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Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

jeudi 31 décembre 2009

Burundi-RDC: Des parlementaires godillots, picsous et impopulaires

Situés en Afrique centrale, le Burundi et la République Démocratique du Congo sont deux ex-colonies Belges. Voisins, les deux pays sont membres de la CEAC de la CEPGL et leurs députés et sénateurs sont membres de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie.

Le Parlement du Burundi à Bujumbura

L'imposant Palais du Peuple, le Parlement de la République Démocratique du Congo à Kinshasa-Lingwala

D'ailleurs cette dernière a organisé un séminaire parlementaire d’information et d’échanges, les 26 et 27 novembre 2009, à Bujumbura (Burundi), à l’attention des parlementaires burundais, députés et sénateurs, sur les pouvoirs du contrôle et d’information des Parlements en matière internationale, le financement des partis politiques, la fonction publique et la communication parlementaire.

Comment ne pas évoluer lorsqu'on a l'opportunité d'échanger, de rencontrer les députés d'autres pays voire d'autres continents ?

Les députés Burundais viennent de s'octroyer des indémnités de fin de mandat dans la nuit de jeudi à vendredi 25 décembre 2009. Alors que 70 % de la population burundaise vit en dessous du seuil de pauvre, comme un seul homme, les députés burundais viennent d'adopter, deux projets de loi, accordant des indemnités et d’autres avantages au chef de l’Etat burundais, à ses deux vice-présidents, aux ministres, sénateurs et députés en fin de mandat.

8 milliards de francs burundais, soit plus de 7 ou 8 millions de dollars, qui vont être donnés à des individus comme indemmités, les députés et les membres du gouvernement percevront respectivement quatre et trois mois de salaires à la fin de leurs fonctions.

Avant les législatives prévues en juillet 2010.

Autre avantage: le bénéfice d’un passeport diplomatique restera acquis au parlementaire Burundais à l’expiration normale de son mandat et cet avantage est étendu au conjoint et aux enfants mineurs des membres du bureau pendant qu’un ancien président de la chambre du parlement en fin de mandat aura une intendance équivalente à celle d’un vice-président de la chambre après les quatre premiers mois, sauf s’il est parlementaire siégeant pendant cette période.

Les députés et Sénateurs Congolais ne sont pas du reste.

Dès leur entrée en fonction, ils se sont octroyés des salaires faramineux. De 4500 $, il est passé à 6500$ pour le député; de 6000$, le Sénateur touche 8500$.

Objectif: lutter contre la corruption. Or les députés et Sénateurs congolais résistent à tout sauf à la tentation de la corruption à en croire les différents rapports de la Ligue Congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO). Ils sont corrompus !

Le vilain réflexe de ventriotisme prime sur l’entrain patriotique chez la quasi-totalité des députés congolais.

On crois savoir que les députés et sénateurs sont des représentants du peuple. Ils se font même appeler à tort "honorable".

Au Congo, ils ne représentent plus le peuple pour défendre ses intérêts mais pour manger son pain.

Et lorsqu'on sait que la majorité des sénateurs ont été élus au second dégré après avoir corrompu les députés provinciaux avec 20.000$ (chacun), vélo et groupes électrogènes.

Et que ce sont tous ceux qui avaient échoués au vote direct par le souverain primaire comme député, qui sont sénateurs en République Démocratique du Congo, on ne s'étonne vraiment pas du déviationnisme qui s'est érigé en mode de fonctionnement chez les parlementaires congolais.

LICOCO dénonce le système "Epakolami", "être oint", institué au Palais du Peuple de Kinshasa où les députés corrompent les membres du bureau pour se retrouver dans les commissions financières juteuses du Parlement.

On sait aujourd'hui, grâce toujours à LICOCO que les députés au Palais du Peuple en complicité avec des médias coupagistes Kinois font monter souvent la mayonnaise au près des membres du gouvernement pour les interpellations.

Et ils monayent par la suite leur interpellation. L'interpellation varie à la tête du client et du ministère, cela va de 30.000$ jusqu'à au delà.

Crédibilité des députés et Sénateurs au Palais du Peuple

Il ya aujourd'hui, un vrai problème de crédibilités de la part des locataires du Palais du Peuple. Quel crédit peut-on accorder aux députés et Sénateurs qui ont applaudis et se sont tus, lorsque Joseph Kabila a pris la décision unilatérale de faire entrer en République Démocratique du Congo, la soldatesque rwandaise de Paul Kagamé, entrée avec femmes, enfants, vaches, casseroles, louches ... pour soit disant débusquer les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), une rébellion hutue en provenance du Rwanda au Congo ?

Le résultat de l'opération Kimia II, destinée à éradiquer les Fdlr est sans appel: "Accusés d'être des collaborateurs, les civils ont été tués par les deux camps à la machette", accuse Human Watch Right (HWR). Vieillards, femmes et enfants auraient été attachés ensemble avant d'être égorgés "comme des poulets", selon certains des 600 témoignages recueillis par l'ONG.

L'offensive a fait plus de morts parmi les civils que chez les rebelles, avec 1400 personnes assassinées de janvier à septembre 2009.

La moitié a péri aux mains des rebelles, et l'autre moitié a été tuée par les Fardc.

Plus de 7500 femmes ont été violées. le double par rapport à 2008".

Le Conseil de Sécurité des nations a décidé le retrait de la Monuc dans le Nord-Kivu.

Le président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe qui avait osé s'opposer à cette décision unilatérale de Joseph kabila a été éjecté comme un malpropre du pechoir du Palais du peuple à quelques heures de la visite de Nicolas Sarkozy à Kinshasa.

Vital Kamerhe a été remplacé par un sujet belge: Evariste Boshab.

L'un de deux belges d'orgine congolaise qui ont participé à la Constitution de Liège qui régit la République Démocratique du Congo depuis les élections Louis Michel de 2006.

Or la Constitition de Liège du 18 février 2006, en son article 10, refuse la double nationalité aux Congolais : "La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre".

Comment un sujet belge, Evariste Boshab peut-il impunément présider l'Assemblée nationale en contradiction avec la Constitution sans qu'il y ait remous au Palais du Peuple ?

Où en est-on avec le moratoire de trois mois prise sous Vital Kamerhe pour les députés, Sénateurs, ministres, managers des entreprises publiques qui devraient choisir leur nationalité ?

Quelle crédibilité pour le Parlement au Congo-Kinshasa où l'opposition a été laminée, fauchée, asphxyphiée, débauchée et rendu aphone ?

Le Parlement AMP, parti-Etat, godillot et véritable caisse de résonnaissance des décisons des décisions Ampiennes (Pprd-Palu-Udemo). Quelle crédibilité pour le Parlement du Congo qui n'a jamais réclamé que Laurent Nkundabatwaré pour ses crimes contre l'humanité, viols, massacres des populations commis sur le sol congolais soit traduit à la Cour pénale internationale (Cpi) ?

Pourquoi Bosco Ntangana benéficie-t-il des droits de faveur alors que la Cpi le reclame à cor et à cri ?

Pourquoi les militaires du Cndp portent-ils les uniformes des Fardc sans aucune protestation des députés et Sénateurs ?

Impopulaires au sein de la population, les députés et Sénateurs adeptes de la ventripotence se savent à la mangeaille et se contentent de manger.

Avec leur 4X4, Il leur faut le carburant, les assurances des voitures, l'hébergement, les indemnités de sujétions particulières. Demain, ils demanderont les indemnités pour aller voir les grands-mères à Kamonia, Muanda ou kasambulesa.

N'oublons pas, ce sont eux qui votent le budget et ils sont les premiers à se servir comme sous le MPR, parti-Etat du maréchal Mobutu.

La mangercratie, le comportement picsous des députés du Burundi et de la République Démocratique du Congo prouvent à dessein que l'Afrique centrale demeure le ventre mou du continent.

Que les députés burundais aient réveillonné à l’Assemblée nationale pour s'octroyer des indemnités faramineuses et de très nombreux cadeaux, apparemment le Père Noël les a tous gâtés.

Que ceux de la RDC continuent à toucher des salaires pharoniques alors que les populations sont chosifiées, animalisées, clochardisées, les fonctionnaires sont impayés, les hôpitaux sont des mourroirs, les écoliers sont chassés dans les écoles pour non paiement des frais scolaires etc...

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mardi 29 décembre 2009

Les Insolites de fin d'année

Kenya: Pour téléphoner, pédalez !

Le dynamo qui produit l'éléctricité

Deux étudiants kenyans espèrent mettre sur le marché un appareil qui permet aux cyclistes de charger leurs téléphones portables. Jeremiah Murimi et Pascal Katana, étudiants en électrotechnique à Nairobi, indiquent qu’ils souhaitent que leur « smart charger » (chargeur intelligent), alimenté par une dynamo, aide les personnes vivant dans les zones rurales sans électricité.

Les gens doivent parcourir de longues distances pour aller faire charger, pour un coût de deux dollars, leurs téléphones grâce à des batteries de voiture ou des panneaux solaires.

On estime que quelque 17,5 millions de Kenyans, sur une population de 38,5 millions de personnes, possèdent un téléphone portable, contre 200 000 en l’an 2000.

Au Kenya, les vélos sont vendus avec des dynamos qui produisent de l’énergie en se frottant à la roue arrière, pour alimenter les phares. « La dynamo peut être connectée au chargeur du téléphone portable », expliquent les deux étudiants.

« C’est très cher ces jours-ci de faire charger un téléphone, j’espère que le nouveau chargeur sera plus économique, sachant qu’une fois qu’on l’a acheté, les choses deviennent plus facile et il n’y a plus de dépenses », explique Jeremiah Murimi. « Une organisation non gouvernementale dans l’ouest du Kenya en a commandés 15 afin de voir si l’appareil est populaire en milieu rural », indique-t-il.

Le Conseil national pour la science et la technologie du Kenya a apporté son soutien au projet et les étudiants espèrent trouver un moyen pour lancer une production à grande échelle de leur chargeur intelligent.

Vous allez au bureau à vélo ? Re­chargez votre téléphone en pédalant, grâce au BioLogic FreeCharge. Ce petit boîtier se branche sur la dynamo de votre bicyclette pour alimenter votre téléphone portable, votre GPS ou votre lecteur MP3.

Il stocke l’électricité produite dans une batterie de grande capacité, qui, en leur fournissant une alimentation électrique régulière, protège vos gadgets des sautes de courant dues à la dynamo.

Il vous faudra de bons mollets pour recharger votre portable – comptez au moins trois heures de route –, mais vous pourrez continuer à utiliser votre appareil pendant le temps du pédalage. Disponible en mars prochain, ce chargeur fabriqué par Dahon (www.dahon.com) coûtera environ 99 dollars (65 euros).

Soit près de cinquante fois plus que sa version africaine, le Smart Charger. Pascal Katana et Jeremiah Murimi , étudiants ingénieurs à l’université de Nairobi, ont en effet conçu un engin similaire à partir d’équipements électroniques jetés dans les décharges. Certes leur invention, vendue 350 shillings (3 euros), n’alimente que les portables mais il suffit de pédaler une heure pour faire le plein d’énergie.

Une bénédiction dans un pays où l’on paie jusqu’à 152 shillings pour recharger son téléphone.

D’autant que la plupart des Kényans qui habitent en zone rurale n’ont pas l’électricité, et qu’il faut souvent parcourir des kilomètres pour trouver du courant dans une échoppe disposant de batteries de voiture ou de panneaux solaires.

Contact : santpascal@yahoo.com

Pékin: De l'amour en rayon

A Pékin, les célibataires n'ont pas honte d'aller au supermarché de l'amour

Ni de se faire prendre en photo pour afficher leur célibat !

La vie en solo vous pèse ? Faites un saut à l’Aiqing Chaoshi – le Supermarché de l’amour –, dans le quartier Xizhimen, à Pékin.

Dans ce nouveau magasin au 11e étage d’une tour, vous ne trouverez ni riz ni sauce de soja, juste les fiches de célibataires en quête d’âme sœur.

Les dossiers sont présentés selon le sexe, l’âge et le revenu mensuel de chacun, indique le Jinghua Shibao.

Toutes les données ont été vérifiées, assure Zhang Ying, responsable de l’établissement. Vous flashez sur une photo ? Moyennant 20 yuans (2 euros) et sur présentation d’une pièce d’identité, le personnel vous mettra en relation avec le célibataire de votre choix. Ouvert 7 jours sur 7.

Irlande: l'aspirateur Henry

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Vous accueillez des amis irlandais à la fin de cette année ? Voici un cadeau à NE PAS leur offrir.

Depuis la main malencontreuse de Thierry Henry pour faire gagner l'équipe de France à la coupe du monde en Afrique du Sud, l’aspirateur de la marque Henry n’a plus la cote.

Dans les entreprises de nettoyage irlandaises, les techniciens de surface boycottent l’engin rouge et blanc, à en croire The Sun.

Certains couvrent le logo d’insultes, d’autres le rayent, d’autres encore défigurent le sourire de l’appareil.

Cet aspirateur vendu à plus de 6 millions d’exemplaires dans le monde n’a pourtant aucun rapport avec l’attaquant français : il est fabriqué par la société britannique Numatic.

Montant économisé : 229 euros.

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A coeur ouvert avec James Bénédict Ngumbu

En 2006, l'Ambassade des Etats-Unis en République Démocratique du Congo, nous avait choisi et permis de bénéficier du programme des visiteurs internationaux. L'ambassade des Etats-Unis en France vient de permettre à notre ami et confrère James Bénédict Ngumbu de suivre le même programme.

James bénédict Ngumbu

Chaque année, le département d'Etat invite 4000 personnes qui excellent dans leur domaine, disons plutôt des élites, des faiseurs d'opinions de chaque pays à travers le monde à visiter les Etats-Unis. La visite débute toujours par Washington DC, lieu des institutions fédérales américaines où l'on a l'opportunité de rencontrer les autorités américaines et se se poursuit dans plusieurs Etats à l'intérieur des Usa.

James Bénédict Ngumbu dont son maxime est « Il ne faut pas que l’espoir des 65 millions des Congolais cède la place au cynisme, voire au désespoir qui laisserait la place aux suspicions», a accepté de répondre à nos questions.

James Bénedict Ngumbu est secrétairee Général de l'Association de la Presse Panafricaine (APPA), son carnet d’adresses inépuisable le met en contact avec des nombreux officiels de la politique française qu’étrangère à Paris, y compris aussi ceux des institutions internationales notamment l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Unesco, l’Union européenne, la CPI etc.

Cet inconditionnel sympathisant de RSF et UPF est un fervent défenseur de la liberté de la presse. Son voyage aux USA n’est rien d’autre que le fruit d’un travail minutieusement organisé. Et les Américains avaient raison de porter leur choix sur notre confrère.

C’est justement au retour de son voyage des Etats-Unis, qu’il a voulu malgré ses réticences, se livrer à Réveil-FM car l’homme a l’habitude, de ne pas parler de lui. Pour notre rédaction, cela valait la peine de l’interviewer.

James Bénédict Ngumbu avec Paul Senseman, porte-parole du gouverneur de Arizona, (Etat de Mc Cain)

1. Réveil-FM: Vous revenez des Etats-Unis où vous étiez invité par le département d’Etat. On sait que vous avez porté haut la cause de la presse africaine et celle de la République démocratique du Congo (RDC). Quelles sont les autorités américaines que vous avez rencontrées?

James Bénédict Ngumbu: Mon voyage aux Etats-Unis se situait dans le cadre des activités de l’Association de la Presse Panafricaine (APPA) que nous assurons la direction en France.

En ma qualité de secrétaire général de l’APPA, j’ai eu l’honneur de représenter mes confrères au programme «Edward Murrow for journalists», qui est destiné aux leaders de la presse internationale.

Je voudrais saisir l’occasion que vous m’offrez pour remercier tous ceux qui m’ont permis d’effectuer ce voyage.

C’est une expérience enrichissante en terme professionnel et relationnel, d’autant plus qu’elle apporte une autre dimension sur notre modeste carrière.

Il convient de rappeler que ce programme réunissait 150 journalistes venus de partout.

Pour revenir à votre question, j’ai rencontré naturellement des personnalités très importantes tant dans le domaine des médias que dans d’autres sphères de la société civile.

Par ailleurs, j’ai eu des discussions fructueuses avec des associations professionnelles, telles que la National Association of Black Journalists (NABJ), le Centre Jimmy Carter et bien d’autres structures.

J’ai été au Centre Aspen Institute où plusieurs thèmes liés à la profession ont été traités par des grandes signatures, comme Steven Roberts ou Bob Woodward (l’auteur du scandale de watergate).

Sur le plan institutionnel, j’ai été au Département d’Etat où j’ai rencontré plusieurs officiels qui maîtrisent parfaitement, le dossier congolais.

Vous conviendrez avec moi que compte tenu de mon devoir de réserve, je ne peux divulguer les noms de mes interlocuteurs et surtout le contenu des entretiens.

Pour revenir à votre question, j’estime que la presse africaine à un rôle à jouer partout.

C’est le cas de l’Association de la Presse Panafricaine qui mène un combat, sur la revalorisation du journaliste africain ainsi que sur l’image, assez caricaturale que l’on se fait de la presse du continent.

Il faut relever les défis dignes du troisième millénaire sur certains aspects qui pouvaient paraître secondaires.

Nous organiserons d’ailleurs à ce sujet, les premières assises de la presse panafricaine, l’an prochain à Paris.

2. Réveil-FM: Comment les médias américains traitent-ils l’actualité africaine en général et l’actualité congolaise en particulier ?

James Bénédict Ngumbu:Le sentiment patriotique qui se manifeste à travers tout le pays après des nombreux événements, tels que les attentats du 11 septembre 2001 et même bien avant cela, pousse les médias américains à se focaliser d’abord sur des questions des politiques intérieures.

La presse est très patriotique aux Etats-Unis et il existe peu de programmes qui traitent l’actualité africaine au quotidien.

Les médias américains ne s’intéressent pas régulièrement à l’actualité africaine et quand ils le font, c’est toujours pour évoquer des situations dramatiques.

Le Congo ne sort pas du lot de ce phénomène.

Heureusement qu’une nouvelle génération des journalistes émerge outre atlantique, elle commence à faire bouger les lignes.

Aujourd’hui, quelques confrères sont conscients de cette absence et veulent couvrir l’Afrique d’une façon positive.

Je fais allusion à la chaîne de télévision, NBC que j’ai visitée.

Cet organe de presse a installé un bureau permanent en Afrique australe et je pense que d’autres pourront s’ouvrir incessamment.

James Bénédict Ngumbu avec Allison Flexer, directrice des programmes du CNN international

3. Réveil-FM: Quelles sont d'après vous les priorités de Barack Obama par rapport à la RDC ?

James Bénédict Ngumbu: Depuis l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis, le monde entier est dans l’expectative, et nous Congolais en particulier, nous sommes vraisemblablement parmi les plus concernés.

Le président Obama est parfois considéré comme une sorte de « superman » ou encore, concernant la RDC, une sorte de « Messie ».

Mais au regard de la détermination de l’administration Obama, de faire de l'Afrique une priorité pour qu'elle ne se considère plus comme exclue du monde, ses préoccupations se résument dans son discours d’Accra.

Il suffit de comprendre ce message pour déchiffrer la pensée de Barrack Obama, sur l’ensemble des pays africains.

Il a clairement indiqué qu’il considère l’Afrique, comme une partie fondamentale d’un monde interconnecté et surtout comme un partenaire des USA.

Dans ce même discours, le président américain encourage les africains à accorder la priorité, aux 4 domaines de la vie humaine, c’est-à-dire, la démocratie, l‘économie stable, la santé et les règlements pacifiques des conflits.

C’est un discours linéaire.

4. Réveil-FM: Avez-vous le sentiment que le gouvernement Obama connaît les vraies réalités congolaises: viols de femmes, insécurité permanente, impunités aux miliciens et seigneurs de la guerre, opposition constitutionnelle inexistante et inefficace, corruption des députés et sénateurs, manque de liberté d'expression etc..? L’arrivée à Kinshasa de Hillary Clinton, secrétaire d'Etat américaine, a prouvé réellement que la tragédie congolaise est connue en dehors de nos frontières.

Cela a marqué une nette rupture avec les vieilles méthodes. Rappelez-vous qu’à l’époque, la plupart des visites organisées par les autorités américaines vers l’Afrique, excluaient l’étape de la RDC.

Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Le voyage de Mme Clinton a prouvé d’une certaine manière, que l’administration Obama s’indignait du calvaire que vivent nos compatriotes.

Vous savez d’ailleurs à cet effet, quelle est la position des Etats-Unis sur les viols qui se perpétues à l’Est du Congo.

Et pour preuve, les Américains ont demandé fermement au gouvernement congolais, d’arrêter Bosco Ntaganda en vue de l’extrader à La Haye, comme le réclame la CPI.

5. Réveil-FM: Que rpondez-vous à ceux qui disent que les Etats-Unis sont complices de la dégradation du système politico-économique de la RDC, notamment en ce qui concerne la situation globale du pays et même aux violations des droits humains puisque ailleurs, les Etats-Unis interviennent assez différemment. Ayant rencontré plusieurs personnalités importantes, pensez-vous que les choses ont évoluées ?

James bénédict Ngumbu:C’est un concept totalement ringard. Je crois que l’avenir de la RDC tout comme de celui du reste du continent, dépendra de notre capacité d’agir.

On ne peut pas se contenter des réalités figées, au contraire nous devons nous adapter aux évolutions constantes de la communauté internationale pour éviter les erreurs du passé.<> Il ne faut pas que l’espoir des 65 millions des Congolais cède la place au cynisme, voire au désespoir qui laisserait la place aux suspicions.

Nos aînés ont toujours cru que l’avenir du Congo se joue à l’étranger, notamment à Washington, à Paris ou encore à Bruxelles.

Au contraire, il faut interpeller nos dirigeants sur ces questions.

Personne ne viendra trouver des solutions là où nous sommes capables de le faire.

Nous avons une part énorme de responsabilité. Lorsque le président Obama a dit : « Vous pouvez servir vos communautés et mettre votre énergie et votre savoir à contribution, pour créer de nouvelles richesses ainsi que de nouvelles connexions avec le monde », il nous incite à nous mettre réellement au travail.

Revenons à votre question. Qui violent les femmes congolaises ?

Qui encouragent la corruption dont vous faites allusion ?

A ce que je sache ce ne sont pas les Américains et encore moins les Français !

Que faisons-nous alors pour endiguer ce fléau?

Il faut que nous assumions nos propres responsabilités. Alors devons-nous continuer à pleurnicher et donner l’impression aux autres, comme si nous étions dépourvus des facultés mentales pour traiter objectivement nos problèmes ? Je crois que non !

Les Congolais, peuvent mettre fin aux conflits et créer un Etat de droit.

Cela nous amènera à arrêter tous les maux qui nous assujettis, et mettre fin aux situations dramatiques qui endeuillent le pays.

Nous pouvons agir puisque le monde évolue et l’histoire du Congo ne s’écrira que par nous-mêmes.

6. Réveil-FM: Après l’Union européenne et les USA, on raconte que vous êtes invité très prochainement par l’une des grandes puissances asiatiques, seriez-vous en train de vous orienter vers la politique surtout que les échéances électorales se pointent à l’horizon en RDC?

James Bénédict Ngumbu: Rire…Je n’ai pas cette prétention et je considère qu’entant que journaliste, nous avons le devoir sacré, celui d’informer et par devers tout, nous devons conscientiser nos élites à travers nos écrits.

Toutes les rencontres sont importantes d’autant qu’elles ont d’impacts.

J’ai eu quelques propositions, entre autre, un projet semblable à ce que vous évoqué. Toutefois, je ne puis me permettre de trahir mes opinions et me lancer dans la politique.

Je considère que la politique et surtout les élections s’il y en aura au Congo en 2011, ne résoudront pas mécaniquement nos problèmes si l’on perd confiance en nous-mêmes.

Il y a en eut en 2006 est–ce pour autant, les politiques ont répondu aux attentes du peuple congolais ?

Nous devons nous mettre tous au travail, y compris la presse.

Voyez-vous ? Cela demandera du temps et des efforts.

Le progrès du Congo ne viendra assurément pas que de la politique politicienne, où on a d’un côté des observateurs et de l’autre, les acteurs.

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samedi 26 décembre 2009

Kolwezi, la nourricière oubliée de Joseph Yav Katshung

Kolwezi est une ville située au cœur de la région minière du Katanga, dans le sud-est de la République Démocratique du Congo (RDC). Elle est riche en ressource minérale, mais son état actuel laisse à désirer alors qu’elle est appelée à devenir le chef-lieu (la capitale) de la prochaine province du Lualaba–n’en déplaise aux uns-.

Depuis longtemps, la ville de Kolwezi fait figure de parent pauvre.

Que des routes impraticables, que d’écoles au visage morne, que d’hôpitaux sans infrastructures viables, que de quartiers qui sombrent dans l’obscurité, que des robinets d’eau devenus silencieux…

Tel est le tableau sombre de la ville minière de Kolwezi à l’heure des « Cinq Chantiers de la République » et fort du « Plan Triennal de Développement du Katanga » – programme du gouvernement provincial qui ambitionne développer le Katanga profond sans discrimination.

Est-elle quasiment oubliée, délaissée ?

Quelles en sont les raisons et que faire pour qu’elle renaisse de ses cendres ?

De Kolwezi « ya lisano » à Kolwezi « ya mawa »

Kolwezi renaîtra-t-elle de ses cendres tel qu’un phénix ?

Les espoirs sont permis.

À l’heure du boom minier, elle fut un Eldorado, il y a sous peu.

Malheureusement et contre toute attente, elle n’a point revêtu de sa belle robe.

Que dire de plus pendant cette période de récession économique et de crise ?

À l’époque de la Gecamines (GCM) poumon de l’économie Zaïroise, l’on ne jurait que par Kolwezi, ville de joie, d’ambiance et de bonheur : « Kolwezi ya bisengo, ya lisano ».

Avec le démantèlement voire le dépiècement de cette société d’Etat par des prédateurs et autres charognards au niveau local, national et international, tout est devenu deuil et misérable : « Kolwezi ya mawa ».

Kolwezi, une ville morte ou fantôme ?

L’on ne peut pas comprendre que la ville sur laquelle repose le fameux contrat chinois soit dans un état d’oubli frisant presque l’abandon total.

Elle ne profite pas des fruits de ses entrailles, dirait tout observateur neutre soit-il !

Il faut vraiment avoir une pierre à la place du cœur pour ne pas se rendre compte de la situation misérable et injuste dans laquelle vit la population de Kolwezi.

Ses élus comme des hippopotames « Kiboko », sont juste venus pour avoir des voix – se faire élire à n’importe quel prix et retourner dans l’eau et ne rien faire pour cette population et cette ville martyres.

Comme si cela ne suffisait pas, il semble que tous les coups sont permis afin de déstabiliser cette ville au profit des intérêts mesquins et inavoués.

Le cas de la route Solwezi- Kolwezi est éloquent.

Le présent ouvrage de Joseph Yav Katshung essaie donc de faire un état des lieux de la situation socio-politique de la ville de Kolwezi et propose des pistes de sortie pour l’essor de la ville et de ses habitants, allant jusqu'à traiter de l’épineuse question du découpage territorial, est-ce une tour de Babel ?

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Message de voeux de l'Updcongo à la diaspora congolaise

Chers Compatriotes, Congolaises et Congolais

Logo de l'Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise (Updcongo)

Á l’occasion des fêtes de fin d’année, nous voulons interpeller chaque ressortissant Congolais partout où il-elle se trouve Á AVOIR UNE PENSÉE PLUS PARTICULIÈRE Á NOS COMPATRIOTES en République Démocratique du Congo, notamment aux déplacés, aux blessés, aux enfants et vieillards, ainsi qu’aux femmes victimes des violences sexuelles, qui croupissent dans les camps des réfugiés ou abandonnées á leur triste sort.

Nos pensées sont avec ceux qui sont au front et qui luttent pour notre Liberté et notre dignité.

Nos pensées doivent aussi être portées vers nos millions des morts, victimes de cette guerre d’occupation cruelle, injuste et infernale.

Nous entrons désormais dans une période charnière de notre époque qui nécessite á la fois un profond éveil de conscience et une forte maturité spirituelle qui vont permettre au peuple du Congo de reconquérir sa "Liberté" afin de reprendre sa destinée en mains pour rétablir notre droit á la vie et á l’existence en tant que peuple et Humanité.

Malgré la douleur et toute la détresse, je vous invite á demeurer confiants, forts et courageux en nous soutenant les uns les autres á regarder l’avenir avec beaucoup d’espoir. Car le Congo est le cœur de l’Afrique et nous sommes les Héritiers d’une volonté divine, d’une réalité glorieuse et certaine: Le Congo est notre Patrie, nous et nos enfants en sommes les Héritiers incontestables pour l’éternité.

Nous sommes un grand peuple avec une grande destinée en face du monde.

La Diaspora Congolaise a un rôle indispensable á jouer dans le rétablissement de ce droit naturel et sacré pour notre peuple. Il en va de notre existence. Ainsi une Diaspora Congolaise dynamique, unie, consciente de notre drame et déterminée, constitue désormais une Force permanente responsable et qui doit mieux s’organiser pour enclencher un changement profond en RDCongo, notre Patrie, et sur la scène internationale pour notre "SALUT" collectif et l’équilibre global.

Demeurons UNIS dans l’action et dans la prière; plus que déterminés á défendre sans cesse la cause collective noble et juste.

Nous lançons un appelle qui va demeurer permanent à l’endroit de toute la communauté des nations du monde pour la revendication de notre droit á la vie, á la paix, à la sécurité et à la justice, comme il en est le cas pour tous les autres peuples du monde entier.

Demain, le Soleil de Liberté luira avec grand éclat sur le Congo de Kimbangu, de Lumumba, notre Patrie.

Débout Congolais! Dressons nos fronts longtemps courbés ! Au nom de l’Union des patriotes de la Diaspora Congolaise (UPDC) Je vous souhaite une paisible fête de nativité.

Fait en Allemagne, le 24 décembre 2009.

Mama Jeanne-Marie SINDANI

Présidente

UPDCongo,

Une voix de paix qui compte en RDCongo et sur la scène internationale

updcongo@updcongo.com

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vendredi 25 décembre 2009

Verbatim du néocolonialisme au Congo-Kinshasa II

Connaître + Comprendre = Sortir de l’ignorance

M'zée Laurent-Désiré Kabila, Patrice Emery Lumumba et Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa za Banga

Après avoir vécu comme tout enfant dans sa propre famille, l’homme devient grand de mentalité et cherche à s’arranger pour pouvoir surmonter les faits quotidiens que tout être humain (riche ou pauvre) rencontre dans ce dur parcours terrestre.

Ayant vécu dans la nature africaine de notre immense beau Congo aux divers admirables paysages du Sud au Nord et de l’Ouest à l’Est dans son étendue géographique créée par des hommes comme tous les autres pays africains, car les frontières africaines ont été tracées par des hommes qui n’avaient pas respecté nos origines à la conférence internationale de 1885 à Berlin comme si les êtres humains n’existaient pas en Afrique.

Je me sens très déshonoré face à nos ancêtres africains, ceux qui avaient vécus dans la dignité sans technologie de pointe que nous envions aujourd’hui, mais qui étaient très développés dans leur propre civilisation avec des architectes, chasseurs, cultivateurs, pêcheurs, artistes, forgerons, etc…l’exemple encore vivant ces outils ancestraux des pêcheurs Wagenia à Kisangani.

Ces outils placés au milieu des rapides du fleuve Congo par eux-mêmes sans l’assistance technologique européenne de la conférence de Berlin en 1885, l’explorateur anglais Morton Henri Stanley les avait trouvés en place.

C’est très déshonorant parce que nos ancêtres de l’époque de Jésus, de Mahomet ou de Bouda, etc…n’ont pas survécus grâce aux aides qui leur arrivaient de l’Europe de la domination romaine.

Ce petit rappel est juste pour faire la différence de la vie dont nous affrontons aujourd’hui à travers l’arme de la supériorité technologique entre les hommes du monde actuel.

S’il y a injustice entre les races de la terre, d’où vient-elle ? De notre volonté ou celle de Dieu créateur ? Si c’est de Dieu créateur, à quoi est-il Dieu d’amour et bienveillant ? De même il serait injuste d’impliquer le Diable dans la misère des hommes, mais qui l’a créé et lui a donné toutes les forces pour dominer le monde dans le mal si cela est vrai ?

Je parle en nègre naturel, et je le resterai dans ma peau toute la vie, car ce n’est pas le fait de vivre dans les pays industrialisés et de la haute technologie que ma peau changera de couleur noire en blanche.

Certes, nous ne devons plus vivre matériellement et organiquement comme nos ancêtres dans ce nouveau monde après l’esclavage et le colonialisme, sinon tous ces diplômes des universités européennes et autres formations de qualité nous servent à quoi pour comprendre que le néocolonialisme est le pire de tous les systèmes des dominations qui existent.

C’est ça la vraie origine de nos malheurs après la confiscation de notre indépendance le 5 et 14 septembre 1960. Pierre Mulele avait donné l’alerte le 9 juin 1963 : Le pays est en train de mourir à cause des manœuvres colonialistes.

Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie.

Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires.

Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur. Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur.

Pour toutes ces raisons, nous devons retracer notre histoire avant l’esclavage, pendant l’esclavage, pendant le colonialisme, de l’indépendance et du néocolonialisme qui persiste.

Sachons bien que, sans connaissance de l’histoire, il est impossible de sortir de l’ignorance et réaliser mieux pour l’avenir. Les hommes ont le devoir de collaborer sincèrement en connaissant le bon et le mal, c’est-à-dire l’apport de chacun doit être dans le sens positif du bien-être humain sans considération d’une quelconque supériorité.

A titre d’exemple : n’oublions pas la théorie de la colonisation du Roi Léopold II de Belgique qui disait aux missionnaires catholiques qui venaient pour la première fois évangéliser les Noirs : vous partez au Congo non pour les apprendre le Bon Dieu, car les Noirs connaissaient depuis toujours leur Dieu (Nzambi ya Mpungu), mais leur faire croire notre Dieu des Blancs au nom de l’évangile.

Certainement ils vous poseront des questions sur le comportement que vous aurez là-bas contrairement à la Bible, et vous les répondrez : faites ce que je dis et non ce que je fais.

Nos ancêtres émus par des longues barbes de ces missionnaires, des chaussures, des pipes, chapeaux, etc…se laissèrent entraînés dans la nouvelle croyance qui finira par porter ses fruits, la soumission aveugle.

En 1920, un Noir Congolais avait compris les droits humains sans connaître l’Europe libre ni son histoire des libertés.

Il se lança dans une intense activité syndicale pour défendre le bien-être de tous sans distinction raciale, Blancs et Noirs devraient vivre en égalité bien que les premiers avaient la supériorité technologique de transformation de nos matières premières.

Ce grand homme s’appelait Simon Kimbangu. Il fût maltraité dans des Huileries du Congo-Belge à Léopoldville, heureusement c’était après la période des mains coupées sinon il allait être amputé. De 1921 à 1951, il subit la détention dans une cellule de 3m X 2m pendant 30 ans.

Il mourut en prison le 12 octobre 1951 sans que la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 le soutienne une seule fois.

Il fut conduit dans cette prison à plus de 3.000 Kms de sa base (N’Kamba) dans des conditions les plus inhumaines, plus que les expulsions aujourd’hui des Africains de l’Europe en Afrique. Ses adeptes (150.000) furent relégués à l’Est du pays avec interdiction de prononcer le nom de Simon Kimbangu dans tout le Congo-Belge.

En réalité, Kimbangu comme la plupart des enfants de leur époque, fût baptisé chrétien protestant jusqu’à devenir catéchiste, d’autres étaient des baptisés et catéchistes catholiques.

C’est ici qu’il découvrit la réalité de la Bible, qui lui permit d’interpeller les Européens de considérer les Noirs comme des êtres chers, comme eux-mêmes des Blancs, car il n’y a aucune raison de la supériorité des uns envers des autres.

La lutte de Kimbangu est la première déclaration universelle des droits de l’homme dans le monde, car elle a 27 ans d’ancienneté sur celle du 10 décembre 1948 qui n’est toujours pas respectée, sinon il n’y aurait pas le néocolonialisme aujourd’hui.

La parole spirituelle de Kimbangu devant les foules était : faites ce que je dis et suivez mon exemple.

Ce fut le contraire des missionnaires colonialistes qui disaient : faites ce que je dis et non ce que je fais. Ils étaient en contradiction avec leur propre livre saint (la Bible).

La lutte de Kimbangu est celle d’envoyé de Dieu le Père pour sortir les Noirs des servitudes des colonialistes.

Les malades de tout genre quittèrent les hôpitaux, pour aller se faire guérir chez le nègre Simon Kimbangu dans le village de N’Kamba.

Revenons un peu en arrière. Deux jours avant qu’il se rende aux autorités coloniales, il dit à la grande foule des adeptes à Mbanza-Nsanda le samedi 10 septembre 1921 : Mes frères, l’esprit est venu me révéler que le temps de me livrer est arrivé.

Avec mon arrestation commencera une période terrible des persécutions pour moi-même et pour un grand nombre de personne.

Il faudra tenir ferme, car l’Esprit de notre Dieu Tout-Puissant ne nous abandonnera jamais. J’ai été envoyé pour libérer le peuple kongo et la race noire du monde.

Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces.

Car tous les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Un grand désordre spirituel et matériel s’installera.

Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront.

La misère s’installera. Beaucoup de jeunes quitteront l’Afrique dans l’espoir d’aller chercher le bien-être dans les pays des Blancs. Ils parleront toutes les langues des Blancs.

Parmi eux, beaucoup seront séduits par la vie matérielle des blancs.

Ainsi, ils deviendront la proie des Blancs. Il y aura beaucoup de mortalité parmi eux et certains ne reverront plus leurs parents.

Continuer à lire la Bible. A travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus apporter ce livre et les écrits ou principes moraux contenus dans ce livre.

Il faut qu’un voleur soit saisi avec l’objet qu’il a volé. Nous aurons notre propre Livre Sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la race noire et les peuples du Kongo.

Un enseignant viendra avant mon retour pour écrire ce Livre. Il sera combattu par la génération de son temps, mais petit à petit, beaucoup de gens comprendront et suivront son enseignement. Pourquoi tuer votre prochain et espérer rester en vie et pour combien de temps ?

La génération du Kongo perdra tout. Elle sera embrouillée par des enseignements et des principes moraux pervers du monde européen.

Elle ne saura plus les principes maritaux de ses ancêtres. Elle ignorera sa langue maternelle.

Alors je vous exhorte à ne pas négliger ni mépriser vos langues maternelles. Il faut les enseigner à vos enfants et à vos petits enfants.

Le lundi 12 septembre 1921 Kimbangu s’est rendu aux autorités coloniales sans aucune violence, il est arrêté et conduit à Thysville où il sera jugé par un tribunal militaire qui le condamne à la peine capitale.

Les missionnaires chrétiens catholiques avec leur Sainte Bible réclamèrent qu’il soit pendu dans l’immédiat en public pour servir d’exemple, que cela ne se répète plus. La peine fut commuée à perpétuité par le Roi des Belges.

Si la lutte pacifique de Simon Kimbangu était reconnue par les colonialistes en 1921, c’était la création de la première grande société multiraciale dans le monde.

Le Congo et la Belgique allaient être unis jusqu’à l’infini dans la paix des cœurs, car les Belges et les Congolais allaient servir l’intérêt commun sans plus parler de l’exploitation coloniale ni réclamer l’indépendance. La justice était faite.

Je relate brièvement cette histoire congolaise, pour dire que notre lutte, celle des hommes justes et de paix dans notre pays ne date pas d’aujourd’hui.

Malheureusement, nous manquons des historiens et des pédagogues pour transformer notre histoire en manuel scolaire pour qu’elle soit enseignée dans tous les niveaux de l’éducation moderne (de l’école primaire à l’université).

L’histoire qui ne sera pas enseignée aux Nations-Unies, à Paris, à Bruxelles ou à Washington comme l’a si bien dit Patrice Lumumba avant de verser son sang pour notre cause.

Je ne minimise pas les valeurs des diplômés universitaires congolais en matière d’histoire et autres.

Mais nous devons nous interroger à quoi servent ces diplômes, quand on évoque que la politique actuelle sans faire connaître à nos cadets et à nos enfants la réalité de notre histoire, même celle vécue par nous de l’époque coloniale jusqu’aujourd’hui.

Je dis nous, ceux des générations de 1930, 1940 et 1950 car beaucoup sont en vie et détenteurs de ces diplômes qui ruinent le pays depuis le lendemain du 30 juin 1960.

Comment les générations de 1960, 1970, 1980 et celles de 1990 peuvent-elles écrire l’histoire qu’elles n’ont pas vécue quand nous ne les balisons pas de la réalité ?

Voilà le risque qu’un jour l’histoire sera écrite par eux dans une coquille vide, car ces nouvelles générations congolaises se retrouvent à cause de nous, dans une confusion de l’histoire vraie de notre pays.

Alors, se libérer du néocolonialisme n’est pas pour bientôt.

Patrice Emery Lumumba s’explique en janvier 1960 à Bruxelles

J’ai 35 ans. Je suis né dans le territoire de Kata-Kokombe. C’est ainsi par exemple que mes parents sont des catholiques, ils se sont mariés religieusement à l’église.

Nous sommes quatre enfants, tous de garçons. Nous avons été élevés dans la doctrine catholique, toutes mes études primaires je les ai faites chez les protestants.

J’ai souvent lutté contre l’injustice. J’ai été profondément éduqué dans la doctrine chrétienne, j’avais ce sentiment, et mon père, ma mère m’ont toujours dit : « il ne faut pas être méchant, il faut toujours être bon envers les gens même quand on vous a frappé, il ne faut pas répondre », et alors je n’ai jamais compris dans ma vie pourquoi à l’école on nous enseignait toujours d’être bon, il faut la charité chrétienne, il faut l’amitié entre les hommes.

Comment on peut concilier l’instruction que l’Européen nous donnait à l’école, les principes de civilisation et de morale avec les actes que ces Européens commettaient vis-à-vis de la population noire.

Et c’est en faisant cette observation jour le jour, en comparant les principes qu’on nous enseignait, les actes que ceux qui nous enseignaient commettaient, je voyais chaque fois la contradiction.

C’est ainsi que j’ai commencé n’est ce pas à prendre de plus en plus conscience, que, alors j’ai commencé à étudier les révolutions à travers l’humanité, très souvent la révolution française, les causes qui ont été à la base de cette révolution, pourquoi ces gens se sont révoltés, pourquoi ils ont lutté pour la liberté, et j’ai compris que vraiment à travers toutes les révolutions, il y a un élément profond, c’est la lutte contre l’injustice, contre l’oppression.

Quelle bombe avait Lumumba pour faire peur aux Occidentaux ?

Lumumba écrit à son ami Emile Luhahi à Wembo Nyama

Stanleyville, mercredi 28 avril 1954

Mon cher Emile,

Vous m’avez demandé au sujet de mon avenir, de mes projets. J’ai trop de projet qui sont certainement concentrés et dirigés vers un seul idéal : avoir une formation poussée, toujours poussée, car pour moi, la richesse n’a aucune valeur.

Je préfère avoir une instruction suffisante que d’être un riche, ignorant.

Que je parte à l’université ou non, je dois me découper en quatre pour devenir un homme relativement instruit afin de servir ma patrie.

A l’école on ne me donne que les instruments – il m’appartient de bien utiliser ces instruments pour qu’ils me soient des auxiliaires précieux.

Quels sont ces instruments ?

Ce sont les rudiments du savoir qu’on nous a enseignés sur les bancs de l’école. Ces rudiments, nous devons maintenant les manier, les subtiliser, les raffiner pour obtenir un résultat supérieur à celui primitivement acquis.

Je vous affirme, mon cher Emile, qu’on peut devenir un vrai universitaire, c’est-à-dire acquérir une instruction quasi-universitaire – tout en restant chez-soi, tout en apprenant avec persévérance, avec méthode.

Je vous dis cela par expérience que j’ai acquise depuis une longue date.

Pour vous faire toucher la chose du doigt, je dois prendre mon propre exemple : quels sont mes antécédents scolaires ? Vous les connaissez certes.

Mais comment puis-je atteindre mon degré d’instruction actuel ?

C’est surtout grâce à mon effort personnel, à mon perfectionnement personnel, à ma persévérance.

Aujourd’hui même les Européens me qualifient d’un redoutable.

Un ami européen m’a dit un jour ceci : « Tous les milieux européens disent que Lumumba veut imposer sa supériorité intellectuelle tant aux Congolais que des Blancs ».

Cette idée et ce jugement proviennent par suite de brûlantes polémiques pour lesquelles je sors toujours victorieux.

Ici à Stan, tous les Congolais me prennent pour un magicien (ce qui est faux), les Européens me prennent pour un homme qui a fait des études supérieures.

Beaucoup d’Européens, entre autres mes chefs de service, affirment que je suis plus instruit que beaucoup d’Européens.

Je vous dis tout cela sans l’ombre de prétention ou de vantardise (sic), mais il est nécessaire à ce que je vous le dise parce que je vous prends pour un de mes amis intimes, afin que vous puissiez vous faire une idée exacte et apprécier le perfectionnement personnel et continu est nécessaire à tout être qui veut arriver à quelque chose ici-bas.

Comme vous le savez depuis l’année passée, il est toujours question pour moi de poursuivre un enseignement universitaire.

J’ai été admis à l’Université de Kimwenza suite à l’arrangement de Monsieur Clément, mais cela n’a pas pu encore se réaliser par suite de ma situation matrimoniale parce qu’il n’y a pas encore de logement pour étudiants mariés – à moins que je divorce pour devenir célibataire !!! Ce qui ne sied pas bien (sic).

C’est problématique ! De toute façon je ne perds pas confiance.

Ou bien j’irai à l’Université, ou bien je ferai des cours par correspondance pour le même genre d’études, c’est ce que j’ai déjà commencé (depuis le début de ce mois) au Centre d’Etudes Supérieures de Bruxelles.

Merci beaucoup pour les journaux, je les ai reçus. Je vous enverrai ma souscription pour un abonnement d’un an.

Envoyez-moi toujours les journaux par avion. Voilà ce qu’on ne connait pas de Lumumba.

L’appeler Héros national pour avoir été assassiné suite à notre souveraineté ne suffit pas.

Explorons aussi les provenances de sa force, car les colonialistes et les néocolonialistes ont peur que cette force habite nos esprits pour l’avenir de notre nation.

Révisons nos diplômes universitaires et autres par rapport à la détermination de Lumumba en 1954, car ils font de nous des hommes sans notion de l’histoire en se laissant téléguidés par les coupables de notre misère.

Le peuple doit sortir de l’obscurité

Est-ce qu’il nous faut 400 partis politiques pour reconquérir notre souveraineté nationale ?

Comment le peuple ne comprend toujours pas les raisons des martyres de nombreux nationalistes assassinés par les néocolonialistes avec la complicité occidentale ?

Comment le peuple se laisse manipuler par les coupables de leur misère qui ont implanté ces nombreux partis politiques de la soi-disant opposition démocratique ?

Le peuple congolais est-il vraiment voué au changement ?

Se bat-t-il vraiment pour son avenir ?

Des questions apparemment sans réponses !

Je parlerai plutôt d’un peuple désertique, dans la mesure où il compte pour son futur aux mêmes destructeurs de notre pays.

Un peuple impuissant de dire NON aux faux opposants et à leurs partis, alors que ce sont eux qui sont à la base de notre misère et ils le seront toujours.

En tout cas le peuple a le devoir de dire aux néocolonialistes et leurs héritiers « notre désespoir c’est vous ».

Parce qu’après tout, ils font la politique juste pour piller le pays des avoirs qui allaient nous rendre tous heureux.

Le peuple doit rappeler à ces néocolonialistes et leurs héritiers, qu’au 30 juin 1960 il y avait des écoles, des hôpitaux, des routes, l’abondance alimentaire, etc…bref, l’appareil social et économique fonctionnait pour la prospérité de toutes les futures générations.

Et voilà jusqu’au 17 mai 1997, 37 ans après, le mobutisme (néocolonialisme) nous a dépouillés de toutes les infrastructures indispensables à notre développement, émancipation mentale et bien-être.

Ainsi, aux jeunes qui n’ont pas connu Lumumba, ceux à qui est cachée notre histoire, sachez qu’on n’est pas seulement intellectuel lorsqu’on dispose d’un diplôme universitaire.

Ce n’est pas en ayant une connaissance approfondie de l’histoire et la géographie occidentale qu’on est vrai intellectuel.

Je voudrais tirer l’attention de nos jeunes, que bon nombre de chercheurs universitaires européens n’ont aucune idée de notre pays, pour ne pas mêler toute l’Afrique.

Ils n’ont ni connaissance historique et encore moins géographique de notre pays.

Et lorsqu’ils parlent de notre histoire, c’est juste pour faire la rhétorique de diverses guerres tribales qui sévissent depuis des décennies.

De la géographie, c’est celle des ressources minières tant convoitées (cuivre, cobalt, or, diamant, coltan, uranium, …) reposant sous les pieds d’un peuple misérable alors propriétaire d’une immense terre fertile sans besoin d’engrais chimiques, d’une vaste riche forêt et des cours d’eau inépuisable.

Enfin, lorsqu’ils vont plus loin, ils parlent de Patrice Lumumba.

En effet, les Européens connaissent Patrice Lumumba et ce, parfois sans avoir fréquenté l’école.

D’ailleurs, tous les historiens européens et autres intellectuels le traitent avec dignité et considèrent son assassinat un tort quasi insurmontable pour la prospérité des Congolais.

Les Européens apprennent à leurs enfants et petits-enfants leur histoire comme pour dire plus jamais ça !

Ne dit-on pas que l’avenir croît sur les ruines du passé ?

Cela permet au peuple de ne jamais supporter un régime fasciste dans leur pays.

Et on voit les dignitaires nazis et collaborateurs, poursuivis jusqu’à ce jour depuis presque 65 ans après la seconde guerre mondiale.

Tout ceci rentre dans le cadre de « plus jamais ça ! » et c’est très instructif pour les générations futures.

Au Congo cependant, ce sont les assassins du peuple et de la nation qui se présentent librement en démocrates.

Et comme pour dire que le pays leur appartient, on voit des criminels de droit commun et de guerre dans les activités politiques publiques.

Ce qui rappelle le « Collège des Commissaires Généraux » la base du néocolonialisme et des assassinats de la CIA contre les lumumbistes et de la destruction du pays depuis septembre 1960.

Nous devons être comme des Européens, connaître la vraie histoire de notre pays, les raisons de notre lutte depuis la confiscation de notre souveraineté par le néocolonialisme le 5 et 14 septembre 1960, la vraie signification du néocolonialisme, qui sont les néocolonialistes et leur rôle.

Le pays est en train de mourir à cause des manœuvres colonialistes.

Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie.

Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires.

Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur.

Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur *.

Pierre Mulele le 9 juin 1963

Il n’est pas un pêché ignorer l’histoire de Napoléon, de Jules César, la frontière entre la Grèce et la Turquie, car beaucoup d’Européens croient que le Congo a les frontières communes avec le Sénégal, le Tchad et le Nigéria.

Il nous est impérieux de s’intéresser avant tout de notre propre histoire et de dire un grand NON à tous ceux qui sont pointés du doigt comme coupables de notre misère, des cambrioleurs publics.

Par exemple à tous ceux qui sont cités ouvertement dans les biens mal acquis et les assassinats par leur propre conférence néocoloniale, qui, pour tromper le peuple, a été baptisée conférence nationale souveraine sans souveraineté.

Voilà pourquoi, chaque néocolonisé doit être la lumière appelée à confondre les adeptes du mal dans notre pays, car les retournements actuels ainsi que leurs acteurs ne trouvent leur notion que dans la logique de perpétuer le néocolonialisme (le mobutisme) par l’entremise de la soi-disant démocratie des accords de Sun City, qui veut nous faire croire à la liberté de notre peuple, alors que c’est la résurrection du néocolonialisme mort le 17 mai 1997.

Si le peuple rejetait en bloc cette manœuvre, en restant sur la voie tracée par Mzée Kabila contre la soumission étrangère, ce serait la victoire sur le néocolonialisme, car notre jeune peuple qui n’a pas connu Simon Kimbangu, Patrice Lumumba, Pierre Mulele et beaucoup d’autres nationalistes assassinés sur ordre de la CIA, a vécu de ses propres yeux la réalité de la lutte de Mzée Laurent Kabila, qui est gage d’un futur radieux pour notre nation.

Pour les jeunes qui crient Pierre Mulele criminel, qu’ils sachent que les Européens et le reste du monde se moquent de nous car c’est l’une des preuves que les Congolais ignorent l’histoire de leur pays. Pierre Mulele a vécu publiquement au Congo après le 30juin 1960, que 75 jours.

Ministre de l’Education Nationale de Lumumba, ils ont été révoqués ensemble illégalement par le Président Kasa-vubu le 5 septembre 1960.

Il fut le plus recherché des fidèles de Lumumba après le 14 septembre 1960 par la CIA, la Belgique, Mobutu, Bomboko et Nendaka.

A l’arrestation de Lumumba, il parvient à rejoindre Gizenga, Gbenye et le Général Lundula à Stanleyville.

Ensuite, il est désigné ambassadeur des nationalistes au Caire en Egypte chez le Président Abdel Gamal Nasser Chef de fil des Africains contre l’impérialisme.

Pendant la grande rafle des lumumbistes à partir du début 1963 au Congo, alors que Gizenga était en prison à Bulambemba, Gbenye et les autres à Brazzaville, Pierre Mulele se rendit en Chine Populaire (Chez Mao) pour la formation d’insurrection paysanne.

A l’époque la Chine Populaire n’avait pas des relations ni diplomatiques ni économiques ni culturelles avec l’Occident et les Nations Unies, excepté la Suède.

Après la formation, il rejoignit clandestinement le Kwilu où il déclencha l’insurrection paysanne contre le néocolonialisme le 1er janvier 1964, le dialogue étant impossible avec les néocolonialistes armés et soutenus par l’Occident. 60% du pays sont libérés.

Les néocolonialistes et assassins des nationalistes attrapés, sont exécutés publiquement avec l’approbation du peuple, il n’y avait jamais d’assassinats secrets.

C’est le peuple lui-même qui dénonçait les néocolonialistes et leurs collaborateurs dans les territoires libérés. Alors que la libération de Léopoldville était proche, les armées américaine, belge et des mercenaires blancs avec à leur tête le Colonel Belge Van Del Wald agressent le 24 novembre 1964 les territoires libérés en massacrant plus de 200.000 paysans armés des flèches, machettes, bâtons, lances, des fusils pupu et quelques soldats de l’ANC qui avaient rallié l’insurrection. Le monde entier condamna le génocide de Van Del Wald, sauf l’Occident.

Ainsi, l’Assemblée Générale de l’ONU exigea son expulsion du Congo et il fut rappelé en Belgique avant fin décembre 1964.

Voilà ce que les jeunes Congolais ne connaissent pas.

La propagande occidentale a transformé Pierre Mulele en criminel, alors que c’est Van Del Wald qui est le criminel des paysans Congolais.

De même ceux qui disent que Laurent Kabila est criminel du peuple congolais dans la guerre de l’AFDL contre Mobutu.

Voilà une autre propagande néocoloniale, il n’y avait pas des morts des civils congolais dans cette guerre en dehors entre soldats de part et d’autre à Kisangani et Kenge.

Les morts civils étaient des Hutus tués par les Tutsis avec leur haine, dont l’ONU criait au génocide.

Mais ces mêmes Hutus sont massacrés officiellement aujourd’hui à l’Est du Congo par des armées néocoloniales de Paul Kagamé et Joseph Kabila avec la complicité de l’ONU.

Ceux qui qualifient M'zée Laurent-Désiré Kabila de criminel, ce sont des mobutistes oubliés par leur pouvoir néocolonial actuel qui règne dans notre pays.

C’est ça la vérité.

Pour que la RDC soit dirigée avec espoir

Dans un pays sans vocation égalitaire, si l’on veut réellement la réussite nationale il serait mieux de s’adapter à un régime présidentiel sans premier ministre : la Présidence de la République, le Parlement et le Sénat suffisent.

L’expérience du pouvoir congolais en 1960 devrait nous servir de leçon, si vraiment on a la volonté de faire de notre pays un espoir pour toutes les générations futures, car le système imposé par les colonialistes peu avant l’indépendance et qui porta Lumumba de former le premier gouvernement congolais, était porteur de la confusion des pouvoirs d’Etat.

De l’oppression politique coloniale sans culture de la démocratie occidentale, les Belges obligèrent un gouvernement d’union nationale où les vainqueurs et les vaincus politiques congolais se sont retrouvés ensemble pour gouverner.

Ainsi, on avait vu un gouvernement constitué des nationalistes et des anti-nationalistes (pro haute finance étrangère).

Il est vrai qu’il y avait des évolués ou immatriculés congolais, des Noirs qui s’intégraient au statut des Européens avant l’indépendance.

Ce qui est à savoir, qu’il n’y avait pas parmi ces immatriculés des riches à travers leurs salaires, bien qu’ils avaient des belles maisons à crédit de fond d’avance, des voitures, mangeaient à leur faim et leurs enfants étudiaient dans des écoles européennes de la colonie.

Toutefois l’alimentation était à la portée de tous les habitants (blancs et noirs) du Congo-Belge.

Ce sont ces hommes sans assez d’argent qui se disputèrent les premières élections politiques congolaises pour devenir Députés nationaux, Sénateurs et Députés provinciaux.

Le chemin pour trouver l’argent de leurs campagnes électorales, était celui de la corruption coloniale.

Seuls les partis nationalistes échappèrent à cette corruption, MNC/L suivi du PSA d’Antoine Gizenga, du CEREA d’Anicet Kashamura, l’Association Balubakat de Janson Sendwe et la Coalition Kasaienne.

Le MNC/L remporta ces élections législatives avec ses alliés (PSA, CEREA, Balubakat et la Coalition kasaienne) car d’aspiration nationaliste.

L’argent de propagande nationale du MNC/L provenait de la vente des cartes des membres adhérant en masse dans le parti, comme aussi pour ses alliés.

Par contre, les partis opposés aux nationalistes, donc le PNP avec Boliya, Delvaux, Dericroyard et certains chefs coutumiers, CONAKAT de Moïse Tchombe, PUNA de Jean Bolikango, MNC/K d’Albert Kalonji et l’Union Tribale des Mongo (UNIMO) de Bomboko leur propagande était soutenue par la haute finance étrangère. Tandis que l’ABAKO à vocation séparatiste et fédérale, s’était autofinancé par la vente des cartes de membre uniquement aux originaires de l’ethnie Bakongo du Bas-Congo.

En réalité, il n’y avait aucune raison que le premier gouvernement congolais soit de l’union nationale, car il y avait une coalition des vainqueurs de même conviction.

Ce gouvernement était constitué des incorruptibles sous la direction de Lumumba et des corrompus sous la direction de Bomboko et Delvaux.

Le ministre des affaires étrangères fut Bomboko sur proposition des Belges, en cas de refus, ils bloqueront les avoirs financiers congolais au premier gouvernement.

Lumumba céda pour garantir l’unité nationale.

La plaidoirie de Lumumba dans les deux Chambres réunies le 9 août 1960, ainsi que toutes les manœuvres de la Maison Blanche, la CIA et la Belgique pour renverser Lumumba, l’arrêter et l’assassiner, prouvent comment l’Occident a organisé le néocolonialisme au Congo.

Dans le régime présidentiel du type américain, quelque soit leur méfait contre notre nation depuis 1960, éviterai une telle confusion politique.

Car le Président est élu au suffrage universel direct par le peuple et forme son gouvernement sans besoin d’une majorité parlementaire.

Bien qu’il a le pouvoir de mener sa politique intérieure et extérieure, il est quand-même sous contrôle des parlementaires et sénateurs pour que certaines décisions soient appliquées.

Ils ont le pouvoir de refuser un membre du gouvernement ou un haut fonctionnaire désigné par le Président de la République, s’il ne répond pas aux critères de bonne moralité et qualité par rapport à sa vie et son passé.

C’est ça la gouvernance que notre pays a nécessité en rayant la fonction du premier ministre, car chaque candidat Président se présentera à l’élection avec son Vice-président.

Si le Congo de 1960 était organisé à ce modèle, on n’allait pas connaître le drame d’aujourd’hui et Kasa-vubu ne pouvait pas être élu Président au suffrage universel par le peuple.

C’est Lumumba qui allait l’être avec Gizenga comme son Vice-président.

De même le Parlement et le Sénat allaient être dirigés par des nationalistes.

Les Belges savaient la finalité du Congo indépendant.

Aux intellectuels Congolais

Si le défunt nationaliste Thomas Kanza est le plus fameux diplômé congolais d’université au 30 juin 1960, il y a aujourd’hui un nombre considérable des universitaires congolais diplômés des plus célèbres universités du monde entier.

Nous avons lu des millions de volume des livres de toutes sortes dans les plus prestigieuses bibliothèques de l’Occident, de l’ex-bloc soviétique et de l’Asie.

Nous avons défendu des multitudes des thèses pour nos titres académiques, mais à cause du néocolonialisme mobutiste, nous étions privés de valoriser nos capacités sur le sol fertile de notre nation qui a énormément besoin de bonnes semences pour produire les meilleures récoltes.

Il avait été révélé à l’époque, il y a de cela 16 ans, c’était au colloque sur les perspectives de la coopération entre la Belgique et le Congo alors Zaïre, organisé à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) le 8, 9 et 10 octobre 1993, qu’il y avait beaucoup d’intellectuels Congolais (Zaïrois) qui vieillissent en Europe sans avenir ni servir le développement de leur pays.

Si nous lisons des millions de volume des livres ensemble aux Européens pour devenir intellectuels au même niveau dans leurs universités, il y a quoi qui nous manque pour servir notre pays comme eux font pour le développement de leurs pays et aussi de comprendre par où était arrivé le néocolonialisme dans notre nation et qui sont des compatriotes qui se sont battus contre ce régime néocolonial avec dévouement depuis son implantation officielle en septembre 1960 ?

Que faisons-nous pour se débarrasser du mobutisme érigé en doctrine d’immoralité qui continue sa mission d’abrutissement de notre peuple au pays et à l’étranger sereinement, car beaucoup d’intellectuels Congolais croient que ceux-là mêmes qui nous ont conduis dans cette situation depuis leur Collège des Commissaires Généraux de Mobutu les aideront à reconstruire ce qu’ils ont détruit avec Mobutu en septembre 1960 et 24 novembre 1965 avec la création de leur MPR en 1967.

Si des intellectuels Congolais de l’étranger, je vois ici par exemple ceux qui avaient participé à ce grand colloque d’octobre 1993 à Bruxelles car il y avait beaucoup dont l’âge variait entre 40 et 55 ans, moi-même j’y étais à l’âge de 43 ans, n’ont encore rien compris jusqu’à ce jour, comment nos compatriotes de l’intérieur comprendront la signification d’un régime néocolonial ?

Aux nombreux intellectuels de l’intérieur, formés dans des exigences néocoloniales les plus destructives, personne n’ignore que nous étions victimes de la malformation intellectuelle par la grande école d’immoralité mobutiste qui nous a fait croire qu’il faut devenir voleur pour réussir sa vie dans notre pays.

Oubliez-vous ce chapitre de l’évangile de Mobutu : yiba esika nayo ya mosala, kasi yiba moke, tonga ndaku, ezali ndaku nayo « vole dans ton lieu de travail, mais pas beaucoup, construit la maison, c’est ta maison ».

Ceci n’est qu’un rappel à notre peuple (intellectuel ou pas), qui, incroyablement se laisse entre les bras des grands voleurs qui ont partagé publiquement notre patrimoine national avec Mobutu jusqu’au 17 mai 1997, patrimoine qui allait garantir le bien-être pour nous tous comme veut la doctrine lumumbiste.

Et, à cause toujours de ce néocolonialisme, la très grande majorité d’entre nous vieillissent dans des conditions sociales les plus déplorables de l’humanité sans droit d’avoir un logement, d’avoir droit aux soins de santé qui prolongent la vie, d’avoir un travail bien rémunéré, de quitter l’humiliante charité étrangère, de faire étudier nos enfants avec dignité pour qu’ils deviennent des hommes honnêtes dans la gestion de notre riche pays, etc…

Nous devons savoir qu’une autre technique néocoloniale consiste de maintenir le peuple dans la mendicité publique auprès de ces mêmes néocolonialistes qui ne songent pas et ne songeront jamais à l’amélioration de notre condition sociale.

A notre peuple : chômeurs de carrière, fonctionnaires, ouvriers, paysans, chégues, Congolais de la diaspora, etc…, comme déjà souligné, nous ne pouvons en aucun cas s’incliner devant les mobutistes (les néocolonialistes) et leurs alliés. Sachons que l’actuel néocolonialisme, est même pire que celui qui a été renversé le 17 mai 1997.

Vœux pour l’année 2010 aux Congolais

Cette année doit être celle de la grande conscience pour l’avenir de notre peuple avant hier victime de l’esclavagisme ; hier du colonialisme ; une journée de la souveraineté arrachée le 30 juin 1960 par la lutte ; ensuite c’est le coriace néocolonialisme plus que l’esclavagisme et le colonialisme jusqu’à ce jour.

Nous devons refuser les vœux de ‘‘bonnes fêtes et heureuse année’’, car nous pensons à la tradition ancestrale selon laquelle une famille en deuil ne se réjouit pas d’une fête devant leur mort ni avant ni après l’enterrement, donc jamais avant le bain de consolation.

Ceux qui se réjouissent de la fête pendant que leur mort n’est pas encore enterré sont traités des sorciers sans avoir besoin de consulter un fameux voyant. Le néocolonialisme (mobutisme) hérité par Joseph Kabila est notre seul mort, un cadavre familial qui n’est pas encore enterré et dont on ne connaît pas le jour de son enterrement.

Se laisser dans la joie pour cette nouvelle année 2010 sans avant tout enterrer ce cadavre familial, ferait de nous les sorciers et complices de la croissance de notre souffrance. Continuerons-nous donc de vivre avec le libabe (avec la malchance) jusqu’à quand et jusqu’où ?

C’est pourquoi nous voulons que cette année 2010 soit celle qui va nous conduire sur la route du cimetière pour enterrer notre mort (le néocolonialisme) définitivement avant qu’il ne pourrisse en public, sinon il nous apportera une grave épidémie car il est mort avec de nombreuses maladies contagieuses, que les laboratoires des médecines modernes les plus développées n’ont pas encore identifiées. Mais les principales sont :

1- Les crimes contre : l’humanité, le travail, la justice, l’enseignement, l’éducation familiale, la santé publique, le progrès de l’homme, l’agriculture, les minerais, les infrastructures de transport : aérien, fluvial, routier et ferroviaire, l’industrie, etc…

2- Les favoritismes : de la dictature, du vol, de la corruption, de la prostitution politique et juvénile, d’adultère, du non respect de bonnes mœurs, du mensonge, d’arrestations arbitraires, d’assassinats, etc…

L’obstacle majeur de notre plus haut désir (le bien-être dans le développement) c’est l’association de nombreux partis politiques néocolonialistes de la doctrine du mobutisme qui ce sont emparés de ce haut désir contre leur système de l’esclavage et du colonialisme, en faisant croire que c’est le même principe qu’en Occident qui gouverne notre pays.

Pour cette année 2010, soutenons des hommes sans aucune discrimination raciale, qui vont libérer le pays de l’injustice et servir le haut désir du peuple (le bien-être).

Menons cette lutte avec perception des valeurs humaines comme dans les pays, dont nous envions les aspects d’intérêt commun : santé, éducation, logement, alimentaire, économique, culturel, sécurité, etc…et de s’adapter à une démocratie qui tient compte à nos valeurs ancestrales pleines de respect entre les êtres humains sans égoïsme que cet esclavage néocolonial nous impose depuis le lendemain du 30 juin 1960.

Ce cadavre mort le 17 mai 1997 après avoir infecté le peuple de certaines maladies contagieuses, a été gardé dans la morgue jusqu’au 16 janvier 2001 pendant que le travail de désinfection de notre peuple s’effectuait avec résolution. Voilà que cette thérapie collective s’est arrêtée le 16 janvier 2001, car nous nous sommes trompés du médecin. Heureusement les médicaments appropriés ne s’épuiseront pas dans des pharmacies modernes.

Aux soldats congolais : le 5 juillet 1960, vos aînés avaient désobéi aux ordres des officiers colonialistes. Ils avaient compris qu’ils servaient la répression contre leurs frères du sang.

Pour cette année 2010, rangez-vous publiquement ensemble avec des policiers aux côtés du peuple contre le néocolonialisme. Vous devez désobéir aux ordres des officiers néocolonialistes, ce geste vous alignera à la reconquête de notre indépendance nationale. Voilà chers compatriotes notre message commun pour cette nouvelle année 2010.

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mercredi 23 décembre 2009

Jean-David Levitte reçoit les journalistes à l'Elysée

Ancien ambassadeur de France à Washington, Jean-David Levitte est depuis le 16 mai 2007, conseiller diplomatique et sherpa du président de la République française Nicolas Sarkozy, et dirige le Conseil de sécurité nationale. Diplomate de haute facture, Jean-David Levitte a reçu les journalistes de la Presse Etrangère à l'Elysée pour un petit déjeuner avant Noël.

Jean-David Levitte, le sherpa du président Nicolas Sarkozy et Gidéon Kouts à sa droite.Photo Hong Wang

Massimo Naza (Courriere della Siera) et Freddy Mulongo (Réveil-FM). Photo Hong Wang

vue partielle des journalistes présents, on reconnait Nicolas Abena (Imagazine) écoutant attentivement les propos de M. Jean Davi-Levitte. Photo Hong Wang

Les journalistes en causerie avec Jean-David Levitte. Photo Hong Wang

Jean David Levitte: le "Diplomator"

Voici son portrait: D'abord en poste en Asie puis en administration centrale en France, Jean David Levitte est nommé, en 1981, conseiller à la Mission permanente de la France auprès des Nations-Unies, puis Sous-Directeur de l'Afrique de l'Ouest au Ministère des Affaires Etrangères (1984) et directeur adjoint du Cabinet du Ministre des Affaires Etrangères, Jean-Bernard Raimond en 1986.

Il est ensuite notamment représentant permanent de la France auprès des Nations unies à Genève (1988-1990) puis conseiller diplomatique et sherpa du Président de la République Jacques Chirac de 1995 à 2000.

Représentant permanent de la France auprès des Nations unies à New York (2000-2002) puis Ambassadeur de France aux États-Unis (2002-2007), il multiplie les communiqués pour dénoncer les insultes antifrançaises au moment de la guerre d'Irak.

Il est par la suite l'un des acteurs du réchauffement des relations entre Jacques Chirac et le président américain George W. Bush.

Dans le jargon diplomatique, il est surnommé « Diplomator », du fait de ses qualités de diplomate.

Le 16 mai 2007, le président de la République Nicolas Sarkozy fait de lui son sherpa et conseiller diplomatique à l'Élysée. Il prend également la direction du nouveau conseil national de sécurité, créé par le Président de la République, sur le modèle américain.

La limite des compétences entre le conseil national de sécurité et le ministère des Affaires étrangères s'est posée.

Il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques le 17 décembre 2007 au fauteuil de Raymond Triboulet (1906-2006).

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mardi 22 décembre 2009

Kimia II: la Monuc en retrait au Nord-Kivu !

Les Nations-unies ont décidé le 17 décembre 2009 de mettre un terme de ce mois, à la mission conjointe entre la Monuc et les Fardc dans le Nord-Kivu.

Alan Doss qui vient de terminer sa mission et Alain Leroy au siège de la Monuc à kinshasa. Photo Archive

Carte partielle de l'Est de la RDC

L'opération Kimia II, destinée à éradiquer les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), une rébellion hutue en provenance du Rwanda, a été fortement critiquée par la diaspora congolaise, des organisations humanitaires et de défense des droits de l'homme.

L'arrêt de la mission Kimia II a été décidé trois jours après la publication d'un rapport, par Human Rights Watch (HRW) sur les exactions de l'armée congolaise à l'encontre des populations civiles. "Accusés d'être des collaborateurs, les civils ont été tués par les deux camps à la machette", accuse HWR. Vieillards, femmes et enfants auraient été attachés ensemble avant d'être égorgés "comme des poulets", selon certains des 600 témoignages recueillis par l'ONG.

L'offensive a fait plus de morts parmi les civils que chez les rebelles, avec 1400 personnes assassinées de janvier à septembre 2009. La moitié a péri aux mains des rebelles, et l'autre moitié a été tuée par les Fardc. Plus de 7500 femmes ont été violées. le double par rapport à 2008. l'appel de HWR à la "fin immédiate" de la mission militaire conjointe dans le Kivu a été entendu. Reste à savoir si "la nouvelle approche des Nations Unies pour protéger les civils congolais", souhaitée pat Human Rights Watch, verra le jour.

Hier soir, à New York, une réunion se tenait au Conseil de sécurité de l'ONU sur l'avenir de la Monuc. Empêtrée dans un mandat contradictoire de maintien de la paix et de soutien logistique à l'armée congolaise, la Monuc est la plus importante mission des nations Unies dans le monde, avec 19.000 hommes.

Son mandat pourrait être renouvelé pour seulement cinq mois, alors qu'ele présente en République Démocratique du Congo depuis dix ans.

Joseph Kabila, a demandé le départ de la Monuc au 30 juin 2010.

Plusieurs foyers de conflit restent actifs en République Démocratique du Congo, Dongo et environs dans la province de l'Equateur (Nord-Ouest).

Ces dix dernières années, la République Démocratique du Congo a connue, une des guerres les plus meurtrières au monde.

Sur une population approximative de 68 millions d'habitants (le dernier recensement de la population date de 1984), la RDC compte 1,3 million de déplacés et plus de 380 000 réfugiés dans les pays limitrophes. la dernière vague de réfugiés, 84 000 personnes au Congo-Brazzaville entre mars et décembre 2009, provient de troubles entre les Patriotes-Résistants et les Fardc appuyés par la Monuc, dans la province de l'Equateur.

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Ambassade de la République Démocratique du Congo à Paris, où sont les passeports payés tant attendus ?

Rien ne va plus entre l'Ambassade de la République Démocratique du Congo et les ressortissants Congolais vivant en France. Une vive tension est perceptible, qui risque de dégénérer entre les Congolais de l'Etranger et Myra Djoku, ambassadeur de la RDC à Paris et son équipe. Sujet de la discorde: les passeports payés tant attendus !

Paris, au Cape, 26 décembre 2008, Tambwe Mwamba, ministre des Affaires étrangères de la République Démocratique du Congo, avait tenu à rassurer tout le monde sur la bonne marche de la République. Or le problème de passeport congolais devient complexe à Paris, va-t-il se décider enfin à réagir ?

Cela fait plusieurs mois que 4000 Congolais ont payés, chacun 250 euros pour l'obtention de nouveaux passeports biométriques à l'Ambassade de la République Démocratique du Congo, au 32 cour Albert 1er dans le VIIIè arrondissement de Paris.

Au delà du fait que le passeport congolais est le plus cher au monde, les 4000 compatriotes viennent d'apprendre à leur dépend que le Ministère des Affaires Etrangères à Kinshasa n'a encaissé que 50 $ pour chaque individu. Plus de 215 sur 250 euros depuis Paris ont disparus ! Pas de complément pas passeports biométriques pour les Congolais de France !

L'Ambassade de la République Démocratique du Congo conseille à ses ressortissants déjà déplumés de payer 150 euros pour un "tenant lieu" de passeport et de se rendre à Kinshasa. Or en cette période estivales le billet aller-retour Paris-Kinshasa-Paris est à 1162.74 euros par Air-France. Et à Kinshasa chacun doit encore débourser 450 $ pour un passeport hypothétique sans oublier les frais de séjours. Parti pour une semaine on peut avoir la mauvaise surprise d'attendre 2 voire 3 mois !

Là où le bât blesse, le Ministère des Affaires Etrangères à Kinshasa s'est mis tout seul dans le pétrin en imposant un passeport biométrique à ses ressortissants alors même que plusieurs pays limitrophes de la RDC sont encore au passeport ordinaire.

Et dire qu'après le 31 décembre 2009, aucun passeport ancien ne sera plus valable.

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lundi 21 décembre 2009

Mireille Lemaresquier, réélue présidente de la Presse Présidentielle et lauréate du Gand Prix annuel de la Presse Etrangère 2009

Mireille Lemaresquier

Mireille Lemaresquier, chef du service monde à France Info depuis 2001. Ancienne correspondante de Radio France à Genève puis à Madrid, elle participe également à l'émission mensuelle "Paroles du monde", diffusée sur la chaîne parlementaire Public Sénat.Mireille Lemaresquier est la présidente de l'Association de la Presse Présidentielle, élue, elle rempile pour 2 ans

Pierre Haski, Directeur de "Rue 89"; Christian Malard, Directeur du Service Etranger de France 3; Mireille Lemaresquier, Chef du Service Monde et Europe de France -info; Bernard Volker, Ancien Chef du Service de Politique Etrangère de TF1; Gidéon Kouts, Correspondant de la Radio-télévision israélienne, Président sortant de l'Association de la Presse Etrangère (APE) et Flavie jean du Conseil Général des Vosges

Le vendredi 4 décembre 2009, à la gare de l'Est-Paris, nous étions 70 journalistes à bord de deux voitures TGV en direction de Remiremont, puis par cars pour la station thermale de Plombières-Les-Bains dans les Vosges, pour l'assemblée générale de l'Association de la Presse Etrangère (APE).

Le Grand Prix Annuel de la Presse Etrangère 2009

Remise dans l'a soirée à l'issue de l'Assemblée Générale cette récompense est décernée par les 1 000 correspondants de la presse étrangère en poste en France aux personnalités des médias français qui se sont distingués dans le domaine de l'information internationale.

Cette année, la cérémonie a été placée sous la présidence de Christian Poncelet, ancien président du Sénat et président du Conseil général de Vosges.

Mireille Lemaresquier a été désignée lauréate du Grand Prix Annuel de la Presse Etrangère 2009 pour la radio pour la qualité de ses reportages et l'excellence de ses analyses de l'actualité internationale et européenne. "Je suis été très touchée car j'ai été pendant 20 ans correspondante à l'étranger, touchée également que les votes des correspondants étrangers se soient portés sur son nom. " dira-t-elle. "Le terrain ne me manque pas du tout, parce que je travaille avec des correspondants à travers le monde. Je ne m'ennuie pas du tout !".

Le bonheur n'arrive jamais seul dit-on. Mais le plus grand bonheur, c'est la reconnaissance de ses pairs.

En effet, le mardi 15 décembre 2009, les confrères de la Presse Présidentielle viennent de renouveler leur confiance à Mireille Lemaresquier qui a été réélue présidente pour 2 ans.

les autres lauréats

Le Grand Prix de la Presse Internationale 2009-Télévision- est attribué à Christian Malard , Directeur du Service Etranger de FR3, pour la qualité de ses reportages, la richesse de ses entretiens et l'excellence de ses analyses de l'actualité internationale.

Le Grand Prix spécial de la Presse Internationale 2009-Télévision- est attribué à Bernard Volker, Ancien Chef du Service de Politique Etrangère de TF1, pour l'ensemble de sa carrière de Journaliste, Homme de Télévision et Correspondant international qui a , par l'excellence de son travail, profondément marqué et largement contribué à l'évolution de l'information internationale dans les médias français.

Le Grand Prix de la Presse Internationale 2009- Internet et Presse écrite- est attribué à Pierre Haski, Directeur de "Rue 89", pour la qualité de ses articles et reportages et l'excellence de ses analyses de l'actualité internationale, ainsi que pour l'ensemble de sa carrière de journaliste international dans la presse écrite et ses livres axés sur la connaissance du monde et des évènements internationaux.

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Verbatim du néocolonialisme au Congo-Kinshasa

Les projets fondamentaux de notre pays comme voulait Patrice Lumumba était d’avoir un pouvoir responsable d’utiliser notre sol et son sous-sol pour servir le bien-être du peuple du grand Congo souverain.

M'zée Laurent-Désiré Kabila, Patrice Emery Lumumba et Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa za Banga

Il n’était nullement question de s’endetter à la haute finance étrangère ou d’être des mendiants. Aujourd’hui, les gens qui insistent de s’endetter au nom de notre pays, doivent savoir que nous n’ignorons pas l’histoire qui a conduit notre peuple dans la tragédie actuelle.

Il n’est donc pas opportun d’évoquer cette délicate question maintenant. Mais nous devons utiliser nos ressources humaines, minérales, énergétiques et agricoles d’une manière pacifique, attachés que nous sommes aux principes des idéaux nationalistes de Patrice Lumumba en 1960 et renouvelés par Mzée Laurent Kabila le 17 mai 1997.

Il convient, en outre, de mentionner que c’est Mzée Laurent Kabila qui a chassé le dictateur Mobutu du pouvoir qui a détruit notre nation pendant 37 ans.

Ensuite nous avons découvert plusieurs éléments, mais il est encore trop tôt pour en révéler la teneur. Quelques soient le complot néocolonialiste de Sun City en Afrique du Sud, les nationalistes (lumumbistes-mulelistes) avons salué l’élection de Joseph Kabila à la magistrature suprême du pays avec le désir de revenir sur la voie tracée par Mzée Laurent Kabila le 16 mai 1997 jusqu’à son assassinat et nous avons cru au soutien d’Antoine Gizenga à son élection.

Nous avons pensez qu’avec un Président né et grandi dans le maquis lumumbiste pendant la dure période de la répression néocoloniale, ensemble à un Premier ministre survécu de cette répression néocoloniale depuis le 5 septembre 1960, que c’était vraiment la résurrection de Patrice Lumumba.

En plus, toutes les qualifications sur la nationalité du Président que certains Congolais ont créées ne nous pousseront jamais d’accepter qu’il n’est pas notre compatriote, car Adrien Kanambe son père biologique est notre camarade nationaliste qui a combattu le colonialisme belge dans le rang de la jeunesse du MNC_L aux côtés de Nicolas Olenga à Bukavu jusqu’à la victoire des nationalistes qui a porté Patrice Lumumba au pouvoir.

Persécuté comme les autres nationalistes en 1963 sur tout le territoire national par la CIA, Kasa-vubu, Adoula, Mobutu, Bomboko et Nendaka, le camarade Adrien Kanambe se refugia à Usumbura capitale du Burundi et reprit le combat contre le néocolonialisme au début de 1964 aux côtés de Gaston Soumialot, Nicolas Olenga et Laurent Kabila dans l’armée muleliste jusqu’à libérer plus de 60% du pays avant que les armées et mercenaires de l’OTAN agressent le Congo pour rétablir le néocolonialisme sur l’ensemble du pays.

Le camarade Adrien Kanambe est mort sur le champ de bataille de Moba II en 1985 après 20 ans de lutte armée contre le néocolonialisme.

Tandis que son père adoptif le camarade Laurent Kabila par l’infidélité de son épouse Sifa qui était tombée grosse de Joseph et Jeannette dans son travail de prostitution pour gagner l’argent dans le maquis des révolutionnaires célibataires, le très long parcours de la lutte de camarade Laurent Kabila contre le néocolonialisme de 1960 au 16 janvier 2001 n’est plus à justifier, car il est largement connu de tous.

Mais il est à rappeler ici, avant que Sifa devienne épouse légitime de Laurent Kabila dans le maquis, elle fut dans son métier de prostituée la cliente publique d’Adrienne Kanambe.

Même mariée, elle a poursuivi clandestinement son métier dont Joseph Kabila est né photocopie conforme de notre camarade Adrienne Kanambe.

Voilà ce qui est vraie dans l’histoire de la filiation de Joseph Kabila, et il peut être appelé sans aucune contestation Joseph Kabila Kabange Kanambe.

Par contre nous avions souhaité qu’une seule chose, l’application avec dévouement de tous les principes des idéaux républicains, nationalistes et populaires, tels que souhaités par notre misérable peuple qui a porté Joseph Kabila et Antoine Gizenga au sommet de l’Etat.

Nous n’avions aucune intention de vengeance contre les crimes économiques, sociaux, culturels et humains commis par les néocolonialistes (mobutistes) dans notre pays depuis 1960, qui d’ailleurs se retrouvent tous dans le pouvoir de Joseph Kabila par la complicité occidentale du néocolonialisme depuis 1960 contre la souveraineté congolaise.

Mais nous ne permettrons pas aux néocolonialistes de nous empêcher d’accéder aux maillons de la justice populaire grâce auxquels nous serons en mesure de savoir pourquoi notre nation était sauvagement exploitée du 5 septembre 1960 au 17 mai 1997, ainsi que les vraies raisons d’assassinat de M'zée Laurent Kabila.

Nous l’avons dit, et le dirons toujours : ce que des hommes ont pu réaliser hier, ils seront capables de le refaire aujourd’hui comme demain, même détruit par les néocolonialistes qui sont revenus comme s’ils n’ont rien fait contre notre nation et notre peuple depuis 1960.

Depuis que Lumumba nous a délivrés du colonialisme le 30 juin 1960, les cabales n’ont cessé de se tisser contre notre peuple dont l’assassinat de M'zée Kabila en janvier 2001.

Au fur et à mesure que nos efforts au service de la nation s’intensifiaient pour vaincre le néocolonialisme, les conspirations devenaient plus violentes, plus acharnées.

Nous sommes conscients de leur gravité et nous en tenons comptes. Comme il y avait un manquement au sein des nationalistes, nous avions fait preuve de confiance et détermination à travers cette occasion de jeune Kabila et de vieux Gizenga, certes en souhaitant l’apport de tous ceux qui détiennent le secret des erreurs des nationalistes depuis 1960 et qui sont encore en vie comme Christophe Gbenye, Gaston Soumialot, Tupa Edouard, Maliyani Rigobert, Yerodia Ndombasi, Abraham Yambuya, Benoît Lukunku, Ismaïl Tutwemoto, Séverin Kabwe, Umba Johnson, Edouard Sumbu, Martin Kasongo, Zénon Mibamba, etc…ainsi que les jeunes nationalistes ayant compris la nécessité de la refondation congolaise contre le néocolonialisme qu’avait imprimée le Président M'zée Laurent Kabila du 16 mai 1997 au 16 janvier 2001 le jour de son assassinat pour avoir refusée la soumission étrangère contre nos intérêts.

Donc, la réconciliation doit être avant tout entre les vrais nationalistes congolais du passé et du présent, et non se laisser pénétrer par les néocolonialistes qui ne changeront jamais leur esprit de la doctrine néocoloniale du mobutisme. Voilà comment vaincre le néocolonialisme.

Aujourd’hui, si nous entendons par juste solution les manœuvres néocoloniales de Sun City, je vous dirai que nous ne l’accepterons jamais, car c’est notre capitulation avec au sommet de l’Etat un jeune Président de la République né dans le maquis nationaliste et un Premier Ministre ayant été isolé pendant 46 ans par les néocolonialistes.

Malheureusement les deux ont été absorbés par des anciens et nouveaux réactionnaires de la bourgeoisie néocoloniale mobutiste jusqu’à ce que le vieux Gizenga a démontré qu’il n’a jamais été nationaliste de l’idéal lumumbiste et que l’appellation Parti Lumumbiste Unifié (PALU) n’est qu’un leurre pour étouffer ce qu’il a toujours été réellement, car certains vieux qui ont été avec lui en 1960-1962, le définissent un vrai faux lumumbiste.

En laissant la charge du Premier ministre de son petit-fils Joseph et céder la place à la coterie tribale directe sans ne rien faire de positif même pour les Bapende ou à Bandundu dans son ensemble, justifie qu’il est un réactionnaire de la bourgeoisie.

Malgré que le nationalisme congolais est victime des complots occidentaux qui créent sans arrêt des traitres dans l’alliance qui avait vaincu le colonialisme au Congo en 1960, notre peuple exploité par le néocolonialisme depuis le 5 septembre 1960 , avait accepté sans condition cette paix voulue par les USA, la Belgique, l’Angleterre, la France, l’Allemagne, le Portugal, le Canada, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne, le Japon, l’Afrique du Sud, etc…pour le seul mérite qu’elle a donné l’occasion aux nationalistes qui n’ont jamais trahi, de faire le bilan des trahisons depuis 1960 jusqu’à l’assassinat de M'zée Laurent Kabila et de la résurrection du mobutisme après cet assassinat.

Nous ne voulons pas minimiser la grandeur de ces pays, ni sous-estimer leur importance à l’échelle internationale. Notre souhait est de voir ces pays considérer les droits des Congolais d’un autre point de vue que celui de continuer à soutenir le néocolonialisme, la sous-traitance du colonialisme.

Que leurs rapports avec notre nation et notre peuple se transforment positivement à l’égard de nos droits et intérêts tout en tirant leur profit loyalement.

Nous encourageons tous les étrangers qui essaient de progresser d’un stade à un autre dans la compréhension des problèmes réels de notre nation et de notre peuple.

Mais, en prodiguant ces encouragements, nous ne voulons pas qu’un étranger fixe nos droits à notre place et les Congolais aussi doivent savoir prendre leur responsabilité avec beaucoup plus de conscience pour leur avenir.

Ce point de vue est le souhait des nationalistes depuis l’indépendance, c’est pourquoi nous devons déclarer toujours avec franchise à toutes ces puissances qu’un large fossé sépare leur point de vue d’une juste solution de la question congolaise dont la mort de Simon Kimbangu, les assassinats de Patrice Lumumba, Pierre Mulele et récemment M'zée Kabila.

Ceci est la voie de la concorde entre notre peuple et le reste du monde.

L’Africain face à son identité

L’Africain ne doit plus être ignorant de sa souffrance et les raisons pour lesquelles cette situation se prolonge par suite des exigences politico-industrielles occidentales.

Dans l’enseignement qui est diffusé de nos jours, le silence est de rigueur pour obéir au paternalisme qui est une sorte de grande corde autour de la gorge.

Seule l’histoire vraie de l’oppression, la persécution et l’exploitation sauvage de l’Afrique écrite par nous-mêmes les victimes pourra être l’arme la plus efficace de toutes les générations africaines pour sortir de l’ignorance et tracer les lignes de notre lutte pour la souveraineté.

Nombreux sont ceux qui connaissent le jeu de damier et l’auront sans doute pratiqué au moins une fois.

Le damier et les pions n’ont aucun raisonnement ni conscience de leur présence dans les loisirs mondains.

Pour que les pions puissent se déplacer pendant le jeu il faut toujours qu’il y ait deux joueurs opposés munis des yeux, des doigts et des idées pour les manier ainsi d’aboutir à une victoire, une défaite ou un match nul.

Tous les pouvoirs coloniaux européens ont poussé leurs pions (administratifs, soldats, commerçants et missionnaires chrétiens) dans une seule direction : « pillage sans pitié de toutes les ressources de l’Afrique ».

Chaque fois que le peuple africain a voulu revendiquer ses droits face à la barbarie coloniale, il a été victime des massacres impunis même après la fameuse déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948.

Tous les Africains qui ont refusé de servir l’exploitation coloniale et qui ont voulu que le partage de nos richesses soit équitable avec les colonialistes, pour le bien-être des Africains et le reste du monde et se libérer du paternalisme occidental, ont été éliminés physiquement par la haute finance étrangère.

Les noms de Kimbangu, Matsua, N’Kruma, Lumumba, Sankara, Cabral, Moumié, Um Nyobe, Sékou Touré, etc… ne seront jamais chantés dans les propagandes occidentales comme les héros du pragmatisme de la tentative du bien-être africain du vingtième siècle, au contraire ils sont toujours diabolisés.

Par contre les noms des Africains qui ont servi ces pillages loyalement au détriment de leurs frères, les vrais vendeurs de l’Afrique à l’Occident, sont si bien repris dans les cantiques des propagandes qu’aux yeux du monde ils apparaissent comme des génies du bien-être des Noirs, pendant que la misère s’amplifie toujours davantage à cause de leur trahison.

Ces joueurs du damier africain pour faire progresser la terreur et la misère sur le continent noir avaient soutenu sans honte les Mobutu, Bongo, Eyadema, Savimbi, etc…jusqu’à instituer les assassinats, tortures, vols d’Etat entre les Africains un cercle des crimes impunis. Pire, ces manipulateurs des pions se disent chrétiens depuis bientôt 2000 ans et se félicitent encore d’être les signataires de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Si la liberté d’opinion et d’expression étaient reconnues à tous les êtres humains sans discrimination, les Africains devraient appeler cette déclaration du 10 décembre 1948 la « Déclaration Unilatérale des Droits de l’Homme », car ni avant, ni pendant, ni après cette déclaration, ils n’ont jamais joui de ces droits et nous sommes en grade de le démontrer avec certitude.

Voilà pourquoi l’Africain doit prendre conscience d’arrêter les pions et pour y arriver il faut stopper totalement les pousseurs. Dénoncer, écrire et crier contre les pions qui n’ont aucune conscience ni raisonnement de leur présence sur notre sol, tout en laissant tranquilles les paisibles pousseurs de ces pions, et pire encore en allant mendier chez eux pour sortir de la tragédie voulue par eux-mêmes, est une trahison qui condamne les Africains à vivre perpétuellement cette humiliation.

Le Bon Dieu ne nous délivrera pas de cette nouvelle domination qui est le néocolonialisme, car nous devons nous libérer nous-mêmes en reconnaissant que Dieu nous a donné aussi la capacité d’agir, pourquoi nous avons le cerveau ? La majorité d’Africains n’ont pas encore compris que les pousseurs des défunts pions Mobutu, Bongo, Eyadema, Savimbi, etc…créent leurs dauphins pour le même objectif : l’exploitation, le vol, la destruction, les fausses démocraties, etc… en Afrique au détriment des Africains.

En Occident les hommes travaillent sans arrêt ; les écoles de tous les niveaux fonctionnent sans interruption ; les hôpitaux, les petites, moyennes et grandes industries se modernisent chaque jour avec des nouvelles technologies ; sans parler de l’artisanat. Bref, chaque secteur de la vie occidentale milite pour le progrès d’une croissance qui existe déjà dans leur société.

Au même moment en Afrique les héritiers des pillards se comportent selon les désirs de leurs manipulateurs. Les écoles sont régulièrement fermées ; les hôpitaux disparaissent, l’artisanat détruit ; les petites et moyennes industries ruinées ; les grandes industries sont de véritables monuments improductifs ; les prix du café, cacao, coton, arachide, etc…sont fixés déloyalement par les joueurs du damier africain.

Cette situation a engendré un chômage qui atteint plus de 80% de population active en Afrique qui a même abandonné son agriculture traditionnelle en oubliant la dignité de nos ancêtres avant l’esclavage outre atlantique.

Les manipulateurs des africains créent et financent de nombreuses sectes religieuses en Afrique, les groupes de prières, au lieu d’encourager la production agricole et le rétablissement des infrastructures de base.

Ainsi le rôle joué par les missionnaires chrétiens européens pour asseoir le colonialisme est joué par les Noirs pour conserver le néocolonialisme en Afrique en ignorant que cette domination après leurs indépendances, est pire que le colonialisme.

Les Africains, au lieu de se donner au travail, ce travail qui développe le monde que nous envions, se constituent aux équipes permanentes des prières sans arrêt dans l’espoir que le développement leur tombera du ciel par la volonté et l’amour de Dieu qui les écoute chaque seconde.

Voilà pourquoi la lutte africaine doit s’orienter aux joueurs du damier africain, pour stopper les pions de tout mouvement.

Le travail doit reprendre sa place dans l’agriculture, pour que nous redevenions alimentairement auto-suffisants comme nos ancêtres d’avant l’atroce traversée d’Outre atlantique, qui n’ont survécus avec les aides.

Sachons que des groupes passe-temps des prières sont de véritables machines de la régression en Afrique.

Nous ne poussons pas les Africains d’abandonner la prière, car même à l’époque pré-coloniale elle a toujours représenté une réunion morale dans notre société et elle nous faisait vivre dans l’amour du prochain au nom de : Mungu, Nzambe, Nzambi ya Mpungu, etc… (Dieu Tout-Puissant).

Nous ne sommes pas sourds-muets ni myopes pour ignorer ce que nos ancêtres, nos grands-parents, certains parents encore en vie et nous de la génération d’avant les indépendances avons subi du colonialisme, et ce que nous subissons du néocolonialisme avec ceux qui sont nés après les indépendances d’Afrique.

Ceci dit, l’animisme est la religion la plus courtoise, une religion qui n’a jamais voulu dominer une autre, une religion qui a toujours respecter la culture des autres sans discrimination raciale comme elle-même en a subi des autres se définissant parfois démocratiques et civilisées, qui ont introduit même le plus vieux métier de leur monde en Afrique, la prostitution.

N’oublions pas que ce métier, l’homosexualité, le vol et l’égoïsme n’existaient pas dans notre civilisation pré-coloniale et même jusqu’à un certain moment du début de la colonisation.

Désormais l’Africain doit valoriser son identité, sachant très bien qu’il n’est pas un jouet perpétuel du néocolonialisme source de son humiliation actuelle.

Développement de l’Afrique, Oui ! Méthodes imposées par les manipulateurs, Non ! Le Bon Dieu dit : « Cherche et tu trouveras ».

Nous avons le devoir devant Dieu de travailler pour notre bien-être en concorde avec le reste du monde.

Débarrassons-nous de la peur et ne restons pas d’éternels grands enfants marchant à quatre pattes, prêts à accepter tous bonbons (sucrés, pimentés, amers et autres mauvais goûts).

Vive les êtres humains de bonne volonté sans distinction raciale ni croyance religieuse, animés du vrai amour du prochain dans la concorde pour un développement universel et un bien-être communautaire de notre monde.

Le néocolonialisme sera vaincu Patrice Lumumba (33 ans, âge mondain de Jésus) conduisit le peuple à la victoire sur le colonialisme à partir de 1958 avec le Mouvement National Congolais sans cadre universitaire en son sein, mais avec une jeunesse nationaliste déterminée, dont le triomphe du 30 juin 1960.

Entre Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit d’un côté et de l’autre le Président américain Eisenhower, Allen Dulles de la CIA, ainsi que les puissances colonisatrices.

Qui sont réellement les maîtres de la planète terre ?

Visiblement, le second groupe est le maître de notre monde comme démontre clairement le complot contre Patrice Lumumba, alors que ce dernier n’est jamais allé aux Etats-Unis et en Europe occidentale pour les arracher leur bien être social. Pourquoi ce groupe s’acharna-t-il à la seule personne de Lumumba, qualifié de crapaud par l’un des corrompus congolais de Eisenhower ?

Pourquoi les néocolonialistes ne veulent pas que notre peuple puisse connaître le vrai sens du nationalisme congolais depuis Kimbangu ? Le grand traître de notre souveraineté c’est Mobutu après avoir infiltré les nationalistes en 1958, il fut secrétaire particulier de Patrice Lumumba entre janvier 1960 et 30 juin 1960.

Mobutu recruta Damien Kandolo et Marcel Lengema, juste après le 30 juin 1960, le premier était directeur de cabinet du Premier ministre Lumumba et le second son secrétaire particulier.

Ces deux infiltrés jouèrent un rôle déterminant contre Lumumba pendant ses 65 jours à la primature au profit de la CIA.

Comme médaille, Damien Kandolo sera commissaire général à l’intérieur le 14 septembre 1960 et Marcel Lengema deviendra l’inamovible ambassadeur itinérant de Mobutu.

Gizenga, Vice-premier ministre de Lumumba se retrancha à Stanleyville avec Gbenye et Victor Lundula Commandant en chef de l’Armée, organisèrent la reconquête du Katanga et du Sud-Kasaï sécessionnistes.

Toutefois, le Nord Katanga était lumumbiste avec à sa tête Janson Sendwe, dont la jeunesse nationaliste Balubakat résista contre Tshombe durant toute la sécession.

En juillet 1961 les nationalistes sont capitulés par le conclave de Lovanium, Gizenga devient Vice-premier ministre d’Adoula et Gbenye ministre de l’intérieur. Janvier 1962, Antoine Gizenga est emprisonné à Bulambemba. Début 1963, Gbenye et d’autres lumumbistes s’exilent à Brazza.

Le 1er janvier 1964 Pierre Mulele déclenche l’insurrection dans le Kwilu.

Soumialot secondé par Laurent Kabila s’emparent en avril 1964 de l’Est du Congo, 60% du pays est libéré par l’armée révolutionnaire muleliste. Gbenye, devient Président de la République Populaire du Congo avec sa capitale Stanleyville jusqu’à l’agression belgo-américaine le 24 novembre 1964.

Le 17 mai 1997, le lumumbiste mulubakat de depuis 1960, M'zée Laurent Kabila chasse le néocolonialiste Mobutu du pouvoir en écrasant en dernière heure le complot de Bill Clinton, la CIA et tous leurs alliés (Museveni, Kagamé, Mandela et les pouvoirs occidentaux) de placer le Congo sous tutelle du Rwanda avec le Tutsi Déogracias Bugera comme Président de la République.

Encore l’échec avec l’assassinat de M'zée Kabila. Face à l’histoire, M'zée a été assassiné le 16 janvier 2001 à travers les mêmes phases préparatoires d’assassinat de Lumumba entre le 30 juin 1960 et le 17 janvier 1961.

Tandis que celle de M'zée Kabila ont été entre le soir du 16 mai 1997 et le 16 janvier 2001. Le but de ces deux assassinats est : priver le peuple congolais d’un heureux séjour terrestre dans son propre pays, alors propriétaire d’immenses richesses naturelles.

De Patrice Lumumba tetela du Kasaï à Pierre Mulele mumbunda du Kwilu et Laurent Kabila mulubakat du Katanga, c’est ça le nationalisme qui fait la fierté congolaise dans son vrai combat pour la souveraineté.

Car ils ne se sont jamais battus en faveur de leurs tribus respectives ou province d’appartenance, mais pour le bonheur et l’indépendance du peuple congolais.

Dire que les Balubakat sont des tribalistes, c’est ignorer l’histoire de notre unité nationale car beaucoup des Balubakat sont morts sur le champ de bataille contre la sécession katangaise de Tshombe, pour sauvegarder le Congo en entier. Certes, le 17 mai 1997 nous a étalé une autre face des Balubakat, mais qui sont-ils ?

Cet un petit groupe de cette tribu sans connaissance de notre histoire, bénéficiant l’ignorance de Gaétan Kakuji, lui-même sécessionniste, qui ont taché la réalité des Balubakat en faisant ce que certains Ngbandi et Ngbaka ont fait derrière Mobutu.

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Guinée-Conakry: Dadis Camara, l'homme qui incarne le pouvoir Kaki serait-il déjà de retour ?

Portrait de Dadis Camara, le chef de la junte guinéenne sur un mur de Conakry

Selon une source proche de la junte au pouvoir en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, le président du conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), serait revenu discrètement à Conakry (Guinée). Mais aucune information n’a filtré quant à son état de santé.

Le Capitaine Moussa Dadis Camara aurait donc quitté le Maroc où il était soigné après sa blessure à la tête, le 3 décembre, lorsque son Aide de Camp, le chef des bérets rouges de la garde présidentielle avait tenté de le tuer.

Le chef de l’Etat guinéen serait arrivé dans la nuit du mercredi à jeudi ( 16 au 17 décembre 2009) et l’avion qui l’aurait transporté aurait atterri sur la base militaire de Yimbayah qui était sous haute surveillance de l’armée et de la gendarmerie.

La même source, a affirmé que l’état de santé du capitaine Camara se serait beaucoup amélioré.

Toutefois, aucune déclaration officielle de la part de la Junte tant pour confirmer que pour infirmer la présence de Dadis Camara dans la capitale guinéenne.

Seule une apparition publique du capitaine Moussa Dadis Camara permettra de confirmer son retour et de mettre fin aux rumeurs sur son état de santé.

Pendant ce temps, son agresseur, le lieutenant Toumba Diakité court toujours. Ce dernier a donné une interview à Radio France Internationale où il a raconté les circonstances de son action. il prétend que Dadis Camara a voulu lui faire porter le chapeau de la tuerie du 28 septembre qui avait fait 157 morts dans les rangs des opposants.

Pour nos confrères de Jeune Afrique, Toumba Diakité est devenu depuis le 3 décembre 2009, l’homme le plus recherché de Guinée – le gouvernement a promis 200 millions de francs guinéens (près de 27 000 euros) et une villa à toute personne qui aidera à le retrouver –, Toumba est celui qu’il ne fait pas bon avoir connu ou approché. Son domicile a été saccagé, tous ses proches qui ont pu être retrouvés ont été arrêtés ou éliminés.

Le 5 décembre, plusieurs de ses fidèles (l’adjudant-chef Mohamed 2 Camara, alias « Beugré », commandant du camp Koundara, son adjoint Mohamed Soumah, le sous-lieutenant Mabinty Soumah et le gendarme Alpha Baldé) ont été arrêtés à Pamlap, à la frontière avec la Sierra Leone. Une vidéo des tortures qu’ils ont subies est aujourd’hui entre les mains de l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme. Quelques heures après son incarcération au camp Alpha-Yaya-Diallo, « Beugré » a trouvé la mort. Officiellement, c’est un suicide.

La traque des « traîtres » ouvre la porte à toutes les dérives. Celle du soldat Toumba alimente tous les fantasmes. Une folle rumeur le donne un jour réfugié à l’ambassade de France, le lendemain sain et sauf hors du pays, d’où il aurait fui déguisé en femme. Des témoins soutiennent mordicus l’avoir vu débarquer dans la nuit du 5 au 6 décembre au Tango, un bar prisé du centre-ville. « Il est arrivé vers 2 heures du matin avec des hommes lourdement armés, rapporte l’un d’entre eux. Ils ont acheté quatorze caisses de bière avant de repartir en trombe à bord de pick-up équipés de mitraillettes. »

Son chauffeur et son garde du corps se jettent sur lui pour le protéger

Comment diable un homme que l’on décrit aussi entouré peut-il disparaître dans une presqu’île de Kaloum bouclée, et dont il n’a vraisemblablement pas pu sortir ?

Une seule chose est sûre : la Guinée bascule dans l’anarchie depuis ce 3 décembre où Moussa Dadis Camara a perdu patience. Retranché au camp Koundara contrôlé par son ami Beugré, Toumba, qui savait qu’il avait été désigné par ses anciens amis comme le seul responsable du massacre du 28 septembre, refusait de répondre aux coups de fil de Dadis et de se rendre au camp Alpha-Yaya-Diallo, près de l’aéroport, où le chef de la junte le sommait de le rejoindre.

Le 3 décembre à la mi-journée, Toumba attaque le PM3 de la gendarmerie. Entré en rébellion et soucieux de garnir sa troupe, il libère des éléments qui y sont détenus et les emmène à Koundara, devenu de facto une nouvelle junte dans la junte. Informé, Dadis quitte Alpha-Yaya-Diallo à 17 h 15, escorté de dix pick-up remplis de bérets rouges.

Direction Koundara, au bout de la presqu’île de Kaloum. Il trouve son ex-obligé au milieu de ses hommes, le tire autoritairement par la manche et lui lance : « Tu dois revoir les enquêteurs de l’ONU. Personne n’a dit que tu étais coupable. Va répondre aux questions comme le ministre de la Défense et moi-même l’avons fait. » « Et ton neveu Marcel [lui aussi impliqué dans la tuerie du 28 septembre], ne va-t-il pas lui aussi les rencontrer ? » rétorque Toumba. Alors que le ton monte, ce dernier recule pour dégainer et tirer à bout portant.

Le chef de la junte s’écroule, touché à la tête et à l’épaule.

Toumba tente de l’achever, mais son chauffeur et l’un de ses gardes du corps, Joseph Mokembo, se couchent sur lui pour le protéger. Ils sont mortellement blessés.

Malgré les tirs nourris, une dizaine de bérets rouges réussissent à ramasser Dadis, qui baigne dans son sang, à l’installer, inanimé, dans un pick-up, et à filer vers l’hôpital militaire du camp Samory-Touré, à moins de 1 kilomètre de là. Puis ce qui reste de sa garde rapprochée le transporte par hélicoptère sur la base militaire de Yimbaya, à l’autre bout de la ville, pour le mettre hors de portée de Toumba et de ses hommes.

Informé par Kélétigui Faro, le secrétaire général de la présidence guinéenne, le chef de l’État sénégalais Abdoulaye Wade dépêche six médecins militaires à Conakry et propose d’envoyer un avion évacuer Dadis à Dakar. Médiateur du dialogue politique inter-guinéen, le président burkinabè Blaise Compaoré s’active au même moment pour trouver une terre d’asile médicale à Dadis.

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Dakar: une statue géante fait scandale !

Une statue géante construite à l'initiative du président Abdoulaye Wade sur une colline de Dakar fait scandale

Trop cher, de mauvais goût, politiquement incorrect, contraire à l'Islam, principale religion au Sénégal: le monument de la "Renaissance africaine" construit dans la capitale sénégalaise défraie la chronique depuis plusieurs mois.

Cette attraction touristique controversée est le grand projet d’Abdoulaye Wade, le président libéral du Sénégal, âgé de 82 ans: "C’est l’Afrique sortant des entrailles de la terre, quittant l’obscurantisme pour aller vers la lumière".

Le monument, représentant un couple portant un enfant et haut de 50 mètres, sera plus grand, selon ses promoteurs, que la statue de la Liberté.

Il est construit par la société nord-coréenne Mansudae Overseas Project Group of Companies dans un style rappelant les statues soviétiques.

C'est donc en majorité des ouvriers nord-coréen qui ont construit cette statue de métal, ce qui a choqué bon nombre de sénégalais. Sans compter le coût de ce monument qui s'élèverait à près de 20 millions d'euros, un budget monstrueux dans un pays qui souffre économiquement à cause du poids de la dette.

Autre sujet de colère, le président Abdoulaye Wade a l'intention de s'octroyer 35% des recettes des visites du monument, à titre selon lui de droits d'auteur comme concepteur de la statue. Le reste des royalties iraient non pas dans les caisses de l'Etat comme c'était initialement prévu, mais reviendraient à "la Case des tout-petits", une fondation gérant des crèches à travers le pays.

Ce "projet somptuaire", selon les termes de Jean-Christophe Ruffin, ambassadeur de France au Sénégal dans Le Canard enchaîné, cristallise donc les mécontentements. Il est d'ailleurs très vivement critiqué par l'opposition et la presse privée.

Des imams de Dakar ont du reste dénoncé vendredi dans leur prêche ce monument contraire à l'Islam.

Toutefois, un certain nombre de dakarois pensent que la "Renaissance africaine" va apporter du travail et des devises dans le pays.

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samedi 19 décembre 2009

Copenhague: Ballet des dupes pour le constat politique de l'humanité en danger !

“Il n’y a pas de Planète B”

Après 12 jours de sommet, le bilan du sommet de Copenhague sur le climat est peu reluisant : un accord non contraignant qui n'est pas signé par tous les pays, obtenu par des négociations de couloirs.

“L’Accord de Copenhague” ne peut être qualifié que de catastrophe, d’échec, voire de honte

Un accord sans ambition... et sans contraintes. Le principal échec de Copenhague est l'accord obtenu par les Etats-Unis et la Chine lors de discussions parallèles. Un document non contraignant bien en deçà des volontés affichés.

Son contenu est loin d'être à la hauteur des attentes que la conférence avait soulevées: s'il affirme la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle, le texte ne comporte aucun engagement chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre, se contentant de prôner la "coopération" pour atteindre un pic des émissions "aussi tôt que possible".

Jean kalama Ilunga nous a donné quelques jours auparavant son appréciation sur le sommet de Copenhangue, voici le contenu:

1. Réveil-FM: Quels sont, d’après vous, les vrais enjeux environnementaux de l’Afrique, en général, et de la République Démocratique du Congo en particulier ?

Jean Kalama-Ilunga : Les enjeux environnementaux ne peuvent pas être expliqués exclusivement du point de vue du continent africain, ni d’un pays comme la RDCongo mon pays parce qu’ils sont indissociables des enjeux planétaires! Dans le monde, le problème majeur de l’environnement reste strictement et avant tout, un problème d’anticipation, de prévention et de responsabilité vis-à-vis des générations futures qui devront payer un lourd tribut pour payer les dégâts causés par les parents que nous sommes! La planète Terre est malade!

Cette maladie causée essentiellement par l’homme a été diagnostiquée depuis longtemps! En dépit de l’anticipation, il n’y a pas eu suffisamment d’études pour identifier les véritables causes afin d’engager sérieusement les actions préventives par les politiques!

En Afrique, en général, comme en RDCongo, en particulier, l’environnement ou l’écologie sont toujours restés un secteur mineur de l’activité gouvernementale sans véritable enjeu, procédant plutôt du mimétisme béat sur le modèle des gouvernements européens!

En République Démocratique du Congo, bien que théoriquement espace phare de la biodiversité mondiale, la protection de l’environnement, il faut le reconnaître, est loin d’être un enjeu politique majeur!

2. Réveil-FM: Copenhague n’est-il pas déjà un échec du fait que les pollueurs ne veulent pas payer ?

Jean Kalama-Ilunga : On parle beaucoup du réchauffement de la planète et très peu de ses conséquences! Alors que le mal est au rendez-vous, l’information et la connaissance scientifique en matière d’environnement ne sont pas à ce rendez-vous!

A mon humble avis, Il ne faut pas se leurrer, Copenhague est un rendez-vous qui permettra de constater politiquement que le mal est vraiment là et non de l’endiguer!

La croissance des pays dits riches s’est construite au prix de la destruction de l’environnement par l’augmentation exponentielle de la teneur en CO2 de l’atmosphère terrestre entrainant de ce fait le réchauffement de la planète!

A Copenhague, les conséquences physiques du réchauffement seront éludées sûrement !

Par contre, l’accent sera mis sur la contribution financière des pays qui n’y sont pour rien et qui subissent les conséquences dont on ne parle pas beaucoup!

Le débat va, effectivement, tourner autour de l’argent que les pays qui se sont développés en polluant l’atmosphère ne veulent pas décaisser si l’on tient compte de certains discours!

J’ai l’impression que les effets d’annonce sur Copenhague déposent un voile d’ignorance qui empêchent de dévoiler les agendas cachés des pays pollueurs !

On ne nous dit pas tout !

3. Réveil-FM: Le bassin du Congo est le deuxième après l’Amazone, mais on ne sent vraiment pas la République Démocratique du Congo se préoccuper de l’écologie! Est-ce parce que la RDCongo est bien gâtée : l’eau, la forêt équatoriale, scandale géographique…. ?

Jean Kalama-Ilunga: La RDCongo dispose des ¾ de la forêt du bassin du Congo!

Elle se situe physiquement au cœur des enjeux pour la survie des êtres vivants de la planète Terre!

Est-ce que les congolais le savent voire en sont-ils seulement conscients?

Vous avez raison d’évoquer l’indolence caractérisée des congolais vis-à-vis de l’écologie! Les pouvoirs qui se sont succédés, n’en ont jamais fait une priorité comment voulez-vous que les congolais s’en approprient?

J’avais vécu une expérience personnelle à ce sujet : En mars 1998, à Kinshasa, j’avais élaboré un document dont le contenu était une réflexion que j’avais intitulée : « Ils m’étonnent! Ils préparent l’occupation de l’Afrique! »

Ma démarche consistait à démasquer la véritable cause qui sous-tendait la permanence de la déstabilisation structurelle délibérée du continent africain par des conflits armés depuis les indépendances!

J’avais, par cette occasion, annoncé l’imminence d’une guerre, prévisible, qui allait nous déstabiliser afin de nous empêcher de nous organiser!

Pour trouver la réponse, j’avais écarté toute réponse issue du principe de causalité univoque, restrictif dans le temps qui place l’antériorité de la cause avant l’effet selon lequel il n’y a pas ’’d’effets sans cause’’, nous amenant à fouiller uniquement dans le passé pour trouver la cause! C’est pour cela que j’avais osé dire que l’or, le diamant, le pétrole…n’était que des leurres pour détourner l’attention!

4. Réveil-FM: Comment en étiez-vous arrivé à cette affirmation par rapport à l’échauffement de la planète?

Jean Kalama-Ilunga : J’avais, par conséquent, opté pour le principe de cause finale selon lequel la finalité est la cause de l’effet-action présent!

C’était donc dans le futur que je devais me tourner pour situer la cause de cette déstabilisation aux allures anodines!

De ce point de vue, lorsqu’on nous avait imposé, par exemple, la guerre d’agression multiforme par le Ruanda – l’Ouganda contre la RDCongo, si l’effet était et est la déstabilisation structurelle qui pouvait déboucher sur la partition du pays, la cause finale étant située dans l’avenir, la finalité était donc la cause de ce qui se passait!

L’avenir étant incertain, parmi les hypothèses retenues comme causes possibles, ce furent les conséquences de l’échauffement de la planète à savoir : l’augmentation de la pluviométrie due aux intenses évaporations, l’élévation du niveau des océans consécutive à la fonte des glaces des calottes polaire, la perturbation de l’écosystème due à la dilution de la salinité des océans par l’eau douce des glaces polaires fondues, la recrudescence de certaines épidémies…etc que j’avais prises en compte pour construire ma démarche !

En définitive, ce fut l’élévation du niveau des océans qui avait toute mon attention comme facteur essentiel! En effet, selon certaines simulations réalisées par des spécialistes, une augmentation du niveau des océans de 20 mètres, engloutira les nombreux pays dans le monde qui disparaitront sous eaux!

Tous les continents seront touchés gravement à des degrés différents! En revanche, d’après l’estimation des géographes en RDCongo, le continent africain culmine à 700 mètres au dessus du niveau des océans!

Mais cela ne veut pas dire que le danger est écarté, parce que le surplus d’eau des océans envahira les fleuves et les rivières à l’intérieur des continents qui inonderont à leur tour les villes et les campagnes! Il y aura très peu de terre pour les milliards d’êtres vivant à l’air libre!<> Par conséquent, une guerre sans merci pour l’acquisition des terres habitables est prévisible! Les faibles seront repoussés dans l’eau! Cela frise le sadisme, mais c’est la future réalité, si on ne se prépare pas à défendre bec et ongle son espace habitable!

5. Réveil-FM: Permettez- moi de vous interrompre pour souffler un peu parce que ce que vous dites, donne froid au dos! Vous qui êtes expert en prospective stratégique, donc outillé pour apporter des pistes de solutions crédibles, quelles recommandations pouvez-vous donner aux dirigeants africains en général et de la RDCongo en particulier?

Jean Kalama-Ilunga : La pertinence de mon propos paraitra peut-être impertinente pour certaines personnes habituées aux solutions faciles à courte vue!

Ce que j’ai dit aujourd’hui sur les conséquences de l’échauffement de la planète, je l’avais pensée en 1998 et j’avais sollicité le ministre de l’environnement de l’époque notre ami Edi Angulu en présence de son ancien secrétaire particulier notre ami Ntantu Mey d’organiser un débat télévisuel sur la question auquel on devait associer des spécialistes en climatologie, et autres! J’avoue que sa réticence, caractéristique des personnes en poste de pouvoir qui ont pour la plupart, la manie de ne pas prendre des risques, m’avait déçu !

Voulant faire de l’académisme, il exigeait les sources de mes propos, alors que c’était moi la source ou bien fallait-il que je fus blanc pour constituer une source!

Ainsi donc, pour toucher l’opinion, le journaliste Mputu Biduaya m’avait reçu dans son émission pour en parler effectivement!

6. Réveil-FM: Comment faire? :

Jean Kalama- Ilunga : On ne peut rien faire si on n’a pas compris!

Pour comprendre, il faut nécessairement se débarrasser des idées reçues qui nous empêchent de penser par nous même!

Quand aux dirigeants africains, souvent, ils ne sont pas réceptifs à ce genre de réflexion qui ne vont pas dans le sens des poils!

Enfermés dans la logique de la conquête et de la conservation du pouvoir à tout prix, ils ne sont pas prêts à accepter l’indiscipline intellectuelle qu’est la pensée prospective! De toute manière, c’est toujours lorsqu’il est trop tard qu’ils se rendent compte à leurs dépens de la stupidité d’avoir rejeté cette façon de fonctionner relevant de la prospective!

Je pense qu’il appartient aux dirigeants de solliciter à ceux qui sont outillés pour procéder aux investigations sur le futur, en l’occurrence, les prospectivistes, d’engager des études méthodiques pour baliser les voies de concrétisation des actions à mener pour que le futur ne se positionne pas contre nous!

De toutes façons, ceux d’en face se préparent à venir occuper, au moment fatidique des inondations, notre espace habitable!

C’est de bonne guerre pour la survie! Notre déstabilisation permanente est donc indispensable pour eux!

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vendredi 18 décembre 2009

Marcel Guitoukoulou présidentiable !

Si les acteurs politiques Congolais- du Congo-Brazzaville- de l'étranger tergiversent encore Marcel Guitoukoulou vient de damer les pions a beaucoup d'entre eux.

Le vendredi 11 décembre 2009, au Press club Champs -Elysées à Paris, le Dr Marcel Guitoukoulou a enfilé puis boutonné son costume de leader de l'opposition à Denis Sassou Nguesso. Sans invectives, se voulant fédérateur Marcel Guitoukoulou a sans retenu parlé du renouvellement du personnel politique du Congo-Brazzavile comme une nécessité incontournable, une urgence pour engager le pays vers des lendemains meilleurs.

Dr.Marcel Guitoukoulou futur président du Congo ?

Paris,Press Club-Champs-Elysées: Freddy Mulongo (Réveil-FM), Cicéron Massamba, Ambassadeur Itinérant, Nicolas Abena (Imagazine) et Marcel Guitoukoulou, debout au pupitre

L'homme politique est arrivé au Press Club-Champs- Elysées en famille avec son épouse, 45 minutes avant l'heure de la conférence de presse, ses gardes du corps ont été visibles, vigilants mais pas encombrants. Il a répondu à quelques interviews de nos confrères dont celle de Youssef Diagola de Farafina, Magazine de la diaspora africaine avant même la conférence de presse.

Médecin anesthésiste en France, le Dr Marcel Guitoukoulou a été élevé le 15 mai 2009 par un décret du président Français Nicolas Sarkozy au rang de « chevalier de l’Ordre national du mérite » consacrant, après avis du Conseil de l’ordre des médecins de France notamment, « 28 ans d’activités professionnelles et sociales ».

Marcel Guitoukoulou, a été candidat aux élections présidentielles au Congo-Brazzaville du 12 juillet 2009. Il avait vu sa candidature invalidée pour « défaut de séjour ininterrompue durant deux ans au Congo », une clause iconoclaste de la Constitution de Sassou.

Marcel Guitoukoulou a attendu 6 mois avant de briser le silence les mécanismes de la fraude électorale à l’issue de laquelle a été « brillamment réélu » le candidat à sa propre succession, Denis Sassou-Nguesso comptant déjà à son actif 25 ans de carrière politique. Les Congolais ont choisi la continuité à la place du changement, avec un taux de participation de 20% dont 80% d'abstention.

Vue partielle des journalistes présents

Fin stratège politique

Dès que notre confrère Nicolas Abena a invité Marcel Guitoukoulou de rejoindre le pupitre du presse Club pour son speach, celui-ci ne l'a plus quitté jusqu'à la fin de la conférence de presse. Marcel Guitoukoulou a passé toute sa conférence de presse debout! Et n'a évité aucune question si embarrassante soit-elle.

Le "Congoles Doctor" a posé deux actes politiques majeurs.

1.Il a nommé Cicéron Massamba comme son Ambassadeur Itinérant. "Après longue réflexion, j’ai décidé de nommer un « ambassadeur itinérant » qui a pour mission à mettre sur pied un groupe de contact au-delà de la bipolarité qui nous est imposée aujourd’hui par une classe politique qui « dispose d’un discours des années soixante ». « la facture morale induite par cette génération du passé est à l’origine de nos maux », Monsieur Cicéron Massamba est cet Ambassadeur itinérant chargé de « prendre contact avec les autorités du pays pour décrisper le climat politique. ».

2. Il ne s'est pas contenté de l'amnistie annoncée par Sassou Nguesso, comme un vœu pieux. "Le 1er novembre a été la fête des morts. Les parents des Disparus du Beach n’ont célébré aucune cérémonie. Marcel Guitoukoulou en regardant droit dans yeux de Sassou (à travers les caméras présentes) a demandé au Président congolais, garant des libertés, soutien de la veuve et de l’orphelin, de « consacrer du temps à la mémoire des 350 disparus du Beach. » D’autant plus qu’il y a eu « un procès au Congo qui a indemnisé les parents, donc il y a reconnaissance des faits. ». Au delà du recueillement de construire un stèle en leur mémoire".

à la tête d’une fondation humanitaire qui porte son nom, œuvre pour l’émancipation de ses compatriotes, notamment dans l’arrondissement n°7 (Mfilou). Marcel Guitoukoulou par ses visites de proximité sur le terrain, ses dons de matériel médical et scolaire au Congo, tient à cœur l'évolution sociale des Congolais.

Au Pool, le Waterloo congolais, s'écria-t-il "il n’y a ni paix ni guerre. C’est pire. A Mindouli, c’est le Far West et l’Afghanistan : on attaque les trains, on y cultive du chanvre. La proposition du médecin congolais est la suivante : « Je sollicite le Plan Marshal pour le Pool. »

Tout en ayant une ambition nationale, dès l'entrée de jeu, le Dr Guitoukoulou a invité l’assistance à observer une minute de silence en mémoire de l’ancien Premier Ministre Bernard Kolélas décédé le 13 novembre 2009 à Paris.

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jeudi 17 décembre 2009

Vol de l'ordinateur de Me Aimé Kilolo, canular de mauvais goût des médias coupagistes congolais !

L’affaire Jean-Pierre Bemba ne cesse d’alimenter l’actualité politique en République Démocratique du Congo. Hier mercredi, 16 décembre 2009, un quotidien kinois a annoncé avec faste, la perte de l’ordinateur portable de Me Aimé Kilolo, alors qu’il se rendait à La Haye pour rencontrer son client.

Maître Aimé Kilolo Musamba Lubemba, l'un des avocats de jean-Pierre Bemba qui selon les médias coupagistes de Kinshasa, s'est fait voler son ordinateur. Photo prise lors de la messe de Jeannot Bemba décédé à Bruxelles

Ce papier repris sur le Net et arrosé sur tous les sites congolais, a prit une tournure ludique pour les uns et cauchemardesque pour les autres, selon le camp que l’on se situe.

Dans pareille circonstance, les médias proche du pouvoir à Kinshasa ont jasé en réservant quelques titres pompeux sur cet événement. «JP Bemba de déboires en déboires : un de ses avocats s’est fait voler l’ordinateur contenant la plaidoirie au procès à la CPI». Pouvait-on lire sur le site de Digital Congo.

A en croire l’auteur de cet article, Aimé Kilolo a été victime d’un vol qui a occasionné la perte de toute sa plaidoirie. Cet incident est survenu dans un train qui le conduisait à La Haye.

Il était écrit dans ses colonnes que :

«Maître Aimé Kilolo se sentait filé dès le départ de son domicile. Décidant de semer ses poursuivants, il a décidé d’abandonner l’autoroute et le véhicule. Il a privilégié le train.» Lisait-on sur le site du journal de la sœur jumelle du président Kabila, qui citait Le Palmarès.

Le papier de notre confrère à l’origine de la diversion, poursuivait encore plus loin pour annoncer que ce vol pourrait être fatal pour la défense du sénateur Jean-Pierre Bemba, car le PC, contenait non seulement «tous les éléments qui devaient nourrir la plaidoirie de la défense» mais surtout «plusieurs dossiers top secrets liés à la détention de Bemba à la CPI ainsi qu’aux faiblesses de l’acte d’accusation, produit par le procureur, Luis Moreno Ocampo.

Et du côté des sympathisants de Jean-Pierre Bemba, les commentaires étaient aussi alarmants, semblable à l’éternel « complot contre Igwe ».

Plusieurs sites de la diaspora congolasie ont versé également dans la suspicion, tombant parfois ainsi dans un piège de ce que l’on peut qualifier, de l’amateurisme en terme de journalisme. Peu étaient ceux des nos confrères qui ont eu la peine de vérifier l’information à la source.

Et même dans les milieux acquis à Bemba, les commentaires ne cessaient de fuser de partout. A Paris par exemple, les Amis de Jean-Pierre Bemba (AJPBA), dirigé par Lefils Kossi, ont annoncé dans la foulée, une descente à Bruxelles pour rassurer Me Kilolo, de leur soutien.

« Nous devons immédiatement réprimer cet acte ignoble et soutenir Aimé Kilolo », marmonnait, Likimba Te Nzengi, celui que tout le monde dans le cercle des indéfectibles, appelle le « Gourou » de Bemba, dû à son engagement inconditionnel au bembisme.

La rédaction de Réveil-FM s’est très vite saisie de l’affaire en interrogeant, la famille de l’ancien vice-président, mais surtout l’avocat, que nous avions rencontré la semaine dernière à Paris, toujours avec son précieux ordinateur. La réponse de Aimé Kilolo, était claire. «Cette information est tout à fait fausse. Je n’ai jamais été victime d’un vol d’ordinateur. Je ne comprends pas d’où ils ont eu cette information». A-t-il précisé au téléphone. C’est aussi la version de la famille de Jean-Pierre Bemba que nous avons contacté ce matin.

Ces écrits prouvent encore une fois, combien une certaine presse au Congo verse dans la médiocrité en allumant la flamme de la propagande soviétique. Pourquoi soutenir une information sans avoir penser à vérifier ses sources?

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Paris-Elysées, 5 chefs d'Etat du Bassin du Congo sans le Grand Congo !

En Afrique centrale, la République Démocratique du Congo fait figure d'une belle femme: elle a le fleuve congo comme colonne vertébrale, elle a la plus grande forêt équatoriale, elle a des ressources minières...Mais comme toute belle consciente de ses atouts, elle n'arrive pas à se mettre en valeur et à se faire désirer.

En politique comme en diplomatie, il faut être présent partout. Surtout là où se "boutique", se "ficelle" et se "concocte" des stratégies ou décisions qui demain auront une emprise sur le pays de quel l'on dirige. Mais où est donc Joseph Kabila pour la République Démocratique du Congo ? En étant souvent nulle part, la voix de la RDC s'étouffe tout seule !

Paris,16 décembre 2009, le président français, Nicolas Sarkozy a reçu, les chefs d’État du Bassin du Congo en partance pour le Sommet sur le climat à Copenhague, au Danemark.

L’objet de la rencontre était d’arrêter une stratégie commune et durable en vue d’un accord ambitieux sur le climat.

Le président français Nicolas Sarkozy était entouré des chefs d'Etats africains suivant:Paul Biya et Dénis Sassou Nguesso (Gauche) , Idris Déby et François Bozizé (droite).

Comment comprendre qu'une rencontre se fasse au Palais de l'Elysée avec Paul Biya du Cameroun, Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, Idriss Déby Itno du Tchad, François Bozizé de Centrafrique, Ali Bongo du Gabon (était présent à l'Elysée mais s'est excusé pour la conférence de presse à l'hôtel Marigny), ainsi que les représentants des pays de la Commission des forêts de l'Afrique centrale (Comifac) dont la République Démocratique du Congo est membre.

«L’Afrique ne doit pas toute seule assumer la responsabilité de préserver les écosystèmes du Bassin du Congo qui sont un patrimoine mondial» : telle est la ligne force de la déclaration faite, hier mercredi 16 décembre 2009, à l’hôtel Marigny, par le président français, Nicolas Sarkozy, lors d’une conférence de presse qu’il co-animait avec ses homologues chefs d’État des pays membres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac).

Pour le président français, «la chose est claire, nous voulons aider les pays du bassin du Congo, qui représentent la deuxième forêt du monde (…), un patrimoine de l’humanité». Et «la façon la plus efficace de limiter les émissions de carbone, c’est la lutte contre la déforestation », a insisté Nicolas Sarkozy, qui a reconnu que «ces pays ne (pouvaient) pas seuls entretenir une forêt patrimoine de l’humanité».

Nicolas Sarkozy considère la forêt du bassin du Congo comme un intérêt partagé entre Africains et Européens, compte tenu des conséquences catastrophiques que pourrait avoir un désastre dans cette partie de l’Afrique.

Le chef de l’État français a annoncé l’aide de son pays et des autres partenaires de l’Union européenne au Bassin du Congo, d’une valeur de dix millions d’euros en 2010.

Le président français a surtout souligné la position commune entre l’Afrique et l’Europe de mettre en place un « fast start » d’un montant de dix milliards de dollars par an — dont 2,5 milliards de dollars en provenance de l’Union européenne ; 420 millions de la France — pendant trois ans (de 2010 à 2013), pour financer les actions d’adaptation et d’atténuation du climat.

Nicolas Sarkozy a également émis l’idée d’une taxe pour des financements innovants. «Le président Barrack Obama y serait favorable», a-t-il précisé. Le bassin du Congo est le second poumon vert de la planète, après l’Amazonie.

À quelques heures du grand débat qui réunira les chefs d’État du monde à Copenhague, les dirigeants français et africains ont clairement pris position pour parler d’une même voix et ainsi peser de tout leur poids afin d’obtenir un accord sérieux dans la capitale danoise.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a salué les initiatives du président français, et a demandé plus de lisibilité après 2012.

Il a indiqué : «l’Afrique peut être la solution aux problèmes qui se posent (changement climatique)». Il s’est appesanti sur la position chinoise, «un pays ami de l’Afrique», avec qui «nous discuterons» pour obtenir des avancées. Car «nous allons à Copenhague avec toute l’ouverture».

Le président tchadien, Idriss Deby Itno, quant à lui, a rappelé l’état du lac Tchad et ses conséquences écologiques et humanitaires, si rien n’est fait. «Il y a donc urgence à agir», a-t-il déclaré.

Nicolas Sarkozy a promis d’accroître l’aide de la France, via l’Agence française de développement (AFD), pour freiner la progression du désert, et améliorer la gestion de la forêt du bassin du Congo, avant de suggérer que les entreprises qui ont des concessions sur les forêts créaient des emplois, ce qui était bénéfique aux pays en post-conflit.

Pour le président centrafricain, François Bozizé, «l’Union européenne et l’Afrique parlent le même langage» ; c’est «la même famille», a dit Nicolas Sarkozy.

Prenant la parole en dernier, le président camerounais Paul Biya a déclaré : «l’Afrique est disposée et décidée à apporter toutes les solutions à la résolution du changement climatique mais, pour cela, elle a besoin de l’aide financière (…). Nous allons à Copenhague groupés», a-t-il conclu.

Ballet des personnalités à l'Elysée

Paul Biya, président du Cameroun

Dénis Sasou Nguesso, président du Congo-Brazzaville

Idris Déby Itno, président du Tchad

Francois Bozizé, président de la République Centrafricaine

Ali Bongo, président du Gabon

Wangaï Mataï, la Kenyane militante écologiste

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Copenhague, le sommet se barricade !

Sous l'égide de l'ONU, 191 pays se réunissent à Copenhague du 7 au 18 décembre en vue de trouver un accord mondial sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Objectif vital : lutter contre le réchauffement climatique.

Devant le Bella Center, mercredi, des dizaines de membres des Amis de la Terre ont été empêchés d'entrer malgré leurs accréditations

Les changements climatiques ne font pas partie de ces choses qui n’arrivent qu’aux autres. La fonte des glaciers ou les terribles feux de forêts peuvent sembler bien loin de votre trajet habituel pour aller au travail, mais ces événements se déroulent devant la maison d’une autre personne.

En République Démocratique du Congo, certains de nos compatriotes sont réfugiés dans leur propre pays, à cause des guerres et fuyant les viols systématiques des Seigneurs de guerre et leurs sous fifres, sans oublier ceux qui ont pu traverser les frontières.

Dans les monde, c'est encore plus catastrophique. Des milliers de réfugiés climatiques d’Inde ou des îles du Pacifique sont obligés de fuir leurs maisons trop proches du niveau de la mer. Les feux de forêts qui font chaque année des millions de dollars de dégâts aux Etats-Unis et en Australie. Les ouragans de plus en plus fréquents et de plus en plus violents, qui ravagent des villes de la Nouvelle-Orléans à Taïwan.

Et à Copenhague, le sommet se barricade. Des ONG ont été refoulées aux portes du Bella Center. Dedans comme dehors, c’est la crise. Le Bella Center de Copenhague, où se tient la conférence sur le climat, a fermé ses portes mercredi matin aux représentants des Amis de la Terre, ONG historiquement associé aux négociations de l’ONU et à d’autres membres d’associations et délégués pourtant munis d’accréditations.

Les accréditations fondent "D’un point de vue démocratique, c’est grave, réagit Sébastien Godinot, des Amis de la Terre France. Il y a forcément un lien avec les négociations, qui sont au point de blocage. Toute voix qui soutient les pays du sud déplaît." Le nombre d’accréditations pour les ONG est passée de 22 000 au début du sommet à 7 000 hier mercredi 16 décembre et… 90 vendredi 18 décembre 2009 à cause de la présence des Chefs d'Etats. .

17 000 arrestations !

Autour du centre de conférence, environ 250 manifestants ont été arrêtés alors qu’ils se massaient autour des grilles. Ils dénoncent les "brutalités policières" face à une marche pacifiste. Depuis le début du sommet, les autorités danoises ont procédé à 17 000 arrestations.

Fracture Nord-Sud

Au sein du Bella Center, l’ambiance est aussi tendue. Alors que 120 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus vendredi 18 décembre 2009 , le Britannique Gordon Brown, déjà sur place, a indiqué qu’il serait "très difficile" d’aboutir à un accord. "La fracture entre Nord et Sud s’accentue. C’est une véritable guerre de tranchées", analyse Sébastien Godinot. La présidente du sommet, Connie Hedegaard a démissionné mercredi 16 décembre 2009. L’issue du sommet est désormais entre les mains du Premier ministre danois Lars Rasmussen.

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mercredi 16 décembre 2009

L'obséquiosité de Blair face à la guerre en Irak

Tony Blair, qui n'aura plus jamais un grand destin européen, doit témoigner début 2010, pas avant, sur la décision qu'il a prise, en 2003, d'entraîner la Grande-Bretagne aux côtés des Etats-Unis dans la guerre d'Irak.

L'ancien premier ministre sera entendu par une commission gouvernementale chargée de faire la lumière sur cet épisode. Mais, Tony Blair, le conseiller de Paul Kagamé, le président du Rwanda, n'a pu tenir sa langue. Il a déjà parlé.

Et ses premiers propos sont accablants.Même s'il s'était avéré à l'époque que le dictateur irakien ne possédait pas d'armes de destruction massive (ADM), a confié M. Blair à la BBC, "j'aurais continué à penser qu'il était juste de le renverser".

Pour comprendre à quel point cette déclaration a stupéfié les Britanniques, et le monde entier, il faut revenir en arrière. Fin 2002, début 2003, toute la machine de communication du gouvernement Blair est mobilisée sur un seul thème : Saddam Hussein a constitué un terrifiant arsenal d'ADM - chimique et peut-être même nucléaire - qu'il pourrait mettre à la disposition d'Al-Qaida.

On est moins de deux ans après les attentats de New York et la menace irakienne est assénée à l'opinion de manière péremptoire. C'est sur cette seule nécessité de démanteler les ADM que la Chambre des communes autorise l'entrée en guerre du pays.

Or, les services britanniques avaient de sérieux doutes sur la réalité de ces fameuses ADM, qui se révéleront inexistantes. Mais rien n'en sera dit. C'est sur ce qui ressemble à un très gros mensonge que M. Blair entraîne la Grande-Bretagne dans la guerre ; un de ces mensonges qui devrait conduire un homme public à la retraite et à la méditation silencieuse sur les conséquences de ses actes.

En l'espèce, une invasion qui, en mars 2003, renversa effectivement un effroyable dictateur, mais provoqua une non moins effroyable guerre civile, responsable de la mort de dizaines de milliers d'Irakiens (et de 179 Britanniques).

L'Irak était alors un pays exsangue, épuisé, neutralisé, sous embargo international. Bagdad n'avait rien à voir avec Al-Qaida.

la guerre en Irak s'est faite au détriment de la priorité qu'il eût fallu accorder à l'Afghanistan.

Giovanni di Stefano, l'actuel conseil de l'ancien ministre irakien des affaires étrangères Tarek Aziz, a adressé à l'Attorney General, principal conseiller juridique du gouvernement britannique, une "demande de consentement pour poursuivre" l'ancien premier ministre. M. Blair a "enfreint la Convention de Genève de 1957" en engageant son pays dans une guerre "non justifiée par une nécessité militaire et menée de manière illégale et gratuite", cela "confirme que la véritable motivation pour attaquer l'Irak était d'en changer le régime et non pas ce que (Tony Blair) a déclaré à l'électorat britannique, le Parlement et les médias en 2003", estime Me Di Stefano, un avocat italien du cabinet romain Studio Legale Internazionale, dans la lettre envoyée à Londres.

Manipulation, mensonge et agression militaire ne devraient pas rester impunis.En plus d'être illégitime, guerre illégale, c'est certain.

En effet, le seul semblant de droit (ou plutôt d'ordre) international qui existe, c'est l'ONU, et cette guerre a été déclenchée contre l'avis (opposé à la guerre) du Conseil de Sécurité… En outre, les Irakiens ont bien le droit de demander des comptes à ceux qui les ont attaqués, quand on voit le chaos dans lequel ils ont été plongés, car plus que jamais, Force est Loi .

Le bilan d'un conflit doit-il se limiter aux pertes de l'un des agresseurs ? L'un des éléments d'analyse, c'est le nombre de morts et de blessés dûs à cette guerre et au désordre en Irak.

Là est la responsabilité de Tony Blair au regard de l'humanité: les dizaines de milliers de morts dont ce n'était pas le métier, et qui ont payé le prix de l'exécution de Saddam Hussein.

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mardi 15 décembre 2009

Le Nepad, coquille vide ?

L’intégration du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) au sein de l’Union africaine (UA) dont l’entrée en vigueur est prévue en janvier 2010 est en « très bonne voie », assurent les responsables des deux institutions.

Dr. Ibrahim Assane Mayaki, Secrétaire Exécutif du NEPAD

Le Nepad avait été conçu aux début des années 2000 pour relancer le développement du continent africain, mais depuis l’initiative est plombée par des querelles de leadership entre chefs d'Etat africains et des visions différentes de ses objectifs et de ses orientations. La commission de l’Union africaine et le Secrétariat du Nepad « ont pris des mesures hardies en vue de mettre en œuvre les décisions des dirigeants africains», a déclaré le secrétaire exécutif du Nepad, Ibrahim Assane Mayaki .

Le secrétaire exécutif du Nepad a rappelé la tenue d'une session d'harmonisation du programme de travail qui a eu lieu le 3 novembre 2009 au siège de l'UA, entre des hauts responsables du Nepad et de la Commission de l'Union africaine. Selon lui, cette rencontre a permis de « préciser les tâches, rôles et fonctions clés des deux institutions en ce qui concerne leur programme de développement conjoint ».

Lancé en 2001, le NEPAD est conçu autour de huit secteurs prioritaires destinés à réduire le gap entre l'Afrique et les pays développés. Ces secteurs sont l'agriculture, l'éducation, la santé, les infrastructures, l'énergie, l'environnement, les nouvelles technologies, l'accès aux marchés extérieurs.

Mais l’engouement et l’enthousiasme qui ont suivi le lancement de cette initiative a cédé la place au scepticisme, en raison surtout du retard dans la réalisation des projets d’intégration. Le fonctionnement du fonctionnement du Nepad est souvent sévèrement critiqué par certains leaders africains dont le chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade qui le compare à une ‘’belle Mercedes avec un mauvais conducteur"

Alors que certains pensent que le programme est devenu « une coquille vide », d’autres estiment que les Sud-africains, dont le pays abritent l’actuel Secrétariat, se sont appropriés l’initiative.Devant un parterre des journalistes de la presse étrangère, le Dr. Ibrahim Assane Mayaki, secrétaire exécutif du NEPAD a pu exposé puis répondre aux questions des journalistes à Paris.

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Laurent Romary, un Kolwezien de coeur, 1er adjoint au Maire à Pombières-les Bains dans les Vosges

En marge de l'Assemblée générale de l'Association de la Presse Etrangère (APE) qui s'est tenue du 4-5 décembre 2009 à Pombières-les-Bains dans les Vosges, Nicolas Abena et moi-même avons eu l'agréable surprise de rencontrer Laurent Romary. Il est premier adjoint à la mairie de Pombières-les-Bains.

Ancien directeur de l'école française à Kolwezi dans le Katanga en République Démocratique du Congo. Évacué par l'armée française en 1991, malgré lui, Laurent Romary est resté Kolwezien de coeur. Il aime Kolwezi lorsqu'il parle de cette ville, ses yeux s'illuminent et il en parle avec passion.

Laurent Romary, premier adjoint à la Mairie de Pombières-les-Bains

A 320 km de Paris, avec une superficie de 27,2 km² (soit 73,1 hab/km²),1 987 habitants Située au sud du département des Vosges, à 456 mètres d'altitude, la ville d'eau est parmi les stations thermales de France, une de celles qui possèdent le plus glorieux passé des romains à Napoléon III.

La ville possède 27 sources chaudes faiblement minéralisées mais riches en oligo-éléments, les eaux de Plombières jaillissent à des températures comprises entre 57 et 84 degrés : idéales pour se relaxer, elles sont aussi indiquées dans le traitement des affections digestives et rhumatismales.

Plombières-les-Bains est une commune française, située dans le département des Vosges et la région Lorraine. Plombières-les-Bains est surnommée la « Ville aux mille balcons ».

Tapie dans son écrin de verdure où serpente une vallée étroite et escarpée, la station bénéficie d'un climat tempéré et sédatif, propice à une cure d'air pur et de calme.

Les forêts magnifiques qui l'entourent sont constituées surtout de sapins et de hêtres. Les Romains ont découvert les sources de Plombières il y a plus de 2000 ans et ont fondé le premier établissement thermal de la station. Détruite lors des invasions barbares, Plombières va renaître à partir du Moyen-Âge.

Au fil des siècles, d'illustres curistes vont s'y succéder : Montaigne, Voltaire, le duc de Guise, les ducs de Lorraine, Francisco Goya, Beaumarchais (la première de son célèbre « Mariage de Figaro » eut lieu à Plombières, il était le propriétaire de la papeterie de Plombières entre 1780 et 1788), Napoléon Bonaparte, Joséphine de Beauharnais, Napoléon III, Berlioz, Lamartine ou encore Alfred de Musset.

Laurent Romary qui nous a fait visité sa ville, bien décorée pour les fêtes de Saint Nicolas et de Noël. Avec lui nous avons salué des sont des "Plombinois, Plombinoises", on nous aurait cru en campagne électorale: Laurent Romary est très connu et apprécié dans sa ville. Son rêve, retourner à Kolwezi, rencontrer ses amis et vivre ses souvenirs...

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lundi 14 décembre 2009

Berlusconi, victime d'une agression à Milan en Italie

L'agitation politique autour de Silvio Berlusconi en Italie est souvent traitée à l'étranger sur le mode de la dérision. Dimanche, 13 décembre 2009, la dérision a laissé la place à la violence, lorsque le chef du gouvernement italien a été agressé par un homme de 42 ans à l'issue d'un meeting politique à Milan.

Les images de télévision ont montré un Berlusconi au visage tuméfié, visiblement sonné, embarqué dans sa voiture et aussitôt emmené à l'hôpital. Berlusconi, qui est âgé de 73 ans, restera en observation pour 24 heures.

Pour bien montrer qu'il n'était pas sérieusement atteint, Silvio Berlusconi est ressorti de sa voiture un bref instant, avant de se rasseoir et d'être emmené à l'hôpital.

Son agresseur, Massimo Tartaglia, a été maîtrisé et arrêté.

Juste avant l'échauffourée, un groupe d'une dizaine de personnes avait conspué le chef du gouvernement, qui était en train de signer des autographes. Ils l'ont traité de ‘bouffon’ et de ‘voleur’.

Berlusconi avait riposté en criant dans leur direction ‘honte à vous’. Juste après, l'agression s'est produite, sans qu'on sache réellement si l'auteur du coup de poing faisait partie de la dizaine de personnes qui avaient conspué Silvio Berlusconi.

Les réactions politiques en Italie ont été très rapides pour condamner l'agression contre le chef du gouvernement, de la part de ses amis comme, bien sûr, de ses ennemis qui ont tous condamné l'irruption de la violence dans le débat politique.

Au cours du meeting électoral auquel il a participé, il avait notamment déclaré : ‘Mes ennemis me dépeignent comme un monstre, mais je ne pense pas en être un. D'abord parce que je suis beau-gosse, et ensuite parce que je suis quelqu'un de bien’.

Les polémiques qui se multiplient autour du chef du gouvernement portent aussi bien sur sa vie privée, avec, en particulier, le ‘Noemigate’, du nom d'une jeune fille mineure dont il a été proche, ou de call girls qui ont témoigné dans la presse avoir été payées pour passer la nuit avec lui, que de ses liens supposés avec la mafia. Il a réussi jusqu'ici à faire face dans un pays polarisé entre pro et anti-Berlusconi.

Au lendemain de l'agression physique contre Silvio Berlusconi, l'Italie, de droite comme de gauche, déplore le "climat de haine" qui se serait installé dans la Péninsule.

L'agresseur, un homme de 42 ans suivi depuis dix ans pour des problèmes psychiatriques, lui a lancé en plein visage une petite statue du célèbre Dôme de Milan lors d'une réunion publique dans la capitale lombarde.

Un bulletin de santé devrait être diffusé à la mi-journée et l'on ignore encore combien de jours seront nécessaires à son rétablissement, même si ses blessures sont sans gravité.

Tous les quotidiens italiens affichent en Une des photographies montrant le visage ensanglanté du "Cavaliere" et c'est le mot "haine" qui revient le plus fréquemment dans les commentaires des éditorialistes.

Car bien au-delà du simple compte rendu des faits, les journaux s'interrogent sur l'état du pays, après des mois de conflit politique et d'escalade verbale autour de la figure controversée de son chef du gouvernement conservateur.

Revenu au pouvoir en avril 2008, Silvio Berlusconi défraie la chronique depuis mai dernier en raison de révélations sur sa vie intime ou les soupçons de corruption dont il fait l'objet.

La société civile a organisé le 6 décembre à Rome une manifestation massive dans le cadre d'un "No Berlusconi Day" mais l'opposition reste désorganisée en l'absence de chef de file rassembleur.

"Nous en sommes arrivés là. Un climat de haine contre Berlusconi a produit des effets dévastateurs", souligne le quotidien conservateur romain Il Tempo.

Quelles responsabilités ?

Même les journaux de gauche, à la pointe des campagnes contre Berlusconi, reconnaissent que les tensions politiques en sont arrivées à un stade inquiétant et que cette attaque ne fera rien pour les apaiser, en tout cas dans l'immédiat.

"C'est la preuve d'une détérioration de l'affrontement politique en Italie", souligne Ezio Mauro, rédacteur en chef de La Repubblica. Pour l'Unità, l'organe du Parti démocrate, le principal parti d'opposition, cette agression est "une folie".

Mais la présidente du parti, Rosy Bindi - elle-même moquée pour un physique soi-disant ingrat par le président du Conseil - estime que Silvio Berlusconi "ne devrait pas jouer les victimes" car il participe de ce climat en insultant ses opposants et en assimilant toute opposition à des "communistes" déterminés à le renverser.

L'ancien magistrat anti-corruption Antonio Di Pietro, à la tête aujourd'hui d'une petite formation d'opposition, a été sévèrement tancé par les alliés du chef du gouvernement pour avoir jugé que Silvio Berlusconi était à l'origine de sa propre agression par sa politique de confrontation permanente.

Il Giornale, propriété de la famille Berlusconi, écrit que l'agresseur certes était un déséquilibré mais "nous savons tous qui est responsable moralement".

"L'agression a été rendue possible par un climat: on qualifie Berlusconi de dictateur, de fasciste, de tyran, de monarque absolu qu'il faut renverser à tout prix."

Malgré son année tumultueuse, le président du Conseil bénéficie toujours d'une forte popularité, même si un sondage Ipsos publié samedi par La Stampa a montré un effritement de sa cote de confiance, en baisse de quatre points à 50%. C'était toutefois à la veille de son agression, qui devrait le voir bénéficier d'un regain de sympathie.

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dimanche 13 décembre 2009

Copenhague: la patate chaude de l'Afrique, c'est la terre !

La spéculation financière est le nouveau fléau pour les peuples d'Afrique, l'appropriation de terres par des Etats ou des investisseurs privés étrangers aggravera encore la catastrophe humanitaire environnementale que connaît le continent.

Où cet enfant africain plantera-t-elle ses arbres si la terre est vendue aux exploitants agricoles ?

Les pays riches et les grandes entreprises louent et achètent de vastes terrains dans les pays en voie de développement, pour y produire des vivres ou du biocarburant. En mars 2009, dix millions d’hectares de terres agricoles ont été proposés par le Congo à 1 300 agriculteurs sud-africains pour cultiver du maïs et du soja, élever de la volaille et des vaches laitières dans le pays, a annoncé Theo De Jager, vice-président d’Agriculture South Africa (Agrisa), lors d’une conférence sur l’agriculture à Durban.

Promesse de rapatrier les bénéfices pendant 99 ans leur aurait été faite. Ils ne paieraient rien également pour les engrais et le matériel qu’ils apporteraient. Que tout le monde se rassure : ceux qui auraient donné ne l'ont pas fait sans recevoir un intérêt ! D'abord il faut savoir que cette superficie représente une parcelle de 200 km de large sur 500 km de long !

Et où se situera ce cadeau royal offert pour 99 années à ces afrikaners sud-africains ? Va-t-il falloir raser des forêts ? Devra-t-on exproprier des villages entiers ? Deux fois la taille de la Suisse, 500 000 fois la taille de Monaco ? Après les paradis fiscaux, un paradis agricole serait donc offert aux afrikaners ! C'est sûr des emplois seront créés ! Mais des emplois d'ouvriers agricoles et de boys !

Au Kenya, les communautés d’agriculteurs et d’éleveurs du delta du Tana, ont réagi violemment lorsqu’ils ont appris que le gouvernement comptait louer une grande partie de ces terres côtières au Qatar. Après trois années de sécheresse consécutives, le Kenya est menacé par de graves pénuries alimentaires et par la hausse des prix. Mohammed Mbwana, fermier de la région et responsable de la Shungwaya Welfare Association, une organisation non-gouvernementale (ONG) locale, a expliqué que cet accord provoquerait le déplacement de milliers d’habitants. Au moins 150 000 familles issues des communautés de fermiers et d’éleveurs dépendent de ces terres, qui feraient partie de la plus grande zone humide du Kenya.

Selon les médias, les Mozambicains ont résisté à l’établissement de milliers d’ouvriers agricoles chinois sur des terres louées.

A Madagascar, les négociations engagées avec la Daewoo Logistics Corporation, un groupe sud-coréen, en vue de la location de 1,3 million d’hectares de terres, pour y cultiver du maïs et des palmiers à huile, a joué un rôle dans le conflit politique qui a abouti au renversement du gouvernement Marc Ravalomanana au début de l'année 2009.

Au Malawi, les investisseurs chinois se sont vu allouer des terres exploitées par les populations locales à des fins agricoles dans la ville de Balaka (sud) pour y construire une usine de traitement de coton. Lorsque des manifestations se sont suivies, les chefs traditionnels de la région ont été emmenés en Zambie voisine pour y constater les avantages offerts par la Chine en termes de développement. A leur retour, ils ont cédé et choisi de partir s’installer dans une autre région « car les Chinois allaient créer des emplois pour leurs sujets », selon un représentant des autorités publiques.

Le Soudan, un des pays d’Afrique ayant reçu les investissements étrangers les plus importants dans le secteur agricole, a écarté l’idée de l’émergence d’une nouvelle forme de colonialisme. Selon Abdeldafi Fadlalla Ali, commissaire fédéral à l’agriculture au ministère soudanais de l’Investissement, les autorités s’assurent toujours que les intérêts des populations locales soient servis dans le cadre de ces accords (les fruits et légumes sont vendus dans la région et les populations locales « deviennent les premiers bénéficiaires »). Le Soudan, a indiqué M. Ali, compte 84 millions d’hectares de terres arables, dont seulement 20 pour cent sont cultivées, et a conclu 75 accords pour une somme totale de 3,5 milliards de dollars en huit ans.

Les nouveaux prédateurs de la terre

les premiers prédateurs s'appellent Chine, Inde, Japon, Malaisie, Corée du Sud, Emirats arabe unis, Bahreïm, Jordanie, Koweit, Qatar, Arabie saoudite ou Afrique du sud.

La liste s'allonge de mois en mois. Chacun adopte une stratégie différente. La Chine-40 % des agriculteurs du monde pour 9 % seulement des terres agricoles de la planète-a conclu une trentaine d'accords avec des entreprises chinoises pour un accès aux terres agricoles étrangères qu'elles louent ou achètent afin d'y installer de grandes exploitations de riz, soja et maïs-toutes semences hybrides d'origine chinoise-avec agriculteurs chinois, chercheurs et techniciens chinois. les exploitations emploient une main d'oeuvre locale bon marché aux côtés de leurs propres ouvriers. Les contrats chinois comportent bien sûr un volet " coopération" censé profiter au pays bailleur.

Les Etats du Golfe sont riches en pétrole mais privés d'eau et dépendant totalement des importations alimentaires, qui ont subi une augmentation de 8 à 20 milliards de dollars en cinq ans. Ils sont tenus de nourrir "leur" population composée majoritairement par la main- d'oeuvre émigrée-par exemple 80% d'asiatiques dans les Emirats arabes. Ils ont trouvé la solution en se regroupant sous l'égide du Conseil de coopération du Golfe (CCG) pour conclure des accords "pétrole contre terre agricoles pour leurs entreprises". Selon l'ONG Grain (Main basse sur les terres agricoles en pleine crise alimentaire et financière, Rapport 2008, www. grain.org), " entre mars et août 2008, des pays du CCG isolément ou des consortiums industriels ont conclu des baux pour des millions d'hectares de terres agricoles, et les récoltes devraient démarrer dès 2009".

Les prédateurs spéculateurs financiers sans lien avec l'agroalimentaire, dont les grands noms de Wall Streeet, sont apparus en quelques mois sur le marché des terres agricoles, et la liste ne cesse de s'allonger. "l'astuce, ici est de ne pas se contenter de moissonner des récoltes mais de moissonner l'argent", déclarait en septembre 2008 Mikhail Orlov, fondateur de Black Earth Farming et ancien directeur de Capital Investissement chez Carlyle et Invesc..., cité par le rapport Grain. Ces prédateurs privés avancent souvent masqués derrière des pseudo-accords d'Etat à EEtat ou d'ETat à entreprises étatiques dans le cadre de contrats de "coopération".

Des exemples: le fonds Koweïtirn Dignity Living ("vivre dans la dignité"), 100 millions de dollars, investit en Ouganda pour approvisionner le moyen-oriental. Le Lybian African Portfolio (LAP), filiale suisse d'un fonds souverain lybien, a placé 30 millions de dollars dans un projet de riziculture au Libéria via une Ong locale, la Foundation for African Developpement Aid, en contrepartie d'une concession de 17 000 hectares de terre irrigable.

L'île Maurice est un cas exemplaire de ce genre de manipulation. L'Etat mauricien vient d'acquérir 20 000 hectares au Mozambique pour un grand projet avec la compagnie singapourienne Vitagrain, elle-même contrôlée par Gaeme Robertson, très présent dans les mines, l'immobilier et l'énergie. dans son accord, l'Etat mauricien cède 10 000hectares à Vitagrain.

En août 2008, trois entreprises du Golfe (Abu Dhabi Investissement House, Ithmaar Bank et Gulf Finance House) annonçaient la création d'un fonds d'investissement islamique d'un milliard de dollars destinés à l'achat de terres sur le continent africain, par l'intermédiaire d'une banque d'investissement créée à cet effet et pour financer la recherche sur les biotechnologies. A l'heure actuelle, il ne se passe une semaine sans transaction foncière de ce genre.

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jeudi 10 décembre 2009

Prix Nobel, Barack Obama est célébré en culottes courtes à Djarkata en Indonésie !

Oslo, Jeudi 10 décembre 2009, Barack Obama, le président américain et Michèle Obama son épouse femme à leur descente d'avion. Photo AFP/JEWEL SAMAD

Jeudi 10 décembre 2009, Djakarta, la statue de Barack Obama. Photo AFP

une statue en bronze de Barack Obama à l'âge de 10 ans a été inaugurée, ce jeudi 10 décembre 2009, dans un parc de Djakarta, la capitale indonésienne, où Barack Obama, le président américain a vécu une partie de sa jeunesse (de 6 à 10 ans (1967 à 1971) à Djakarta, où sa mère, Ann Dunham-Soetoro, s'était installée après s'être remariée avec un Indonésien), le jour où celui-ci doit recevoir à Oslo le Nobel de la paix. Cette œuvre, est la première statue de M. Obama au monde, le montre, en short et T-shirt, en train de sourire alors qu'il joue avec un papillon posé sur son pouce. La statue a été érigée dans le parc du quartier de Menteng où "Barry", comme il était alors surnommé, avait l'habitude de jouer. Elle est destinée à "inspirer et encourager les enfants indonésiens à réaliser leurs rêves".

Les cinq voix du Nobel

Le testament d'Alfred Nobel était lapidaire; les cinq membres du comité doivent être nommés par le Parlement norvégien. le reste est affaire d'interprétation, de tradition, d'équilibre des pouvoirs et, d'une dose de secret reposant sur des règles, pour la plupart non écrites, depuis 1901, mais qu'on amende ou transgresse au besoin.

Les cinq membres votants du Comité sont nommés pour des périodes de six ans et perçoivent environ 4 500 euros d'indemnité par an pour cette fonction.

Le Comité Nobel : à partir de la gauche, Inger-Marie Ytterhorn, Sissel Ronbeck, Kaci Kullmann Five, Thorbjorn Jagland (président), Geir Lundestad (secrétaire permanent, qui ne vote pas) et Agot Valle. Photo HEIKO JUNGE/SCANPIX

1.Thorbjorn Jagland. Parti travailliste. 59 ans. Membre et président du Comité depuis 2009. Nommé jusqu'en 2014. Ancien premier ministre puis ministre des affaires étrangères, il a été la cheville ouvrière des accords d'Oslo entre Israël et l'OLP en 1993, lorsqu'il présidait le Parti travailliste. Il est aussi président du Conseil de l'Europe depuis cet automne.

2. Kaci Kullmann Five. Parti conservateur. 58 ans. Membre du Comité depuis 2003. Nommée jusqu'en 2014. Ancienne présidente du Parti conservateur, ex-ministre du commerce, cette francophile est l'un des profils les plus internationaux du comité. Elle siège au conseil d'administration de Clavis Pharma (laboratoire) et d'Unison (assurances).

3. Sissel Ronbeck. Parti travailliste. 59 ans. Membre du Comité depuis 1994. Nommée jusqu'en 2011. Ex-présidente des jeunesses travaillistes, ancienne ministre de l'environnement, puis des communications. Plutôt à la gauche du Parti travailliste, elle a quitté son poste de directrice adjointe des antiquités, en 2008.

4. Agot Valle. Parti socialiste de gauche. 64 ans. Membre du Comité depuis 2009. Nommée jusqu'en 2014. Vice-présidente du Parlement lors de son élection au Comité. Engagée dans le désarmement nucléaire, elle est opposée à l'adhésion de son pays à l'Union européenne. Raison pour laquelle elle aurait été nommée, afin de faire barrage à Thorbjorn Jagland, qui souhaite que l'UE reçoive le prix Nobel de la paix.

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mercredi 9 décembre 2009

Obama, le plus populaire des Chefs d'Etats va recevoir son prix Nobel à Oslo

Le président américain Barack Obama, le 9 décembre 2009 à Washington

Le président américain Barack Obama sait qu'il n'est pas comparable à Nelson Mandela ou mère Teresa, lauréats avant lui du prix Nobel de la paix qu'il doit accepter jeudi à Oslo, a déclaré mercredi son porte-parole, Robert Gibbs.M. Obama, a ajouté M. Gibbs, est "fier que le comité (Nobel) ait reconnu que ce pays (les Etats-Unis), s'est à nouveau levé pour tendre la main au monde".

Certains diront que cette récompense est peut-être prématurée. Toutefois, c’est fait : Barack Obama s’est vu décerner le Prix Nobel de la Paix « pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples. », indique le comité Nobel norvégien.

La quête du Président américain pour un monde sans armes nucléaires a plaidé pour lui. Mais on imagine que l’immense espoir des Américains et du monde après l’élection du premier afro-américain à la tête des Etats-Unis est pour beaucoup dans cette récompense.

Un symbole fort qui sera célébré le 10 décembre 2009 à Oslo. Barack Obama se verra remettre une médaille, un diplôme et un chèque d’un million d’euros. Il dame le pion à 205 lauréats potentiels, dont l’ancienne otage Ingrid Betancourt. Cette dernière, vivement critiquée par ses co-détenus après leur libération, a vu certainement le prix lui échapper en raison de la polémique que n’auraient pas manqué d’alimenter ses détracteurs.

Si Barack Obama affronte une mauvaise passe en Amérique, il pourra se consoler en découvrant qu’il reste le leader le plus populaire hors de son pays. Selon le baromètre de popularité de dirigeants politiques ou de chefs religieux réalisé dans six pays par l’institut Harris Interactive pour la chaîne France 24, le président américain est crédité d’un indice de popularité de 76 % (ce score est calculé en prenant la moyenne arithmétique des six pays étudiés. Enquête réalisée en ligne par Harris Interactive, avec France 24, auprès d’un échantillon de 6 182 adultes en France, Allemagne, Espagne, Grande-Bretagne, Italie et aux Etats-Unis, du 28 octobre au 4 novembre 2009.).

Il devance le dalaï-lama (71 %), Angela Merkel (59 %), Tony Blair (49 %) et le pape Benoît XVI (43 %). Sur la vingtaine de dirigeants proposés, Nicolas Sarkozy arrive en sixième position (39 %), au coude-à-coude avec l’Espagnol Zapatero et le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. En bas de classement, on trouve notamment Silvio Berlusconi (16 %), le Syrien al-Assad (11 %) et l’Iranien Ahmadinejad (5 %), ce dernier apparaissant clairement, au fil de ce baromètre qui existe depuis novembre 2008, comme l’ennemi public international numéro un.

« Si Obama reste si populaire en Europe, c’est parce qu’en cette période de crise économique et de tensions internationales, tous les espoirs convergent encore vers ce jeune président charismatique », explique Patrick Van Bloeme, directeur associé de Harris Interactive.

« Angela Merkel est appréciée aussi bien à l’étranger que chez elle » Si la cote de popularité élevée du chef religieux tibétain est plutôt habituelle, le très bon score de la chancelière allemande paraît plus surprenant. « Angela Merkel est appréciée aussi bien à l’étranger que chez elle, ce qui est exceptionnel pour les chefs d’Etat ou de gouvernement », reprend Van Bloeme. Merkel, selon lui, rassurerait par son image intègre, sérieuse, simple, proche des gens.

« Un peu l’opposé de Sarkozy, dont la popularité baisse alors qu’il était, il y a un an, au même niveau que Merkel », glisse le directeur de Harris.

Le président français pâtirait en outre d’une image fortement identifiée à son camp politique. Alors qu’une Angela Merkel, qui a longtemps gouverné à la tête d’une coalition droite-gauche, ou un Tony Blair, ex-Premier ministre britannique plus pragmatique que socialiste, apparaissent plus consensuels. Un trait permettant de mieux s’exporter.

"Mais je pense que le président est fier des mesures que son administration a entreprises pour tendre la main au monde", a plaidé le porte-parole, estimant que cette attitude voulait dire "apporter davantage de paix et de stabilité à sur cette grande planète".

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Jean-François Copé et Manuel Valls s'expriment sur les "maudits minarets suisses" et l'identité nationale !

Paris, le 30 novembre 2009, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'assemblée Nationale et Christine Ranunkel, vice-présidente de l'APE

Paris, 1 décembre 2009, Manuel Valls, Membre de la Commission des Lois de l'Assemblée Nationale et Député Maire PS d'Evry, figure montante du Parti Socialiste et Christine Ranunkel

Les rendez-politiques de l'APE ont été riches, ils ont permis aux journalistes de la presse étrangère de rencontrer deux personnalités politiques, de la même génération l'un du pouvoir et l'autre de l'opposition, qui se sont exprimés sans ambages sur l'actualité du moment: l'identité nationale et les minarets suisses.

Jean-François Copé, né le 5 mai 1964 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est un homme politique français. Maire de Meaux depuis 1995, en 1997, au lendemain de la dissolution de l’Assemblée, je passe du statut de plus jeune élu à celui de plus jeune battu, il a été réélu Maire en 2001 et depuis 2005, il occupe plusieurs fonctions ministérielles, dont celle de porte-parole du gouvernement, pendant toute la durée des gouvernements Raffarin et Villepin.

Député de la 6e circonscription de Seine-et-Marne, il est aujourd'hui président du groupe Union pour un mouvement populaire (UMP) à l'Assemblée nationale.

Né dans une famille immigrée, il est le fils de Monique Ghanassia, originaire d'Algérie, et du professeur Roland Copé (dont le père, un Roumain de confession juive nommé « Copelovici », est arrivé de Roumanie dans les années 1920, fuyant l’antisémitisme de son pays, chirurgien gastro-entérologue proctologue qui l'éduque dans le culte du général de Gaulle.

À l'âge de 8 ou 10 ans, il avait affiché dans sa chambre un portrait du président de la République Georges Pompidou.

Manuel Valls, né le 13 août 1962 à Barcelone (Catalogne, Espagne), est un homme politique français d'origine espagnole. Membre du Parti socialiste (PS), il est maire d'Évry et député de la 1re circonscription de l'Essonne.

Né dans une famille catalane à Barcelone en 1962, Manuel Valls fait partie des rares hommes politiques français à avoir acquis la nationalité française par naturalisation (intervenue en 1982).

Son grand-père, rédacteur en chef d'un journal républicain et catholique, cacha des prêtres persécutés par les anarchistes.

En 1980, à l'âge de 17 ans, il adhère au Parti socialiste pour soutenir Michel Rocard. Au sein du PS, il appartient à la deuxième gauche, celle de Rocard pragmatique, contre celle de Mitterrand.

Séparation de l'Eglise et de l'Etat

Il ya cent quatre ans, le député socialiste Aristide Briand, faisait voter une loi révolutionnant les relations entre les Eglises et la République laïque, et mettant fin au régime de concordat napoléonien . Selon cette loi, l'Etat ne reconnaît plus ni n'encourage aucun culte, mais s'engage à assurer le libre exercice de la pratique de chacun. Cette loi, toujours en exercice en France, continue de susciter la controverse, comme en témoignent les débats actuels sur l'identité nationale ou les minarets. Aujourd'hui, en Europe, le Danemark, la Finlande, la Norvège, la Grèce, Malte, Chypre et le Royaume-Uni reconnaissent encore-contrairement à la France-une religion d'Etat.

Alors les minarets ? Pour ou contre ? A quelle hauteur ? Avec ou sans appel du muezzin ? A quelle distance du centre ville ?

Jean-François Copé: "Je suis contre la stigmatisation des musulmans et de l'islam. J'opte pour une laïcité positive. Chaque culte doit s'exercer librement en France. je souhaite voir les musulmans dans les mosquées à ciel ouvert plutôt que dans les caves. Je suis pour la formation des Imams adaptée aux valeurs de la République. Il faut déghetthoïsé les quartiers et encourager la mixité sociale. Il faut encourager le dialogue inter-religieux car les gens ne se parlent plus.Je préfère les mosquées construites avec l'argent de la France, même s'il faut respecter les aspects architecturaux plutôt que celles construites par l'Arabie Saoudite ou l'Iran en France"

Manuel Valls:"Je réfute l'hypocrisie à la française. Avant 1905, il ya eu des discriminations concernant les différents cultes et même après. En France, l'Etat entretient les cathédrales et les Mairies entretiennent les Eglises. Par exemple, je suis maire d'Evry la cathédrale d'Evry a coûté 15 millions de francs. C'est le cardinal Jacques Lustiger et moi même qui avions négocié le budget. Et à Evry, nous sommes entrain de bâtir la première pagode de France pour les fidèles vietnamiens. Il nous faut refuser l'argent qui vient de l'extérieur au risque que nos mosquées soient contrôlés par l'extérieur ".

Identité nationale !

Jean-François Copé:" Au lieu de c'est quoi être français " ? Je préfère "qu'est-ce que ça exige d'être français "? En bref, il y a d'accord la nationalité, ce qui touche le plus à notre intimité: appartenir à une nation plutôt qu'à une autre. Il y a les droits ( la capacité de bâtir ensemble, pour soi et ses enfants...) et les devoirs (les aînés sont morts pour ces droits, droit d'être protégé de la vie, à être éduqué, protégé dans ses libertés civiques ... On a des devoirs à l'égard de son pays. On a la chance d'être français et de vivre en France, un pays d'opportunité extraordinaire..."

Manuel Valls:"Je préfère identité républicaine à l'identité nationale. Je suis pour une identité nationale ouverte et généreuse qui va au delà de l'immigration. Celle-ci a toujours été une chance pour la France".

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Etre bien dans sa pub !

Un bébé pub

Mac tatoo

Être rémunéré pour se faire tatouer des pubs sur le corps… Hallucinant ! Voici une nouvelle mode pour mettre du beurre dans les épinards. Le premier à proposer cette nouvelle forme de pub est un Canadien qui crée en 2004 la société TatAD (Tatoo advertising) et propose comme espace publicitaire, le corps de ses clients.

Que penser de cette démarche ? D’après TatAD : “Vous êtes déjà un panneau d’affichage de vos marques préférées simplement en portant ses vêtements, ou en conduisant leurs voitures ou fumant leurs cigarettes. Vous êtes un vendeur pour vos entreprises préférées sans le chèque de paie ! Nous créons une nouvelle façon pour les gens de faire de l’argent avec les marques qu’ils aiment et c’est vraiment aussi simple que cela.“ Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. Cette nouvelle façon d’envisager le tatouage risque de faire couler beaucoup d’encre… Les détracteurs ruent sérieusement dans les brancards, choqués car il s’agit disent-ils «d’un nouveau type de prostitution».

D’autres s’en défendent en arguant que c’est déjà le cas avec les stars du foot et autres mannequins, qui arborent fièrement les marques représentées, prenant au passage un chèque exorbitant. Soit, mais ce n’est pas tout à fait pareil car il s’agit de notre corps.

La pub tient déjà une place énorme dans notre vie, les marques ont pris une place folle dans nos écoles, chez nos ados…. Ne sommes Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. Sommes-nous pas déjà de bons petits soldats ?

Nous passons notre vie à faire de la pub sans même nous en rendre compte, en discutant avec une copine de la dernière crème qui marche si bien ! Ou en expliquant à un collègue pourquoi nous préférons cette voiture plutôt qu’une autre. Notre vie est faite de pub… Lorsque nous surfons sur Google ou que nous renseignons nos profils Facebook, nous oublions que de fait, nous sur-qualifions des bases de données desquelles repartiront de futurs pubs. Mais attention !

Cette nouvelle forme de communication soulève aussi d’autres questions et risque d’entrainer les Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. plus démunis dans une spirale bien malsaine.

Les chômeurs et nécessiteux ne risquent-ils pas de se faire happer par ce nouvel argent facile (si tant est qu’avoir une pub Google sur le front soit “facile”) ?

Les sociétés comme TatAD se cachent derrière le fait que “personne ne sera forcé à porter une marque plutôt qu’une autre, les clients doivent adhérer à la marque et vouloir la défendre par le tatoo” mais lorsqu’on est dans le besoin, a-t-on vraiment le choix ? Lorsque la rémunération de ces tatoo-pubs est présentée en France à +- 1400 € mensuel pour 4 publicités portées.

Ou que d’autres, pour aller au concert “Youtube Live” vendent leur corps pour 1800 €.

Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image.

Les SDF peuvent-ils espérer êtres payés plus, du fait de leur visibilité permanente ?

A quand une femme enceinte avec “Bledina” tatoué sur le ventre ?

Dans certains pays, on vend son rein ou une part de son foie contre de l’argent… En sommes-nous si éloignés avec de tels procédés ?

N’oublions pas que se faire tatouer n’est pas sans risques. Soit les allergies et réactions aux tatouages sont rares mais bien réelles. Si l’on veut retirer ce tatoo définitif, il nous en coutera la somme de +- 840 € dans le meilleur des cas, le tout avec des possibilités de cicatrice irréversible… Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image.

Quant au tatouage non définitif, le problème de fond reste le même. La pub est-elle à ce point un envahisseur que nous devrions la supporter dans les moments les plus intimes de notre vie ?

Je ne suis pas sûre que lors d’un rendez-vous galant, il soit très “sexy” d’avoir en face de soi un front estampillé Conforama…

Imaginez vos futures soirées entres copains, les discussions seront peut-être du genre : - “Hey ! Elle est super ta pub Manix sur le menton” - “Je sais je suis content, j’ai touché 1000 €” - “Ah tiens, Solène arrive… Ben c’est quoi ce logo FN sur ton front ?” - “C’était vraiment mieux payé que celui de l’UMP… Et puis, je ne vais le porter qu’un mois alors ça valait le coup.” - “Tu es au courant pour Christelle ? Elle s’est retrouvée dans une mouise noire et elle n’a eu d’autre choix que de faire tatouer son bébé, mais bon heureusement c’est comme toi, ce n’est pas définitif.”

Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. Il faut se demander si tout ceci ne participe pas du problème de société rencontré par l’humanité ?

La surconsommation, ainsi que notre incapacité à projeter nos actions dans le futur, sont les causes de la manipulation dont les grands groupes financiers font preuve pour toujours plus de profits.

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lundi 7 décembre 2009

Les deux norvégiens condamnés à mort, la grâce présidentielle un fait de prince !

Les deux Norvégiens escortés à pied par une escouade des militaires armés: fallait-il exposer davantage les condamnés à mort ? Et si les Boyomais avaient lapidés les inculpés ?

Dans un pays comme la République Démocratique du Congo où la justice est très politisée, où " les commanditaires de crimes ne sont jamais inquiétés". Dans un pays où " les loups lettrés tondent et égorgent les moutons ignares ", où quelques individus ventripotents, opportunistes, arrivistes parvenus au pouvoir ont de droit de vie et de mort sur la majorité des congolais faméliques, paupérisés et abandonnés à leur sort, le refus d'une justice qui tue doit être encourager et appliquer.

La peine de mort fait sienne la pratique de l'assassin en l'assassinant à son tour. La peine de mort tombe dans le piège secret que lui tend le crime: celui de verser le sang en l'appelant châtiment. Elle ne protège pas la société des hommes et femmes libres, elle la déshonore. Le danger est que par son exécution, l'acte du criminel devient celui de la justice. La peine de mort est vengeance et non pas justice.La République Démocratique du Congo veut-elle être un pays moderne ? Si oui, qu'elle abandonne la peine de mort. D'abord pour les Congolais eux-mêmes mais aussi pour le étrangers qui résident au Congo. Cela ne dédouane pas ceux qui commettent des crimes de répondre de leurs actes.

Kisangani, le 8 septembre 2009,Tjostolv Moland, 28 ans et Joshua French, 27 ans, deux ex-militaires condamnés à mort pour avoir tué le 5 mai 2009 le chauffeur d'un véhicule 4x4 qu'ils avaient loué à Kisangani dans la Province Orientale (Nord-Est de la RDC).

Kisangani, le 3 décembre 2009, les deux norvégiens Joshua French (Droite) et Tjostolv Moland (Gauche) au tribunal militaire lors de leur audience.

La semaine dernière, la cour militaire à Kisangani a lu un rapport établi par le centre neuropsychiatrique de Kinshasa, lequel atteste que Joshua French, l’un des Norvégiens condamnés à mort au premier degré, manifesterait des signes cliniques de la démence et qu’il faudrait qu’il soit mis à la disposition des experts médicaux pour des examens approfondis.

Alors que Joshua French est actuellement transféré et interné aux cliniques universitaires de Kisangani où des examens médicaux devront être effectués sur son état mental, des avis des Boyomais à Kisangani dans la Province Orientale sont très partagés sur cette nouvelle.

Pour les uns, il s’agit là du début des manœuvres tendant à soustraire lentement mais sûrement les deux Norvégiens de la justice congolaise. « Comment un homme peut-il passer de son état normal à la folie juste lorsque le tribunal est en train de réexaminer son cas ? Ce ne sont que des manœuvres, car la suite est connue : il n’y aura pas de spécialistes au Congo pour son cas et on va le transférer dans des centres spécialisés de l’étranger. Voilà la vérité », s’indigne Monsieur Joseph Bokita qui suit de près le déroulement de cette affaire.

Pour les autres, par contre, c’est plutôt le sang d’un mutoka Maniema, entendez un fils de Manièma, qui réclame vengeance. En effet, Kasongo Abeti, le chauffeur assassiné, est un ressortissant de la province du Maniema, province congolaise réputée pour son mysticisme. « La famille de Kasongo Abeti a probablement invoqué les ancêtres de Kindu pour qu’ils frappent les responsables de la disparition de leur fils », avance Mzee Shabani Wa Shabani, un vieux originaire de la Province de Maniema.

Dans les rues de Kisangani, le débat entre la thèse de la superstition et celle de la tentative de soustraction des Norvégiens de la justice congolaise se poursuit, sans aucune considération de l’hypothèse de la démence avérée de Joshua French.

La cour militaire de Kisangani a confirmé jeudi 3 décembre 2009 la condamnation à mort, prononcée le 8 septembre dernier en première instance, de Tjostolv Moland, 28 ans, et Joshua French, 27 ans, pour le meurtre le 5 mai du chauffeur d'un véhicule loué à Kisangani, a déclaré son président, le colonel Pascal Molida.

MM. Moland et French ont été également condamnés "à verser solidairement avec l'Etat norvégien, à titre de dommages pour préjudice subi", la somme de 501,255 millions de dollars américains (332 millions d'euros), dont 500 millions USD (330 M euros) pour l'Etat congolais, partie civile au procès.

Les dommages et intérêts à la veuve et aux autres parties civiles, notamment l'association des chauffeurs de Kisangani et un autre proche de la victime, ont été fixés à 1,255 million USD (2 M EUR).

En première instance, l'amende et les dommages et intérêts avaient été fixés à 60 millions de dollars. La Cour n'a pas expliqué les motifs de leur augmentation en appel. Le tribunal militaire a justifié la condamnation de la Norvège par le fait que les condamnés possédaient des cartes militaires valides au moment de leur arrestation, ainsi que des armes.

Les deux ex-militaires norvégiens condamnés à mort pour meurtre et espionnage en République démocratique du Congo (RDC) ont adressé samedi 5 novembre 2009 une demande de grâce présidentielle à Joseph Kabila, selon leur avocat.

Cette requête s'appuie sur l'article 78 de la Constitution de Liège qui stipule: "Le président de la République a le droit de grâce. Il peut remettre, commuer et réduire les peines après en avoir informé le gouvernement". Un véritable fait de prince. Il faut en place que la tête du condamné à mort soit "graciable". Foutaises et balivernes , lorsqu'on entend certains médias encartés claironnés que depuis 2001, la peine de mort ne s'applique pas en République Démocratique du Congo.

Si la peine de mort n'est plus en vigueur au Congo, pourquoi la cour militaire de Kisangani l'a-t-elle prononcée ? Pourquoi les juges militaires n'ont-ils pas directement la perpétuité pour les deux Norvégiens ?

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jeudi 3 décembre 2009

Cinquantenaire Anticolonial: le Congo-Belge

L'indépendance du Congo n'est pas un cadeau des Belges !

Porteurs Congolais de l'expédition scientifique Lang-Chapin. Expédition des américains James Paul Chapin et Herbert Lang (1909-1915). Celle-ci partit d'Anvers pour Boma puis remonta le fleuve Congo jusqu'aux environs de Stanleyville.

Propriété personnelle du roi des Belges, Léopold II, depuis 1885, l'état indépendant du Congo devient la colonie du Congo Belge. Léopold II choisit de remettre ce territoire à son pays car il s'est fortement discrédité auprès de ses sujets avec la révélation des atrocités commises sous son autorité par les compagnies coloniales.

Entre 1875 et 1879, l'explorateur anglais Sir Henry Morton Stanley avait pris possession au nom de la Belgique de la rive gauche du fleuve Congo. C'est en hommage au roi des Belges qu'il fonde Léopoldville près du village de pêcheurs de Kinshasa. Après 75 ans de domination Belge, le Congo accèdera officiellement à l'indépendance en 1960.

Les souverainistes congolais sont clairs, pour le cinquantenaire de l'indépendance du Congo au 30 juin 2010: le discours de Patrice Emery Lumumba ou rien !

Discours traduit déjà dans plusieurs langues vernaculaires du Congo dont la campagne et distribution débutent en janvier 2010 dans toute la République Démocratique du Congo.

Le Congo belge: La dépression des années 1930

-Avec le Congo, la Belgique obtient des matières premières peu chères. L'administration coloniale recrute des travailleurs forcés pour les plantations et pour les mines et impose même en 1926 la conscription générale. L'administration coloniale négociait avec les différents dignitaires congolais pour qu'ils leurs fournissent des hommes comme travailleurs (10 francs par tête).

Les chefs politiques se débarrassaient en général des gens qu'ils n'aimaient pas dans leurs communautés. Les travailleurs étaient emmenés jusque dans les mines ou ils travaillaient pour 10 à 15 francs par mois. Plus de 44 000 travailleurs furent « importés » d'Angola et de Rhodésie du Nord pour grossir les rangs.

De nombreux travailleurs mouraient de fièvre à tiques, de grippe , de pneumonie, d'épuisement ou d'éboulement, à tel point que ce système qui succédait aux exactions léopoldiennes et à la première guerre mondiale risquait de dépeupler de nombreuses régions. Les autorités essaieront de résoudre la crise en imposant des restrictions aux recrutements forcés (par exemple, le décret de 1933 limita en effet à 60 jours la durée du travail forcé dans les plantations), et aussi particulièrement au Katanga en imposant dans les villes minières une force ouvrière permanente et stable, c'est-à-dire transformer les villageois en citadins.

Le krach boursier de 1929 à Wall Street fut le début d'un ralentissement économique mondial.

La demande de matières premières des industries s'effondra et le prix des matières premières aussi : le prix de l'arachide passa de 1,25 franc à 25 centimes.

L'économie congolaise, plus tournée vers l'exportation qu'aucun autre pays africain, fut d'autant plus vulnérable lors de cette crise que la Belgique est aussi un grand exportateur à cause de son petit marché intérieur.

Au Katanga, l'emploi chuta de 70% et de nombreux travailleurs forcés furent reconduits dans leurs villages. La dépression économique des années trente permit donc aux congolais d'échapper au travail forcé

Seconde guerre mondiale et montée du nationalisme

La seconde guerre mondiale commença en 1939, rapidement la Belgique fut vaincue par les troupes allemandes, Le 28 mai 1939, le Roi Léopold III capitule et est fait prisonnier. Les colons belges cependant refusent la suzeraineté Nazi, et font alliance avec le Royaume -uni.

Le Congo passe alors dans la zone sterling, tandis que la Belgique sombre dans la misère (chômage, déflation, pénurie). Le Congo était maintenant dirigé de facto par Londres.

La protestation anti-coloniale (chez les soldats, les paysans et les « évolués ») redoubla car l'effort de guerre des populations congolaise fut lourd.

L'administration coloniale recourut au travail forcé dans les plantations d'hévéas pour fournir du caoutchouc pour les pneus des véhicules des alliés. Les soldats congolais commandés par des officiers belges participèrent au combat en Ethiopie contre l'Italie fasciste, en Égypte contre l'armée allemande et en Birmanie contre les Japonais.

La Belgique occupée par les Nazis, collaboratrice et le monde occidental avaient, après la Seconde Guerre Mondiale, perdu beaucoup de prestige à leurs yeux.

En 1940 les Bakongos créent leur mouvement politique l'ABAKO.

En 1941, de graves troubles eurent lieu à Elizabethville.

En 1944, eut lieu l'insurrection de l'ethnie kumu. L'adjudant Karamushi proclama même en février 1944 la fin du mbula matari (l'état colonial).

En mars 1944, des révoltes eurent lieu à Masisi, des grèves et des émeutes les 25 et 26 novembre 1945 à Matadi.

La même année sont crées d' importants journaux quotidiens comme la Voix du Congolais, la Croix du Congo(sous-titre le Journal des évolués congolais).

En 1944 à Luluabourg des intellectuels avait en effet publié un manifeste pour la reconnaissance et des droits spécifiques pour les évolués(africain ayant terminé dix ans de scolarité). Apparaissent alors deux mouvement, l'un violent des ouvrier, paysans et soldats et l'autre pacifique des intellectuels.

Le 2 septembre 1945 le Japon capitule, la Seconde Guerre mondiale est terminée, les alliés ont gagné.

L'Europe est dévastée, l'Europe occidentale se reconstruit grâce au crédit américain "plan Marshall", c'est donc les États-unis qui dirigent l'Europe et donc également, leurs colonies. Opposés au colonialisme les américains auraient pu donner l'indépendance aux populations congolaises, néanmoins Washington est farouchement opposé à tout régime communiste et sait que la propriété privée n'existe pas dans la culture africaine. Ainsi Washington préfère garder un pouvoir colonial belge, le temps qu'un mouvement africain libéral apparaisse.

En 1946 Joseph Kasa-vubu de l'ABAKO fait un discours sur le droit du première occupant.Les évolués de Léopoldville sont autorisé á s'organiser en confédération générale des syndicats indigènes.On estime à peu prés à 5609 le nombre d'évolués.

Suivront l'abolition du fouet, pour le clergé, les gradés de la force publique et les auxiliaires de l'administration.

Face à ces mouvements nationalistes l'administration belge commence à comprendre qu'il va perdre leur colonie.

La Belgique avait ratifié l'article 73 de la Charte des Nations unies, qui prônait l'autodétermination des peuples.

Les deux superpuissances de l'époque (États-Unis et l'Union soviétique) militaient également en ce sens.

Cependant, le professeur belge Antoine Van Bilsen publia, en 1955, un document intitulé Plan de trente ans pour l'émancipation politique pour l'Afrique belge.

L'agenda prônait une émancipation progressive du Congo sur une période de 30 ans, durée que Van Bilsen jugeait adéquate pour créer une élite intellectuelle qui puisse prendre la place des cadres belges.

Le gouvernement belge et nombre d'« évolués » furent sceptiques par rapport à ce plan, les uns parce qu'il impliquait de perdre le Congo à terme, les autres parce que cette durée leur semblait trop longue.

Un groupe d'« évolués » catholiques répondit positivement à ce plan dans un manifeste publié dans un journal congolais La Conscience africaine, les seules divergences intervenant dans l'importance de la participation congolaise au cours de cette période de 30 ans.

1890 - Années 1950

En 1890, Léopold II avait donné comme gage du prêt consenti par le parlement la dévolution du Congo à la Belgique dans un délai de 10 ans.

En 1895, quand Léopold II eu à nouveau besoin de fonds on débattit encore une fois de l’annexion éventuelle mais cette-fois-ci la Belgique fut réticente.

C’est la campagne internationale menée par le Royaume-Uni qui contraignit la Belgique à prendre possession du Congo. L’administration belge qui lui succéda fit tout pour effacer l’image de Léopold II comme tyran qui massacrait les populations pour s’enrichir.

L’article 3 de la Charte Coloniale du 18 octobre 1908 prescrivait que : « Nul ne peut être contraint de travailler pour le compte et au profit de sociétés ou de particuliers ».

Pour effacer l’image du caoutchouc et des mains coupées, on développa la culture du coton et de l'huile de palme et la cueillette du caoutchouc sauvage fut remplacée par la culture de plantations d’hévéas.

La Congo Reform Association, association britannique qui était à l’origine de la campagne orchestrée contre l’État indépendant du Congo, décida de se dissoudre en 1913, tandis que le Congo livrait 23,000 tonnes de coton en 1932 et 127,000 en 1939.

L’enseignement a été mis en place par des missions chrétiennes privées qui finançaient leurs activités par l’agriculture ou la sylviculture. Par exemple, en 1948, environ 99,6% des structures d’enseignement étaient contrôlées par les missions chrétiennes, 0,4% étaient détenues par des entreprises privées pour former leurs futurs employés.

En 1940, le taux de scolarisation des enfants de 6 à 14 ans étaient de 12% et en 1954 de 37 %, ce qui plaçaient le Congo à l’époque au côté de l’Italie mais ces statistiques cachent un énorme gâchis scolaire: sur douze élèves à l’école primaire, seul un achevait le cycle et de ceux-là, seul 1 sur 6 accédait à l’école secondaire.

Les missionnaires n’étaient évidemment ni pédagogues ni diplômés en lettre ou en science mais diplômés en théologie : leur objectif était plutôt de former des catéchumènes.

Les missions étaient tenues par des prêtres flamands, américains ou scandinaves dont le français n’était pas la langue maternelle.

L’enseignement secondaire destiné aux Congolais était presque uniquement axé sur les études professionnelles ou techniques, ce n’est qu’à partir de 1955 qu’on commence à développer les écoles secondaires (une comparaison peut se faire avec le Cameroun : en 1952, sous le mandat français, il y avait déjà 8,000 élèves dans les écoles secondaires).

Lors de l’indépendance, le Congo disposait cependant de deux universités comptant 466 étudiants blancs et noirs : l’Université Lovanium, fondée en 1954, et l’Université d'Élisabethville créée en 1959. Mais en dehors de ces universités, la ségrégation raciale séparait les enfants blancs et noirs qui fréquentaient des établissements scolaires distincts.

Dans de nombreuses écoles, le fait de parler une langue congolaise était proscrit au niveau secondaire, de même pour la pratique de l’islam.

Au niveau primaire, le Congo belge fut l’une des seules colonies d’Afrique où les langues locales (kikongo, lingala, tchiluba et swahili) furent enseignées, et ceci grâce aux missionnaires.

Les infrastructures sanitaires ont été mises en place par les entreprises pour leur personnel.

Les chemins de fer étaient aussi aux mains d’entrepreneurs privés. Le contrôle de l’administration était dominé par la Belgique, sans organe démocratique pour les habitants.

Le chef de l’État restait en toutes circonstances le roi des Belges, mais la gestion journalière était dévolue au Gouverneur général, employé comme administrateur colonial par le Parlement belge.

Contrairement à la situation dans certaines colonies britanniques et françaises, les colons blancs du Congo n’avaient aucun droit politique. Diverses restrictions affectaient les Congolais.

Dans les villes construites par les colonisateurs, les populations noires étaient refoulées dans les banlieues, souvent organisés en « cités indigènes », tandis que les centres-villes étaient réservés aux seuls Blancs.

Les Noirs n’avaient pas le droit de sortir de leur habitation de 21 h à 4 h du matin. Ils ne servaient en fait que de main d’œuvre au colon ou à l’administration coloniale (serviteur, artisans, mineurs, caissier, mécanicien, etc.).

Les supermarchés, tous situés aux centres villes, leur étaient interdits d’accès : on leur avait juste réservé une petite fenêtre par laquelle ils pouvaient faire leurs achats.

La coexistence entre Blancs et Noirs ressemblait souvent à un apartheid tempéré par les nombreuses missions religieuses. Pauvres pour la plupart, les Noirs étaient souvent victimes de contrôles policiers où ils devaient justifier la possession de leur argent. L’administration choisissait aussi certains Noirs et les obligeait à travailler 120 jours par an gratuitement pour elle.

L’urbanisation du Congo belge était en fait forcée, puisque les autorités déportaient les populations la où elles en avaient besoin.

Dans la Force publique, la police nationale, les Noirs ne pouvaient dépasser le grade de sous-officier. Après la Seconde Guerre mondiale, plusieurs réformes démocratiques furent introduites, mais les complications ethniques entre Congolais n’en permirent pas une bonne application.

Le Congo belge fut l’un des premiers et des principaux exportateurs d’uranium pour les États-Unis au cours de la Seconde Guerre mondiale et de la Guerre froide grâce à la mine de Shinkolobwe.

1908 - 1914

Première Guerre mondiale

La Première Guerre mondiale fût lourde de sens pour le Congo belge car la Belgique était occupée et son gouvernement s’était replié en France. Le Congo belge mena une campagne militaire contre les colonies allemandes au Cameroun et en Afrique orientale allemande. Elle fut couronné de succès, notamment par une éclatante victoire à Tabora.

Le 15 août 1914, les troupes allemandes basées au Ruanda-Urundi bombardèrent les villes riveraines du lac Tanganyika.

Le 22 août, un navire allemand ouvrait le feu sur le port d’Albertville (Kalemie).

Devant cette agression, le ministre belge des Colonies Renkin adressa un télégramme au Gouverneur Général du Congo et au Vice-gouverneur de Katanga ordonnant de « prendre des mesures militaires pour défendre le territoire belge… prendre les Belges seuls ou en coopération avec les troupes alliées ». Les belgo-congolais répliquèrent le 18 avril 1916.

Les troupes étaient dirigées principalement par le général Tombeur, le colonel Molitor et le colonel Olsen.

Elles s’emparèrent de Kigali le 6 mai 1916. Les forces allemandes du Burundi commandées par le capitaine Von Languenn organisèrent une vigoureuse résistance mais ne purent tenir devant la supériorité numérique belge.

Le 6 juin, Usumbura tomba sous les forces belgo-congolaises commandées par le Colonel Thomas. Kitega est prise le 17 juin.

Le Rwanda et le Burundi étaient déjà occupés. Il restait alors les campagnes du Tanganyika (actuelle Tanzanie); la brigade Molitor s’empara ainsi de Biharamuro, puis de Mwanza.

Le colonel Moulaert occupa Karema. La marche sur Tabora commença alors par trois colonnes.

Le 29 juillet, Kigoma et Ujiji furent occupés. Après plusieurs jours de combat acharné, Tabora tomba le 19 septembre 1916.

Les forces britanniques et belgo-congolaises se coalisèrent ensuite pour occuper tout le Tanganyika à partir duquel le Général allemand Von Lettow-Vorbeck forma une résistance extraordinaire.

Il se rendit après l’armistice de novembre 1918. Le Congo utilisa quelques hydravions sur le Lac Tanganyika pour bombarder des navires et des installations allemandes.

L’administration belge avait néanmoins mobilisé 260,000 porteurs pour acheminer le matériel militaire. Cette campagne militaire a, selon de nombreux démographes, profondément dépeuplé le Congo (morts au front, soldats affamés, porteurs épuisés, etc.).

Après la guerre, la Belgique obtint un mandat sur le Ruanda-Urundi.

Un missionnaire belge resté au Congo décrit alors la société noire comme une société dans laquelle « le père est au front, la mère moud du grain pour les soldats et les enfants apportent la nourriture au front ».

Kibanguisme et Kakisme

Ces deux mouvements religieux congolais de résistance sont parmi les premières formes de nationalisme du XXe siècle.

Elles naquirent dans les années 1920 sous l’influence des missionnaires protestants américains et par opposition à l’oppression coloniale.

Le fils du chef coutumier Simon Kimbangu, de l'ethnie kongo, baptisé à l’âge de 15 ans, aurait eu, un jour après son baptême, une vision et prédit l’indépendance du Congo et la reconstitution du royaume Kongo.

Il inventa le terme en kikongo dipanda, « indépendance ». Son influence fut accrue par la rumeur qui disait qu’il avait guéri des malades par imposition des mains. S’inspirant de la religion chrétienne, il prit douze apôtres.

Les autorités coloniales le mirent en prison où il resta jusqu'à sa mort en 1951.

Ces amis et sa famille répandirent son message qui eut beaucoup de succès auprès des Kongos.

Simon Pierre M’Padi, de l’ethnie kwango (kikongo), fonda la religion kakiste se réclamant disciple de Simon Kimbangu.

Il mit au point un drapeau représentant sa religion sur lequel on pouvait lire en kikwango Minsion amerika nzila ya m’pulusu.

Recherché par les forces publiques, il se réfugia dans le Congo français où il transmit son message à un certain André Matswa.

Après être arrêté par les autorités françaises, il fut remis aux autorités belges.

La dépression des années 1930

Avec le Congo, la Belgique obtient des matières premières peu chères. L’administration coloniale recruta des travailleurs forcés pour les plantations et pour les mines et imposa même en 1926 la conscription générale.

L’administration coloniale négociait avec les différents dignitaires congolais pour qu‘ils leurs fournissent des hommes comme travailleurs (10 francs par tête). Les chefs politiques se débarrassaient en général des gens qu’ils n’aimaient pas dans leurs communautés. Les travailleurs étaient emmenés jusque dans les mines ou ils travaillaient pour 10 à 15 francs par mois.

Plus de 44,000 travailleurs furent « importés » d’Angola et de la Rhodésie du Nord pour grossir les rangs. De nombreux travailleurs mouraient de fièvre à tiques, de grippe, de pneumonie, d’épuisement ou d’éboulement, à tel point que ce système risquait de dépeupler de nombreuses régions.

Les autorités essaieront de résoudre la crise en imposant des restrictions aux recrutements forcés (par exemple, le décret de 1933 limita en effet à 60 jours la durée du travail forcé dans les plantations), et aussi particulièrement au Katanga en imposant dans les villes minières une force ouvrière permanente et stable, c’est-à-dire transformer les villageois en citadins.

Le crache boursier de 1929 à Wall Street fut le début d’un ralentissement économique mondial. La demande de matières premières des industries s’effondra et le prix des matières premières aussi: le prix de l’arachide passa de 1,25 franc à 25 centimes.

L’économie congolaise, plus tournée vers l’exportation qu'aucun autre pays africain, fut d’autant plus vulnérable lors de cette crise que la Belgique est aussi un grand exportateur à cause de son petit marché intérieur.

Au Katanga, l’emploi chuta de 70% et de nombreux travailleurs forcés furent reconduits dans leurs villages. La dépression économique des années trente permit donc aux congolais d’échapper au travail forcé.

Seconde guerre mondiale et montée du nationalisme

La seconde guerre mondiale commença en 1939. La Belgique fut vaincue rapidement par les troupes allemandes. Le 28 mai 1939 le Roi Léopold III capitule et est fait prisonnier.

Les colons belges cependant refusèrent la domination Nazi, et firent alliance avec le Royaume-Uni. Le Congo passe alors dans la zone sterling, tandis que la Belgique sombre dans la misère (chômage, déflation, pénurie). Le Congo était maintenant dirigé de facto par Londres.

La protestation anticoloniale (chez les soldats, les paysans et les « évolués ») redoubla car l’effort de guerre des populations congolaise fut lourd. L’administration coloniale recourut au travail forcé dans les plantations d’hévéas pour fournir du caoutchouc pour les pneus des véhicules des alliés.

Les soldats congolais commandés par des officiers belges participèrent au combat en Éthiopie contre l’Italie fasciste, en Égypte contre l’armée allemande et en Birmanie contre les Japonais.

La Belgique occupée par les Nazis et le monde occidental avaient après la Seconde Guerre Mondiale, perdu beaucoup de prestige à leurs yeux. En 1940 les Bakongos créèrent leur mouvement politique l´ABAKO.

En 1941, de graves troubles eurent lieu à Élisabethville. En 1944, l'ethnie kumu s'insurgea. L'adjudant Karamushi proclama même en février 1944 la fin du mbula matari (l’état colonial).

En mars 1944, des révoltes eurent lieu à Masisi, des grèves et des émeutes les 25 et 26 novembre 1945 à Matadi. La même année sont crées d´important quotidien comme, la Voix du Congolais, la Croix du Congo (sous-titre le Journal des évolués congolais). En 1944 à Luluabourg des intellectuels avait en effet publié un manifeste pour la reconnaissance et des droits spécifiques pour les évolués (africain ayant terminé dix ans de scolarité). Apparaissent alors deux mouvements, l´un violent des ouvriers, paysans et soldat et l'autre pacifique des intellectuels. Le 2 septembre 1945 le Japon capitule et la Seconde Guerre mondiale fut terminée. L´Europe était dévastée, l´Europe occidentale se reconstruit grâce au crédit américain, c'est donc les États-Unis qui dirigèrent l´Europe et donc également, leurs colonies. Opposés au colonialisme les américains auraient pu donner l´indépendance aux populations congolaises, néanmoins Washington est farouchement opposé à tout régime communiste et sait que la propriété privée n´existe pas dans la culture africaine. Ainsi Washington préfère garder le pouvoir colonial belge, le temps qu´un mouvement africain libéral apparaisse. En 1946 Joseph Kasa-Vubu de l'ABAKO fait un discours sur le droit du premier occupant. Les évolués de Léopoldville sont autorisés à s´organiser en confédération générale des syndicats indigènes. On estime à peu prés à 5,609 le nombre d´évolués.

Suivront l´abolition du fouet, pour le clergé, les gradés de la force publique et les auxiliaires de l´administration. Face à ces mouvements nationalistes l´administration belge commença á comprendre qu´il perdait sa colonie. La Belgique avait ratifié l'article 73 de la Charte des Nations unies, qui prônait l'autodétermination des peuples.

Les deux superpuissances de l’époque (É.-U. et Union soviétique) militaient également en ce sens.

Cependant, le professeur belge Antoine Van Bilsen publia, en 1955, un document intitulé Plan de trente ans pour l'émancipation politique pour l'Afrique belge.

L'agenda prônait une émancipation progressive du Congo sur une période de 30 ans, durée que Van Bilsen jugeait adéquate pour créer une élite intellectuelle qui puisse prendre la place des cadres belges.

Le gouvernement belge et nombre d'« évolués » furent sceptiques par rapport à ce plan, les uns parce qu'il impliquait de perdre le Congo à terme, les autres parce que cette durée leur semblait trop longue. Un groupe d'« évolués » catholiques répondit positivement à ce plan dans un manifeste publié dans un journal congolais La Conscience Africaine.

Les glorieuses années 50

Dès la fin de la deuxième guerre mondiale, l'Europe de l'Ouest se reconstruit grâce au plan Marshall, le Congo devait lui fournir les matières premières.

De 1950 à 1958, l'indice du salaire du travailleur congolais passe de 100 à 237 pour une augmentation du coût de la vie de 20%.

Durant la même période, les colons blancs sont plus prospère que les habitants de métropole, par exemple il importe des frigidaires en ligne directe des États-Unis.

Avec la fin des guerres mondiales se produit une fort accroissement démographique, la population augmente alors de 2 % par an.

Les populations africaines, beaucoup plus occidentalisées qu’il y a 40 ans, acceptent le papier-monnaie et abandonnent les croisettes ou le troc.

Pour cela elles se ruent vers les villes pour trouver du travail.

Nombreux se dirigent à Stanleyville (Kisangani), Elisabethville (Lubumbashi), Jadotville (Likasi) et surtout Léopoldville (Kinshasa).

Les hommes venus de provinces pour chercher un travail renvoient une grosse partie du salaire à leur famille restée au village.

La croissance démographique commence à dépasser la croissance du PIB et le chômage s’installe dans les cités indigènes, quartier noirs, des villes. Les bidonvilles foisonnent.

Face à cela, la Belgique met en place des allocations chômage: les fonds du roi.

Suite à la guerre d’Indochine et à la création de l’union française en 1946, le professeur belge Antoine Van Bilsen publia, en 1955, un document intitulé Plan de trente ans pour l'émancipation politique pour l'Afrique belge.

L'agenda prônait une émancipation progressive du Congo sur une période de 30 ans (Van Bilsen dira en 1980 lors du 20eme anniversaire de l’indépendance à la RTBF que c’était un appel à un plan).

Le cardinal congolais Malula rédigea alors le manifeste de "conscience africaine" comme réponse à Van Bilsen et accepta l’indépendance prévue pour 1985.

Mais le séminariste Kasa-Vubu rédigea alors aussi son manifeste, “le manifeste de l’ABAKO" qui réclamait l’indépendance immédiate.

Face à ces événements l’administration belge commença alors à préparer lentement sa colonie vers l’indépendance.

En 1954 fut créé l’université Lovanium. À partir de 1955, on commença à construire des écoles secondaires laïques.

En 1955 le roi Baudouin (mwana kitoko, le beau gosse) accomplit un voyage au Congo pour apaiser le nationalisme congolais.

Si les partis politiques sont autorisés dés 1956 ils sont souvent parrainés par des partis politiques belges, ainsi l’amicale libérale (Lumumba) et l’amicale socialiste (A. Ngavulu).

Des partis communistes clandestins mais toujours à bases ethniques dotés de faction armés seront crées avec le soutien de l´union soviétique.

Lumumba se détachera de l’amicale libérale pour se tourner vers des thèses plus socialistes et fondera le MNC.

En 1957 les congolais pouvaient pour la première fois participer aux élections municipales.

Les bourgmestres noirs avaient tous des conseillers belges.

L'ABAKO

L’association d’origine ethnique ABAKO (ou Association des Bakongo), dirigée par le futur président Joseph Kasa-Vubu, décida de prendre ses distances avec le plan Van Bilsen.

En partie parce que nombre d’« évolués » catholiques qui signèrent le manifeste de la Conscience Africaine ne faisaient pas partie de l'ethnie Kongo où l’ABAKO gagnait ses partisans, mais aussi parce que l’ABAKO prônait des idées plus radicales: l’ABAKO demandait l’accession immédiate à l’indépendance.

L’organisation consolida son implantation dans le Bas-Congo et Léopoldville dans les années qui suivirent. Vers le début de 1959, le Bas-Congo échappait au contrôle des autorités belges, l’ABAKO prônant la désobéissance civile pacifique.

Les autorités belges interdirent l’ABAKO le 4 janvier 1959, ce qui jeta des nombreux congolais dans la rue à Léopoldville.

Armés de pierre, ils attaquèrent les colons blancs avec un seul slogan "dipanda, dipanda" (indépendance).

La force publique répliqua en ouvrant le feu faisant des centaines de morts: Le 12 janvier, Kasa-Vubu fut arrêté et emprisonné pour deux mois.

Le 20 Janvier le roi Baudouin annonça la volonté belge de conduire les populations congolaise à l’indépendance.

Le MNC

En parallèle se constitua le Mouvement National Congolais (qui ne fut officiellement constitué qu'en 1956).

Le MNC était dirigé par le charismatique futur Premier Ministre Patrice Lumumba et prônait la création d'un territoire national unique après l'indépendance.

Le mouvement fut rapidement structuré en quatre sections liées à quatre provinces (des six existantes).

En 1959, une scission intervint, précipitée par Albert Kalonji et d'autres cadres du MNC souhaitant une politique plus modérée que celle prônée par Lumumba.

Ce groupe fut rapidement dénommé Mouvement National Congolais-Kalonji. Malgré les divergences dans le parti, la faction gauchiste de Lumbumba (dénommée Mouvement National Congolais-Lumumba) et le MNC dans son ensemble avaient réussi à s'imposer comme le plus important et le plus influent parti du Congo belge.

La Belgique vit d'un mauvais œil la montée de Lumumba et de ses idées gauchiste, et y vit une menace pour ses intérêts économiques sur le territoire. Le MNC remporta cependant clairement les premières élections au Congo. Cela força les belges à nommer Lumumba Premier Ministre.

La Conakat

La Confédération des Associations du Katanga (Conakat), dirigée par Moïse Tshombé.

Se définissant comme « d’authentiques Katangais », les militants de la Conakat provenaient essentiellement des ethnies Lunda Yeke et Basongye du Sud Katanga, connus pour leurs inimitiés à l’égard des immigrants Luba du Kasaï, pour la plupart employés dans les mines.

La victoire décisive remportée par ces « étrangers » aux élections communales de 1957 aiguisa encore l’agressivité des dirigeants de la Conakat envers les immigrants du Kasaï, tout en favorisant les rapprochements avec les colons et les « Katangais authentiques ». Une autre menace fit jour pour la Conakat au nord du Katanga, non de la part des Lubas immigrés, mais de Lubas historiquement présents dans le Nord-Katanga.

Dirigés par Jason Sendwe, ils créèrent leur propre mouvement politique, l’Association des Baluba du Katanga (Balubakat), qui se coalisa rapidement avec la branche lumumbiste du MNC.

Malgré les affinités entre les deux groupes, les Lubas du Kasaï suivaient le mouvement de la Fédération du Kasaï (Fédéka), proche du MNC-Kalonji.

Dès lors, l’alliance entre la Balubakat et le MNC-Lumumba, comprenant nombre de Luluas, n’avait que peu de chances de trouver un écho auprès de la Fédéka.

Les divergences entre les Lubas du Katanga et du Kasaï bénéficièrent directement à la Conakat et à leurs partenaires européens.

1959 et 1960 : à grands pas vers l'indépendance

Après les émeutes de Léopoldville et l'incarcération de Kasa-Vubu, 1959 vit la légalisation des partis politiques congolais, suivie par des élections générales pour tout le pays.

L'activité électorale qui s'ensuivit permit de faire émerger trois tendances politiques principales : une coalition de fédéralistes nationalistes, composée de six partis ou organisations, dont l'ABAKO et le MNC-Kalonji, le MNC-Lumumba et finalement l'homme fort du Katanga, Moïse Tshombe, conscient de la vitalité économique de sa province et des intérêts financiers de l'Union Minière (à l'instar de l'intérêt de Kalonji pour l'industrie diamantaire du Kasaï).

En 1960, la table ronde de Bruxelles fut décidée, et se déroula du 20 janvier au 20 février. Les représentants congolais et belges se mirent d'accord sur le principe d'élections nationales dans le courant de l'année.

Au lendemain de la table ronde les transferts de fonds vers l`Europe prenaient une ampleur telle que les politiciens congolais accusèrent la Belgique de "vider la caisse" avant l’indépendance. De violentes émeutes politico-ethniques éclatèrent avant les élections au Katanga, au Kasaï et à Léopoldville (Kinshasa).

Les élections se déroulèrent en mai (élections législatives et provinciales) et virent la victoire des partis « extrémistes » (Créa 10 sièges, PSA-Gizenga 13, MNC 74, total des sièges=137 sièges) (importance de l'ABAKO). Joseph Kasa-Vubu fut élu président par le Parlement et Lumumba fut désigné Premier ministre.

Dans son livre intitulé, Lumumba’s Congo : Roots of Conflicts, Okumu (1963) avance que certains problèmes que rencontre la RDCongo trouvent leurs origines dans la manière dont le pays a été administré pendant la période coloniale. En effet, depuis sa création en 1885 par les politiciens colonialistes européens, le Congo continue d’être une vache au lait dont seule une très petite fraction des congolais jouit de ses richesses.

La majorité des congolais souffrent terriblement.

Ceux qui se soucient du bien-être de la majorité de congolais se posent souvent la question de savoir pourquoi tant de problèmes au Congo? Quand est-ce que le Congo va-t-il décoller? A quand la fin de la crise politique, sociale et économique ? Ces questions sont importantes, car pour soigner une maladie il faut en connaitre les causes. Parfois, il nous faut saisir notre courage avec nos deux mains et saisir le taureau par ses cornes pour interroger le passé. Interroger le passé pour comprendre le présent afin de préparer l’avenir de nos enfants est un exercice obligatoire. Faute de faire un diagnostic correct, nous risquons de tourner en rond alors que les années passent et que le monde mondialisé et compétitif ne cesse de nous apporter de nouveaux défis qui compromettent notre survie. Examiner le passé ne veut pas dire que l’administration coloniale belge porte seule la responsabilité de tous les maux que nous sommes en train de vivre.

Notre culture joue une plus grande part dans notre stagnation.

L' examen du passé voudrait rétablir la responsabilité et insister que seuls les congolais doivent se sentir les premiers responsables à rechercher les voies et les moyens de trouver des solutions à leurs problèmes.

Celui qui veut résoudre les problèmes du Congo sans examiner le passé ressemble à un charlatan qui pose son oreille sur le ventre du patient pour diagnostiquer les maux de ventre chroniques dont souffre ce dernier.

Dans Lumumba’s Congo : Roots of Conflicts, Okumu (1963) avance que certains problèmes que rencontre la République Démocratique du Congo trouvent leurs origines dans la manière dont le pays a été administré pendant la période coloniale.

L’analyse d’ Okumu, ancien étudiant de l’Université de Harvard, révèle que la Politique et l’Administration belges au Congo s’étaient appuyées sur cinq principes ou stratégies colonialistes afin de démembrer les royaumes et les empires traditionnels, créer un nouvel espace nommé le Congo et mettre les habitants à genou.

Après l’indépendance, le système administratif du nouveau Congo n’a pas beaucoup changé.

Selon Okumu, les cinq principes de l’administration belge au Congo sont:

-1. Isoler le Congo et les congolais du reste du continent;

-2. Instaurer le matérialisme sans progrès social, ni vision politique ;

-3. Séparer les ‘races’, ‘Blanc’ et ‘Noir’;

-4. Gérer la colonie à distance, et

-5. Administrer le Congo par une centralisation à outrance. J’examine chaque point à tour de rôle. Avant de tirer la conclusion, je vais ajouter un sixième principe.

*-Le premier principe : Isoler le Congo et les congolais du reste du continent et du monde. Ainsi faisant, les belges voulaient s’assurer que les idées nationalistes ne pouvaient pénétrer la colonie où les belges voulaient rester indéfiniment.

L’administration belge utilisait tous les moyens pour éviter la pénétration des idées révolutionnaires pouvant réveiller la conscience nationale capable de réclamer l’indépendance du pays un jour.

A l’intérieur du pays, les colonisés ne pouvaient circuler vers les grandes villes qu’avec un permis de circulation ou une forme de ‘visa’.

Bien plus, les congolais étaient forcés de rester dans leurs villages pour y cultiver le coton, le café ou d’autres produits agricoles leur imposés par les colons belges qui en fixaient les prix.

C’est grâce aux guerres européennes, connues à tort ou à raison comme ‘Guerres Mondiales 1914-1918 et 1940-1945’, que les congolais ont commencé à sortir du pays et de l’isolement pour revenir avec des idées nouvelles.

En empêchant les congolais de sortir, l’administration belge croyait éviter l’infiltration des mouvements nationalistes qui revendiqueraient l’indépendance du Congo.

Mais, lorsque le vent de la décolonisation souffla, aucune puissance coloniale ne pouvait résister le mouvement des indépendances.

Après l’indépendance du Congo, les gouvernements qui se sont succédé ont fait quelques progrès dans ce domaine, mais ils n’ont pas favorisé la sortie de congolais, exception faite aux privilégiés des régimes qui ont obtenu ou obtiennent des bourses et des missions à l’étranger.

En général, les congolais n’ont pas l’accès facile aux passeports coûteux et rares, moins encore au visa.

Les congolais qui sortent du pays doivent le faire dans l’humiliation, à leur risque et péril.

Ils empruntant souvent des voies qui discréditent le prestige et l’honnêteté du congolais.

Et pourtant, les Congolais doivent pénétrer l’Occident en particulier et le monde entier en général en toute liberté, car le Congo a donné beaucoup au monde en termes de ressources humaines et matérielles.

Les Congolais ne doivent pas occuper l’espace mondial seulement comme des musiciens, ni uniquement occuper les places dans le leadership des églises. Les congolais honnêtes et travailleurs doivent envahir le monde entier comme enseignants, professeurs d’universités, médecins, avocats, ingénieurs, pilotes, politiciens et journalistes.

Les Congolais honnêtes et travailleurs ont beaucoup de valeurs à donner au monde tel que notre ‘bumuntu’, ou ‘umutu’ ou encore ‘ubuntu’ et notre savoir faire.

Nos gouvernements devraient opter pour une politique d’ouverture mondiale pour faciliter la sortie de congolais vers les autres pays.

*-Le deuxième principe colonial consistait à instaurer le matérialisme sans progrès social, ni vision politique.

L’Administration belge s’investit dans l’instauration d’une classe moyenne composée des travailleurs subalternes formés pour exécuter les ordres, faire des petits métiers de menuisiers, maçons, charpentiers, mineurs, commis de bureaux, petits commerçants, et autres petites occupations sans leadership.

Les congolais devaient travailler sous la supervision du ‘patron’ belge ou européen. Même pour faire leurs propres lits, nos mamans congolaises devaient apprendre cela des maitresses ou des religieuses européennes.

La majorité de congolais formés pour devenir la classe moyennes ou des évolués était concentrée dans les villes et centres urbains nouvellement créés.

Les membres de cette classe étaient formés avec le but précis de les pousser à penser exclusivement en termes d’argent ou en termes de gains matériels.

Un grand musicien de l’époque au Katanga illustre cette mentalité lorsqu’il chantait mélodieusement et innocemment: Furaha ya Katanga iko wapi ba bwana ? Kuvala, kulala, kunywa. Cela veut dire,

‘Messieurs, en quoi consiste la joie au Katanga ?

S’habiller, dormir, boire (la bière Simba ou Tembo).’

Leçon bien comprise ! Vision très courte !

Les membres de cette classe considéraient toute chose en termes d’argent et de joie éphémère; ils étaient formés à penser que les richesses matérielles étaient une fin en soi.

Cette catégorie de congolais n’était pas formée pour avoir une vision politique pour la gestion du pays. Les belges construisirent des brasseries pour les congolais, mais pas une seule bibliothèque publique.

Le système scolaire belge favorisait le cycle primaire pour les garçons, avec un système scolaire qui ne développait pas l’esprit critique (critical thinking) ni les aptitudes à résoudre les grands problèmes (problem solvong skills).

Les congolais étaient tellement orientés vers les gains matériels qu’il ne leur restait plus de temps d’organiser leurs vies sociales avec de projets de développement.

Toutefois, il faut dire que notre culture africaine a beaucoup facilité la tache aux belges.

Notre culture ne favorise pas non plus l’esprit critique, car les paroles des parents ou des chefs ne sont pas négociables.

La culture africaine ne permet pas de s’opposer aux dirigeants, et ne laisse pas une place pour critiquer les idées des ceux-ci.

La voix du peuple dans la culture africaine était très importante, mais lorsque le parent, ou le chef ou le roi a parlé, il n’y a plus de place à la négociation.

L’éducation traditionnelle africaine insiste sur conservatisme, le conformisme et la stagnation ou l’état statique des choses. Elle ne cherche pas à améliorer les idées ou la situation. Elle se contente de s’accommoder.

Par contre, la culture occidentale est dynamique (parfois trop dynamique) et laisse une place pour les opinions ou la négociation en famille ou dans les lieux de travail ou en politique.

Pour revenir aux principes de l’Administration belge, signalons que les opportunités et les initiatives étaient la prérogative de l’administration belge et de l’église catholique.

Ces deux institutions étaient les organes principaux autour des quels les activités sociales étaient organisées.

Il ne restait pas une place pour la liberté d’expression de l’esprit congolais ou Africain.

C’était le vrai paternalisme. Les grandes décisions étaient faites pour les congolais sans les congolais.

Les belges traitaient les congolais comme des petits enfants. Les congolais qui travaillaient dans les maisons des ‘ Bwana’ étaient appelés’ boy’, c’est- à-dire, garçon, quelque soit l’âge.

Même au lendemain de l’indépendance du Congo, un grand responsable belge s’adressa aux politiciens congolais et déclara: «Nous sommes devenus frères, mais sachez que nous sommes vos grands frères!»

L’attitude de certains politiciens belges et français de nos jours est restée presque la même envers les leaders congolais, celle de donneurs de leçons en bon paternalistes.

Les propos de certains politiciens belges étaient/sont caractérisés par l’arrogance, le complexe de supériorité et le traitement des congolais comme des bébés perpétuels.

Après l’indépendance, jusqu’à nos jours beaucoup de congolais qui accèdent au pouvoir ne voient le succès qu’en termes d’argent.

Point n’est besoin de fournir des exemples, car ce qui se passe en République Démocratique du Congo à tous les niveaux suffit pour illustrer nos propos. Notre malheur est que les politiciens du ventre, les millionnaires du dimanche: les dirigeants actuels ne savent même pas leurs faiblesses.

A propos de l’attitude de congolais envers leurs subalternes, il y n’y pas grand changement.

Encore de nos jours, certains compatriotes utilisent leurs frères et sœurs comme des domestiques qu’ils ne paient même pas convenablement.

*-La troisième stratégie belge était la séparation raciale entre ‘Blanc’ et ‘Noir’. Ce troisième principe était fondé sur la pratique de l’apartheid pratiqué en Afrique du Sud, séparation entre les ‘Blancs’ et les ‘Negres’.

Les relations entre les deux groupes n’étaient pas importantes aux yeux du colonisateur.

Les barrières formelles et informelles formaient les murs de séparation sociale entre ‘Blancs’ et ‘Noirs’ dans les résidences, les écoles, les hôpitaux, les toilettes, les sports, et même les cimetières.

Bien entendu, il y a eu quelques "bons" belges qui faisaient l’exception et qui se montraient humains envers les congolais.

En outre, dans ce principe, la colonisation forma une classe des évolués pour servir d’intermédiaire entre le colonisateur et le colonisé.

Les évolués commencèrent à se révolter contre l’apartheid belge quoique préférant imiter le style de vie du maître en méprisant la culture de leurs ancêtres.

Avec les évolués, commença le mépris de la culture, langues, aliments africains et tout ce qui est congolais ou africain.

Après l’indépendance du Congo, la séparation sociale entre les dirigeants congolais et le reste de la population congolaise se voit nettement non pas seulement par les quartiers habités, mais par la manière de parler le français et rouler le ‘R’ comme à Paris ou en Bruxelles, la soif d’avoir les voitures de luxe, le dégoût et le mépris des produits congolais : chaises, lits, fruits… ; tout doit venir de l’Afrique du Sud, des occasions d’Europe ou de l’Asie pour se distinguer du congolais ordinaire.

Certains Congolais pratiquent le même apartheid contre leurs frères et sœurs congolais mais la seule différence est la couleur de la peau. Cette appellation rend les Congolais fiers par ce qu’ils ont bien remplacé le régime colonial belge tel qu’il était institué.

*-Le quatrième principe : Gérer la colonie à distance ou la gestion par télécommande.

Le quatrième principe était la gestion séparée du Congo de celle de la Belgique. Mais les deux pays avaient une personne qui s’était autoproclamé roi de deux royaumes.

La gestion été faite à partit de la Belgique. A l’intérieur du Congo il n’y avait pas d’opérateurs économiques ni de leaders religieux ou politiques pour s’opposer à cette gestion télécommandée à partir de Bruxelles.

Après l’indépendance, peu de progrès ont été réalisés, mais comme pendant la période coloniale, le Congo est géré à partir de l’extérieur.

C’est de l’extérieur que l’on organise et finance nos élections, que l’on conçoit les solutions aux conflits nous imposés, que l’on conçoit nos projets de développement et les programmes pour nous apprendre la bonne gouvernance, la pratiquer de la fameuse démocratie ; tout cela est télécommandé de l’extérieur, à partir de Paris, Londres, Bruxelles, New York, Washington.

Les Congolais ne bougent pas.

Ils se plaignent sous le lit de peur d’être trahis par leurs propres frères, de peur de succomber sous l’épée des maitres du monde, de peur d’offenser les ancêtres.

Les congolais acceptent tout, croient tout, sauf la liberté de s’affranchir !

*-Enfin, la cinquième stratégie consistait à administrer le Congo par une centralisation à outrance.

Le Congo était gouverné à partir de Bruxelles. Les experts dans les questions congolaises n’étaient ni consultés ni utilisés.

De même après l’indépendance, les dirigeants basés à Kinshasa se soucient très peu de l’intérieur du pays, comme Léopold II qui ne mit jamais ses pieds dans son royaume congolais.

Contrairement à Léopold II qui avait quand même réussi à mettre l’ordre et la sécurité dans sa boutique Congolaise pour ses intérêts, les dirigeants congolais depuis l’indépendance n’ont pas mis en place un système efficace pour mettre de l’ordre et maintenir la sécurité et l’autorité de l’Etat dans les villages du pays.

On sent la présence de l’Etat congolais dans les grandes villes du pays. Mais, plus on avance dans l’intérieur du pays, plus l’autorité de l’Etat disparait. 50 ans après l’indépendance, la question de la décentralisation est toujours à l’ordre du jour, mais jamais résolue.

Pour construire une école ou une route à Moba, il faut une signature qui vient de Kinshasa.

Souvent cette signature ne vient jamais. Elle ne viendra jamais.

Les politiciens congolais ne se servent pas des résultats de recherches obtenus par nos chercheurs congolais.

On fait les recherches pour les envoyer moisir dans les tiroirs.

Léopold II avait efficacement utilisé les philosophes, anthropologues, sociologues, administrateurs européens pour réussir son entreprise.

Au Congo, les politiciens sont à la fois au four et au moulin ou ils sont juges et partis.

*-Le sixième principe que nous ajoutons aux cinq principes précédents était la destruction systématique de la culture africaine.

L’administration, les écoles, les églises occidentales avaient pour mission sacrée la destruction de toutes les valeurs africaines pour les remplacer par les valeurs occidentales.

C’est ainsi que nos langues, nos noms ont été brutalement repoussés à la périphérie. Religions ont été condamnées comme du paganisme alors que c’est de l’Afrique que sont nés les grands théologiens comme Saint Augustin et les autres qui enrichirent la pensée de l’église occidentale en y apportant la pensée africaine.

Après, l’Indépendance, nos écoles sont restées une copie certifiée conforme des programmes coloniaux.

Au lieu d’adapter les programmes scolaires à la vie des enfants congolais, ce sont congolais qui s’adaptent aux programmes d’héritage colonial.

Les petites reformes timides qui ont été faites n’ont pas réussi à faire une véritable refonte de notre enseignement.

L’école congolaise n’est pas encore une école dans la vie pour la vie au Congo.

Même au plan quantitatif, avec plus de quatre millions d’enfants scolarisables, mais privés l’accès à l’école selon le rapport conjoint de la Banque Mondiale et le RD Congo (2005), le Congo est vraiment en difficulté. Encore une fois, les gouvernements qui se sont succédé ne semblent pas voir la gravité du problème. Les problèmes sont comme des grossesses, plus on attend, plus ils grossissent.

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mercredi 2 décembre 2009

Angela Merkel renforce l'engagement de l'Allemagne pour l'Afrique !

La chancelière conservatrice Angela et son ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle, le 28 octobre 2009 au Parlement à Berlin.

La chancelière conservatrice Angela Merkel a été réélue par les députés pour un deuxième mandat de quatre ans à la tête de l'Allemagne.Mme Merkel, 55 ans, première femme à diriger la plus puissante économie européenne, prend la tête, pour les quatre ans à venir, d'une coalition entre conservateurs de la CDU-CSU et libéraux du FDP, laquelle dispose d'une confortable majorité de 332 sièges sur 622.

L'Allemagne renforce son engagement dans les domaines de la politique culturelle et éducative en Afrique. Pour la seule année 2008, le ministère fédéral des Affaires étrangères a débloqué 20 millions d'euros pour des projets et des programmes d'échanges culturels sur le continent africain. L'Allemagne poursuit également son engagement en 2009 avec divers projets de l'Aktion Afrika".

copyright "Auswaertiges Amt"

L'Allemagne et l'Afrique coopérent dans de nombreux domaines au travers un partenariat étroit et collaborent non seulement à l'échelon bilatéral, mais aussi dans le cadre de l'Union européenne, des Nations Unies et d'autres organismes internationaux. Ils œuvrent ensemble dans plusieurs projets communs en matière: politique, culture et éducation, développement durable, coopération économique, société et aide humanitaire.

Quelques réalisations des projets Allemagne-Afrique sur le continent.

-RDC:65 millions d'euros supplémentaires pour l'aide au développement

L'ambassadeur allemand, Axel Weishaupt, et le Ministre congolais de la Coopération régionale et internationale, Raymond Tshibanda, ont signé un protocole d'accord de 650 millions d'euros dernièrement à Kinshasa. "L'Allemagne continue à accompagner les efforts des Congolais pour reconstruire leur pays", a déclaré l'ambassadeur d'Allemagne en République démocratique du Congo (RDC), Axel Weishaupt, lors de la signature d'accords bilatéraux.

En vertu de ces derniers, l'Allemagne s'est engagée à verser 65 millions d'euros supplémentaires à la RDC au titre de la coopération pour le développement en 2009-2010.

Trois domaines d'action prioritaires

Ces fonds seront investis dans des secteurs prioritaires fixés en concertation par les deux pays et répartis comme suit :

- Eau et assainissement, programme sectoriel PROSECO : 18 millions d'euros

- Ressources naturelles, programme de protection de la biodiversité et gestion durable des peuplements forestiers : 5 millions d'euros

- Microfinance et fonds fiduciaire : 7 millions d'euros. Par ailleurs, l'Allemagne a investi 30 millions d'euros dans la mise en place de structures sociales et contribue au Fonds pour la consolidation de la paix. Depuis 2006, elle a ainsi affecté 5 millions d'euros à la réintégration des anciens combattants et des réfugiés dans la province du Nord-Kivu.

-RDC dans la province de Maniema

L'Allemagne continue à soutenir la reconstruction en République démocratique du Congo, encore traumatisée par la guerre meurtrière qui a sévi pendant plusieurs années. Depuis 2004, le ministère fédéral du Développement a ainsi débloqué 14,4 millions d'euros pour favoriser la pacification et le développement de la province du Maniema.

Sa stratégie consiste à associer l'ensemble de la société civile au processus de reconstruction : les anciens soldats, les victimes et la population locale, tous unissent leurs forces pour surmonter le traumatisme. Conscients qu'il s'agit d'une occasion unique de pacifier leur région, les habitants participent activement aux projets mis en œuvre dans le cadre de la coopération financière allemande (FZ) en étroite coopération avec l'Agence allemande de coopération technique (GTZ).

La République fédérale d'Allemagne aide la population congolaise du Maniema à surmonter le traumatisme de la guerre, notamment les femmes rejetées par leur famille. L'Allemagne soutient ainsi l'ONG américano-congolaise Heal Africa, qui leur apporte des soins médicaux et psychologiques, et les aide à se réintégrer dans la société. D'une part, les femmes ont accès à des cours pour apprendre à lire, à écrire et à compter.

D'autre part, Heal Africa leur propose des formations afin qu'elles puissent exercer un métier. L'ONG s'emploie en outre à lutter contre les préjugés en travaillant avec les différents groupes religieux de la région. L'Allemagne subventionne des projets individuels en accordant des microcrédits aux artisans et aux associations afin de relancer l'économie dans les localités non desservies par la nouvelle route.

Ces projets profitent à la population dans son ensemble. En effet, le travail des anciens soldats et la réinsertion des victimes libèrent les collectivités locales des risques économiques et sociaux que représenterait une population désœuvrée ou divisée. Et favorisent la paix en les amenant à contribuer ensemble à la reconstruction de leur pays.

-Burkina Faso: Accord de protection des investissements

L'ambassadeur Niadogo et le directeur du service économique, M. von Fritsch, lors de la signature du contrat

L'Allemagne vient de signer avec le Burkina Faso un accord de promotion et de protection des investissements afin de renforcer les relations économiques bilatérales et de garantir l'investissement direct étranger.

L'accord prendra effet pour une durée de dix ans au 21 novembre 2009, lors de l'échange des instruments de ratification au ministère fédéral des Affaires étrangères. Par la suite, la validité du contrat se prolongera pour une durée indéterminée si aucune des parties ne le résilie par écrit en respectant un préavis de douze mois.

Cet accord est une première entre l'Allemagne et le Burkina Faso.

-Aide d'urgence dans l'Est de l'Afrique

A Wargadud, des gardiens de troupeaux puisent l'eau dans un puits de forage © dpa/pa

Plus de 20 millions de personnes sont menacées dans l'Est de l'Afrique par la sécheresse et par la faim. Le ministère fédéral des Affaires étrangères débloque quatre millions d'euros pour soulager leur détresse.

Cette situation catastrophique s'explique par le fait que, jusqu'à maintenant, la région n'a pas connu les pluies annuelles habituelles. Les récoltes ont donc été médiocres et la sécheresse s'installe. Si les pluies arrivent plus tard, il risque d'y avoir de graves inondations vu que les champs et le lit des fleuves sont totalement desséchés.

La guerre civile qui sévit en Somalie a obligé de nombreuses personnes à partir de chez elles et à se réfugier dans les régions ou les pays voisins. Là, elles se trouvent souvent en manque de ravitaillement. Les plus touchés sont les femmes, les enfants, les malades et les réfugiés qui souffrent de sous-alimentation. Vu que ces personnes n'ont pas accès à l'eau potable propre, les maladies infectieuses se propagent.

Une crise humanitaire de dimension inter-régionale

Cette région de la Corne de l'Afrique, qui est déjà le théâtre de conflits politiques, se trouve maintenant menacée par une crise humanitaire de dimension inter-régionale. Cette situation engendre de nouveaux risques sécuritaires à l'intérieur des États concernés et entre ces États.

Dans ce contexte, le ministère fédéral des Affaires étrangères a décidé de débloquer une nouvelle aide d'urgence d'un montant de plus de quatre millions d'euros. Ces fonds permettront la réalisation de mesures de secours par l'intermédiaire du Programme alimentaire mondial des Nations Unies, du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et d'ONG allemandes. Il s'agira en particulier

* en Éthiopie, d'atténuer les conséquences directes de la sécheresse et de la famine et d'apporter de l'aide sur le plan de l'approvisionnement en eau ;

* au Kenya, d'encourager plusieurs projets pour endiguer les maladies causées par la faim et d'apporter un soutien au Programme alimentaire mondial pour la distribution de vivres et pour son action dans toute la région ;

* en Somalie, d'assurer un approvisionnement d'urgence en eau potable et des soins médicaux pour les groupes de population particulièrement touchés. Le ministère fédéral des Affaires étrangères avait déjà levé en 2009 6,2 millions d'euros pour cette région, dont 1,5 million d'euros avaient été affectés au Kenya et 4,7 millions à la Somalie.

-La Deutsche Welle : l'éducation par la radio

Des enfants guinéens écoutent la radio © dpa/pa

Avec le soutien du ministère fédéral des Affaires étrangères, la Deutsche Welle (DW) renforce son offre de programmes en langues régionales. Pour cela, elle coopère avec plus de 200 stations partenaires en Afrique.

"Ero-asoromagbesi" – cela signifie "radio" en yoruba, l'une des nombreuses langues africaines. Littéralement, cela veut dire "une chose qui parle sans attendre la réponse".

Les programmes de radio scolaire "Learning by Ear" (Apprendre en écoutant) sont axés sur la société civile, la démocratisation et la bonne gouvernance. Ils se composent de modules éducatifs d'une durée de 10 à 15 minutes conçus en fonction des besoins des auditeurs.

Ce programme s'adresse à quelque 33 millions d'adolescents et il est diffusé en plusieurs langues, notamment en haoussa, amharique et kiswahili. Il se propose de sensibiliser les jeunes aux grandes thématiques actuelles telles que la mondialisation et la responsabilité citoyenne mais aussi aux dangers inhérents au VIH/sida et aux possibilités de prévention.

-Coopération au niveau des universités: centres d'excellence et programmes de bourses du DAAD

L'ambassadeur Haller, l'archevêque Desmond Tutu, M. Bode © DAAD

Dans le cadre de la campagne "Aktion Afrika", la coopération entre les universités allemandes et africaines revêt elle aussi de nouveaux aspects. Le 4 septembre 2008 a été inauguré, en présence des étudiants et des dignitaires de l'université de Dar es-Salaam, le premier centre d'excellence du DAAD pour l'Afrique. Il y aura donc désormais, dans ce pays d'Afrique de l'Est, une coopération étroite dans le domaine du droit entre les universités de Bayreuth et de Dar es-Salaam.

Celle-ci aura essentiellement pour but de développer des approches juridiques et interdisciplinaires pour aider l'Afrique à faire face aux nouveaux défis à l'heure de la mondialisation.

Ce programme à vocation interdisciplinaire présente également de l'intérêt pour les étudiants des autres pays d'Afrique de l'Est.

En créant des centres d'excellence universitaires, l'objectif du DAAD est d'augmenter sensiblement la qualité de la formation dispensée dans certaines disciplines par les universités africaines. De nouvelles capacités de recherche seront également créées et une coopération en réseau sera établie non seulement entre les universités et les instituts de recherche africains mais aussi avec des partenaires allemands.

Un accent particulier sera mis sur le soutien aux futurs cadres dirigeants qui pourront recevoir dans ces nouveaux centres d'excellence une formation moderne, répondant aux critères de qualité internationaux.

Une commission scientifique indépendante a sélectionné un total de sept centres d'excellence parmi de nombreux candidats. Le ministère fédéral des Affaires étrangères subventionne la création des centres d'excellence au titre du budget de la politique culturelle et éducative à l'étranger. Les fonds alloués dans ce domaine s'élèvent à 2,5 millions d'euros pour 2008 et pour 2009 également.

Programme de bourses du DAAD

L'Office allemand d'échanges universitaires (DAAD) accorde aux diplômés des écoles allemandes à l'étranger et des écoles partenaires des bourses complètes pour un cursus d'études en Allemagne.

En 2008, 122 élèves diplômés d'une école allemande à l'étranger ont reçu du DAAD une bourse de ce type leur permettant de faire des études dans une université en Allemagne et parmi eux une jeune diplômée originaire d'Afrique du Sud.

Le DAAD encourage également, dans différentes universités africaines, la formation universitaire des professeurs d'allemand, les études de langue et de civilisation allemandes et l'enseignement de l'allemand en tant que matière complémentaire.

-Les étudiants africains en Allemagne, coopérations universitaires et le Programme allemand Albert Einstein de bourses universitaires pour les réfugies (DAFI) 15.920 étudiants originaires d'Afrique étaient inscrits dans les universités allemandes pour le semestre d'hiver 2007/2008 (10.482 originaires de l'Afrique subsaharienne et 5.438 d'Afrique du Nord).

Il existe actuellement quelque 208 coopérations entre des universités allemandes et africaines (sans compter les pays du Maghreb) et 91 d'entre elles ont été mises en œuvre avec des universités d'Afrique du Sud.

Le Master en gestion du développement que propose l'université du Cap en coopération avec l'université de Bochum est un bel exemple d'exportation de filières d'études.

Cette filière interdisciplinaire, dont les cours sont dispensés en anglais, est fréquentée actuellement par des étudiants d'Afrique, d'Amérique latine et d'Allemagne et vise à pérenniser l'offre d'études allemandes à l'étranger.

La coopération au niveau de l'enseignement supérieur s'appuie également sur le Programme allemand Albert Einstein de bourses universitaires pour les réfugiés (DAFI).

"Aktion Afrika" a permis d'augmenter le nombre des bourses sur place permettant à des réfugiés africains de faire des études dans un pays d'accueil africain.

-Les écoles allemandes et l'initiative "Les écoles, partenaires de l'avenir"

Une élève au Sénégal © picture-alliance (pa)/Godong Les mesures déployées dans le domaine de l'école, de la jeunesse et du sport contribuent au développement culturel, social et économique des différents pays et associent toutes les couches de la population dans un dialogue interculturel.

Les écoles allemandes à l'étranger sont un élément important de la présence culturelle et économique de l'Allemagne en Afrique. Elles sont particulièrement qualifiées pour préparer les élèves issus de cultures différentes à vivre ensemble dans le monde de demain.

Elles sont l'endroit où se rencontrent les sociétés, les cultures et les langues et elles jouent un rôle considérable dans la promotion de la langue allemande en Afrique.

L'Office central pour l'enseignement allemand à l'étranger (ZfA) renforce et élargit l'enseignement à l'étranger avec ses écoles allemandes à l'étranger et les écoles au sein des systèmes d'éducation nationaux proposant le diplôme de langue allemande de la Conférence des Ministres de l'Éducation et des Affaires culturelles.

Par ailleurs, la promotion de l'allemand langue étrangère est développée de manière continue dans les systèmes scolaires nationaux sous l'égide du Goethe-Institut.

Actuellement, 60 écoles africaines reçoivent du ministère fédéral des Affaires étrangères un appui financier et en personnel et, en 2008, 46 nouvelles écoles se sont ralliées à l'initiative "Les écoles, partenaires de l'avenir".

Le Service d'Échange pédagogique (PAD) encourage les échanges et les partenariats scolaires dans le cadre de l'initiative "Les écoles, partenaires de l'avenir". Le programme international des lauréats (Internationales Preisträgerprogramm) destiné aux élèves étrangers récompense les apprenants d'allemand qui se sont distingués par leurs résultats en leur offrant un séjour découverte de l'Allemagne de quatre semaines.

En 2008, 93 bourses ont été accordées à des élèves africains, garçons et filles (Afrique du Sud, Algérie, Bénin, Cameroun, Côte d'Ivoire, Égypte, Gabon, Kenya, Madagascar, Maroc, Namibie, Ouganda, Sénégal, Togo et Tunisie).

Le PAD propose également aux enseignants étrangers des stages de trois semaines dans des écoles allemandes ou des cours de formation continue de deux semaines en Allemagne portant sur les méthodes pédagogiques et sur la connaissance du pays.

En 2008, 21 personnes originaires d'Afrique ont participé à ce programme de formation continue en Allemagne (6 venant de Namibie et 15 d'Afrique du Sud). 25 enseignants, experts en formation continue des enseignants et spécialistes de l'éducation originaires d'Afrique (anglophones et francophones) ont participé en 2008 pendant deux semaines à Bonn et à Berlin à un "dialogue culturel euro-islamique" organisé par le PAD.

Dans le cadre de l'initiative "Les écoles, partenaires de l'avenir", l'accent sera mis en 2009 sur l'amélioration de la qualité de l'enseignement dans les écoles partenaires et sur la mise en réseau des différentes écoles.

-Une formation continue pour les jeunes diplomates africains Vingt jeunes diplomates d’Afrique australe bénéficient actuellement d’une semaine de formation continue grâce à un programme mis en place par les gouvernements allemand et sud-africain.

Spécifiquement destinée aux diplomates des États de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), la formation se déroule à Pretoria, en Afrique du Sud. Elle vise à répondre aux besoins de la nouvelle génération de diplomates africains en les préparant aux enjeux de demain tels que la résolution des conflits et l’intégration régionale.

Outre des ateliers de rhétorique diplomatique, de négociation et d’analyse politique, le programme comprend des conférences sur la politique africaine de l’Europe et, plus particulièrement, de l’Allemagne. Par ailleurs, les participants ont l’occasion de rencontrer d’anciens ambassadeurs autour d’une table ronde. La directrice de l’Académie diplomatique africaine, Maud Dlomo, et l’ambassadeur d’Allemagne en Afrique du Sud, Dieter Haller, ont donné le coup d’envoi de la formation lundi 23 novembre en présence de nombreuses personnalités diplomatiques allemandes, notamment de l’ambassadeur chargé des Affaires africaines au ministère fédéral des Affaires étrangères.

Le programme, né en 2008 d’une initiative commune des ministères des Affaires étrangères sud-africain et allemand, est géré par les académies diplomatiques des deux ministères.

Il fait partie des nombreuses formations continues internationales proposées depuis 17 ans par le ministère fédéral des Affaires étrangères. Quelque 1400 diplomates de 130 pays ont déjà bénéficié de ces programmes qui permettent de partager son expérience, d’acquérir de nouvelles méthodes de travail et de se familiariser avec des problématiques communes.

Car un des principaux enjeux de la politique étrangère est de favoriser les partenariats et la coopération dans la résolution des questions globales.

-De jeunes cadres africains suivent une formation continue d’un an en Allemagne

Peter Ammon, secrétaire d’État aux Affaires étrangères, avait remis aux participants leur certificat de fin de formation

Vingt jeunes cadres et experts techniques d’Afrique subsaharienne viennent d’achever une formation continue hors du commun en Allemagne. Lancé par 19 groupes allemands en 2008, le programme "Afrika kommt!" ("L’Afrique arrive!") leur a permis de passer un an en République fédérale afin de consolider leur savoir-faire et de renforcer la coopération germano-africaine.

Le ministère fédéral des Affaires étrangères, qui a activement soutenu cette initiative dès sa création, les a invités dans ses locaux afin de leur présenter la politique africaine de l’Allemagne. Le lundi 21 septembre 2009, le secrétaire d’État des Affaires étrangères, Peter Ammon, a remis aux participants leur certificat de fin de formation.

La première promotion du programme était arrivée en octobre 2008 en Allemagne, où elle a passé douze mois. Les vingt participants (huit femmes et douze hommes) sont tous originaires de pays d’Afrique subsaharienne. Directeurs du marketing, ingénieurs ou juristes, ils ont en commun leur volonté de s’engager pour l’avenir de l’Afrique.

Un programme unique en son genre

Le programme "Afrika kommt!" s’adresse spécifiquement à de jeunes diplômés d’Afrique subsaharienne appelés à exercer des postes à haute responsabilité dans leur pays d’origine et justifiant de plusieurs années d’expérience professionnelle. Chaque participant est reçu pendant neuf mois par un groupe allemand avec lequel il met en place des partenariats durables entre l’Allemagne et l’Afrique. En retour, les jeunes diplômés bénéficient du savoir-faire ultramoderne des entreprises d’accueil, suivent des ateliers ciblés, nouent des contacts sur place et deviennent des experts de la coopération économique entre l’Allemagne et l’Afrique subsaharienne. À cela s’ajoutent les connaissances culturelles et linguistiques acquises au cours de leur séjour.

L’ONG allemande InWEnt assure la coordination du programme. Avant de s’envoler pour l’Allemagne, les participants suivent une préparation professionnelle et linguistique de six mois dans leur pays d’origine. Les entreprises assument les coûts liés à leur séjour en Allemagne. De nombreuses activités ainsi qu’une réunion de deux semaines à la fin du programme permettent de consolider les liens tissés entre les participants et leurs structures d’accueil.

Approfondir les relations entre l’Allemagne et l’Afrique

Au terme d’une année fructueuse, les vingt participants s’apprêtent à regagner leur pays d’origine, où ils continueront à s’investir dans la coopération entre l’Allemagne et l’Afrique. "À la fin du programme, je vais pouvoir offrir une contribution utile à mon organisation et à tout le pays", se félicite le Rwandais Clément Kanamugire, cadre dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. "Je voudrais construire un réseau de coopération entre les entreprises de mon pays et les partenaires allemands", confie pour sa part Abdoulaye Diarra, directeur des ventes en Côte-d’Ivoire.

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mardi 1 décembre 2009

Mountazer al-Zaïdi, le célèbre lanceur de chaussures irakien sur l'ancien président américain Bush a été la cible de sa propre attaque à Paris

Il peut s'estimer heureux ! on ne s'attaque pas au maitre du monde impunément ! S'il avait fait la même chose sur un dictateur du monde musulman il aurait été découpé en morceaux, chuchote quelqu'un dans la salle.

Mountazer al-Zaïdi se préparant à répondre aux questions des journalistes de télévisions

Mountazer al-Zaïdi en pleine conférence de presse avant le jet de chaussure

Mountazer al-Zaïdi, Le journaliste qui a lancé ses chaussures sur George W. Bush est un icône, admiré au sein du monde arabe. Mais bon nombre de ses concitoyens estiment qu'on ne traite personne de la sorte... même si c'est un ennemi. Pour la jeunesse irakienne, il représente le héros arabe qui voue un amour infini à son pays. Elle le soutient sans conditions et salue son acte de bravoure. Pour les moins jeunes et pour une majorité d’intellectuels, Al-Zaïdi n’a pas fait preuve de professionnalisme et a surtout manqué au devoir d’hospitalité auquel sont très attachés les Irakiens. Chez nous, l’invité ne doit en aucun cas être humilié.

Condamné en première instance à trois ans de prison pour «agression contre un chef d'Etat en visite officielle», la peine de Mountazer al-Zaïdi avait été réduite en appel à un an. Il n'a effectué que neuf mois en raison de sa bonne conduite en prison. Mountazer al-Zaïdi a passé neuf mois en prison après avoir lancé ses chaussures contre George Bush...

Mountazer al-Zaïdi est arrivé en marchant péniblement. Les neuf mois passés dans les prisons irakiennes ont laissé des marques sur son corps. Le célèbre «lanceur de chaussures», dont George Bush avait été la cible en décembre 2008, est de passage à Paris, alors qu’il suit un traitement médical à Genève.

Lors de la rencontre avec des journalistes de la presse étrangère, il raconte son emprisonnement: «j’ai été détenu d’abord pendant trois jours, on me reprochait de mes positions, qui dénonçaient ce qui se passe en Irak.» Le journaliste dit avoir eu «les mains attachées avec des liens en plastique», avoir reçu «des coups de bâtons en fer, de chaises». «Deux fois, ils ont utilisé une seringue. Je ne sais pas s’ils ont fait un prélèvement de mon sang ou s’ils ont mis quelque chose, poursuit Mountazer al-Zaïdi D’après les médecins, on ne pourra pas savoir avant six mois».

L'arroseur arrosé

Le journaliste assaillant Irakien qui a lancé sa chaussure sur Mountazer al-Zaïdi avant de disparaitre comme il était venu

Vers 16h13, un autre journaliste irakien demande le micro et prend la parole. Il parle en Arabe, le journaliste-assaillant accuse Mountazer al-Zaïdi d'être partisan d'une dictature avant de crier «L'Irak n'est pas un pays occupé, voilà une autre chaussure pour toi», avant de se déchausser et de lui lancer sa chaussure à la figure. La chaussure a heurté le mur derrière Mountazer al-Zaïdi après son esquive. Une brève bagarre a ensuite eu lieu entre l'agresseur et le frère de Mountazer al-Zaïdi. Bref brouhaha dans la salle. Le lanceur est parti juste après son geste. La conférence de presse a repris rapidement. Après avoir lui-même essuyé un tir de chaussure et le jet pendant la conférence, Mountazer al-Zaïdi a déclaré «s'attendre à cela de cette personne. Il y a beaucoup de collaborateurs des Américains, et le fait que cet homme habite en France ne change rien». Il poursuit: «j’ai subi pendant trois jours des tortures. Ce sont des Irakiens qui tenaient les bâtons, mais je sais qu’ils collaboraient avec les Américains, la main était américaine.» Aujourd’hui, à Genève, les médecins le soignent pour ses fractures, ses déchirures ligamentaires dans le dos, ses dents cassées... «d’autres troubles devraient apparaître au fur et à mesure précise-t-il».

Les journalistes étaient nombreux pour couvrir la présence de Mountazer al-Zaïdi

Il n’empêche. Si c’était à refaire, il le referait. Même face à Barack Obama. «Quelque soit la couleur de la peau, l’origine ou la religion du président, il occupe mon pays. Je suppose que si la France était occupée, vous ne recevriez pas l’occupant avec des fleurs!».

«Les faibles ont trouvé un moyen de protester». Le monde ne doit jamais oublier qu'en Irak qu'il y ait aujourd'hui: 1 millions des martyrs, 1 millions des veuves, 1 millions des handicapés etc a-t-il déclaré. Il est vrai que le lancé de chaussures a fait des émules. Mountazer al-Zaïdi n’envisage pas de s’impliquer politiquement. Il veut rester journaliste et compte fonder une association pour aider les victimes avec l’idée, aussi, d’accuser George Bush devant un tribunal comme criminel de guerre. A l'issue de la rencontre avec les journalistes, Mountazer al-Zaïdi a déclaré «s'attendre à cela de cette personne. Il y a beaucoup de collaborateurs des Américains, et le fait que cet homme habite en France ne change rien».

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