Joseph Kabila et l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) pensent déjà au bilan

A quelques encablures de la prochaine élection présidentielle, Joseph Kabila pense déjà à son bilan. Joseph kabila et son AMP se savent attendu sur les 5 chantiers, dont ils avaient fait le thème central de leur campagne électorale. Jusque là, ils n'ont pas encore convaincu grand monde. Ils pensait avoir fait le plus difficile en signant des contrats de troc avec la Chine, minerais contre construction d’infrastructures, pour neuf milliards de dollars. Malheureusement, le Fonds monétaire international s’y est opposé. Avec un argument sonnant et trébuchant, le passage au Club de Paris pour l’effacement d’une dette publique d’environ dix milliards de dollars.

Les contrats chinois avaient alors dû être amputés de trois milliards, avec une garantie du gouvernement sur trois milliards seulement.

La Chine pourrait contribuer à soigner le bilan. La requête pour les cinq chantiers, introduite depuis 2008, a été réitérée.

En espérant qu’en cas d’accord les partenaires ne s’y opposeront pas. Sans doute échaudé par le précédent chinois, le gouvernement évitera-t-il tout risque que le contrat puisse alourdir la dette du pays, comme le reproche en a été fait pour les contrats chinois.

Ni les contrats avec la Chine, ni ceux avec l'Inde n'empêcheront les Congolais de faire un bilan sans complaisance d'un régime d'impunité, de favoritisme de quelques individus mangeurs à tous les râteliers, les politiciens aux huit estomacs et ventripotents, face à la majorité des congolais paupérisés à outrance.

Les équipements indiens permettront-ils aux Congolais d'oublier leur misère quotidien en consentant de se faire rouler encore une fois dans la farine par les pâtissiers de l'AMP pour les élections de 2011 ?

Transferts de technologies

La notoriété indienne dans les technologies nouvelles imposait également à la RDC de chercher à bénéficier du savoir-faire indien. Un centre de formation pour des jeunes surdoués en informatique à Kinshasa, ainsi qu’un atelier pour initier les femmes rurales à l’utilisation de l’énergie solaire, bien que n’étant pas prévus dans l’accord, devraient néanmoins être considérés avec bienveillance par New Delhi.

En marge des discussions avec le gouvernement, la délégation congolaise a aussi rencontré des industriels indiens pour leur présenter des opportunités d’investissement dans le pays.