Gabon, le bongoïsme a la dent dure !
Par Freddy Mulongo, mardi 25 août 2009 à 17:25 :: radio :: #494 :: rss
La rumeur tend à la vérité: Le président Denis Sassou Nguesso a quitté Brazzaville le mercredi 19 Août 2009 à 01 heure du matin, à destination de l’Espagne pour des raisons de santé. Il serait semble t-il gravement malade. D'après certaines sources bien avisées, Il aurait subi une opération de la prostate à l'hôpital Quiron à Barcelone en Espagne. L'hôpital Quiron qui a soigné feu président Omar Bongo.
Et pourtant, Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo a prêté serment le 14 août dernier pour un nouveau mandat de 7 ans et a présidé les cérémonies relatives à la fête de l’indépendance du Congo-Brazzaville le 15 août 2009.
Le Gabon, qui apparemment vibre entre la possible démocratie de demain, et la lourdeur de l’administration rigide d’Omar Bongo Ondiba, qui pèse sur le pays même au delà de la mort.
Depuis 41 ans un seul homme a trôné comme un pachyderme à la tête du parti (PDG) et de ce pays, le Gabon dont la population avoisine à peu près la densité d’un quartier en chine soit un million deux cent deux mille et soixante trois habitants ou environ un arrondissement en France. Curieusement sur les listes électorales y figurent quelques 700 000 électeurs, alors même que le premier ministre Paul Biyoghe Mba, membre du PDG, a déclaré dernièrement que le ministère de l’intérieur avait détecté au moins 120 000 doublons sur les listes électorales !
Ce chiffre laisse songeurs les observateurs, puisque les listes de la dernière présidentielle, en 2005, comptaient 560 000 inscrits : un nombre déjà jugé surestimé, vu la population réelle du Gabon. Le chiffre officiel de 1,5 million d’habitants, dont 1,2 million de Gabonais, avait été affiché en 2005 par le gouvernement en dépit des résultats inférieurs tirés d’un recensement effectué en 2003.
Omar Bongo Ondimba a toujours été le candidat « naturel » selon l’expression consacrée, « l’homme du présent et du futur » d’après les dithyrambes chansonnières élaborées à sa gloire. Aujourd’hui, l’inamovible s’en est allé, laissant derrière lui un grand vide. Ali Bongo est le candidat du clan paternel, qui garde le contrôle de l’appareil d’État.
Les policiers gabonais ne ressemblent-ils pas aux policiers congolais surnommés "robots" dans la répression ?
Regarder comment on traite les gabonais dans leur pays
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Bruno ben Moubamba, le Gandhi gabonais ?
Bruno Ben Moubamba, candidat en lice au scrutin du 30 août 2009, hospitalisé après 7 jours de grève de la faim
Devant l'Assemblée nationale gabonaise pour réclamer le report de l'élection présidentielle, Bruno Ben Moubamba- qui a vécu longtemps à Paris, qui est candidat issu de la société civile à l'élection présidentielle gabonaise du 30 Août prochain, avait entamé une grève de la faim le 15 août 2009.
Bruno Moubamba, l'un de 23 candidats en lice pour le scrutin présidentiel, qui assurait ne se nourrir que d'eau et de sucre depuis le début de sa grève. Et que sa grève de faim est une dénonciation du système bongoïsme qui a assez duré.
Le samedi 22 août 2009, à la fin de la veillée de lumières pour le salut, la liberté et l’honneur du peuple gabonais qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes devant le bâtiment de l’Assemblée Nationale du Gabon, l’état de santé de Bruno Ben Moubamba s’est rapidement dégradé. Les médecins du Samu de Libreville ont décidé de le transférer à l’hôpital général de Libreville. Dieu merci son pronostic vital n’est pas engagé. Pour l'honneur de son pays, Bruno ben Moubamba le leader de l'opposition de la société civile au Gabon est dans un état critique suite à une grève de la faim.


Commentaires
1. Le mardi 25 août 2009 à 21:38, par Alain
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