Ainsi le peuple avait cru que Mobutu et ses complices prendront conscience de leur folie, et agiraient comme des êtres humains. Cet émouvant cortège de duperie au nom de Jésus fut une grande distraction politique au Zaïre avec la connivence occidentale pour calmer le peuple affamé et le faire accepter avec charme ce qui était la plus longue et infernale transition de l’Afrique.

Ce n’est qu’après 37 ans de soutien sans interruption aux néocolonialistes, pour détruire notre avenir prôné par Patrice Lumumba le 30 juin 1960, que les créateurs des néocolonialistes ont lâché Mobutu sans aucune raison crédible après les avoir servis loyalement au détriment de notre pays durant cette longue période de la misère.

A l’approche de la libération totale du pays, sur décision occidentale, le Président Mandela organise une rencontre entre Mobutu et Laurent Kabila le 4 mai 1997 dans le bateau militaire sud-africain « Outenica » dans l’océan atlantique. La rencontre s’acheva en queue de poisson, Mzée Kabila exigea le départ de Mobutu.

Une deuxième rencontre est prévue le 14 mai dans le même bateau. Mobutu se précipite et est le premier d’arriver à Pointe-Noire. Mzée" Kabila arrive à Cabinda en Angola. Suite à sa sécurité, il refuse de se rendre à Pointe-Noire pour embarquer dans le bateau, car le Président Lissouba est allié de Mobutu. La rencontre est avortée.

En retournant à Lubumbashi le 15 mai, l’avion de Mzée Kabila fait escale à Johannesbourg chez Mandela pour recevoir les derniers ordres sur la succession de Mobutu comme déjà décidés par les alliés depuis le début de la guerre, donc le Tutsi Rwandais Déogracias Bugera, Secrétaire Général de l’AFDL sera proclamé Président de la RDC après la libération de Kinshasa, la fin de la guerre.

Et c’est Mzée Laurent Kabila qui doit le proclamer. Dans la nuit du 15 mai 1997, Mzée Kabila et sa délégation débarquent à Lubumbashi. Le 16 mai 1997 alors que les troupes de l’AFDL sont devant la porte de Kinshasa, tôt le matin Mobutu à bord de son Boeing 727 piloté par le Commandant Mukandila, prend fuite pour Gbadolite. La plupart des Généraux et politiciens mobutistes fuient à leur tour à Brazzaville.

Le soir du 16 mai à Lubumbashi, Mzée Kabila convoque une conférence de presse pour annoncer une nouvelle importante à la nation et au monde entier. Personne n’a le moindre soupçon sur ce que Mzée Laurent Kabila va dire, étant donné que sa dernière rencontre avec le Président Mandela était sur la proclamation de fin de la guerre et du nouveau Président de la République après la libération de Kinshasa. Les membres de l’AFDL son tous à cette conférence, y compris le Secrétaire Général Déogracias Bugera dans sa sérénité de successeur de Mobutu.

Mzée Laurent Kabila annonce la fin de la guerre et proclame la République Démocratique du Congo avec lui Président de la République et Chef de l’Etat. Les alliés Président Bill Clinton, Nelson Mandela, Yoweri Museveni, Paul Kagamé, la CIA et tous les pouvoirs occidentaux sont surpris de ce grand chambardement inattendu. Tandis que Déogracias Bugera est mis K.O débout et ne voit par où commencer pour contredire le Président de la République Mzée Laurent Kabila, sur ce qui est qualifié de « coup d’Etat de la dernière heure ».

Sans tarder, tous les Occidentaux amorcent une grande campagne de diabolisation contre Mzée Laurent Kabila, le qualifiant du Président autoproclamé, sans dire selon eux, celui qui allait succéder à Mobutu juste après la guerre. Autoproclamé par rapport à qui ? À la démocratie du 24 avril 1990 ou la conférence nationale démagogique voulue par eux ?

Un autre dictateur est arrivé au Congo, mais Mobutu a été créé par qui et pour servir quoi pendant 37 ans ? Mais ils ne disaient pas que Laurent Kabila est révolutionnaire et compagnon d’Ernesto Che Guevara. Mais Mandela, Museveni et Kagamé bien qu’en rage, ne faisaient aucune déclaration contre lui, pourtant la guerre était déjà depuis le soir du 16 mai 1997 quand le peuple et beaucoup d’Africains fêtaient la chute de Mobutu. D’ailleurs la révolution du pardon, Laurent Kabila l’avait trouvé dans leur programme à son entrée dans l’AFDL.

Ce coup inattendu était pour les Occidentaux la résurrection de la lutte muleliste de 1964 contre le néocolonialisme. Plus tard s’ajoutèrent d’autres griefs contre le Président Laurent Kabila, pour avoir refusée la Banque Mondiale, le FMI et d’autres Institutions financières étrangères de ne pas se mêler dans nos projets de la reconstruction nationale car pendant 37 ans, leur argent a rendu notre peuple beaucoup plus misérable en détruisant toutes les infrastructures du pays et à faire des mobutistes les hommes très heureux dans le vol de notre patrimoine national.

Pour cela, Mzée Kabila revêtu de sa peau lumumbiste, lança : « Organisons-nous par nos propres moyens, sans aller mendier ailleurs, car nous avons tout dans notre pays ». Ceci fut une grande réalité devant le monde, car les fonctionnaires de l’Etat, les militaires et les policiers étaient régulièrement payés avec un salaire supérieur sur celui laissé par Mobutu, y compris les arriérés de plusieurs années jusqu’au 17 mai 1997 et cela sans aide étrangère. La vie des néocolonisés libérés changeait positivement et le respect des mœurs avait refait surface avec enchantement.

L’autosuffisance alimentaire avec la création du Service National, avait diminué amplement les exportations d’haricots et de maïs, et son plan d’élargissement aux autres produits était une nouvelle grande lutte pour l’indépendance alimentaire contre les importateurs mafieux des aliments avariés depuis des années du mobutisme.

Vers fin juillet 1998, Mzée Kabila décida de se dégager des alliés nuisibles à la souveraineté congolaise. Ainsi, il les annonça que leur mission au Congo est terminée, car la guerre était déjà finie depuis une année passée. Tout en les remerciant, il leur ordonne de rentrer chez eux au Rwanda et en Ouganda en gardant une parfaite attente entre frères Africains.

Ainsi, Mzée Kabila leur donna 72 heures pour quitter tout le Congo en mettant tous les avions de transport civil et militaire à leur disposition pour les rapatrier au Rwanda. C’est ici que les masques congolais portés par Déogracias Bugera, Moïse Nyarugabo, Azarias Ruberwa et autres hauts cadres tombèrent clairement, en fuyant par Brazzaville pour rejoindre Kigali, la capitale de leur vrai pays, le Rwanda. Bizima Karaha qui se trouvait en mission officielle en Afrique du Sud, rejoignit ses frères à Kigali.

Voilà comment Laurent Kabila qui n’avait plus des troupes après l’opération Moba 2 en 1985, ni un seul révolutionnaire ni un petit secrétaire à ses côtés, s’était infiltré dans le complot occidental contre leur protégé Mobutu en octobre 1996 et renverser le plan de succession de leur loyal serviteur (Mobutu) depuis juin 1960. Ainsi, Mzée Kabila libéra le Congo et son peuple des ambitions de Bill Clinton et ses alliés créateurs des néocolonialistes.

Après cette expulsion des Tutsis de tout le Congo, Bill Clinton et ses allié organisèrent une nouvelle guerre comme contre Mobutu, seulement Laurent Kabila n’était pas leur créature ni d’un autre créateur étranger. Lui est la créature de Patrice Lumumba contre le colonialisme et la créature de Pierre Mulele contre le néocolonialisme, les deux plus grands ennemis des Occidentaux.

Arthur Zahidi Ngoma proclame que c’est une rébellion armée congolaise contre la dictature du Président autoproclamé du Congo, Laurent Kabila. C’est lui le Président de cette rébellion de Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) et qu’il est véritable fils du Congo, originaire de Maniema. Début septembre 1998, Mzée Laurent Kabila déclara : « cette guerre va se terminer par où elle a commencé » au Rwanda. Pendant que les troupes zimbabwéennes débarquaient à Kinshasa au secours du Congo, les troupes angolaises pourchassaient les agresseurs dans toute la province du Bas-Congo jusqu’à les anéantir complètement.

Beaucoup des jeunes volontaires congolais s’enrôlent dans l’armée et sont envoyés au Soudan pour la formation militaire, comme aussi des instructeurs militaires Nord-coréens sont venus former surplace au pays un grand nombre des jeunes congolais. Une véritable armée naissait pour déloger ces agresseurs africains, la nouvelle version occidentale d’intervention militaire contre les nationalistes congolais car l’époque des appuis militaires de l’OTAN et des mercenaires blancs était finie depuis qu’ils avaient combattu l’armée muleliste entre novembre 1964 et juin 1965.

Face à la popularité de Mzée Kabila et la naissance de la grande armée congolaise avec des matériels de guerre modernes acquis sans aller s’endetter ailleurs, les planificateurs de l’agression sachant que les soldats des ex-FAZs à l’Est du pays et à la courte mémoire, étaient acquis à leur cause derrière Lieutenant Jean-Pierre Ondekane, poussent l’armée ougandaise d’occuper sans résistance toute la province Orientale. Ensuite, Museveni crée sa marionnette congolaise, Jean-Pierre Bemba, un brigand qui fouettait les ouvriers de leur SCIBE-Zaïre mafieuse et crachait sur eux quand ils réclamaient leurs salaires de misère après plusieurs mois sans être payés.

Le premier cadeau de Museveni à J-P Bemba fut la ville d’Aketi dans la province Orientale pour annoncer le Mouvement de Libération du Congo. Libérer le Congo en quoi ? De leur bienfait aux Congolais jusqu’au 17 mai 1997, que Laurent Kabila est venu confisquer ?

Ainsi, les mobutistes qui accusaient Laurent Kabila d’amener les Tutsis pour renverser leur pouvoir, ce sont retrouvés chez les mêmes Tutsis pour récupérer leur pouvoir. Voilà comment ces prostitués étaient devenus des ministres et conseillers d’Arthur Zahidi Ngoma, des hommes comme Tambwe Mwamba, José Endundo, Lambert Mende, Kin-Kie-yi Mulumba, Lunda Bululu, Banza Mukalay, etc…dans leur Rassemblement Congolais pour la Démocratie rwandaise au Congo.

Chez la créature de Museveni, J-P Bemba et son Mouvement de Libération du Congo, on a vu des mobutistes de second plan : Antoine Ghonda, Olivier Kamitatu et deux de premier plan Ramazani Baya et François Mwamba, ainsi qu’un petit groupe des soldats de l’ex-DSP devenir des marionnettes de ceux qu’ils ont accusé d’aider Laurent Kabila de chasser Mobutu.

Bill Clinton et tous ses alliés sentant que la guerre va s’achever réellement par où elle a commencé, ils excitent au dialogue intercongolais alors que cette guerre-agression n’est pas entre les Congolais.

Mzée Kabila accepta hypocritement cette solution, dont la rencontre de Lusaka en Zambie. Les Occidentaux imposent l’ex-Président Botswanais, Kutumire Masire comme Président de ce dialogue.

En février 2000, Kutumire Masire installe son siège à Kinshasa et commence à se comporter comme s’il est au-dessus du Président Congolais. Avec son irrévocable bravoure contre le néocolonialisme, Mzée Kabila ordonna sans préavis la fermeture du siège de Kutumire et son expulsion au Botswana avec interdiction de ne plus remettre ses pieds sur le sol congolais, car il est associé des agresseurs. La guerre est la seule solution pour faire respecter notre souveraineté.

Le 16 janvier 2001, Mzée Kabila est assassiné par un garde le plus assuré, à qui, il avait placé toute sa confiance. Déjà depuis le 4 décembre 2000, il n’avait plus confiance à son fils Joseph après la chute de Pweto sans résistance, malgré tous les moyens militaires en hommes et matériels qui y étaient sous son commandement.

Mzée Kabila ordonna qu’il soit jugé par le conseil de guerre au front avec la peine requise pour haute trahison militaire contre la nation. Alors qu’on le croyait dans la forêt avec des soldats en déroute, c’est le gouverneur du Katanga Katumba Mwanke qui le protégeait en grand secret à Lubumbashi jusqu’à l’assassinat du Président Laurent Kabila.

Le crime contre Mzée Kabila ne visait pas de prendre le pouvoir comme dans d’autres pays, sinon les auteurs et leurs parrains allaient vite être connus et ne pouvaient jamais vivre en paix avec leur pouvoir de crime comme les assassins de Lumumba.

Face au vide ainsi créé, les quatre plus influents proches de Mzée Kabila, les Ministres d’Etat Mpoyo, Yerodia, Kakuji et le Général Luetcha, malgré qu’ils connaissent le conflit entre Mzée Kabila et Joseph Kabila, ils le font rentrer à Kinshasa le soir du crime et faire de lui, le successeur de Mzée Kabila.

Ce choix fut accepté par le peuple en fonction de l’espoir qu’avait suscité Mzée Kabila pour l’avenir du pays, donc avec Joseph c’est la continuité. Deux mois après sa désignation, il constitue son cabinet avec comme directeur Théophile Mbemba Président du Parti National pour la reconstruction et la Démocratie (PNRD) et allié fidèle de Tshisekedi depuis la conférence nationale jusqu’au 17 mai 1997.

Sur proposition de Bugera, Bizima et Kagamé, Mzée Kabila le nomma gouverneur de Kinshasa en août 1997.

Le directeur adjoint est Evariste Boshab, avocat personnel de l’épouse de Mobutu, Bobi-la-Dawa durant leur règne et après leur chute le 17 mai 1997 jusqu’à cette nomination. Le conseiller politique et diplomatique est André Kapanga, nommé ambassadeur de la RDC à l’ONU à New-York en septembre 1997 par Mzée Kabila avec l’influence de Mawampanga et Mwenze.

En pleine agression, Kapanga démissionne en février 1999 en déclarant aux ondes de la voix de l’Amérique et la RFI : Je démissionne parce que Laurent Kabila n’est pas la personne fiable pour diriger la RDC et le moment venu, nous allons corriger le kabilisme. Il ne revint plus au pays jusqu’au 16 janvier 2001.

En devenant conseiller politique et diplomatique de Joseph Kabila, le moment venu était bel et bien arrivé. Après son étonnant cabinet, ce fut le gouvernement.

Les trois Ministres d’Etat, plus influents proches de Mzée Kabila, qui ont fait de lui le Président, sont écartés. Le Général Luetcha, Chef d’Etat-Major Général de l’armée est mis en retraite.

Le gouverneur du Katanga, Katumba Mwanke sauveur de Joseph de la peine capitale à Pweto, est nommé Ministre à la présidence. Déjà au lendemain de la désignation de Joseph, Katumba déclara à un compagnon de Mzée Kabila à Hewa-Bora : C’est fini pour vous les kabilistes comme votre leader est mort.

Kutumire Masire est réhabilité, et le dialogue reprit à Gaberone au Botswana. La Banque Mondiale, le FMI et tous leurs réseaux mafieux, que Mzée Kabila avait refusés, réapparaissent. Une chose est vraie, à qui profitent ces financements ? Personne n’ignore que Mzée Kabila n’a pas contracté 1 seul dollar de dette à l’étranger pour affronter la catastrophe laissée par Mobutu, de même que l’agression de Bill Clinton et ses nombreux alliés.

A la commémoration le 3 octobre 2001 du 33ème anniversaire d’assassinat de Pierre Mulele, le camarade Yerodia dans son discours, il dit : Les criminels reviennent, veulent revenir sur les lieux de leurs forfaits. Que la bande des quatre prenne garde, son office ne peut pas continuer. Le Président de la République, c’est le fils de notre frère et camarade L.D Kabila.

Le Président Joseph Kabila, c’est notre fils, nous l’entourons de toute notre affection et nous le soustrairons de toutes les manœuvres consistant à l’entraîner subrepticement vers la trahison de la révolution pour laquelle le Président L. D Kabila a sacrifié sa vie.

Je parle aux noms du père et du fils. Faut-il admettre que Lumumba, Mulele et Kabila soient morts pour rien ?

Il faut rappeler aux revenants que nous n’avons pas oublié ce qu’ils ont fait. Ils ne rentreront pas ici les mains dans les poches en sifflotant des airs joyeux comme s’ils n’avaient rien fait.

Cet extrait de camarade Yerodia avait certifié le constat de beaucoup des camarades dans le discours d’investiture de Joseph Kabila, dont l’extrait : Je veux ramener très vite la paix sur l’ensemble du pays et combattre l’arbitraire en remettant de l’ordre dans l’Etat.

Un discours qui condamna Mzée Kabila comme coupable de malheur du pays. Et pourtant les œuvres réalisées par lui malgré l’agression, visaient les espoirs du peuple.

Toutefois, à partir de ce 3 octobre 2001, beaucoup des camarades ont cru que Joseph sortira de la voie de la trahison dans laquelle il s’est engagé contre les intérêts de la nation.

Le dialogue se déménagea de Gaberone (Botswana) à Sun City (Afrique du Sud). La délégation du gouvernement à Sun City était constituée par Katumba Mwanke de l’UFRI, Vital Kamere Président de FROJEMO, Théophile Mbemba Président du PNRD et de Samba Kaputo idéologue du MPR jusqu’au 17 mai 1997.

Il n’y avait aucun partisan de Mzée Kabila à Sun City. Les négociations était une réunion entre les agresseurs-mobutistes, les mobutistes, les néocolonialistes de l’opposition et un vieux lumumbiste douteux à la souveraineté.

Avant la mise en place de leur gouvernement de transition, Katumba Mwanke impliqué avec Denis Kalume, Mwenze Kongolo, Didier Kazadi, Mawampanga et Charles Okoto dans le rapport de l’ONU sur les pillages des richesses du pays, sur requête de l’ONU, quittent le gouvernement.

Théophile Mbemba devient ministre de l’intérieur, Evariste Boshab directeur de cabinet et Samba Kaputo directeur de cabinet adjoint à la place de Boshab.

Dans l’épuration de peu des nationalistes laissés par Mzée Kabila, l’unique survécu, le camarade Yerodia était devenu l’espoir des nationalistes avec son éclatant discours du 3 octobre 2001. Sa nouvelle expression était : il faut reculer pour mieux sauter.

Joseph est déjà sorti de la voie de la trahison et est entrain de reculer pour nous épargnés des erreurs depuis son arrivée au pouvoir et nous sauterons ensemble tous les obstacles pour anéantir le complot néocolonial.

Ainsi le camarade Yerodia parvient à ramener les nationalistes dans la patience et sa maison devient même le lieu des rencontres régulières des révolutionnaires pour les échanges des réflexions sur les futures stratégies contre le néocolonialisme.

Après la mise en place du gouvernement et les institutions de transition le 30 juin 2003, Samba Kaputo est nommé conseiller spécial de Joseph. Mais qui est Samba Kaputo : un proche de Mobutu, directeur de l’école du mobutisme (Makanda Kabobi), plusieurs fois gouverneur des régions et ministre. Donc grands connaisseur des adeptes du mobutisme, ayant été leur formateur pendant plusieurs années.

Sa première tâche fut celle de ramener autour de lui tous les experts des mensonges, arrestations arbitraires, tortures, persécutions et assassinats de la police politique de Mobutu.

Ensuite parachever le travail déjà réalisé par Katumba Mwanke contre les camarades de Mzée Kabila dans leur pouvoir et faire revenir au pouvoir les mobutistes.

Cependant, aux yeux du peuple, on faisait croire que ce sont des camarades de Mzée Kabila qui encadrent le Président Joseph.

La présence de camarade Yerodia comme Vice-président de la République de 1+4 confirma cette vue, alors qu’il était déjà une statue gérée par deux ambassadeurs de Mobutu dans son cabinet.

Ensuite, les deux derniers camarades mulelistes de Mzée Kabila depuis 1964 avec le Vice-président Yerodia, qui étaient miraculeusement dans le pouvoir de 1+4, les camarades Pierre Yambuya DG de la DGM et Ismaïl Tutwemoto DGA de l’ANR, ont été chassés tour à tour de leur fonction par Joseph.

Leur éloignement de la plus haute instance des services de sécurité, était dans le but qu’ils sont les derniers partisans de la conviction nationaliste de Mzée Kabila, infiltrés dans les secrets du pouvoir de Joseph.

Ils doivent être remplacés par les fidèles des services de sécurité de Mobutu comme l’a très bien déclaré maître Nymi Mayidika, directeur de cabinet de Mobutu pendant 10 ans et son très proche collaborateur jusqu’au 17 mai 1997, dans le film de Thierry Michel : Mobutu, Roi du Zaïre : « Sur le plan intérieur, si au Zaïre de Mobutu il y a une chose qui marche, c’est au moins les services de sécurité, ça c’est vrai, c’est une machine, c’est un appareil qui fonctionnait parfaitement, et par conséquent qui tenait les gens ».

Depuis l’éviction de Pierre Yambuya et Ismaïl Tutwemoto, les services de sécurité ont été refaits au plus haut niveau par les bourreaux qui tenaient le peuple au Zaïre, replacés aux commandes par Samba Kaputo

Après que les protecteurs du néocolonialisme ont nettoyé le pays à leur goût entre le 16 janvier 2001 et la fin de transition, on a vu tous les féroces ennemis de la souveraineté congolaise, comme Tambwe Mwamba, Olivier Kamitatu, Antoine Ghonda, José Endundo du MLC/ougandais de J-P Bemba et d’autres du RCD/ rwandais comme Joseph Mudumbi, Lambert Mende, Banza Mukalay et Kin-Kie-yi Mulumba devenir ses alliés incontournables de Joseph Kabila.

Partout au monde, démocratie ou dictature, les élections s’anticipent par des campagnes électorales occasionnant d’énormes dépenses financières. Mais voir un pays ruiné comme le nôtre jusqu’à ces élections offertes en 2006 par les pilleurs de nos richesses depuis la néocolonisation, se féliciter d’une telle dépense, est une injure insupportable au peuple congolais.

Tous ces candidats présidents et députés, où ont-ils trouvé de l’argent pour leurs campagnes électorales ? Le pays jusqu’au 17 mai 97, était saccagé. Il n’y avait plus d’infrastructures sociales et économiques héritées du colonialisme, quelle que soit l’exploitation dont nous avons été victimes jusqu’au 30 juin 1960.

Comme l’égocentrique Mobutu l’exprimait lors de ses nombreux meetings publics : Les colonialistes belges volaient 80% de nos revenus financiers obtenus dans l’exploitation de nos ressources naturelles et ne laissaient que 20% dans notre pays colonisé par eux, grâce à mon dévouement nationaliste (lui Mobutu), le pays et le peuple recouvrent aujourd’hui les 100% de nos revenus obtenus de l’exploitation de nos ressources naturelles.

Mais avec ces 20%, les colonialistes belges ont construit des routes, des écoles, des hôpitaux, des maisons, des villes, des grands bâtiments publics, des aéroports, des ports, des chemins de fer, des réseaux des transports publics, de distributions électriques et d’eau ; ils ont créé des vastes plantations de caoutchouc, café, cacao, thé et toutes sortes de cultures vivrières, des élevages diversifiés, des pêcheries lacustres, fluviales et ses affluents, même une pêcherie de haute mer permettait aux colonisateurs et colonisés de manger les poissons frais de l’océan Atlantique.

Au 17 mai 1997, seuls Mobutu et ses gangsters avaient bénéficié les 100% de soi-disant les avoirs financiers récupérés des colonialistes. Pire, ils avaient détruit toutes les infrastructures de base héritées de leurs créateurs et favorisé l’importation massive des aliments impropres à la consommation. Cette destruction s’est arrêtée du 17 mai 1997 au 16 janvier 2001 quand ils étaient en exil pour se faire vidés les 100% des avoirs financiers de leur néocolonie.

La question qui doit rester dans la mémoire du peuple, avec quel argent ces néocolonialistes-mobutistes devenus les néocolonialistes de Joseph, se sont-ils lancés avec grande pompe à ces campagnes électorales ?

En l’habillant des tricots avec les figures de ceux qui les clochardisent, le faisant oublier les nombreuses souffrances quotidiennes avec des bouteilles des Primus et des Skol achetées avec de l’argent volé dans le patrimoine national, alors que c’est l’argent qui allait servir le bien-être commun du peuple comme l’ont voulu Simon Kimbangu en 1921, Patrice Lumumba le 30 juin 1960, Pierre Mulele le 1er janvier 1964 et Mzée Kabila entre le 17 mai 97 et 16 janvier 2001.

A ce sujet, cet extrait du récent rapport américain réalisé par Maurice Carney et Carrie Crawford de FOTC aux Etats-Unis doit servir le peuple de sortir de l’ignorance et de libérer leur pays du néocolonialisme définitivement. Lisons :

A peine quelques mois de l’ascendance de Patrice Lumumba au pouvoir, l’Occident, principalement la Belgique et les Etats-Unis persuadèrent leurs marionnettes congolaises d’assassiner Patrice Lumumba qui, dans sa conviction, tenait à ce que les richesses du Congo servent avant tout au bien-être du peuple congolais. La Belgique a reconnu sa culpabilité dans l’assassinat du premier ministre élu du Congo et a demandé pardon en 2002.

Mais même l’assassinat de Lumumba n’était pas assez, l’Occident installa et soutint l’un des principaux coupables de l’assassinat de Lumumba, Joseph Mobutu, que l’Occident maintiendra au pouvoir pendant plus de 30 ans. A chaque fois que le peuple congolais tenta de le renverser, l’Occident avec les Etats-Unis à la tête accoururent pour réduire au néant les aspirations du peuple. La crise actuelle est l’éruption dans l’histoire des 120 années du contrôle d’énormes richesses naturelles du Congo par l’Occident au détriment du peuple congolais.

Bien que les Nations-Unies maintiennent une force au Congo et l’Occident a dépensé 500 millions de dollars dans l’organisation des élections, donnant à Joseph Kabila un appui inconditionnel. Il devint évident cependant, que le premier objectif de l’Occident, qui n’a jamais d’ailleurs supporté la démocratie au Congo, était d’installer un « Etat client » ; les Etats-Unis, le Canada, l’Afrique du Sud et la Belgique étaient en tête pour s’assurer le contrôle des réserves stratégiques comme le cuivre, le cobalt et d’autres minerais tout en fermant la porte à la Chine.

Les 500 millions investis pour assurer l’ascendance de Joseph Kabila au pouvoir étaient une sorte d’avance sur les bénéfices que l’Occident attend tirer de leur investissement. Les contrats léonins seront en opération pendant 30 à 40 ans et seront protégés par les lois internationales. La Banque Mondiale a déjà, depuis 2002, établi les grandes lignes des codes à suivre dans l’exploitation minière et forestière du Congo.

Ces codes ont un caractère néocolonial qui vise à brader le sol et les richesses du Congo aux intérêts privés des Occidentaux. Les deux codes (de l’exploitation minière et de l’exploitation forestière) visent à faciliter et à légaliser la ruine du Congo.

Le paysage congolais est submergé des actes modernes de vols à mains armées spectaculaires supportés par les organisations internationales telles que la Banque Mondiale et les pouvoirs occidentaux, particulièrement les Etats-Unis, l’Angleterre et la Belgique, tout cela au prix de dizaines de milliers de viols des femmes congolaises brutalisées et autres millions des tués.

Wangari Maathai, lauréat du Prix Nobel nous instruit en disant, « Quand vous observez ces guerres, elles sont toutes à propos des richesses et qui va les contrôler ». A la fin, non seulement que le peuple congolais doit supporter des souffrances énormes à la suite des plaies laissées par la guerre et l’instabilité, mais lorsque tout sera finalement résolu, il viendra à réaliser que non seulement ses femmes ont été brutalement violées à cause d’un climat d’impunité mais que tout le pays a été volé de ses richesses.

Comment expliquer que le peuple ne comprend toujours pas les raisons du martyre de Maman Kimpa Vita, de Simon Kimbangu, de Patrice Lumumba, de Pierre Mulele et de Mzée Kabila ? Comment la jeunesse congolaise se laisse manipuler par des voleurs et leurs nombreux partis politiques de la soi-disant démocratie ? Les jeunes dans le souci de leur pays détruit par les mobutistes, ont le noble devoir de leur rappeler que c’est vous les néocolonialistes, hier de Mobutu et aujourd’hui de Joseph Kabila, qui sont des coupables de notre malheur. Nous n’avons pas besoin de vous pour l’avenir du Congo !

Le peuple doit refuser le vol dans sa nouvelle version des 5 chantiers qui ne lui apportera pas le bien-être, car c’est la même sorte que l’objectif 80. C’est l’appellation qui a changé au profit des néocolonialistes, qui continuent à maintenir le peuple dans l’ignorance de l’histoire des origines de leur misère toujours plus croissante.

Connaître + Comprendre = Victoire. Le patrimoine national nous appartient. Ce n’est pas en mendiant des capitaux que nous allons développer le pays. "L’indépendance cadeau, ce n’est pas une bonne indépendance. L’indépendance conquise est la vraie indépendance.

Et pour tout cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque fois qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu’elle soit." Patrice Lumumba juin 1960

Le pays est entrain de mourir à cause des manœuvres colonialistes. Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie.

Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires.

Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur. Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur." Pierre Mulele juin 1963

Le lumumbisme est une doctrine, tandis que le mulelisme est une force. Les deux éléments conjugués donnent une arme invincible pour délivrer le peuple congolais de la servitude des impérialistes. Lt-Général Nicolas Olenga août 1964

"Je refuserai jusqu’à mon dernier souffle tout ce qui contraire à notre bonheur national, car le peuple doit socialement vivre heureux. C’est à nous de préparer cette vie heureuse sans aller mendier ailleurs, mais ensemble avec tous ceux qui ont réussi dans leurs pays. Toute mendicité financière à l’extérieur est une aventure négative pour pérenniser des générations à venir d’endosser des dettes qui ne nous ont pas apporté le bonheur. Les Belges ne s’étaient pas endettés pour construire le Congo, pourquoi devrions-nous le faire ? Mobutu l’a fait uniquement pour contribuer à cette destruction avancée de notre pays en se remplissant les poches avec tous ses complices. Organisons-nous par nos propres moyens dans nos milieux." Mzée Laurent Kabila février 2000

"Pourquoi aucune puissance étrangère n’arrive pas à dicter aux Libyens ce qu’il faut faire ? C’est parce que les dirigeants libyens sont honnêtes et respectueux, ce qui est le contraire des dirigeants congolais, car vous êtes égoïstes, cupides, malhonnêtes et irresponsables dans un pays où les habitants auraient dû être plus heureux qu’au Portugal, qu’en Suisse, qu’en Italie, qu’en Belgique et même qu’ici en France avec toutes les richesses naturelles que regorge le Congo. Monsieur Yambuya ne considérez pas mes propos comme des injures, mais je suis très choqué de la misère qui habite le peuple congolais. Vous avez sacrifié deux hommes honnêtes dans votre histoire : Patrice Lumumba et Laurent Kabila." Homme politique français janvier 2007

"Le vrai nerf de la guerre au Congo est le mécanisme de ce « cynisme géopolitique » : guerre, exploitation des matières premières, vente d’armes de guerre. La faute est de l’Occident en grande partie, même si beaucoup des responsables africains ont collaboré et collaborent toujours à l’exploitation et à l’affaiblissement de leur continent. Pour compléter l’opération, une dizaine d’entreprises occidentales ont soutenu et alimenté la guerre pour réaliser d’énormes profits avec la complicité de la haute corruption du gouvernement congolais. Jusqu’à ce que la RDC sera considérée un énorme centre commercial naturel où on peut aller prendre tout ce qu’on veut, certainement la situation ne s’améliorera jamais, même sans guerre." Benedetto Bellesi journaliste italien octobre-novembre 2004.