Les sapephobes n'en reviennent pas !

Des dandys africains souvent sans le sou et qui pourtant, mariant les fringues de luxe récupérées ici ou là, défilent dans les rues et les boîtes de nuit de Paris, de Bruxelles, de Kinshasa, de Brazzaville ou de Douala dans un raffinement vestimentaire ostentatoire qui se moque du bon ou du mauvais goût.

Au milieu des bidonvilles, des Oscar Wilde noirs (Aucune carte du monde n'est digne d'un regard si le pays de l'utopie n'y figure pas), pochettes étudiées, fumant le cigare et remontant leurs pantalons pour nous montrer leurs Weston cela frise le ridicule. Les sapeurs n'ont pas toujours bonne presse y compris chez les africains. Consolation pour les sapeurs, la "sapologie" est désormais étudiée dans les Universités et elle est en est train de trouver une traduction commerciale et artisanale susceptible de faire vivre son petit monde.