Pour cette deuxième assemblée, c’est à partir d’un texte sans concessions que les pères synodaux vont travailler. Cet Instrumentum laboris, véritable ordre du jour du Synode, publié à Yaoundé le 19 mars dernier, brosse sans trop de langue de bois un tableau réaliste de la situation, même s’il présente d’étonnantes lacunes concernant, par exemple, le dialogue avec l’islam.

Depuis la première assemblée spéciale du Synode qui lui a été consacrée en 1994, l’Afrique et son Église catholique ont été blessées en leur cœur par le génocide rwandais. Chacun sait que des baptisés, y compris des personnes consacrées et des clercs, ont contribué à l’extermination de leurs frères. Par ailleurs, les crises financières et écologiques, sans oublier le sida, frappent sans ménagement une Afrique toujours très fragile dans ses structures familiales, sociales, économiques.

Ce continent se trouve donc clairement à un kairos, un moment déterminant : « Ce temps est favorable à une réconciliation de chacun avec Dieu et avec les autres, une réconciliation génératrice de justice et de paix », dit l’Instrumentum laboris (n. 146). L’objectif est clair : « que tous nous devenions des hommes nouveaux, capables d’opérer cette pacification de l’Afrique » (n. 47). Benoît XVI l’avait dit aux évêques du Mali, qu’il recevait en 2007 : « L’engagement des fidèles au service de la réconciliation, de la justice et de la paix est un impératif urgent. »

Un rôle apaisant

Sur le plan politique, de grands pas ont été faits. Face à l’instabilité qui caractérise le continent noir, alors que disparaissent les générations postcoloniales, « le désir de l’Église de demeurer impartiale a été reconnu et salué, pendant la période de transition politique dans certains pays, à travers la sollicitation d’évêques pour présider les conférences nationales souveraines et à travers les initiatives prises par les fidèles laïcs pour promouvoir d’authentiques institutions démocratiques » (n. 7).

Il a fallu aussi panser les blessures. Là aussi, l’Église a joué, et peut encore jouer un rôle apaisant, en même temps que stimulant pour les droits de l’homme. « L’exemple de la Commission vérité et réconciliation en Afrique du Sud et ailleurs a réussi à utiliser le modèle traditionnel de l’“arbre à palabre” et des éléments chrétiens, par exemple l’octroi du pardon à celui qui avoue son péché, pour éviter au pays de sombrer dans le chaos » (n. 8).

Le véritable cancer que représente la corruption est évoqué en termes forts, mais c’est surtout sur les terrains minés du tribalisme, voire du racisme que sont attendus les pères synodaux, « pour que l’eau du baptême soit plus forte que le sang » (n. 87).

La montée des « sectes », d’origine protestante, à visée souvent thaumaturge, est prise en compte et dénoncée : « La grande soif de Dieu s’est manifestée paradoxalement par la prolifération des sectes » (n. 9).

« Dans l’espace public, l’Église catholique est l’objet d’une virulente agressivité de la part des sectes chrétiennes, instrumentalisées par les politiques pour saper les valeurs qu’elle défend : famille, respect de la dignité et de la sacralité de la vie humaine, unité. » Sur ce point, des évêques africains se préparant à participer au Synode se disent plutôt sereins, lucides sur les déficits locaux dans l’annonce de la Bonne Nouvelle, mais attentifs aux retours vers le catholicisme de fidèles déçus par les promesses non tenues des Églises autoproclamées.

L’autosuffisance financière des Églises était l’un des objectifs issus de la précédente assemblée synodale. Mais des diocèses africains, devenus moins dépendants de sources occidentales, ont mis en place de véritables entreprises génératrices de revenus, gérées selon des normes locales peu en rapport avec la doctrine sociale de l’Église, selon « des pratiques et des comportements culturellement admis mais contraires à l’esprit du Christ » (n. 74).

Rome a dû parfois hausser le ton et prendre des sanctions sur certains dossiers délicats : « La gestion des biens de l’Église par les pasteurs manque parfois de transparence », note le document de travail (n. 62).

En revanche, les relations avec l’islam ne semblent pas avoir été considérées comme un enjeu essentiel dans les textes parvenus à Rome. Sauf à mentionner la « tendance à la politisation des appartenances religieuses » (n. 102) ou encore les « conflits qu’occasionnent les mariages mixtes ».

La formation, le statut et l’attitude des prêtres seront l’objet d’une attention particulière des pères synodaux : « On souhaite que les évêques nomment des prêtres et des religieux suivant des critères objectifs et non pas ethniques. (…) Un plus grand discernement dans le choix et la formation solide des futurs prêtres et des personnes consacrées s’impose. (…) Il convient en outre que leur formation prenne en considération les défis de la vie réelle des communautés chrétiennes où différentes ethnies, tribus, races et origines sociales sont appelées à vivre unies par la même foi au Christ » (n. 126).

Une trentaine de femmes parmi les experts

La question du célibat ecclésiastique n’est pas mentionnée autrement que par des considérations générales quant au « style de vie » des prêtres. Par ailleurs, le drame des migrations, peu présent dans ce document, touche des millions d’Africains, mais aussi de très nombreux prêtres. Les évêques les voient partir sans en être toujours informés, et les responsables des Églises occidentales doivent les prendre en charge, souvent sans véritable concertation préalable.

Alors que Benoît XVI a nommé une trentaine de femmes parmi les experts et auditeurs invités au Synode, le statut de ces dernières, dans la société comme dans le catholicisme d’Afrique, est dénoncé dans le texte de travail : « Les femmes et les laïcs en général ne sont pas encore pleinement intégrés dans les structures de responsabilité de l’Église. »

Or, dans ce continent, on le sait, les femmes sont à la racine du développement, de la stabilité familiale et, souvent, de l’initiative économique. Mais, « au nom de la culture ou de la tradition ancestrale, la femme est victime des dispositions en matière d’héritage et des rites de veuvage, de la mutilation sexuelle, du mariage forcé, de la polygamie, etc. » (n. 32) Et dans l’Église, on constate des « expériences qui sont contraires à la justice : dans la collaboration avec les femmes, celles-ci sont souvent réduites à un rang inférieur » (n. 62). C’est pourquoi « le rôle des femmes serait plus efficace si l’Église famille leur confiait une mission plus visible ou les impliquait de manière plus franche, car elles humaniseraient bien davantage les sociétés africaines ».

De même, les laïcs, et notamment les catéchistes, ces « hérauts de l’Évangile » : « Il convient de leur donner une solide formation et une juste rémunération pour qu’ils puissent prendre dignement soin de leur famille et assurer la scolarité de leurs enfants », exhorte l’Instrumentum laboris (n. 116).

Les espérances de démocratisation suscitées par l’ouverture au multipartisme de 1990 qui ont été atténuées par “des leadership insuffisants, par des politique électorales chaotiques et par de faibles accords de partage du pouvoir” tandis que la “corruption à tous les niveaux réduit les services rendus à la population”; la hausse de la température globale qui a provoqué dans les pays “des désastres écologiques” avec des sécheresses et des inondations, provoquant des crises alimentaires et des déplacements de population ; les conflits armés continuent de menacer les populations de la République Démocratique du Congo, du Soudan, d’Éthiopie, de Somalie et d’Ouganda, auxquels s’ajoutent les violences postélectorales au Kenya et dans des pays voisins (Sud Afrique et Zimbabwe) ;

Les poussées fondamentalistes qui dans certains pays se traduisent pas les demande d’adoption de la Sharia et des tribunaux islamiques ; la pandémie du SIDA qui continue à menacer la vie de millions de personnes mais ne semble plus constituer une priorité pour “les gouvernements, la société civile et même les églises” ; l’augmentation en nombre de l’Église qui “cependant n’a pas toujours été accompagnée d’un approfondissement de la foi et de la spiritualité fondée sur des efforts solides d’inculturation” ;

la maturation et le développement d’institutions ecclésiales fortes, les différentes Conférences Épiscopales, avec leurs bureaux et leurs secrétariats, un fait positif qui doit cependant être accompagné d’efforts ultérieurs de formation du personnel et par une évaluation du parcours accompli jusqu’ici ; les problèmes économiques dérivant de la pauvreté de la population et de l’insuffisante formation des fidèles ; l’augmentation des sectes et les mécontentement grandissant des femmes et des jeunes.

« Pas de paix sans justice, pas de justice sans pardon ». Cette phrase de Jean-Paul II, Benoît XVI et l’Eglise d’Afrique, représentée par plus de 200 évêques de tout le continent, vont la méditer jusqu’au 25 octobre à Rome, à partir d’un document de travail, appelé en latin Instrumentum Laboris, rendu public par Benoît XVI lors de son voyage au Cameroun en mars dernier.

Cet état des lieux très pertinent, sans concession sur les raisons profondes des maux et souffrances du continent africain, appelle l’Eglise à s’affirmer en tant que semeur de paix. Même si celle-ci porte encore les blessures du génocide rwandais et qu’elle reste parfois silencieuse quand sa parole serait la bienvenue.

Alors pendant trois semaines il sera question à la fois de ce que l’Afrique subit mais aussi de ce qu’elle s’inflige notamment quand elle se laisse entraîner dans la violence des conflits ethniques ou régionaux. De l’Eglise, Paul VI disait qu’elle était experte en humanité, c’est bien la mission que l’Eglise d’Afrique entend ici concrétiser.

Si le premier « synode africain », tenu en 1994, s'était concentré sur l'héritage et les perspectives d'inculturation, le prochain se veut avant tout attentif au « cri de l'homme africain » (Jean-Marc Ela).

il a comme thème : « L'Église en Afrique. Réconciliation, justice et paix ». Son objectif est de promouvoir la justice sociale et la libération de toutes les aliénations qui affligent l'Afrique, avec l'ambition de faire naître une nouvelle espérance.

Centrée sur l'inculturation, l'assemblée de 1994 partait de la conviction que Jésus-Christ est une « Bonne Nouvelle pour l'Afrique ». Cette conviction n'a pas changé. Quelles figures du Christ l'expérience synodale africaine a-t-elle permis d'approfondir ? Quel visage des communautés chrétiennes donne-t-elle à voir ? En posant ces questions, le présent volume évite de s'attarder dans les considérations dogmatiques. Très vite, il en vient à s'interroger sur l'impact de l'Évangile sur les situations concrètes.

Il y a dix ans, l'exhortation apostolique Ecclesia in Africa, rédigée par Jean-Paul II à partir des propositions du Synode, désignait les grandes plaies dont souffre l'Afrique : violences, guerres, oppositions tribales, détournement des richesses nationales, connivence avec les intérêts privés, etc. Son paragraphe 110 constatait : « Beaucoup de problèmes du continent sont la conséquence d'une manière de gouverner souvent entachée de corruption. » La liste des malheurs de l'Afrique n'a guère varié. Au regard de ce sombre tableau, on comprend que la prochaine assemblée « africaine » du Synode ait choisi de porter sa réflexion sur la justice et la paix.

Ce choix s'impose comme une urgence au regard des bilans établis dans les différents pays. C'est dans ce sens que s'orientent les Lineamenta, le document préparatoire en vue du synode. Ils encouragent l'Église d'Afrique à développer la solidarité inter ecclésiale, le dialogue interreligieux, etc. Elle est surtout invitée à consacrer ses efforts à la formation des laïcs et à leur responsabilité.

Dix ans après le premier Synode et à l'aube du second, il convenait de regarder la situation en Afrique en face. L'ouvrage collectif qui nous parvient aujourd'hui le fait sans complaisance. Le Synode est, pour les auteurs, l'occasion non seulement d'établir un bilan, mais surtout de miser sur l'avenir. Le tableau n'est pas brillant, mais il interdit de baisser les bras. L'Église fait le pari de l'espérance.

Ce travail collectif reflète le regard d'Africains sur l'Afrique. C'est un bon aperçu sur ce que vivent les communautés chrétiennes du continent et sur leur volonté de prendre leurs pleines responsabilités dans la société. Parmi les résolutions formulées lors du dixième anniversaire d'Ecclesia in Africa figurait la question suivante : « Où nous faut-il semer la Bonne Nouvelle du Christ ? » C'est à cette question, toujours actuelle, que devra répondre cette seconde assemblée spéciale du Synode des évêques consacrée à l'Afrique. Le présent travail en balise le chemin.

▪ Paroles et silences du synode africain (1989-1995), René Luneau, Karthala Le synode africain, célébré en avril-mai 1995, commence à se perdre dans les brumes du passé. Pourtant, présentant ses fruits en Afrique en septembre de la même année, Jean-Paul II a eu cette expression : « Le synode est terminé. Le synode vient à peine de commencer. » On comprend dès lors le souci de René Luneau de revenir sur cet événement important. Surtout si l'on songe que « le christianisme du siècle qui vient sera, pour une part essentielle, africain ».

Additionnant les compétences du sociologue, de l'homme d'Église et du théologien, l'auteur a fait un véritable travail... de journaliste ! Rien ne lui a échappé de ce qui s'est écrit, dit, réfléchi pendant les années de préparation et le synode lui-même. Il nous présente donc un tableau parfaitement informé et pondéré des forces et des faiblesses de l'Église d'Afrique.

Du côté des forces, on retiendra la problématique de l'inculturation, avec la mise en valeur des petites communautés chrétiennes et la définition de l'Église comme famille de Dieu.

La formation du laïcat est considérée comme cruciale pour l'avenir politique du continent. Du côté des faiblesses, on remarque dans le texte final l'absence de certaines propositions des Pères du synode, concernant par exemple le culte des ancêtres, la création d'un ministère de consolation et de divers ministères féminins.

La question du ministère et de l'Eucharistie, d'ailleurs, n'a pas été sérieusement examinée. Et on a oublié en cours de route l'existence d'Églises indépendantes ou afro-chrétiennes. Pour nombre de questions, l'absence d'experts et la méfiance à l'égard des théologiens se sont cruellement fait sentir.

Au total, un ouvrage référence pour tous ceux qui veulent mieux apprécier le dynamisme, mais aussi les lourdeurs, de l'Église catholique qui est en Afrique.

Le premier synode africain « Ecclesia in Africa »

La genèse : L'idée d'un « concile de l'Église catholique en Afrique » est lancée en 1977, reprise en partie par les évêques du Zaïre lors de la visite du Pape à Kinshasa en 1980. Jean-Paul II reconnaîtra plus tard qu'une concertation est nécessaire, « sous une forme ou sous une autre ». Mais, en 1987, l'Assemblée plénière du Symposium des conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SCEAM) se montre défavorable à un concile africain.

L'annonce

Le 6 janvier 1989, Jean-Paul II annonce une Assemblée spéciale pour l'Afrique du synode des évêques. Une commission se met au travail et détermine le thème général : « L'Église en Afrique et sa mission évangélisatrice vers l'an 2000, « Vous serez mes témoins » (Ac 1, 8). »

Le travail

En juillet 1990 sont présentées les Lineamenta (lignes générales) lors de la 9e Assemblée du SCEAM à Lomé (Togo). 81 questions sont posées, et donnent le départ au travail préparatoire effectué dans toutes les Églises particulières d'Afrique. Les réponses doivent remonter à Rome avant fin novembre 1991. En juin 1992 est mis au point l'Instrumentum laboris (instrument de travail). L'Assemblée plénière s'est réunie à Rome du 10 avril au 8 mai 1994.

Le résultat

Le 6 mai, le texte du message synodal est rendu public. Par le contre, le texte final des propositions (dont le nombre est passé de 61 à 64) est voté par les membres du synode et transmis au pape. Il reste secret (voir une version dans le livre : Le Synode africain: histoire et textes, Maurice Cheza, Karthala, 1994). Le 14 septembre 1995, à Yaoundé au Cameroun, en présence des évêques de 29 pays d'Afrique de l'Ouest, d'Afrique centrale et du Maghreb, l’exhortation apostolique « Ecclesia in Africa », est promulguée.

Les acteurs de ce premier synode 151 évêques élus par les Conférences épiscopales d'Afrique, auxquels se sont joints 47 membres de droit (responsables de la Curie romaine, cardinaux africains) et 37 membres nommés personnellement par Jean-Paul II, 8 religieux et 5 « délégués fraternels » d'autres confessions chrétiennes.

Le thème du second synode en octobre 2009

Le premier synode africain de 1994 avait cinq thèmes :

- évangélisation,

- inculturation,

- dialogue avec les autres religions,

- moyens de communication sociale,

- justice et paix.

Le second a pour thème la justice et la paix.

Déjà le premier synode en 1994 et les innombrables propositions portant sur les questions économiques et politiques faites par les évêques au Pape Jean-Paul II en vue de son exhortation post-synodale, étaient des signaux forts d’urgence sociale. C’est à ces appels qu’avait répondu la deuxième assemblée du SCEAM (Association des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar) en 2000 et la publication de la Lettre pastorale « Le Christ est Notre Paix ».

Mais la préoccupation majeure de ces deux synodes reste l’évangélisation, avec comme axe l’inculturation dans le premier et la justice et la paix dans le second.

▪ Les Lineamenta

Elles sont divisées en une introduction et cinq chapitres :

▪ Le premier chapitre, "L'Afrique à l'aube du XXI siècle", décrit brièvement l'état socio-économique, politique, culturel et religieux de l'Afrique, le rôle des religions et en particulier les rapports entre Islam et Christianisme.

▪ Le deuxième chapitre, "Le Christ, parole et pain de vie, notre réconciliateur, notre justice et notre paix", souligne combien le "Christ apparaît comme le Sauveur des Africains et Africaines" face aux graves problèmes du continent.

▪ Le troisième chapitre, "L'Église, sacrement de réconciliation, de justice et de paix en Afrique", expose l'état d'un continent marqué par la guerre. "L'Église est appelée à développer sa mission prophétique de réconciliation".

▪ Le quatrième chapitre, "Le témoignage d'une Église reflétant la lumière du Christ sur le monde", met en évidence la priorité de la formation de laïcs qui "soient guidés par les principes chrétiens et tendus vers le bien commun", de manière "à influencer positivement les contextes socio-politiques des divers pays".

▪ Le cinquième chapitre, intitulé "Les ressources spirituelles pour la promotion de la réconciliation, de la justice et de la paix en Afrique", demande à tous les catholiques d'annoncer l'Évangile "en parole et par l'exemple de leur vie". Pour ce, il faut recourir aux "sources spirituelles que sont la vie liturgique, la messe avant tout, l'adoration eucharistique puis les diverses autres formes de prière".

▪ Enfin, les Lineamenta se terminent par un questionnaire dont le but "est de faciliter la réflexion et le débat en vue des propositions qui seront étudiées durant l'assemblée synodale".

▪ L’Instrumentum Laboris

Les 32 Conférences épiscopales d'Afrique ainsi que les Églises catholiques orientales (Patriarcat copte d'Alexandrie) et le Conseil des Églises éthiopiennes, devaient répondre aux 32 questions des Lineamenta avant novembre 2008.

Le Conseil spécial pour l'Afrique s’est chargé de rassembler toutes ces contributions. A partir de ces contributions, le Secrétariat général du Synode et son Conseil spécial pour l'Afrique rédigent l'Instrumentum Laboris, c'est-à-dire le document de travail pour le Synode qui se tiendra du 4 au 25 octobre 2009.

La dernière session de ce Conseil spécial pour l'Afrique a eu lieu fin janvier 2009 à Rome. La précédente avait eu lieu en novembre 2008. Dix évêques africains de toutes les régions du continent ont participé à cette réunion préparatoire, sous la conduite du cardinal Francis Arinze, préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.