"Le clan Bongo a pillé le pays, aujourd’hui sinistré. La misère est partout. Et le fait qu’Ali Bongo s’accroche à tout prix à la victoire n’augure pas de lendemains meilleurs. Ça va être une dictature. Les communications Internet et les SMS ont été coupés. Ça donne une image de l’homme. Il compte s’imposer par la force armée. Mais je ne sais même pas si l’armée pourra calmer la situation" déclare un gabonais de la diaspora.

Plusieurs journalistes de médias gabonais et internationaux couvrant l'élection présidentielle du 30 août 2009 et ses suites au Gabon ont été "malmenés", a protesté jeudi 3 septembre 2009,l'organisation Reporters sans frontières (RSF). "Tard mercredi soir, un journaliste de la radio internationale Africa N°1 a été molesté alors qu'il couvrait le même rassemblement. Depuis mardi soir, un journaliste de l'AFP a reçu des dizaines de menaces de mort par téléphone provenant d'individus non identifiés. Malmenés depuis le jour du scrutin, certains journalistes ont été menacés, d'autres tabassés, et des chaînes de télévision ont vu leur signal interrompu", malgré "d'apparentes bonnes conditions de travail le jour du vote", dénonce RSF.