La Fête des Voisins en France
Par Freddy Mulongo, lundi 25 mai 2009 à 20:48 :: radio :: #124 :: rss
Freddy Mulongo et Mr. Aoun, magistrat et son épouse. Photo archive 2008
Après le succès de l’année dernière, on remet le couvert de la fête des voisins pour ce mardi 26 mai 2009
La "fête des voisins" est l’occasion de renforcer les liens de proximité, de créer une solidarité entre voisins. Chacun participant, à son niveau, à la solidarité.
C'est une fête « de convivialité et de partage » autour d’un apéritif, d’un repas froid dans les parties communes des immeubles.
Elle a lieu toujours le dernier mardi du mois de mai.
C’est la « fête des Voisins » qui aura lieu cette année, le mardi 27 mai 2008. Plus qu’un moment de partage, c’est une façon de dire « bonjour », « bienvenue chez nous » pour les nouveaux arrivants, "comment ça va depuis la dernière fois…".
C’est aussi un état d’esprit afin de mieux se connaître, d’entretenir de futurs contacts et ainsi d’améliorer la qualité de vie de chacun.
La "fête des voisins" une belle façon de recréer des liens, de prendre le temps de faire connaissance, de parler avec des personnes qu'on ne fait parfois, au quotidien, que croiser.
En France, cette fête est due à l'initiative d'Atanase Périfan et de son groupe d’amis qui créés en 1999 "Immeubles en Fête". Ils s'étaient déjà mobilisés en 1990 au sein de l'association "Paris d'amis", dans le 17ème arrondissement de Paris, afin de lutter contre l'isolement (par de nombreux services : garderie à domicile, service d'aide aux personnes à mobilité réduite, parrainage d'un voisin en difficulté...
Le succès de la fête des voisins est immédiat ; 800 immeubles y participent la première année, rassemblant 10 000 personnes, puis 500 000 personnes l'année suivante.... Partout en France, tout comme en Europe, cette fête a, depuis 1999, chaque année plus de succès... Elle a acquit depuis 2005 le statut de "journée européenne". Cette édition 2009, relayée en France par plus de 400 mairies et bailleurs sociaux partenaires, s'annonce comme un grand succès. L'objectif est d'atteindre 4 millions de participants !
A moi cette fête me renvois à mon enfance à kasa-vubu dans la ville de kinshasa, gamins nous étions invités aux repas des voisins sans que cela pose un réel problème pour nos parents. Sans préjugé ni prétention, nous vivions en solidarité dans le quartier entre enfants. nous mangions les uns chez les autres brisant les barrières ethno-tribalo-provinciales.
A l'internat dans le Bas-Congo, nous nous échangions même les habits entre nous.
Aujourd'hui, lorsque j'entends parler des enfants sorciers au Congo, je suis très dubitatif.
Installé à kinshasa avec Réveil-FM, j'avais essayé avec mes moyens d'aider quelques enfants de la rue lire l'article de Frédéric Couteau: kin la belle, kin la Poubelle www.rfi.fr/actufr/articles/029/article_14489.asp - 47k
J'aurais souhaité allé plus loin, cela est très difficile.
Car appauvri et paupérisé à l'extrême, vivant le plus souvent dans une misère effroyable à laquelle il ne voit pas d'issue, les Congolais s'accrochent aujourd'hui à des mythes, et cela dans tous les domaines.
A Kinshasa et ailleurs dans le pays, ils sont ainsi des milliers d'enfants à être qualifiés de sorciers. Le shéma est toujours le même : Accablées par le chômage, frappées par un deuil, victimes d'un accident ou tout simplement vivant dans une pauvreté insoutenable, les familles cherchent un bouc-émissaire à leurs malheurs et le trouvent en la personne de leur enfant qu'ils chargent de tous leurs maux.
Tenu pour responsable d'une maladie, d'un décès, d'un divorce, d'un manque d'argent ou même d'un simple désagrément, l'enfant congolais est alors accusé de sorcellerie et devient rapidement le centre de violents conflits familiaux. Maltraité, stigmatisé, marginalisé, il est finalement rejeté puis banni du clan familial et n'a d'autre ressource que de rejoindre la rue.
Il faudrait peut-être organisé une fête des voisins à ces gosses qui souffrent atrocement. Ceux qui sont dans la rue ne vont plus à l’école et qui errent ça et là, à la recherche de leur nourriture. Désorientés, sans repères, les enfants de rue dit "sorciers" ont de grandes difficultés à construire leur vie. Leur horizon est bouché et leur avenir condamné à la médiocrité.
Il faut encourager toutes ces mamans congolaises qui prennent en charges ces enfants ainsi que certaines Ong qui font un travail formidable sur terrain.


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