Réveil FM livres 12
Par Freddy Mulongo, mardi 28 juillet 2009 à 18:41 :: radio :: #454 :: rss
"Quand il lisait, ses yeux parcouraient la page et son coeur examinait la signification, mais sa voix restait muette et sa langue immobile. N'importe qui pouvait l'approcher librement et les visiteurs n'étaient en général pas annoncés, si bien que souvent, lorsque nous venions lui rendre visite, nous le trouvions occupé à lire ainsi en silence, car il ne lisait jamais à haute voix." (1) C'est saint Augustin, au Ve siècle, qui évoque le premier la lecture silencieuse en décrivant l'évêque Ambroise de Milan. Le comportement de ce lecteur concentré et renfermé lui paraît si surprenant qu'il inclut l'épisode dans ses 'Confessions'.
Si les chercheurs discutent encore sur le sujet, il est désormais admis que jusqu'au Xe siècle, la lecture silencieuse est une exception. Jusque-là, lire, c'est lire à voix haute, voire en murmurant. Impossible sinon, pense-t-on à l'époque, de se concentrer sur un texte.
Lire avec les oreilles
Intimement liées, l'évolution de l'écriture et celle de la lecture n'ont eu de cesse d'interagir. Un texte se compose ainsi, jusqu'au Moyen Age, d'une foule de lettres accolées, sans ponctuation ni retour à la ligne, espaces ou minuscules. L'utilisation de cette scripto continua accouche de lignes uniformes et péniblement déchiffrables pour notre regard moderne, à l'image de ce premier vers de 'L'Enéide' de Virgile :
ARMAVIRIRVMQVECANOTROIAEQVIRPRIMVSABORIS
Pas facile alors de lire dans sa tête : la prononciation à haute et intelligible voix, elle, permet d'articuler les mots, de faire jaillir le sens par le son. C'est en fait l'oreille, et non l'oeil, qui éclaire le texte.
Conséquences logiques de cette juxtaposition monolithique, les erreurs sont fréquentes. 'L'Enéide', justement, fut l'objet d'une controverse au IVe siècle, deux grammairiens, Servius et Donat, proposant chacun une lecture d'un même vers : selon le découpage choisi, "collectam ex Ilio pubem" ("un peuple rassemblé [venant] de Troie") peut en effet se lire "collectam exilio pubem" ("un peuple rassemblé pour l'exil").
De ce point de vue, la lecture participe à la création du texte. Et accessoirement, à la mauvaise ambiance entre grammairiens.
En un peu plus de cinq ans, la crise du Darfour est devenue l'une des plus complexes de la planète. Débordant sur des pays voisins eux-mêmes instables - le Tchad et République centrafricaine -, elle agrège aujourd'hui plusieurs conflits qui se superposent sans qu'une issue ne semble en vue en dépit des efforts consentis par les institutions internationales. Cet ouvrage propose une explication du mécanisme qui a conduit à la situation d'aujourd'hui.
Baba Diawara a fait des études de Droit Public, cet infatigable voyageur dirige une entreprise de vente de tissus à Paris, une Agence de Tourisme et une société de vente de matériaux de construction au Mali. Il est membre de la Jeune Chambre Internationale.
Ils se nomment Pierre N'Gahane, Patrick Lozès, Lionel Zinsou. Rose Dieng, Pape Diouf, Rougui Dia, Pascal Agboyibor Gaston Kelman, Mohamed Dia, Safia Otokoré, Fode Sylla, Kofi Yamgnane... Certains sont connus du grand public, d'autres moins.
Ni sportifs, ni musiciens, ni vigiles, ni éboueurs, ces Noirs de France issus de l'immigration ont un point en commun : tous en effet se trouvent aujourd'hui à des postes clefs de la République, tant aux plans de la finance, des affaires, de l'entreprise, de la haute administration, des sciences, de la culture, que de la politique.
Pour nous ils ont accepté de refaire le chemin qui les a conduits où ils se trouvent aujourd'hui et de répondre chacun à leur façon à la double question : que doit faire la République ? Que doivent faire les Noirs de France ? Pour qu'enfin bougent les mentalités... que cette question... ne fasse plus question !
Le diplomate français André Lewin, qui était au début des années 70 porte-parole du secrétaire général de l'ONU, a négocié, comme envoyé spécial des Nations Unies, la normalisation des relations diplomatiques entre la Guinée et la France, intervenue le 14 juillet 1975. Il a ensuite été ambassadeur de France à Conakry jusqu'en 1979, et n'a cessé depuis lors de s'intéresser à ce pays.
Il entretenait des relations confiantes et même amicales avec Ahmed Sékou Touré, président de la Guinée de 1958 à 1984. Il lui a consacré une thèse de doctorat d'histoire, soutenue en 2008 à l'Université d'Aix-en-Provence. Le deuxième tome de cette biographie débute avec l'élection de Sékou Touré comme député à l'Assemblée nationale, se poursuit avec ses activités de syndicaliste africain, détaille ensuite sa marche vers le pouvoir, avec son rôle à la tête du vice-conseil de gouvernement de la Guinée établi par la Loi-Cadre Defferre, avec le retour aux affaires du général de Gaulle et la préparation de la Constitution de la Ve République, le face-à-face entre les deux hommes à Conakry, le rejet par le peuple guinéen de la Communauté française, la proclamation de l'indépendance et les débuts du nouvel Etat, ainsi que l'établissement des premiers liens avec les pays communistes.
Né à Douala (Cameroun) en 1971 et Docteur en philosophie politique et morale de l'Université Nancy 2 (France), Gervais Désiré Yamb est, entre autres, chercheur et enseignant. Détenteur d'un Master en Anthropologie et Sociologie de l'Université Paris VII (France), il prépare, parallèlement à ses recherches postdoctorales, un Master en Economie internationale et du Développement à l'Economics School of Louvain (Académie Universitaire Louvain-Belgique). Ses recherches actuelles s'articulent autour des questions de philosophie politique comparée, de démocratisation en Afrique, de l'Etat postcolonial, de Gouvernance globale, et de développement international.
Les droits humains, la démocratie et l'Etat de droit sont des concepts d'actualité. Généralement, ils font l'objet de débats politiques, juridiques et philosophiques. C'est certainement dans ce cadre qu'il y a lieu de comprendre le sens de ces notions à partir des ouvrages choisis de trois philosophes politiques contemporains : John Rawls (Américain), Jürgen Habermas (Allemand) et Fabien Eboussi Boulaga (Camerounais).
Dans ce livre, le principe de l'inviolabilité de la dignité humaine s'impose comme un lieu commun de déploiement de la validité normative des droits humains, de la démocratie et de l'Etat de droit. Plus précisément, il s'érige en catégorie de compréhension de certaines exigences de reconstruction d'un Etat de droit démocratique en Afrique.
L'Enjeu décisif ? Fonder, explorer et redéfinir, dans la perspective d'une discussion interculturelle, les conditions de possibilité d'un philosopher soucieux d'un enracinement socioanthropologique, au-delà des affrontements historiques, idéologiques, politiques et culturels.
Le Rév. Dr. Richard Ondji'i Toung est né le 28 mai 1964 à Ndjazeng, dans la province du Sud Cameroun, Département de la Vallée du Ntem. Il est Pasteur de l'Eglise Presbytérienne Camerounaise, Aumônier de la Garde Présidentielle ; Secrétaire Général du Centre Interdisciplinaire et Interreligieux de Recherche en Ethique, Enseignant d'Ethique dans le Commerce international à l'Institut des Relations Internationales du Cameroun (I.R.I.C.).
L'endettement extérieur couplé à la pauvreté est un problème majeur des économies des pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC). Cette réalité est non seulement une préoccupation financière, économique, monétaire, mais aussi elle est d'un intérêt social, politique, culturel, épistémologique et éthique ; ce qui oblige un regard, une vigilance et une médiation de l'éthique. C'est cet élargissement et cet approfondissement de vue qui sont proposés dans le présent travail où pour l'auteur, la réflexion éthique vient nourrir la réflexion économique et financière pour l'orienter vers des préoccupations où les valeurs tiennent lieu d'objectifs.
En particulier, la responsabilité de rendre justice à l'humain incombe aussi bien aux débiteurs qu'aux créanciers, acteurs principaux du jeu de l'emprunt international.
Repenser l'héritage de jules Ferry en Afrique Noire de Antoine Nguidjol
Gestionnaire d'un établissement public d'enseignement dans la région parisienne. Antoine Nguidjol est auteur du Système éducatif en Afrique noire : analyse et perspectives.
L'auteur de cet ouvrage établit dans un premier temps l'existence d'une relation fonctionnelle entre la politique d'assimilation de Jules Ferry et la théorie de la formation de la conscience collective du sociologue Emile Durkheim. Dans un second temps, se servant de l'analyse de ce dernier, il montre à quel point il ne saurait y avoir d'école dans l'abstrait, valable pour toutes les sociétés. Car toute école a pour but de satisfaire les besoins sociaux d'une société précise. En privilégiant l'hypothèse d'une appropriation des outils pédagogiques de l'école française et en négligeant la nécessité de créer son propre système d'enseignement, l'Afrique forme en réalité des cadres pour une société et pour des besoins qui ne sont pas les siens.


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