Non à la précarité constitutionnelle !
Par Freddy Mulongo, jeudi 8 octobre 2009 à 17:55 :: radio :: #534 :: rss
Cette constitution n' a rien de congolais, ses auteurs sont tous des Belges:Nicolas Banneux, Marc Bossuyt, Pierre Verjans, André Alen, Paul Lemmens, Jean Spreutels, et deux Congolo-Belges: Bob Kazadi Kabamba et Evariste Boshab.
Le controversé Louis Michel, l'ex-commissaire européen du développement et à l'humanitaire, est l'homme-orchestre de l'élection présidentielle au Congo de 2006, qui porte d'ailleurs son nom, pour les Congolais.
Peut-on affirmer sans peur de se tromper que puisque les Congolais ont voté par référendum la constitution de Liège que la République Démocratique du Congo, est devenue une démocratie comme l'a affirmé à plusieurs reprises Louis Michel ? Peut-on passer au Référendum sans au préalable avoir fait le recensement de la population comme c'est le cas en République Démocratique du Congo ? La coopération internationale et le développement ne doivent jamais être utilisés comme l'a fait Louis Michel, armes d'assujettissement, de domination pour des dividendes politiques, diplomatiques et financiers pour un Etat-affaibli comme la République Démocratique du Congo. Le fait que l'Union Européenne par Louis Michel interposé ait financé les élections en RDC, les Congolais n'avaient-ils aucun droit de s'exprimer sur les choix de leurs dirigeants ni sur le système politique qui convient mieux à leur pays ? n tout cas, il y a eu confusion entre la procédure et le régime démocratique pour Louis Michel en ce qui concerne le Congo.
La Constitution de 2006 dite, de "Liège" fût déjà taillée sur mesure pour "Joseph Kabila" pour qui l’âge pour briguer la magistrature suprême a été rabaissée à 30 ans.
La constitution de Liège est "une Constitution monarchique avec pour objectif d'entretenir le néocolonialisme en République Démocratique du Congo" déclare Jean-Kalama Ilunga, coordonnateur de l'Ucdp. Comment la Belgique qui est un Royaume couvrant une superficie de 30 528 km2 avec une population d'environ dix millions et demi d'habitants, avec seulement trois communautés (flamande, française et germanophone), peut-elle initier une Constitution pour un pays dont la superficie est 80 fois la sienne, avec plus de 65 millions d'habitants et plus de 450 tribus ?
La Constitution mérite d'être écrite par les Congolais eux-mêmes, et au Congo. En tenant compte des us et coutumes, des réalités culturelles, en rédigeant des lois interpersonnelles et non sur mesure, comme c'est le cas de la Constitution de Liège.
Le néocolonialisme en République Démocratique du Congo est de nouveau en marche par les magouilles, les manipulations, les truquages et le bidonnage. La triche s'est banalisée. Mieux, elle est devenue une valeur institutionnalisée. Tous les coups sont permis, car même démasqués, les tricheurs restent vissés à leur fauteuil.
Louis Michel et sa bande pour le Congo.
1.Bob Kazadi Kabamba: Le lampiste
Bob Kazadi Kabamba, pyromane ou sapeur pompier ? Le spécialiste auto-proclamé de la politique congolaise en Belgique est contesté par les Congolais de l'Etranger.
Homme de main de Louis Michel, Bob Kazadi Kabamba est un calculard et combinard. Ses appétits gargantuesques et pantagruéliques pour ramener le Congo dans le giron du pays colonisateur, la Belgique, sont patentes. Le matamore s'auréole d'avoir bidouillé avec d'autres de ses compatriotes belges, la Constitution de la Troisième République du Congo.
Ses pèlerinages en République Démocratique du Congo pour influer sur un mariage contrarié entre la Belgique-la RDC ont été souvent réalisé sous les rodomontades et sa couardise.
Bob Kazadi KABAMBA n'est pas un constitutionnaliste. Il est chargé de cours en Science Politique de l'Université de Liège, financé par le Mouvement Réformateur (MR), le parti de Louis Michel. Il est Echevin de la Commune de Dour, en Wallonie.
Echevin en France est l'équivalent d'un conseiller municipal et d'un conseiller communal en République Démocratique du Congo.
La constitution d'un État est à la fois l'acte politique à valeur juridique et la loi fondamentale qui unit et régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernants et gouvernés au sein de cet État, en tant qu'unité d'espace géographique et humain.
Il y a un préalable qui est la connaissance des us et coutumes d'un pays et de son peuple pour la rédaction d'une bonne constitution. Or Bob Kazadi Kabamba qui a quitté le pays de Lumumba- Après le Kasaï-Oriental d'où il est né et il a quitté plus précisément la ville de Bukavu en 1987 pour la Belgique. Après les études, il en a profité pour vite demander la nationalité Belge. Bob Kazadi Kabamab connait plus le Congo que ceux qui vivent. S'il connaissait la République Démocratique du Congo et était conscient des souffrances de sa population, de l'affaiblissement de l'Etat Congolais, disons plutôt de son Non-Etat, il n'aurait pas encouragé que dans la Constitution soit inscrit des articles qui peuvent pousser à la balkanisation de la République Démocratique du Congo, par le passage de 11 à 26 provinces (Kinshasa, la capitale est aussi une province).
Il ne suffit pas de nous renvoyer à la figure que la constitution actuelle fait référence à celle de Luluabourg et des résolutions de la Conférence nationale Souveraine pour nous convaincre. "La nouvelle Constitution rappellera aux connaisseurs de l’histoire de la RDC, celle de 1964, dite de Luluabourg. Une série d’options fondamentales s’y retrouvent, notamment le système semi-présidentiel «à la française» avec un exécutif bicéphale qui peut faire frémir les historiens du Congo, l’autonomie très grande qui y est laissée aux provinces par la désignation des Gouverneurs et l’élection des sénateurs par les Assemblées provinciales, la conférence des Gouverneurs, ainsi que par la représentation de l’autorité coutumière ".
En 1964, la République Démocratique du Congo ne subissait pas une guerre d'agression de la part de ses voisins. La Conférence Nationale Souveraine n'a jamais été une transition des seigneurs de guerre encore moins des composantes et entités. Certains districts qui doivent devenir des provinces n'ont ni routes, ni dispensaires, ni bâtiments administratifs.
La restitution des 40 % aux provinces pose déjà un grand problème pour le fonctionnement de ces dernières. Le pouvoir central utilisant les entoureloupes pour ne pas restituer aux provinces ce qui leur est dû. La République Démocratique du Congo résistera-t-elle aux coups de la décentralisation sans basculer vers la balkanisation ?
Bob Kazadi Kabamba poursuit inlassablement la mission confiée par son mentor Louis Michel.
Onze présidents des Assemblées provinciales de la République démocratique du Congo s'étaient retrouvés à Bruxelles du lundi 20 au jeudi 23 octobre 2008, où ils ont participé à un colloque sur la Décentralisation organisé par le Parlement de la Communauté française de Belgique en collaboration avec l'Université de Liège autour du thème "Consolider la démocratie en RDC".
Pendant leur séjour, les participants ont eu à se rendre compte de la manière dont leurs collègues régionaux belges fonctionnent, avec des députés de la majorité et ceux de l'opposition qui oeuvrent dans l'intérêt général, des propositions de l'opposition devenant parfois des projets du gouvernement après toute la procédure de délibération et ce, afin de permettre aux élus congolais de voir s'il y a à prendre et à s'inspirer.
Comme si la décentralisation à la congolaise devrait être clonée à celle de la Belgique ? Pourquoi ne pas s'inspirer des pays qui ont des grandes superficies et une grande diversité au sein de leurs populations ?
Du 15 janvier au 27 mai 2008, s'étaient tenues concomitamment à Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani, des journées d'information et d'échanges sur la Décentralisation en raison de 10 députés par province, autour de la Constitution, le Plan d'aménagement d'une province, le budget, l'éducation et la politique sanitaire. Enfin, les présentes assises, qui constituent la dernière étape, a permis aux présidents des assemblées provinciales de participer aux travaux en commission et en plénière du Parlement de la Communauté française et de rencontrer ses fonctionnaires.
En avril 2008, les 106 assistants de Sénateurs qui avaient déclenchés une grève pour le paiement de leurs émoluments. Alors que les Sénateurs gagnent 8000 $. Chaque assistant avait droit à 500 $, non payés puisqu'ils sont dans leur majorité membres de famille proches des sénateurs. Bob Kazadi Kabamba, était vite descendu à Kinshasa, avec son ami Modeste Mutinga, rapporteur AMP, ils avaient organisé un séminaire de deux jours du 10 au 12 avril 2008 au Palais du peuple, pour demander aux assistants de se taire car ils ne sont pas des élus.
Pas élus veut simplement dire demeurer bouche-bée dans l'entendement de ce professeur de science politique de l'Université de Liège. C'est regrettable, on se demande si dans son pays d'adoption la Belgique, il aurait osé s'exprimer ainsi.
Secret de polichinelle, la majorité des Sénateurs a été recalée aux élections législatives de 2006. Puisque les Sénateurs devaient être élus par les députés provinciaux, achats de conscience et la corruption aidant, une bonne partie de ceux qui avaient échoués aux législatives se retrouvent au Palais du Peuple.
2. Olivier Kamitatu: La girouette
Cameléon politique, versatile comme il n'y en a pas deux, Olivier Kamitatu croit que la primature lui est dû. Il doit à tout prix être premier ministre de la République Démocratique du Congo ! Pour la simple raison, alors qu'il était président de l'Assemblée nationale durant la transition, pour le compte du Mlc de Jean Pierre Bemba, Olivier Kamitatu travaillait déjà pour Joseph Kabila au perchoir. Celui qui a convaincu les députés de la transition-composantes et entités-de voter la Constitution de Liège, sans amendements.
Avec l'appui de Louis Michel, Olivier Kamitatu va corrompre les députés de la transition en offrant à chaque député (avant qu'il ne soit démis du perchoir, la précision est de taille) une Jeep X-trail pour voter à l'a va-vite le projet de constitution de Liège qui devrait être soumis au référendum.
Olivier kamitatu sera présent au port de Boma dans le Bas-Congo lors du dédouanement (livraison gratuite à chaque député) des jeeps.
Transfuge du MLC, aux yeux de l'opinion il apparait toujours comme un Judas Iscariot qui a trahi Jean Pierre Bemba qui avait fait de lui, le secrétaire général de son parti et président de l'Assemblée Nationale durant la transition.
La raison de sa traitrise, Olivier Kamitatu aurait voulu s'enrichir trop vite pour récupérer ses années engagées en rébellion. Dans une interview accordée à Marie France Cros de la Libre Belgique en décembre 2005 lors de son passage à Bruxelles.
Le Président démissionnaire (viré du MLC pour sa traitrise) de l'organe législatif national ne s'est pas gêné de déclarer qu'il y aurait eu un toilettage d'un texte législatif approuvé par l'Assemblée nationale, en dehors de cette institution.
Cette opération s'était déroulée à huis-clos entre individus non élus par le peuple congolais, qui s'étaient arrogé le droit de légiférer en modifiant des documents officiels dans leur salon.
Toilettage ? Est-ce une procédure ou une opération régie par des textes légaux ou bien une opération maffieuse en vue de satisfaire à ses propres souhaits et caprices ?
De nombreux articles de la Constitution de Liège (au détriment de la riche potentialité nationale, projets et textes constitutionnels existants, expertise nationale en la matière, etc.) ont été contestés et critiqués par d'éminents spécialistes.
Des parlementaires avaient modifié à l'insu de l'Assemblée des articles du projet de Constitution voté par le Parlement dans la version paraphée le 20 mai 2006 et publiée au «Journal officiel».
Cette version différait de la version votée et vulgarisée, par le pouvoir accru qu'elle accorde au chef de l'Etat.
Olivier Kamitatu, reconnaissait que le texte vulgarisé par la Commission électorale indépendante n'était pas celui qui, désormais, «fait foi» ; il affirmait que seuls deux articles (78 et 139) ont été modifiés «lors du toilettage» du texte qui précède la publication. En conséquence, l'article 78 prévoyait maintenant que le président «nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation» et non plus «après consultation de celle-ci».
La modification de l'article 139, précisait M. Kamitatu, donnait au «Premier ministre» et non plus au «gouvernement» le pouvoir de saisir la Cour constitutionnelle pour déclarer une loi non conforme.
Tout document approuvé par un vote après débats contradictoires à l'Assemblée nationale pouvait-il faire l'objet d'aucune modification ?
Ne fut-ce qu'un ajout d'une ponctuation pouvait-elle se faire sans repasser par la voie parlementaire pour être de nouveau approuvé ? Modifier des articles d'une loi sans en référer au Parlement n'est-ce pas une tricherie ?
Olivier Kamitatu ne s'est sans doute pas rendu compte de la gravité de cette déclaration qui confirme la forfaiture. Quelle est la valeur juridique du texte du projet constitutionnel qui a été soumis au référendum du 18 décembre 2005 ?
Document que les plus hautes autorités de l'Etat, de la transition ont publié au journal officiel alors que les modifications n'avaient jamais fait ni l'objet d'un débat au parlement, ni approuvées ni votées.
Le faux en écriture ne constitue-t-elle une forfaiture ? Le texte de projet constitution a été sournoisement trafiqué et c'est un faux qui a été soumis au référendum populaire en République Démocratique du Congo. Olivier kamitatu, président de l'Assemblée nationale devra répondre pénalement un jour de la tricherie du texte constitutionnel.
C'est la commission politique, administrative et juridique de l'Assemblée Nationale de Kamitatu qui a préconisé la dérive sur les pouvoirs du chef de l'Etat.
Les députés sous Olivier Kamitatu nous ont préparé à une dictature constitutionnelle: La prééminence du Président de la République sur le Premier Ministre.
Le bicéphalisme de l’exécutif tel que conçu par l’avant–projet de constitution n'a pas déterminé avec précision les rôles du Président de la République et du Premier Ministre. L’article 79 énonce : "Le Président de la République détermine la politique de la nation de concert avec le Premier Ministre".
Olivier Kamitatu espérait devenir le premier ministre de la balbutiante III République, d'où une Constitution taillée sur mesure, il vient dernièrement de tancer Adolphe Muzito, l'actuel premier ministre comme si cette place lui était due.
Louis Miche, Bob Kazadi Kabamba, Evariste Boshab, Olivier Kamitatu et leurs lobbyistes Belges ne disent jamais comment la République Démocratique du Congo Congo pourrait arracher les cartes d'électeurs aux interhamwes, aux Rwandais, aux Burundais, aux Angolais, aux Ougandais et autres peuplades des 9 pays voisins de la République Démocratique du Congo qui se sont enrôlés frauduleusement ?
La carte d'électeur faisant office de carte d'identité, ils sont devenus citoyens Congolais.
3.Evariste Boshab: L'ambitieux.
A défaut d'être premier ministre de Joseph Kabila, le perchoir de l'Assemblée Nationale lui convient. Il est avec Bob Kazadi Kabamba, les deux Congolo-Belges qui ont participé à la rédaction de la constitution de Liège.
Pour faire du sur mesure, il fallait ramener à 30 ans, l'âge pour être candidat président de la République.
S'il y avait tripatouillage de la Constitution aujourd'hui, les Congolais ne pourraient pas compter sur Boshab qui serait juge et partie.
Même avec sa nationalité Belge, il trône à l'Assemblée nationale alors que cette institution parlementaire a refusé aux Congolais de l'étranger de participer aux élections en raison de la double nationalité.
Faucon du joséphisme, Evariste Boshab représente comme d'autres avec lui, le "nihilisme politique" en République Démocratique du Congo, c'est-à-dire les prédateurs dont la crise du sens de la prospective les prédispose à manger tout sur leur passage, au point de ne plus se rapporter à la cité que sur le mode d'une manducation constante.
Il fait partie de ceux qui préfèrent la posture zoologique des chèvres qui broutent là où elles sont attachées, à l'humanité de l'homme congolais.
L'acte caprin de brouter symbolise la manducation, l'Etat congolais représente un simple pâturage économique, et la gouvernance politiquement médiocre au Congo est celle où les intérêts privés mènent constamment des croisades féroces contre l'intérêt général.
Evariste Boshab est un ancien haut cadre de l’Udps qui après un long séjour en Belgique avait choisi de rallier le camp du pouvoir de l'Afdl au raison entre autre que l’UDPS voulait demeurer éternellement dans l’opposition.
En fait, Evariste Boshab, trépignait d’impatience d’accéder aux affaires pour garantir ses arrières. Il se mit donc à courtiser le pouvoir de Kinshasa, les Afdliens lui ont ouvert grandement ses portes, sans doute avait-il promis en échange d’apporter à ses nouveaux maîtres la bonne méthode qui leur permettrait de laminer définitivement l’Udps.
On a compris après que Boshab n'était partisan que d'un seul objectif:« Opération enrichissement personnel ».
Ex-directeur de cabinet de J. Kabila, Evariste Boshab a recouvré auprès du Congo-Brazzaville en 2004, la somme de 32 millions de dollars américains de la Société nationale d'électricité (Snel).
Il a été poussé à la démission pour cette affaire malgré le soutien de son chef direct. Qu’il affirme aujourd’hui avoir démissionné pour préserver sa dignité laisserait penser que l’homme a le sens de l’honneur, malheureusement pour lui, les faits plaident contre lui.
Ainsi donc, monsieur le professeur, a usé d’un excès de zèle rare dans le dossier de recouvrement des arriérés de la Snel auprès de ses débiteurs étrangers en vue d’empocher une juteuse commission.
Même si l’intéressé nie vigoureusement en clamant à qui veut l’entendre son innocence, il y a des signes extérieurs d’enrichissement qui ne trompent pas, surtout en Belgique, il n’ y a qu’à faire un tour à Louvain ou Wavre.
C'est très facile aujourd'hui de clamer qu'il n'a pas été inquiété par la justice. Mais de quelle justice parle Boshab ? Y a t-il une justice indépendante au Congo ?
N'est-elle pas vampirisée par l'AMP dont il est l'un des membres influents ? Et Jean Pierre Bemba dans tout ça ?
L'homme est déjà au Cpi, il ne peut donc pas se défendre.
C'est facile d'accuser morts et prisonniers.
Quelle est la forme de l'Etat de la République Démocratique du Congo ?
La précision des concepts s’impose. On appelle Etat Unitaire celui dans lequel une volonté politique unique s’impose à l’ensemble de citoyens, lesquels sont par conséquent soumis aux mêmes lois dans tous les domaines.
L’administration de l’Etat Unitaire est susceptible d’être aménagée de diverses façons : l’Etat Unitaire peut être plus ou moins centralisé ou décentralisé.
L’Etat Unitaire est centralisé lorsque les décisions non seulement dans le domaine politique mais aussi en matière administrative relèvent du pouvoir central.
L’Etat Unitaire décentralisé est celui dont les décisions administratives à prendre pour l’exécution des lois et intéressant plus spécialement certaines catégories de citoyens sont prises, sinon par les intéressés eux-mêmes, du moins sous leur contrôle, par des autorités qu’ils ont élues.
La décentralisation peut être fonctionnelle ou territoriale.
La décentralisation fonctionnelle est le procédé qui consiste à reconnaître à certains services publics une autonomie permettant de faire participer les administrés à leur gestion.
La décentralisation territoriale consiste à reconnaître cette autonomie aux circonscriptions administratives de l’Etat.
Elles deviendront des collectivités territoriales qui s’administreront elles-mêmes dans le cadre des lois qu'ils seront chargé de les appliquer.
Un Etat est dit fédéral quand les unités territoriales qui le composent sont dotées, en matière constitutionnelle, législative et juridictionnelle, d’une autonomie telle qu’elles méritent le nom d’Etats, bien qu’elles n’aient pas un principe de compétences internationales. L’Etat fédéral est donc un Etat composé de plusieurs autres Etats avec lesquels il partage les compétences qu’exerce ailleurs l’Etat Unitaire .
Le choix de l’Etat Unitaire fortement décentralisé est problématique car depuis le vote de la Constitution de Liège, le pouvoir central peine à restituer les 40 % aux gouvernements provinciaux. Déjà avec 11 provinces, le régime joséphiste a du mal, on peut deviner la suite lorsque la RDC aura 26 provinces.
Pour calmer les esprits, les tripatouilleurs et fossoyeurs avaient argué que la Constitution de Liège allait être révisée par le prochain Parlement élu dès son entrée en fonction, argument qui a par ailleurs été brandi pour passer sous silence certaines anomalies constatées juste avant le référendum, telle que l’insuffisance de la vulgarisation du projet de Constitution à soumettre au vote, ou l’existence de deux projets de Constitution différents.
Tripatouiller la Constitution de Liège par le parlement actuel godillot des applaudisseurs, dont une majorité des députés waya-waya sont sans assises populaires, serait néfaste pour la République.
Car sur les 49 années "d'indépendance " de la République Démocratique du Congo près de la moitié se sont déroulées en des périodes de transition.
La loi fondamentale relative aux structures, promulguée par le Roi Baudoin le 19 mai 1960 ne devait pas aller au délà du 30 juin 1964.
La constitution du 1er août 1964 dite " Constitution de Luluabourg ", définit un Etat fédéral au régime parlementaire, le multipartisme et un parlement à deux chambres.
Elle fut redigée par une commission présidée par Joseph Iléo.
Cette commission constitutionnelle était composé de Marcel Lihau, secrétaire général et plusieurs jeunes universitaires: Etienne Tshisekedi, Barthélemy Dipumba, Albert Mpase, Paul Muhona, Henri Takizala...
La constitution du 24 juin du 1967 ou la constitution de la Deuxième République dite aussi constitution révolutionnaire, définit un Etat unitaire au régime présidentiel, deux partis politiques et un parlement monocaméral c'est-à-dire une seule Assemblée nationale.
Cette constitution va asseoir la didacture mobutienne, avec son Parti-Etat. Elle fut amendée en août 1974, revisée le 15 février 1978, révisée le 19 février 1980 puis amendée en avril 1990. La constitution de transition d'avril 1994 a été rédigée par la conférence Nationale Souveraine (Cns) en avril 1992. Signalons le décret-loi de mai 1997 signé par M'zée Laurent Désiré Kabila, l'acte constitutionnel de la transition de novembre 1998.
La constitution de transition d'avril 2003 était encore en vigueur jusqu'à ce que le projet de constitution soit adopté les 18 et 19 décembre 2005. La constitution de Liège qui régit la République Démocratique du Congo depuis sa promulgation en février 2006 n'est pas bonne mais elle n'.
Comment les députés à la double voire triple et quadruple nationalité, en sursis, sauvés par un moratoire dont les Congolais attendent toujours le résultat, peuvent-ils décider de changer la constitution de Liège?
Comment les sénateurs dont la majorité avaient échoué au vote direct, qui ont acheté leur maroquin sénatorial auprès des députés provinciaux peuvent-ils changer une constitution voté par référendum par les congolais le 18 décembre 2005 ?
Comment se taire face à la fourberie des candidats déguisés en " indépendants " qui en fait étaient de l'Alliance mouvance présidentielle (AMP) ?
Comment accepter qu'ils puissent décider la révision de la Constitution de Liège, non pas pour le bonheur de la population congolaise mais pour eux-mêmes ?
Pourquoi, pourquoi....


Commentaires
1. Le jeudi 8 octobre 2009 à 22:00, par BOMA OMENA Henri
2. Le jeudi 8 octobre 2009 à 23:19, par dallas
3. Le vendredi 9 octobre 2009 à 05:01, par résistant001
4. Le vendredi 9 octobre 2009 à 22:33, par Nambo
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