Morgan Tsvangirai, Premier ministre du Zimbabwe, face à la presse étrangère à Paris
Par Freddy Mulongo, vendredi 26 juin 2009 à 19:10 :: radio :: #430 :: rss
Paris, jeudi 25 juin 2009 à 18h55, salle de cinéma du Cape, Morgan Tsvangirai, le Premier ministre Zimbabwéen était face à la presse étrangère. Photo L.Zylberman Graphix-Images
Serein, décontracté Morgan Tsvangirai a répondu à une dizaine des questions durant une heure et demi, avant de remettre son stylo dans la poche de sa veste et dire au revoir aux journalistes et sortir par la sortie de secours, accompagné par les gardes de corps.
Ce n'est ni un ancien syndicaliste, encore moins un opposant à Robert Mugabe, le Président Zimbambwéen , qui s'est exprimé devant les journalistes mais plutôt un Premier ministre respectueux de son Président, désireux de défendre son pays le Zimbambwe et d'étoffer son aura d'homme d'Etat.
Les journalistes lors de la conférence de presse de Morgan Tsvangirai. Photo L.Zylberman Graphix-Images
A la question de notre confrère Seidik ABBA de l'Agence Pana de savoir le rôle qu'a joué l'Union africaine sur la situation au Zimbambwe. " L'union africaine est garante de l'accord global qui a permis que je sois premier ministre et cela est soutenu par la SADC" a-t-il dit. La réforme agraire est, depuis son indépendance en 1980, une question fondamentale et délicate au Zimbabwe. Ce processus, supposé redonner un certain pouvoir économique à la majorité noire par le biais de la terre, reste une arme politique pour le Président Robert Mugabe. Aussi cette nécessaire réforme ne semble pouvoir remplir aucun de ses objectifs premiers. Qu'en pense Morgan Tsvangirai ? "La réforme agraire lancée depuis est essentielle pour le Zimbambwe. Un audit foncier est lancé. Il faut une distribution équitable, le Zimbambwé doit redevenir le grenier de l'Afrique".
Susan Tsvangirai est décédée brutalement le 6 mars dernier sur une route du pays. Le cortège du Premier ministre empruntait l'une de ces routes larges et rectilignes du pays. Le chauffeur d'un camion déboulant en sens inverse, se serait endormi, évitant soigneusement les deux premiers véhicules de l'escorte de Tsvangirai, mais frappant de plein fouet la voiture dans laquelle avait pris place le Premier ministre et son épouse.
A notre question si avec le décès de son épouse, il pensait abandonner la politique ? C'est un homme très ému qui prend son micro et répond: " Merci d'abord pour la question. Je voudrai vous rassurer et vos collègues que c'était vraiment un accident. J'étais là dans la voiture accidentée. Je crois aussi que personne ne peut me dissuadé de faire de la politique. Ma femme m'avait toujours soutenu et j'ai le soutiens de mon parti politique le Mouvement pour le changement démocratique (MDC)".
Il faut aussi dire que souvent les opposants au régime zimbambuéen n'ont pas eu de chance sur la route.
"Nous avons de bons canaux de communications avec les sud-africains notamment avec le Président Jacob Zuma. Nous sommes entrain de réformer le système financier pour réhabiliter la crédibilité de notre Banque centrale et mettre fin à la dollarisation à outrance de notre monnaie" a dit-il répondu à une question qui lui a été posée.


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