La forêt congolaise, un poumon vert à préserver
Par Freddy Mulongo, samedi 23 mai 2009 à 11:41 :: radio :: #387 :: rss
Paris, mercredi 20 mai 2009, Jean-Louis Borloo Ministre d'État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire et Bernard Kouchner Ministre des Affaires étrangères et européennes, lors de la conférence de presse au Cape sur la 2ème réunion préparatoire du Forum des Économies Majeures sur l’Énergie et le Climat pour la négociation climatique mondiale
Paris va accueillir une réunion préparatoire les 25 et 26 mai sur la négociation climatique. La France veut affirmer son rôle dans les négociations.
Les discussions dans la capitale française porteront plus particulièrement « sur les actions et objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la diffusion des technologies propres, le financement des activités pour la protection du climat et l’adaptation aux impacts du changement climatique ».
Jean-Louis Borloo et Bernard Kouchner ont présenté mercredi 20 mai la stratégie de la France qui passe notamment par un projet de partenariat entre Europe, Afrique et Pacifique . Notre question sur la forêt équatoriale de la République Démocratique du Congo est-elle un patrimoine universel ?
Jean Louis Borloo et Bernard Kouchner se sont longuement se sont apesantis sur la sauvegarde et le bon usage du deuxième poumon forestier du monde (après l’Amazonie), la forêt équatoriale congolaise. La déforestation est responsable d'un quart des émissions de gaz à effet de serre. Pour lutter contre cette source de réchauffement climatique, il faut à la fois convaincre les populations locales, les exploitants forestiers et les consommateurs à préserver la forêt congolaise. Aux mamans congolaises qui sont habituées à couper les bois de la forêt pour nourrir les familles, aux chasseurs Congolais qui brûlent la forêt pour attraper les gibiers, il leur faut des solutions alternatives. Sinon les grandes décisions prises dans des rencontres internationales n'auront aucun sens et impact sur le terrain.
La réunion préparatoire de Paris du Forum des économies majeures sur l’énergie et le climat est une prémices de celle qui aura lieu en juillet prochain en Italie en présence des 17 pays les plus pollueurs de la planète qui sont: Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Danemark (en sa qualité de Président de la Conférence de Copenhague), États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Union Européenne (présidences tchèque, suédoise et Commission européenne). Les Nations unies sont également invitées à participer à ce dialogue.
Il reste moins de 200 jours avant la conférence de Copenhague qui, du 7 au 18 décembre, doit déboucher sur un accord mondial pour lutter contre le réchauffement climatique.
Avec le Grenelle Environnement, initié par Jean-Louis Borloo, la France entend montrer l’exemple. Les chantiers du Grenelle permettront, selon le ministre du développement durable, de réduire les émissions de Gaz à effet de serre dans l’hexagone « de 22% à l’horizon 2020 ». L’objectif de ce Forum est avant tout de préparer un texte de négociation qui sera examiné à Bonn lors des la conférence sur le climat qui aura lieu sous l’égide de l’ONU du 1er au 12 juin prochain (et du 10 au 14 août), puis à Bangkok du 28 septembre au 9 octobre, avant un dernier round de discussion du 2 au 6 novembre prochain.
Le point sensible reste le financement des réductions des émissions de gaz à effet de serre en pleine crise mondiale. Le coût du futur accord de Copenhague devraient se chiffrer en milliards d’euros à travers le monde, avec des efforts plus ou moins importants selon les états. Malgré les difficultés économiques, l’UE reste déterminée. « L’accord obtenu sous la présidence française sur le « Paquet Energie Climat » a déjà constitué une étape décisive pour l’Europe », ont rappelé le mercredi 20 mai 2009, Jean-Louis Borloo et Bernard Kouchner, lors d’une conférence de presse organisée à Paris au Cape. Au programme, l’objectif dit des « trois fois vingt » à l’horizon 2020 : augmenter de 20% l’efficacité énergétique, réduire de 20% les émissions de gaz à effets de serre, et porter la part des énergies renouvelables à 20% du bouquet énergétique.
Vers un partenariat « Europe/Afrique/Pacifique »
Un bras de fer s’est engagé entre les grandes puissances mondiales et les pays en voie de développement qui demandent plus de soutien de la part des nations les plus riches. Le Forum des Économies Majeures sur l’Énergie et le Climat (MEF) qui regroupera le 10 juillet prochain en Italie les 17 pays les plus pollueurs de la planète « est destiné à faciliter un dialogue franc et ouvert entre les grands pays développés et pays en développement, afin de donner l’élan politique nécessaire pour l’obtention d’un accord ambitieux sur le climat à Copenhague en décembre 2009 », ont expliqué mercredi Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire et Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes.
« La double crise, économique et climatique, doit nous conduire à revoir notre stratégie autour de deux priorités : passer d’une logique de guichet de financement à une logique de projets à financer », ont expliqué les ministres.
Il faut « concentrer les moyens sur les pays les plus vulnérables au changement climatique, à savoir les états insulaires et l’Afrique ». Le gouvernement français a annoncé sa volonté de créer un nouveau partenariat « Europe/Afrique/Pacifique », « où premiers responsables et premières victimes ne seraient pas face à face mais côte à côte pour sélectionner ensemble les projets prioritaires ».


Commentaires
1. Le samedi 23 mai 2009 à 13:52, par Alain
2. Le samedi 23 mai 2009 à 16:06, par Xavier gilibert
3. Le samedi 23 mai 2009 à 16:35, par Dom Pedro, le patriarche
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