L'insalubrité des homes des étudiants de l'Université de Kisangani !
Par Freddy Mulongo, samedi 25 juillet 2009 à 10:42 :: radio :: #456 :: rss
Le Bâtiment administratif de l'Université de Kisangani bien gardé par les policiers mais...
... sponsorisé par Vodacom
créée en 1963 à l’initiative des missionnaires protestants dans la ville de Kisangani, troisième ville de la République Démocratique du Congo.Créée en 1963 à l'initiative des missionnaires protestants, l'Université Libre du Congo s'est transformée en campus Kisangani de l'ex-Université nationale du Zaïre (1971) pour devenir, par la suite, l'Université de Kisangani en 1981.
Toilettes bouchés, fosses septiques débordantes, ordures, flaques puantes, l’insalubrité des homes des étudiants de l’Université de Kisangani dans la Province Orientale et de leurs alentours est grave et cause de nombreuses infections. La négligence des étudiants, la surpopulation des bâtiments, le manque de moyens de l’administration, tout concourt à cette déplorable situation.
Cet article est écrit par deux jeunes confrères Trésor Boyongo et Dorcas Mayani du journal école Mungongo à kisangani. Réveil-FM a reçu l'autorisation d'Ernest Mukuli, l'éditeur pour sa diffusion.
Juillet 2009, Hommes des étudiants de Kisangani.Photo Ernest Mukuli
“C’est un paradoxe de voir les étudiants et étudiantes qui sortent des chambres tirés à quatre épingles et exhalant un bon parfum”, constate ironiquement Patrick, un étudiant qui habite la cité.
Louis, un étudiant interne témoigne que, dans leur chambre, ils sont obligés de “partager la petite pièce avec des rats faute de propreté de notre part”.
A la résidence Wagenia, les cuves noirâtres des toilettes dégagent une odeur qui dégoûte un étudiant externe de se soulager. “Ce qui décourage”, confie un des pensionnaires de ce home, c’est que “ceux qui utilisent les toilettes ne prennent pas le soin de verser de l’eau”. Certaines cuves sont remplies, comme à la résidence Shaumba et d’autres n’évacuent presque plus car les conduits d’eau sont bouchés.
“Nous avons extrait des tuyaux de canalisation une dizaine des slips et des linges lors de l’entretien” témoigne Augustin Ayumba, gestionnaire du BI, “c’est ce qui bloque le passage de l’eau vers les fosses septiques”. En outre la tuyauterie date de 1970 et n’a jamais été remplacée comme le reconnaît Roger Onyumbe, Directeur des oeuvres estudiantines.
Il n’y a jamais eu de travaux de réhabilitation. “L’affaissement des bâtiments a coincé les tuyaux de canalisation au point que rien ne peut passer”.
Une surpopulation catastrophique
Destiné initialement à accueillir 900 étudiants, le campus en loge trois ou quatre fois plus, ce qui complique encore plus la situation.
Par exemple “la capacité d’accueil du BI est de 180 étudiantes pour 60 chambres. De nos jours, une chambre reçoit 3 étudiants régulièrement inscrits et 3 sous logées, faites le calcul…”.
“Mais nous n’avons pas le choix… c’est pour des raisons humanitaires que nous les maintenons, car certains n’ont pas où aller…” affirme le gestionnaire de BI. Dans ces conditions l’hygiène se dégrade peu à peu causant des problèmes de santé, comme en témoigne cette étudiante en terminale : “J’ai déjà été victime d’infections et les autres le sont mais il est difficile d’en parler”.
Une autre explique : “On attrape les infections des suites des contacts avec les cuves malpropres encore que on prend bain l’eau restante est versée dans les cuves”.
1 $ par mois de loyer
Certains pensionnaires font cependant des efforts. De petites organisations se font jour au sein des homes.
“Nous demandons 100 fc par pensionnaire pour engager un ouvrier qui assainira les alentours du home”, explique le vice maire de BII, Blaise Zagi. Avec les 9 agents prêts à la retraite dont dispose l’Université pour l’entretien de 5 résidences, il est impossible de les maintenir en bon état.
“Nous n’avons pas de subsides de fonctionnement de l’Etat, et le 1 $ de loyer par mois que les étudiants paient ne suffit pas, argumente le DOE, visiblement touché. Augmenter les frais de logement à 5 $ pourrait contribuer à améliorer la situation.” Des étudiants interrogés ne seraient pas opposés à cette augmentation si leurs conditions de logement sont améliorées.
Mais, rassure le gestionnaire de BI lors d’une visite guidée, “avec le peu qu’on a, on commence d’abord par le vidange des fosses septiques et le nettoyage des tuyaux de canalisation du BI suivra le tour des autres résidences”.
Cependant il est aussi nécessaire de faire prendre conscience aux étudiants de leurs responsabilités dans cette situation et de prendre des mesures punitives contre les contrevenants : exclusion temporaire du home, confiscation du matelas… “Nous pensons aussi que nous concerter avec les pensionnaires en vue de réfléchir sur un plaidoyer auprès de l’Assemblée provinciale pourrait changer la donne” conclut, confiant, le DOE.


Commentaires
1. Le samedi 25 juillet 2009 à 18:24, par Ir. Simon Tutu
2. Le samedi 25 juillet 2009 à 23:22, par Sala
3. Le dimanche 26 juillet 2009 à 00:03, par Deo-Gratias
4. Le dimanche 26 juillet 2009 à 19:55, par Calihavrah
5. Le dimanche 26 juillet 2009 à 23:06, par Paulin
6. Le lundi 27 juillet 2009 à 14:26, par felly
7. Le lundi 27 juillet 2009 à 18:17, par Pinos Ilunga
8. Le mardi 28 juillet 2009 à 21:11, par Nambo
9. Le mardi 28 juillet 2009 à 21:24, par Moi
10. Le lundi 3 août 2009 à 20:23, par je suis...
11. Le samedi 15 août 2009 à 13:28, par daly
12. Le samedi 15 août 2009 à 14:00, par Philippe Mandangi
13. Le jeudi 1 octobre 2009 à 14:37, par alain kabamby
14. Le jeudi 24 décembre 2009 à 00:07, par Richard Babadi Tuendelepenyi
15. Le samedi 9 janvier 2010 à 22:54, par Dick
16. Le samedi 31 juillet 2010 à 12:47, par Jean-Luc
17. Le samedi 21 août 2010 à 19:15, par auguy
Ajouter un commentaire