Lac Edouard au parc de Virunga: Les pachydermes menacés de disparition selon Xavier Gilbert de l'ong Objectif Brousse !
Par Freddy Mulongo, samedi 18 juillet 2009 à 10:58 :: radio :: #450 :: rss
Xavier Gilbert est un broussard urbain. Il est Français de nationalité mais Congolais dans l'âme, actes et gestes. Il passe son temps dans les collines du Nord-Kivu mais aussi en Ituri à l'Est de la République Démocratique du Congo.
Il n'est pas subventionné pour son travail et ne roule pas en 4X4. Combattu et critiqué par certaines Ong budgétivores pour son approche de développement librement choisi et assumé, Xavier Gilbert, président de l'organisation "Objectif brousse" vit avec les populations congolaises, il scolarise les moussaillons congolais abandonnés dont les familles ont fui la guerre meurtrière de l'Est.
A Paris, il passe toujours comme un coup de vent. Après plusieurs tentatives manquées, lorsque nous nous croisons cette fois-ci, heureusement il n'est pas seul mais entouré de deux personnes dont une militante de son association. J'insiste au près de Danielle Antoniotti qui prend note, pour avoir les éléments que nous mettons à votre disposition.
Selon Xavier Gilbert, le lac Edouard, situé dans le Parc national de Virunga, a connu ces dix dernières années une des pires destructions. "Si jamais il n’ y a plus d’hippopotames, il n’y aura plus de poissons pour les hommes parce que tout est lié. L’hippopotame avec son excrément nourrit toute une avifaune ; crée de phytoplanctons qui nourrissent les poissons. Avant, il y avait plus de 30.000 hippopotames dans le Virunga, maintenant, ils peuvent être au nombre de 200 ou 300. Donc la situation est tragique. Et d’ailleurs, dans tout ça, ce sont les hommes qui vont en subir les conséquences. Les autorités congolaises qui soutiennent les actions de conservation devraient punir sévèrement les actes de braconnage ainsi que la pêche illicite dans le parc de Vigunga."
Selon les habitants de Vitchumbi, une cité de pêcheurs, au bord du lac Edouard, les massacres hippopotames sont causés par des groupes armés étrangers, des milices locales et par certains militaires des Forces armées congolaises en complicité avec quelques habitants.


Commentaires
1. Le mercredi 22 juillet 2009 à 10:38, par Pierre Muelamoyo
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