Pour calmer les esprits, les tripatouilleurs et fossoyeurs avaient argué que la Constitution de Liège allait être révisée par le prochain Parlement élu dès son entrée en fonction, argument qui a par ailleurs été brandi pour passer sous silence certaines anomalies constatées juste avant le référendum, telle que l’insuffisance de la vulgarisation du projet de Constitution à soumettre au vote, ou l’existence de deux projets de Constitution différents.

Tripatouiller la Constitution de Liège par le parlement actuel godillot des applaudisseurs, dont une majorité des députés waya-waya sont sans assises populaires, serait néfaste pour la République.

Car sur les 49 années "d'indépendance " de la République Démocratique du Congo près de la moitié se sont déroulées en des périodes de transition.

La loi fondamentale relative aux structures, promulguée par le Roi Baudoin le 19 mai 1960 ne devait pas aller au délà du 30 juin 1964.

La constitution du 1er août 1964 dite " Constitution de Luluabourg ", définit un Etat fédéral au régime parlementaire, le multipartisme et un parlement à deux chambres.

Elle fut redigée par une commission présidée par Joseph Iléo.

Cette commission constitutionnelle était composé de Marcel Lihau, secrétaire général et plusieurs jeunes universitaires: Etienne Tshisekedi, Barthélemy Dipumba, Albert Mpase, Paul Muhona, Henri Takizala...

La constitution du 24 juin du 1967 ou la constitution de la Deuxième République dite aussi constitution révolutionnaire, définit un Etat unitaire au régime présidentiel, deux partis politiques et un parlement monocaméral c'est-à-dire une seule Assemblée nationale.

Cette constitution va asseoir la didacture mobutienne, avec son Parti-Etat. Elle fut amendée en août 1974, revisée le 15 février 1978, révisée le 19 février 1980 puis amendée en avril 1990. La constitution de transition d'avril 1994 a été rédigée par la conférence Nationale Souveraine (Cns) en avril 1992. Signalons le décret-loi de mai 1997 signé par M'zée Laurent Désiré Kabila, l'acte constitutionnel de la transition de novembre 1998.

La constitution de transition d'avril 2003 était encore en vigueur jusqu'à ce que le projet de constitution soit adopté les 18 et 19 décembre 2005. La constitution de Liège qui régit la République Démocratique du Congo depuis sa promulgation en février 2006 n'est pas bonne mais elle n'.

Comment les députés à la double voire triple et quadruple nationalité, en sursis, sauvés par un moratoire dont les Congolais attendent toujours le résultat, peuvent-ils décider de changer la constitution de Liège?

Comment les sénateurs dont la majorité avaient échoué au vote direct, qui ont acheté leur maroquin sénatorial auprès des députés provinciaux peuvent-ils changer une constitution voté par référendum par les congolais le 18 décembre 2005 ?

Comment se taire face à la fourberie des candidats déguisés en " indépendants " qui en fait étaient de l'Alliance mouvance présidentielle (AMP) ?

Comment accepter qu'ils puissent décider la révision de la Constitution de Liège, non pas pour le bonheur de la population congolaise mais pour eux-mêmes ?

Pourquoi, pourquoi....