L'agence chargée par la FIFA (Fédération internationale de football Association) de s'occuper de l'hébergement ferait face à un déficit de 9 000 chambres d'hôtel pour le demi-million de visiteurs attendus. Quelque 35 établissements sont toujours en chantier et des réservations ont même été faites dans les pays voisins comme Maurice, malgré les dix-sept heures d'avion aller-retour nécessaires pour assister à un match. Déjà, les prix des chambres se sont envolés. Ils s'échelonnent entre 91 et 2 722 euros la nuit, les suites de luxe atteignant 4 446 euros. Il faut compter 6 804 euros pour une villa en bord de mer. Ceux qui comptent planter leur tente risquent également d'avoir quelques surprises, car, pendant l'hiver austral, les températures peuvent descendre bien au-dessous de zéro pendant la nuit.

Selon Rich Mkhondo, son porte-parole, le comité a officiellement recensé plus de 6 000 chambres disponibles, tout en reconnaissant que certains hôtels sont très loin des stades. "Un pont aérien sera instauré. Si un match se joue à Bloemfontein, les avions décolleront jusqu'à minuit pour ramener les spectateurs. Les prix des billets seront négociés avec les compagnies aériennes."

L'organisation de la Coupe des confédérations en juin dernier a été considérée comme un succès sauf en ce qui concerne les transports. La mise en place d'un système complexe de parcs de stationnement-relais a provoqué de longues files d'attente, des embouteillages et des trajets compliqués. Depuis, Johannesburg, bientôt suivie par d'autres villes, a inauguré un réseau d'autobus, qui a déclenché une telle hostilité de la part des conducteurs de taxi-minibus qu'un des véhicules de transport public a essuyé des coups de feu. Les liaisons ferroviaires ne méritent pas leur mauvaise réputation, même si le trajet du Cap à Johannesburg dure plus de vingt-six heures. La plupart des spectateurs préféreront probablement prendre l'autocar ou louer une voiture pour apprécier la qualité des routes sud-africaines.

Une partie de Soccer-city, 19 juin 2009

L'une des enceintes de football les plus artistiques et impressionnantes du continent africain, le Soccer City entièrement rénové, sera le cadre du match d'ouverture et de la finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010. Inspiré de la forme de la calebasse, traditionnel pot sud-africain, le Soccer City de Johannesburg, en plus de son esthétique, exerce un attrait fascinant de nuit lorsqu'il est entièrement illuminé. Situé au sud-est de la ville, le stade est tout proche de l'un des endroits du pays où la folie du football est la plus exacerbée, le township de Soweto. Environ 40% de la population de Johannesburg vit à Soweto et dans ses environs, ce qui contribuera à faire du Soccer City un lieu d'activité et d'animation incessante durant tout le tournoi.

L'intérieur de Soccer-City, 19 juin 2009

Soccer City peut légitimement prétendre au titre de temple sud-africain du football. Au milieu des années 1980, les dirigeants du football national décident de doter l'Afrique du Sud de son premier stade entièrement consacré au ballon rond et conforme aux normes internationales. Côté financement, c'est la grande famille du football qui fait le nécessaire. C'est à Soccer City qu'a lieu la première grande apparition publique de Nelson Mandela après sa libération en 1990. Trois ans plus tard, des milliers de personnes viennent rendre un dernier hommage à Chris Hani, mort assassiné. En 1996, l'enceinte accueille la finale de la Coupe d'Afrique des Nations de la CAF, qui voit l'Afrique du Sud triompher sur ses terres après un ultime succès 2:0 sur la Tunisie.

A l'origine, le stade était connu sous le nom de FNB Stadium et pouvait accueillir 80 000 personnes. A l'issue des travaux de rénovation, sa capacité s'élève à 94 700. En plus de 99 loges supplémentaires, portant leur nombre total à 184, les travaux concernent notamment le toit, les vestiaires et l'éclairage. De quoi faire du Soccer City un bijou d'architecture et une enceinte à la hauteur de l'évènement qui s'y déroule en 2010.

Billets gratuits

C'est la première fois en quatre-vingts ans d'histoire de la Coupe du monde, que la FIFA a prévu un fonds de billets gratuits : 120 000 tickets pour les 64 matchs qui vont se dérouler du 11 juin au 11 juillet 2010 seront distribués gracieusement ; 20 000 ouvriers ayant participé à la construction des stades se verront remettre un billet valable pour deux personnes (ce qui fait un total de 40 000 billets d'entrée).

Les 80 000 autres billets sont destinés aux écoliers, à leurs parents et autres responsables pédagogiques qui se seront impliqués dans une des nombreuses initiatives éducatives ou environnementales sponsorisées par la FIFA.