Alors que les opérations Kimia I et II, opérations militaires conjointes des FARDC, de l'armée rwandaise et de la MONUC pour chasser les FDLR, n'ont fait qu’offrir à ces derniers des tanières dans le Congo profond, au lieu de les extirper de leurs cachettes, Paul Kagamé se dit disposé à une nouvelle offensive militaire au Kivu, requinqué par les 300 millions de $ américains soit 150 milliards de Francs Rwandais que la Grande Bretagne venait de lui accorder.

En réalité traquer les génocidaires hutus rwandais est un fond de commerce utilisé par Kagame pour envahir pour la nième fois le Congo.

La vérité c’est que Kagamé joue le même jeu, usant de mêmes stratagèmes depuis des années pour atteindre le même but, savoir l’occupation du Kivu et/ou l’exploitation de ressources congolaises au service des occidentaux et de lui-même.

Curieusement, le Président Kabila, son gouvernement et même l’opposition, gardent silence.

Toutefois lorsqu’il profère ces mêmes menaces en 2004, Théodore Ngoy, Pasteur, politologue juriste, de son état, et Président de C.Just. n’est pas encore en exile forcé.

Il est à Kinshasa. Faisant alors preuve de courage exceptionnel, Théodore Ngoy, répondant aux questions du journaliste Kalunga wa Kalunga dans un débat télévisé (que vous pouvez voir en tapant Théodore Ngoy dans youtube ou en cliquant sur http://www.youtube.com/watch?v=sJTM0IRqDp0) avait tout dit, analysé et prédit même les événements survenus plus tard en 2008 : la thèse défendue par Kagamé aux Etats-Unis selon laquelle il affaiblirait le Congo en installant au sommet du pouvoir des ressortissants rwandais dont Ruberwa, Nyarugabo, etc., au service de leur propre pays.

En suivant avec attention toutes les sept parties de l'interview, on peut observer que Théodore Ngoy alerte les congolais depuis longtemps sur les dangers de l'a question de l'Est du congo et le plan de colonisation des terres porteuses des ressources dont le monde a besoin.

Il le rappelle d'ailleurs par ces mots : « Nous avons toujours alerté l’opinion, celle des dirigeants politiques, celle du peuple congolais; aujourd’hui ( il parlait en Avril 2004) on se rend compte que le Pasteur Théodore Ngoy n’a jamais été fou en démontrant que la logique de l’occupation de terres congolaises est restée la même depuis le premier plan jusqu’au récent plan de 10 ans (conçu en août 1998) en vue de la création d’un état, de la colonisation du Kivu selon une démarche portée par la question de nationalité qui en fait cache celle de l’exploitation des richesses par les puissants qui protègent le Rwanda… ».

C’est pourquoi, dans un but informatif mais aussi d’encouragement au combat d’idées qui fait tant défaut dans le chef de l’élite congolaise, nous nos ferons prochainement le devoir avec images à l’appui, de mettre en lumière les raisons pour lesquelles John Numbi et Joseph Kabila se sont acharnés à détruire l’Eglise de la Gombe, la résidence et le cabinet d’avocat et une riche bibliothèque du pasteur Théodore Ngoy que certains, à tort, confondent avec le pasteur Daniel Mulunda Ngoy, conseiller occulte de Kabila, envoyé spécial auprès des ex- FAZ à Brazzaville pour les tromper et initiateur des opérations"1 vélo contre 1 arme" et "1OO $ contre 1 arme".

Par contre Théodore Ngoy, n'a jamais hésité au mépris de sa liberté de s’attaquer publiquement au Président Kabila en démontrant qu’il n’agissait pas assez pour protéger la population de l’Est et de l’ensemble du Congo.

Théodore Ngoy n’a pas seulement parlé, mais il a surtout dénoncé avec une avance de plus de 10 ans le plan d’occupation du Kivu a travers des articles d’abord, puis dans son ouvrage intitulé « L’Accord de Lusaka : la paix piégée » sorti en 2001 sous le titre : « L’Accord de Lusaka et la paix en RDC : une autre lecture » et réédité en 2002, ouvrage de 350 pages ( http://www.theodorengoyavocat.org/Publication.html )

Cet ouvrage bien connu des universitaires congolais parce qu’il constitue une de rares références scientifiques sur le sujet qu’il aborde, avait été présenté à la presse nationale et internationale lors des assises du Dialogue Inter-Congolais à Sun City en Afrique du Sud, le 11 Avril 2002 et avait retenu l’attention d’éminentes personnalités présentes au Dialogue National parmi lesquelles Messieurs Mustapha Niasse alors Président de la Commission Juridique et Politique et Jean-Martin Tchaptchet, Membre du Bureau de la commission Paix et Réconciliation. Voici le commentaire écrit par Jean-Martin Tchaptchet et repris dans le livre au titre de « Prolégomènes » :

Grand merci de m’avoir dédicacé votre livre. Je n’ai pas fini de « le lire. Cependant, je voudrais d’ores et déjà vous féliciter pour ce chef d’œuvre d’un patriote, d’un militant, d’un juriste et d’un politologue. J’en suis à la page 164 et je comprends mieux les prises de position du gouvernement pendant le DIC, et les vôtres au sein de la sous-commission II de la Commission Paix et Réconciliation.

Sans doute, en disant les vérités que contiennent votre livre, êtes- vous en train d’assumer une mission historique pour la RDC et pour « l’Afrique Centrale.

Je me permettrai de faire des commentaires plus détaillés dans ma prochaine correspondance. Jean-Martin TCHAPTCHET, Genève, le 15 mai 2002.

Le 29 avril de la même année il ajouta ce qui suit : Maître, la force de votre livre réside dans sa clarté.

J’admire la rigueur « des argumentaires de tous les domaines que vous traitez : politique, juridique, économique, historique, national et international. Traitant d’une autre lecture de l’Accord de Lusaka, vous avez présenté un livre de référence politique sur la RDC aujourd’hui. Il doit pouvoir servir à toutes les générations de Congolais, aux universitaires et aux politiques.

Sur le plan politique, votre livre permet de distinguer :

- le camp des patriotes congolais ;

- le camp des égarés congolais ;

- le cynisme des membres de la soi-disant communauté internationale.

- Vu de l’extérieur, les patriotes et le peuple congolais luttent dans une solitude patente due à :

- l’indifférence des Dirigeants des pays de l’Afrique Centrale ; de

L’absence de solidarité des peuples de cette même Afrique centrale ;

- au désintéressement des médias et des organisations politiques des

pays dominants de la soi-disant communauté internationale ;

- à l’inexistence d’alliances stratégiques dans le contexte de la Mondialisation.

Veuillez me dire dans quelle mesure les analyses défendues dans « votre livre sont diffusées dans votre pays et au sein de la classe « politique.

Jean-Martin Tchaptchet.

Voici par ailleurs le commentaire d’un autre participant au Dialogue inter-congolais en qualité de délégué du Gouvernement, le Professeur Philémon Mukendi , ancien secrétaire général adjoint du PPRD et Ministre de Kabila qui avait le courage de reconnaitre les mérites des analyses du Pasteur Théodore Ngoy.

Nous reproduisons son commentaire in extenso tel que tiré du livre étant donné qu’ « il a de façon très intelligible ramassé l’économie générale de « l’autre lecture de l’Accord de Lusaka » :

Quelques ouvrages ont été publiés sur la guerre contre la « République Démocratique du Congo et la crise des Grands Lacs, souvent par des étrangers.

Le livre qui vient de paraître sous le titre L’Accord de Lusaka et la paix en RDC : une autre lecture » est l’initiative d’un chercheur congolais, Théodore Ngoy.

Théodore Ngoy nous propose un « ouvrage de 351 pages, abondamment documenté, où se déploie sa « maîtrise du sujet, et son talent de polémiste.

L’ouvrage est divisé en 5 chapitres qui se veulent des réponses « aux questions suivantes : quel est le contenu exact de l’Accord de Lusaka ? Quelle est sa nature juridique ?

Quelles sont en vérité les visées qui se dégagent de l’Accord et les causes réelles de la guerre ?

L’Accord dans son contenu et sa nature, est-il porteur de paix ou faudra-t-il envisager d’autres solutions juridiques, éthiques, politiques et diplomatiques ?

Le premier chapitre est un commentaire de l’Accord de Lusaka, « dans lequel l’auteur souligne que ce dernier a les allures d’un acte refondateur du Congo sur le plan institutionnel.

Propos pertinent qui met en exergue une des visées essentielles de l’Accord de Lusaka et du Dialogue inter-congolais à savoir : tenter d’obtenir par des négociations ce qui n’a pu l’être par les armes.

Le second chapitre, se fondant sur une argumentation juridique serrée, s’interroge sur la nature juridique de l’Accord.

La qualification des faits pleine de contradictions et de revirements, la non conformité de l’Accord aux dispositions de la Charte de l ‘ONU et aux normes du Droit International, la qualité des signataires qui ne sont pas tous des sujets de Droit International (amalgame entre Etats souverains et mouvements rebelles sans assise juridique) le nom respect des exigences de l’article 52 de la convention de Vienne qui déclare nul tout traité signé par un Etat souverain sous une contrainte militaire, politique ou économique, tout cela impose une conclusion certes extrême mais juste : l’Accord de Lusaka est un non accord.

Il n’est pas un traité de droit international car ses signataires n’étaient pas tous des Etats, seuls sujets de Droit international, il n’est pas un Accord inter-congolais car il implique des protagonistes non congolais, pire il vide des principes et des dispositions de la Charte de l’ONU et du Droit International.

Le troisième chapitre porte sur l’applicabilité de l’Accord de Lusaka qui est d’emblée problématique, vu qu’il viole les dispositions de la Charte de l’ONU relatives au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, en interférant dans des matières de droit et de politique internes.

Comment en effet appliquer l’Accord de Lusaka sans soustraire à un Etat souverain des matières telles que la nationalité, la formation d’une armée républicaine, le rétablissement « de l’autorité administrative de l’Etat ?

Le désarmement des groupes armés par exemple n’est rien moins qu’un prétexte de l’occupation permanente du Congo par le Rwanda, comme Paul Kagamé l’a maintes fois déclaré, encouragé par l’Accord de Lusaka.

Le quatrième chapitre expose les causes réelles de la « guerre, que l’auteur divise en deux catégories (causes exogènes et causes endogènes) et auxquelles il associe les conséquences.

Les causes exogènes sont la présence au Congo « d’une immigration Rwandaise forte et problématique, de la « recherche des terres d’occupation et de colonisation, les convoitises internationales sur les matières premières de la R.D.C.

Les causes endogènes tout à fait réelles mais instrumentalisées en réalité pour maquiller l’agression se réduisent, selon l’auteur, à une crise politique et institutionnelle, traduite par des discours menaçant, des arrestations arbitraires, des expropriations extra-judiciaires, la concentration des pouvoirs, le refus de l’ouverture démocratique, la présence étrangère à la tête des Ministères, la gestion non transparente des ressources nationales quand aux conséquences de la guerre elles sont ainsi résumées :

- la violation des règles du droit international ;

- la violation des règles du droit humanitaire ;

- la violation massive des droits humain ;

- les atteintes graves portées à la faune et à la flore dans les territoires sous occupations ;

- l’exploitation illégale des ressources naturelles et d’autres richesses de la RDC ;

- la récolonisation du Congo par la partition de fait et la tutelle déguisée.

Le cinquième chapitre préconise des pistes pour résoudre la crise. Il s’agit d’une requalification des faits à la lumière de « l’ordre juridique international, d’une réappropriation du processus de paix en RDC en vue de réaliser un dialogue souverain, libre et indépendant enraciné dans la dynamique socio-politique interne congolaise sans oublier la tenue d’une conférence internationale pour la paix et la sécurité dans la sous-région des Grands Lacs.

L’ouvrage du Pasteur Théodore Ngoy aborde ainsi un sujet, brûlant s’il en est et par une heureuse coïncidence il est sorti en plein Dialogue inter-congolais. Ses analyses prémonitoires « ont donc été confirmées presque en direct.

La réflexion comporte en effet des qualités indéniables écrivait Philémon Mukendi, avant de se murer comme un silence de mort paradoxal devant les menaces inacceptables de Kagamé, comme tous les congolais soucieux avant tout de sauvegarder leur position politique et leurs avantages personnels.

Chapeau donc au Pasteur Théodore Ngoy, à qui beaucoup de Congolais souhaitent de regagner le Congo en toute sécurité pour y poursuivre son combat, pourquoi pas en vue des horizons 2011.

Rappelons en effet que Théodore Ngoy avait solennellement, et avec serment, le dimanche 5 juin 2005, annoncé sa candidature comme Président de la République avant de faire l’objet de toutes sortes de persécutions.

Ceci sera le sujet de notre prochaine édition avec des images à l’appui.