4.Réveil-FM: Qu'est-ce qui risque de se passer en 2011 en RDC ? Sans recensement de la population,avec la même Commission électorale Indépendante (CEI) qui n'a jamais muté en Commission électorale nationale indépendante (CENI), les élections de 2011 ne seront-elles pas les clones de 2006 avec les mêmes acteurs ?

Roger Bongos: Le problème de recensement de la population date de 2006. Lors du denier recensement 25 354 000 personnes étaient soit disant enrôlées, ce qui donnait 1/3 de la population à la satisfaction de la CEI. Avec des cartes d’électeurs qu’on trouvaient au Rwanda et au Congo Brazzaville, qui au demeurant a permis aux 10 000 Ruandais de venir voter à Kinshasa via le Congo Brazzaville, Information émanait du Beach sur le flux anormal lors de cette élection. Je tiens à vous préciser que j’étais dans les secrets des dieux.

La CENI devrait en réalité se servir de l’expérience passée pour peaufiner son travail, Hélas, nous allons vers des grandes irrégularités, qui profitera bien sur l’actuel locataire du palais de marbre. La mutation de CEI en CENI est une affaire de blanc bonnet, bonnet blanc. Les déplacements de la population (exode rural et les déplacés de guerre) est telle que, personne, je pèse mes mots peut nous assurer la bonne marche des opérations.

5.Réveil-FM:En 2006, aucun politicien congolais n'avait osé contesté les élections frauduleuses de Louis Michel. Les politiciens gabonais sont-ils plus courageux que ceux de la République Démocratique du Congo ?

Roger Bongos: Il y a eu un début de contestation en République Démocratique du Congo ! Rappellez vous le soir du premier tour… La radio Vatican annonce la victoire de JP BEMBA avec 58, 2 % de suffrage. Une radio, d’un grand sérieux dans le milieu du politique internationale.

Louis Michel panique, il convoque une réunion de crise avec toutes « les observateurs », complices des fraudes électorales pour envisager un deuxième tour qui n’était pas prévu !

Kinshasa a été feu et sang pendant 3 jours après la publication de ces fameux résultats contestables et contestés.

Je tiens également à vous dire que je fus également candidat aux élections législatives et sénatoriales, j’avais 380 témoins dans de bureaux de votes de la circonscription de la Funa. Tous sans exception, unanime ont donné large victoire à Jean Pierre Bemba avec un score histoire …

Dans le centre de compilation de RENAPI, j’ai vu de mes propres yeux des invraisemblances terribles, des bulletins de votes brûlés derrière le même bâtiment. Les bulletins venant de bureaux de votes dans des Combis privés et Pousses pousses. Un cauchemar…La population a été volée et trahie !

Au Gabon, la réaction est bien organisée… A la tête de ce baroud d’honneur, un ancien ministère de l’intérieur qui connaît bien son affaire.

En terme de stratégie et de courage pour faire plier le nouveau gouvernement, l’opposition est bien placée, le Gabonais est très averti en matière politique au antipode de RdCongolais, un peuple inconscient qui est mouillé jusqu’au cou dans la lâcheté. Le Congo est gangrené par une tumeur maligne, qui la corruption et le clientélisme notoire.

6.Réveil-FM: On dit que Denis Sassou Nguesso a été élu sans électeurs, au Gabon on parle de fraudes massives. L'Afrique centrale est-elle le ventre mou du continent y compris dans la formule consacrée " le coup d'Etat électoral" ?

Roger Bongos:Effectivement, il y a eu de bourrages des urnes, avec une faible participation de la population au Congo Brazzaville. L’opposition avait avertie la France et la communauté internationale. Mais l’histoire est là pour nous rappeler comment Sassou est venu au pouvoir. Avec des méthodes de gangsters avec la bénédiction de la France en laissant sur le carreau avec une comptabilité macabre de 20 000 cadavres Congolais.

Au Gabon, la fraude est constaté comme je viens de vous donner les chiffes à l’appui de ce qui se fait naturellement dans nos démocratie. Ali Bongo déclare sa victoire et fait son discours de l’unité nationale. André Mba OBAME crédité de 25, 88 se déclare lui aussi gagnant de ces élections et il organise une résistance dans son fief en demandant à ses partisans à la désobéissance. Cette attitude caractérisée déclenchera un début d’une rébellion que la France veut éviter à tout prix. Pierre Mamboundou crédité de 25, 22 % est mis au secret de peur d’être assassiné.

Et cette issue électorale (coup de force) expose d'autant plus la communauté française, présente sur le territoire gabonais, au mécontentement populaire, que le nom même de la dynastie Bongo est indissolublement lié à la politique africaine de la France depuis la décolonisation.

Votre que question me fait penser à la déclaration faite par Jacques Chirac, il disait, je cite l’Afrique n’est pas prête pour une démocratie. Quel regard peut-on porter à cette observation ? Effectivement l’Afrique n’est pas mature, elle n’a pas subie des multiples transformations de ces attitudes héritées de l’époque coloniale.

La vertu politique et la prise de conscience viendra non par défaut, par la traversée du désert à l’image de la RDC. 8000 000 de morts c’était le prix à payer pour le changement à 180 degré de mentalité. Les élections en Afrique sont aujourd’hui un outil de validation pérenne d’une dictature par nos mentors (Occident). L’alternative, inventer une mode de vie démocratique propre aux Africains, en incluant dans le registre, la tradition, la Patrie, la Nation, la sévérité et par voie de conséquence, la prise de nos richesses et ressources humaines.

7.Réveil-FM: Est-ce que les élections ne commencent-elles pas à montrer leur limite sur le continent ? Les dictatures se légitiment par les élections. Quel avenir pour nos pays ?

Roger Bongos: L’avenir est sombre, plus que sombre… Les dictatures sont accréditées d’un bel avenir au regard de tout ce qui se passe au cœur de ce merveilleux continent. La légitimation de ces actes anti-démocratiques viendrait simplement d’un aspect purement et simplement mercantile. Tous les regards sont tournés vers. Les multinationales sont scrupules se livrent sans merci à la spoliation des richesses de l’Afrique au détriment de la population avec la bénédiction de leurs pions placés pour l’occasion. Qui sont indéboulonnable avec une longévité à faire pâlir toutes les nations démocratiquement établies. Tant que l’Afrique n’a pas créée une citadelle autour de ses richesses, de ses convictions en fonctionnant en unissons pour le bien de ce continent, on fera toujours l’objet de la chasse à courre et la meute sera toujours à nos trousses.

8.Réveil-FM: Toute violence ne peut qu'être condamnée mais quelle solution pour ceux qui sont abusés,dont leur bulletin de vote ne compte pas puisque les résultats sont de plus en plus connus d'avance ?

Roger Bongos:La culture de la violence est une arme, pour certains diront, c’est une arme pour les faibles, pour d’autres c’est un moyen comme un autre de faire entendre. Je vous renvoi la question en disant ceci, avec tant des violence que la RDC a été victoire, est ce que le message est-il passé ? Il faudra oreille attentive pour entendre vos supplications et doléances pour quel intérêt, commun ou personnel ? L’Afrique n’est pas dotée des institutions et juridictions capables de résoudre les problèmes inhérents à la politique politicienne auxquels elle est confrontée.

En désespoir de cause, les solutions miracles n’existent pas, je plancherai plus vers un consensus national qui consiste à élire un dirigent par un plébiscite national issue des élection par le suffrage indirect. Tout en mettant en exergue ses qualités professionnelles, sa probité, ses richesses, sa sagesse et son patriotisme.

Pour terminer, je lance un appel pathétique toutes les rédactions de la République Démocratique du Congo (RDC) de dénoncer avec force toutes les répressions et assassinats massifs que font l’objet nos chevaliers de la plume.

La résistance fait la persistance. La force de la volonté est dans son pouvoir d’opposition… Patriotiquement votre !