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Réveil FM International

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samedi 9 décembre 2017

10 Questions à Dominique Kabongo, l’un des leaders politiques de la diaspora !

En possession d'un visa volant, Dominique Kabongo, l'un des leaders politique de la diaspora à Toronto au Canada, il a été empêché d'embarquer pour la République démocratique du Congo par la douane belge à Bruxelles, il devait participer aux assises de l'Udps aile Bruno Tshibala. Lucide, Dominique Kabongo, ne voulait pas aller à Kinshasa pour donner un quitus à Bruno Tshibala mais plutôt que ces assises ne soient que les prémices d'un grand congrès fédérateur de l'Udps. Cela fait maintenant quelques années, que Réveil FM International connait ce diplômé au Canada en Science – Po et développement international ” Honors B.A ” à l’Université ” York University au Canada. Il n'a jamais brandit son passeport congolais sur le net, pourtant Dominique Kabongo est un vrai patriote qui vibre en toute simplicité pour le Congo. Lors du Forum International pour "la liberté de la presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité" au Press club de Paris, le 27 mars 2014, Dominique Kabongo était le premier acteur politique congolais a être arrivé dans la salle, pourtant il réside à Toronto au Canada ! Le comble est qu'il s'est mis à aider dans l'organisation pour l'événement organisé par Roger Bongos-Afrique Rédaction et Freddy Mulongo-Réveil FM International soit une réussite. A la fin du forum, alors que tout le monde était parti, Dominique Kabongo était toujours là, pour nous encourager, manifester sa solidarité pour le travail qu'Afrique Rédaction et Réveil FM international avaient abattu pour la réussite du forum. Il répond à nos 10 questions, rapidement comme un visa volant !

Le corps du Leader Maximo Etienne Tshisekedi à Bruxelles. Toujours au funérarium ou enterré provisoirement ?

1. Réveil FM International: Le sphinx de Limeté, Etienne Tshisekedi est toujours à la morgue en Belgique. Sa dépouille n'est pas encore rentré au pays pour y être enterré. Qu'est-ce qui bloque ? Est-ce que c'est la faute du régime d'Alias Joseph Kabila comme l'a dit Maman Marthe sur TV5 ? Pourquoi Félix Tshisekedi ne s'investit-il pas autant pour que son père soit honoré et enterré dignement ?

Dominique Kabongo. La chose la plus triste est celle de l'instrumentalisation du président Etienne Tshisekedi et cela même dans la mort. C'est révoltant car son âme aire toujours et cela n'est pas conforme a nos coutumes Bantu. Maintenant à qui incombe la responsabilité et bien a mon humble avis ça commence d'abord par la famille biologique ensuite celle politique. Qu'on l'aime ou pas il faut reconnaître que Joseph Kabila avait initialement mis les moyens pour qu'Etienne Tshisekedi reçoive des obsèques digne de son rang. C'est qui est vrai est qu'également certains membres de la famille ont marchandé le retour de la dépouille d'Etienne Tshisekedi en la conditionnant à la nomination de Felix Tshisekedi comme Premier Ministre en vertu des accords de la Saint Sylvestre. Suite à l'ouverture de cette brèche nous nous retrouvons aujourd'hui 11 mois après sans résultat. C'est dommage car un homme de cette envergure mérite beaucoup mieux.

Manifestation du 30 novembre dernier, Félix Tshisekedi a reconnu son "Erreur de stratégie". Photo Réveil FM International

2. Réveil FM International: Lors de la marche du 30 nov dernier, Félix Tshisekedi, président du Rassemblement aile-13ème rue de Limeté a reconnu son erreur de stratégie, puisqu'il ne savait pas que la police allait encercler son domicile, qu'en pensez-vous ?

Dominique Kabongo. Pour conduire un pays et non pas le moindre mais la Rdc dans sa densité et complexité, il faut avoir une vision claire et savoir l'articuler dans des termes très simple. Ce que Félix Tshisekedi le président du Rassemblement nous offre, c'est du déjà vu, car les mêmes causes produisent les mêmes effets. L'heure de la confrontation frontale avec le pouvoir en place se fut le 19 décembre 2016, mais la colère du peuple a été désamorcée avec ce fameux accord de la St-Sylvestre une bourde en soi. Aujourd'hui le Président du Rassemblement tente encore une fois de plus de nous distraire avec son spectacle désolant. La population ne les écoute plus.

Députés godillots, corrompus et ventriotes au palais du peuple à Kinshasa

3. Réveil FM International: Pour 1500 dollars à chaque député godillot au lieu de 2500 dollars convenus, les applaudisseurs du palais du peuple ont tripatouillé et voté une loi électorale alambiquée qui risque d'avoir des conséquences après. La Constitution limite le mandat du président à deux mandats, pourquoi tant des manœuvres d'Alias Joseph Kabila et ses apparatchiks corrompus et mafieux ?

Dominique Kabongo. Ce n'est qu'au Congo malheureusement que l'on peut assister a une telle escroquerie. Les soit disant représentants du peuple sensés résoudre et améliorer les conditions de vie des citoyens et bien ils se font corrompre à grande échelle. Ils vendent leur âme contre des espèces sonnantes et trébuchantes...des miettes d'ailleurs. Cette classe politique est complètement démissionnaire des réalités de Congolais et il faut absolument rompre avec elle. Voila pourquoi moi j'appelle toujours au renouveau de notre société dans son ensemble ainsi qu'au renouvellement du contrat social entre les dirigeants et le peuple. L'objectif de la nouvelle loi électorale est de confisquer et étouffer les voies des petits citoyens en adoptant le format des grands électeurs. Ce n'est que dans ce format que la Kabilie pourrait asseoir leur tricherie et conserver le pouvoir. Ceci permettrez à Joseph Kabila beaucoup de flexibilité dont éventuellement d'orchestrer un scénario à la Putine-Medvedev en Russie. Nous devons dénoncer et rejeter cette supercherie.

Des migrants noirs en Libye

4. Réveil FM International: Le reportage de CNN sur l''esclavage des noirs africains en Libye a choqué. Pourtant cela faisait des mois que les ong internationales en parlaient sans qu'il y ait effet. Y-a-t-il eu manipulation pour soulever les noirs contre les arabes ? Pourquoi les chefs d'Etats africains sont bouches cousues ?

Dominique Kabongo. Absolument il y a une manipulation, je pense que les Usa se presente en pompiers aujourd'hui en Libye contre le traite des noirs alors que ils en sont responsable car en orchestrant la chute de Khadafi ,il ont plante le décor. Il faut comprendre la politique internationale pour se situer sur le dossier de la Lybie. Contenu de la crise économique qui plane toujours en occident, il faut trouver les moyens pour alimenter les économies respectives. L'Afrique redevient à nouveau le nouvel El Dorado et les intérêts de grandes puissances redessinent les enjeux en fonction des intérêts. Par conséquent il fallait absolument déstabiliser la Libye et ce que nous voyons ne sont rien d'autres que les ramifications collatéraux. N'oubliez pas les enjeux économiques qui ont justifié l'esclavage à l’époque et bien observez bien et vous les retrouverez encore aujourd'hui. A travers ce dossier libyen vous vous rendez compte à quelle point les présidents africains n'ont aucun pouvoir sur l’échiquier international. Beaucoup font preuve de manque de courage et c'est dommage. J'ajouterai aussi que ceci démontre à quel point l'Union Africaine est une coquille vide qui fait ombrage d'elle-même.

Emmanuel Macron à l'université Joseph Ki-Zerbo à Ouagadougou au Burkina Faso

5. Réveil FM International: Le président français Emmanuel Macron vient d’effectuer un voyage officiel dans trois pays africains: Le Burkina Faso, le Ghana et la Côte d'ivoire. Au l'université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou répondant à la question d'une étudiante, il a dit qu'il n'était pas là pour rétablir l'électricité à l'université et que c'était l'affaire du président de Burkina Faso. A-t-il eu raison de faire une telle déclaration ? A-t-on frôler l'incident diplomatique ? Pourquoi les étudiants africains croient-ils que les présidents occidentaux doivent tout faire pour eux ?

Dominique Kabongo. Le président Macron a dit tout haut (peut être en blaguant) ce que pensent beaucoup d'occidentaux. Si les pays africains étaient véritablement des pays souverains alors oui on aurait frôler l'incident diplomatique mais lorsque l'on se comporte toujours en subalterne et bien on encaisse tout genre des coups pour ne pas dire insultes. Les africains que nous sommes doivent cesser de rêver et attendre que les occidentaux ou asiatiques viendront résoudre leurs problèmes. Cela n'arrivera JAMAIS par conséquent, ils doivent rompre avec cette approche paternaliste et véritablement s'assumer. La jeunesse africaine doit rompre avec ces dirigeants dinosaures qui investissent seulement dans leurs clans ethniques et ne projettent rien pour leur avenir. Nous y sommes maintenant je le vois, je le sens das l'air l'heure de rupture avec le statut quo sonne. Vous n'avez qu'a observer l’effervescence qui se manifeste sur le continent pour vous faire une idée et je pense que tout partira de la RDC.

Bruno Tshibala, Premier ministre d'Alias Joseph Kabila, a ouvert son congrès de l'Udps

6. Réveil FM International: Vous devriez aller à Kinshasa pour participer au conclave de l'Udps Bruno Tshibala, la douane belge vous a empêché d'embarquer. Dites-nous, y a-t-il combien d'Udps ? Bruno Tshibala qui est Premier ministre d'Alias Joseph Kabila peut-il se prévaloir encore de l'opposition ?

Dominique Kabongo.Oui j’étais en route pour Kinshasa au moment ou nous échangeons, mais le douanier belge n'a pas voulu reconnaître le visa Volant qui m'a été octroyé. C'est quand même étrange que j'ai présenté ce visa depuis Toronto ou il n'y avait aucun problème sauf chez le colon douanier Belge qui tient des propos méprisant à l'égard du document présenté. Cela traduit ce que tout ce beau monde pensent réellement de nous, nous sommes vraiment au bas de l’échelle. Je trouve toujours que les Congolais simplifient souvent les affaires politiques aux affaires culturelles, je précise la musique. D'ailleurs nous utilisons souvent le terme Wengetisation en référence à ce groupe qui s'est divisé. C'est une erreur, l'UDPS est et un et indivisible entant que parti politique parce que c'est le parti du peuple congolais, bien qu'animé par différents acteurs, il appartient au peuple congolais, Bruno Tshibala est aujourd'hui Premier Ministre pas parce qu'il s'appelle Tshibala mais parce qu'il fait parti de l'UDPS. A tort ou a raison indépendamment d'où on se situe il est issue de Genval et la suite orchestré par le feu Président Etienne Tshisekedi donc nous vu que nous sommes ceux qui avions rejeter Genval, dialogue et la suite nous ne pouvons pas commenter sur leurs querelles intestines suite a leur accord. Cela dit Tshibala met les moyens à la disposition des assises pour le parti et moi comme beaucoup tant d'autres hauts cadres y sont conviés pour crever l’abcès et trouver des solutions pour notre parti fragilise. Et bien laissez moi vous dire que ceci est une aubaine pour traiter les problèmes de fond. Ceci peut nous permettre de déboucher sur une voie royale pour enfin résoudre cette crise qui menace la disparition de notre parti. Voila pourquoi je partais pour Kinshasa, maintenant je respecte et comprends ceux qui s'y opposent en estimant que ceci est un congres du pouvoir et tout cela peut bien être vrai car il est Premier Ministre de Kabila. Cependant moi je pense qu'il faut prendre son courage et dans ce forum émettre un point de vue contraire avec des arguments à l'appui au lieu de tout simplement rejeter et probablement contester par après. Pour moi, c'est ça faire preuve de leadership .

HRW, le rapport d'Ida Sawyer sur les mercenaires et criminels du M23 recrutés par le régime de Kinshasa pour tuer des manifestants ne plait pas aux Mammouths Joséphistes

7. Réveil FM International: Avons-nous en RDC une classe politique responsable ? Pourquoi les politicailleurs ne sautent-ils pas sur l'occasion du Rapport de HRW sur les mercenaires du M23 sont recrutés par le régime pour assassiner des congolais lors des manifestations ? Pourquoi ne dénoncent-ils pas ? Pourquoi n'exigent-ils pas une commission d'enquête indépendante puisque le régime dit que c'est du mensonge ?

Dominique Kabongo. Non pas tout, Il faut carrement une rupture avec cette classe politique interne. Nous avons besoin de renouveau, de refondement de la classe politique, une qui adhère aux valeurs de l’intérêt commun au lieu l’égoïsme et la cupidité a laquelle nous assistons aujord;hui.Le rapport de HRW et meme le fameuse nouvelle loi électorale sont des aubaines pour démontrer leurs capacités de toucher aux vrais enjeux. Malheureusement ils ne le font pas, ils ne cessent de nous parler du 31 décembre 2018 étant la fin du mandat de Joseph Kabila. A travers un tel comportement ils ne doivent être surpris d’être taxe d'accompagnateur du régime en place. Il ne faut rien espérer d'eux.

Policailleurs ventriotes, des "Mabumucrates" patentés

8. Nos politicailleurs sont incapables de mobiliser 1 millions de congolais à Kinshasa la capitale qui regorge plus de 12 millions d'habitants. Est-ce que c'est par manque des stratégies ? Ou comme les clament les autres: Nos politicailleurs sont des accompagnateurs du régime d'imposture et d'occupation ...

Dominique Kabongo. Quand vous êtes dans l'obscurantisme, vous récolterez la tempête surtout en ce moment ci. Apres tant d’années voir décennies notre pays la RDC arrive au moment de la lumière et par conséquent la solution ne peut que provenir de ceux qui sont revêtu de la vertu. Ces politicailleurs comme vous le dites si bien sont habités par des vices et par conséquent la population ne peut pas les suivre, stratégies ou pas. Effectivement je le pense aussi qu'il accompagnent le pouvoir

Le chef Kamwina Nsapu assassiné par le régime d'imposture et d'occupation

9. Réveil FM International: Le grand chef Kamwina Nsapu était-il un terroriste ? Pourquoi Alias Joseph Kabila à Kananga l'a traité de terroriste aucun Kasaïen n'a quitté la salle ? D'ailleurs pour quoi les apparatchiks Kasaïens ne soulèvent jamais le cas de son odieux assassinat ?

Dominique Kabongo. Non, le grand Chef Kamwina Nsapu n’était pas un terroriste mais plutôt un patriote et un véritable gardien du temple. Il a été assassiné en défendant une cause noble celle de protéger son territoire ainsi que ses ressortissants et ceux-la malgré la trahison inaudible des fils de la région. Je manque des mots assez forts pour décrire le comportement des politiciens kasaiens à l’intérieur face a ce énième génocide du peuple kasaien. Peut-être un jour on pourra y revenir car c'est ingérable et inacceptable, pour notre part nous avions hausse le ton a travers la tribune de l'opposition Congolaise face a la tragédie du Kasaï. Tout y est dit.

10. Réveil FM International: Qu'est-ce qui va se passer le 31 décembre ?

10. Avec cette amateurisme politique que nous voyons au pays, je crois que le 31 décembre sera une journée comme les autres si ce n'est que c'est le réveillon ou les Congolais vont encore traverser une année de désolation. J'aimerais dire au peuple Congolais que je crois fermement que le meilleur est devant nous, nous devons nous inspirez de notre histoire, celle écrite par nous mêmes, se baser sur les valeurs qui ont inspiré nos prophètes, nos pères de l' indépendance et ceux de l'Udps. Seuls nous-mêmes se libérons donc faisons nous confiance et saisissons notre destin ensemble.

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Paris: Hommage populaire à Johnny Hallyday !

Brigitte Macron, Laeticia l'épouse de Johnny Hallyday, ses deux fillettes et David Hallyday

En France, le cœur français bat pour Johnny Hallyday. Que dire ? Un déluge, une déferlante, une communion du peuple français avec son icône Johnny Hallyday qui est décédé à 74 ans, avec 60 ans de carrière musicale.

Le cortège funéraire de Johnny Hallyday

Rarement un chef d'Etat arrive à fédérer le peuple comme ça. La musique a rassemblé le peuple de France. La France s'est retrouvée autour de Johnny Hallyday.

Le cortège funéraire de Johnny Hallyday sur la plus belle avenue du monde

Sur les Champs-Elysées, le corbillard, où repose le cercueil blanc-crème, escorté par les motards de la police et 700 bikers, brassard noir au bras, est passé sous les vivats, de la population serrée les uns et les autres. Le cortège a rejoint la place de la Madeleine, où doit avoir lieu la cérémonie religieuse, Les chansons de Johnny Hallyday sont chantées en famille parfois de plusieurs générations différentes. Les radios musicales ont beaucoup contribué à diffuser ses chansons.

Le peuple de France à rendu un hommage populaire à Johnny HallydayJohnny Hallyday est l'homme, que la France a salué aujourd’­hui lors d’un hommage popu­laire à la hauteur de son talent et de ce qu’il représentait pour de nombreux Français. Et ils sont nombreux à être venus braver le froid en ce samedi de décembre pour venir rendre un ultime hommage à Johnny Hally­day, qui a succombé à son cancer du poumon à 74 ans. Il y a les milliers d’ano­nymes qui se sont rassemblés entre les Champs-Elysées et la place de la Made­leine, mais aussi de nombreux people et poli­tiques.

Le cercueil de Johnny Hallyday à l'Eglise de la Madéleine à Paris

Le président de la République a salué la mémoire du chanteur juste avant l'hommage religieux, face à une foule déchaînée, scandant le nom de "Johnny". "Il fallait que vous soyez là pour Johnny, parce que Johnny depuis le début était là pour vous", a déclaré le chef de l'État, obtenant petit à petit l'attention des fans réunis devant l'église de la Madeleine.

Durant son discours, le président a longuement salué les fans du chanteur ainsi que toute sa famille : "Ce deuil est d'abord le vôtre", a-t-il lancé en direction de la femme, des enfants et des petits-enfants du chanteur. "Johnny était une part de nous-mêmes : c'est un destin français", a déclaré le chef de l'Etat, face à un silence respectueux des fans présents, avant de conclure en faisant applaudir la foule pour saluer la mémoire du chanteur.

Le peuple français a pleuré son icône, Johnny HallydayA Paris, l'église la Madeleine (Marie-Madeleine, la pécheresse repentante de l'évangile) est un monumental et atypique édifice. Ouverte tous les jours, elle permet à près de sept cent mille visiteurs annuels de découvrir les richesses artistiques qu’elle renferme et de prendre un temps de prière ou de recueillement. L'hommage que la France a rendu à Johnny Hallyday à l'Eglise Madéleine, nous a fait penser à King Kester Emeneya. La grande foule composée des Résistants-patriotes-combattants, des acteurs politiques de la diaspora congolaise, des musiciens de toutes les générations et des sapeurs de tous bords, était venue pour rendre un dernier hommage au King de la musique congolaise, Kester Emeneya qui fut un homme du peuple.

Le portrait de King Kester Emeneya à l'Eglise de la Madéleine

Dommage que l'ignoble et maudit Joly Mubiala ainsi que ses "ex-Femmes Chipies" ont séquestré sa dépouille, oubliant que King Kester Emeneya était devenu un patrimoine congolais et qu'il ne s'appartenait plus et la messe a été dite sans le cercueil de ce dernier dans l'église de la Madeleine. Une première dans cette église. Pourquoi les Congolais pleurent l'icône de la musique française ? Les Congolais se rappellent encore du passage de Johnny Hallyday à Léopoldville, aujourd'hui Kinshasa. C'était en mai 1968 ! il s'était produit au cinéma Albertium, qui deviendra plus tard le cinéma Palladium, devant un public des expatriés et quelques congolais de bonnes familles.

15 mai 1968 à Léopoldville-Kinshasa, Johnny Hallyday entre en scène

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vendredi 8 décembre 2017

Invalides: Hommage à Jean d'Ormesson par Emmanuel Macron

Le président Emmanuel Macron a déposé un crayon sur le cercueil de Jean d'Ormesson

Comme dans ses traditions, la France a toujours honoré ses filles et fils, les plus méritants, par un hommage national à l'hôtel des Invalides à Paris. Emmanuel Macron a rendu hommage ce vendredi à Jean d’Ormesson, un « être de clarté » qui n’était superficiel « par profondeur », lors de l’hommage national à l’écrivain décédé en début de semaine à 92 ans. « Ne fût-il pas lui-même un être de clarté ? Il n’était pas un lieu, pas une discussion, pas une circonstance que sa présence n’illuminât. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goût de vivre et aux pessimistes celui de l’avenir », a déclaré le président de la République.Au terme de son discours dans la cour d’honneur des Invalides à Paris, le chef de l’Etat est allé déposer sur le cercueil de l’académicien, ceint du drapeau tricolore, un crayon à papier, « un simple crayon », comme le souhaitait Jean d’Ormesson.

Le président Emmanuel Macron se récueille devant le cercueil de Jean d'Ormesson

Les anciens présidents Sarkozy et Hollande étaient présents

« C’est cette clarté qui d’abord nous manquera et qui déjà nous manque en ce jour froid de décembre. Jean d’Ormesson fut ce long été auquel pendant des décennies nous nous sommes chauffés avec gourmandise et gratitude », a salué Emmanuel Macron. Dans le parterre d’invités se trouvaient notamment, outre la famille et les proches du défunt, plusieurs membres de l’Académie française, ainsi que les anciens présidents François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Répondant aux « esprits chagrins » qui réduisaient cette grande signature du Figaro à un simple « ludion », Macron a rendu hommage à l’auteur d'Au plaisir de Dieu, qui était de « ceux qui nous rappelaient que la légèreté n’est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur ».

Jean d’Ormesson des « failles », une « élégance dans l’inquiétude »

« Comme le disait Nietzsche à propos de ces Grecs anciens parmi lesquels Jean d’Ormesson eût rêvé de vivre, il était superficiel par profondeur », a-t-il loué. Pour le chef de l’Etat, « la clarté était trompeuse » : il y avait en Jean d’Ormesson des « failles », une « élégance dans l’inquiétude » qui le poussaient à écrire.

Le romancier, archétype de l’écrivain à la française, charmant et charmeur, est décédé dans la nuit de lundi à mardi d’une crise cardiaque à son domicile de Neuilly-sur-Seine. Homme brillant, espiègle, volontiers séducteur avec son regard bleu malicieux, l’ancien directeur général du Figaro restera comme l’un des plus grands écrivains populaires français. Tous ses livres figuraient sur les listes des meilleures ventes.

Jean d'Ormesson est décédé à 92 ans

DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE LORS DE LA CÉRÉMONIE D’HOMMAGE NATIONAL A JEAN D’ORMESSON

Hôtel des Invalides, Paris – Vendredi 8 décembre 2017

Messieurs les présidents, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mesdames et Messieurs les académiciens, Mesdames et Messieurs les membres du corps préfectoral, Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique, chère Françoise d’ORMESSON, chère Héloïse d'ORMESSON, chers membres de la famille, chère Marie-Sarah, Mesdames et Messieurs.

« Si claire est l’eau de ces bassins, qu'il faut se pencher longtemps au dessus pour en comprendre la profondeur ». Ces mots sont ceux qu’André GIDE écrit dans son Journal à propos de la Bruyère.

Ils conviennent particulièrement à Jean d'ORMESSON.

Car plus qu'aucun autre il aima la clarté. Celle des eaux de la Méditerranée, dont il raffolait, celle du ciel d'Italie, celle des maisons blanches de Simi, cette île secrète des écrivains. Celle des pentes enneigées et éclatantes où il aimait à skier, comme celles des criques de la côte turque, inondées de soleil.

Ne fut-il pas lui-même un être de clarté ? Il n’était pas un lieu, pas une discussion, pas une circonstance, que sa présence n'illuminât. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goût de vivre et aux pessimistes celui de l'avenir.

Il était trop conscient des ruses de l'Histoire pour se navrer des temps présents, et sa conversation, elle-même, était si étincelante qu'elle nous consolait de tout ce que la vie, parfois, peut avoir d'amer.

Jean d’ORMESSON fut ainsi cet homme entouré d'amis, de camarades, offrant son amitié et son admiration avec enthousiasme, sans mesquinerie. Ce fut un égoïste passionné par les autres. Sans doute son bréviaire secret, était-il « Les Copains » de Jules Romains, auquel il avait succédé à l'Académie française. Berl, Caillois, Hersch, Mohrt, Déon, Marceau, Rheims, Sureau, Rouart, Deniau, Fumaroli, Nourissier, Orsenna, Lambron ou Baer… je ne peux les citer tous, mais cette cohorte d'amis, ce furent des vacances, des poèmes récités, de la liberté partagée.

Pour ceux qu’il accompagna jusqu'au terme ultime, sa présence et sa parole furent des baumes incomparables. Comme son cher Chateaubriand le disait de Rancé, « on croyait ne pouvoir bien mourir qu’entre ses mains, comme d'autres y avaient voulu vivre ».

Cette grâce lumineuse, contagieuse, a conquis ses lecteurs qui voyaient en lui un antidote à la grisaille des jours. Paul Morand disait de lui qu'il était un « gracieux dévorant », rendant la vie intéressante à qui le croisait. C’est cette clarté qui d’abord nous manquera, et qui déjà nous manque en ce jour froid de décembre.

Jean d'ORMESSON fut ce long été, auquel, pendant des décennies, nous sommes chauffés avec gourmandise et gratitude. Cet été fut trop court, et déjà quelque chose en nous est assombri.

Mais celui que l'on voyait caracoler, doué comme il l’était pour l'existence et le plaisir, n'était pas le ludion auquel quelques esprits chagrins tentèrent, d'ailleurs en vain, de le réduire.

La France est ce pays complexe où la gaieté, la quête du bonheur, l'allégresse, qui furent un temps les atours de notre génie national, furent un jour, on ne sait quand, comme frappés d'indignité. On y vit le signe d'une absence condamnable de sérieux ou d'une légèreté forcément coupable. Jean d’ORMESSON était de ceux qui nous rappelaient que la légèreté n’est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur.

Comme le disait Nietzsche de ces Grecs anciens, parmi lesquels Jean d’ORMESSON eût rêvé de vivre, il était « superficiel par profondeur ».

Lorsqu'on a reçu en partage les facilités de la lignée, du talent, du charme, on ne devient normalement pas écrivain, on ne se veut pas à toute force écrivain, sans quelques failles, sans quelques intranquillités secrètes et fécondes.

« J'écris parce que quelque chose ne va pas » disait-il, et lorsqu'on lui demandait quoi, il répondait : « je ne sais pas », ou, plus évasivement encore : « je ne m'en souviens plus ». Telle était son élégance dans l'inquiétude.

Et c’est là que l’eau claire du bassin soudain se trouble. C'est là que l'exquise transparence laisse paraître des ombres au fond du bleu cobalt. Un jour vint où Jean-qui-rit admit la présence tenaillante, irréfragable, d'un manque, d'une fêlure, et c'est alors qu'il devint écrivain.

Ses yeux aujourd'hui se sont fermés, le rire s’est tu, et nous voici, cher Jean, face à vous. C'est-à-dire face à vos livres. Tous ceux que vous aviez égarés par vos diversions, que vous aviez accablés de votre modestie, tous ceux à qui vous aviez assuré que vous ne dureriez pas plus qu'un déjeuner de soleil, sont face à cette évidence, dont beaucoup déjà avaient conscience, se repassant le mot comme un secret.

Cette évidence, c'est votre œuvre.

Je ne dis pas : vos livres, je ne dis pas : vos romans. Je dis : votre œuvre. Car ce que vous avez construit avec la nonchalance de qui semble ne pas y tenir, se tient devant nous, avec la force d'un édifice où tout est voulu et pensé, où l’on reconnaît à chaque page ce que les historiens de l'art appellent une palette, c'est-à-dire cette riche variété de couleurs que seule la singularité d'un regard unit.

La clarté était trompeuse, elle était un miroir où l'on se leurre, et le temps est venu pour vous de faire mentir votre cher Toulet. « Que mon linceul au moins me serve de mystère », écrivait-il. Votre linceul, lui, désormais vous révèle.

Nous devrons, pour vous entendre, à présent tendre l'oreille, et derrière les accords majeurs nous entendrons, comme chez Mozart, la nuance si profonde des accords mineurs.

Ce que votre politesse et votre pudeur tentaient de nous cacher, vous l'aviez mis dans vos livres. Et ce sont les demi-teintes, le « sfumato » subtil, qui vont à présent colorer la surface claire. Ce sont ces mille couleurs qui flottent comme sur de la « moire » précisément, dont Cocteau parlait en essayant de qualifier les blancs de Cézanne. Nous ne vous découvrirons ni triste, ni sombre, mais derrière votre ardeur nous saurons voir une fièvre, derrière vos plaisirs une insatisfaction, et derrière votre bonheur quelque chose d’éperdu, de haletant, qui nous touche en plein cœur.

Nous entrerons dans le secret de cette âme qui s’est si longtemps prétendue incrédule pour comprendre qu'elle ne cessa d'embrasser le monde avec une ferveur mystique, débusquant partout, au cœur de son ordre improbable et évident, ce Dieu, au fond si mal caché, dont vous espériez et redoutiez la présence et qui, peut-être, dans quelque empyrée, vous fit enfin : « la fête continue. »

Vous ne nous aviez pas si bien trompés, il est vrai. Nous savons que votre conversation la plus personnelle était réservée à ces écrivains que fascinèrent les mystères du monde, et d'abord l'insondable mystère du temps. Cheminer avec Saint-Augustin, Chateaubriand, Proust, c’est n’être point dupe des arcanes de la vie. S'entretenir par-delà la mort avec Caillois, Berl, ou votre père, c'est frayer dans des contrées parfois austères où vous alliez nourrir la force de vos livres. C'est dans ces confrontations intimes que vous alliez puiser cette énergie incomparable. Contrairement à Chateaubriand, encore lui, qui se désespérait de durer, vous avez cru qu'en plongeant au cœur des abîmes de la vie vous trouveriez la matière revigorante et universelle de livres où chacun reconnaîtrait sa condition, où chacun se consolerait de ses contradictions.

Et pour cela vous avez inventé, presque sans la chercher, cette forme nouvelle tenant de l’essai, de l'entretien, de la confession et du récit, une conversation tantôt profonde, tantôt légère, un art libertin et métaphysique. C'est ainsi que vous avez noué avec les Français, et avec vos lecteurs dans tant de pays, une relation particulière, une proximité en humanité qui n’était qu’à vous.

Le courage de l'absolu dans la politesse d'un sourire.

C'est cela votre œuvre, elle vous lie à Montaigne, à Diderot, à La Fontaine et Chateaubriand, à Pascal et Proust, elle vous lie à la France, à ce que la France a de plus beau et de plus durable : sa littérature.

C’est le moment de dire, comme Mireille à l'enterrement de Verlaine : « regarde, tous tes amis sont là. » Oui, nous sommes là, divers par l’âge, par la condition, par le métier, par les opinions politiques, et pourtant profondément unis par ce qui est l'essence même de la France : l'amour de la littérature et l'amitié pour les écrivains. Et ce grand mouvement qu’a provoqué votre mort, cette masse d'émotion, derrière nous, derrière ces murs, autour de nous et dans le pays tout entier, n’a pas d'autres causes. A travers vous la France rend hommage à ce que Rinaldi appelait « la seule chose sérieuse en France, si l'on raisonne à l'échelle des siècles ».

Évoquant, dans un livre d'entretien, votre enterrement, vous aviez écrit : « à l'enterrement de Malraux, on avait mis un chat près du cercueil, à celui de Defferre c'était un chapeau, moi je voudrais un crayon, un crayon à papier, les mêmes que dans notre enfance. Ni épée, ni Légion d’honneur, un simple crayon à papier. »

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jeudi 7 décembre 2017

Miko Rwayitare, l'espion Rwandais de TELECEL fut accusé de "Haute trahison" au Congo !

Miko Rwayitare de TELECEL

Le régime dictatorial et sanguinaire du Maréchal Mobutu Sese Seko était gangrené et métastasé par la corruption. Et bien, un fruit ne tombe que quand il est mûr! Mais devant l'ouragan ou la tempête de l'histoire, mûr ou pas mûr, il tombe quand même! L'histoire de TELECEL en République démocratique du Congo est prédation, spoliation, espionnage... d'après l'ouvrage de notre compatriote Frédéric Bola Ki-Khuabidans son ouvrage TELECEL-CONGO "La Prédation en République Démocratique du Congo", Harmattan 2004. TELECEL-CONGO, société privée de téléphonie mobile, a été accusée en août 1998 de "Haute Trahison" par le chef d'Etat. La position privilégiée de l'auteur va le mettre en contact direct avec le mal qui gangrène depuis 1960 la Nation et l'Etat congolais: une classe politicienne prédatrice, lâche, corrompue, irresponsable, dépourvue de patriotisme, incompétente et prête à toutes les compromissions pour servir une dictature sanguinaire. L'auteur décortique ici un exemple de la prédation nationale dont l'enrichissement individuel illicite est l'incitatif et l'absence d'Etat la cause favorable.

D'origine rwandaise, Miko Rwayitare , le richissime homme d’affaires rwandais,était porteur d'un passeport de la République démocratique du Congo, lorsqu'il quitta l'Afrique du Sud pour Bruxelles en Belgique. Il avait 66 ans âgé lorsqu'il a succombé, lundi le 24 septembre 2007, à une hémorragie suite à son opération intestinale dans un hôpital de Bruxelles en Belgique. C'est un des amis de sa famille, Servilien Sebasoni, qui était chargé de la communication au sein du Front Patriotique Rwandais (FPR) qui avait confirmé sa mort à la presse. Miko Rwayitare venait d’acheter l’Hôtel des Mille Collines, en plein centre de Kigali, par le biais d’une compagnie des hôtels appelée MIKHOR, avait sa famille au Rwanda mais sa femme vivait avec lui en Afrique du Sud. "Mille Collines" est très connu notamment dans un célèbre film controversé "Hotel Rwanda", une œuvre qui a été inspirée d’un témoignage d’un Hutu, ancien directeur de cet hôtel, Paul Rusesabagina, qui pendant près de cent jours, entre avril et juin 1994, selon ses déclarations, avait tenté de sauver les 1.268 Tutsis et Hutus modérés réfugiés dans son hôtel. Une affirmation contestée par les rescapés du génocide de 1994.

Barthos Barthélemy Bisengimana Rwema

Barthos Barthélemy Bisengimana Rwema, le tout-puissant directeur de cabinet du président Mobutu Sese Seko, de mai 1969 jusqu'en février 1977, fut aussi un grand mafieux. Rwandais de Cyangungu, il profita de sa position à la Présidence de la République pour n'accorder des bourses d'études qu'aux réfugiés Rwandais qui résidaient au Congo. C'est comme ça que Didier Miko Rwayitare, né au Rwanda en 1942 va bénéficier d'une bourse d'études à l'université de Lovanium où il a fait des études d’ingénieur et il va poursuivre ses études à l'Université de Karlsruhe en Allemagne. A son retour au Zaïre, aujourd'hui la République démocratique du Congo, il a travaillé successivement au Service Informatique de la Présidence du Zaïre et à la Sozacom, sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa, avant de devenir un prospère entrepreneur. Distributeur au Zaïre des ordinateurs Hewlett-Packard et de Rank Xerox, il fondera, par la suite, Mini Motors Zaïre (Suzuki) qui en réalité l’aidera à mettre sur pied TELECEL.

Miko Rwayitare

Plusieurs années auparavant, Barthos Barthélemy Bisengimana Rwema va convaincre le Président Mobutu Sese Seko, en complicité avec Léonbitch Kengo Wa Dondo de garder Baligaza au poste de Président-Directeur-Général de l'Office National de Poste et Télécommunication du Zaïre (ONPTZ). On fit en sorte que rien ne puisse fonctionner à l'ONPTZ: plus de distribution des courriers, plus de téléphone fixe, les agents sont impayés donc démotivés...pourrissement de la situation !

ONPTZ sera cannibalisé au profit de TELECEL

Didier Miko Rwayitare avait fait sa fortune en République démocratique du Congo (Ex-Zaïre). On dit de lui, qu'il était créateur de la première grande compagnie de téléphonie portable africaine, TELECEL, mais aussi le premier homme noir, à avoir passé un coup de fil sur un téléphone portable en Afrique ...L'américain Joe Gatt était un homme d'affaires prospère dans le Zaïre du Maréchal-Dictateur Mobutu Sese Seko. Il était même qui le Président-directeur-général de la compagnie nationale Air Zaïre à Kinshasa. Joe Gatt a fait la connaissance de Miko Rwayitare, en 1977, alors que Barthos Barthélemy Bisengimana Rwema est encore Directeur de cabinet du Président Mobutu Sese Seko, pour quelques mois encore.

Joe Gatt, l'américain associé de Miko Rwayitare pour TELECEL

Six ans plus tard, Miko Rwayitare qui dirige alors une société d' importation de systèmes bureautiques, va proposer comme par la magie de réfléchir à Joe Gatt, qui est devenu l'ex-patron d'Air-Zaïre, d'installer un réseau de téléphones portables dans un pays où le réseau de lignes fixes est en train de s' écrouler. Vingt-quatre mille lignes pour 30 millions d'habitants, c'est six cents fois moins qu'aux Etats-Unis.

La valise de Mobutu

Aucun des deux hommes n'a la moindre compétence dans ce domaine si neuf à l'époque . Dans les pays où les premiers réseaux de portables ont été mis en place, les tarifs sont si élevés que "même mes avocats de New York me disaient que c'était au-dessus de leurs moyens", raconte Joe Gatt devant la famille et les amis. Le téléphone portable au Zaïre ? Cela ressemble à une mauvaise blague. Impossible de trouver des téléphones, impossible de définir la licence.

Didier Miko Rwayitare et Joe Gatt, devenus des associés vont à la recherche de solutions techniques au Japon puis aux Etats-Unis. Les téléphones portables - en forme de briques - des années 1980 seront bientôt présentés par Miko Rwayitare et son associé au président Mobutu Sese Seko en voyage aux Etats-Unis en 1985.

"Quand il l'a essayé et qu'il a appelé la présidence, j'ai su qu'il était tombé sur quelqu'un de la famille. Il disait : peux-tu répéter pourquoi tu as besoin que je t'envoie de l' argent. Pour acheter un nouveau quoi ?"

Miko Rwayitare et Joseph Gatt, font cadeau au Maréchal-Dictateur Mobutu Sese Seko 10 téléphones portables de marque Motorola, pour son usage personnel et celui de son entourage. Les premiers téléphones cellulaires présentés au dictateur Mobutu étaient lourds comme des briques. Mais Mobutu était désormais capable d'appeler de partout où il était ses proches conseillers et sa famille. Ayant parvenu à le séduire, le reste était facile.

En 1986, Miko Rwayitare acquiert une entreprise de technologie mobile américaine en difficulté, la Cellular Development Technology (CDT), qui avait déjà créé la plate-forme de réseau analogique AMPS aux États-Unis. Il va injecter, pour ce faire 200.000 $ et un prêt d'un fonds d'investissement canadien pour acquérir la CDT. Puis, le Président Mobutu va lui faciliter la tâche en autorisant l'implantation au Zaïre du premier réseau mobile africain. C'était une aubaine pour le Zaïre car à cette époque-là, il n'y avait pas de licences de télécommunication privées en Afrique et le gouvernement zaïrois ne savait pas comment en construire un.

Miko Rwayitare avait engagé un cabinet d'avocats français pour rédiger une législation qui permettrait à TELECEL d'exploiter officiellement et légalement un réseau de télécommunications au Zaïre.

En 1987, après avoir accepté le projet et l'avoir promulgué comme loi, le gouvernement zaïrois accorde à TELECEL une licence d'exploitation en échange de 1,5 million de dollars. Dès sa première année d'implantation, TELECEL enregistre 3.000 abonnés sur l'étendue du Zaïre. A ce moment-là, le service était limité à la région de Kinshasa et ses clients étaient entièrement composés de hauts responsables du gouvernement zaïrois, des chefs d'entreprises et d'expatriés.

Quelque temps après, Miko étend son réseau sur l'ensemble du territoire zaïrois et, au début des années 90, il créé "TELECEL International" (en s'associant avec d'autres investisseurs privés). Le réseau est alors étendu dans 13 pays africain, en plus du Zaïre : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Centrafrique, Côte d'Ivoire, Gabon, Niger, Ouganda, Tchad, Togo, Zambie et Zimbabwe. "TELECEL International" deviendra, historiquement parlant, le premier opérateur privé de téléphonie mobile en Afrique. En 2000, TELECEL comptait plus de 400.000 abonnés dans les 13 pays, avant que 80% des actions détenues par les actionnaires fondateurs ne soient vendues, en avril 2000, pour 413 millions de dollars au groupe égyptien Orascom Telecom.

Mai 1997, Mobutu Sese Seko, Nelson Mandela et Laurent-Désiré Kabila dans le bateau SAS Outeniqua

Qui tient la communication d'un Etat, tient le pays. TELECEL a fonctionné à ses débuts avec les équipements de l'ONPTZ qui a été cannibalisé au profit d'une société privée. Le Maréchal-Dictateur pour son intérêt personnel a vendu le pays. De 1986 à 2000, la communication de la République démocratique du Congo était entre les mains de Didier Miko Rwayitare et de son associé américain. Le Front Patriotique Rwandais de Paul Kagamé a bénéficié des services de Miko Rwayitare. Tous les dignitaires étaient abonnés de TELECEL. Lorsque le Maréchal-Dictateur Mobutu Sese Seko s'est ravisé et a autorisé COMCELL pour faire concurrence à TELECEL s'était déjà trop trop tard. Miko Rwayitare avait plus d'abonnés que Jean-Pierre Bemba. En 1996, lorsque la guerre a commencé à l'Est avec le prétexte de chasser Mobutu parce que la Conférence Nationale Souveraine (CNS) a décidé de retirer la nationalité congolaise aux Banyamulenge, le pays était déjà miné.

Au Kivu, Mulenge est une colline qui ne peut jamais engendrer ! Hier, ils étaient des Banyamulenge et aujourd'hui, ils s'autoproclament Tutsis-congolais. Un ethnie qui n'a jamais existe en RDC. Durant toute la guerre d'agression Rwando-Ougando-Burundaise, les Tutsis et leurs alliés congolais vont emboucher la trompette de la défense des Banyamulenge. Avec des généraux devenus des commerçants, des politicailleurs rêveurs, des dignitaires corrompus...TELECEL entre les mains de Miko Rwayitare qui soutenait Paul Kagamé au Rwanda, comment pouvait-on faire face ? Le Maréchal-Dictateur Mobutu Sese Seko en prononçant cette phrase:"J'ai été poignardé dans le dos ! Avait-il pensé à ses anciens partenaires et soutiens qui l'avaient abandonné...y compris Miko Rwayitare avec son TELECEL ?

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mercredi 6 décembre 2017

André Bokundoa installé, l'Eglise du Christ au Congo débute son arggiornamento !

André Bokundoa,président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC)

Élu en août et installé officiellement le samedi 25 novembre dernier, le pasteur André Bokundoa et son équipe doivent travailler dur pour redonner aux protestants congolais la fierté d'appartenir à la grande famille des Réformes. Il faudra renforcer l'identité protestante, vivre l'unité dans la diversité et lutter contre les conflits qui gangrènent les communautés de base. Pour y arriver le changement, c'est maintenant. L'arggiornamento s'impose pour la deuxième grande institution religieuse de la République démocratique du Congo. Finie la période du sel sans saveur et de la lumière que l'on cache sous le lit ou sous le boisseau ! Le "Mokristo Azali Mwinda" doit redevenir une réalité. Le protestantisme congolais a beaucoup perdu, il doit revenir à l’Évangile qui libère ! L'ECC n'a pas à copier le monde mais à le transformer. Les accointances des autorités ecclésiastiques aux politicailleurs congolais ont desservi l'Eglise. Même l’Évêque Jean Bokeleale, le premier président de l'Eglise du christ au Congo, la plus grande fédération protestante au monde, n'était pas allé si loin dans la soumission des protestants à l'égard d'un régime dictatorial. Marini Bodho, son successeur est le pire président de l'ECC que les protestants congolais aient connu. Avec lui, l'ECC est devenu un paillasson où Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, l'imposteur qui règne par défi, s'est toujours essuyé les pieds ensanglantés en toute impunité. Mieux, Marini Bodho, président de l'ECC a présidé le Sénat godillot, caisse de résonance d'une dictature avec des sénateurs applaudisseurs et corrompus. Pourquoi ne l'a-t-on pas démissionné de l'ECC ? Marini Bodho aura contribué à l'abaissement des protestants, à la honte de ces derniers de se reconnaître protestants, à cause des dérives et bévues. Même les églises évangéliques qui n'ont pas une tradition d'épiscopalisme ont maintenant des évêques et archevêques...le déviationnisme d'un protestantisme frelaté. Le nouveau président national de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), André Bokundoa Bolikabe a le soutien de la majorité des protestants congolais, ainsi que ceux de la diaspora pour réformer l'ECC, le remettre sur les vrais rails de l’Évangile. Il a 6 ans du pain sur la planche.

Zénith de Strasbourg. Protestants en fête, le professeur Honoré Muenyi Kamuinga, le président de l'ECC André Bokundoa et le pasteur Philippe Kabongo

Allocution du président national de l'ECC à l'occasion de son installation officielle

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Représentant du Chef de l’Etat

Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle,

Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême de Justice,

Messieurs les Procureurs Généraux de la République,

Honorables Sénateurs et Députes nationaux,

Messieurs les Ministres et membres du Gouvernement,

Messieurs et Mesdames, les Chefs des Confessions Religieuses,

Monseigneur l’Archevêque, Président Honoraire de l’ECC,

Messieurs les Ambassadeurs et Chefs des Missions diplomatiques,

Messeigneurs et Révérends, Représentants les Communautés de l’ECC,

Monsieur le Bourgmestre de la Commune de Lingwala,

Bien Aimés dans le Seigneur,

A vos titres et qualités respectifs, que la grâce et la paix vous soient accordés de la part de notre Seigneur Jésus-Christ, Sauveur de l’humanité !

Au nom de notre organisation, l’Eglise du Christ au Congo et au mien propre, nous avons l’immense joie et l’honneur de vous accueillir dans cette cathédrale du premier centenaire protestant, nous légué par l’évêque Jean BOKELEALE, notre premier Président National, pour cette cérémonie sacerdotale de notre prise des fonctions en tant que Président National et Représentant Légal de l’Eglise du Christ au Congo.

Vous vous souviendrez qu’il s’est tenu à Kinshasa, du 14 au 19 Août de l’année en cours, un Synode national électif de l’Eglise du Christ au Congo, au cours duquel, l’ensemble des communautés protestantes membres et organismes associés ont porté leur choix sur ma modeste personne, en me choisissant comme Président National et Représentant Légal, pour conduire, avec le soutien de Dieu Tout Puissant, la destinée de cette Eglise pour un mandat de 6 ans.

Avant toute chose, c’est ici l’occasion pour moi de rendre grâce à Dieu pour cette consécration et remercier très sincèrement toutes les communautés membres à travers elles, tous les protestants de la République Démocratique du Congo, pour le soutien combien indispensable à l’accomplissement de ce ministère sacerdotale.

Comme vous le savez bien, nous prenons ces responsabilités à une période très particulière de l’histoire de notre Eglise et de notre Pays, la République démocratique Congo. Une période qui nécessite plus que jamais la mutualisation des efforts pour faire face aux défis multiples qui menacent notre existence entant qu’Eglise et nation.

Créée depuis 1970, l’Eglise du Christ au Congo est aujourd’hui confrontée à plusieurs défis dont les plus importants sont la gouvernance de ses ressources humaines, matérielles et financières ainsi que la perspective d’une vision novatrice axée sur le développement et la lutte contre la pauvreté grandissante de nos populations.

Notre pays traverse, quant à lui, une période d’incertitude liée à la non-organisation, dans les délais constitutionnels des élections générales qui devraient aboutir à une alternance à la tête du pays et une occupation régulière de l’arène politique par des élus à tous les niveaux de l’Etat ; laquelle situation occasionne une série des contestations qui ne favorisent guère un climat de paix et de développement.

C’est devant cette double réalité que notre mandat en tant que Président national de l’ECC débute.

Aussi, considérant notre rôle de pasteur, berger du troupeau de notre seigneur Jésus-Christ, nous nous engagerons à :

1. Renforcer l’identité protestante de l’Eglise.

Dans l’unité de l’ECC, le contexte actuel voudrait que notre Eglise s’affirme et confirme son identité en tant qu’Eglise protestante dans le concert des Eglises chrétiennes de la RDC. Une Eglise du Seigneur Jésus-Christ au service de la population pour son bien être holistique dans le respect de l’éthique et valeurs protestantes. Affirmer par la lumière de toute chose et la présentation des bonnes œuvres (Mathieu 5, 16). Ceci nous exige donc de repenser la vision évangélique de l’ECC par la mise en place des programmes et projets ayant pour objectif le renforcement des capacités des cadres à tous les niveaux.

2. Lutter contre les conflits qui gangrènent les communautés membres.

Les conflits de leadership sont devenus un ‘’cancer’’ dans la plupart des communautés membres de l’ECC. Comme nous le savons tous, les conflits ne favorisent pas le développement du ministère pastoral et la proclamation de l’évangile de notre Seigneur Jésus-Christ. Cette situation depuis bientôt deux décennies a affaiblit beaucoup de nos communautés membres créant ainsi un exode massif de nos fidèles vers d’autres Eglises. Dans le respect des textes réglementaires qui nous régissent, l’ECC en tant que garant de l’identité protestante doit s’impliquer dans la résolution pacifique des conflits qui gangrènent notre Eglise. Nous devons avoir comme Objectif zéro conflit au sein de notre Eglise à l’horizon 2023, en créant l’unité dans le chef de chaque couche de notre Eglise. Le ‘’nous’’ et non le nous majesté mais le ‘’nous commun’’ (Génése 1, 26).

3. Renforcer le partenariat au niveau local avec les institutions étatiques et privées

Notre pays dispose des potentialités énormes. Il est anormal que nos communautés croupissent dans la misère et la pauvreté. Notre propre expérience avec la communauté (CBFC) nous a montré que nous pouvons localement produire des richesses pour soutenir l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ. Nous devons mobiliser nos propres efforts et ensuite créer des alliances avec les autres, pour l’intérêt de l’Eglise. Pour y parvenir, il est indispensable que nous puissions nous mobiliser localement en vue de promouvoir les potentialités de notre église et ensuite renforcer divers partenariats avec les institutions étatiques et privées au niveau national et international pour le développement de notre Eglise en particulier et la population congolaise en général.

4. Améliorer l’image de l’Eglise auprès des partenaires financiers extérieurs

Aujourd’hui, l’image de notre Eglise est un peu ternis auprès de la plupart des partenaires extérieurs suite à la mauvaise gouvernance des ressources nous allouées. Nous devons tous travailler pour améliorer l’image de l’Eglise à travers les mécanismes d’une gouvernance basée sur la redevabilité et le contrôle citoyen, seuls capables de redorer l’image et la fierté dont jouissaient les Eglises protestantes à l’époque de nos pères fondateurs. L’image de l’Eglise primitive à nos jours sera facile si et seulement si ces leaders approfondissent l’esprit de Jean 21,15-17.

5. Renforcer la présence et la participation aux réflexions et analyses nationales sur les questions socio-économiques touchant à la vie de la population

Depuis plusieurs décennies, la RDC connait une situation désastreuse sur le plan socio-économique. L’Eglise qui accompagne l’Etat dans la recherche du bien-être de la population, ne peut pas rester indifférente face à cette situation. Pour ce faire, l’Eglise doit être présente dans les espaces de réflexions et d’analyses sur les questions sociales, économiques et de développement durable. Elle doit également disposer des outils qui serviront à la fois de collecter les informations, le monitoring, la sensibilisation, le plaidoyer et la recherche sur la problématique de la gouvernance des ressources naturelles, source des conflits dans notre pays.

Voilà quelques idées forces sur lesquelles nous fondons notre projet pour l’avenir de l’ECC que nous pensons réalisable avec le soutien de notre Seigneur Jésus-Christ, en mettant en pratique le principe du travail qui est d’assujettir la terre. (Genèse 1, 27).

S’agissant de la situation du pays, il nous faut savoir que notre cher et beau pays est actuellement en train d’écrire une nouvelle page de son histoire, j’en appelle donc à toute la classe politique à privilégier une voie de sortie de cette crise, je cite, le dialogue et la compréhension mutuelle. Les deux acceptions, constituent à notre sens, des moyens efficaces dans les résolutions de nos différends. Arrêtons de nous déchirer, enterrons-nous intérêts égoïstes pour promouvoir les aspirations de la population. Cette population qui souffre, dont les cris traverses la toge pastorale pour atteindre Dieu, et Dieu nous interpelle en tant que bergers. Il est nécessaire et impérieux dans notre rôle de gardien du temple, de pouvoir au cours de notre mandat, promouvoir la mission première de l’Eglise, celle d’être la sentinelle au milieu de la nation et lumière du monde ; contribuer à la démocratie, aux respects des droits de l’homme, des libertés individuelles et des personnes marginalisées.

Pour notre part, nous nous engagerons à contribuer pour que les élections crédibles et apaisées se tiennent dans notre pays dans les délais raisonnables en évitant à ce que le sang des innocents ne continus à couler utilement.

Bien Aimés dans le Seigneur, le plus long chemin de la vie commence par un pas, nous venons de commencer ce pas aujourd’hui grâce à notre Seigneur Jésus-Christ ; en espérant que chacun de nous remplira la part de sa mission. Nous avons dit. Que Dieu vous bénisse.

Que Dieu bénisse le peuple congolais.

Que Dieu bénisse l’Eglise du Christ au Congo.

Prof. Rév. BOKUNDOA-bo-LIKABE André

Président National et Représentant Légal de l'ECC

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mardi 5 décembre 2017

Kin Kiey Mulumba : Le procès de la honte du pouvoir joséphiste à Paris !

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE"

Le patriarche de la résistance congolaise, Prof. Rév. Julien Kaseya-Ciakalou Ciakudia n'y va pas par quatre chemins. Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" qui vient d'être débouté par la justice française dans son accusation en diffamation contre le journaliste congolais Freddy Mulongo, était le cheval de Troie qui cachait le régime d'imposture et d'occupation dans un procès qui n'avait pas lieu d'être. Baladocrate, Zobacrate, Kin Kiey Mulumba aura passé toute sa vie à servir les dictatures: Celle de Mobutu durant les 32 ans de son règne et celle d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, 16 ans durant. Alors que le Maréchal-dictateur fuyait Kinshasa, son dernier ministre de l'information KIN KIEY MULUMBA déclarait devant la presse: Le président Mobutu est parti se reposer à Gbadolite, il revient dans quatre jours.... Incroyable ! La scène se déroule le 16 mai 2017. Le porte-parole du gouvernement, KIN KIEY MULUMBA s’avance vers des micros pour lire le compte-rendu du conseil de ministres qui n'a jamais eu lieu annonçant le départ de Kinshasa du dictateur Mobutu. Le "MOYIBICRATE", fieffé menteur a lui-même annoncé le départ de Mobutu, inventant son texte, engageant ainsi toute une "Nation". Quel toupet ? Le "BALADOCRATE" s'en vante, alors même il a agi sans scrupules et sans honte, en ne pensant qu'à sa petite personne. Il a débité des mensonges sur le départ de Mobutu, une heure avant que lui-même ne puisse fuir, le Zaïre, en traversant le fleuve Congo à pied ! Avec son Kabila Désir-Masimanimba Désir, le flagorneur a redoublé d'ardeur en flatterie du régime sanguinaire de Kinshasa. Avec l'aplaventriste KIN KIEY MULUMBA, c'est toujours du réchauffé. Il suffit de remplacer le nom de Mobutu Sese Seko par celui de Alias Joseph Kabila pour comprendre que c'est le même logiciel rouillé, enrayé qui est servi à tous les dictateurs qui trônent sur le Congo. Le caméléon politique prend toujours la couleur de son époque, il s'adepte. Membre influent du RCD-Goma, mouvement criminel pro-rwandais, Kin Kiey Mulumba n'a jamais dénoncé des crimes qui'ils ont commis en tuant des congolais, enterrant des femmes vivantes à Mwenga et Makobola ! Avec son passeport rwandais, Kin Kiey Mulumba était au service de la communication de Paul Kagamé, Hitler Africain.

Picsous de la République, magouilleur et combinard Kin-Kiey Mulumba "Debré Mpoko" est l'un des 400 pillards du Congo. Hautain, orgueilleux et parvenu, Kin-Kiey Mulumba "Debré Mpoko" est un Moyibicrate hors pair. Mis à part son vol de l'argent de la fibre optique, son nom se retrouve sur toutes les listes de ceux qui pillent la nation congolaise.

L'esprit des vampires Mobutistes plane toujours, il est ancré dans le régime d'imposture et d'usurpation qui règne par défi au Congo-Kinshasa. Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" avait réussi à faire croire aux Zaïrois que Mobutu était un demi-dieu en le faisant apparaître sur les nuages. Ventripotent, mangeriste et opportuniste Tryphon Kin Key Mulumba fait partie des "Bakalaka Ba Sundola Mayele Pe Ba Zanga Soni".

Le patriarche Julien Kaseya-Ciakalou Ciakudia à Londres

Tout flatteur vit au dépend de celui qui l'écoute. Le patriarche de la résistance congolaise, Prof. Rév. Julien Kaseya-Ciakalou Ciakudia revient ici sur Le procès de la honte du pouvoir joséphiste à Paris !. Il fait une révélation que nous n'avions pas à l'esprit. Au fait le procès à Paris ne concernait pas KIN KIEY MULUMBA contre le journaliste FREDDY MULONGO. Le régime de Kinshasa a instrumentalisé le procès et s'était caché derrière KIN KEY MULUMBA pour bâillonner, museler, faire taire le journaliste FREDDY MULONGO de surcroît discréditer tous les journalistes et activistes congolais de la diaspora.

KIN KEY MULUMBA est la typologie caractéristique meme d'un véritable sous-homme Congolais: margoulin de naissance, traître, menteur, manipulateur, cupide, égoïste, aventurier, immoral, il est en fait la copie conforme du mobutuisme multi-face, doublé de seigneur de guerre et même de josephiste Kabila désir !

il fut tout d'abord chantre griot du parti unique Mouvement Populaire de la Révolution ( MPR) et le dernier ministre de l'information du dictateur Zaïrois Mobutu Sese Seko ( mai 1997). Mobutu désir ...

Comme un cameleion changeant sa peau au regard de son nouvel environnement , peu après le déclin du pouvoir dictatorial qui l'avait façonné, KIN KIEY MULUMBA se métamorphosa en 1998 par la suite en porte-parole du terroriste sanguinaire pilleur Tutsi Rwandais Paul Kagame avec son invention d'agression RCD-Goma, à l'Est de la République démocratique du Congo.

Du mobutuisme our et dur jusqu'à dernière seconde de la chute de Mobutu, sans honte aucune, le même Kin Kiey trouvera un après des nouveaux amis et partenaires de circonstance; tous des seigneurs de guerre jusque là encore impunis par la justice nationale ou internationale pour des nombreux crimes de guerre, sexuels, humanitaires, économiques, génocide et autres graves crimes imprescriptibles : AZARIAS RUBERWA, JAMES KABAREBE, MOISE NYARUGABO, Alexis TAMBWE MWAMBA, MBUSA NYAMWISI, LAMBERT MENDE OMALANGA, JOSE ENDUNDU, ROGER LUMBALA, KALALA SHAMBUYI.....la liste est longue et se trouve contenue pour l'histoire dans les archives des Nations-Unies et des organisations internationales, en attendant le temps propice.

Je me souviens encore qu'en 1999, juste après le déclenchement de la guerre d'agression Rwando-Ougandaise, sur la demande du President Laurent-Desire Kabila, en ma qualité de prince de Bakwanga, j'ai du accepter la mission de guerre au risque incalculable et sans compensation aucune, d'ouvrir et diriger un bureau de représentation du Commissariat General de la Reinsertion de la Présidence de la République au Kasai-Oriental avec le siège à Mbuyi-Mayi, avec comme objectif de contraindre ces Fils cupides égarés et leurs maîtres Tutsis rwandais qui voulaient s'emparer de la ville de Kabinda puis de Mbuyi-Mayi afin de mettre mains-bas sur la Minière de Bakawanga (MIBA) et ses diamants pour rapidement en finir avec le pouvoir de LD Kabila.

Une fois sur terrain à Mbuyi-Mayi, avec mes deux collaborateurs de taille, le général de L' armée provincial MUFU VINDICIEN ( Ex- Gendarme Katangais-Shaba I et Shaba II ) et le général Zimbabwéen, nous avions pu repousser avec l'aide de nos camarades Hutus, toute cette bande des Fils égarés de l'ex-ZAIRE devenus subitement seigneurs de guerre et leurs maîtres Tutsis.

Juste après l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila, C'est donc par le biais d'un faux dialogue dit Inter-Congolais, plus tard à Sun city et Pretoria en Afrique du Sud que ces loups mobutuistes, une bande des traîtres et cupides appuyés par leurs nouveaux maîtres Tutsis Rwandais Museveni et Kagame .... une bande d'agresseurs et pilleurs, signèrent la capitulation du Congo avec leur gouvernement 1+4=0 de triste mémoire.

C'était donc un acte de grande traîtrise au sommet de l'Etat qui m'a poussé à prendre volontairement le chemin de l'exil en 2003 pour combattre à la De Gaule à partir de Londres, cette monstruosité politique qui a élu domicile dans notre pays, une imposition de fait qui invite à une résistance farouche des patriotes et des résistants afin de bouter dehors les occupants et leurs cohortes d'infiltrés et des collabos.

C'est donc avec la facilitation de leur infiltré tutsi rwandais devenu chef de l'Etat de la RDC après l'assassinat non encore élucidé en janvier 2001 de Laurent-Désiré Kabila avec la complicité de Hippolyte Kanambe Kazembere, fils Tutsi baptisé Joseph Kabila.

Aujourd'hui le faussaire se prénomme Joseph Kabila, pourtant le kadogo qui est arrivé au Congo avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière fut d'abord connu sous le nom de Commandant HYPPO, au déclenchement de la guerre de libération en 1996 contre Le dictateur Mobutu, alors qu'il était perçu évoluant au côté de son oncle général tutsi rwandais James Kabarebe et ce, pendant l'avancée de l'AFDL de l'Est à l'Ouest de notre pays.

Un an après la prise de pouvoir de Laurent-Désiré Kabila, soit le 02 août 1998, des Tutsis décidèrent d'agresser la République démocratique du Congo. Ils se serviront pour cela des déchets mobutuistes.

C'est ainsi que KIN KIEY MULUMBA, deviendra seigneur de guerre RCD-Goma, profitant alors de cette situation pour se refaire une santé politique en occupant des postes ministériels; comme toujours en usant de ce qu'il sait mieux faire depuis sa grande école de Makanda Kabobi, du djalelo et de sakayonsa : la flatterie et l'extrême cupidité sans aucune considération des valeurs éthiques. Rapidement en bon mobutuiste expert en la matière, il ne tarda pas à recommencer sa sale besogne de corruption et de détournement de fonds publiques.

Il a fallu la perspicacité d'un journaliste international et patriote, Freddy Mulongo du Réveil FM International, au départ de Paris pour mener des enquêtes et révéler par la suite au monde entier par sa plume patriotique, le grand détournement de fonds que Kin Kiey MULUMBA venait d'opérer dans le dossier fibre optique, au ministère de poste et télécommunication dont il avait la charge.

Et voilà que par peur que ce journaliste international bien outillé ne puisse pas continuer à révéler au monde entier le mécanisme même du fondement du pouvoir josephiste d'occupation et de pillage tutsi, et ce avant le rapport Mapping en 2010 et Panama Papers en 2016, ou même du groupe d'études de New York, il a fallu faire taire l'homme dans sa nouvelle résidence même à Paris, d'où la plainte à caractère d'intelligence politique voilée en diffamation.

Derrière la plainte de Kin Kiey MULUMBA se cachait toute la Kabilie Josephiste avec comme objectif, déposséder le journaliste Patriote Freddy MULONGO de sa plume qui dénonce, qui derrange et fait mal à la fois .... pour ensuite le ridiculiser à la face du monde comme un simple intru sans maîtrise de la déontologie de son métier journalistique .... et cela sans compter avec la capacité supérieure de ce dernier.

Et voilà qu' au dernier degré non seulement la justice française a débouter le plaignant mais à démanteler toute la manœuvre josephiste. Le dernier jugement à non simplement ridiculiser KIN KIEY MULUMBA mais dévoilé la face caché de l'imposteur de Kingakati et son service d'intelligence ANR.

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vendredi 1 décembre 2017

Cour d'Appel de Paris: Kin Key Mulumba MOYIBICRATE KO Debout face à Freddy Mulongo !

Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE"

L'histoire retiendra, qu'un Tout-Puissant Ministre congolais et apparatchik d'un régime dictatorial, avait accusé son compatriote journaliste devant les juges Français à Paris ! Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" Alias "Debré Mpoko", ministre de PTT du régime d'imposture et d'occupation, d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, porta plainte en diffamation, à Paris, contre le journaliste Freddy Mulongo de Réveil FM International. Pour le tribunal de Grande Instance de Paris, le journaliste devait payer 1 euro symbolique au lieu de 20.000 euros réclamés par l'homme de "Masimanimba Désir-Kabila Désir" ! Fieffé menteur, magouilleur patenté, le dernier Ministre de l'information du dictateur Mobutu Sese Seko, avant de rejoindre le RCD-Goma, mouvement rebelle pro-rwandais et de devenir le fayot, flagorneur du régime sanguinaire de Kinshasa, Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" avait mobilisé les médias de Kinshasa acquis au régime: Taupe Congo, Digital Congo, Télé 50... y compris sa feuille de choux le Soft pour pourfendre le journaliste Freddy Mulongo à Paris racontant et inventant des mensonges, comme dans un pays communiste.

La Cour d’appel de Paris a infirmé le jugement de première instance et constaté la nullité de l’assignation du 20 janvier 2016 ainsi que la prescription consécutive de l’action en diffamation dirigée contre le journaliste Freddy Mulongo. M. KIN-KIEY MULUMBA est par conséquent débouté de toutes ses demandes et est condamné à verser au journaliste Freddy Mulongo une somme de 1.000 € au titre de l’article 700 du Code de procédure civile.

"Debré Mpoko" Alias Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" a sous-estimé l'adversaire. Paré dans son costume noir et cravate, tenue des membres de la Primacuria, Al Capone de l'argent de la fibre optique avait cru que la justice française serait intimidée par son titre de "Ministre d'Alias Joseph Kabila" ! La justice en France est l'un des piliers de la démocratie. Elle est libre et indépendante. "Moto Na Libandi", mangeur à tous les râteliers aura-t-il le courage d'écrire dans sa feuille de choux qu'il a été débouté à la Cour d'Appel à Paris face au journaliste Freddy Mulongo ?

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Nouvelle-Calédonie: "Fin Négociateur", Edouard Philippe descend à Nouméa !

2 novembre, le Premier ministre Edouard à l'hôtel Cassiny avant l'accord politique sur la Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Calédonie patate chaude ? Oui et non ! L'archipel du Pacifique Sud, français depuis 1853, est l'une des clefs de la réussite du quinquennat Macron ! Le Premier ministre, Edouard Philippe est un fin négociateur, il aime négocier et doit atterrir à Nouméa La Tontouta en soirée. Un déplacement sensible à un an d'un référendum historique sur l'indépendance. En politique, rien ne vaut le terrain. Le 2 novembre dernier, à Matignon, en s'investissant jusque très tard dans la nuit, un accord politique a été trouvé entre indépendantistes et non indépendantistes Calédoniens en présence du Premier ministre. Edouard Philippe arrive à Nouméa pour "faire le point sur les travaux qui doivent se poursuivre" avant la tenue du référendum, prévue au plus tard en novembre 2018.

Comme François Hollande en 2014, Edouard Philippe se recueillera sur les tombes des caciques Jacques Lafleur, loyaliste, et Jean-Marie Tjibaou, indépendantiste, dont la poignée de main avait scellé la sortie de crise en 1988. Sur les îles Loyauté, il honorera aussi la mémoire du tirailleur kanak Kalépo Wabete, mort au front en 1918 et récemment rapatrié.

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mercredi 29 novembre 2017

Burkina Faso: Photos et discours d'Emmanuel Macron à Ouagadougou!

Burkina Faso. Le président Emmanuel Macron et son homologue Burkinabé Kaboré

Les jeunes étudiants de l'université Joseph Ki-zerbo à Ouagadougou ressemblent à tous les étudiants de l'Afrique francophone. Emmanuel Macron a été élu par les Français. Il est légitime mais doit d'abord répondre aux aspirations et attentes du peuple français. Croire que le président Français Emmanuel Macron peut installer l'électricité à l'université qui souffre de délestage ou construire des routes au Burkina Faso, c'est d'une naïveté déconcertante. Le Président Kaboré a-t-il quitté la salle par la honte ou s'est-il senti outragé par la réponse du président Français aux étudiants ? Le président Emmanuel Macron a prononcé lundi midi un discours à l'université de Ouagadougou, au Burkina Faso. Il s'est ensuite prêté au jeu des questions réponses "sans filtre" avec les étudiants. Voici les points forts de son intervention : Le président a reconnu les "crimes" de la colonisation ; promet de "déclassifier" tous les documents sur l'assassinat de Thomas Sankara ; compte "proposer une initiative euro-africaine" pour "frapper les organisations criminelles et les réseaux de passeurs" qui exploitent les migrants subsahariens en Libye ; s'est prononcé pour la création d'un dictionnaire de la Francophonie.

Arrivée du président Emmanuel Macron à Ouagadougou au Burkina Faso. Ouagadougou est la première étape d'une tournée africaine de trois jours qui se poursuivra en Côte d'Ivoire et au Ghana.

Allocution du Président Emmanuel Macron à l'université de Ouagadougou, Burkina Faso – Mardi 28 novembre 2017

Monsieur le Président ;

Mesdames, Messieurs les Ministres ;

Monsieur le président de l’université Ouaga I ;

Mesdames, Messieurs les Députés ;

Mesdames, Messieurs.

Je voudrais tout d’abord exprimer ma profonde reconnaissance au président KABORE et à Monsieur le président de l’université et à vous tous, mesdames, messieurs, de m’accueillir ici dans votre pays, dans votre région et dans ce lieu où votre présence et vos visages me donnent une vision pleine de promesses d’avenir et qui se construit ici. Merci, Monsieur le président, de l’accueil qui nous est réservé depuis hier soir dans votre pays, de cette journée que nous allons passer ensemble et de m’avoir permis de m’adresser à vous dans ce cadre. Je suis également reconnaissant à chacun d’entre vous d’avoir suspendu pour quelques heures la tâche la plus précieuse au monde : la construction de l’avenir que vous osez inventer selon la belle formule d’un de vos compatriotes. « Cet avenir que vous osez inventer », vous l’avez reconnue, c’est une formule de Thomas SANKARA à qui je souhaite solennellement rendre hommage.

Alors on m’a dit, ici c’est un amphithéâtre marxiste et panafricain. Donc je me suis dit : « C’est peut-être l’endroit où je dois aller pour m’exprimer. »

Parce que je ne vais pas venir vous dire que nous allons faire un grand discours pour ouvrir une nouvelle page de la relation entre la France et l’Afrique. Ou je ne suis pas venu ici vous dire quelle est la politique africaine de la France comme d’aucuns le prétendent. Parce qu’il n’y a plus de politique africaine de la France !!

Il y a une politique que nous pouvons conduire, il y a des amis, il y a des gens avec qui on est d’accord, d’autres non. Mais il y a surtout un continent que nous devons regarder en face. Alors, il n’est jamais aisé, compte tenu de notre histoire partagée pour un président français de venir parler comme cela de l’Afrique, et je n’aurais pas la prétention ici d’exprimer la complexité et la diversité d’un continent de 54 pays. D’abord parce que ça a quelque chose de terriblement arrogant d’essayer d’expliquer en quelque sorte qu’il y aurait une unité absolue, une homogénéité complète ; 54 pays, avec autant d’histoire, avec plus encore d’ethnies et de langues, avec des relations qui ne sont pas les mêmes à l’égard de la France et un passé des traumatismes bien souvent différents.

Néanmoins, si je ne veux pas m'improviser historien tout particulièrement dans l'université qui a pris le nom d'un des plus grands historiens du continent, je veux m'exprimer ici au pays des hommes intègres parce que je sais qu’on ne parle pas qu’au Burkina Faso, ni même uniquement à l'Afrique de l'Ouest, ni même uniquement en Afrique francophone ; parce que ces barrières qu'on a longtemps mises dans nos représentations, dans nos lectures politiques, dans nos analyses, ce ne sont plus les barrières de l'Afrique d'aujourd'hui, de la vôtre. Ces barrières entre une Afrique francophone ou une Afrique anglophone, entre une Afrique du Nord et une Afrique subsaharienne, entre une Afrique francophone et lusophone aussi, toutes ces barrières-là sont artificielles, elles ne viennent que plaquer en quelque sorte un passé qui doit passer, des représentations qui ont été, des constructions qui doivent évoluer.

Je parlerais donc ici devant vous de l'Afrique comme d’un continent pluriel, multiple, fort, et comme d'un continent où se joue une partie de notre avenir commun.

Je vous parlerais avec sincérité mais aussi avec une profonde amitié. Je suis comme vous d’une génération qui n'a jamais connu l'Afrique comme un continent colonisé.

Je suis d’une génération dont l'un des plus beaux souvenirs politiques est la victoire de Nelson Mandela et son combat contre l'apartheid, chassé par une solidarité panafricaine allant de l’Alger à Rabat, de Luanda à Conakry. C’est cela l'histoire de notre génération. Aussi je me refuse à toujours revenir sur les mêmes représentations d'hier. Il y a eu des combats, il y a eu des fautes et des crimes, il y a eu des grandes choses et des histoires heureuses. Mais j'ai une conviction profonde, notre responsabilité n'est pas de nous y enferrer, notre responsabilité n'est pas de rester dans ce passé et de vivre l'aventure pleine et entière de cette génération.

Je suis d’une génération de Français pour qui les crimes de la colonisation européenne sont incontestables et font partie de notre histoire. Je me reconnais dans les voix d’Albert Londres et d’André GIDE qui ont dénoncé les milliers de morts du Chemin de fer du Congo, et je n’oublie pas que ces voix alors ont été minoritaires en France comme en Europe.

Je suis aussi d’une génération qui a été impressionnée par la détermination de la jeunesse burkinabè à défendre à deux reprises et parfois au prix de sa vie les acquis de la démocratie et de l'Etat de droit. Je suis d'une génération où on ne vient pas dire à l'Afrique ce qu'elle doit faire, quelles sont les règles de l'Etat de droit mais où partout on encouragera celles et ceux qui en Afrique veulent prendre leurs responsabilités, veulent faire souffler le vent de la liberté et de l'émancipation comme vous l'avez fait ici.

Et je suis d'une génération qui observe, que partout sur le continent africain, la jeunesse africaine réclame avec impatience de participer à la construction du destin de son pays et de la mondialisation. Je suis d’une génération de Français pour qui l'Afrique n’est ni un encombrant passé, ni un voisin parmi d'autres. La France entretient avec l'Afrique un lien historique indéfectible, pétri de souffrance, de déchirements, mais aussi si souvent de fraternité et d'entraide.

L’Afrique est gravée dans la mémoire française, dans la culture, dans l'Histoire, dans l'identité de la France et c'est là une force et une fierté que je veux cultiver, que je veux porter comme un atout de la France, pour la France et pour l'Afrique dans notre rapport au monde. Je constate qu'il y a un incident technique. Je voudrais juste m'assurer qu'il n'y a pas de troubles qui vont au-delà. Tout va bien ? Que celui qui a pris les étincelles le disent au lieu de se tenir dignement. (coupure de son)

Nous sommes une génération dont les destins mêlés, qu’on le veuille ou non, parce que nous avons cette Histoire commune mais parce que nos parents, nos frères, parfois nos enfants ont fait ce choix d’enjamber les continents et les mers. Et je suis, comme vous, d’une génération convaincue que les diasporas africaines de France sont aussi au cœur de notre ouverture du monde. Et je suis aussi convaincu, comme nombre d’entre vous dans cette salle, que nous ne pouvons simplement nous regarder comme étant à des milliers et des milliers de kilomètres, mais comme étant aussi souvent de sang, d’Histoire et de destins mêlés.

J’entends souvent dire que la force de l’Afrique, c’est sa jeunesse. Quand je vois les chiffres, qu’il s’agisse du Faso comme de toute la région, il est difficile de dire le contraire. Mais permettez-moi de dire que la force de la France, surtout en Europe aujourd'hui, c’est aussi sa jeunesse. Et sa jeunesse, elle est en partie issue de cette Histoire commune. Sa jeunesse, pour partie, elle regarde aussi l’Afrique. Elle nous écoute quand nous parlons d’Afrique parce que nous lui parlons à elle-même. La jeunesse française est aussi pour partie une jeunesse sénégalaise, ivoirienne, guinéenne, burkinabé, nigérienne, malienne ; elle est aussi tout cela. Et donc lorsque je vous parle de vous, je vous parle aussi de moi.

Enfin, je suis d’une génération profondément européenne. D’une génération qui est fortement attachée à son pays mais aussi à ce qu’il peut construire avec les autres. J’en tire la conviction intime que ce n’est pas simplement un dialogue franco-africain que nous devons reconstruire ensemble, mais bien un projet entre nos deux continents, mais bien une relation nouvelle, repensée à la bonne échelle, où l’Union européenne saura parler et construire avec l’Union africaine et avec l’Afrique tout entière. C’est bien à cette échelle que les choses aujourd'hui se jouent.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai tenu à être devant vous aujourd'hui, ici au Burkina Faso, et dans ce lieu. Un lieu où on ne peut pas tricher, un lieu qui résume les deux visages de l’Afrique : celui de ses formidables opportunités mais aussi celui de ses difficultés, des épreuves, du combat quotidien que chacun d’entre vous mène avec courage pour forger son propre destin. Je ne serai pas du côté de ceux qui voient dans l’Afrique le continent des crises et de la misère, mais je ne serai pas non plus du côté de ceux qui vantent une Afrique enchantée, une Afrique soudainement parée de toutes les vertus et érigée en modèle.

Je ne serai pas de ceux qui se voilent la face et ignorent la difficulté de votre quotidien. De ceux qui ignorent les grèves, les années blanches, les difficultés d’accéder à des manuels, à une bourse, parfois tout bonnement à une vie simple et heureuse. Je serai du côté de ceux qui portent un regard lucide. Ceux qui considèrent que l’Afrique n’est ni un continent perdu, ni un continent sauvé. Je considère que l’Afrique est tout simplement le continent central, global, incontournable car c’est ici que se télescopent tous les défis contemporains. C’est en Afrique que se jouera une partie du basculement du monde. Si nous échouons à relever ces défis ensemble, alors l’Afrique tombera dans l’obscurité, c’est possible. Elle régressera, elle reculera. Mais avec elle, l’Europe aura les mêmes difficultés, parce que s’ouvrira une longue période de migration, de misère, des routes de la nécessité et de la douleur plus encore qu’aujourd'hui.

Mais si nous parvenons à relever ensemble ces défis, si nous sommes à la hauteur de ce grand moment de bascule que nous sommes en train de vivre, alors ici se jouera une partie de la croissance du monde. Alors ici, cette jeunesse sera une jeunesse de réussite et de conquête parce qu’il y a tout à conquérir. Alors ce sera une ère de développement, de croissance et d’opportunités nouvelles pour les Africains comme pour toutes celles et ceux qui voudront à leurs côtés mener cette aventure.

Ce grand moment de bascule, c’est celui où en Afrique, nous devons justement relever tous les défis. Le terrorisme qui a frappé deux fois notre capitale mais qui chaque jour, de manière insidieuse, bouscule les équilibres et la stabilité du pays. Le changement climatique qui ravage le Sahel plus que toute autre région dans le monde, qui au lac Tchad, dans toute la bande sahélo-saharienne, bascule des populations entières, plonge dans la pauvreté la plus complète des femmes et des hommes qui vivaient de l'agriculture, de la vente du poisson ou de routes commerciales qui vivaient depuis des siècles et des siècles.

La démographie, avec 450 millions de jeunes à insérer sur le marché du travail en Afrique d'ici 2050 ; l’urbanisation puisque l'Afrique sera dans quelques années le continent des mégalopoles ; et enfin la démocratie, combat que vous avez ici mené et gagné et qui reste le combat d'une grande partie de la jeunesse africaine. Surtout, vous connaissez ce qu'aucun autre continent n'a connu, ce qu'aucune autre génération n'a connu : le cumul en même temps de tous ces défis.

Votre génération a une responsabilité immense, celle de devoir le plus rapidement possible relever ces défis tous ensemble. Vous ne pouvez pas simplement gagner le défi du changement climatique en oubliant les autres, vous ne pouvez pas simplement gagner la bataille contre le terrorisme si, dans le même temps, vous ne gagnez pas celui du développement économique et de la stabilité. C'est tout en se (coupure de son)… beaucoup d'autres ont échoué, là où beaucoup d'autres se sont dit : « Ce combat n'est pas pour nous. Nous pouvons en faire l'économie », là où beaucoup d'autres s'étaient habitués.

Si je suis venu m'adresser à vous, c'est que beaucoup de choses résident en vous. Je vous en dois quelques-unes. Vos gouvernants vous en doivent aussi beaucoup, mais c'est en vous que réside une partie de la solution. Dans votre volonté de prendre ce chemin, dans votre force de caractère et votre détermination à réussir ce temps de bascule, dans notre capacité ensemble à relever ce défi. La solution ne viendra pas de l'extérieur, mais elle ne viendra pas non plus du statu quo ou des vieilles habitudes.

Je veux être à vos côtés. Celui qui aidera l'Europe à saisir cette chance, celle d'écouter la jeunesse africaine, d'en tirer le meilleur et de mettre son potentiel au profit de l'ensemble du monde. Et cela commence en venant devant vous, à votre écoute, à l'écoute de toutes les voix. J’irai écouter la jeunesse partout où elle se trouve, partout où elle s'exprime. Cet après-midi ensemble dans une école, demain en Côte d'Ivoire puis après-demain au Ghana sur des terrains de football. J'irai partout écouter ce qui s'exprime, ce qui se dit, ce qui se veut. Mais d'autres m’aideront aussi pour entendre votre message et j’ai tenu à ce qu'ils soient présents à mes côtés aujourd'hui.

Ce sont les membres du Conseil présidentiel pour l'Afrique. Pour l’Afrique car ils seront un lien permanent avec vous comme le sont les organisations que je n’oublie pas, qui œuvrent au quotidien sur le terrain aux côtés des populations. Et présidentiel car votre voix me sera restituée sans filtre, sans intermédiaire, sans concession. C’est ce qu’ils ont commencé à faire il y a quelques jours, lorsque nous avons préparé ensemble ce déplacement.

Ce sont des jeunes femmes et de jeunes hommes qui ont accepté de prendre sur leur temps pour venir être, en quelque sorte, vos porte-voix, pour venir à la rencontre, pour venir écouter, partager leur expérience. Non pas me dire ce qu'il faudrait me dire ou ce qu'on dit à un président de la République depuis parfois bien longtemps. Non ! Me dire ce qui se dit, ce qui se ressent, ce qui se veut, ce qui est attendu, ce qui est nécessaire. C'est ce qu'ils continueront de faire en veillant au respect des engagements pris devant vous.

Parce que je suis venu pour prendre des engagements et j'en ai déjà pris. J’ai pris l'engagement d'avoir une France au rendez-vous du défi de développement. Beaucoup de ce que je viens de rappeler et de ce que je vais dans un instant détailler ne serait pas possible si la France n'était pas à la hauteur de ce défi et ne décidait pas d'être à la hauteur en termes d'aide publique au développement. Je sais que c'est très attendu. Aussi ai-je pris l'engagement, dès le début de mon mandat, d'atteindre à la fin de celui-ci les 0,55 % du revenu national brut en termes d'aide publique au développement. C’est un engagement ferme, il est exigeant.

Il est exigeant. Il supposera des efforts, nous les ferons. Parce que ces efforts, c'est la contribution française à la réussite de tout un continent, de nombreux pays, parce que c'est une part de notre réussite aussi. Et donc, dans les prochains mois, une stratégie sera détaillée, préparée par le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, qui année après année, expliquera très précisément comment nous y parviendront avec des engagements financés et avec des financements à la clef.

Mais je ne veux pour autant pas que nous nous arrêtions aux chiffres. L’aide publique au développement, nous savons parfois ce que ça peut dire, ce que cela a pu dire. Un argent qui va trop peu sur le terrain, trop peu justement aux jeunes ou ceux qui en ont le plus besoin. Et donc, cette philosophie qui a été changée il y a plusieurs années en France sous l'autorité de Jean-Michel SEVERINO dont je salue ici la présence, et qui est aujourd'hui portée à la tête de l'AFD, l'Agence Française de Développement par Rémy RIOUX, également à mes côtés, c'est cette transformation que nous avons conduite depuis plusieurs années, conduisant à avoir une politique de développement française plus proche du terrain, plus à l'écoute des besoins, travaillant de manière plus délocalisée au contact des besoins.

Nous devons passer une nouvelle étape, franchir encore un nouveau seuil. Je souhaite que nous réfléchissions dans les prochains mois avec vous peut-être à un nouveau nom, à une nouvelle philosophie, à des nouvelles modalités d'action, comme ce que nous avons su faire ensemble il y a quelques semaines au Sahel avec l'Alliance pour le Sahel. C'est-à-dire savoir avoir une aide publique au développement plus spécifique où nous nous mettons ensemble autour de la table, de manière directe, avec les étudiants, avec les ONG, avec les associations, avec les entreprises et où la France, avec ses partenaires africains, se met en situation d'agréger l’aide multilatérale, l'aide d'autres puissances européennes pour être plus efficace.

Non pas pour avoir des cathédrales que nous construisons à notre gloire, non. Pour poursuivre des projets dont les Africains ont besoin. L’Alliance pour le Sahel lancée en juillet dernier, elle associe l'Allemagne, l'Union européenne, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et le PNUD avec l'ensemble des membres du G5 Sahel. Et elle permet de manière beaucoup plus efficace, avec méthode, d'intervenir ainsi sur le terrain.

C'est ce changement de méthode que je proposerai à tous demain au sommet entre l'Europe et l'Afrique à Abidjan. C'est ce changement de méthode que nous avons commencé mais qui doit se poursuivre de manière indispensable, où nous devons être plus efficace, plus au contact des besoins du terrain, en désintermédiant parfois notre organisation et en ayant davantage collectivement une culture de l'évaluation.

Parfois, notre aide publique au développement ne répond pas aux besoins. Elle fait plaisir à des gouvernements français ou africains. C'est une mauvaise méthode. Elle doit être évaluée ; elle doit être évaluée. Si elle est efficace, il faut la poursuivre. Si elle ne l'est pas, il faut la réorienter vers des projets portés sur le terrain et des projets que nous accompagnerons. C'est cette nouvelle philosophie, cette nouvelle volonté qui accompagnera l'engagement ferme en termes de financement pris par la France.

Mesdames et messieurs, chers amis, les mots sont importants parce qu'ils sont le début d'un choix partagé, d'une histoire partagée, d'un imaginaire commun. C'est pourquoi la proposition avec laquelle je viens devant vous, ce n’est pas de décréter seul une nouvelle étape de notre relation, non. C'est avec humilité de vous proposer d'inventer ensemble une amitié. Nous avons tout pour y parvenir. Une histoire, des liens, des aventures familiales, des passions communes avec tout ce qu'elles emportent. Des déchirements, des volontés folles de faire et surtout une amitié pour agir. Car il s'agit bien ensemble de peser sur les grands équilibres du monde de demain.

C'est cela aujourd'hui ce que, avec vous, je suis venu faire. Proposer d'inventer une amitié pour agir. Et le ciment de l'amitié, c'est de commencer par tout se dire. C'est de ne faire l'impasse sur aucun des périls qui peuvent emporter, de manière irréversible, la stabilité de l'Afrique mais aussi avec elle de l'Europe. C’est de les identifier et chacun de prendre sa part de responsabilité. Le premier péril qui pèse sur chacune de nos consciences, c'est l'atteinte à notre dignité humaine. C'est la responsabilité de dire que les drames qui se déroulent sous nos yeux en Libye sont un crime contre l'humanité.

Elles sont le stade ultime de la tragédie que nous avons laissé prospérer sur ce que j'appelle les routes de la nécessité. Ces routes du Sahel, de la Libye, de la Méditerranée, ultimes car elles nous ramènent au pire désastre de notre histoire partagée : celui de l'esclavagisme, celui de la traite des êtres humains. C'est une histoire complexe, millénaire. Une histoire de l'Afrique avec elle-même et de l'Afrique avec l'Europe. Mais c'est un crime contre l'humanité aujourd'hui sous nos yeux. Il faut le nommer, non pas pour accuser l'autre comme je l'entends parfois. Non pas pour dire : « Le problème est ailleurs. » Non, pour agir avec force, avec vigueur.

Je proposerai demain à Abidjan, lors du sommet rassemblant l'Europe et l'Afrique, aux côtés du président OUATTARA et du président CONDE, une initiative euro-africaines pour mettre un terme à cette stratégie portée par tous ceux qui veulent notre destruction. La stratégie des terroristes, des trafiquants d'armes et d'êtres humains qui conduisent à la tragédie que nous voyons sous nos yeux. Une initiative qui doit commencer par frapper les organisations criminelles, les réseaux de passeurs qui agissent impunément depuis les centres urbains de la Corne de l'Afrique et de l'Afrique de l'Ouest jusqu'aux côtes européennes.

Je salue, à ce titre, les actions courageuses qui ont déjà été prises par les autorités nigériennes. Je proposerai également que l'Afrique et l'Europe viennent en aide aux populations prises au piège en Libye, en apportant un soutien massif à l'évacuation des personnes en danger. C'est un devoir et c'est le nôtre. D'abord, comme nous l'avons lancé le 28 août dernier à Paris, en ayant une action des pays européens et de l'Union européenne en lien étroit avec l'Union africaine dont je salue sur ce sujet l'engagement, qui consiste au Niger et au Tchad à aller envoyer des missions de l'OFPRA mais aussi de tous les équivalents européens, pour travailler en lien étroit avec le HCR afin d'identifier les femmes et les hommes qui peuvent bénéficier de la protection du droit d'asile. Nous devons, dès là-bas, les protéger et les ramener en Europe.

Nous avons commencé à envoyer les premières missions et je m'engage à ce que la France et l'Europe à ses côtés puisse être à la hauteur de ce défi. Mais dans le même temps, nous devons aussi encourager le travail de l'Organisation internationale des migrations pour travailler avec tous les Etats africains d'origine et aider au retour dans les états d'origine. Nous ne pouvons pas laisser des centaines de milliers d'Africains qui n'ont aucune chance d'obtenir le droit d'asile, qui vont passer parfois des années en Libye prendre tous les risques dans la Méditerranée, courir à ce drame. Il est donc indispensable d'œuvrer pour leur retour et d’aider à cet l'égard l'Organisation internationale des migrations.

La France a commencé à faire ce travail en lien étroit avec les autorités tchadiennes et nigériennes. Je veux ici remercier les présidents DEBY et ISSOUFOU. Mais face à l'ampleur de la tragédie qui est sous nos yeux, il faut changer d'échelle dans notre mobilisation. Alors que la Libye cherche encore la voix de sa stabilisation, nous ne pouvons laisser les autorités libyennes affronter seules ce défi. Nous avons là l'opportunité, le devoir historique de donner un sens concret au partenariat entre l'Europe et l'Afrique. La France sera au rendez-vous. Je souhaite que l'Europe tout entière le soit.

Le deuxième impératif c’est la lutte contre le terrorisme. Je le dis ici parce que nous avons ce destin tragique en comment ; nos 2 pays durant ces dernières années ont été bousculés, frappés meurtrie par le terrorisme. Nos 2 pays ont été frappés et meurtris par un terrorisme islamiste qui s'est construit dans la zone irako-syrienne, qui s'est construit aussi aujourd'hui dans la bande sahélo saharienne.

La France a été à vos côtés au rendez-vous, et je salue ici la décision courageuse prise par mon prédécesseur François HOLLANDE lorsqu'il a décidé de manière extrêmement rapide d'intervenir au Mali pour stopper l'avancée des terroristes.

C'était la bonne décision et l'armée française fait partie des rares armées européenne qui a la possibilité d'agir en si peu de temps. Nous l'avons fait parce que la France a toujours été aux côtés de l'Afrique lorsque sa stabilité, lorsque sa vie était en jeu. Comme l'Afrique a toujours été aux côtés de la France lorsqu’il en était de même pour nous ; est cela notre histoire.

Mais aujourd'hui nous continuons à être présents. Au-delà de la présence de la Minusma c'est bien la force Barkhane présente dans la bande sahélo-saharienne, qui assure la stabilité où des milliers de Françaises et de Français que je veux ici saluer et remercier risquent chaque jour leur vie pour lutter contre le terrorisme dans la région, pour protéger vos enfants, pour vous aider et pour gagner cette bataille contre le terrorisme. Je veux ici avec vous les remercier pour leur courage et avoir une pensée pour leur famille et pour les victimes. Mais vous le savez, l’ambition des jeunes soldats français de Barkhane c'est de permettre à leurs frères d’armes burkinabés, nigériens, maliens, mauritaniens, tchadiens de rejoindre leur poste et de protéger leurs populations. C’est cela ce qu'ils veulent, c'est cela ce que je veux.

C’est pour cela que nous avons d'ailleurs lancé ensemble la force G5 Sahel. Ces forces ont pour objectif de coordonner les forces armées des pays membres du G5, de pouvoir agir sur le terrain sur les zones frontalières les plus difficiles et répondre au défi comme celui que vous visez ici au Burkina Faso.

Nous devons accélérer ce travail lancé en juillet dernier. La France a apporté son soutien financier, militaire, notre coopération est exemplaire ; nous avons aussi formé, organisé un état-major maintenant intégré.

Les premières expériences ont été faites avec succès. Je veux aujourd'hui que nous puissions conduire les premières victoires des forces du G5 Sahel. Il est indispensable, dans les prochaines semaines et les prochains mois, que ces forces communes en particulier dans le fuseau qui vous concerne conduisent à terrasser ces terroristes, à mener les premières victoires, elles sont indispensables pour vos armées, pour votre population et pour ce chemin que nous menons ensemble contre le terrorisme.

C'est un fardeau que nous partageons et demain ce sont en effet des organisations régionales plus fortes et plus réactives qui ont vocation à prendre le relais. Je sais que c'est aussi la volonté profonde du président de l'Union africaine Alpha CONDE à qui je veux rendre ici hommage et qui n'a jamais ménagé sa peine sur tous les conflits africains pour rendre l'Afrique plus présente dans le règlement de ces conflits.

Mais pour que l’Union africaine soit en effet plus présente et plus crédible encore il faut ces forces régionales militaires crédibles, construites, organisées comme celles que nous sommes en train d'édifier pour le G5.

Et je veux saluer à ce titre la volonté aussi du Rwanda, du Sénégal et d’autres pays africains d’accélérer cette évolution. C'est le sens de l'histoire. C'est aussi pourquoi je soutiendrai au Conseil de sécurité des Nations Unies l'initiative de l'Union africaine visant à assurer un financement autonome et prévisible aux opérations militaires africaines.

La France poursuivra bien sûr pour accompagner ce travail, les actions de formation que nous menons pour renforcer les capacités sous-régionales.

La troisième menace qui peut miner l'Afrique ce sont les conflits politiques. Les plus optimistes diront que l'Afrique n'a jamais connu aussi peu de conflits entre Etats. Les plus réalistes - parmi lesquels je me compte – observeront que l'Afrique n'a jamais connu autant de conflits internes, autant de blocages, autant d'impasses autour de ces constitutions ou de ces élections.

Dans ce domaine je vous l’ai dit, et je ne vous donnerais pas de leçon. Le président de la République française n'a pas à expliquer dans un pays africain comment on organise la Constitution, comment on organise des élections ou la vie libre de l'opposition.

Je n’attends d’ailleurs pas cela d’un président africain pour ce qui concerne l’Europe. Mais c’est son rôle d’être aux côtés de ceux qui travaillent au quotidien, à rendre la démocratie et l’Etat de droit irréversible. Je pense à ceux qui agissent pour l'éducation, les Droits de l'homme, la justice, la liberté de la presse, je pense aux Etats qui le font et aux gouvernements et je salue l'action du président KABORE, je pense aux ONG, aux journalistes, aux universitaires, à toute cette collectivité du pluralisme démocratique, indispensable pour l'Afrique. En venant ici, au Burkina Faso, j'ai une seule certitude, que le changement, le renouveau générationnel dans un continent dont 70 % de la population a moins de 30 ans, ce n'est pas une option, c'est une loi mathématique. Et ceux qui pensent que, aujourd'hui, en Afrique, on peut avoir la même politique qu'on a parfois eue depuis des décennies et des décennies, qui voudraient retarder le cours de l'histoire, n’ont pas regardé le Burkina Faso à coup sûr, mais n’ont pas compris qu'il y avait un ferment essentiel à ce changement, leur propre jeunesse, la jeunesse africaine, qui elle est en train de tourner une page.

Alors, j'appliquerai à mes interlocuteurs la même exigence que celle que je me suis fixé à moi-même, celle de préparer l'avenir, celle de faire une place à la jeunesse, celle d'investir en elle, je serai aux côtés de ceux qui font le choix de la responsabilité et pas celui du déni, partout où j’aurai de tels partenaires, je travaillerai avec eux sans calcul. Et c’est le cas ici, cher ROCH. Et partout où cela ne sera pas le cas, la France ne se privera pas d'un lien direct avec la jeunesse, les universités, les ONG, les entrepreneurs pour avec eux construire l'avenir. Le quatrième péril, c'est l'obscurantisme, c'est l'emprise de l'extrémisme religieux sur les esprits, et là aussi, je n'aurai aucune naïveté. C'est une menace bien plus redoutable parfois que le terrorisme, car elle est massive, diffuse, quotidienne, elle s'immisce dans les écoles, dans les foyers, dans les campus, dans la vie politique. Cette menace n'a pas de frontières, ni de continent, tout simplement, parce qu'elle s'attaque à ce qu'il y a de plus intime, la foi et la religion, pour en détourner le sens, pour en transformer la transcendance en négation de l'autre.

Je n'ai, là-dessus, pas de leçon à donner, moi, qui suis le président d'un pays qui est aussi confronté à un défi de ce type à l'intérieur de mes propres frontières et dans un pays laïc, où la séparation de l'Etat et de la religion est complète, mais je veux ici parler à toutes les consciences, aux vôtres, vous pouvez être totalement athée, laïc, et le revendiquer, vous pouvez croire dans l'islam, la religion catholique, dans l'animisme ou tout autre, vous pouvez être musulman, évangéliste, ne laissez jamais la religion dans laquelle vous croyez faire ce pourquoi elle n'a jamais été faite, ne laissez jamais la religion vous convaincre que c'est une aventure de destruction de l'autre.

Ne laissez jamais, au nom de votre religion, certains faire croire qu'ils pourraient dominer, voire détruire ceux qui ne croient pas ou ne croient pas pareil, ne laissez jamais, au nom de votre religion, asservir les consciences ou les individus. Toutes les religions sont des religions construites sur un message d'amour et d'espoir, elles ont des différences, elles se sont parfois combattues, mais nous avons un devoir, celui de construire des Etats libres, séparés du religieux et d'assurer l'exercice libre des consciences et adultes, mais chaque conscience a un devoir, c’est sa part de responsabilité, c'est de ne jamais laisser sa religion détournée de sa fonction première, je vous le dis, parce que, ici, aussi, votre responsabilité est immense.

Il est temps aujourd'hui de faire barrage à l'extrémisme religieux, il ne faut lui laisser aucun espace en le combattant partout, dans les écoles, dans les universités, dans toutes les formes de citoyenneté, le combattre au quotidien, le combattre dans les discours politiques, et dans l'action. Je veux rendre ici hommage au roi du Maroc pour le rôle éminent qu'il joue, et pour les mots qu'il a su trouver pour provoquer cette prise de conscience, compte tenu du rôle éminent qui est le sien.

Mais la priorité doit être pour nous d'aller encore plus loin dans ce combat, nous devons éradiquer le financement de l'extrémisme et de ses chemins détournés de la religion, c'est le message que j'ai fait passer à nombre d'Etats, qui parfois sont intervenus pour financer, qui des fondations, qui des écoles, qui des mouvements prétendus libres pour parfois conduire au pire. L’Arabie Saoudite a rejoint ce combat, et je veux ici remercier le prince héritier d'Arabie Saoudite qui s'est très clairement exprimé sur ce sujet lorsque je l'ai vu il y a quelques semaines.

Je soutiens sa détermination à fermer toutes les fondations qui pendant plusieurs décennies ont entretenu l'extrémisme en Afrique et en Europe, c'est un mouvement courageux qui aura tout mon soutien, nous le suivons de près, je compte aussi sur le Qatar, la Turquie et l'Iran pour s'engager fermement dans ce combat ; ce sera l'enjeu de notre lutte commune dans les prochains mois. Nous ne devons plus accepter que quelque réseau que ce soit finance dans nos pays de manière directe ou détournée des fondations, des organisations qui nourrissent l'obscurantisme ou l'extrémisme.

Ce sera l'enjeu de la conférence sur la lutte contre le financement du terrorisme, que j'organiserai à Paris l'année prochaine. Mais il ne faut pas simplement fermer les écoles qui enseignent la rupture et la régression. Il faut en ouvrir d’autres qui bâtissent le socle commun de connaissances, qui nous rassemblent, nous devons bâtir une école qui libère les esprits et non qui les enferme, c'est pourquoi l'éducation sera la priorité absolue du nouveau partenariat que je vous propose.

C’est le sens de mon engagement aux côtés du président MACKY SALL pour co-parrainer la reconstitution du partenariat mondial pour l'éducation, je me rendrai en février à Dakar pour cela. Et j'aurai deux priorités, d'abord, je veux que la France s'engage massivement pour contribuer à la formation des professeurs, le ministre de l'Education nationale qui m'accompagne dans ce déplacement est tout particulièrement engagé dans ce combat, nous prendrons des engagements concrets, mais il est indispensable que la France aide tous les Etats d'Afrique qui le veulent pour réussir cette bataille contre l'obscurantisme, à former les enseignants, et à construire justement la stratégie qui permettra de former les esprits partout sur le territoire.

Ensuite, je serai aux côtés de tous les chefs d'Etat et de gouvernements africains qui feront le choix de la scolarisation obligatoire des jeunes filles. Je défendrai leur choix, et je demanderai à l'Agence française de développement de soutenir en priorité les programmes visant à la scolarisation des jeunes filles, je fixerai, à nos ambassades, l'objectif d'attribuer des bourses d'études en France en priorité à des jeunes filles. N’ayez pas peur, je n'ai pas dit qu’il n’y en aura que pour les jeunes filles, j'entendais cette mâle réaction visant à protester.

Mais je vous le dis avec la même franchise, je regarde avec inquiétude, parfois dans certains quartiers de mon propre pays, la déscolarisation des jeunes filles progresser, et je le vois dans certains pays africains, si l'Afrique veut réussir, et la France avec elle, ce grand basculement du monde, nous devons former tout le monde et éduquer tout le monde, et nous devons éduquer les jeunes filles, nous devons avoir des jeunes filles et des femmes libres, libres de choisir.

Et je vous le dis pour vous, jeunes hommes qui êtes-là, c'est bon pour vous, la société que vous, vous préparez, la société que nous allons construire, ça ne doit pas être celle d'hier, et parfois encore trop souvent celle d'aujourd'hui, ça ne doit pas être une société où ce sont les hommes qui vont dire ce qui est bon pour les femmes, qui vont leur choisir leur destin, qui vont dire : l'éducation est bonne pour moi, mais très peu pour elle. Ce n’est plus acceptable.

Il y a pas de vecteur de progrès plus puissant pour une société que l'émancipation des jeunes filles, le Soleil des indépendances, celui qu’a fait briller Ahmadou KOUROUMA, est porté par une héroïne africaine, qui incarne tous les espoirs d'un continent. Ce sera ma fierté que la France aide à faire briller le Soleil des indépendances de cette nouvelle génération de femmes africaines.

Cela m'amène à un cinquième défi, que nous ne pouvons pas éluder, c'est celui de la démographie. Y a-t-il des voix qui veulent s'exprimer ? Ne pas en parler, c'est irresponsable, dire : tout va bien, Madame la Marquise, c'est formidable, il n’y a pas de problème, on va continuer ensemble comme on a toujours fait, et on va s'apercevoir qu'il y a une démocratie extraordinairement dynamique, mais dans nombre de pays qui déjà n'ont pas la croissance pour faire vivre une génération, une démographie qui fait basculer encore de l'autre côté, c'est ne pas partager une préoccupation que nous devons avoir en commun.

70 % de jeunes, c'est ça l'Afrique, alors, oui, c'est une chance, je vous l’ai dit, j'y crois, si je n'y croyais pas, je ne serais pas là. Mais c'est surtout une immense responsabilité. Alors la démographie, ça ne se décrète pas, et là aussi, ça ne se dicte pas, aucun président ne va dire : ma démocratie doit être celle-ci ou celle-là, et a fortiori pas un président français pour l'Afrique, mais elle renvoie à des choix personnels, intimes, dans lesquels personne ne doit s'immiscer. Et c’est là le cœur du sujet.

Elle doit être un choix, en particulier pour les jeunes filles et pour les femmes, et posez-vous bien la question, partout, vous avez fait 7,8, 9 enfants par femme, est-ce qu'à chaque fois, dans chaque famille, vous êtes bien sûr que c'est le choix de cette jeune femme ? Il y a dans mon pays des familles qui ont fait ce choix, il y a en France des familles où il y a 7, 8, 9 enfants par femme, c'est leur choix, c'est très bien, je n'ai pas à en juger, je n’en parle d’ailleurs jamais. Et je n’ai pas à en juger pour une famille et une femme africaine, mais je veux être sûr que partout en Afrique, ce soit bien le choix de cette jeune fille ou de cette femme.

Je veux le choix pour une jeune fille de pouvoir, si elle le souhaite, continuer ses études, de continuer à se former, de trouver un emploi, de créer une entreprise, de pouvoir faire ce choix, elle et personne d'autre, je veux partout en Afrique qu'une jeune fille puisse avoir le choix de ne pas être mariée à 13 ans ou à 14 ans et commencer à faire des enfants, non pas parce qu'un président de la République l’aura voulu, parce que vous l'aurez voulu, parce que vous l'aurez voulu, mais nous devons avoir ce débat responsable, fort, celui de la liberté du choix, celui qui va avec la démocratie, celui qui va avec la route que vous avez choisie.

C’est une conviction profonde qui m'a poussé à faire de l'égalité femmes/hommes la grande cause de mon mandat, en France d'abord, où nous avons encore d'énormes progrès à accomplir pour assurer une égalité réelle dans notre société, et c'est une cause que je porte aussi dans mon action internationale, et que je partage avec vous, aujourd'hui, la démographie peut être une chance, mais donc, à condition que chaque jeune fille, chaque femme ait la possibilité de choisir son destin dans nos sociétés, quelles qu'elles soient.

Le défi démographique, c'est bien sûr aussi l'accès de tous à la santé, essentiel combat, dans ce domaine, la France est et restera le deuxième contributeur du Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, je peux vous confirmer ces engagements. Et je tiens ici à rendre hommage à l'engagement du président CHIRAC qui a permis à la France de contribuer aux résultats spectaculaires dans la réduction de ces pandémies. Mais la santé, ce n'est pas seulement l'accès aux médicaments, c'est la mise en place d'un véritable système de santé, comme ont réussi à le faire des pays, comme le Rwanda, et là aussi, dans ce domaine, il faut changer de modèle, l'Afrique n'a pas besoin uniquement qu'on lui envoie des médecins ou des infirmiers étrangers, il le faut parfois, et nous continuerons à le faire, mais ces médecins existent, ils sont formés, et souvent bien formés en Afrique, je pense au Sénégal, je pense à la Tunisie.

Ce dont l’Afrique a besoin, ce sont de financements pour ouvrir des structures de soins où ces médecins pourront exercer avec les meilleures technologies, c'est de développer la télémédecine, les infrastructures indispensables, je demanderai pour cela aux fonds d'investissements privés français, aux assureurs français, de proposer aux pays africains de devenir les actionnaires privilégiés des champions africains de la Santé. Concrètement, je veux que des financements privés français servent demain à ouvrir des cliniques de qualité à Abidjan, Dakar, Ouagadougou. La France doit aussi avoir ce rôle.

Enfin sur la santé, nous nous trouverons aussi aux côtés de ceux qui combattent contre le trafic de faux médicaments, ce fléau parcourt toute l'Afrique, il touche non seulement les malades, mais bien souvent les plus pauvres, dans une injustice au carré, ce combat que la France a initié avec plusieurs autres à Cotonou, en 2009, je souhaite que nous puissions le poursuivre, l'accroître, pour éradiquer ce fléau. Enfin, la menace qui peut amplifier toutes les autres et les rendre hors de portée, c'est le changement climatique, le changement climatique n'est pas une lubie pour pays développés, ça n'est pas une préoccupation dont certains simplement devraient s'attacher à passer leur quotidien, non, le changement climatique, c'est vital, c'est ce qui peut transformer, bousculer des régions entières, dans le Pacifique, ou en Afrique, l'Afrique, des rives du lac Tchad au bassin du Congo, est tout entière en première ligne des effets du changement climatique, elle peut aussi, mes amis, être à l'avant-garde des solutions, elle peut aussi réussir là où l'Europe n'a pas toujours su apporter les bonnes réponses.

La secrétaire d'Etat m’accompagne ici, et elle mène aux côtés du ministre d'Etat ce combat, c'est pour cela que j'ai souhaité que l'Afrique soit à nos côtés lors du sommet du 12 décembre prochain à Paris. Nous aurons des projets concrets, et en particulier des projets africains, face auxquels nous mettrons des financements concrets, publics et privés, pour permettre d’avoir des résultats rapides.

Je souhaite que la France par ses entreprises et ses opérateurs soit le partenaire privilégié de l’Afrique, dans le domaine de l’adaptation aux changements climatiques. Je pense en particulier aux énergies renouvelables, c’est le sens que je donnerai en inaugurant demain, avec le président KABORE, la centrale solaire de Zagtouli. Avec ce projet, j'ai la fierté de penser que la France et d'autres pays européens pourront ainsi contribuer aux côtés du gouvernement burkinabè à changer un peu la vie, à changer le quotidien des coupures d'électricité, à rendre l'énergie plus accessible, mais aussi plus propre.

La lutte contre le réchauffement climatique doit être le terrain de l'innovation, de l'entreprenariat, d'un défi commun où nous devons réussir ensemble, où les formations doivent se multiplier, où les investissements nouveaux doivent se multiplier, ça n’est pas simplement quelque chose que vous allez avoir à subir, comme la planète entière, non, c'est un défi dans lequel nous devons ensemble réussir.

C'est pour cela que je veux que l'Afrique soit un lieu d'innovations radicales, de financement de ces innovations radicales dans la lutte contre le réchauffement climatique, et que l’Afrique prenne toute sa part, non seulement le 12 décembre prochain à Paris, mais dans le cadre du pacte mondial pour l'environnement, que la France a lancé et qui doit être porté dans le cadre de l’ONU. Je pense aussi à la ville durable, 500 millions d'urbains en plus sur le continent en 2025, personne n’a jamais relever un tel défi. Ce sera votre défi, le nôtre. Cela peut être une chance et cela peut être une catastrophe.

Pour ma part, j'ai la conviction que c'est en Afrique qui est en train d'être inventée la ville durable de demain. C’est pourquoi je ferai de la ville durable l'enjeu du prochain sommet entre l'Afrique et la France, que j'ai accueillerai en France, en 2020. Ce sera pour moi l'opportunité, non seulement de réunir les chefs d’Etat et les gouvernements, mais d’élargir cette rencontre à d’autres acteurs, comme les maires des grandes agglomérations françaises et africaines, les entreprises, la société civile, pour que, là aussi, il en ressorte des partenariats concrets, qui nous permettront de réussir ce défi de la ville durable, qui nous permettront d'inventer avec innovation ce défi de la ville africaine du 21ème siècle, c'est indispensable.

Mesdames, Messieurs, chers amis, face à ces menaces, vous le voyez, il y a une réponse, celle d'une action résolue, lucide partagée, sur chacun des défis que je viens d'évoquer, en vous présentant avec franchise, l'importance de ce qui est à faire de part et d’autre, moi, je ne vous donne pas de leçon, je vous dis quelle sera ma part, je vous dis aussi avec beaucoup de franchise, quelle sera la vôtre, les habitudes qu'il faudra parfois rompre, les faux discours dans lesquels nous nous étions parfois enfermés.

Mais il y a aussi quelque chose d'inédit, un chemin que jamais jusqu'alors nous n'avons emprunté ensemble, celui d'une émancipation en partage, celui d'un risque pris, d’un risque qui était jusque-là caché, que j'évoquais tout à l’heure en creux, celui de la jeunesse, c’est cette part de risque qui nous permettra de créer, d'oser inventer l'avenir, et de faire ensemble deux révolutions fondamentales pour le continent africain, celui de la mobilité, cette révolution profonde, qu’il nous faut repenser, et la révolution de l’innovation.

La révolution de la mobilité, c'est celle qui nous permettra de repenser nos liens, mais aussi la circulation des femmes et des hommes en Afrique, et entre l’Afrique et l’Europe. La mobilité, c’est d’abord celle des étudiants, et je sais ici vos attentes. La France est bien souvent la première destination, je veux qu’elle soit la première destination, non pas par habitude, mais par choix, par désir, pas nécessairement pour l'ensemble des études, mais pour nourrir les échanges entre nos pays, pour cela, je veux que la France vous accueille mieux, cela veut dire offre des places et des formations dans les filières qui correspondent à vos besoins, cela veut dire aussi, offrir les conditions d’une véritable circulation dans la durée. Et j’en prends devant l’engagement aujourd’hui.

Je souhaite que tous ceux qui sont diplômés en France puissent y revenir, quand ils le souhaitent et aussi souvent qu'ils le souhaitent, grâce à des visas de circulation de plus longue durée, parce qu'étudier en France, c'est une relation privilégiée qui doit se prolonger et qui ne doit pas se soumettre à une date couperet. C'est l'ensemble de cette mobilité que nous devons repenser. Je vois trop souvent des jeunes Africains qui viennent étudier ou en fait demander un visa d'étudiant pour rester en France, ça n'est pas une bonne voie, ça n'est pas une bonne méthode, et la France, dans la durée, ne peut pas les accueillir.

Et là-dessus, je serai intraitable, parce que c’est un contournement, je vois des étudiants qui veulent accéder à des formations en France, pour cela, je leur dis : nous allons mieux adapter les filières pour répondre à vos besoins. Et puis, je vois deux aberrations, une fois qu’ils ont été formés, qu’ils ont étudié en France, que nous avons investi, soit, il y a une date couperet, et ils doivent revenir, alors même qu'ils voulaient poursuivre leurs études en France. Nous devons en finir avec cela et faciliter les carrières, la fluidité et leur permettre de rester plus souplement, même si des améliorations ont été faites ces dernières années.

Mais ils ont parfois peur de revenir dans leur pays, parce qu’ils se disent : si je reviens, je ne pourrai plus revenir en France. Je perds, en quelque sorte, cet avantage d'être déjà là, et ils ne font pas bénéficier leur pays, ils ne font pas bénéficier l'Afrique de ce qu'ils ont appris, et là aussi, c'est une erreur pour tout le monde. Ce visa de circulation de longue durée, c'est celui qui permettra ces allers retours choisis, organisés c'est celui qui permettra cette mobilité de liberté plutôt que cette mobilité de nécessité, et ces chemins terribles que j'évoquais tout à l'heure.

C'est pourquoi mon projet aussi est de contribuer à renforcer la présence de nos établissements ici, en lien et en partenariat avec vous. Renforcer vos établissements et vos cursus universitaires, c'est multiplier les partenariats, les échanges, les formations croisées, les doubles diplômes, qui répondront à vos attentes, et qui nous permettront mutuellement de mieux apprendre l’un de l'autre. J'ai demandé à mes deux ministres, de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'innovation, de travailler au doublement des partenariats universitaires que nous avons avec l'Afrique.

Si l’Ecole Polytechnique lance des partenariats en Côte d'Ivoire, d'autres écoles, d'autres écoles françaises, d'autres universités peuvent aussi le faire, et je me félicite, ici, des efforts entrepris pour un rapprochement entre un établissement d'enseignement supérieur français et l’Ecole d’ingénieurs de 2iE de Ouagadougou. Ce rapprochement – et je vous réaffirme tout notre engagement derrière ce projet – ce rapprochement permettra de renforcer son statut de grande école d'ingénieurs de référence sur le continent africain, dans les domaines de l'eau, de l'énergie et de l'environnement.

J’appelle donc les universités et les écoles françaises de commerce, d’ingénieurs, de management à ne pas perdre davantage de temps et à venir à votre rencontre pour développer ces parcours croisés auxquels aspirent nos deux jeunesses.

Et ce changement profond qui consiste à revoir, à révolutionner toute notre façon de penser est indispensable. Moi je ne veux pas qu'un jeune Burkinabè dès qu'il se dit « je vais faire des études » n'ait qu'un but : aller faire des études en France ! Non. Je veux qu'il puisse mener toutes ses études au Burkina s’il le veut. Nous devons donc lancer tous ces partenariats ; nous devons multiplier les cours en ligne, les partenariats, les doubles diplômes qui permettront ici à Ouagadougou d'avoir un diplôme d'une université française parce qu'il y aura un partenariat ; et que si il veut et doit aller en France c'est pour faire une formation spécifique ou c'est parce qu'il l’a choisi, pas parce qu'il y est contraint.

Ce changement profond c'est celui que nous vous devons parce que nous vous devons l'accès au même contenu. Si la francophonie a un sens - et c'est le projet qu'elle doit porter - c'est celui de permettre à tous les étudiants francophones d'avoir accès aux mêmes supports pour mener leurs projets et leurs études. C'est pour cette raison que j'ai demandé à l'Agence universitaire de la francophonie d’être à mes côtés, je veux qu'elle devienne la porte d'entrée pour vous donner accès à tous à une bibliothèque numérique des savoirs et des formations. Nous construirons l'accès à cette bibliothèque à partir des campus numérique francophone. Je sais qu'il y en a, il y en a un ici même à l'université Joseph Ki-Zerbo. Et nous allons les renforcer en impliquant les opérateurs de téléphonie mobile et les fournisseurs d'accès pour vous apporter dans ces campus des meilleurs points de connexion pour un accès de haut débit.

Et l'objectif c'est de pouvoir accéder aux mêmes manuels, aux mêmes contenus à Lyon, à Bordeaux, à Bobo-Dioulasso où à Ouagadougou. La mobilité ce ne sont pas seulement les études c'est une circulation plus large, une circulation croisée, la circulation choisie des talents. C’est pourquoi je souhaite que la France puisse accueillir 1000 nouveaux talents africains chaque année dans le domaine de la création d'entreprises, dans la recherche, dans l'innovation dans la culture, dans le sport.

Je vous rassure : pas pour dire qu'ils doivent uniquement aller réussir en France ! Non, pour que la France accélère leur réussite, mais pour qu'ensuite ils puissent revenir, démultiplier leurs efforts, leur réussite ; et que ce passeport Talents et le visa qui va avec, qui permet cette liberté de mobilité permettent à toutes celles et ceux qui sont dans cette salle - qui veulent réussir, transformer - d’avoir accès à la plateforme de la francophonie, d’avoir accès à toutes les facilités de la réussite en France pour démultiplier et revenir tirer le continent africain.

En parallèle, je souhaite que plus de jeunes Français puissent aussi venir travailler en Afrique. Business France augmentera dès 2018 le nombre des jeunes volontaires français travaillant dans des entreprises en Afrique. Et je demanderai également à nos ambassades de recruter davantage de volontaires en privilégiant les candidats qui parlent ou ont commencé l’apprentissage d’une langue africaine.

Le point d’entrée de cette mobilité croisée ce sera ici à Ouagadougou ; La Maison de la Jeunesse que j'ai décidé de créer, un lieu accessible à tous au centre ville de votre capital qui vous sera spécifiquement consacré. Je remercie les autorités burkinabés pour leur appui dans la mise en œuvre de ce projet. Nous allons accélérer fortement dans les prochains mois les choses.

Cette maison de la jeunesse elle sera ouverte avant le 14 juillet prochain et vous pourrez l’inaugurer officiellement à cette date. Elle rassemblera Campus France, France Volontaires, les instituts de recherche, un incubateur pour les jeunes créateurs d'entreprise ; tout ce qui est à destination de la jeunesse et permettra non seulement de l'accueillir mais de réussir, d'étudier, de faire, d'entreprendre, de s'informer, de se projeter vers le reste du monde. Ce sera pour vous.

La deuxième révolution que nous pouvons conduire ensemble, cette révolution qui permettra le sursaut de la jeunesse, c'est celle de l'innovation et avec elle de l'entreprenariat. C'est la seule révolution qui peut apporter les 450 millions d'emplois dont l'Afrique aura besoin d'ici 2050.

Concrètement la France sera au rendez-vous en consacrant plus d'un milliard d'euros pour soutenir les PME africaines. Au travers de cette initiative, l'Agence française de développement, la Banque publique d'investissement - et je remercie les deux dirigeants qui m'accompagnent - mais aussi je le souhaite que les fonds d'investissement privés français seront les premiers partenaires des jeunes entreprises africaines.

Concrètement ce fonds que nous allons créer permettra avec l'Agence française de Développement et la Banque publique d'investissement de faire même peut-être plus qu'un milliard d'euros, je veux que nous puissions multiplié par 10 cet objectif en associant des fonds privés, d'autres partenaires européens, des fonds privés européens pour avoir une enveloppe qui permettra de financer les projets des entrepreneurs, des innovateurs africains.

D’abord dans le numérique, c'est le sens du programme Digital Africa qui permettra d'identifier les start-up africaines les plus prometteuses et accompagnera leur croissance ; mais aussi dans l'agriculture dont l'Afrique a profondément besoin. C'est plus que 60% de la population active, c'est le secteur dans lequel nous allons continuer et nous devons investir, et cette initiative financera des PME africaines qui accéléreront la transformation de l'agriculture africaine. Partout nous devons par cette initiative et l’aide que nous apportons accélérer ces transformations et ces transitions.

De manière générale, cette initiative s'adressera tout particulièrement -vous l'avez compris aussi – aux femmes entrepreneuses. La France sera également au rendez-vous en investissant dans les infrastructures africaines de demain. C'est le sens des efforts qui ont été menés pour financer de grands projets d'investissement comme le train urbain de Dakar, le métro d'Abidjan où celui de Casablanca. C'est aussi le sens du fonds doté de 300 millions d'euros pour le soutien à des projets d'infrastructures en Afrique qui conduira ses premiers investissements dans les toutes prochaines semaines.

C’est aussi ce que l'Union européenne et l'Union africaine en particulier avec des opérateurs comme la BAD doivent continuer à développer sur le terrain ; nous devons partout en Afrique développer les infrastructures de la croissance, les infrastructures numériques, les infrastructures de transports et les infrastructures de l'énergie. Ce combat initié pour partie par la France il y a quelques années doit maintenant connaître une nouvelle phase, non plus celle des grandes déclarations, celle de la mise en œuvre avec les grands bailleurs régionaux, avec les banques régionales pour que partout où c'est nécessaire sur le terrain ces infrastructures soient déployées. Je veux que l'Afrique soit une priorité de la diplomatie économique française que les entreprises françaises investissent davantage en Afrique, pas seulement les grands groupes que vous connaissez mais aussi les PME, les entrepreneurs et plusieurs d'entre eux accompagnent également ma délégation. Plus exactement la constitue.

Pour plusieurs raisons ; parce que je veux là aussi qu'ils changent leur propre regard sur l'Afrique mais qu’ils changent le vôtre. Je veux que le monde économique français et européen qui se déploie, qui investit en Afrique puisse le faire aussi différemment comme le font déjà certains fonds d'investissement ou certains acteurs qui ont initié ce changement de méthode il y a quelques années ; parce que le soutien de l'Etat français, indispensable et qui continuera à leurs côtés, ne sera pas accordé sans contrepartie En effet, je souhaite que les entreprises françaises soient porteuses d'un partenariat exemplaire, un partenariat exemplaire qui refuse la corruption, qui se plie aux appels d'offres, qui se plie aux règles édictées par les institutions africaines qui comme l'OADA font progresser la bonne gouvernance. Les entreprises françaises qui viendront investir en Afrique et se développer et qui auront le soutien de l’Etat français seront exemplaires car je leur demanderai aussi d'investir dans la formation professionnelle, ce sera une condition que je fixerai à nos entreprises.

Pour bénéficier du soutien de l'Etat français, elles devront s'engager dans la durée, financer des bourses, s'engager à développer des offres répondant aux besoins de formation et enfin privilégier l'emploi local. Ne vous trompez pas, et je dis à la jeunesse africaine, ne commettez pas les erreurs que nous avons ensemble commis par le passé, il n'y a pas d'Eldorado de l'investissement et de la croissance unilatérale, il n'y a pas de bon investissement d'un Etat ou d'entreprise quand ce ne sont que les intérêts de cet Etat qui sont le but.

La France, elle n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement où il n'y a aucune retombée sur la population locale ; elle n'investira plus pour que des grands groupes participent parfois à des opérations de corruption organisée ; elle n'investira plus pour que la jeunesse n’ait aucune retombée de ce qui se passe et qui s'investit ; elle n’investira plus et leurs entreprises avec pour qu'il n'y ait pas un développement de l'emploi local et des engagements pris ; mais elle sera vigilante avec vous monsieur le président, avec tous les dirigeants et la jeunesse africaine pour faire en sorte que d'autres ne répliquent pas aujourd'hui, parfois avec une forme de fascination étonnante les erreurs que nous avons commis ensemble hier et qui arrivent à de nouveaux investisseurs, avec des entreprises qui proposent des milliards mais pas un emploi pour les Africains, qui proposent des milliards avec la répétition des mêmes erreurs du passé et qui peuvent sembler être des solutions de facilité pour aujourd'hui mais en répliquant les troubles, les erreurs parfois les crimes d'hier. Cette exigence que j'aurai pour la France je veux que nous l'ayons ensemble pour les investisseurs du monde entier, pour tout le continent africain.

Et la condition de cette innovation c'est la recherche ; je souhaite que les conditions soient créées pour permettre aux chercheurs africains et européens de travailler ensemble des programmes communs. Ce qui a été fait avec succès dans le cadre de l'Union européenne avec le Conseil européen de la recherche doit pouvoir être étendu aux universités africaines.

Nous devons donner les moyens financiers de structurer des réseaux de chercheurs européens et africains. C’est un des sujets que je porterai dans le cadre du sommet d’Abidjan où je serai avec le président KABORE dès demain.

Mesdames et Messieurs, je terminerai par ce qui doit nous permettre ensemble d’écrire cette nouvelle relation d'amitié dans la durée au-delà des menaces, des craintes et de nos intérêts partagés. Aujourd'hui, nous sommes orphelins, nous sommes orphelins en quelque sorte d'un imaginaire commun, nous souffrons d'un imaginaire qui nous enferme dans nos conflits, parfois dans nos traumatismes, d’un imaginaire qui n'est plus le vôtre, n'est plus le nôtre, et je veux reconstruire cet imaginaire commun et d'avenir autour de trois remèdes. Le premier remède c’est la culture, dans ce domaine, je ne peux pas accepter qu'une large part du patrimoine culturel de plusieurs pays africains soit en France. Il y a des explications historiques à cela mais il n'y a pas de justification valable, durable et inconditionnelle, le patrimoine africain ne peut pas être uniquement dans des collections privées et des musées européens. Le patrimoine africain doit être mis en valeur à Paris mais aussi à Dakar, à Lagos, à Cotonou, ce sera une de mes priorités. Je veux que d'ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique.

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lundi 27 novembre 2017

Claudy Ciar: "Les Congolais n'ont pas échoué mais nous résistons" !

Claudy Siar "Les oreilles n'ont jamais dépassé la tête". Proverbe congolais !

Claudy Ciar être animateur musical de l'émission “Couleurs Tropicales" à RFI ne fait pas de l'agité-Show Biz, un connaisseur des réalités congolaises. Etre fils d'esclave de la Guadeloupe, débauché par Nicolas Sarkozy et avoir été nommé par son gouvernement comme délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer, ne fait pas de l'individu Claudy Siar, un spécialiste de l'Afrique qui regroupe 54 pays. Il faut de l'humilité dans la vie. De même que les ultramarins ne peuvent se résumer au zouk et le boudin, l'ignorance de Claudy Siar sur les problèmes de Grands Lacs est patente ! C'est l'attitude d'un ignare qui veut se donner des ailes. L'humilité n'est pas une faiblesse. Claudy Siar a pris la grosse tête qu'il se croit tout permis y compris d'humilier, d'insulter et mépriser le peuple congolais, en toute impunité, avec un langage condescendant. Claudy Siar, lors d'un Facebook live du Monde-Afrique, a qualifié Paul Kagamé, Hitler Africain, d'homme providentiel pour le Rwanda sur sa proposition d'accueillir 30 000 migrants de la Libye. Pris à parti par des Congolais, sur des réseaux sociaux, qui lui reprochent sa vision déformée sur les problèmes de Grands Lacs, Claudy Siar dans une arrogance d'un Tintin au Congo, se fend d'une mise au point sur sa page Facebook qui laisse à désirer: Depuis deux jours, quelques personnes s'emploient à m'attaquer sur les réseaux sociaux tentant de me faire porter la responsabilité du drame congolais par une admiration supposée et un soutien à Paul Kagame (...). Beaucoup cherchent les réponses de leur malheur dans la réussite des autres et ne regardent pas les raisons de leurs échecs. Le Rwanda se relève, la RDC s'enfonce, OUI ET MILLE FOIS OUI Kagame y est pour beaucoup. Cependant, Le problème du Congo est à l'intérieur du Congo ! Sur Twitter une personne écrit que si le petit Rwanda a mis à terre le géant congolais ce n'est pas de la faute des propos de Claudy. Un autre précise que la Belgique a pillé le Congo durant des siècles, commis des crimes atroces et pourtant les congolais aiment et vivent en Belgique...

La République démocratique du Congo est sous occupation avec un régime d'imposture. La RDC est victime d'un complot international pour mieux piller ses ressources. Le Rapport Mapping de l'ONU de 2010 prouve à dessein que les ressources de la RDC sont pillées par les pays voisins: le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi. Ces trois pays ne sont que des intermédiaires. Les Congolais ne sont pas des losers comme le proclame l'ignare Claudy Siar mais des résistants indignés. Comment comprendre que la République démocratique du Congo qui possède 75 % du gisement du Coltan au monde, que le Rwanda pays voisin qui n'a pas ce minerais dans son sous-sol soit le premier producteur et exportateur du Coltan ? Paul Kagamé a poussé le cynisme trop loin en installant une Bourse du Coltan à Kigali.

Il y a trois ans, sur tweeter, je me suis accroché à Claudy Siar sur le fait que par son ignorance inouïe, il voulait résumer la culture congolaise à la musique congolaise de Papa Wemba, Koffi Olomide...a cause de la "Fatwa" Anti-Concerts que la diaspora congolaise a décidé contre des trémousseurs de Kingakati dans les prestigieuses salles parisiennes. La culture congolaise est vaste avec plus de 450 tribus: chansons, masques, danses, tableaux, architectures, constructions...dans sa petitesse d'esprit, il m'avait étonné par sa réponse alambiquée: Moi Claudy Siar je suis connu de Nicolas Sarkozy...Et toi ? Alors même que nous étions sous présidence François Hollande !

Il avait simplement oublié d'ajouter que sa prise était belle pour l’Elysée qui cherchait à ramener autour de Sarkozy l’électorat ultramarin, voire celui de la diversité. On pensait Claudy Siar de gauche et le voilà qui avait complété la liste des transfuges Besson, Kouchner, Hirsch ou Bockel en acceptant d’être nommé par Nicolas Sarkozy, à 13 mois de la présidentielle. Claudy Siar est une girouette qui tourne avec le vent. Il était jospiniste quand Jospin était au pouvoir, chiraquien et proche de Donnedieu de Vabres ensuite sous Chirac. Qui a oublié que Claudy Siar s’en était pris à son donateur Laurent Gbagbo, encore président officiellement de la Côte d’Ivoire? Il était producteur et animateur d’Africa Star !

Sept ans déjà qu'aucun artiste congolais, qui a chanté et dansé pour Alias Joseph Kabila Kanambé Kazembere Mtwalé n'a joué encore dans les grandes salles parisiennes. Et toi Claudy Siar, tu as toujours le mépris pour le peuple congolais ?

Passer sur Facebook Live du Monde-Afrique et encenser Paul Kagamé, Hitler Africain comme un président providentiel est une faute grave. Ignorer que les Hutus qui sont majoritaires, depuis le génocide de 1994, dans la nature à l'Est de la République démocratique du Congo. Ignorer que l'opposition n'existe pas sous Paul Kagamé: l’opposante rwandaise Diane Rwigara, 35 ans, qui avait tenté de se présenter à la présidentielle d’août dernier face à l’homme fort du pays, Paul Kagamé, a été inculpée avec sa mère et sa sœur d’ "incitation à l’insurrection", mardi 3 octobre 2017 ! Paul Kagame, a été plébiscité avec un score Brejnevien de 98% des votants et réélu pour un troisième mandat de sept ans à la tête d'un pays qu'il dirige d'une main de fer depuis 23 ans. Au Rwanda, la chef du parti FDU, Victoire Ingabire, une Hutue, est en détention depuis 2013 pour conspiration pour former un groupe armé. En février 2015, le journaliste Rwandais Cassien Ntamuhanga a été condamné à 25 ans de prison. Le régime de Paul Kagamé l’a reconnu coupable de "formation d’un groupe criminel", "conspiration contre le gouvernement ou le président de la République", "entente en vue de commettre un assassinat" et "complicité de terrorisme". Le Rwanda figure à la 159e place sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse 2017 réalisé chaque année par RSF.

Thuriféraire d'un régime autocratique au Rwanda, Paul Kagamé est un dictateur-sanguinaire-despote n'en déplaise à Claudy Siar, son encenseur ! L'animateur de "Couleurs Tropicales" sait-il pourquoi cette générosité du dictateur Paul Kagamé d'accueillir 30 000 migrants africains en provenance de la Libye ? Quels sont les enjeux de cette fausse générosité alors que les Hutus ses compatriotes sont dans la forêt à l'Est de la République démocratique du Congo ? Le Rwanda a-t-il de l'espace pour accueillir tous les migrants africains: 30 000 de Libye et 40 000 d'Israël ?

Le Rwanda, avec sa petite superficie de 26 338 km2 et ses 477 habitants au km2, a-t-il l'espace d'accueillir 30 000 migrants de Libye et 40 000 migrants d'Israël ?

En 2009, Nicolas Sarkozy, le président français a jeté un pavé dans la mare en proposant une restructuration de la région des Grands Lacs en faveur du Rwanda et au détriment de la République démocratique du Congo.

Lors de son message de vœux au corps diplomatique, le président français a fait un tour d’horizon général des grandes questions internationales. Abordant le chapitre de l’Afrique, et plus particulièrement de la région des Grands Lacs, Nicolas Sarkozy a tenu exactement ces propos : “Quant à la région des Grands Lacs, la violence s’est une nouvelle fois déchaînée. L’option militaire n’apportera aucune solution aux problèmes de fond qui se posent de façon récurrente depuis dix ans. Cela met en cause la place, la question de l’avenir du Rwanda, avec lequel la France a repris son dialogue, pays à la démographie dynamique et à la superficie petite. Cela pose la question de la République démocratique du Congo, pays à la superficie immense et à l’organisation étrange des richesses frontalières. Il faudra bien qu’à un moment ou un autre il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel : comment, dans cette région du monde, on partage l’espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d’adresse et qu’il faut apprendre à vivre les uns à côté des autres ?”.

Le journal Le Monde, dans son édition du 18 janvier 2009, reprend ce discours en allant en profondeur pour confirmer l’existence du plan Sarkozy comme initiative de paix qu’il compte discuter avec les autorités de Kinshasa lorsqu’il s’y rendra, au mois de mars. Il propose “l’exploitation en commun par la RDC et le Rwanda des richesses du Nord-Kivu”. Sarkozy va plus loin en proposant le “partage” de l’espace et des “richesses naturelles”. Quel espace doit-on partager ? Le Kivu ? Pourquoi ? Pourquoi seulement les richesses du Kivu ? Qu’est-ce que le Rwanda donne en échange pour partager avec la RDC ?

Si les choses traînent, c’est parce que le Rwanda brandit toujours la question sécuritaire. Or Nicolas Sarkozy ne devrait pas oublier que la République démocratique du Congo compte près de 450 ethnies qui ne se sont jamais fait la guerre . Mais depuis des décennies, le Rwanda, qui ne compte que DEUX ethnies, est toujours en guerre et a connu le génocide de 1994 – où la France est intervenue avec l’opération Turquoise –, qui a exporté la rivalité interethnique au Congo.

Ce plan Sarkozy viserait-il à dédouaner la France de son dialogue avec le Rwanda ? C’est une affaire franco-rwandaise qui ne concerne nullement la RDC. Pire, le président français qualifie d‘ "organisation étrange" les institutions et les dirigeants de la RDC. Ces propos sont pour le moins étonnants quand on sait que des "conseillers occidentaux" sont à la base de cette organisation étrange. A quoi servent alors tous ces appuis et encouragements des ambassadeurs français accrédités en RDC ? De la poudre aux yeux ? Encore un "faux pas de Sarkozy" après celui de Dakar [le discours de Dakar, en juillet 2007, avait suscité un tollé en Afrique – il parlait notamment de “l’homme africain [qui n’était pas] entré dans l’Histoire"] ? Que ce plan soit publié quatre jours avant l’entrée en fonction de Barack Obama, cela suscite des interrogations et n’est pas gratuit. La RDC considère la France comme un "Etat partenaire naturel". Depuis de Gaulle jusqu’à Chirac, en passant par Giscard d’Estaing et Mitterrand, la France a toujours été aux côtés des opprimés, et particulièrement avec la République démocratique du Congo, premier pays francophone au monde, en se distinguant par une coopération dynamique et multi-sectorielle. Si la France de Sarkozy veut "changer" le monde, il ne lui appartient pas de transformer le Kivu en Proche-Orient.

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samedi 25 novembre 2017

Migrants: L'autocrate Paul Kagamé prêt à accueillir toute la misère africaine !

Paul Kagamé recevra 5000 dollars par tête d'immigré expulsé par Israël

L'Afrique a la forme d'un revolver dont la gâchette est la République démocratique du Congo, disait Frantz Fanon. L'Afrique est un continent de 54 pays. Avec sa petite superficie de: ‎26 338 km² et ses 477 habitants au km2, la densité de population du Rwanda est l'une des plus fortes du continent. Depuis que le génocide rwandais de 1994 est usé et abusé comme un fonds de commerce par le régime autocratique de Paul Kagamé, ce dernier n'a jamais tendu la main à ses compatriotes Hutus qui sont dans la nature à l'Est de la République démocratique du Congo. Au Rwanda de Paul Kagamé, Hitler Africain, tous les Hutus sont des génocidaires. Pas de pitié donc pour les Hutus qui sont autant Rwandais que Paul Kagamé, mais le président Rwandais se montre généreux avec des migrants africains ! Y-a-t-il anguille sous roche ? La solidarité ne commence t-elle pas avec ses compatriotes? Les Hutus et Twas (pygmées) ont disparu du radar national rwandais, mais Paul Kagamé, l'autocrate-dictateur ouvre grandement les bras pour accueillir les immigrants africains d'Israël et de Libye !

Israël a voté dimanche 19 novembre dernier la prochaine fermeture de son centre de détention pour migrants. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a annoncé un accord pour expulser 40 000 migrants africains, dont 28 000 Erythréens et 8 000 Soudanais, entrés illégalement dans le pays. Les 40 000 africains seront expulsés au Rwanda et Ouganda. Notons que ces deux pays sont frontaliers de la République démocratique du Congo. Le Rwanda vient de renchérir, il est prêt à accueillir jusqu’à 30 000 migrants africains vivant dans des conditions inhumaines en Libye, où une récente vente d’esclaves noirs a suscité l’indignation dans le monde. Qu'est-ce qui se cache derrière cette profusion pour le Rwanda, petit pays avec un dictateur à sa tête, d'accueillir toute la misère africaine ? Que vont devenir 70 000 immigrants africains au Rwanda ? Ils seront formés dans les unités spéciales et deviendront des mercenaires dans la déstabilisation des pays voisins. Combien disparaîtront-ils dans la nature avec l'aval du gouvernement Rwandais ?

Yoweri Museveni et Paul Kagamé à la ferme en Ouganda

Le Rwanda et l'Ouganda, les deux pays anglophones sont montrés en exemple par les Etats-Unis, alors même que Paul Kagamé et Yoweri Museveni sont des despotes autocrates patentés qui emprisonnent des opposants et bâillonnent des journalistes et médias. Malgré les dérives totalitaires de Paul Kagamé, Africom s'est installé au Rwanda.

Le Rwanda et l'Ouganda sont deux Etats pillards et receleurs des ressources de la République démocratique du Congo. Le Rwanda pille le coltan du Congo, il a érigé une bourse du coltan alors même ce minerais ne se trouve pas dans son sous sol. Le Rwanda est régulièrement accusé de servir de plaque tournante au trafic de "minerai de sang", "minerais de conflit" qui embrase et finance les groupes armés de l’est de la République démocratique du Congo.

L’Ouganda a inauguré sa première raffinerie d’or par Yoweri Musoveni. Située près de l’aéroport d’Entebbe, l’implantation de la raffinerie a coûté 15 millions de dollars d’investissement. L'usine de raffinage " Victoria Gold Star " située sur la 5è avenue dans le quartier industriel de Kampala, peut raffiner 60 kilogrammes d'or quotidiennement, alors que le pays n' a seulement deux mines d'or à Busia et à Mubende. Il ne faut pas être sorcier pour savoir que l'or proviendrait de la République démocratique du Congo.

Toutes ces années, les démocrates états-uniens et les administrations républicaines ont fourni des armes et de l'argent aux deux états alliés: le Rwanda et l'Ouganda, et les ont protégés de toutes sanctions devant les les tribunaux internationaux. Après 23 ans de guerre et la mort de plus de douze millions de Congolais morts, les États-Unis n'ont jamais changé de tactique dans leurs efforts pour une main mise de l'Afrique centrale

Roka Rwanda Columbo Tantale Coltan, Roka Rwanda Wolfram Corp., Roka Global Resources… Entre 2006 et 2008, l’entreprise rwandaise Roka Mining a ouvert plus d’une quinzaine de filiales au Panama par l’intermédiaire du cabinet Mossack Fonseca, ce qu’ont dévoilé les Panama Papers. Celles-ci ont toutes été fermées avant 2012, mais à quoi ont-elles pu servir ?

La compagnie américaine AB Minerals, avait annoncé que la première usine de traitement de coltan en Afrique ouvrirait au Rwanda en 2017. Une nouvelle étonnante quand on sait que le Rwanda n’est pas producteur de ce minerai, mais qu’il en est néanmoins le premier exportateur mondial, grâce aux réserves de la République démocratique du Congo. Qu’en est-il de la question du Kivu dans cette affaire ?

Cette annonce avait remis sur le devant de la scène la guerre d’intérêts qui se joue actuellement au Kivu (Nord de la RDC). Il s’agit de la première usine de transformation de coltan en Afrique. Le Rwanda est le premier exportateur mondial de coltan, alors qu’il n’en produit pas.

En effet, ce minerai est exporté depuis la République démocratique du Congo. En 2013, d’après les chiffres de la Banque nationale du Rwanda (BNR), les recettes du coltan s’élevaient à 134,5 milliards de dollars, avec 2, 466,025 kg de tantale exporté soit 28% de la production mondiale. Il est l’un des principaux enjeux du conflit le plus meurtrier du XXème siècle.

La colombite-tantalite (coltan), précieux matériau qui sert à la fabrication de smartphones, micro-ondes et autres objets de technologie pointue, fait des millions de morts dans la région du Kivu, en République démocratique du Congo.

Tout comme l’Ouganda, le Rwanda participe à cette situation, avec une intensification de sa présence via l’exportation du génocide en 1994, puis, par la fabrication de factions rebelles rwando-congolaises qui veillent aux intérêts financiers des différents exploitants. Car, en deçà des gouvernements locaux, les rebelles armés et les entreprises étrangères tirent également profit de la situation.

Les Etats-Unis, partie prenante de ce conflit, consolident ainsi leur présence dans la zone via la compagnie AB Minerals.

L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) devait fournir une réglementation dite sur « les minerais de sang » avant la fin de l’année 2013. Pourtant, aucun rapport n’a emporté l’adhésion des membres à l’unanimité, renforçant ainsi le vide juridique. Cette lacune a permis aux chefs de guerre de s’enrichir dans une impunité quasi-totale. La question de la complicité des puissances mondiales dans l’achat de minerais ensanglantés avait déjà été mise sur la table.

Le Rwanda ne produit pas le coltan. Et si aujourd’hui le Rwanda peut dire qu’il est premier exportateur de coltan, c’est parce qu’il a pendant longtemps profité d’une situation qu’il a lui-même créée. Nul n’est besoin d’expliquer aujourd’hui que le Rwanda est à la base du pillage des ressources naturelles de la République démocratique du Congo à travers différents mouvements rebelles créés de toutes pièces. Dans ces conditions, c’est tout à fait normal que même un pays qui ne produit pas puisse facilement devenir un grand exportateur.

En plus, le Rwanda bénéficie des frontières qui sont quelque peu poreuses. Ceci permet à tout vendeur ambulant d’embarquer ses minerais, afin de les vendre à meilleur prix au Rwanda. Fait qui fait échapper beaucoup d’argent tant à la province qu’au pays tout entier.

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vendredi 24 novembre 2017

Barthélemy Bisengimana Rwema "Barthos", le Gourou-infiltré Rwandais Tout-Puissant !

"Barthos Barthélemy Bisengimana Rwena, le tout-puissant directeur de cabinet de Mobutu de 1969 à 1977

Un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins. La République démocratique du Congo 9 pays voisins qui sont éternels. Les Mobutistes doivent la vérité au peuple congolais. Mobutu après son coup d'Etat du 24 novembre 1965, a eu besoin d'un homme "Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwema pour asseoir son régime prédateur.

Il faut comprendre et interroger l'histoire pour mieux s'ancrer au futur. Haro aux mensonges cousues de toutes pièces pour faire porter à M'zée Laurent-Désiré Kabila, l'entrée massive des tutsi-Rwandais avec l'Afdl en République démocratique du Congo, ex-Zaïre !

"Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwena fut le tout-puissant directeur de cabinet de Mobutu Sese Seko durant la deuxième république. On l'avait surnommé Monsieur 10% ou 30%, le pourcentage qu'il percevait comme commission pour faire aboutir une démarche. C'est "Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwena qui a pistonné des hirondelles rwandaises au près des membres du gouvernement et de l'administration sous Mobutu. Chaque ministre devait avoir un deuxième bureau: une hirondelle rwandaise. C'est "Barthos" Barthélemy Bisengimana qui introduisit le poison Karuho obtenu à partir de la peau du caméléon ou de crapaud très connu au Rwanda et à l'Est de la république démocratique du Congo.

Barthélemy Bisengimana Rwema était né à Cyangungu, ville située au sud-ouest du Rwanda, à la pointe sud du lac Kivu, à la frontière avec la ville de Bukavu en République démocratique du Congo. Il avait étudié à l'école secondaire du cercle scolaire de Butare, il fut Lauréat scientifique en 1956. Brillant étudiant, il termina ses études d'Ingénieur civil électricien du département d'électricité de la faculté polytechnique de l'université de Lovanium à Léopoldville, actuel Kinshasa. Il a été le premier africain a être promu ingénieur civil électricien en 1961.

A l'époque être directeur du cabinet du Président de la République n'était rien d'autre qu'être son conseil juridique et coordonner la politique et l'administration. Bisengimena concevait des études, faisait la coordination technique et était en liaison avec toutes les institutions de la République. Assister le Président de la République dans l'exercice de ses fonctions, aurait permis au tutsi Rwandais de s'occuper de nominations des Président Directeurs Généraux, des Administrateurs délégués, Administrateurs Directeurs de tous les mandataires des entreprises étatiques. Tout le monde était sous ses pieds.

C'est l'ordonnance № 69-096 du 8 mai 1969, que le Président Mobutu a nommé comme Directeur de cabinet à la Présidence de la République: Barthélemy Bisengimana Rwema. Il dirigea le cabinet de Mobutu Sese Seko de mai 1969 jusqu'en février 1977. C'est Maître José Patrik Nimy Mayidika Ngimbi qui va remplacer Bisengimana Rwema comme Directeur de cabinet du Président Mobutu avec la signature de l'ordonnance nº 77-043 ya 23 février 1977.

Adrienne Ekila Liyonda nommée ministre des Affaires étrangères, Maître José Patrik Nimy Mayidika Ngimbi, Directeur de cabinet et Mobutu SeseSeko

Mafieux "Barthos" a usé et abusé de l'octroi des bourses uniquement aux Rwandais y compris pour la représentation dans les institutions internationales.

Le Tout-Puissant Directeur de cabinet de Mobutu pistonna plusieurs Rwandais dans les compagnies américaines General Motor (GM), Goodyears Tire ana Rubber, Barkley Bank, City Bank, Coca Cola Enterprises, International Business Machines Corporation (IBM).

C'est "Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwema qui a pistonné Cyprien Rwakabuba Shinga comme membre du Comité Central, commissaire du peuple, membre du bureau politique, commissaire politique et administrateur dans plusieurs sociétés étatiques.

Qui ignore que "Barthos" était propriétaire des sociétés: Groupe Rwacico, Brasimba et Nyamilina. C'est lors de la zaïrianisation qu'il avait mis la main sur Brasimba. "Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwema a vite compris qu'il fallait qu'il se crée un empire économique. C'est alors qu'il s'est mis à pistonner ses gars à lui qui lui devait tout.

Ngirabatware a été nommé Président-Délégué-Général de l'Office National des Postes et Télécommunication du Zaïre (O.N.P.T.Z).

Gahunga fut Administrateur-Directeur-Général de la Société d’Exploitation Pétrolière (Zaïre SEP).

Rwigamba a été Directeur- Général de la Banque de la Communauté Economique des pays des Grands Lac (C.E.P.G.L), puis il fut aussi Directeur de la Société Financière de Développement (SOFIDE). Miko Rwayitari a été Président-Directeur-Général de la téléphonie cellulaire (TELECELL).

Oscar Habarugira a été coordonnateur du Centre National des Recherches et Investigations (C.N.R.I), service de Renseignements.

Victore Ngezayo a été P.D.G. de RMA, propriétaire de l'hôtel les masques, actionnaire principal de Park hôtel et mandataire de Sakima. Tabura Sebirezi fut un homme d’affaires du secteur de transport maritime du fret et conteneurs.

Nyumbahire a été Secrétaire Général de l'Agence Africaine de Distribution de Matériel (AFRIMA, Importation Matériel Roulant, Toyota, Kawasaki, Harvester), il a été aussi Administrateur-Directeur-Général adjoint de l'Union Zaïroise des Banques (UZB) et Directeur des crédits de la Banque Centrale du Rwanda.

Oswald Ndeshyo fut commissaire d’Etat, administrateur des sociétés d’Etat, consultant de l'O.U.A et Doyen de la faculté de droit de l'UNIKIN.

Kasuku, homme de main de Rwakabuba a été P.D.G d'ACOGENOKI.

Antoine Rwakabuba a été responsable des imprimeries et librairies Volcans. Cette petite liste n'est pas exhaustive encore moins discriminatoire.

"La loi Bisengimena"

La première constitution congolaise de 1964 (dite de Luluabourg) accorde la nationalité congolaise à toute personne dont un ascendant est ou a été membre d'une tribu installée sur le territoire congolais en 1885.

Nulle part, il est question des Banyarwanda ou Banyamulenge soit antérieure à 1885, ils ne sont pas répertoriés par la colonisation belge comme une ethnie jusqu'à l'indépendance en 1960.

"Barthos" Barthélémy Bisengimana Rwema, Directeur de cabinet du président Mobutu de 1969 à 1977, va conférer de manière automatique et collective la nationalité zaïroise aux populations rwandophones installées dans le Kivu par une loi de 1972.

Cette loi compliquera les choses, mettant les populations installées sur le territoire de la RDC avant 1885 (donc congolaises de droit) et celles provenant des flux migratoires plus récents dans la même situation créant la plus grande des confusions.

Cette décision, que certains experts considèrent comme prise dans une optique électorale, va brouiller durablement la carte. La situation s'avère d'autant plus difficile vu qu'aucun enregistrement précis des flux migratoires ne pouvait, et ne peut à ce jour, prouver sans équivoque la période réelle de l'entrée en territoire congolais de ces populations.

Cette acquisition « en masse » de la nationalité congolaise, couplée avec les effets pervers de la loi foncière promulguée dans le cadre de la « zaïrianisation ».

Des hommes d'affaires, des politiques et des notables tutsis ont récupéré des terres, notamment d'anciennes plantations coloniales, redistribuées par l'Etat.

Ces acquisitions de terre ont conférer un caractère légal aux implantations foncières des paysanneries tutsies dans le Kivu, et cela en totale opposition aux usages coutumiers locaux qui gèrent la terre en régime de propriété clanique ou villageoise.

Cette situation a provoqué l'indignation des populations autochtones qui se sont estimées expropriées pour la seconde fois (la première fois par les colons belges) d'une partie de leur territoire par des tutsis qui demeurent venus d'ailleurs dans l'inconscient collectif.

Cette loi de 1972, a eu un impact politique déstabilisant, surtout dans la province du Nord Kivu, permettant en certains endroits l'acquisition d'une majorité démographique donc politique à des groupements rwandophones, modifiant ainsi les équilibres électoraux locaux.

Jouissant d'un nouveau statut politique, économique et foncier, ces populations, ont peu à peu réclamer plus d'autonomie au détriment des autorités coutumières autochtones.

Un climat de tension a perduré jusqu'à ce que en 1981, par un concours de circonstances facilité par la perte d'influence des politiciens tutsis sur le régime du président Mobutu-"Barthos" Bisengimana Rwema ayant dirigé le cabinet jusqu'en 1977-, une autre loi revienne aux dispositions de 1964 et pose durablement la problématique de la « Congolité ».

Cette loi tente de corriger les effets pervers de la loi « Bisengimana » par une application plus orthodoxe du principe d'une nationalité accordable à titre individuel par naturalisation.

Mais en versant dans l'extrême inverse, elle plonge dans « l'illégalité » et la « clandestinité » une population qui était devenue par endroit démographiquement majoritaire, notamment des localités du Nord Kivu.

Ces tergiversations politiques et administratives vont offrir un cadre institutionnel à une compétition politico-foncière déjà bien engagée et exacerber les tensions entre rwandophones et autochtones, avec pour conséquence la pérennisation des difficultés d'administration de la région du Kivu et l'apparition plus ou moins ouverte d'une xénophobie locale.

Celle-ci sera marquée par la consécration du vocable de "zaïrois à la nationalité douteuse" pour qualifier tout congolais rwandophone.

Cette incapacité à administrer le Kivu empêchera la tenue des recensements de 1986 dans cette province alors qu'ils eurent lieu partout ailleurs au Zaïre cette même année. La crise identitaire entre rwandophones et autochtones est à l'époque d'autant plus visible que les bureaux d'état civil ne cesseront d'être incendiés dans le but de détruire les documents administratifs nécessaires à tout octroi de la nationalité.

Entre 1991 et 1993, ces tensions vont resurgir de manière violente, notamment sur le fond du problème de représentation du Kivu à la Conférence Nationale Souveraine, organisée à Kinshasa pour instaurer un régime démocratique au Zaïre. Elles vont conduire à la constitution de milices de jeunes initiant attaques et meurtres dans le Kivu.

Cette situation nécessitera l'intervention de la Division Spéciale Présidentielle, corps militaire d'élites du régime du maréchal Mobutu, pour qu'un semblant d'ordre soit rétabli. Cette « pacification musclée des militaires de la Division Spéciale Présidentielle n'a fait que retarder la déflagration générale que l'onde de choc du génocide rwandais a précipitée.

Celui-ci, avec l'afflux des fugitifs encadrés par les Forces Armées Rwandaises en fuite et les cortèges des réfugiés fuyant l'avancée de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR), a balayé comme un ouragan les tentatives de réconciliation et de résolution des conflits internes au Kivu ».

En effet, les conséquences du génocide Rwandais vont avoir un impact non négligeable, pour ne pas dire déterminant, sur la suite des événements et la régionalisation du conflit. Elles entraîneront la région dans les affres du cercle vicieux d'où elle peine toujours à sortir.

La zaïrianisation initiée par Mobutu en 1974, dans la foulée de sa politique de « recours à l'authenticité » eu pour effets de déposséder les expatriés de leurs entreprises, fermes et domaines agricoles pour les confier à des zaïrois et de créer une bourgeoisie d'affaire typiquement zaïroise.

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mercredi 22 novembre 2017

Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana, du "Mobutisme à la Résistance" !

Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana et Freddy Mulongo

Zurich est le bastion de la résistance congolaise. Après le méga meeting Anti-Alias Kabila et contre Glencore à Helvetiaplaz, nous nous attablés au comptoir du bar restaurant du coin avec celui que les congolais appellent affectueusement "Papa Kangafu" qui ne rate aucune manifestation sur le Congo à Zurich. Le grand Kangafu Vingi Gudubangana. Philosophe, laborieux comme un jésuite, intellectuel brillant, Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana fut l'idéologue voire propagandiste du Mobutisme. Il a été le second directeur de l'Institut Makanda Kabobi de 1980 à 1990, après Honoré Mpinga Kasenda de 1974 à 1979. Et le Professeur Samba Kaputo fut le directeur de cabinet d’Alphonse Kangafu Vingi Kudumbagana.

Le régime d'imposture et d'occupation de Kinshasa s'est entouré des Mobutistes. Plus des mafieux dinosaures, criminels économiques que des idéologues. "Il faut travailler pour des valeurs et convictions pas pour un individu", me clame-t-il de prime à bord. Pourquoi donc ? "Dans le MPR-Parti-Etat, nous étions plusieurs à nous investir pour le Mobutisme et le 24 novembre 1990, Mobutu Sese Seko à la N'sele fait son discours précisant qu'il quitte le MPR, nous prenant au dépourvu. Or dans la Constitution, non n'était président du MPR et du Zaïre. Et lui quittait le MPR pour s'accrocher à la présidence (...) J'ai convoqué une réunion urgente avec Mpinga Kasenda et Kithima Bin Ramazani pour dénoncer Mobutu ! Les deux autres m'ont convaincu que nous n'avions pas d'armée " !

Comment est-il sorti du pays car àl'entrée de l'Afdl et ses Kadogos en 1998, la chasse aux Mobutistes était déclenchée ?"Connu je ne pouvais passer inaperçu. Un de mes secrétaires du Bas-Congo m'a accompagné dans sa province. Il fallait beaucoup marcher à pied dans des buissons, se cachant jour et nuit. Arrivée à Luozi, j'ai pu traverser le fleuve Congo pour le Congo-Brazzaville. Et à Pointe-Noire, j'ai pris un vol pour Dakar. Avec un grand regret, mon secrétaire qui m'avait beaucoup aidé et accompagné n'a pu embarquer pour le Sénégal avec moi, n'ayant pas de visa . Et depuis le Sénégal, j'ai fais des démarches pour rejoindre la Suisse avec une jambe esquintée. Grâce à la médecine, ma jambe gauche a été sauvée".

Le dictateur Mobutu Sese Seko

Le Mobutisme fut une doctrine officielle d'état et de parti au Zaïre. Le mobutisme propageait et glorifiait les opinions et les points de vue du président zaïrois, autoproclamé "Père de la nation", Mobutu Sese Seko. L'idéologie inclut les principales initiatives de Mobutu comme la Zaïrianisation.

Le Mouvement populaire de la Révolution (MPR) était le seul parti politique légal au Zaïre, état à parti unique. Mobutu a conduit le MPR et le Zaïre comme un dictateur en disant: «Dans notre tradition africaine, il n'y a jamais deux chefs ... c'est pourquoi nous Congolais, dans le désir de se conformer aux traditions de notre continent, avons décidé de regrouper toutes les énergies des citoyens de notre pays sous la bannière d'un parti national unique. »

Sous la deuxième république, ils s’appelaient Zaïrois. Les Zaïro-Congolais se rappellent particulièrement de « l’encadrement politique » dont ils avaient été l’objet durant toute la période du mobutisme triomphant. Encadrement par bourrage de crânes avec répétition des mêmes discours et bombardement d’images, à l’overdose. En pur style des régimes totalitaires. Nul ne pouvait y échapper, le monopole médiatique du pouvoir "La voix du Zaïre"-unique chaîne de télévision et unique radio nationales- n’en donnait pas la possibilité. On n’avait pas d’autre choix que de subir. Et tout le monde a subi, pendant plus de deux décennies, la liturgie du Mpr-Parti-Etat. Tous les jours, du lever jusqu’au coucher du soleil. Tout avait été – et devait être – louange. Louange de la personne du chef de l’Etat qu’il fallait mythifier, à l’excès.

Les scénarios étaient quotidiennement bien pensés par des…universitaires qui s’étaient distingués dans l’art d’embobiner leurs compatriotes. Leur carrière politique ou administrative en dépendait. On se souviendra de quelques brillants intellectuels dont les verves oratoires ont, pendant longtemps, emballé toute une génération des jeunes.

Le militantisme, appellation politique de la flagornerie, tenait lieu de premier critère de promotion professionnelle et sociale. Le discours de tout cadre du parti – tout Zaïrois en était membre dès la naissance – devait commencer et se terminer par les nom et « post-noms » du « guide ».

Il fallait lui affubler de jolis adjectifs qualificatifs et des superlatifs absolus, montrer et démontrer que tout était pensé par lui, que tout venait de son extraordinaire et lumineuse intelligence, de sa bonté, de sa singulière générosité. Il devait être pris, par le peuple, pour un être exceptionnel, ce genre d’humain que Dieu n’envoie que rarement sur la terre. Fils et don du ciel, le « grand timonier » devait en venir chaque jour.

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Congrès des Maires: Edouard Philippe fait de la pédagogie avant Emmanuel Macron !

Arrivée du PM Edouard Philipp au Congrès des Maires

Édouard Philippe a tenté d'apaiser la colère des maires de France réunis pour leur 100e congrès en leur expliquant la politique de réduction des déficits publics engagée par le gouvernement. Le premier ministre a surtout cherché à faire de la pédagogie et à tenter de rassurer les maires. Il a évoqué, un à un, les sujets qui fâchent. Edouard Philippe a laissé le soin à Emmanuel Macron de faire les principales annonces, alors que la grogne des élus locaux a marqué le début du quinquennat Macron

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

Congrès des Maires de France Porte de Versailles, mardi 21 novembre 2017

Mesdames et messieurs les ministres,

Monsieur le président, cher François BAROIN,

Monsieur le vice-président, cher André LAIGNEL,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les maires,

Chers élus,

Si j’étais, non pas sur cette estrade, mais, comme l’an passé, assis à votre place, peut-être ferais-je partie de ceux d’entre vous qui sont aujourd’hui inquiets. Parce que je lirais tous les jours des articles de presse ou des commentaires plus alarmants les uns que les autres. Parce que je me dirais qu’il n’y a pas de fumée sans feu et qu’il y a peut-être un loup quelque part. Peut-être même, instruit par l’expérience, aurais-je un a priori de défiance à l’égard d’un Premier ministre qui, c’est fatal, serait frappé d’amnésie dès sa nomination, et oublierait nécessairement d’où il vient, ce à quoi il croit et ce qu’il a vécu lorsqu’il exerçait le plus noble des mandats. Peut-être.

Mais peut-être aussi, compte tenu de l’importance des enjeux, aurais-je souhaité pouvoir échanger avec lui et entendre, de sa bouche, ce qu’il a à dire, pour autant qu’il le dise clairement.

Ça tombe bien. Je veux vous parler clairement. Directement, et clairement. Jeudi, le Président de la République vous exposera sa vision de la relation entre l’Etat et les collectivités territoriales, une vision moderne, responsabilisante. Aujourd’hui, je veux évoquer devant vous les sujets qui ont pu s’imposer dans le débat, depuis quelques mois, pour mieux nous tourner, ensemble, vers l’avenir.

Commençons par les sujets financiers, qui ne sont pas toujours les plus simples. Comme moi, vous vous souvenez certainement de vos premiers jours de maire. Ce sont des jours qu’on n’oublie pas. Vous venez d’être élu, et vous découvrez la situation de votre commune. Vous devez prendre les choses en main, gérer votre budget pour l’année en cours, et préparer l’année qui vient. Eh bien c’est exactement ce qui m’est arrivé au mois de mai dernier. A ceci près que ce n’était pas le budget d’une commune, mais celui de la France toute entière. Je ne vous dirais pas qu’avant d’être nommé, j’étais optimiste sur la situation de nos finances publiques, mais enfin, je ne pensais pas non plus que le mal était si profond.

Imaginez que, dans votre département, parmi les communes comparables, seules deux sur 28 voient leur budget transmis à la chambre régionale des comptes. Qu’une de ces deux communes soit la vôtre. Et en plus, imaginez qu’on vous menace de sanctions. Je suppose que vous essayeriez de redresser la situation, tout en sachant que vous n’allez pas vous faire que des amis. Vous et moi nous savons que notre mission consiste bien plus souvent à dire non qu’à dire oui.

Sous l’autorité du Président de la République, avec l’ensemble du gouvernement, nous avons cherché, je ne dis pas, les meilleures solutions, il n’y en a jamais dans ces cas-là, mais enfin, les moins mauvaises possibles, pour finir l’année. Au même titre que les autres acteurs de la dépense publique, les collectivités locales ont donc été mises à contribution. A notre arrivée et à très court terme pour 2017, nous avons donc dû prendre des décisions rigoureuses et trouver environ 4 milliards d’euros pour respecter notre objectif de déficit et passer sous la barre des 3%.

Sur ces 4 milliards d’efforts, auxquels tous les Ministères sans exception ont contribué, y compris nos Armées, nous avons dû annuler 300 millions d’euros de crédits pour les collectivités. Il s’agissait de crédits gelés, non encore engagés. Certains de vos projets ont donc pu connaître des retards, et croyez que si j’avais pu l’éviter, je l’aurais fait, car je sais le temps et l’énergie que demande chacun d’entre eux. Mais aucun d’entre eux n’est compromis.

Nous avons eu un peu plus de temps pour bâtir le budget 2018. Dans un contexte très difficile,nous avons pris en ce qui vous concerne des décisions que je crois équilibrées. Tout d’abord, à la différence de nos prédécesseurs, à la différence de ce qu’annonçaient la plupart des forces politiques pendant la campagne, nous avons pris la décision de ne pas baisser les dotations.

Nous avons maintenu le niveau de la DGF, qui avait connu une baisse constante depuis 2013. Parallèlement, nous avons choisi de pérenniser les dotations de soutien à l’investissement local qui avaient quasiment triplé sur les deux dernières années de la précédente mandature, pour amortir l’effet de la baisse de la DGF. Vous allez donc conserver cette hausse pour les 5 prochaines années. Au total, ces dotations mobiliseront 1,8 milliards d’euros, c’est-à-dire précisément le même montant qu’en 2016.

Nous avons en effet décidé de maintenir la dotation d’équilibre des territoires ruraux (DETR) au niveau exceptionnel auquel le précédent Gouvernement l’avait portée, c’est-à-dire à 1 milliard d’euros. Comme vous le savez, les catégories d’opérations prioritaires de la DETR sont définies au niveau local par une commission d’élus. Je ne crois donc pas que l’on puisse décemment considérer la DETR comme une arme de recentralisation massive.

Même chose pour la dotation exceptionnelle de soutien à l’investissement local (DSIL), créée en 2016 à hauteur de 800 M€. Elle était vouée à disparaître, mais nous avons choisi de la maintenir en 2018 à hauteur de 665 M€, au point même de l’inscrire dans le Code général des collectivités territoriales.

Parce que le président de la République a été élu sur un mandat clair de transformation, nous avons décidé, avec Gérard COLLOMB, d’orienter cette dotation autour de plusieurs politiques publiques prioritaires pour transformer nos territoires : la rénovation thermique des bâtiments publics, le développement des énergies renouvelables, le dédoublement des classes, le soutien aux projets d’investissement dans les mobilités ou la construction de logements, le développement du numérique et de la téléphonie mobile, les contrats de ruralité. Je crois que nous pourrons être d’accord pour dire que ces priorités ne sont pas uniquement celles du Gouvernement et qu’elles recoupent les vôtres.

Enfin, nous avons dû construire le cadre budgétaire du quinquennat qui s’ouvre. En matière de gestion de nos finances publiques, je vous le disais à l’instant : nous sommes en passe de devenir les derniers de la classe au niveau européen. Je pense à titre personnel que c’est grave, pour notre influence dans le monde et pour le bien de nos enfants. Je sais – et François BAROIN l’a rappelé à plusieurs reprises – que vous êtes également parfaitement conscients de la situation, et que vous comprenez qu’on ne peut laisser les choses en l’état. Et pour baisser cet endettement, nous pensons qu’il vaut mieux essayer de maîtriser le poids de la dépense publique plutôt que d’augmenter encore et toujours les impôts. Partant de là, il faut bien voir que l’Etat, les collectivités et la sécurité sociale ne sont pas trois acteurs distincts de la dépense publique, mais bien un seul compte pour l’ensemble « de la Nation France ». Parce que chacun doit assumer sa part de l’effort collectif, le Gouvernement a donc pris deux décisions :

D 'abord, nous avons décidé de fixer un objectif d’économies pour les collectivités territoriales : nous voulons limiter la hausse des dépenses locales. Nous ne demandons pas qu’elles diminuent, contrairement à ce que j’ai entendu ici où là. Nous souhaitons qu’elles augmentent à un rythme soutenable. Les fameux 13 milliards, ce ne sont pas des baisses de dépenses, c’est une moindre augmentation des dépenses de fonctionnement par rapport au tendanciel – c’est-à-dire l’évolution spontanée des dépenses. Ce n’est pas tout à fait la même chose.

Cette hausse sera encadrée par un taux fixé par la loi à +1,2% en moyenne par an sur la mandature. A l’échelle du pays, cela veut dire que les budgets des collectivités vont continuer de progresser de 2 milliards d’euros. C’est un effort très important. Il est inférieur à la part des dépenses des collectivités territoriales dans la dépense publique, précisément parce que nous avons voulu tenir compte des efforts qui ont déjà été faits. Je ne dirai jamais que c’est facile, car rien ne l’est, mais je crois, en conscience, que c’est raisonnable et réaliste. Parce que je sais que beaucoup de collectivités ont déjà fait d’importants efforts. Je l’ai moi-même vécu au Havre.

D’ailleurs, en 2015, si les dépenses de fonctionnement des communes et des intercommunalités ont augmenté d’1,4% en moyenne, en 2016 elles ont légèrement baissé (- 0,2 % soit 300 millions d’euros). C’est la preuve que ce que nous proposons est réaliste. La proposition que vous fait le Gouvernement, c’est donc de discuter d’une hausse maîtrisée. C’est quand même autre chose qu’une baisse nette. Deuxième décision, ne pas diminuer les dotations. Je vous accorde que ça aurait été plus facile. D’une certaine manière, mes prédécesseurs vous y ont habitués. C’est automatique, c’est brutal et, c’est redoutablement efficace…. Eh bien non. Notre méthode à nous, c’est le contrat. Ce contrat sera conclu avec les plus grandes collectivités qui représentent jusqu’à trois quarts de la dépense locale. Parce que nous voulons faire le pari d’une nouvelle relation entre l’Etat et les collectivités territoriales, une relation fondée sur la confiance, et plus respectueuse de vos choix de gestion locaux.

Alors, une nouvelle méthode suscite forcément des inquiétudes. C’est normal. Mais je vous rassure : nous n’avons pas conçu ce dispositif seuls dans notre coin. Pour nous aider dans cet exercice inédit pour l’Etat, nous avons missionné un groupe présidé par Alain RICHARD, ancien Ministre et sénateur du Val d’Oise et Dominique BUR, ancien préfet de région, auquel trois élus locaux ont participé : Alain LAMBERT, qui était à l’origine même de cette idée des contrats il y a quelques années avec Martin MALVY, Olivier DUSSOPT, député de l’Ardèche, et Jean-Luc WARSMANN, député des Ardennes. Vendredi dernier, la mission m’a remis ses propositions. Elles sont le fruit de nombreuses auditions, et j’en profite pour remercier toutes les associations d’élus de leurs contributions. Nous sommes maintenant dans le temps de la concertation en vue de nourrir les textes législatifs à la mi-décembre, et de disposer dès 2018 d’une base juridique pour ces contrats. Le Sénat a voté l’article qui préfigure cette contractualisation et je le sais si attaché aux libertés locales, que j’en suis rassuré sur le fait que ce que nous proposons va dans le bon sens.

Pour choisir les collectivités concernées par le contrat, nous retiendrons soit un critère démographique, recouvrant environ 320 collectivités, soit, suivant la recommandation de la mission sur les finances locales, un critère budgétaire, pour les collectivités dont les dépenses dépassent 30 millions d’euros, ce qui représente environ 600 collectivités (moins de 400 communes et moins de 200 EPCI).

Cela veut dire qu’en tout état de cause, dans votre immense majorité, vous n’êtes pas concernés par ce mécanisme contractuel. Je voudrais insister sur ce point et lever un malentendu : pour 35 500 communes, leur seule obligation sera de délibérer au moment du débat d’orientation budgétaire sur leurs objectifs en matière de dépense locale, de dépenses de fonctionnement et de réduction du besoin de financement. Parce que nous avons confiance en la capacité des maires des petites villes et des maires ruraux à gérer leur budget et à tenir cet objectif de maîtrise des dépenses.

S’agissant maintenant des 3 ou 400 collectivités concernées par ce contrat, qu’est-il prévu ? Nous réfléchissons à un dispositif où, de la même manière que vous discutez avec le préfet et ses équipes sur les contrats de ville, les contrats de ruralité, les contrats de bassin, etc., vous discuteriez avec lui de votre projet de contrat, sur la base du fameux taux de +1,2% d’augmentation dont je vous parlais, et avec des marges d’adaptation. Des marges qui pourraient par exemple prendre en compte :

- La croissance démographique du territoire, avec un mécanisme d’appui aux maires bâtisseurs ;

- La composition démographique qui impacte vos charges ;

- Les efforts accomplis, ou non, dans le passé ;

- Ou encore la situation socioéconomique du territoire, en prenant par exemple en compte l’indice de pauvreté et la proportion d’habitants de la commune en quartier politique de la ville.

Enfin, je voudrais aller au bout, parce que si je n’étais pas parfaitement clair vous pourriez, plus tard, m’en faire le reproche. Que se passera-t-il si ce contrat de modération de la dépense ne fonctionne pas, concrètement si les 1,2 % d’augmentation ne sont pas respectés, si les objectifs d’endettement ne sont pas tenus ? Alors, il faudra que nous en tirions les conséquences, et, sans doute dans le projet de loi de finances pour 2020, le temps de faire en 2019 les comptes de 2018, il faudra envisager de revenir aux « vieilles méthodes ». Proposer au Parlement une nouvelle contribution au redressement des finances publiques, dont seules seraient exonérées les collectivités qui auraient respecté leur contrat. Franchement, je souhaite que nous l’évitions. Je pense que nous pouvons l’éviter. Sinon, je ne serais pas là, devant vous, pour vous proposer ce pacte.

Vous voyez que, contrairement à ce qui a pu être dit ça et là, nous ne sommes en aucun cas dans une logique de recentralisation. Car enfin, depuis quand le contrat est-il acte centralisateur ? Le contrat a été au cœur de la décentralisation depuis ses débuts. Nous n’allons pas demander aux préfets de vous convoquer pour contrôler vos budgets ligne à ligne… Evitons les caricatures. Et parlons-nous.

J’entends dire que cela mettrait en cause l’investissement local. Là encore, soyons clairs. Notre objectif, c’est de vous aider à améliorer votre capacité d’autofinancement, et à maîtriser ainsi votre besoin de financement. Car l’investissement local est indispensable au développement économique dans les territoires. Je sais que beaucoup de collectivités sont déjà globalement bien gérées et peu endettées, mais je vous le dis : notre pays, nos enfants, ont besoin que l’on fasse collectivement encore mieux.

Voilà pour ce qui concerne le pacte financier que nous vous proposons. Je sais que certains d’entre vous nous objectent que vous n’avez pas la main sur tous les paramètres qui conditionnent l’évolution de vos dépenses. C’est une réalité. Parlons-en.

Entre les transferts de compétences, les normes qui vous sont imposées, les décisions sur le point d’indice ou les autres curseurs qui jouent sur les dépenses de personnel, vous me direz que les paramètres qui vous échappent sont nombreux. Je le sais mieux que quiconque, j’ai été à votre place et, encore une fois, je sais que c’est très étonnant, mais figurez-vous qu’être Premier ministre ne rend pas totalement amnésique… Je veux, nous voulons avec le Président, avec le ministre de l’Intérieur, avancer au cours des prochains mois, sur ces sujets avec les associations d’élus et les parlementaires. Nous avons déjà commencé à traiter certaines questions.

Sur les normes, nous avons pris des décisions que le Président de la République vous exposera jeudi.

Sur la question de la maîtrise de la masse salariale, de la même manière, regardons-les faits. Par exemple, nous avons décidé dès notre arrivée le rétablissement du jour de carence qui vous permettra d’obtenir rapidement de meilleurs résultats sur l’absentéisme.

Concernant la hausse de la CSG : nous allons la compenser intégralement à l’échelle de la fonction publique territoriale et hospitalière. [Certains affirment que la compensation n’est pas intégrale au niveau de chaque collectivité. Là encore, revenons-en aux faits. Quels sont-ils ?

- Au niveau individuel, l’Etat ne dispose pas d’un système d’information intégré avec la répartition, commune par commune, des effectifs des collectivités. Il se peut donc qu’il y ait des écarts à la marge. Aussi avons-nous demandé aux associations d’élus de nous éclairer à ce sujet. Nous attendons leur retour.

- En revanche, ce qui est certain, c’est que de manière consolidée sur la France entière, la compensation du montant de la CSG est bien intégrale grâce à des baisses de cotisations patronales d’un montant total de 530 M€.]

Enfin, je ne serais pas complet si je ne vous disais pas quelques mots de la taxe d’habitation. Le Président de la République vous en parlera plus longuement. Vous savez que nous avons fait le choix d’exonérer progressivement, sur trois ans, 80 % des contribuables assujettis à cet impôt. Cela prendra la forme d’un dégrèvement, qui préservera vos ressources et votre pouvoir de fixation des taux. Mais cela n’épuise évidemment pas le sujet de cet impôt et, plus généralement, de la fiscalité locale dont chacun connaît l’imperfection et même l’obsolescence. L’horizon de temps qu’ouvre cette réforme doit nous permettre, ensemble, éclairés par les travaux de la mission Richard-Bur et par ceux du comité des finances locales, de réfléchir avec vous à une nouvelle fiscalité locale, juste, équitable, et qui préserve le principe de libre administration des collectivités.

Voici ce que je souhaitais vous dire sur les sujets financiers, le nerf de la guerre. Mais je sais que d’autres décisions de mon Gouvernement méritent quelques précisions. Je pense notamment aux contrats aidés.

Parlons-nous franchement : à quoi ont-ils servi, depuis qu’ils existent. D’abord à faire baisser les chiffres du chômage, et, comme par hasard, surtout avant les élections. Dire cela, ce n’est pas faire de reproche à tel ou tel d’entre vous : je sais parfaitement que vous avez été encouragés à y recourir ; je sais aussi que ces contrats ont permis d’accompagner, dans vos communes, des personnes éloignées de l’emploi ; et personne ne me fera dire que les tâches qui leur ont été confiées étaient inutiles ou superflues. Mais nous connaissons aussi la réalité. La réalité, c’est que les contrats aidés ne sont pas une solution satisfaisante, ni pour résoudre le problème du chômage de masse, ni pour faire fonctionner les services publics de nos territoires : nous connaissons tous les limites des cautères posées sur des jambes de bois. Je me souviens d’ailleurs que certains candidats à l’élection présidentielle proposaient leur suppression complète ; je me souviens aussi des très vives critiques émises il y a un an par la commission des finances du Sénat, qui accusait le Gouvernement de l’époque de, je cite, « faire de la cavalerie budgétaire pour tenter de maîtriser les chiffres du chômage ». Alors, est-ce que nous pouvions continuer comme cela, faire comme si de rien n’était ?

Lorsque nous avons pris nos fonctions en mai, avec Muriel Pénicaud, nous avons découvert que le précédent gouvernement avait budgété 280 000 contrats aidés pour l’année 2017, contre 459 000 en 2016, soit une baisse de 40%. Cela faisait un bien beau budget… Le problème, c’est que deux tiers de ces contrats aidés avaient été consommés dès le premier semestre, et qu’on s’acheminait donc, non vers une baisse de 40%, mais vers une hausse de 30%... Pour faire face à l’urgence, nous avons dû remédier à cette situation, en rajoutant des contrats, environ 40 000, pour porter l’effort global à 320 000. Ensuite, nous avons défini des secteurs prioritaires :

- L’éducation nationale, en particulier l’accompagnement des élèves en situation de handicap pour lequel 50 000 contrats ont été réservés ;

- L’urgence sanitaire et sociale ;

- Les territoires ruraux ;

- Les quartiers en politique de la ville qui ont toujours bénéficié de 13% des contrats aidés ;

- L’outre-mer, avec près de 12 000 contrats au second semestre. Nous avons également décidé de donner aux préfets la souplesse de gestion nécessaire pour traiter les situations les plus sensibles au moment de la rentrée scolaire. Tout n’a pas été parfait, et j’ai bien conscience que nombre d’entre vous ont eu à gérer des cas difficiles, chacun dans vos communes. Mais nous avons pris nos responsabilités, et dans l’ensemble, nous avons pu, je crois, répondre aux urgences. Pour l’année prochaine, nous avons prévu, non pas de les supprimer totalement comme je l’ai parfois entendu, mais d’ouvrir 200 000 contrats, destinés aux secteurs prioritaires que je viens d’évoquer.

Pour le reste, les chiffres sont sans appel, et nous devons réformer une politique quand elle ne fonctionne pas : dans l’immense majorité des cas, les contrats aidés ne permettent pas de sortir durablement du chômage les personnes les moins qualifiées. Notre objectif, c’est donc de remplacer ces contrats par nature précaires par une véritable politique de la formation et de l’apprentissage au niveau national. C’est le sens du plan compétences de 15 milliards d’euros que le gouvernement a annoncé en septembre. Autre sujet sur lequel je voulais revenir avec vous : le logement.

Oui, nous voulons remettre en question une politique à 40 milliards d’euros qui n’a pas résolu le mal-logement. Oui, nous voulons mettre fin à la spirale de hausse des APL et de hausse des loyers, cette situation absurde, où d’un côté, l’Etat soutient financièrement la construction et la réhabilitation des logements sociaux, et de l’autre, verse des APL aux bénéficiaires de ces mêmes logements. Cela entretient un mouvement de hausse des loyers, et cela fait que même réglementés, les loyers du parc social sont souvent trop élevés. Ce que je suis en train de vous dire, le Mouvement HLM l’a lui-même reconnu.

Nous allons donc diminuer les APL dans les logements sociaux, mais cette baisse ne peut être supportée par les locataires, qui sont les plus fragiles d’entre nous. Nous allons donc demander aux bailleurs sociaux de baisser à proportion le montant des loyers. Mais il n’est bien sûr pas question non plus de mettre en difficulté les bailleurs. Toutes les études et analyses montrent que le secteur peut dégager d’importantes économies, et que la majorité des bailleurs sociaux sont dans une situation financière globalement saine, même si des disparités fortes existent, notamment entre les territoires.

Nous allons donc proposer un système de péréquation dynamique entre bailleurs, afin que ceux qui se retrouveraient éventuellement fragilisés puissent bénéficier de la solidarité de l’ensemble du réseau. Je tiens donc à vous rassurer : il n’est pas question de faire jouer les garanties octroyées par les collectivités locales. Il n’y aura pas d’impact pour vous. J’ajoute que ce système de péréquation devra accompagner la recomposition du tissu HLM, en recherchant un bon équilibre entre efficacité et proximité, sans laisser aucun territoire en déshérence.

L’ensemble du dispositif sera présenté dans le Projet de Loi Finances en cours de discussion. Au-delà de la réforme des APL et des loyers, le gouvernement propose aux bailleurs sociaux une réforme structurelle, ainsi qu’un ensemble de mesures qui doivent permettre d’accompagner les évolutions du modèle économique du secteur sur les 3 prochaines années. J’ai rencontré à plusieurs reprises les représentants des bailleurs sociaux et le dialogue se poursuit. Nous avons d’ores et déjà envisagé 3 pistes d’évolution:

- Tout d’abord, comme cela a été voté en première lecture à l’Assemblée, la baisse des APL se fera de façon progressive, étalée sur les 3 prochaines années ; je proposerai au Sénat, conformément à la demande des bailleurs, que cette baisse soit complétée, sur cette période de trois ans, par une hausse de la TVA.

- Deuxième piste : le renforcement des instruments financiers pour accompagner les bailleurs dans leur mutation et dans leurs projets d’investissement : la Caisse des dépôts et consignations mettra en place pas moins de 6 milliards d’euros de facilités de paiement dédiés à la construction et à la rénovation. Il s’agit d’un effort totalement inédit.

- Troisième piste : faire évoluer le modèle économique des bailleurs sociaux. Il s’agira notamment de favoriser des regroupements, de renforcer la politique de vente au bénéfice de la construction de nouveaux logements, de réformer la politique des loyers, et de faire évoluer un cadre juridique trop souvent mal adapté.

L’Etat mettra en place un vaste plan de soutien financier ; les bailleurs auront les moyens et le temps de générer, sur trois ans, des économies intelligentes ; et les locataires ne seront pas touchés : c’est cela notre réforme !

Je discute de tous ces points avec les bailleurs sociaux dans le cadre du projet de loi de finances pour 2018 et pour préparer le projet de loi Logement qui sera discuté au parlement au 1er trimestre 2018.

Enfin, nous avons d’ores et déjà prévu d’accélérer la construction de logements abordables grâce à la simplification des normes et des procédures. Les collectivités territoriales, qui ont un rôle majeur dans la construction, se verront ainsi proposer, dans le cadre de partenariats, de nouveaux outils visant à accélérer les grandes opérations d’urbanisme.

Dotations, contrats d’objectifs, contraintes budgétaires, contrats aidés, logement : voilà pour les points qui je crois, méritaient précisions. Je ne sais pas si je vous ai convaincus, mais j’espère avoir au moins rétabli la vérité des faits, afin que notre dialogue puisse se poursuivre sur la base d’informations exactes.

II. Parlons maintenant de ce que nous pouvons faire ensemble.

J’ai évoqué des sujets techniques. C’est important de le faire. Mais derrière ces mesures, il y a quelques convictions. La première, c’est qu’on n’a jamais regretté de donner de la liberté aux élus.

C’est le sens des décisions que nous avons prises, dès notre arrivée, sur les rythmes scolaires. C’était une souplesse très attendue par beaucoup de maires – la preuve, c’est que 40% d’entre vous s’en sont saisis pour revenir à une semaine de 4 jours à la rentrée scolaire. Et pour ceux qui ont décidé de préserver la semaine avec 5 matinées, nous avons maintenu le fonds de soutien aux communes pour les activités périscolaires. Dit autrement, nous n’avons rien retiré à personne. En revanche, avec Jean-Michel BLANQUER, nous avons redonné de la liberté aux maires qui la demandaient pour gérer le périscolaire.

C’est ce que nous voulons faire aussi avec la loi NOTRe. Entendons-nous bien : beaucoup d’entre vous ont exprimé, après une période de grands mouvements, parfois imposés, sur les périmètres et les compétences, un besoin de stabilité. C’est pourquoi nous ne souhaitons pas revenir sur les principes de la loi NOTRe.

Mais sur certains points, je perçois bien qu’il faut apporter de la souplesse dans la mise en œuvre. Je pense par exemple au transfert de la compétence « eau et assainissement » aux intercommunalités, obligatoire au 1er janvier 2020.

Le sujet a suscité beaucoup de débats à l’époque ; il en suscite encore. Je n’élude pas le débat. Il pose des questions importantes pour nos concitoyens, notamment sur le prix et la qualité de l’eau.

Pourquoi la loi NOTRe est-elle venue confier cette compétence aux intercommunalités ? Très simplement parce que notre réseau d’adduction d’eau, qui date pour une part non négligeable des années 70, a besoin de sérieux efforts de modernisation et donc d’investissements. Et que cela passe souvent par le partage de la charge de ces investissements.

Pour accompagner ce mouvement de réorganisation et pour relancer les investissements dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, le Gouvernement proposera un plan qui facilite le montage des opérations d’investissements en milieu rural et permettra d’utiliser des offres de financements de la Caisse des Dépôts et des agences de l’eau. Ces investissements sont nécessaires dans un contexte de changement climatique, qui va avoir des conséquences à la fois sur l’alimentation en eau potable (risque de pénurie accrus ) et sur la gestion de l’assainissement (risques liés aux ruissellements). Je souhaite aussi que les agences de l’eau vous accompagnent dans la connaissance des réseaux.

Sur la moitié du territoire français, le transfert à l’intercommunalité a d’ores et déjà été mis en œuvre, sur la base du volontariat, sans attendre l’échéance fixée par la loi. Pour ces intercommunalités, pas de changement. Mais nous avons bien conscience que, dans certaines communes, cela peut faire craindre un renchérissement du coût de l’eau, une gestion moins directe de la ressource, une perte de la connaissance du réseau. Avec Jacqueline GOURAULT, qui a mené un travail de concertation important, nous souhaitons donc faire évoluer la loi. Nous proposons, pour une période transitoire, de donner la même souplesse que celle qui a prévalu pour la mise en œuvre des plans locaux d’urbanisme intercommunaux (PLUi), en laissant la possibilité de maintenir la compétence au niveau des communes si un certain nombre de maires s’expriment clairement en ce sens.

La seconde conviction que je voudrais partager avec vous, c’est que les solutions qui fonctionnent ne sont pas celles que l’on « plaque » sur les territoires, mais celles que les territoires construisent.

C’est vrai de la réforme de la justice que nous avons engagée avec Nicole BELLOUBET. Nous avons voulu lancer cette réforme, non à Paris, mais à Nantes. C’est une façon de dire : nous partirons du terrain pour remonter les expériences et les propositions ensuite vers les ministères, et non l’inverse. Et nous avons voulu confirmer une chose : nous conserverons le maillage actuel. Cela ne veut pas dire qu’il ne faudra pas, parfois, s’organiser autrement.

Dominique RAIMBOURG et Philippe HOUILLON mènerons une mission de concertation sur ce thème. Ils conduiront cette mission autour de deux principes : le maintien du contentieux du quotidien à proximité des justiciables et la mise en place d’équipes pluridisciplinaires autour des magistrats. Ce que nous voulons faire avec cette réforme, en somme, c’est apporter la preuve que l’on peut moderniser une des plus anciennes institutions de notre pays en partant des territoires, et la réorganiser en profondeur en évitant la brutalité d’une réforme imposée de la carte judiciaire.

Autre illustration : les déserts médicaux. A l’évidence, nous avons là un sujet majeur de cohésion territoriale. C’est vrai dans les territoires ruraux, c’est vrai aussi dans les territoires urbains. Avec Agnès BUZYN, nous nous sommes lancés très tôt dans ce chantier, parce que nous en percevons l’urgence. Aucun d’entre vous ici ne me dirait le contraire.

Le diagnostic n’est pas nouveau, et différentes mesures ont été prises par les gouvernements précédents, mais cela n’a pas suffi à renverser la tendance, ni même à l’enrayer. Alors qu’allons-nous faire ? Eh bien, comme je l’ai dit à Chalus le 13 octobre, nous allons adopter une méthode simple : amplifier les mesures qui fonctionnent et lever les obstacles qui vous empêchent de mettre en place des solutions adaptées à votre territoire.

Je sais que certains d’entre vous aimeraient m’entendre dire que, puisque c’est l’Etat qui paie la formation des médecins à l’hôpital, il pourrait les forcer à s’installer là où sont les besoins ? Je ne crois pas à ce type de méthode. Elle ne correspond pas à la vision que je porte de notre société et de ses équilibres. Je crois à la liberté.

Je dirais la même chose aux médecins libéraux qu’aux maires : il vaut mieux convaincre que contraindre, il vaut mieux contractualiser que sanctionner.

Autre point d’attention, pour vous comme pour nous : le développement durable. Pour mettre en marche la transition écologique dans l’ensemble de nos territoires, dans le cadre du « Green New Deal » de Nicolas HULOT, Sébastien LECORNU prépare une nouvelle politique écologique territoriale : les contrats de transition écologique.

Avec ces contrats, l’ambition est d’accompagner les territoires dans tous les aspects de la transition écologique y compris les mutations économiques et sociales. Ils permettront de mobiliser des financements publics et privés, de faire aboutir rapidement les projets, de simplifier les procédures et de mettre en place toute l’ingénierie nécessaire. Dans un premier temps, une quinzaine de territoires vont être identifiés pour couvrir toutes les situations :

- Des métropoles, des villes moyennes et des communes rurales ;

- Des territoires en difficulté et d’autres en avance ;

- Des thématiques couvrant tout le champ de la transition écologique : la transition énergétique, la mobilité, la biodiversité, la préservation des terres agricoles, la pollution et la vulnérabilité. La philosophie des contrats sera arrêtée en décembre à l’issue de la prochaine Conférence des territoires. Les négociations avec les territoires sélectionnés commenceront début 2018 pour s’engager dès l’été dans la mise en oeuvre opérationnelle.

Par ailleurs, vous êtes nombreux à être concernés par les fameux « territoires à énergie positive pour la croissance verte » (TEPCV) de Mme Royal. Sous le précédent gouvernement, de nombreuses collectivités avaient conclu avec l’Etat une convention en ce sens. Nombre d’entre elles ont exprimé leur inquiétude et demandé la confirmation des financements annoncés, et non budgétés.

Nicolas HULOT et Sébastien LECORNU ont confirmé qu’ils s’engageaient à financer les actions prévues par ces conventions, dès lors qu’elles seraient menées à leur terme dans le respect des délais. A cet effet, 75 M€ de crédits nouveaux seront mobilisés en faveur du budget du ministère de la transition écologique et solidaire. La loi de finances rectificative pour 2017 inclura cet abondement, qui portera à 475 M€ l’enveloppe spéciale de transition énergétique et permettra de continuer à financer en 2018 les actions déjà engagées dans les territoires. Dernière illustration – il y en aurait d’autres - : la question du numérique.

Un Français sur 5 souffre aujourd’hui de la fracture numérique. C’est un défi qu’il nous faut prendre à bras-le-corps, car cette fracture-là n’est pas moins violente que les autres. C’est le défi de l’accès au très haut débit pour tous, sur lequel nous sommes engagés. Mais c’est aussi un défi pour les services publics, car nous ne pouvons pas dématérialiser les démarches sans tenir compte de ceux qui sont aujourd’hui éloignés du numérique. Avec Mounir MAHJOUBI, nous portons l’ambition de l’inclusion numérique.

Cela veut dire mieux coordonner les acteurs locaux – associations, services décentralisés, collectivités, syndicats professionnels… - qui aident et forment nos concitoyens à l’usage du numérique au quotidien. Cela veut dire pousser plus loin l’action d’entreprises du quotidien comme La Poste qui, chaque jour, est au contact des Français. Cela veut dire les médiateurs du numérique dans nos services publics, par exemple dans les maisons de services au public, dans les CAF ou dans les préfectures et sous-préfectures. Notre objectif, c’est de ne laisser aucun citoyen au bord du chemin.

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dimanche 19 novembre 2017

Zurich: Des patriotes congolais et jeunes Suisses à Helvetiaplaz, Glencore a des soucis à se faire !

Zurich, Andreas Kivuila avec son drapeau congolais

Zurich est le bastion des Congolais Anti-Kabila en Suisse. Le samedi 18 novembre, alors qu'une déferlante des africains a défilé à Paris contre l'esclavagisme des noirs en Libye, Réveil FM International a fait le choix de couvrir la marche Anti-Alias Joseph Kabila et contre le pillard Glencore en République démocratique du Congo. Les populations africaines ne sont-ils pas des esclaves des dictateurs et autocrates africains ? Lorsqu'un chef d'Etat, triche aux élections pour se maintenir, lorsqu'il tripatouille la Constitution, lorsqu'il a droit de vie et de mort sur la population n'est-ce pas que cette dernière est esclave ? L'esclavage sévit aussi en République démocratique du Congo, hormis la dictature, l'imposture et l'occupation, dans les mines à ciel ouvert, au Kasaï et à l'Est du pays pour le plus grand bonheur des multinationales et des complices esclavagistes congolais. Le foutage de gueule et la sorcellerie, c'est quand des politicailleurs ventriotes congolais "condamnent" l'esclavagisme en Libye pendant que des milliers d'enfants et adultes se font exploiter dans des mines en RDC par des multinationales qui ont accès à nos ressources grâce à ces mêmes Mabumucrates !

Zurich, le drapeau congolais sur Helvetziaplaz

Depuis la diffusion par France 2 dans l'émission Investigation du pillage des ressources de la République démocratique du Congo par le géant Suisse Glencore, ce dernier à des soucis à se faire. Les patriotes congolais qui ont organisé le méga marche Anti-Kabila à Helvetziaplaz à Zurich, on a vu débouler plus de 500 jeunes suisses pour soutenir la cause congolaise et dénoncer le capitalisme sauvage de Glencore. Il a fallu l'habilité de Jean-Claude Kalala Muayika, président du Collectif des Congolais de Suisse et la police suisse pour que la situation ne dégénère pas. Depuis plusieurs années, Jean-Claude Kalala Muayika, au nom de l'association de Bana Bandal a demandé pour la énième fois l'autorisation à la police suisse pour une manifestation Anti-Kabila. C'est cette constance dans la lutte contre l'imposture du régime de Kinshasa, que nous avons décidé de couvrir la manifestation Anti-Alias Kabila à Zurich. Avec Jean-Claude Kalala, Chick Mnduki Osonga, Bienvenu Silulundi, Serge Wagadugu, Achille Ibula, le pasteur Shambuyi, Dorcas Mandeni, Adam Kundu, Francklin, Bianco et autres patriotes...En Suisse, Zurich est le véritable bastion des congolais patriotes qui luttent constamment pour le changement au Congo.

35 km en voiture sépare la ville économique Zurich de Baar, lieu de siège du géant minier et du négoce de matières premières, Glencore. Ce dernier se retrouve au cœur d’un nouveau scandale. En république démocratique du Congo, le groupe anglo-suisse aurait versé entre 2013 et 2016 plus de 75 millions de dollars (71,2 millions d’euros) de royalties à une société opaque de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler, un proche du président Joseph Kabila, selon une enquête de l’ONG Global Witness. Cette somme a été décaissée par la société établie à Toronto, au Canada, Katanga Mining dont l’actionnaire majoritaire se trouve être Glencore. Elle a été versée sur les comptes de Africa Horizons, une société domiciliée sur les îles Caïmans et appartenant au sulfureux Dan Gertler. Ce dernier est soupçonné par les ONG et par l’ONU d’avoir tiré profit du « pillage » des ressources minières de la RDC. La justice britannique et américaine enquête sur ses pratiques corruptives. Le problème de Glencore, ce n'est pas des patriotes congolais qui brandissent pacifiquement des pancartes pour dénoncer son pillage des ressources de la RDC, mais des jeunes suisses instruits qui se réclament de l'anti-capitalisme sauvage, dont les parents sont des bourgeois suisses, qui lisent, se renseignent et sont révoltés par des actions de Glencore au Congo. La police suisse a évité que ces jeunes suisses fassent jonction avec des congolais qui manifestaient à Helvetziaplaz.

Zurich, un jeune suisse en conversation avec Jean Claude Kalala, organisateur de la marche Anti-Kabila

Zurich, Chick Munduki Osonga-Kongo Telema et Freddy Mulongo-Réveil FM International

La situation en RDC est critique. Toutes les institutions sont illégitimes: La Présidence de la République, l'Assemblée nationale, le Sénat, le gouvernement...Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui depuis le 20 novembre 2016 n'a plus aucune légitimité, il s'accroche ! Son glissement ne lui ajoute aucun pouvoir ni légitimité, car l'accord de la Saint-Sylvestre, est un accord sous seing privé, il ne peut en aucun cas remplacer la Constitution. Le 31 décembre 2017, tout doit s'arrêter pour l'imposteur qui dirige par défi le Congo-démocratique. Des lobbyistes et autres mafieux battent campagne pour celui qui st arrivé avec des bottes de jardinier.

Zurich, Adam Kundu, porte étendard du drapeau congolais

La police suisse est très professionnelle. Comme dans toutes les démocraties, elle veille au grain en assurant la sécurité des citoyens et lorsqu'il y a des manifestations des manifestants. Pour une prise de conscience des organisateurs de l'aspect sécurité. En Suisse, les manifestations sont payantes. Primo, cela décourage des plaisantins. Secundo, cela responsabilise des organisateurs. Contrairement à la petite Yalala à Idjwi qui a simplement réclamé l'élection présidentielle et le départ d'Alias Joseph Kabila, elle s'est vue menottée, alors qu'elle n'a que 14 ans. Pour cause du grand nombre, le méga marche des patriotes congolais s'est transformé en méga meeting sans accrochages.

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