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Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

lundi 30 novembre 2009

Pourquoi c'est Malu Malu qui doit délivrer la carte nationale d'identité aux Congolais ?

Malu Malu, président de la CEI et tripatouilleur des élections de 2006

Le gouvernement des copains-coquins de la République Démocratique du Congo est fantoche. Il boit son lait aux mamelles des institutions de Bretton-Woods: Fond monétaire international (FMI) et Banque Mondiale (BM).

Des contrats léonins de substitution avec la Chine, l'Inde... ne marchent toujours pas.

Pendant ce temps, au Congo, les fonctionnaires sont impayés, les hôpitaux sont des mouroirs, les prisons ne désemplissent pas. Le gouvernement congolais est incapable de donner l'eau potable à ses populations. Les Congolais payent l'obscurité, délestage oblige que la société nationale d'électricité (Snel) impose avec de factures salées.

Les abonnés basse tension ont vu leurs factures du mois d'octobre subir une augmentation très sensible, de 50 à 250% pour la période allant d'octobre à décembre 2009.

Kinshasa, la capitale congolaise avec sa superficie de 10.000 km2 et ses 10.millions d'habitants, est menacée par des dizaines de têtes de ravins, dont 600 ont été recensées en 2003,département des Sciences de la terre de l'Université de Kinshasa (Unikin). Il suffit qu'il pleuve pour que les Kinois meurent par électrocution et que les eaux pluviales précipitent les ruissellements.

Abandonnés à eux-mêmes, les compatriotes des territoires occupés de l'Est n'ont que leurs yeux pour pleurer:viols, tueries, guerres, fuite dans la forêt sont leur lot quotidien.

Les victimes de viol doivent la commisération des humanitaires internationaux. Ceux de Dongo dans l'Equateur n'ont qu'à ramasser eux-mêmes les cadavres qui jonchent les rues.

Le pouvoir oligarchique de l'AMP, parti-Etat prend des décisions irréfléchies qui hypothèquent l'avenir voire la souveraineté de la République Démocratique du Congo. C'est depuis le départ du maréchal Mobutu Sese Seko KuKu Ngbendu Wa zabanga en 1997 avec l'arrivée de l'Afdl que les Zaïrois sont redevenus des Congolais n'ont pas de carte nationale d'identité. La carte d'identité nationale d'identité "Mayi Ya Pondu " a été bannie sans remplacement.

C'est depuis 1997 que les Congolais n'ont pas de carte d'identité nationale, cela fait 12 ans.

Or le 25 novembre 2009 à Mbuji-Mayi, dans le Kasaï Oriental, au centre de la République s'est tenue une soi-disante réunion inter-institutionnelle convoquée par Joseph Kabila, en visite dans cette province. Ont participé à cette réunion, le premier ministre Adolphe Muzito, les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, le premier président de la Cour suprême de justice et le président de la Commission électorale indépendante. La décision a été prise la carte d’identité sera vendue aux Congolais pour financer les élections.que c'est Malu Malu, président de la Commission électorale indépendante (CEI) qui va délivrer la carte nationale d'identité aux Congolais.La carte d’identité sera vendue aux Congolais pour financer les élections.

Comment la réunion inter-institutionnelle qui est anticonstitutionnelle peut décider que la CEI va délivrer la carte nationale d'identité payante aux Congolais ? Pourquoi la CEI, qui est aussi inconstitutionnelle car depuis les élections Louis Michel de 2006 elle devrait être remplacé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), peut-elle délivrer la carte d'identité nationale aux Congolais ? Peut-on délivrer la carte nationale d'identité sans recensement de la population congolaise ? Comment Malu Malu le tripatouilleur des élections Louis Michel de 2006 peut-il être désigné comme délivreur de carte nationale d'identité ? Malu Malu n'a jamais expliqué aux Congolais comment l'Est qui a connu les affres de la guerre, la population était nombreuse à voter contrairement à l'Ouest en paix ? Les voisins de la République Démocratiquement du Congo qui s'était octroyé frauduleusement la carte d'électeur de Malu Malu sont -ils automatiquement Congolais ?

En 2006, les deux soeurs siamoises: la Commission électorale indépendante (CEI) et la Haute Autorité des Médias (HAM) par leur bailleurs de fonds avaient instrumentaliser "la Congolité ". On n'avait même le droit de dire qu'on était Congolais. D'ailleurs le fait qu'il n' y ait pas de critères pour être candidat président de la République (ni niveau d'études sauf le paiement de 50.000$ de caution) est révélateur du penchant abracadabrastesques des élections de 2006.

Le contenant de la carté d'identité nationale est aussi importante que la présentation: A-t-on droit d'écrire son ethnie oui ou non sur la carte de Malu Malu ?

Pourquoi politiser l'octroi de la carte d'identité alors qu'il droit être administratif ? Que est le rôle du ministre de l'intérieur ? Pourquoi les bourgmestres, les chefs de quartiers communaux ne sont mis en partie pour un pré-recensement dans la capitale ? Les chefs de localités et chefs coutumiers en milieux ruraux ?

Pourquoi la carte nationale d'identité doit être gratuite

C'est la seule façon pour le gouvernement congolais de prouver à la face du monde qu'il est au service de sa population. Et que La carte nationale d'identité est un droit pour chaque citoyen qui est égal avec d'autres. Vendre la carte d'identité pour renflouer les caisses de la CEI équivaudrait à une démission et prouverait que la prédation est l'essence même du gouvernement congolais. Comment expliquer ce gouvernement qui perçoit une multiplicité des taxes, dont les responsables perçoivent des salaires pharaoniques, qui construisent des villas en étages en plein Kinshasa, est incapable d'offrir la carte d'identité à ses citoyens ? Vendre la carte d'identité équivaudrait à dire que ceux qui ont le pouvoir d'achat peuvent s'en procurer et pas d'autres . Comme la corruption gangrène les tissus étatiques congolais, il y a risque que les apatrides qui ont des moyens puissent s'octroyer la nationalité congolaise sans en faire la demande au préalable car la valeur de l'octroi de la carte d'identité est marchande. Or être congolais, c'est être lié à la terre, appartenir à une tribu qui a existé avant 1960, être lié aux valeurs et lègues de ses ancêtres...

La carte nationale d'identité doit être gratuite, il faut que les congolais puissent s'identifier légalement dans leurs communes dans les milieux urbains et dans leurs collectivités dans les milieux ruraux pour l'obtenir. Il faut quelques justificatifs pour les majeurs:

Le Congolais doit apporter un justificatif de domicile parmi les documents suivants: titre de propriété ou bail de location ; quittance de loyer, facture de la Snel ou de la Regideso

Et un justificatif d’identité: passeport en cours de validité ou périmé depuis moins de deux ans ; extrait d’acte d’état civil; copie intégrale de l’acte de naissance comportant une mention relative à la nationalité congolaise; décret de naturalisation ou de réintégration dans la nationalité congolaise. La carte d'électeur 2006 de Malu Malu, la perte de pièces etc administrativement ne sont pas de carte d'identité. Comme la carte nationale d'identité sera gratuite, le Congolais doit amener ses 2 photographies d’identité ( récentes ; parfaitement ressemblantes ; de face ; tête nue ; de format 35 x 45 mm).

A partir du recensement des communes et collectivités croisé avec celui du ministère de l'intérieur, on pourrait déjà avoir une ébauche d'un pré-recensement en attendant le grand recensement national qui fera suite à celui de 1984. Malu Malu et la CEI n'ont aucune compétence pour octroyer la carte nationale d'identité aux Congolais.

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dimanche 29 novembre 2009

Egger, un mastodonte de l'exploitation du bois vosgien

créé en 1996, Egger Rambervilliers a connu un développement très rapide et s’est imposé comme une des filiales les plus dynamiques du groupe EGGER, un des leaders européens des fabricants de panneaux à base de bois.

Site Egger panneaux et décors de Rambervillers dans les Vosges

Le groupe EGGER dont le siège est implanté à St. Johann/Tirol en Autriche, compte parmi les principaux fabricants européens de panneaux à base de bois. Avec 15 usines réparties sur 6 pays en Europe et 5.5000 collaborateurs, Egger est un mastodonte dont l'usine dans les Vosges est implantée à Rambevilliers, spécialisé dans la fabrication de panneaux de particules.

Les journalistes dans une benne-pelleteuse d'Egger pour une photo de famille

Egger est spécialisé dans la récupération de tous les bois "laisser pour compte".

La fabrication de panneaux Egger intègre en amont un débouché valorisant pour les produits connexes de la filière bois:

-Utilisation de bois résineux (pin maritime) sous forme de rondins issus de fôrets d'éclaircie ou dans le cadre de le tempête klaus, des arbres non exploitables en scierie, menuiserie, charpente ou parquets.

-Utilisation des chutes de scierie (sciure, copeaux, et autres produits connexes issus de la 1ere et 2 ème transformation du bois).

-Valorisation des bois de recyclage (emballage, dé-construction, palettes, chutes de panneaux...) récupérés auprès d'industrie ou des collectivités, permettant ainsi de privilégier une valorisation matière à une valorisation énergétique, et donc de réduire l'émission de C02.

-Seuls les déchets bois qui ne peuvent pas être utilisés en production sont alors transformés en énergie pour la production via les chaudières ou centrales biomasse selon selon la configuration des usines Egger.

Les panneaux à la fin de la chaine

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Vosges: Le bois, vitrine de l'économie vosgienne !

Le département des VOSGES se trouve en Lorraine, dans le quart Nord-Est de la France. La forêt vosgienne est la plus importante de Lorraine, elle place le département au 2è rang des départements français. Avec 282.000 hectares de forêt soit 48% de sa superficie, le département des Vosges se place dans le peloton de tête des départements français pour sa surface boisée, et aussi pour la production des bois exploités et réputés pour leur qualité.

Daillot: pour les enfants et ceux qui les aident à grandir.

Cloisonnée pour les moussaillons

Lancée en couple par Monique et Jacques Daillot en 1975, cette petite entreprise communautaire de 38 salariés, a ses bâtiments industriels adossés à une ferme du XVIIIème siècle qui s'intègre parfaitement dans le paysage. En 2002, lorsque le de pousser les murs s'est fait sentir, le choix d'un bâtiment à ossature bois s'est imposé" déclare-t-il en nous accueillant. Implantée à Ban-de-Laveline au coeur du parc naturel des ballons des Vosges, Daillot est engagé depuis sa création dans la philosophie du développement durable, Daillot travaille à concilier vision humaniste du travail et de la préservation de l'environnement, et performance économique.

Ce projet d'entreprise se traduit concrètement par une recherche constante de meilleures conditions de travail, par un budget formation élevé qui permet l'évolution des qualifications, par l'utilisation de produits sans composants toxiques et par le recyclage en interne de la plupart de nos déchets. Depuis trois ans, Daillot se chauffe intégralement avec tous ses déchets bois.

Daillot SA a reçu plusieurs distinctions économiques et sociales qui confortent ses efforts, en particulier l'écotrophée du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges. La qualité de nos produits, la part importante de la main de l'homme dans nos fabrications, l'utilisation prioritaire du bois local.

Fabricant de mobilier d’aménagement pour les lieux d’accueil petite enfance, Daillot conçoit et fabrique son mobilier dans une petite entreprise situé au cœur des Vosges dans le respect de l’environnement. La société inscrit toutes ses actions dans une démarche de développement durable. Elle est la 1ère PME a avoir été évalué dans ce domaine et a obtenue la note A*++ (équivalente à 15,27 sur 20).

Les produits Daillot sont 100% éco conçus et recyclables. Ils sont certifiés NF Mobilier Education et NF Crèche et permettent d’aménager une crèche depuis l’accueil jusqu’au repos en passant par l’activité, l’éveil sensoriel, la découverte et tous ceci pour proposer aux enfants de découvrir et développer toute la richesse de leurs ressources corporelles : ramper, regarder, grimper, toucher, glisser, écouter, communiquer… la préservation de l'environnement, nous ont permis d'obtenir la marque nationale «Produit du Parc».

Installée dans les Vosges, Daillot est une entreprise spécialisée dans la conception, fabrication et commercialisation de mobilier destiné à l’aménagement des lieux d’accueil collectif pour la petite enfance. Afin de se démarquer de la concurrence, Daillot a développé une forte démarche développement durable. Daillot propose 1200 références de matériel destiné au couchage, à la motricité, la gymnastique,… de la petite enfance dans les crèches et les écoles. Deux gammes, l’une en bois laqué, Coloria, et l’autre en bois massif verni, Natura.

Tous les produits Daillot sont certifiés NF Education et NF Crèche. La démarche développement durable mise en place par l’entreprise aboutit à du mobilier éco-conçu, à un zéro déchets industriels et à une forte mobilisation pour la formation du personnel.

Le dirigeant de Daillot, Nicolas Mailly est allé encore plus loin en créant, en 2006, une seconde société, Ecofia, où une technique qu’il a développée est utilisée pour la finition du bois, afin d’éviter les rejets polluants dans l’air. Une poudre est propulsée sur le bois qui est ensuite passé dans un four. Résultat, les émissions de COV (Composés organiques volatiles) sont supprimées.

Ainsi les enfants respirent dans leur école un air de meilleure qualité. Cette technique a été labellisée par le Pôle de Compétitivité Fibres du Grand Est et le Ministère du Développement Durable lui a décerné son coup de cœur en 2006.

Merrain International-Tonnellerie de France

Jean-Marc Pernigotto, le Directeur Général de Merrain International -Tonnellerie de France, explique la qualité de bois qu'il faut pour de bons tonneaux de vins. Implanté en France, dans les Vosges, Merrain International est premier dans la région. Lors de la brouille entre la France et les Etats-Unis sur la guerre en Irak. La société de Tonnellerie de France n'a pas souffert car les Américains sont dans son capital et le partenariat dure depuis une dizaine d'année. Son site à Monthureux sur Saone est très moderne, le bois est coupé, scié, raboté par des machines au laser. La sécurité est primordiale dans ce site: les caméras sont partout, une étang artificiel prêt à servir aux pompiers en cas d'incendie..Une fois sur palettes, les bois sont placé dehors au soleil. Plus le bois noirci plus il est bon. Chaque travailleur à un oreillette à la dimension de son oreille pour protéger contre les bruits.

OSSABOIS N°1 dans les bois

Créé en 1981 par Pascal Chazal. Originaire de Noirétable, dans le Haut Forez, Pascal Chazal est d’emblée marqué par les valeurs écologiques que lui inspire son environnement forestier.

C’est au cours d’un voyage en Scandinavie-la Finlande- qu’il prend conscience des atouts du bois pour la réalisation de maisons confortables, esthétiques et respectueuses de l’environnement.

Il créé alors OSSABOIS. Il n’aura ensuite de cesse de développer de nouvelles idées pour passer d’une approche artisanale de la construction à une dimension plus pragmatique en termes d’organisation et de réalisation. C’est ainsi qu’il décide d’industrialiser la construction afin de parvenir à garantir la qualité, le coût et les délais à ses clients particuliers.

L’engouement pour le matériau bois le conduira rapidement à s’ouvrir à de nouveaux marchés et à développer un second site de production pour satisfaire l’ensemble des attentes.

Aujourd'hui Ossabois a un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros, après avoir connu bien des difficultés et être passé à côté du dépôt de bilan au début des années 1990.

Leader sur son marché, Ossabois est installé dans une ancienne usine SEB au coeur des Vosges. D'ailleurs 80% de ses travailleurs sont des femmes, des anciennes employées de SEB que Ossabois ambitionne de doubler son chiffre d'affaires en cinq ans. Dommage qu'Ossabois occupe un site en tôle galvanisée alors qu'elle est fabrique de maisons en bois.

Une travailleuse entrain d'appliquer l'enduit STO sur un mur vertical en atelier

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Mondial 2010, une bonne affaire pour les prostituées !

Faute d’une loi sur la prostitution, les travailleuses du sexe demandent que la police sudafricaine les laisse tranquilles pendant le Mondial, mais le gouvernement de Jacob Zuma refuse pour l’instant de s’engager. “Le sujet est trop controversé pour que nous en débattions avant le Mondial”, assure Chandre Gould, de l’Institut des études sécuritaires (ISS). En septembre dernier, la ville du Cap en Afrique du Sud a mis sur pied une “brigade du vice” pour limiter la prostitution

Dessin de Riber, Svenska Dagablet, Stockholm

A quelques mois du coup d’envoi de la Coupe du monde, le commerce du sexe se prépare à recevoir des milliers de supporters. Gertrude, 30 ans, a choisi de s’installer dans un quartier chic. C'est une enquête de nos confrères du Courrier international.com.

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La sape, les sapelogues et les sapephobes au musée Dapper !

La Sape. © Photo Baudouin Mouanda, 2008. Musée Dapper

Le Musée Dapper a organisé ce week-end (Du vendredi 27 au dimanche 29 novembre 2009) à Paris des rencontres débats sur le thème de la SAPE (Société des ambianceurs et des personnes élégantes). On les croisent parfois dans les rues de Barbès à Paris, de Bruxelles ou New York, trimballant leur élégance flamboyante et arrogante.

Dans les grandes villes africaines, des hommes extrêmement créatifs ont su adapter les vêtements occidentaux à leur propre goût. Les adeptes de la SAPE cultivent raffinement et masculinité, ils ont développé un art de l'habillement et stimulé des modes qui rivalisent d'originalité à Kinshasa, à Brazzaville, à Douala. La Sape est un phénomène de l'Afrique centrale indifféremment d'autres parties du continent.

Né au Congo dans les 60’s, ce mouvement commence lors du retour au pays des anciens combattants congolais et se poursuit jusqu’à aujourd’hui dans les rues parisiennes de Strasbourg-Saint-Denis à Château Rouge.

Le costard est l’élément clé de cette culture mode où nœuds pap, cravates, boutons de manchette et grandes marques composent les codes du sapeur. Cette excentricité totalement assumée qui passe autant dans le look que dans l’attitude. Les sapeurs toisent, paradent, s'inventent, se racontent, se projettent et veulent exister autrement. En effet, au-delà des codes vestimentaires, les membres de ce “club” très sélect ont leur propre code d’honneur, de moralité et de conduite. Par exemple quelqu'un qui est plus au moins mal habillé est surnommé un taureau. Il doit beaucoup d'effort pour devenir un sapeur. Ou encore un sapeur parlera facilement de crocodile pour désigner sa chaussure comme si l'animal était bien vivant.

Toiseur, un sapeur est par essence un excentrique.

Chemise bigarée rouge et blanche sous une veste rose, cravate orange sous un blaser blanc, pantalon vert et bretelles vermillon, une démarche fière, fumant le cigare ou arborant un sourire radieux... Qui sont ces sapeurs, issus d'un mouvement ancré à Brazzaville, à Kinshasa et même à Paris ? Des dandys, de toutes les professions, sans préjugés sociaux. Au Congo-Brazzaville, on est d’abord « Sapeur » avant d’être musicien, footballeur ou homme politique. Le premier ministre lui-même, organise chaque été une fête en l’honneur des Sapeurs venus de France. Aujourd'hui, après l'engouement pour les marques Cerruti ou Enrico Coveri, de nouvelles griffes sont sollicitées, et les amateurs créent leur propre ligne.

A Kinshasa ou Brazzaville, les sapeurs organisent des kermesses où le droit d'entrée est la présentation de la "Carte orange" francilienne. N'est pas avoir sa "Carte orange" signifie qu'on ne connait Paris et ses lumières.

Religion Kitendi, religion de sapelogues

Les sapelogues disent que leur religion est le "Kitendi" c'est-à dire le tissu vestimentaire.

Les vêtements et accessoires de marque sont à l’honneur, accompagnés de chaussures superbement entretenues. Des émules de la Sape (avec une majuscule), dont les populaires vedettes de la musique congolaise Papa Wemba, King Kester Emeneya, Koffi Olomidé, Stervos Niarkos, Djo Ballar ont fait vibrer dans leurs chansons cet univers très particulier.

Wemba demeure une référence avec sa chanson: Proclamation des années 80 où il cite tous les grands couturiers parisiens, italiens et japonais. Paris demeure le lieu d'examen mais la proclamation se fait toujours à Kinshasa, à Brazzaville.

Aujourd’hui de nouvelles griffes sont sollicitées et des Sapeurs – certains de renom – vendent dans leurs boutiques leurs propres créations. Mille "combines" se mettent en place pour être en mesure d’acquérir et d’enrichir une luxueuse garde-robe. Électricien, maçon, agent d’entretien, par exemple, vivant à Paris depuis des années achètent ainsi des voitures vouées à la casse qu’ils revendent dans leur pays d’origine. L'argent obtenu de cette manière est ensuite dépensé dans des looks synonymes à leurs yeux, de virilité pure et dure. Et d'une certaine réussite.

Les artistes en "Sapologie", mouvement récent, distinct de celui des Sapeurs et qui affirme son savoir en matière d’habillement, protègent leur territoire et constituent des groupes rivaux qui s’affrontent.

La rue et les bars sont les théâtres où ces créateurs de mode trouvent leur meilleur public. La "Frime" y est enseignée telle une religion et ce dès les plus jeunes années. Le costume est roi, les accessoires des courtisans, le corps un sujet de l'élégance en majesté...

Cette culture urbaine et décalée est au cœur du travail photographique d’Héctor Mediavilla et de Baudouin Mouanda. Regards croisés sur un même univers, où marginalité et intégration flirtent avec provocation et contestation.

L'esprit de la Sape est présent chez le couturier Anglais Paul Smith pour sa collection Printemps Été 2010 . Il s'est inspiré du livre de Daniele Tamagni, édité chez Trolleybooks en Grande Bretagne (20€).

Héctor Mediavilla travaille la mise en scène en accentuant les contrastes entre un environnement où prédominent les murs vétustes aux peintures défraîchies et les hommes aux poses de mannequin; leurs vêtements onéreux sont harmonieusement assemblés et portés avec une élégance quelque peu figée.

Chaussures Weston, costume 3 pièces, cravate et pochette assorties... Les adeptes de La Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes (SAPE) ont l'art de porter les vêtements occidentaux avec un tel chic qu'ils les détournent tels de vrais artistes ! C'est ce qu'ont cherché à montrer deux photographes congolais, Hector Mediavilla et Baudouin Mouanda, deux figures majeures de la scène émergente de la photographie africaine.

Tous deux exposent au Musée Dapper à Paris, dans le cadre de l'exposition "L'art d'être un homme", jusqu'au 11 juillet 2010. Un travail remarquable sur cette culture urbaine décalée. Chez Baudouin Mouanda, c’est la saisie du mouvement, la dynamique du corps qui retiennent toute l’attention. Le photographe traque chaque détail qui s’exprime dans le choix d’une coupe ou celui des couleurs qui se heurtent. L’expressivité des visages, la force des regards habitent superbement ses photos.

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samedi 28 novembre 2009

Marie-Gabrielle Duc, la remorque rouge !

Il y a parfois de rencontre qui marque votre mémoire. En effet le samedi 10 octobre 2009, pour le "Prix Senghor au fil de l'eau", les invités avaient rendez-vous au quai rappée pour la ballade littéraire sur la Seine à bord du bateau Alizé. Et Alizé était parti sans ses invités. Parmi nous, une femme très zen qui décide: pas d'affolement, nous allons prendre un taxi. Et c'est dans ce taxi que je découvre que la personne qui nous a invité s'appelle Marielle-Gabrielle Duc. Elle est écrivaine.

Freddy Mulongo et Marie Gabrielle Duc, auteure de "La remorque rouge", Ed.Albin Michel, 2009, au quai de grenelle à bord de l'Alizé

En lisant "La remorque rouge" de Marie-Gabrielle Duc on découvre qu'on a affaire à une humaniste. Marie-Gabrielle Duc ne crie pas, ne pleure pas, elle ne dénonce pas l'injustice du monde mais elle la met en exergue. Elle la montre à chacun de la voir ou de se défiler.

Le livre démarre sous un ciel de Noël, dans un entrepôt de banlieue.

Le gardien, Clarque Kowalski, du genre bourru et solitaire, est absorbé par l'unique satisfaction de son existence : recopier Proust, à la main, chaque jour quelques pages. C'est sa drogue, son refuge.

Il s'appelle Clarque Kowalski parce que ses parents aimaient Clark Gable, mais que "que" c'est plus français.

Il bosse à Garonor, dans un duc. Immense hangar, c'est Noël, il est de garde. Pour passer le temps, depuis trois ans, il a entrepris de recopier "A la recherche du temps perdu". Il en est à sa douzième copie intégrale. Il vise un record.

Il est divorcé, a perdu le contact avec son fils (de 27 ans), bref, c'est un looser. Gentil et tout, mais bien bien paumé.

Mais voici qu'il remarque dans l'entrepôt la présence insolite d'une vieille remorque rouge, pleine d'éraflures, arrivée on ne sait comment.

Qui a bien pu la garer là malgré les interdictions ? Et ça n'est pas tout.

Des gamins vont bientôt en sortir. Sept enfants, entre 8 et 10 ans, étrangement muets, étranges, apeurés face à cet homme a priori hostile. Kowalski va se laisser attendrir, aller chercher pour eux un sapin, une guirlande qui clignote. Mais que fera-t-il de ces gosses, demain, une fois gagnée leur confiance ?

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vendredi 27 novembre 2009

Loubna Ahmed al-Hussein :"40 coups de fouet pour un pantalon" !

Paris, 25 novembre 2009, Loubna Al-Hussein, la consoeur soudanaise au Centre d'accueil de la presse étrangère (Cape)

La France a annoncé que la Grande cause nationale 2010 serait la lutte contre les violences faites aux femmes. Bien avant cette annonce, Dominique Versini, Défenseure des enfants, présentait le 5 février dernier devant les représentants de l'ONU à Genève sa volonté de faire interdire par la loi les châtiments corporels en France, dont la fessée. Cette pratique est d'ailleurs légalement d'ores et déjà interdite dans la majorité des pays européens.

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant de 1989, ratifiée par la France, précise d'ailleurs que les enfants doivent être protégés contre toutes les formes de violence... Mais ne dit pas où commence la violence.

L'association Ni claques ni fessées, présidée par Jacqueline Corney, précise de son côté que « 85 % des enfants reçoivent en France des punitions corporelles qui pour 25 % d'entre elles sont d'une réelle violence... ». Et argue d'un vide juridique qu'il est temps de combler : la loi française sur les coups et blessures volontaires de juillet 96 est quasiment impossible à interpréter pour des juges en cas de violence des parents sur leur enfant mineur car les peines sont lourdes... Difficile d'envoyer papa ou maman en prison pour une fessée !

Au Soudan, les femmes sont violentées avec un fouet en peau hippopotame

Le 3 juillet 2009, Loubna al-Hussein est arrêtée par la police dans un restaurant de Khartoum. Son ” crime ” : avoir porté un pantalon. La loi soudanaise punit cette atteinte à la ” moralité publique ” de quarante coups de fouet, assortis d'une amende. Tous les jours, des femmes sont condamnées au Soudan pour avoir enfreint l'article 152 du code pénal, celui qui veille sur les moeurs.

Parce que leur voile n'est pas assez couvrant ou parce qu'elles sont en tête à tête avec un homme, la ” police de l'ordre public ” les conduit à l'hôpital où elles subissent un examen de virginité, puis au tribunal où les attend un jugement expéditif.

C'est le policier qui a arrêté qui est l'accusateur et le seul témoin devant le juge. Une fois la sanction prononcée, c'est encore le policier qui l'exécute. La femme dénude son haut et doit recevoir 40 coup de fouet sur le dos face au mur. A la sortie, la femme fouettée n'a même pas droit à un papier signifiant qu'elle a été condamné et a reçu des coups de fouet. mais dans les quartiers les gens ne sont pas dupes, la victime est considérée comme une prostituée, une femme de petite et mauvaise vie.

C'est au nom de toutes ces femmes que Loubna a décidé de se révolter et de porter son procès devant le monde entier.

A travers son histoire, elle raconte l'histoire d'un pays qui ploie sous le joug conjugué de la loi islamique et des traditions.

Un Etat où l'excision des femmes reste la règle, où des préposés aux moeurs sont postés à tous les coins de rue, jusque dans l'enceinte des université.

Son cas n'est pas unique: pour la seule année 2008, 43000 femmes ont été arrêtées au Soudan sous le même chef d'inculpation. Elles ont subi leur sentence en silence, souvent en secret. Par honte. Loubna, elle, ne s'est pas tue: "ils peuvent me donner 40000 coups de fouet, je ne me tairai pas", dit-elle.

Ancienne journaliste vedette au Soudan (elle a abandonné ses chroniques quotidiennes dans la presse suite aux pressions de la censure), employée depuis deux ans dans une mission locale de l'ONU, elle refuse la protection de son employeur, démissionne et se lance à plein temps dans une bataille contre l'ar-ticle 152 du code juridique soudanais, qu'elle qualifie de "loi anticonstitutionnelle". Elle fait appel de son jugement (l'affaire est en cours et doit se conclure dans les prochaines semaines).

Freddy Mulongo

Nicolas Abena

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Que reste-t-il de Franco Luambo Makiadi vingt années après ?

Franco Luambo Makiadi (à droite) et l'OK Jazz

Le temps n'a pas de visage, mais le monde a plusieurs formes de façades dans le cours du temps. Les Congolais de 1948 ne sont plus ceux de 2009, la personnalité de ce même peuple a évolué dans le sens que le destin leur a donné.

Disons encore que ce sont les événements que la République Démocratique du Congo a vécu qui peuvent expliquer la multiplicité des visages du Congo, de ses habitants et de ses ressortissant.

Ce constat affirme une vérité qui ne peut pas se démentir à cause du fait de l'intemporalité du temps dans le temps lui-même. Effectivement, ceux qui voudront dire le contraire sont capables de tous les sophismes.

En effet, on pourra toujours évoquer que les heures et les journées, à cause de leurs changements au cours de 24 heures sont déductibles du visage du temps. C'est vrai ! Mais après cela, verra-t-on dans ces anachronismes répétitifs de la morphologie du jour et de la nuit des rides, ces devant dire que la nuit d'aujourd'hui est différente de celle de la Préhistoire ?

En ce vingtième année de la disparition de Franco Luambo Makiadi, il m'a semblé pertinent, sinon absolument incontournable que Djamba Yohé, l'encrier de l'Atlantique Nord s'exprime sur l'héritage de Franco. Me fondant sur l'expression de la corrosion de l'être humain et des choses dans la nature à cause du facteur temps, j'ai mis Franco Luambo Makiadi au centre de ce phénomène afin de parvenir à une analyse qui le qualifie ou le disqualifie au hit-parade de la présence que la mort n'efface pas.

En fait, c'est pour parvenir à dire si Franco Luambo Makiadi est toujours avec nous ou si cet homme est mort et sa mémoire est aussi ensevelie avec lui.

Je ne me permettrai de pas de faire un jugement post-mortem sur ce géant de la Musique Congolais Moderne, mais je peux au moins, avec l'aide de quelqu'un qui l'a connu commencer à gratter dans les souvenirs de Franco Luambo Makiadi ce que le Congo, l'Afrique et le Monde ont retenu de lui.

Djamba Yohé nous a dit, il y a quelques années et dans tous les écrits qu'il produit que Franco Luambo Makiadi était connu au Portugal, au Brésil, en 1964, pays ou il avait déjà joué à un Festival, à Dakar pour le Premier Festival des Arts Nègres, comme invité spécial de l'événement et du Président Léopold Senghor Senghor, en 1965.

C'est à travers toute cette mémoire qui passe en revue dans notre souvenir que nous pénétrons des vingt ans de Franco Luambo Makiadi dans le séjour de l'éternité avec Djamba Yohé.

Cette photo est rare, elle nous montre à l'époque à Kinshasa que les musiciens célèbres étaient aussi des hommes ordinaires. Sur la photo de gauche à droite on reconnait : Wamushala Kamba réalisateur de l'Émission Barza à L'OZRT aujourd'hui RTNC; Patricia Longomba, la fille de Papa Victor Longomba et amie de Miss Mureka Tete ;Papa Vicky Longomba, dit Viclong de l'OK Jazz et Lovy du Zaïre ; Café Dodo, ami de Djamba Yohé d'enfance et compositeur de la chanson "Tala mwana oyo Lokoso" ;Djamba Yohé, l'enfant bien-aimé de Longomba par la famille de ses amis.

I. Que reste-il de Franco ?

1. Réveil-FM: : Monsieur Djamba Yohé que reste-t-il de Franco Luambo Makiadi après vingt ans d'absence dans l'espace temps de la République Démocratique du Congo et de la planète musique ?

Djamba Yohé : Le monde est une construction qui s'érige tous les jours et qui change constamment dans le paysage même si à l'inverse, le temps n'a pas de physionomie et de morphologie. Pour tout dire, le monde a divers visages.

Prenons l'exemple des habitats humains telles que les villes. Celles-ci, par leurs formes de constructions, étalent une culture, sinon une civilisation qui racontent le parcours de l'immersion de la civilisation avec leurs spécificités particulières. Les édificateurs chinois n'ont pas érigé des bâtiments pareils à ceux de Berlin et les villages congolais ne sont pas semblables à ceux de Scandinavie.

Dans la différence de ces conceptions d'habitats, il y a le souvenir qui restent des architectes des localités humaines antérieures.

Les villes à travers le monde sont construites en fonction des plans et des contours qui leur avaient été destinées. Lorsqu'on se promène à Rome, on découvre une ville avec beaucoup des monuments qui retracent les grands architectes de cette agglomérations urbaines plusieurs fois séculaires.

Dans les chambres du temps congolais, Franco Luambo Makiadi a rempli le Congo avec une part immense de richesse spirituelle reçu comme contribution spécifique et capitale à la construction du système de valeurs de nos traditions modernes, je veux dire, celles qui nous manifestent au monde avec l'identité rdécienne.

Les multiples apports de Franco Luambo Makiadi sont même allées au-delà de ce que ses capacités pouvaient lui faciliter. Par rapport à ses contemporains, Yorgho a legué à la Nation une oeuvre anthologique de musique et de philologie plein d'enseignements culturel et psychosociale.

L'abord des problèmes sociaux dans l'éducation des masses par les médias tels que le sketch, c'est à l'OK Jazz que recouraient les "Maboke" comme les Masumu De Brende dans "Théâtre de chez nous" pour donner vie et mouvement à leurs productions dramatique marié à l'art de vivre. Ce n'est pas là peu des choses, ces communications sociales que sont les messages de Luambo affirment, par elles-mêmes, que dans cet artiste, il y a avait un curé des phénomènes sociaux chez qui la société pouvait aller se ressourcer.

Il ne s'agit pas de voir Franco comme un prêtre de paroisse qui reçoit des confessions, mais comme quelqu'un qui dévoile les itinéraires et donne des solutions aux efforts communs de moduler la collectivité nationale dans le bon sens.

En fait, Franco Luambo Makiadi est pareil aux artistes qui ont construit et mis illustration le Vatican dans les siècles passés. En effet, ceux qui ont décoré la "Chapelle sixtine" n'avaient pas la vie des saints, mais leurs oeuvres mis en contexte sur les thèmes commandés par l'Église ont produit des saintes âmes par rapport à la force de leur art et de leur attrait.

La Sainteté de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus ou celle de Soeur Anuarite Nengapeta a été forgé par la puissance de l'invitation contemplative de l'Art sacré.

Je suis sûr que c'est l'effet suggestif des sujets de l'art sacré conjugué aux parades des fêtes de l'année liturgique qui ont suscité la vocation de Monseigneur Joseph-Albert Malula pour devenir prêtre.

En clair, le phénomène de la transformation de l'oncle de Kallé Jeff aura été le travail d'abord une production d'un esprit indépendant hors-les-murs du corps institutionnel du Magistère.

Franco Luambo Makiadi est comparable à ces grands que sont les Michel Ange, les Véronèse et les Scarlati par la musique qu'il a produite. Son doigté a défini le comportement de nos fêtes et de nos deuils. L'OK Jazz fut un don spécial pour la civilisation congolaise, avec ses pairs, l'African Jazz, le Loningisa, le Rock-A-Mambo ou le Conga Jazz sont finalement ces édifices qui ont préparé les consciences à se diriger droit vers l'indépendance. Car ne l'oublions pas, le catalyseur du sentiment national aura été sans conteste la musique.

Et celle-ci, Franco l'a bien faite. Pourtant, Franco, arrive à la musique, n'ont pas comme Mozart qui a été préparé à ce métier par son père, mais avec le concours du hasard à la recherche d'un emploi qui le sorte du danger de vagabondage et de délinquence juvénille. La rencontre avec des adultes qu'il a dépassé par la suite a accompli le miracle Franco.

Alors, que reste-t-il de Franco ? C'est simple à percevoir ! L'humanité n'a pas oublié Socrate, Platon, Aristote, Sophocle, Cicéron, Sénèque, Virgile, Jeanne d'Arc, Rabelais, Shakespeare, Beethoven, Victor Hugo, Edgar Allan Poe, etc. Il en va de même pour Franco Luambo Makiadi. Ce Madimbadien fait partie d'une galerie des figures de la rejouvance de la civilisation universelle par l'axe du Congo, car chaque époque de l'histoire a ses personnages qui la marque en espace et en durée. Socrate n'est pas plus grand que Lumumba, Aristote n'est pas plus grand que Kasa-Vubu et Victor Hugo n'est pas plus grand que Monseigneur Malula. Cela fera rire certaines personnes, mais moi je suis convaincu de la véracité de cette analogie.

Comme musicien, je sais que les Cubains se sont beaucoup nourri de la Musique Congolaise Moderne et le Grand Kallé est pour eux une figure intemporelle de la musique. Il reste donc de Franco Luambo Makiadi est une présence parlante ancrée dans la conscience de tous les Congolais et cela va s'inscrire pour toutes les époques comme on ramène à l'actualité Shaspeare en Grande Bretagne, Victor Hugo en France et je passe.

Quiconque passera par Kinshasa, sinon par tout le Congo, sentira l'âme de Franco Luambo Makiadi palpiter dans l'anatomie de la culture congolaise. Pour appréhender ce phénomène, je vous demande de passer à Waterloo à l'endroit du dernier combat de Bonapate, vous sentirez son souvenir surexcité les individus debout devant le monument de l'Aigle. C'est pareille pour Ya Fual, Franco De Mi Amor, Luambo Makiadi.

2. Réveil-FM : De qui pouvons-nous dire que Franco est héritier aux sources de sa musique ?

Djamba yohé : je vous répondrai par la réponse qu'un ami m'a formulé., c'est mon ancien voisin de classe à l'Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA), il est avec vous à Paris, Sandy Makumbu, vous pouvez aller le voir. Évidemment, il m'a communiqué cela parce qu'il a vu que je ne pouvais pas me souvenir de tout. Franco est héritier de deux grands musiciens de son époque, à savoir :

1. Le vieux Lupasi ;

2. Ebengo Dewayon.

Ce sont ces deux guitaristes de talent qui ont forgé l'oreille musicale de Franco pour la musique. Il ne faut pas croire que ces hommes sont arrivés à jouer les instruments par pur hasard.

Le Vieux Lupasi a été initié à la guitare à l'école par les missionnaires et Dewayon a fréquenté les "Mindele de Kalina" qui forgeait le talent des Congolais pour leurs clubs select interdit aux Noirs, il a fait partie du premier noyau des Congolais qui se sont initié à la musique occidentale avec le Vieux Lopongo que j'ai rencontré plusieurs fois chez le Vieux BOTO, un ancien paianiste du temps de Loningisa et père d'un pianiste virtuose congolais qui donne des cours de musique en Allemagne, le jeune Booto Blanchard.

Celui-ci, avec sa famille, ont habité sise "Rue Bandundu" à Kintambo à côté de la Maison de la Commune, en face du Camp Utex et dans la périphérie de la paroisse Saint François, près de l'école au sein de laquelle Simaro Lutumba a étudié quand il était jeune.

Bien plus, tout n'est pas qu'héritage de ces Vieux Kulutu, Franco Luambo Makiadi a fréquenté Kallé pour étudier la mesure des séquences musicales, il est à ce titre un ancien de l'African Jazz à la percussion.

Attention, Franco n'était pas "Moto na mbonda" au sens péjoratif étant donné qu'il était déjà guitariste, il a évolué à ce poste pour comprendre la métronomie des mesures dans leurs successions rythmiques, cadencées et temporelle.

C'est avec le Grand Kallé que Franco a vraiment compris la grammaire musicale appliquée. Nous sommes autour des années 1954.

En fait, il faut que je vous dise ici que Franco est resté très reconnaissant à ce passage très court dans l'African Jazz, mais il faut aussi que je rappelle qu'à l'époque des débuts de Kallé et Franco en musique, les artistes ne sentaient pas des adversaires divisés par leurs appartenance.

Les disques Opika, Polydor, Ngoma ont réuni ensemble Kallé, Essous, Nino Malapet, Vicky Longomba, Rossignol, Bohlen Bombolo Wa Lokole, Charles et Antoine Kibonge (Deux frères pianiste ayant joué avec Kallé) sous une même direction musicale. Je ne serai pas étonné si Simaro dit que Franco a presté dans Loningisa et dans le Rock-A-Mambo.

Dans le fond, ce que nous appelons "Jam Session" aujourd'hui, est une habitude qui a existé du temps de nos pères et leurs petits frères.

L'héritage ne s'arrête pas qu'à ceux qui ont guidé Franco aux Fonts baptismaux de la musique, il va aussi jusqu'à ceux qui l'ont révélé au védettariat et au succès. À ce que je sache, et c'est Sandy Makumbu Kongolo qui vérifie mes doutes en me rassurant, c'est le Vieux Bowané qui a baptisé Luambo François du nom de "Franco", en 1955.

L'héritage de Franco n'est pas chiffrable, mais il a des repères incontournables qu'il faille rappeler à tout moment lorsqu'on évoque sa mémoire. À quel degré ?

Je n'en sais rien, il y a lieu de citer des grands noms qui ont fait la pluie et le beau temps au Congo-Belge, à savoir :

• Franco Kabaselle Tshiamala, le père de la Musique Congolaise Moderne ;

• Vicky Longomba, chanteur ténor de l'OK Jazz des origines ;

• Rossignol un autre ténor de l'ancienne école dans Loningisa et Rock-A-Mambo ;

• Tawumani, premier bassiste de l'African Jazz ;

• Roitelet, bassiste au sein de l'Ok Jazz des origines ;

• Albino Kabongo, saxophoniste ;

• Sacky le Nigérian au Saxophone que Manu Dibango incitait à s'améliorer par son jeu ;

• Charles et Antoine Kibonge (ils étaient métis de père européen), pianistes ;

• Bombolo Léon dit Bohlen, Guitariste accompagnateur à l'époque dans l'OK Jazz ;

• Pandy (bantous de la Capitale), Depuissant, Dessoin Mpaka Bosuama et Micorasson à la percussion:

• Edo Lutula le grand compositeur et Essous Jean Serge à la clarinettes. etc ...

En définitive, Franco est un artiste qui a consommé l'héritage de ses prédecesseurs, de ses contemporains comme, Kwamy Lassitura Munsi, Mulamba Joseph dit Mujos, Checain Lola, les deux Isaac Musekiwa et Pedro, Verckys Kiamuangana Mateta tous au saxophone de l'OK Jazz, et des plus jeunes qu'il a encadré comme Youlou, Michel Boyibanda, et autres.

Franco n'est pas seulement ce qu'il a réalisé avec son orchestre, il est aussi influence des orchestres : African Fiesta et Afrisa, Le Fetival des Grand Maquisard, Continental, Thu Zaïna, Zaïko Langa-Langa, Stukas. Josky Kiambukuta, Sam Manguana, Dalienst, Flujos, Denis Bonyeme, Nyoka Longo, Manuaku Waku, Roxy Tshimpaka, Lita Bembo et Carlito.

Franco Luambo Makiadi est héritier de tous les phénomènes de la Musique Congolaise Moderne de toutes les époques musicales de sa génération, il a influencé une époque et la progéniture des époques successives l'a rattrapé pour le recycler avec les conséquences de sa propre influence sur les jeunes.

Certes que le temps nouveau soit celui qui module Franco à ses exigences, il n'en reste pas moins vrai que celui-ci n'a pas dérogé à un principe de l'orchestration des origines. L'OK Jazz, contrairement à l'African Jazz et l'African Fiesta surtout, n'a pas perdu la saveur d'une musique aux accents du saxophone. L'African Jazz de Kabaselle privilégiait les trompettes pour être assez proche de Cuba, mais Luambo Makiadi et Vicky Longomba n'ont suivi cette piste. Pour ces deux artistes, c'est le saxophone qui a prévalu sur les autres instruments à vent.

En d'autres mots, l'OK a gardé dans ses arrangements une facture d'un grand musicien congolais de Brazzaville, je veux souligner par-là en passant, l'apport inestimable de "Essous Serge" qui vient de nous quitter, dans le style de maintient du saxo au sein l'OK Jazz.

En fait, l'orchestre de Franco est un ensemble qui fait survivre le son de l'orchestre de studio Loningisa.

Youlou Mabiala s'en est souvenu et a nommé son orchestre de ce mythique nom.

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jeudi 26 novembre 2009

Cri du clergé de Butembo-Beni: La paix va mal à l'Est de la République Démocratique du Congo

Beni, Butembo, Lubero, Luofo, kanyabayonga...Ces lieux me rappellent pleins de souvenirs car j'ai eu l'opportunité d'y séjourner. Chaque ville à ses radios communautaires, j''en ai visité quelques unes. Ce compte rendu vient du Père Jean baptiste Katembo de la Radio Moto Beni-Butembo. Réveil-FM met à votre disposition le message du clergé de Beni-Butembo du 4 novembre 2009.

Les journalistes de la Radio Moto Beni-Butembo entrain de défiler

Le site de la Radio Moto Beni-Butembo

Point n'est besoin de vous rappeler que la paix à l'Est de la RDC est loin d'être une réalité. Les prêtres du diocèse de Butembo-Beni, réunis autour de leur évêque dénoncent la situation socio-politique désespérante dans cette région en proie des conflits armés depuis plus d'une décennie. Ils reprochent aux autorités politico-administratives et militaires au niveau national et provincial (du Nord-Kivu), ainsi qu'à la communauté internationale leur silence coupable face à la violation flagrante des droits de l'homme dans la région du Nord-Kivu.

En effet, le 4 novembre, à l'issue d'une rencontre du Conseil présbytéral présidée par l'évêque du diocèse de Butembo-Beni, les prêtres diocésains et Religieux qui ont participé à la rencontre, ont écrit un message émouvant avec comme titre "Ne fais à personne ce que tu n'aimerais pas subir" pour dénoncer l'étouffement de la paix dans cette partie de la RDC. La population n'en peut plus; son espoir d'une vraie paix est mis à dure épreuve. Elle est à bout de patience.

« NE FAIS A PERSONNE CE QUE TU N’AIMERAIS PAS SUBIR» (Tb 4, 15)

NOUS CROYONS A LA VIE ET NOUS VOULONS LA PAIX

(Message du Clergé de Butembo-Beni sur la situation actuelle)

1. Réunis en Assemblée presbytérale ce Mercredi 4 novembre 2009, en la Fête de Saint Charles Borromée, Nous, Prêtres diocésains et religieux œuvrant au Diocèse de Butembo-Beni, avons passé en revue la situation socio-sécuritaire qui prévaut, d’une manière générale, sur toute l’étendue de notre Diocèse, c'est-à-dire en Territoire de Beni et de Lubero dans la Province du Nord-Kivu. Cette situation demeure très préoccupante et entrave beaucoup notre action pastorale. C’est pourquoi, comme un seul homme, nous adressons ce Message à tous les fidèles de notre Eglise-Famille de Dieu de Butembo-Beni et aux hommes de bonne volonté pour une prise de conscience renouvelée et confirmer, à la suite de nos pères les Evêques1, notre foi en la vie et notre détermination pour la paix.

I. Que constatons-nous ? Faits et réalités

2. « Si je sors dans la campagne, voici les victimes de l’épée ; si je rentre dans la ville, voici le torturé par la faim » (Jér. 14, 18).

Depuis plus de six mois, des nouvelles de plus en plus persistantes et inquiétantes recueillies des quatre points cardinaux de notre Diocèse et appuyées sur des témoignages vrais et dignes de foi nous confirment la triste réalité de l’insécurité sans cesse croissante tant en milieu rural que urbain. En milieu rural, on observe des attaques perpétrées sur des paisibles citoyens par des hommes en uniformes et en armes : à Kanyabayonga, Luofu, Kasando, Kaseghe, Kamandi, Mbingi, Kasugho, Lubango, Alimbongo, Kimbulu, Musasa, Muhangi, Kisalala, Vurondo, Lume …etc, et, tout dernièrement, dans la nuit du 29 au 30 octobre à Busekera et à Mbughavinywa où plus de 210 maisons ont encore une fois été incendiées et 7 personnes tuées et/ou brûlées.

3. En effet, la situation sécuritaire dans laquelle nous nous retrouvons est alarmante : on continue de signaler des maisons incendiées (actuellement plus de 1500 maisons d’habitation), des femmes violées, des hommes pris de force pour transporter le butin ou pris en otage, des enfants atterrés dans la brousse, des personnes tuées, des cadavres non enterrés qui, par putréfaction, risquent de causer l’épidémie de choléra, des milliers de déplacés parmi lesquels des femmes et des enfants ainsi que des personnes âgées. Et cela entraîne comme conséquences : des écoles abandonnées et tout naturellement des enfants non scolarisés, des structures sanitaires et de développement complètement pillées…Ces violations flagrantes des droits humains ainsi que la destruction de la nature ne sont elles pas, en soi, des crimes? Quel héritage devrons-nous léguer aux générations futures ?

4. En milieu urbain, on remarque une persistance constante de l’insécurité nocturne : assassinats, mutilation des corps en vue d’un trafic d’organes humains, vols en mains armées et cambriolages par des hommes en uniforme, vols de téléphones, de l’argent et d’autres objets de valeur. A cette insécurité rurale et urbaine, s’ajoute la pratique des « coupeurs de route »notamment sur les axes Butembo-Goma, Butembo-Manguredjipa, Butembo-Muhangi, Beni-Kasindi, Beni-Bunia, Beni-Batalinga. Et selon le témoignage des rescapés de ces actes ignobles, ces forfaits sont perpétrés par des hommes souvent en uniformes ou cagoulés et armés. L’on cite nommément les FDLR2 et leurs similaires, les Maïmaï PARECO3, les éléments des FARDC4 et ceux qui les intègrent par un raccourci ainsi que d’autres groupes résiduels localisés ici et là à l’Est de la République Démocratique du Congo.

II. Que penser ? Enjeux

5. La population des territoires de Beni et de Lubero a la nette sensation de n’être pas protégée par son Etat tant au niveau provincial que national.

La souffrance infligée aux populations du Diocèse de Butembo-Beni est indescriptible et incommensurable. Nous sommes meurtris, maltraités, méprisés, humiliés… Notre seule dignité aux yeux de nos bourreaux est de n’en avoir aucune. Et pour cause ! Tout porterait à croire à l’existence d’une volonté délibérée de nous habituer à une telle souffrance au point de semer la panique et la désolation pour que la population abandonne sa terre et vive dans l’errance. Nous sommes tentés de croire que ce que nous vivons dans les Provinces du Nord et du Sud-Kivu n’est pas l’effet accidentel du hasard mais bel et bien la poursuite d’un programme bien établi et un plan concocté à réaliser.

Que dire à notre peuple ainsi meurtri ? Lui conseiller de vider l’intérieur et de rejoindre les grandes agglomérations ne serait-ce pas laisser libre cours à l’occupant quand on sait bien que les réfugiés des Balkans ne sont jamais rentrés chez eux ? Mais aussi, lui demander d’accepter de mourir tout en restant chacun chez soi ; cela pèserait lourd sur notre conscience sacerdotale. Néanmoins, le peuple a déjà fait son choix et tranché court : « Nous préférons rester chez nous », disent nos fidèles à l’unisson. Alors, faudra-t-il attendre que le carnage soit généralisé pour que la Nation et la Communauté Internationale se mobilisent pour voler au secours des rescapés ?

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mardi 24 novembre 2009

CPI: Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo devant la barre !

Stratégie de la défense, nos seigneurs de la guerre ne s'expriment qu'en swahili. Voudraient-ils faire passer comme message qu'en République Démocratique du Congo même sans avoir été à l'école on peut Kalachnikov à la main violer, les femmes, enrôler les enfants soldats, commettre les crimes contre l'humanité ?

Non, Germain Katanga, 31 ans, et Mathieu Ngudjolo Chui, 39 ans, qui sont poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis lors de l'attaque du village de Bogoro, le 24 février 2003 sont futés. En s'exprimant uniquement en swahili, ils veulent embrouiller les juges de la Cpi, prendre la cour à l'usure: la traduction coûte très chère en hommes et en temps.

Rien ne nous dit qu'à la fin, les conclusions de la Cour ne puissent être réfuter par Germain Katanga et Matthieu Ngudjolo pour mauvaise transcription des noms, lieux, dates etc...

Avoir le sang de ses compatriotes innocents dans la conscience et trouver les alibi pour mener en bateau la cour dont la majorité des juges ne parle ni le comprend le swahili, il faut avoir la suite dans les idées. Les deux Seigneurs de la guerre Congolais ont trouvé la première parade..

24 novembre 2009 devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, Germain Katanga, Seigneur de la guerre

24 novembre 2009 devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, Mathieu Ngudjolo Chui, Seigneur de la guerre

Les juges de la CPI

Les charges contre les accusés devaient être présentées mardi matin puis l'accusation, les représentants des victimes et la défense devaient présenter leur déclaration liminaire. Plus d'un millier de combattants de la Force de résistance patriotique en Ituri (FRPI) de Germain Katanga et du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI) de Mathieu Ngudjolo Chui, selon l'accusation, avaient attaqué Bogoro.

Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui sont accusés d'avoir dirigé en février 2003 un raid sanglant sur une village de la province de l'Ituri, dans l'est de la RDC, lors duquel 200 villageois furent tuées, des femmes violées et des enfants enrôlés comme soldats. "Cette attaque particulière faisait partie d'un assaut plus large et systématique contre la population civile de l'Ituri, a déclare le procureur en chef de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, qui appellera à la barre 26 témoins et experts.

Les assaillants du village de Bogoro, où les victimes ont été essentiellement des habitants de l'ethnie Hema, étaient issus principalement aux ethnies Lendu et Ngiti.

Katanga, un Ngiti de 31 ans, commandait la Force de résistance patriotique d'Ituri (FRPI) tandis que Ngudjolo, un Lendu de 39, passait pour le dirigeant le Front intégrationniste national (NFI).

Tous deux nient les sept chefs de crimes de guerre et trois de crimes contre l'humanité retenues contre eux et ont exprimé leur sympathies aux familles des victimes.

Leurs avocats les disent soulagés que leur procès débute. "A aucun moment, Ngudjolo n'a concocté un projet criminel pour raser le village de Bogoro. Il conteste le fait qu'il ait jamais été le chef suprême du FNI", fait valoir son avocat Jean-Pierre Kilenda.

Andreas O'Shea, un des conseils de Katanga, a déclaré que celui-ci "partageait la douleur des victimes. Les victimes ont le droit à un procès équitable, donc nous recherchons tous la même chose, à savoir la vérité", a-t-il ajouté.

Fidel Nsita Luvengika, un des deux avocats représentant les 345 victimes reconnues par la CPI, a déclaré que ses clients voulaient établir la vérité sur l'attaque du village, obtenir une indemnisation pour les dégâts causés à leurs biens ainsi qu'une réconciliation.

"Certains ne savent même pas où leurs enfants sont enterrés. D'autres n'ont jamais osé retourner à Bogoro car ils avaient trop peur. Ils ont des cauchemars et ils ont besoin de se reconstruire pour retrouver leur dignité", a-t-il ajouté.

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5 chantiers: Après les Chinois, les contrats indiens...

Après la Chine, l'Inde fait le forcing en République Démocratique du Congo, pays très riche en matières premières mais pauvre en infrastructure. La République démocratique du Congo et l’Inde ont signé, le 29 octobre dernier à New Dehli, un accord de financement de 263 millions de dollars pour des infrastructures. 213 millions pour deux barrages, 50 millions pour un chemin de fer dans Kinshasa et 25 millions pour l’adduction d’eau. Comme nous révèle nos confrères Les Afriques et Chine radio internationale-Online.

Manmohan Singh, premier ministre indien

L’Inde et la RDC ont signé un accord de financement de 263 millions de dollars pour des infrastructures. L'Inde vient d'accorder une ligne de crédit de 263 millions de dollars US pour financer la construction des barrages électriques de Katende, au Kasai Occidental, et de Kakobola, au Banudndu, et du chemin de fer urbain de la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

Selon le ministre congolais des Affaires étrangères Alexis Thambwe Mwamba, 168 millions de dollars de ce crédit serviront au financement du barrage de Katende, 45 millions à la construction de celui de Kakobola, alors que 50 millions USD sont destinés au chemin de fer urbain de la capitale congolaise.

M. Thambwe a en outre annoncé la construction par l'Inde en RDC, d'un centre de formation pour des jeunes surdoués en NTIC (Nouvelles technologies de l'information et de la communication) et d'un atelier pour la formation des femmes congolaises aux techniques de l'énergie solaire.

C’est une forte délégation, comprenant notamment les ministres des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, du Plan, Olivier Kamitatu, des PTT, Louise Munga, ainsi que le gouverneur du Kasaï Occidental, Trésor Kapuku, qui a été envoyée en Inde par Joseph Kabila, qui a montré, ce faisant, l’importance qu’il accorde à cette coopération.

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Edith, " Le dico des gros mots cachés dans les mots " !

Que celui ou celle qui n'a jamais dit un gros mot dans sa vie, lance sa pierre à Edith ! Dans notre société où tout est formaté, dans notre société où les bien-pensants font leur loi, régule, régente tout, Edith ne peut apparaitre que comme libertaire ! Libertaire mais pas vulgaire. Et la liberté on n'a tant besoin. Face aux systèmes étouffoirs des libertés, rien n'apparait plus beau que la liberté de pensée, la liberté de s'exprimer, la liberté d'écrire ce que l'on veut mais pas n'importe quoi.

Edith, auteure du dico des gros mots cachés dans les mots.

Durant trois ans, Edith a pris son temps pour écrire un dictionnaire regroupant des mots, qui une fois décomposés en homonymes se transforment en « gros mots » ? Dans son dictionnaire, elle a débusqué, traqué, décortiqué, chassé les gros mots.

Avec Edith, on découvre que les gros mots ont une origine, une histoire, ils ne tombent pas par hasard.

Edith est la personne qui a initié le premier salon "Facebouquins" qui s'est tenu à Paris du 17au 18 octobre 2009. Le dico des gros mots cachés dans les mots a été élu N°1 de livre de toilette par Canal plus.

Edith est l'auteur de pamphlets et nouvelles publiés sous le pseudonyme de Ghilmer. Après vingt années passées à manier les mots éphémères de la pub, elle se consacre aujourd'hui à son travail d'écrivain, et publie en auto édition.

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lundi 23 novembre 2009

Hervé Pierrel, un vosgien citoyen du monde au Beau Rivage !

Situé sur les rives du Lac de Gérardmer, dans l'arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges, dans les Vosges, l'hôtel Beau Rivage allie le cachet de son architecture des années 30 avec la modernité de ses services: piscine, hammam marocain, sauna, jacuzzi ou salle de massage. Avec vue magnifique sur le Lac, l'hôtel Beau Rivage est un lieu de tranquillité, de douceur, d'harmonie, qui assure un séjour de qualité. Endroit calme et privilégié avec ses 2 restaurants, il allie accueil, confort et gastronomie dans un cadre élégant, raffiné et reposant.

Freddy Mulongo et Hervé Pierrel, directeur de l'hôtel Beau Rivage. Photo Yaffa

L'hôtel beau Rivage, 52 chambres à Gérardmer dans les Vosges. Photo Yaffa

A notre arrivée, le 5 novembre 2009, l'équipe des journalistes est accueilli par son directeur M. Hervé Pierrel, derrière le comptoir de la réception remet la clé de la chambre à chacun. Personne ne sait encore que c'est lui le directeur de l'hôtel Beau Rivage.

Avec son costume, on pourrait penser qu'il a été formé pour faire ce job. Eh bien, non !

Après Paris, Londres et quelques capitales occidentales, Hervé Pierrel a décidé de retourner dans la région qui l'a vu naître: les Vosges. Et il n'a pas été directeur du Beau Rivage, tout de suite. Il a gravi tous les échelons avant de se retrouver directeur d'exploitation de ce joli hôtel de trois étoiles, classé trois cheminées au "Logis de France" et recommandé par le guide des châteaux et Demeures de Traditions". La politique de la maison voudrait qu'on puisse promouvoir ceux qui y travaillent déjà, plutôt d'embaucher les gens venant de l'extérieur pour coiffer les plus anciens.

A table, je ne peux m'empêcher de lui poser deux questions. La première sur les personnalités de sa région très connu : un seul nom est prononcé, Christian Poncelet. L'ancien Président du Sénat qui a été Ministre, Député, Député européen, Président de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation, Maire de Remiremont est actuellement président du Conseil régional. Très attaché à sa région, Christian Poncelet monte à Paris le 26 novembre 2009 pour présenter sa région devant les journalistes au Grand Palais.

La seconde sur les caractéristiques des Vosgiens. La aussi, je reçois une réponse toute simple: Les Vosgiens sont des travailleurs. Mais diantre, pourquoi ne parle-t-on pas souvent des Vosges comme d'autres régions de France ?

Petite consolation, lorsqu'on visite la région on y croise les Belges, les allemands, les Luxembourgeois etc. Mais elle mérite plus. L'ambassadeur de la Chine, lui au moins a compris, il visite souvent les Vosges.

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samedi 21 novembre 2009

Un " Congo Debout " est possible !

Paix à son âme, le père Boka di Mpasi l'auteur de notre hymne nationale écrite en mars 1960, savait en son fort intérieur qu'un Congo debout est possible. Pour y parvenir, il nous faut choisir les autoroutes de la démocratie tout en respectant nos valeurs congolaises et quitter sans aucun regret les chemins tortueux de la dictature, de la pensée unique, de la non liberté d'expression, des pillages de nos ressources, des arrestations arbitraires et inopportunes, des menaces et intimidations en tous genres, de l'insécurité de nos frontières etc...

La République Démocratique du Congo couverte de son drapeau

Trois anecdotes pour mieux étayer la suite de notre réflexion.

" Auquel de vos généraux confieriez-vous le commandement de vos armées si du sort de la bataille dépendait celui de votre empire? " demande -t-on un jour à Napoléon. On attendait un nom. La réponse de Napoléon fut un adjectif: " Je confierais le commandement de mes armées à mon général le plus chanceux..."

" La différence entre l'homme politique et l'homme d'Etat est la suivante: le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération" James Freeman Clark.

" Les peuples comme les individus, lorsqu'ils se noient se raccrochent à des fétus de paille. Apprenons plutôt à nager ! ". Anonymes.

Le multipartisme n'est pas la démocratie, mais le parti unique,parti-Etat, c'est le pire

Nous vivons la continuité, cette dernière prédomine notre espace politique. Avec en guise de " poudre aux yeux " comme disent les Français, de " cosmétique " comme disent plus éloquemment les Anglo-Saxons, le multipartisme et quelques changements d'hommes.

On ravale en façade, ici ou là, sinon une fenêtre au moins une lucarne: on va jusqu'à abattre, de temps à autre, une cloison, mais on ne touche ni aux fondations ni aux murs porteurs.

Le système en sort intact et les hommes qu'il a sécrétés et dressés à l'arbitraire demeurent en place, à l'exception de quelques sacrifiés " pour la galerie ".

Si le parti unique est la dictature, le multipartisme n'est pas la démocratie.

Il est à la démocratie ce que le sel est à la cuisine: un ingrédient nécessaire- il n'est pas de bon repas sans sel-mais qui ne fait pas le repas à lui seul.

Les Congolais qui se contenteront du multipartisme comme pâture démocratique s'apercevront qu'ils sont restés sur leur faim. Car avec le multipartisme "nous avons le sel de la démocratie. Mais pas la chair".

Le pluralisme des partis politiques (293 partis politiques recensées lors des élections Louis Michel de 2006 ) et des candidatures -33 candidats aux élections présidentielles dont nous ne nous sommes même pas soucier comment chacun a pu payer les 50.000 dollars de caution à la Commission Electorale Indépendante (CEI) ?

S'agissait-il d'un patrimoine personnel par candidat?

Des cotisations venant de militants ?

D'où les uns et les autres ont trouvé l'argent de la caution, dans un pays où les fonctionnaires sont impayés et ceux qui sont payé les sont " au lance-pierres ", où toutes les institutions sont sous tutelle de la communauté internationale (organismes internationaux) ?

Depuis 2005, l'Union européenne à travers un petit dispositif de six personnes, EUSEC, gère le recensement de l'armée congolaise et paie les unités brassées. Mais cette armée est incapable d'affronter les bandes armées incontrôlables dans la République.

Il n'y a pas de démocratie sans justice indépendante, intègre et respectée ainsi que tous ses auxiliaires. Il n' y a pas de démocratie sans le contre pouvoir d'une presse " non coupagiste ", caporalisée, elle aussi indépendante. Cela, c'est le fondement, mais il n'y a pas non plus de démocratie au sens plein du terme lorsqu'il y a trop de prisonniers politiques au sort obscur et incertain, ou lorsque la liberté de circuler est arbitrairement contrôlée, ou bien encore quand l'éducation et la santé ne pas dispensées à un niveau décent.

Contrairement à l'eau qui, pourvu qu'on la distille, peut être absolument pure, la démocratie n'est jamais absolue ni parfaite. La dictature non plus, d'ailleurs.

C' est quoi un bon gouvernement ?

Gouverner est un art pour lequel il faut, au départ, une vocation et, ensuite du talent. Mais qui est habilité à reconnaitre cette vocation et ce talent à l'homme politique, où à les lui dénier ? Constatons , qu'après de millénaires de vie en société, il n'y a toujours pas " d'exercice illégal de la politique ", de sorte que c'est l'un des métiers où l'on peut continuer à sévir sans vocation, sans talent et sans avoir appris.

On finit par être expulsé,mais après avoir occasionné de considérables dégâts.

Bien gouverner est donc terriblement difficile. Ce qu'il est nettement moins, c'est de dire ce qu'est un bon gouvernement, celui que la majorité des citoyens souhaitent sur le continent y compris les Congolais.

1. Un bon gouvernement, plus exactement un bon système de gouvernement est celui qui, sur le plan extérieur, vise-et obtient-que le pays dont il a la charge soit le moins dépendant possible des autres, et, en tout cas, à bonne distance des grandes puissances, hors du tourbillon de leurs rivalités pour ne pas en être le jouet.

Ayant ainsi préservé autant que faire se peut sa liberté d'action, ce qui requiert une sage politique économique, condition de l'indépendance financière, ce bon gouvernement veillera à vivre en bon terme avec ses voisins et s'intégrera dans les organisations de sa région et du monde qui partagent les valeurs de la paix, de la démocratie et qui respectent les valeurs ancestrales et historiques de chaque pays.

2. Sur le plan intérieur, le plus important, un bon gouvernement se reconnait à deux signes principaux:

a) Combien de prisonniers politiques ? Depuis combien de temps ?

Ayant peu de cadres, un bon gouvernement ne les met pas en prison; il ne les force pas à l'exil, ni intérieur ni extérieur. Il les utilise tous le mieux possible, selon leur compétence, sans trop tenir compte de leur appartenance ethnique ou de leur couleur politique.

Dès lors que, à l'inverse, un régime paralyse, emprisonne ou exile une partie des cadres de son pays, c'est un mauvais pouvoir et il va à l'échec.

Si, dans un pays, les prisonniers politiques se comptent par dizaines ou centaines, s'ils sont maintenus en prison de manière durable, quelles que soient les circonstances ou les excuses, le régime est mauvais. D'autant que, immanquablement, s'y ajoutent l'assassinat politique et la torture, l'hypertrophie des services spéciaux et secrets, celle de toutes les formes de police qui s'arrogent progressivement des pouvoirs exorbitants. Au détriment des citoyens, de la justice, de tout débat d'idées, sans parler de la démocratie.

b) Qui est au service de qui ?

Le second critère qui, permet de classer sans grande difficulté un gouvernement et le système qu'il a mis en place parmi les bons ou dans les mauvais, est bien connu des diplomates et des journalistes.

Lorsque les uns ou les autres arrivent dans un pays, et avant d'approfondir l'investigation, ils observent les gens qui ont un pouvoir politique, économique ou même administratif, grand, petit ou moyen. Cela va du ministre à son chauffeur, en passant par le chef de service, le douanier, le policier...: leur a-t-on inculqué qu'ils servent le citoyen et s'assure -t-on qu'ils sont toujours dans cet état d'esprit? Ou bien sont-ils portés à se servir et à opprimer, sans d'ailleurs en être bien conscients ?

Dans le premier cas seulement, le gouvernement qu'ils servent est bon ou assez bon.

3. Au- delà du constatable et de l'instantané, le gouvernement est celui qui prenant la mesure du retard accumulé, fait le choix stratégique de " réveiller" la communauté dont il a la charge, et de la conduire à la modernité et le progrès. Mais il le fait avec précaution, c'est-à-dire :

° De manière progressive, sans brusquerie ni brutalité, " en laissant au temps le temps " et aux gens, la possibilité de s'adapter.

° Par le changement des conditions de vie-santé (30% des congolais souffrent de la malnutrition), nourriture, logement - et des mentalités par l'éducation, l'incitation au travail et à la productivité (80% des congolais sont chômeurs !!!). Nous, Congolais devons connaitre notre histoire nous l'approprier mais aussi connaitre l'histoire des autres peuples et nous en inspirée.

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jeudi 19 novembre 2009

Les "Dix Questions" au Centre d'accueil de la presse étrangère !

A l’occasion de la sortie de son livre intitulé « Les dix questions », Freddy Mulongo a tenu une conférence de presse le lundi 16 novembre 2009 au Centre d’accueil de la presse étrangère (CAPE) situé dans l’enceinte du Grand palais dans le 8è arrondissement de Paris, à proximité des Champs-Elysées.

Nicolas Abena et Freddy Mulongo

Nicolas Abena, Freddy Mulongo et Nicoletta Fagiolo

Plusieurs personnalités du monde de médias ont pris part à cet important point de presse. L’on notera également la présence dans la salle de deux personnalités dont les analyses ont fait entre autres l’objet de ce livre. Il s’agit de Pierre Yambuya Lotika Kibesi, le Directeur Général honoraire de la Direction Général des Migrations (DGM) et Me Jean Paul Mopo Kobanda, juriste et conférencier.

Me Jean Paul MOpo Kobanda, M'zée Pierre Yambuya Kibesi Lotika et Jean jacques Ngangweshe

Pour commencer, un mot d'encouragement de Christine Ranunkel, Vice-présidente de l'Association de la Presse Etrangère (APE) a tenu à être présente pour encourager cette conférence de presse pour le livre de Freddy Mulongo malgré ses nombreuses occupations.

Décors planté, le modérateur du jour, Nicolas Abena, a d’une manière succincte et concise, retracé le parcours de Freddy Mulongo notamment son engagement en tant que journaliste de proximité. Son professionnalisme et surtout ses convictions d’homme de médias de terrain lui ont valu une place de choix dans l’univers médiatique international, a-t-il dit en circonstance. Ce livre « Les dix questions » qui connaît le concours de l’APE est une preuve démontrant à suffisance ses convictions dans une démarche journalistique peu ordinaire, a-t-il conclu.

La transition étant faite, l’occasion est pour Freddy Mulongo de faire part d’abord de son immense satisfaction pour la réalisation de ce livre d’autant plus, a-t-il dit, l’idée de départ n’était pas d’en faire un. Ce n’est qu’au fil du temps que ce projet prenait de plus en plus forme jusqu’à ce qu’il soit aujourd’hui « réalité » poursuit-il.

Les dix questions est un livre qui rassemble des analyses des différentes personnalités congolaises (16 au total) sur la situation politico-économico-sociale de la République Démocratique du Congo.

Chacune d’entre elle dans le domaine qui est sien et surtout par rapport aux expériences personnelles vécues, a pu peindre en toute liberté la situation de la République Démocratique du Congo. aussi bien sur le plan politique, économique et social.

Le choix de ces personnalités n’aurait pas souffert d’un sentiment de complaisance de quelque nature que ce soit comme certains pourraient l’imaginer, a-t-il insisté. Ce choix puise son fondement sur la philosophie de Réveil-FM lequel consiste à accorder la parole aux « sans voix », de demeurer un média citoyen et alternatif.

Les dix questions ne se contentent pas uniquement des leaders congolais qui s'expriment, ils tiennent aussi en compte les commentaires des congolais de l'étranger habitués à l'internet.

A son tour, Mme Nicoletta Fagiola, qui a écrit le postface du livre (la préface étant faite par M'zée Djamba Yohé) et fort de son expérience dans l’humanitaire car ayant travaillé plusieurs années pour les Nations Unies notamment pour la République Démocratique du Congo était très enthousiaste.

Elle n'a pas manqué de mots ni d’arguments: "C'est un véritable miroir décrivant noir sur blanc le vécu quotidien du peuple congolais et de la situation d’une manière générale dans laquelle est plongée la République Démocratique du Congo dans tous les domaines".

Et enfin s’en est suivi un échange dans une atmosphère décontractée ou presque auquel les intervenants se sont donnés à cœur joie.

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Après le départ de la Monuc: Quel avenir pour la radio Okapi ?

C'est une question de souveraineté disent les autorités congolaises, la Monuc avec un contingent militaire de 20.000 hommes doit quitter la République Démocratique du Congo d'ici le 30 juin 2010. Un retrait d'après les spécialistes qui peut prendre un voire deux ans. Que va devenir la radio Okapi ? Continuera-t-elle à fonctionner sous quelle forme ?

La radio est le média qui permet d'atteindre les Congolais dans les coins et recoins de la République

La radio Okapi est une bonne radio qui fait partie du paysage audiovisuel congolais (PAC). Aujourd’hui, il est possible de suivre la radio onusienne en Fréquence Modulée (FM) dans 26 villes et localités, en ondes courtes, sur l’ensemble du territoire congolais ainsi que dans le monde à travers le net. Média particulier car travaillant sous couvert de la Monuc, la radio Okapi n'a pas un dossier au ministère de l'information et presse, et ne subit pas les tracasseries administratives, les fermetures comme les sont les radios associatives et communautaires. La radio n'a pas de récépissé, un papier administratif de 5000$ que le ministère de Lambert Mende réclame à cor et à cri aux autres. La radio Okapi opère donc dans le cadre d’un partenariat entre la Fondation Hirondelle et les Nations Unies. Elle est la radio des Nations Unies en République démocratique du Congo, co-gérée par la MONUC et la Fondation Hirondelle qui appartient aux Suisses.

Depuis son premier son émis le 25 février 2002 à aujourd'hui, la radio Okapi a beaucoup évolué. Pour avoir au tout début opéré la Razzia des journalistes et animateurs dans les médias congolais, elle n'avait pas une bonne image. Celle-ci a évolué au fur et à mesure que la radio Okapi se mit au même diapason que les autres, ne s'appuyant pas uniquement sur ses moyens colossaux. Si au départ le budget était de 4 millions de dollars, il atteint aujourd’hui le double, la radio étant financée par les coopérations britannique, suisse , néerlandaise, canadienne et européenne. Aujourd'hui, la radio joue le rôle que devrait jouer la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC). Elle est relayé dans les coins et recoins de la République par les radios associatives et communautaires. Elle est écoutée par la majorité des congolais. Ses émissions sont appréciées.

200 personnes dont 140 journalistes y travaillent. Les journalistes de la radio Okapi, qui sont bien payés pour ne pas sombrer dans le "coupagisme ", bénéficient également des moyens logistiques de la Monuc: véhicules, hélico, antonov...Ce qui expliquent leur déplacement rapide surtout en provinces.

La radio Okapi va continuer malgré le départ de la Monuc, mais comment ?

Le pluralisme médiatique en République démocratique du Congo est de façade. Le nombre élevé des radios et télévisions ne garantie en aucun cas la diversité d'opinions. Car la majorité des médias au Congo- démocratique appartiennent aux acteurs politiques: Digital Congo (janet kabila), Afrika TV ( Azarias Ruberwa, ex-vice-président de la République pendant la transition) ; Global TV ( Cathérine Nzuzi wa Mbombo, ministre aux affaires humanitaires durant la transition) ; Canal 5 et radio 7 : Modeste Mutinga, ex-président de la Haute Autorité des Médias et Sénateur de l'Alliance Majorité Présidentielle ; Horizon 33 ( Charles Okoto, Député, il vient d'être nommé ambassadeur de la RDC en Ouganda) ; RadioTélé Lisanga ( Roger Lumbala , sénateur );Mirador TV (Lady Luya) CCTV, Canal Kin et Ralik ( Jean Pierre Bemba, sénateur à la Cour pénale de Laye) ; Rtg@ ( Pius Mwabilu, député AMP), Radio-Télé Nyonta (Moïse katumbi, gouverneur du katanga, AMP), Radio Télé Océan (Ngoyi Kasanji , gouverneur du Kasaï Oriental, AMP); la radio liberté Sankuru (Joseph OlengaNkoy) etc...

Deux dangers à eviter à la radio Okapi: "la Congolisation" et "la Mutingasation"

1.La Congolisation de la radio Okapi

La RTNC étant la voix de son maître, la voix du pouvoir. En congolisant la radio okapi pour en faire la RTNC3, le seul avantage serait que le pouvoir soit entendu dans les coins et recoins de la République. Atteindre les zones d'ombre que la RTNC n'y arrive plus depuis de décenies peut être une bonne chose. Mais un vrai danger pour le pluralisme médiatique, une aubaine pour les thuriféraires qui n'ont qu'un seul objectif que le pouvoir des joséphistes rempile en 2011 ? même sans résultats probants pour les 5 chantiers.

Les prévaricateurs et encenseurs vont avoir un média clé en main, rien n'est sûr que le passé de la radio Okapi comme radio de la paix sera pris en compte.

2.La Mutingasation de la Radio Okapi

Soutenu par la communauté internationale qui avait déjà fait le choix de son candidat pour les élections Louis Michel de 2006, Modeste Mutinga l'ex-président de la Haute Autorité des Médias (HAM) par un autoritarisme, roublardise, et fourberies a privé les Congolais d'un débat démocratique entre les deux candidats resté en lice au premier tour des élections présidentielles. Profitant de sa position, il s'est octroyé des fréquences radio et télévision pendant la transition sans que cette même communauté internationale ne dénonce ce comportement jacobin d'être juge et partie surtout en ce qui touche le domaine des médias. Aujourd'hui, Modeste Mutinga a été récompensé pour services rendus à l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP): Il est rapporteur au Sénat pour le compte de ce parti qu'il a servi durant la transition et son premier vice-président à la HAM, Esdras Kambale est le Ministre de la Culture et des Arts.

Ne rêvons surtout pas ! Un OPA sur la radio Okapi n'est pas à exclure. Face aux requins véreux et dangereux, il faut protéger l'avenir de la radio Okapi. Comment ?

Même si la Monuc se désengageait de la radio Okapi, il faudrait au moins que la fondation Hirondelle (suisse) puisse demeurer et continuer dans le projet. Même si la radio Okapi devrait se privatiser, il faut éviter qu'un conglomérat des aventuriers, des actionnaires roublards ou encore des Seigneurs de la guerre en mal de légitimité puissent mettre leurs grappes sur celle-ci.

Jusque -là la radio Okapi ne fait jamais de la publicité. En se privatisant, la radio Okapi pour renflouer ses caisses, va-t-elle céder à la facilité en poussant les Congolais à boire la Skol et la Primus ? Les sociétés brassicoles sont les seules qui se payent les publicités de plusieurs minutes dans les médias au Congo.

Pour éviter tous ces écueils, que faire ?

Tout en demeurant sur le sol congolais, la radio pour réussir sa mutation devra opter pour une vision sous-régionale. Trouver les partenaires dans les pays limitrophes de la République Démocratique du Congo. Ce qui atténuerait la vorace volonté de Congolais qui pensent uniquement à rempiler en 2011 ? sans convaincre. La radio Okapi pourrait continuer à être au service des africains, tout en sauvegardant son âme d'une radio de la paix.

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mercredi 18 novembre 2009

Pierre Péan n'est pas raciste, il est acquitté !

Pierre Péan, 70 ans, qui s’était présenté comme un des parrains de SOS Racisme, était poursuivi pour quatre pages de son volumineux livre contenant, selon l’accusation, des citations assimilées à de la provocation et à de la discrimination raciale. Outre l’association, le ministère public avait, lui aussi, décidé de poursuivre l’auteur et l’éditeur de Noires fureurs, blancs menteurs.

Pierre Péan

Le tribunal a estimé que la formulation « culture du mensonge et de la dissimulation », aussi brutale qu’elle puisse apparaître, spécialement pour les victimes d’un génocide, « ne peut être considérée comme l’imputation d’un fait précis visant à jeter le discrédit sur l’ensemble des Tutsis ».

L'écrivain Pierre Péan a été relaxé en appel, mercredi, des poursuites de provocation à la discrimination raciale pour son livre sur le génocide rwandais, "Noires fureurs, blancs menteurs", publié en 2005. "C'est une victoire pour la liberté d'expression", s'est félicitée son avocate Me Florence Bourg. L'éditeur Claude Durand a également été relaxé.

"Je me félicite de cette décision qui est en phase avec la jurisprudence. Il n'y avait aucune intention coupable de Pierre Péan et il n'a pas incité à la haine raciale", a-t-elle dit. Selon l'avocate, "Noires fureurs, blancs menteurs" est "avant tout une analyse politique".

Pour le tribunal, il n'y a pas eu de diffamation et d'incitation à la haine raciale de la part de l'écrivain. La cour d'appel de Paris a estimé, comme en première instance que Pierre Péan et son éditeur ne militaient pas en faveur d'une pensée raciste. Le ministère public avait requis une condamnation pour haine raciale à son encontre.

Les magistrats ont souligné que Pierre Péan n’a jamais nié « la réalité du génocide » qui en 1994 a fait, selon l’ONU, 800 000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsie du Rwanda, « même si la formulation qu’il emploie peut légitimement heurter ceux qu’il vise ».

Le tribunal a toutefois estimé que l’auteur « s’est naturellement exposé à la critique » et que « la seule considération pour les victimes du génocide aurait dû le conduire à davantage de précautions dans la formulation de ses propos ».

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mardi 17 novembre 2009

La légion d'honneur à Ruggero de Pas

Il est facile pour les journalistes d'écrire sur les autres, de relater les faits comme dit le jargon, de mettre en lumière les actions des autres, de faire parler les autres, de faire des reportages sur les autres...Il est parfois très difficile aux journalistes de parler d'eux-mêmes ou de leurs confrères. A l'Association de la Presse étrangère (APE), les journalistes sont heureux de la légion d'honneur attribuée à Ruggero de Pas. En effet, l’ordre national de la Légion d’honneur est la plus haute décoration honorifique française. Elle a été instituée le 19 mai 1802 par Napoléon Bonaparte. Elle récompense depuis ses origines les mérites éminents militaires ou civils rendus à la Nation.

4 novembre 2009, au Grand Palais, Michèle Cotta a remis la légion d'honneur au créateur et président du Centre d'accueil de la presse étrangère (CAPE): Ruggero de Pas.

Journaliste expérimenté qui est arrivé en France à l'âge de 19 ans, Ruggero de Pas était jusqu'à il y a 2 ans rédacteur en chef au bocal de France Inter. Il s'est battu pour que la presse étrangère ait un espace d'accueil en France. Que le Centre d'accueil de la presse étrangère soit installé aujourd'hui au Grand Palais, à quelques pas des champs-Elysées, c'est encore l'une de ses trouvailles.

C'est au nom du président de la République française que Michelle Cotta, Présidente de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle a remis cette médaille de légion d'honneur à Ruggero de Pas en présence d'un parterre des journalistes.

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Souveraineté et néocolonialisme: Point de vue de Maurice Casabianca, un franco-italien de 72 ans

Monsieur Maurice Casabianca a écrit à Réveil-FM. Je vous envoie cet article pour publication dans votre revue, pas dans le lien des commentaires, mais comme mon point de vue à tous vos lecteurs (Congolais et étrangers). J'espère que ceci ne dérange pas votre travail.

Je suis pensionné franco-italien de 72 ans.Je connais très bien votre pays pour avoir travaillé pendant plusieurs années au Zaïre et j’y vais jusqu’à ce jour. La réaction de Ramazani sur l’article de Yambuya que certains européens m’ont transmis, m’oblige de dire que les pays occidentaux après l’indépendance du Congo, bien qu’il y ait de choses inexactes dans leur politique envers l’Afrique, ont perdu le temps pour former des cadres dans votre pays.

Lac-Moero, est un lac situé à la frontière entre la République démocratique du Congo (Katanga) et la Zambie, à environ 150 kilomètres au sud du lac Tanganyika. Il mesure environ 96 kilomètres de long pour 45 kilomètres de large, orienté nord-est / sud-ouest, d'une superficie de 4650 km². Il a une profondeur maximale de 37 mètres.

Laurent Kabila fut un homme, dont les Européens honnêtes reconnaissent sa valeur pour essayer de sortir ce riche pays de l’exploitation injuste et de rendre les Congolais heureux. Il a beaucoup souffert après l’assassinat de Lumumba, jusqu’à chasser un Mobutu qui a tué le grand riche Congo, excusez-moi de dire que les Congolais n’aiment jamais ceux (étrangers ou Congolais) qui vous veulent du bien et à ce stade votre chemin est très long pour connaître le bonheur.

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FAO: la faim sans fin !

Lorsque la faim vous mord les entrailles, vous ressentirez une souffrance incommensurable. Il n'y a qu'un remède à cette souffrance : la faim doit être rassasiée.

Le 16 novembre 2009, à Rome, Ban Ki-Moon, Renato Schifani et Jacques Diouf à l'ouverture du sommet de la FAO

Les pays membres de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) avaient déjà réitéré en juin 2008, l'objectif premier du Millénaire pour le développement, qui consistait à réduire de moitié la part des individus souffrant de ce fléau d’ici à 2015, cet objectif semble devenir un rêve impossible.

Depuis, le nombre de personnes souffrant de la faim est passé de 850 millions à 1,02 milliard.

Aucun chiffre ne figure non plus sur les investissements nécessaires pour accroître la production agricole, notamment pas les 44 milliards de dollars annuels pour l'agriculture, jugés nécessaires par le directeur général de la FAO, Jacques Diouf.

La déclaration finale prévoit seulement "d'inverser la tendance à la diminution des financements nationaux et internationaux consacrés à l'agriculture, à la sécurité alimentaire et au développement rural des pays en développement".

Devant les participants, le pape Benoît XVI a fustigé "l'égoïsme", dénoncé "la spéculation" sur le marché des céréales, et contesté "le recours à certaines formes de subventions qui perturbent gravement le secteur agricole".

Une soixantaine de chefs d'Etat, venus surtout d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine, avaient répondu à l'invitation de la FAO dans la capitale italienne, quadrillée par un millier de policiers et bloquée par de gigantesques embouteillages.

Le colonel libyen Mouammar Kadhafi, président de l'Union Africaine (UA) a dénoncé "un nouveau féodalisme" en Afrique, avec des sociétés étrangères qui achètent de nombreux terrains agricoles et imposent leurs "semences diaboliques".

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, qui a reçu un prix de l'ONG ActionAid pour ses "succès dans la lutte contre la faim" dans son pays, a affirmé que son action avait permis à plus de 20 millions de Brésiliens de se libérer de la faim.

Du côté des pays du G8, seule l'Italie était représentée par son chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, qui, au passage, a échappé à la réouverture d'un procès prévue le même jour à Milan et reporté de ce fait au 18 janvier 2010.

Devant le siège de la FAO, des militants d'ONG altermondialistes avaient dressé une tente pour protester contre les multinationales qui "utilisent la nourriture comme moyen de spéculation".

De son côté, Oxfam France a relevé que "sans financement, il n'y a aucun espoir de nourrir un milliard de personnes souffrant de la faim".

Une date butoir, 2025, "avait déjà été approuvée", mais "il n'y a pas eu de consensus et je le regrette", a déclaré M. Diouf au cours d'une conférence de presse.

"Je ne suis pas satisfait du fait qu'il n'y ait pas d'engagement quant à la date, au montant et aux conditions" des promesses d'aides, a-t-il ajouté, se déclarant en revanche "satisfait" que le sommet soit parvenu "à un consensus sur la déclaration" finale.

Dans ce texte adopté au premier jour des travaux, les dirigeants réitèrent l'objectif du Millénaire de "réduire de moitié le pourcentage et le nombre de personnes souffrant de la faim et de la malnutrition d'ici à 2015".

Mais ils l'avaient déjà fait en juin 2008. Et depuis, le nombre d'affamés est passé de 850 millions à 1,02 milliard de personnes. Les investissements nécessaires pour accroître la production agricole n'ont pas non plus été chiffrés. M. Diouf les a estimés à 120 milliards de dollars, dont 44 milliards d'aide internationale et 76 milliards émanant des pays concernés.

Dès l'ouverture du sommet dans la matinée, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait égréné une série de chiffres dramatiques: "Aujourd'hui, plus de 17.000 enfants vont mourir de faim. Un toutes les cinq secondes. Six millions par an. Ceci n'est pas acceptable. Nous devons agir".

"Il nous faut effectuer des changements significatifs pour pouvoir nous nourrir, protéger les plus pauvres et les plus vulnérables", a expliqué M. Ban, estimant que pour nourrir plus de 9 milliards d'êtres humains en 2050 il faudrait accroître la production alimentaire de 70%.

De son côté, le pape Benoît XVI a fustigé "l'égoïsme", dénoncé "la spéculation" sur le marché des céréales et contesté "le recours à certaines formes de subventions qui perturbent gravement le secteur agricole".

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jeudi 12 novembre 2009

Ali Bongo du 18 au 20 novembre à Paris

Ali Bongo, le président gabonais

Venant de Londres où il participera à Rome au sommet de la FAO (16-18 novembre 2009), Ali Bongo, le président gabonais, héritier du fauteuil présidentiel de son défunt père, arrive à Paris.

Le 20 novembre 2009, il déjeunera à l'Elysée avec le président français Nicolas Sarkozy.

D'après nos confrères d'Africa intelligence, Ali Bongo logera à l'hôtel George V et non pas dans l'un de nombreux châteaux et villas de son père, Omar Bongo Ondimba qui dirigea le Gabon sans partage pendant plus de 41 ans, jusqu'à sa mort en juin dernier à l'âge de 73 ans.

Le vainqueur de l'élection présidentielle contestée du 30 août 2009, voudrait-il marquer une rupture avec son père ? Ali Bongo ne sera accompagné que d'une trentaine de personnes à Paris

Le Gabon est l'un des cinq nouveaux membres non permanents élus au Conseil de sécurité des Nations unies, pour deux ans. Le mandat commencera le 1er janvier 2010.

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Charles Pasqua, le grand déballage !

L'ancien ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua assure qu'il «rafraîchira la mémoire» de Jacques Chirac.

Il avait promis des révélations fracassantes, même un «grand déballage».

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Charles Pasqua, a tenu promesse. Cet après-midi, lors d'une conférence de presse savamment orchestrée au Presse Club à Paris, l'ancien ministre de l'Intérieur a démontré en moins d'une heure, documents à l'appui, que Jacques Chirac et Dominique de Villepin étaient au courant des ventes d'armes illégales à l'Angola entre 1993 et 1998.

Charles Pasqua a épargné Alain Juppé, alors premier ministre de 1995 à 1997 qui «est sincère lorsqu'il dit qu'il a découvert une diplomatie parallèle».

Autre annonce choc, il a annoncé également le dépot d'une plainte contre Philippe Courroye, actuel procureur de la République au TGI de Nanterre, qui avait instruit le dossier dit «de l'Angolagate».

«Il ne s'agit pas seulement d'un épisode judiciaire, mais bien d'une affaire d'Etat ! », a-t-il lancé un brin grandiloquent - devant un impressionnant parterre de journalistes -, alors que la justice l'a condamné fin octobre à trois ans de prison, dont un ferme, pour «trafic d'influence».

«J'ai été victime d'un véritable lynchage médiatique, alimenté par un certain nombre de pseudo-révélations. (...) Le silence de ceux qui étaient aux affaires pendants si longtemps a empoisonné encore plus cette affaire.

Oui, ils savaient ! Mieux, ils en ont participé. (...) Les plus hautes autorités de l'Etat étaient au courant des ventes d'armes, tout comme de la libération des deux pilotes détenus en Bosnie».

Pour confirmer ses dires, c'est carrément une note déclassifiée de quatre pages émise par la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure», en date du 6 décembre 1995, qu'a brandi Charles Pasqua.

Il a expliqué comment le gouvernement Angolais a reçu une grande quantité de matériels militaires par l'entremise d'un intermédiaire français, en l'occurrence l'homme d'affaires d'origine russe, Arcadi Gaydamak.

«Chirac n'assume pas ses propres responsabilités»

«Cette note a été adressée à treize destinataires, dont la présidence de la République, le ministère de l'Intérieur et le ministère des Affaires étrangères.

Ainsi, au mois de décembre 1996, Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Hervé de Charette et Charles Millon étaient donc informés par la DGSE des ventes d'armes vers l'Angola. Or, aucune de ses personnalités n'a été entendue par le magistrat instructeur».

Et Pasqua de s'interroger haut et fort : «Pourquoi les autorités n'ont rien fait pour arrêter ces opérations illégales? Et pourquoi n'ont-elles pas été poursuivies pour complicité ?»

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mercredi 11 novembre 2009

Conférence de Presse : Les "Dix Questions" !

A l'invitation de l'Association de la presse étrangère (APE), en partenariat avec l'Association de la Presse Panafricaine (APPA) organisent:

Une conférence de Presse, avec Freddy Mulongo et son livre les "Dix Questions", le lundi 16 novembre 2009 à 16h45 au Centre d'accueil de la Presse étrangère

Grand Palais

Cours la Reine – Perron Alexandre III

75008 Paris

Métro: Champs Elysées-Clémenceau

Dans les "Dix Questions": 16 personnalités congolaises de la diaspora (acteurs politiques, activistes de droits de l'homme) ont répondu chacun aux différentes questions touchant l'actualité de la République Démocratique du Congo :les élections, les enfants soldats, les Seigneurs de la guerre récompensés, le pillage de ressources minières, les contrats léonins, le viol comme arme de guerre, l'assassinat des journalistes, la révocation des magistrats...

Avec recul, l'intelligentsia congolaise propose des réponses alternatives à la paupérisation des Congolais, à la fin de la guerre, à l'alternance politique...

Freddy Mulongo, les Dix questions ISBN 9782812113031 Editions Aparis 2009

Intervenants:

Nicoletta Fagiolo et Freddy Mulongo

Pour assister à la conférence de presse, il faut s'inscrire:

Modérateurs:

James Bénédict Ngumbu: 06 99 92 2145 e-mail: jimngumbu@yahoo.fr

Nicolas Abena: 06 24 65 4554 e-mail: Abena Nicolas abenanicolas@yahoo.fr

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mardi 10 novembre 2009

Paris: Jean Louis Brugière évalue trente ans de terrorisme

Invité par l'Association de la Presse Etrangère (APE), le lundi 9 novembre 2009 au Centre d'accueil de la presse étrangère (CAPE), sous la modération de notre consoeur Michela Secci, l'ancien juge anti-terroriste, Jean-Louis Bruguière, a répondu aux questions des journalistes étrangers à Paris.

Jean-Louis Bruguière, magistrat depuis 1973, a enquêté sur les affaires de terrorisme depuis plus de vingt-cinq ans. Il est considéré sur le plan international comme l'un des meilleurs connaisseurs en ce domaine.

Jean-Louis Brugrière

" Mon combat contre le terrorisme a duré presque trente ans. Des années passionnantes mais dures et quelquefois dangereuses. Car, pour faire ce métier, je dirais accomplir cette mission, il faut accepter les épreuves. (…) Si j'avais craint pour ma vie, je n'aurais pas affronté Action directe, la RAF allemande et les organisations terroristes italiennes. Je n'aurais pas combattu les réseaux islamistes radicaux (entre 1994 et 2001, près de 1 100 jeunes Français convertis ou d'origine maghrébine sont partis pour l'Afghanistan : par la suite, toutes les personnes que je vais croiser dans mes enquêtes y auront suivi des stages), je n'aurais pas non plus, après neuf ans d'efforts, d'embûches, de menaces de tous ordres et d'investigations sur tous les continents, clos l'enquête sur l'attentat contre le DC 10 d'UTA et fait condamner – certes par contumace – six hauts responsables libyens. "

Des journalistes, le juge Jean-Louis Brugière et Michela Secci, lors de la conférence de presse

Du réseau de Madame Claude, qui ébranla la République, à la folie meurtrière d'un jeune japonais dévorant une étudiante hollandaise, de l'ultraviolence d'Action Directe aux attentats palestiniens comme celui de la rue des Rosiers durant les « années de plomb » de la France, de la main de Moscou armant des réseaux terroristes à l'assassinat de Chapour Bakhtiar par les Iraniens, le juge Bruguière a eu accès aux plus importants dossiers, aux plus lourds secrets. Aujourd'hui, il peut raconter…

Passionnants, truffés de révélations inédites, ces Mémoires constituent une contribution unique à l'Histoire. Jean-Marie Pontaut, rédacteur en chef à L'Express, spécialiste des affaires judiciaires, est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet.

L'ancien juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière raconte par le menu trente ans d'enquêtes dans un livre d'entretiens. Rencontré hier à Paris, il évalue la menace terroriste actuelle... ...

Trente ans de terrorisme

« On a oublié qu'entre 1982 et 1987 des attentats survenaient tous les jours sur le sol français avec Action directe, les Palestiniens, le Hezbollah libanais... Il venait d'y avoir un changement de pouvoir, un grand souffle assez romantique mais qui avait peu d'expérience de la menace et était confronté avec des faits inconnus sur notre sol. À l'époque, on traitait le terrorisme comme le droit commun. Mais nous avons réussi à créer l'espace judiciaire européen avant l'heure avec l'Italie, l'Allemagne et la Belgique. Il était nécessaire d'échanger car les groupes étaient interconnectés. »

La chute du mur de Berlin

« La chute du Mur, c'est le basculement. Les grands pays ont fait une erreur d'appréciation historique. C'était l'euphorie, la disparition du monde bipolaire. Le terrorisme était un sous-produit de la Guerre froide et allait disparaître. Ce fut le contraire avec d'abord l'implosion des Balkans, la montée des nationalismes. Une menace d'un type nouveau s'est installée avec une base théologique qui dépassait les critères précédents. Nous avons été pris de court. En nous confrontant au GIA algérien à partir de 1992, nous avons compris plus vite Al-Qaïda. Le détournement de l'Airbus, stoppé par le GIGN à Marseille (1994), c'était le 11 septembre avant l'heure. L'avion avait la tour Eiffel pour cible. »

L'erreur irakienne

« L'Irak, c'est une grosse erreur de Bush. Avant l'invasion, il n'y avait pas de problème de terrorisme, ni d'arme de destruction massive en Irak. Après, les jeunes sont partis là-bas, via la Syrie pour faire le djihad. Petit à petit, ça s'est structuré. Ça a donné cinquante ans de vie au terrorisme international ! C'est une chaudière mondiale avec un projet terroriste global, en constante mutation depuis 2001. Une menace de type viral. »

La menace en France

« La menace en France est toujours réelle à un niveau très élevé. Sur une échelle de 1 à 5, je la situe à 4. Avec le Pakistan et l'Afghanistan comme moteur de substitution de l'Irak et Al-Qaïda au Maghreb islamique. AQMI, lors de son allégeance à Al-Qaïda, a exigé que la France soit une cible prioritaire et reproduit à peu près les mêmes logorrhées antifrançaises que le GIA en 1995. Des structures en France, Belgique et Allemagne, peuvent être réactivées. »

Juge Jean- Louis Brugière l'écharde de chair dans la conscience de Kagamé

En 2006, Huit ans après le début de son enquête sur l'attentat qui a déclenché le génocide rwandais de 1994, Jean-Louis Bruguière avait réclamé des poursuites contre l’actuel président rwandais Paul Kagame, pour sa «participation présumée» à l’attentat du 6 avril 1994. Selon le magistrat français, l’attaque de l’avion, un Falcon 50 du président rwandais d’alors, Juvénal Habyrimana, était une opération « planifiée » par Paul Kagame et son état-major de la rébellion du FPR. Les missiles sol-air, SAM 14 et SAM 16, utilisés pour abattre l’avion présidentiel, seraient des armes dont disposait la rébellion, contrairement à l’armée régulière «sous-équipée».

Le juge français avait demandé également l’arrestation de certains imminents dirigeants du FRP. Il s’agit de : James Kabarebe, chef d’état-major de l’armée rwandaise, Faustin Nyamwasa-Kayumba, l'actuel ambassadeur du Rwanda en Inde, Charles Kayonga, le chef d'état-major de l'armée de terre, Jackson Nkurunziza (plus connu sous le nom de Jack Nziza, ancien responsable des renseignements militaires), Rose Kabuye (dirigeante du FPR), Samuel Kanyemera, Jacob Tumwine, et les deux tireurs présumés, Franck Nziza et Eric Hakizimana.

Les autorités actuelles rwandaises avaient qualifié «d’allégations totalement infondées» les révélations du juge français. La rébellion du FPR arrivée au pouvoir en juillet 1994 avait accusé la France de collusion avec le régime du président Juvénal Habyarimana (Hutu) qui aurait planifié les opérations de liquidation physique des Tutsis.

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lundi 9 novembre 2009

Souveraineté et néocolonialisme: Où est la vérité congolaise ?

La négrophobie, c'est Tintin d'hergé qui se fait porter en typoï au Congo. Le néocolonialisme, ce sont les ex-esclaves qui se comportent en esclavagistes de leurs propres compatriotes

La RDC est un pays d’espoir et de désespoir, où les néocolonialistes font naître l’espérance au peuple le beau matin par des discours démagogiques en les détruisant par leur soif cupide du pouvoir pour le pouvoir. Leur conférence nationale en dit tout.

Les Congolais à l’époque ont vu écraser leurs espoirs et leurs attentes par l’aveuglement du néocolonialisme qui régnait en maître absolu. Je pense aussi aux faux espoirs que des chrétiens congolais ont entretenus, croyant que le vrai changement viendrait du sommet et que les mobutistes ou leurs opposants se convertiront en bons chrétiens au nom de Jésus, et travailler pour le pays, en soulageant la misère de la population. Beaucoup des néocolonialistes effectuaient des pèlerinages à Fatima (Portugal), à Lourdes (France), dans tous les lieux Saints de la Palestine-Israël, en Egypte pour s’inspirer de Moïse et la récupération politique derrière la béatification du Bienheureux Isidore Bakanja au Vatican (Rome) en Italie en 1994.

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mardi 3 novembre 2009

Livre: Les "Dix Questions" !

« Les hommes font l’histoire, mais ne savent pas l’histoire qu’ils font » François Furet dans Penser la Révolution française, Gallimard, Paris, 1978

Les Congolais de l'étranger s'expriment. Ils parlent de leur pays: la République Démocratique du Congo avec recul, parfois avec passion mais surtout avec beaucoup d'interrogations. Pendant plus d'une année , dans la rubrique "Les Dix Questions", nous avons interrogé l'intelligentsia congolaise de l'étranger: acteurs politiques, activistes de la société civile...

Sur la trentaine qui déjà répondu à nos questions, seize ont été retenu. Il nous a été impossible de publier tout le monde surtout que nous n'avons pas voulu nous contenter des leaders mais aussi des citoyens qui réagissent par des commentaires, certains avec leur propre identité, d'autres avec leur pseudonyme. Le choix de la démocratie participe a voulu que les commentateurs retrouvent leurs commentaires.

"Les Dix Questions", le Congo-post Kabila par la diaspora congolaise fait 478 pages, publié par Edilivres à Paris ISBN: 978-281211-303-1, Prix: 30 euros.

Le Sommaire

Dix Questions au Pasteur Théodore NGOY

Dix Questions au Professeur Fweley Diangitukwa

Dix Questions à Maître Jean-Paul Mopo Kobanda

Dix Questions à Jean Pierre MBELU

Dix Questions à Honoré NGBANDA

Dix Questions à Pierre Yambuya Lotika Kibesi

Dix Questions à Marie Thérèse N’LANDU

Dix questions à Katebe KATOTO

Dix Questions à Jean Kalama-Ilunga

Dix Questions à Jacques MATANDA

Dix Questions à Candide Okeke

Dix Questions à Maurice-Blondel BOKOKO

Dix Questions à Christian BADIBANGI

Dix Questions à Djamba YOHE

Dix Questions à Jean de Dieu MOLEKA

Dix Questions à Maître MUKENDI wa MULUMBA

Préface de Djamba Yohé

Pour commenter ce que d’aucuns entendent par les « Dix Questions », il n’y a pas quatre chemins pour arriver à la décantation du mystère de cette rubrique, il faut désigner la personne au coeur de cette écriture par son entendement pour mieux exprimer les choses après. Que dire alors de Freddy Mulongo ?

Ce nom résonne avec un poids tridimensionnel et intemporel. Dans l’édifice de cette appellation se rencontrent plusieurs moments qui sont culture, sports et amitié.

De l’écho de cette désignation s’entend également la musique, mais ce qui prédomine dans l’accent de ce patronyme, c’est l’intemporalité de la communication médiatisée.

Le nom Mulongo est intimement lié aux médias partout où les cinq sens sont mobilisés par l’événement.

C’est que l’on retient à priori, c’est la définition socio-journalistique de ce nom.

Évidemment, ce n’est pas comme cela que les ancêtres de Freddy l’entendraient. Il n’empêche, en Amérique du Nord, en Europe occidentale et en République Démocratique du Congo, Freddy Mulongo est l’être qui engage la responsabilité de sa raison à l’éthique de la communication, c’est la personne qui conjugue les éventualités spatiotemporelles du passé, du présent en les communiquant à l’avenir pour féconder demain.

De là, il n’y a plus de doute pour affirmer de l’intemporalité de l’écrivain nommé ainsi au singulier.

Les « Dix Questions » ne sont pas que des interrogations, mais un menu foison, humaniste et cathartique, qui va du portrait à la biographie, de la psychanalyse à la thérapie de l’âme. C’est une approche de dialogue qui ne viole pas l’intimité de l’interlocuteur mais une entremise de concorde qui demande à l’être, sans l’obliger, de se mettre au centre de l’intérêt de tous.

Nul n’ignore que la complexité de la nature humaine est d’une vastitude capable à contenir toute la terre sans crainte de déborder ses frontières au delà de ses confins cosmiques. Les hommes et les femmes sont des sujets porteurs des messages de tous genres qui vont du magistralement prodigieux aux microcosmes de peurs vécues en solitaire à l’intérieur de soi.

Attention, cette appréhension n’est pas exhaustive, mais elle révèle que à tout le moins que la personne humaine est un être de communication, c’est par sa serrure que vivre prend un sens et exister devient une nature un phénomène d’immersion dans le monde.

Aucun Congolais, sans les contours de la politesse journalistique des « Dix Questions » n’aurait pu découvrir dans leurs moindres détails le profil des personnalités d’une spécificité discrète ou d’un caractère secret et retenu.

Bien entendu, il y a sur la place publique beaucoup de visages inter-congolais et internationaux qui se côtoient, mais cela n’est pas une garantie qui permet une rencontre des individus avec ces acteurs. Pourtant, Freddy Mulongo a le secret de générer ces momentum, il sait marier les circonstances et les événements dans les noces invitatoires.

Un rendez-vous, d’après sa conception journalistique, est une escale de face à face vis-à-vis de celui qui attend l’autre, une bifurcation des rencontres avec des synergies d’un n’importe qui ou son alter ego, un appel pour occuper une position de négociation et de coopération, un mécanisme transactionnel sur la plate-forme des défis à lancer tout droit, en perspective, en contre-sens, en travelling ou en gros plan.

C’est cela les sens logique de la mission qui se dégage des Dix questions.

En fait, Réveil-FM s’est donnée la priorité de créer un cadre de convergence des Congolais et des peuples qui dialoguent avec eux ou qui veulent seulement disserter sur eux mêmes dans cette dimension de l’écrit. Au lieu de voir le journaliste animer cette cet espace de communication en maître du jeu des questions-réponses, Freddy Mulongo, laisse à l’interlocuteur le soin et la jouissance de parler de lui-même sans être contraint par une batterie d’interrogations.

Tous ceux que Réveil-FM invite dans ses pages écrites ne craignent pas le voyeurisme redouté les journaux de la press people. Grâce à cette disposition de bienveillance, le lecteur a pu sans grand effort rencontré : Le Pasteur Théodore Ngoy ; Jean- Pierre Mbelu ; Katebe katoto ; Jean Paul Mopo ; Marie therèse N’landu ; Jacques Matanda ; Candide Okeke ; etc.

En peu de temps d’édition des « Dix Questions », l’extraordinaire Freddy Mulongo est parvenu à toucher tous les Congolais au point qu’il fait face à une curiosité de plus en plus grande pour son savoir-faire et son talent de communicateur hors-pair.

Freddy Mulongo a scruté le silence pour extraire l’information non-dite en lui donnant un micro dans les entrefilets de sa calligraphie à la faveur des requérants de la parole orthographiée. Tout le monde se bouscule pour avoir son tour à Réveil- FM, section écrite. À la vérité, ce journalisme citoyen de temps nouveau n’a pas encore rencontré son pendant, les « Dix Questions » tiennent l’océan du reportage comme les navigateurs Christophe Colomb, Marco Polo dominaient l’époque des voyages dans les grands voiliers, comme Neil Armstrong avec ses premiers pas sur la lune lors des vols d’Apollo, comme les Léopards de la RDC viennent de reconquérir en Championnat d’Afrique des Nations la fierté piétinée des Congolais, comme un amoureux qui séduit toutes les plus belles femmes du monde devant le roi de Perse, Shâhriar.

Ce livre que lance Freddy Mulongo est un guide autant qu’une anthologie courante de l’actualité, la pertinence de sa sortie est une chance pour le lecteur de connaître à chaud l’information congolaise et une opportunité pour quiconque de s’ajuster avec la réalité et les mouvements sociaux tels qu’ils se succèdent à travers le monde en temps réel.

Au-delà des « Dix questions », le registre de Réveil-FM est très fourni, de la page d’accueil aux programmes avec un webradio et un webtv (www.reveilfm. com et www.reveil-fm.eu) l’institution de Freddy Mulongo se positionne comme en véritable station de communication médiatisée omnipotente.

Il n’y a pas que Wikipédia qui peut prétendre disposer des ressources d’information pour nourrir la recherche de la curiosité assoiffée de connaître. Le livre des « Dix questions » qui paraît est sans contredit le joyau d’une véritable bibliothèque née des rayons virtuels de la page web pour prendre sa place dans les échelles codifiés des archives de la médiathèque.

Je lève mon chapeau à Freddy Mulongo car son travail a rencontré l’objet de son idéal. À travers ce qui passe pour une édition de publication d’un essai de ses activités secondaires à ses préoccupations principales, la magie de sa modestie journalistique a exhumé toute une histoire politique et culturelle étalée sur plusieurs années.

Dans les « Dix questions » se profile, par la signature du nom d’auteur, un média jeunesse des années « 60-80 » dénommé « Jeunes pour Jeunes ».

Il s’entend dans l’orthophonie Mulongo la tonalité d’une musique dirigé par un certain Ray Lema de l’orchestre « Baby national » et des chansons exécutées par Madame Mulongo, la mère de Sabine Salomé Mulongo. Sur ce même segment historiologique se signale en filigrane également l’image d’un ancien grand joueur d’Englebert, un géant de Standard de Liège, un défenseur sans pareil des Léopards de la première édition en Coupe d’Afrique des Nations, de 1968, un politicien du même nom doublé d’une intelligence de journaliste et d’ingénieur, le Freddy Mulongo senior.

Comme quoi, porter le nom de Freddy Mulongo est une responsabilité de la raison, être Mulongo est un événement qui s’assume dans le respect absolu de la mission de son destin, quelle qu’elle fut.

Un Mulongo est une affiche de presse, une courroie de transmission de la communication médiatisée pourvu que de lui, l’information qu’il porte soit decodable dans sa grammaire après sa mise en écriture ou son classement dans une médiathèque.

Freddy Mulongo est une voix humaine, un journal écrit et parlé, il est un médium de l’audio-visuel et du virtuel. Cet homme ainsi nommé est aussi un carrefour tridimensionnel de la culture, de l’amitié et des sports.

L’intemporalité de son talent, c’est l’anthologie qu’il confie aux filières de l’histoire par ses écrits. En somme, les Dix questions, c’est Freddy Mulongo lui-même qui vient donner la vie à la parole par le micro qu’il tient avec son stylo. Je recommande au lectorat de s’empresser à la sortie du livre « Les Dix Questions ».

Quelle joie y aura-t-il à faire dédicacer le sien par cet écrivain à succès ! Bravo Freddy Mulongo…

Djamba Yohé,

Gaston-Marie F.

Le Congolais de l’Atlantique Nord

Ottawa, le 14 mars 2009,

Canada.

Postface de Nicoletta Fagiolo

En 2003, la BBC a déclaré que la guerre en République Démocratique du Congo était la pire en nombre de morts depuis la seconde guerre mondiale. Commencée en 1996 et encore présente aujourd’hui, cette guerre a fait officiellement 8 millions de morts, et jusqu’à 12 millions selon d’autres sources.

Comment comprendre ce qui a été défini comme la première guerre mondiale de l’Afrique, avec ses multiples acteurs ? Plutôt qu’analyser et spéculer sur Qui tue qui ? et suivre une logique à l’algérienne, souvent avec des narrations fabriquées, voire préfabriquées, je crois que c’est plus efficace pour comprendre les enjeux de s’approcher et écouter qui a perdu ou est en train de perdre dans cette guerre, et qui au contraire est en train de s’échapper avec le butin, après la Razzia.

Avec les 16 interviews de Freddy Mulongo on découvre une intelligentsia congolaise, riche d’idées dans sa diversité. Les personnes interviewées nous révèlent que beaucoup de Congolais ont perdu avec leur vie.

Initiateur de Réveil-FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa et Président des radios associatives et communautaires de 2001 à 2007, Freddy Mulongo a été contraint d’abandonner son travail, de quitter sa grande famille pour la France, après avoir subi des harcèlements, intimidations et menaces, en tous genres.

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lundi 2 novembre 2009

Réveil-FM 10 ans déjà !

10 ans déjà que Réveil-FM existe ! Réveil-FM 105.5 Mhz à Kinshasa ! Les jours passent très vite. Il ya dix ans, je participais à l'implantation de Réveil-FM à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Quelques photos de son inauguration, et voilà des tas de souvenirs qui reviennent en surface.

Installation du panneau de Réveil-FM, sur le boulevard du 30 juin par l'équipe technique de la radio. Photo Renée Rautenberg

Kinshasa,le 20 novembre 1999, le jour de l'inauguration de la station de radio: Freddy Mulongo, ses parents et Renée Rautenberg

Mes voyages en Afrique et les traversées du Nord du Zaïre (1990-1991), véhicules embourbés sur les pistes défoncées, descente du fleuve de Kisangani à Bumba sur un cargo, le "Makasi" (qui veut dire Force ou Fort en Lingala, l'une de quatre langues nationale du Congo), les gorilles, les pygmées, et l'accueil enthousiaste dans tous les villages traversés .....

Et quelques années après, c'est-à-dire en 1999, je découvre Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) suite à l'inauguration d'une nouvelle radio locale dans le paysage audiovisuel congolais : Réveil-FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa, avec son slogan qui est tout un programme: la radio qui vous écoute !

L'inquiétude m'envahissait ce 20 novembre 1999, jour de l'inauguration de cette radio en me demandant si tout serait fini et prêt à temps, et tout fut prêt !

Les belles voitures qui arrivaient et s'arrêtaient devant l'immeuble de la radio sur le Boulevard du 30 juin, les Officiels qui en descendaient pour assister à cet événement ! Parmi les invités Mr. Francis Josèphe, attaché culturel de l'Ambassade de France et son épouse.

On reconnait sur cette photo: Bibiche Mbete, Edmond Ngoy Mukendi, Nelly Bosmans, Toto Bomboyi, Karyn Ngalimbaya et Papa Ricky Mapama. Photo Renée Rautenberg

Invitée pour aider à sa mise en route, j'y ai rencontré une équipe de jeunes garçons: Edmond Ngoy Mukendi, Kiki Nkulu, Richard kabamba, Beaugas Dendwe, Felly Mukendi et de jeunes filles: Chantal Koshi Poloto, Mimy Engumba, Nana Mbala, Carinne Mafuta, Karyn Ngalimbaya, Bibiche Mbete, Toto Bomboyi, Nelly Bosmass, Sonia Bosongo, Clarisse Galo, Annie Pingi et toute une trentaine de jeunes plein d'espoir et de fougue en venant apprendre le métier de journalistes radiophoniques. Avides de savoir et de connaissances, ils étaient toujours attentifs et reconnaissants de tout ce que nous, adultes, pouvions leur apporter.

J'ai gardé précieusement tous les petits mots d'amitié sincère qu'ils m'ont remis lors de mon départ ; les relire m'émeut toujours ! Et il y avait aussi Papa Kalonji Kamulele (directeur administratif ) et Papa Ricky Mapama (directeur de programme) encadraient l'équipe.

Que sont-ils devenus ? Que sont devenues leurs espérances ? Quelques uns auraient été "piqués" par la radio onusienne Okapi, qui a plus de moyens que Réveil-FM. D'autres sont à l'étranger.

Papa Kalonji Kamulele, Mymy Engumba, Sonia Bosongo. Photo Renée Rautenberg

Vivre au coeur d'une radio est une jubilation et une angoisse permanentes. Les techniciens seront-ils là à l'heure pour ouvrir les ondes ? Y aura-t-il "un billet d'humeur" que Freddy Mulongo avait intutilé "Paroles en l'air " ? Quelles informations allons-nous privilégier ? Surtout que le choix éditorial de Réveil-FM n'était pas facile, elle a toujours privilégié les informations de proximité : les prix du marché qui déjà à l'époque avaient tendance à prendre l'ascenceur, les lampadaires qui ne s'allumaient jamais, les tracasseries administratives, le transport public inexistant dans une ville de plusieurs millions d'habitants, les coupures électriques très fréquentes etc ..

. Dès le départ Réveil-FM a fait le choix d'être au côté de la population congolaise. A propos de "Paroles en l'air" cité plus haut, une anecdote me revient à l'esprit : après de très fortes pluies comme il y en a à Kinshasa', le boulevard du 30 juin était envahi de sable dangereux pour la circulation des véhicules.

Aussitôt, nous avons diffusé un "billet d'humeur" pour demander l'intervention rapide des services de la voirie. Sans succès. Mais le lendemain, passe par là le cortège de Laurent Désiré Kabila qui revenait de l'aéroport de Ndjili, précédé d'une escouade de motards, et qu'arriva-t-il ? un motard, précédant le véhicule présidentiel, dérape sur le sable provocant une certaine confusion.

Le sable n'est pas resté longtemps après cet incident. Après une dizaine d'années d'animations radiophoniques à Paris, surtout à Fréquence Protestante (où il fut le premier Zaïrois) et ses études, je trouvais normal et courageux que Freddy Mulongo ait choisi de retourner dans son pays pour y apporter son expertise. Personnellement, je suis heureuse d'avoir participé à cette aventure et je constate, que malgré toutes les vicissitudes et tous les problèmes, et grâce à l'obstination et la pugnacité de Freddy Mulongo, Réveil-FM, qui a été fermé à Kinshasa, émet toujours et résiste via le Net ! Son coq chante toujours !

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dimanche 1 novembre 2009

Lambert Mende est-il devenu un révisionniste ?

Après avoir été Lumumbiste, Mobutiste avec Mobutu, antikabiliste avec le RCd-Goma, Lambert Mende est depuis un apparatchik du josephisme. Mende Omalanga est-il devenu un révisionniste ?

La sakombisation de Lambert Mende laisse pantois plus d'un Congolais. En effet, fourbe et zélateur, Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta", le Goebbels de Mobutu, aura été un grand falsificateur de l'histoire du Congo. Mende lui emboîte les pas, il rature, falsifie l'histoire de la République démocratique du Congo avec son ministère fantoche.

Lambert Mende, Ministre de la presse et communication. Sa sakombisation inquiète et fait sourire la diaspora congolaise à Paris.

Dans son rapport de 45 feuillets, rédigé par les perdiemistes, il fait l' apologie des crimes contre l'humanité commis en République Démocratique du Congo en dégraissant le Mammouth, Lambert Mende avance le chiffre de 5.400.000 congolais morts entre 1998 et 2008. Alors que la Croix rouge internationale parle de 100.000 Congolais tués tous les trois suite à des violences. Le chiffre exact avoinerait les 10.000.000 des morts. La guerre au Congo est oubliée, Mende voudrait aussi oublier les victimes sans aucune explication aux familles. Car mort non naturelle est une mort de trop.

Membre du mouvement rebelle pro-rwandais le RCD-Goma, Lambert Mende voudrait s'auto dédouaner des tueries qu'ils ont commis à Makobola, Kasika, Mwenga, Butembo, Kanyabayonga, Bunia, Kisangani,...

Le titre de l'ouvrage parait ambigu: "Congo terre fertile". Le Congo par sa position géographique situé au coeur de l'Afrique est un pays tropical et non sahélien. Le Congo n'est pas un désert.

Le Congo n'a pas à devenir une terre fertile par le sang des innocents, les tueries, les crimes, les cris et larmes femmes violées, les femmes éventrées, les pleurs des enfants abandonnés...

Les apparatchik joséphistes et kabilâtres ont un problème avec la justice juste, la démocratie et la vraie paix ! Ils refusent de dire la vérité au peuple congolais, ils ferment sciemment les yeux pour ne pas voir la réalité en face et ils bâillonnent, musellent tous ceux qui ne sont pas dans leur schéma de pensée unique et inique.

"Tuer plus pour gagner plus"

Ce maxime est la pédagogie de l'injustice du régime joséphiste. Laurent Nkudabatwaré après avoir semé la mort et la désolation au sein de la population de l'Est de la RDC, Nkunda est en villégiature à Giseny au Rwanda, ayant brandit sa nationalité rwandaise. Les Joséphistes qui réclament son extradition au Congo pour ses crimes contre l'humanité au lieu de le trainer à la Cour pénale Internationale (CPI) ont reçu un niet de Paul Kagamé qui a déclaré que la RDC pratique la peine de mort. Comme si les morts congolais ne valent en rien la personne du criminel Nkundabatwaré.

Lorsque Mende Omalanga répète comme un perroquet que la paix en RDC prime sur l'extradition de Bosco Ntangana mesure-t-il la portée de ses dires pour les familles éprouvées ?

Avec Lambert Mende, on est sûr d'une chose:aucun territoire congolais, aucun univers congolais, aucune expérience congolaise n'échappe à ce sentiment d'un pays en quête d'un idéal perdu: la justice juste. Le gouvernement congolais protège les Seigneurs de la guerre, qui écument les postes gouvernementaux, au détriment des paisibles citoyens sans défense.

Poser la question de l'injustice, la dénoncer ou la combattre, c'est forcément poser celle de l'égalité. S'il y a injustice, conscience et souci de l'injustice, c'est parce qu'il y a manquement à ce droit naturel: l'égalité des êtres humains par delà leur diversité. Et que le respect de ce droit devrait être au fondement d'une société démocratique construite sur l'absence des privilèges.

Lambert Mende devra savoir que depuis que les idéaux du droit naturel ont ébranlé les ordres anciens, c'est ce que toutes les politiques d'émancipation sous divers avatars, n'ont cessé de rechercher à la manière de Sisyphe, régulièrement écrasées ou assommées par la résurgence des nouvelles aristocraties, oligarchies et nomenklaturas, lesquelles prétendent toujours savoir ce qui est bon pour le peuple à sa place.

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