Antonio Tajani, commissaire européen aux transports:" L'Europe doit aider l'Afrique ! "
Par Freddy Mulongo, lundi 22 juin 2009 à 14:30 :: radio :: #420 :: rss
Venu de Bruxelles, Antonio Tajani est arrivé accompagné d'une dizaine de personne à la conférence de presse au Chalet GIFAS- avec vue sur la piste-au salon Aéronautique du Bourget. Très à l'aise, Antonio Tajaji a pris le temps saluer chaque journaliste individuellement. Le commissaire européen a axé son intervention sur trois points: l'aide à l'Afrique, l'accident du vol AF 447 Rio-Paris et le futur du transport en Europe.
Mercredi 17 juin 2009, Chalet GIDAS au Salon du Bourget, Le commissaire européen Antonio Tajani entrain de consulter son livre blanc sur les transports. Photo Richard Varrault 2009
" Personne n'abandonne son pays, sa famille pour aller vivre ailleurs. Tous ceux qui quittent l'Afrique pour l'Europe ne sont pas des fous. Il faut aider l'Afrique à se développer " a-t-il dit tout au début de sa conférence. D'où l'invitation du président Sénégalais, Me Abdoulaye Wade à Bruxelles. Il y sera le mercredi 24 juin prochain pour une rencontre à la commission européenne sur l'aide de l'Europe à l'Afrique en passant par le Nepad dont Me Abdoulaye Wade est resté seul maître à bord, le président Housni Moubarak ne s'y intéresse plus, Thabo Mbeki le sud africain a été débarqué.
Le commissaire européen aux Transports Antonio Tajani s'est dit, devant les journalistes présents à sa conférence de presse, convaincu que l'accident de l'A330 d'Air France était le résultat de "plusieurs" causes, d'ordre météorologique ou technique. "Je suis absolument convaincu qu'il n'y a pas eu seulement une cause, je pense que l'accident s'est passé à cause de plusieurs choses, soit météo soit technique", a-t-il dit à des journalistes au salon aéronautique du Bourget.
Il est "vraiment difficile de dire quelle a été la première des causes", a ajouté M. Tajani, mettant en garde contre les spéculations.
"On peut avoir une idée, peut-être une intuition, mais quand on dit quelque chose qui concerne malheureusement la mort de dizaines et dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants, il faut être sûr avant de dire des bêtises", a dit le commissaire italien.
Les enquêteurs français du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) chargés de l'enquête technique ont dit mercredi qu'ils se rapprochaient du but, mais se sont refusés à esquisser pour l'instant le moindre scénario, mettant également en garde contre les spéculations autour de l'accident.
Selon M. Tajani, le système européen de nouvelle génération pour la gestion du trafic aérien (SESAR) actuellement en développement pourra permettre d'améliorer la surveillance des avions.
"Malheureusement, nous avons dans le monde quelques grands morceaux de cieux sans contrôle", a-t-il regretté. Dans le cas du vol d'Air France, "il y avait un trou noir parce que ni les radars du Sénégal ni du Brésil ne couvraient cette partie" du monde, a-t-il rappelé.
Un processus de réflexion lancé par la Commission européenne et rassemblant les parties prenantes et des experts a mis en évidence six grands défis et tendances qui façonneront l’avenir de la politique des transports pour les prochaines décennies : le vieillissement de la population, les migrations et la mobilité interne, les défis environnementaux, la disponibilité des ressources énergétiques, l’urbanisation et la mondialisation. Il est ainsi démontré que la future politique européenne des transports devra favoriser la recherche d’un système de transport intégré, simple d’utilisation et fondé sur la technologie.
Avec la communication sur l’avenir du transport adoptée ce jour, la Commission européenne entend stimuler le débat en vue de déboucher sur des propositions concrètes pour son prochain livre blanc sur les transports, prévu pour 2010. « Les transports sont et resteront une composante essentielle de notre vie quotidienne. En contribuant au développement, à l’intégration et à la croissance du marché intérieur, ils ont clairement soutenu l’économie européenne. La politique européenne des transports a également renforcé les normes du secteur en améliorant les conditions de travail, les conditions de sécurité et de sûreté ainsi que les droits des passagers. Je suis convaincu que nous relançons cette politique au moment opportun. Premièrement en poursuivant l’intégration des différents modes de transport, deuxièmement en plaçant l’Union européenne à la pointe des services de transport et troisièmement en axant cette future politique des transports sur les besoins et les droits des usagers et des travailleurs », a déclaré Antonio Tajani, vice-président de la Commission chargé des transports.
La Commission a publié en 2001 un Livre blanc établissant le calendrier de la politique des transports jusqu’en 2010. Il a été mis à jour en 2006. La communication adoptée ce jour s’inscrit dans le prolongement de ce Livre blanc et définit une vision d’avenir pour le transport et la mobilité jusqu’en 2020, en tenant compte des évolutions qui pourront se produire bien après cette date.
La politique des transports pour les dix prochaines années doit s’appuyer sur une large réflexion quant à l’avenir du système de transport. La Commission a commandé des études externes sur l’évaluation des politiques passées et des scénarios pour le futur et a consulté des experts et des parties prenantes dans le cadre de « groupes thématiques » et de la conférence à haut niveau des parties prenantes qui s’est tenue les 9 et 10 mars 2009.
Les principales conclusions de la communication sont les suivantes :
* la politique européenne des transports a aidé à mettre à la disposition des citoyens et entreprises européens un système de mobilité efficace. Elle doit désormais assurer la durabilité de cette mobilité dans le futur ;
* le respect de l’environnement, le vieillissement de la population, les migrations, la raréfaction des carburants fossiles, l’urbanisation et la mondialisation constituent les grandes tendances de notre société et représenteront autant de défis à relever pour notre système de mobilité ;
* pour relever ces défis, il est essentiel d’accélérer l’introduction de technologies innovantes et d’intégrer pleinement les différents modes de transport. Cela doit se faire en maintenant les besoins et les droits des usagers et des travailleurs au cœur du processus décisionnel ;
* il importe de faire progresser la dimension extérieure de la politique européenne des transports afin de poursuivre l’intégration avec les pays voisins et de promouvoir les intérêts économiques et environnementaux de l’Europe sur la scène mondiale.
La communication ne détaille pas le programme des mesures, mais cherche à façonner une vision stratégique de l’avenir des transports. La vision et les idées qu’elle avance doivent stimuler les débats en vue de déboucher sur une palette de choix politiques potentiels. L’an prochain, ces travaux devraient permettre de formuler des propositions concrètes, avant l’adoption d’un livre blanc.
La Commission encourage toutes les parties intéressées à contribuer à ce processus en soumettant leurs observations sur l’avenir des transports et sur les différentes voies possibles à l’adresse d’ici au 30 septembre 2009.


Commentaires
1. Le mercredi 24 juin 2009 à 11:01, par SAID ACHIRAF Charif
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