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Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

mercredi 30 septembre 2009

A coeur ouvert avec Pierre Mbandu Masiala

Juriste de formation, Pierre Mbandu Masiala fait partie de l'intelligentia Congolaise en France. Malgré ses années passées en France, il demeure attaché à la culture bantoue.

Après avoir participé à la naissance de plusieurs partis politiques à Paris, il est désabusé par l'attitude de ceux qui se disent intellectuels Congolais, sous prétexte de prouver leur loyauté non pas à la nation mais plutôt au Prince du jour, rangent leurs convictions derrières les tubes digestifs.

49 ans que notre pays a accédé à la prétendue" Indépendance", la République Démocratique du Congo piétine elle est en phase de décomposition avancée.

Mais jusqu'aujoud'hui, ceux qui se proclament " intellectuels" n'ont pas tirés les leçons de leurs échecs afin d'éviter au pays d'atteindre le niveau de faillite et de décomposition que que l'on connait.

Pierre Mbandu Masiala "il n'existe pas d'intelligentia Congolaise, il n'y a que des diplômés et instruits en RDC".

1. Réveil-FM: Parlons de l'indépendance de la République Démocratique du Congo, bientôt 50 ans ...

Pierre Mbandu Masiala: Voilà 49 ans que l'on joue la grande comédie de l'indépendance, une indépendance dont l'essence et le substrat sont restés chez le colonisateur. la RDC, en aucun moment de son histoire, n'a joui pleinement et réellement de sa souveraineté effective. toujours le parapluie et l'oeil, soi-disant bien veillant , très condescendant et paternaliste des nations occidentales veillaient au grain. Ce grian, représentant l'ensemble des ressources dont leurs économies et sociétés ont besoin.

Dès lors, le combat mené pour l'indépendance par les sieurs Kingotolo Antoine, André Mansiangi, Joseph Kasa-Vubu, Patrice Emery Lumumba et autres grnds acteurs de ce mouvement de libération, a été piétiné par des gens qui les ont succédé et qui n'avaient de nationalisme que la satisfaction de leur ego d'abord et ensuite de leurs directeurs de conscience et maîtres qui les ont adoubés, et enfin de leurs nombreux comptes bancaires anonymes.

Les cause du peuple, de la nation et du continent, reléguée aux oubliettes de leurs ventres bedonnants et de leurs latrines. le pays sse gère dans les chambres d'hôtel, chez les nombreuses maîtresses et dans les chancelleries des pays étrangers.

L'arbre du développement qui commençait à croître, bon an mal an dans le concert des nations en voie de développement, du fait de la voracité et de la gloutonnerie de la kleptocracie et de la pornocratie toujours à la commande des affaires publiques, a commencé à flétrir.

Le bilan de ces quarante neuf ans est terriblement lamentable et catastrophique pour des gens qui clament très haut et fort qu'ils ont des compétences parce que bardés des diplômes et incontournables. Quarante neuf ans de progrès dans la débauche, dans la gabegie, dans l'obscurantisme, dans la viciation des pouvoirs régaliens de l'Etat, dans la corruption et la désacralisation de l'homme congolais, et enfin dans la spoliation des terres de nos ancêtres et de ses ressources naturelles. La RDC est en "Involution" criarde. les jours, et l'avenir du Congo sont sombres et nuageux. D'un nuage lourd et noir.

Si les huit ou neuf premières années d'après l'accession à "l'indépendance" ont été quelque peu prometteuses, les quarante et un autres ont consacré d'abord la défaite des idéologies importées, l'incapacité de nos aînés à nous proposer un schéma directeur puisant dans nos tropismes Bantu et ancestraux nous conduisant vers une société de justice et de partage. Toutes la thérapie socio-politico économiques expérimentées, malgré l'assistance des gourou et savants experts occidentaux, chèrement payés par le trésor public, ont démontré magistralement leurs limites. Tout ce que nous vivons aujourd'hui n'en n'est que la coséquence logique. Nous avons des hauts fonctionnaires, des députés, désignés, des sénateurs adoubés et des ministres quasiment "rwandarusés et rwandarisibles" . Les rwandarusés sont tous ceux qui sont arrivés au pouvoir par la ruse du Rwanda et les rwandarisibles sont ceux qui vont chercher leur adoublement au Rwanda. Bref, notre cher Congo est sous tutelle rwandaise !

Les volitions prédateuriales de certaines puissances occidentales sur les ressources du Congo ont trouvé comme bras exécuteurs: Le Rwanda, à travers Paul Kagamé et la passivité coupable et complice de ses disciples: Les sénateurs, députés et ministres "kagaméens", c'est-à-dire la caste de la nouvelle religion des certains officiels congolais.

La communauté internationale feint ne pas voir, qu'il y a déjà 6 millions des nôtres tués du fait des Rwandais et de nos frères perdus et collabos . Pour huit cent mille tutsi, qui se faisaient la guerre fratricide entre Rwandais, la planète Terre s'en est émue.

La République Démocratique du Congo, est la première et le seul pays des nations Unies dans son histoire à accueillir plus d'un million des réfugiés en quelques jours. En guise de remerciement, nous avons été envahis; la rançon de cet accueil des exilés rwandais: 6 millions d'hommes, femmes et enfants tués et des dégradations écologiques inégalées.

Le Grand silence international s'impose quand les tutsi tuent du congolais. 19 000 soldats de la Monuc en villégiature préfèrent rejoindre les pornocrates congolais dans leurs vies dissolues. C'est la Pax Onusienne nouvelle version.

Le peuple épuisé, blessé et malade, nos filles, nos femmes et nos mères violées, mais la nomenklatura et les pornocrates en place ne s'en soucient guère. Se pavaner dans des rutilants véhicules 4X4, alors que les patrons des services de voiries et autres hauts fonctionnaires entretiennent des nids de poules pour justifier les achats de ce type de véhicule pour leur usage souvent personnel, est le sport de ces temps-ci au Congo.

Leurs enfants sont envoyés en Europe pour étudier. les enfants du peuple sont devenus des errants, sans domicile fixe ni travail, aliénés par les mensonges de nos dirigeants. Ils sont ainsi devenus la proie de toutes les nations, et jusque même à l'intérieur de la RDC; où ils sont amenés à s'exiler pour touver du travail ailleurs.

Le travail: ce droit d'être aujourd'hui en RDC. Toute cette nomenklatura pense ainsi continuer à prospérer indéfiniment à partir de l'ordre social si injuste et inique qu'elle a initié. Les chefaillons de toutes sortes au service de cette nomenklatura ont comme passe temps favori: piétiner, repousser, dépouiller et racketter les plus faibles jusqu'à les pousser à l'exil.

Cette voyoucratie profite et continue de profiter du pouvoir; et comme la justice est à leur disposition, ils ont imposé leur ordre par la force. Non satisfaite de son niveau de vie supérieur à celui de la majorité des Congolais, elle s'accoquinent aux étrangers et transforme le pays à cause de leurs flagorneries en un pays des quémandeurs.

Les fruits de leur rapine, concussion et corruption c'est-à-dire l'argent tiré de ces trafics d'influence par toute cette nomenklatura, lequel aurait peut-être stimulé le développement économique et sociétal est déposé dans des pays étrangers. Au contraire, elle bloque l'accès à l'éducation et la culture.

Le peuple congolais, débout et fier en son temps, est devenu résigné et servile. Quarante neuf ans encore de perpétuation de la domination étrangère par rwandais et un lot de congolais collabos interposés. De Congolais surarmés, aux mains couvertes de sang chaud de nos pères, nos frères, soeurs et mères, fraîchement tués pour cause d'insignifiantes pécules gratifiant leurs atrocités payées par des étrangers.

Quoi des plus tristes, idiots et désorientants ! Quel couronnement pour des gens bardés des diplômes qui ne donnent pas la mesure d'une once d'intelligence de leur formatage intellectuel. Tous des brouillons.

Nous sommes tous des brouillons et coupables à des degrés divers. Nous rassembler est notre seule issue dans la conjoncture actuelle. Quand plusieurs faiblesses se fédérent, elles forment une force. Que chaque congolais, partout où il se trouve, ait un sursaut d'orgueil et fasse preuve de prise de conscience que la Mère patrie a besoin de nous à son secours. notre sens d'honneur est sollicité aujourd'hui. la sacralité des terres de nos ancêtres, de leurs enseignements, usages et culture, le sens du devoir envers nos enfants et nos aînés...Le Réveil ( comme Réveil-FM, notre média que j'ai connu à Paris avant son installation à Kinshasa), le relèvement et la stature de l'homme débout, fier et conquérant, ne feront qu'à ces prix là. Notre ataraxie est à ce prix.

2. Réveil-FM: Votre analyse sur la situation congolaise est acide. Vous n'êtes pas tendre avec vos compatriotes, vous parler des "Démo-crétins" en lieu et place des démocrates et le "Démo-crétinage" comme système politique?

Pierre Mbandu Masiala: Aujourd'hui, il est de bon aloi voire de bon ton de s'auto décréter "Démocrate". Et cela surtout, chez tous les jeunes ayant la moindre petite culture politique. Tous ces néo-découvreurs africains d'une once de démocratie à l'occidental à la faveur des manuels de droit constitutionnel et journaux, se sont mus, ainsi en grands prêtres ordonnateurs et donneurs des leçons de bonne gouvernance, de conduite et de moralité politique auprès de ceux qui acceptent de cheminer vers leurs nombreuses messes et les écouter.

Ils critiquent toujours négativement toutes les inepties, les errements et incohérences politico administratives et économiques des dirigeants en poste, à la faveur du blanc seing que autorise le "nullus me tangere" qu'autorise la diarrhée verbale déclenchée par l'utilisation abusive de la liberté de la parole.

La soif de parler, bridée longuement et longtemps par les régimes dictatoriaux d'antan à Parti-unique, Parti-Etat, s'est déversée sur l'autel du multipartisme comme un torrent de boue dévastatrice.

La liberté d'opinion et de la presse est devenue le lieu d'affrontements verbaux ou des joutes oratoires sans fin au gré du fanatisme politique de chaque camp idéologique.

Et tout cela, en vue d'estomper les urticaires provoqués par les impatiences des adorateurs du culte généralisé en politique africaine: "Ote-toi de là, que je m'y mette".

Les conférences nationales ont donné le "la" du changement et du chambardement du jeu politique. Tous les espoirs sont permis...l'ère du multipartisme a ouvert la voie et la voix à l'existence des partis alimentaires et familiaux. C'est aussi l'ère du partage du gâteau de la République et non des compétences. Quel spectacle !!!.

Les hyènes et les lycaons entrain de dépecer le pouvoir; pardon, le gibier politique agonisant ou livré en pâture. Quelle honte ! Les propos de beaucoup d'entre eux sont attentatoires à la dignité de nombreux protagonistes politiques.

Ils croient erronément que les injures publiques proférées nuit et jour sur Internet et les autres supports médiatiques correspondant à leur niveau, ne sont pas répréhensibles par la loi. les gens se comportent comme si le droit à la liberté de la parole conférait une immunité spéciale, comme si c'était un sceau annihilant ou stérilisant les velléités de poursuite judiciaires pour atteinte à la dignité de l'autorité du chef de l'Etat. Enfin, le miroir déformant de la lecture de l'image ainsi renvoyée est terriblement déconcertant.

3. Réveil-FM: C'est bien beau de faire un constat à la Prévert. Que proposent-ils d'autres en substance concrètement ?

Pierre Mbandu Masiala: Pratiquement les mêmes apories que connaissent les pays en voie de développement: le manque d'originalité et le non recours aux tropismes ancestraux locaux. Trompés par cette lecture, cette vision, quelques fois iconoclestes, héritées des moeurs et usages venus de l'Occident c'est-à-dire des prismes excessivement orientés à l'universalisme tel que les occidentaux le conçoivent, à partir duquel les uns et les autres puisent leur argumentaire, ne reproduit pas ou ne produira jamais à l'identique les conditions et le modèle de développement. parce que culturellement et cultuellement, nous sommes différents malgré notre formatage intellectuel. Dans le cas d'espèce, les tropismes ancestraux africains globalement varient d'un peuple à un autre, d'une culture à une autre même si l'on a tendance à penser et à croire que le monde est devenu un grand village planétaire.

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mardi 29 septembre 2009

Madagascar: Lettre à Joseph Kabila

Andry Rajoelina, 34 ans président de Madagascar

Les partisans de TGV réagissent depuis l'Europe. C'est M.Rakotovao Organès qui est le Vice-président de Tgv national et porte parole de l'Europe qui a écrit la lettre à Joseph kabila.

Le Tanora malaGasy Vonona d'où TGV (traduction : « Jeunes Malgaches prêts »), TGV fait partie de la mouvance présidentiel d'Andry Rajoelina, président de la République de Madagascar.

Implanté en Europe et au Madagascar, la lettre de Rakotovao Organès, vice-président de TGV est plus qu'une interpellation de Joseph Kabila qui assume la présidence de la Sadc.

C'est presque un désaveux, une dénonciation d'un parti-pris dans la situation préoccupante que vit le Madagascar, pays mis au banc des nations dans la Sadc.

C'est sans commentaires de la part de la rédaction de Réveil-FM. Nous reproduisons la lettre qu'elle nous est parvenue.

Suivant le sillon de multiples contestations, face à l’intervention honteuse que Ntambwe Mwamba, le ministre des Affaires étrangères de la République démocratique de Congo a faite à la 64ème assemblée générale des Nations unies, le Tgv national vient de réagir par le truchement d’une lettre qu’elle a adressée à Joseph Kabila, Président de cette République et non moins Président en exercice de la Sadc.

« Il faut que vous sachiez, que la grande majorité des peuples du Continent aspirent à la paix, à la concorde et au développement concerté et partagé, c'est une réalité, une évidence auxquelles, aucun Malgache ne s'oppose et encore moins au sein de la Hat. Mais que la Sadc que vous présidez, sous couvert de défendre cette vision, se transforme en une institution partisane, cela n'est ni souhaitable et encore moins acceptable, en tout cas pour nous Malagasy qui aspirons au renouveau et à une autre pratique de la gestion publique. C'est notre compréhension de la Res Publica.

Un examen objectif de la situation démontre les faits suivants : certains des nôtres, que vous connaissez, forts de leur participation à Maputo I, veulent se payer la tête de notre Premier ministre en appelant à la Sadc jusque et y compris à ses Forces armées. Pour une institution qui se veut défenseur de la paix, quelle étrange proposition !

Si on cherche à comprendre l'étrangeté de la position de la Sadc, il suffit d'examiner la composition de l'équipe du président déchu Ravalomanana. En effet, la présence de l'ex-Secrétaire général de la Sadc, Prega Ramsamy, reconverti par la grâce de Marc Ravalomanana, Dg de l'Edbm, jette la suspicion sur la sincérité de votre médiation.

A cela s'ajoute la présence à Pretoria de Marc Ravalomanana, réfugié dans un pays avec lequel il entretient des affaires commerciales de première importance pour son trust industriel et financier.

Dès lors, au regard du poids réel de l'Afrique du Sud au sein de la Sadc et du Continent en général, vous comprendrez notre déception et notre inquiétude. La paix dans notre pays ne peut se «monnayer » et notre développement tant attendu vaut plus que la défense d'intérêts particuliers même s'ils concernent ceux d'un de vos anciens pairs.

Pour appuyer notre appel à votre haute autorité, accepteriez-vous, son Excellence, que la Sadc désigne, par exemple, un Malagasy pour être le « Monsieur Bons Offices » dans votre pays, au Nord Kivu, là où régulièrement journalistes et animateurs d'Ong pacifiques sont assassinés sans que l'on sache par qui et pourquoi ?

Remember Bukavu, Goma, Kisangani et la liste est longue sans compter le terrible trafic de pierres précieuses et de matériaux rares comme la tantalite.

Alors, Son Excellence Monsieur le Président Kabila, si vous voulez que la Sadc retrouve, grâce à vous, son rôle premier et sa crédibilité sur la tribune de la Communauté internationale, nous vous adjurons de conseiller aux Malgaches de traiter eux-mêmes leurs affaires, comme vous le faites chez vous et de laisser à la Hat sa souveraineté inhérente à son droit à l’autodétermination ».

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lundi 28 septembre 2009

Antiracisme, un combat de longue haleine !

Le Parti Communiste Français (PCF) vient de protester contre les prix littéraires de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer un prix annuel pour un montant de 4000€ qui récompense un ouvrage traitant des « aspects positifs de la colonisation ». Fondée en 1922, l'Académie des Sciences d'Outre-Mer est un établissement public à caractère administratif placé sous la tutelle du Ministère de l'Education Nationale. A ce titre, cette académie reçoit des subventions de fonctionnement de l’état.

Un compatriote vivant en Belgique exige que l'album d'Hergé "Tintin au Congo" soit proscrit de toutes les librairies et de toutes les bibliothèques.

En France, certains militants, moins radicaux, réclament pour leur part qu'une mention figure sur l'album, un peu comme il en existe sur les paquets de cigarettes. Le danger auquel serait le lecteur de Tintin au Congo serait exposé le lecteur, c'est évidemment le racisme.

Dans les années 70, Hergé avait lui-même décrypté le discours positif sur la colonisation de son album : « Pour le Congo, tout comme pour Tintin au pays des Soviets, il se fait que j’étais nourri des préjugés du milieu bourgeois dans lequel je vivais… C’était en 1930. Je ne connaissais de ce pays que ce que les gens en racontaient à l’époque : "Les nègres sont de grands enfants, heureusement que nous sommes là !", etc. Et je les ai dessinés, ces Africains, d’après ces critères-là, dans le pur esprit paternaliste qui était celui de l’époque en Belgique. »

Pour Bienvenu Mbutu Mondondo: "Un artiste a le droit de s’exprimer, il a le droit d’écrire sur tout. Mais il ne faut qu’on lui impose ce qu’il doit écrire. Au départ, Tintin au Congo n’était pas dans les plans de Hergé. C’était une commande des pères catholiques, de la propagande pour faire venir la main-d’œuvre au Congo. C’est un document qui ne reflète pas les pensées de Hergé". Sans doute notre compatriote n' a pas raison, en choisissant la voie juridique, il pousse Moulinsart à accepter de discuter, à s'asseoir à la table de négociation et a trouver un compris. Le racisme d'hergé ne passe plus.

Tintin au Congo est un album qui caricature les Congolais en particulier et Les Africains en général en mobilisant les clichés paternalistes en vigueur à l'époque où le Congo était une colonie de la Belgique. Les Congolais y sont décrits comme de grands enfants, ignares, passifs, émotifs et irrationnels.

Tintin au Congo : artisanat de Kinshasa, Hôtel Memling

Que n'a-t-on pas entendu sur le procès contre Tintin au Congo ? C'est une construction médiatique, un feu de paille, un phénomène de mode.…Pourtant pour ceux qui connaissent Bienvenu Mbutu Mondondo, il n'est pas bluffleur. Il a choisi la voie juridique. Maggy Mufu Mpiana, qui se souvient encore d'elle ?

Mardi 5 octobre 2007, Maggy Mufu Mpia, une quadragénaire belgo-congolaise, mère de trois enfants, a troublé la vie paisible de sa patrie d'adoption, le Luxembourg. Elle s'est arrosée d'essence en plein cœur de la capitale, Luxembourg, avant de craquer une allumette. Elle s'était immolé par le feu pour protester contre les discriminations.

Maggy Mufu Mpia s'était transformé en boule de feu, place des armes au Luxembourg

Elle habitait à Oberwampach au Luxembourg

Les passants bondirent sur le corps en combustion tentant d'étouffer les flammes avec des manteaux et des vestes. La scène avait un fait beaucoup de malaise parmi le nombreux témoins qui étaient en place à l'heure du déjeuner ont aussi été traumatisés par la femme hurlant des cris de douleur inimaginable. .

Le couple Olivier Delvaux, son épouse Maggy Mufu Mpia et leurs trois enfants habitaient Bruxelles avant que le mari, ingénieur, décroche un travail à Luxembourg, en 1997. L'installation se déroule sans souci particulier mais les enfants du couple connaissent leurs premières difficultés à l'école. A Ettelbrück, leur fils se fait traiter de "sale Noir" et ses copains l'interrogent sur l'étrange couleur de sa peau de métis.

Leur petite fille est parfois 'oubliée' sur le bord de la route par le car de ramassage et, une autre fois, elle est restée coincée dans la porte de sortie tandis que le chauffeur poursuit son chemin.

Maggy s'insurge quand on veut placer ses enfants dans les classes les plus faibles, sous prétexte qu'ils parlent mal l'allemand, la deuxième langue du pays. 'Un jour, une prétendue psychologue nous a lancé violemment : 'Il est hors de question de donner plus de chance à votre fille qu'à un Luxembourgeois !'', raconte Olivier Delvaux. Son épouse Maggy finira par trouver un emploi de bibliothécaire mais se serait vite rendu compte que son salaire se situait sous le minimum légal.

Le couple décide alors de s'installer à son compte et de mobiliser ses économies par reprendre un garage, à Oberwampach. L'affaire compte quelques ouvriers, semble rentable et devrait permettre à Olivier Delvaux de la transformer en un petit centre commercial. Il compte sur l'aide des banques et des pouvoirs publics, qui offrent des primes à l'installation. Mais les diverses autorisations requises se feront attendre. Olivier Delvaux doit fermer le garage pendant plusieurs mois, perdant au passage la concession Citroën, reprise par un concurrent.

A plusieurs reprises, le couple tentera de faire fléchir l'administration. En vain, affirme M. Delvaux. C'est alors que sa femme, dépeinte comme tolérante et soucieuse d'équité, aurait mûri le projet d'une action d'éclat. Son mari affirme que, jusqu'au dernier moment, il a cru qu'elle voulait enflammer des couvertures devant un ministère.

Delvaux-Stehres Mufu Mpia Maggu fut transporté à l'hôpital Bon Secours à Metz en France, où elle était traitée dans une Salle spécialisée pour des brûlures. Elle en est morte.

Le racisme et la xénophobie ne sont pas la pathologie de quelques personnes haineuses et cinglées. Le racisme est un réflexe de peur face à l'altérité, commun à tous les peuples depuis la nuit des temps. Dans chaque espace de civilisation, une minorité, à laquelle je m'honore d'appartenir, a pu surmonter cette peur, les préjugés qui la nourrissent et les fantasmes qui l'exacerbent.

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Les 60 ans de la Chine, si Mao savait...

Comme pour les Jeux Olympiques en 2008, l'anniversaire de la République Populaire de Chine 60 ans cette année suscite l'enthousiasme et les passions. Le jeudi 1er octobre 2009, Pékin célèbrera en grande pompe les 60 ans de la création de la République populaire de Chine. Au programme des réjouissances, un défilé militaire grandiose tel que la capitale n'en a pas vu depuis dix ans et des mesures sécuritaires ultra-strictes qui rendent difficile la vie des résidents.

Mais aussi la paranoïa... Depuis un mois, des milliers de volontaires, militaires, policiers sont postés à chaque coin de rue pour garantir la sécurité publique. Sans grand succès puisque des attaques au couteau ont lieu cette semaine tout près de la place Tian An Men, pourtant sous haute surveillance.

Mao Zendog, 40 ans après la révolution culturelle le Timonier ne reconnaitrait pas la Chine

Hu Jintao, Président de la République de Chine et son épouse

Quand on regarde la préparation de cette fête, avec son lot de précautions, de grandiloquent.. et d'emmerdements (car les 4 derniers weekend, la plupart des rues, restaurants ont été bloqués pour permettre les répétitions de l'énorme défilé militaire qui aura lieu le 1er octobre), alors que cette fête, qui tombe cette année au même moment que le festival de la mi-automne, est censée être un moment populaire et convivial, les habitants ont l'impression de ne pas comprendre tout ce qui se prépare.

En soixante ans, la Chine a réussi sa transition d'une démocratie nouvelle au socialisme. Le pays est passé, avec succès, d'une économie planifiée hautement centralisée à une économie de marché socialiste et dynamique, d'une fermeture totale ou partielle à une ouverture générale. Un tournant historique. Lors de la période dite de réforme et d'ouverture, les autorités ont insisté sur l'édification économique, le développement durable et rapide de l'économie nationale, l'élévation de la puissance chinoise. Aujourd'hui la Chine a le regard tourné vers l'avenir et la modernisation. Elle peut donc avoir la tête haute.

Pour préserver l'harmonie sociale, la propagande fonctionne à plein régime et diffuse dans les journaux et sur le net ce genre de vidéo; qui montrent les citoyens soutenant leur pays de toutes les manières...

Pour le malien Modibo Koné, Professeur à la FLASH, tous les pays du tiers monde doivent s’inspirer du modèle chinois pour 4 raisons que le pays de Mao Zedong décline en principes.

Ce sont : gouverner par le Peuple et pour le Peuple, en le faisant bénéficier de tous les progrès, développer le pays sur des bases scientifiques et dans le respect des valeurs traditionnelles, fonder une société harmonieuse sans conflit sociaux et assurer l’émergence de la Chine sur la scène internationale en usant des stratégies et de voix pacifiques".

Pour rappel, c’est le 1er octobre 1949, à la tribune de la place Tian’anmen à Beijing, le leader du parti communiste chinois, Mao Zedong a proclamé solennellement l’avènement de la République Populaire de Chine. «Les communistes sont partis de zéro, avec une économie en lambeau». La première décennie, après la fondation «décennie des tâtonnements et de la ferveur révolutionnaire», a été marquée par la création d’une nouvelle économie.

«Malgré les difficultés engendrés par la politique du grand bon en avant et le retrait de l’URSS, en 1960, il a fallu attendre 1964 pour voir la Chine se dotée de sa première bombe atomique».

La décennie de la révolution culturelle a été marquée par décès de Mao en septembre 1976, ce décès ouvre la voix à la décennie de Deng Xiaoping qui fut l’artisan des reformes économiques et de l’ouverture de la Chine sur le monde.

«Mieux, son règne sera marqué par le retour de Hong-Kong et de Macao dans la mère patrie chinoise». Son successeur Jiang Zemin va ouvrir la voix d’un partenariat stratégique avec le continent africain. Il y a eu aussi la décennie du dragon, caractérisée par l’entrée de la Chine dans l’organisation mondiale du commerce, et en 2002, avec l’arrivée de Hu Jintao, comme Président, il va accélérer le développement harmonieux du pays pour l’inscrire parmi les nations prospères et incontournables. «Le modèle Chinois est un cas d’école».

La Chine nourri plus de 1, 300 milliards habitants dans la paix et la stabilité. «La Chine nourri 22 % de la population mondiale avec seulement 7 % des terres arables».

La Chine va organiser le plus grand feu d'artifice jamais réalisé dans le monde à l'occasion du 60e anniversaire de la proclamation de la république populaire, le 1er octobre 2009.

La fête nationale va donner lieu à d'importantes festivités, avec notamment une parade militaire et un défilé de chars allégoriques, des danses et des chants, qui seront couronnés en soirée par un feu d'artifice deux fois plus important que celui de l'ouverture des jeux Olympiques en août 2008.

En un peu plus d'une demi-heure de spectacle, quelque 20.000 bombes seront lancées pour produire plus de 9.000 bouquets, cascades, soleils ou embrassements dans le cadre de ce feu d'artifice qui pourrait bien entrer dans le livre Guinness des records, ajoute le quotidien officiel.

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samedi 26 septembre 2009

Coupe du monde 2010: Les autorités sud-africaines préviennent que " les racistes, xénophobes, négrophobes doivent rester chez eux, qu'ils n'osent pas venir en Afrique du Sud!"

Dessin de Tayo, Royaume-Uni.

Les Léopards de la République Démocratique du Congo n'y seront pas mais les Congolais amoureux du football et les africains en général auront une pensée, une prière, le regard tourné vers le pays de Jacob Zuma. Car la Coupe du monde de football 2010, qui se déroulera en Afrique du Sud du 11 juin au 11 juillet 2010, sera la 19e édition de la Coupe du monde de football, mais la première sur le continent africain.

J-256, l'Afrique du Sud relève des défis de taille pour que sa Coupe du monde soit un succès. Les questions sécurité, d'hébergement et de transport, ne sont pas encore réglées.

La criminalité et la sécurité demeurent de grands sujets de préoccupation. Chaque jour en moyenne, 50 personnes sont assassinées en Afrique du Sud. Les cambriolages, les actes de piraterie routière, les braquages et les destructions à l'explosif de distributeurs automatiques de billets augmentent.

Le nouveau chef de la police nationale, Bheki Cele, a annoncé un renforcement de la lutte contre la délinquance et souhaité un durcissement de la loi de manière à autoriser les policiers à "tirer pour tuer" sur les bandits armés.

Les organisateurs ont réaffirmé avec force que les racistes ne bénéficieraient d'aucune indulgence dans un pays qui a mis fin à l'apartheid il y a quinze ans seulement. "S'ils venaient, a prévenu Danny Jordaan, le président du comité d'organisation, ils s'apercevraient très vite que ce pays a connu une longue histoire de lutte contre le racisme, et ils s'y sentiraient très mal à l'aise. Donc, nous leur suggérons de ne pas venir. Ils ne trouveraient absolument personne dans ce pays qui tolérerait le racisme. S'il vous plaît, faites-leur passer ce message : si vous voulez être raciste, ne venez pas dans ce pays. Nous vous invitons à aller ailleurs, mais pas dans ce pays."

D'aucuns craignent également qu'à l'occasion de la Coupe du monde, des milliers de femmes et de jeunes filles ne fassent l'objet d'un trafic vers l'Afrique du Sud pour alimenter la prostitution. Des associations ont plaidé en faveur d'une dépénalisation de la prostitution afin de mettre les proxénètes hors jeu, de protéger les prostituées et de combattre le sida.

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vendredi 25 septembre 2009

Joseph Kabila, son absentéisme criant à l'ONU

Pourquoi Joseph Kabila a-t-il brillé par son absentéisme à la 64ème session ordinaire de l’Assemblée Général des nations unies qui vient d'éteindre ses lampions ? Faire entendre la voix du Congo n'est pas prioritaire pour les autorités issues des élections Louis Michel de 2006. Comment comprendre que Joseph Kabila ait été absent à New-York alors que le Congo est sous tutelle des Nations unies. 3 000 casques bleus viendront renforcer les troupes de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc), d'ici fin octobre. L'effectif de la Monuc s'élèvera alors à un peu plus de 20 000 hommes.

Le tripatouillage programmé de la Constitution sur mesure de Liège est-il plus important que porter la voix du Congo à l'extérieur ? Les 5 années de la Constitution de Liège deviennent-elles insuffisantes ? Pourquoi vouloir 7 ans, si sur les 5 ans de la mandature rien n'a été réalisé de concret dans les 3 années écoulées ? Avec ou sans la complicité de Louis Michel, les Congolais sont-ils encore prêts à se faire rouler de nouveau dans la farine par sa bande au pouvoir à Kinshasa ? N'en déplaisent aux Ampiens-joséphistes: Laudateurs, thuriféraires, ogres ventripotents, affameurs du peuple, fossoyeurs et falsificateurs de la République; l'absentéisme criant de la RDC aux instances de l'ONU est toujours préjudiciable pour le Congo. Les politicailleurs véreux qui écument la classe politique congolaise devront savoir qu'on ne change pas la Constitution comme l'on veut et quand l'on veut.

Le maréchal Mobutu qui était arrivé au pouvoir, sans un clou et par un coup d'Etat en 1965, est resté au pouvoir durant 32 ans. Sa toque de léopard équivalait à la dette extérieure du pays.

Barack Obama, le président américain a reçu 25 chefs d'Etat africains à déjeuner.

Programmé à l'initiative de Barack Obama, le déjeuner de travail qui devait se tenir entre des chefs d'Etat africains et le président américain a bel et bien eu lieu. A l'hôtel The Wardorf Astoria, sur la 301 Park Avenue, à New York. C'est à 13 heures, heure américaine, que les dirigeants africains et américains ont débuté la séance de travail, à l'abri des indiscrétions. Le déjeuner a pris fin à 14h30.

Rien n'a donc filtré durant cette entrevue.

Mais, on sait qu’il s’agissait de définir les bases d’un partenariat entre les Etats-unis et l’Afrique.

Laurent Gbagbo (Côte d’Ivoire), Idriss Déby (Tchad), Faure Gnassingbé (Togo), Ellen Johnson Sirleaf (Liberia), Ernest Bai Koroma (Sierra Leone), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Meles Zenawi (Ethiopie)… Ils étaient une vingtaine de chefs d’Etat africains à répondre présents à ce rendez-vous historique dont malheureusement les envoyés spéciaux des différents médias n’auront aucune photo.

Les américains ont décidé que personne ne fixe les images de cette rencontre.

Tous les journalistes et photographes ont attendu en vain pendant près de deux heures dans le hall du Waldorf Astoria. Personne, en dehors des chefs d’Etat et de gouvernement africains, n’a pu apercevoir Barack Obama qui est entré dans la salle par une porte sécurisée loin des regards indiscrets. Son arrivée à New York, quelques heures plus tôt, avait d’ailleurs été l’occasion d’un impressionnant déploiement de policiers.

Il y avait ceux qui étaient visibles avec leurs uniformes bleu nuit, armes de toutes sortes à la ceinture.

Et ceux, en costume qui rôdaient partout dont certains étaient reconnaissables par les oreillettes de communication. Les véhicules de la police de New York, de couleur blanche, portant l’inscription «NYPD» et bardés de gyrophares en ajoutaient au décor impressionnant. Présents à tous les carrefours des voies passant autour du Waldorf Astoria, avec une dextérité à nulle autre pareille et sans brutalité aucune ni nervosité, ils organisaient la circulation des véhicules et des piétons. De sorte à éviter de trop longues files. A chaque barrage de police, les piétons, dans une discipline exemplaire, suivaient les indications des agents sans se lamenter ni rechercher la confrontation. «Ici, le policier ne discute pas. Il te dit ce que tu dois faire en toute courtoisie mais avec fermeté», fait remarquer un Congolais vivant au pays de l’Oncle Sam.

Quand le cortège de Barck Obama arrive dans les environs du Waldorf Astoria, pas une mouche qui bouge. Seuls, les agents de police sont visibles sur le parcours. Depuis la veille, la police avait déjà quadrillé tout Manhattan, le quartier des buildings où se trouve le Waldorf Astoria. Un portique de sécurité avec scanner avait été installé aux deux entrées de cet immense hôtel. Tous ceux qui y entraient devaient désormais se soumettre à une fouille corporelle stricte mais généralement sans animosité : Palpation avec appareil électronique, passage des sacs et autres colis au scanner, utilisation de chiens renifleurs pour détecter des produits suspects ou toute arme que les appareils n’auraient pas pu déceler. A l’intérieur, le hall de l’hôtel est bourré de gens bizarres.

De gens qui circulent sans qu’on sache vraiment ce qu’ils cherchent. Ils sont même sur les paliers, épiant le moindre geste suspect. Selon des sources crédibles, c’était au 37ème étage du Waldorf Astoria que Barack Obama avait pris ses quartiers.

Revêtu d'une tenue traditionnelle de couleur marron, une broche noire aux contours de l'Afrique accrochée à sa poitrine, le colonel Kadhafi, président de l'Union Africaine a parlé pendant 1h30.

Aucun média n'en a parlé. Les confrères occidentaux se sont contenté de relever la diatribe de Kadhafi contre le Conseil de sécurité. Et pourtant dans son long discours fleuve à la tribune des Nations unies, le colonel Muammar El Kadhafi a cité 3 fois le nom de Patrice Emery Lumumba, héros national congolais.

En quarante ans, c'était la première fois que le Guide de la révolution libyenne participait à l'Assemblée générale, dont la Libye assure la présidence ce mois-ci.

Le président de l'Union africaine s'est attaqué au Conseil de sécurité, clamant haut et fort que « le veto est contraire à la Charte de l'ONU, l'existence de membres permanents est contraire à la Charte ».Pour sa première apparition à l'ONU en 40 ans de pouvoir, le dirigeant libyen s'est livré à une diatribe contre le fonctionnement du Conseil de sécurité.

"Y a-t-il égalité en termes de sièges permanents au Conseil de sécurité ? Non ! En termes de droit de veto ? Non !", s'est insurgé le colonel, brandissant à de nombreuses reprises la charte fondamentale de l'Organisation et tentant apparemment d'expliquer que ce texte n'était pas en adéquation avec la réalité.

"Selon les termes de la charte, il est indiqué que l'on n'utilisera pas la force militaire, que la force armée ne peut être utilisée que si l'objectif est commun. Pourtant, il y a eu 65 guerres depuis la signature de la charte. Des conflits qui ont fait bien plus de morts que pendant la Seconde Guerre mondiale", a souligné Mouammar Kadhafi, face à une salle tantôt silencieuse, tantôt amusée de son attitude. "Il faut arrêter l'hypocrisie", a lancé le guide de la révolution, qui a fêté ses 40 ans de pouvoir au début du mois de septembre.

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mercredi 23 septembre 2009

Normandie Impressionniste 2010

Paris, Port de Javel Haut, au bord de la Seine-Rive droite, Laurent Fabius, Frédéric Mitterand, ministre de la culture, Jérôme Clément..Le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand a inauguré mardi 22 septembre 2009, le lancement des préparatifs pour le festival Normandie Impressionniste qui se tiendra de juin à septembre 2010.

L’événement, né sous l’impulsion de Laurent Fabius, Président de l’agglomération rouennaise, mettra à l’honneur l’impressionnisme sur le territoire normand.

Un Guide du routard des Impressionnistes paraîtra à cette occasion.Avec des manifestations à Rouen, Honfleur, Caen, Cherbourg, Saint-Lô... le festival « Normandie Impressionniste » sera « l'événement culturel normand d'envergure internationale » de l'été.

« L'été prochain, la Normandie sera le territoire européen de la culture. » Laurent Fabius veut frapper fort avec le festival « Normandie Impressionniste », dont il est l'initiateur. Ce mardi midi, à Paris, sur les bords de Seine, « fleuve normand », l'ancien Premier ministre reçoit une pléiade d'invités pour présenter son bébé. Au premier rang, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture.

« Tout cela part d'une évidence aveuglante, sourit le président de la Communauté d'agglomération de Rouen. La Normandie est impressionniste, mais elle n'a pas été perçue comme cela pendant trop longtemps. » L'Impressionnisme, meilleur ambassadeur de la Normandie.

Pour ce faire, elle va mettre les bouchées doubles et tenter de rattraper le temps perdu. Avec, dès l'été prochain, plus d'une trentaine de rendez-vous. Pièce maîtresse de cette « armada de l'impressionnisme » qui se met en mouvement, l'exposition-événement du musée de Rouen. Du 4 juin au 26 septembre 2010, seront présentées une centaine de chefs-d'oeuvre de Monet, Gauguin, Pissaro... en provenance de collections du monde entier.

Freddy Mulongo après la conférence de presse

Une seconde édition en 2014 D'autres lieux emblématiques sont concernés : le musée Eugène-Boudin de Honfleur ; le musée des Beaux-Arts de Caen, avec des estampes impressionnistes ; le musée des Beaux-Arts de Saint-Lô, avec Corot en Normandie ; le musée Thomas-Henry de Cherbourg, avec Jean-François Millet... Un opéra, des pièces de théâtre seront créés. Venu « en tant qu'ami, citoyen et ministre », Frédéric Mitterrand se dit impressionné par cet été impressionniste. « Je n'imaginais pas une telle richesse. »

Les Bas-Normands ne sont pas en reste.

« C'est la première grande manifestation identitaire de notre région », s'enthousiasme Philippe Duron. Le député-maire de Caen pose des jalons. « Les Hauts-Normands sont les fers de lance. Les Bas-Normands doivent avoir l'ambition d'être chefs de file de la seconde édition en 2014. »

Vice-président de la Région, chargé de la Culture, Alain Tourret perçoit l'ensemble de ces événements culturels comme « le projet fondateur de la réunification de la Normandie. Je peux même vous donner le nom du premier président normand : ce sera Laurent Fabius ! »

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Changements climatiques, la RDC aphone ?

Du 9 au 11 octobre 2009 se tiendra à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, la session africaine du 7ème Forum Mondial du Développement Durable. Y sont attendus des chefs d'Etat, des ministres, des politiques, des économistes et des ONG d'Afrique et du reste du monde pour aborder la thématique du Forum : "Changements climatiques: quelles opportunités pour un développement durable?" Il sera également question de préparer l'échéance du sommet de Copenhague (décembre 2009) où l'Afrique, l'Asie, l'Europe et les Amériques se retrouveront pour fixer les règles de la nouvelle gouvernance du climat à l'échelle planétaire."La confé­rence des Na­tions Unies sur le ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique, qui se tien­dra à Co­pen­hague du 7 au 18 dé­cembre 2009, doit dé­bou­cher sur l’adop­tion d’un nou­vel ac­cord des­ti­né à rem­pla­cer le Pro­to­cole de Kyoto signé en 1997 et qui ex­pire en 2012.

Ce trai­té a per­mis d’obli­ger les pays pol­lueurs à ré­duire leurs émis­sions et à mettre en place un Mé­ca­nisme de Dé­ve­lop­pe­ment Propre (MDP) en fi­nan­çant des pro­jets contri­buant à ré­duire les re­jets de CO2 dans les pays du sud. Au ni­veau mon­dial, les émis­sions de l’Afrique ne re­pré­sente que 3% du total mais le conti­nent afri­cain, qui a été jusqu’à main­te­nant tenue hors du cercle des né­go­cia­tions, devra faire en­tendre sa voix.

Pourquoi la RDC est-elle silencieuse ? Le Forum Mondial du Développement Durable qui s'était déroulé du 27 au 31 octobre 2008 à Brazzaville, Joseph Kabila ne figure même pas parmi les 14 chefs d'Etats signataires alors qu'il n' y avait que le fleuve à traverser, 5 minutes en bateau rapide. Avec ses 145 millions d’hectares de forêts (dont 85 de forêts denses humides) sur un total de 235 mondial, la RDC peut-elle se permettre d'être aphone sur les enjeux climatiques ?

Bikoro, dans la province de l'Equateur (Nord-Ouest de la RDC), mai 2008, lors de la visite de Jean-Louis Borloo, Ministre français de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire, avec le ministre congolais de l'Environnement et de la Conservation de la Nature , José Endundu Bonongé lors de la signature de la "Déclaration Bikoro ".

En effet, lors de la visite du projet d’agroforesterie de Mampu, c'est-à-dire 8.000 ha de plantations d’acacia alternés avec des champs de maïs et de manioc, projet pilote sur l’expérience duquel l’Agence Française de Développement (AFD) souhaite s’appuyer pour développer de nouveaux projets intégrant l’agroforesterie et des préoccupations de développement social et durable. Jean Louis qui a été au Congo du 22 au 24 mai 2008, s’était ensuite rendu dans la Province de l’Equateur (Nord-Ouest de la RD Congo) pour visiter une exploitation forestière et a signé à cette occasion une déclaration d’intentions (« Déclaration de Bikoro ») destinée à sceller un partenariat entre la France et la République Démocratique du Congo.

Il avait eu plusieurs échanges avec les ONG locales, internationales ainsi qu’avec des exploitants forestiers.

La pauvreté bouffe la forêt au Congo

S’il y a des pays qui amortissent le réchauffement climatique l’on doit citer la République démocratique du Congo. En effet, le couvert forestier de la RDC s’évalue à 145 millions d’hectares de forêts (dont 85 de forêts denses humides) sur un total de 235. Les forêts congolaises représentent en superficie 2/3 de l’ensemble du massif forestier du Bassin du Congo, qui, en zone tropicale, se situe au second rang mondial après celui de l’Amazonie.

Ainsi, l’Amazonie et le Bassin du Congo constituent les deux poumons écologiques qui font respirer encore sainement le monde. Il va de soi que si le monde doit continuer à bien respirer l’on doit impérativement préserver et entretenir ces deux oasis vertes. Si en Amazonie la forêt est fortement entamée par l’élevage et l’agriculture qui enrichissent significativement l’économie du Brésil, dans le Bassin du Congo c’est la pauvreté qui bouffe la forêt. C’est la réalité et on doit y faire face.

En effet, les principales causes de la déforestation en RDC restent la pauvreté des populations. Celles-ci étant démunies et misérables pratiquent l’agriculture itinérante sur brulis, la coupe de bois de chauffe ou encore le feu de brousse pour satisfaire leur besoin alimentaire. L’on ne doit pas ignorer non plus l’impact de l’exploitation peu contrôlée des industries forestières sur la déforestation. Toutes ces principales causes peuvent être stoppées net si seulement on donne des moyens pour lutter efficacement contre la pauvreté en RDC. Et l’humanité en bénéficiera.

En RDC, la forêt reste la mère nourricière des populations pour autant qu’il n’y a pas d’autres alternatives. Que ce soit l’agriculture itinérante sur brulis qui, normalement, devraient être remplacée par celle mécanisée utilisant des techniques agricoles éprouvées et des semences améliorées ; que ce soit la coupe de bois de chauffe utilisée largement par les populations congolaises pour compenser le manque d’électricité ; toutes ces pratiques sont tributaires de la pauvreté, du manque des vraies opportunités de développement. Ainsi, arrêter la déforestation dans le Bassin du Congo revient tout simplement à éradiquer la pauvreté de cet espace.

Pourtant, contrairement au Brésil, la RD Congo n’a pas à ce jour bénéficié, à sa juste valeur, des subventions de la communauté internationale du fait de la non exploitation de ses ressources forestières ni des services qu’elles rendent à l’humanité.

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lundi 21 septembre 2009

Ange Edouard Poungui convoqué à la gendarmerie

Ange Edouar Poungui lors de son entretien avec James bénédict Ngumbu pour Réveil-FM. Photo Archive.

Depuis le 14 août 2009, Ange Edouard Poungui, candidat à l'élection présidentielle au Congo-Brazzaville, dont Denis Sassou Nguesso vient de sortir gagnant et rempile pour 7 ans, est assigné à résidence de fait avec une interdiction de sortie du territoire congolais y compris à l'intérieur du pays.

Une interdiction rigoureusement appliquée mais jamais notifiée par un texte quelconque...

Ange Edouard Poungi est convoqué à la gendarmerie

Les militants et responsables de l'UPADS, son parti doivent accompagner Mr. Poungui à ce rendez-vous pour veiller à ce qu'il ne soit pas victime d'une arrestation arbitraire et si possible manifester contre la violation de certains droits et libertés au Congo de Sassou.

Ange Edouard Poungui est un homme politique congolais (République du Congo). Il a été premier ministre de la République populaire du Congo du 07 août 1984 au 07 août 1989, pendant la présidence de Denis Sassou-Nguesso. En 1997 il est forcé de quitter le Congo suite au coup d’état militaire du Général Denis Sassou Nguesso. L’ancien premier ministre rejoint alors l’opposition et aspire pour son pays d’une vraie démocratie. A plusieurs occasions il a exhorté le régime Ngouesso à changer de politique, dans plusieurs tribunes il dénonce la mauvaise gestion des richesses nationales, le manque d’orientation économique du gouvernement face au chaos social.

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dimanche 20 septembre 2009

Dogad Dogui:" Les fourmis travaillent pendant que les cigales chantent" !

Pas facile de suivre Dogad Dogui durant les deux jours de notre rendez-vous: le 9 septembre 2009 au Village, un restaurant chic de Neuilly sur seine et le 12 septembre 2009 au Théâtre du Gymnase les 2èmes "« Cercles d’été de la diversité». Dogad Dogui et ses équipes travaillent comme des fourmis, ces insectes invertébrés, sociales et qui vivent en colonies. Sur terre depuis l' époque des dinosaures, avec plus de 12000 espèces, elles ont su s' adapter à tous les prédateurs et conditions climatiques. Le travail d'essaimage du CDR continue dans toute la France.

Trois ans après sa création en 2006 à l’UMP en tant que comité de soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy, le CDR (devenu en fin 2008 une association à caractère politique) a réuni les 2èmes le 12 septembre 2009 au Théâtre du Gymnase. Le thème du séminaire:« changeons la France ensemble ». Sur les deux manifestations, nous avons rencontré des africains, des antillais et des Gaulois. L'écueil du communautarisme qui effraie tant certains esprits bien pensants en France n'est une une réalité pour ceux côtoient Dogad Dogui et ses équipes.

Paris, 12 septembre 2009, une partie d'assistance lors du 2ème université d'été du Cercle de la Diversité Républicaine (CDR)

Cette 2ème université d’été du CDR a reçu la visite de personnalités nationales de l’UMP et de la majorité présidentielle : Yazid Sabeg, Commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, Dominique Paillé, Porte-parole adjoint de l’UMP et Yves Jégo, Ancien Ministre, Député UMP de Seine-et-Marne, ainsi que le soutien du Parti Radical, représenté par Christian Honoré, élu du 18ème, Secrétaire général des Elus Radicaux de Paris.

Dogad Dogoui, Président du CDR a également reçu au nom du mouvement des lettres d’encouragement de la part de Xavier Bertrand, Secrétaire général de l’UMP et de Jean-François Copé, Président du Groupe UMP à l’Assemblée nationale.

M. Cissé, Représentant du CDR à Boreaux avec Yves Jégo,Ancien Ministre, Député UMP de Seine-et-Marne.

Durant cette journée de réflexions, le CDR a renouvelé son soutien à la politique du président Nicolas Sarkozy, chef de l’Etat et a réclamé une plus grande ouverture politique à la diversité, afin de s’adresser à l’ensemble des Français.

Le mouvement a demandé à Dominique Paillé d’être son relais auprès du bureau exécutif de l’UMP, afin de traduire au sein des instances du parti les engagements du Président Sarkozy pour la diversité en politique.

Dogad Dogui, Président du CDR et d'Africagora , souhaite et incite les Franco-Africains à s’impliquer davantage dans la vie politique française. Son approche approche politique n’est pas partisane, car au sein du CDR on retrouve des élus locaux de toutes les tendances.

Pour Dogad, il faut augmenter le nombre de représentants afro-ultramarins et créer une force de pression de la minorité Franco-Africains car dit-il, "la meilleure voie pour l’implication de nos concitoyens noirs dans la gestion de la société passe par une plus grande visibilité dans le champ politique.

Mais comment voulez vous que de jeunes adultes retournent aux urnes si les partis politiques traditionnels leur proposent des listes dans lesquelles ils ne se reconnaissent pas. Oui, il s’agit de créer une force de pression des minorités en général et des Noirs en particulier, parce que la seule manière de prendre sa place c’est de la conquérir ".

Paris, Théâtre du Gymnase, Freddy Mulongo et Dogad Dagoui, président d'Africagora et du CDR

Dogad Dogoui a un bon carnet d'adresses, des talents de communication. Les jeunes Noirs, selon lui, devraient pouvoir se projeter dans l'avenir et trouver leur place autrement que comme vigiles ou portiers d'hôtel. Lors du diner d'Africagora au restaurant le village à Neuilly sur Seine, dans l'assistance j'ai rencontré j'ai Roch Verlène Bongolo, expert comptable de RVB conseil. Le fils de celui que les convoyeurs de bus Kinois crient à tue tête du matin au soir son nom: Bongolo, Bongolo.

Dans les réunions d'Africagora, chaque invité prend le temps de se présenter et n'hésite pas de dire pourquoi il est là . Africagora accompagne, parraine les jeunes afro-français: "Des jeunes diplômés se voient refuser des embauches, des stages ? Nous leur ouvrons nos carnets d'adresses, nous les parrainons. Ils peinent à créer une entreprise ou à se mettre à leur compte faute de crédit ? Nous travaillons sur le projet d'une société de portage salarial." dit Dogad Dogui.

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samedi 19 septembre 2009

L'Egyptien Farouk Hosni, candidat polémique à l'UNESCO

Farouk Hosni, candidat pour la direction de l'Unesco à Paris.

Les deux premiers tours ont consacré le statut de favori du ministre égyptien de la Culture, candidat controversé en raison de ses déclarations jugées anti-israéliennes, voire antisémites par plusieurs personnalités de la communauté juive.

En compétition avec huit autres candidats, il a obtenu vendredi soir 23 voix (une de plus que la veille) sur les 58 que compte le Conseil exécutif de l'organisation des Nations unies dédiée à la science, l'éducation et la culture, et dont le siège se trouve à Paris.

Les délégations égyptienne, autrichienne, béninoise, équatorienne, russe et bulgare avaient maintenu leurs candidats respectifs au deuxième tour.

Le candidat de nationalité algérienne mais présenté par le Cambodge, Mohammed Bedjaoui, ancien ministre des Affaires étrangères de son pays, était également en lice mais il n'a obtenu aucune voix.

Farouk Hosni, 71 ans, a devancé la commissaire européenne autrichienne Benita Ferrero-Waldner, arrivée en deuxième position avec neuf voix.

Viennent ensuite la candidate bulgare Irina Gueorguieva Bokova et l'Equatorienne Ivonne Juez, ex-aequo avec huit voix.

L'élection se déroule sur fond de polémique.

Proche du président Hosni Moubarak, soutenu par l'Union africaine et la Ligue arabe, Farouk Hosni serait, s'il était élu, la première personnalité arabe à diriger l'organisation.

Candidat d'un pays dont Amnesty International épingle chaque année les pratiques répressives, notamment en matière de liberté d'expression, Farouk Hosni avait déclaré en 2008 qu'il brûlerait lui-même les livres israéliens s'il en trouvait dans les bibliothèques égyptiennes.

Quand l’Unesco oublie ses idéaux

Malgré la noblesse de sa mission, l’agence a longtemps traîné une réputation de bureaucratie peu scrupuleuse. Aux yeux de ses nombreux détracteurs, l’Unesco représente une quintessence du «machin» pour reprendre la célèbre formule de De Gaulle brocardant l’ONU. Même si elle a rétabli une partie de sa crédibilité sous la houlette du secrétaire général sortant, le Japonais Koïchiro Matsuura, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture a longtemps été le symbole des absurdités bureaucratiques, du gâchis financier et des surenchères tiers-mondistes au sein du système onusien.

L’Unesco est une organisation convalescente après avoir été boycottée pendant dix-neuf ans par les Etats-Unis qui n’y sont revenus qu’en 2003 sous la présidence de George W. Bush.

La mission de l’Unesco est l’une des plus ambitieuses qui soit. «Les guerres prennent naissances dans l’esprit des hommes et c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix», proclame fièrement son acte fondateur après la Deuxième Guerre mondiale

«L’Unesco peut se définir comme l’organisation intellectuelle du système des Nations Unies», rappelait récemment Jean-Pierre Boyer, secrétaire général de la commission française pour l’Unesco. Mais au-delà de la préservation du patrimoine, ses missions restent dans la pratique assez floues même si elles se sont recentrées autour de quelques thèmes prioritaires, tels que les a définis l’ONU en 2000 dans ses objectifs pour le millénaire : éducation primaire, réduction de la pauvreté, développement durable.

Gabegie. «Pendant les dix ans de son mandat Koïchiro Matsuura a de fait abandonné le politique au profit du technique, notamment l’éducation et le patrimoine, sans véritable vision», regrette un fonctionnaire de l’organisation affirmant que «c’était le prix à payer pour le retour des Américains». Cela n’a pas empêché l’organisation d’approuver en 2005, malgré l’opposition des Etats-Unis, une convention sur la «promotion de la diversité des expressions culturelles» appuyée notamment par la France soulignant que les biens culturels «ne peuvent être réduits à leur seule valeur commerciale». Le plus souvent ces programmes sont lancés avec les aides financières spécifiques des Etats car le budget propre de l’Unesco sert avant tout à payer ses fonctionnaires.

L’Unesco revient de très loin. Le départ des Américains, en 1984, suivis par les Britanniques, avait tari un bon tiers des fonds à disposition de l’organisation. Le président américain Ronald Reagan pourfendait la politique du secrétaire général de l’époque le Sénégalais Amadou-Mahtar M’Bow et notamment sa tentative de lancer «un nouvel ordre mondial de l’information» destiné à lutter contre «une information à sens unique», celle des grandes agences et télévisions du Nord inondant le Sud.

Pour Washington et Londres, c’était une atteinte à la liberté de la presse. La gabegie financière fut encore accentuée pendant les douze ans du mandat de l’Espagnol Federico Mayor, qui voulait faire oublier son passé de sous-secrétaire d’Etat dans le dernier gouvernement de Franco par des surenchères tiers-mondistes.

Il embaucha à tours de bras, le plus souvent au piston comme le dénonça un rapport de l’époque montrant que «40 % des recrutements se font sans mise en concurrence».

L’élection à la tête de l’organisation de Koïchiro Matsuura permit de redresser la barre. D’entrée de jeu son objectif prioritaire fut de tenter de restaurer le prestige de l’organisation, notamment en assainissant ses finances, pour renouer avec Washington. Une vraie gageure d’autant que l’administration Bush était globalement hostile au multilatéral. «Je les ai convaincus que les raisons qui avaient motivé leur départ n’existaient plus», se félicitait dans ses interviews le diplomate nippon. Les Américains sont devenus depuis les premiers contributeurs. Le risque maintenant est celui de la rechute.

Qui est Farouk Hosni ?

Farouk Hosni, 71 ans, a été durant vingt-deux ans comme ministre de la culture de l'Egypte. Son CV est prestigieux: peintre, conseiller culturel à Paris, puis directeur de l’Académie égyptienne des arts à Rome, avant le maroquin ministériel en 1987, l’homme a le profil de l’emploi. D’autant que l’Egypte, côté culture, n’est pas la moindre des références. Splendeurs pharaoniques, coptes et islamiques : le pays abrite parmi les plus riches témoignages civilisationnels au monde.

Sans parler d’un patrimoine cinématographique, littéraire et musical unique dans le monde arabe, de Naguib Mahfouz à Oum Kalsoum en passant par Youssef Chahine. Et qu’importe que cette glorieuse énumération masque un état des lieux en réalité déplorable : pour l’Egypte, l’élection de Farouk Hosni était acquise, il y a un an.

Puis vint le scandale. Un «dérapage», plaide Farouk Hosni : l’an dernier, pris à parti par un député islamiste- le ministre cible régulière des Frères Musulmans - ,il rétorque :«Je brûlerais moi-même les livres israéliens s’il en trouvait dans des bibliothèques égyptiennes.» En Egypte, où la population n’assume toujours pas la paix avec Israël, le refus de toute normalisation culturelle avec l’Etat juif est unanime.

Les rares à braver le tabou, comme le dramaturge Ali Salem, sont des parias. Personne ne se scandalise qu’on interdise les films israéliens au Festival de cinéma du Caire, même s’ils prônent le rapprochement entre les peuples, comme Le Voyage de la Fanfare, en 2007. Ni que le ministère de la Culture invite Roger Garaudy à la Foire du livre du Caire, en 1998. Dans ce contexte, les propos populistes de Farouk Hosni ne choquent personne en Egypte. Dans la bouche d’un candidat à l’Unesco, ils ont de quoi glacer.

Lorsque la polémique éclate, Farouk Hosni se défend en rappelant qu’il a fait restaurer des synagogues, en annonçant de futures traductions de livres hébreux, en autorisant la venue au Caire du chef d’orchestre israélien Daniel Barenboïm.

La presse égyptienne, elle, y voit un complot israélien et accuse «des voix juives manipulées» de chercher à empêcher qu’«unArabe et musulman» puisse diriger l’Unesco. «L’ironie, c’est qu’il est plutôt moins antisémite que la majorité des Egyptiens, tempère un diplomate européen. Mais il est carriériste, au détriment de ses convictions personnelles.» D’où le périlleux exercice d’équilibriste dans lequel il s’est lancé, défendant son refus de la normalisation «en tant que ministre égyptien», tout en promettant de coopérer avec Israël comme avec n’importe quel autre Etat s’il était élu à l’Unesco.

«Dans une dictature, le rôle d’un ministre de la Culture n’est pas de protéger la culture, mais de l’étouffer. En ce sens, Farouk Hosni a fait des merveilles. C’est un virtuose de l’obéissance et de la flagornerie, qui a su domestiquer la culture et la mettre au service du pouvoir», l’assassine le penseur soudanais Abdelwahab al-Effendi dans le quotidien AlQods al-Arabi.

Les Egyptiens, eux, imputent la longévité de ce cacique du régime à son amitié avec la première dame, Suzanne Moubarak, qui apprécie cet Alexandrin polyglotte et raffiné. Il bénéficie du soutien constant du couple présidentiel, y compris lorsqu’il fut violemment attaqué après des propos sur le voile, qu’il qualifiait de rétrograde.

Mais, bien que progressiste en privé, Hosni n’a jamais pu ou voulu endiguer les conséquences de la réislamisation du pays. En vingt ans, la télévision s’est alignée sur des normes quasi-saoudiennes et la censure a prospéré. Loin d’être un laboratoire pour la liberté de pensée, le ministère de la Culture garde sous contrôle la création via un système de subventions qui étouffe les voix discordantes.

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jeudi 17 septembre 2009

Elections 2011: Faut-il y croire ?

Les Gabonais n'en reviennent pas, ils sont perplexes et en colère contre la déclaration d'Appolinaire Malu Malu qu'ils ont entendu. Certains se posent même la question s'il n'a pas contribué à ce qui est désormais qualifié du coup d'Etat électoral au Gabon ?

Libreville,Apollinaire Malumalu, chef de la mission d'observation de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) s'exprime sur le déroulement du scrutin présidentiel de dimanche au Gabon.

Rassemblés devant la Tour Total dans le quartier d'Affaires de la Défense pour dénoncer la françafrique, un Gabonais lance cette boutade à un compatriote congolais: Connaissez-vous Malu Malu ? Au Congolais de répondre, vous n'aviez qu'à nous poser la question avant qu'il ne vienne chez pour les élections !,

Devant la Tour Total« L’arme la plus puissante dans les mains des oppresseurs, est la mentalité des opprimés ! »

En effet, Malu Malu qui fait partie de la bourgeoisie compradore, de millionnaires du dimanche au Congo est président la Commission électorale indépendante (CEI). En tant qu'institution citoyenne d'appui à la démocratie, la CEI revenait à la société civile or Apollinaire Malu Malu avant le dialogue intercongolais de Sun-City travaillait au cabinet de Joseph Kabila à la présidence de la République. Le 19 juin 2003, Appolinaire Malu Malu en tant qu’expert au service présidentiel d’études stratégiques, a effectué des missions officielles pour le compte de la Présidence de la République et aux frais du trésor public.Comme le prouve cet ordre de mission, une sorte d'arlésienne dont tout le monde en parle mais personne n'a jamais vu. Voici la preuve, elle est là.

Comment a-t-il été propulsé président de la CEI ? Qui sont ses complices ? Pourquoi la CEI continue -t-elle à fonctionner en toute illégalité alors qu'elle a été mis en place pour la transition jusqu'aux élections de 2006 ? Malu Malu n'a jamais répondu à question que lui avait posé un compatriote de la diaspora congolaise aux Etats-Unis: Comment s'est fait -il que les fichiers et les empreintes digitales de 25 millions des Congolais enrôlés se retrouvent auprès des services de la troika: Etats-unis, France et la Belgique ?

Elections 2011: Faut-il y croire ?

Dans l'état actuel, la réponse est non.

Primo: Pas avec les mêmes acteurs encore moins les mêmes institutions. Pourquoi les deux institutions siamoises de la transition, la commission électorale indépendante (CEI) et la Haute Autorité des médias (HAM) continuent-elles à fonctionner alors qu'elles devraient être remplacées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le Conseil supérieur de l'audiovisuel et communication (CSAC) ?

Secundo: Les Tripatouilleurs, récompensés !!!

Modeste Mutinga, le pitbull qui a mordu la liberté presse et d'expression. Sans transition du président de la Haute Autorité des Médias (HAM), étouffoir des libertés s'est retrouvé projeté comme Rapporteur au Sénat pour le compte de l'AMP. Son Ier vice-président à la HAM, Esdras Kambale est la minstre de la culture et des Arts. Norbert Basengezi, qui fut le 2ème vice-président de la commission électorale indépendante (CEI) est actuellement Ministre de l'Agriculture, Pêche et Elevage. Olivier Kamitatu qui présida l'Assemblée nationale de transition. Assemblée des composantes et entités, Assemblée qui a voté la Constitution de Liège contre les jeeps-X-Trail et salaires pharaoniques. Olivier Kamitatu est ministre du Plan, celui a déclaré qu'il a besoin de 170 millions de £ pour le resencement dont 60% doit provenir de l'aide extérieur. Coluche aurait dit "les Enfoirés" nous ont bien eu avec tripatouillage électorale.

Kinshasa, le 27 juillet 2006. Modeste Mutinga, président de la HAM: "La HAM n’a ni bureau, ni documentation, la HAM est aujourd’hui dans la rue. C’est un SOS que nous lançons aux hommes de bonne volonté, à la MONUC, à toute la communauté internationale, au gouvernement congolais aussi..".

Dans un élan de violence, des jeunes ont incendié le siège de la Ham, brûlé deux véhicules qui se trouvaient dans l’enceinte avant d’emporter le moteur.Tout a presque été brûlé ou emporté. Hormis la paperasse qui couvre certains locaux et la cour. Portes, fenêtres, grilles et autres tubes arrachés et emportés.

Du mobilier au matériel informatique en passant par les appareils de climatisation, rien n’a résisté au tsunami. Les manifestants, mués en pillards, n’y sont pas allés de main morte. Les deux bus de marque Toyota, modèle Croaster, et un groupe électrogène ainsi qu’un grand et un moyen containers ont également subi la loi des vandales : ils ont été brûlés. L’Observatoire national des droits de l’homme (Ondh) a connu le même sort.

Par ailleurs, un poste de Police a été saccagé près du stade et plusieurs policiers ont été blessés par jets de pierres.

Selon les témoignages recueillis auprès des agents de la Haute autorité des médias, à l’arrivée de la marée humaine au niveau du siège de leur institution, des doigts ont été pointés en direction de celui-ci. Des voix se sont élevées pour dire que la Ham, n'est pas impartiale,ni neutre elle appartient au Parti du peuple pour la Reconstruction et le développement (PPRD)de Joseph Kabila.

Un analyste dont les propos ont été repris par «le Soft International» (édition en ligne datée du 28 juillet) est sans équivoque. «C’est d’abord un manque de légitimité professionnelle et une absence de consensus qui ont été visés» dans le pillage de la HAM. «La HAM travaillait trop en vase clos et le public, dans un climat de tout contestation, ne comprenait pas toujours ses décisions», ajoute-t-il.

Paris, 30 août 2009, l'ambassade du Gabon saccagé par la diaspora gabonaise qui dénoncent les fraudes électorales pour le compte d'Ali Bongo.

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mercredi 16 septembre 2009

Le journaliste lanceur de chaussures libéré

Le journaliste Irakien, Mountazer al-Zaïdi a réclamé hier des excuses du Premier ministre irakien Al-Maliki.

Mountazer Al-Zaïdi, l'Irakien devenu célèbre pour avoir lancé ses chaussures contre le président américain George W. Bush en décembre 2008, a été libéré, mardi 15 septembre, après neuf mois de prison. Sorti de prison après avoir vu sa peine de trois ans de prison réduite en appel, M. Al-Zaïdi a assuré qu'il avait été torturé pendant sa détention. Le journaliste irakien Mountazer al-Zaïdi au bout de sa peine. Con­damné en appel à un an de prison pour avoir lancé ses chaussures à la tête de l'ex-président américain George W. Bush, il a été libéré hier pour bonne conduite après neuf mois de détention. A sa sortie, Al-Zaïdi, considéré par beaucoup comme un héros dans le monde arabe, a accusé ses geôliers de graves tortures et de simulations de noyade.

« Au moment où le Premier ministre, Nouri al-Maliki, affirmait sur les chaînes de télévision qu'il ne dormirait pas tant qu'il ne serait pas rassuré sur mon sort [...], j'étais torturé de la pire des manières, avec des chocs électriques, frappé à coups de câbles électriques et de barres de fer », a déclaré le journaliste. Selon lui, ses geôliers ont simulé des noyades, une technique employée par la CIA américaine sur des suspects après les attentats du 11 Septembre. Il a réclamé des excuses du Premier ministre « pour avoir caché la vérité ».

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lundi 14 septembre 2009

A la croisée des regards sur le Congo: Pierre Yambuya Kibesi et Jean Kalama-Ilunga

"Lumumba Indépendance " Peinture de Tshibumba 1972.

Le discours de souveraineté du Congo et des Congolais du 30 juin 1960. Patrice Emery Lumumba parle à ses compatriotes congolais ainsi qu'au monde entier, sur les méfaits du colonialisme au Congo, les chaines sont brisées. Le peuple est content. Le roi Baudouin à l'arrière-plan a une attitude plutôt humble et un sourire forcé.

Pour le cinquantenaire de l'indépendance: Deux Congo se desssinent. Les souverainistes, les anti colonial vont célébrer le discours de Patrice Emery Lumumba comme acte fédérateur de la souveraineté du Congo et les pro-gouvernement AMP-PALU-UDEMO font fêter, eux le génie de Léopold II. Les anti-colonial préconisent de traduire le discours de Lumumba en 4 langues nationales et dialectes qu'ils vont distribuer aux populations congolaises le 30 juin 2010, jour de la célébration du cinquantenaire.

Faut-il croire aux élections en 2011 ? A quels conditions faut-il y aller ? La diaspora congolaise va-t-elle voter ? L'anti-constitutionnalité de la Commission électorale indépendante (CEI) et la Haute Autorité des Médias (HAM). A la croisée des regards, la rédaction à souhaité donner la parole à deux personnalités en même temps

Au pied levé, les deux premiers qui ont accepté de répondre à nos questions sans complaisance:

Pierre Yambuya Lotika Kibesi (a gauche) chantant l'hymne nationale le debout congolais au siège de le Direction Générale des Migrations (DGM)<à Kinshasa-Gombe

Mr. Pierre Yambuya Lotika Kibesi, initiateur de la DGM, il en est le Directeur Général honoraire. Ecrivain, il est l'auteur de tomes sur "le néolocoloniasme au Congo" (1. La révolution, le parcours, les hommes; 2. Ce que le monde doit savoir-Situation alarmante- Le vampire d’Etat; 3. Complot contre la souveraineté congolaise 1920-2007; 4. Pourquoi vouloir ressusciter les derniers jours du maréchal Mobutu ? ; 5. Mzée Kabila : Assassinat ou coup d’Etat; 6. Les victimes dans la guerre ; le pacte Havila)

Jean kalama-Ilunga, coordonnateur de l' l’Union de Congolais pour la Défense de la Patrie et du Peuple (UCDP). Conseiller culturel du défunt président de la République M'zee Laurent-Désiré Kabila.

1. Réveil-FM: Sans Léopold II, il n'y aurait pas le Congo aujourd'hui avec ses 2.345000 km2, 80 fois la Belgique, sa place au coeur de l'Afrique, ses ressources. Pourquoi certains compatriotes n'acceptent pas cette évidence ?

Jean Kalama-Ilunga : Certes, avant 1885 marquée par la Conférence de Berlin qui avait pour finalité de dépecer le continent africain selon les intérêts des puissants de cette époque, l’espace géographique dénommée aujourd’hui RDCongo n’existait pas dans sa configuration actuelle. Par contre, il ne faut pas oublier que cet espace géographique qui, après la conférence de Berlin allait être baptisé « Etat indépendant du Congo », puis, « Congo-Belge », ensuite RDCongo, Zaïre, enfin RDCongo, n’était pas inoccupé ! Des peuples organisés en Royaumes, chefferies, dotés des lois, des règlements, des coutumes et traditions, des spécificités qui définissaient pour chaque peuple son identité socio-culturelle, y vivaient en permanence, et en étaient propriétaires naturels.

Lorsque le roi des belges Léopold II avait remué ciel et terre pour faire de cet espace géographique sa propriété privée de manière arbitraire et en le baptisant « Etat indépendant du Congo », il est naïf de croire encore aujourd’hui que sa finalité était de créer un ’’Etat’’ pour les peuples spoliés et opprimés qui y résidaient voire un objectif humanitaire en faveur de nos ancêtres!

En tout état de cause, le souverain des belges Léopold II avait financé l’acquisition de ce vaste territoire pour ses intérêts personnels et absolument pas pour apporter le bien-être aux peuples autochtones propriétaires naturels de cet espace géographique du continent africain baptisé ’’ Etat indépendant du Congo’’ !

Là où le bât blesse, non seulement le roi des belges Léopold II n’avait ni négocié ni proposé des compensations en échange de cette acquisition, il avait tout simplement fait main basse arbitrairement sur ce territoire du continent africain sans tenir compte de l’existence des organisations socio- culturelles! Ces peuples n’étaient pour lui que des esclaves sur leur propre sol, des ’’bêtes de somme’’ mis sous le joug afin de servir d’outils de production de ses richesses!

Toute résistance était réprimée dans le sang ! A part la mort comme prix à payer pour toute revendication en faveur de la liberté, de la justice, sous Léopold II, nos ancêtres étaient mutilés pour n’avoir pas, par exemple, produit la quantité exigée de caoutchouc!

Il y avait eu un génocide au Congo de Léopold II!

Les congolais doivent retenir que leurs ancêtres oubliés de l’histoire tronquée de la période Léopoldienne avaient effectivement payé de leurs vie leur quête légitime de liberté ! Nos amis belges sont peut-être attachants et sympathiques, mais cette histoire doit être réécrite par les congolais afin d’être enseignée dans nos écoles pour rendre justice à nos ancêtres, victimes des exactions criminelles subies à cette époque !

Ou devons-nous tout simplement oublier et remercier aujourd’hui le bon roi des belges Léopold II dont l’oppression était le style de gouvernance! Que les congolais méditent encore sur ce sujet!

Pierre Yambuya Kibesi : Sans ne plus toujours se référer aux atrocités et autres méfaits des colonisateurs sur les colonisés, avouons que le colonialisme initié par le Roi Léopold II était très positif dans notre épanouissement et la modernité de notre pays. Des écoles, des hôpitaux, des quartiers modernes, des usines de production, des entreprises de construction, des centres de recherche agronomique et l’unité nationale étaient réalisées grâce à Léopold II et sa colonisation en brisant les frontières linguistiques dans ce qui était devenu un pays de 2.345.000 Km2.

L’intégration était facilitée par une langue de référence commune sur nos 350 langues tribales, donc le français était enseigné dans toutes les écoles. Ce qui était impossible hier, était devenu une réalité, car le peuple kongo quittait son cercle tribal pour aller s’installer plus loin à l’Est et ceux de l’Est s’installaient à l’ouest, jusqu’à construire des foyers avec les ressortissants qu’ils ne connaissaient pas hier, et malgré leurs divergences coutumières.

Grâce à la colonisation, notre pays avait valorisé son sous-sol en minerais et son sol en agriculture pour la consommation locale et l’exportation, donc le développement était entre les mains des coloniaux avec la main d’œuvre des colonisés sous une sévère administration belge.

Durant la colonisation la vie était acceptable, les soins médicaux étaient octroyés aux villageois vivant dans les coins les plus reculés des centres urbains, l’enseignement demeura gratuit, les colonisés mangeaient trois repas diversifiés par jour comme à l’époque précoloniale.

La valorisation coloniale de nos lacs et cours d’eau avait permis une pêche qui inondait de poissons frais tout le pays jusqu’à l’exportation. Le transport routier, lacustre, fluvial, de voie ferrée et aérienne était très développé. Les compatriotes qui n’acceptent pas cette évidence, sont des adeptes du mobutisme, cette doctrine destructrice de notre pays, le néocolonialisme et leurs gouvernants cambrioleurs du patrimoine national.

Une doctrine qui persiste comme le christianisme, le bouddhisme, l’islam et d’autres religions à travers le monde. A cette allure il y aura encore des mobutistes qui gouverneront notre pays pendant plusieurs siècles à venir, c’est pourquoi nous nous battons pour déraciner cette doctrine néocoloniale qui est pire de celle coloniale du Roi Léopold II et de la Belgique.

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dimanche 13 septembre 2009

Paris, "La Patte de Kigali" dans le procès Pierre Péan !

Pierre Péan, écrivain-journaliste indépendant. Il a a rappelé à l'audience que le MRAP et ses avocats lorsq'ils ont découvert qu'ils étaient instrumentalisés par IBUKA donc Kigali se sont retirés indignés.Photo Archives

Quinze ans après, le génocide des Tutsis du Rwanda demeure l'objet de violentes controverses entretenues par des blessures toujours à vif et des arrière-pensées politiques multiples. L'audience opposant l'écrivain Pierre Péan à SOS-racisme devant la cour d'appel de Paris, mercredi 9 et jeudi 10 septembre 2009, en a apporté un nouveau témoignage.

SOS-racisme poursuit M. Péan, et son éditeur Claude Durand, pour des passages de son livre Noires fureurs, Blancs menteurs (Fayard, 2005) qui relèvent selon l'association de la diffamation raciale et de l'incitation à la haine.

On peut lire dans cet ouvrage que "la culture du mensonge et de la dissimulation domine toutes les autres chez les Tutsis" et que "cette race" est "l'une des plus menteuses qui soit sous le soleil".

L'écrivain-journaliste reprend à son compte ces citations d'auteurs d'inspiration notamment coloniale à l'appui de la thèse centrale de son livre : les rebelles tutsis dirigés par Paul Kagamé (l'actuel président rwandais) ont déclenché le génocide de leur propre peuple en abattant l'avion du président hutu, Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, tout en faisant croire que leurs ennemis, les extrémistes hutus, en étaient les auteurs.

En arrivant à la même conclusion, le juge Jean-Louis Bruguière avait provoqué, fin 2006, la rupture des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda.

Pierre Péan, lui, suggère que cette "manipulation" procède de la "culture du mensonge" ancrée dans la tradition des Tutsis. En novembre 2008, le tribunal de grande instance de Paris a, contre l'avis du parquet, refusé de considérer les écrits de M. Péan comme diffamatoires ou incitant à la haine raciale.

Pour contester cette décision en appel, SOS-racisme et ses deux avocats, Léon Lef Forster et Bernard Maingain, ont cité plusieurs témoins : Christiane Taubira, député (PRG) de Guyane a qualifié les pages incriminées de "propagande reprenant des clichés utilisés par les génocidaires". Bouleversante, Esther Mujawayo, rescapée du génocide, a affirmé que "ces mots-là" avaient "tué toute (sa) famille". Et expliqué que pour un peuple persécuté, mentir n'est "pas un art, mais une question de survie". Reprenant l'analyse de l'association antiraciste, l'avocat général a requis une peine d'amende.

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jeudi 10 septembre 2009

"Etoiles de la Diversité", émission animée par Pierina Rauseo au Palais des Congrès à Paris Maillot !

Piérina Rauséo, productrice- présentatrice de l’émission « Afro Caraïbes Culture » et bientôt l'émission mute en véritable chaîne de télévision« Afro Caraïbes TV »

Mercredi 7 Octobre 2009 au Palais de Congrès Maillot, un évènement Inédit rassemblant les perles du riche trésor culturel que détient la Communauté Afro caribéenne. Des artistes, humoristes, des Troupes de danses Traditionnelles, stylistes et personnalités qui par leurs Arts, et activités qu’ils pratiquent tous les jours, œuvrent pour l’émancipation et la reconnaissance de l’étendu et de la qualité de la diversité, que compte la culture Afro caribéenne.

Sans oublier le fabuleux défilé « Mama Afro K » pendant lequel chaque Ambassade et chaque Office du tourisme caribéen présentera sa « Mama » avec le costume traditionnel de la Nation pour qui elle concourt, ainsi que tous les accessoires qui font la spécificité de sa culture.

La force de la diversité dans le coeur d'une Italienne

Piérina Rauséo, une femme qui s’est toujours battue pour que l’importance culturelle des Caraïbes, de l’Afrique et de sa diaspora soit respectée, et surtout connue du grand public.

Après plus de 30 ans d’activité dans les domaines des médias, de l’information, de la Communication, de l’évènementiel et du sport, elle a tout naturellement reçu le titre « d’Ambassadrice de Association des journalistes sportifs du Cameroun (AJCD) en Europe » en février 2009. Une récompense qui n’a entaché en rien sa « Niak» mais qui au contraire a exacerbé sa rage et sa volonté de se battre pour la cause Afro Caribéenne. Son amour des traditions et de la culture afro caribéenne est incontestable

En 1995 : « Cela fait déjà 3 ans que Piérina, Gérante d’un tour Opérator à Paris, effectue des séjours prolongés au Cameroun pour réaliser des missions. Mais rester quelques mois par an dans ce pays qu’elle aime tant ne lui suffit plus. » Elle s’installe donc à Yaoundé, et forte de son expérience dans l’événementiel et le tourisme, crée une nouvelle société. Elle y restera 5 ans durant lesquels elle est nommée à la Commission Marketing et relations publiques de la Fédération Camerounaise de Football.

C’est ainsi qu’elle décide de voir du continent, et de découvrir toujours et encore de nouvelles populations, de nouvelles cultures, et de nouvelles traditions.

Un amour particulier nait ainsi pour chaque pays qu’elle visite.

En 2000. Le temps passe, et les choses évoluent, mais Piérina, elle, ne change pas ! En 2000, Piérina réside au Sénégal. elle dirige une nouvelle société qui œuvre en faveur des richesses, et des trésors que compte l’Afrique de l’Ouest ». Elle y restera 4 ans. C'est en 2005, qu'elle a mis en place son émission "Afro Caraïbe culture", un magazine culturel de proximité et de diversité, bimensuel de 90 minutes, avec un enregistrement de quatre heures. L’émission est alors diffusée sur la free et le satellite Hotbird II. Elle acquiert, en à peine un an d’’existance, une notoriété à l’échelle internationale. C’est ainsi qu’elle devient l’émission Phare de la Chaine en 2005. La machine est lancée ! Il est donc temps de revenir à notre époque.

Pourquoi, une « Blanche » d’origine Italienne veut- elle absolument ouvrir une chaîne de télévision Afro Caribéenne ?

Il suffit de regarder ses filles! Elles sont aujourd’hui adultes… mais leurs cheveux, leur beauté, et le teint halée de leur peau trahissent leur métissage. « Oui c‘est bien ça ! » L’amour de Piérina pour la culture afro caribéenne, remonte à plus d’une génération.

Elodie, 27 ans et Christelle, 32 ans sont d’origine antillaise, avec une arrière grand-mère Sénégalaise. Et c’est ce message que Piérina cherche à délivrer : « Tout est beau dans la diversité, il suffit de s’y intéresser. » Elle fait d’ailleurs office de médiateur entre les journalistes d’origine africaine en France.

Découvrez le programme de cette émission exceptionnelle sur le site : www.etoilesdeladiversité.webself.net. Surtout n’oubliez pas de réserver vos places !

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dimanche 6 septembre 2009

Gabon-RDC: Voter, c'est juste jouer...surtout pas décider !

Ali Bongo, proclamé officiellement vainqueur de la présidentielle au Gabon, souhaite "absolument que le calme revienne" dans le pays où des violences post-électorales ont fait au moins deux morts à Port-Gentil.

Joseph Kabila, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) a adressé un message au peuple gabonais après les violences survenues à l’annonce des résultats de la présidentielle du 30 août 2009.

L'Union du Peuple Gabonaise de l'opposant Pierre Mamboundou, arrivé troisième (25,22%) à la présidentielle derrière l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame (25,88%) et Ali Bongo, a appelé vendredi 4 septembre 209, à "la résistance". "Face à l'oppression, l'UPG se prévaut de la déclaration universelle des droits de l'Homme qui, en pareille circonstance, légitime le recours à la résistance", a déclaré le porte-parole de l'Union du peuple gabonais (UPG), Thomas Ibinga. Blessé à la tête et à l'épaule, Pierre Mamboundou, président de l'UPG est introuvable depuis la dispersion, jeudi dernier, d'un sit-in devant la commission électorale à Libreville.

Au Congo-Kinshasa, lors des éléctions Louis Michel de 2006, un compatriote écrivait ceci: "Le peuple en a plus qu'assez de prolongations à répétition, de négociations sempiternellement stériles, de concertations politicaillones improductives et de manipulations maladroites de la part des gouvernants. Mais faut-il pour autant monter à l'échaffaud comme les moutons de Panurge allant vers leur funeste sort? Ne me demander pas d'accepter de continuer de fermer les yeux et de boucher mes oreilles devant ce qui se passe au Congo, car je suis congolais et en tant que tel, je ne peux accepter que soit galvaudé le future de ma patrie. Et le future du Congo est aussi mon future, comme il est le future de chaque congolais.

Mais j'aimerai bien avoir leur opinion à propos des "étrangers" qui vont participer aux élections "micheliennes":

Deux citoyens belges candidats députés au Congo-Kinshasa

Richard Ilunga, un citoyen Belge qui veut devenir député Congolais. Des 9.587 candidatures déclarées recevables par la Commission Electorale Indépendante (décision n° 010 CEI/BUR/06 du 17 avril 2006 ) pour les élections législatives prochaines en RDC, il ressort de nos enquêtes qu’au moins deux candidats sont de nationalité belge.Le candidat Richard Ilunga Ntumba né à Kinshasa le 7 septembre 1963 repris sur les listes électorales du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) dans la circonscription Kinshasa 2 au numéro 348 a acquis la nationalité Belge depuis le 03/02/2000.

Le candidat Mboyo Ilombe alias Pele Mongo né à Coquilhatville le 18 août 1957, repris sur les listes électorales du Mouvement de Libération du Congo (MLC) dans la circonscription Kinshasa 2 au numéro 170 a acquis la nationalité Belge depuis le 23/02/2002.

Par ces documents, il est évident que nos deux candidats violent les dispositions légales suivantes en vigueur en République Démocratique du Congo.

Article 10 de la Constitution promulguée le 18 février 2006 : « La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre… »

Article 102 de la Constitution promulguée le 18 février 2006 : « …Nul ne peut être candidat aux élections législatives s’il ne remplit les conditions ci-après :1. être Congolais ;… »

Article 120 de la loi électorale promulguée le 9 mars 2006: «…Nul ne peut être candidat aux élections législatives s’il ne remplit les conditions ci-après :1. être de nationalité congolaise ; … »

Internaute sans relâche, rédacteur du blog "Afrique Rédaction ", Roger Bongos à répondu gentillement à nos questions sur la situation Gabon-RDC en rapport avec les élections

1.Réveil-FM: Beaucoup de similitude entre le Gabon et la République Démocratique du Congo (RDC), le fils qui remplace le père. Le virage vers une succession dynastique n'est-elle préjudiciable à l'Afrique ?

Roger Bongos:Oui, effectivement ! Le père règne, le fils le succède dans toute logique africaine. Khadafi, prépare son fils, Paul Biya de même, Eyadema a torpillé le Togo. En réalité, La dynastie Africaine a beaux jours devant elle. C'est préjudiciable pour le développement économique de l'Afrique. Cette méthode mafieuse ne rassure pas les investisseurs et l'avènement de la grande démocratie africaine tant attendue. Une chose est cependant certain l'Afrique se meurt à petit feu. On scie la branche sur laquelle on est assis.

2.Réveil-FM:On croyait qu'avec la mort de Bongo, le baobab de la françafrique, celle-ci mourrait avec lui. Avec l'élection d'Ali Bongo à la place de son père, vivrons-nous une continuité de la françafrique ?

Roger Bongos: La situation qui prévaut actuellement au Gabon, démontre par une équation simple, que la France veut garder la main mise sur le Gabon et Le Congo Brazzaville. L’influence de la France au sein de l’union Européenne est telle que, celle-ci dicte ses orientions aux Européens. La françafrique n’est pas du tout morte, de La délégation importante française qui été venue aux obsèques de ce patron de l'Afrique centrale.

Deux Airbus A319 ont été affrétés pour l'occasion. Une quarantaine de conseillers "Afrique" officiels de Nicolas Sarkozy et de son prédécesseur Jacques Chirac mais aussi des conseillers officieux, comme Robert Bourgi, le fils spirituel de Jacques Foccart, considéré comme le monsieur "Françafrique" de Gaulle à Chirac en passant par Giscard avaient fait le déplacement. Parmi les nombreuses personnalités françaises se trouvaient également Loïk le Floch Prigent, ex-dirigeant d'Elf condamné dans l'affaire du même nom, Patrick Balkany, maire UMP de Levallois-Perret ou les anciens ministres Michel Roussin, Jean-Louis Debré, Jacques Godfrain.

Seul obstacle pour la Françafrique, la politique actuelle de Barak , qui torpillera les efforts de ces français.

3. Réveil-FM:Qu'est-ce le Gabon peut faire que la République Démocratique du Congo n'avait pas fait en 2006 ? Un gouvernement d'union nationale, la commission vérité réconciliation quoi encore ?

Roger Bongos: Pour apaiser la situation et satisfaire toutes les parties concernés, il est nécessaire pour éviter un début de rébellion (mal africain), il faudrait en quelque sorte, un gouvernement d’union nationale pour un meilleur partage du pouvoir. Pour ce qui concerne, l’option « vérité réconciliation », c’est encore prématuré. Les injustices, les divisons n’est sont pas criantes, le pays n’est pas encore déchiré contrairement à la République Démocratique du Congo. Les indicateurs sont aux rouges, l’horizon n’est pas clair, la catastrophe annoncée est aux portes du Gabon !

Le discours du nouveau président est un discours de mobilisation, certes oui, mais il faut absolument assainir et dissiper ce gros malentendu électoral qui est émaillé des grosses irrégularités A savoir : Des électeurs ont été grossièrement ajoutés sur les listes électorales. Selon le site du Bongo Doit Partir-BDP-Gabon nouveau, on a gonflé les listes dans des régions favorables à Ali et diminue considérablement dans les régions ou le vote lui est défavorable. On annonce plus 813000 inscrits et selon l'Union du peuple Gabonais (UPG) c'est en réalité un peu de 600.000 inscrits.

42 ans de Bongo a ramené une frustration dans l'appareil politique dans ce pays. Les bastions on été crées pendant le règne de Bongo, ce que nous voyons est la suite logique du mécontentement de gabonais. Aujourd'hui ce pays deviendra une poudrière comme fut le cas pour Brazzaville, mais qui sera vite arrêtée par l'armée française qui a une forte présence dans le pays. Mais nous partons vers une grande instabilité politique qui donnera des multiples tensions par déclinaison ethniques.

Les deux autres candidats malheureux sont très appréciés dans leurs fief respectifs, d'où la nécessité de mettre en place un gouvernement d'union nationale.. mais problème le réside sur la prise du pouvoir d'autres ethnies que celle qui a régné pendant tout ce temps à savoir le Téké (cousine germaine de celle en Rdc). Il faut absolument satisfaire d'autres. C'est à l'image de ce que Mobutu a fait avec le Ngwandi.

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vendredi 4 septembre 2009

Dr.Ambroise Manika, brillant, humaniste, citoyen du monde et patriote

Dr.Ambroise Manika, est médecin urgentiste au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Kremlin Bicêtre. C'est dans le cadre des échanges de médecins entre la France et le Canada que le Dr. Manika est au CHU Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne.

Le 15 juillet 2009, lorsqu'il m'a invité de rester un peu avec lui sur son lieu de travail, j'ai quitté les urgences adultes de l'hôpital Kremlin-Bicêtre avec un moral dans les chaussettes. En moins d'une heure, j'ai vu les accidentés graves, les brûlés, les handicapés de la vie, les prisonniers menottes aux mains amenés par les Gendarmes, des patients perfusés avec les crochets numérotés pour accrocher les perfusions dans les couloirs des urgences, les malades sur les brancards, sur les fauteuils roulants, les scopes ou appareils à électrocardiogramme branchés sur les patients... La total quoi pour un citoyen qui découvre, s'interroge dans son fort intérieur sur le milieu hospitalier. Cela contrastait avec la sérénité qu'affichait le Dr. Ambroise Manika sollicité de tout part.

Professeur à l'université de Montréal, le Dr. Ambroise Manika, a été durant plusieurs années président de la Fédération des Congolais de l'Etranger (FCE)-Canada. Il vient de quitter ses fonctions. C'est au cours du congrès du FCE, à Paris, au Fiap Jean Monnet dans le 14 ème arrondissement, du 28 au 29 novembre 2008, que nous avions découvert le Dr. Ambroise Manika. Il s'est fait le défenseur des sans-voix en RDC mais aussi de la diaspora mais tout au long du Congrès au Fiap jean Monnet à Paris

Arrivée en retard, Colette Tshomba, la vice ministre chargée des Congolais de l'étranger ne s'est exprimée que durant 5 minutes devant les Congolais de la diaspora

Jouant les charmes, elle invitait la diaspora à soutenir le gouvernement. La seule question qui l'avait embrouillée, déboussolée provenait du Dr. Manika:" Madame, qu'est-ce qu'est-ce que c'est, les congolais de l'étranger ? Un Congolo-canadien, qui est rentré dernièrement au Congo pour l'enterrement de sa mère dans le Kasaï a été expulsé manu-militari vers le canada. La raison est qu'il était possesseur d'un passeport canadien et que le kasaï est considéré par les autorités congolaises comme étant une zone minière. Il n'a jamais pu assisté à l'enterrement de sa mère. Croyez-vous tout en ayant un passeport canadien pour les membres de famille du compatriote expulsé, ce dernier est moins congolais ? Pourquoi demandez-vous que la diaspora soutienne le gouvernement si ce même gouvernement traite de la sorte ses propres enfants ?

"Coco" avait quittée la salle sans répondre à cette interpellation. Elle était parti en coup de vent prétextant qu'elle avait une autre réunion, ailleurs ! Tout au long du Congrès, le Dr. Ambroise Manika s' était fait le défenseur des sans-voix en République Démocratique du Congo mais aussi de la diaspora congolaise.

Comment parler de ce médecin, brillant, avec un carnet d'adresse bien fournit, mais dont les actions contrastent avec sa simplicité.

Nous a pu dialogué avec Serge Welo, le compatriote qui en 2006 avait perturbé la conférence de Paul Kagamé à l’hôtel Delta, à Montréal, le traitant celui-ci de « criminel des congolais». Pour certains Congolais de la diaspora "Le Canada avait commis un crime de lèse-humanité en invitant sur son sol, l’un des plus grands criminels de guerre encore en vie, pour prononcer un discours sur l’éducation et le développement en Afrique".

Serge Welo, le directeur de campagne de Dr. Oscar kashala de l'Union pour la Reconstruction de la République (UREC) pour les élections de 2011 au Congo, vient de séjourner en Belgique, France et Suisse.

Serge Welo, président de la Diaspora congolaise de Partout (DIASCOPA), avait troublé le début de cette soirée, organisée le 25 avril 2006 à l'hôtel Delta à Montréal, où se tenait une conférence à l'issue de laquelle un prix devrait être remis au président rwandais Paul Kagamé, en visite officielle au Canada. Il avait traité Paul Kagamé de "criminel" et crié "Vive le Congo"! Des gardes du corps du président rwandais et des agents de sécurité de l'hôtel l'avaient maîtrisé et acheminé dans le sous-sol de l'hôtel.

Sur une plainte du Procureur de la Couronne, il avait comparu le jeudi 05 octobre 2006, à la Cour municipale de Montréal. Défendu par Me Yvon Joseph, canadien d'origine haïtienne, le défendit en arguant que c'est une affaire à saveur politique. « Monsieur Welo, étant membre d'une organisation défendant les droits humains et Congolais d'origine, n'a pas pu se contenir pendant que l'on décernait une médaille d'honneur à un personnage que d'aucuns qualifient de controversé, en l'occurrence l'actuel président rwandais Paul Kagamé ». Suite à cette défense, le compatriote Welo a été acquitté.

1.Réveil-FM: Vous êtes résident au Canada, connaissez-vous le Dr. Ambroise Manika ?

Serge Welo: C'est un Monsieur extraordinaire le Dr. Manika. J'ai un très bon souvenir de lui. Il m'a coaché ici dans le monde associatif. Le DR. Ambroise Manika est l'un des leaders et bâtisseur de la communauté congolaise du Canada. Le 26 novembre 2005, c'est lui qui m'avait amené au Parlement canadien.

Il fut mon parrain pour me faire accepter comme administrateur du Congrès des Congolais du Canada. J'ai toujours recouru à ses conseils dans tout ce que je fais que ça soit dans mes choix politiques ou dans mon engagement associatif. Il est un bon mentor.

2.Réveil-FM: Puisque vous avez été acquitté par la justice canadienne pour avoir défié le président rwandais Paul Kagamé. Accepteriez-vous de revenir à cette épisode, on dit que vous aviez été abandonné à vous même par la communauté congolaise, mais le Dr. Manika est venu à votre secours, est-ce vrai ?

Serge Welo: C'est vrai qu'il était le seul Congolais à venir sur place et il était sur place pour parler aux policiers canadiens pour les convaincre de ma libération pendant que les autres Congolais avaient pris la poudre d'escampette.

Lorsque nous avons eu l'information que le Président Paul Kagamé était invité au Canada pour recevoir une médaille d'honneur par l Université de Sherbrooke, le 24 avril 2006, mais aussi pour participer à une conférence sur l éducation en Afrique le 25 avril 2006 à l'hôtel Delta Centre-ville de Montréal, conférence sponsorisé par certaines compagnies canadiennes opérant au Congo telle que Barrick Gold et autres. Les organisations congolaises de Montréal se sont organisé en une plate-forme dénommée "AGIR ENSEMBLE POUR LA PAIX AU CONGO" afin de barrer la route à Kagamé. Nous avions adressé une lettre ouverte au Gouvernement conservateur du Premier ministre Stephen Harper pour protester contre la venue du sanguinaire Paul Kagamé au Canada.

Et c'est alors que nous avions eu l'idée d'infiltrer les deux conférences. Dans la cellule de stratégie, il fallait 9 personnes pour infiltrer la salle, mais je me suis retrouvé tout seul dans une salle remplie de plus de 300 rwandais partisans de kagamé, des diplomates africains, des chefs d'entreprises multinationales canadiennes et américaines etc...Après mon acte qui m'a valu une interpellation donc une arrestation. Quelqu'un a pu informer le Dr. Manika qui était le président de la Fédération des Congolais de l'Etranger au Canada.

Il était à son travail, qu'il a quitté pour rejoindre rapidement dans la salle du sous-sol de l'hôtel Delta où je me trouvait menotter. Il faut dire qu'il fallait braver plusieurs ceintures de sécurité pour arriver là où j'étais. (Seul Serge Welo et Réveil-FM savent ce qu'avait fait le Dr. Manika pour convaincre la cohorte des policiers de la couronne surtout leur commandant de laisser rentrer Serge Welo chez lui, avec promesse qu'il ne se manifesterait plus jusqu'au départ de kagamé du territoire canadien). Après ma libération sur promesse de comparution, c'est le Dr.Ambroise Manika qui me ramena chez moi dans sa voiture.

Il était aussi-là, le jour du verdict au tribunal, c'est d'ailleurs qui négociait avec mon avocat. je ne l'oublierai jamais.

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Ali Bongo sera-t-il le président des cadavres et des pierres tombales au Gabon ?

Paris, jeudi 3 septembre 2009, devant l'ambassade du Gabon: «On ne peut plus accepter ça». Les opposants au nouveau président gabonais Ali Bongo, rassemblés devant leur ambassade à Paris, bouclée par les forces de l'ordre, dénoncent un «coup d'Etat».

A Libreville, Ali Ondimba Bongo a pris un ton grave pour assurer être "le président de tous les Gabonais".

A 5450 kilomètres de là, Ali Bongo est bien proclamé le nouveau président du Gabon, et les bérets rouges dispersent la foule. A Paris, devant l'ambassade du Gabon, au téléphone, une Gabonaise cherche à remonter le moral d'un membre de sa famille, à Libreville: «Ne restez pas chez vous, sortez dans les rues!». «Qu'ils vous tuent, s'ils doivent vous tuer, continue-t-elle. Quoi qu'il arrive, Ali Bongo sera le président des cadavres et des pierres tombales».

En même temps 41,7% ce n'est pas du tout un score à la soviétique ni encore de l'ère de parti unique, parti-Etat. Il y a probablement eu des fraudes, mais c'est surtout le système majoritaire à un tour qui est en cause ! 59% des gabonais n'ont pas voté pour lui ! Tant que cette loi électorale sera en place, il est évident que fraude ou pas, les Bongo seront présidents au Gabon !

Pendant la campagne, l'homme qu'on disait timide, voire taciturne en public, s'est métamorphosé. Sans doute le fruit du coaching d'une importante équipe de conseillers. "On lui reprochait d'être dans sa bulle, il semble en être sorti", affirme un haut fonctionnaire. Les Gabonais ont découvert un Ali Bongo décontracté et drôle, tranchant avec l'homme peu loquace des années précédentes, d'où son nom de campagne, "Ali'9" - en référence à la fois au scrutin de 2009 et à l'homme "neuf".

Sous la fine pluie parisienne, la colère des Gabonais est double: non seulement ils refusent catégoriquement l'élection d'Ali Bongo, qui selon eux a «volé ces élections», mais ils voient se dresser devant eux une barrière de CRS, qui bloque l'accès à l'ambassade, fermée.

La rangée de fonctionnaires de police est vécue comme le symbole de la complicité de l'Etat français. «On ne peut même pas rentrer sur notre territoire», s'emporte Michael, exaspéré. Plus tôt dans la journée, l'étudiant avait profité de la faible présence policière du moment pour tenter de pénétrer dans le bâtiment, bravant les grilles dressées devant l'ambassade. Il avait été rattrappé illico, provoquant l'arrivée de renforts policiers conséquents. «Ce qui se passe chez vous, ça reste chez vous», explique calmement un responsable de la police aux manifestants.

Une succession de dynasties en Afrique

Les Kabila, les Gnassingbé, et aujourd'hui les Bongo ? Après le multipartisme, le continent s’en remet à la filiation.

C’est avec la République démocratique du Congo (ex-Zaïre), que l’Afrique subsaharienne a expérimenté sa première succession dynastique. En 2001, le tombeur du Maréchal Mobutu, M'zée Laurent-Désiré Kabila, est assassiné. Aussitôt, son fils Joseph, illustre inconnu, assure l’intérim. Une promotion validée par les urnes que bien plus tard, en 2006, avec la bénédiction de Louis Michel et la communauté internationale.

En 2005, le fils d’Eyadéma, Faure Gnassingbé, a été propulsé dans le sang à la tête du Togo par son clan, désireux de préserver ses avantages acquis. Nommé à la Défense par son père en 1999, Ali Bongo a eu le temps de se préparer à prendre les rênes. «la longévité de son père, synonyme de stabilité, a créé un sentiment national fort, une vraie fierté d’être gabonais». Paradoxalement, cette fierté pourrait se retourner contre son fils, les Gabonais refusant une dérive monarchique dans leur pays.

Dans d’autres pays, comme en Libye ou au Sénégal, les dirigeants actuels ont mis sur orbite leurs rejetons. A Tripoli, Seif el-Islam (37 ans) et Saadi (36 ans) tiennent la corde. A Dakar, malgré un échec retentissant lors des dernières municipales, Karim Wade s’est vu confier un superministère par son père de président.

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jeudi 3 septembre 2009

Ali Ondimba, le nouveau Bongo du Gabon ?

Ali Bongo, président du Gabon ? Après des heures de débats houleux, la commission électorale gabonaise aurait déclaré, jeudi 3 septembre, qu'"Ali Bongo, le fils de l'ancien président Omar Bongo, sera le prochain président du Gabon", affirme Europe 1.

Mercredi 2 septembre 2009 à Libreville, les forces de l'ordre déployée

Lundi 31 aout 2009, Pierre Mamboundou, opposant de toujours à Omar Bongo; Ali Bongo; le fils du défunt chef d'Etat, et andré Mba Obame, un ancien ministre de l'Intérieur, ont proclamé leur victoire alors que les résultats ne devraient être publiés que mercredi 2 septembre 2009.

De la bouillabaisse électorale à Paris

Contrairement à la République Démocratique du Congo où les élections Louis Michel de 2006 avaient exclu les Congolais de la diaspora au vote, les Gabonais de France pour voter ont eu droit à 5 centres électoraux : Paris (avec quelques bureaux de vote), Lille, Bordeaux, Lyon et Marseille.

De la Bouillabaisse électorale à Paris

Hier mercredi 02 septembre 2009, la diaspora gabonaise qui a envahi l'Ambassade et consulat du Gabon au 26 bis, avenue Raphaël, dans le 16 ème arrondissement de Paris voulait voir claire dans le dépouillement. Il semblerait que dans toute l'Europe et le reste du monde, c'est le candidat André Mba Obame qui serait arrivé en tête, suivi de Pierre Mamboundou et Ali Bongo serait en troisième position. La diaspora Gabonaise parle de fraudes massives au niveau de l'Ambassade.

D'après nos fins limiers, l'Ambassadrice du Gabon à Paris aurait été molesté. On aurait trouvé dans son sac à main 143 cartes d'électeurs suspects.

L'argent aurait circulé, le questeur aurait été soudroyé pour ne pas contrôler les cartes d'identités. Un procès verbal de tous ces manquements a été rédigé par les membres de la commission électorale à l'Ambassade.

C'est encore officieux, Ali Bongo serait le successeur de son défunt père. Il avoisinerait 40%, Pierre Mamboundou 26 % et André Mba Omba 15%. C'est ce pourcentage pour chaque candidat qui circule actuellement à Paris, non confirmé par Libreville. Personne n'est à mesure de confirmer ces résultants tant que la muette CENAP n'a pas encore parlé.

Les Africains en général et les gabonais en particulier attendent que la Commission électorale autonome et permanente (CENAP) annonce enfin les résultats officiels du scrutin présidentiel de dimanche. Il paraitrait que ce serait le ministre de l'Intérieur, par ailleurs ministre de la Défense par intérim, Jean-François Ndongou, qui devrait en faire l'annonce.

L'abbé Malu Malu, le président de la Commission électorale indépendante (CEI) de la République Démocratique du Congo, qui séjourne à Libreville comme observateur des élections gabonaises, pour annoncer les résultats des élections Louis Michel 2006 au Congo s'était paré d'un gillet pare-balles, et s'était hissé sur un char de la Monuc pour se rendre à la Radio télévision Nationale Congolaise (RTNC) dans la commune de Lingwala.

Pas facile pour une commission électorale en Afrique d'annoncer les résultats d'un scrutin présidentiel. Qu'est-ce qui se passe au sein de la CENAP à Libreville ? Une "incompréhension" entre membres de la commission électorale gabonaise retarde l'annonce des résultats de la présidentielle, expliquait dans la matinée, René Aboghé Ella, le président de cette commission. Il y a "une certaine difficulté à s'accorder sur la procédure de validation des résultats" entre les membres de la CENAP, a indiqué René Aboghé Ella à la télévision publique RTG1.

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mercredi 2 septembre 2009

« TINTIN AU CONGO » jugé raciste

Un compatriote vivant en Belgique s'apprête à porter plainte en France pour dénoncer le caractère "raciste" de l'album controversé "Tintin au Congo", dont il souhaite qu'il soit retiré de la vente.

Faut-il interdire Tintin au Congo ? «Dans les prochains jours, nous allons lancer une action judiciaire en France, avec mon confrère Me Gilbert Collard, afin d'obtenir le retrait de l'album», déclare l'avocat belge, Me Jean-Claude Ndjakanyi,

Bienvenu Mbutu Mondondo, 41 ans, le compatriote qui avait déjà déposé plainte en Belgique en 2007 en vertu de la loi belge de 1981 réprimant le racisme,« Il n'est pas admissible que Tintin puisse crier sur des villageois qui sont forcés de travailler à la construction d'une voie de chemin de fer ou que son chien Milou les traite de paresseux », avait expliqué M. Mbutu Mondondo lors du dépôt de sa plainte en Belgique. Le compatriote entend déposer une plainte pour faire interdire « Tintin au Congo » en France. Au motif qu' il juge l'album dégradant pour l'homme noir.

Bienvenu Mbutu Mondondo avait il y a deux ans exigé l'interdiction de l'ouvrage d'Hergé, publié en 1930-31 alors que la Belgique colonisait la République démocratique du Congo (RDC) et qui est encore vendu à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires chaque année.

Mais après deux ans, l'enquête confiée à un juge d'instruction bruxellois est au point mort, a expliqué l'un des avocats du plaignant, Jean-Claude Ndjakanyi. Bienvenu Mbutu Mondondo a donc décidé de se tourner vers la justice française et a « demandé à Me Gilbert Collard et à moi-même d'examiner les voies légales pour introduire une plainte en France dans les tous prochains jours », a ajouté Me Ndjakanyi.

Pour ceux qui connaissent le très médiatique Maitre Gilbert Collard, ils doivent savoir qu'il est un électron libre, défenseur des petites causes et des grandes. Maître Gilbert Collard est de tous les fronts judiciaires. Critique à l’égard du système judiciaire, "l’étoile du bar­reau", mène ses combats au-delà des prétoires. De l’héri­tage de Raymond Devos à la veuve du Carpentras jusqu’à la mairie de Vichy, “ l’avocat thodique ” crève l’écran.

En 2007, la commission britannique pour l'égalité des races (British Commission on Racial Equality) juge la bande dessinée raciste et demande qu'elle soir retirée de la vente. La même année, un étudiant congolais de l'Université Libre de Bruxelles (ULB) porte plainte contre l'ouvrage.

La Bibliothèque publique de Brooklyn, à New York, décide alors de retirer l'exemplaire de ses rayons, mais de laisser la possibilité au public de consulter la bande dessinée sur rendez-vous. La chaîne de librairies Borders annonce une mesure similaire, en déplaçant l'ouvrage dans les secteurs de lecture pour adultes. « La réponse doit être plus d'expression »

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mardi 1 septembre 2009

Discours controversé de Joseph Kabila au Sénat belge, 10 février 2004

Kinshasa 2006, une compatriote avec son portable. Photo Archives-AFP

A l'heure où les autorités de République démocratique du Congo prépare en grande pompe la commémoration du cinquantenaire de l'indépendance (30 juin 1960-2010), l'an 2010 est aussi l'année charnière pour les élections de 2011. Tout est politique, rien n'est fait au hasard.

Une invitation a déjà été envoyé au Roi Albert II, le roi des belges pour participer aux festivités, Esdras kambala, le ministre de la Culture et des Arts est à la recherche de financement auprès des ambassades du royaume de la Belgique et du Royaume -Uni pour réhabiliter les statues de Léopold II (arrière grand oncle d'Albert II), Albert Ier et Stanley à kinshasa, le Commissariat Général du Cinquantenaire (CGC) dirigé par le général Denis Kalume Numbi, qui est cité dans le rapport des Nations -Unies de 2002 , ancien ministre de l'Intérieur devenu célèbre avec le massacre de Bundu Dia kongo; secondé par un coordonnateur du comité scientifique, l'historien Isidore Ndaywel-è-Nziem, et un coordonnateur adjoint, l'ambassadeur Jean-Pierre Mutamba Tshampanga, le CGC organise un concours de création d'un logo pour la commémoration du cinquantenaire du 1er au 15 septembre 2009.

La rédaction de Réveil-FM a choisi de revenir 5 ans en arrière, avec le discours qu'avait prononcé Joseph kabila devant le Sénat, le 10 février 2004.

Ce discours avait à l'époque enchanté le président du Sénat belge, Armand De Decker, qui l'avait qualifié "d'événement qui comptera dans l'histoire de la Belgique"

Devant le Sénat belge, Joseph Kabila a prononcé la phrase controversée qui avait soulevé une tôlée dans les milieux congolais était:"L'histoire de la République démocratique du Congo, c'est aussi celle des Belges, missionnaires, fonctionnaires et entrepreneurs qui crurent au rêve du Roi Léopold II de bâtir, au centre de l'Afrique, un Etat. Nous voulons rendre hommage à la mémoire de tous ces pionniers."

"Le Soft" de Kin-Kiey Mulumba qui n'était pas un journal Ampien-joséphiste avait titré de façon provocatrice : "Lumumba : Joseph Kabila sait-il ce qu’il dit ? La triple mort de Laurent Désiré Kabila !".

Le Dr Kabamba du "Front Patriotique" avait qualifié le discours de Joseph Kabila de «véritable honte nationale» et de «faute politique grave». «Lumumba est un héritage commun. Il n’appartient pas au Congo. Il est africain, mondial. Les propos de Kabila risquent de fragiliser la pensée politique» de Lumumba.

5 après, quelle réflexion, quelle lecture par rapport à ce discours pour les Congolais d'aujourd'hui ? 2010 ne va-t-il pas présager ce qui se trame pour 2011 ? Quelle garantie avons-nous que les élections de 2011 ne seront pas clonées à celle de 2006 de Louis Michel ? Depuis ce discours controversé qu'est-ce qui a changé en République démocratique du Congo ?

Discours prononcé par S.E.M. Joseph KABILA, Président de la République Démocratique du Congo

Monsieur le Président du Sénat,

Honorables Sénateurs,

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi d’abord de remercier Monsieur Armand De Decker, Président du Sénat, pour nous avoir invité à évoquer, brièvement, devant vous, la situation de la République Démocratique du Congo.

C’est pour nous un insigne honneur de nous adresser à votre auguste Assemblée. En effet, pour la première fois dans l’histoire du Royaume de Belgique, le Sénat a daigné accorder, à un Chef d’Etat congolais, un moment d’écoute. Ce privilège exceptionnel est à la mesure de l’amitié et de la considération que la Belgique attache à mon pays. Je ne peux donc pas prendre la parole sans vous exprimer, solennellement, les remerciements du Peuple congolais et de son Gouvernement pour ce geste touchant. L’histoire de la République Démocratique du Congo, c’est aussi celle des Belges, Missionnaires, Fonctionnaires et Entrepreneurs qui crurent au rêve du Roi Léopold II de bâtir, au centre de l’Afrique, un Etat. Nous voulons, à cet instant précis, rendre hommage à la mémoire de tous ces pionniers.

Honorables Sénateurs,

A chaque génération le devoir d’assumer ses erreurs. Le passé, même s’il peut, en quelque sorte, influer sur l’avenir, il ne le détermine cependant pas. Il appartient aux femmes et aux hommes d’aujourd’hui de poser des gestes qui démontrent qu’il suffit d’un rien pour que les portes s’ouvrent, les plaies se cicatrisent, l’humanité avance d’un pas décisif et l’histoire enregistre une page mémorable. Je ne voudrais ni évoquer l’époque d’avant l’indépendance, ni les circonstances de l’indépendance, encore moins la longue dictature qui aura été une nuit sombre pour mon pays; j’aimerais plutôt parler de l’avenir, de mon engagement personnel et celui du Gouvernement de transition à préserver la paix, l’unité nationale et l’intégrité du territoire, pour que s’organisent, dans le délai imparti par la Constitution, les élections libres et démocratiques.

Mais, comment ne pas rappeler que, affaiblie par une guerre d’agression inutilement dévastatrice, la République Démocratique du Congo avait besoin d’une paix durable pour relancer son économie et préserver les nombreuses vies humaines. Au moment où les hautes charges de l’Etat nous furent confiées, nous prîmes l’engagement de rétablir la paix, par la relance du Dialogue national, de normaliser la vie politique, de rétablir l’autorité de l’Etat et de libéraliser l’économie du pays.

C’est ainsi qu’au terme de longues négociations, destinées à réaliser les objectifs ci-haut cités, toutes les parties en conflit se mirent d’accord, sur insistance de la population congolaise et de la Communauté Internationale, en vue de constituer un gouvernement atypique, comprenant un Président de la République, quatre Vice-Présidents, 61 Ministres et Vice-Ministres, 500 Députés et 120 Sénateurs. Nombreux étaient ceux qui n’accordaient aucune chance à cet attelage, pariant ainsi sur la mort certaine de la République Démocratique du Congo en tant qu’Etat. Heureusement pour nous, la longue et dure épreuve que venait de connaître la nation a permis de cimenter le sentiment national en privilégiant les valeurs unificatrices, par la mise en place d’un Gouvernement de Transition.

Période éphémère, la transition a pour objectifs principaux: la réunification, la pacification, la reconstruction du pays, la restauration de l’intégrité territoriale, le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, sans omettre la réconciliation nationale, la formation d’une armée nationale restructurée et intégrée, l’organisation des élections libres et transparentes et la mise en place des structures devant aboutir à un nouvel ordre politique.

Le grand défi qui reste à relever est celui de réaliser, dans le délai imparti, tous ces objectifs et, en même temps, remettre le Peuple au travail, car même si l’apport extérieur est nécessaire, le Peuple congolais sait qu’il doit s’investir profondément dans le travail pour changer sa condition actuelle. Dans cette perspective, nous avons donc besoin du soutien de tous les amis du Congo dont la Belgique pour que les efforts de démocratisation soient accompagnés d’une amélioration sensible sur le plan social et économique, car le Peuple n’attendra pas l’organisation des élections pour aspirer au bonheur.

Honorables Sénateurs,

Depuis 2001, nous avons entrepris l’assainissement du cadre macro-économique par des mesures courageuses qui nous ont permis de renouer avec les institutions financières internationales. Mais, tant que les promesses faites par les bailleurs ne connaîtront pas un début de concrétisation, il sera difficile d’expliquer, à la population, le sens des sacrifices consentis. Aussi, l’appui institutionnel nous paraît-il nécessaire pour l’établissement d’un Etat de droit.

De même, les réformes économiques amorcées depuis 2001 dont, notamment, la promulgation du nouveau Code des Investissements qui accorde une sécurité juridique plus accrue aux investisseurs ainsi qu’à leurs investissements, le Code Minier, le Code Forestier et les Tribunaux de Commerce, sont là les instruments qui traduisent, sans équivoque, notre option d’une économie libérale à visage humain. Comme la confiance est revenue, les entrepreneurs ont besoin d’un signal fort de la classe politique afin de prendre des risques en étant sûr qu’ils font un bon choix. Le moment est venu de les rassurer afin qu’ils sachent l’importance que le Congo attache à la propriété privée et à toutes les mesures prises pour assainir l’environnement économique.

D’autre part, on ne saurait véritablement instaurer un Etat de droit sans restaurer au préalable une justice indépendante qui intensifierait la lutte contre la corruption, la fraude fiscale, le clientélisme et toute forme d’impunité. La justice indépendante règlera également la plupart des litiges nés de la guerre et favorisera la réconciliation nationale, en jugeant les auteurs des crimes de guerre, des crimes de génocide et des crimes contre l’humanité pour que le Congo ne soit pas une terre d’impunité.

Evidemment, il importe de parvenir à la réconciliation afin que le passé ne constitue un handicap pour l’avenir, mais, s’il faut tout pardonner, le sentiment d’injustice peut compromettre l’unité nationale que nous devons sauvegarder à tout prix. C’est pourquoi la justice doit jouer pleinement son rôle.

Honorable Sénateurs,

Le rétablissement de la paix en République Démocratique du Congo passe aussi par la normalisation des relations avec les pays voisins. C’est pourquoi, la Conférence Internationale sur la paix, la sécurité et le développement des pays de la région des Grands Lacs et d’Afrique centrale augure des jours meilleurs pour les peuples et les Etats concernés.

Les attentes des Congolais, s’agissant de cette conférence, sont connues. Il importe en premier lieu de rechercher les raisons profondes du mal afin que les uns et les autres reconnaissent leur tort et réparent les préjudices causés. En second lieu, il est question de rétablir la sécurité réciproque par le respect du principe de l’intangibilité des frontières. De la sorte, les relations de bon voisinage, basées sur le respect mutuel et la dignité, ouvriront une ère nouvelle de paix et de concorde dans la Sous-Région. C’est à mon sens, l’unique manière de regarder autrement le passé pour bâtir, ensemble, une nouvelle Afrique Centrale capable d’offrir l’accès aux soins de santé à la population, l’éducation et le travail à la jeunesse et la sécurité à tous.

Monsieur le Président,

Honorables Sénateurs,

J’ai décrit, brièvement, la situation de la République Démocratique du Congo ainsi que les perspectives d’avenir. Je serai incomplet si je ne mentionne pas, dans le registre des défis à relever, outre les infrastructures de base qui conditionnent la reconstruction du pays, également toutes les opérations préalables aux élections: le recensement, l’identification des nationaux, l’émission de la carte d’identité et l’enregistrement des électeurs.

Pour soutenir cet effort, l’appui technique et financier de la Communauté internationale pourrait permettre de rattraper le retard enregistré eu égard aux échéances à venir. J’ai insisté sur le rétablissement de l’autorité de l’Etat en vue de mieux sécuriser les personnes et leurs biens. C’est une opération de longue haleine qui est conditionnée par l’accélération de la mise en place d’une armée nationale restructurée et intégrée. L’Etat congolais veillera, de manière particulière, à la condition sociale de toutes les forces de l’ordre.

Dans le même ordre d’idées, le Gouvernement de transition adresse ses remerciements à la Belgique pour l’assistance apportée dans la formation de la Brigade qui devra sécuriser l’Ituri. J’ai parlé des efforts entrepris, pour assainir l’environnement économique par des lois incitatives en vue de rendre le pays compétitif et poser les bases d’un décollage économique. J’ai défini les contours de nouvelles relations à bâtir dans la Sous-Région des Grands Lacs, afin que l’intégration économique procure la paix et le bonheur à la population.

Je me suis étendu sur les rapports d’un type nouveau entre Belges et Congolais, pour que les humeurs des gouvernants ne servent plus de trame, mais plutôt l’intérêt de deux peuples. C’est ce que j’appelle le partenariat positif. J’ai exprimé les attentes du peuple congolais afin que le processus de démocratisation que nous avons entrepris aboutisse de manière heureuse. J’ai apprécié le concours apporté par la Communauté Internationale, et particulièrement la Belgique, pour que la République Démocratique du Congo retrouve la paix et l’intégrité territoriale.

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