CPI: Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo devant la barre !
Par Freddy Mulongo, mardi 24 novembre 2009 à 17:22 :: radio :: #595 :: rss
Non, Germain Katanga, 31 ans, et Mathieu Ngudjolo Chui, 39 ans, qui sont poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis lors de l'attaque du village de Bogoro, le 24 février 2003 sont futés. En s'exprimant uniquement en swahili, ils veulent embrouiller les juges de la Cpi, prendre la cour à l'usure: la traduction coûte très chère en hommes et en temps.
Rien ne nous dit qu'à la fin, les conclusions de la Cour ne puissent être réfuter par Germain Katanga et Matthieu Ngudjolo pour mauvaise transcription des noms, lieux, dates etc...
Avoir le sang de ses compatriotes innocents dans la conscience et trouver les alibi pour mener en bateau la cour dont la majorité des juges ne parle ni le comprend le swahili, il faut avoir la suite dans les idées. Les deux Seigneurs de la guerre Congolais ont trouvé la première parade..
24 novembre 2009 devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, Germain Katanga, Seigneur de la guerre
24 novembre 2009 devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, Mathieu Ngudjolo Chui, Seigneur de la guerre
Les juges de la CPI
Les charges contre les accusés devaient être présentées mardi matin puis l'accusation, les représentants des victimes et la défense devaient présenter leur déclaration liminaire. Plus d'un millier de combattants de la Force de résistance patriotique en Ituri (FRPI) de Germain Katanga et du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI) de Mathieu Ngudjolo Chui, selon l'accusation, avaient attaqué Bogoro.
Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui sont accusés d'avoir dirigé en février 2003 un raid sanglant sur une village de la province de l'Ituri, dans l'est de la RDC, lors duquel 200 villageois furent tuées, des femmes violées et des enfants enrôlés comme soldats. "Cette attaque particulière faisait partie d'un assaut plus large et systématique contre la population civile de l'Ituri, a déclare le procureur en chef de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, qui appellera à la barre 26 témoins et experts.
Les assaillants du village de Bogoro, où les victimes ont été essentiellement des habitants de l'ethnie Hema, étaient issus principalement aux ethnies Lendu et Ngiti.
Katanga, un Ngiti de 31 ans, commandait la Force de résistance patriotique d'Ituri (FRPI) tandis que Ngudjolo, un Lendu de 39, passait pour le dirigeant le Front intégrationniste national (NFI).
Tous deux nient les sept chefs de crimes de guerre et trois de crimes contre l'humanité retenues contre eux et ont exprimé leur sympathies aux familles des victimes.
Leurs avocats les disent soulagés que leur procès débute. "A aucun moment, Ngudjolo n'a concocté un projet criminel pour raser le village de Bogoro. Il conteste le fait qu'il ait jamais été le chef suprême du FNI", fait valoir son avocat Jean-Pierre Kilenda.
Andreas O'Shea, un des conseils de Katanga, a déclaré que celui-ci "partageait la douleur des victimes. Les victimes ont le droit à un procès équitable, donc nous recherchons tous la même chose, à savoir la vérité", a-t-il ajouté.
Fidel Nsita Luvengika, un des deux avocats représentant les 345 victimes reconnues par la CPI, a déclaré que ses clients voulaient établir la vérité sur l'attaque du village, obtenir une indemnisation pour les dégâts causés à leurs biens ainsi qu'une réconciliation.
"Certains ne savent même pas où leurs enfants sont enterrés. D'autres n'ont jamais osé retourner à Bogoro car ils avaient trop peur. Ils ont des cauchemars et ils ont besoin de se reconstruire pour retrouver leur dignité", a-t-il ajouté.
Les miliciens d'ethnies lendu et ngiti avaient, sous les ordres des deux accusés, détruit le village au centre duquel se trouvait un camp militaire de leurs ennemis de l'Union des patriotes congolais (UPC), selon l'accusation. Plus de 200 civils avaient été tués.
Les deux accusés plaident non coupables des charges de meurtre, viol, esclavage sexuel, utilisation d'enfants soldats, attaques contre des civils, pillages et destructions de bien.
Les affrontements interethniques entre milices qui se disputaient les terres de l'Ituri et ses ressources naturelles, or, pétrole, bois ou diamants, avaient débuté en 1999. Selon les ONG, ils ont fait plus de 60.000 morts.


Commentaires
1. Le mercredi 25 novembre 2009 à 14:49, par Nga
2. Le jeudi 26 novembre 2009 à 09:45, par Pastor Pascal Moti
3. Le jeudi 26 novembre 2009 à 13:34, par Defer Tiute
4. Le jeudi 26 novembre 2009 à 15:05, par isidore karamaghe
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