L’Association de la Presse Panafricaine (APPA), invitée à la remise de diplômes du CPFJ aux journalistes africains, au lieu de 11 journalistes, 8 seulement d'entre eux ont reçu leurs diplômes, 3 congolais abandonnés à Kinshasa
Par Freddy Mulongo, jeudi 16 juillet 2009 à 17:00 :: radio :: #449 :: rss
James Bénédict Ngumbu, Secrétaire général de l'Association de la Presse panafricaine (APPA) entouré des lauréats de la formation CPFJ à Marne-la-Vallée.
Le Groupe de Recherche et d’Echanges Technologiques (Gret) a beaucoup changé depuis l'époque de Jacques Sultan. Le Gret qui fait circuler ses Jeeps blanches avec son logo en rouge dans les coins et recoins de la République Démocratique du Congo notamment dans les provinces du Bandundu et Bas-Congo, est fort apprécié pour ses actions auprès des paysans en vue de les aider à évacuer leurs produits agricoles vers les grands marchés et centres urbains. Decidement, le Gret appui aux médias, pose énormément des problèmes.
Le 10 juillet 2009, une cérémonie de remise des diplômes en collaboration avec le Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes (CFPJ), dans l’enceinte de l’auditorium du Gret, situé à Nogent-Sur-Marne, dans la région parisienne.
8 journalistes africains au lieu de 11 venus de 4 pays (4 pour le Congo Brazzaville, 2 pour le Burundi, 1 pour le Rwanda et 1 pour la République démocratique du Congo), ont reçus leurs diplômes de fin de formation. La cérémonie a été honorée par plusieurs personnalités, notamment d’un représentant du Quai d’Orsay, de Fabienne Gérault, formatrice du CFPJ international et d’autres responsables d’organes de la presse française entre autres le CFI.
Profitant de cette occasion, James Bénédict Ngumbu, le Secrétaire général de l’APPA a expliqué à l’assistance, les objectifs de l’association de la presse panafricaine en France et a également encouragé les heureux récipiendaires. « Vous venez de prouver encore une fois de plus que notre continent regorge plein de talents. Faites tout pour que les enseignements reçus soient utiles au public. Sinon vous priverez ce dernier de son droit fondamental, c’est-à-dire, le droit à l’information. Je remercie également les organisateurs pour avoir fait confiance à l’APPA et je souhaite que nous puissions collaboré dans l’avenir, d’une manière efficace pour aider la presse africaine.» Faisait-il remarquer.
L’APPA a été invitée par les organisateurs pour apporter son soutien aux journalistes concernés. « Ces cours sont axés sur la thématique de la régulation, de l’autorégulation et de la professionnalisation. Fort de cette action, nous avons décidé de poursuivre ce renforcement en mettant en place durant deux années, un programme d’appui aux médias audiovisuels dans toute la sous région. » A indiqué, Florence Minery-Lemoine, responsable du programme Médias.
Etait-il nécessaire que l'APPA soit invitée pour une cérémonie de remise des diplômes alors même qu'elle n'a pas été associée pour la formation ? N'ya-t-il des journalistes Africains compétents en France, qu'on pouvait associer dans cette formation ? Pourquoi renforcer les capacités des journalistes africains sur le numérique alors que tous fonctionnent encore en analogique ? Le Gret s'est-il souciait de l'environnement politique dans lequel travaillent les journalistes africains diplômés ?
Les râteaux du Gret aux journalistes congolais
Or au départ 4 journalistes devraient provenir de la République Démocratique du Congo. Que s'est-il vraiment passé pour qu'un seul journaliste soit venu à Paris alors que trois autres confères sont resté à Kinshasa ? Entre, le Rwanda, le Burundi, le Congo-Brazzaville, la République démocratique du Congo demeure le second pays francophone par sa sa population plus de 60.000.000 d'habitants.
En faisant l'investigation, l'équipe de Réveil-FM s'est rendu compte qu'à kinshasa, les journalistes kinois avaient refusé de rejoindre les autres dans un auberge à une 20 de kilomètres du centre ville à Mont-Ngafula pour y loger. Un modus vivendi fut trouvé tout le monde a été logé à l'hôtel Invest dans l'enceinte de la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC). Pour punir les Congolais, le Gret a décidé de prendre un seul seul congolais au lieu de 4 journalistes prévus.
Héléne Palard, coordinatrice régionale du Gret en RDC
Le Gret, récidiviste: ce n'est pas la première fois....
En 2003, lors de l'Université d'été de la communication à Hourtin, nous avions rencontré Serge Bailly, un Belge Chômeur dont l'association "média Résistance" n'avait fonctionné que le temps d'une rose en Belgique.
Par un tour de passe -passe, l'homme a été nommé au Gret comme Coordinateur du Programme Apui aux Médias Congolais sur un projet qu'avait initié "Fopromédias" (Formations des professionnels des médias) auprès de l'Union européenne.
Hystérique, xénophobe voire raciste, Serge Bailly s'est comporté en "Tintin au Congo", condescendant avec les journalistes et les organes de médias congolais.
Alors que Je lui avait parlé de notre projet d'avoir une cartographie des radios de la RDC, quatre mois plus tard le Gret avait publié une cartographie des radios congolaises, l'homme sans scrupule ni éthique avait publié piqué notre notre idée et l'avait comptabilisé pour les initiatives du Gret.
Le 20 juin 2006, L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), réseau africain d’experts juristes et journalistes volontaires pour la défense et la promotion du droit d’informer et d’être informé, dénonçait les pressions exercées par le Groupe de Recherche et d’Echanges Technologiques (Gret) sur un quotidien indépendant de Kinshasa « Le Phare ».
Dans son communiqué on pouvait lire:depuis 2003, dans le secteur de la presse où elle apporte un appui financier à quelques organisations des médias. Cette organisation s’obstine depuis le 15 mai 2006 à exercer d’importantes pressions sur le quotidien le Phare dont l’éditeur assume actuellement les fonctions de président de l’Observatoire des Médias Congolais (Omec), structure d’auto-régulation de la profession bénéficiant du soutien financier du Gret et de l’Institut Panos Paris pour son fonctionnement.
Le Gret, par le biais de son représentant en RDC M.Serge Bailly, a adressé le 15 mai 2006 une plainte à l’Omec contre le quotidien Le Phare et le journaliste indépendant Jean N’Saka wa N’Saka qu’il accuse de faire l’apologie de la violence et d’inciter à la haine contre les autres communautés vivant au Congo.
Cette plainte est consécutive à la publication par le Phare dans son édition n°2834 du 9 mai 2006 d’un article signé par le journaliste incriminé intitulé : « Obnubilés par mercantilisme et la négrophobie : les Belges remuent le poignard dans nos plaies ».
Après instruction de la plainte et l’audition de l’incriminé, l’Omec a appelé à ce dernier à plus de retenue et au sens de la mesure, dans sa décision du 8 juin 2006. Une décision qui ne semble pas avoir réjoui le représentant du Gret en RDC.
Serge Bailly est de nouveau revenu à la charge, lundi 19 mai 2006, en adressant une correspondance abondante et sévère au rédacteur en chef du quotidien qu’il accuse de nouveau d’incitation à la haine, pour avoir publié une analyse dans son édition n°2858 du 12 juin 2006 intitulé : « Un rapport scandaleux de l’Union européenne révèle un complot international contre la RDC ».
Ayant débauché Ben Kabamba de la radio Maria à Bukavu pour le Gret, l'objectif de Serge Bailly n'était pas de soutenir un confrère en difficulté, depuis qu'il est à radio okapi il s'en sort mieux, mais uniquement dans le but de profiter du fait que Ben Kabamba était le frère du fameux Bob Kazadi Kabamba, le Congolo-Belge, auto-proclamé spécialiste de la RDC, assistant de l'Université de Liège, l'un des auteurs de la Constitution de la balbutiante IIIème République et qui était de tous les voyages de Louis Michel, ex-Commissaire européen au développement et à l'action humanitaire, à Kinshasa, qui part ses réseaux, oukases et invectives avait tout boutiquer sur les élections de 2006 communément appelées "Elections Louis Michel" pour plébisciter son candidat.
J'avais eu l'outrecuidance de l'interroger sur le comportement ambivalent qui l'interrogeais de quel droit le Gret pouvait créer son propre réseau en pillant le nôtre, comment un soi disant bailleur de fond au lieu de renforcer les organes qui existent va créer son propre réseau ? Sa réponse avec beaucoup de culot fut menaçant: " Nous allons t'écraser " Qui nous ? Qui sont derrière cette cabale ? Est-elle orchestrée par qui ? Lorsqu'un expatrié de surcroit un belge colonialiste ose menacer un Congolais dans son propre pays , qui est derrière cet homme ? Qui sont avec lui et les soutiennent ?
Serge Bailly ne nous a jamais impressionné malgré ses attitudes et comportements colonialistes.
La politique de diviser pour mieux peut fonctionner pour un temps mais a parfois des limites. Serge Bailly a promis beaucoup de choses aux Congolais notamment aux radioteurs qu'il allait équiper leurs radios communautaires, qu'il allait amener Pierre Sosthène Kambidi de la radio Concorde de tshikapa en Europe...Aucune de promesses faites dans sa politique de diviser pour mieux régner n'a fonctionné.
Dans son livre "le poisson te dit que le crocodile est malade", chroniques des élections congolaises paru en 2007, Serge Bailly ironise sur les élections de 2006 en république Démocratique du Congo mais il n'a pas le courage de dire à haute à voix qu'une "Omerta" était déclenchée pour qu'aucune critique ne soit faite à l'égard de la Haute Autorité des Médias (HAM) à commencer par le Gret. Recevant le financement de l'Union européen critiquer les dérives autoritaristes et dérapages mutingaïstes s'étaient comme si on se tirait la balle aux pieds. Conséquence: silence radio ! La volonté souveraine des Congolais ne comptaient pas seuls comptaient le financement reçu. Sa conscience est-il revenu maintenant qu'il rase les murs chez lui en Belgique ?
Priver les confrères de Kinshasa d'une formation alors pour avoir réclamer un droit aussi élémentaire, que le transport est une aberration Kinshasa est l'une de capitales du monde qui n'a pas des transports en commun. La difficulté de transport est une donne qu'il faut intégrer dans un projet congolais.
L'APPA qui est une plate-forme qui regroupe les journalistes africains professionnels exerçant en France, se préoccupe pour l'intégration de ces derniers dans leur pays d'accueil. Elle est soucieuse de voir les confrères qui travaillent sur le continent dans les conditions parfois infra-humaines soient respectés dans leur métier. Interlocutrice auprès des autorités françaises, l'APPA compte veiller pour que les formations qui touchent aux journalistes africains prennent en compte compte de l'environnement politique dans lequel exerce tout un chacun. Dieu seul sait, chaque pays a son environnement politique. Et la globalisation généralisante ne marche toujours pas !


Commentaires
1. Le vendredi 17 juillet 2009 à 12:12, par Dav. RD Congo
2. Le samedi 18 juillet 2009 à 12:17, par valerie
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