Il reste moins de 200 jours avant la conférence de Copenhague qui, du 7 au 18 décembre, doit déboucher sur un accord mondial pour lutter contre le réchauffement climatique.

Avec le Grenelle Environnement, initié par Jean-Louis Borloo, la France entend montrer l’exemple. Les chantiers du Grenelle permettront, selon le ministre du développement durable, de réduire les émissions de Gaz à effet de serre dans l’hexagone « de 22% à l’horizon 2020 ». L’objectif de ce Forum est avant tout de préparer un texte de négociation qui sera examiné à Bonn lors des la conférence sur le climat qui aura lieu sous l’égide de l’ONU du 1er au 12 juin prochain (et du 10 au 14 août), puis à Bangkok du 28 septembre au 9 octobre, avant un dernier round de discussion du 2 au 6 novembre prochain.

Le point sensible reste le financement des réductions des émissions de gaz à effet de serre en pleine crise mondiale. Le coût du futur accord de Copenhague devraient se chiffrer en milliards d’euros à travers le monde, avec des efforts plus ou moins importants selon les états. Malgré les difficultés économiques, l’UE reste déterminée. « L’accord obtenu sous la présidence française sur le « Paquet Energie Climat » a déjà constitué une étape décisive pour l’Europe », ont rappelé le mercredi 20 mai 2009, Jean-Louis Borloo et Bernard Kouchner, lors d’une conférence de presse organisée à Paris au Cape. Au programme, l’objectif dit des « trois fois vingt » à l’horizon 2020 : augmenter de 20% l’efficacité énergétique, réduire de 20% les émissions de gaz à effets de serre, et porter la part des énergies renouvelables à 20% du bouquet énergétique.

Vers un partenariat « Europe/Afrique/Pacifique »

Un bras de fer s’est engagé entre les grandes puissances mondiales et les pays en voie de développement qui demandent plus de soutien de la part des nations les plus riches. Le Forum des Économies Majeures sur l’Énergie et le Climat (MEF) qui regroupera le 10 juillet prochain en Italie les 17 pays les plus pollueurs de la planète « est destiné à faciliter un dialogue franc et ouvert entre les grands pays développés et pays en développement, afin de donner l’élan politique nécessaire pour l’obtention d’un accord ambitieux sur le climat à Copenhague en décembre 2009 », ont expliqué mercredi Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire et Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes.

« La double crise, économique et climatique, doit nous conduire à revoir notre stratégie autour de deux priorités : passer d’une logique de guichet de financement à une logique de projets à financer », ont expliqué les ministres.

Il faut « concentrer les moyens sur les pays les plus vulnérables au changement climatique, à savoir les états insulaires et l’Afrique ». Le gouvernement français a annoncé sa volonté de créer un nouveau partenariat « Europe/Afrique/Pacifique », « où premiers responsables et premières victimes ne seraient pas face à face mais côte à côte pour sélectionner ensemble les projets prioritaires ».