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Réveil-FM

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samedi 31 octobre 2009

Diversité-France: Mame Balla MBaye s'en est allé

53 ans, Chef du service périscolaire à la Mairie de Maisons Alfort dans le département Val-de-Marne, Mame Balla Mbaye était vice-président de l'Union pour la Diversité Républicaine (UDR). Il est décédé le 27 octobre dernier.

Juriste de formation, il était titulaire d'un Dess d'Administration et de Gestion des Organisations Internationales de Paris Sorbonne, et Diplômé de l'institut des Hautes Etudes internationales de Paris II. Après ses études, il avait effectué son stage de fin d'étude à l'Unesco comme assistant du Directeur Général au Conseil exécutif en 1983.

Paris, 27 janvier 2009, l’Union pour la Diversité Républicaine (UDR) avait organisé une soirée de présentation des vœux. A cette occasion, elle avait invité l’Association des fonctionnaires français, amis ou originaires d’Afrique, plus connue sous le sigle ARICHA. On reconnait sur cette photo: Mame Balla Mbaye qui était Vice-président de l'UDR, Jean Butshié Mulumba, Sega Doucouré (cravate rouge), président de l'UDR, Pierina Rauseo, la consoeur d'Afrocaraïbe culture et Marie Josée Monnet, la secrétaire générale à la diversité (en tenue verte derrière).

Ancien sociétaire des Fonctionnaires au Sénégal, le défunt était un sprinter de la même génération que Boubacar Diallo au Sénégal.

Malgré la maladie qui le minait Mame Balla Mbaye a préféré souffrir tout seul sans alerter sa famille. Il est parti dignement comme il avait vécu.

A l'annonce du décès de son vice-président, Sega Doucouré, le président de l'UDR a fait un malaise. Les pompiers l'ont secouru et acheminé aux urgences de l'hôpital de Créteil. Le président de l'UDR, Sega Doucouré a tenu quand même à être présent au deuil auprès de la famille de Mama Balla jusqu'au départ du corps à Dakar.

Hier, la foule était tellement nombreuse à la morgue de l'hôpital de Créteil que , les imams ont dû faire la prière des morts dehors la salle mortuaire ne pouvant contenir tout le monde.

Amies de Mame Balla Mbaye, Pierina Rauséo et Marie Josée Monnet ont été très émue de voir Sega Doucouré, porter le cercueil de son Vice-président avec les frères et enfants dans le véhicule qui partait à l'aéroport, après la salle mortuaire où les amis et connaissances ont pu le voir pour la dernière fois.

C'est sous les applaudissements que le corps de Mame Balla Mbaye a été embarqué pour l'aéroport de Orly. Il sera inhumé, ce dimanche 1 novembre 2009 à Kaolack à 250 km de Dakar au Sénégal

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vendredi 30 octobre 2009

«L’histoire secrète de Kimpa Vita»

Kimpavita, 300 ans ( 02 juillet 1706-02 juillet 2006) BD Serge Diantantu

Avocat, artiste musicien, romancier, poète, essayiste congolais, Dieudonné Nkounkou vient d’ajouter un autre ouvrage à sa bibliographie. Il s’agit d’un roman publié aux Editions ICES, en France, intitulé: «L’histoire secrète de Kimpa Vita».

La nouvelle œuvre de Dieudonné Nkounkou retrace la vie de la jeune fille de la noblesse kôngo, ancienne disciple des antoniens. Elle met en lumière, notamment la défaite de Mbwila, les appétits politiques et l’activisme subversif des Portugais, qui entament l’unité du royaume Kôngo.

Kimpa Vita, de non vrai nom Béatrice Ndona, est investie d’une haute mission: la restauration de la capitale Mbanza Kôngo, afin d’y ramener les populations et les prétendants au trône du royaume, et, ensuite, procéder à l’élection du roi qui se verrait remettre les attributs de la royauté. Roman historique, L’histoire secrète de Kimpa Vita est bâtie avec ce qui appartient à tous, afin qu’elle soit plus proche de chacun.

Dieudonné Nkounkou a réalisé une dynamique fresque historique sur la monarchie kongo du 15è siècle, ses luttes intestines, ses rites d’institution du pouvoir et sa volonté de s’affranchir de l’occupation portugaise.

L’héroïne, Kimpa-Vita, présente les mêmes caractéristiques revendicatrices que la Pucelle d’Orléan (Jeanne d’Arc) ainsi que le destin métaphysique dont la crémation sur sur le bûcher expiatoire n’est qu’une transition vers une ascension spirituelle.

La rédaction de Réveil-FM remercie Mr.Simao Souindoula, Directeur de l’International Networking Bantulink C.P. 2313 Luanda (Angola) Tel. : + 244 929 74 ++++ qui nous a transmis ce texte depuis l'Angola.

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jeudi 29 octobre 2009

Les fantômes de la guerre de Grands Lacs poursuivent-ils Tony Blair dans sa quête de la présidence de l'Union européenne ?

Les fantômes il en rêve la nuit jusqu'à crever l'oreiller dit-on. Le mentor de Paul kagamé, le conseiller de ce dernier, Tony blair postule pour être président de l'union européenne.

Tony Blair, candidat président de l'Union européenne

Paul Kagame, le président Rwandais n’est pas le représentant des rescapés du génocide contrairement à ce qu’il prétend. Il n’est pas non plus le héros que certaines chancelleries voudraient qu’il soit. Il est l’un des principaux responsables de la mort de millions de Rwandais, Tutsi, Hutu, Twa et de citoyens congolais depuis le déclenchement de la guerre du FPR en 1990 à aujourd'hui.

De 1997-2007, la Grande Bretagne sous Tony Blair a été le grand bailleur de fonds du régime de Kigali. Feignant d'ignorer que les appuis matériels et financiers à Paul Kagamé occasionnés les tueries, les barbaries, les boucheries, les viols au Congo.

Grâce aux appuis anglo-saxons, Paul Kagamé a génocidé des millions des congolais avec sa soldatesque rwandaise dans l'indifférence générale.

La puissance et la gloire sont aussi éphémères que le vol d'un papillon ou la chute d'une feuille morte.

Ainsi du destin de Tony Blair, dont on sait qu'il fut une superstar de la politique internationale. Sa prestance, son sens de la communication, sa conduite des affaires firent de l'occupant du 10, Downing Street, à Londres, l'une des figures les plus influences de la scène internationale, de 1997 à 2007.

L'alignement très marqué de Tony Blair sur la politique américaine depuis le 11 septembre 2001 restera comme le principal point noir de ses dix années au pouvoir. Malgré la manifestation de près d'un million d'opposants à la guerre le 16 février 2003, le Premier ministre anglais engage ses troupes aux côtés de l'armée américaine en Irak, où plus de 7 100 soldats britanniques sont encore présents. Depuis le lancement de l'opération militaire, le 19 mars 2003, on évalue le nombre de soldats britanniques tués à environ 150.

Si le chiffre est loin d'égaler le nombre de victimes américaines (3 500 depuis le début du conflit), le principal allié de George W. Bush est tout de même pointé du doigt et considéré comme l'un des principaux responsables du fiasco irakien.

Dès l'été 2003, la presse anglaise dévoile des notes confidentielles dans lesquelles Tony Blair affirme avoir menti dans un rapport sur l'existence d'armes de destructions massives.

Le 17 juillet 2003, David Kelly, expert du gouvernement en armes bactériologiques à l'origine de la polémique, se suicide. C'est le début du retournement de l'ensemble de l'opinion publique contre le Premier ministre.

La candidature de Tony Blair, issu d'un pays eurosceptique, à la présidence du Conseil européen suscite la polémique.

Quand le traité de Lisbonne entrera en vigueur -il attend toujours la signature du président tchèque Vaclav Klaus-, les 27 pays membres auront comme nouvelle tâche celle de désigner un président du Conseil européen (organe des dirigeants de l'Union européenne).

Pendant deux ans et demi, ce nouveau président représentera l'UE à l'étranger et coordonnera, entre autres, les objectifs prévus dans les réunions des Vingt-Sept.

Originaire d'un pays eurosceptique, la candidature de Tony Blair suscite la polémique. Tony Blair est l'un des candidats les plus forts pour occuper cette place. Premier ministre britannique de 1997 à 2007, il ne s'est pas officiellement déclaré prétendant à cette fonction prévue par le traité de Lisbonne, mais le gouvernement travailliste a clairement mis en orbite sa candidature. L'occasion de revenir sur les amis et les ennemis de cet ancien Prime minister.

Qui le soutient? Il a l'appui du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, ainsi que de Londres. Selon le quotidien britannique The Guardian, le Premier ministre Gordon Brown a demandé à deux de ses principaux conseillers de faire campagne dans les capitales européennes pour son prédécesseur au 10 Downing Street.

L'information a été confirmée mardi par la chaîne BBC. Citant des sources gouvernementales, elle assure que Brown va mener une campagne active pour que son prédécesseur Tony Blair soit nommé à la présidence de l'Union européenne. Brown soutiendra ainsi la candidature de Blair pendant le prochain sommet de chefs d'Etat.

Même appui du côté du chef de la diplomatie britannique, David Miliband, pour qui "le traité de Lisbonne nous donne l'occasion et la responsabilité de jouer un rôle important au niveau mondial. Nous avons besoin d'un leadership fort pour y parvenir".

Le président français Nicolas Sarkozy, par l'intermédiaire de Bernard Kouchner, est aussi pour la candidature de Blair, mais il n'arrive pas à convaincre la chancelière allemande Angela Merkel, qui ne donne toujours pas son appui à l'ancien Premier ministre britannique.

Pour ses partisans, Tony Blair a la stature internationale qui lui permettrait de parler d'égal à égal avec les Etats-Unis ou la Chine.

Qui l'attaque?

A Londres, le leader des Tories, David Cameron, a fait savoir que son parti ne soutiendrait pas la candidature de Blair. Le conservateur a déclaré que l'Europe n'a pas besoin d'un président.

Le Premier ministre du Luxembourg pourrait faire de l'ombre à Tony Blair.

Certains députés européens ont, de leur côté, récemment déposé à Strasbourg une pétition pour demander que le président du Conseil vienne d'un pays ayant l'euro pour monnaie ou qui au moins compte l'adopter.

Le texte, lancé par cinq parlementaires, explique: il faut une personnalité "avec laquelle les peuples d'Europe puissent s'identifier". Pas sûr qu'avec son atlantisme pro-Bush, son soutien à la guerre en Irak et son pays eurosceptique, Tony Blair renvoie aux Européens une image enthousiasmante.

Autres critères avancés: le candidat devrait venir d'un pays appartenant à la zone euro et à l'espace Schengen de libre circulation -ce qui n'est pas le cas de la Grande-Bretagne- et respectant la charte des droits fondamentaux, à laquelle Londres a négocié des dérogations.

"Faut-il souligner que ce profil ne correspond absolument pas au candidat préféré de quelques grands pays, à savoir l'ancien premier ministre du Royaume-Uni, Tony Blair?", s'interrogent les contestataires, emmenés par le socialiste luxembourgeois Robert Goebbels.

Parce que le Luxembourg, bien sûr, se dit contre l'ancien habitant du 10 Downing Street: leur Premier-ministre Jean-Claude Juncker est lui-même candidat à ce poste.

Les autres candidats potentiels

Presque seul dans la course au début, Tony Blair a désormais des adversaires.

D'abord le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui incarne une vision différente de l'Europe. "Si un appel m'était lancé, je n'aurais pas de raison de refuser de l'entendre. A condition qu'il soit sous-tendu par des idées ambitieuses pour ce poste", a annoncé Juncker dans un entretien publié mardi dans Le Monde.

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Angolagate: Charles Pasqua balance la patate chaude de la Françafrique !

Charles Pasqua, Sénateur

Charles Pasqua ne décolère pas. Il en a marre de se faire "Angoler" depuis des années pour cette affaire de vente d'armes à l'Angola sous le coup d'un embargo international à l'époque.

Condamné le mardi 27 octobre 2009, dans l'affaire de l'Angolagate, le sénateur Charles Pasqua a immédiatement contre-attaqué en mettant en cause Jacques Chirac, Edouard Balladur et Alain Juppé et en réclamant la levée du secret défense dans ce dossier mais aussi dans d'autres affaires politiques sensibles. L'ancien ministre de l'intérieur souhaite la levée du secret défense sur les ventes d'armes, seul moyen à ses yeux de faire taire les "ragots" courant sur son compte. La France est le quatrième exportateur d'armes au monde. La levée du secret-défense sur l'Angolagate "pourrait être" examinée Charles Pasqua a enfoncé le clou dans la soirée de mercredi 28 octobre 2009 sur le plateau du "Grand Journal" sur Canal+ en affirmant que cela "fera trembler un certain nombre de personnages de la République" et garnira "probablement" les prisons.

"Jacques Chirac était parfaitement au courant de cette affaire", assène-t-il.

Dans un entretien au Figaro de ce jeudi 29 octobre 2009, il cite "le président de la République, le premier ministre, le ministre des finances et le ministre de la défense.

Tous les quatre étaient forcément au courant", estime-t-il avant de préciser : "Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus, les deux premiers ministres concernés que sont Édouard Balladur et Alain Juppé".

Edouard Balladur, Premier ministre de François Mitterrand de 1993 à 1995, Edouard Balladur a semblé nier ces accusations hier mercredi 28 octobre 2009, lors de l'émission "Questions d'info" sur la chaîne LCP : "Le problème des ventes d'armes en France est un problème récurrent depuis que la France fabrique des armes. Concernant l'Angola, je n'en ai pas été spécialement informé", a-t-il affirmé.

Réplique de Pasqua dans les colonnes du Figaro : "Balladur peut dire ce qu'il veut. Malheureusement pour lui, un document a été présenté au tribunal montrant que son directeur de cabinet lui avait fait remonter une note. M. Balladur n'a plus de mémoire, cela peut arriver."

L'ancien ministre de l'intérieur, 82 ans, a été pour la première fois condamné mardi à une peine de prison ferme pour son rôle dans le dossier de l'Angolagate, une affaire de trafic d'armes remontant aux années 1990.

Dans son jugement, le tribunal semble accréditer les accusations de M. Pasqua en dénonçant "l'incurie" des autorités, sans pour autant exonérer les prévenus de leurs responsabilités.

Relevant des "coïncidences" entre son ambition présidentielle déclarée en 2000 et le début de ses "ennuis" judiciaires, Charles Pasqua demande "la levée du secret défense sur toutes les ventes d'armes afin que l'on sache s'il y a eu des retours de commissions en France et qui en a bénéficié".

Une mesure qu'il réclame pour d'autres dossiers sensibles comme Clearstream, les frégates de Taïwan: "Il faut tout lever ! Les Français ont besoin de le savoir." Les juges d'instruction chargés de ces dossiers ont jusqu'ici vu leurs investigations bloquées ou entravées par le secret défense.

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RDC et Angola : La guerre ? Autopsie de Jean Kalama-Ilunga

Jean Kalama-Ilunga

Toujours disponible, Jean Kalama-Ilunga, le coordonnateur de l'Ucdp s'insurge contre la guerre larvée que se livre Luanda et Kinshasa. Dans un style qui lui est propre, l'ancien conseiller culturel de Mzée Laurent-Désiré kabila, apostrophe, interpelle la conscience des angolais et congolais afin d'éviter le pire qui peut arriver à cause des décisions alambiquées, précipitées prises par ceux qui ignorent l'histoire de nos deux pays.

1. Réveil-FM: La RDCongo et l’Angola vivent des relations difficiles en ce moment! Après les expulsions dramatiques réciproques des populations, un climat délétère s’est installé entre ces deux pays frères ! Ce climat tend, effectivement, à s’envenimer pour des raisons quelque peu obscures! Est-ce la faute des dirigeants ? Pensez-vous que cette dégradation dans les relations entre congolais et angolais peut engendrer un conflit plus grave? La guerre ?

Jean Kalama-Ilunga : L’Angola et la RDCongo partagent, si je ne me trompe pas, à peu près 2000 Kms de frontière commune et ce n’est pas rien! De part et d’autre de la ’’frontière’’, de la province du Katanga en passant par celles du Kasaï, de Bandundu, du Bakongo, en RDCongo et de l’autre côté, en Angola, les provinces de Moxico, Luanda Sul, Luanda Norte, Malaje, Uige, Zaïre, Cabinda, co- habitent des vrais frères et sœurs séparés par une ligne de démarcation virtuelle qui, en réalité, n’entre pas en ligne de compte dans leur manière de vivre ensemble au quotidien!

Par exemple, un lunda du territoire angolais est chez lui à Kapanga en RDCongo, la frontière n’est que théorique voire, elle ne signifie rien du tout, elle n’existe pas pour ces communs de mortels! Kimpa Vita, Simon Kimbangu sont des icônes dont se réclament les populations de ses deux pays.

De ce point de vue, les angolais et les congolais sont condamnés à vivre en bonne intelligence parce que ces deux pays ne sont pas seulement obligés d’être amis, mais ce sont deux pays véritablement frères, au propre comme au figuré! En Angola comme en RDCongo, les populations ont connu les affres de la guerre!

Aujourd’hui, la paix à tout prix est l’aspiration majeure de chaque citoyen de part et d’autre! S’attaquer aux populations innocentes qu’elles soient congolaise résidente en Angola ou angolaise installée en RDCongo pour des raisons d’intérêts politiciens, c’est non seulement inacceptable, mais c’est tout simplement stupide parce que de part er d’autre, personne ne sortira vainqueur! Si rien de consistant n’est fait, la dégradation des relations entre les deux pays est inévitable!

En brisant délibérément la fratrie naturelle congolo-angolaise pour des intérêts économico-financière liés probablement à l’exploitation pétrolière, c’est commettre une erreur stratégique aux conséquences dramatiques difficiles à cerner! La fragilisation sera réciproque!

La RDCongo aura scié la branche sur laquelle elle est assise: l’Angola qui perdra en retour la barrière naturelle face aux facteurs déstabilisateurs qui trouveront en RDCongo un passage grandement ouvert!

Est-ce la faute des dirigeants congolais et angolais?

Je ne peux pas l’affirmer! De toute manière, cette chasse à l’étranger congolais ou angolais doit avoir pour origine cachée un jeu pervers et cynique qui empêche les dirigeants congolais comme angolais de voir!

En tout état cause ces derniers n’ont pas d’autre choix pour régler qualitativement le problème que d’instituer rapidement la libre circulation des personnes et des biens entre les deux pays exclusivement!

Dans toute négociation à ce sujet, les points de convergence devront primer impérativement sur les points à la base des divergences pour espérer ne pas s’enfermer dans un cercle vicieux!

2. Réveil-FM: Pourquoi, selon vous, cette libre circulation des personnes et des biens devra-t-elle concerner seulement la frontière entre l’Angola et la RDCongo? Pourquoi pas avec les 8 autres pays limitrophes?

Jean Kalama-Ilunga : Il est irresponsable de sous-estimer les 2000 Kms de frontière commune entre l’Angola et la RDCongo! En comparaison avec les autres pays limitrophes à la RDCongo, l’Angola est le pays qui partage la plus longue distance qui le sépare de la RDCongo !

En plus, cette ligne-frontière de 2000 kms est virtuelle, c’est pour dire que cette frontière n’a pas de représentation physique comme une rivière, un lac, une colline….!

A ce titre, il n’y a pas ’’foto’’, cette libre circulation des personnes et des biens entre les deux pays est la réponse politique appropriée pour apaiser cette tension!

A mon sens, les présidents Dos Santos et Joseph Kabila devront se rencontrer dans cet état d’esprit pour mettre un terme à cette escalade de petits coups qui font très mal aux populations innocentes!

Par respect selon notre culture, le Président Joseph Kabila, étant jeune, devra aller voir, sans état d’âme, son vieux, comme on le dit chez nous, le Président Dos Santos! Comme je l’ai évoqué précédemment, un conflit entre la RDCongo et l’Angola est contre-productif pour les deux pays et pour longtemps!

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mardi 27 octobre 2009

CEEAC, la grande esbroufe !

Samedi 24 octobre 2009, Kinshasa-Cité de l'Union Africaine: Joseph Kabila (RDC), Idriss Deby (Tchad) et Fradique Melo de Menezes ( Säo Tomé et Principe ).

Il faut être aveugle, sourd, muet et paralytique pour croire à la déclaration des 7 chefs d'Etat: Joseph Kabila, de la République Démocratique du Congo, Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, Idriss Deby du Tchad, Theodoro Obiand Nguema Mbasogo de la Guinée Equatoriale, François Bozizé de la République Centrafricaine, Fradique Melo de Menezes de Sao Tome et Principe et Ali Bongo du Gabon, à l'issue du 14ème sommet de la CEEAC qui s’est tenu le samedi 24 octobre 2009 à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.

Sans minimiser la présence des autres chefs d'Etat, si le 14 ème sommet de la CEEAC était important, tous les chefs d'Etat de l'Afrique centrale y seraient présents. L'absence de: Paul Biya du Cameroun, Pierre Nkurunziza du Burundi, Paul Kagame du Rwanda, Dos Santos de l'Angola ne doit en aucun cas être ignorée. Même si le Burundi a été représenté par son 2ème Vice-Président de la République, Gabriel Ntisezerana ; le Cameroun par son Premier ministre, Philémon Yang, l’Angola par son Ministre des Affaires étrangères, Assunçao Afonso de Souza Anjos.

Comment peut-on parler de la paix, la sécurité et la stabilité dans la sous-région ? Le soldats Angolais occupent illégalement certains territoires de la République Démocratique du Congo, comme si le Congo n'est pas un pays frère. La République démocratique du Congo a refoulé les Angolais qui vivaient au Congo, y compris ceux qui y étaient depuis 30 ans.

Dans notre 21è siècle doit-on refouler les êtres humains en véritables bêtes de somme ? Les frères africains doivent-ils toujours continuer à être considérés comme des étrangers expulsables à notre guise ?

Pourquoi la CEEAC n'a-t-elle pas pris un moratoire contre les explusions dans toute la sous région d l'Afrique centrale ?

C'est quoi cette expression qu'on entend de plus en plus dans les bouches des officiels africains: "Ils se trouvaient illégalement dans notre pays et pratiquaient une activité économique illégale" ?

Le Rwanda et le Burundi sont-ils en paix avec la République Démocratique du CongoC? Les Rwandias qui sèment la mort et la désolation au sein des populations congolaises dans la partie oriental de la RDC sont-ils conscients des maux qu'ils causent ?

Le Congo-Brazzaville n'a-t-il pas pratiquée des arrestations arbitraires des Congolais de Kinshasa, quelques semaines avant le sommet ?

Les réfugiés Congolais du Burundi n'ont-ils pas été refoulés à la frontière de leur propre pays ?

Idriss Deby, qui a su facilement gracié les zozos de "l'Arche de Zoé", n'a-t-il pas été impitoyable avec les opposants Tchadiens qui sont ses compatriotes et frères ?

Lorsque Ali Bongo, qui a succédé à son père après 41 ans de règne sans partage au Gabon, interdit aux opposants de voyager hors du Gabon veut-il la paix dans son pays ? Pourquoi Edouard Poungui, Mathias Ndzon et autres opposants ne peuvent quitter le Congo-Brazzaville ?

Comment parler de la paix, de la paix et de la stabilité dans la sous-région alors que ceux dirigent se croient tout permis sur leurs concitoyens ?

La paix ne signifie pas uniquement l'absence de la guerre. Est-ce que les Tchadiens, Camerounais, Gabonais, Angolais, Säo-tomiens, Congolais, Burundais, Rwandais sont t-ils en paix ? Vivent-ils dans la paix ? En paix avec eux-même voire avec les voisins ?

Comment la partie riche de l'Afrique est-elle le ventre mou du continent ? Guerres fratricides, pillages des ressources, présence massive des réfugiés, famines, manque de démocratie ...Les pays de l'Afrique centrale sont de vrais étouffoirs des libertés individuelles alors qu'avec un peu de bonne volonté, l'Afrique centrale peut être la partie dynamique de l'Afrique.

Et l'intégration sous-régionale n'est-ce pas du pipeau ? De vraies paroles en l'air !

En décembre, à Copanhegue lors de la conférence mondiale sur l'environnement, l'Afrique centrale compte parler d'une seule voix, laquelle ? Ce serait une première. Va t-on uniquement de la Forêt équatoriale ou du fleuve congo ? Et l'assèchement du lac Tchad ?

La superficie du lac Tchad, autrefois un des plus grands réservoirs d'eau du monde, s'est réduite de 90% au cours des dernières décennies à cause du changement climatique et de la pression démographique, passant de 25 000 km2 en 1963 à moins de 1 500 km2 en 2001, Selon les prévisions climatiques de la NASA, le lac pourrait disparaître dans une vingtaine d'années.

Le lac Tchad est frontalier du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Nigeria. Alors que ses eaux abondantes permettaient à des millions de personnes de vivre et de cultiver la terre, le tarissement des ressources en eau a entraîné une détérioration massive des capacités de production agricole et une baisse de 60% de la production halieutique.

Outre la baisse de 60% de la production halieutique, les pâturages se sont dégradés, entraînant une baisse des disponibilités en fourrage (de l'ordre de 46,5% dans certaines zones en 2006) et une réduction du cheptel et de la biodiversité

Les points abordés au 14 sommet de la CEEAC à kinshasa ne sont pas convaincants:

- la Paix, la Sécurité et la Stabilité dans la sous-région,

- l’Intégration physique économique et monétaire impliquant les Infrastructures, l’Environnement et la gestion des ressources naturelles ainsi que les Changements Climatiques et autres secteurs,

- les Questions administratives, financières et ressources humaines avec, entre autres sous points la Mise en œuvre de la Contribution communautaire d’intégration (Cci), l’Acquisition et construction du nouvel immeuble de la Ceeac à Libreville et la Santé.

Le Tchad prend la présidence en exercice de la CEEAC. La tenue du 15ème sommet ordinaire se tiendra en 2010.

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lundi 26 octobre 2009

Vauban, le vagabond de Louis XIV mais pas un courtisan!

Sébastien Le Prestre de Vauban

Jean de La Fontaine, le mal aimé de Versailles, le fabuliste n’a que peu d’indulgence pour la société de son époque. Remarquablement précis dans ses observations, ironique et malicieux à la fois, l’homme aborde les défauts, les manies de ses contemporains à travers la mise en scène d’un bestiaire varié et exotique.

Du rat avare au singe hypocrite, du lion orgueilleux au renard rusé, de l’âne soumis à l’ours violent, La Fontaine expose à son lecteur sans rien en dissimuler les comportements risibles, et souvent ridicules, des hommes du XVII° siècle. La Fontaine critique les courtisans par l'évocation des animaux. Il dépeint le comportement mimétique des courtisans.

Olivier Kamitatu, le ministre congolais du Plan, opportuniste patenté, '' pigeon-voyageur'' comme l'appelle les kinois, le plus grand de tous les vagabonds politiques qu'ait connu la République démocratique du Congo se moque éperdument des Congolais. Il projette le recensement général de la population congolaise pour l’an 2011. Cette opération va coûter près de 170 millions $ US. Plus de 60% de cette somme proviendra des partenaires étrangers. Quels partenaires extérieurs ? Où place-t-il la souveraineté du pays ?

Pendant ce temps, les congolais n'ont toujours pas de carte d'identité cela dure déjà plus d'une décennie. Si le recensement est prévu pour 2011, et les élections alors ? Doit-on déduire qu'elles sont ajournées d'office ? Adieu votes, vaches, cochons, couvées!

Olivier Kamitatu et les joséphistes devraient s'inspirer de Vauban !

Pourquoi une telle popularité trois siècles après sa mort ? Parce que la mémoire collective retient que c'est lui qui a donné ses frontières à la France et les a défendues : un Vauban infaillible, preneur de villes, grand bâtisseur de sentinelles de pierre.

Mais Vauban n'a pas été seulement ce génial 'fortificateur' : ses 'vagabondages' à travers le pays lui ont montré le royaume réel, où les démunis étaient légion. Dans ce qu'il a appelé ses 'oisivetés', Vauban imagine des solutions aux maux dont souffre la France de Louis XIV.

Il raisonne sur tous le sujets, invente la statistique, propose l'impôt révolutionnaire de la dîme royale.

'Ingénieur militaire responsable des fortifications' à l'âge de 22 ans, Sébastien Le Prestre de Vauban perfectionne la défense des villes et dirige lui-même de nombreux sièges dont celui de Lille en 1667, celui de Maastricht en 1673 et celui de Philippsburg en 1688. C'est la victoire de Maastricht qui pousse le roi à lui offrir une forte dotation (qui lui permet d'acheter le château de Bazoches en 1675) et à le nommer 'commissaire des fortifications' en 1678.

Freddy Mulongo dans le salon de Vauban, chateau de Bazoches. Photo Yaffa Iron-Kouts.

La salle de stratégie où Vauban et son équipe rédigeait ses rapports pour Louis XIV

Suite à un désaccord avec le roi, il perd sa grâce et meurt à Paris le 30 mars 1707 d'une inflammation des poumons. Son corps repose dans l'église de Bazoches-du-Morvan et son coeur est conservé à l'Hôtel des Invalides de Paris. Au total, Vauban a créé ou élargi plus de 160 forteresses et donné son nom à un type d'architecture.

Vauban dirige alors l'édification des nombreuses citadelles et les défenses de nombreuses villes. Grâce à ce système défensif appliqué au "Pré carré", les Flandres resteront la meilleure protection de la France sur sa frontière du Nord. Vauban sera ensuite nommé en Janvier 1678 "Commissaire Général des Fortifications du Royaume.".

Le fameux dicton se répand dans tous le Royaume :

"Ville assiégée par Vauban, ville prise.

Ville fortifiée par Vauban, ville imprenable."

Vauban parcoura tout le Royaume édifiant de nouveau ouvrages ou remaniant des ouvrages existant sur toutes les frontières françaises. L’ingénieur militaire de Louis XIV met sa vie au service de la France pour accomplir une œuvre majeure sur l’ensemble du territoire. Aujourd’hui, les historiens voient en lui un premier humaniste porteur d’idées nouvelles, conscient des réalités sociales et économiques de son temps. On en retrouve la trace dans ses écrits et mémoires rédigés à la fin de sa vie dans son château de Bazoches.

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dimanche 25 octobre 2009

Unesco: Koïchiro Matsuura fait "Grand Officier de l’Ordre national du Lion de Sénégal" par Wade

La 35ème session de la Conférence générale de l’UNESCO s’est tenue au siège de l’institution à Paris. A cette biennale de l’institution (la conférence générale se tient tous les deux ans), la cinquième et dernière sous l’ère Koïchiro Matsuura, Directeur général sortant, la quasi-totalité des Etats membres et membres associés ont répondu présents. Et comme il fallait s’y attendre, des hommages mérités lui ont été rendus par tous les intervenants au cours de la cérémonie officielle d’ouverture de cette session. Le deuxième mandat de Koïchiro Matsuura prend fin le 14 novembre 2009.

Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal

Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et communication de la France

Abdoulaye aidant Koïchiro Matsuura, le secrétaire général sortant de L'Unesco à enfiler l'insigne du Grand officier de l'odre national de la République du Sénégal

C’est le président sortant, celui de la 34ème session, monsieur George N. Anastassopoulos, délégué permanent de la Grèce auprès de l’UNESCO qui a présidé le cérémonial officiel d’ouverture de cette session.

Dans son discours introductif il s’est beaucoup appesanti sur le bilan de son action durant ces deux années, car dira-t-il, le rôle de président de la conférence générale est une grande responsabilité.

Mieux, l’UNESCO à travers ses nobles idéaux, est une force qui doit concourir à galvaniser le monde. Il a pour ce faire invité les Etats membres et membres associés à s’engager tous fermement pour le changement.

Le Président de la Conférence générale de l’UNESCO, Davidson Hepburn, et le Président du Conseil exécutif, Olabiyi Babalola Yaï, ont ouvert la cérémonie en évoquant les excellentes relations entretenues par Koïchiro Matsuura avec ces deux instances dirigeantes de l’UNESCO.

Tandis que des artistes rappelaient sur scène l’engagement du Directeur général en faveur du patrimoine immatériel de l’humanité, le Président Abdoulaye Wade du Sénégal et Frédéric Mitterrand, ministre français de la Culture et de la Communication, ont salué le dévouement et la sagesse de Koïchiro Matsuura.

Le Président Wade a reconnu « la grande satisfaction des Etats membres » concernant le travail du Directeur général pendant ses deux mandats et évoqué les « réformes difficiles mais fort avisées » de l’UNESCO. « Ces réformes courageuses, a déclaré le Président, ont eu comme effet positif le rétablissement de l’universalité de l’Organisation ».

Le Président a également salué le travail réalisé par Koïchiro Matsuura pour sauvegarder le patrimoine culturel de l’humanité, qui s’est notamment traduit par l’adoption de trois instruments normatifs : la Déclaration universelle sur la diversité culturelle de 2001 ; la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

« Le souffle fécondant de la diversité, parce qu’il traduit le génie créateur de chaque culture et de chaque civilisation, est essentiel à la vitalité des sociétés humaines », a déclaré le Président qui a salué l’engagement du Directeur général en faveur du « rapprochement des cultures et des civilisations par le dialogue, l’éducation et l’accès aux technologies de l’information et de la communication ».

Après avoir remercié le Directeur général pour son travail, le Président a élevé Koïchiro Matsuura au rang de «Grand Officier de l’Ordre national du Lion de la République du Sénégal».

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication de la France, pays hôte de l’UNESCO, a exprimé « le vœux légitime, exprimé par chacun d’entre nous, de rendre hommage à dix années de travail acharné, de passion et de combats au service de tous, dix années à la tête de cette Organisation si chère, vous le savez au cœur des Français ».

« Monsieur le Directeur général, a poursuivi Frédéric Mitterrand, par votre abnégation et votre humanité, vous avez réussi la réunification de la « famille UNESCO » et ainsi vous êtes parvenu à la rendre à cette dimension universelle qui est sa vocation ».

« Vous avez été un travailleur et un artisan de l’universel également en affirmant toujours davantage l’UNESCO sur la scène internationale et en renforçant son rôle de fer-de-lance et de creuset de la solidarité intellectuelle et morale de l’Humanité toute entière ».

Après avoir rendu hommage au Directeur général pour l’adoption de nouveaux instruments normatifs dans le champ de la culture, notamment la Convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, qui, a souligné Frédéric Mitterrand, « constitue un instrument de solidarité internationale capable de favoriser l’essor des politiques culturelles dans les pays en développement ».

Le Directeur général a remercié les participants pour leurs hommages et leurs témoignages d’amitié, qui, a-t-il déclaré « suscitent en moi un sentiment de profonde modestie et humilité ».

Evoquant son enfance dans un Japon dévasté par la guerre, Koïchiro Matsuura s’est rappelé comment « très jeune, à l’image d’un très grand nombre de Japonais, [il] a appris, par un effet de miroir, à aimer l’UNESCO […], la première organisation rejointe par le Japon, cinq ans avant son adhésion aux Nations Unies ».

A propos de ses relations étroites avec le Président Wade, le Directeur général a évoqué sa relation particulière avec le continent africain : « c’est aussi l’Afrique toute entière que je veux aujourd’hui saluer, cette Afrique de la renaissance postcoloniale qui a pris son destin en mains ».

« Je verrai toujours le jour où le drapeau américain a été de nouveau hissé à l’UNESCO comme le jour où cette Organisation a retrouvé sa crédibilité et son influence mondiales », a déclaré Koïchiro Matsuura, en référence au retour des Etats-Unis comme Etat membre de l’Organisation, en 2003, au cours de son premier mandat.

Le Directeur général a également évoqué son engagement en faveur de la protection du patrimoine immatériel et indiqué que « l’humanité ne peut pas plus se permettre de perdre de telles expressions culturelles vivantes que des grands sites ou monuments ».

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samedi 24 octobre 2009

Daniel-Etienne Defaix, le grandissime épicurien de Chablis

Depuis 400 ans, la famille Etienne Defaix est propriétaire viticulteur en Bourgogne. Issu donc d'une longue lignée de planteurs de vigne, 13 générations, la devise de la famille est:" On ne vend pas la terre, on ne la quitte pas au risque d'être déshériter. La terre, il faut la mériter ".

L'amour de la terre et l'amour des gens tel pourrait être le leitmotiv de Daniel Etienne Defaix. "Le vin, c'est la terre et le soleil" n'a cessé de nous répétait notre hôte.

Daniel-Etienne Defaix

Héritier d'un domaine qui remonte au 12è siècle, sa vigne est plantée sur 26 hectares de terre les plus prestigieuses et les plus réputées de la Bourgogne. Homme d'affaire, Etienne Defaix est parmi les cinq fortunés de la Bourgogne.

Les vins de Bourgogne sont classés en fonction de la provenance des raisins. Le Chablis évolue en terre "Kimméridgien", le côte de Lechet donne le Chablis premier cru, le Lys est l'incarnation de la noblesse...

Daniel Etienne Defaix et avec Jacques Chirac, les seuls deux français à être reçu par Poutine dans la datcha officielle de Novo-Ogariovo, à l'ouest de Moscou.

Il est l'homme qui a envoyé du chablis dans l'espace avec la spationaute Claude-André Deshayes, dans le film Le Fugitif d’Andrew Davis (1993), on voit Harrison Ford boire du Chablis premier cru Les Lys!

Daniel Etienne Defaix est un personnage atypique dans ce paysage rural qui est le chablisien, il fournit le Kremlin, le Vatican et Buckinghan.

Il reçoit les journalistes de l'APE dans son restaurant "La cuisine au vin et La boutique", qui est dans la rue Auxerroise à l'entrée du centre ville Chalbis. Amateur de belles et bonnes choses, il a racheté tout un quartier de Chablis pour préserver le patrimoine.

Passionné d'architecture, il a réussi à convaincre 26 compagnons de restaurer ces fondations qui ont plus de mille ans.

L'homme qui a annulé son voyage pour Londres se montre très disponible et se prête facilement au jeu de questions-réponses durant 4 heures.

Notre hôte est un touche-à tout, il ne cesse de s'investir dans de nouveaux projets: contrairement à ceux qui importent les grains canadiens, il a fait des recherches pour retrouver les graines françaises de l'ancien temps,qu'il exploite pour son moutarde au vin, il a une plantation des courges de Madagascar, il élève les escargots, s'il a ouvert son premier caveau de dégustation en 1987, il vient d'ériger un hôtel aux Lys, un établissement de 38 chambres à l'entrée de la vieille ville de Chablis...

Dans le même temps, il reconnait qu'il ne peut pas tout faire. C'est pourquoi il est bien entouré.

Dans l'apologie qu'il nous fera du vin, il nous signifiera que ces sont les Egyptiens qui sont les premiers viticulteurs.

Dans l'Égypte ancienne, sur les murs des tombeaux, 3000 ans avant J.C., on assiste à la vendange, au foulage du raisin, à sa fermentation, à son transport.

Il y a 5 ou 6000 ans, des "vergers à vin" étaient cultivés sur les bords du Nil, car on savait déjà tailler les sarments, construire un pressoir, tirer parti de la fermentation. Sous l' Ancien Empire, le vin est strictement réservé à Pharaon et à son entourage. Il est produit dans le Fayoum ou dans le delta, deux régions favorables à la pousse de la vigne, ou importé de pays étrangers comme la Palestine.

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20, 21 et 22 octobre 2009: Les journalistes de la presse étrangère en Bourgogne

Le département de l'Yonne est à 150 km de Paris donc à 1h30 du train de la capitale française. Du 20 au 22 octobre 2009, onze journalistes de la presse étrangère (APE) ont visité ce département (l’Yonne) qui fait partie des départements attractifs de la France où les arrivées de population l’emportent sur les départs.

Sur le pont Pierre Perthuis, de droite à gauche: Helga Dupuis (Allemagne), Volodia Rybakov (Russie), Thomas Siemienski (Pologne), Corinne La Balme (Usa), Constantin Papadopoulos (Grèce), Freddy Mulongo (République Démocratique du Congo) et Christine Ranunkel (en écharpe), vice-présidente de l'APE, Hongrie. Photo J2M Communication

Freddy Mulongo (République Démocratique du Congo) et Yaffa Iron-Kouts (Israël) à Auxerre. Photo J2M Communication.

Christine Ranunkel, vice-présidente de l'APE, Szépvilag, Hongrie; Elena Iakounine, l'Observateur Russe , RTV Radio Mayak, Russie; Corinne La Balme, La belle France , travel guide, Usa; Helga Dupuis, Stern, Allemagne; Mirna Jammal , Mozaïk, Turquie, Thomas Siemienski, TVN 24/ TVP info , Pologne; Volodia Rybakov, Les Echos de Moscou, Russie, Yaffa Iron-Kouts, Laïsha, Israêl; Gun Gestrin, Hufvudstadsbladet, Finlande; Constantin Papadopoulos, Avgi, agence Alithia, Grèce Chypre, Freddy Mulongo, Réveil-FM, République Démocratique du Congo et Robert Aubert, auteur-photographe APE.

Pas évident de prendre le train, un jour de grève, dans une gare Paris-Bercy que la majorité des journalistes ignorent l'existence. Mais Christine Ranunkel est déjà là vers 7h30, elle veille au grain. Et lorsque notre confrère polonais Thomas Siemienski composte son billet quelques minutes avant le départ, l'équipe est au complet et tout le monde est content.

L'attractivité de l'Yonne lui permet de rester le département le plus dynamique de la Bourgogne avec une croissance démographique de 0,41 % par an. Il compte près de 345 000 habitants. C'est le 3ème département de la région Bourgogne. Auxerre est sa préfecture.

Le cortège, qui nous achemine à l'hôtel Parc des Maréchaux dont on découvrira les chambres superbement décorées et aménagées dans un style XIXe siècle raffiné, avec un très beau mobilier, s'arrête devant le stade Abbé Deschamps de Auxerre.

Un joli clin d'oeil à notre endroit de Jean-Mary Marchal de J2M Communication, l'organisateur de notre séjour en Bourgogne.

Il est vrai qu'on ne peut parler d'Auxerre sans penser au football, à AJ Auxerre mais aussi à Guy Roux qui a été entraineur de cette équipe de 1961 à 2005. Sous sa conduite, l'AJ Auxerre gravit tous les échelons du football français, du championnat régional au championnat de France amateur, jusqu'à la deuxième et à la première division professionnelle en 1980.

Il permet au club de remporter un titre de champion de France en 1996 et quatre victoires en Coupe de France. Il est ainsi avec André Cheuva l'entraîneur ayant remporté le plus de Coupes de France.

Personnage emblématique de l'AJ Auxerre, Guy Roux est devenu une figure populaire et médiatique du football français. Présenté comme un entraîneur paternaliste et près de ses sous, Guy Roux joue avec cette image notamment dans des publicités.

La chambre à l'hôtel du parc des maréchaux. Photo J2M Communication.

L'hôtel le Parc des Maréchaux est un établissement de la Holding H.E.D.S.(Hôtellerie-Elégance-Distinction-Simplicité). Au lieu de numéroter les chambres, celles-ci ont les noms des maréchaux de France. Je suis logé au 2è niveau, avec belle vue du jardin et le nom de ma chambre : Maréchal Kellermann.

Prudence oblige, il faut quand même vérifier qu'il n'ait pas été qu'un maréchal de pacotille comme on en connait en Afrique, ou encore un maréchal collabo ou traitre. Car la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) a eu son maréchal: Mobutu Sese Seko. L'homme à la toque de léopard s'était auto-proclamé maréchal, sans avoir gagné une bataille. A sa mort sa fortune équivalait à la dette extérieur du pays. Malgré son départ, le Zaïre redevenu la République Démocratique du Congo, le Congo de patrice Emery Lumumba continue sa descente aux enfers !

J'ai découvert que François Christophe Kellermann ou le maréchal Kellermann, né le 28 mai 1735 à Strasbourg, mort le 13 septembre 1820 à Paris, était un militaire français, qui fut élevé à la dignité de maréchal d'Empire. Il fut aussi duc de Valmy. Il avait trois surnoms: Le Vainqueur de Valmy, le Héros de Valmy, ou encore le Nestor des armées. Emprisonné treize mois pendant la Terreur de Robespierre, il échappe de peu à l'échafaud.Après la chute de Robespierre, il est acquitté et reprend la tête de ses armées en janvier 1795. À sa mort et suivant ses volontés, son cœur est enterré au milieu du champ de bataille de Valmy. Ses cendres reposent au cimetière du Père-Lachaise à Paris et son nom est gravé sur l'Arc de triomphe de l'Étoile (côté nord). Je peux dormir tranquille dans la chambre qui porte son nom.

Le soir à l'hôtel Maxime, ancien grenier à sel sur les bords de l'Yonne; devenu établissement hôtelier dans les années 50, véritable synthèse entre le passé et la modernité, où nous dînions, deux de nos consoeurs Helga Dupuis et Elena Iakounine arrivent même à sabrer le champagne sans éclater la bouteille. Avec l'aide, bien sûr, du maitre de lieu Pascal Leclerc.

Ceux qui opposent Morvan forestier et Bourgogne viticole devront revoir leurs arguments! Car depuis le quinze août dernier, réunir sur une même étiquette: Bourgogne-Vézelay-Morvan, ces trois noms prestigieux reconnus dans le monde entier est un petit miracle que les viticulteurs vézeliens ont réalisé.

Pour ceux qui ne croient pas aux miracles, il faut remonter quarante ans en arrière pour retrouver les sources de cette consécration. Et remettre en lumière l'engagement d'un élu attaché à sa terre: Paul Flandin. Le conseiller général de Vézelay, élu d'un canton en partie morvandiau sait fédérer les énergies et mobiliser ses réseaux. C'est avec François Mitterrand et avec l'appui du maire RPR de Dijon, ministre de l'environnement, qu'il crée le Parc naturel régional du Morvan. En y intégrant, contre toute logique géologique, une côte viticole. Car, au même moment, Paul Flandin travaille à la relance du vignoble disparu des pentes de la « colline inspirée » depuis la grande crise du phyloxéra au début du XXe siècle.

Le vignoble s'étend désormais sur une centaine d'hectares plantés de chardonnay, pinot noir et du cépage local melon de Bourgogne. Le travail des viticulteurs a été reconnu par l'attribution de l'AOC Bourgogne en 1985 puis par la reconnaissance de l'appellation Bourgogne-Vézelay pour les communes d'Asquins, Saint-Père, Tharoiseau et Vézelay en 1997. Les vins produits sont à 80% des blancs.

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«Dans votre café… un sucre, une sucrette ou une feuille de stévia ?»

Qu’est ce que la stévia ? Pourquoi ce boycott incessant malgré de multiples demandes de mise sur le marché ? La stévia serait-elle capable d’endiguer l’obésité dans le monde ?

Imaginez… vous invitez quelques amis à boire le café et, en guise de sucre vous leurs tendez, non plus l’habituel pot de sucre mais un joli pot de plante…

Il vous suffira de tendre la main pour la délester de l’une de ses feuilles, afin de vous sucrer le bec. Cette plante miracle, devient donc un sérieux concurrent du sucre et autres édulcorants...

Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. Et oui, cette petite maligne possède un pouvoir sucrant 300 fois supérieur à celui du saccharose, mais ce ne sont pas là ses seuls talents.

Nous savons depuis 1931 que ses agents édulcorants n’apportent aucune calorie à l’organisme, puisqu’ils ne sont pas absorbés par le corps humain.

Ce qui fait de lui, malgré sa nature glucidique, un édulcorant sans aucune valeur nutritive ou calorique (un peu comme la salade). De plus, la Stévia possède des propriétés médicinales intéressantes (Hypoglycémiant, hypotenseur, diurétique, cardiotonique).De la famille des pissenlits, elle est aussi appelée «Chanvre d’eau».

Originaire du Paraguay, peuplé par les indiens Guaranis (premiers consommateurs de cette herbe), elle fut découverte en 1905 par le botaniste Moisées Santiago Bertoni. Les Guaranis l'appelaient caá-êhê, ce qui signifie herbe sucrée, et l'utilisaient pour adoucir l'amertume du maté.

En clair, elle remplaçait le sucre…

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dimanche 18 octobre 2009

Ali Bongo: Mal élu, investiture boycottée !

M. Bongo, costume noir, chemise blanche et écharpe rouge, a prêté serment, main gauche sur la Constitution et main droite levée, conformément aux dispositions de la Loi fondamentale. Ali Bongo, 50 ans, a promis de préserver l'héritage de son père, Omar Bongo décédé en juin, mais aussi de grands changements notamment sur la lutte contre la corruption et la pauvreté. La cérémonie a été ponctuée par 21 coups de canon.

Ali Bongo, nouveau président du Gabon. Il succède à son défunt père Omar Bongo Ondimba, 41 ans au pouvoir. Photo Archive.

Parmi les présidents présents figuraient Denis Sassou Nguesso (Congo), Joseph Kabila (République démocratique du Congo), Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale), Fradique de Menezes (Sao Tomé et Principe), Amadou Toumani Touré (Mali), Faure Gnassingbé (Togo), Thomas Yayi Boni (Bénin). Parmi les absents: Paul Biya du Cameroun, qui lors des funérailles d'omar Bongo Ondimba (41 ans au pouvoir) avait réussi à rapprocher Ali Bongo de sa soeur Pascaline Bongo, Idriss Deby est à Paris, il était reçu le même jour de l'investiture par le président Français Nicolas Sarkorzy, le centrafricain Francois Bozizé a préféré rester dans son palais à Bangui. Joseph kabila qui cumule les présidences de la Sadc et Ceac n' a pu mobiliser ses troupes. 7 chefs d'Etat sur 53, on peut dire sans se tromper que le menu est fretin pour une investiture présidentielle. La France, ancienne puissance coloniale, était représentée par son secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet.

La coalition des principaux candidats de l’opposition gabonaise qui a rejeté la validation, par la Cour Constitutionnelle, de l’élection d’Ali Bongo Ondimba, a boycottée la cérémonie d'investiture du vendredi 16 octobre 2009 .

Mercredi 15 octobre 2009, des femmes gabonaises ont manifesté nues dans les rues de Libreville pour marquer leur désaccord. « Nous ne voulons pas du candidat que la Cour constitutionnelle vient de nous imposer », a déclaré Anita Lea Méyé de l’association « Cri de femme. » La partialité de la plus haute instance judiciaire gabonaise ne fait aucun doute dans son esprit. « Depuis dix neuf ans, la Cour constitutionnelle est au service du régime en place. Nous allons donc manifester tous les jours s’il le faut pour dire ‘non’ à ce deuxième coup d’Etat électorale », a dit Mme Méyé avant d’expliquer: « En Afrique, lorsqu’une maman maudit son enfant, elle se dénude. »

"Je jure de consacrer toutes mes forces au bien du peuple gabonais, en vue d'assurer son bien-être et de le préserver de tout dommage, de respecter et de défendre la Constitution et l'Etat de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge et d'être juste envers tous. Je le jure!", a déclaré M. Bongo lors de la cérémonie solennelle d'investiture qui avait débuté peu avant 11H00 locales (10H00 GMT).

Il s'exprimait devant les députés, sénateurs, les membres de la Cour constitutionnelle et de nombreuses délégations comprenant des chefs d'Etat.

Impassible dans son costume paré de l'écharpe rouge, Ali Bongo a toutefois montré quelques signes d'émotion en perdant le fil des feuilles de son discours pour finalement improviser une conclusion en hommage à son père, décédé en cours de mandat alors qu'il était au pouvoir depuis 41 ans.

Se plaçant dans la continuité de Léon Mba, premier président du Gabon, et de son père, il a pris "l'engagement de s'inspirer et défendre en toutes circonstances cet héritage précieux", consistant notamment en "l'amour de la patrie, la paix, l'entente, la dialogue et le pardon".

Le nouveau président s'est présenté comme un garant de la paix et de l'union, au-delà des clivages ethniques réapparus pendant la campagne électorale et auxquels il a fait allusion, sans jamais les citer.

Mais Ali Bongo a surtout promis des "réformes courageuses et ambitieuses afin d'opérer une véritable révolution (des) mentalités", évoquant lutte contre la corruption et meilleur partage des richesses dans un pays producteur de pétrole où le clientélisme et la corruption sont très répandus et dont la majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté.

"Je veux un Gabon exempt de la corruption et de l'injustice. Je veux un Gabon où la justice est au service de tous", a-t-il martelé soulevant les applaudissements des invités au palais présidentiel.

"Je veux un Gabon où les plus méritants sont récompensés et où la sanction juste est infligée à ceux qui commettent des fautes", a-t-il poursuivi.

"J'ai bien compris qu'il y avait urgence d'agir vite pour redonner confiance et favoriser l'émergence d'un nouvel espoir. L'espoir de voir disparaître le chômage, la précarité et toutes les inégalités (...), l'espoir d'aller dans de bonnes écoles, se faire mieux soigner, d'être bien logé, de circuler sur nos routes en toutes saisons, de recevoir sa juste part des fruits et des richesses", a-t-il continué.

Auparavant, le président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama, s'était placé dans la même logique. "Vous avez promis +paix, développement, partage+. Les politiques ont suffisamment ergoté: il faut transformer le quotidien de manière palpable".

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samedi 17 octobre 2009

Quel rôle des artistes musiciens congolais dans le cinquantenaire anticolonial du 30 juin 2010 ?

Artiste engagé, Boketshu 1er tire son épingle du jeu. En 1985 à Kinshasa il fonde le groupe Swede Swede qui joue spécialement de la musique folklorique. En 1989, il effectue sa première tournée européenne et enregistre chez Crammed Discs. Dans la deuxième moitié de la décennie 1990, il s'exile. Il sort un opus en 2002 qui sert de déclic au changement thématique vers un message engagé.

En 2005, l’album « Pas de complexe » lance pratiquement sa carrière de chanteur engagé. On y retrouve des titres comme avec Ibodo (chanté en mongo), Naye Koyemba, Innocent Mowe. L’album Finie la récréation (nani ateki Congo na biso) sorti en 2006 consacre pratiquement le roi du folklore mongo comme chanteur engagé. Ses spectacles n’attirent pas seulement le public typiquement congolais mais aussi le public occidental qui vient apprécier le folklore mongo (une ethnie de la province de l’Equateur à laquelle appartient le chanteur).

Comme à l'accoutumée, Pierre Yambuya Lotika Kibesi n'y va pas avec le dos de la cuillère. Sa réflexion est d'une impédance acoustique qui incite au retour de nos sources mais surtout de ne plus se taire. Voici sa réflexion:

Je dirais que la musique semble à nos yeux l’unique réussite, pour avoir atteint à l’aube du cinquantenaire du néocolonialisme au Congo-Kinshasa l’un des objectifs des néocolonialistes, qui a détourné notre peuple de la réalité de leur futur au lendemain du 30 juin 1960 comme l’a dit Pierre Mulele le 9 juin 1963 : "Le pays est en train de mourir à cause des manœuvres colonialistes. Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie".

Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires.

Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur. Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur.

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jeudi 15 octobre 2009

Où est le rapport Lutundula sur le pillage des ressources ?

Qu’il s’agisse du rapport Lutundula sur les contrats miniers signés entre 1996 et 2003 ou du rapport final de la commission mise en place par le gouvernement en vue de la révisitation des contrats et conventions minières, l’on se trouve devant deux grands dossiers classés jusque-là « secret défense ». Seule une frange des apparatchik, les privilégiés du pouvoir AMP-UDEMO-PALU y ont eu accès alors que le premier a été intégralement initié par le Parlement sans qu’il n’en ait débattu en plénière. Le deuxième, par contre, garde toujours jalousement son grand secret. Jamais la vérité n’a explosé sur des évidences de compromission avancées par divers commentateurs. Là aussi , les Congolais ont droit de savoir.

Paris 21 avril 2006, dans le cadre du programme d’invitation des personnalités d’avenir du ministère des Affaires étrangères, Philippe Bastelica, directeur des relations internationales, avait reçu, M. Christophe Lutundula Pen'Apala, à l'époque député et Secrétaire général du Mouvement Solidarité pour la Démocratie et le Développement. Récupéré, devenu membre influent de l'Alliance mouvance présidentielle (Amp), Christophe Lutundula a été 1e Vice-président de l’Assemblée nationale jusqu'à l'éviction de Vital kamerhe le président du Bureau en février 2009.

Est-il vrai que le Congo a été vendu à vil prix aux multinationaux ? Par qui? Comment?

Le nouveau code minier a, pratiquement, décrété que les mines congolaises sont des biens « jetables ».

Selon cette loi, l’Etat, propriétaire du sous-sol, perçoit un loyer annuel par carré minier (équivalent à une superficie de 84,955 hectares).

La taxe annuelle est de 2,55 à 124,03 dollars américains pour les permis de recherche. On paie 195 dollars par carré et par an pour la petite mine, 425 pour la mine industrielle et 680 pour les rejets miniers.

Ces taux représentent au mieux 1/15.000 ème de l’impôt foncier le plus élevé.

Il n’ y avait aucune urgence à faire tourner la planche à concessions minières. Cela n’a rien rapporté au financement de la période de Transition. Il en est de même des autorisations d’exporter les minerais qui s’arrachent à 3.000 dollars, comme si la République était dans le besoin d’investisseurs pour 3000 dollars.

Au Katanga, la firme Adastra Minerals a été présentée comme un modèle du succès du Code Minier. Il a été assuré que grâce à taxe superficiaire annuelle, la Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT) à Kolwezi fournirait au Gouvernement des moyens importants pour financer le social et l’ économie du Congo. Mais le gisement qui recouvre environ 20 carrés miniers, ne fournira qu’ environ 15.000 dollars américains, en taxe superficiaire annuelle.

Les gîtes de Kingamyambo et de Musonoi contiennent 112,8 millions de tonnes de rejets de la raffinerie de la Gécamines avec une teneur de 1,49 % de cuivre et 0,32 % de cobalt permettant d’assurer pendant 50 ans, une production annuelle de 7.000 tonnes de cobalt et de 42.000 tonnes de cuivre. Adastra Minerals a décroché tout cela ainsi que 87,5 % du capital de KMT au moyen d’ une promesse de payer 15 millions de dollars à la Gécamines.

Ce montant de 15 millions correspond, en fait, à une semaine et demi de production sur les 50 ans annoncés d’exploitation !

Les nouveaux investisseurs tiennent tous un langage qui déroute de la réalité qu’on leur a bel et bien vendu le Pays.

Chose plus grave, les 64 % des richesses minérales données gracieusement ne garantissent pas la durée de perception de ces taxes de misère.

La longévité d’une activité minière dépend des investissements et du professionnalisme des opérateurs, de leur discipline et des techniques d’exploitation utilisées.

Sur le terrain, les opérateurs miniers qui ont été investis par le CAMI n'élaborent pas de véritables études de faisabilité, tel que l'exige le Code Minier, pour garantir un minage professionnel, profitable et de longue durée.

Les études environnementales ne sont pratiquement jamais réalisées, et les populations ne sont pas consultées.

Ce qui prévaut actuellement, c’est de ramasser ou de racler les minerais pour exporter un maximum de produits avec un minimum de valeur ajoutée. Partout, c’est une exploitation sauvage et non professionnelle des filons les plus riches.

Au Katanga, par exemple, les minerais sont maintenant extraits avec des pelles et des pioches, lavés et écrasés à la main alors qu’on y avait introduit des pelleteuses mécaniques depuis un siècle et qu’ il y a des laveries, des concentrateurs et des raffineries.

A la place du cuivre et du cobalt qui titraient du 99 % en métal, on exporte des minerais bruts ou de grossiers alliages, concentrés ou sels minéraux de faible teneur. Les ponctions minérales désordonnées abrègent la durée de vie des gisements, elle diminue brutalement leur valeur avec une augmentation des coûts, voire l'impossibilité d'une exploitation industrielle future.

Au Katanga, l’entreprise Générale Malta Forrest avait épuisé sauvagement les mines de Kasombo (I) et de Kasombo (II), en prélevant les remblais et les filons les plus riches. La Ridgepointe Overseas Development Limited avait totalement anéanti l'exploitabilité de la mine de Kabambankola, la plus riche au Monde en cobalt. Kabambankola reste riche sur papier, mais inaccessible et inexploitable.

Ce gâchis national permet de dire que les richesses du pays ont été vendues. Et pour ajouter à la désinformation, le directeur général du Cadastre minier (CAMI), Jean-Félix Mupande, a affirmé que 82 % des bénéficiaires de concessions minières sont des Congolais, parce que 82 % des titres miniers sont aux mains de sociétés de droit congolais, pour 464.542 km2. L’ expert national compare ce pourcentage avec les 10 % allouées aux personnes physiques congolaises (35.022 km2), 6 % aux sociétés étrangères (58.723 km2) et 2 % aux personnes physiques étrangères (13.409 km2). Il conclut immédiatement que le pays n'a pas été vendu aux étrangers puisque les entités nationales s’arrogent 92 % de la superficie concédée en trois années de fonctionnement et de gouvernement de Transition.

Selon lui, toujours, le bruit selon lequel le pays serait vendu ne serait que folles rumeurs, et c’ est à tort que des voix crient encore au « bradage » des concessions minières, notamment dans le Katanga.

La Gécamines au katanga Le Code Minier congolais éclaire cette question de la nationalité minière. La loi interdit l’acquisition de nouveaux certificats d’exploitation minière par des sociétés étrangères et immatriculées à l’ extérieur.

Les droits miniers sont l’apanage des seules sociétés locales, non pas sur la base de la nationalité congolaise de leurs actionnaires, gérants ou domiciliation fiscale, mais sur la base de leur forme juridique congolaise.

Les bénéficiaires des droits miniers peuvent être étrangers à 100 %, à condition de créer une SPRL ou de SARL congolaise pour 3.000 dollars de frais de greffe, de notaire et d’ avocat. Avec un tels critère, tous les étrangers ont crée des sociétés 100 % congolaises et le patron du Cadastre Minier les considère comme des congolais.

La vérité au CAMI est que les 6 % de sociétés officiellement étrangères, sont celles qui avaient déjà des exploitations minières avant 2003, sous l’ ancienne législation. Mais parmi les 82 % de sociétés dites congolaises, la quasi totalité sont aux mains des étrangers. Bien plus grave, la mode est aux sociétés off-shore et apatrides, domiciliées dans des paradis fiscaux (Iles Vierges Britanniques, Jersey, Luxembourg, etc.). Le cas typique du genre est celui de La Société pour le Traitement du Terril de Lubumbashi (STL), une SPRL congolaise qui ne compte que 1 % de capitaux congolais et 97 % revenant à GTL, une off-shore. Les gisements les plus importants de la Gécamines ont été distribués à des étrangers comme suit : 87,7 % d’ étrangers dans la Kingamyambo Musonoi Tailings pilotée par Congo Minerals Developments (CMD) de Adastra Minerals, 82,5 % dans Tenke Fungurume Mining aux mains de Lundin Holdings Limited et de l'américaine Phelps Dodge, 80 % dans Comide, 80 % dans la Société Minière de Kolwezi de l'australienne Anvil Mining, 80 % dans Kababankola Mining Company de Tremalt, 80 % dans Boss Mining de Shafford Capital, 75 % dans DRC Copper Project de l'israélien Dan Gertler de la GEC, 75 % dans Kamoto Copper Company de Kinross Forrest Limited, etc.

Il aura suffi de trois petites années du couple formé par la Transition et le Nouveau Code Minier pour la distribution gratuite de 64 % des superficies minières les plus riches du pays.

L'Etat congolais ne peut donc pas refuser l'argent. Le plus grand mal congolais est un nationalisme épidermique, de façade, aveugle et improductif.

Transposé dans le Code Minier, le concept de « la terre sacrée et inaliénable des ancêtres » a fait mettre hors commerce toutes les richesses minérales.

On ne les évalue pas du tout dans les transactions qui impliquent l’Etat. Ces mêmes richesses cédées gratuitement sont fortement valorisées par les bénéficiaires qui revendent leurs droits miniers ou encaissent des revenus boursiers vertigineux.

Illustration.

Le Zimbabwéen John Bredenkamp a revendu les avoirs de Tremalt à la Gécamines à Dan Gertler. En effet, Dan Gertler, 33 ans, cet Israélien décrié, aussi bien, par le Panel de l'ONU que par la Commission Lutundula pour n'avoir jamais investi, mais pillé impunément les richesses du phCongo, a, tour à tour, obtenu des Kabila, père et fils, l'exclusivité de la vente des diamants dans la société IDI, puis le contrat EMAXON et la capture de 80 % de la production commercialisée de la MIBA.

Joseph Kabila l'a ensuite introduit dans le cuivre et le cobalt katangais avec la GEC (Global Entreprise Copper Limited devenue Dan Gertler International/Beny Steinmetz Global Resources), qui partage les gisements de Kolwezi avec Kinross Forrest Limited.

C'est le joséphiste et ancien ministre des mines M. Tuma Waku qui, après avoir négocié et conclu le marché, s'est bien servi en se faisant nommer Pdg de Copper Project Sprl à Kolwezi, la joint-venture entre Gécamines 25 % et GEC Ltd 75 %.

Dan Gertler ne garderait que 5 % parce qu'il a aussitôt revendu ses droits aux Chinois de MCC Mineral Resources Development Co.

En 1966, Mobutu avait rectifié les fraudes de la Table Ronde Economique de 1960 en exigeant que désormais les sièges sociaux et d’exploitation seraient basés au Congo.

Cette loi est toujours en vigueur. Elle justifierait à elle seule l’annulation de tous les contrats de joint-venture passés par la Gécamines et la Miba.

Le siège social d’une société a des répercussions directes sur la domiciliation fiscale. Le concept même de paradis fiscal des opérateurs miniers aboutit à une exonération fiscale quasi-totale et à un encouragement à des opérations de blanchiment d’argent, car ces sociétés ne paient d‘ impôts sur les revenus congolais dans aucun autre pays sur Terre.

C’est tout le système minier congolais qui est vidé de sa substance. En effet, les mines sont données gratuitement et louées pour une taxe annuelle symbolique.

Selon le Code Minier, les ressources minérales sont rachetées au Congo en payant une redevance minière calculée sur le prix de vente de gré à gré des produits miniers : à savoir 1 % pour les minerais bruts, 2 % pour les produits transformés et les métaux et 4 % pour les matières précieuses.

Il est prévu que les activités minières rapportent également des impôts sur les profits au taux préférentiel de 30 %, en violation de l’égalité constitutionnelle devant la taxe ordinaire de 40 % à laquelle s’ajoute une taxe sur les dividendes distribués.

Dans la réalité, les entreprises dites congolaises développent au Congo une activité minimale en valeur ajoutée locale, puis la grèvent de frais fictifs et de coûts miniers élevés. Dans le même temps, les véritables profits sont pompés à l’extérieur sous couvert de services et de fournitures, avec des plus-values provenant de la tricherie sur les teneurs, et du jeu de variations des cours de métaux et de clauses commerciales pénalisantes.

Cette structure de pillage est renforcée par le fait que la plupart des ces investisseurs étrangers sont des sociétés off-shores.

Il y a des évasions fiscales, pas seulement au préjudice du Congo, mais même pour tout autre pays au Monde.

Citant le cas de la STL/GTL, le rapport Lutundula a noté comme valable la création de la off-shore GTL pour « prévenir la double imposition ». Maintenant que ce projet a 5 années de fonctionnement, il faudrait que GTL justifie combien de bénéfices ont été réalisés et combien d’ impôts ont été payés et dans quel pays au Monde.

Jamais la prévention de la double imposition ne pourrait signifier une exonération totale par absence totale d’imposition.

C’ est ce scénario qui a été imaginé par le Code Minier. La réalité est que les véritables titulaires et bénéficiaires des 82 % des droits miniers ne paient pas d’impôts : ni au Congo, ni dans les paradis fiscaux, ni dans leurs propres pays d'origine.

Dans le cas de la Société pour le Traitement du Terril de Lubumbashi (STL), George Forrest n’ apparaît pas dans la société congolaise, et pas davantage dans la société off-shore GTL qui ne paie rien au Congo ni à Jersey où la firme est domiciliée.

Ensuite, la part de bénéfices de Forrest va directement à sa société Groupe George Forrest qui est basée au Grand Duché du Luxembourg où aucun impôt n'est payé. George Forrest est belge, mais il ne paie pas d'impôts en Belgique parce qu'il est domicilié au Congo.

Et au Congo, le même homme ne paie pas d'impôts parce qu’ il n'est pas actionnaire apparent dans STL. Et ceci n'est qu'un exemple d'investisseur.

Le pays de mines "jetables" a bel et bien été vendu aux multinationaux ? Voici le rapport Lutundula que Réveil-FM met à votre disposition. C'est un rapport de 176 pages, mous estimons que chacun de nous doit l'avoir. Nous vous le proposons en plusieurs parties:

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Mumia Abu Jamal: Robert R. Bryan son avocat écrit à Réveil-FM

vendredi 06 février 2009, à l'auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris, Me Robert R. Bryan, l’avocat états-unien de Mumia Abu Jamal et Freddy Mulongo.

Le 10 octobre 2009 a été célébré la 7è édition de la journée mondiale contre la peine de mort.

Mumia Abu-Jamal , l'icône de la peine de mort n'est toujours pas prêt à sortir du couloir de la mort.

Condamné en 1982 pour le meurtre d'un policier blanc, la cour suprême des Etats-Unis avait décidé d'annuler la sentence. L'Etat de Pennsylvanie a fait appel. L'Etat de Pennsylvanie a décidé de faire appel de la décision de la Cour suprême d'annuler la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal, icône de la lutte contre la peine capitale. Il s'agit pour l'Etat de renverser l'annulation de la condamnation de Mumia Abu-Jamal, dans le couloir de la mort depuis 26 ans, prononcée le 27 mars 2009 par une cour d'appel fédérale.

Le 27 mars 2009, la cour d'appel de Pennsylvanie avait annulé la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal tout en confirmant sa culpabilité dans le meurtre d'un policier blanc survenu en 1981.

Les juges de Pennsylvanie avaient en effet estimé que lors du procès de 1982, les instructions données aux jurés avaient pu leur faire croire qu'ils devaient s'accorder à l'unanimité sur des circonstances atténuantes pouvant épargner au condamné la peine capitale, alors que la procédure est en fait moins restrictive.

Me Robert R. Bryan, l'avocat de Mumia Abu-Jamal avait alors demandé que la Cour d'appel réexamine le verdict de culpabilité en formation plénière, demande rejetée le 23 juillet. A partir de ce moment, l'accusation disposait de 90 jours pour saisir ou non la Cour suprême en vue d'un réexamen.

"Nous sommes à la croisée des chemins"

"Ce que l'accusation demande à la Cour suprême, c'est d'annuler la décision d'appel pour que Mumia puisse être exécuté", a expliqué à l'AFP Me Robert Bryan, sans passer par l'étape d'un nouveau jury.

"S'il (l'Etat de Pennsylvanie) gagne, que la Cour suprême renverse la décision de la Cour d'appel et que je perds pour ma requête, il n'y aura pas de nouveau procès, et il y aura une exécution, c'est là que nous en sommes", a détaillé le défenseur du condamné à mort. Si la Cour suprême rejette en revanche la requête de l'accusation, une nouvelle audience aura lieu devant un jury chargé de déterminer non la culpabilité mais la peine - prison à vie ou peine de mort - pour Mumia Abu-Jamal.

Ce n'est que si la Cour suprême juge que la requête pour racisme est fondée que l'un des plus célèbres condamnés à mort obtiendra de recommencer la procédure au départ, avec un nouveau procès et un nouveau jury chargé de se prononcer sur sa culpabilité ou non.

"Nous sommes à la croisée des chemins dans cette affaire", a encore réagi Robert Bryan. Ex-journaliste radio et militant des "black panthers", un mouvement révolutionnaire afro-américain formé en 1966 aux Etats-Unis et aujourd'hui âgé de 54 ans, Mumia Abu-Jamal a été condamné pour le meurtre en 1981 du policier Daniel Faulkner. Il a toujours clamé son innocence.

Le 10 octobre 2009, le monde a célébré la Journée internationale contre la peine de mort.

voici sa lettre

Dear Friends:

There is a renewed effort by the police and far right to destroy the support for Mumia Abu-Jamal, who has been on Pennsylvania's death row for nearly three decades. Their purpose is simple: to kill him. This is the most dangerous time for Mumia since his 1981 arrest. I am fighting for his life. The support of the movement in France is crucial to this campaign to save and free him.

Saturday, October 10, was World Day Against the Death Penalty. Last night I returned from The Netherlands where I spoke at the invitation of Amnesty International on behalf of Mumia. On Friday I gave a lecture at the prestigious Utrecht University school of law. I spoke Saturday at the showing of the movie, In Prison My Whole Life, concerning my client and the death penalty. Mumia has become a global symbol in the campaign against the death penalty.

I am presently litigating the issue of the death penalty in the United States Supreme Court. Last year we won a new jury trial in the U.S. Court of Appeals for the Third Circuit, Philadelphia. The state has gone to to the Supreme Court seeking a reversal of that ruling and the execution of my client. Thus Mumia remains on death row under a sentence of death. Tomorrow the court will hear arguments in an older case from Ohio, Smith v. Spisak, which has a similar issue. We do not know when the court will issue a decision in Mumia's case. I am also litigating an issue concerning ballistics. We were denied a hearing in the state trial court on a technicality, so are proceeding to the Pennsylvania Supreme Court.

Last week Reporters Without Borders, headquartered in Paris, published a video interview regarding Mumia's case and the latest case developments. It is in English, French and German, and can be found at: http://www.rsf.org/spip.php?page=article&id_article=34689

Last spring at the Akademie der Künste in Berlin I announced that we would we issuing an online petition for Mumia. He and I decided to wait until this month for its release. It will be coming soon.

Finally, you in France have been wonderful in the outpouring of your concern for Mumia. At this crucial time your activism and support is needed more than ever. Mumia's legal defense needs help.

Your efforts are appreciated.

With best wishes,

Robert R. Bryan Law Offices of Robert R. Bryan 2088 Union Street, Suite 4 San Francisco, CA 94123-4117

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Réveil-FM livre: Mathématiques congolaises ou Kinshasa la débrouille !

In Koli Jean Bofane est l'auteur de Mathématiques congolaises. Il est né en 1954 à Mbandaka, Province de l'Equateur en République Démocratique du Congo. In Koli Jean Bofane vit en exil en Belgique depuis 1993. Suite aux pillages de 1991 au sujet desquels sa propre maison d'édition avait fait paraître des BD satiriques et des reportages journalistiques. Depuis lors, l'écriture constitue l'essentiel de son activité, le Congo sa principale source d'inspiration.

Sans être matheux, Mathématiques congolaises fait partie de cette race d’ouvrages pour lesquels j’ai flashé, j'ai beaucoup rigolé, reconnu certaines rues de kinshasa...

In Koli Jean Bofane plonge le lecteur dans la vie quotidienne de Kinshasa. Il sent les rues, le rythme des musiques et des images de la ville. Les personnages deviennent encore plus palpables grâce à la présence du lingala dont on trouve la traduction au bas des pages.

« Mathématiques congolaises », propose l'équation magique d'une ville, de la survie d'un peuple. Une plongée romanesque dans la ville de Kinshasa, où l’on sait que la vie n’est pas un long fleuve tranquille… Comme tous ses compatriotes, le jeune Célio Matemona lutte chaque jour pour survivre dans une cité en proie à la pauvreté, au chômage et à la corruption. Mais il en faut plus pour éteindre la flamme des habitants de ce pays, et il y a bien des manières de contourner le tragique, à commencer par l’humour et le regard décalé de ceux qui cherchent un peu d’empathie avec un monde si déréglé. Pour Célio, c’est un vieux manuel de mathématiques qui sert de viatique, en même temps que de clé pour sortir de toute situation embrouillée. Et c’est ainsi qu’il sera un jour repéré par un sbire du régime, et embarqué dans les coups fumeux du Bureau Informations et Plans, dont il sortira pourtant indemne, et grandi.

Le héros de ce livre, c'est Celio Matemona, dit Celio Mathematik. Il est jeune, il n'a pas étudié, il se débrouille dans Kinshasa, comme des millions d'autres. Mais lui, il ne se sépare jamais de son livre fétiche, le seul objet qu'il lui reste de son père instituteur : un manuel de mathématiques. Il l'a dévoré, analysé, appris par cœur et ce savoir d'autodidacte est devenu son bagage dans la vie.

Cette science fait de Celio le héros du quartier, l'avocat de plus pauvres que lui et finit par le désigner pour un destin inattendu : rejoindre le club très fermé des conseillers du président, ces stratèges en communication mensongère, en mobilisation des foules, en coups tordus et autres faux coups d'état…

C'est que Celio, rompu aux équations, applique ses théories mathématiques à la manipulation de l'opinion, avec des résultats surprenants… N'en disons pas plus, ni sur l'intrigue, ni sur des personnages comme le vieux soldat Bamba, maître tortionnaire qui aspire à une retraite bien méritée, le Vieux Isemanga qui raconte des histoires en grillant ses brochettes ou le « Gaucher » le très débrouillard copain de Baestro...

En réalité, c'est à Kinshasa que ce livre est dédié, à ses dix millions d'habitants qui statistiquement, devraient être morts alors qu'en dépit du bon sens, ils se débrouillent pour vivre, Celio et ses mathématiques, mère Bokeke et sa ribambelle d'enfants, Gregoire Tshilombo, le redoutable conseiller du président, avec ses intrigues et ses souliers en crocodile.

’In Koli Jean Bofane décrit avec beaucoup de justesse la condition du petit peuple de notre grand Congo, l'un des pays potentiellement les plus riches de la planète dont les dirigeants ont réduit la plus humble âme au racket et à la corruption. Dans ces conditions, l’ascension sociale fulgurante de Célio Mathématik prend un sens particulier. Va-t-il rentrer dans le moule après avoir connu les affres dévastateurs de la faim ?

Extrait de la description de la faim par l'auteur:

Entre-temps la Faim, au milieu de la population gagnait du terrain, faisait des ravages considérables. Elle progressait en rampant, impitoyable comme un python à deux têtes. Elle se lovait dans les ventres creusant le vide totale autour de sa personne. Ses victimes avaient appris à subir sa loi. En début de journée, avant qu’elle ne se manifeste, on n’y pensait pas trop, absorbé par le labeur qui permettrait justement de manger et ainsi obtenir un sursis. On faisait semblant d’oublier, mais l’angoisse persistait à chaque moment. En début d’après midi, avec le soleil de plomb qui accélère la déshydratation, cela devenait plus compliqué. L’animal qui depuis, depuis longtemps avait pris la place des viscères, manifestait sa présence en affaiblissant le métabolisme, se nourrissant de chair et d’autres substances vitales. On était obligé de vivre sur ses maigres réserves. L’effort faisait trembler les membres, rendait les mains moites et froides, le cœur avait tendance à s’emballer . Pour calmer la bête, on lui faisait alors offrande d’eau froide, pour qu’elle se sente glorifiée. Cela ne durait pas, car juste après, elle jouait sur le cerveau et d’autres organes de la volonté et du sens combatif. On pouvait avoir tendance à mendier. Certains devenaient même implorants, parce qu’elle laminait, de son ventre rêche, des choses aussi précieuses que l’orgueil et la fierté. Elle omniprésence et omnipotente. On ne conjuguait plus le verbe " avoir faim ". A la question on pouvait aller la réponse était : Nzala ! la faim ! Elle s’était institutionnalisée.

"La Faim ne justifie pas tout et surtout pas la corruption généralisée. Beaucoup ont faim, mais tous ne sont pas corrompus. Et les corrompus n’ont pas tous faim, loin de là" dit l'auteur. C’est un roman magnifique, optimiste mais surtout non plaintif.

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mercredi 14 octobre 2009

Hillary, l'autre Clinton !

Pendant plus de trois heures, samedi 10 octobre 2009, à Zurich (Suisse), la signature de l'accord de normalisation diplomatique entre la Turquie et l'Arménie est restée en suspens. Un ultime blocage, côté arménien, sur les termes du discours que le ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, devait prononcer, a fait planer le doute sur la cérémonie.

11 août 2009, à Goma (RDC) au bord du lac Kivu, Hillary Clinton répondant aux questions des journalistes.

A la dernière minute, la berline d'Hillary Clinton, en route pour l'université de Zurich, a fait demi-tour vers son hôtel. Depuis la voiture garée sur le parking, la secrétaire d'Etat américaine a multiplié les coups de téléphone aux ministres turc et arménien pour trouver un compromis. Une heure plus tard, tout le monde s'est remis en route pour rejoindre les délégations suisse, russe, française et européenne, les co-parrains avec les Etats-Unis de cet accord. Après un ultime conciliabule d'une heure et demie, et la décision de supprimer les discours, le texte a finalement pu être signé.

L'ex-first lady impose son style, "Madame diplomatie américaine" s'investit à fond dans son rôle et est à l'aise dans ses fonctions.

Hilary Clinton, une femme "libérée" et de réseau.

Quand les médias disent "Clinton", ce n'est plus de l'ancien président Bill qu'ils parlent, mais de son épouse, Hillary.

Hillary Clinton, autrefois surnomée "Billary", campe désormais seule sur le devant de la scène en occupant un rôle central dans l'administration américaine.

Hillary Clinton n'hésite pas à faire taire ceux qui contestent son émancipation. Lors de sa tournée africaine, son passage en République Démocratique du Congo, patrie de Kimbangu et Patrice Emery Lumumba fut mouvementé. Le 10 août 2009, à Kinshasa, agacée par une question d'un compatriote étudiant, qui devant une foule stupéfaite, avait demandé au chef de la diplomatie américaine: "Il y a des "interférences" de la Banque mondiale et des Chinois... Que pense M. Clinton?", évoquant notamment les contrats passés entre la Chine et la RDC.

Visiblement irritée, Hillary, dont le mari Bill Clinton a été président des Etats-Unis de 1993 à 2001, lui avait répondu fermement: "Vous voulez savoir ce que pense mon mari ? Mon mari n'est pas secrétaire d'Etat, moi oui. Si vous me demandez mon avis, je vous le donnerai. Je ne vais pas parler pour lui".

En claire, Elle, c'est elle ; lui, c'est lui !

Le fait d'avoir joué la même partition musicale que Paul Kagame, président Rwandais:" les Etats-Unis aideront les pays qui veulent regarder à l'avenir mais pas au passé..." Avec plus de 6 millions de morts du côté des Congolais, une population civile sans défense, victime expiatoire qui subit les affres de la guerre orchestrée par les Seigneurs de guerre...Cette déclaration malencontreuse avait quelque peu terni la sympathie d'une frange de la population congolaise envers elle.

Femme politique expérimentée, elle avait fini par se ressaisir. Dans l'avion qui la ramenait de Goma, à l'Est de la République démocratique du Congo (RDC) où elle venait d'être confrontée, mardi 11 août 2009, lors d'une étape de quelques heures, à des témoignages de violences sexuelles, Hillary Clinton ne cachait pas son émotion.

"Les atrocités que ces femmes ont subies, et cela vaut pour les atrocités que tant d'autres subissent, sont le produit du mal sous sa forme la plus ignoble", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine aux confrères journalistes qui l'accompagnaient dans sa tournée de onze jours sur le continent.

Hillary Clinton connaît ses "dossiers à fond et bénéfice d'une grande marge de manoeuvre, le président Obama ayant beaucoup de choses à gérer lui-même", note Nicole Bacharan, spécialiste des Etats-Unis et coauteur de "la plus belle histoire de la liberté (Seuil, 2009, avec André Glucksmann et Abdelwahab Maddeb).

Hillary Clinton n'a pas que l'ambition, elle a aussi la popularité et le réseau. Elle a gardé de ses années en tant que First Lady de nombreux liens amicaux avec les plus hauts dirigeants du monde. Maniant avec dextérité la carotte et le bâton, la secrétaire d'Etat a toutefois su s'adapter à la politique de la main tendue de Barack Obama, sans tenter de sortir du rang. Une loyauté envers son Président que les Américains apprécient.

La rédaction de Réveil-FM voudrait rassurer tous les Congolais qui réclament à corps et à cri "une justice juste" pour les 6 millions de nos morts que la démarche est payante quelle que soit la longueur de temps. N'en déplaisent aux brouilleurs de pistes, aux manipulateurs patentés et obscurantistes, aux spécialistes autoproclamés du Congo, avec des agendas cachés qui considèrent que tous ceux parmi les Congolais qui réclament "la justice juste"pour leurs compatriotes, sont des extrémistes.

Le conflit Arménie et Turquie qu'a fini par décanter Hillary Clinton en arrachant des signatures à la Pyrrhus aux autorités arméniennes et turques dure depuis plus d'un siècle. Sans justice pour les victimes, aucune diplomatie n'est efficace. Voici le rappel historique du conflit entre les Arméniens et les Turcs:

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mardi 13 octobre 2009

Cinquantenaire Anticolonial: Eza possibles...

Cinquantenaire de l'indépendance au 30 juin 2010: L'alternative est en marche. Le discours de Patrice Emery Lumumba est déjà traduit en 4 langues nationales: Lingala, Kikongo, tshiluba et swahili à distribuer dans toute la République Démocratique du Congo. Les artistes peuvent nous inspirer par leur créativité à mieux penser, les activités alternatives pour un autre Congo qui refuse de fêter en grande pompe, le néocolonialisme.

Oeuvre de Freddy Mutombo à kinshasa.

En visionnant les deux vidéos ci-dessous, on se rend vite compte que les artistes congolais avant-gardistes existent. Engagés, ils ont une prise de conscience, à Strasbourg (Est de Fance) où ils se sont produits dernièrement, on sent qu'ils n'ont rien perdu de leur dextérité. Il faut rappeler que Kinshasa est une ville-monde, qui a ses règles, dont la principale est que toute chose surprenante pour un Européen est peut-être la chose la plus commune pour ses habitants.

Travailler à partir du manque, transformer le rebut en matière première, considérer la jeunesse comme une expérience en soi, se donner confiance quand personne ne vient vous chercher, tels sont, entre autres, les déconcertantes compétences des habitants de la ville.

Ils ont donc tracé leur petit bout de chemin, loin des académismes de tous bords. De là est née en 2003 Kin Wenze Wenze, une vaste installation-performance, par laquelle ils entendent « symboliser le foutoir, l’anarchie régnant à Kin ».

En 2005, en prélude aux élections présidentielles, ils organisent avec d’autres artistes la performance Happening Elections à Kinshasa. En 2006, ils organisent avec le collectif français Scu², des résidences internationales d’art contemporain in situ « les Scénographies urbaines » dans la commune de Lingwala.

Aujourd’hui, Eza Possibles continue de secouer l’art contemporain à Kinshasa et ailleurs. Après une résidence début 2008 à Strasbourg, le collectif développe de nouveaux projets, notamment celui d’un festival des arts visuels à Kinshasa en 2010.

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lundi 12 octobre 2009

Prix Senghor: Dominique Loubao, femme de culture qui promeut la diversité culturelle !

Dynamique, généreuse, active mais surtout indépendante, Dominique Loubao est une femme de culture qui depuis 14 ans se bat pour que celle-ci soit à la portée de tous. Fondatrice de Plume Noire en 1995, elle promeut les premiers auteurs (Romans, récits, nouvelles et poésie), la Plume Noire a pour vocation la promotion des littératures du monde Noir et des littératures francophones.

Ancienne employée à l'Unesco, responsable de Communication en Entreprise, et Chef de Projet en Communication événementielle, Dominique Loubao est très attaché à son 15ème arrondissement de Paris, de même à travers son salon Plume Noire, un salon interdisciplinaire consacré aux minorités francophones, elle cherche à «déguéttoïser » des cultures méconnues malgré leur richesse et leur grande diversité, provoquer un « électrochoc » intellectuel, voilà le but que je souhaitais atteindre en créant un salon littéraire et artistique.

Freddy Mulongo et Dominique Loubao, présidente de la "Plume Noire".Photos Afrochic.

L'un de ses nombreux objectifs "tendre un micro, un espace, une scène à des artistes et écrivains méconnus, pour qu’ils fassent émerger sur une scène européenne, à Paris, leur différence, leur apport culturel et leur générosité artistique. Certains ont obtenu le prix Renaudot (Amadou Kourouma en 1999, et Alain Mabanckou en 2006)".

Le vendredi 9 octobre 2009, le 14è la remise du prix littéraire salon du livre de la Plume Noire a eu lieu au musée de la poste, 34 Boulevard de Vaugirard dans le 15è arrondissement de Prix. Le pays invité était le Liban du prix Senghor 2009, mais le prix littéraire a été remporté par Christine Eddie, une candienne pour son roman "Les Carnets de Douglas ".

Un chèque de 1.500 euros, une médaille estampillée de l'effigie de Léopold Sedar Senghor offert par l'Organisation internationale de la francophonie (OIF)et une bouteille de vin rouge, réserve Bordeaux-prix Senghor 2009, ont été remis à Héloïse d'Ormesson, présente à la manifestation, éditrice de l'ouvrage.

Philippe Goujon, maire du 15è arrondissement de Paris, a beaucoup apprécié que la Plume Noire demeure attacher à son arrondissement. La constance de Dominique Loubao dans sa lutte pour la culture à tous et pour tous, mais aussi son ancrage dans le 15è arrondissement de Paris. Photo Afrochic.

Pierre Schapira, adjoint au Maire de Paris chargé des relations internationales et de la Francophonie. Tout en encouragement Dominique Loubao pour le travail accompli n'a pas cessé de rappeler l'importance du partage de la langue française entre les peuples. Signalons que quelques jours auparavant 180 maires des villes francophones s'étaient réunis à Paris sous la présidence de Bertrand Delanoé, Maire de Paris. Photo Afrochic.

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dimanche 11 octobre 2009

Silence, on empoisonne !

Dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), de nombreux compatriotes succombent à des maladies dont ils attribuent leurs symptômes à un empoisonnement que seuls les guérisseurs traditionnels sauraient guérir, selon les autorités sanitaires.

"Un grand nombre de gens meurent dans cette région à cause de cette phobie dont la diffusion actuelle est liée à l'environnement dans lequel nous vivons et aux guerres que nous avons traversées. Ils sont convaincus qu'ils ont été empoisonnés au karuho, un poison obtenu à partir de peau de caméléon et de crapaud, ou d'extraits de plantes rares" explique Dominique Bahago, inspecteur médical de la province du Nord-Kivu.

Le poison Karuho est obtenu à partir de la peau du caméléon.

Le karuho était connu au Congo dans les années 1970, mais la phobie générale s'est répandue à cause des guerres, qui ont commencé en 1994. Plusieurs vagues de migration vers la RDC ont contribué à augmenter, au fil des ans, l'usage et la crainte du karuho dans le pays. Répandre le poison, La phobie du karuho s'est diffusée au-delà des frontières du Nord-Kivu, jusqu'au Sud-Kivu, et notamment à Bukavu, a gagné d'autres coins de la République y compris Kinshasa, la capitale.

Nous avons voulu en savoir plus sur l'empoisonnement et les acteurs politiques. Pierre Yambuya Lotika Kibesi, vieux briscard de la politique congolaise, très jeune compagnon de lutte de Christophe Gbenye, Gaston Soumialot, Nicolas Olenga, Tupa Edouard, Laurent Désiré Kabila, Martin Kasongo, Maluyani Rigobert, Adrien Kanambe, Vital Mpakasa, Umba Johson de l'armée populaire de libération (APL) en 1964.

Géniteur de la Direction Générale des Migrations (DGM) dont il fut le Directeur Général de 1997-2004, Pierre Yambuya Lotika Kibesi qui fut aussi pilote de Mobutu Sese Seko parle de cette période et n'hésite pas à tirer la sonnette d'alarme pour l'aujourd'hui.

Pour assurer l’éternité du mobutisme, Mobutu et ses fidèles avaient adopté à Gbadolite – fin février 1996 – l’empoisonnement comme moyen de réduire au silence la détermination des Zaïrois contre leur pouvoir.

Il n’était plus question de détenir trop longtemps des vrais opposants, et encore moins exercer des menaces répétées contre tous ceux qui avaient choisi la voie de la conscientisation de notre peuple. L’élimination par empoisonnement était suffisante.

En fait, cette méthode d’élimination n’était pas nouvelle. Le régime de Mobutu l’utilisait bien avant leur réunion de Gbadolite en février 1996. Tenez : feu Nzondomio Adokpe Lingo, de la tribu Ngbaka (proche de Mobutu), alors Président du parlement du MPR, était mort empoisonné en 1984 pour avoir rappelé à Mobutu que leur constitution despotique stipulait que le Président du Conseil législatif (parlement) devait assumer l’intérim du Chef de l’Etat du Parti unique à la déchéance de son mandat, jusqu’à la proclamation des résultats des élections.

Et puisqu’il s’agissait des élections conçues pour ramener le même Mobutu au pouvoir, Nzondomio devait assumer l’intérim jusqu’à la prestation de serment de Mobutu fraîchement réélu.

Nzondomio, qui ne voulait que l’application de leur propre loi aux élections de 1984, a été jugé de provocateur du pouvoir de Mobutu.

Invité dans le château seigneurial de Gbadolite, l’opération fut réalisée sans obstruction. Le malheureux mobutiste rendit l’âme aux cliniques Ngaliema à Kinshasa, après l’évacuation par le C-130 9T-TCG de Mobutu à partir de Gbadolite, le jour même de l’empoisonnement. Comme de règle dans le royaume de Mobutu, l’autopsie n’eut pas lieu.

C’est de cette façon que Mobutu et ses fidèles acolytes avaient créé la panique au Zaïre. Il s’agissait en d’autres termes de faire fuir les vrais opposants à l’étranger, sachant qu’ils affronteront beaucoup des difficultés en Occident, vu que les pays signataires de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et de la convention de Genève de 1951 sur les réfugiés soutenaient publiquement leur régime tyrannique. Ironie du sort, ce sont les pays souteneurs de crimes de Mobutu qui protégeaient chez-eux les persécutés du criminel Mobutu.

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samedi 10 octobre 2009

Paris, deux gouverneurs Congolais à l’Assemblée générale de l’Association internationale des maires francophone (AIMF)

Réuni du 1er au 3 octobre 2009 à Paris les maires de ses capitales et villes membres ont été nombreux à la 29e session. Bertrand Delanoë Maire de Paris et président de l’AIMF, y a accueilli Jacques Chirac, ancien président de l’AIMF et ancien président de la République française et Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie. L’AIMF célèbre en 2009 son 30e anniversaire.

L'Association internationale des maires francophones (AIMF), qui a célébré à Paris son 30ème anniversaire, assure rester fidèle à sa vocation de promouvoir la solidarité, le dialogue interculturel et la diversité, en encourageant la coopération décentralisée.

Photo de famille: Où est André Kimbuta, le gouverneur de la ville de Kinshasa ? Derrière Abdou Diouf !

La délégation marocaine représentait notamment les villes de Rabat, Casablanca, Marrakech, Essaouira et Agadi. Plusieurs délégations avaient 4 à 5 maires francophones. Etonnant quand même que la RDC qui est le deuxième pays francophone après la France n'ait eu que deux délégués: André Kimbuta , gouverneur de Kinshasa et Moïse Katumbi, gouverneur du Katanga.

Bertrand Delanoë, maire de Paris et président de l'AIMF, Jorge Sampaio, le haut représentant de l'ONU pour l'Alliance des civilisations, Abdou Diouf, le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) Jacques Chirac, cofondateur de l'AIMF et ancien président français, Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères et européennes.

Placé sous le thème "Villes et dialogue des cultures", les élus de plus de 180 villes, du monde de la francophonie et de l'Alliance des civilisations, ont fêté le 30ème anniversaire de l'AIMF. Les maires francophones ont souhaité, pour leur 30e anniversaire, se retrouver autour du thème du dialogue des cultures. A cet égard, ils ont notamment recommandé de renforcer les mécanismes de participation aux affaires municipales de l'ensemble des composantes culturelles des villes, de développer les manifestations culturelles qui valorisent toutes les composantes de leurs villes, et d'encourager les échanges culturels en mettant en oeuvre des projets de coopération centrés sur l'art et la culture.

M. Chirac a indiqué, à cette occasion, que l'AIMF incarne les mêmes valeurs de solidarité, d'échange et de partage et qu'elle cherche toujours à "unir dans le respect de la diversité". L'AIMF, a-t-il ajouté, a été l'une des premières associations à prôner "le partage d'expériences, la coopération sud-sud et la logique de partenariat au lieu de l'assistance qui prévalait jusqu'alors". Le maire de Paris a indiqué qu'en 30 ans ce vaste réseau a beaucoup grandi, passant de 20 à 184 villes représentant 48 pays, évoquant la possibilité d'un nouvel élargissement de l'Association pour englober d'autres villes francophones d'Asie, d'Afrique, d'Europe et d'Amérique.Selon lui, le thème choisi pour célébrer cet anniversaire traduit le souci de promouvoir le dialogue interculturel entre les villes dans le respect de la diversité, qui reste une source "d'enrichissement" pour la francophonie.

Il a également souligné l'intérêt accordé par l'AIMF au développement de sa coopération avec d'autres organismes, dont l'Organisation des Villes Arabes (OVA), afin de relever ensemble les défis de l'urbanisation, notamment en termes d'infrastructures, de santé, d'éducation, de développement durable et gouvernance locale.

Nicéphore Soglo, maire de Cotonou et ancien président du Bénin.

De son côté, M. Kouchner a salué l'action de l'AIMF pour améliorer le bien-être des populations à travers ses différents projets de développement, notant que son département est disposé à soutenir davantage ces projets. Il a appelé l'AIMF à accorder une importance particulière dans ses programmes aux zones où prévalent les tensions et les conflits. M. Sampaio a mis l'accent, quant à lui, sur le rôle de la diplomatie des villes comme facteur clé dans le dialogue des cultures, notant que "la ville est le lieu où notre futur se joue, notre citoyenneté peut se décliner" mais aussi celui "où les conflits identitaires explosent". Il a souligné l'importance d'encourager la cohésion sociale au niveau local et de faire jouer un rôle plus actif aux acteurs locaux, notamment les maires, dans la prévention des conflits et la promotion de la paix.

A l'occasion de ces travaux s'est tenue une réunion spéciale des membres des Bureaux de l'Organisation des Villes Arabes et de l'AIMF. Les deux associations ont déjà, en 2008, lancé un projet commun d'adduction d'eau qui à terme bénéficiera à 600 000 habitants de la ville de Nouakchott.

Elles ont décidé de poursuivre cette coopération en bâtissant un projet culturel commun dédié à la connaissance, et en élaborant un rapport commun pour mettre en avant leurs efforts respectifs pour contribuer au dialogue des cultures et au rapprochement des civilisations.

Une solidarité concrète

Le Bureau, réuni le 1er octobre, a attribué de nouvelles subventions pour un montant d'1,5 million d'euros, qui portent l'investissement de l'association pour l'année 2009 à plus de 5 millions d'euros. Les investissements décidés par le Bureau rendront possible la réalisation de projets contribuant à l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement :

- Formation et sensibilisation à la décentralisation à Bandundu (République Démocratique du Congo)

- Assainissement et accès à l'eau potable à Vientiane (Laos), Bandiagara (Mali), Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) et Kpalimé (Togo)

- Centre de santé à Kinshasa (Rép. Démocratique du Congo) et installation sanitaire à Mopti (Mali)

- Création d'espaces publics de quartiers à Praia (Cap Vert) et Diego Suarez (Madagascar) Le Bureau a également décidé de nommer M. Pierre Baillet, ancien Secrétaire permanent adjoint, au poste de Secrétaire permanent.

Assemblée générale : des décisions déterminantes pour l'avenir de l'association

Lors de l'Assemblée générale qui s'est tenue le 3 octobre, les maires francophones ont adopté le Programme d'orientation 2010-2013, qui guidera l'action de l'association pour les quatre prochaines années.

Ce programme, qui prévoit un budget d'investissement d'une trentaine de millions d'euros, est structuré autour de deux axes :

- Le renforcement des capacités politiques et techniques des élus locaux avec des projets concrets concernant la gestion des villes et l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

- La valorisation du savoir-faire des maires francophones en matière de régulation urbaine non seulement au sein du réseau des maires francophones mais aussi des organisations mondiales Plusieurs villes et associations de villes ont été admises, notamment Lafayette, en Louisiane, qui devient ainsi la première ville américaine à faire partie de l'AIMF. Enfin, il a été décidé que le prochain Bureau se réunira au printemps 2010 à Liège et que le thème de l'Assemblée générale qui suivra à l'automne de la même année portera sur « Villes et universités au service du développement ».

La vedette de la 29e session de l'AIMF est sans conteste Jacques Chirac, très courtisé même en retraite politique.

Discours de SE M. Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie:

Tout a commencé un soir de juin 1977. Vous veniez, Monsieur le Président, Cher Jacques Chirac, d’être élu maire de Paris, et vous avez lancé, au cours d’un dîner offert en l’honneur du corps diplomatique, l’idée d’une réunion des maires des capitales et métropoles ayant la langue française en partage.

Une idée née d’une conception exigeante des relations et de la solidarité internationales, une idée qui, avec la révolution urbaine de ces trente dernières années, répondait à un besoin majeur avant l’heure, une idée à la mesure de votre engagement politique, de votre engagement de coeur au service de l’idéal francophone, une idée, enfin, à la mesure de l’attachement que la France a toujours porté à la Francophonie, et que perpétue, aujourd’hui, le Président de la République Nicolas Sarkozy, qui a posé des actes majeurs en faveur de notre institution.

Tout a commencé ce soir de juin 1977. Deux ans plus tard, l’AIMF voyait le jour à Québec, parce que vous aviez très tôt rallié à ce formidable projet celui qui l’a porté avec ferveur et fidélité à vos côtés. Je veux parler de cet homme d’exception que fût Jean Pelletier, Jean Pelletier qu’incarnait, tout entier, cette devise qu’il avait faite sienne : « Combattez en face ».

L’AIMF n’a cessé, depuis trente ans, de combattre en face et victorieusement.

La Francophonie ne serait pas la Francophonie sans l’AIMF parce que vous êtes, comme j’ai eu l’occasion de vous le dire à Québec, l’an dernier, l’opérateur incontournable et unique de la Francophonie en matière de coopération décentralisée, en même temps que notre porte étendard de la démocratie de proximité.

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vendredi 9 octobre 2009

Inventeurs et Savants occulté par l'histoire officielle

Cette information circule sur le net, Réveil-FM met à votre disposition cette vidéo.

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Le Roi Mohamed VI du Maroc est-il malade?

Il y a quelques jours, et pour pouvoir observer son royaume et ses habitants en toute discrétion, le roi Abdallah II de Jordanie s’est fait passer pour un malade dans l’un des centres de soins du ministère de la Santé. Dissimulé sous son keffieh, et s’aidant d’une canne pour se déplacer, il a ainsi pu épier tranquillement le traitement réservé aux patients par le personnel hospitalier. Son père, Hussein II, utilisait déjà des déguisements pour se fondre dans la foule et prendre la température de son pays: un vrai roi et faux malade.

Mohamed VI, Roi du Maroc.

Ce qui n'est pas le cas sur le continent, l’alerte a été donnée dans les ambassades étrangères à Rabat à cause de l’état critique du roi Mohamed VI.

Une information publiée ce matin par le journal espagnol El Imparcial.

Voici son contenu :

Le roi du Maroc souffre d’une infection étrangère par rotavirus, selon le Palais royal. La Maison royale marocaine a émis ce jeudi un communiqué dans lequel elle rapporte que Mohamed VI a besoin d’une récupération de cinq jours, pour faire face aux "dérangements digestifs et à la déshydratation" provoqués par "un rotavirus".

Bien que dans le même communiqué le Palais royal affirme que son état de santé "ne suscite aucune inquiétude", les alarmes se sont déchaînés au Maroc et dans les ambassades occidentales à Rabat. "Il n’y a pas de précédents dans lesquels la Maison Royale informe des traitements médicaux qui affectent le Roi, et beaucoup moins dont elle donne des précisions sur l’origine virale de sa maladie", a déclaré à El Imparcal une source politique marocaine. "Si maintenant c’est fait, c’est parce que l’affaire peut être grave et ils veulent préparer l’opinion publique à une annonce postérieure".

"L’infection par rotavirus" a causé une grande surprise dans les milieux scientifiques et médicaux. "Le rotavirus affecte presque exclusivement les bébés. C’est la cause principale de la déshydratation et de la diarrhée. En Espagne des traitements sont ordonnés pour combattre le rotavirus depuis l’âge une année et demie", déclare Alfred Cuadrado à El Imparcial, un pédiatre avec des années d’expérience. "Qu’un adulte présente des symptômes d’infection aigue par rotavirus est exceptionnellement rare. En premier lieu parce que les adultes ont déjà créé le système de défenses immunitaire. Et en deuxième lieu, parce qu’en cas de contamination par ce virus, la symptomatologie est toujours légère".

Le Communiqué de la Maison Royale marocaine n’a fait que tirer les alarmes. "Ce qui est possible c’est que le traitement pour faire face à la diarrhée et une déshydratation ait pu se tromper dans les rythmes ou dans les doses", affirment des milieux scientifiques espagnols. En cas d’un traitement précipité et à cause d’un excès d’injection de sodium, le patient peut subir un oedème cérébral. Les premières impressions qui prévalent dans quelques milieux scientifiques espagnols ce sont que Mohamed VI soit victime des conséquences néfastes d’un traitement incorrect.

"Il est possible que le régime soit en train de préparer l’annonce d’une mesure qui touche au fonctionnement des institutions, et même à la régence même", a déclaré le journaliste marocain Mustapha Hairan à El Imparcial.

Dans les milieux diplomatiques on n’exclut pas la possibilité que le Palais Royal annonce la constitution d’un "conseil royal" qui assume, provisoirement, les fonctions de régence. Le frère du roi, Moulay Rachid, qui n’exerce aucune fonction institutionnelle officielle, pourrait s’occuper de "mener les affaires d’État", en attendant que le prince héritier, Moulay Hassan, le fils de Mohamed VI, arrive à la majorité nécessaire pour la succession. Le cousin du roi, Moulay Hicham, avait déjà proposé la création d’un "Conseil de famille" en suivant l’exemple de l’Arabie Saoudite.

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jeudi 8 octobre 2009

Non à la précarité constitutionnelle !

Comment explique qu’à peine 3 ans, notre fameuse Constitution de Liège subisse déjà une révision ? Ce greffe n’ a pas pu résister ou les experts autoproclamés se voient en échec ? Où sont passés les constutitionnalistes congolais pour nous expliquer les vraies raisons de cette révision ? La Constitution dite de Liège pourrait peut-être dans lointain futur être révisée, mais pas par le gouvernement actuel encore moins dans la précipitation.

Cette constitution n' a rien de congolais, ses auteurs sont tous des Belges:Nicolas Banneux, Marc Bossuyt, Pierre Verjans, André Alen, Paul Lemmens, Jean Spreutels, et deux Congolo-Belges: Bob Kazadi Kabamba et Evariste Boshab.

Le controversé Louis Michel, l'ex-commissaire européen du développement et à l'humanitaire, est l'homme-orchestre de l'élection présidentielle au Congo de 2006, qui porte d'ailleurs son nom, pour les Congolais.

Peut-on affirmer sans peur de se tromper que puisque les Congolais ont voté par référendum la constitution de Liège que la République Démocratique du Congo, est devenue une démocratie comme l'a affirmé à plusieurs reprises Louis Michel ? Peut-on passer au Référendum sans au préalable avoir fait le recensement de la population comme c'est le cas en République Démocratique du Congo ? La coopération internationale et le développement ne doivent jamais être utilisés comme l'a fait Louis Michel, armes d'assujettissement, de domination pour des dividendes politiques, diplomatiques et financiers pour un Etat-affaibli comme la République Démocratique du Congo. Le fait que l'Union Européenne par Louis Michel interposé ait financé les élections en RDC, les Congolais n'avaient-ils aucun droit de s'exprimer sur les choix de leurs dirigeants ni sur le système politique qui convient mieux à leur pays ? n tout cas, il y a eu confusion entre la procédure et le régime démocratique pour Louis Michel en ce qui concerne le Congo.

La Constitution de 2006 dite, de "Liège" fût déjà taillée sur mesure pour "Joseph Kabila" pour qui l’âge pour briguer la magistrature suprême a été rabaissée à 30 ans.

La constitution de Liège est "une Constitution monarchique avec pour objectif d'entretenir le néocolonialisme en République Démocratique du Congo" déclare Jean-Kalama Ilunga, coordonnateur de l'Ucdp. Comment la Belgique qui est un Royaume couvrant une superficie de 30 528 km2 avec une population d'environ dix millions et demi d'habitants, avec seulement trois communautés (flamande, française et germanophone), peut-elle initier une Constitution pour un pays dont la superficie est 80 fois la sienne, avec plus de 65 millions d'habitants et plus de 450 tribus ?

La Constitution mérite d'être écrite par les Congolais eux-mêmes, et au Congo. En tenant compte des us et coutumes, des réalités culturelles, en rédigeant des lois interpersonnelles et non sur mesure, comme c'est le cas de la Constitution de Liège.

Le néocolonialisme en République Démocratique du Congo est de nouveau en marche par les magouilles, les manipulations, les truquages et le bidonnage. La triche s'est banalisée. Mieux, elle est devenue une valeur institutionnalisée. Tous les coups sont permis, car même démasqués, les tricheurs restent vissés à leur fauteuil.

Louis Michel et sa bande pour le Congo.

1.Bob Kazadi Kabamba: Le lampiste

Bob Kazadi Kabamba, pyromane ou sapeur pompier ? Le spécialiste auto-proclamé de la politique congolaise en Belgique est contesté par les Congolais de l'Etranger.

Homme de main de Louis Michel, Bob Kazadi Kabamba est un calculard et combinard. Ses appétits gargantuesques et pantagruéliques pour ramener le Congo dans le giron du pays colonisateur, la Belgique, sont patentes. Le matamore s'auréole d'avoir bidouillé avec d'autres de ses compatriotes belges, la Constitution de la Troisième République du Congo.

Ses pèlerinages en République Démocratique du Congo pour influer sur un mariage contrarié entre la Belgique-la RDC ont été souvent réalisé sous les rodomontades et sa couardise.

Bob Kazadi KABAMBA n'est pas un constitutionnaliste. Il est chargé de cours en Science Politique de l'Université de Liège, financé par le Mouvement Réformateur (MR), le parti de Louis Michel. Il est Echevin de la Commune de Dour, en Wallonie.

Echevin en France est l'équivalent d'un conseiller municipal et d'un conseiller communal en République Démocratique du Congo.

La constitution d'un État est à la fois l'acte politique à valeur juridique et la loi fondamentale qui unit et régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernants et gouvernés au sein de cet État, en tant qu'unité d'espace géographique et humain.

Il y a un préalable qui est la connaissance des us et coutumes d'un pays et de son peuple pour la rédaction d'une bonne constitution. Or Bob Kazadi Kabamba qui a quitté le pays de Lumumba- Après le Kasaï-Oriental d'où il est né et il a quitté plus précisément la ville de Bukavu en 1987 pour la Belgique. Après les études, il en a profité pour vite demander la nationalité Belge. Bob Kazadi Kabamab connait plus le Congo que ceux qui vivent. S'il connaissait la République Démocratique du Congo et était conscient des souffrances de sa population, de l'affaiblissement de l'Etat Congolais, disons plutôt de son Non-Etat, il n'aurait pas encouragé que dans la Constitution soit inscrit des articles qui peuvent pousser à la balkanisation de la République Démocratique du Congo, par le passage de 11 à 26 provinces (Kinshasa, la capitale est aussi une province).

Il ne suffit pas de nous renvoyer à la figure que la constitution actuelle fait référence à celle de Luluabourg et des résolutions de la Conférence nationale Souveraine pour nous convaincre. "La nouvelle Constitution rappellera aux connaisseurs de l’histoire de la RDC, celle de 1964, dite de Luluabourg. Une série d’options fondamentales s’y retrouvent, notamment le système semi-présidentiel «à la française» avec un exécutif bicéphale qui peut faire frémir les historiens du Congo, l’autonomie très grande qui y est laissée aux provinces par la désignation des Gouverneurs et l’élection des sénateurs par les Assemblées provinciales, la conférence des Gouverneurs, ainsi que par la représentation de l’autorité coutumière ".

En 1964, la République Démocratique du Congo ne subissait pas une guerre d'agression de la part de ses voisins. La Conférence Nationale Souveraine n'a jamais été une transition des seigneurs de guerre encore moins des composantes et entités. Certains districts qui doivent devenir des provinces n'ont ni routes, ni dispensaires, ni bâtiments administratifs.

La restitution des 40 % aux provinces pose déjà un grand problème pour le fonctionnement de ces dernières. Le pouvoir central utilisant les entoureloupes pour ne pas restituer aux provinces ce qui leur est dû. La République Démocratique du Congo résistera-t-elle aux coups de la décentralisation sans basculer vers la balkanisation ?

Bob Kazadi Kabamba poursuit inlassablement la mission confiée par son mentor Louis Michel.

Onze présidents des Assemblées provinciales de la République démocratique du Congo s'étaient retrouvés à Bruxelles du lundi 20 au jeudi 23 octobre 2008, où ils ont participé à un colloque sur la Décentralisation organisé par le Parlement de la Communauté française de Belgique en collaboration avec l'Université de Liège autour du thème "Consolider la démocratie en RDC".

Pendant leur séjour, les participants ont eu à se rendre compte de la manière dont leurs collègues régionaux belges fonctionnent, avec des députés de la majorité et ceux de l'opposition qui oeuvrent dans l'intérêt général, des propositions de l'opposition devenant parfois des projets du gouvernement après toute la procédure de délibération et ce, afin de permettre aux élus congolais de voir s'il y a à prendre et à s'inspirer.

Comme si la décentralisation à la congolaise devrait être clonée à celle de la Belgique ? Pourquoi ne pas s'inspirer des pays qui ont des grandes superficies et une grande diversité au sein de leurs populations ?

Du 15 janvier au 27 mai 2008, s'étaient tenues concomitamment à Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani, des journées d'information et d'échanges sur la Décentralisation en raison de 10 députés par province, autour de la Constitution, le Plan d'aménagement d'une province, le budget, l'éducation et la politique sanitaire. Enfin, les présentes assises, qui constituent la dernière étape, a permis aux présidents des assemblées provinciales de participer aux travaux en commission et en plénière du Parlement de la Communauté française et de rencontrer ses fonctionnaires.

En avril 2008, les 106 assistants de Sénateurs qui avaient déclenchés une grève pour le paiement de leurs émoluments. Alors que les Sénateurs gagnent 8000 $. Chaque assistant avait droit à 500 $, non payés puisqu'ils sont dans leur majorité membres de famille proches des sénateurs. Bob Kazadi Kabamba, était vite descendu à Kinshasa, avec son ami Modeste Mutinga, rapporteur AMP, ils avaient organisé un séminaire de deux jours du 10 au 12 avril 2008 au Palais du peuple, pour demander aux assistants de se taire car ils ne sont pas des élus.

Pas élus veut simplement dire demeurer bouche-bée dans l'entendement de ce professeur de science politique de l'Université de Liège. C'est regrettable, on se demande si dans son pays d'adoption la Belgique, il aurait osé s'exprimer ainsi.

Secret de polichinelle, la majorité des Sénateurs a été recalée aux élections législatives de 2006. Puisque les Sénateurs devaient être élus par les députés provinciaux, achats de conscience et la corruption aidant, une bonne partie de ceux qui avaient échoués aux législatives se retrouvent au Palais du Peuple.

2. Olivier Kamitatu: La girouette

Cameléon politique, versatile comme il n'y en a pas deux, Olivier Kamitatu croit que la primature lui est dû. Il doit à tout prix être premier ministre de la République Démocratique du Congo ! Pour la simple raison, alors qu'il était président de l'Assemblée nationale durant la transition, pour le compte du Mlc de Jean Pierre Bemba, Olivier Kamitatu travaillait déjà pour Joseph Kabila au perchoir. Celui qui a convaincu les députés de la transition-composantes et entités-de voter la Constitution de Liège, sans amendements.

Avec l'appui de Louis Michel, Olivier Kamitatu va corrompre les députés de la transition en offrant à chaque député (avant qu'il ne soit démis du perchoir, la précision est de taille) une Jeep X-trail pour voter à l'a va-vite le projet de constitution de Liège qui devrait être soumis au référendum.

Olivier kamitatu sera présent au port de Boma dans le Bas-Congo lors du dédouanement (livraison gratuite à chaque député) des jeeps.

Transfuge du MLC, aux yeux de l'opinion il apparait toujours comme un Judas Iscariot qui a trahi Jean Pierre Bemba qui avait fait de lui, le secrétaire général de son parti et président de l'Assemblée Nationale durant la transition.

La raison de sa traitrise, Olivier Kamitatu aurait voulu s'enrichir trop vite pour récupérer ses années engagées en rébellion. Dans une interview accordée à Marie France Cros de la Libre Belgique en décembre 2005 lors de son passage à Bruxelles.

Le Président démissionnaire (viré du MLC pour sa traitrise) de l'organe législatif national ne s'est pas gêné de déclarer qu'il y aurait eu un toilettage d'un texte législatif approuvé par l'Assemblée nationale, en dehors de cette institution.

Cette opération s'était déroulée à huis-clos entre individus non élus par le peuple congolais, qui s'étaient arrogé le droit de légiférer en modifiant des documents officiels dans leur salon.

Toilettage ? Est-ce une procédure ou une opération régie par des textes légaux ou bien une opération maffieuse en vue de satisfaire à ses propres souhaits et caprices ?

De nombreux articles de la Constitution de Liège (au détriment de la riche potentialité nationale, projets et textes constitutionnels existants, expertise nationale en la matière, etc.) ont été contestés et critiqués par d'éminents spécialistes.

Des parlementaires avaient modifié à l'insu de l'Assemblée des articles du projet de Constitution voté par le Parlement dans la version paraphée le 20 mai 2006 et publiée au «Journal officiel».

Cette version différait de la version votée et vulgarisée, par le pouvoir accru qu'elle accorde au chef de l'Etat.

Olivier Kamitatu, reconnaissait que le texte vulgarisé par la Commission électorale indépendante n'était pas celui qui, désormais, «fait foi» ; il affirmait que seuls deux articles (78 et 139) ont été modifiés «lors du toilettage» du texte qui précède la publication. En conséquence, l'article 78 prévoyait maintenant que le président «nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation» et non plus «après consultation de celle-ci».

La modification de l'article 139, précisait M. Kamitatu, donnait au «Premier ministre» et non plus au «gouvernement» le pouvoir de saisir la Cour constitutionnelle pour déclarer une loi non conforme.

Tout document approuvé par un vote après débats contradictoires à l'Assemblée nationale pouvait-il faire l'objet d'aucune modification ?

Ne fut-ce qu'un ajout d'une ponctuation pouvait-elle se faire sans repasser par la voie parlementaire pour être de nouveau approuvé ? Modifier des articles d'une loi sans en référer au Parlement n'est-ce pas une tricherie ?

Olivier Kamitatu ne s'est sans doute pas rendu compte de la gravité de cette déclaration qui confirme la forfaiture. Quelle est la valeur juridique du texte du projet constitutionnel qui a été soumis au référendum du 18 décembre 2005 ?

Document que les plus hautes autorités de l'Etat, de la transition ont publié au journal officiel alors que les modifications n'avaient jamais fait ni l'objet d'un débat au parlement, ni approuvées ni votées.

Le faux en écriture ne constitue-t-elle une forfaiture ? Le texte de projet constitution a été sournoisement trafiqué et c'est un faux qui a été soumis au référendum populaire en République Démocratique du Congo. Olivier kamitatu, président de l'Assemblée nationale devra répondre pénalement un jour de la tricherie du texte constitutionnel.

C'est la commission politique, administrative et juridique de l'Assemblée Nationale de Kamitatu qui a préconisé la dérive sur les pouvoirs du chef de l'Etat.

Les députés sous Olivier Kamitatu nous ont préparé à une dictature constitutionnelle: La prééminence du Président de la République sur le Premier Ministre.

Le bicéphalisme de l’exécutif tel que conçu par l’avant–projet de constitution n'a pas déterminé avec précision les rôles du Président de la République et du Premier Ministre. L’article 79 énonce : "Le Président de la République détermine la politique de la nation de concert avec le Premier Ministre".

Olivier Kamitatu espérait devenir le premier ministre de la balbutiante III République, d'où une Constitution taillée sur mesure, il vient dernièrement de tancer Adolphe Muzito, l'actuel premier ministre comme si cette place lui était due.

Louis Miche, Bob Kazadi Kabamba, Evariste Boshab, Olivier Kamitatu et leurs lobbyistes Belges ne disent jamais comment la République Démocratique du Congo Congo pourrait arracher les cartes d'électeurs aux interhamwes, aux Rwandais, aux Burundais, aux Angolais, aux Ougandais et autres peuplades des 9 pays voisins de la République Démocratique du Congo qui se sont enrôlés frauduleusement ?

La carte d'électeur faisant office de carte d'identité, ils sont devenus citoyens Congolais.

3.Evariste Boshab: L'ambitieux.

A défaut d'être premier ministre de Joseph Kabila, le perchoir de l'Assemblée Nationale lui convient. Il est avec Bob Kazadi Kabamba, les deux Congolo-Belges qui ont participé à la rédaction de la constitution de Liège.

Pour faire du sur mesure, il fallait ramener à 30 ans, l'âge pour être candidat président de la République.

S'il y avait tripatouillage de la Constitution aujourd'hui, les Congolais ne pourraient pas compter sur Boshab qui serait juge et partie.

Même avec sa nationalité Belge, il trône à l'Assemblée nationale alors que cette institution parlementaire a refusé aux Congolais de l'étranger de participer aux élections en raison de la double nationalité.

Faucon du joséphisme, Evariste Boshab représente comme d'autres avec lui, le "nihilisme politique" en République Démocratique du Congo, c'est-à-dire les prédateurs dont la crise du sens de la prospective les prédispose à manger tout sur leur passage, au point de ne plus se rapporter à la cité que sur le mode d'une manducation constante.

Il fait partie de ceux qui préfèrent la posture zoologique des chèvres qui broutent là où elles sont attachées, à l'humanité de l'homme congolais.

L'acte caprin de brouter symbolise la manducation, l'Etat congolais représente un simple pâturage économique, et la gouvernance politiquement médiocre au Congo est celle où les intérêts privés mènent constamment des croisades féroces contre l'intérêt général.

Evariste Boshab est un ancien haut cadre de l’Udps qui après un long séjour en Belgique avait choisi de rallier le camp du pouvoir de l'Afdl au raison entre autre que l’UDPS voulait demeurer éternellement dans l’opposition.

En fait, Evariste Boshab, trépignait d’impatience d’accéder aux affaires pour garantir ses arrières. Il se mit donc à courtiser le pouvoir de Kinshasa, les Afdliens lui ont ouvert grandement ses portes, sans doute avait-il promis en échange d’apporter à ses nouveaux maîtres la bonne méthode qui leur permettrait de laminer définitivement l’Udps.

On a compris après que Boshab n'était partisan que d'un seul objectif:« Opération enrichissement personnel ».

Ex-directeur de cabinet de J. Kabila, Evariste Boshab a recouvré auprès du Congo-Brazzaville en 2004, la somme de 32 millions de dollars américains de la Société nationale d'électricité (Snel).

Il a été poussé à la démission pour cette affaire malgré le soutien de son chef direct. Qu’il affirme aujourd’hui avoir démissionné pour préserver sa dignité laisserait penser que l’homme a le sens de l’honneur, malheureusement pour lui, les faits plaident contre lui.

Ainsi donc, monsieur le professeur, a usé d’un excès de zèle rare dans le dossier de recouvrement des arriérés de la Snel auprès de ses débiteurs étrangers en vue d’empocher une juteuse commission.

Même si l’intéressé nie vigoureusement en clamant à qui veut l’entendre son innocence, il y a des signes extérieurs d’enrichissement qui ne trompent pas, surtout en Belgique, il n’ y a qu’à faire un tour à Louvain ou Wavre.

C'est très facile aujourd'hui de clamer qu'il n'a pas été inquiété par la justice. Mais de quelle justice parle Boshab ? Y a t-il une justice indépendante au Congo ?

N'est-elle pas vampirisée par l'AMP dont il est l'un des membres influents ? Et Jean Pierre Bemba dans tout ça ?

L'homme est déjà au Cpi, il ne peut donc pas se défendre.

C'est facile d'accuser morts et prisonniers.

Quelle est la forme de l'Etat de la République Démocratique du Congo ?

La précision des concepts s’impose. On appelle Etat Unitaire celui dans lequel une volonté politique unique s’impose à l’ensemble de citoyens, lesquels sont par conséquent soumis aux mêmes lois dans tous les domaines.

L’administration de l’Etat Unitaire est susceptible d’être aménagée de diverses façons : l’Etat Unitaire peut être plus ou moins centralisé ou décentralisé.

L’Etat Unitaire est centralisé lorsque les décisions non seulement dans le domaine politique mais aussi en matière administrative relèvent du pouvoir central.

L’Etat Unitaire décentralisé est celui dont les décisions administratives à prendre pour l’exécution des lois et intéressant plus spécialement certaines catégories de citoyens sont prises, sinon par les intéressés eux-mêmes, du moins sous leur contrôle, par des autorités qu’ils ont élues.

La décentralisation peut être fonctionnelle ou territoriale.

La décentralisation fonctionnelle est le procédé qui consiste à reconnaître à certains services publics une autonomie permettant de faire participer les administrés à leur gestion.

La décentralisation territoriale consiste à reconnaître cette autonomie aux circonscriptions administratives de l’Etat.

Elles deviendront des collectivités territoriales qui s’administreront elles-mêmes dans le cadre des lois qu'ils seront chargé de les appliquer.

Un Etat est dit fédéral quand les unités territoriales qui le composent sont dotées, en matière constitutionnelle, législative et juridictionnelle, d’une autonomie telle qu’elles méritent le nom d’Etats, bien qu’elles n’aient pas un principe de compétences internationales. L’Etat fédéral est donc un Etat composé de plusieurs autres Etats avec lesquels il partage les compétences qu’exerce ailleurs l’Etat Unitaire .

Le choix de l’Etat Unitaire fortement décentralisé est problématique car depuis le vote de la Constitution de Liège, le pouvoir central peine à restituer les 40 % aux gouvernements provinciaux. Déjà avec 11 provinces, le régime joséphiste a du mal, on peut deviner la suite lorsque la RDC aura 26 provinces.

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mercredi 7 octobre 2009

Congo-Brazzaville:Gouvernement de la convention des patriotes congolais en exil !

Les Congolais de Brazzaville, nos frères de la rive droite du fleuve Congo, viennent de mettre en place un gouvernement en exil et une autopsie de la situation politico-économique du Congo-Brazzaville.

Me Tony Gilbert Moudilou, premier ministre du gouvernement congolais en exil.

1- Premier Ministre Chef du Gouvernement en charge des affaires étrangères et des grands travaux et de la Défense nationale: Maître TONY GILBERT MOUDILOU

2- Ministre de la Justice, Garde des sceaux : Eric Patrick MAMPOUYA

3- Ministre de la sécurité et des questions stratégiques: Adèle MAMA NGOUDI.

4- Ministre de l’économie et des finances: Gilbert MBOUSSOU-NESSE

5- Ministre de l’Education Nationale et de la Santé Publique : Professeur Théodore MOUSSOKI

6- Ministre du travail, de l’emploi et de la fonction publique: Jean-Félix OBA OSSENGUE

7- Ministre de la construction, l’urbanisme et l’habitat: Maître Gaston ABEMAN

8- Ministre de l’agriculture et de l’élevage: Professeur Aimé Romain NKOMBO

9- Ministre de la santé publique: Florent IBAYI

10- Ministre de la jeunesse, des sports du tourisme, des loisirs et de l’environnement: Yves NGALIBA

11- Ministre de la culture, des arts, de la communication des PTT, porte parole du gouvernement: Marine Carine NZABA

12- Ministre de l’artisanat, du commerce des PME et du développement industriel : Charles Pascal TSIBA

13- Ministre des mines, des hydrocarbures de l’énergie et de l’hydraulique: Edmond Clément NZAOU

14- Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation: Bernard MABOUSSOU

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mardi 6 octobre 2009

Cinquantenaire Anticolonial du Congo: La Bible de Léopold II, Pierre Yambuya Lotika Kibesi

Qu'a-t-on fait de 50 ans d'indépendance de la République Démocratique du Congo ? De quelle indépendance parle-t-on ? Souverainiste, Pierre Yambuya Lotika Kibesa ne se déclare pas vaincu face à ce qui se trame à Kinshasa pour le cinquantenaire de la République Démocratique du Congo, 30 juin 1960-30 juin 2010.Tout en ayant plusieurs publications en cours, Pierre Yambuya par ses réflexions rallume le flambeau de la dignité de l'âme congolaise perdue.

Baudoin Ier en visite au Congo-Kinshasa en 1956.

Les autorités de Kinshasa ont le trouillomètre à zéro. Le pouvoir AMP-UDEMO-PALU voudrait une caution politique pour les élections 2011. Albert II, le roi des Belges, est invité pour les festivités pompeuses que compte organiser le pouvoir à Kinshasa, le 30 juin 2010.

Albert II, roi des Belges, invité d'honneur du cinquantenaire de l'indépendance à Kinshasa.

Voici le texte de Pierre Yambuya proposé à la rédaction de Réveil-FM:

La Bible du Roi Léopold II règne encore sur celle de Dieu au Congo-Kinshasa

Se débarrasser de l’histoire d’un pays sans vouloir réparer ce qui a favorisé la soumission de son peuple, l’exploitation, la violence et la misère est un véritable génocide moral.

Nous connaissions les dix commandements de Dieu avant les présences européennes sur le sol de nos ancêtres, et les évangélisateurs chrétiens coloniaux ne doivent pas prétendre de nous les avoir apportés.

Les missionnaires catholiques coloniaux doivent avouer qu’ils étaient les porteurs de commandements du Roi Léopold II de la Belgique visant à détruire notre civilisation très riche en savoir-vivre dans la société, dans l’unique but de nous exploiter. L’extrait de la causerie du Ministre des colonies, Mr Jules Renkin, en 1920 avec les missionnaires catholiques du Congo-Belge en est la preuve.

Ce qui est étonnant, c’est que les Congolais n’arrivent toujours pas à comprendre par où est arrivée le mal dans notre pays, et qu’ils continuent à se laisser manipuler contre leurs intérêts (le bien-être).

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lundi 5 octobre 2009

Réveil-FM livre: Congo-Zaïre, le destin tragique d'une nation !

Couverture. Ligne 1 de g.à dr: Livingstone, Stanley, Tippo Tippo, Léopold II, Albert Ier, Baudouin Ier. Ligne 2. g. à dr: Kasa-vubu, Lumumba, Mobutu, Kabila I, Joseph.

La lecture du livre “Congo-Zaire, le destin tragique d’une nation”, de notre compatriote Ngimbi Kalumvueziko qui a travaillé pendant une quinzaine d'années dans différents organismes gouvernementaux avant d'exercer (1989) les fonctions de Ministre-conseiller chargé des affaires économiques et commerciales à l'Ambassade de la République Démocratique du Congo à Washington, DC. Publié par les Editions de l'Harmattan, j’ai été frappé par la manière avec laquelle il restitue facilement les importants événements de l’histoire du Congo , et aussi beaucoup appris.

Par exemple, l’histoire des personnes qui avaient combattu Léopold II, celle du pygmée Ota Benga, les conditions dans lesquelles l’indépendance a été obtenue, la nomination de Tipo Tipo comme gouverneur de Stanleyville par Léopold II, la fausse histoire du Baobab de Stanley à Boma...

Le récit pathétique de l’assassinat de Lumumba et de la mort de Mulele m’a beaucoup attristé. L'auteur fait parler Jonas Mukamba sur l’assassinat de Lumumba. Mukamba se disculpe en disant avoir été trompé pa Kazadi Ferdinand. Est-il si naïf au point de croire qu’on va facilement accepter sa version? Il devrait dire advantage sinon il va se render ridicule.

L’auteur, nous a ramené aux années fastes du Zaire avec les souvenirs de la coupe de Monde 1974, du combat Ali-Foreman, et les companies Air-Zaïre et CMZ quand elles fonctionnaient bien.

J’ai beaucoup apprécié le chapitre sur les élections dans lequel il démontre comment la communauté internationale avait poussé les Congolais à des élections précipitées, et essaye d’expliquer pourquoi Jean Pierre Bemba a dit avoir accepté l’inacceptable.

Enfin, son analyse de l’accord militaire avec le Rwanda est correcte en voyant ce qui se passé dans les Kivus aujourd’hui occupés par les soldats rwandais du CNDP, et l’entrée prochaine des membres du CNDP dans les institutions nationales et provinciales des Kivus.

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Musée de Luxembourg: Louis Comfort Tiffany, un artiste avant-gardiste.

Victor Hugo, Sénateur de la Seine de 1876 à 1885:" L'art, c'est le reflet que renvoie l'âme humaine éblouie de la splendeur du beau."

Première rétrospective française consacrée au créateur d’exception américain depuis l’Exposition universelle de Paris en 1900. Le 1 octobre 2009, tôt le matin avant l'ouverture, nous étions une dizaine des journalistes de la presse étrangère (APE) à visiter le Musée du Luxembourg, attenant au Sénat qui présente la première exposition monographique du célèbre créateur américain Louis Comfort Tiffany en Europe (1848-1933), fils de Charles Lewis Tiffany, fondateur de la célèbre maison Tiffany & Co. à New York, figure incontestablement parmi les plus talentueux créateurs de tous les temps.

Son regard de peintre en matière de couleur et de composition, sa passion pour l’exotisme et ses innovations dans le domaine du verre font de lui, dès 1900, un chef de file du design américain dont la réputation s’étend jusque dans les grandes capitales européennes : il rivalise avec les grands verriers européens de la fin du XIXe siècle.

160 œuvres, dont des vitraux - point fort de cette manifestation -, des vases, des mosaïques, luminaires, objets, bijoux et mosaïques, dessins, aquarelles et photos d’époque qui révèlent la remarquable contribution de ce créateur, tant à l’industrie du verre qu’à l’ensemble des arts décoratifs.

Conçue par le Musée des beaux-arts de Montréal, l’exposition bénéficie d’oeuvres prêtées par le Chrysler Museum of Art, le Virginia Museum of Fine Arts, le Metropolitan Museum of Art (plus de 30 pièces), le musée de l’Ermitage, le musée des Arts décoratifs, le musée du Petit Palais et le Musée d’Orsay à Paris (qui prête, à cette occasion, 4 vases ayant appartenu au Musée du Luxembourg ainsi qu’un vitrail créé par Tiffany d’après un dessin de Toulouse-Lautrec), et aussi des œuvres majeures et inédites provenant de collections privées.

L'ornementation somptueuse, le travail soigné, les effets spectaculaires et originaux de lumière et couleur qui caractérisent sa production verrière (vases en verre soufflé, vitraux, lampes et objets) le placent au cœur de nombreux mouvements artistiques de son époque, de l'Arts & Crafts et le Mouvement esthétique américain jusqu'à l'Art Nouveau et le Symbolisme.

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dimanche 4 octobre 2009

Synode après synode, l’Afrique se tourne vers son Église

Conflits, pauvreté, Sida, corruption, exploitation des enfants... L’Eglise catholique va tenter d’apporter ses réponses aux maux de l’Afrique lors d’un synode qui s’est ouvert ce dimanche 4 octobre jusqu'au 25 octobre 2009, au Vatican à Rome sous la présidence du pape Benoît XVI.

Ce dimanche matin, le 4 octobre 2009, à 09h30, dans la Basilique Saint-Pierre, auprès de la tombe de l’apôtre Pierre, le Saint-Père Benoît XVI a présidé la Concélébration Eucharistique avec les Pères synodaux, à l’occasion de l’Ouverture de la IIe Assemblée du Synode des Évêques africains.

Avec le Pape ont concélébré 239 Pères synodaux (33 Cardinaux, 3 Pères synodaux des Églises orientales, 75 Archevêques, 120 Évêques et 8 Prêtres) et 55 collaborateurs .

Evêque africain à la messe de clôture du Synode des évêques, à Rome, le 26 octobre 2008 (Photo Giuliani/CPP/Ciric).

Il est assisté de trois présidents délégués : le cardinal nigérian Francis Arinze, membre de la curie et ancien préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le cardinal sénégalais Théodore-Adrien Sarr, archevêque de Dakar, et le cardinal sud-africain Wilfrid Fox Napier, archevêque de Durban.

Est nommé rapporteur général le cardinal ghanéen Peter Kodwo Appiah Turkson. L’archevêque de Cape Coast (Ghana), qui fêtera ses 61 ans au cours de l’assemblée synodale, en conduira les travaux et en rédigera les conclusions.

Une charge qui est toujours confiée à un prélat de premier plan dont le souverain pontife souhaite mettre en avant les compétences devant les évêques du monde entier.

Enfin, le pape a nommé secrétaires spéciaux du Synode Mgr Damião António Franklin, archevêque de Luanda (Angola), et Mgr Edmond Djitangar, évêque de Sarh (Tchad).

Quelque 250 prélats, appelés aussi "pères synodaux", dont 197 évêques africains, vont participer jusqu’au 25 octobre à ce deuxième synode sur le continent, placé sous le thème "L’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix".

Le précédent synode sur l’Afrique, un continent qui comptait en 2007 146 millions de catholiques, avait été organisé en 1994 par Jean Paul II, a rappelé Mgr Nikola Eterovic, secrétaire général du synode des évêques, qui a insisté sur "l’urgence de l’oeuvre d’évangélisation".

L’Afrique est derrière l’Océanie le continent où le nombre de catholiques progresse le plus vite, passant de 12% de la population en 1978 à 17% en 2006. Mgr Eterovic a précisé que l’immigration, "thème essentiel pour l’Eglise en Afrique mais aussi dans le monde", serait abordée lors des travaux.

Le document préparatoire, rendu public en mars dernier à Yaoundé lors de la visite de Benoît XVI en Angola et au Cameroun, appelait les Africains à réagir à "la destruction de l’identité" du continent par la mondialisation qui entraîne pillages, corruption et "relâchement des moeurs".

L’Afrique a été décrite récemment comme "un paradis où les anges meurent de faim" par Mgr Jean-Marie Musivi Mpendawatu, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour la pastorale des services de la santé et originaire de la République démocratique du Congo.

Une manière de rappeler que l’immense majorité de la population vit dans la misère sur un continent doté pourtant de grandes richesses naturelles.

Le document relève également que dans "certains pays", non cités, les évêques ne peuvent "plus parler d’une seule voix" car une partie d’entre eux ont pris position "en faveur d’un parti politique déterminé".

L’Eglise catholique souligne cependant de récentes évolutions positives telles que l’apparition "d’une société civile active" ou les tentatives de "résolution interafricaine des conflits".

Trois invités spéciaux sont attendus : le musulman Jacques Diouf, directeur général de la FAO, le Congolais Rodolphe Adada, qui a été à la tête de la mission conjointe des Nations Unies et de l'Union Africaine au Darfour (Minuad) et le patriarche éthiopien Abuna Paulos.

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samedi 3 octobre 2009

30 juin 1960–30 juin 2010: Cinquante ans de confiscation de notre liberté et de notre dignité humaine !

Mise en scène très symbolique. Conseil de guerre en 1921. Kimbangu est accusé de fonder une religion syncrétique africaine basée sur la révélation. Il fût en butte aux attaques féroces du pouvoir catholique. Le Missionnaire, principal accusateur est à l'avant-plan. Plus loin, les Pouvoirs judiciaires, militaires, et les policiers. Le tout sous le portrait de Leopold II. Les femmes liées sont arrêtées en tant qu'adeptes. Kimbangu fur condamné à mort, gracié, et passa trente ans en prison, jusqu'à sa mort. Procès Kimbangu, Peinture Tshibumba 1973.

Le gouvernement AMP-UDEMO-PALU veut une parade fastueuse et somptueuse pour le cinquantenaire de l'indépendance du Congo qui tombera pic le 30 juin 2010. La cerise sur le gâteau est déjà trouvé: la présence d'Albert Ier, roi des Belges à Kinshasa pour les festivités.

Face à ce qui pourrait apparaitre comme l'éloge du néocolonialisme, les anti-coloniaux ne désarment pas, ils affûtent les stratégies et projettent les manifestations alternatives.

Les souverainistes qui défendent la souveraineté du Congo face aux prédateurs et leurs valets congolais, ont déjà fait traduire le discours historique de Patrice Emery Lumumba, du 30 juin 1960, en 4 langues nationales: Lingala, kikongo, Tshiluba et swahili qui sera distribué à la population congolaise.

Nous vous proposons ici le texte de Pierre Yambuya Lotika Kibesi, Directeur Honoraire de la Direction Générale des migrations (DGM).

Auteur de 7 volumes sur le néocolonialisme au Congo, Pierre Yambuya Lotika n'abandonne jamais la bataille et ne s'avoue pas vaincu.

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vendredi 2 octobre 2009

De quoi est mort André-Philippe Futa ?

Décédé dans une chambre d'hôtel à Paris, la mort d'André-Philippé Futa, ministre de l'Economie et du Commerce extérieur de la RDC, paraît suspecte pour plus d'un congolais.

Comme dit la comédienne Anne Roumanoff: "On ne nous dit pas tout. On nous cache des choses !"

Les Congolais ont droit à une information vraie sur le décès d'André-Philippe Futa, le ministre de l'Economie et du commerce extérieur de la République démocratique du Congo (RDC), membre influent de l'Alliance mouvance présidentielle. La langue de bois voire alambiquée qu'il est mort d'une crise cardiaque ne convainc pas, les Congolais ont droit de savoir.

Pourquoi voudrait-on précipiter le corps de l'argentier de la République au Congo sans autopsie ? Pourquoi a-t-on peur de pratiquer l'autopsie sur le corps du défunt ?

André-Philippe Futa a-t-il eu des antécédents sanitaires concernant son coeur ? Sur un vol indirect Caracas (Venezuela)-Paris (France), il faut compter 13h55, heures de vol. S'il était cardiaque dans quel état est-il descendu la passerelle de l'avion à Roissy ?

Sur ses deux jambes ou sur une civière ? S'il était sur une civière, André Philippe Futa ne se serait pas rendu à l'hôtel mais plutôt à l'hôpital.

Le ministre de l'Economie était au Venezuela pour représenter la République Démocratique du Congo, il n'était donc pas seul mais en délégation.

Lorsque le protocole de l'Ambassade de la RDC à Paris, a pu récupérer la délégation venue de Caracas qu'a-t-il remarqué ? Y a-t-il des signes avant coureurs qu'André-Philippe Futa piquerait une crise cardiaque la nuit?

Dans un pays développé comme la France où les soins sont administrés mêmes aux plus démunis, à plus forte raison d'un ministre d'un pays membre de la francophonie. Pourquoi n'a-t-on pas appelé un médecin à son chevet ?

Dans sa suite à l'hôlel Warwick Champs Elysées (4 étoiles) dans le 8è arrondissement de Paris, André Futa avait accès au téléphone pour joindre la réception, pourquoi n'a-t-il pas eu ce réflexe ?

D'après certaines sources, c'est une personne qui ne fait pas partie du personnel de l'hôtel Warwick Champs Elysées qui est descendu à la réception et cette dernière a appelé le Samu et la police.

Qui est cette personne ? Comment était-il rentré dans la chambre d'André-Philippe Futa ? Sans doute pas par une grue, à travers la fenêtre ! Où est cette personne ? Pourquoi et comment a-t-il pu disparaître dans la nature ?

Comment Mira Ndjoku, ambassadeur de la RDC à Paris, un barbouze puisqu'ancien Directeur-Général de l'Agence nationale des renseignements (ANR) de triste réputation, n'a-t-il pas sécuriser André-Philippe Futa jusqu'à son départ de Paris pour le Congo ?

A partir du moment qu'il y a mort d'homme, l'affaire devient judiciaire.

Pourquoi voudrait-on faire exception pour André-Philippe Futa ? L'affaire André-Philippe Futa est publique.

Les Congolais ont droit de savoir.

L'immeuble qui abrite l'ambassade de la République Démocratique du Congo, sise au n°32, cour Albert Ier a été acheté par Moïse Tshombe. L'Ambassade de la RDC appartient à tous les Congolais.Or le 30 juin 2008, seuls les compatriotes encartés AMP ont eu accès à ce bâtiment pour la fête nationale.

Sans doute Mira Ndjoku tente de résoudre à sa manière le décès d'André-Philippe Futa dans une chambre d'hôtel à Paris. Pourquoi n'organise-t-il pas une conférence de presse pour expliquer ce qui s'est passé ?

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jeudi 1 octobre 2009

60 ans, la parade fastueuse de la Chine !

La 2e puissance économique mondiale a glorifié ses réussites et exalté sa force jeudi lors d'une parade militaire et un défilé dans le plus pur style socialiste en plein coeur de Pékin, totalement bouclé.

Le centre de Pékin, ville de 17 millions d'habitants, avait été interdit au public dès mercredi soir et seuls les invités, parmi lesquels les diplomates, ont pu accéder à la place Tiananmen. Les autorités avaient conseillé à la population de regarder les festivités à la télévision officielle.

Le numéro un chinois Hu Jintao, vêtu d'un costume Mao bleu foncé, est apparu peu avant le début de la cérémonie, à la terrasse de la Porte de la paix céleste, où Mao Zedong avait proclamé le 1er octobre 1949 la fondation de la République populaire de Chine. AFP

«Le développement et le progrès de la nouvelle Chine depuis 60 ans ont prouvé pleinement que seul le socialisme peut sauver la Chine et que seules la réforme et l'ouverture peuvent assurer le développement de la Chine, du socialisme et du marxisme", a affirmé Hu Jintao dans son discours. "Longue vie au grand Parti communiste", a aussi lancé le numéro un chinois, qui du haut d'une voiture décapotable, en passant en revue les troupes militaires, avait également encouragé les "camarades" soldats et loué leurs efforts.AFP

Milice de jeunes femmes en minijupes et bottes blanches. Les jeunes volontaires civiles ont été recrutées spécialement pour leur physique longiligne. Cela fait des mois que soldats et volontaires se préparaient pour un défilé au cordeau.

La Chine communiste a ouvert jeudi, avec 60 salves de canons sur la place Tiananmen de Pékin, les festivités pour ses 60 ans, les plus fastueuses jamais vues dans cet immense pays devenu puissance mondiale. AFP

Au moins 200.000 personnes ont participé à la cérémonie de jeudi matin à Pékin pour célébrer les 60 ans du régime communiste, un spectacle pyrotechnique étant prévu dans la soirée.

Des milliers de militaires ont parcouru en formations serrées et au pas de l'oie l'avenue Chang'an (Paix éternelle) pour se rendre place Tiananmen, survolés par les avions évoluant dans un ciel presque sans nuages.

La plus grande armée au monde a montré pour la première fois au public de nouveaux armements, comme des missiles balistiques intercontinentaux.

Dans un discours prononcé sur la terrasse de la Porte de la paix céleste, là même où Mao Zedong avait proclamé la fondation de la République populaire chinoise il y a 60 ans, le numéro un chinois Hu Jintao a loué la renaissance de la Chine: "Aujourd'hui une Chine socialiste, face à la modernisation, au monde et à l'avenir, se tient fermement debout à l'Est", a affirmé le président de la République et secrétaire général du Parti.

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