Charles Pasqua, le grand déballage !
Par Freddy Mulongo, jeudi 12 novembre 2009 à 17:17 :: radio :: #577 :: rss
L'ancien ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua assure qu'il «rafraîchira la mémoire» de Jacques Chirac.
Il avait promis des révélations fracassantes, même un «grand déballage».
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Charles Pasqua, a tenu promesse. Cet après-midi, lors d'une conférence de presse savamment orchestrée au Presse Club à Paris, l'ancien ministre de l'Intérieur a démontré en moins d'une heure, documents à l'appui, que Jacques Chirac et Dominique de Villepin étaient au courant des ventes d'armes illégales à l'Angola entre 1993 et 1998.
Charles Pasqua a épargné Alain Juppé, alors premier ministre de 1995 à 1997 qui «est sincère lorsqu'il dit qu'il a découvert une diplomatie parallèle».
Autre annonce choc, il a annoncé également le dépot d'une plainte contre Philippe Courroye, actuel procureur de la République au TGI de Nanterre, qui avait instruit le dossier dit «de l'Angolagate».
«Il ne s'agit pas seulement d'un épisode judiciaire, mais bien d'une affaire d'Etat ! », a-t-il lancé un brin grandiloquent - devant un impressionnant parterre de journalistes -, alors que la justice l'a condamné fin octobre à trois ans de prison, dont un ferme, pour «trafic d'influence».
«J'ai été victime d'un véritable lynchage médiatique, alimenté par un certain nombre de pseudo-révélations. (...) Le silence de ceux qui étaient aux affaires pendants si longtemps a empoisonné encore plus cette affaire.
Oui, ils savaient ! Mieux, ils en ont participé. (...) Les plus hautes autorités de l'Etat étaient au courant des ventes d'armes, tout comme de la libération des deux pilotes détenus en Bosnie».
Pour confirmer ses dires, c'est carrément une note déclassifiée de quatre pages émise par la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure», en date du 6 décembre 1995, qu'a brandi Charles Pasqua.
Il a expliqué comment le gouvernement Angolais a reçu une grande quantité de matériels militaires par l'entremise d'un intermédiaire français, en l'occurrence l'homme d'affaires d'origine russe, Arcadi Gaydamak.
«Chirac n'assume pas ses propres responsabilités»
«Cette note a été adressée à treize destinataires, dont la présidence de la République, le ministère de l'Intérieur et le ministère des Affaires étrangères.
Ainsi, au mois de décembre 1996, Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Hervé de Charette et Charles Millon étaient donc informés par la DGSE des ventes d'armes vers l'Angola. Or, aucune de ses personnalités n'a été entendue par le magistrat instructeur».
Et Pasqua de s'interroger haut et fort : «Pourquoi les autorités n'ont rien fait pour arrêter ces opérations illégales? Et pourquoi n'ont-elles pas été poursuivies pour complicité ?»
«Ce que je regrette personnellement, et ce que je condamne,c'est que dans toute cette affaire, depuis qu'elle a éclaté, l'ancien président de la République n'ait jamais assumé ses responsabilités».


Commentaires
1. Le jeudi 12 novembre 2009 à 18:34, par mamu
2. Le jeudi 12 novembre 2009 à 20:04, par Lumona Henrique Simao Ladeira
3. Le jeudi 12 novembre 2009 à 21:07, par Michaël Yalama Maquela
4. Le vendredi 13 novembre 2009 à 07:38, par mwana mboka
5. Le vendredi 13 novembre 2009 à 11:41, par Mbu jose
6. Le vendredi 13 novembre 2009 à 13:16, par BOMA OMENA Henri
7. Le vendredi 13 novembre 2009 à 14:25, par Mfumu Nsaku Na Vunda
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