un terme à l'entreprise.

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