Angela Merkel renforce l'engagement de l'Allemagne pour l'Afrique !
Par Freddy Mulongo, mercredi 2 décembre 2009 à 15:28 :: radio :: #608 :: rss
La chancelière conservatrice Angela et son ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle, le 28 octobre 2009 au Parlement à Berlin.
La chancelière conservatrice Angela Merkel a été réélue par les députés pour un deuxième mandat de quatre ans à la tête de l'Allemagne.Mme Merkel, 55 ans, première femme à diriger la plus puissante économie européenne, prend la tête, pour les quatre ans à venir, d'une coalition entre conservateurs de la CDU-CSU et libéraux du FDP, laquelle dispose d'une confortable majorité de 332 sièges sur 622.
L'Allemagne renforce son engagement dans les domaines de la politique culturelle et éducative en Afrique. Pour la seule année 2008, le ministère fédéral des Affaires étrangères a débloqué 20 millions d'euros pour des projets et des programmes d'échanges culturels sur le continent africain. L'Allemagne poursuit également son engagement en 2009 avec divers projets de l'Aktion Afrika".
copyright "Auswaertiges Amt"
L'Allemagne et l'Afrique coopérent dans de nombreux domaines au travers un partenariat étroit et collaborent non seulement à l'échelon bilatéral, mais aussi dans le cadre de l'Union européenne, des Nations Unies et d'autres organismes internationaux. Ils œuvrent ensemble dans plusieurs projets communs en matière: politique, culture et éducation, développement durable, coopération économique, société et aide humanitaire.
Quelques réalisations des projets Allemagne-Afrique sur le continent.
-RDC:65 millions d'euros supplémentaires pour l'aide au développement
L'ambassadeur allemand, Axel Weishaupt, et le Ministre congolais de la Coopération régionale et internationale, Raymond Tshibanda, ont signé un protocole d'accord de 650 millions d'euros dernièrement à Kinshasa. "L'Allemagne continue à accompagner les efforts des Congolais pour reconstruire leur pays", a déclaré l'ambassadeur d'Allemagne en République démocratique du Congo (RDC), Axel Weishaupt, lors de la signature d'accords bilatéraux.
En vertu de ces derniers, l'Allemagne s'est engagée à verser 65 millions d'euros supplémentaires à la RDC au titre de la coopération pour le développement en 2009-2010.
Trois domaines d'action prioritaires
Ces fonds seront investis dans des secteurs prioritaires fixés en concertation par les deux pays et répartis comme suit :
- Eau et assainissement, programme sectoriel PROSECO : 18 millions d'euros
- Ressources naturelles, programme de protection de la biodiversité et gestion durable des peuplements forestiers : 5 millions d'euros
- Microfinance et fonds fiduciaire : 7 millions d'euros. Par ailleurs, l'Allemagne a investi 30 millions d'euros dans la mise en place de structures sociales et contribue au Fonds pour la consolidation de la paix. Depuis 2006, elle a ainsi affecté 5 millions d'euros à la réintégration des anciens combattants et des réfugiés dans la province du Nord-Kivu.
-RDC dans la province de Maniema
L'Allemagne continue à soutenir la reconstruction en République démocratique du Congo, encore traumatisée par la guerre meurtrière qui a sévi pendant plusieurs années. Depuis 2004, le ministère fédéral du Développement a ainsi débloqué 14,4 millions d'euros pour favoriser la pacification et le développement de la province du Maniema.
Sa stratégie consiste à associer l'ensemble de la société civile au processus de reconstruction : les anciens soldats, les victimes et la population locale, tous unissent leurs forces pour surmonter le traumatisme. Conscients qu'il s'agit d'une occasion unique de pacifier leur région, les habitants participent activement aux projets mis en œuvre dans le cadre de la coopération financière allemande (FZ) en étroite coopération avec l'Agence allemande de coopération technique (GTZ).
La République fédérale d'Allemagne aide la population congolaise du Maniema à surmonter le traumatisme de la guerre, notamment les femmes rejetées par leur famille. L'Allemagne soutient ainsi l'ONG américano-congolaise Heal Africa, qui leur apporte des soins médicaux et psychologiques, et les aide à se réintégrer dans la société. D'une part, les femmes ont accès à des cours pour apprendre à lire, à écrire et à compter.
D'autre part, Heal Africa leur propose des formations afin qu'elles puissent exercer un métier. L'ONG s'emploie en outre à lutter contre les préjugés en travaillant avec les différents groupes religieux de la région. L'Allemagne subventionne des projets individuels en accordant des microcrédits aux artisans et aux associations afin de relancer l'économie dans les localités non desservies par la nouvelle route.
Ces projets profitent à la population dans son ensemble. En effet, le travail des anciens soldats et la réinsertion des victimes libèrent les collectivités locales des risques économiques et sociaux que représenterait une population désœuvrée ou divisée. Et favorisent la paix en les amenant à contribuer ensemble à la reconstruction de leur pays.
-Burkina Faso: Accord de protection des investissements
L'ambassadeur Niadogo et le directeur du service économique, M. von Fritsch, lors de la signature du contrat
L'Allemagne vient de signer avec le Burkina Faso un accord de promotion et de protection des investissements afin de renforcer les relations économiques bilatérales et de garantir l'investissement direct étranger.
L'accord prendra effet pour une durée de dix ans au 21 novembre 2009, lors de l'échange des instruments de ratification au ministère fédéral des Affaires étrangères. Par la suite, la validité du contrat se prolongera pour une durée indéterminée si aucune des parties ne le résilie par écrit en respectant un préavis de douze mois.
Cet accord est une première entre l'Allemagne et le Burkina Faso.
-Aide d'urgence dans l'Est de l'Afrique
A Wargadud, des gardiens de troupeaux puisent l'eau dans un puits de forage © dpa/pa
Plus de 20 millions de personnes sont menacées dans l'Est de l'Afrique par la sécheresse et par la faim. Le ministère fédéral des Affaires étrangères débloque quatre millions d'euros pour soulager leur détresse.
Cette situation catastrophique s'explique par le fait que, jusqu'à maintenant, la région n'a pas connu les pluies annuelles habituelles. Les récoltes ont donc été médiocres et la sécheresse s'installe. Si les pluies arrivent plus tard, il risque d'y avoir de graves inondations vu que les champs et le lit des fleuves sont totalement desséchés.
La guerre civile qui sévit en Somalie a obligé de nombreuses personnes à partir de chez elles et à se réfugier dans les régions ou les pays voisins. Là, elles se trouvent souvent en manque de ravitaillement. Les plus touchés sont les femmes, les enfants, les malades et les réfugiés qui souffrent de sous-alimentation. Vu que ces personnes n'ont pas accès à l'eau potable propre, les maladies infectieuses se propagent.
Une crise humanitaire de dimension inter-régionale
Cette région de la Corne de l'Afrique, qui est déjà le théâtre de conflits politiques, se trouve maintenant menacée par une crise humanitaire de dimension inter-régionale. Cette situation engendre de nouveaux risques sécuritaires à l'intérieur des États concernés et entre ces États.
Dans ce contexte, le ministère fédéral des Affaires étrangères a décidé de débloquer une nouvelle aide d'urgence d'un montant de plus de quatre millions d'euros. Ces fonds permettront la réalisation de mesures de secours par l'intermédiaire du Programme alimentaire mondial des Nations Unies, du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et d'ONG allemandes. Il s'agira en particulier
* en Éthiopie, d'atténuer les conséquences directes de la sécheresse et de la famine et d'apporter de l'aide sur le plan de l'approvisionnement en eau ;
* au Kenya, d'encourager plusieurs projets pour endiguer les maladies causées par la faim et d'apporter un soutien au Programme alimentaire mondial pour la distribution de vivres et pour son action dans toute la région ;
* en Somalie, d'assurer un approvisionnement d'urgence en eau potable et des soins médicaux pour les groupes de population particulièrement touchés. Le ministère fédéral des Affaires étrangères avait déjà levé en 2009 6,2 millions d'euros pour cette région, dont 1,5 million d'euros avaient été affectés au Kenya et 4,7 millions à la Somalie.
-La Deutsche Welle : l'éducation par la radio
Des enfants guinéens écoutent la radio © dpa/pa
Avec le soutien du ministère fédéral des Affaires étrangères, la Deutsche Welle (DW) renforce son offre de programmes en langues régionales. Pour cela, elle coopère avec plus de 200 stations partenaires en Afrique.
"Ero-asoromagbesi" – cela signifie "radio" en yoruba, l'une des nombreuses langues africaines. Littéralement, cela veut dire "une chose qui parle sans attendre la réponse".
Les programmes de radio scolaire "Learning by Ear" (Apprendre en écoutant) sont axés sur la société civile, la démocratisation et la bonne gouvernance. Ils se composent de modules éducatifs d'une durée de 10 à 15 minutes conçus en fonction des besoins des auditeurs.
Ce programme s'adresse à quelque 33 millions d'adolescents et il est diffusé en plusieurs langues, notamment en haoussa, amharique et kiswahili. Il se propose de sensibiliser les jeunes aux grandes thématiques actuelles telles que la mondialisation et la responsabilité citoyenne mais aussi aux dangers inhérents au VIH/sida et aux possibilités de prévention.
-Coopération au niveau des universités: centres d'excellence et programmes de bourses du DAAD
L'ambassadeur Haller, l'archevêque Desmond Tutu, M. Bode © DAAD
Dans le cadre de la campagne "Aktion Afrika", la coopération entre les universités allemandes et africaines revêt elle aussi de nouveaux aspects. Le 4 septembre 2008 a été inauguré, en présence des étudiants et des dignitaires de l'université de Dar es-Salaam, le premier centre d'excellence du DAAD pour l'Afrique. Il y aura donc désormais, dans ce pays d'Afrique de l'Est, une coopération étroite dans le domaine du droit entre les universités de Bayreuth et de Dar es-Salaam.
Celle-ci aura essentiellement pour but de développer des approches juridiques et interdisciplinaires pour aider l'Afrique à faire face aux nouveaux défis à l'heure de la mondialisation.
Ce programme à vocation interdisciplinaire présente également de l'intérêt pour les étudiants des autres pays d'Afrique de l'Est.
En créant des centres d'excellence universitaires, l'objectif du DAAD est d'augmenter sensiblement la qualité de la formation dispensée dans certaines disciplines par les universités africaines. De nouvelles capacités de recherche seront également créées et une coopération en réseau sera établie non seulement entre les universités et les instituts de recherche africains mais aussi avec des partenaires allemands.
Un accent particulier sera mis sur le soutien aux futurs cadres dirigeants qui pourront recevoir dans ces nouveaux centres d'excellence une formation moderne, répondant aux critères de qualité internationaux.
Une commission scientifique indépendante a sélectionné un total de sept centres d'excellence parmi de nombreux candidats. Le ministère fédéral des Affaires étrangères subventionne la création des centres d'excellence au titre du budget de la politique culturelle et éducative à l'étranger. Les fonds alloués dans ce domaine s'élèvent à 2,5 millions d'euros pour 2008 et pour 2009 également.
Programme de bourses du DAAD
L'Office allemand d'échanges universitaires (DAAD) accorde aux diplômés des écoles allemandes à l'étranger et des écoles partenaires des bourses complètes pour un cursus d'études en Allemagne.
En 2008, 122 élèves diplômés d'une école allemande à l'étranger ont reçu du DAAD une bourse de ce type leur permettant de faire des études dans une université en Allemagne et parmi eux une jeune diplômée originaire d'Afrique du Sud.
Le DAAD encourage également, dans différentes universités africaines, la formation universitaire des professeurs d'allemand, les études de langue et de civilisation allemandes et l'enseignement de l'allemand en tant que matière complémentaire.
-Les étudiants africains en Allemagne, coopérations universitaires et le Programme allemand Albert Einstein de bourses universitaires pour les réfugies (DAFI) 15.920 étudiants originaires d'Afrique étaient inscrits dans les universités allemandes pour le semestre d'hiver 2007/2008 (10.482 originaires de l'Afrique subsaharienne et 5.438 d'Afrique du Nord).
Il existe actuellement quelque 208 coopérations entre des universités allemandes et africaines (sans compter les pays du Maghreb) et 91 d'entre elles ont été mises en œuvre avec des universités d'Afrique du Sud.
Le Master en gestion du développement que propose l'université du Cap en coopération avec l'université de Bochum est un bel exemple d'exportation de filières d'études.
Cette filière interdisciplinaire, dont les cours sont dispensés en anglais, est fréquentée actuellement par des étudiants d'Afrique, d'Amérique latine et d'Allemagne et vise à pérenniser l'offre d'études allemandes à l'étranger.
La coopération au niveau de l'enseignement supérieur s'appuie également sur le Programme allemand Albert Einstein de bourses universitaires pour les réfugiés (DAFI).
"Aktion Afrika" a permis d'augmenter le nombre des bourses sur place permettant à des réfugiés africains de faire des études dans un pays d'accueil africain.
-Les écoles allemandes et l'initiative "Les écoles, partenaires de l'avenir"
Une élève au Sénégal © picture-alliance (pa)/Godong Les mesures déployées dans le domaine de l'école, de la jeunesse et du sport contribuent au développement culturel, social et économique des différents pays et associent toutes les couches de la population dans un dialogue interculturel.
Les écoles allemandes à l'étranger sont un élément important de la présence culturelle et économique de l'Allemagne en Afrique. Elles sont particulièrement qualifiées pour préparer les élèves issus de cultures différentes à vivre ensemble dans le monde de demain.
Elles sont l'endroit où se rencontrent les sociétés, les cultures et les langues et elles jouent un rôle considérable dans la promotion de la langue allemande en Afrique.
L'Office central pour l'enseignement allemand à l'étranger (ZfA) renforce et élargit l'enseignement à l'étranger avec ses écoles allemandes à l'étranger et les écoles au sein des systèmes d'éducation nationaux proposant le diplôme de langue allemande de la Conférence des Ministres de l'Éducation et des Affaires culturelles.
Par ailleurs, la promotion de l'allemand langue étrangère est développée de manière continue dans les systèmes scolaires nationaux sous l'égide du Goethe-Institut.
Actuellement, 60 écoles africaines reçoivent du ministère fédéral des Affaires étrangères un appui financier et en personnel et, en 2008, 46 nouvelles écoles se sont ralliées à l'initiative "Les écoles, partenaires de l'avenir".
Le Service d'Échange pédagogique (PAD) encourage les échanges et les partenariats scolaires dans le cadre de l'initiative "Les écoles, partenaires de l'avenir". Le programme international des lauréats (Internationales Preisträgerprogramm) destiné aux élèves étrangers récompense les apprenants d'allemand qui se sont distingués par leurs résultats en leur offrant un séjour découverte de l'Allemagne de quatre semaines.
En 2008, 93 bourses ont été accordées à des élèves africains, garçons et filles (Afrique du Sud, Algérie, Bénin, Cameroun, Côte d'Ivoire, Égypte, Gabon, Kenya, Madagascar, Maroc, Namibie, Ouganda, Sénégal, Togo et Tunisie).
Le PAD propose également aux enseignants étrangers des stages de trois semaines dans des écoles allemandes ou des cours de formation continue de deux semaines en Allemagne portant sur les méthodes pédagogiques et sur la connaissance du pays.
En 2008, 21 personnes originaires d'Afrique ont participé à ce programme de formation continue en Allemagne (6 venant de Namibie et 15 d'Afrique du Sud). 25 enseignants, experts en formation continue des enseignants et spécialistes de l'éducation originaires d'Afrique (anglophones et francophones) ont participé en 2008 pendant deux semaines à Bonn et à Berlin à un "dialogue culturel euro-islamique" organisé par le PAD.
Dans le cadre de l'initiative "Les écoles, partenaires de l'avenir", l'accent sera mis en 2009 sur l'amélioration de la qualité de l'enseignement dans les écoles partenaires et sur la mise en réseau des différentes écoles.
-Une formation continue pour les jeunes diplomates africains Vingt jeunes diplomates d’Afrique australe bénéficient actuellement d’une semaine de formation continue grâce à un programme mis en place par les gouvernements allemand et sud-africain.
Spécifiquement destinée aux diplomates des États de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), la formation se déroule à Pretoria, en Afrique du Sud. Elle vise à répondre aux besoins de la nouvelle génération de diplomates africains en les préparant aux enjeux de demain tels que la résolution des conflits et l’intégration régionale.
Outre des ateliers de rhétorique diplomatique, de négociation et d’analyse politique, le programme comprend des conférences sur la politique africaine de l’Europe et, plus particulièrement, de l’Allemagne. Par ailleurs, les participants ont l’occasion de rencontrer d’anciens ambassadeurs autour d’une table ronde. La directrice de l’Académie diplomatique africaine, Maud Dlomo, et l’ambassadeur d’Allemagne en Afrique du Sud, Dieter Haller, ont donné le coup d’envoi de la formation lundi 23 novembre en présence de nombreuses personnalités diplomatiques allemandes, notamment de l’ambassadeur chargé des Affaires africaines au ministère fédéral des Affaires étrangères.
Le programme, né en 2008 d’une initiative commune des ministères des Affaires étrangères sud-africain et allemand, est géré par les académies diplomatiques des deux ministères.
Il fait partie des nombreuses formations continues internationales proposées depuis 17 ans par le ministère fédéral des Affaires étrangères. Quelque 1400 diplomates de 130 pays ont déjà bénéficié de ces programmes qui permettent de partager son expérience, d’acquérir de nouvelles méthodes de travail et de se familiariser avec des problématiques communes.
Car un des principaux enjeux de la politique étrangère est de favoriser les partenariats et la coopération dans la résolution des questions globales.
-De jeunes cadres africains suivent une formation continue d’un an en Allemagne
Peter Ammon, secrétaire d’État aux Affaires étrangères, avait remis aux participants leur certificat de fin de formation
Vingt jeunes cadres et experts techniques d’Afrique subsaharienne viennent d’achever une formation continue hors du commun en Allemagne. Lancé par 19 groupes allemands en 2008, le programme "Afrika kommt!" ("L’Afrique arrive!") leur a permis de passer un an en République fédérale afin de consolider leur savoir-faire et de renforcer la coopération germano-africaine.
Le ministère fédéral des Affaires étrangères, qui a activement soutenu cette initiative dès sa création, les a invités dans ses locaux afin de leur présenter la politique africaine de l’Allemagne. Le lundi 21 septembre 2009, le secrétaire d’État des Affaires étrangères, Peter Ammon, a remis aux participants leur certificat de fin de formation.
La première promotion du programme était arrivée en octobre 2008 en Allemagne, où elle a passé douze mois. Les vingt participants (huit femmes et douze hommes) sont tous originaires de pays d’Afrique subsaharienne. Directeurs du marketing, ingénieurs ou juristes, ils ont en commun leur volonté de s’engager pour l’avenir de l’Afrique.
Un programme unique en son genre
Le programme "Afrika kommt!" s’adresse spécifiquement à de jeunes diplômés d’Afrique subsaharienne appelés à exercer des postes à haute responsabilité dans leur pays d’origine et justifiant de plusieurs années d’expérience professionnelle. Chaque participant est reçu pendant neuf mois par un groupe allemand avec lequel il met en place des partenariats durables entre l’Allemagne et l’Afrique. En retour, les jeunes diplômés bénéficient du savoir-faire ultramoderne des entreprises d’accueil, suivent des ateliers ciblés, nouent des contacts sur place et deviennent des experts de la coopération économique entre l’Allemagne et l’Afrique subsaharienne. À cela s’ajoutent les connaissances culturelles et linguistiques acquises au cours de leur séjour.
L’ONG allemande InWEnt assure la coordination du programme. Avant de s’envoler pour l’Allemagne, les participants suivent une préparation professionnelle et linguistique de six mois dans leur pays d’origine. Les entreprises assument les coûts liés à leur séjour en Allemagne. De nombreuses activités ainsi qu’une réunion de deux semaines à la fin du programme permettent de consolider les liens tissés entre les participants et leurs structures d’accueil.
Approfondir les relations entre l’Allemagne et l’Afrique
Au terme d’une année fructueuse, les vingt participants s’apprêtent à regagner leur pays d’origine, où ils continueront à s’investir dans la coopération entre l’Allemagne et l’Afrique. "À la fin du programme, je vais pouvoir offrir une contribution utile à mon organisation et à tout le pays", se félicite le Rwandais Clément Kanamugire, cadre dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. "Je voudrais construire un réseau de coopération entre les entreprises de mon pays et les partenaires allemands", confie pour sa part Abdoulaye Diarra, directeur des ventes en Côte-d’Ivoire.
Par ailleurs, le ministère fédéral des Affaires étrangères s’efforce de renforcer les relations culturelles avec l’Afrique dans le cadre du programme "Aktion Afrika"


Commentaires
1. Le mercredi 2 décembre 2009 à 18:52, par Khalil
2. Le mercredi 2 décembre 2009 à 19:11, par Musengeshi Katata
3. Le mercredi 2 décembre 2009 à 19:32, par Mutangala Emmanuel
4. Le mercredi 2 décembre 2009 à 19:55, par Kimbangu Akongo Ntwadisi
5. Le mercredi 2 décembre 2009 à 20:12, par jose-ode
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