Hilary Clinton à kinshasa, le flambeau de droits de l'homme ne doit pas s'éteindre au Congo !
Par Freddy Mulongo, mercredi 29 juillet 2009 à 16:44 :: radio :: #463 :: rss
Hilary Clinton, la patronne de la diplomatie américaine de l’Administration Obama qui va fouler le sol congolais le 5 aout 2009, est l'oeil et l'oreille de Barack Obama et du peuple américain.
Mme Hillary Clinton, le n° 1 de la diplomatie américaine dans l’administration Obama, est annoncée en première visite officielle prochainement à Kinshasa, une visite considérée d’occasion de présentation à l’Afrique de la nouvelle politique pour le continent noir au Département d’Etat.
La patronne de la diplomatie américaine de l’Administration Obama va fouler le sol congolais le 5 aout 2009. Mme Clinton se rendra d'abord au Kenya où elle participera à un forum sur la coopération économique, puis en Afrique du Sud, en Angola, en République démocratique du Congo (RDC), au Nigeria, au Libéria et au Cap Vert, a précisé le porte-parole du département d'Etat Ian Kelly.
Le dernier passage à Kinshasa d’un secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères des USA remonte à l’an 2.000 sous M'zée Laurent Désiré Kabila. A l’époque, c’était une autre dame, Madeleine Allbrigth qui avait été reçue par l’ancien président de la République M’Zée Kabila.
Mme Clinton n'aura pas seulement l'occasion de parler avec les autorités congolaises de l'AGOA sans toucher un mot aux droits de l'homme.
La République Démocratique du Congo est membre d'AGOA depuis 2003.
C'est en mai 2000 que le congrès américain a adopté la loi connue sous le nom "African Growth and Opportunity Act" (AGOA). Le but de cette loi est de soutenir l'économie des pays africains en leur facilitant l'accès au marché américain s'ils suivent les principes de l'économie libérale. Cette union représente un intérêt réciproque pour les deux parties, les pays africains ayant ainsi la possibilité de s'affirmer progressivement sur la scène mondiale en entrant dans la Mondialisation, et les États Unis bénéficiant ainsi d'une nouvelle source d'approvisionnement, notamment en pétrole...
Les importations aux Etats-Unis en provenance des pays africains producteurs de pétrole ont toutes enregistré une hausse, notamment celles en provenance du Nigeria (16,2%), de l'Angola (51,2%),de la République démocratique du Congo (65,2),de la Guinée équatoriale (89,5),du Tchad(55,4%) et du Gabon (4,4%), soulignent les dépêches du département d'Etat américain.Les produits africains importés dans le cadre de l'AGOA aux Etats-Unis deviennent de plus en plus divers.
Parmi les plus importants figurent les bijoux, les fruits et les noix, les jus de fruit, le cuir, les produits plastiques et la pâte de cacao. Les cinq pays qui ont bénéficié le plus de l'AGOA en 2008 ont été le Nigeria, l'Angola, l'Afrique du Sud, le Tchad et la République démocratique du Congo. En ont été également tiré profit, entre autres, le Gabon, le Cameroun,le Lesotho, Madagascar,le Kenya,le Swaziland et l'île Maurice.
En ce qui concerne les marchandises, le solde des échanges commerciaux des Etats-Unis avec l'Afrique subsaharienne a continué d'être déficitaire en 2008,il a atteint 67,5 milliards de dollars contre 53 milliards en 2007.
Les échanges avec le Nigeria, l'Angola,la République du Congo,l'Afrique du Sud, le Tchad et la Guinée équatoriale ont représenté 97,2% de ce déficit.
Faut-il justifier la guerre en RDC pour fouler aux pieds les droits de l'homme ?
On sait que pour que naisse le droit, trois conditions sont nécessaires: une règle, un juge, une sanction. Le reste n'est que politesse ou déclaration d'intentions.Or en République Démocratique du Congo, les juges ne sont pas libres de dire le droit. Le pouvoir judiciaire est quasi inexistant. Payés au lance-pierres, paupérisés à volonté, les jugés congolais sont poussé à la corruption pour survivre. Le pouvoir judiciaire est marginalisé au détriment du pouvoir législatif et exécutif. Le budget du pouvoir judiciaire est de 0,16% de l'enveloppe global du gouvernement congolais.Le pouvoir de Kinshasa en nommant d'autres magistrats à la place de ceux révoqués, il n'a fait que déshabiller Paul pour habiller Luc. Pourquoi ne pas donner un salaire décent aux magistrats équivalent à 6.000 $, donnés chaque mois aux députés godillots ?
Il faudrait être un bon esprit cynique pour prétendre que les droits de l'homme sont une affaire de couleur de peau, de démographie ou de niveau de vie ? Il faut éviter de renouer avec la vieille opposition entre libertés réelles et libertés formelles. Le droit n'est pas une simple superstructure juridique qui masque les rapports de classe.
Seul un gouvernement corrompu peut prétendre qu'il y a un antagonisme fondamental entre la notion de développement et la garantie des droits.
Le droit international des garanties et des libertés est là pour donner un contenu à l'idée de justice, pour dire le permis et l'interdit, l'humain et l'inhumain.
Le droit international auquel la République Démocratique du Congo a souscrit, n'est pas qu'un mode de régulation pratique des conflits, un gardien des influences, un arbitrage des puissances.
Le peuple congolais mérite plus que des indignations séquentielles avec les tueries oubliés, les rébellions tolérées, les victimes ignorées.
Comment les autorités congolaises peuvent-elles se permettre de demander aux Etats-Unis à peser de tout leur poids sur le pillage des ressources à l’ Est de la République, alors même tous les rapports et recommandations des organisations internationales des droits de l’homme, notamment International Crisis Group, Global Witness, Human Watch Right, Fédération International des ligues des Droits de l'homme (FIDH)... sont foulés aux pieds par les autorités congolaises eux-mêmes. Celles qui sont citées dans les rapports sur le pillage de ressources continuent à occuper les hautes fonctions dans tous les échelons des pouvoirs, au gouvernement, au Sénat, à la députation, dans les entreprises étatiques; celles militaires qui commettent les viols, enrôlent les enfants soldats sont remercier avec des grades importantes au sein de FARDC...Ne sont interpellés et inquiétés que les paisibles citoyens sans défense ni relations.
Les arrestations arbitraires, les atteintes massives aux droits de l'homme, les emprisonnements illicites et dégradants, les tortures institutionnalisées et systématiques, les prisonniers d'opinion, les tueries et autres méfaits, sont flagrantes, continuelles et perpétuelles dans la partie de la République contrôlée par l'AMP-Parti-Etat.
Comment parler de la liberté d'expression et du pluralisme médiatique au Congo, un pays où chaque acteur politique a sa station de radio et chaine de télévision ? Et les médias alternatifs sont systématiquement étouffés, muselés voire fermer.
Au Congo, l'intégrité et l'identité humaines ont à être sauvegarder. Les autorités de kinshasa estiment que les droits de l'homme sont à éclipses et à secousses. Elles ne doivent la respecter quand ça les arrange.
Il serait dommage que les Etats-Unis jouent à la neutralité sur ce qui se passe exactement au Congo: un parfum du mobutisme, un néodictature, une autocratrie rampante qui ne dit pas son nom, est à kinshasa. Les Congolais vivent dans un pays qui compte plusieurs millions d'exclus du travail, du logement, de la santé: les droits sociaux sont ignorés sauf pour la nomenklatura, les apparatchik et millionnaires du dimanche du régime au pouvoir. Seuls les droits de l'homme peuvent permettre aux vies congolaises d'être sauvées, d'éviter les horreurs aux congolais et de préserver l'espoir des congolais au bien être.
Cicéron qui reprend les idées politiques des stoïciens, affirme qu'il y a une loi naturelle, éternelle et immuable, dont les principes sont les règles de la raison et qui nous porte au bien et nous détourne du mal : « Il existe une loi vraie, c'est la raison droite, conforme à la nature, répandue dans tous les êtres, toujours d'accord avec elle-même, éternelle, qui nous porte impérieusement à accomplir notre devoir, nous interdit la fraude et nous en détourne... Quiconque n'obéit pas à cette loi s'ignore lui-même et parce qu'il méprise sa nature d'homme, il subira le plus grand châtiment, même s'il échappe à tout ce qu'on appelle ordinairement supplice. » (« De la République.», livre III). Cette raison s'impose aux hommes : de même qu'ils ne pourront jamais faire que la somme des trois angles d'un triangle ne soit pas égale à deux droits, ils ne pourront faire que le crime soit juste ou le vol honnête. Elle se présente comme une loi transcendante qui a existé bien avant l'apparition des peuples et des sociétés civiles. Elle est née de l'esprit divin : « ... la loi n'est pas une invention de l'esprit humain ni un décret des peuples, mais quelque chose d'éternel qui gouverne le monde entier, montrant ce qu'il est sage de prescrire ou d'interdire.


Commentaires
1. Le mercredi 29 juillet 2009 à 17:27, par BOMA OMENA Henri
2. Le mercredi 29 juillet 2009 à 23:08, par Clément Vidibio/ MMC
3. Le mercredi 29 juillet 2009 à 23:10, par Mossi de la patrie.
4. Le mercredi 29 juillet 2009 à 23:11, par Gabriel MAINDO
5. Le mercredi 29 juillet 2009 à 23:15, par Edomokonzi Mokonzi
6. Le mercredi 29 juillet 2009 à 23:33, par NTIMANSI
7. Le jeudi 30 juillet 2009 à 00:25, par Prof. Shango LT.
8. Le jeudi 30 juillet 2009 à 00:26, par Djo Mwamba
9. Le jeudi 30 juillet 2009 à 10:02, par Bongos Roger
10. Le jeudi 30 juillet 2009 à 14:24, par Théo Boniface
11. Le jeudi 30 juillet 2009 à 14:55, par Nzita N. N.
12. Le jeudi 30 juillet 2009 à 15:35, par Djamba Yohé, l'encrier de l'Atlantique du Nord
13. Le jeudi 30 juillet 2009 à 15:49, par Miso Ga
14. Le jeudi 30 juillet 2009 à 17:15, par Adolphe KILOMBA
15. Le samedi 1 août 2009 à 13:41, par Debaille Yves
16. Le mardi 4 août 2009 à 14:37, par Jean BOKO
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